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Full text of "Glossaire de la langue romane .."

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GLOSSAIRE 


DE  LA 


LANGUE  ROMANE 


TOME  PREMIER. 


Les  deux  éxeûiplaîres  prescrits  p^  la  loi  ont  été  déposés 
à  la  Bibliothèque  Impériale.* 


On  a  tiré  de  cet  Ouvrage  des  exemplaires  sur  papier  fin,  et  18 
seulement  sur  papier  yélin. 

Lé  Relieur  placera  la  planche  gravée  en  lettres,  tn  r^ava  de  la 
page  XX  du  Discours  préluninaire. 


GLOSSAIRE 


DE  LA 


LANGUE  ROMANE, 

Rédké  d'après  les  Manuscrits  de  la  Bibliothèque  Impériale, 
et  d'après  ce  qui  a  été  imprimé  de  plus  complet  eu  ce  genre  ; 

Qmtenant  l'étymologie  et  la  dgnification  des  mots  usités  dans  les  xi, 
XII,  xin,  xrv,  xv et  xn®  siècles,  avec  de  nombreux  exemples  puisés 
dans  les  mêmes  sources  ;  et  précédé  d'un  Discours  sur  l'origine,  les 
progrès  et  les  rariations  de  la  Langue  françoise. 

Oarrage  utile  à  ceux  qui  Tondront  consulter  ou  connoitre  les  Écrits  des 

premiers  Auteurs  françois. 

DÉDIÉ  A  SA  MAJESTÉ  JOSEPH  NAPOLÉON, 

aOI  DE  NAPLES  ET  DE  SICILE. 

Par  J.   B.   B.   ROQUEFORT. 


TOME  PREMIER. 


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A  PARIS, 

Chez  B.  "Warêb  oncle,  Libraire,  quai  des  Augustins,  n*  i3. 

DE  L'IMPRIMERIE   DE   CRAP^ELET. 

M  DCCC  vni. 


-  •  •  » 


^ 


•A  SA  MAJESTE 


JOSEPH  NAPOLEON, 


ROI  DE  NAPLES  ET  DE  SICILE. 


K    1 


•       r 


Sire, 


Le  -plus  beau  titre  où  je  pusse  prétendre,  en  entrant 
dans  Ut  carrière  des  Lettres,  étoit  d^ obtenir  de  J^otrb 
MjiJBSTÈ  y  que  1^ Ouvrage  que  f  ai  Vhonneurde  luipré^ 
senter  parût  sous  ses  auspices. 

Consacré  spécialement  à  faciliter  la  lecture  et  V étude 
des  nombreux  Écrits  des  xi,  xii,  xiii,  xir  et  xr^  siè^ 
clea,  ce  irupail  appartient,  en  quelque  sorte,  à  tous 


ceux   que   leur  goût   entraîne   vers   notre  LilLérature 
aru^ienne. 

Vous  avez  daigné  y  Sirb  ,  en  agréer  r hommage  y  et 
le  nom  illustre  de  Fotre  M^J^BSTÉ  ,  pUwé  en  tête  y 
prouvera  au  Monde  savant  y  qu^au  milieu  des  soins  de 
vos  États  y  les  Lettres  VLont  rien  perdu  de  la  protection 
que  vous  leur  avez  toujours  accordée. 

Je  suis  avec  un  profond  respect  y 


SiREy 


JDS  Votre  Majesté  y 


Le  très-immblfi  c$  três-obéUsant 
serviteur  , 

J.  JB.  B.  Moque  FORT. 


PREFACE. 

±jE  désir  de  connoître  l'histoîre  de  inon  pays,  el  so^  ançienQ/9 
littérature ,  m'a  eugagé  dès  lua  jeunesse  à  faire  une  élude  toute 
particulière  de  la  langue  françoise,  dont  j*ai  dû  suivre  )e$ 
Tariations  et  les  progrès  depuis  son  origine  ^  ou  plutôt  depuis 
le  x^  siècle ,  époque  à  laquelle  nos  nionuxuens  historiques  çt 
littéraires  commencent  à  devenir  plus  npmbi'eu:!  el  plus  cer- 
tains ,  jusqu'au  règne  dé  François  i*^*^,  qui  mérita  le  glprieu^ 
surnom  de  Père  des  Lettres  ;  mais ,  dès  les  premiers  pas ,,  j'^i 
été  arrêté  par  TinsufEsance  des  Dictionnaires  du  Vieux  Langage, 
et  y  aï  senti  la  nécessité  de  former  un  Glossaire  plus  CQmp|ç(, 
qm  put  me  faciliter  l'intelligence  de  nos  ancieniiçs'  çhropiquef 
et  de  nos  premiers  écrivains. 

Entraîné  par  le  but  que  je  me  proposois ,  dans  de^  rccber- 
ches  longues  et  pénibles ,  j'ai  pensé  qu'un  ouvrage ,  entrepris 
d'abord  pour  nxoi  seul,  pouvoit  être  utile  à  ceux  qui  suivroieut 
la  même  route  ;  et  quoique  les  compilations  exigeât  beaucoup 
de  patience  et  de  courage ,  et  rapportent  peu  de  gloirç ,  quoi- 
que notre  siècle  peut-être  les  ait  trop  déprimées,  je  n'ai  pas 
cm  qu'il  m'appartînt  de  dédaigner  une  carrière  qu'oui  bpuoréç 
les  Ramus ,  les  Etienne ,  les  Ménage ,  les  Pucange ,  et  tant 
d'autres  qui  se  sont  dévoués  à  des  travaux  du  même  genre. 

Parmi  les  auteurs  qui  m'ont  précédé ,  je  dois  citer  Pierre 
Borel,  médecin,  Laconibe,  et  Dom  Jçan  Fraqçois,  religieux 
de  la  Congrégation  de  S.  Maur.  Lç  premi-er  éloit  à  peine 
âgé  de  trente-cinq  ans  lorsqu'il  publia ,  en  i655 ,  le  Trésor  des 
Antiquités  Françoises;  et  s'il  faut  l'en  crçire,  il  avoit  (Jéjà 
composé  un  très-grand  nombre  d'ouvrages.  Laconibe  fît  pa<^ 
roître  ,  en  1 766 ,  un  Dictionnaire  du  Vieux  Langage ,  extrait 
de  ceux  de  Trévoux  ,  de  Le  Roux  ,  des  Glossoircç  placés  à  1^ 
fin  de  rOrdene  de  Chevalerie  ,  de  Joînville ,  et  des  Chansons 
du  Roi  de  Navarre.  Peu  de  temps  ^près  Je  même  ^gieqr  donqa 
un  supplément  à  cet  ouvrage,  tiré  de  D.  Carneniier  el  du  Diç^ 
tionnaire  Languedocien  de  l'Abbé  des  Saiivagcs.  Enfîq ,  D,  Jean 
François  donna  au  public,  en  17771  un  vol.  iu-^^^  sous  le 


iY  PRÉFACE. 

titre  de  Dictionnaire  Roman,  Walon,  Tudesque,  qu'il  tîra  de 
Boret  et  de  TEssai  «ur  le  Patois  Lorrain ,  par  Oberlin.  Plus 
instruit  que  le  précèdent,  cet  auteur  s*est  attaché  à  faire  con- 
npf tre  ,  dans  son  ouvrage ,  quantité  de  coutumes  et  d'usages 
anciens,  curieux,  et  particuliers  au  Duché  de  Lorraine  et  aux 
Pays-Bas.  Le  Trésor  des  Antiquités  françoises  offre  les  imper- 
fections qu'on  devoit  nécessairement  attendre  d'un  premier 
essai,  et  une  foule  de  mots  essentiels  y  sont  omis.  Le  Diction- 
naire de  Lacombe  ,  quoique  postérieur ,  donne  lieu  à  des 
l-eproches  très -graves;  et  indépendamment  de  beaucoup  de 
mots ,  ou  mal  lus ,  ou  pris  dans  de  mauvais  manuscrits ,  qu'on 
y  rencontre  presque  à  chaque  page ,  la  plupart  des  citations 
en  sont  à  peine  reconnoissables.  L'ouvrage  de  D.  Jean  François 
est ,  sous  beaucoup  de  rapports ,  tros-estimable  ;  mais  le  but 
particulier  qu'il  s'est  proposé  l'a  sans  doute  empêché  de  donner 
a  son  Glossaire  tous  les  développemens  qu'il  auroit  exigés , 
pour  devenir  d'une  utilité  générale. 

Pour  ne  pas  tomber  dans  les  mêines  fautes  que  mes  devan- 
ciers ,  il  falloit  me  livrer  entièrement  à  la  lecture  des  ouvrages 
manuscrits  des  écrivains  et  des  poètes  françois  de  tous  les  âges , 
puisque  c'étoit  le  seiil  moyen  de  connoître  la  véritable  accep- 
tion des  mots  qu'ils  ont  employés ,  et  d'en  donner  une  expli- 
cation satisfaisante.  Ce  travail  fastidieux  devint  donc  mon 
étude  conthiuelle;  mais  plus  j'avançai,  plus  j'apperçus  com- 
bien j'avois  de  difficultés  à  vaincre.  Cependant  l'assurance  que 
me  donnèrent  plusieurs  savans  de  l'utilité  de  mon  travail ,  et  la 
promesse  qu'ils  me  firent  de  m'aider  de  leurs  conseils ,  m'ins- 
pirèrent un  nouveau  courage ,  et  m'engagèrent  à  terminer  ce 
Glossaire,  que  j'avois  entrepris  depuis  long- temps. 

Barbazan ,  qui  avoit  passé  une  partie  de  sa  vie  à  étudier  la 
langue  des  anciens  François  dans  les  Manuscrits,  avoit  fait  un 
Glossaire  dont  l'impression  fut  proposée  au  public  dans  un  avis 
en  tête  de  VOrdene  de  Chevalerie;  mais  instruit  que  M.  de 
Sainte-Palaye  alloit  en  faire  paroitre  un  lui-même ,  il  retira  son 
Manuscrit  des  mains  du  libraire.  On  n  imprima  qu'une  partie 
du  premier  yoluine  de  l'ouvrage. de  M.  de  Sainte-Palaye,  la 
Révolution  eu  ayant  arrêté  les  travaux.  Feu  M.  Mouchet,  qui 
en  étoit  tm  des  collaborateurs^  a  bien  voulu  m'éclairer  de  ses 


PRÉFACE.  T 

conseOs  :  c'est  un  hommage  que  je  me  fais  ici  un  devoir  de 
rendre  à  la  mémoire  de  ce  savant  et  laborieux  écrivain. 

Si  quelquefois  j'ai  jugé  à  propos  de  m'étendrc  sur  difierens 
mots  qui  ont  entièrement  changé  de  significations,  si  avec 
le  secours  de  Tétymologie  j'ai  rapproché  de  leur  origine  quel- 
ques-uns. de  ceux  que  l'usage  en  a  le  plus  éloignés ,  c'est  que 
j'ai  toujours  pensé  que ,  comme  l'enseiguc  Platon ,  la  connois» 
sance  des  mots  conduit  à  celle  des  choses.  Le  célèbre  acadé-> 
micien  Falconet  ne  croit  pas  que  y  sans  Tétymologie ,  on  puisse 
arriver  à  la  parfaite  connoissance  d'une  langue.  «  L'art  éty- 
»  mologique ,  dit-il  y  est  celui  de  débrouiller  ce  qui  déguise 
»  les  mots ,  de  les  dépouiller  de  ce  qui ,  pour  ainsi  dire  y  leur 
»  est  étranger  9  et  par  ce  moyen ,  les  ramener  à  la  simplicité 
n  qii*ik  ont  tous  daus  l'origine  »  •  J'ai  aussi  cherché  à  aécou- 
vrir  la  signification  d'anciens  noms  propres  y  d'en  indiquer  les 
diverses  variantes  orthographiques ,  d'en  suivre  ,  pour  ainsi 
dire  y  la  généalogie  ^  et  d'en  marquer  la  descendance  ;  et  j'ai 
tâché  de  rapprocher  les  difierens  idiomes  y  patois  et  jargons  de 
DOS  provinces ,  en  remontant  à  leurs  mots  primitifs. 

Elnfin  si  je  me  suis  prononcé  ouV^ertement  contre  la  pré- 
tendae  langue  celtique  et  le  sentiment  de  tous  les  Bas-Bretons, 
c'est  que  la  raison  et  l'histoire  se  refusent  également  à  croire 
que  ce  soit  du  jargon  de  Quimpercorentin  que  toutes  les  lan- 
gues tirent  leur  origine;  ce  système  faux  et  bizarre,  qu'on  a 
tenté  de  ressusciter  de  nos  jours  y  péchera  toujours  par  ses 
fondemens.  Les  amateurs  de  cette  chimère  disent  que  cette 
prétendue  langue  se  retrouve  dans  la  Bretagne  et  dans  la  prin- 
cipauté de  Galles.  Ignorent-ils  donc  les  révolutions  qu'ont 
éprouvées  ces  deux  pays?  ignorent-ils  que  leurs  anciens  habi- 
tans  n'ont  jamais  rien  écrit,  et  qu'il  est  probable  qu'ils  ne 
connurent  les  caractères  de  l'écriture,  qu'après  que  les  Romains 
eurent  conquis  leur  patrie,  et  y  eurent  propagé  la  langue  laiine  ; 
et  qu'elle  fut  la  seule  en  usage ,  tant  pour  le  culte  et  les  chartes , 
que  pour  les  autres  écrits?  Ne  savenirils  donc  pas  que  la  Bre- 
tagne, après  avoir  été  l'asyle  des  Gaulois  fuyant  les  Romains, 
non-seulement  celui  de  ces  vainqueurs,  lorsqu'à  leur  tour 
furent  diassés  par  les  Barbares  ;  mais  encore  que  plusieurs 

peuples  s'en  emparèrent  ;  que  le  latin  y  fut  en  usage ,  et  que 

3 


▼j  PREFACE. 

SOUS  la  dominallon  des  ÀDglois  ils  furent  obligea  de  parler  le 
Roman?  Ne  lit-on  pas  même  que  les  Eooles  bretonnes  se  dis- 
tinguèrent, particulièrement  dans  les  xi  et  xii^  siècles^  et  que 
c'est  dans  leur  sein  que  se  formèrent  tant  d'illustres  élèves  ? 
on  y  remarque  sur-lout ,  Roscelin  ;  le  docle  Pierre  Abelard  ; 
Gualon,  èvéque  de  S.  Paul  de  Léon;  Geoffroi,  archeYeque  de 
Kouen  ,  dont  Ordric  Vital  disoit ,  eloquentia  et  eruditione  poU* 
lens  ;  Gilbert ,  qui  devint  évéque  de  Londres ,  et  qui  fut  sur- 
nommé V  Universel,  à  cause  de  Tétendue  de  ses  connoissances  ; 
Gui^  évéque  du  Mans;  Adam  de  Saint  Victor;  Joscius,  évéque 
de  Saint-Brieux;  Etienne  dé  Fougères,  évéque  de  Rennes; 
Robert  d'Arbriscelle ,  fondateur  de  Fonievraud  ;  Olivier,  pro- 
fesseur qui  enseigna  publiquement  à  Paris  en  i  r43  ;  Bernard, 
évéque  de  Quiniper,  et  son  frère  Tbierri;  en6n  aux  savans  qui 
ont  bonoré  la  Bretagne^  j'ajouterai  qu'au  xii®  siècle  TElglise 
Compta ,  parmi  ^%  cardinaux ,  Yves  de  S.  Victor,  Bernard  de 
Rennes,  Melior^  et  Rolland ,  doyen  de  la  catbédrale  d'Avran- 
cbes,  tous  quatre  Bretons. 

Voilà  une  assez  belle  porliott  de  gloire  pour  la  Bretagne,  sans 
qu'on  cberche  encore  à  râugmeuler  par  une  supposition  dénuée 
de  fondement;  car,  je  le  répèle,  on  n'a  pas  un  seul  monument 
breton  à  citer,  pas  une  inscription ,  pas  un  titre ,  pas  un  ma<» 
nuscrit;  rien  enfin  qui  constate  l'identité  du  jargon  breton 
avec  la  langue  des  Celtes ,  puisque  la  pièce  la  plus  ancienne 
en  leur  langue  est  un  monument  de  i45o,  cité  par  D.  le 
Pelletier;  or  le  lecteur  avouera  qu'un  pareil  titre  est  bien  foible, 
pour  ne  pas  dire  nul ,  quand  il  s'agit  d'établir  l'antiquité  d'une 
langue  qu'on  prétend  être  mère  de  toutes  les  autres.  Parlerai-j« 
des  écrivains  qui  ont  fait  venir  dans  les  Gaules ,  Gomer,  fils 
de  Japhet?  Mais  si  quelques  savans  présument  que  ses  descen- 
dans  ont  peuplé  l'Europe ,  il  ne  s'ensuit  pas  que  Gomer  soit 
venu  lui-même  en  cette  contrée.  Une  opinion  aussi  singu*- 
Uère ,  pour  ne  pas  dire  aussi  ridicule ,  doit  être  mise  à  côté  de 
celle  de  Partheuius ,  qui  fait  Hercule  père  des  Gaulois ,  ou 
de  celle  de  D.  Pezron,  qui  les  fait  descendre  de  Dis,  frère  de 
Jupiter,  fils  d'un  Urane,  Roi  des  Titans.  Au  reste,  la  connoix" 
sance  du  bas-breton  a  procuré  les  résultats  les  plus  curieux  ;  elle 
nous  a  appris  que  le  nom  propre  Louis  signifioit  la  gloire  de 


PRÉFACE.  Tij 

Tauge  ou  du  baquet  ;  que  Lanjuinais  youlolt  dire,  jeune  homme^ 
poutre  ou  aolWeau  de  son  pajs  ;  Lutèce,  Ftle  aux  corbeaux  ; 
Lyon ,  Im  ville  aux  corbeaux ,  ainsi  que  beaucoup  d'autres  signi* 
fications  vagues  aussi  bien  réfléchies  que  celles  que  je  viens 
de  rapporter.  Enfin  elle  nous  a  enseigné  qu'on  ne  pouvoit 
apprendre  les  langues ,  tant  anciennes  que  modernes ,  sans  le 
secours  du  jargon  de  la  Basse-Bretagne  :  Risum  teneatis,  amici. 

Le  preujier  auteur  du  sjstéme  celte ,  et  celui  qui  le  réduisit 
en  doctrine  y  est  D.  Peuron,  ne  à  Hennebon ,  homme  très-savant 
d'ailleurs ,  mais  doué  d'une  imagination  ardente ,  et  à  qui 
l'amour  de  la  patrie  tourna  la  tête*  Il  prit  si  fort  à  cœur  cette 
uuifonnité  de  langage  entre  les  Bas-Bretons  et  les  anciens  Gau- 
lois ,  disent  les  savans  Editeurs  de  l'Histoire  Littéraire  de  là 
France  9  qu'il  crut  devoir  composer  un  livre  pour  le  persuader 
aux  autres  ;  «  mais ,  continuent -ils ,  il  y  a  deux  puissantes 
n  objections  à  faire  contre  son  système  ;  la  première ,  que 
»  Tacite  ne  dit  point  que  la  langue  des  Gaulois  et  celle  des 
n  anciens  Bretons  fussent  entièrement  les  mêmes,  mais  seule- 
D  ment  qu'elle^  n'avoient  pas  beaucoup  de  différence  entr'elles. 
n  II  y  avoit  donc  dès-lors  assez  de  différence  entre  Tune  et 
»  l'autre ,  pour  les  distinguer  et  ne  pas  les  confondre.  Et  quelle 
n  étrange  différence  n'y  aura  pas  introduite  ,  depuis  Tacite , 
Il  l'espace  de  seize  siècles  !  L'autre  objection  se  prend  des  an- 
n  ciens  mots  celtiques  ou  gaulois  que  nous  ont  conservés  les 
M  anciens  auteurs ,  et  que  nos  Bas-Bretons  n'entendent  point. 
M  Nous  ne  l'avançons  qu'après  en  avoir  fait  nous-mêmes 
»  l'épreuve.  Que  conclure  de  là?  sinon  qu'il  seroit  plus  con- 
»  forme  à  la  vérité  de  dire  seulement  que  le  jargon  des  Bas- 
ji  Bretons  n'est  tout  au  plus  qu'un  dialecte  de  notrç  ancien 
»  celtique.  D.  Pezron  n'est  pas  mieux  fondé  à  nous  donner  la 
J9  langue  celtique  pour  une  langue  matrice ,  en  ce  qu'elle  a 
B  fourni  une  infinité  de  mois  aux  langues  grecque ,  latine  et 
j»  tentonne;  mais  tous  ces  mots  n'iront  pas  à  une  infinité,  et 
j»  n'égaleront  pas  le  nopibre  de  ceux  que  le  gaulois  a  pris  lui- 
»  même  des  autres  langues  pour  s'enrichir  » . 

BuUet^  en  1756,  composa  ses  Mémoires  sur  cette  langue; 
il  a  réuni  tant  de  significations  différentes  sur  le  même  mot 
celtique  ou  prétendu  tel ,  que  Tapplication  eu  devient  arbi* 


4 


Tiy  PRÉFACE. 

traire.  Il  donne  quelques  centaines  de  mots  pour  signifier,  eau, 
rivière ,  naontagne ,  colline ,  etc.  et  tout  cela  pour  se  donner 
le  plaisir  de  fabriquer  des  étymologies  plus  mauvaises  les  unes 
que  les  autres.  Par  exemple,  il  explique  le  mot  bar,  par  lance, 
aiguillon  ^  mouvement  d'impatience,  de  colère  ;  colline,  cime 
d'une  monta^^ne,  abondance,  branche  ou  rameau  d'arbre,  barre 
à  fermer  les  portes,  grappe  de  raisin ,  balai,  maléfice,  crime, 
tache ,  bateau,  barque ,  action  de  manger,  de  couper  ;  les  verbes 
faire,  agir,  etc.  etc.  Je  pense  que  cette  explication  doit  con- 
tenter tout  le  monde ,  et  que  BuUet  en  donne  pour  tous  les 
goûts.  A  cet  auteur  ont  succède  Le  Brigant  et  la  Tour  d'Au- 
vergne. Ces  ètymologistes ,  trop  systématiques,  ont  donné  des 
interprétations  forcées  aux  mots  qu'ils  ont  employés ,  et  par-là 
ont  rendu  leurs  significations  si  arbitraires  et  si  opposées ,  que 
souvent  ils  ne  se  sont  point  entendus  entr'eux. 

Il  n'y  a  point  de  langue  qui  n'ait  puisé  quelques  mots  dans 
une  autre  langue.  Â  mesure  qu'un  peuple  acquiert  des  lu- 
mières ,  ou  qu'il  s'occupe  de  nouveaux  objets ,  le  besoin  de  les 
exprimer  lui  fait  créer  aes  mots  jusqu'alors  inconnus  chez  lui , 
ou  bien  les  lui  fait  emprunter  de  ses  voisins  qui  les  possèdent 
déjà.  C'est  ainsi  que  pendant  les  Croisades ,-  et  par  les  relations 
commerciales  avec  l'Orient,  les  François  prirent  des  Arabes 
les  mots ,  assassin ,  magasin ,  amiral ,  foison ,  chiffre ,  besan , 
truchement,  avanie,  tambour,  jarre,  mosquée j  et  par  suite, 
café ,  etc.  etc.  » 

Mais  si  la  langue  françoise ,  lorsqu'elle  s'est  formée ,  fut 
comme  toutes  les  langues  naissantes ,  remarquable  par  cette 
naïveté  d'expression  qui  se  contente  de  peindre  simplement  et 
fortement  les  objets ,  par  la  propriété  des  termes ,  bientôt  les 
arts  et  les  sciences  lui  fournirent  une  nombreuse  série  de  mots 
figurés  qui  y  introduisirent  l'abondance ,  avant  que  le  luxe  et  la 
mollesse  lui  eussent  donné  de  Télégànce.  C'est  de  cette  abon- 
dance que  sont  venus  les  composés  et  les  figurés  qui  ont  si 
souvent  exercé  la  patience  des  étym^ogistes  et  de  ceux  qui 
ont  écrit  sur  les  langues.  Peut-être  auroient-ils  eu  moins  de 
peine  s'ils  avoient  consulté  les  écrits  de  nos  anciens  auteurs , 
car  je  pense  que  ce  n'est  que  chez  eux  qu'on  peut  bien  décou- 
vrir l'origine  de  certains  mots.  Par  exemple  ^  de  simul  se  sont 


PRÉFACE.  ix 

formés  les  mots ,  assemblage ,  assembl(^e  ,  assembler  ;  d*hora 
on  a  fait  heureux,  dont  les  composés  sont,  bonheur,  bienheu-^ 
reux ,  malheur,  malheureux  ;  de  quadratus  sont  Venus,  carreau, 
carreler,  carreleiu*;  d^uhrà  agere,  outrager;  de  caput,  chef, 
capitaine,  chapeau,  chaperon,  capeline,  chapelier,  chevecier, 
capitation,  capiteux,  caporal,  etc.;  enfin  Z^mAiV/uj^  célèbre 
professeur  et  long  commentateur,  a  fourni-  les  mots ,  lambin 
et  lambiner;  et  Pathelin  ne  s'est  dit,  dans  la  suite,  que  pour 
désigner  un  homme  fin  et  rusé. 

Je  ne  me  flatte  point  d'avoir  rassemblé  dans  ce  Glossaire  tous 
les  mots  de  Tancien  langage,  je  crois  la  chose  presqu'impossible, 
mais  au  moins  ai-je  fait  tous  mes  efforts  ,pour  qu  à  Taide  de  ce 
Glossaire  on  puisse  comprendre  les  anciens  auteurs  françois.  J'y 
aï  principalement  inséré  les  mots  les  plus  difficiles  à  entendre, 
et  ceux  qu'on  rencontre  le  plus  fréquemment  dans  les  écrivains 
des  XI,  XII,  XIII,  XIV  et  xv^  siècles.  J'ose  assurer  qu'on  y 
trouvera  au  moins  vingt-cinq  à  trente  mille  articles  nouveaux, 
de  plus  que  dans  aucun  autre  ouvrage  du  même  genre.  Je  les  ai 

Eris  en  grande  partie  dans  les  plus  anciens  Manuscrits  de  notre 
tngue  ;  à  la  plupart  de  ces  articles  j'ai  ajouté  une  ou  plusieurs 
citations ,  qui  attestent  la  justesse  de  la  signification  que  je 
donne  à  chacun  d'eux.  Parmi  ces  citations  ou  ces  exemples, 
on  en  trouvera  beaucoup  que  j'ai  tirés  de  S.  Bernard,  Mss.  des 
Feaillans,  des  Dialogues  de  S.  Grégoire ,  Mss.  fonds  de  l'Eglise 
de  Paris,  A ,  n^  3,  et  enfin  des  plus  anciennes  traductions  ma- 
nuscrites de  la  Bible ,  soit  de  la  Bibliothèque  Impériale ,  soit 
de  divers  Cabinets  particuliers  :  presque  toutes  celles  insérées 
d'après  ces  derniers  ouvrages,  sont  suivies  du  texte  latin, 
moyen  le  plus  sûr  pour  assigner  à  chaque  mot  sa  véritable 
signification. 

Enfin ,  pour  donner  à  cet  Ouvrage  tout  l'intérêt  dont  il  est 
susceptible ,  j'ai ,  d'après  les  avis  de  quelques  gens-de-lettres , 
donné  l'étymologie  d'un  grand  nombre  de  mots ,  parce  que  la 
voie  la  plus  sûre  pour  parvenir  à  la  parfaite  connoissance  d'une 
langue,  est  d'en  rechercher  l'origine  dans  les  étymologies.  J'en 
ai  écarté  celles  qui  sont  hasardées  ou  douteuses,  pour  n'y  in- 
sérer que  celles  qui  m'ont  paru  les  meilleures,  ou  au  moins 
les  plus  vraisemblanles.  Si  je  n'ai  pas  toujours  réussi  dans  celles 


X  PRÉFACE. 

<)ue  je  présente ,  je  réclame  rindulgence  du  lecteur,  et  le  pré** 
viens  que  la  plupart  sont  tirées  des  meilleurs  auteurs  qui  ont 
écrit  sur  cette  partie,  tels  que  Henri  Estienne ,  Bonamy,  Borel, 
Tripault ,  Ménage ,  Guichart ,  Lancelot ,  de  la  Monnoye ,  le 
Duchat,  Morin,  Barbazan,  etc.  (J'en  ai  emprunté  beaucoup 
de  ce  dernier.)  Parmi  celles  qui  ne  sont  point  de  ces  auteurs, 
plusieurs  m'ont  été  communiquées  par  divers  savans  qui  m'ont 
fait  part  de  leurs  lumières,  et  m'ont  en  quelque  sorte  dirigé 
dans  la  composition  de  cet  Ouvrage.  Je  ne  terminerai  point  sans 
les  nommer  :  je  dois  beaucoup  à  MM.  les  Conservateurs ,  tant 
aux  Manuscrits  qu'aux  Imprimés  de  la  Bibliothèque  Impériale , 
qui ,  en  m'aidant  de  leurs  conseils ,  ont  bien  voulu  faciliter  les 
immenses  recherches  qu'exigeoit  un  aussi  pénible  travaiL 

Plusieurs  autres  Littérateurs  ont  également  droit  à  ma  re- 
connoissance  :  M.  Clavier,  savant  Helléniste,  traducteur  de  la 
Bibliothèque  d'Apollodore  et  de  Pausanias  ;  MM.  Haz,  Lépine, 
Ohezi,  et  enfin  M.  Méon ,  très  «versé  dans  notre  ancienne 
littérature.  Celui-ci,  outre  les  articles  qu'il  m'a  fournis,  et  qui 
sont  insérés  dans  ce  Glossaire,  a  bien  voulu  encore  me  corn- 
muniquer  ses  Manuscrits  du  Roman  de  la  Rose,  de  ses  Fabliaux 
et  Contes,  des  xi,  xii,  xiii,  xiv  et  xv*  siècles  (i).  J'y  ai 
puisé  beaucoup  de  citations  ;  celles  du  Roman  de  la  Rose  sont 
indiquées  par  un  astérique  *,  de  même  que  quelques-unes  des 
Fabliaux ,  les  autres  étant  assez  reconnoissables  par  l'indication 
du  vers  de  la  pièce  d'où  chacpie  citation  est  tirée.  C'est  au  zèle 
de  ces  savans ,  c'est  à  leurs  complaisances  multipliées  que  je 
suis  redevable  de  nombre  de  notes  intéressantes.  Je  les  prie 
d'agréer  ici  l'hommage  public  de  ma  reconnoissance. 

(i)  Ce  dernier  OaTrage  Tient  de  paroitre,  en  4  yo\.  in-8. ,  chez  le  même  Libraife. 


DISCOURS  PRÉLIMINAIRE. 

XJLPRfcs  le  latia  et  le  grec,  là  langue  françoise  a  toujours  été,  et  est 
aujourdliui,  plus  que  jamais ,  la  plus  universelle;  présenter  le  tableau 
de  8oa  enfance >  de  ses  variations ^  de  ses  progris,  tel  est  le  but  de 
cet  cavrage. 

Ayant  rinvasion  des  Romains  dans  les  Gaules,  la  France  éloit 
partagée  en  plusieurs  ëlats  (cipitateê)^  et  ces  états  eu  pays  (/Mr^î),qui 
avoient  chacun  leurs  loix  et  leurs  coutumes  particulières. 

La  Gaule  ëtoit  divisée  en  trois  parties  (i) ,  qui  différoient  essentiel* 
lement  de  moeurs,  de  gouvernement,  de  costumes  et  de  langage  (s)  ; 
elle  ëtoit  bornée  au  septentrion  par  l'Océan  Britannique,  qui  la 
séparoit  de  l'Angleterre;  à  l'orient  par  le  Rhin,  la  Germanie,  la 
Rhétie,  et  une  partie  des  Alpes  avec  l'Italie  ;  ati  midi  par  la  Médi- 
f^rranée,  les  Pyrénées  et  FJBspagne;  et  à  l'occident  par  l'Océan 
Occidental. 


origine  aux  Phéniciens.  Les  Bébryces  de  Bithyi 
établis  à  Nai*bonne  et  à  Montpellier  :  ils  avoient  donné  le  nom  de 
mer  Bébrycieune  à  cette  partie  de  la  Méditerranée  qui  baigne  les 
côtes  du  Languedoc;  enfin  le  Rhône  tira  son  nom  (Rhodanus)  d'une 
colonie  de  Rbodiens  qui  s'étoient  fixés  sur  8e$  bords.  Ces  peuples 
apportèrent  avec  eux  les  arts  et  les  connoi&sances  de  leur  patrie,  et 
préparèrent  en  quelque  sorte  les  jours  brillans  qui  dévoient  illustrer 
les  Gaules.  Tel  étoit  l'état  de  ce  pays,  lorsque  les  Romains  cherchèrent 
à  Tenvahir.  Ils  n'a  voient  point  oublié  que  les  Gaulois,  entrés  deux 
fois  dans  Rome,  avoient  semé  par-tout  l'épouvante  et  l'effroi ,  et  que, 
pour  repousser  d'aussi  dangereux  ennemis,  ces  maîtres  du  monde 
s^étoient  vus  forcés  d'armer  jusqu'aux  minisires  de  leurs  autels;  depuis 

(i)  Gallia  est  omnis  dÎTisa  in  partes  très,  quamm  nnam  incolnnt  Belgœ;  aliam  Jquir- 
tant;  terfiam  qui  ipsomm  lingaA  Celta,  nottrâ  Galli  appellantar.  fui.  Oèsar,  de  BeUo 
Ca/fico,  lié.  i. 

Le%  Gaules  se  tliTisoient  en  Gallia  Cis-Mpina  ou  Gallia  Tbgala ,  et  en  GatKa  Tram^ 
Alpina,  qni  formoit  denx  parties,  GaUia  Braccata  et  Gallia  Comata;  et%  deux  dernières 
furent  séparées,  et  en  formèreftt  qtiatre,  Nat6onemis,  jéquitania,  Celticd  et  Bflgica,  qni 
4  lenr  toor  fnrent  subdivisées  en  dix-sept  provincti^  sons  lesquelles  étoiei&t  compris  tons 
Ifs  peuples  de  la  Gaule.  Strabo,  lih,  4* 

(a)  Jul.  (ktsar,  Kh.  i. 

.'3;  L*an  de  Roaae  i54,  la  prctnièrc  aanée  de  la  45*  olympiade,  599  ans  avant  J.  C. 
Dissertation  de  Carrj  s^  Maneiikp^m^  %&^  Jmitimi  UUmr,  hhilipp.,  lib.  43,  cap.  3,  et 
Strabo,  lia»  4* 


xii  DISCOURS 

ce  moment  îls  ne  cberchoient  que  Toccasion  de  se  venger,  elle  se 
présenta;  ils  la  saisii*ent  (i). 

Après  la  défaite  des  Rois  Congolitan  et  Aneroeste,  sons  le  consulat 
de  C.  Attilius  Regulus  et  de  L.  ^^ïlmilius  Papus  (3) ,  les  vainqueurs 
songèrent  à  pénétrer  de  suite  dans  les  Gaules  :  la  Cisalpine  fit  une 
foible  résistance  (3),  mais  les  Saliens  et  les  Allobroges  ne  se  rendirent 
qu'après  une  guerre  de  trois  ans  (4),  qui  fut  terminée  par  le  Consul 
M.  }*  ulvius  Flaccus,  vainqueur  de  l'armée  de  Bituit ,  Roi  des  Auver- 
gnats. II  s'empara  de  la  Narbonnoise,  et  y  établit  des  colonies  qui 
affermirent  les  conquêtes  des  Romains,  et  préparèrent  les  vasles 
desseins  qui  dévoient  être  un  jour  exécutés  par  Jules  César. 

On  vit  bientôt  les  colonies  Marseilloises  se  multiplier  le  long  des 
côtes  de  la  Provence  et  du  Languedoc  ;  c'est  alors  que  le  besoin  de  les 
entendre  et  de  communiquer  avec  elles  fit  apprendre  aux  Gaulois  la 
langue  grecque ,  qui  étoit  tout-à-la-fois  celle  du  commerce  de  la 
Méditerranée, de  l'ifiilie inférieure,  qu'on  nommoitla  GrandeGrèce, 
et  de  tout  l'Orient  (5)  :  cette  étude  leur  inspira  le  désir  de  s'instroire. 
Pour  la  première  fois  ce  peuple,  jusqu'alors  si  gi*08sier,  sentit  le  prix 
des  beaux -arts  et  le  charme  des  lettres;  les  nouveaux  murs  de 
Marseille  attirèrent  ses  regards;  cette  ville  qu'il  avoit  vu  naître,  et 
qui ,  terminée  à  peine ,  dominoit  déjà  la  mer  et  une  partie  du  continent 
où  elle  s'étoit  élevée,  le  frappa  d*étonnement.  Bientôt  l'esprit  d'imita- 
tion qui  lui  étoit  naturel ,  lui  fit  entourer  ses  villes  et  les  fortifier  ; 
chaque  peuple  voulut  donner  une  idée  de  sa  puissance,  en  bâtissant 
une  ville  plus  ou  moins  grande,  le  feu  de  l'émulation  pénétra  par-tout, 
et  en  moins  d'un  siècle,  ces  vastes  contrées  présentèrent  une  nouvelle 
face  (6).  Les  Gaulois  apprirent  des  Marseillois  l'art  utile  de  l'agricul- 
ture ;  pour  la  première  fois  la  charrue  déchira  le  sein  de  leurs  terres, 
qui  rendirent  avec  prodigalité  le  grain  qu*on  leur  avoit  confié  ;  et 
pour  la  première  fois  aussi ,  les  pampres  verdoyans  couronnèrent  ces 
coteaux  devenus  depuis  si  célèbres  (7).  , 

On  ignore  communément  quelle  a  été  la  langue  particulière  aux 
Gaulois,  par  la  raison  qu'ils  n'ont  jamais  écrit  dans  leur  langue 
primitive;  et  le  mélange  de  diffi^rens  peuples  avec  eux,  tant  dans 


I 


i)  jippUm.  Alex,  >  lib.  a. 

a)  3a5  ans  avant  J.  C. 

3)  L'an  de  Rome  639,  taivant  Florns,  isS  ans  avant  J.  C 

4^  L*an  de  Rome  633,  selon  Entrope. 

'5^  Justîni  Hist.  Philipp.,  fib,  43,  cap.  4. 

^6)  Discoon  de  rAboe  Ailland,  sur  T Ancienneté  de  Marseille,  page  a3. 

(7) Fomea  Massilis  ponere  vina  potes. 

Mare. ,  hb.  1 3 ,  Bpig.  i  »3. 
Vd  eocta  fîimis  mnsta  Maaailiams. 

Idem,  lib,  3,  Mfig'  S»< 


1 


PRÉLIMINAIRE.  ]iuj 

leurs  émigrations  que  dons  leurs  transmigrations ,  avoit  dû  nëces- 
sairement  la  corrompre  de  bonne  heui^.  S'ils  n'avoient  qu'une  seule 
langue  pour  une  si  grande  étendue  de  pays,  elle  devoît  être  divisée 
en  une  infinité  de  dialectes  particuliers,  ayant  chacun  Ieui*s  mots 
propres  et  différens  des  autres.  Beaucoup  de  Germains  s'étoicnt  éla- 
Uis  dans  la  Gaule  orientale  :  eu  y  apportant  leurs  mœurs  et  de  nou- 
reaux  usages,  ik  dikrent  aussi  y  apporter  de  nouveaux  mots.  Bochart , 
dans  son  Phideg,  assure  que  les  Gaulois  avoient  emprunté  du  plié- 
nicieny  les  noms  de  leurs  divinités,  ceux  de  leurs  Princes,  de  leurs 
magistrats,  de  leurs  armes,  de  leurs  vêtemens,  des  animaux,  des 
plantes  indigènes,  et  enfin  des  contrées  de  la  Gaule  qui  et  oient  eu 
relation  avec  les  étrangers.  Strabon  remarque  que  les  Aquitains 
difiëroient  des  autres  Gaulois  par  leurs  manières  et  encore  plus  par 
leur  langage,  qui  avoit  beaucoup  d'analogie  et  de  confoimité  avec 
celui  des  Espagnols  voisins  des  Pyrénées  :  il  est  présumable  que  ce 
changement  de  dialectes  avoit  Ueu  dans  toutes  les  exti*émiiés  des 
Gaules  qui  leur  servoient  de  frontières*  Un  traité  de  commerce  fut 
conclu  entre  les  Romains  et  les  Gaulois  Cisalpins  et  Transalpins  :  le 
latin  devint  alors  la  langue  nécessaire  pour  les  i*elations  commerciales; 
la  république  de  Marseille  contracta  avec  celle  de  Rome  une  alliance 
intime  (i),  qui  rendit  communs  les  usages,  les  arts  et  les  langages 
des  deux  Etats  (2}.  Les  langues  grecque,  latine  et  gauloise  étoient 
tellement  fiunilières  aux  Marseillois,  qu'ils  furent  appelés,  par  Var- 
ron.  Trilingues  ou  Triglottea ,  k  cause  de  l'usage  qu'ils  faisoient 
de  ces  trois  langues  (3)« 

Cette  première  propagation  du  latin  dans  les  Gaules  y  dut  être 
bien  plus  considérable,  quand,  aprèis  quelques  siècles,  les  Romains 
eurent  soumis  et  réduit  en  provinces,  la  Savoie,  le  Dauphiné,  le 
Languedoc,  la  Provence  et  le  Roussillon  (4),  où  ils  portèrent  en 
même  temps  leurs  coutumes  et  leur  langage  (0);  car  réduii^e  un 
pays  €K>nqnis  en  province,  c'étoit,  chez  les  Romains,  le  gouverner 
et  y  rendre  la  justice  suivant  les  loix  de  Rome,  sans  égard  à  celles 
des  vaincus. 

Elnfin  Jules  César  parut.  Après  neuf  ans  entiers  de  combats  et 

(i^  Hist.  Litt.  de  la  France,  tom.  i,  pag.  43-47  et  56. 

(al  Les  Maneiilois  firent  présent  aux  Romains  d'nne  atatne  de  Diane,  qni  ftit  placée 
vu  le  Mont-ATentin.  Artoùid,  Discours  sur  les  Loix  de  Alarseiile. 

^3;  S.  Hieronjrmi  prœfiuio  secunda,  in  secundum  librum  Coinmentariorum  in  Epittolam 
md  Galatkas, 

(4)  L*an  633  de  Borne.  Fajrez  l*Hist.  crit.  de  la  Gaule  Narbonnoise,  par  Manda jors. 
Paris,  1733,  in-ia. 

(5;  S.  jâugustin.  de  Cantate  Dei,  îib.  5,  cap.  17,  et  lib.  7,  cap.  7;  Fal,  Màximiu,  lik.  a, 
csp.  a,  êtJ)MMmg9,  Clost,prtef.^  %,  si. 


«ÎT  DISCOURS 

de  gloire  (i),  il  aiMijiStit  les  Gaulois,  détruisit  leur  culte  barbare, 
réduisit  le  reste  des  Gaules  en  provinces,  et  y  établit  des  Gouyemcur^ 
pour  y  entretenir  et  lever  des  troupes,  et  faire  exécuter  les  ioix 
romaines.  Cette  conquête  fut  l'époque  de  la  grande  révolution  des 
mœurs  des  Gaulois;  ils  semblèrent  ne  plus  former  qu'un  peuple  avec 
les  Romains  (3)  y  ils  se  dépouillèrent  de  leur  rudesse  pour  se  plier 
au^joug  des  arts,  aux  caprices  du  luxe  et  des  modes  ;  enfin  dans  les 
sciences  et  les  plaisirs,  ib  se  monti*érent  les  rivaux  de  leurs  maîti*es. 
Les  vainqueurs  divisèrent  les  quatre  parties  du  pays  conquis  en  dix- 
sept  provinces  (3) ,  qui  eurent  chacune  des  magisti*ats  chargés  de 
▼^ler  au  bien  des  peuples  et  è  l'administration  de  la  justice.  Des 
légions  distribuées  oans  l'intérieur  et  sur  les  frontières ,  prévinrent 
ks  révoltes  au-dedans,  et  protégèrent  l'Ëtat  au-dehoi*s;  chaque 
capitale  vit  s'élever  dans  son  sein  des  écoles  célèbres  (4);  les  belles- 
lettres  prirent  un  essor  qui  étonna  Tltalie  et  la  Grèce  elle-même;  les 
écoles  de  Marseille  rivalisèrent  avec  celles  d'Athènes  (5),  et  les  sur- 
passèi^nt,  par  le  grand  nombre  de  protesseurs  qu'elles  fournirent 
aux  autres  villes.  Lies  histoiîens  parlent  avec  éloge  des  écoles  de 
Lyon,  Autun,  Besançon,  Narbonne, Toulouse,  Bordeaux,  Poitiers, 
Clermont,  etc.  etc.  (6k  d'où  sortirent  Ausone,  Fronton,  Eumènes, 
Exupère,  qui  furent  honosrés  du  consulat  ou  d'emplois  publics;  et 
une  foule  infinie  d'autres  savans  aussi  recommandables  (7),  dont 
on  trouvera  les  noms  et  les  ouvrages  dans  la  France  Littéraire,  et 
l'Histoire  de  la  Littérature  Françoise. 

(i)  JuUns  Oesar  Gtllitm  aoBO  Urbis  oonditc  696  (5S  amo.  «ntè  J.  C.}»  admiiii»frare 
cœpit,  ac  noTem  annis  rexit.  Pctayiu$  Ration,  Temp,,  part,  i,  Uk.  4,  fx  Sa^tonio  in 
Juâo,  aip,  a5. 

it)  Cieero,  lib.  9,  Epist,  i5,  ad  famitiares, 
3)  Ammian.  BlarceUiims,  lib.  il,  ctitmerarium  Jmtonmi  AttgustL 

(4)  JuTcnal,  satire  7,  vers  i47>  >«  plaignant  de  ce  qoe  Téloquenoe  étoit  néglige  à 
Kome ,  conseille  k  cenx  qui  vonaront  se  perfectionner  dans  cet  art ,  de  passer  dans  le» 
Ganlet  on  en  AfHque. 

•. Accipiat  te 

Gallia ,  vel  potias  nntricola  canssidicomm 
Africa. 

(5)  Adeôqne  magnna  et  hominibus  et  rebns  impositns  est  nitor,  at  non  Grapcia  in 
Gallia  emigrasse ,  sed  Gallia  in  Graeciam  translaU  videretnr.  Justwi  Hist,  Phiiipp. , 
Ub.  43,  cap.  4> 

(6)  Sola  Gallia  monatra  non  habnit ,  aed  yiria  semper  fortibas  et  eloquentiasimis 
abandavit.  S.  Hieronjrm. ,  advenus  Figilantium, 

(7)  Clandien  a  cm  qn*il  ne  ponToit  faire  pins  dlionnenr  à  l'Empereur  Honoriaa,  qae 
de  lui  donner  pour  cortège  les  Savans  de«  Ganlcs  et  le  Sénat  de  Rome. 

Te  Gallia  doctis 

Civibnt,  et  loto  stinarit  Roma  Sénatu. 
Claud,  de  tW  Consufatu  Monorti  Amgusti  Panegpis,  rerf.  58a. 


PRÉLIMINAIRE.  ^       xy 

Tandis  qae  les  iuccès  des  ëcoles  gauloises  se  multiplioient  de 
tOQies  parts  9  une  foule  de  prëdicateuycs  ë'vangëliques  ^  passant  de 
FAûe  en  Europe ,  vint  y  jelei*  les  premières  aemwc^  du  cbri^tia- 
aime;  elles  se  fécoadèrent,  et  dès  le  ii®  siècle  la  religion  chrétienne 


' 


sang 
badm  à  Paris  la  première  église  de  cette  capitale- 
La  puretë  de  la  morale  de  l'ëvangile,  la  fermelé  de  Tespërance 
des  Chrétiens,  qui  leur  feisoit  souffiîr  avec  joie  les  plus  afliHîux  tour^ 
mens,  la  décence  de  leurs  mœurs,  la  paix  et  l'union  qui  régnoient 
entr^eax,  opérèrent  une  révolution  dans  les  esprits,  qui,  semblable 
i  l'étincelle  électrique,  se  communiqua  bientôt  à  tous  les  habitaiis 
de  cette  partie  de  la  Gaule.  Ces  premiers  Apôtres  se  serviix^nt  des 
langoea  grecque  et  latine  pour  annoncer  la  divine  parole,  former  la 
lîtnrgie  et  étanlir  la  religion.  C'eat  en  grec  que  sont  écrits  les  Actes 
des  premiers  Martyrs  de  Lyon  (3);  il  en  est  de  même  des  Instructions 
de  8*  Irenée,  second  évéque  de  cette  ville,  quoiqu'il  les  eût  écrites 
principalement  pour  des  femmes  {3)9  ainsi  qu'il  nous  l'apprend 
inîrBiefne* 

Ceux  qui  prichèi*ent  la  foi  dans  les  autres  parties  de  cette  vaste 
contrëe,  se  servirent  de  la  langue  latine,  par  la  raison  qu'elle  étoit  la 
langue  des  Romains,  dont  les  Gaulois  faisoient  alors  partie.  Attale  et 
le  fuiacre  Sancte ,  qui ,  dans  le  il®  siècle ,  souffinrent  le  martyre  à  Lyon , 
forcés  de  parler  pendant  leurs  tonrmens,  le  firent  toujours  en  la- 
tin (4)  ;  les  lettres  que  S.  Jérôme  écrivit  à  des  dames  gauloises  (f») , 
celles  de  S.  Hilaire  de  Poitiers  à  sa  fille,  de  Sulpice-Sévère  k  sa  sœur 
et  à  sa  belle-mère,  et  enfin  de  S.  A  vit  de  Vienne  à  sa  sœur,  sont  en 
latin.*  Sidoine  Apollinaire  (6),  parlant  des  livres  à  l'usage  du  beau 
sexe  de  son  temps,  cite  ceux  de  S.  Augustin,  Prudence,  Van*on  et 
Horace.  Comment  les  femmes  auroient-elles  entendu  le  latin ,  si  celte 
langue  n'eût  été  vulgaire  chez  les  Gaulois?  Mamerlin  Claudlen 
rapporte,  dans  son  Epître  à  Sapaude  (7) ,  qu'on  avoit  honte  de  parler 
latin  devant  les  barbares  qui  envahirent  les  Gaules.  Le  latin  éloit 

!i^  Meseray,  arant  CIotis,  page  408. 
91  Cm  Actes  ne  bmu  ont  été  oonserrét  ^*eii  grec,  m«ia  il  est  probable  qa'iU  aToieiM 
fié  ecriu  en  latin.  . 

(3)  Hist.  Littér.  de  la  France,  tome  i*',  nartie  i**,  pages  59,  137 ,  2^8,  et  S.  Frenœi  Epis- 
C9fi  iMgdunensù,  Epistolm,  àk,  i,  cap.  i3,  J*  7* 

(4)  MMMeki^,  A*.  5,  cap.  1. 

(5^  Hieronjrmtu ,  tom.  4,  Epistolœ  ad  Hedibitun  et  ad  Algasiam» 

(6)  Sidonius  ApoUmans,  hh.  a,  Epiit.  9. 

(7)  Suph,  Baùuii  Uiscellanêa,  totm.  6,  pt^.  Si6. 


xTj  Discouns 

donc  le  langage  ordinaire  du  peuple,  puisqu'il  s  agit  ici  de  diflcours 
familiers  y  et  de  Tidiome  qu'on  y  employoit. 

L'Empire  Romain  sembloit  alors  couvrir  la  terre  de  sa  puissance; 
mais  ses  révolutions  perpétuelles,  ses  guerres  civiles,  le  changement 
de  ses  Princes,  la  dévastation  de  ses  provinces,  tout  annonçoit  sa 
mine  prochaine*  Ce  peuple  colosse,  semblable  à  un  rocher  contre 
lequel  viennent  se  briser  les  flots  d'une  mer  agitée,  a  voit  résisté 
long-temps  et  repoussé,  par  la  discipline  de  ses  légions,  les  hordes  de 
barbares,  qui,  séduits  par  ses  richesses,  avoient  jusqu'alors  vaine- 
ment essayé  de  l'entamer;  mais  son  règne  éloit  passé,  et  à  la  force 
de  l'âge  viril  commençoiL  à  succéder  une  vieillesse  agitée.  Déj^ 
Constantin  a  voit  ébranlé  son  Empire  :  il  hâta  sa  révolution  en  ren« 
▼ersant  de  sages  principes  qu'il  eût  dû  respeotei*.  Ses  successeurs, 
élevés  dans  la  mollesse  et  dans  la  débauche,  avilirent  le  pouvoir,  en 
abandonnant  à  de  vib  eunuques  l'art  important  et  di£GiciIe  de  régner. 
Les  Gouverneurs  des  provinces  gauloises,  avides  de  richesses  et  sûrs 
de  rimpunilé,  ne  l'espectèrent  rien.  Le  Gaulois  libi*e,  mis  par  eux  au 
rang  des  esclaves,  ne  vit  dans  ces  proconsuls  que  d'exécrables  tyrans; 
aussi,  quand  les  barbares  s'emparèrent  de  leur  patrie  opprimée^  ces 
guerriers  qui  avoient  fait  trembler  Rome  et  assiégé  le  Capitole,  ne 
firent  aucun  effort  pour  repousser  de  nouveaux  maîtres,  qui  ne  pou- 
Yoient  être  plus  cruels  que  les  premiers.  Théodose  acheva  de  porter  le 
dernier  coup  à  ce  corps  si  violemment  ébranlé,  en  partageant,  sans 
réflexion,  les  provii^ces  de  l'Empire  entre  ses  enfans.  Julien  avoit 
arrêté  les  incursions  des  barbares,  mais  sa  mort,  arrivée  lan  365, 
leur  donna  l'espérance  de  conquérir  les  Gaules,  et  de  les  partager. 

Ce  fut  le  dernier  jour  de  l'an  4o6,  que  trois  nations  puissantes, 
les  Alains,  les  Suèves  et  les  Vandales,  soutenus  par  des  corps  de 
Huns,  de  Sarmates^  de  Saxons,  de  Quades,  de  Turulinges  et  «d'au- 
tres peuples  barbares,  passèrent  le  Rhin,  tenant  d'une  main  le  ièr 
de  la  destruction ,  et  de  l'autre  celui  du  fanatisme  ;  U'alnaut  à  leur 
suite  la  brutalité,  le  carnage,  le  sacrilège  et  la  désolation.  La  Ger* 
manie,  la  première  et  la  seconde  Belgique,  furent  saccagées  d'une 
manière  horrible.  L'Océan  débordé,  dit  un  auteur  contemporain, 
n'eût  pas  causé  tant  de  désasU'es  que  le  fer  de  ces  barbares.  Mar- 
seille, cette  ville  illustre,  dont  les  forces  avoient  arrêté  César  et 
flétrï  ses  lauriers ,  Marseille  fut  entièrement  détruite.  Ils  ravagèrent 
également  les  deux  Aquitaines,  la  Novcmpopulanie  et  les  deux 
Narbonnoises  (i).  Le  succès  de  cette  irruption,  que  rien  n*avoit 
arrêtée,  fut  suivi  de  nouvelles  invasions,  qui  réussirent  .comme  la 

(x)  liistoire  crit  de  U  Ganlt  Narboonoitt^  a*  partir.  , 


PRÉLIMINAIRE.  xvlj 

première.  Les  Allemands  et  les  Bourguignons  (i)  traversent  le  Rhin 
pour  la  secoflde  fois  en  4i3|  s'emparent  de  l'Iielvctie,  du  territoire 
des  Sequanoisy  de  celui  des  Eduens,  du  Lyonnois  et  du  Dauphiné  (2)  ; 
enfiii  les  Francs,  peuples  habitans  de  Fautif  côte  du  Rhin,  voulurent 
anflsi  partager  les  dépouilles  sauglantcs  de  la  Gaule;  ils  y  p<^ni.'trérent 
Tei*s  Tan  ésS,  sous  la  conduite  de  Clodion,  un  de  leurs  capitaines, 
et  sVtablireut  sur  les  confins  du  diocèse  de  Tongies,  près  Bru- 
xelles (3).  Je  ne  m'appc-sautirai  point  sur  la  suite  de  leurs  conquêtes, 
ni  sur  le  caractère  de  leurs  cheis,  celte  partie  de  leur  iHstoire  <?tant 
ëtraugère  au  sujet  que  je  traite  ;  je  continuerai  seulement  à  pailler 
des  changemens  arrives  à  la  langue  commune  à  la  France- 
Avant  la  révolution  que  je  viens  d'esquisser,  des  asyles  consa-* 
crës  à  la  celraile  et  à  la  pratique  des  veilus  s'ëtoient  élevés  ;  de 

fieux  cénobites,  dans  le  fond  de  leurs  solitudes,  s'étoient  dévoués  à 
édification  des  peuples,  à  la  défense  de  la  foi  et  à  la  conservation  des 
belles-lettres.  Dans  ces  jours  de  deuil,  le  ciel  sembloit  veiller  sur  les 
cbe&-d*œuvre  des  anciens,  en  inspirant  à  ces  vertueux  solitaires  le 
désir  d*en  multiplier  les  copies  (4}.  «  Les  sublimes  productions  des 

•  plus  grands  génies  de  Rome  et  d'Athènes,  dit  un  savant  estima- 
I»  ble  (5),  trouvèrent  un  asyle  assuré  dans  les  retraites  de  la  religion, 

•  et  c'est  de  là  qu'elles  ont  passé  de  siècle  en  siècle  jusqu'à  nous. 
à  L'Eglise  qui  avoit  adopté  les  langues  grecque  et  latine,  les  parla 
itoujoars,  et  sans  elle  l'ignorance  eût  prévalu;  mais  il  falloit  des 

•  hommes  retirés  du  monde,  consacrés  à  la  i*etraite  par  choix,  à 

>  l'étude  par  goût,  au  travail  par  devoir,  animés  du  même  esprit  et 
>du  même  zâe,  vivant  en  commun  sous  un  même  régime,  qui 

•  voulussent  employer  les  loisirs  de  leurs  solitudes  à  lu  lastidieuse 
••occupation  de  transcrire  sans  cesse.  C'est  pour  le  bonheur  des 

•  sciences  et  des  lettres  que  ces  corps  ont  subsisté  ;  jamais  des  parti- 
"caliers,  dissipés  par  les  afiaii*es  domestiques,  détournés  par  celles 
»  du  dehors,  n*auroient  pu  se  livrer  à  un  travail  si  long  et  si  pénible, 
"^  et  c'est  un  des  grands  avantages  qu'on  ait  tiré  de  ces  laborieux  et 

>  savans  solitaires,  qui,  du  fond  de  leur  retraite,  éclairoient  le  monde 
»  qu^ils  avoient  quitté  ». 

Les  vainqueurs  d*une  nation  lui  donnent  ordinairement  leurs 


t\)  TillemODt,  Hist.  des  Emp^renn,  tome  5,  page  tii6,  1/1-4. 
(ij  Choricr,  Hist.  da  Daaphiné,  Iît.  4*  $•  >4f  l^tg^  ^i^'* 
r3^  Tillemont,  Hiat.  des  Emperenn,  tome  5,  page  C38,  m-4. 

ti)  Mabillon.  Annah  Ordinu  S,  BenedicL,  loin,  4  .  pag.  47  ;  Frodoart. ,  lib.  4 ,  c/j'7.  a  ; 
Hnirv,  DÎMoars  m  sur  THist.  Ecclés.,  $.  laa;  Histoire  Liuér.  de  la  Fraiici*,  toiutr  3, 

p«-3i,n*4i. 

#.  Kignlry  de  JoTigny,  Discoan  fvr  les  Progrès  de.«  lettres  en  France,  page  l/ï. 

font,  178  a  y  inA. 

1.  f» 


r^vL? 


iTÎij  DISCOURS 

xnœnrs,  lear  langage  et  leurs  leix ,  lorsqu'ils  sont  plus  avancés,  k  cet 
diflfêrens  égards,  que  les  peuples  qu'ils  soumettent  :  c'e4  ce  qui  arriva 
aux  Romains  dans  les  Gaules ,  quand  ils  en  fireht  la  conquête;  au 
contraire,  si  les  vainqueurs  sont  plus  grossiers,  et  coridéquémment 
moios  instruits  que  les  peuples  soumis,  ils  adoptent,  en  d'jr  ëtablis-^ 
sant,  ce  qu'ils  trouvent  chez  eux  de  meilleur.  Ce  que  j'avance 
ici,  j'en  trouve  la  preuve  dans  les  Francs,  les  Bourgiiighons  (i),  et 
chez  les  autres  peuples  qui  vinrent  s'emparer  des  Gaules,  après  cti 
avoir  chassé  les  premiers  barbares  qui  les  a  voient  envahies;  ils  s'in- 
corporèrent avec  les  habitans ,  et  bien  loin  de  les  forcer  à  parler  leur 
langage  tudesque  ('i) ,  ils  s'accoutumèrent  à  celui  des  Gaulois,  c'est- 
à-dnne ,  à  la  langue  latine. 

Cependant  les  Francs,  paisibles  possesseurs  d'une  partie  de^  Gaules, 
élurent  des  Rois.  Clovis  abjura  le  paganisme,  à  la  prière  de  la  Reine 
Clotilde  son  épouse ,  et  reçut  le  baptême  des  mains  de  S.  Remi , 
archevêque  de  Rheims  (3).  A  peine  ce  Souverain  eut-il  embrassé  le 
christianisme,  que  les  Bourguignons,  les  Visigots  et  quelques  autres    , 
peuples ,  qui  jusqu'alors  avoient  été  imbus  des  erreurs  de  l'arianisme,    | 
miitérent  son  exemple.  Les  vertus  du  Clergé  revoient  rendu  respec-   | 
table,  et  Tadmiration  du  peuple  pour  lui  s'accrut  en  raison  de  Fesprit  q 
de  sagesse ,  de  science  et  de  piété  de  ce  corps.  Constantin  lui  hdi*essa  \ 
une  requête,  tendante  à  obtenir  quelques-uns  de  ses  membi*es  pour  ^ 
juges  du  schisme  qui  divisoit  les  églises  d'Orient  (4).  Uès-lors  le  latin 
conserva  la  supériorité  qu'il  s'étoit  acquise;  les  conciles,  les  loix,  tes   ^ 
ordonnances,  les  jugemens,  les  chartes ,  les  diplômes  et  autres  actes  ^ 
publics,  furent  rédigés  en  cette  langue.  Au  vi*  siècle  S.  Césaire  d'Arles   , 
s'en  servit  pour  composer  ses  F ilxhortations,  et  Fortunat,  ses  Poèmes  (5).   ^ 
"La  Reine  Radegonde  écrivit  en  latin  aux  Pères  du  second  Concile  de  ^ 
Tours,  qui  eut  lieu  en  âGG,  ainsi  qu'à  Sainte  Césaine,  abbesse  à  Arles, 
qui  lui  répondit  dans  la  même  langue  (6).  Nous  avons  la  vie  de  cette   < 
Reine,  écrite  en  latin,  par  une  religieuse  nommée  Haudonovie,et  < 

Îu'on  préfère  à  celle  composée  par  Fortunat  ;  enfin  les  Instructions  l 
'Archénéfrede,  mère  de  S.  Rustique,  et  de  S.  Didier,  évêque  de  ■- 

(i)  Hist.  Littér.  de  la  France,  tome  a,  page  a6;  Udtprand  Hist.,li6.  4 ,  cap,  aa;  PajnK    ] 
le  Masson,  Annales,  liv.  i*%  page  48. 

(là)  Il  est  Trai  qne  leii  Tainquears  n*étoient  qn'oue  poignée  d^hommes,  comparatiTe- 
ment  à  ces  peuples  nombreox.  répandos  dans  nos  provinces, et  dont  les  descendans  ont ,  '. 
malgré  les  révolntions  arrivées  dans  le  cours  de  treize  siècles,  conservé  un  si  grand 
nombre  de  mots  latins  ;  tels  sont  encore  les  patois ,  idiomes  et  jargons  de  nos  prbviuees 
méridionales;  d'où  seroient  venues  à  ces  peapkt  tant  d'expressions  latines,  si  la  langue 
des  Romains  nVtoit  restée  vulgaire  parmi  eux  ? 

r3)  Le  Oointe ,  Annal.  Eccks.  sub  ann,  4g6. 

[^)  Optât,,  lib.  I. 

[5^  Fortunat,,  lib,  8,  carmen  1, 

[ê)  Martfne,  Thesaunu  anecdotorum,  tom.  i^pag.'Z, 


Si 


PRÉLIHIUAI&Ë.  xix 

Cfthors,  aont  aassî  en  latin  (i).  Xouteâ  les  autorités  que  je  vien»  do 
eîter  proaTent,  je  cron,  d'une  manière  irrëcosabley  que  la  langoe 
btine  fat  parlée  Talgairement  dans  le^Gaules  pendant  un  long  espace 
it  temps;  mais  le  langage  des  barbares  qui  les  eaTabii»e»C  altéra  iu- 
aosibleTnent,  d'abord  chez  le  peuple^  et  ensuite  dan»  les-  rangs  pkis 
âevés,  la  langue  des  Horace  et  de»  Virgile  :  un  jargon  composé  d& 
mots  tudesques  et  romains  la  remplaça ,  et  fi^rmcl^pety  à  peu  la  tangue 
fomanè  {2) ,  qui  a  ta  gloire  d'aroir  été  mère  de  1»  langue  franfcn*», 
anjoard'hai  la  plus  répandue  ches  tes  peuples  civilisés  de  TËurope^ 

Chilperic, an  témoignage  de  Grégoire  de  Tours  (5)et  d^Aimoin  (4), 
icndît  pluflieors  ordonnances  en  latin,  relatiteatfenV  àk  fcmgoe  S&it^ 
sa  deroit  &ire  usage;  maïs  ce  latin  se  ressent  lui-même  da  s^om^  et 
ià  règne  des  barbares.  Il  s'altéra  encore  davantage  dans-  tes  sièolea 
mwmaMy  et  cette  altération  s'étendit  jusan'à  Rome,  où ,  dès^le  vi^siè^ 
de,  par  une  corruption  diflRérente ,  elle  toriM  la  langae  italienne  (5) , 
oomme  le  prouve  S.  Grégoire  (6)  dans  ses  Dialogué^,  qu^it  écrivoif 
en  593.  Le  concile  tenn  k  Anxen*e  en  598,  défendit  ée  faire  chanter 
Ams  les  églises ,  par  de  jeunes  filles ,  des  chansons  et  des  cantiques 
entremêlés  de  latm  et  db  roman*  Grégoire  de  Tours,  qui  écn'Tvoit 
ivant  553,  se  plaint  que  les  letti'es  sont  méprisées.  «  Un  rhéteui:' 
philosophe,  dit-il,  a  peu  d'auditeurs  :  on  court  en  foule  enlendre  un 
rastique  (7)  ».  1^  troisième  concile  tenu  à  Tours  ordonne,  au  septième 
canon,  que  les  évêqnes  s'occuperont  de  traduire  en  langue  vulgaire, 
certaines  prières  et  pseaumes,  pour  que  le  peuple  puisse  les  entendre. 
Celui  de  Kheims,  de  la  même  année,  contient  un  semblable  règle- 
ment; et  le  concile  de  Mayence,  tenu  en  847,  ne  fit  que  copier  le 
décret  de  celui  de  Tours  (8). 

Charlemagne  parut;  soutien  des  sciences  et  des  lettres,  il  tenta 

(il  Lmàè€,  Bibiiotheea  iiomi  Mst,  tom,  i%pdg.  70«. 

(i)  UMgua  romana  nudca ,  ou  nmplement  nutica,  galUca ,  vufguris,  simptex ,  ruralis, 

mmiîsg  piehtïm,  et  jamais  y^oncrcii,  eomme  Font  dit  Ja  Pin  et  lu  RavalUèrc,  k  moins 


fm  r<m  n*eii  détermine  la  signification  comme  ^nibert  de  Nogent,  lil>.  7,  cap.  a  et  5< 
imgma  fnutcica  ne  signifie  point,  langue  rrançoise,  mab  langiie  todesqn*,  tbéotis<in# 
•■  allemande,  «{ai  étoit  celle  des  anciens  Francs. 

f))  Lib.  5,  cap.  44  et  45. 

hS  Lié.  3,  cap.  40. 

fS)  Jml,  Ctts.  Scaiiger,  an  ignoras ,  liugnam  galUcam ,  italicam ,  kîspanicam ,  lingnu; 
Isma  abortom  eue?  et  iyucmmge,  prœf.  Glouar, 

SJJé.  %^  cap.  iS. 
Pkiheophmtnem  rhetorem,  inielfigtmt  pûuei ,  loquentem  rusiivum  inuîiù 
(S)  Comeiiia,  tom.  7,  |)ag.  1^49,  ia56,  cap.  i5,  pa^.  ia63,  cap.  17.  Le»  Concile.^  de 
Hiiîmi  et  de  Toors  representoient  l*Eglise  entière  de  TErapire  FrunçoÏM,  qui  comprenoit 
ilors  les  Gaules  et  la  Germanie.  L'ordonnance  est  en  c.en  ternies  :  •<  Et  ut  ensdem  homUias^ 
•Masque  aperte  transjèrre  studeat  in  mslicam  roroanam  iinguutn,  aut  tlreotiscam,  quo 
pdtriu  emneû  pouint  inteUigere  qtut  dicunttir».  Dans  les  siècles  sa i  vans  ces  Ordonna nrrs 
knmi  rvaouTciMa.  f^4^«s  m  mime  Ouvrage,  tome  S,  page  42,  rbap.  a. 

'i 


u  DISCOURS 

vainement  de  rëtablir  la  langue  latine  dans  toute  sa  puretë ,  en  org£ 
nisant  de  nouvelles  ëcoles.  Son  règne  fut,  il  est  vrai,  illustre  pa 
Walafride  Strabon,  Florus,  Ëginhart,  Thëodulfe,  Alcuin,  Th€ 
gan,  Ermoldas,  Nigelus,  Raban,  Frothaire,  Hincmar,  Aldnin 
Gotliescale ,  etc.  ;  mais  il  ne  put  parvenir  à  rendre  la  langue  latin 
vulgaire  y  ainsi  qu'elle  Tavoit  été  ^  et  elle  commença,  sous  son  règne 
à  devenir  langue  savante. 

Je  touche  à  l'époque  d'un  des  plus  anciens  titres  de  la  langa 
romane,  et  qui  porte  avec  lui  tous  les  caractères  de  l'altération  d 
latin.  Je  veux  parler  du  serment  que  Charles-le-Chauve,  et  son  fret 
liOuis-le-Germanique,  se  prêtèrent  à  Strasbourg,  le  16  des  kalendi 
de  mars  842.  Plusieurs  auteurs  l'ont  publié,  mais  toujours  avec  d( 
difEërences;  pour  le  donner  correctement,  j'en  ai  tiré  une  copi 
figurée  sur  le  manuscrit  original,  que  je  joins  ici  :  le  lecteur  ; 
reconnoitra  la  langue  latine  déjà  fort  altérée,  mais  sans  aucun  mélang 
de  mots  celtes  ou  gaulois.  Charles  le  fit  aux  Allemands  en  langu 
tudesque,  et  Louis  le  fit  aux  François  en  langue  romane  (i). 

Cùnique  Karolus  hœc  eadem  romana  lingua  perorassct,  Lodhu 
vicus  quoniam  major  natu  erat ,  prior  hsec  deinde  se  servaturur 
testatus  est« 

Serment  de  Louis  y  Roi  de  Germanie. 

Pro  Deo  amur ,  et  pro  Christian  poplo,  et  nostro  commun  salvâ 
ment,  dîst  di  en  avant,  in  quant  Deus  savir  et  podir  me  dunat ,  . 
salvara  jeo  cist  meon  fradre  Karlo,  et  in  adjudha,  et  in  cadliun 
cosa,  si  cum  om  per  dreit  son  firadra  salvar  dist,  in  o  quid  il  mi  alti 
si  fazet,  et  ab  Ludher  nul  plaid  numquam  prindrai ,  qui  meon  v< 
cist  meon  fi:adre  Karle  in  damno  sit. 

Quod  cùm  Ludhuvicus  explesset ,  Karolus  teudisca  lingua ,  s 
hœc  eadem  verba  teslatus  est. 

(i)  Ergo  zn  kalende  marsii ,  cam  Lodhnyicas  et  Karolns  in  civitate ,  qnse  oli 
Argentaria  Yocabatar,  nanc  aatera  Strazburg  vnlgô  dicitur,  et  sacramenta  qase  subt 
notata  sant  Lodbavicas  romana ,  Karolos  verà  teudisca  lingua  juravemnt ,  ac  sic  an 
sacramenta  circumfnsam  plebem,  alter  teudisca,  alter  romana  lingua  alloquuti  sni 
Nithardus,  Mu*  fol,  la,  V* ;  Codex  Fatic,,  n*  1964,  ft  Historiœ  Francorvm,  apud  * 
Chesne,  tom.  ^^pag.  a;4. 


bdec  MfLe  iirrbA.-  romwj 

liAw  Jemcle  jéfmuuvW 
JJ  ro  35  dmut*  4^  uxp'i  jj 


b 
li 
dt 
di 

et 


PRÉLIMINAIRE.  xig 

Serment  de  Charleâ-le^Chaui^. 

In  Godes  miyia  indHethes  (indintbes)  chiistlanes  folches  ind  unser 
bedhero  gealt  nissi  (juâsi)  fon  (son)  thesenioda  ge  frammor  dessô 
&am  so  mir  Got  geuyiz  ci  (ei)  indi  madh  furgibit  so  faald  ihtes  an 
minan  bruodher  soso  manmit  rehtu  sinan  bruher  scal  inthi  ^juthi) 
utha  zermigsoso  (soson)  maduo,  in  dimit  lueren  in  noihe  in  ait  hing 
nege  ganga  (gango)  zheminam  vuillon  imo  ces  cadhen  yuerhen. 

Le  même  Serment  en  langue  latine,  suivant  Bonamy. 

Pro  Dei  amore^  et  pro  cbristiano  poplo  et  nostro  communi  salva*- 
mento ,  de  ista.die  in  abantc,  in  quantum  Deus  sapere  et  potere  mi 
douai,  si  salvaro  ego  eccistum  meum  fratrem  Karlum ,  et  in  adjutmn 
ero  in  quftque  una  causa,  sic  quomodo  homo  per  directum  suum 
fratrem  salvare  débet,  in  hoc  quid  iUe  mî  alteioim  sic  faceret ,  et  ab 
Lothario  nullnm  placitum  numquam  prendero  quod  meo  yolle 
cccisti  meo  iratri  Karlo  in  damno  sit« 

Traduction. 

Pour  Tamour  de  Dieu  et  pour  le  peuple  chrétien,  et  notre  commun 

]our),  autant  que  Dieu 
i  mon  frère  Charles,  ici 

^ ^  _^ , qu'un  homme,  par  droit 

et  justice,  doit  défendre  son  frère,  en  tout  ce  qu'il  feroii  de  ta  même 
manière  pour  moi;  et  je  ne  ferai  jamais  avec  Lothaire  aucun  accord 
fn,  par  ma  ydlonté,  porteroit  dommage  à  mon  frire  Charles, 
que  Toici. 

Sacramentum  autpm  quod  utrocumque  populus  quique  propria 
lingua  iestatus  est,  romana  lingua  sie  (sic)  sehabet. 

Serment  des  Seigneurs  françois ,  et  sujets  de  CJiarles-le^Chauvem  , 

Si  Lodhuvigs  jBagrament  que  son  fradre  Karlo  jurât,  conservât, 
\  et  Karlus  meos  sendra  de  suo  part  non  lo  stanit,  si  jo  returnar  non 
I  lint  pois,  ne  jo,  ne  neuls  cuieo  returnar  int  pois  in  nuUa  adjudha 
;  contra  Loduwig  nun  li  juer. 

I     Tendisca  autem  lingua. 


paii  DISCOURS 

Serment  des  JSeigneuré  ti  9U^U  de  LofuUA^Germanique. 

Oba  Karl  Uien  «id ,  then  «r  ^e  no  "brue^ber  HSdimimîge  "(Ludr 
Imwige)  g€0iior  «  geleifli^,  indi  (îad)  Ludbawig  mm  herro ,  iSien  tx 
dmo  gesâor,  fi^rbrihchit,  obi  iiiaa  nés  imTeiidenii^  ^^^%i  noK  ih, 
moh  tbeoa,  «oh  iiein  tiienfhes  kuvendea  ^mstf^  tu iébar  Kiu:le  imo  ce 
fsAm  tine  iwMlhft* 

/^  même  Serment  en  langue  latine,  suivant  Bonamy. 

Si  Ludovicus  sacramentum  quod  8uu8  frater  Karlus  jurais  conaer- 
•i«rt,et  S^iAns^meiia^Seniorde  Wf^rte  non  iHvdleneret^^î  ^o  retoiy» 
dMiseinon.  illnm  ii^de  pofisamyDeC'^o,  n60«i]Uus<{aera  ego  retomara 
onde  pKsum,  in  «uUo  «djiHo  <xmlra  Ludofîeam  iion  illi  iuero. 

^^^ducii^m. 

Si  Louis  observe  le  sermeniqn^aanfiière •Charles lai  juvey-etque 
Charles  mon  Seigneur,  de  son  côte,  ne  le  tint  point,  si  je  ne  puis' 
détourner  Charles  de  cette .i^kihfcl(k»L,  iù  moi,  ni  aucuns  que  je  puis  ' 
dëtourner,  ne  serons  en  aide  à  Charles  contre  Louis.  ' 

à 

•Quibus  p^r-f^ti^  JLo^hi^wjpw  Am^  f^nu^^pivfMn  let  K^olus  joata  ' 
.Wftô^um  $^  y,Hi^zp;i^m:g  WainiHii^MP  iter  iftiwawfr.  -  ! 

;Bon^p:i/  (\(ë0fioif:e3  de  l'Afr^A-  d^  iQ^î|\.^  MW^  M?  pf^g*.^o«)i 
doupe  la|i:^4^c;tion  de  c^  .sfp7nenL|.,ea  Ii^ue  wm^^fi^  4^  xu^^iàcdiei^ 
je  k  transcris  seulement  .<i)^prgHel^Vi|â9  j^èrea  lOWl^ti^t^Ps  %Me  l'uî 
crues  nécessaires. 

Por  Di^ amor^  et  por .cjiri^n  jpople^t.^npst^e^^QIIWua  ealya* 
ment,  de  cest  jor  ia  a,va^t  en  k^t  A)eus  iHf^v^e^*  c^  p^pir^medopa» 
si  sulverai  jeo  cist  meon  frère  Karle,  et  en  ajudhe  seroi  en  cascune 
cose  si  Qum  um  p^  dreit  sun  ii:eire  saluer  dikt  i^.P  t^  il  fs^  Mti^ 
faset ,  et  à  Lothaiie  nul  plaid  n'onques  prindrai  qui  par  mon  voil  à 
cist  moun  frère  Ka^le  en  ç^mfi  seit. 


ns  lo  sagrameiiL  '^ke  sun  irev^  'Kfirie  jure ,  cunsei*ye ,  et 
eon  Seuhorde  sue  part  non  lo  teni^t^  jBe  géo  no  l'en  ugia.. 


'Se  Looîs 
Karles  meon 

ne  jeo,  ne  nulz  ki  jeo  retorner  en  pois,  ea  nid  ajudhe  Loois  nun 
li  6erai« 


"^  PRÉLIMINAIRE.  xxiij 

Ce  monument  constate  de  la  manière  la  plus  authentique,  l'état 
de  la  langue  romane  au  ix'  siècle ,  et  prouve  qu'elle  est  entièrement 
tirëe  du  latin.  J'invoquerai  à  cet  égaixl  l'aveu  d'un  zélé  partisan  de 
celte  gonyerite  (i),  qui,  après  avoir  mis  en  latin  ce  fameux  ser* 
ment ,  le  compare  avec  Tonginal ,  et  s'exprime  ainsi  :  «  Si  quelque 
1  personne,  de  celles  qui  se  piquent  de  bien  savoir  le  latin,  se  don- 
»  noit  la  pe|ue  de  connt>nter  ces  cfeux  textes,  à  quelques  altérations 
»  près  dans  la  colonne  oiî  est  le  roman,  elle  yerrpit  sûrement  Tiden- 
1»  titë  dans  le  sens  et  dans  les  mots;  car  il  n'est  aucunement  à  craindre 
*  qu'une  ressemblance  si  frappante  soit  d*e$pèce  à  n'être  pas  apper- 
»  çue  ».  J'ajoute  que  ce  monument  prouve  aussi  que  le  latin  n^étoit 
plus  entendu  du  peuple,  mais  on  n'a  p^  droit  d'en  conclure  que  le 
tadesque  dominât  la  langue,  ainsi  que  Tofi^  prétendu  plusieurs  sa  vans; 
et  Ton  peut  prëe^imer  que  dès  cette  époque  on  fit  des  traductions,  puis- 
que le  Tiii^sièc^  pffire  déj^  des  vestiges  di&  la  langue  romane,  qui  com- 
mençoit  à  se  former*  Mabillon  (3),  dans  l'un  de  ses  ouvrages,  donne 
répitaphe  d'une  Ëusèbie,  abbease  à  Arles,  et  une  lettre  tout-à-fait 
rastiqùe  (5),  présentée  par  des  moines  à  Charlemagne ,  au  commen- 
cement de  son  i*ègne  ;  on  y  vpit  l'article  le,  ainsi  que  les  expressions 
suivantes,  qui  se  trouvent  aussi  dans  les  litanies  en  usage  à  la  Cour 
de  ce  Prince,  avant  qu'il  fût  Empereur  :  Ora  pro  nos,  tu  lojui^a  (4). 

Mais  la  protection  que  Charlemagne  et  quelques-uns  de  ses  suc- 
cesseurs a  voient  accordée  aux  lettres,  ne  les  empêcha  point  de  suc- 
comber pendant  les  guerres  civiles  dont  la  France  fut  déchirée. 
Le  goût  de  l'étude  s'éteignit,  et  le  Clergé  lui-même,  jusqu'alors 
fidèle  conservateur  des  sciences,  les  abandonna  honteusement  pour 
se  livrer  aux  plaisirs  du  siècle  (5).  Tant  de  désordres  engagèient  les 
évoques  et  plusieurs  personnes  remplies  de  zèle  et  de  lumières,  à 
travailler  à  la  réformation  des  monastères  où  s*étoient  introduits  le 
lel&chement  et  Toubli  des  règles.  Plus  de  quatre-vingts  conciles  furent 
tenus  en  France  dans  le  cours  du  Xi®  siècle,  pour  rétablir  la  discipline 
et  Tordre  des  études  ;  bientôt  à  la  faveur  de  la  réforme ,  les  écoles 
monastiques  se  multiplièrent,  les  évèques  prirent  sur-tout  soin  de  dix*i- 
ger  celles  qui  étoient  destinées  k  l'enseignement  des  hautes  sciences.  Le 
désir  d'instruire  étoit  si  grand  chez  ces  respectables  religieux,  que, 
bien  loin  d'exiger  un  salaire  des  étudians,  ils  poussèrent  la  générosité 
jusqu'à  nourrir  ceux  de  leurs  élèves  qui  étoient  dans  l'indigence  ; 

(1)  Le  Brig4nt,  Déuchement  de  la  Langue  primitiTe,  page  1 3  de  la  seconde  partie. 

!a)  jtnmoL  Ordinû  S.  Bénédictin  lUf.  ai ,  /i*  lo,  etConcuia,  tom,  Q^  pag,  17S0. 
3)  D.  RiTet,  Hiat.  Littér.  de  la  France,  tome  7 ,  pré£ice,  page  zxxiv. 
41  Anmal,  Ont.  S,  Bened,,  tom.  a,  aag.  682-684. 
5)  Bahtxii' MîtceO. ,  tom.  'j^  pag.S^\  Concilia,  tom.  9,  pag.  5ia-664y  866 ,  104 x- 
1049,  "^9  ^^^7  >  ^^  Gt^li^  Christ,  nova,  tom.  i,  pag.  10.  • 

4 


xlir  DISCOURS       • 

d'autres  forent  employés  à  multiplier  les  copies  des  bons  auteurs 
pour  les  faire  coonoilre;  un  point  capital  de  l'Ordre  des  Chartreux, 
ëtoit  d'annoncer  la  parole  de  Dieu  par  les  livres,  puisque  leur  règle 
dëfendoit  de  le  faire  de  vive  voix,  et  de  les  transcrire  pour  en  augmenter 
le  nombre.  La  reforme  du  Clergë  et  le  goût  pour  les  bonnes  études 
pénétrèrent  dans  l^s  provinces,  où  s'élevèrent  de  nouvelles  maisons 
destinées  à  l'instruction  :  tant  d'efibrts  réunis  furent  couronnés  d*un 
ëclatant  succès,  et  l'Histoii^e  Littéraire  de  la  France  n'eut  plus  d'in- 
terrègne à'  décrire. 

Plusieurs  savans  concoururent  aussi ,  dans  les  deux  siècles  dont  je 
parle  (i) ,  à  tirer  la  France  de  son  ignorance,  et  à  réparer  les  perles 
qu'elle  a  voit  faites  de  ses  livres  les  plus  précieux,  par  les  irruptions, 
les  pillages  et  les  incendies  des  Sarrazins,  des  Normands,  des  Hon4 
grois  et  des  Bulgares.  Ces  hommes  instruits  cherchèrent  à  rendre 
Tétude  des  sciences  moins  aride  ;  parmi  eux  l'on  distingue  encore 
Gerbert  et  Abbon  de  Fleuri.  Trois  Souverains  tentèrent  ausû  de 
ranimer  la  culture  des  lettres  :  Robert  n,  fils  de 'Hugues  Capet, 
Guillaume  v,  Comte  de  Poitiers  et  Duc  d'Aquitaine  (2),  qui,  s'il 
n'eût  point  été  connu  comme  Prince,  se  seroit  fait  un  nom  distingué 
comme  auteur;  enfin  Guillaume  le  Conquérant ,  qui  les  favorisa  de 
toute  sa  puissance,  en  donnant  à  l'Angleterre  des  loix  écrites  dans 
la  langue  qu'on  parloit  en  France,  et  en  obligeant  ses  sujets  à  l'em- 
ployer dans  tous  les  actes ,  afin  de  la  rendre  aussi  commune  qu*en 
Normandie  ;  de  l'Angleterre  elle  passa  en  Ecosse  ;  sous  Edouard  le 
Confesseur,  dont  le  règne  commença  en  io45,  elle  étoit  celle  de  la 
Cour  (5).  Ce  Prince  a  voit  été  élevé  dans  la  Normandie  (4) ,  il  en 
avoit  appris  la  langue  ;  et  lorsqu'il  revint  en  Angleterre  prendre 
possession  de  ses  Etats,  il  y  amena  plusieurs  Normands  qu'il  combla 
de  biens  et  de  dignités,  pour  tâcher  de  leur  faire  substituer  la  langue 
et  les  usages  françois  à  ceux  de  ses  Etats  (5). 

Les  Allemands  eux-mêmes  connui*ent  la  langue  romane ,  et  s'en 
servirent  quelquefois  (6).  Le  Roi  Louis  d'Outremer  ne  parloit  point 
d'autre  langue  :  les  évéques  en  firent  usage  pour  haranguer  les  con- 
ciles. Aymon,  évêque  de  Verdun,  chargé  du  discerna  d'ouverture 
de  celui  qui  eut  lieu  en  995  (7)9  à  Mouson-sur- Meuse,  le  fit  en 

(1)  Les  X*  et  xi*  siècles. 

(7.)  Qoi,  en  993,  saccéda  à  Gnillaame  son  pérc,  samommé  Bns-de-Fer.  P.  Pithou, 
Hisiorici  Franciœ ,  tom,  i. 

(3)  Guibtrt,  ab  Novigent.,  lié.  3,  cap.  9. 

(4)  Du  Chesne,  Hist.  Franeor.,  tom.  3,  pae.  370. 

(5)  Ingulfus,  H*tt.  Crojrlatui.,  pag,  %^.  Cœpit  crgo,  tota  terra  snb  Rege  et  sub  aliit 
IVormanais  introdnctis  Anglicos  ritus  dimittcre,  et  Franconun  mores  in  mnltis  imitari. 

Î6)  ChronicWt  Abbat.  Uspergensis,  «nu.  937. 
;  —    ■■■   


[7)  Concilia,  tam.  9ip<tg-  747- 


\ 


PRÉLIMINAIRE.  x^r 

làngae  romane^  il  y  reproche  à  Âmoulf ,  archevêque  de  Rheims, 
d'avoir  feit  ouvrir  les  porUs  de  cette  ville  à  Charles  de  Lorraine ,  et 
d*avoir  conclu  un  traité  d'association  (en  François)  avec  les  ennemis 
du  Roi  (i). 

J'ai  dit  plus  haut  qu'en  différens  conciles ,  les  ëvèques  firent  des 
ordonnances  pour  la  traduction  des  livres  sainte  3n  langue  vulgaire. 
Outre  les  conciles  de  Rheims  et  de  Tours  en  8i5;  de  Muyence  en 
847,  et  d'Arles  en  85 1  ^  l'on  connoît  encore  plusieurs  autres  man- 
démens  et  ordonnances  sur  le  même  sujet  (s).  Le  xi*  siècle  offiît  ^ 
plus  de  monumens  remarquables  que  celui  qui  Ta  voit  pi^cédé  ^  plu^ 
siears  traductions  d'ouvrages  importans,  parmi  lesquels  on  distingue 
les  Quatre  Livres  des  Rois  et  ceux  des  Machabées,  ouvrage  mêlé  de 
prose  et  de  vers  (5) ,  un  Commentaii*e  sur  le  Pseautier  (4) ,  le  Can- 
tiq^ae  de  S.  Athanase  (5) ,  les  Morales  et  les  Dialogues  de  S.  Gré* 
gou?e  (6),  le  Sermon  anonyme  sur  la  Sagesse  (7),  voilà  une  partie 
des  ouvrages  qu'il  produisit*  Un  moine  du  Mont-Cassin  traduisit 
l'Histoire  de  GeofiEroi  de  Malaterra,  et  la  dédia  à  Didier  son  abbé, 
qui  fut  élevé  au  Pontificat  le  34  mai  1086,  sous  le  nom  de  Vic- 
tor m  (8).  L'Abbé  le  Beuf  (9)  fixe  à  cette  époque  Torigine  de» 
premières  traductions  dans  les  Pays-Bas^  parce  que  la  langue  vul- 
gaire y  étoit  plus  éloignée  du  latin  que  dans  les  provinces  méridio- 
nales du  royaume,  et  qu'ils  furent,  pour  ainsi  dire,  le  point  où  se 
rendirent  d^abord  les  étrangers  venus  du  Nord*  Ce  savant  critique 
pense  que  la  Normandie  possédoit,  au  xi*  siècle,  plusieurs  Vies  des 
oaints,  qu'un  poète  avoit  mises  en  vers  vulgaires*  Ce  qui  peut  for- 
tifier cette  opinion,  c'est  que  S*  Norbert  prêcha  en  fi^ançois  dans  la 
seconde  Belgique,  ainsi  que  S*  Vital  de  Savigny,  en  plusieurs  pro- 
vinces du  Nord  (10)*  Mabillon  (11)  assure  avoir  vu,  dans  l'abbaye 
de  Lagny,  un  manuscrit  fi:ançois  contenant  l'histoire  de  deux  trans- 
lations de  S*  Thibaud  de  Provins,  dont  la  dernière  eut  lieu  en  1078, 

(1)  Addcbant  ctiam  de  pActif  et  constituds  in  ynlgari  lingoa,  cam  codem  habitii. 
Depotith  jimulfit  oaud  du  CKesne,  lom.  4 ,  pag.  i  lo. 

λ)  Hitt.  Lin.  de  la  Fk^ace,  tome  6,  page  370. 
3)  Siblioihèqoe  de  rArtenal;  Barbaxan  en  a  donne  one  Notice  dans  le  Discoors  qni 
précède  tes  FabÛaox. 

i4)  BiUioth.  Impér.,  n*  Si 77,  ûi-S. 
5)  BiikUoth.  de  rAnenal. 

(6)  Biblioth.  Impér.,  |ii-4.y  fonda  de  l'Eglise  de  Paris. 

(7)  /^û/. 

!S)  Bîblioth.  Impér.,  in-foL,  fonds  de  Colbert.  Ce  Mis.  a  appartenu  A  dn  Chesne. 
9)ȃtat  des  Sciences  en  France,  depuis  le  Roi  Robert  jnsqn'i  Pbilippe-le-BeL  Dis- 
tertadoms,  tome, a ,  page  3S. 

10^  BoUand.,  Acta  Sànct, ,  6  jnin ,  pag.  S27,  n*  24 }  Fleuri ,  Hist.  Ecclta. ,  lir.  67 ,  n*  10. 
si)  Jeta  Sonet.,  tmn,  9,  pag,  iSj,  rr^ 


i 


DISCOURS 

et  cet  ouvrage  lui  paroissoit  avoir  précédé  les  e:9:emplaires  latins. 
Dans  un  autre  endroit  du  même  ouvrage,  il  nomme  (i)  plusieurs 
poètes  erotiques  qui  composèrent  des  chansons  en  langue  vulgaire. 
C'est  en  1066,  à  la  fameuse  bataille  de  Hastîng  contre  Harold,  qui 
y  fut  défait,  qu'pn  chanta  pour  la  dernière  fois  la  célèbre  chanson  de 
noland.  N'oublions  pas  que  les  Anglois  envoyoient  ]eui*s  enfans  en 
France  y  tant  pour  y  làire  leurs  étpdes  et  se  former  à  Part  militaire , 
que  pour  se  défaire  de  la  grossièreté  et  de  la  rudesse  de  leur  langue 
naturelle,  et  y  apprendre  Ta  romane,  qui  étoit  alors  réputée  la  plus 
douce  et  la  piQs  polie  (3). 

Le'  xii*  siècle  présente  également  des  traductions^  mais  il  oSîe  de 
plus  un  grand  nombre  d'ouvrages  d'invention.  Un  Comte  de 
Guines  (5)  fisiit  traduite  par  Landrv  de  Vallanio,  Godefroy  et  Simon 
de  Boulogne ,  différens  livres  de  piété,  d'histoire  et  de  physique;  le 
poëme  de  Marbode  est  mis  en  vjers^  S.  Bernard  prêche  ses  Sermons 
en  langue  vulgaire;  Abeilard  compose  des  chansons  galantes  dont  il 
&it  la  musique,  et  que,  suivant  les  historiejis,  tout  le  monde  retint; 
S.  Bernard  Iui-n;iême  fut  soupçonné  d'avoir  composé  quelques  chan- 
sons dans  sa  jeunesse  ;  Hélin^nd  ^rit  ses  différeus  ouvragiess  ;  Pierre 
de  Vemon  donne  les  Enseignemens  d' Aristote ,  et  Robert-grosse- 
Tête  le  Roman  des  Romans;  les  Romans  du  Brut  et  du  Rou 
paroissent,  l'un  en  11 55,  et  l'autre  en  11 65;  enfin  ceux  de  la  con- 
quête d'Outremer  et  de  Guillaume  au  court  Nez,  qui  contient  l'His- 
toire travestie  de  S.  Guâlaume  de  Gellone,  les  suivirent  de  près.  Cet 
apperçu  des  ouvrages  considérables  fournis  par  le  xii^  siècle ,  doit 
fajre  présumer  qu'ik  avoient  ét^  précédés  d'autres  moins  impor- 
taiis ,  qui  leijir  servirent  en  quelque  soi'te  de  modèle.  Il  n'appartient 
qu'à  Jupiter  de  faire  sortir  de  sa  tête  une  Minerve  totale  armée. 

La  restauration  des  écoles  et  l'ardeur  avec  laquelle  on  les  suivit 
dans  le  cours  du  siècle  précédent,  prépai*èrent  les  succès  de  celui  que 
nous  allons  parcourir  rapidement;  en  effet,  il  seroit  plus  aisé  de 
compter  les  fleurs  qu'un  printemps  fait  éclore,  que  de  nommer  ici 
les  poètes  en  tous  genres  qui  écrivirent  au  xiii''  siècle ,  et  dont  les 
ouvrages  nous  sont  parvenus.  Une  ép^déi^ie  poétique,  si  je  piis 
^n'exprimer  ainsi,  se  répandit  diez  les  François;  et  semblables  a  ce 
peuple  dont  le  soleil  avoit  échauffé  les  têtes  à  la  représentation  d'une 
tragédie  d'Euripide,  ils  ne  parlèrent  plus  qu'en  vers.X)utre  les  tra- 
ductions des  livres  saints,  on  rima  des  Commentaires  sur  l'Ecriture 


Ti^  Jeta  Sanci.,  tpip.  3,  pa^.  37B;  etjiimàL,  lUf.  Çp,  ;i*  4i* 

(a)  Ob  osam  armoram ,  et  ad  lin^iue  nativae  barbarien  joUcndain  ?  Du  Chesnt , 

(3)  Le  Bcaf,  Disi.,  tome  a,  part,  a,  page  38, 


PRÉLIMINAIRE.  xxv^ 

Sainte  y  des  ouTragea  de  théologie,  de  morale  et  de  philosophie ,  des 
légendes,  des  histoires  sacrées  et  pro&nes;  enfin  la  Coi;it;i;ime  de  Nor- 
mandie et  la  Règle  de  S-  3enoit .  fureiM  n^ses  en  vers.  On  composa 
des  satires,  des  historiettes^.des  fabjuaux^  des  contes  ddy ots  et  badins,  des 
romans  de  chevalede,  die  fé^e.et.d'amçtVtr  ;^t4:e  fut  alors  que  paru- 
rent les  premiers  essais  dans  la  poésie  épique  et  dramatique.  La  chan- 
son prit  un  tour  pjlus  fia  et  plus  délicat^  quelques  persqnnes  illustres, 
des  SouTer^ins  même,  ne  dédai^èr^t  po^vt^'^jçi 'Composer  et  de  sy 
iaire  remarquer.  Thibaut*,  Roi  de  Navarre,  ^ntreç^eui  le  premier 
avec  ordi'e  les  rimes  fi^inines  et  masculines,  et  ^onna  par  là  à  ses 
chansons  une  grace  inconnue  jusqu'alctrsji  I^PP^^^neuriG^e  JBrulez, 
Monseigneur  'rhibaut  de  Blazon,  les-Chigitelains  deCouci  et  d'Arras, 
le  Comte  d'Anjou,  le  Duc  de  ft*abant,  le  Vidamede Chartres,  les 
Messires  Gautier  d'Aq;ies,  Hugues  de  ^ersi^,  Raoul  de  âoinons, 
Robert  de  Mai4>erole8,  Jacques  de  Chison,  etc.  brillèrent  dans  le 
même  genre  de  composition,  ,c^  fui;e9t  plficés  ^ar  la  postérité  au 
nombre  des  auteurs  les  plus  agréables  de  ce  temps-là. 

Cest  une  6hose  digne  de  p$u[parqae,.que  ce  soit  pendant  le  règne 
du  plus  saint  de  nos  Rois,  que  la  romancqiîe  ait^t  le  plus  de  progrès, 
et  que  le  nombre  des  conteura  et  des  cbansonniç^rs  soit  oevenu  si  grand  ; 
car  ce  ne  fut  pas  seulement  dans  la  capitale  qu'on  écrivit  i  en  pro- 
Tiuoe  des  poètes  se  distinguèrent  dai;i^  les  dialectes  picard,  walon, 
normand,  parisien,  bourguignon,  gascon  et  proyençal;  dans  ce  der- 
nier sont  compris  le  languedocien  ^  le  dauphinois,  le  bourdelois,  et 
ceux  des  autres  provinces  méridionales  situées  au-delà  de  la  Loire. 
Mais  tous  ces  rimeurs,  sans  exception ^  négligèrêiit  du  plus  au  moins 
le  yrai  et  le  naturel  ;  au  contraicç.,  les  moyeijis  merveilleux  et  ex- 
ti-aordinaires  eurent  pour  ei^x  un  charme  puisaaiit.  Peut-être  Ten- 
thoudiasme  général  de  la  nation  pour  la  chevalerie ,  fit-il  entrevoir 
comme  des  choses  possible  des  fiiitjB  invraisemblables?  Quoi  qu'il  en 
•oit,  les  fables  f^t  ]a  fiction  jurent  ^  seules  divinités  inspiratrices  des 


qui  aerv.ent  cuvent  à  la  peindre.  Par  .exemple,  dans  les  vignettes 
a  un  iQi^MSGrit  où  les  auteurs  et  les  peinû^s  ont  représenté  Alexan* 
dre,  ce  Roi  e)t  vâtu  d'un  surcot;  sa  Cour  est  composée  de  Barons, 
de  Pairs  et  d'Évèques,  et  son  palais  est  un  çhAteau-iort,  accompagné 
de  tours.  Dans  un  autre  manuscrit  6n  a  peint  les  funérailles  de  Jules 
César  ;  son  corps ,  précédé  de  la  croix  et  de  l'eau  bénite ,  est  entouré 
de  religieux ,  etc.  Je  craîndrois  de  fatiguer  le  lecteur,  si  je  lui  retraçoi^ 
toutes  les  erreurs  où  sont  tomba  nos  premiers  écrivains^  sous  le 


xxvîij  DISCOURS 

rapport  de  l'antiquité  et  de  Tordre  chronologique;  il  suffit  qu'il  soit 
instruit  que  les  connoissances  de  quelques-uns  d'éntr'eux  ne  remon- 
toient  point  au-delà  d'un  siècle  :  il  raut  cependant  excepter  de  ce 
nombre  Ville-Hardouin,  Guillaume  Guiart,  Guillaume  de  Nangis 
et  Joinyille ,  tous  quatre  fort  instruits  pour  leur  temps ,  et  recom- 
mandables  par  leurs  ouvrages  ou  par  d^excellentes  traductions.  Leur 
style  est  simple  et  attachant ,  sur-tout  celui  de  Joinville,  qui,  présent 
à  tous  les  événemens  qu'il  décrit ,  les  rapporte  avec  une  naïveté  qui 
charme,  et  dont  le  seci*et  paroit  perdu. 

Ce  fut  dans  le  cours  du  xiii*  siècle  que  les  iimem*s  françoîs  es- 
sayèœnt  d'ouvrir  la  carrière  théâtrale  ;  Rutebeuf ,  Adam  de  la 
Halle,  surnommé  le  Boçu  dCArras,  et  Jehan  Bçdel,  sont  les  pre- 
miers auteurs  dont  il  nous  reste  des  ouvrages  dialogues  :  le  siècle 
lïrécédent  en  avoit  cependant  produit  plusieurs  en  vers  latins.  L'Abbé 
le  Beuf  (i),  parlant  des  pièces  profanes  rimées,  s'exprime  ainsi  : 
<(  On  trouve  souvent,  dit-il,  dans  les  manuscrits  de  toutes  les  grandes 
»  bibliothèques,  des  ti^gédies  en  rimes  latines.  Du  Boulay  fait  men-. 
»  tion  de  celle  de  Sainte  Catherine  à  l'an  ii46  :  on  peut  voir  ailleurs 
»  celles  de  l'Abbaye  de  S.  Benoit.  Dans  celle  de  Saint  Martial  de 
»  Limoges,  sous  le  Roi  Henri  i,  Virgile  se  trouve  associé  avec  les 
»  Prophètes  qui  viennent  à  l'adoration  du  Messie  nouveau-né ,  et  il 
)>  mêle  sa  voix  avec  la  leur  pour  chanter  un  long  benedicamus  rimé, 
D  par  lequel  finit  la  pièce  ». ,«  Nous  ne  trouvons  point  cependant 
»  de  vestiges ,  disent  les  sa  vans  auteurs  de  l'Histoire  Littéraire  de  la 
»  France  (2),  qu'on  fit  représenter  ces  tragédies  avec  appareil  et 
»  décoration  ».  De  Rutebeuf  à  Corneille  l'intervalle  est  immense  et 
ne  peut  se  mesurer;  mais  les  informes  essais  du  premiei*  contribuèrent 
peut-être  à  préparer  les  chefi-d'œuvre  du  second. 

Cependant  la  langue  et  la  littérature  françoises,  en  s'agrandissant, 
sembloient  être  devenues  celles  de  toute  l'Europe.  Outre  les  jeunes 
gens  envoyés  en  France  pour  y  &ireleurs  études,  les  étrangers  parloient 
et  écri voient  chez  eux  en  roman.  Brunetto  La tini, Florentin,  fuyant 
sa  patrie  déchirée  par  l'usurpateur  Mainfi:oi,  en  1 260,  se  réfugia  en 
France,  y  composa  un  Traité  des  Etudes  qu'il  écrivit  en  firançois  (3) , 

Îiarce  qu'il  trouva  cette  langue  la  plus  harmonieuse  de  toutes  (4). 
în  Angleterre  Richard  i*'  attû*a  à  sa  Cour,  par  l'appât  de  fortes 
récompenses,  nos  poètes  et  nos  conteurs;  il  s'en  répandit  également 
dans  l'Italie ,  011  il  paroit  que  leurs  succès  furent  grands^  car  Muratori 


Disfeit.  déjà  citée ,  page  65. 

Tome  7,  page  127. 

Mcm.  de  TAcad.  des  Inscrip. ,  tome  7 ,  ûi-4. 

Fq^ez  ce  Glossaire  au  mot  PjjLLÎu&t. 


PRÉLIMINAIRE.  ixîx 

npporte  (i)  un  rëglement  des  officiers  launicipaux  de  Bologne^  fait 
eu  13389  par  lequel  il  est  défendu  aux  chanteurs  françois  de  s'arrêter 
dans  les  places  publiques.  Saint  Louis  encouragea  les  lettres  et  les 
sciences,  et  fit  ses  effi>rts  pour  qu'elles  brillassent  de  tout  Téclat  qui 
les  euTironnoit  sous  ses  prëdëcesseurs.  L'Uniyersitë ,  déjà  dëcorée 
de  plusieurs  privilèges  par  Philippe-Auguste,  en  reçut  d'autres  de 
Saint  Louis,  et  acquit  un  nouveau  lustre.  Le  nombi^e  des  collèges 
fut  augmenté  à  Paris  $  Robert  de  Sorbon  (2) ,  entr'autres,  chanoine 
de  Cambray  et  confesseur  du  Roi,  en  fonda  un,  auquel  il  donna  son 
nom,  qui  est  devenu  si  célèbre  depuis.  L'art  de  la  médecine  ne  fut 
point  négligé,  il  entra  dans  le  nouveau  plan  d'études,  et  Hippocrate 
et  Galien  devinrent  des  auteurs  classiques.  Horace,  Virgile,  et  sur« 
toat  Ovide,  furent  lus  et  souvent  cités,  quoiqu'alors  le  latin  fut  bien 
certainement  langue  savante,  ce  qui^  prouve  les  progrès  qu'avoient 
£dts  les  études,  et  combien  les  sciences  et  les  lettres  avoient  gagné  en 
peu  d'années. 

Me  voici  parvenu  au  xrv*  siècle  ;  il  ne  présente  pas  autant  dé" 
poètes  que  les  deux  précédens  ;  cependant  on  y  voit  les  noms  d'£us- 
Uche  Deschamps  et  de  Guillaume  de  Machault  :  leurs  écrits  se  res* 
sentent  au  moins  un  peu  de  la  lecture  qu'ils  avoient  faite  des  bons 
autears.  Les  ouvrages  du  premier  sont  fort  intéressans,  en  ce  qu'ils 
traitent  des  habitudes  et  des  mœurs  privées  des  François,  dont  l'au- 
teur &it  souvent  la  satire  ;  il  s'y  permet  aussi  quelquefois  ce  qu'on 
trouve  firéquemment  chez  ses  prédécesseurs,  c'est-à-dire,  des  termes 
obscènes  ;  car  tout  y  est  nommé.  Machault,  plus  réservé,  ne  s'occupe 
dans  ses  vers  que  d'aventures  amoureuses  et  de  sa  maîtresse  ;  il  la 
compare  à  une  harpe  sur  laquelle  vingt -cinq  cordes  sont  tendues, 
et  chaque  corde  est  l'emblème  d'une  qualité  de  l'objet  chéri.  D'autres 
poètes,  contemporains  des  deux  que  je  viens  de  citer,  étendirent 
la  route  que  Rutebeuf  et  ses  confrères  leur  avoient  foiblement  tracée; 
ils  transformèrent  l'Histoire  Sainte^  les  Actes  des  Saints  et  des 
Martyrs  en  dialogues,  auxquels  ils  donnèrent  le  nom  de  Mystères. 
Ce  nouveau  genre  en  fit  écloi^e  trois  autres,  la  moralilé,  la  farce  et 
la  sottie,  tous  ouvrages  sans  plan  ni  conduite,  et  qui  se  ressentent 
encore  de  la  longue  enfance  des  lettres,  mais  auxqueb  on  doit  peut- 
être,  comme  je  l'ai  déjà  observé,  d'avoir  frayé  la  carrière  théâtrale, 
que  tant  de  grands  hommes  ont  illusti*ée  depuis. 

Une  antre  branche  de  la  httérature ,  la  plus*  nécessaire  de  toutes , 
puisqu'elle  est  destinée  à  transmettre  aux  hommes  des  évéuemens 

(x)  Jntiq.  IttJ,,  tom,  a,  D.  ig. 

(a)  Ainsi  nomme  do  lieu  de  sa  ntiisance  :  Sorbon  est  an  petit  village  prci  Je  Rhetel-* 


m  fitSCOUftS 

passes,  et  à  coûsetver  le  souTenir  de»  belles  actions,  PhistoiVe  prit  OU' 
style  plus  élevé  y  et  plus  conforme  èta  caractère  de  vérité  qui  lui  é^n-' 
vient.  Froissart  l'écrivit  d'une  maidère  jusqu'alors  inconnue  ckefdes 
François;  sous  le  ré^ne  du  Roi  Jean,  Pierre  Bèroheure  a  voit  traduit 
les  Décades  de  Tite-Li  ve.  Les  malheurs  de  la  France ,  pendant  qu'elle 
fut  gouvernée  par  ce  Roi,  arrêtèrent  un  moment  l'essor  qu'avoient 
pris  les  lettres  et  les  sciences  ;  mais  sous  le  règne  de  Charles  v  elles 
reparurent  plus  brillantes  que  jamais,  et  pour  ne  plus  s'éteindre. 
Ce  Prince ,  que  la  prudence  de  son  gouvernement  et  son  amour 
pour  les  sciences  firent  surnommer  le  Sage,  fit  traduire  une  partie 
des  livres  saints  et  des  auteur»  latins.  Les  oQ?rages  de  Jehan  de 
Vignay,  Raoul  de  Praelles,  Vasque  de  Lucetie,  Jehan  Corbichon, 
augmentèrent  la  bibliothèque  du  Monarque.  En  iS^S  Gilles  Mallet, 
qui  en  avoit  la  carde ,  fit  l'inventaire  des  livres  qu'elle  contenoit  :  il 
s'y  trouva  neuf  cent  dix  volumes,  quantité  considérable  pour  un 
temps  oii  l'on  ne  connoissoit  point  l'imprimerie.  Cette  pi*écieuse 
collection  fut  déposée  dans  une  totïr  du  château  du  Louvre,  qu'on 
nomma  pour  celte  raison,  tour  de  la  Librairie  :  ce  fut  là  le  premier 
fonds  de  la  Bibliothèque  Impériale,  aujourd'hui  la  plus  complète  de 
l'Europe.  Ce  siècle  fut  celut  des  prosateurs;  il  y  en  eut  qui  tradui- 
sirent en  prose  les  longs  et  ennuyeux  romans  que  les  poètes  avoient 
composés  dans  le  cours  des  deux  précédens.  Christine  dé  Pisan  com- 
mença à  écrii*e,  Guillaume  Alexis  donna  ses  Poésies,  et  Guillaume 
Guilleville  ses  Pèlerinages. 

Deux  événemens  également  célèbres  dans  les  annales  de  l'esprit 
humain ,  concoururent ,  dans  le  ^v*  siècle ,  à  réparer  les  maux 
qu'avoient  faits  aux  lettres  le  déplorable  état  de  Charles  VI ,  et  les 
haines  héréditaires  qui  divisèrent  si  long-temps  les  maisons  de  Bour- 
gogne et  d'Orléans. 

Je  veux  parler  d^abord  de  l'invention  de  l'imprimerie ,  dont  les 

1)remiers  essais  parurent  vers  i45o.  Assez  d'autres  avant  moi  ont 
ait  sentir  les  avantages  de  cette  précieuse  découverte ,  qui ,  en  répan- 
dant les  ouvrages  des  meilleurs  écrivains,  a  multiplié  et  facilité  les 
moyens  d'insti-uction.  Je  me  borne  donc  à  répéter  ici  que  c'est  à  Yart 
de  l'imprimerie  que  l'Europe  est  redevable  des  vastes  coiinoissances 
et  des  lumières  des  savans  de  tous  les  âges. 

Le  second  événement  est  la  conquête  de  la  Grèce  et  de  Constan- 
tinople  par  les  Turcs.  Tout  ce  qui  tenoit  aux  letti^es  s'enfuit  devant 
le  vainqueur,  et  eut  le  bonheur  de  l'enconlrer  en  Italie  une  teiTC 
hospitahère.  Les  Médicis,  protecteurs  nés  des  sciences,  leur  ofiOrirent 
un  asyle,  et  ils  en  recueillirent  les  premiers  fruits.  La  France  voulut 


PRÉLIMiïfAIRE.  xxi| 

«osai  fl^enrichir  de  cette  conquête.  Louis  xij  Cliarïes  Yiii  et 
Louis  XII,  attirèreut  par  leurs  libéralitës  un  grand  noïdbre  de  ces 
sarans  :  l^amour  des  sciences  se  ralluma  comme  pa^  enchantement, 
tons  les  genres  de  littérature  furent  cultives  $  les  écoles  derinrent 
aussi  florissantes  que  celles  des  Gaulois  sous  les  Romains  :  l'Uuivèr* 
aitë  de  Paris  compta  jusque  vingt-ciiiq  mille  étudians  (i).  Les  rayons 
de  ce  soleil  naissant  se  répandirent  sur  toute  la  France;  on  apporta 
plus  d*ordre  et  de  méthode  dans  Tétude  des  langues  mortes,  on  lut- 
arec  irait  les  anciens,  on  les  commenta,  et  on  s'enrichit  de  leurs 


Tel  étott  l'état  des  lettres  lorsque  François  i*^  parvint  au  trône. 
Ce  Prince  magnanime,  galant  et  magnifique  à  sa  Cour,  brave  à  Ja 
guerre  jusqu'à  la  témérité,  loyal,  généreux;  également  estimable  par 
ks  qualités  de  l'esprit  et  du  cœur,  ce  Prince ,  dis-je,  ne  négligea  aucun 
des  avantages  que  lui  offiroient  les  circonstances,  pom^  fixer  les  lettres 
dans  ses  Etats.  Des  collèges  richement  dotés  y  enseignèrent  les  hautes 
sciences;  il  créa  des  chaires  pour  les  langues  grecque  et  hébraïque^ 
et  récompensa  les  savans  les  plus  distingués  par  des  pensions  hono- 
rables; de  ce  nombi'e  furent,  Bertin,  Budée,  Genebrard^  Va- 
table,  etc.  etc.  La  lecture  des  anciens  devint  alors  tellement  &milière, 
qu'on  fit  passer  leurs  meilleurs  ouvrages  dans  notre  langue  ;  et  à 
mesure  que  le  domaine  des  sciences  s'agrandit,  il  se  présenta  des 
hommes  dignes  de  le  parcourir.  Les  deux  Marot,  BaïF,  S.  Gelais, 
du  Bellai,  Theorenus  et  Sannazar,  écrivirent  leuts  poésies;  Amyot 
fit  paroitre  ses  Traductions;  Montaigne  cooaposttf  ses  Écrits  philo- 
sophiques; Rabelais,  son  Pantagruel;  eufiù,  Dolèt,  Henri  et  Robert 
Estienne,  Paul  Emile,  du TiUet,  Turnebe,  du  Mouliti,  etc.  se  fii^nt 
remarquer  par  leur  science  et  leur  profonde  érudition.  C'est  ainsi 
qu'à  la  voix  du  Souverain,  les  artà,  s'élança  ht  de  leur  berceati  et 
quittant  leur  en&nce,  s'élevèrent  en  très-peu  de  teitips  à  un  degré 


premier  Dientait  qu 
Ici  se  termine  la  tAche  que  je  ih'étois  imposée  ;  j'ai  parcouru  d^un 
œil  rapide  les  siècles  les  plus  reculés,  j'ai  fait  sentie  les  varia ticais  du 
langage,  et  j  ai  indiqué  les  auteurs  qtie  chaque  âiècle  atoit  produits  : 
je  m'arrête  donc  ici.  Les  nombi*eux  écrivains  qui,  depuis  François  i**", 
ont  répandu  sur  la  France  le  flambeau  des  llimières,  sont  trop 
g^néraleinent  connus,  pour  que  j'aie  besoin  de  les  citer.  Enfin 
Malherbe  pinl 

(i)  Eisait  Uist.  snr  ParU|  ptr  Swiiil-Foix,  tome  a,  pag«  14O. 


xxxij  DISCOURS  PRÉLIMINAIRE. 

L'éditeur  de  ce  Glossaire  n'ayant  rien  de  plus  à  cœur  que  de  per* 
fectionner  les  ouvrages  qu'il  publie ,  prie  MM.  les  Gens-nde-Leltres 
qui  remarqueront  dans  celui-ci  des  fautes  ou  omissions,  de  vouloir 
bien  lui  adi*esser  leurs  uotes^  celles  qui  tendront  au  perfectionnement 
de  cet  Ouvrage,  seront  reçues  avec  reconnoissance,  et  insérées  avec 
les  noms  des  personnes  qui  les  auront  fourni^,  dans  le  cas  où  cette 
première  édition  seroit  assez  goûtée  pour  espérer  d'en  publier  une 
seconde* 

Soua  presse,  pour  paroitre  chez  le  même  Libraire  dans  le  cou- 
rant de  juillet  ou  août  1808.  Dictionnaire  Étymologique  des  mots 
françois  dérivés  du  grec,  par  J.  B.  MoRiN,  enrichi  de  Notes  par 
M.  d'Ansse  de  Villoison,  seconde  édition,  2  voL  in-Z. ,  imprimé 
à  l'Imprimerie  Impériale.  L'accueil  favorable  qu'a  reçu  la  première 
édition,  la  rapidité  avec  laquelle  elle  s'est  épuisée,  sont  de  sûrs  garans 
du  succès  de  celle-ci.  L'auteur  a  profité  des  observations  que  lui  ont 
faites  plusieurs  sa  vans,  pour  étendre  son  travail  et  le  rendi*e  d'une 
utilité  plus  générale.  Cette  édition  contiendra  à -peu -près  une  fois 
autant  d'articles  que  la  première. 

Le  même  Libraire  est  aussi  propriétaire  d'un  manuscrit  ayant 
pour  titre  :  Dictionnaire  grec  et  françois,  par  M.  Belin  de  Bal  lu, 
membre  de  l'ancienne  Académie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres , 
et  associé  de  l'Institut.  Cet  Ouvrage  ne  doit  pas  être  confondu  avec 
les  deux  Dictionnaires  grecs  et  françois,  dont  l'un  a  déjà  paru ,  et 
l'autre  s'imprime  actuellement.  Sans  prétendre  juger  leurs  auteurs, 
on  peut  avancer  qu'ils  ne  se  sont  pas  fait  connoitre  dans  la  Littérature 
grecque,  comme  M.  Belin  de  Ballu,  dont  la  traduction  d'Oppieu  et 
celle  de  Lucie/i  sont  justement  estimées.  D'un  auti*e  côté ,  ces  deux 
nouveaux  Dictionnaires  doivent  se  ressentir  nécessairement  de  la 
précipitation  avec  laquelle  ils  ont  été  en  même  temps  rédigés  et  im- 
primés,  tandis  que  celui  de  M.  Belin  de  Ballu,  &uit  d'un  travail  de 
vingt  ans,  comme  le  savent  ses  amis,  a  été  mûri  dans  le  silence  du 
cabinet,  et  retouché  à  plusieurs  reprises.  Les  personnes  qu'un  ouvrage 
de  cette  importance  intéresseroit  assez  pour  en  désirer  la  publication, 
peuvent  se  faire  inscrire,  à  Paris,  chez  B.  Warée  oncle,  Libraii*e, 
quai  dès  Augustins,  n"*  i3.  On  ne  demande  rien  d'avance;  on  desii^e 
seulement  avoir  un  nombre  de  souscripteurs  suffisant  pour  assurer  la 
moitié  des  dépenses  qu'exige  cette  enli-eprise.  Ceux  qui  souscriront 
d'ici  au  premier  novembre  1808,  jouiront,  d'après  le  prix  qui  sera 
fixé ,  d'une  remise  de  cinq  francs  par  chaque  exemplaire. 


\ 


GLOSSAIRE 


DE    LÀ 


VNGUE  ROMANE. 


Molta  rena»ceiitar ,  quse  jam  cecidere  :  cadentque» 
Qq»  nnnc  sunt  lu  honore  Tocabula. 

JHoRjâT,  Are,  Poet, 


la ,  au ,  avez ,  chez ,  de ,  est , 
our ,  sur ,  dans  ,  il  y  a ,  lous 
le ,  à  la  fois ,  en  une  fois. 

riz  a  moi ,  apprenez  par  moi; 
a  me. 

Serm,  de  S.  Bernard» 

Lvec. 

1  en  sa  tente  qui  as  (  «checs  joiut 
ie  Cliaudok  qai  noblement  régna. 

'e  Bert.  du  Guesclin,  />arCuTSuia« 

1  brile  Euriant  et  tontte  sa  Route  se 
cbemin. 

Bom.  de  Girard  de  Neyen, 
!ontre ,  envers. 

rt,  Toulex-Ttf  iib  combattre  a  un  abbé  ? 

Bom.  de  Jehan  de  Sainrré, 
Cod,  Bickelieu ,  68. 

h  î  exclamation  j  vers ,  contre, 
,  auprès. 

e ,  Eres ,  aléa  î 
ît  r  «t  djtcb  li , 
le  a  moi  et  ne  lait  mie  (Et  qu'il  n'y 

?  pa»  )  ♦ 

:  voel  (je  Teux)  lui  et  &*amic. 

Bom,  d^Ere*  ei  dEnide, 


AAG 

A  ce  que  :  Parce  que  ;  a  i7  :  il  y  a , 
y  a-t-il. 

A  que  f cure?  Pourquoi  faire? 

Aacau  ,  acauy  a-cau  :  Secrètement, 
en  cachette. 

Aachement  :  Amorce,  appât,  ruse, 
stratagème. 

A  AGEE  a ,  aachier,  aacliir  :  Attirer, 
engager,  forcer  à  faire  une  chose. 

Aachis  (  estre  )  :  Etre  perclus  de 
quelqu'un  de  ses  membres. 

AàGE  ,  aaige  :  Age ,  durée  ordi- 
naire de  la  vie  de  Thomme ,  majorité  ^ 
vieillesse ,  durée  ,  époque  de  chaque 
chose;  ievum;  non-aage,  minorité. 

Et  se  £1  n'est  cheraber,  quant  il  fait  U 
preuve  de  son  ae^e ,  6C  il  fait  que  sages ,  il 
dira  au  scignor  :  Sire ,  doues  moi  on  resplc 
rcsnablc  de  moi  faire  dieralier 

Assis,  de  Jérusalem  ,ch.ij5  ^foU  578. 

Aàcé  ,  aagié  ,  aagiés  ,  aa^'ez  , 
aaiffi^,  aaigié  :  Majeur  ,  qui  a  Tûge  , 
âgé ,  très- vieux  ;  (Tafgiatio ,  majorité , 
formé  (Vœvittis, 

Ce  mot  ne  $JgniGe  pas  dettes ,  obli* 


Vf9^ 


xxxij  DISCOURS  PRÉLIMINAIRE. 

L'éditeur  de  ce  Glossaii*e  n'ayant  rien  de  plus  à  cœur  que  de  per* 
fecdonner  les  ouvrages  qu'il  publie,  prie  MM.  les  Gens-de-Leltres 
qui  remarqueront  dans  celui-ci  des  fautes  ou  omLisions;  de  vouloir 
bien  lui  adi*esser  leurs  uotes^  celles  qui  tendront  au  perfectionnement 
de  cet  Ouvrage,  seront  reçues  avec  reconnoissance,  et  insérées  avec 
les  noms  des  personnes  qui  les  auront  fourni^,  dans  le  cas  où  cette 
première  édition  seroit  assez  goûtée  pour  espérer  d'en  publier  une 
seconde* 

Sous  presse  y  pour  paroitre  chez  le  même  Libraire  dans  le  cou- 
rant de  juillet  ou  août  1808.  Dictionnaire  Étymologique  des  mots 
françois  dérivés  du  grec,  par  !•  B.  MoRiN,  enrichi  de  Notes  par 
M.  d'Ansse  de  Villoison,  seconde  édition,  2  vol.  m-8. ,  imprimé 
à  l'Imprimerie  Impériale.  L'accueil  favorable  qu'a  reçu  la  pi^miére 
édition,  la  rapidité  avec  laquelle  elle  s'est  épuisée,  sont  de  sûrs  garans 
du  succès  de  celle-ci.  L'auteur  a  profité  des  observations  que  lui  ont 
£siites  plusieurs  sa  vans,  pour  étendre  son  travail  et  le  rendi*e  d'une 
utilité  plus  générale*  Cette  édition  contiendra  à -peu -près  une  fois 
autant  d'articles  que  la  première. 

Le  même  Libraire  est  aussi  propriétaire  d'un  manuscrit  ayant 
pour  titre  :  Dictionnaire  grec  etjrançois,  par  M.  Belin  de  Bal  lu, 
membre  de  l'ancienne  Académie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres , 
et  associé  de  l'Institut.  Cet  Ouvrage  ne  doit  pas  être  confondu  avec 
les  deux  Dictionnaires  grecs  et  françois,  dont  l'un  a  déjà  paru ,  et 
l'autre  s'imprime  actuellement.  Sans  prétendre  juger  leurs  auteurs, 
on  peut  avancer  qu'ils  ne  se  sont  pas  fait  connoitre  dans  la  Littérature 
grecque,  comme  M.  Belin  de  Ballu,  dont  la  traduction  d'Oppien  et 
celle  de  Lucie/i  sont  justement  estimées.  D'un  autL*e  côté ,  ces  deux 
nouveaux  Dictionnaires  doivent  se  ressentir  nécessairement  de  la 
précipitation  avec  laquelle  ils  ont  été  en  même  temps  rédigés  et  im- 
primés, tandis  que  celui  de  M.  Belin  de  Ballu,  &uit  d'un  travail  de 
vingt  ans,  comme  le  savent  ses  amis,  a  été  mûri  dans  le  silence  du 
cabinet,  et  retouché  à  plusieurs  reprises.  Les  personnes  qu'un  ouvrage 
de  cette  importance  intéresseroit  assez  pour  en  désirer  la  publication, 
peuvent  se  faire  inscrire,  à  Paris,  chez  B.  Warée  oncle,  Libraii*e, 
'  quai  dès  Augustins,  n"*  i3.  On  ne  demande  rien  d'avance;  on  désire 
seulement  avoir  un  nombre  de  souscripteurs  suffisant  pour  assurer  la 
moitié  des  dépenses  qu'exige  cette  enti*eprise.  Ceux  qui  souscriront 
d'ici  au  premier  novembre  1808,  jouiront,  d'après  le  prix  qui  sera 
fixé ,  d'une  remise  de  cinq  francs  par  chaque  exemplaire. 


\ 


GLOSSAIRE 


DE    LA 


A.NGUE  ROMANE. 


Malta  reniBcentnr ,  qu»  jam  cecidere  :  cadentque» 
Qaa  noue  sont  lu  honore  rocabula. 

JHoRjâT,  Are,  Pœc. 


la,  au,  avez,  chez,  de,  est, 
)our ,  sur ,  dans  ,  il  y  a ,  iDus 
3le ,  à  la  fois ,  en  une  fois. 

iciz  a  moi,  apprenez  par  moi; 
e  a  ine, 

Serm.  de  S.  Bernard» 

Avec. 

u  en  ta  tente  qui  as  <  «chect  joua 
de  Ciiaudob  qui  noblement  régna. 

tic  Bcrt.  du  Cuesclin,  par CvYEUEM.^ 

la  lirlle  Euriant  et  tontte  ta  Route  te 
(  cliemin. 

J?om.  de  Gérard  de  Neyen, 
Contre ,  envers. 

art,  Toulex'Toiis  combattre  a  un  abbé  ? 

Rom.  de  Jehan  de  Saintré. 
Cod  Richelieu ,  68. 

k.h  î  exclamation  j  vers ,  contre, 
,  auprès. 

le  ,  Ere» ,  aléa  i 

Jlrr  et  dite»  li , 

;ne  a  moi  et  ne  lait  mie  (Et  qu*il  n^y 

le  pas  ) , 

•c  voel  (je  Teiix)  lui  et  s*amie. 

Rom,  dErtt  et  dEnide, 


AAG 

A  cff  que  z  Parce  que  ;  a  iV  :  il  y  a , 
y  a-l-il, 

A  que  faire  ?  Pourquoi  faire  ? 

Aacau  ,  acauy  a-cau  :  Secrètement^ 
en  cachette. 

Aachement  :  Amorce,  appât,  ruse, 
stratagème. 

AACHEa ,  aacJiier,  aachir  :  Attirer, 
engager,  forcer  à  faire  une  chose. 

Aachis  (  estre  )  :  Etre  perclus  de 
quelqu'un  de  ses  membres. 

AàOE  ,  aae'ge  :  Age ,  durt^e  ordi- 
naire de  la  vie  de  Thomme ,  majorité  ^ 
vieillesse ,  durée  ,  époque  de  chaque 
diosej  ievum;  non-aage,  minorité. 

Et  se  il  n*est  chevalier,  quant  il  fait  U 
preuve  de  son  aage ,  ne  il  fait  que  sages ,  il 
dira  au  seiguor  :  Sire  ,  doues  moi  on  respic 
rcsnablc  de  moi  faire  chevalier 

Assis,  de  Jérusalem ,  ch,  ijS  ^fol,  378. 

Aagi£  ,  aagié  ,  aagivs  ,  aaf^iez  , 
anigë,  aaiç;ié  :  Majeur  ,  qui  a  Tâge  , 
âge ,  très- vieux  ;  à'œgiatio ,  majorité , 
formé  iVœviftis, 

Ce  mot  ne  signifie  pas  dettes ,  obli* 


2  AAI 

gâtions ,  intérêts ,  comme  le  pense 
l'auteur  du  Glossaire  du  Roman  de 
la  Rose.  Fojrez  Acié. 

ICommer  ne  ponrrolt  nillz  tant  fait  enlaogagîez, 
En  comgraat  redevance  liomt  s*estoit  engagiez; 
Car  de   cinq  cens  mondes  n*en  payast  les 

aagiez , 
fie  le  fib  de  Dieu  oaesroe  ne  s*cn  fiist  ostagies. 
CodicUe  de  Jehan  de  Meung, 

. Aucun  homme  ,  fdt-il  le  plus  savant ,  ne 
pourroit  exprimer  combien  Thomme  s*étoit 
endetté ,  entaché  de  péchés  :  Tâge ,  la  vie  de 
cinq  cens  mondes  u*auroient  pu  l'acquitter, 
•À  le  fils  de  Dieu  ne  sVn  fût  rendu  caution. 

AiCEMENT  :  Majorité ,  âge  où  Ton 
peut  disposer  de  sa  personne  et  de 
ses  biens ,  à^œgiatio» 

Aagee  ,  aagier  :  Déclarer  majeur , 
émanciper. 

Aagner  :  Contredire,  contrarier, 
contester  avec  chaleur. 

Aainneesche  ,  acdnsneche  ,  oins-- 
neage ,  ainsneesse  y  aisneage  :  Droit 
d'aînesse ,  du  mot  ainsné  ^  antê  natus; 
en  bas.  la  t.  ainescia  y  enecea,  œnes^ 
tia.  Voyez  Ains, 

Se  villenage  vient  à  enfans  en  descendant 
en  en  eschoite  ;  il  n*y  a  point  à^euùnsneche , 
ains  emporte  autant  li  mains -nez  corne  U 
fins-nez. 

Coût,  de  Beauvotsis,  chap,  x4. 

Aaisans  :  Commode ,  aisé ,  con- 
tent ,  heureux  ;  dû  grec  aizios. 

A  aise  ,  aaisement ,'  aaisie  :  Faci- 
lité ,  contentement ,  utilité ,  conve- 
nance ,  secours  que  Ton  tire  d'un 
ami  \  en  bas.  lat.  aaisientia. 

11  leur  donroit  assez  plus  que  U  n*avoient 
la  ,  et  s  croient  plus  à  honour  et  k  greignour 
oaise.  Guillaume  de  Tjr, 

Aaisie  :  Soulagé,  reposé,  à  qui  rien 
ne  manque  ;  du  grec  aizios* 

Icelle  nnlt  se  sont  bien  aaisiez , 
Dot  qa*al  demain  que  II  fu  esclarîeXf . 

Roman  de  Ggrin, 

Aaisier,  {uiisery  aassiery  aeiser^ 
aezer,  aezier,  aiser,  aisier  :  Mettre  à' 
raîic ,  soulager,  aider,  causer  du  plai- 


AA* 

sir ,  satisfaire,  faire  du  bien,  consof 
1er,  secourir. 

Une  heure  se  mésaaisoit , 
l'or  lui  à  tousjours  aaisier* 

Le  Reclus  de  Molient. 

Aales  ,  aeles,  Voy.  Aïdelatte. 

AkijOVO^^^aalongner,  aalonguer? 
Différer,  prolonger,  retarder;  elorf^ 
gare. 

Ahisi  ni  avient  il  souvent  que  Tune  besoigne 
tout  l'autre  aak/nge ,  si  doit  chil  penre  garde 
qui  a  afere  de  plusieurs  quereks  en  une  court , 
le  meilleure  voie ,  ou  dealer  à  court  pour  tonte 
la  journée ,  ou  de  contremander ,  ou  de  ttr 
soniM'. 

Coût,  de  Btauvoisis ,  ch,  5,  fol.  37. 

Aaxplement  :  Accomplissement. 

Ve  s*abast  mies  solement  desoz  les  devan« 
triens,  mais  nés  assi  desoz  les  plus  jouenes; 
et  c>st  U  perfections  d'umilitelt  et  H  aatnple» 
menz  de  justlse. 

Serm,  de  S.  Bernard,  fol»  a64« 

F0jr.  Aemplir. 

A  ANCRER  :  Jeter  Tancre  ;  au  figuré, 
tenir  ferme;  ô*anciora, 

Aarbrer  :  Grandir  tout  d'un  coup; 
monter,  grimper  sur  un  arbre;  d*ar- 
bor;  en  Langued.  avalbra» 

Et  se  voyant  ainsi  porsis 

A  €tarhrer  de  paour  se  sont  mis. 

Rom,  de  Perceval,  fol,  9,  parlant  de  gens 
qui  étoient  poursuivis  dans  une  forêt. 

Aarbrer  (s*)  :  Se  dresser;  se  ca- 
brer, en  parlant  d*un  cheval. 

Aarder,  aardir,  aardre  :  Saisir, 
enlever,  s'attacher,  joindre  ;  adhcs'^ 
rere, 

M'âmc  fkaardie ,  ce  est ,  se  prîst  après  toî. 
Comm,  sur  le  Sautier,  Ps.  6a ,  vers,  8« 

Aasu EMENT  :  Estimation ,  juge- 
ment ,  pensée  i  œstimatio. 

Ensi  acrast  assî  en  mi  et  dolor  et  crlmor 
Il  aasmemenz  de  la  medîcine. 

Serm,  de  S.  Bernard,  fol,  20,  o^. 

•Stic  et  medicînœ  aestlmatle  et  doloris  m 
et  timons  exageratio  est* 


•i  ♦ 


i 

L. 


ABA 

AjitXBm  :  Penser,  croire,  présu- 
mer ,  juger  ;  œsdmure. 

Aasti  ,  iuUi:  Animé,  pressé  ,  ai- 
guillonné ,  brûlé ,  rôli. 

Aastik  ,  aatir  y  ahasùr  y  ahater  ^ 
ahatir  :  Animer,  presser,  aiguillon- 
ner ,  irriter ,  disputer  ;  échauffer , 
brûler,  griller  ;  d'astare,  et  au  second 
sens  à^hasta.  Voyez  Haste. 

Aate  ,  aie  :  Habile,  capable ,  pro- 
portionné ,  ajusté  ;  aptus. 

Aatib,  aasiie,  aastine ,  aathie, 
catine  ,  ahasiine ,  ahatie ,  ahatine , 
chauve  ,  atie  ,  atine ,  hostie  y  hastine, 
haùne  :  Haine,  colère,  aniroosité, 
courroux ,  querelle ,  bâte ,  dLigence , 
empressement. 

Aatib  ,  oaciter,  pastîr:  Se  défier, 
t*empresser ,  disputer  le  prix ,  aigrir, 
chagriner  ;  et  arranger  ,  préparer  , 
disposer;  à'aptare.  Voy.  Aastir. 

Aatisoh  ,  aiison  :  Effort ,  gage  , 
pgeure ,  défi. 

h  poorroîe  bien  m^trt  ma  teste  en  athon, 
^{mc  f«rc  Bc  peus»eft  âu«ti  graat  mespruon. 

Aatbie  :  Noirceur  d*ame ,  méchan- 
ceté de  caractère;  à^aier* 

Ab  :  Avec. 

Aba  ,  ahat:  Abbé ,  supérieur  d'un 
couvent  ;  d'abbas, 

Ababbupte  :  A Fimproviste,  à  l'ins- 
tant même,  sur4e^bamp  ;  ab  abrupto. 

Abacb  ,  abacie  ,  abaco  ^  abacon  , 
chaque  :  Buffet  de  service ,  petite  ta- 
ble quarrée  qui  servoit ,  dans  un  fes- 
tin, â  mettre  les  pots  et  les  verres  ; 
à^chacus.  Ces  mots  étoient  aussi  em- 
ployés pour  dé^gner  une  table  sur 
!  laquelle  on  traçoit  des  figures  et  des 
Bombres  d'arithmétique.  Cette  petite 
table  ou  ais,  te  nommoit  table  de 
Py  thagore  ;  de-là  vient  que  dans  quel- 
qvet  auteurs  aucâeiUt  abaco  signifie 
arithmétique* 


ABA  S 

Aracie  :  Comptoir ,  damier ,  buf- 
fet ;  du  grec  ahax ,  abacus. 

Araciner  :  Aveugler  ;  en  bas.  lat. 
abacinare*  C'étoit  en  présentant  aux 
yeux  du  condamné,  un  bassin  ardent 
d'airain  (  bacinum  ) ,  qu'on  le  privoit 
de  la  vue. 

Araciste  :  Arithméticien;  aba-- 
dstus. 

A  RACOT  :  Ancien  chapeau  royal  des 
rois  d'Angleterre. 

Aragteub  :  Ravisseur ,  voleur  ; 
à!abactor, 

Araeux  ,  abaeuz ,  abaoux  :  Biens 
sans  maîtres ,  ou  vacaDS  par  la  mort 
des  propriétaires ,  et  qui  apparte- 
noient  au  seigneur  lorsqu'il  ne  se 
irouvoit  point  d'héritiers  connus. 

Arahier  :  Aboyer;  adbauclare ; 
mot  encore  fort  en  usage  en  Picardie. 

Arahier  ,  abahir  :  Etre  surpris  , 
étonné.  I/ucing  ben  abahis  :  Ils  fu- 
rent bien  surpris.        • 

AraÎ  ,  abajr,  abbaîs,  abbay,  abbé, 
aboY  :  Aboyement  d'un  chien ,  situa- 
tion pénible ,  douloureuse. 

A  fabar,  aux  abois,  à  tont«  extrémité j| 
tenir  en  abois ,  faire  languir. 

Araiakt  :  Jappant,  aboyant. 

Araiener  ,  abaigner  :  Baigner  j^ 
mettre  dans  le  bain  ;  de  balneare. 

Araier  ,  abiiyer  y  abbayety  ab^ 
bayer  y  esbaùer,  habaery  habaier  : 
Aboyer,  être  aux  abois ,  aspirer  ;  ad- 
baudare. 

Araier  ,  esbaier  :  Ecouter  aveo 
attention;  baubari. 

Ar  Al  ESSE ,  abaisse  y  abbeisse:  Ab- 
besse ,  supérieure  d'un  couvent  de 
religieuses  :  c'étoit  encore  la  tenante 
d'un  lieu  de  prostitution  ;  abbatissa; 
en  bas  Bret.  abadcs, 

Araiete  ,  abaieur,  aboiete  :  Ve- 
dette, sentinelle  qui  doit  crierct  aver- 
tir quand  il  eu  est  besoin. 


4  ABA. 

Abaillb  ,  ahallie ,  ahoile,  aboîHe, 
aboillie ,  aveille  :  Abeille  ;apis,  avi- 
€ula ,  apicula. 

Abailler  :  Bien  réussir,  aller  droit 
au  but ,  atteindre  son  objet. 

Abaiser  ,  abaisser,  abaissier,  aba- 
sier ,  abesser  y  abessier  :  Appaiser  , 
tranquilliser,  baisser,  humilier,  di- 
xninuer  ;  à^abj'icere. 

Abait  :  Aboie ,  qu'il  aboie  ;  subj. 
prés,  iïahaier, 

Abaitre  :  Abattre,  renverser;  ad- 
vastare, 

LaquelUe  maxon  (maison)  fist  abaitre, 

Abali  :  Fuir ,  disparof tre ,  s'éva- 
nouir. 

Abalourdir  ,  abaubir  :  Hébéter , 
étourdir,  étonner,  déconcerter,  trou- 
bler ,  rendre  lourd  et  stupide  par  de 
mauvais  traitemens;  à*hebes;  en  Prov. 
abaoucha ,  abaouti :  Ayolrla  tête  em- 
barrassée ,  se  pâmer,  se  trouver  mal. 

Abandir  (s'  )  :  S'attrouper,  aller 
par  bandes  ;  de  bandum» 

Abandon  (se  mettre)  :  S'exposer. 

Abandon  :  Don  abondant  et  sans 
restriction  ;  abundans  donum  ;  en  bas 
fret,  aboun. 

Abandon  ,  adv,  :  Abondamment , 
promptement ,  à  volonté ,  à  plaisir , 
sans  contrainte ,  sans  balancer,  sans 
hésiter,  sans  génc,  sans  délai;  aburt- 
dantcr.  Voy.  Habandon. 

Abandonkr  :  Donner  à  foison  , 
avec  profusion ,  prodigalité ,  permet- 
tre ;  abundanter  donare. 

Abandonné  :  Libéral,  qui  donne 
abondamment. 

Large  et  abandonné fustytantpor  Deu  que 
por  ij-  monde  :  Il  douua  beaucoup  tant  à  Dieu 
qu^au  prochain. 

Ablv  DOJH  VEvzvT^abandonneement: 
Permission ,  licence ,  sans  réserve ,  à 
ducrétion  ,  librement ,  hardiment. 

Aban DONNEUR  :  Qui  abandonne 9 
qui  quitte. 


ABA 

Abaitdons  :  Sorte  de  coutume  a&ûv 
lie  par  S.  Louis,  en  1260. 

Abangue  :  Petite  monnoie  moin<» 
dre  que  la  maille;  ab^nga;  en  Prov» 
abhengo, 

Abannation  :  Exil  d'un  an  entier, 
qu'on  faisoit  subir  à  celui  qui  avoit 
commis  un  homicide  involontaire. 

Abannir  :  Défendre,  prohibée* 
Voyez  Ban. 

Abaque.  Voyez  Abace. 

Abare  ,  noze  abare  :  Noix  cer-* 
neuse. 

Abarimathie  :  Arimathie ,  nom 
propre  de  lieu  ;  Arimathia,  Ce  mot 
vient  de  Tignorance  de  nos  anciens 
auteurs,  qui ,  lisant  dans  le  latin  /o* 
seph  ab  Arimatliia,  en  ont  formé  ua 
seul. 

£t  7  aToit  aux!  ung  autre  prendomme  qui 
se  appelloit  Joseph  de  Abarimathie ,  lequel 
estoit  seigneur  d*UB  lieu  qui  «^appelloit  Aba^ 
riinatie, 

HisL  de  la  Passion  de  J.  C.,foL  r. 

Abarrer  :  Empêcher  l'effet ,  s'op» 
poser  à  l'exécution  d'une  chose  com- 
mencée ;  de  vara. 

Abarrot  :  Outil  de  tonnelier,  vrille 
ou  foret. 

Abas  :  En  bas. 

Abassi  :  Abattu ,  tombé ,  renversé. 

Abassir  :  Abattre,  démolir,  ren* 
verser  ;  advastare.  * 

Abastarder  :  Déclarer  bâtard;  en 
bas.  lat.  abastardarc. 

Abastire,  abatericy  abateure,  abé&y 
tire  y  abature.  Voyez  Abateis. 
Abastonne  :  Armé  d'un  bâton. 

Abat  :  L'action  d'abattre ,  dévas-v 
tation ,  abattable ,  qui  peut  être  dé-* 
truit  ;  advastatio» 

Abat- Chauve E  :  Laine  médiocre^ 
de  moindre  qualité. 

Abateis  ,  abbatcis,  abbatis  :  Des*- 
truction^  carnage  y  adyoitatiQ.  Ce  mo^  .< 


i 


ÀBB 

ne  signifie  point  une  forêt  ni  on  bois, 
comme  Ta  expliqué  Borel. 

Abatement,  abatellement  :  Prise 
de  possession ,  terme  de  chasse. 

Abatlign E  :  Visite  d*un  pourceau 
pour  voir  s*il  u*étoit  pas  ladre ,  et  le 
droit  dû  an  seigneur  pour  cette  visite. 

Abattis  :  Lieu  où  les  bouchers 
tnoient  et  tuent  leurs  bestiaux;  Tac- 
lion  d*abattre ,  de  renverser  ;  advas" 
taiio  ,  d*advastare. 

Abattison  ,  abatoison  :  Démoli- 
tion ,  renversement ,  ruine  ;  advas- 

UUiOm 

Abattee,  abattre  (s*)  en  une  terre  : 
Cest  s'en  emparer. 

Abattuees  :  Abattis ,  menus  bois , 
choses  qu'on  abat  ou  qui  sont  abat- 
tues. 

Abaubi  ,  abaubisy  aibaubi ,  ébaubi: 
Tout  étonné  ,  surpris  ,  effrayé  »  fâ- 
ché ;  en  bas  Bret.  abaff^ 

Abaitbie  ,  abaudiry  ébaudir:  Eton- 
ner, effrayer,  déconcerter;  adbau" 
dore  y  balbutire ,  baubari, 

Abave  ,  ahajcul  :  Bisaïeul  ;  d'aba- 

PMS, 

Abaxier  :  Appaiser;  abaxicr  les 
uoisejt  :  Appaiser  les  querelles. 

Abay  :  Jappement  de  chien.  Foy* 
Abaî. 

Abatelart  :  Abailard  ,  célèbre 
docteur  du  xii^  siècle ,  dont  les  ta- 
lens  ,  l'amour  et  les  malheurs  inté- 
resseront toujours  les  cœurs  sensi- 
bles ;  Abœitardus, 

Abater.  Forez  Abaier.  Il  veut 
dire  aussi,  bâiller;  a6<77r/ff^  ils  aboient, 
ils  jappent ,  ils  bâillent. 

ABBATE,aÀa/o/i  :Lieu  inaccessible. 
'!       Abbater  :  Aboyer ,  japper. 
ï        Abbayette  ,  abeie  ,  abiete  .•  Ab- 
baye ,  couvent ,  maison  abbatiale , 
ë*an  abbé  ;  d^abbaticium^  abbatia, 

£n  etcris  trois  qa*eii  Vabeie 
n«  bèxnn  SauTCur  de  Patle 


ABE  S 

Ca  en  arrière  eat  un  prieur , 
A  peine  trourast-on  pieur. 

Gautier  de  Coinsi,  /iV.  x ,  ch,  y, 

Abbays  ,  esbays  :  Qui  est  tout  sur- 
pris et  saisi  d*étonnement  ;  d*hebes* 

AhhifLSSZ  ^abaesse,  abbaise^  abeej^ 
se,  abese  :  Supérieure  d'un  couvent 
de  religieuses.  Ces  mots  désignent 
aussi  une  femme  qui  présidé  aux  lieux 
de  prostitution  ;  d^abbatissa. 

Abbei  ,  abbe,  albe  (  ly  )  :  Le  supé^ 
rieur,  Tabbé  d*un  monastère;  abbasf 
en  bas  Bret.  abad. 

Abbetkr.  Voyez  Abestir. 

Abbusion  :  Abus  de  confiance , 
fraude ,  tromperie ,  friponnerie;  abu* 
sus. 

Abcis  ,  abcisc  :  Coupé ,  taillé  ;  ab* 
cissus. 

Abé  ,  abhat,  abbei,  abei ,  abêti 
Père,  titre  donné  aux  personnes  conSr 
tituées  en  dignité  ;  d*abbas. 

Ani.  :  Avoir ,  donc ,  hé  bien  ! 

Abkce.  Voyez  Arace  et  Abacie. 

Abécellé  :  Mis  par  ordre  alpha«> 
bétique. 

Abechemeict  :  Action  de  donner 
la  becquée. 

Abecher  :  Donner  la  becquée;  en 
Prov.  abeca  ;  en  bas.  lat.  abbecare  , 
de  vectum ,  partie,  de  vehere, 

A  BÉE ,  ahbéc  :  Ouverture  qui  sert 
à  faire  passer. Tcau  d'un  ruisseau  ou 
d'une  rivière  pour  faire  tourner  un 
moulin  ;  c'est  encore  une  ouverture 
qui  peut  se  fermer  avec  des  pales  ou 
des  lancoirs.  Ce  mol  vient  de  baie. 

Abéianck  :  Droit  en  abéiance  ;  c'est 
un  droit  qui  est  suspendu. 

Abeielaoe,  abeillage  y  alH>ilage  , 
aboiliage ,  aboliaf^  :  j^ssaim  d'abeil- 
les, ruche;  abellnrium ;  en  bas.  ]at« 
abollagium  ;  en  Prov.  abië,  apié ,  un 
rucher.  Tous  ces  mots  sont  formée 
d'apis^ 

3 


6  ABE 

ÀBEiLLoir ,  abeilion  :  Essaim  d'a- 
beilles ;  d'apis. 

Abejuyree.  Voyez  Abeyep.e. 

A  BEL  9  ahle  :  Habile ,  expert  dans 
son  art ,  capable  ,  qui  a  de  Tesprit , 
de  la  science  ;  en  Angl.  abie  ;  en  bas 
Bret.  abfl;  d'habitis, 

Abelan E  :  Aveline ,  amande  qui  a 
la  coque  tendre. 

'  Abelie,  abbelir,  abeUir,  abielir: 
Plaire,  être  agréable ,  parer  ;  en  Prov. 
ahela ,  polîr,  rendre  propre;  en  ItaL 
abelUrc. 

Abeliser  :  Charmer ,  ravir  quel- 
qu'un. Ce  mot  n*a  pas  existé  ;  Borel 
n'a  pas  senti  que ,  dans  la  citation 
suivante ,  le  mot  abelisoit  étoit  le 
presque  parfait  d'abelir. 

Si  XDLohelisoit  et  feoit. 

Roman  de  la  Rose, 

Abelliaitce  :  Attente  d'une  chose 
avec  grand  désir  et  impatience. 

Abelly  :  Plut,  ne  trCabellj^  ne 
me  plut ,  ne  me  convint, 

Abeitder  ,  abendeir  :  S'associer  » 
•e  liguer  ;  de  bandum. 

Abeitevis  :  Permission  de  détour- 
ner les  eaux  pour  arroser  des  prés 
ou  faire  tourner  un  moulin  ;  en  bas. 
lat.  abenevisare ,  louer  en  cmphy- 
téose ,  du  latin  benê  vis. 

Abbkce  ,  abengue.  Voyez  Aban- 

CUE. 

Abknste  :  Qui  est  obligé  de  s'ab- 
senter. 

Abéoukadou  :  Abreuvoir;  en  bas 
Bret.  abrvhuer.  Voy.  An'ÊnRACi. 

Aber  :  Havre,  embouchure  de  ri- 
"vière ,  ouverture  ;  apcrtura.  Voyca 
Havreuse. 

Abergi^  :  Logé ,  auberge.  Voyez 
Habergeoir. 

Abiêson  ,  abson,  aublissoriy  opson  : 
Champignon. 

Abests,  abestùSy  eubesie  :  L'amian- 


ABE 

te ,  pierre  qui  se  réduit  en  filamenf  « 
nue  le  feu  ne  sauroit  altérer  ;  du  Grec 
asbesfos, 

Abestir,  Jbester,  abestier,abeter: 
Traiter  quelqu'un  avec  mépris ,  abru- 
tir, duper ,  rendre  stupide  ;  hebetem 
reddere. 

Abet  :  Ruse  »  finesse ,  fraude  ;  ac- 
tion d'attendre ,  de  guetter. 

Abet,  avet  :  Sapin,  abies;  en  Ba»* 
que ,  abetoa. 

Abeter  ,  abederc  :  Sot  »  hébété  ; 
à'hebes. 

Abets  :  L'enveloppe  du  grain. 

Abetter  :  Inciter,  animer,  exciter* 

Abeura  ,  lisez  abevra;  il  abreuva  » 
il  but. 

Abeuragi  :  Abreuvoir, lien  où  l'on 
mène  boire  les  bestiaux  ;  de  bibere. 

Abeuron  :  Tasse,  gobelet. 

Abeuvrace  :  Droit  de  faire  abreu* 
ver  le  bétail  à  une  fontaine  ;  en  bas* 
lat.  aberagium  ;  de  bibere. 

Abeuvraige  :  Droit  qu'on  perce- 
voit  sur  le  vin  et  les  autres  boissons 
exposées  en  vente  dans  le  marché. 

Abeuvron.  Voy.  Abuvroir. 

Abeveter  :  Tromper  ,  persifïler  , 
donner  le  change,  guetter,  épier  pour 
surprendre,  prévenir,  instruire. 

Un  TiUin  ayant  tué  deux  perdrix,  commande 
à  M  femme  de  les  apprêter  pour  son  dîner  i 
étant  sorti  pour  vaquer  à  ses  affaires,  U 
femme  les  fait  euire  ;  la  bonne  mine  des  per^ 
drlx  la  tente ,  elle  en  mange  une ,  puis  \ 

Adonc  s*apensa,  et  si  dlst 
Que  lautre  encore  mengera ^ 
Muull  très-hlen  set  qu*ele  dira , 
•S^on  li  demande  que  devindrent, 
Ele  dira  que  li  cbat  vindrent. 
Quant  elc  les  ot  arrier  tretes , 
Tost  U  orent  des  miins  retretes. 
Et  chascuns  la  seue  emporta  ^ 
Ainsi  se  dist  cschapera  : 
Puis  va  enmî  la  rue  ester , 
Por  son  mari  aheveter. 

Le  dit  des  Perdrix, 

Abevrer,  abt^'uvrer,  abeurer^  abc^ 


ABI 

^btr^  aheverir,  abeçrer,  ahîprer,  aboi-' 
pre,  aboivrer,  abovereir ,  ahovrer, 
aburery  abuvrer^  embevrer:  Abreuver, 
Ikire  boire  9  désaltérer,  imbiber,  ar- 
roser; de  bibere  ;  en  bas.  lat.  abe- 
brare  ,  abeuprare  ;  en  bas  Breton 
abeufryn* 

Pd2s  la  miftt  le  henap  à  la  bonohe  et  Vahevra, 
Jointnile,  Vie  de  S.  Louis. 

Abetbiiement  :  L*action  d*abreu- 
Ter. 

Abetaitce  :  Attendre  avec  empres- 
sement quelque  chose  ou  quelqu'un  ; 
du  -verbe  béer,  attendre  et  désirer 
une  chose  avec  impatience. 

ABHoaaEMENT ,  abhorrisement  : 
Horreur ,  chose  affreuse  ,  abomina- 
tion ;  ô^abhorrere, 

Abial  ,  a\n€U  :  Chemin  fréquenté , 
battn ,  frayé  ;  de  via.  Voyez  aussi 
AviAux  ;  il  signifie  le  contraire ,  et 
YÎent  à^avius, 

ABiEnoB  :  L'avenir. 

Abibhheab  :  Dépositaire. 

Abienneur  ,  abianneur  :  Commis- 
saire ,  dépositaire  d*un  bien  saisi  ;  en 
bas  Bret.  abyenner,  abyenneur. 

Abigaut  :  Ancien  titre  de  dignité 
chez  les  Sarrasins. 

Abiceat  :  Larcin,  enlèvement  d*un 
troupeau  de  bétail ,  à  dessein  de  se 
Tapproprier. 

Abib  :  Songer,  rêver;  en  ancien 
ProT.  albir, 

Abis  :  Habillement ,  costume  ,  ha- 
bit. 

li  abis  ne  fait  pas  Tennîte , 
S*iiiu  hom  en  henmîtage  habite  « 
C*il  ekt  de  poures  draz  vestua. 
Je  ne  prise  mie  deux  festus. 
Son  habit ,  ne  k»  Teateure, 
C^îl  ne  maine  Tie  anaai  pure 
Coume  aes  habis  nona  demonatre. 

tt  FabL  de  Freire  Denise. 

Abissa  ,  abaissar  :  Détruire ,  abat- 
tre ,  démolir ,  abîmer  ;  à'abissus. 


A  B  O  7 

Abitehevt  :  Maison  ,  demeure  , 
habitation.;  d*habiiatio* 

Ablauee  ,  ablaier,  ablayer,  em^ 
blayer  :  Ensemencer ,  emblaver  una 
terre ,  la  semer  en  bled ,  et  par  mb^ 
taphore,  charger,  accabler  quelqu'un 
de  coups;  abladere ,  ablculiare;  de 
bladum  ;  en  Prov.  abladar, 

A  EL  Aïs,  ahldonte  y  ablàos,  ablaySy 
ahllez  :  Bleds  coupés  qui  sont  encore 
dans  le  champ ,  dépouille  de  bled  ou 
de  toutes  sorte»  de  grains;  de  bla-^ 
dum. 

Ablasmeb  :  BlAmer,  condamner;' 
de  blasphemare* 

Ablatioh  :  Enlèvement;  è^abla-* 
tum. 

Ablectes  ,  abletons  :  Soldats  ro* 
mains  d*élite. 

Ablecassioun  :  Sorte  de  punition 
envers  les  eufans  ;  îïohUgatio* 

Ablerét  :  Filet  pour  la  pèche  de 
petits  poissons  ,  et  particulièrement 
des  ables  ;  d*aibus  ,  aiburnus, 

Arlo  :  Cri  d'exclamation  qui  vent 
dire  vive  !  courage  !  allons  !  ferme  I 

Ablochieb  ,  abloquier  :  Asseoir 
sur  des  blocs  de  pierre  ou  de  bois , 
consolider  une  statue  ou  un  bâti- 
ment. Bien  àbloquié  :  Solidement , 
bien  construit. 

Ablocquié  :  Rempli  de  bois ,  de 
broussailles. 

Abloqui^  ,  abocquié ,  abocquis  : 
Biens ,  héritages ,  lieu  rempli  de  bois» 

Aboby  ou  Abiht  :  Surpris ,  éton- 
né ;  //  /ut  tout  aboby  ;  il  fut  saisi 
d*étonnement,  consterné.  f.ABAiEB, 
Abiyer. 

Aboc  :  Cri  bourguignon  qui  se  fait 
dans  le  tumulte. 

Aboilige  :  Droit  qu'ont  les  sei- 
gneurs de  prendre  les  abeilles  qui  se- 
trouvent  dans  leurs  dépendances;  en 
bas.  lat.  aboUagium  i  à* apis.  VoyeA 
AbejelaciE» 

4 


B  ABO 

Abotlb  ,  ahoille.  Voy.  Abaille. 

Aboivrk.  yoy.  Abevrer. 

Aboi  VREMK^T  :  Ce  qu'on  paie  pour 
le  droit  de  bien-venue  ou  de  récep' 
tion  dans  une  sociétc^,  et  qui  s'em- 
ploie ordinairement  dans  un  repas. 

Abolan  :  Longue  robe  ou  man- 
teau. 

Abolé  :  Enflammé  ,  amoureux. 

Arollace.  Voyez  Abeielage  et 
'Aboilage. 

Arominacion  :  Abomina  tion,  hor- 
reur; à'ahoîmnatio.  Ce  mot  signiiîoit 
aussi  dégoût ,' nausée. 

La  ni4^Dte  conforte  Pestomac ,  donne  apetît 
de  mangier,  et  oste  abomination, 

Liv.  de  Phjsique,  mss. 

Abominer  ,  ahouminer  :  Avoir  en 
liorreur,  redouter;  abominari. 

Ta  fureur  perd  ot  extermine 
Finalement  tou^  Ir»  menteurs  : 
Quant  aux  meurtriers  et  décepteurs» 
.Celui  qui  terre  et  riel  domine , 
Les  abomine, 

Marot,  Ps,  5 ,  vers.  7. 

'Abommace  ,  abbonement ,  abbo- 
nissement  y  abbornemcnt  y  abonna^e  y 
aborna^e ,  nbournage  ,  abournement  : 
Droit  d'abomage;  en  bas.  lat.  abo- 
jnagium ,  abonamentum  ;  de  bonna , 
Lorne. 

Abondable  :  Abondant  ;  à^abun-- 
dans, 

AviOTxvF.Vi  ^abonnir y  abomcr,  nbour- 
fier:  Enclorre  de  murs,  circonscrire, 
évaluer,  fixer.  On  dit  abonner  un 
héritage  pour  y  mettre  des  bornes, 
îe  limiter  :  ce  mot  esl  sans  doute  venu 
de  bonna  y  (jui  vouloit  dire  borne; 
en  bas.  lat.  abonnarc. 

Abonner  :  Changer ,  apprécier , 
estimer. 

Abonst  :  Abonde  ;  abundet. 

AnoR,  aubor  y  aubour  y  aubourr  , 
nnbourt:  Aubier,  bois  tendre  et  blan- 
châtre, qui  est  entre  Téc^îrce  et  le 


ABO 

corps  d'un  arbre.  Ces  mots  étoîenf 
encore  applicables  à  toute  espèce  de 
bois  blanc  ;  à!alburnus. 

Aborenrr  ,  aborrener,  abourcner: 
Dédaigner ,  haïr  ,  abhorrer  ;  '  d*a6- 
horrerc, 

Arortif  ,  abortin ,  aborty  :  Avor- 
ton ,  forcé  ,  qui  est  venu  avant  le 
terme  ;  abortivus ,  à'aborirL 

Abosmé  :  Abattu,  triste,  accablé, 
déconcerté. 

En  la  cité  en  est  II  criz  tevez , 
Un  cors  d*jvoire  fu  en  la  tor  sonez  ^ 
Kn  la  TÏle  ot  trois  cens  Itomcs  armes 
Que  c*il  laissa  malades  et  navrez. 
Qui  or  rf'vient  chaitis  et  abosmez 
Kn  aleschaut  lait  tant  de  ses  privez , 
Jamais  li  «lampncs  ne  sera  restorez. 

Bom.  de  Guillaume  au  court  née  p. 
fol.  5 , 1»". 

Arosmer  ,  affosmir  :  Abattre ,  affli- 
ger, abîmer. 

Abot,  aboulty  aboùt  :  Fonds  assi- 
gné à  un  créancier  pour  sa  sûreté. 
Ces  mots  vouloient  dire  aussi  hypo- 
thèque ,  assignation  d*une  rente  sur 
un  héritage  particulier ,  et  bout ,  ex- 
trémité ,  limite  ,  borne  ;  de  butum  ; 
en  bas.  lat.  abbotum,  aboltamentum, 
aide ,  secours. 

Tant  ala  qn*il  vint  à  la  porte , 
A  tout  le  pet  c*oa  sac  aporte , 
Kn  enfer  jette  et  sac  et  tout. 
Et  li  pez  en  sailli  about. 

Wabl,  dou  Pet  au  Vilaitî. 

Aboti  :  Caché. 

ABOiiCiiEMENT  :  Eutrclicn  ,  con-* 
versation;  de  bucca. 

Abouchir  :  Boucher,  fermer. 

Abouffer  :  Essouffler  ,  ôler  ou 
perdre  la  respiration. 

Abotjeier  ,  aboiivicr  :  Oter  \e% 
bœufs  de  la  charrue,  de  Técurie ;  les 
mener  au  pâturage  ;  adjugarc  bovcs. 

Abouser  ,  abouslcr:  Détruire,  ren- 
verser >  devenir  veuf;  à^c^dvastare ; 
en  Prov,  abrousa. 


ABR 

Aboitte  :  Touche ,  joint. 

Aboutee  :  Aboutir,  toucher  nn 
but ,  joindre  ;  de  butum;  en  bas.  lat. 
abbotare. 

Abouvier.  Fof,  Abottfier. 

Aboutei  :  Terre  en  friche. 

ABbYEREiB  ;  Abreuver,  faire  boire; 
de  bibere. 

Si  Mrons  ahovertU  del  tnit  de  son  deleit. 

Serm,  de  S,  Bernard, 

Abr  ADAifT  :  Qui  racle ,  qui  ratisse; 
iîubradcrr. 

Abbahjuiides  :  Les  descendans 
d'Abraham,  les  Israélites;  à'Abra- 
ham. 

Abbamas,  abranas,  abrava  :  Sorte 
de  singe.  Bochart  le  dérive  de  Fhé- 
breu  àbranià, 

Abbasem ENT  :  Démolition ,  des- 
traction,  embrasement. 

Abbaseb  :  Démolir,  détruire ,  brû- 
ler; en  anc.  Prov.  abraza, 

Abbassa  :  Embrasser  ;  de  bra-^ 
thium, 

Abbat  :  Enflammé.  Foy,  Arol^. 

Abbeeu  ,  abreu  y  abrieu  :  Le  mois 
d^avril,  aprilis;  en  Langued.  abrialy 
ûbriadon  y  abrion. 

Abrev#.  ,  abrevié  y  abr  levé  y  àbrivé  y 
Êbroié  :  Vif,  prompt,  alerte;  em- 
pressé ,  hâté  ;  de  brevis. 

Abbeveb  ,  abbregier  f  abrevier  y 
nhridgiery  abriefvery  abriever  y  abri" 
pCTy  ahrivcr  :  Dépécher ,  diminuer , 
dépérir ,  abaisser ,  humilier;  ^abbre- 
tiare. 

Chier  ÎTtirt ,  oo  quels  fu  li  besoîgnepar  kai 
t  sire  de  Maiesteit  s'umiliest  et  %abreviest 

tAȔ. 

Serm.  de  S,  Bernard,  foL  xa5. 

Abbeveter  :  Tromper,  endormir 
qiif  Iqu*un  par  des  paroles  flatteuses , 
fuf tter ,  épier  pour  surprendre. 

Abbevicie  :  Sommaire ,  récapitu- 
blion  ;  abùreiWU'o, 


ABR  g 

Abketiciiê  ,  abreviegé  :  Abrégé  » 
raccourci  ;  abbreviatus. 

Abri,  abn'c ,  abrii,  abris,  abrii, 
arbri  :  Abri ,  ombrage  ,  couvert  ; 
^arbor;  Ménage  le  dérive  à^apricus* 

Abricon  ,  abricoun  :  Charlatan 
trompeur,  séducteur;  on  a  dit  aussi 
bricon, 

Abriconner  ,  abriconeiry  abrico* 
ner  :  Tromper ,  faire  donner  quel- 
qu'un dans  un  panneau  comme  un 
sot.  Le  poète  parlant  d'Ulysse  qui 
obligea  Clytemnestre  à  consentir  que 
sa  fille  fût  sacrifiée ,  dit  : 

Bien  sot  la  inere  ahriconer. 
Et  faire  esjouîr  de  noyant. 

Ovide  ,  mst. 

En  Ital.  bricconc y  fripon,  sot;  en 
Prov.  abrifça. 

Abriefvk  :  Abrégé ,  accourci ,  re- 
tranché ;  de  brevis, 

AoRiKOKMEiirT  :  Abonnement  d*un 
bien ,  d'une  terre. 

Abriemknt  :  Maison  ,  logement  ; 
du  mot  abri, 

Abrier  ,  abrisely  arbrety  arhroic  :• 
Arbre,  ombrage,  couvert;  d'arbor, 
Yoy.  Abri. 

Abrier  ,  emberguery  habriser:  Pro- 
téger ,  défendre  ,  mettre  à  l'abri ,  ap- 
prendre quelque  chose  à  quelqu'un , 
couvrir  ;  on  le  fait  venir  à^ahrica , 
couverture  :  sa  véritable  étymologîe 
est  arbor;  en  I^ngued.  abriga. 

Abrier  ,  arbriery  aubrier  :  Le  filt 
d'une  arbalète,  arbre  de  pressoir, 
^  arbor;  Ménage  Ir  dérive  à^apricari. 

Abri  F. VER  ,  abridgery  abriger  :  Ve- 
nir promplcnient,  abréger  ;  de  brevis, 
Voy.  Abrkver. 

Arrifol  :  Le  voîle  qui  se  met  sur 
la  tète  (le  ceux  qu'on  marie  ;  ce  mot 
composé  vient  d'abriery  couvrir. 

AnRiGRXKNT  :  Diminution. 

Abrii  ,  abrixt  :  Ombrage,  couvert; 
à' arbor.  Voyez  Abri. 


lo  A  B  s 

AMKun^abrynceau,  tirbresseaubs, 
arbret,  arbriselet,  arbroùel,  arbrois- 
siaux  ,  aubnssel  :  Arbrisseau  9  jeune 
arbre ,  arbuste  ;  à'arbon 

Ab&ongher  :  Se  courber  en  avant. 
Abroice  :  Aurone,  plante  médici- 
nale ;  abrotonuml 

Ab&oqukment  :  Brochure  sur  l'é- 
toffe 9  qui  en  distinguoit  la  qualité. 

Abeoustu&e  :  Le  droit  de  faire 
brouter  certaines  terres  par  le  bétail  « 
dans  les  temps  marqués  et  aux  con- 
étions  convenues;  en  bas.  lat.  abros- 
titra. 

Abrover.  f^oy.  Abetrer« 
Abruiner  ,  abrunir  :  Brunir ,  ren- 
dre brun,  en  parlant  du  hàle. 

Abrupts  ,  abrupttment  :  A  Tim- 
proviste ,  brusquement,  rapidement  ; 
abrupte. 

Abscoh  ,  abscons ,  absconse ,  abs^ 
consentent  y  abscont ,  abscount ,  es- 
conse  :  Cachette  ,  secret  ,  détour , 
dissimulation;  absconsum. 

Abscons  :  Secret ,  dissimulé  ;  ab^ 
conditusm 

Absconse  :  Cachée ,  obscurcie  ;  lan- 
terne sourde. 

Absgonser  ,  abscondre ,  ascondrc, 
escondre^  esconser,  escoser,  escouser  : 
Cacher ,  dissimuler  ,  tenir  secret  ; 
â*  absconsum,  supin  d^abscondere;  en 
Ital.  nascondere» 

Abscouter  :  Ecouter ,  faire  atten* 
tion ,  prêter  Toreille  ;  à^auscuUare. 

Absgule  ,  abseulé  :  Abandonné , 
«éparé ,  privé  ;  de  solus ,  soUtudo, 

Absen TATiON  ,  absentement  :  Ab-' 
•ence  ,  retraite  ,  éloignemeut  ;  ab- 
4entia. 

Absigte  ,  absite  :  Espèce  de  pien*e 
précieuse  de  couleur  noire,  et  veinée 
de  rouge  ;  absictus. 

Ahsiefes  est  neire  et  pesant, 
Veines  a  nages  ouine  saug. 

Marbodus  de  Gem»,  art,  Sa^p.  1674. 


ABU 

Absobke  ,  absodre ,  absaUler,  aB* 
solver  :  Absoudre ,  pardonner  ;  ab^ 
sohere. 

Absoille  :  Qu'il  absolve. 

Absolir  :  Braver  les  loix,  les  usa- 
ges, prévariquer;  payer  entièrement 
une  dette. 

Absolte  ,  absoultc ,  absoute  ,  as* 
saute ,  assoulte  :  Absolution ,  indul' 
gence  ;  absolutio. 

Absolu  :  Absous  ;  absolutus, 

Absolutemen T  :  Absolument  ;  ah* 
soluté, 

Abson.  Voyez  Abésow. 

Absorbir  ,  absorbeir  y  assorber  , 
assorbir  :  Absorber ,  engloutir ,  dé- 
truire ,  anéantir  ;  absorhere, 

Abstiner  ,  atcnir  :  Aostenir  ,  gê- 
ner ,  borner  ;  ahstincrcm 

Abstr ACTEUR  :  Qui  extrait  une 
chose  d'une  autre ,  un  alchimbte  ; 
à^ahstrahere. 

Abugher  ;  Heurter,  frapper,  clio» 

quer. 

Aduissement  ,  abucJiementf  abus* 
sal:  Achoppement ,  chute  en  devant. 
On  le  croit  formé  de  bucca  ;  dans  le* 
Sermons  de  S.  Bernard  il  répond  à 
ojfendiculum  du  texte  latin. 

Peu  est  de  gens,  c*est  vérité , 
Qui  au  siècle  sauver  se  puissent 
A  tant  à^fdfuissement  s'abuissent. 
Que  leurs  emmes  perdent  et  damnent. 

Gautier  de  Coiiui,  Uv.  I,  ch.  a^< 

Abuissonn ER  ,  abussonner  :  Abu- 
ser, tromper,  séduire,  duper;  D.  Car- 
pentier  le  dérive  de  busio,  buse ,  pria 
dans  le  sens  figuré,  de  dupe. 

Abuleter  :  Donner  ou  recevoir 
un  bulletin  ;  de  bullcta, 

A  B  u  s  I  o  N  ,  ahidsion  ,  abuisson  : 
Abus ,  erreur  ;  A^abusiis, 

Abuti^k  :  Fixée,  arrêtée,  convenue^ 
règlement ,  délibération  ;  abbocatio. 

Abuter  :  Viser,  tirer  au  but ,  join^ 
dre  ;  de  butum  ;  en  bas.  lat.  abbotare^ 


ÂCA 

rrrzm  :  Abonner  un  droit ,  un 
)  i  une  somme  ûxe ,  engager  ; 
•  la  t.  abbotare» 
rvaEMEHT.     Foyez    Aboiy&e- 

▼  EKR ,  ahurer  :  Abreuver, faire 
de  bibere. 

>t  amener  eve  non  pas  tant  solement 
icr,  mes  por  abuvrerhe%xe&. 

Liv,  de  Jottice  et  de  Plee, 

▼moiR  :  Verre,  tasse ,  gobelet. 

,  ça  :  Donc. 

BAM £5s  :  Consommation,  achè- 

t. 

CHER  :  Receler  ,  soustraire  , 

r  aux  regards. 

lïfDRE ,  agironer:  Ceindre,  en- 
er ,  enclore  ;  de  cingere. 
:wT  :  Environné,  ceint  ;  dnctus, 
:?fTE  ,  achainte  :  Enceinte  , 
• ,  coin ,  lieu  retiré  ;  cincturA, 
ncsÉ  :  Corbeau  ou  pierre  en 
coupée  en  biais  en  dessus  ou 

iOUS. 

!f  ER  ,  acanner  :  Dire  des  in- 

en  bas.  lat.  acanizure, 

lAN  :  Etourdi, acariâtre;  corn- 

acer  et  caro. 

lATioN,  acarement  y  accaria-- 

Confrontation  ;  acarratio  ,  de 

face,  visage;  en  Prov.  aca- 

1ER  :  Jeter  des  pierres,  il  si- 
aussi  confronter,  mettre  en 
omparer  ;  en  Prov.  acaira  , 

NER  :  Massacrer,  tuer;  de 
arnis, 

EMEMT ,  acazement  :  Action 
ler  en  fief  ou  à  rentes. 
ER ,  acazer,  ascasser  :  Etablir 
e ,  inféoder  ,  donner  eu  fief , 
à  rentes;  de  casa;  en  bas.  lat. 

:  Acbat,  marché,  accepta- 


ACC  Tt 

tlon  ;  aceeptatio  ;  en  bas.  lat.  €u^i^ 
tum ,  acapi€igium, 

AcATs  ,  acaste ,  achate  :  Agate  , 
pierre  demi-précieuse;  achates, 

A  c  A  T  E ,  acatesse  :  Fidèle  ami  , 
amie  ;  ^Achates ,  nom  propre  du 
compagnon  d*Enée ,  son  confident  et 
son  ami. 

AcATER,  acaptery  aciuuerj  achep^ 
ter  :  Acheter ,  accepter  un  mardié  » 
faire  un  échange  ;  acceptare;  en  bas. 
lat.  accaptare, 

AcATERE,  acateres,  acaterres,  aca- 
leur  y  acaùercs  ,  acator  :  Acquéreur  , 
acheteur;  à^ acceptare* 

Mais  se  il  ne  paet  faire  joair,  a!  reatOM  U 
domage  à  Vacateur. 

Cota,  de  Beauvoùis,  cA.  34. 

AcAUDRE  :  Assaillir,  faire  rébel- 
lion. 

AcAUTER  :  Heurter ,  frapper  an 
coté  ;  de  costa  ;  s'accouder  ,  s'ai>- 
puyer  sur  les  coudes  ;  de  cubitus, 

AcGARATioN  :  Coufroutatiou  de  té« 
moins  ;  acarratio. 

AccARBR ,  accarser  :  Confronter  ^ 
mettre  en  face ,  eu  présence  ;  de  carusp 
visage. 

Accé ,  accée  :  Bécasse ,  sorte  d'oi- 
seau de  passage  ;  acceia. 

AccEDiARRE  :  Archidiacre ,  snpé« 
rieur  ecclésiastique  ;  archidiaconuSm 

AccÉMEif  T,  accéementy  acéement  : 
Ornemens  ,  parures ,  atours.  Voyez 
Agrément  et  Acesner. 

Parcevax  psgarde  la  damoîséla 
Et  la  Toit  tant  bêle , 
Et  si  li  plot  tant  et  abeli , 
Par  le  grant  acéement  qu'il  Toît  en  12. 

CraaL 

AccENSK ,  adcense  :  Héritage,  fer- 
me ,  bien  qu'on  tient  à  cens  et  à  ren- 
tes ,  ou  à  prix  d'argent  ;  accensa. 

AccENsÈ  :  Huissier ,  officier  d'un 
magistrat  ;  accouor^  accensus^ 


13  À  C  C 

AccEifSEMENT  ,  acceitsissement  » 
urensement  y  adcensement  :  Accion 
de  louer  à  cens. 

AccEivsER  :  AfTennrr ,  donner  à 
cens  ;  ce  mot  est  pris  aussi  pour  al- 
lumer ;  à^accendere. 

Ar.cEif  sei;r  ,  €iccnseur,  adccnseur: 
Celui  qui  prcnoit  ou  doiinoit  une 
terre  à  louage  ;  acccnsator, 

Acc/ifsiSMEs  :  Nous  primes  à  cens, 
À  fermage. 

AccKiiTOKES ,  accendones  :  On 
nommoit  ainsi ,  ceux  qui  animoient 
les  gladiateurs  dans  Tarénc. 

AcGEPTioïf  de  succession  :  Accep- 
tation ;  acrept/o. 

AccEARA ,  acerratc  :  Petit  autel  sur 
lequel  on  brùloit  de  Tencens  et  du 
parfum,  auprès  d'un  mort;  acerra ; 
en  bas.  lat.  acccpturaria ,  navette  à 
mettre  Tencens. 

AccESSKUR  :  Assesseur ,  celui  qui 
aide  un  juge  dans  ses  fonctions ,  offi- 
cier de  ville  ;  asscssor, 

AccESsiouN  :  Encan ,  vente  pu- 
blique ,  addition,  acceptation  ,  pré- 
férence ;  accessio. 

AccESsouARE  :  Accessoire ,  grand 
danger ,  incident ,  conjoncture ,  em- 
barras ;  iïacccderc ,  accidcrc, 

AcciDES  :  Nom  d'un  peuple,  em- 
ployé dans  les  Chroniques  de  S.  De- 
nis, pour  désigner  les  assassins,  les 
«ujets  du  vieil  de  la  Montagne ,  roi 
des  Accides  ;  occidcntcs, 

Accim-LER  :  Mettre  des  surs  acides 
dans  que](|ue  jus  ou  sauce  ;  iVan'dus. 

AcciE  ,  asciez  :  Qui  a  les  dents 
agacées. 

AcciPER  ,  accipcir  :  Prendre ,  esca- 
moter, recevoir;  €ict'ipi'rv. 

AccLiNER.  l'oyez  Acliner. 

Arci.oRE ,  acciosaç^irr  :  Clore ,  en- 
fermer de  murs  ou  de  liaies  ;  acclu^ 
eittre. 


A  ce 

AccoiL  ,  accuel  :  Accnell ,  bonne 
réception.  Foy,  Accuellir. 

AccoiLLiR  :  Accueillir,  bien  rece<- 
voir  ;  de  colligere. 

AcGoiifciET  :  Suivi ,  poursuivi. 

AccoiNORE  ,  accointre  :  Amènera 
Forez  Accointer. 

AccoiNT  :  Qui  est  familier. 

AccoiicTABLE  :  Gmcicux ,  accès- 
sible. 

Accoiif  TAGE ,  accointa  nceyaccouin^ 
tance  :  Familiarité  ,  commerce  ,  so- 
<:iété  ,  compagnie ,  bon  accueil  3  de 
c.onsnetudo, 

AccoiKTAiRE  :  Vaisseau  pour  aller 
à  la  découverte  et  avertir  de  ce  qui 
se  passe. 

Accointé  ,  accotante  :  Lié  ,  uni  , 
attaché  à  quelque  chose,  à  queJqu'iin« 

Accointer  :  Se  familiariser  avec 
quelqu'un  ,  le  voir  souvent ,  entrer 
en  liaison ,  faire  société. 

Damr  perDIex  mrrclii ,  to»  pri  qu*à  tos  mô 
veuiIU'7.  accointer  (  m'uuir  à  vous). 

Ce  mot  veut  dire  encore  donner  avis, 
envoyer  à  la  découverte ,  mettre  de» 
espions  ;  consuescere.  Ménage  le  dé^ 
rive  d^adcornitare, 

AccoisKMKNT  :  Calmc ,  tranquil<-> 
lité  ,  repos  ;  de  qides, 

AccoiSER,/7rco)  •#?/',  achoiscr^  nchoi^ 
sicr  y  acoisir  ,  acoysier  ,  acquoisir  , 
aquayser  :  Adoucir  ,  api)aiser ,  cal- 
mer, reposer,  éteindre  ;  de  quiescere» 

AcGoiT ,  ac/ioit  :  Achat ,  acquêt  ^ 
accepiio. 

AcGOL  ,  accolade  ,  accolée  ,  acco^ 
lement  y  accoleryv  :  liaiser  cjue  rece- 
Toit  sur  la  joue  gauche  celui  qu*on 
ordonnoit  chevalier  ;  il  se  disoit  aussi 
du  coup  d'épée  qu'il  recevoit  sur  les 
épaules;  de  colium, 

AccoLKiv  :  Embrasser,  caresser. 

AccoMF.MF.R  ,  accomic/ier y  acctym 
muschier  ,  acomuncr  ,  acumcnvr  , 
akoumunier  :  Ueccvoir  la  commu- 


ACC 

MÎon,  communier;  €idcommunicare. 
Ces  mots  signifient  encore  :  manger 
ensemble ,  de  la  même  miche  9  du 
même  pain. 

Et  fit  le  roi  dire  grand  plante  de  messe, 
^oar  nccomiekcrctiÊX  qui  dévotion  en  ayoient. 

Froissart, 

AccoMMUNEK  :  S*assocîer  avec  quel- 
qu'un ,  faire  quelque  chose  en  société  ; 
mdcornmunicare  ;  en  ancien  Prov. 
ûcomunalar,  faire  part ,  participer. 

AccoMODATioN  .'  Accord  fait  à 
Tamiable ,  accomodatio. 

Accompagner,  accompaigner  (s*): 
Vivre  en  société ,  s'accoster  de  quel- 
qu'un. Voyez  CoMPAiir. 

AccoxPAiGicEMENT  :  Règlement , 
statut ,  convention  faite  entre  amis. 

AccoMPA&AGER,  accompagîer,  ac- 
comparer  y  acomparagir  :  Comparer, 
faire  le  parallèle ,  mettre  en  compa- 
Fiison  ;  comparare. 

AccoM PT ,  part.  :  Compté,  calculé  ; 
ce  mot  est  substantif  dans  compte  \ 
tomputurn, 

AccoxsEiT,  accomsict  :  Poursuivi  9 
suivi  9  recherché  ;  secutus ,  de  ^e- 

AccoivisoN  :  Accusation ,  plainte , 
blâme  ;  â*actio  pour  accusatio. 

Accoics  :  Compte  ,  action  ,  acte  ; 
muio. 

iLccoTfsi'EVK'E^  acconsuivre  :  Attein- 
ère ,  rejoindre ,  suivre  de  près ,  imi- 
ter ,  accompagner ,  attraper  ;  co/i" 
êequi» 

AccoPER  ,  acouper  :  S'équiper  , 
Bettre  sa  cuirasse.  Voy,  Adouber. 

AccoPKTOT  :  Appui,  soutien;  de 

AccomDJLiiT  :  Qui  est  conforme , 
d*accord  ;  en  bas.  lat.  accordare  ,  et 
ca  bas  Bret.  accordi, 

AGGoaj>uxnT|  accçrdanc€j^acçiH^ 


ACC  iJ 

dison  :  Convention ,  accord  ;  en  bas. 
lat.  accorda  rnen  tu  m  y  de  chorda, 

AcGORT  :  Adroit ,  subtil ,  civil  9 
complaisant. 

AccossoLDAHOES  i  Couscillcrs  d*uno 
cour  de  justice. 

AccosTUMANGE  ,  accostumanchc  ^ 
acostumance  ,  acoustumance  :  Habi- 
tude que  l'on  contracte  en  réitérant 
plusieurs  fois  la  même  action;  as^ 
suetuilo. 

Crans  péris  est  assi  «roîr  si  acconstnm^tt 
bataille  encontre  la  Toisouteit  et  la  botsie  dei 
Diaulc  cui  no  ne  poTons  veor,  et  cui  sa  naturo 
ke  si  est  subtil  et  si  longe  acostumance  de  son 
xnalice  a  fait  trop  voiiious. 

Serm.  de  S.  Bernard, /al.  x3o,  if^* 

ACCOUBLER.   P^Ojr.  AcOUBLER. 

AccouER  :  S'attacher  l'un  à  l'autreii 
approcher. 

AccouLAisTRE  ,<'co/aj^/ie  :  Ecolier, 
étudiant  qui  fait  ses  exercices  ;  scho^ 
laster. 

AccoupLAGE  :  Accouplement;  ca* 
pulatio. 

Accoupler  :  Attacher,  unir,  join* 
dre.  F'oj'cz  Acoupler. 

Accours  :  Afduence,  foule  ;  accur* 
sus.  Accours  d' advenant  ^  terme  do 
chasse  ;  accursus.  Voy.  Accordant. 

Accourse  :  La  crue  subite  d'un 
fleuve ,  d'une  rivière  ,  torrent ,  af- 
fluence;  de  cursus, 

AcGouRSER  :  Joindre,  serrer,  unir. 
Voyez  Accoupler. 

AccouBsiER  ,  acçoursin  :  Favori 
d*un  grand  seigneur ,  acheteur  d'ha- 
bitude à  la  même  boutique,  chaland, 
pratique. 

AccousiNER  :  Traiter  de  cousin  « 
d'allié,  d'ami. 

O  tu  cité  très-noble  et  ancienne , 
Qui  jadis  fut  fondée  de  Remas  ; 
Uems  t*appcUa  de  son  nom  Ranciennt « 
Home  fonda  »e»  frères  Romulas , 


t4  AC  £ 

Le  tênit  t^aceousina, • 

£t  ton  confort  requist  et  demanda. 

Eust,  Deschamps,  foi  yj ,  coL  4. 

AccouTER  :  Ecouter,  faire  atten- 
tion ;  auscukare^ 

Accoutrer  :  Ajuster,  vêtir,  orner, 
parer;  en  bas  Bret.  accoulri, 

AccoUTUMAïf  CE  ,  accoustumancc  , 
accoustumanche  :  Habitude ,  cou- 
tume ;  assuetudo.  Le  troisième  de  ces 
mots  est  encore  très  en  usage  dans 
le  Beauvoisis  en  Picardie  :  on  dit 
itkécXi^xïie  accoustumanche  ^i^ouT  mau« 
Taise  habitude. 

Accra  VANTER  ,  accravantier ,  ag* 
gra%*anter  :  Ecraser,  bris(*r ,  accabler, 
succomber  sous  un  poids  ;  aggra\>are. 

Accroire.  Voyez  Acroire. 

AccROUÉ  :  Courbé ,  accroupi  ;  ac- 

€U9VatUS. 

AccuEL  :  Accueil ,  traitement ,  ré- 
ception. 

AccuELLiR ,  accoillir,  accuUry  ac- 
queillir,  aquilUr  :  Recevoir  d*un  air 
prévenant,  engageant,  amasser,  ras- 
sembler, pousser,  exciter,  accepter, 
mettre  en  mouvement,  associer  ;  ad" 
coUigerc ,  accolUgct-e,  JccuelUr  la 
semonce,  c'est  recevoir  en  bonne  part 
Tavis ,  la  réprimande. 

AccuiT  :  Acquit ,  quittance  ;  ac^ 
quisitum, 

AcGVLiTE  :  Récolte ,  revenu ,  pro- 
duit ;  de  collecta. 

AccusAToiRE  :  Qui  accuse ,  qui 
concerne  Tacciisation  ;  accusatorius, 

AcGusEMEKT  ,  accusîon  ,  ancusc' 
ment  :  Accusation  ,  reproche ,  révé- 
lation ;  aceusati'o, 

AccusERES,  accuseircSy  accusieres, 
«ccif^or:  Espèce  d*officier  ou  sergent. 

AccusEUR  :  Accusateur  \  accu-- 
saton 

A  CE  :  Pendant.  , 

A  CE  DIE ,  aceide,  asside  :  Paresse; 
acedia. 


ACE 

AcEE  :  La  bécasse;  aceeia,  aeeiag 
accela  ;  en  Ital.  acegia, 

AcÉEMEMT,  accéement y  accenyentp 
acesmementy  aces  mes,  achemes  y  as* 
chênes, aschesmes:  Ornemens,  atours, 
parures  de  femmes.  Vof.  Acesmer. 

Quand  la  déesse  eut  mit  bas  set  habitx  et 
achemes  ,  qu^elle  eut  deffeublé  coiffe ,  gninv 
pie  f  attour ,  et  antre  accoustremeut  de  teste; 
fermaillets  ,  cliaînes  ,  anneaux  ,  bulletet  et 
tissus,  jufcqn*aux  galoches  dorées ,  demeurant 
tocquée  sans  plus  de  riche  couvre  dief. 

Jean  Lemaire ,  illustr,  des  Gaules. 

AcELÉE  :  En  cachette ,  secrète- 
ment ;  cclatim. 

Agence  :  Assentiment,  consente- 
ment ,  aveu  ;  assensio. 

Agekbr  :  Joindre  ,  placer,  viser 9 
adresser ,   mirer.   Fojez  Agertai«« 

NER. 

AcENSiE  (  r  )  :  Le  prix  d*un  bail  à 
cens, droit  de  cens;  accensatio.  Voy. 

AcCElfSER. 

Acerbe  :  Aigre  ^revéche;  acerhus. 

AcRRBER  :  Aigrir,  irriter,  couper  ^ 
^acerhare  et  sarpere. 

AcERTAiMER ,  acertencir:  Assurer, 
certifier,  donner  avis  ;  certiorare. 

AcERTENEz  :  Certain d*une  chosCy. 
bien  instruit. 

AcERTEs  ,  acertement,  adv.  :  As* 
sûrement ,  sérieusement ,  certaine- 
ment. 

Agertez  ,  adcertes  :  Alors ,  certes  , 
même ,  au  reste ,  d'ailleurs  ;  de  cœ^ 
teroy  ccrtè;  en  anc.  Prov.  acertas. 

Acerure.  Voyez  Agherure. 

Aces  ,  acex,  aches  ,  assées,  assés^ 
axcés  :  Accès ,  abord ,  approche ,  at- 
teinte ,  blessure;  de  cœdere,  au  supr 
cœsum, 

AcESiMi  :  Mot  qucf Borel  cite  et  qui 
n'a  pas  existé  ;  il  dcvoit  lire  acesmé  , 
embeQi ,  paré ,  orné ,  particip.  do 
Ycrbe  acesmen 


ACH 

tjimE  9  acesmaer  ,  tuhesmtr  , 
T  :  Orner  ,  parer  ,  équiper , 
',  embellir;  decomcre  ou  co- 
en  bas.  lat.  acosmarcj  acemare» 
AcizxEKT. 

■ant  beauté  eft  certes  acesmée, 
por  qui  met  ciaert  e«t  si  soprii. 
Casse  Brulej, 

ftnt  acesmé  bel  et  cortoi>ement« 
es  dra*  de  »oye  furent  lor  garnement. 
Homan  de  Florence  de  Borne, 

:sMxa£ftSE  :  Femme  qui  habille^ 
ne ,  femjae-de-cbambre ,  coîf- 

:SMES  9  acesrnéement,  acesmies. 

,   ACÉEMENT. 

ET  ABU  LE  :  Espèce  de  plante  ap- 
cotylédon  ou  nombril  de  Vé- 
aceiahulum.  U  se  disoit  aussi 
sorte  de  petite  mesure  ;  aceta- 

ETEUii^  :  L'oseille ,  plante  pota- 

acetosa. 

B  ,  atch  :  Ah  !  exclamation ,  cri 
uleur;  ah  ! 

HABLEE  :  Frapper ,  blesser  avec 
ton ,  avec  une  corde  ;  de  chabk, 

,  câble. 

HAisoN  ,  ach(HSon  ,  acoison  , 
son  :  Occasion ,  cause ,  fait ,  rai- 
accusation  ;  accusatio  ,  occasio; 
ts.  lat.  acheso. 

Vons  ne  Toodrîea 

unays  trourer  nulle  achoisofS 
k  Tenir  boire  en  ma  maison , 
>r  7  burez-Tous  cesle  fois. 

Patheîin. 

:HAisoHNé  :  Vexé,  poursuivi, 
iété;  accusattts. 

CBAisoNNEE  :  Vcxcr,  inquiéter, 
ser,  contester  la  propriété  d'un 
,  citer  en  justice  j  accusare;  en 
lat.  achoisonare, 
J0BAHAO,  achaneau,  chanel,  che- 
chenau  :  Conduit  d'eau ,  canal, 
:rc ,  fosse ,  rigole  j  canaU^f, 


ACH  i5 

AcHAPXR  :  Echapper  ,  se  soiu- 
traire ,  éviter. 

AcHAPiT  :  Echalas  pour  les  vignes^ 
bâton  propre  à  se  défendre. 

AcHATER ,  achapter  :  Acheter ,  ac- 
cepter un  marché  ;  acceptare. 

AcHELER  :  Escalader,  grimper  par- 
dessus un  mur  avec  ou  sans  échelle^ 
de  scala* 

AcHELETTE  ,  cschelette  ^  hoclette  i 
Clochette ,  sonnette. 

Saint  Martin 

Bfonlt  liez  et  moult  forment  joieqs  ^ 
Del  salner  fu  convoiteux  « 
S^esckeiette  soue  trois  cos. 

FabL  de  la  Court  de  ParatBu 

AcBERiN  :  Ferme ,  constant ,  iné« 
branlable;  agacer. 

Acre  EURE  ,  acerure  :■  Action  de 
souder  de  l'acier  sur  le  fer. 

AcHESMANT  :  Hounétc,  poli,  conb^ 
plaisant. 

ACHESUER.    Vofez   ACESUER. 

AcHESMURE  :  Parure,  ornement* 

Fojr*  ACESMER, 

AcHEsoN  :  Droit  injustement  exî* 
gé  ;  à' accusatio.  Voy.  Aghaison* 

ACHESONNER.  VojT'  ACHAISONRBK» 

AcHET,  achest,  acquaste,  acquise^ 
acquittance  ,  agais  :  Acquisition  ^ 
achat  ;  acceptatio ,  acquisition 

Acheteurs  de  Gages  :  Grens  qui 
s'obligeoient  à  payer  une  certaine 
somme ,  pour  empêcher  le  transport 
d'effets  saisis  ;  acceptor. 

AcHETiFVER  ^adieidver^achetiver, 
achoitiver  :  Captiver ,  retenir  par 
force ,  rendre  malheureux  \  de  cap^ 
tivare, 

AcHiER  :  Fer,  acier;  à*euxes ;  en 
bas.  lat.  aciarium*  Il  se  disoit  aussi 
d'un  endroit  où  Ton  remise  du  bois  y 
et  du  lieu  où  se  posent/les  ruches  def 
abeilles^  ^apiarium. 

AcHiOER ,  achaifver^  achevir,  aehU 
verj  aç/ui'ier,  aci^ver,^  oAUver  ;  Ache* 


tS  AC  K 

Ter ,  finir  ,  conclure  ,  c'est  venir  à 
chief  y  voyez  ce  mot  j  parvenir  au 
terme,  obtenir. 

AcHoiSE,  accoison  ,  achaison , 
acheisony  achoison,  enchaisoun,  en- 
chcison  ,  encheisun  ,  ochLson ,  ochoi" 
son  y  oquoison  :  Occasion  heureuse , 
loisir ,  sujet ,  cause  de  bonheur ,  des- 
sein ,  espérance  ,  plainte ,  querelle , 
dispute  ;  occasio  ,  accusatio. 

Par  moult  poi  d^ayantore  est  une  ame  féale , 
Et  par  poi  à'achoison  c»t  une  ame  perie. 

Roman  du  Rou, 

AcHoisER  ,  achoisier  :  Appaiser  , 
tranquilliser^ 

AcHoisoNK  :  Soupçonné  ,  accusé; 
en  bas.  lat.  achesonatus, 

AcHOPAiL  :  Achoppement,  empê- 
chement à  quelque  chose  qu*on  a 
entrepris  ,  occasion  de  faute. 

AcHOPPKR, aco/>er,  acouper,  ascou- 
pcr,  eschoper  :  Arrêter,  surprendre, 
interrompre. 

AcuoKÉ  :  Affligé ,  abattu  de  tris- 
tesse ;  d'ac/iores ,  achorutn. 

AcHou  ,  aicfiQu  :  Petite  hache;  as- 
€Îa  ;  en  Langued.  aissaudou. 

AcHRKME  ,  achroume  :  Vieillard 
qui  tousse  habituellement  ;  peut-être 
ii*est-ce  qu'une  allusion  au  nom  de 
Chrêmes  ,  personnage  d'un  vieillard 
de  Térence. 

Aci  pour  Ici  ;  hic. 

Acide  :  Ennui,  tristesse,  dégoût; 
d*acidum>  Foyez  Ace  ides. 

AciK  ,  aciece  :  Agacé  ;  dents  acie- 
ces  y  dents  agacées  ;  d^ncer,  acris. 

AciÉ  :  Acier,  aciiwium  ;  d* actes. 

AciERJÊ  :  Equipé ,  revêtu  d'une 
armure. 

Acjv kC'ÊL  ^assinage  :  Espèce  de  sa- 
bre pointu ,  piquant  ;  d^acinaticum, 

AciNT  :  Enceint,  enclos;  de  cinc- 
tus ,  participe  de  cingere, 

Acis  :  Ais ,  planche  ;  axa, 

Accft^  ;  Acre  9  mesure  d'environ 


ACO 

deux  arpens  de  terre.  On  se  sert  en-* 
core  de  ce  mot  dans  différens  pays , 
pour  désigner  une  mesure  quelcon- 
que ;  acra. 

AcLiN ,  acUnant  :  Soumis ,  penché, 
prosterné  ;  acclinis, 

AcLiNER  :  Saluer,  s'incliner,  se 
pencher ,  se  prosterner ,  baisser  les 
yeux  ;  acclinare. 

Par  le  vcrgier  s*en  vont  le  pas , 
Mes  il  tlut  moult  la  chiere  encline. 
Et  la  borgoise  un  puu  kocUiie, 
Par  sous  le  ciiaperon  Tosgarde  , 
De  traïson  se  donc  garde, 
Si  conut  bien  et  aperçoit, 
CVst  son  mari  qui  la  déçoit. 

Fabt,  de  Borgoise  d*Oriient, 

AcLiNouER  :  Lit  de  repos ,  canapé; 
acclinatorium, 

AcLoois  (  j*  )  :  Je  fermois. 

AcLORE  :  Fermer,  se  fermer;  acclu" 
dere.  Voyez  Clore  les  Veiitres. 

Car  Dien  out  clos  tons  1er  rentres  de  U 
maisouu  Abimclech  ,  por  Sam  la  femme 
Abraham.         Traduct.  de  la  Bible,  Genèse, 

chap,  ao,  i^ers,  x8. 

AcLosTÂis  :  Petit  endroit  fermé 
de  tous  côtés ,  où  Ton  meltoit  un  en- 
fant i  une  brebis  ;  d^acclusio» 

AcLouET  :  Le  fer  d*une  aiguillette, 
la  pointe  d*un  éperon  ;  aculeus  ;  eu 
bas  Brct.  acclaoetenn. 

Acné  ,  acquené:  Ane,  sot , hébété ^ 
asinus, 

AciBMETE  ,  akoumate  :  Qui  ne  se 
couche  jamais  ;  acœmetus  ;  du  Grec 
acoirnetos. 

AcoiER.  Voyez  Achoiser. 

AcoiNT  ,  acointe  :  Lié  d'amitié  , 
familier,  fréquentation ,  liaison.  Foy. 

ACOUINTER. 

Acoi STABLE  :  Gracieux,  aimable. 
AcoiNTANCE  :  Amitié.  Voyez  Ac- 

COIKTAGE. 

Acointe  :  Société,  amitié. 

ACOINTEMENT,  JVoy,  ACGOJNTÀCE 
et  ACOlXfTAKClL. 


A  C  O 

A.eoiir^sm  ,  acoinder  :  Accueillir , 
fréquenter,  rencontrer,  avertir. 

AcoiNTiEm  ^a^/y.  :  A  la  rencontre , 
à  la  première  Yue.  Fojr,  AgcdiKtba. 

Acoiixa  :  Appaiser.  Fojrez  Ac- 
coxaxa. 

Car  Uenjnc  t'ococie ,  qui  nng  petit  la  grate. 
*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  'ven  844. 

AcoiTÂR  :  Se  hâter ,  se  dépécher. 

Acotcii ,  acolcie  :  Alité  ,  qui  est 
au  lit  ;  de  caicitra, 

AcoLE  :  Aïeule,  grand*mère. 

AcoLER  :  Embrasser ,  se  jeter  Au 
toi  de  quelqu'un  ;  de  coUunt, 

J'eatcndi  bien  la  Bergiere , 
K*ele  me  Teat  eschaper; 
Molt  U  fia  longe  proiere , 
Maia  n*i  pnce  rien  eonqueater  ; 
Jjo>t%  la  pria  i  acoler, 
Hx.  ele  giete  un  graud  cri. 

Chtau.  dm  rt>i  de  Navarre  ^  4o. 

AcotLis  :  Embrasseikient ,  coup 
for  le  col  ;  de  coUum. 

A1CÔMBLEMENT  :  Augmentation  , 
anrcroit;  de  cumulus, 

%3t  li  tanaltltodine  fie  la  mercit  c*un  lor  1 
aofttreit ,  ne  lor  torst  à  la  parsomroe  en  acom- 
èSemefte  de  droitnriere  dampnaliun. 

Serm,  de  S,  Bernard,  JbL  a53. 

AcoMMiCHKR.  Foy,  AcrOMKNIEE. 
ACOMMUNER.    Foy,  ACCOMMUNER. 

AcoMPAiGHBR  {  Marier ,  joindre  , 
s*nnir,  coucher  avec  quelcfu'un. 

ACOMPARAOIR*  VOjfCt  ACCOMPA- 
RACER. 

AcoMPERER  :  Comparer,  mettre 
en  comparaison  ;  acomparare^ 

Acompte R  :  Estimer ,  faire  cas. 

AcoMUNALAR  .*  Faire  part ,  parti- 
cq>er. 

AcoNCEPTOiR  :  Rejoindre  «  rattra- 
per, atteindre;  adconcipere, 

AcoircNiEiTTUEE  .*  Sédiment ,  sa- 
kté  ,  ordure  ;  de  congacatus» 

AcoKs  :  Bachot,  petite  barque. 

Acovsuiyaut  :  Accompagnant. 
1. 


ACO  17 

AcONStJlVEE.    Foy.  AcCOlfSIEURE. 

AcoifTER  :  Raconter ,  narrer,  pas- 
ser en  compte  ,  compter  ;  compu^ 
tare. 

ACOPER.    Voyez   ACAUTER. 

Acopi ,  acoupi ,  acoupie ,  acoupis  : 
Cocu.  Foyez  Coquillart. 

AcoRCHiER  :  Ecorcher,  déchirer* 
AcoRGiER  :  Acourcir,  abréger. 

Car  mains  acorcent  bien  lor  vie , 
Ainz  que  Tumor  soit  defaiHie. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  lyA^j. 

AcoROÂNCE  :  Accord ,  convention  ; 
en  bas.  lat.  aeordia  >  acordum» 

Et  qu^t  nous  eut  ce  recordé , 
Sftns  luy  noua  arons  acordé , 
Si  trouvons  en  nostre  acordance^ 
Que  fanlx-semblant  et  abstineuce. 
Avec  tons  ceolx  de  lenr  baniere 
Assauidront  la  porte  derrière. 

Roman  de  la  Rose ,  vers  1 1 29 1 . 

AcoRDER  (s*)  :  Se  livrer,  se  don- 
ner ,  faire  marché,  convention. 

Une  famé  t^aeorda  k  denx  Ribaux  que  il 
ochiroient  (tneroieut)  son  Baron  ;  ce  que  Ils 
firent,  et  puis  ele  leva  le  cri  ef.  cria,  iurou, 
hareu,  Ten  m*a  tuyé  mon  Baron. 

CotUtune  de  Beauvoisit. 

AcoRER  :  Arracher  le  cœur,  les 
entrailles,  faire  mourir;  de  cor. 
AcoRT  :  Accorde ,  consent. 
AcoRT  :  Convention ,  pacte. 

Chapitre  tindrent  lendemain  , 
Et  s'accordent  à  tel  acort , 
Que  jamais  nus  âme  n*aport , 
Qui  de  vilain  sera  issne, 
I*fe  puet  estre  quVlle  ne  pne, 
Alnsint  s*4CCorderent  jadis  , 
Qu'à  enfer  ne  en  paradis 
Ne  puet  entrer  vilain  saoa  doute , 
Oa  avez  la  raison  toute. 

.  Fabl.  dou  Pet  au  yilain, 

AcoRus  :  La  plante  nommée  calan* 
gue;  du  Grec  acoron;  en  Lat.  acoros, 
acorus, 

AcoRVE  :  Prêt ,  en  état  de  faira 
quelque  chose. 


î8  ACO 

AcossELR  :  Secrètement ,  en  si- 
lence ,  tout  bas.  Voyez  Conseiller. 

AcosTER  :  Atteindre,  toucher,  frap- 
per; acostare,  Voy.  Acgonsieiire. 

Agotkpot  :  Accoudoir ,  appui  ;  de 
cubitus. 

AcoTEER  ,  acostrer  :  Habiller ,  vê- 
tir, parer,  équiper,  coudre  ensem- 
ble ;  en  anc.  Prov.  acotrar,  de  con- 
suere  y  au  part,  consutum, 

Acou  :  Pierre  à  aiguiser  ;  cos. 

AcouARDi  :  Timide,  lâche ,  mou , 
paresseux  ,  abattu  ,  lent ,  las. 

AcouARniR ,  acouarder  :  Rendre 
lâche,  poltron.  Voyez  Coârs. 

AcouBLER  :  Empiéger  un  eheval , 
lui  attacher  ensemble  deux  jambes 
pour  l'empêcher  de  s'éloigner  ;  de 
copuîare, 

AcoucHER  :  Se  mettre  au  lit ,  se 
coucher;  accuhare, 

AcoucHER  -  Malade  ,  acolchier  , 
acolcier,  ucoucier  :  Tomber  malade , 
être  alité  ;  de  cuhare» 

Ll  cuens  Amaurris  de  Montfort  ,  qui  fa 
délivrés  de  pritou,  s^en  retourna  par  noume 
pour  TÎsIter  les  sains  apostres  Saint  Père  et 
baint  Poul ,  mes  ilnec  acoucha  malade  et 
iDoorust, 

Ann,  de  S,  tq^s, 

AcouDRE.  Voyez  Accoupler. 

AcouiKTER  :  Fréquenter  quel* 
qu'un,  raconter  une  nouvelle ,  aver- 
tir. Voyez  AccoiiCTER. 

AcouLPER  :  Accuser ,  gronder , 
déclarer  coupable  ;  culpare, 

AcoupAuoiR  :  débaucher  la  femme 
d'un  autre. 

AcouPER ,  acauter,  acopir.  Voyez 
AcoupiR. 

Acoupi.  Voyez  Acopi. 

AcoupiE  :  Femme  dont  le  mari  est 
infidèle. 

Acovvi^y  accouppaudir  :  Commet- 
tre une  infidélité  pendant  l'état  de 
mariage  ;  curucare» 


ACQ 

AcouPLER  :  Approcher ,  joindre  9 
lier,  unir,  marier;  copuîare. 

Or  serra  roon  mari  à  mot  acouplé,  porceo- 
que  je  lui  ai  enfaunté  trois  fils. 

Traducté  de  la  Bible,  Genèse,  vers.  39. 

Agourer  ,  acorer  :  Arracher  les 
entrailles,  donner  la  curée  aux  chiens; 
de  cor» 

AcouRSER  :  Accourcir ,  abréger , 
retrancher  ;  de  curtart  ;  acoursent  $ 
ils  abrègent. 

AcouRT  :  Durant,  dans  le  cours, 
pendant  ;  de  cursus, 

Acourt  de  celui  diner  :  Pendant  ce  dîner. 

AcousTRÉE  :  Mariage  dissous  par 
la  mort  d'un  des  deux  époux. 

AcousTREMEKT  :  Habillement ,  pa- 
rure  ;  de  consucrc ,  au  part,  co/i- 
sutuin, 

AcousTR^s  :  Habillés  ,  équipés. 

A  cou  TÉ  :  Placé  à  côté  de  quelqu'un,' 
de  quelque  chose  ;  de  costa. 

AcouTER  :  S'appuyer  sur  les  cou- 
des ,  se  prosterner  ;  de  cubitus, 

Bèsa  ladite  tombe  et  i  atoucha  ses  ieax  et 
ê^acouta  delez  celé  tombe. 

Miracles  de  S,  Louis, 

AcouTER  :  Ecouter,  faire  atten- 
tion ;  auscultare, 

AcouvERTER  :  Omcr,  couvrir  de 
tapisseries  ou  couvertures  ;  de  coo^ 
perire. 

AcouvETER  :  Remplir,  combler. 

AcoYS  :  Appui ,  arc-boutant ,  épe- 
ron. Voyez  AccoPETOT. 

AcQ  :  Acquit,  quittance  ;  acquisitio* 

AcQUAisTEiR,  acquesir,  acqueter, 
acquetir  :  Acquérir,  gagner,  acheter^ 
conquérir,  acquitter ,  payer  ;  acquie" 
tare  ,  adquœsitare ,  acquirere, 

AcQUAisTER  :  Saisir,  arrêter  par 
ordre  de  justice. 

AcQUAisTERiE  :  Officc  dc  Sergent  y 
de  Messier. 

AcQUAzsTOUR  *.  Sergent ,  huissier. 


A  es 

XcQVASTB.  Voyez  Aghkt* 

AcQUE ,  aucque  :  Quelque  chose. 

AcQUER^E  :  Acquérir  ,  gagner  » 
acheter  ,  conquérir  ;  acquirere, 

AcQUEET  ,  aques ,  aquez  :  Acqui- 
iition,  gain,  profit ,  ayantage ,  sceau  ; 
^éÊcquisido  ,  quœstus» 

AcQUKURRR  :  Accourir,  venir  .en 
diligence  ;  accurrere. 

Acquis  :  Acquis ,  gagné ,  tran- 
quille ,  rassis;  de  quietus. 

Acquise  :  Confiscation  ,  saisie. 
Voyez  AcHET. 

AcQUiTTAN CE  :  Délaissement,  a ban< 
don  ,  droit  de  se  faire  décharger  par 
loe  autre  demande  ;  acquisido.  Voy. 


( 


AcRABiLLER ,  ocramier ,  aeramil- 
1er  :  Confondre ,  mélanger  ,  entor- 
tiller. 

AcRACHBR  :  Engraisser,  graisser; 
de  crasstu. 

ACR AILLER.    Voyez  AORAILLER. 

AcRAHTEMEirr  :  Assurance.  Voyez 
Craitt  et  Cranter. 

AcRAKTER  ,  acréanter ,  acranteir: 
Ecrire ,  promettre ,  assurer  ,  passer 
écrit  pardevant  notaire;  àecredete; 
en  bat.  lat.  creantare.  Voy.  Cranter. 

ACRASSER ,  acresser  :  Agacer ,  pro- 
voquer, invectiver,  attaquer  ;  d'ûcer. 

AcRAVANTER  :  Ecrascr ,  briser. 

Acre  ,  acron  :  Mesure  d'environ 
deux  arpens.   Voyez  Acrre. 

AcRÉER  :  Croire , Taire  crédit ,  prê- 
ter; cretlere. 

AcaïPiR,  acréchir  :  S'acroupir; 
de  cuntire. 

Acre  USE  :  Enchère. 

AcRoiRE ,  accroire,  acrouere :  Prê- 
ter quelque  chose,  créditer ,  donner 
i  crédit  ;  credere  ;  en  bas.  lat.  oc- 
credere. 

Or,  regnîe  je  bien!  s!  j^acc^DÛ 
]>«  r«iuice  drap.  Hd»!  quel  malade. 

PathêUm, 


A  C  U  ig 

AcROiRE  :  Devoir. 

Si  rVftt  de  Bel*acaeil  damalgea. 
Qui  aeas  nena  aeroire  eat  en  gaigea . 

*  Roman  de  la  Ros9 ,  vers  12&%S, 

AcRoissEUX  :  Qui  enchérit  sur  quel- 
qu'un dans  une  vente;  d^accrescere. 

AcROPETON  ,  acroupetouns  :  Mis 
en  tas,  en  monceau,  croupe.  Ménage 
le  fait  venir  d^ouropygium ,  croupe. 

AcROU,  acrouse  :  Chose  dégoû- 
tante, hideuse  ,  qui  fait  détourner 
lorsqu'on  Tapperçoit. 

AcTARER  :  Achever,  mettre  à  mort. 

AcTAiNDRE  :  Obtenir ,  atteindre  , 
parvenir  à  la  connoissance  de  ce  que 
l'on  cherche  ;  attingere, 

AcTBMPER  :  Entreprendre ,  pro- 
jeter. 

AcTENo  :  Délai ,  relard. 

AcTi^ONiSER  :  Faire  comard.  , 

AcTiLLEMENT  :  Activité  à  pour- 
suivre les  délinquans  ,  découverte 
en  fait  de  contravention  ;  acu'vitas. 

Actionner  :  Intenter  un  procès  ^ 
d^actio, 

AcTiRANT  :  Attrayant ,  flatteur  ; 
d'attrahere. 

AcToaNÉ  ,  actoumé ,  actourneur  :^ 
Procureur,  homme  de  justice;  ac- 
.  tornatus. 

AcToUR  ,  acteur^  etour  :  Auteur  » 
celui  qui  invente,  qui  compose ,  avo- 
cat ,  intendant ,  receveur  ;  actor  et 
auctor, 

AcTOUR  :  Demandeur  en  justice  » 
médiateur;  actor. 

AcTous,  aAtuz  :  Mesure  de  cent 
vingt  pieds. 

Actuaire  :  Fournisseur  de  vivres 
d'une  armée ,  commis  au  pain. 

Actuaute  :  Acte  ,  action  ,  exécu- 
tion ;  d*actus, 

AcTURER  (  s'  )  :  Se  rapetisser ,  se 
raccourcir. 

AcuBiToiRE  :  Salle  à  manger  des 
anciens  ;  cubitorium» 

a 


M  A  D  A 

AcuEiLLAGE  :  Louage  9  engage* 
ment ,  association  ;  d*accolligere, 

AcuEUEEE  :  Oter  le  cœur,  décou- 
rager y  arracher  les  entrailles ,  don- 
ner la  curée  ;  de  cor, 

Acui  :  A  qui,  auquel. 

AcuiLLiE  :  Prendre  sur  soi ,  faire 
son  affaire  d'une  chose ,  s*en  char- 
ger; œcolligere.    ' 

AcuiT  :  Quitte,  acquitté.  Fbj'ez 
Acquit. 

Acuité  :  Pointe ,  subtilité  ;  d'ocii- 
tus, 

AcuL  :  Lieu  étroit  et  bouché  où 
Ton  réduit  le  gibier. 

AcuMEKiEMEKT  :  Communion  ; 
eommunio, 

AcT  :  Au  cas ,  supposé  que. 

AcT-BiEif  :  Egalement ,  aussi  bien. 

Ad  :  Préposition  latine ,  dont  on 
a  fait  la  pr^osition  française  à. 

Adâéeains  :  Le  dernier  ;  enfin. 
Voyez  DâÂEAiif. 

Adagàîae  :  Un  diseur  de  proyer- 
bes ,  de  bons  mots  ;  à*adagium, 

Adagiâl  :  Un  homme  plaisant  et 
facétieux  ;  d^adagium, 

Adaignee  ,  adagner  f  adagnier , 
adaingnier  :  Aimer ,  complaire ,  faire 
la  volonté  de  quelqu'un  ,  favoriser , 
respecter ,  estimer,  regarder  comme  ; 
de  dignare, 

AoAiir  :  Aile.  Mot  cité  par  Borel  : 
je  ue  l'ai  trouvé  dans  aucun  autre 
auteur. 

Adalit  :  Sec ,  exténué ,  foible. 

Adalonc.  Voyez  Adoun. 

Adamagier  ,  adamer  :  Endomma- 
ger ,  ruiner ,  détruire  ;  de  detmnum, 
perte ,  dommage. 

Chiiu  (  celni  )  qui  te  scet  adamagier. 
Te  saura  bien  aâsoiuigier. 

Distiques  de  Colon, 

Adaxant  :  Diamant  ;  adamas, 
Adah  s  I  adant ,  adtns  :  Adorant , 


A  DE 

prosterné ,  le  visage  contre  lenre  ; 
d*adorare, 

Adartiee  ,  adenter  :  Enchâsser 
une  pièce  de  bois  dans  une  autre. 

Adaptation  :  L'action  d'adapter  , 
d'ajuster;  d'adaptare. 

Adarge  :  Espèce  de  coton  qui  s'at* 
tache  aux  roseaux  dans  les  temps  de 
sécheresse  ;  adarca* 

AuAKhE^adarlé,  adaumé,  daume: 
Niais ,  étourdi ,  qui  ne  sait  ce  qu'il 
fait ,  à  qui  la  tète  tourne. 

Adaet  :  Appentis ,  avant-toit ,  où 
Ton  jette  à  la  hâte  dans  un  moment 
pressé. 

Adavihem EN t  :  Augure ,  diyina<« 
tion  ;  divinatio, 

A«AyiRiEE  ,  adavineur  y  adviner , 
advineur  :  Devin ,  prophète  ;  divi^ 
naior, 

Adatee  :  Irriter,  mettre  en  colère  } 
diîriuci, 

Adcase  :  A  cause  ;  de  causa. 

Ad  ce  :  a  ce ,  à  cette ,  à  celui-là  ^ 
'  celle-là. 

Au  ce  que  :  Afin  que. 

Adceetener  :  Assurer ,  justifier» 
Voyez  Acertenez. 

Adceetes  ,  adecertes  :  Alors.  Voy, 
Acertes. 

AucoRT  :  Accord.  Voyez  AccoE'* 

DEMENT. 

Addevineir  :  Provoquer  quel- 
qu'un, deviner,  prophétiser. 

AdditeVi  :  Ajouter,  fournir,  terme 
de  procédure  ;  addere,  au  supin  a^ 
ditum. 

Adebon  ,  lisez  à-de-bon  :  Sérieu- 
sement ,  tout  de  bon. 

Adebonaieie  :  Rendre  débon- 
naire. 

AnéciB  ,  adesse  :  Toujours.  Voy. 
Adés. 

Adeignee  :  Convenir ,  être  pro* 
pre  à  quelque  chose. 

Cette  çuLiion  m  tm  «id9ign4  (coavital) 


AIDE 

%  roê  est  nos  et  notre  manoir^ 
Toft  me  deres  les  des  ■Toir. 

Fkè,  du  FUain  qui  cftnquUt  ParatËt, 

Patadb  ne  tos  aiBeit  mie , 
AîBs  ket  TQs  et  TO»tre  maooîr, 
IV*en  devez  pM  les  des  ■toît. 

*  Même  Fabliau  et  même  citation. 

Adsis  :  Déjà. 

Adembittsil  (s*)  :  Perdre  l'esprit, 
la  raison  »  être  en  démence  ;  de  de^ 


AoEMKTTEE  :  Décliner ,  baisser  ; 
de  demittere  ;  ayancer  tète  babsée  ; 
^adtninere. 

Adkmisb  :  Démission  faite  entre 
les  mains  de  quelqu*un  ;  de  de^ 
missio* 

AoEMNEua  :  Nuisible ,  qui  porte 
domniage. 

Ademplie  :  Accomplir,  eiécoter. 

Aden AN  :  Désormais ,  à  l*àYenir« 

Adek AS ,  adennes  :  Le^  glandes  du 
eol ,  les  amygdales  ;  du  Grec  adenes. 

Adeh G  :  À  présent  ;  nunc. 

Aden ERER  ^adenierer  :  Apprécier 
en  argent ,  vendre ,  convertir  en  de* 
niers,.  du  bien  ou  des  marchandises; 


Adbns,  adûnz,  adtnt  :  Sar  tes 
dents ,  renversé ,  courbé. 

Xi  TÎex  chastelaîn  est  tôt  <uiSrif( courbé). 

Adehter  :  Prosterner,  adorer, 
tomber  en  bas ,  renverser  le  visage 
contre  terre  ,  faire  mordre  la  pous- 
sière.  Voyez  Adawtier. 

Adeitti  :  Livré  ,  asservi ,  attaché , 
limé  à  prix  d*argentv 

Adkquer  :  Ajuster,  égaler,  ren- 
dre pareil;  adcequare. 

Adsr  ,  aders  :  Un  oiseau. 

ADÉmi  :  Tout  de  suite  j  ea  Pror. 
itdéré  ;  en  Espag.  arreo* 

Anis  ,  adés  y  adez  ,  adèz,  adiès, 
mdes,  andès  ;  Dès ,  toujours,  dès  ce 
poment ,  à  présent ,  sans  cesse ,  in- 
fOBlînent ,  aussi-  i6t  »  entsèremaot , 


À  D  E  ir 

tellement ,  tout  à  l'heure.  Ce  mot 
vient  du  verbe  adhœrere ,  au  part. 
adhœsum,  duquel  verbe  sont  venus 
les  mots  adesery  adoiser.  Les  Italiens 
disent  pour  la  même  signification , 
adesso  ;  et  les  Provençaux  ,  odes  , 
udes-aro,  M.  de  Sainte-Palaye  croit 
que  le  mot  adiès  vient  de  tota  diet. 

Je  n*ai  autre  retenance , 
F.n  ainors  fors  de  mon  chant» 
Et  d'une  doice  C9>p^rance , 
Qui  odes  me  Tient  devant^ 

jidanu  U  Bocut^ 

Adesa  :  Se  joignit. 

Adese  :  Qui  est  atteint  de  ma* 
hidie. 

Adesee  :  Toucher ,  attoucher ,  at- 
teindre une  chose  élevée  et  hors  de 
portée  ;  adhœrere  ;  en  Prov.  adeza. 

Abeser  ^^adesier,^  adestrer,  adoi- 
ser :  Joindre ,  s'attacher ,  allei:  au 
secours  de  quelqu'un,  Taider  >  le 
panser,  le  toucher;  adesse. 

Là  sont  les  pncdes  vennea , 
Sons  la  sale  sont  descendues 
Desous  un  pin  eu  un  praid. 
Du  pin  descendent  dut  oisel , 
Qui  les  pnceles  adestrrrent ,, 
A.  mont  el  palais  les  menèrent 
Là  ou  ti  Diex  d*ïmors  estoit. 

Fab.  dujitgement  d'AmorK 

Adeseure  :  Au-dessous. 
AuES-soiR  ;.  Tous  les  soirs«. 

Et  feist  si  froid  en  esteit,  qa*il  conrenoZ^ 
adès-soir  au  feu  aangier. 

Adesxre,  adcrtre^adistre:  Adroit, 
industrieux;  dextcr» 

Adevaler  :  Descendre;  ad  val" 
lem  ire, 

Adeviitatlee  ,  adevinans  j  ade* 
vine  y  advinementj  adeviniaus  ;  même 
signification  que  A  de  vin  al. 

Adevinal  :  Enigme,  chose  obs-. 
cure  ,  conjecture  ,  soupçon  ;  ^/«cV 
natio». 


Ai>ETTSE  :  Ecrit ,  conTention  »  dis- 
tribution ,  partage  ;  dwisio. 

Adextre  ,  adestre  :  Favorable  9 
adroit ,  vif,  prompt  ;  de  dextcr,  dont 
on  a  fait  adextrer ,  rendre  adroit  » 
propre ,  habile. 

AoHEEDAifT  :  Adhérent,  qui  est 
joint  ,  contigu  ;  adhœrens, 

Adherdee  :  Adhérer.  Voy*  Ahee- 

BER. 

AnniRiTANCE  :  Investiture ,  in- 
féodation,  ensaisinement  ;  hœreditas. 

Adhériter  ,  adhireter  :  Faire  hé- 
ritier ,  saisir ,  investir  ;  adhœredare. 

Adicte  :  Enoncé ,  stipulé  ;  dictas. 

AnicTER  :  Stipuler,  énoncer;  die-^ 
tare, 

Adigtioun  :  Indiction  ;  indicùo» 
Ly  trazeime  adictioun  :  La  treizième 
indiction. 

Adieu  -  coum and  :  Compliment 
dont  on  se  servoit  pour  prendre 
congé  de  quelqu'un. 

Adinerer  ,  adenerier  :  Mettre 
quelque  chose  à  prix;  de  denarius. 
"Voyez  Denerée. 

AoiNvENTioN  :  Mensonge ,  calom- 
nie ;  adinventio. 

Adipiscer  :  Acquérir  ;  adipisci^ 
Adiré  :  Egaré,  perdu,  maltraité; 
ndiratus. 

Moalt  ay  le  coear  du  ventre  yré  y 
Dont  j*iiy  Bel-acueil  adiré, 

Bjoman  de  la  Rose,  i>ers  3852, 

Adirer  ,  adirier  :  Déchirer,  prier, 
conjurer,  manquer,  égarer  ;  axiirare; 
les  rames  de  la  barque  étoient  adi- 
rées (  égarées  ).  Il  s*est  dit  aussi  pour 
rayer  ;  son  nom  est  adiré  de  la  liste 
des  officiers.  La  Coutume  de  Berri , 
titre  9 ,  art.  a 8 ,  emploie  ce  mot  pour 
signifier  déchirer.  On  lit  dans  le  Code 
marchand,  titre  5,  art.  18  et  19, 
lêttres-4c-change  adirées  (perdues^. 

Adirer  ouergni  ;  Perdre  tt  gftlt^ 


A  D  M 

Adis  :  Egaré ,  perdu. 

Adit  :  Au  dire.  Adit  le  vignour  : 
An  rapport ,  au  dire  du  maître  des 
vignerons. 

Adjacen CE  ,  adjancement  :  Chose 
qui  touche  à  une  autre ,  lieux  adja- 
cens  ;  il  se  prend  aussi  pour  ajuste- 
ment ,  arrangement  ;  adjacentia, 

Adjacier  :  Etre  d'accord,  avoir 
des  liaisons  étroites  ,  ajouter  ,  aug- 
menter; adjicere  y  adjacere, 

Adjecement  ,  adjeiement  :  Aug- 
mentation ,  surcroit ,  accroissement; 
adjectio 

AnjEUNER  :  Faire  jeûner,  jeûner, 
affoiblir  ;  jejunare, 

Adjoub  :  Champ  de  genêts. 

Adjournay  :  Ajourné  ,  fixé ,  ar* 
rété  ,  conclu. 

AuJouRNER  ,  V,  n,  :  Faire  jour; 
d'où  est  venu  ajournement.  Ce  mot 
est  formé  de  la  prépos.  ad,  et  de  dies, 
,dont  on  a  fait  diurnus,  et  de  celui-ci, 
jour  ;  en  Ital.  giorno. 

Adjoustk  ,  adjoustement  :  Addi- 
tion ,  assemblage. 

AnjousTKR  ,  adjouarter  ,  adjuster  f, 
ajoster  :  Approcher ,  se  mesurer , 
unir,  assembler  ;  adjungere.  Nicot  le 
tire  des  deux  prcposit.  ad  ei/uxta^ 
en  bas.  lat.  adjoustare ,  adjustare, 

AnjouTACE  ,  adjonction  :  Union  , 
alliance  ,  conformité  ;  adjunctio. 

AnjuRL  :  Adjoint;  adjuncttts, 

Adjulatoire  :  Aide,  secours;  ad- 
jutorium. 

Adjuré  :  Qui  est  lié  par  serment; 
adjuratus. 

Adjure  MENT  :  Conjuration  ,  in- 
vocation des  démons  ;  adjuratio. 

Adjurer  :  Jurer  ,  faire  serment  , 
conjurer,  prier;  adjurarc. 

Adjutoire,  adj avance ,  aidance  , 
ajuctoire  :  Aide  ,  secours  ,  secoura- 
ble  ;  culjutoriurn. 

ADM4LIE&  ;  Appeler  en  justice  % 


/^ 


A  D  M  ADO  a3 

accuser  de  mal ,  assigner  ;  admaUare.    instruire  ,  remontrer ,  prévenir  ;  ad-  - 
Admaiveis  :  Amoindri,  diminué  ;    monere ,  au  supin  admonitum, 

Admonesteur  ,  admonestor y  ad^ 
monesteresse ,  admonestrercsse  :  Ce- 
lui ou  celle  qui  donne  des  avis ,  qui 
fait  des  remontrances  ;  adrnonitor, 
Admont  :  Plus  haut  ;  ad  montem, 
Admonter  :  Amonceler,  entasser; 


de  minuere. 

Admenace  :  Voiture ,  Taction  d'a- 
mener, de  conduire;  de  tninare, 

Admesuee  :  Fait,  action , délit. 

AoMEsuEEMEKT  :  Règlement ,  fixa- 
tion. 


Adminicule  :  Aide,  appui  ;  admi"  en  bas.  lat.  admontare. 

mcuium,  Admouzeréir  :  Affermer ,  cngran- 

Administraresse  ,   administrâtes  ger,  moissonner,  donner  à  l)ail.  FojTm 

rttse  :  Administratrice ,  femme  char-  Accenser  et  Aomouier. 

gée   de   conduire  une   maison ,  un  Adxouzenour  :  Un  fermier, 

bien  ;  administra.  Admuidier  :  Traiter  ,  convenir  ^ 

Adm  I  NisTR E R ,  admenestrieresy  ad'  s*accommoder  ;  de  modius, 
vwusireury  amenistreor, amenisireur.  Adhérer  .*  Apprécier,  mettre  à 
amnester  ,  amoditUeia;  :   Fermier  ,  prix  d'argent  ;  de  denarius* 
régisseur  d'un  bien  de  campagne  ,  Ai^net,  adenet  :  Petit  Adam,  en- 
ministre  ;  à* administer ;  en  bas.  lat.  faut  d'Adam. 
adminîculatory  adminiculus* 


Chémblo  ,  ce  dl«t  U  Profète ,  esleTent  (sont 

è^»oot  )  et  ne  soyent  mies toit  sunt , 

mmenistreor  espirit  por  ceos  ki  dolent  re- 
ceoÎTTe  réritaige  de  saWetelt. 

Serm.  de  S,  Bernard,  fol,  3a4* 


Adnichiler  ,  anicfùler  :  Réduire 
à  rien ,  détruire  ;  adnihilare, 

Adnoncer  ,   anoncer ,    anonzcr  ^ 
anuncer  :  Annoncer  ;  adnundarc.  On 
trouve  dans  les  Sermons  de  S.  Ber- 
nard \  anoncievet ,  anuncievct,  il  an- 
Admirable  :  Extraordinaire  ;  ad-    nonçoit  ;  anomal ,  il  annonce. 
mirabilis.  Adnullier  ,    annuUr ,    anuUier  : 

Admittrr  :  Recevoir,  admettre  ;    Rendre  nul,  détruire,  décourager; 
admittere.  de  nullus. 

Admodier  ,  admoiseneir,  admois-  .     Adobado  :  Ajusté ,  paré. 
Moner,  amoder,  amodier,  amoier ,        Adobamen  :  Accommodement,  sa-^ 
amoyer  :  Donner  une  terre  à  ferme ,    tisfaction  ;  adaptatio. 
moyennant  une  redevance  de  cer-        Adobar  :    Satisfaire  ,  accorder , 
laine  quantité  de  grains.  Ces  mots    payer,  armer  un  chevalier  ;  «r/rt/?r«rer. 
signifient  aussi  façonner  ,  préparer  ,        Adorer.   Voyez  Adouber. 
déposer ,  modérer ,  borner ,  s'adon-        Adolé  ,  adoulé  ^riste  ,  affligé  ; 
ner  ,    restreindre  ;   admotUare  ,    de    dolendus.  ▼ 

modus ,  mode  ,  façon  ,  et  rnodius  ,       Adolenté  :  Tourmenté,  passionné. 


muid,  boisseau. 

Admoneste  :  Instruit,  averti ,  pré- 
Tenu  ,  rjîpris  ;  admonitus. 

Admonestemewt  ,    admonestiez 
ment ,  admonition ,  amonition  :  Avis, 
avertissement ,  instruction  ,   admo-        Kno'L^^^adoloreryadouleryadueil^ 
iUtio.  1er  :  Affliger,  chagriner  quelqu'un  j. 

Admor^stir:  Avertir,  reprendre,    de  dolor. 


Par  Les  giex  tôt  le  mont  espuisent 
Por  lor  usure  adofentc , 
Meinent  gicves  cresticnté 
£n  fors  anneax  et  en  fors  buies. 

*  Sainte  Lcocade ,  Sy^. 


a4  ADO 

AnoMAicii  :  Endommagé,  qui  A 
souffert  du  dommage  ;  de  la  bas.  lat. 
dornagium. 

Adombrer,  aombrer  y  aumbrer  y 
enomhrer  :  Ombrager  ,  obscurcir  , 
couvrir,  cacher,  mettre  à  couvert  ; 
adumhrare, 

Adomer  :  Entamer,  endommager; 
de  dainnum  agere, 

AuoMKSTiQUÊ  :  Qui  vit  avec  quel- 
qn'iiii  ,  commensal ,  homme  qui  est 
nttn(-l*(^  à  une  maison;  en  bas.  lat. 

iloi/ii\st(CUS, 

A  MOM  KSTiQUER,  adomeschcr  i  S*at- 
tîichrr  ,  s'adonner  particulièrement  à 
uiM*  iiiiiîv)"  »  à  quelqu'un,  devenir 
pri's  y  ;  de  domu.s,  C'est  ainsi  que  de 
cQq::ina ,  on  a  fait  s'accoquiner. 

Adominf.r  :  Maîtriser,  tenir  sous 
aes  loix  :  de  dominarL 

A  DON  :  Don ,  présent  ;  de  donum^ 

A  DONC  ,  adhonc,  ndonchy  adorées  y 
adonk  ,  adont ,  adunc  :  Bf)n ,  alors  ; 
ad  tnnc.  En  anc.  Proy.  adoncs. 

AnoNiKS,  ado(ùdie  y  adoniez  :  So- 
lemnités  lugubres.  Chez  les  Lacédé- 
moniens  adonie  étpit  un  air  qui  se 
jouoit  sur  les  flûtes  embatériennes , 
lorsqu'ils  marchoient  au  combat  ; 
chez  les  Oyecs  ,  adonie  ,  adonidie  , 
^roit  une  chanson  consacrée  à  la  mé« 
moire  à! Adonis, 

AitoifQUEs  ,  ad,oncques  y  adonhes y 
pduncqucsy  aoncq y  aonques  :  Ainsi, 
donc ,  alors  ;  ad  tune, 

^DOPT^kTiw^adqpty  adqpds  ;  Adop- 
lif  ;  adoptivits  ^§doptadvus. 

Ai>oROEMAR  :  Destiner,  détermi- 
ner ,  résoudre  ;  ordinari, 

Adorivement,  ahornementy  ahoitr- 
rtement ,  aornement ,  aournement  : 
Parure ,  habillement ,  joyaux ,  orne- 
nient  ;  adomamenUim,  Voyez  Acci^- 

WiJLVT, 

A  cel  jor  oitera  nostre  seîgoor  les  akouT' 
nemens  dt  chaaceoret ,  et  chemise*  et  orfreia , 


ADO 

et  firmaoz  et  Braceroles,  et  mltrei  »  et  les 
nhomemcns  de  testes ,  et  cheines  d*or  et  d*ar- 
geot ,  et  boîstes  od  oignemens  et  ahoume" 
mens  endorez  des  bras  et  les  akournemens 
des  Ofls,  et  aneux,  et  gemmes,  pendants  es 
frounts,  et  eschaange  de  robes  et  pailles  et 
Itncens  »  et  aghoiUes  et  mirours  et  sendals  et 
bendes  de  rebetes ,  et  pnor  ert  suef  odour  et 
por  un  cent  la  quorrolt ,  et  por  cfaeTtux  re- 
certillez  calvesce  et  por  la  bende  du  pis  la 
heere. 

Bible  hist.  Isaie,  chap,  3,  'v,  x8. 

/m  die  Uia  auferet  dominus  omamentum 
Cidceatnentorum ,  et  lunulas  et  torques  et  mo- 
nilia  et  armillas  et  mitras  et  discriminalia  et 
perîscelidas  et  murenulas  et  olfactorioia ,  et 
in  aitres  et  annulas  et  gemmas  infrontepen' 
dentés  et  mutatoria  et  palliola ,  et  hntea 
mina  et  acus ,  et  spécula  et  sindones  et  'vitras 
et  theristra ,  et  erit  pro  suavi  odorefœtor  et 
prozona  funiculus  et  pro  crispanti  crine  cal' 
vitiuin  et  pro  fascia  pectorali  cicilium. 

AooRSÉ  ,  adottrsé  :  Attaqué ,  sur- 
pris ,  assailli  ;  adorsus, 

Adorser  ,  adorzer  :  S*adosser ,  ap- 
puyer le  dos ,  se  jeter  dessus  ;  de 
dorsum.  Il  signifie  aussi  attaquer  » 
surprendre  ;  adoriri, 

Adoubage  :  Raccommodage,  a  jus- 
tement ,  satisfaction  ;  adaptatio  ;  ea 
Prov.  adobdrnën. 

Adoubé  (chevalier)  :  Chevalier  re- 
vêtu de  son  armure  par  son  parrain 
d'armes,  qui  étoit  censé  Tadopter  ; 
adaptatus  ;  en  Prov.  adobddo. 

Adouber  :  Accommoder,  boucher , 
radouber ,  ajuster  ,  orner  ,  parer  , 
Jiabiller,  p^-éparer,  armer  des  véte- 
mens  et  fermes  de  la  chevalerie  ;  adap- 
tare;  en  bas.  lat,  ofiobtire ;  en  sluc, 
Prov.  adobar. 

Malt  se  liasterent  pour  lor  raaus  anemis , 
Baoul  V adoube  qui  estoJt  ses  amis. 
Premiers  li  chauce  ses  espérons  roassis  « 
Et  puis  11  a  le  branc  ou  costcl  mis , 
En  çol  le  ^ert,  si  com  il  ot  apris. 

Roman  d'Auberî, 

Adoucer  ,  adouchier  y  adoucfUr  ^ 
adouciery  adouicer  :  Tr^cjuillisçr  ^ 


AD  A 

piclfier,  caresser,  adoucir,  rendre 
doux  ;  de  duleis^ 

Adoul  ,  adeuiUé  y  adeulé,  adoulé, 
adoulié  ,  adueiiié  :  Chagrin  ,  trbte , 
dolent ,  nonchalant  ;  détendus, 

Adoulsr  ,  eidolorerj  adouiourer, 
adueilier  :  Chagriner  ,  faire  '  de  la 
peine  à  quelqu*un  ;  de  doior, 

AnouLoiR  :  Se  chagriner,  se  livrer 
1  la  douleur  ;  doiere. 

Adoumplul  :  Accomplir ,  tenir  sa 
promesse. 

Aoouir,  adaionc:  Pour  lors,  alors, 
en  ce  temps-la  ;  ad  tune, 
AoouaER  :  Adorer  ;  adomre. 
AnouaiR  (cours)  :  Ouvrir  les  plaids, 
*^es    tribunaux  ,  les  audiences  ;   du 
^erbe  adorior, 

Adourner.  Voyez  Aourner. 

Adquiescer  ,  acquiescer:  Céder, 
déférer  ;  adquiescere  ,  acquiescere. 

A  DR  ACIER  :  Régler,  mettre  le  bon 
ordre ,  le  rétablir  ,  réparer  les  torts , 
redresser  ;  en  bas.  lat.  adrechurare. 
On  le  dérive  de  dextcr,  mais  il  vient 
de  dirigere.  Voyez  Adressier. 

Adras,  adres ,  eUtiras  :  Amende 
que  dévoient  les  fermiers  qui  ne 
pa joient  pas  aux  termes  prescrits  ; 
elle  ëtoit  ordinairement ,  à  3Ietz  ,  de 
cinq  sols  Messins  par  chaque  année 
d*anrérage.  Voyez  Estâtes. 

AnaAS  :  Estimation  de  dommages 
et  intérêts. 

Adrecr  ,  adresce  :  Chemin  de  tra- 
verse ;  directio. 

KTi%.%ct.'yL?.iHT  ^adercement y  adres- 
cemeni  :  Réparation ,  instruction  , 
droit ,  justice  ;  directio. 

Là  rerge ,  U  ceptres  df  ton  règne,  t  que  tu 
bas  et  ctuittie*  ceb  que  ta  eimes,  est  rerge 
À^adreeement, 

Comm.  sur  le  Soutier,  Ps,  44 ,  v,  7. 

AornECKiER  :  Arrêter ,  mettre  la 
mw  tnr  quelqu'un. 


ÀDU 


a5 


Adressea  ,  adrener:  Tenir  un  che* 
Tal  par  les  rênes. 

Adressier  ,  adercer ,  tiderchier  , 
aderâery  adrecer,  adrecfter,  adr^ 
chier,  adrecier,  adreçoiery  adrescer, 
adresier,  adressier  y  adretcTy  adrezier^ 
edresser  :  Diriger ,  et  au  figuré ,  re- 
dresser, reconstruire,  corriger,  ré- 
parer ,  rétablir ,  faire  réussir ,  par- 
venir; de  dirigcre;  en  bas.  lat.  addrt* 
tiare  y  addressare  y  adresciare» 

Et  adre<x  met  en  dreit  sentier. 

Comtn.  sur  ie  Saucier,  Ps,  26,  nf,  xi« 

Et  se  il  a  le  tort ,  bien  li  adreeera, 
Haatement  en  sa  court,  si  com  il  U  plein. 

Roman  de  Perceval. 

Les  tortes  royes  seront  adressiées,  li  Rois 
doÎTent  être  pardessus  pour  adrechier  lee 
torz  fés.  Coutume  de  Bemwoisis. 

AoREXTRER  .*  Marcher  à  la  droite 
de  quelqu'un  ;  de  de.rter. 

Adroit  :  Jugement,  sentence;  di» 
rectio. 

Adroit  ,  adroite  :  Convenable  f 
directe  ;  directus, 

A  loz  adroit  cop  et  adroite  saison. 
An  temps  et  à  la  saison  qui  leur  conyieiineBt* 

Adueill^,  Voyez  Adoul. 
Adueiller.  Voy,  Adoler  ,  ADOir<* 

LER. 

Aduit  ,  Accoutumé  ,  porté  ,  en- 
clin. M.  de  Sainte-Palaye  Texplique 
par ,  induit ,  instruit. 

Li  graindre  aneml  Diex  si  snnt  li  renoi^. 
Quant  il  sunt  à  mal  faire  aduit  et  aroié. 

*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  vers  €4x« 

Advlater  :  Flatter  ;  adulari, 
Adulatif  ,  adulativeur  :  Flatteur, 
complaisant  outré,  homme  dont  le 
caractère  est  le  fléau  de  la  société  ; 
adttlator. 

Adultérer  ,  advoultrer  :  Com- 
mettre un  adultère  ,  dénaturer  \ 
à^adukcnum}  en  bas*  lat.  adulterare. 


%6  A  D  V 

M.  de  Sainle-Palaye  le  fait  venir  de 
ad  alterum  ire ,  ce  qui  ne  paroitroit 
"vraisemblable  ;  car  les  faux  -  mon- 
noyeurs  sont  nommés  dans  les  Char- 
tres ,  adulter  solidorum» 

Adulterie  ,  adortire,  adoutrerie, 
adulteire  ,  adulteri,  adultire  ,  advol- 
tire,  advoultrerie,  advoultrise ,  atlvou- 
tire ,  avoitisse ,  avoltire  ,  avoultrie  , 
ai'ouitnse,  avoutere,  avouterie,  avou- 
trie  y  avuUerie  :  Adultère ,  infidélité  ; 
adulteriurn, 

Adum oirs  :  Annexons ,  joignons  , 
unissons. 

AnuNE  :  n  réunit ,  il  rassemble  ; 
réunion ,  assemblée. 

AuuNER  ,  aduneir  :  Réunir,  ras- 
sembler ,  ramasser  en  un  tas ,  parta- 
ger ,  mesurer  ;  adunare.  C'est  de  ce 
mot  qu'est  venu  auner ,  en  retran- 
chant le  d, 

Adur  ,  adârë  :  Amener,  conduire, 
faire  venir ,  apporter  ;  inducere. 

AouRCHiR  :  P2ndurcir ,  durcir , 
devenir  dur;  durescere, 

AouRiî  :  Endurci,  durci ^  duraius, 
AnuRER ,  adurrer  :  Amener ,  con- 
duire, apporter,  aller  chercher,  cô- 
toyer, aborder,  échouer;  adurare. 
11  se  dit  aussi  de  rendre  dur ,  flétrir , 
ternir,  noircir;  adurere. 

Adusté  :  Brûlé  ,  liâlé  ;  adustus. 
Adustion  :  Inflammation  ,  brû- 
lure ,  cuisson  ;  adustio. 

AnuzALATioN  :  Adulation ,  com- 
plaisance injuste  ;  adulatio, 

Advaluement  :  Evaluation  ,  esti- 
mation ,  appréciation  ;  de  vcdor, 

Advéemeiït  :  Agrément ,  consen- 
tement d'un  supérieur  ;  advcntus. 

AovEiLLKR  :  Etre  dolent, malade, 
attaqué  d'insomnie  ;  de  vigilia. 

Adveiiage  :  Droit  payable  en 
avoine  ;  à^avena. 

Advenamment,  advenamentf  ave- 
nament  j  avenamnent ,  avenaument  : 


A  D  V 

Inopinément ,  par  aventure ,  conve- 
nablement ,  agréablement ,  événe- 
ment ;  (ïaihendtiHm. 

Advenance  ,  avcnance,  avenancie, 
avcnandis€y  avenantise  :  Convenance, 
proportion  ,  décence  ,  bienséance  ; 
advenUùum  ;  en  bas.  lat.  adyenantia. 

Advenant  :  Poli ,  courtois  ,  gra- 
cieux; adveniens. 

Advenant  (son)  :  Sa  compétence . 
sa  portion. 

Adven  AS  :  Paille  d'avoine;  à^avenc* 

Advenir  :  Arriver ,  venir ,  surve- 
nir; advenirc, 

Advent  ,  avent  :  Venue ,  arrivée; 
adventus»  Voyez  Avens. 

Adventif  ,  adventice  ,  aventif , 
aventiz  :  Etranger,  qui  vient  d'ail- 
leurs ;  adventitius, 

Adventurer  ,  avanturer,  auven^ 
tarer  :  Faire  naufrage  ,  échouer , 
s'aventurer ,  hasarder  ;  advcntiirare^ 

Adventures  ,  aventre  :  Accident  > 
fortune  ,  hasard  ;  dCadvcntorius, 

Forment  doiens  doteir  ke  celé  borible  maU 
dîsous  ,  kc  li  profète  prict  uc  chacet  (  tombe  J 
^rad^enture  sor  nozdeTignent,dist-U,sî  cum 
li  foens  des  toiz. 

Serm,  de  S.  Bernard,  foL  i3a. 

Adventureux,  avantureulx y  aven-- 
turcus  :  Audacieux ,  qui  vient  sou- 
vent, qui  survient,  hasardeux, hardi, 
éventuel  ;  adventor. 

Advenue  ,  iiyenue  :  Evénement , 
approche  ,  aventure  ,  arrivée  ;  ad- 
ventus.  S'informer  de  V advenue  ,  c'est 
s'enquérir  de  l'événement ,  de  ce  qui 
est  arrivé. 

Adveques,  advecques  :  Avec. 

Advers  ,  adversiaire,  adversieres, 
avery  averse ,  averser,  aversier^  avrc^ 
sier  y  avresse  :  Opposé  ,  contraire  ; 
adversus,  adversarius.  Voyez  Aver-»- 

SAIRE. 

Adversains  (  draps)  :  Draps  croi- 
sés ,  petits  draps  ;  à' adversus. 


A  D  V  A  D  V                  a7 

Advektakcb  ,  ad^rtence  y'aver-  r<^flcxîon ,  examen  de  ce  qu'il  con- 

tenee  :  Avertissement ,  a\is  ,  instruc-  vient  de  faire  ;  d'advisus  ;  et  esprit , 

tion  ,  attention  ,  notificaiion  ;  d'ad-  jugement ,  vision  ,  apparition  ,  idée, 

•'*^'*^'***  fantaisie,  songe.  M.  de  Sainte-Palayc 

AnvERTiB  :  Démence;  adversatus.  dérive  cette  seconde  acception  de  la 

îcriaî  êtoit  entaché  d'une  maladie  d'avertie  pfép.  ad  et  de  w'sio,  La  citation  sui- 

•e  la  teate.        jyétor  des  CMartres  de  i4a5.  vante  qu'il  rapporte ,  semble  le  COn- 

ADVKRTiif  ,  advorten  :  Giprice  ,  firmer  : 

fantaisie  ,   boutade  ,   homme    qui   a  I**  *ngl«  D^u  ▼înt  à  Seynt  Heleyne  en  avision, 

P^rdu  Tusage  de  la  raison;  adver^  HUt.  de Samte'Croix,mss,/6L  17, 

*^^tus.  Advoateur  :  Voleur  de  bestiaux , 

Advertir  :  Tourner  vers,  faire  «^  celui  qui  réclame  ou  reconnoît 

attention ,  réfléchir ,  penser ,  apper-  quelque  chose  qui  lui  appartient  de 

cevoir  ,  aviser  ;  advertere,  droit  ;  advocator, 

Advespremert  :  Le  temps  de  vé-  Advocation  ,    advocacie  ,   adpo- 

près ,  la  soirée  ,  raprés-midi  ;  cuives--  cassage  ,    advoctisserie  ,   advocade  , 

perum.  Voyez  Vespree.  avocassaige ,  avocassie  :  Profession 

Advest  ,  advesture,  avesittre,  ape-  d'avocat ,  protection  ;  advocatio, 
tare  :  Investiture ,  admission  dans  Anvoi  ,  advoué ,  avoé  :  Protec- 
une    communauté  ,    vêtement.    Ces  teur,  avocat ,  avoué  ,  reconnu  ;  ad- 
mets signifient  aussi  fruits  pendans  voccuus. 

par  les  racines,  récolte  sur  pied;  ADvoiERiE,<z^t'o/>o/î: Bail, garde. 

advesUtus,  ^oy,  Afpicavace  et  Accensemewt. 

Advestir  ,  adviestir,  aviesdr  :  Vé^  Advoierie  ,  advoerie ,  advoeson  , 

tir  ,  revêtir ,  investir.  advoison ,  €ulvouerie,  avoiison,  at^ow- 

Adviller  :  Abaisser ,  avilir.  son  :  Ressort  de  la  justice  d'un  avoué; 

Adtiher  :  Deviner.   Voyez  Ada-  advocamentum ,  eulvocatio, 

▼iifiEa.  Advolé    :    Etranger   venu    sans 

Advineur  :  Qui  devine.    Voyez  qu'on  l'attende  ;  iπidvolare. 

AuAviNiER.  Advoler  :  Aller  vite ,  faire  dili« 

Advis  :  Sentiment ,  opinion  ,  con-  gence  ;  advolare  ;  cacher ,  dérober  » 

•«il ,  vue ,  idée  ;  mot  substantif  qui  couvrir  d'un  voile  ;  adveiare, 

est  toujours  joint  avec  un  autre.  Advoquer  ,    atlvouer ,  avochier^ 

Jd,'is  m'estoit,  il  me  sembloit , me  paroissoiti  ovoier,  avoquer,  avouer,  avuer  :  Evo- 

Vousfmt  advis,  U  ▼ou»  sembla,  voiu  parut  ;  quer,  confirmer, approuver,  avouer, 

Ar  ni  est  advis,  il  me  lemble,  me  parolt;  reconnoitre  ,  se  déclarer  vassal  ;  ad' 

//  m  est  advis,  je  crois ,  je  fuis  de  ce  sentiment. 

*           •  ^  vocare, 

Adviséement  ,  advisement ,  advi-  Advortew  :  Boutade, mouvement 

seyement ,  adv.   :  Séparément  ,  en  d'humeur  qui  ne  dure   pas.   Voyez 

face,  prudemment ,  sagement,  à  des-  Advertik. 

aein  ;  advisatè,  Aovouateur  ;  Qui  reconnoît  et 

Adviser  ,  advisier  :  Faire  savoir  ,  avoue  de  bonne  foi  un  délit  commis 

délibérer ,  consulter ,  avoir  égard ,  par  ses  gens  ou  par  ses  bestiaux  ; 

regarder,  avertir  ;  en  b.  lat.  udvisare^  advocatus ,  aclvorntor, 

Advision,  advisement,  advisioun^  AovouLTEa  :  Avorter,  Voy.  Avo^ 

tubst.  :  Avis ,  consultation ,  opinion,  Tia«f 


^s8  AER 

Adtottltoh  :  ÀTorton ,  qni  est  né 
ayant  le  temps  ;  abortivus. 

Advoultee  :  Bâtard.  Voyez  Ayo- 

TIRE. 

ADYOULTKEa.  Voyet  Adulteeer. 

Adwouson  d'église  :  Patronage 
d*ane  église.  Ce  mot  yient  ô^advoca'^ 
do  •  parce  que  anciennement  les  avo- 
cats ou  avoués  des  églises  ,  étoient 
chargés  d'en  défendre  les  causes  aux 
plaids  du  comte  ,  dans  le  district  du- 
quel elles  se  trou  voient  situées  ;  ce 
mot  veut  dire  aussi ,  droit  de  présen- 
tation à  un  bénéfice. 

AilzExpLÉ  :  Bagage ,  ou  le  mulet 
qui  le  porte. 

Aé  :  Age ,  vie  de  l'homme  ;  œtas* 

Boue  amors  fine  et  reraie  , 
Serviroit  tôt  mon  aé. 

Gosse  Brûles. 

Aeditue  :  Sacristin  ;  œdituiis, 
Aeois  :  £gide ,  bouclier  ;  œ^s, 
Aeisemens  ,  aiescment  :  A  Taise , 
aisance  ;  acentia;  du  Grec  aizios, 
AËL  :  Aïeul ,  grand-père. 
Aemere  :  Ecrit  sans  date ,  qui  n'a 
point  de  jour  ;  du  Grec  étfiéra,  jour  , 
précédé  d'<i  ;  'i  alif. 

Aemplir  ,  aampUr  ^  adëmpUr  : 
Bemplir ,  accomplir ,  combler  ,  em- 
plir; adimplere» 

(%asciine  justice  doit  mettre  peine  qne  les 
f ettamens  qoi  ttf&t  droU  faU ,  soient  tenus  et 
mempUs. 

Coût,  de  Beauvoisis. 

Aenage  :  I)roit  d'ainesse. 

Aeneus  :  Aine  y  plus  âgé. 

Aente  ,  lises  à  ente  :  Gravé ,  in- 
culqué dans  l'esprit  ;  ii  m* est  à  ente, 
j'ai  cela  gravé  dans  le  cœur,  je  ne 
peux  l'oublier  ;  manet  alta  mente 
repostum  ;  gésir  à  ente ,  être  couché 
près  d'une  personne ,  élre  pour  ainsi 
dire  collé,  joint, 

Ab&  :  Combat..  Fojrez  ABAviEt 


AER 

Axa,  aeir,  aier,  aire,  airs,  ar, 
ors,  ayre  :  L'air,  élément,  respira- 
tion ,  haleine  ;  aer. 

Sire,  el  ciel  est  ta  miséricorde ,  et  ta  Terîtes 
en  jokk'à  nues,  appressanz  par  ton  jagemcnt 
tote  U  terre  et  les  pooesteiz  de  Vtùrt. 

•    Serm.  de  S,  Bernard,  foL  laS. 

Aekdre,  aarder,  acrder,  akerdre, 
aherder  :  Attacher ,  joindre ,  saisir , 
enlever  ;  adfiœrere. 

A  Tarbre  vint  isnelement , 

A  srs  deux  mains  Vaert  et  prend. 

FahUau  de  VUnicome  et  du  Serpent» 

Aerdresse  :  Acceptation  du  duel» 
en  prenant  le  gage  du  défi ,  adhé- 
rence ;  adhœsio, 

Ktf^i. ,  aérée ,  cèrien ,  aërin,  aë^ 
reu.T  :  Aérien ,  qui  appartient  à  l'air  ; 
à'aereus ,  aerius. 

Puis  accidttnt  en  ses  bateaulx  marins 

ï'ait  tresbnolûer  plusieurs  gens  et  périr, 

En  exitaut  hideux  rens  aërins 

Ou  Tnng  ne  peut  à  Tautre  secourir  ; 

Et  autrement  il  en  fait  tant  morir 

Par  mer,  par  terre ,  en  rilles ,  et  en  champs , 

De  nobles  gens,  gens  dVglIse  et  marchaus, 

Qu'il  n*est  virant  qui  en  pensa  le  nombre  ; 

£t  plusenrs  fois  meurent  matx  et  mescbaiu 

Ceux  qui  ont  par  accident  encombre. 

La  Dance  aux  Aveugles, 

Aerxit,  arain',  enzin  :  Airain,  cui- 
vre ;  œs,  œris, 

Aernovel  :  Le  mois  d'août  ;  aer 
novus.  Le  Glossaire  de  M.  de  Sainte- 
Palaye  récrit  aernmouet. 

Aerole  :  Cruche,  fiole. 

Aeronancien  :  Espèce  de  devin 
par  le  moyen  de  l'air. 

Aeromantie  ,  keromantie  :  Divi- 
nation prise  de  l'impression  de  l'air  ; 
du  Grrc  aér^  air  ;  et  de  mantéia  ,  di- 
vinatioTt, 

Aerpenis  ;  Demi-arpent  de  terre  ; 
^arapennis. 

Aers  :  Joint ,  saisi  ,  attaché  ;  div 
Terbe  aerdre^ 


A.  EU 

Akat  :  S'attache ,  se  saisit  ;  du 
▼erbe  aerdre. 

Aeeter  :  Arrêter,  retenir;  re^ 


.  Abeugiheux  :  Rouillé  ,  qui  a  du 
vert-de-gris  ;  œruginosus, 

Aes  ,  adebts,  adebtZf  adexy  adexs: 
Abeille  ,  mouche  à  miel  ;  apis. 

Aes  :  Ais,  petite  planche;  axis , 
assis. 

Aescheri  :  Peu  aimé,  chéri  de  peu 
de  monde  ;  de  carus. 

Aeschié  :  Enveloppé,  amorcé. 

Aeschier  :  Faire  prendre ,  faire 
goûter;  à*esca,  amorce. 

Aesiee  :  Se  divertir,  se  réjouir, 
se  mettre  à  son  aise.  Fojr.  Aaisans. 

Aesle  :  Aile  d*oiseau  ;  ala, 

Aesmance  ,  easrnemeni  :  Opinion, 
estime  ,  avis  ,  pensée ,  réputation  , 
estimation  ,  prisée  ,  valeur  ,  prix  ; 
œsdmàdo  ;  en  anc.  Prov.  aesmansa, 

AJssMER  ,  aasrner,  aemer,  aumer, 
easmer :  Juger,  estimer,  comparer, 
croire  ,  penser,  être  d*avis  ;  en  anc. 
Prov.  aèsmar,  azesmar  et  adesmar; 
à'œstimare.  Ces  mots  ont  été  aussi 
employés  comme  neutres  ,  dans  le 
sens  de  présumer,  conjecturer.  On 
trouve  dans  Ville-Uardouin  ,  ils  oêy- 
merent  qu'il  pooit  i  avoir  quatre 
cens  chevaliers. 

Ja,  par  I  Vswart  dfl  remeîde,  aasme  la  mer- 
v2Uoa&«  graode&ce  île  roun  péril. 

Serm,  de  S,  Bernard,  foL  i47> 

Aesnie  :  Aînesse;  œsnecia,  œneia; 
usante  natus. 

A  ESPLoiT  :  A  propos. 

Aestee  :  Taon ,  grosse  mouche. 

A  EST  aïs  :  A  propos ,  à  Tinstant. 

Aeulee  ,  aeuiller,  aeuller  :  Rem- 
plir entièrement  un  tonneau ,  jus- 
qu'au bondon. 

Abueee  :  Prier,  intercéder,  ado- 
rer ,  honorer  ^  orare,  adonuv» 


A  F  A  s^ 

Aez  :  Bon,  facile ,  prompt  à  ëmon- 
voir,  à  attendrir. 

Afaineue,  iifanour:  En  anc.  ProY. 
itfanador,  qfenador ;  ouvrier,  cor« 
donnier,  tanneur;  a^actator^  qffac^ 
tor.  Ces  mots  étoient  encore  pris  pour 
manœuvre,  salaire  d*un  journalier 9 
alors  ils  viennent  d'affanare,  qffa» 
nagium, 

Afais  ,  avais  :  Oiseau  ;  d'aw. 

Afaissae  :  Charger ,  accabler,  af- 
fabser.  * 

Afaitexent  :  Enseignement,  a^ 
fectation  à  parler ,  Faction  de  s'ha- 
biller,  s'ajuster;   affcctado  et  af^ 
fecdo. 

A.rAiTZfij  qfaider,  afeider,  etfeter, 
afetier,  t^aicter,  affaictier,  qff aider ^ 
affeceter:  Réparer,  entretenir,  s'ha- 
biller ,  se  parer  avec  affectation ,  dis-< 
poser ,  arranger ,  apprivoiser ,  dres~ 
ser ,  préparer,  raccommoder;  itffèc» 
tare  ;  eu  Espag.  afeytar. 

Et  loi  demandes  de  ce  cuir  quM'emporte, 
et  TOUS  dira  qii*il  en  reut  aei  soliera  affaitkr^ 
quand  ils  seroient  dépeciés.  MeritM. 

Amor  tet  afiùùer 
Ces  qui  U  font  ligance. 

Gosse  Brtdet. 

Ce  mot  a  aussi  signifié,  s^instruire» 
ôtre  instruit ,  savoir. 

Seiguor ,  or  fetet  pais ,  un  petit  tous  teaîes  * 
S*orez  bona  rers  nouTiaux,  car  U  autres  sont 

vies, 
Jelians  H  Iilirelont  fut  moult  bien  afetiex. 
La  Fengeance  de  la  mort  tt  Alexandre  g. 
par  Jehans  li  Nivelons, 

kYkiTii ,  iifedéf  a/ffaicdé,  affecdé  : 
luslruit ,  savant ,  poli ,  ajusté  ;  ^ 
fectus. 

Afanadob  ,  qfenador  :  Tonte  es- 
pèce d'ouvrier,  hôtelier  qui  loge  les 
muletiers  et  les  mulets.  Fo/ez  Afai- 

KBUR. 

Afaict  :  Angoisse ,  enfant  ;  d'iiH 
fans. 


3o  AFP 

Afàitl  :  Bouchon  de  taverne,  en- 
seigne de  cal>aret. 

Afautrer  :  Harnacher,  habiller. 
Voyez  FÀUTEE, 

Afebloiance  ,  afflehoiement ,  af- 
foihUment  :  Affoiblissement  ^  flexi^ 
bilitas. 

Afebloier  ,  afaihUdery  afehloyery 
itfeibliry  aff ailler ,  qffeblier ,  cffei- 
bioier^  qfflavilier  :  Aifoibiir  ,  dimi- 
nuer ,  8*affoiblir  ;  adflexlhilem  sta- 
tum  venire  ;  flectere» 

Et  dist  qu*!l  est  etsonïez , 
Car  vieux  est  et  afebloiez» 

Rpinan  de  Dolopatot, 

Afeltre  ,  aff autre.  Voyez  Af au- 
tre a. 

Afemmir  :  Devenir  féminin  ;  de 
/emina. 

Afkrir  ,  iifferir,  i0îerir  :  Conve- 
nir ,  appartenir  à  quelque  chose ,  im- 
porter ,  alléguer  ,  proposer  ;  à^etf" 
ferre. 

Affiert  moût  que  les  riches  homs  apregnent 
lettres.  Assises  de  Jérusalem  ,  chap,  5. 

Aferisint  :  Convenant ,  propo- 
sant ,  alléguant. 

Afermer.  Voyez  Affermer. 

Afester  :  Donner  une  fête,  un 
festin,  régaler;  àefestum, 

Afetardir  :  Ralentir,  retarder, 
devenir  plus  lent ,  amollir,  énerver; 
de  tardere, 

Afeuber  ,   afeublen  Voyez  Af- 

FEUBER. 

Afeuler,  qffuler^  iifuleri  Coiffer, 
mettre  sur  la  tète  quelqu*espèce  de 
coiffure  ;  dUnfula.  Voy.  Afublbr. 

Afeurer.  Voyez  Affeurkr. 

Affaictement  :  Enseignement  ; 
fffectaùo.  Voy.  Afaitement. 

Affainhur  ,  ajfanour  :  Manœu- 
vre, ouvrier.  Voyez  Afaineur. 

Affaiteur  :  Flatteur ,  affecté  , 
liorome  qui  vit  aux  dépens  de  celui 
<|ui  l^écoute  3  qffectaior.  • 


AFF 

AsFAiTii ,  affaitiés  :  Instruit,  fin , 
rusé.  Voy,  Afaitie. 

Affaitier.  Voyez  Afaiter. 

Aff  AN  :  Intelligence,  entente,  pei- 
ne, chagrin  ,  fatigue  ,  travail ,  effort. 
Voyez  Au  AV. 

Affar  :  Ferme,  métairie;  affarium. 

KvtkKts  :  Dépendances  d'un  fief, 
redevances  en  grains  ;  de/'ar, 
Aff^  AGE  :  Démembrement  d'un  fîcf. 

Affeager  :  Donner  à  féage ,  en 
fief;  inféoder ;yîV/e//i  agere, 

Affebloyer.  Voyez  Afebloier. 

Affectiohement  :  Attachement , 
inclination  ;  affectio, 

Affectionnement  ,  adv.  :  Avec 
amitié ,  affectueusement. 

Affeloner  ,  affellonery  etffollonir: 
Fâcher ,  irriter ,  mettre  en  courroux. 
Voyez  Fel, 

Affi^rage  :  Prix  de  marchandises 
fixé  par  une  autorité  supérieure. 

Afferance  :  Rapport ,  produit. 

Afférente  (part)  :  Part  qui  re- 
vient à  chaque  héritier. 

Afferer  ,  ciferer  y  ajferir  :  Etre 
sortabie  ,  convenir ,  appartenir ,  res- 
sembler ,  être  conforme  ;  à^affere  , 
affïrere  ;  il  qffîert^  il  convient  ;  d'où 
est  venu ,  affaire. 

Affermance  :  Assertion  ,  affer- 
missement ,  affirmation  ;  affirmation 

Affermer  ,  aframer  :  Appuyer  , 
étayer,  consolider,  affermir,  affir- 
mer; affirmare. 

Et  Oride  même  afferme  ^ 

Par  sentence  e&prouvée  et  ferme. 

Boman  de  la  Rose, 

Li  Sarrazin  requistrent  tantost  le  Roi  Loya 
qn^il  affermât  les  trires  qu*il  avoit  ^rizes  au 
Sondant. 

Ann,  de  S,  Loys. 

Afferue  :  Proportion  ,  ordre  , 
règle. 

Affessir  :  Se  lasser,  s'appesantir; 
àefessus,  las,  fatigué. 


ATT 

AwrvràiWfj  remuant,  turbulent, 
alerte  ;  affectatus. 

Affster  :  Fouler,  mettre  les  draps 
en  presse  \  affeciare, 

Affeuber  ,  qfeuhlery  afibler  :  Se 
couTrir ,  se  revêtir  d*habits  ;  qffïhu- 
lare;  c*étoit  mettre  une  sorte  d^habit 
ou  manteau  qui  s'attacboit  avec  une 
boucle  ou  une  a-grafe^/ïàula ,  comme 
iont  Ifs  chappes  d*ëglise. 

Affeueage.  Voyez  Affor. 

Affeurer,  i^orer,  aforer:  Taxer, 
estimer ,  mettre  à  prix  ;  de  forum  ^ 
raarcbé  ;  dans  Cotgrave  il  signifie  , 
fournir  de  paille. 

Afpiàce  :  Assurance ,  confiance , 
sûreté  ;  qffirmatio. 

Affi AILLE,  affiance  :  Fiançailles, 
promesse  de  s'épouser ,  foi ,  con- 
fiance ;  d^i^dare, 

Afficâvage  :  Certain  bail  à  cens  ; 
afficavagium.  En  Italie  on  affiche  les 
maisons  par  ces  mots  casa  a  affitar, 
Toy.  AccE2isEMEifT  et  Advoierie. 

Affiche  ,  ajfihley  f^ficluiily  affic- 
que  :  Epingle,  boucle ,  agrafe  \fibula; 
en  bas.  \slK.  fur.ula. 

Afficher  ,  affichiery  tifflxer,  af" 
fnuchier  :  Affirmer,  certifier,  s'ap- 
pliquer ,  se  confier  ;  affirmare.  Ces 
mots  signifient  aussi  ficher ,  planter, 
clouer  ,  fixer ,  arrêter ,  appuyer,  po- 
ser ,  affermir ,  graver  ,  imprimer  , 
appliquer;  à^a/fïgere* 

Gans  à  brochet  de  fer ,  li  fist  on  apporter, 
Kt  rîchcs  bacincts  U  fi«t  on  pour  jouster 
Es  estrieri  %* affiche,  bien  se  fist  regarder. 

yie  de  Bertnmd  du  Guesclin. 

Affictement  :  Bail  à  cens,  louage, 
fermage.  Voyez  Accewsement  et 
Afaitement. 

Affictions  :  Affiches  ,  publica- 
tions par  écrit.  Voyez  Afficher. 

>^FFIENSSER  :  Fumcr  les  terres. 

ArrisR  :  Compter  sur  quelqu'un. 


AFF  8i 

promettre ,  assurer ,  toucher ,  inté- 
rosser,  fiancer  ,  épouser ,  donner  sa 
io\\fidem  qfftnnare,  c^darcyfUlere} 
cela  m'affiert  :  cela  me  touche. 

Salehadins  li  rrspondî. 
Bues ,  TOUS  le  me  aferez 
Sur  Tostre  foi  que  revenrex. 

Ordène  de  Chevalerie, 

Apfierer  une  femtne  :  La  bien 
habiller ,  la  parer  ;  il  signifie  aussi 
atteindre,  comparer.  Voy,  Afferer. 

Affiert  :  Il  aj.parlient,  il  con- 
vient, il  faut.  Voyez  Afferer. 

n  offert  qn^il  y  ait  paix  et  union  entre  U 
Roj  d  Angleterre  et  moi. 

Jpinville,  Fie  de  S.  Louis, 

Affi^s  :  Parens,  amis,  étrangers 
qui  prêtent  foi  et  serment  à  un  autre 
prince  que  celui  dont  ils  sont  nés  su- 
jets; affidad. 

Affin  :  Voisin  ,  parent ,  allié  ; 
affinis. 

Affih  ,  conjonc,  et  adv.  :  Totale- 
ment ,  en  entier. 

Affin  ,  subst.  :  Fin  ,  terme  ;  a^ 
finem  ,  affinis. 

Affiner  :  Joiiidre ,  unir,  exami- 
ner, finir  de  compte,  terminer  une 
affaire  ;  il  signifie  aussi  faire  taire , 
fermer  la  bouche  à  quelqu'un ,  as- 
surer «  soutenir ,  affirmer ,  duper  ; 
finire. 

Affiner  ,  affinir  :  Blesser ,  tuer , 
mettre  fin  à  la  vie  ,  livrer ,  abandon- 
ner ;  finire, 

Aohiles  le  prenx  combatablcs, 
Avoit  esté  si  destines 
Qu'il  ne  pooit  estre  affinez. 
Fors  par  la  plante  seulement. 

Ovide ,  mu. 

Affinas  :  Semblable,  pareil,  con- 
forme. 

Affinir  :  Terminer  une  chose 
quelconque  ;  adfinem  venire, 

Affins  :  A  la  fin;  adfinemn  Voy. 
Affii^s. 


32  A  F  *• 

ÀFriQUE  :  Boucle,  agrafe ,  anneau , 
affiche  ;  fibula, 

Affiquets  :  Chiffons,  parure  de 
femmes, 

Affistolee  :  Tromper  ,  piper  , 
être  rempli  d*orgueiI  ;  de  fîstula  , 
flûte ,  pipeau ,  sifflet.  Les  Italiens  ont 
dit  au  même  sens  fistola  ,  d*où  le 
■verbe  composé  affistoler  ^  propre- 
ment ,  piper,  contrefaire  avec  un  ap- 
peau ,  sorte  de  sifflet ,  la  voix  des 
oiseaux  ,  pour  les  faire  tomber  dans 
les  filets.        Af.  de  Sainte-PtUaye. 

Jffistolerdi  signifié  dépuis  :  Se  parer^ 
ae  mettre  en  habit  àes  dimanches. 

Affistolkz  ,  affUtoleur  :  Persif- 
fleur,  railleur,  trompeur  ;  et  depuis, 
un  orgueilleux ,  un  homme  vain. 

Afflat  :  Souffle  ;  qffTatus, 

Afflater  :  Caresser,  aduler,  fa- 
Toriser  ,  souffler  ;  offTare. 

Afflavilikr  :  Affoiblir ,  rendre 
foible  y  devenir  foible.  Voyez  Afe- 

SLOIEE. 

Estre  ensoiniet  cntor  U  ciuuuuod  de  ion 
cffiwiliet  cors. 

Serm.  de  S.  Bernard ,  fil,  xgo. 

Affli  ,  affUct ,  qffUs  ,  affUsc  , 
4xfiU ,  asflU  :  Affligé ,  abattu  ,  ren- 
versé ;  affUctus, 

Affije  ,  qffUery  affluer  :  Abattre , 
accabler  ,  chagriner ,  inquiéter ,  châ- 
tier ,  punir  ;  qff'ligere  et  qfftere, 

Cum  longement  «erat-je  tormentf  ii  en  tra- 
vail ,  eu  dulor  et  affiiez  de  mort  tote  jor. 

Serin,  de  S.  Bernard,  fal.  189. 

Afflixion  ,  affliction  ,  a/licion  , 
aflicdon  :  Génuflexion  ;  de/lejcio. 

Doit  ettre  vestu  coui.Diaque,U  teste  det- 

dievelée et  là  ft*apoië  en  afflixiont 

jusque»  a  tant  qae  le  Te  Deum  laudanuu  soit 
diaiité.  Jdf».  de  Jérusalem  ,  foi  190. 

Après  li  est  cène  (  tombée  )  as  pléi 
Moalt  crémeuse  de  ses  peldés  ; 
Après  li  fait  affliction, 
lU^quiert  U  m  Benichon. 

yiu  des  Saintt,/ôL  6s« 


A  F  F 

Affoee  :  Faire  du  feu  ;  qffocare* 
Affole  ,  affolié,  qffoUé  :  Biesié« 
meurtri,  estropié. 

Qui  haut  a  pfise  sa  rolée, 
£t  qui  u'a  l'oele  affolée. 
Se  doit  tellement  maintenir 
Pour  sa  Iiautesce  retenir. 

Le  Die  de  r  Aigle ,  par  Jehdn 
de  Condeit, 

Affolée  ,  qffoà'er,  affoler,  qffol- 
^^9  offoloicTy  qffouler,  afolaàr,  qfo- 
1er  y  afoletir  :  Blesser  le  cœur,  devenir 
presque  fou  d*amour ,  rendre  paar 
sionné ,  perdre  Tesprit ,  le  sens. 

Dictes  hardiment  que  XaffoUe, 
&•  je  dj  huy  autre  parole. 

Pathelin, 

Ce  mot  signifie  encore  faire  enrager, 
nuire  à  quelqu*un  ,  causer  quelque 
dommage,  détruire,  perdre. 

Qui  narre  autrui  ou  affole  ,  il  lui  doit  ren- 
dre ses  damages. 

Coutume  de  Beauvoisis,  ckap,  3o. 

Enfin  ce  mot  veut  dire  estropier  , 
blesser  de  manière  à  ne  jamais  pou- 
voir parfaitement  guérir.  Les  loixpu- 
nissoient  bien  plus  sévèrement  ceux 
qui  €iff'oloient que  ceux  qui  blessoient; 
en  bas.  lat.  iiffolare.  Ce  mot ,  selon 
M.  de  Sainte-Palaye ,  pourroil  venir 
de  Fancien  Gaulois  ,  folUs.  Voyez 
DucAifGE  ,  Gloss»  Lat, 

Affoleuee  ,  affolure  :  Blessure  , 
meurtrissure  ;  au  figuré  une  amou* 
rette. 

Affollonniee  :  Irriter ,  mettre 
en  courroux.  Voyez  Affolée. 

Affou  DRER ,  affonder,  afondrer  : 
Plonger,  enfoncer  dans  Teau ,  absor* 
ber,  couler  à  fond  ;  Aefundus. 

Moult  Teissiei  liamas  floter  , 
Homes  noier  et  afondrer. 

Roman  du  Boa, 

Affor  ,  affeurage  ,  ajfeuraige  , 
tjffoir,  affaire,  qfforage,  afforaige. 


I 


ùffbrv,  ijffbrt  :  Droit  quW  seîgttenir 
mettoit  sur  les  boissons  et  les  antres 
denrées,  fixation  dn  prix  des  denrées; 
4iffbtagiufn  ;  dt/brum, 

Affo&ain  :  Étranger;  Ûe/bni. 

Afforant  *  Appartenant. 

Afforcer  ,  wfforùer  :  Renforcer, 
faire  effort ,  forcer. 

Afforexent  :  Estimation  de  tk- 
leur ,  augmentation  de  -valeur  ;  de 
forum,  Yoyex  Affor. 

Afforer  ,  qffeurer,  qfuere  .*  Jfet- 
tre  à  flenr  et  à  prix ,  taxer,  acheter  ; 
et  percer ,  mettre  en  perce  ;  en  hAs. 
lat.  qffbrare. 

Affouage,  cffouti^ment^  e^outd- 
ge  :  Droit  de  prendre  du  bois  dans 
une  forêt  pour  son  usage  ;  qffbca^ 
gium;  de/bcus, 

Affovaiûer  :  Marquer  le  bois  qui 
doit  être  coupé  ;  en  bas.  lat.  qffbgare, 

AFFOucnixa.  Voyez  Afficher. 

Affoochis  :  Solle  de  chasse  aux 
oiseaux ,  qui  se  fait  la  nuit  à  la  clarté 
du  feu. 

Affoukr  ,  affouir^  affbuyér  î  S*en- 
fnir  ,  abattre  ,  accabler  ,  accourir  , 
Tenir  protoptement;  d'affluere^  tif" 
flere. 

Affouer^  affoer^  afoier  t  Faire 
du  fea^  rallumer  ;  affocare;  àe/ocus, 

AFFOtJLER  D*ENFAHT.  FoyCt  KyOh 
TIRE. 

AffotbIoter  :  AffoibUf.  Voyez 
Afebloier. 

Affots  t  Promesse ,  engagement  ; 
de  fides. 

AFFmAXCdiR  :  Donner  un  état  libre, 
rompre  les  fers  ;  vincula/rangere;  de- 
là les  mots  franc  et  franchise ,  formés 
dtfractutn  ,  participe  de  frangere, 

Affratriment  :  Stipulation  qui 
règle  les  partages  entre  les  enfans  nés 
de  différens  mariages ,  comme  s* ils 
étoient  du  même  lit. 

Affrs  ,  qfrt,  kqfre,  offre  :  Epou- 
I. 


kiPV  33 

Tante,  effroi,  terreur;  en  bas.  lat. 
qffraiamentum;  et  criminel,  brigand  ; 
i^er,  africus  ;  en  Angl.  t^raid,  qui 
a  peur.  M.  de  Sainte  -  Palaye  croit 
que  ce  mot  est  l'expression  imita tive 
du  son  fre ,  produit  par  le  mouve- 
ment naturel  qu'on  fait  dans  le  fria- 
son ,  le  frémissement. 

Affréer  :  Effrayeif,  frémir,  faire 
du  bruit  en  frémissant  ;  ûffremeré. 

Affrester  :  Tenir  à  un  frès  »  lier, 
attacher,  équiper,  former  une  entre-   * 
prise. 

AFFlitCAirT ,  affreqUan  ,  aufrican  , 
aufriquant  :  Africain ,  qui  est  d^ Afri- 
que ;  a/er,  africus,  africanus ;  au 
féminin  ces  mots  signifioient  bêtes 
féroces  ,  tigre  ,  léopard  ,  panthère. 

Affrioler  :  Attirer  par  de  douces 
paroles ,  de  beaux  discours  ,  de  belles 
promesses.  Voyez  AffIstolèr. 

Affronter  :  Blesser,  Casser,  rom- 
pre ,  briser  entièrement ,  assommei*} 
choquer,  hetirtef  ;  à'àffrangere. 

Haucf  Teipée  et  paît  fiert  Honte  « 
Tel  oop  qn*è  poi  qa*il  ne  Vafrontê  f 
Honte  en  fu  trestote  estordie. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  i5gi^, 

AFFROiftER  9  affronteut  :. Effronté  f 
fourbe ,  insolent  ^  trompeur. 

AFFUBLi^Ek  :  Cacher  sa  tête  sous 
un  voile ,  coiffer,  couvrir  >  infulare; 
en  bas.  lat*  affibulart, 

Affvblement  :  Habit,  vêtement, 
voUe  de  religieuse  ;  in/ula, 

Affuir  ,  affouir  :  Accourir,  se  ré- 
fugier, fuir,  s  enfuir;  d*affluere  et 
de  fugere, 

Affuitier  :  Construire,  bâtir;  de 
/ustis ,  bots. 

Affuste  ,  afustis  :  Mis  à  l'affût ,  à 
la  découverte  ;  de  fustum, 

Affuster  ,  affusester  ,  afuster  : 
Présenter  un  bâton  ou  une  arme  à 
quelqu'un  pour  se  battre  avec;  lui  ; 
le  r<\ffuster,  c*est  le  battre ,  mettre  à 

6 


Î4  ^  FR 

Taffût ,  mirer  ,  viser ,  ignster  ;  de 
/ustum, 

Affutaigie  :  Ce  qa*an  compagnon 
payoît  aux  maîtres  on  à  ses  cama- 
rades pour  sa  bien-venue. 

Affûteurs  :  Témoins. 

Affutiau  :  Bagatelle ,  chose  de 
peu  de  conséquence. 

Arf  T  9  €^i ,  qfis  :  Confiance ,  assu- 
rance ,  fief  ;  4^  fides, 

Afi  .;  II  affirme ,  il  assure,  il  té- 
moigne. 

Afiblkr.  Voyez  Affeuber. 
Aficser  ,  cfichier.  Voyez  Affi  - 

Afidàe  :  Prêter  serment  de  fidé- 
lité \fidere^ 

Aftee  :  Affirmer ,  assurer ,  certi* 
fier  ;  je  vous  qfie ,  je  vous  assure. 
Voyez  Affiee. 

Afilhàmevs  :  Adoption  y  choix  ^ 
action  de  recevoir  ou  de  prendre  par 
adoption  \  ^^Jllius. 

Af]isqueu&  :  Celui  qui  anime  une 
personne  à  faire  quelque  chose. 

Aflac  :'£n  abondance,  à  foison. 

Afoer  ,  qfouager,  Voj.  Affouai- 

Afoi  :  Ma  foi  ;  de  fides. 

Afolee.  Voyez  Affoler* 

Afollaxen  :  Détriment ,  dom- 
mage y  préjudice. 

Afouder  ,  tfondre»  Voyet  Af- 
roniHiLER. 

AFRANQtfiR  :  Affranchir,  donner 
la  liberté  ,  rendre  libre  ;  àefirangere 
WFicula.  Voyez  Affranchir. 

Afre  :  Frayeur ,  épouvante  \  ef- 
froi. 

Afre  ,  afrou  :  Laid ,  affreux,  épou- 
vantable. Voyez  Affre  et  Haffrb. 

AFRiàvoLiTS,^;^'^'''^^  '  Affoiblî. 

Afriee  ,  Aiffrique  ,  Aufrique  : 
Afrique ,  du  mot  tcnhe  aphroÂ- ,  sé- 
parer i  etk  Lat.  Africa^ 


A  G  A 

Afrit  :  Ardent,  acharné , avide. 

Afruiter  :  Fructifier,  rapporter^ 
produire  du  fruit  \  àefi'uctificare. 

Afublé  ,  tifeuhlé  y  qfible  ,  qfulé  : 
Gi^rni  d*Hne  agrafe ,  couvert,  revêtu, 
coiffé  ;  de  fibula. 

Afubler  ,  afeiiler^  c^èubler,  cffu" 
1er  :  Agrafer ,  attacher  ,  fixer ,  vêtir, 
couvrir,  revêtir,  habiller,  coiffer^ 
ty^bulare ,  de  fibula  ;  en  anc.  Prov. 
%^€ifusta  y  s'ajuster  ,  se  parer ,  se  ma- 
niérer. 

Afubleure,  affeublage^  affublage, 
eiffublement ,  (rfulcure  :  Manteau., 
vêtement ,  coiffure  de  femme  ;  df 
fibula  ou  àHnfula. 

Afuhder  :  Tarir,  épuiser» 

Par  Bw  lobe  entasse  et  amasse 
Cranx  trésors  en  tas  et  en  masse, 
Qai  ne  pnet  por  riens  afunder, 

*  Roman  de  la  Rose,  i^ers  x  i987« 

A«A ,  agua  :  Voyez  un  peu ,  re- 
gardes ;  du  Grée  agao  ;  en  Prov» 
agacha. 

Et  qn*est  cecj?  est-ce  à  meshny  (malheor)^ 
Dysîble  y  ait  part  î  ùga  mit\  prendre? 

PaihelÎM^ 

AoACE ,  agacette ,  agaeke,  agaciep 
agasse  ,  aiguesse  ,  aiquiaisse ,  aj'ace  r 
Espèce  de  pie  qui  a  les  plumes  plua 
noires  que  les  autres.  Gesner,  dan» 
son  Histoire  des-  Animaux ,  le  dérive 
du  Grec  aigastra;  en  bas.  lat.  aigaiia;,  ^ 
en  bas  Bret.  tigaez;  en  Ital.  gazza  ; 
en  Prov.  et  en  Langued.  agasso  ;  eu  ^ 
Poitou  Ojace^^  et  en  Picardie  agadic 

Agacer  ,  agacier,  agasser,  aga^  ^ 

tier,  agaser,  é gazer  ^  esgacer  :  Que-  ^ 

relier,  exciter  à  badiner  ou  à  que-  |i, 

relier ,  provoquer,  harceler,  piquer,  ^ 

irriter ,  aiguillonner  ;  à^aeuere,  ^ 

Agacies,  agachies  :  Religieux  dont 

rhabit  étoit  blanc  et  noir ,  par  allu*  f 

sîon  a  la  pie  qui  est  de  cette  cou-  v 

leur.  Le  pape  Grégoire  >  dans  tùk  « 


ÀG  A. 

tenn  à  Lyon  en  1273,  snp- 

•or  ordennnent  par  le  conseil  des 
•  et  frères  meneurs  »  si  corne  li  frères 
et  U  frères  ans  sacs ,  et  tuît  li  ly^tre 
»ient  rente. 

■on.  àe  France ,  citées  par  Ducange , 
au  mot  Fratres  Pyes. 

[:tKs  9  agaciSf  tigassinsj  Cors 

!nnent  aux  pieds ,  durillon , 

é. 

15.  Voyez  Achats. 

iT  1  agaist ,  agaitance,  agttaît, 

,  aguet  y  aguez  p  aweit:  Sublh- 

rprise  ,  artifice ,  pi^g<^  9  embû- 

;  âne.  Prov.  agcUt,  embûches. 

t  qui  furent  anuyes  d*esrre  illuec  en 
tst  si  lon^aement ,  tssirrnt  hors. 
n-ad.  de  GuiiL  de  Tyrjol,  36, 1»°. 

fTER  ,    agaister  y    agkaister  ^ 
rr,  aguestrr  :  Examiner  a^ec 
>n  pour  surprendre ,  tendre 
n^es  ,  en  vouloir  à  quelqu'un , 
'r,  épier;  à^acaere. 
.  :  Canal ,  conduit  ;  à^aqua. 
.1  :  Devenu  dur ,  calleux  ;  de 
durillon ,  callosité. 
.lE»  :  Aiguillicr ,  faiseur  d*é- 
ou  d'aiguilles  ;  à\tcus,  acuitts. 
.LocHR  :  Bois  d'aloès  »  bois 
rant  ;  agaUochwn. 
f  :  Encan  ,  lieu  où  Ton  vcnd^ 
lement  ;  de  quantum. 
>u  ,  agqual  :  Canal ,  conduite 
fontaine  ,  égout ,  abreuvoir, 
►ir  ;  aqualis  ,  sîve  aquarium, 
nAifciK  ,    agalancié  :   Rosier 
e  ,  églantier. 

açoniiEE  :  Traiter  quelqu'un 
*on  au  sens  de  débauché ,  de 
f^ofez  Garcbon. 
ED  ,  agarde  ,  égard  ,  egarz  , 

VoveZ    ESGAE. 

KDEE  ,    awarder ,    ebbarder, 

ESCAEOEE. 

&DS  :  Observé  ,  examiné  ,  vu. 

ESCABDCR. 


AGE  35 

AcASSE  :  La  pie ,  oiseau  connu  par 
son  babil.  Koyez  Agace. 

Agassi N ,  agassis.  Voyez  Agaciks. 

Ag ASTER  ,  agasder,  agastir  :  Dé-^ 
vaster,  ravager,  piller,  saccager,  dé- 
soler, endommager,  g&ter,  corrom- 
pre ;  en  bas.  lat.  guasiare,  de  vastare,- 

Agastis  ,  agads  :  Dégât ,  dom- 
mage fait  ou  causé  par  des  bétes  ^ 
vastado. 

Age  ,  nage ,  aaige,  aé,  aez,  aie, 
aige ,  oiVe ,  eage,  ecdge  :  Eau ,  aqtiai 
d'où  est  venu, je  suis  tout  eh  €ige, 
et  non  pas  tout  en  nage,  pour  expri- 
mer qu'on  a  très -chaud.  Ces  mots 
signifient  aussi ,  temps  ,'  siècle ,  âge  , 
durée  de  la  vie ,  jeunesse ,  majorité , 
vieillesse  ;  à^œvum  et  œtàs;  vivre  peur 
aage,  vivre  longuement;  -vivre  aages, 
parvenir  à  l*âge  d'homme  ;  qige  ber^ 
niïy  âge  viril  ;  œtas  viiiîis;  àige  en^ 
tendauie  y  Tâge  de  majorité  i  '  ((i^ff 
enfandly  l'enfance  ;  estre  en  son  aage^ 
être  majeur  ;  edge  leal ,  légidme , 
plein,  piaffait,  de  difcrédon;  plàin 
aage,  Tâgc  mûr.  Voyez  Eau, 

D'une  part  II  tint  la  coronne 

Li  ror»  Henryi  par  son  lioinmage. 

Et  criuit  TÎrez  par  aage  (longuement). 

GuiU.  Gaiart, /oLiS.-v^.  paHùdLdu 
couronnement  de  Phitippe-Af^t^te. 

AcEER  ,  aager ,  aagier ,  eager  r 
Emanciper,  déclarer  majeur. 

Agencement  :  Le  douaire  d'une 
femme  à  la  mort  de  son  laari  ;  en  bas. 
lat.  agendamentum.  Se  dit  aussi  de  » 
proportion ,  convenance ,  agréaient , 
grâce. 

Agbver  ,  agehir  :  Gêner*,  être  k 
charge  ,  offenser ,  insulter ,  mettre  à 
la  gène. 

Agenoiajlleement  ,  €igeloignQns  p 
agenoîdUons  :  Prosterné ,  à  genoux  , 
suppliant  ;  geniculatus, 

Ag enoiller,  adgeloingner ,  âge  . 
loigner,  ageiougner,  ngehoilUef  :St^ 


36                    A  G  II  AGI 

mettre  à  genoux ,  tomber  à  genoux  ;  qu*à  telle  époque  on  livrera  sa  niar« 

en  bas.  lat.  a^eniculare.  chandise ,  et  Tacquëreur  son  argent; 

Agensee  ,  iuUancer ,   ageancer ,  et  si  Tun  des  deux  manquoit ,  Tau- 

agencer,  agencier,  agensir,  ajanctr:  trc  peut  avoir  recours  à  la  justice. 

Arranger  ,  unir  ,  joindre ,  placer ,  pour  faire  tenir  le»  conditions  du. 

poser ,  ajuster ,  composer ,  disposer  «  marché. 

préparer ,  accommoder.  Martinius  le  Agr aï steb , agheiter  :  Faire  acquit» 

dérive  de  jticere.  observer  le  jour  du  terme  convenu 

AoENTia  :  Rendre  gentil ,  embel-  entre  les  parties  pour  livrer ,  et  ne 

lir,  parer,  orner.  pas  le  laisser  écouler,  pour  ne  pas 

Agée  ,  aggere ,  agrere  ,  agrier  :  perdre  son  recours  ;  â^acquirere. 

Droit  de  champart ,  ter  rage ,  champ.  Agi  aux  ,  agiauLx ,  agios ,  agiots  , 

terre  labourable ,  rempart ,  digue  ,  agyos  :  Joyaux  ,  bijoux ,  colifichets  « 

levée  ;  âgrr,  agger,  choses  de  peu  de  valeur ,  commo* 

Ages  :  Chemins  ,  détours ,  pont  ;  dites ,  aises ,  démonstrations  de  piété» 

agea  ,  ageia,  d'amitié ,  exclamations  ,  reliques  ou 

AoESiE  :  Accoucher.  Voy.  Gesie.  ornemens  d*église.  M.  de  Sainte-Pa- 

Agglutinée  :  Enduire  de  glu, col-  laye  ,  et  avant  lui  le  Duchat ,  tirent 

1er  ensemble ,  joindre ,  unir  ,  atta-  ce  mot  de  Thymne  Agios  6  Theos, 

cher  ;  aggiutinare.  Agie  :  fiois ,  forêt ,  haie ,  branche  , 

AooRAiER  ,  agréantir,   agreveir  :  pieu  ;  en  bas.  lat.  agia. 

Agréer ,  consentir ,  accorder.  Aoii,  :  Agé ,  qui  a  l'âge ,  majeur^ 

Aggeappee  ,  aggrapiller^  tigrap^  très- vieux  \  à^œgiado  ,  majorité  ;  for» 

peir,  agripper  :  Prendre  avec  force  mé  à'œvitas. 

et  vivacité,  accrocher,  saisir,  agrafer.  DoncnepotToîtnnUdire.t«ntf«.teiiUiig«gî«, 

Si  auçoM  g«il  wîf'nnent  à  oU  por  ol».  à  En  com  grant  redeyance  liomt  estoit  «igagiex, 

Soscorre*,  sî  plongent  enacmble  ok ,  ceo»  k'il*  ^ar  de  cent  mUe  mondes  n  en  paiast  les  a^i, 

puyent  agrappeif,  ^«  *«  ^  ^»*«  mëisme  ne  s  i  fnst  ostagiec. 

Semu  de  S.  Bernard,  fil.  a.  *  ^^'^'  ^  •^•^^^  ^  ^«mg. 

Voyez  pag.  9  de  ce  toI.  la  méaie  citation  y 

A^OEEAlfT  :  Consentant.  telle  qu'eUe  se  trouve  dans  le  Codicile  éi 

AOGEESSB  ,    adgresion  ,    aggresse^  ^«'«n  de  Meung  ,  publié  par  Lenglet  Dn- 

ment,  aggresseure ,  aggression  :  As-  ^''V"?y-J?°.*»*  ^'*  'n>ét^  '*^*'^";  "^"«^ 

^^  '     >     t>o                 •11-  ▼o»*'  l»  diffirence  qu  d  y  a  entre   celle  d« 

saut,  action  d  assailUr  ;  aggressto  ;  en  Lenglet  Ddfrespoy ,  et  celle  de  M.  M  •  •  •. 

bas.  lat.  aggressura,           "  a                 T>t 

^°  Agibes   :  Déii'agemens  ,    issnes  i 

kooK^y%K,agrav€r, agréger, ogre-  ^^^^g^^^^g             ^  *                            ' 

gier,  agréger,  agriever  :  Appesantir ,  1^„„^  ^  j^,,,    ^^,,^  dehors  , 

charger,  surcharger,  accabler,  fâ<  agiter  ;  /Victo/Y-. 

cher ,  peser ,  casser,  rompre  ,bnser,  ^^^^.^^^    ^^    ^^^          ^  ,  ^^^ 

engraver;  de  gra^u  s  en  bas.  kt.  ^rand-père;  d'apu.  et  avitus. 

aggravare»  Acieonke  :  Environner.   Fojrez 

Li  corps  qnî  comunpanles  est ,  agrievei aiai  AcAl NnEE. 

rAiurme  €t  si  la  fait  laisse  et  perexouae.  *AciTATEUE   :    Commandant   d'un 

Serm.  de  S.  Bernard,  fiL  a6i.  régiment ,  conducteur  ;  agitator. 

Agh Aïs  :  Acquit ,  acquisition  faire  Agiz  :  Tours  et  détours  d*un« 

mn  sutrché  à  aghais,  c*e9t  convenir  maison  j[  en  bas.  lat.  ageap 


AGR 

ir  ;  Gland ,  fruit  du  diéne  » 
i  mer ,  poisson  ;  glans. 
IITHIE&  :  Eglantier ,  arbris- 
»sier  sauvage. 

TBK  :  Suspendre ,  accroclier. 
I*  y  agnels,  agruel,  aigneax, 
ainel,  aingnel ,  aingniau  ^ 
anel  :  Un  agneau  ;  agnelius  , 
)n  disoit  au  plurier,  aigneujc, 
c ,  des  agneaux. 

one  amie  ot  le  prettre, 
Testoit  et  bien  et  bel, 
;ote  ot  et  bon  mautel, 
eus  peliçons  bons  et  bians  » 
Vftcoirex,  Tautre  à^aingniaus, 
i  riche  toitsu  d*argent , 
lasez  parloieot  la  gent. 
bL  du  Prestre  qui  ot  mère  à  farce, 

L,  :  André  ,  nom  propre  ;  il 
aussi ,  d*une  petite  monnoie 

frappée  sous  S.  Louis  ,  et 
'ésente  un  agneau. 
LE  a ,  aingneler  :  Mettre  bas 
:au;  en  Prov.  agnela* 
LET  :  Anneau  que  Ton  met 
;t ,  petite  bague  ,  animlus  ; 
neau ,  agnelius, 
XIV.  Voyez  Aignelins. 
ÎBS   :  Nqm  propre ,  chaste , 

du  Grec  agnos  ;  en  Latin 

A  :  Rigole  pour  l'écoulement 

L  ;  aquarium, 

ST ,  €igalf  agot,  agout,  agout- 

yuje  y  aigout  :  Canal  >  évier  , 

^gout  ;  en  bas.  lat.  agotum, 

rsTAL  :  Vaisseau  à  puiser  de 

n  bas.  lat.  agotaUum. 

7STER  ,    agouter ,    agoutter  : 

3uler  Teau  ,  dessécher  ,  faire 

r;  agoiare  ;  en  Prov.  agouta. 

fSTKB  :  Goûter,  prendre  goût 

hose;  de  gustus. 

7STER  ,    agouter ,    agoutter  : 

ter  ,   faire  dégoutter  ,  faire 

r  ;  de  gutta» 

kC0ia  ,   agrachier  :  Rçndre 


AGR  37 

agréable,  perfectionner,  gratifier, 
récompenser,  obliger  ;  graificiurL 
Ag&agier  :  Blesser.  Voyez  Acaa« 

TAHTEE. 

Ageailir  ,  agrelir,  agreUer,  €tgres^ 
lier  y  agresUr  :  Rendre  ^éle  9  fin  , 
menu ,  délié ,  affoiblir ,  diminuer  ;  àm 
gracilis. 

A  grailler  ,  acraiUer  :  EraiUer  , 
étendre ,  rendre  fin  ,  effilé ,  délicat. 

AoRAiNEia  :  Bien  rapporter,  pro- 
duire beaucoup  ,  bien  grainer  ;  de 
granum,  * 

Agraphivbr  :  Prendre,  saisir,  ac- 
crocher ;  de  graphium. 

Agrassolier  :  Groseiller  ;  en  Prov. 
agrassoulié, 

Agr AYANT  :  Renversé ,  jeté  bas  , 
appesanti  ;  aggravatus. 

Agravaicter  ,  accraffonter,  accre~ 
vanter  ,  eiggravanter ,  agraventer  : 
Agraver  ,  renverser  ,  abattre ,  jeter 
bas  ,  ruiner ,  détruire  ;  aggravare. 

Agréante  R  .:  Agréer ,  plaire ,  être 
au  gré  de  quelqu'un. 

Agreation  :  L'action  d'agréer, 
agrément ,  approbation ,  consente- 
ment ;  de  gratum, 

Agrecement  ,  agressement  :  Sai- 
sie ,  vexation  ;  aggressio, 

Agrefper  :  Prendre ,  se  saisir. 
Voyez  Agraphiner. 

Agregier  ,  agreigier  :  S'appesan- 
tir sur  quelque  chose ,  se  trouver 
plus  mal ,  supporter  avec  peine  ;  ag- 
gravare  ;  en  ancien  Prov.  agreviar , 
agreujher. 

Ta  Teangheance  est  tigregiie  «ur  mei. 
Comm,  sur  le  Sautier,  Pi.  3i ,  'verset  4- 

La  croix  estoit  mite  derant  son  lit  et  deyant 
SCS  euK  ;  laquele  i  fu  mise  par  le  «ommande- 
ment  du  sainct  Roys  méesmes ,  quant  il  com- 
mença à  agregier  (  à  se  trourer  plus  mal  ). 

Joinville,  Vie  de  S,  Louis, 

Agrehikr,  agrelier,  agrelir,  agret- 
lir,  agreslier  :  Atténuer,  affoiblir» 

3. 


38  A  G  A 

rendre  grêle  et  menu  ,  diminuer  ; 
gracilescere. 

Agubiânsa  :  Aigreur  «  irritation  ; 
acritas.  Voyez  Agrestie. 
-   Ageemeht  :  Vivement,  fortement, 
firdemment ,  vigoureusement ,  rude- 
ment; acriter. 

Cette  char nele  de  pechiet,  et  en 

pechiet  iinrie est  moU  plot  comimpae 

par  sa  malTaiie  costume.  De  cea  vient  cea 
k*ele  si  agrément  encurist  (convoite,  conçu- 
piscit)  en  contre  respîrit. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foL  3ag. 

Agbbmie  :  Bruire  ,  appréhender , 
redouter,  craindre;  tremere, 

Ageeke  :  Petite  prune  sauvage, 
ou  prunelle. 

Ageeiiet  :  Aigrelet ,  âpre  ,  pi- 
quant; acer,  acris* 

Ageeou  :  Èrief ,  sujet  de  plainte  , 
aigreur  ;  acritas, 

Ageee  ,  agrere ,  agrier  :  Cham- 
part ,  terrage ,  espèce  de  rente  ali- 
mentaire ;  agrariurn.  Voyez  Agée. 

Agreste  ,  agrieste  :  Rustique  » 
rude  ,  grossier  ,  âpre  ;  agrestis. 

Agrestie  ,  agrieste  :  Rusticité,  ru- 
desse ;  didgresta ,  acritas, 

Agrestissement  :  Affoiblissement, 

Âgrevee  :  Fouler  ,  abattre ,  gre- 
ver ,  presser ,  faire  tort  ;  en  Prov. 
agreviar;  à^aggravare. 

Car  bien  le  scevent  tos  K  sagea 

Qu*il  (l*us«rier)  se  norrist  4*otruI  domages. 

Dont  ocun  agrévé  en  est. 

Le  second  Renard. 

Agricole  :  Laboureur  ;  agricola. 

Ageiee  (droit  d')  :  Droit  de  ter- 
rage  ;  jus  agri;  en  bas.  lat.  agrarium. 

Age  1  ES  té  :  Dureté  ,  âpreté  ; 
agrestis  y  acritas. 

Ageivee  :  Etendre  les  griffes,  égra* 
tigner ,  enlever  de  force  ;  en  bas.  lat. 
agrifare  ;  de  graphium, 

Ageimensation  :  Arpentement , 
.mesurage  ;  agrùnensatio. 


A  GIT 

AokixKvsEujL  :  Arpenteur, homme 
qui  mesure  les  terres  ;  agrimensor. 

AGRiifCEE  (i*)  :  $*ennuyer;  œgrè 
se  habere, 

Ageipade  :  Une  poignée ,  un  coup 
de  poing. 

Agri  PEUR  ,  agrippeur  :  Mâtin  , 
gros  chien  ;  au  figuré ,  un  homme 
qui  dérobe. 

Agruter  :  Oter,  ravir;  en  Prov. 
agruta. 

Agu  ,  agus ,  csgu  :  Aigu  ,  pointu  » 
affilé  ,  perçant  ;  acutus  ;  en  Prov. 
aguzo  y  agus  ojrls ,  yeux  perçans. 

Agu  AIT,  agaist  y  aguayty  aguet, 
aguiet  :  Piège ,  embûche  ,  subtilité'; 
agtiaitum  y  gueda  y  gueta  ;  d*acuitas, 

Sos  plantera  est  proprement  li  ttguez  qv« 
Tcn  fet  az  pies  de  l*oine  por  Inl  fere  cheeir. 

Comm,  sur  le  Soutier,  Ps.  36,  verset  5i  • 

Aguchee  ,  aigucher:  Rendre  poin- 
tu ,  affilé  ,  perçant  ;  acuere. 

Ague  ;  Homme  subtil ,  fin  ;  acutus. 

Aoué  :  Un  auvent  de  boutique. 

AouEROCREE  ,  ogorùcher  :  Cha9* 
ser,  expulser. 

Agi; ET,  estre  d*aguet  ou  en  aguet  : 
Se  tenir  sur  ses  gardes. 

Aguet  a  pause  ,  aguetter:De  pro- 
pos délibéré  ;  signifie  aussi ,  épier  , 
guetter. 

h\e  (la  mort)  est  tont  ainsi  en  aguet,  * 

*  Com  cil  qui  a  rarchiere  tret. 

/<a  Biàle  Gitioê,  ^ 

Agitete  ,  agueté  :  Sommet ,  pointe  i 
de  quelque  chose,  guérite  élevée  d*où  ^ 
se  fait  le  guet  ;  en  bas.  lat.  aguassa^  \ 
nurn  ;  d*acumen  y  acuitas.  ^ 

Aguiee  :  Assurer,  donner  sAreté  <^ 
en  justice  ,  défendre  un  sentiment ,  ^ 
convaincre ,  démontrer  ;  d^arguere, 

Aguigner  :  Faire  signe  des  yeux«  ^ 
avertir ,  prévenir  ;  en  Basque ,  aguitH  | 
geay  aguindea  y  avertissement.  y 

Aguilanneu  ,  aguiianeufy  agtti^  « 
lanleu,  aguilannci/f  aguiieanneijf]^  i 


LU  A. 

f 

époUatmerf,  agmtteimeu,  iigidlh^ 
neu  ,  au-fpiy~t eut-neuf ,  haguinelo  , 
haguirenleujc ,  ^^Qgu^iugné,  hoqtd^ 
mono  :  Cri  de  joie ,  présent  du  pre- 
mier et  dtt  dernier  jour  de  i*an , 
espèce  de  quéie  ;  ad  Uscum  ,  annus 
movut, 

^  AcuxLXR  :  Piquer  ayeç  une  aiguille 
<m  un  aiguillon ,  coudre,  passer  le  fil 
dans  le  trou  d'une  aiguille  ;  ^acuere, 

Aguille  ,  agueille  :  Montagne  qui 
se  termine  en  pointe ,  pyramide ,  ai- 
gaille,  timon,  flèche;  d*acuieus;  en 
las.  lat.  aguUla, 

AcfJiLLiEa  ,  aigudUier  :  Etui  à 
mettre  des  aiguilles  ;  en  basse  lat. 
aeuariutn  ;  en  ProT.  aguUané. 

Aguillon  ,  aguUlade  ,  aguillée  , 
aguiscy  agulhadey  agulhoRy  aguiiade, 
àfgtu/lafie  ,  awillon,  esguithade  , 
esguiUon  :  Aiguillon  ,  qui  sert  à  pi- 
quer les  bœufs ,  Hèche  ,  dart ,  trait , 
pointe  ;  €iculeus  ;  en  bas.  lat.  aguil^ 
iada  ;  en  ProT.  aguliado» 

f  Ly  ejs  (abeille)  ât  ansi  U  donoor  del  miel, 

tt  la  pointe  de  VatviOon. 

Serm,  de  S.  Bernard,  fil.  18. 

ActrisEa  ,  acucier,  aeusser,  agus- 
ser  :  Aiguiser ,  affiler  ;  acuere. 

AouMEif T  ,  aguùement ,  aiguise- 
tneni  :  Subtilement ,  d'une  façon  ai- 
guë ,  action  d*aiguiser  ;  acutê ,  acur- 
iàm. 

AousT  :  Le  mois  d*août;  augustus. 
AcnzËT  :  Remouleur,  gagne-petit; 
en  ProT.  aguzdirë, 

ASACHiR  :  Etre  infirme  ,  perclus , 
t  pouToir  marcher  sans  aide, 
Ahaler  :  Embarrasser ,  tourmen- 


Ahaler 
ter. 

Ahan  ,  €Uim  y  aham  ,  ahen  ,  an- 
,  anhan,  enhan  ,  hahan  :  Cri  de 
ue ,  peine  ,  respiration  prëcipi- 


kam ,  anhan  y  enhan  ,  hahan  :  Cri  de 
£itigue ,  peine  ,  respiration  précipi- 
tée ,  TÎoleiice  ,  tonrment ,  chagrin  , 
fatigue^  labour  t  récolte  î/hm  ahan^^ 


A  H  E  3g' 

mettre  à  grant  ahan,  chagriner,  tour- 
menter. 

Povr  let  paines ,  ponr  les  ahan» 
Quelles  Tirent  nostre  Signor 
SoafTrir  en  la  crois  à  cel  jor. 

PkiL  MoutAes,fil.  2B. 

ÏA  chiens  dist  qii*il  a  plus  d^ahan 
Et  plus  de  paine  que  il  n*a  , 
Et  »"d  Teut  il  li  gagera. 

FaàL  de  CJsne  et  du  Chiem» 

Ahavable  :  Labourable.  P^oyet 
Aransterres. 

Abanaoe  ,  €thennage  :  Peine ,  fatk* 
gue  ,  labourage  ,  récolte  ,  terre  ea 
labour. 

Ahaher  ,  ahannèr,  ahener,  arp* 
hanner  :  Herser,  passer  avec  la  herse, 
dans  un  champ  qui  yient  d*étre  semé,^ 
et  en  couvrir  le  grain ,  labourer  ;  en 
bas.  lat.  ahanare,  anheUu^y  travail* 
1er  avec  fatigue ,  comme  le  fendeur 
de  bois  qui  soupire  et  échappe  le  Son 
de  voix  aluin  \  ahaner  la  terre  ,  lar- 
bourer. 

Abanier  ,  ahanniere  :  Laboureur* 

Àhanneux,  adj\  :  Pénible,  fati- 
gant ;  anhelatus. 

Aranmir  :  Aspirer ,  respirer  avec 
peine  ;  d^anhelare, 

Ahansterres,  ahanablesy  ahemerp 
ahener  :  Terres  labourables. 

Ahante  :  Entier ,  achevé. 

Ahatie  ,  ahait  :  Joie  ,  plaisir ,  di- 
vertissement. 

Ah  AUX  :  Ordures  ,  immondices  i 
fumier  ;  en  Basque  ahatsa,  chose  que 
l'on  a  souillée  en  la  maniant. 

Ahater  :  Haïr,  avoir  en  haine; 
odisse, 

Ahennage  :  Labourage. 

Ahercion,  adhérition,  adherment: 
Adhésion,  action  d'adhérer ,  de  coa'-' 
sentir;  à^adhœrere, 

Aherder  ,  cuxrdrey  ahardre,  ahef^ 
dre ,  ahierdre  :  S'adonner  à  quelque 
chose ,  s'attacher,  enlever,  prendre  % 

4 


4o  A  H  O 

sabir  ;  à^adhœrere.  Ce  mot  est  encore 
d'usage  en  Picardie ,  pour,  prendre  » 
empoigner ,  saisir.  Si  je  t'akers  :  Si 
je  te  prends.  Fbjrez  Aarder  et  Ah- 

BKRDAE. 

Li  Uom ,  dist-ll ,  lainit  foa  peîre  et  sa  meire , 
•t  si  %*tiherder<U  à  ta  femme  et  dut  seront  eu 
ont  char. 

Sixième  sermon  de  S.  Benuwd,JoL  ut. 

ARcmNECHiER  :  Mettre  les  harnois 
aux  cheyaux ,  parer ,  orner. 

Ahers  ,  aers,  a/tiers ,  aiers  :  For- 
tement appliqué  ,  attaché  à  quelque 
chose  y  adhérent ,  attaqué,  pris. 

Aheurecr  ,  adhorer  :  Venir  à 
l'heure  ,  arriver  au  temps  ,  appeler  , 
expatrier  ;  à^hora  et  ora.  Voyez  Dn- 
oange  au  mot  Ahorus. 

Aheurir  ,  ahurir  :  Etourdir ,  ren- 
dre interdit  ^  mettre  en  peine ,  affliger 
en  annonçant  une  mauvaise  nouvelle; 
on  dit  encore  populairement ,  il  est 
ahuri  y  pour  dire  »  il  est  étourdi,  il  ne 
^ait  ce  qu'il  fait.  Voyez  Heur. 

Aheurté  ;  Obstiné ,  opiniAtre. 

Aheurter  :  Contrarier,  choquer» 
affliger ,  obstiner. 

Aar ,,  ahiluSf  ahy ,  ai,  ay,  hahi ^ 
tuU  f  hailas  ,  hay  :  Ah  !  ha  !  aie  !  hé- 
las !  exclamations  de  joie,  desir,  peur» 
aurprise ,  douleur  \  ha  l  vœ  l 

Ahier  ;  Pris ,  entouré. 

Ahirbs  ,  hires  :  Jje$  lies  d'Hièrea  ; 
insulœ  arearum, 

Ahogher,  ahoquier,  ahorter,  ahot* 
ffr  :  Arrêter ,  accrocher. 

Arongh^r  ;  Saisir,  serrer. 

Abôhier  ,  aJionir  :  Déshonorer } 
•i^nifie  aussi ,  applanir ,  rendre  égal. 

Ahontack  ,  ahontaige  ;  Honte  » 
déshonneur. 

Knov\i, ,  ithontez,  ahonii;  Rendu 
honteux ,  déshonoré ,  qui  est  sans 
honte ,  effronté. 

AsovTEa ,  akontager,  akontagier. 


ahontir  :  Faire  honte ,  déshonorer  , 
faire  affront. 

Adonc  respondit  jaloasye 
Honte  j'ai  paour  d*estre  trahje  ; 
Car  lécherle  est  tant  montée 
Qae  trop  poorroit  estre  ahontée. 

Roman  de  la  Rose* 

Ahors  :  Cri  tumultueux. 

Abughbr  ,  ahuchier  :  Appeler  ^ 
mander ,  crier  ;  c*est  le  composé  du 
verbe  simple  kucàer ,  formé  de  hu  , 
qui  signîfioit  cri.  Voyez  Hucrer. 

Aruoue,  ahœge  :  Enorme,  grand  ; 
ingens;  en  Angl.  huge, 

Li  halbercs  pesad  cinq  milles  sicles ,  e  te 
fer  de  sa  lance  »  sis  cenz  »  e  la  bansta  fnd 
grosse  et  ahugue. 

làv.  des  Rois,  fil  ai ,  v^, parlant  da 
tarmure  de  Goliath» 

Ahvr  ,  ahurs  ;  Effrayé,  effarouché» 

Ahurant  :  Etourdi ,  homme  qui 
ne  réfléchit  pas. 

Arurir  :  Ennuyer  par  ses  dis- 
cours. Vpyez  Aheurir. 

Ahurte  ,  ahurteit,  akurteiz  :  Heur« 
té ,  choqué  ,  opiniâtre  ,  obstiné. 

Ne  soit  ahurteit  de  nule  chose  II  fralletels 
de  l*amalnc  nature. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fiL  53. 

Ahurter  :  Heurter,  choquer,  s*ob^ 
tiner,  s*attacher. 

Por  cen  k*a  ceu  ne  s*ahurtet  cil  qui  cort  si 
est  mestlertf  ke  ses  cuers  soit  enlomineis  de 
la  buoiere  de  discrétion. 

Sermons  de  &  Bernard,  fil.  190. 

Aï  :  Lieu  fertile  ,  bon  terrein. 
AïABLE ,  haiable  ;  Aisé ,  facile. 
AiAx  :  Aïeul. 
AiBER ,  aibrés  i  Arbre  ;  arbon 

El  soréirè  ac  fbm  e  wi  an  aiber  Bçuer  lono 
k  Tia,  y  eue  à  Inl  e  no  i  trobec  alcuna  caoas« 
si  no  fnUas. 

Hominus  efuriit  et  vidit  tfoum  uhoremjiçi 
fi  non  invenit  nisifilia^ 

AiRLEusiE  :  Ruse ,  finesse  ,  subtil 
lité ,  enlèYement  ^  yol  fait  adroite^ 


AIE 

AiBOOAlLLs  ,  ebouaiUe  :  Epôu- 
▼antail. 

AîcB  :  Territoire,  contrée,  grange, 
ferme ,  métairie  ,  département  d'un 
TÎgmer  on  ficaire  ;  en  bas.  lat.  aiacis, 
4iiz£s  ,  aiziun  ;  en  Auvergnat  aice  , 
habitation. 

AicsL ,  aicels  :  Celui ,  ceux. 

AiCBLA  :  Cette,  celle.  Fox-  IcbI'I'K- 

AicREYiR  :  Accomplir,  finir,  ache« 
Yer.  Fox^*  AcHiOER. 

AîoABLKTi  ,  aidimce  :  Aide ,  se* 
cours  ,  assistance  ;  auxUiatio. 

Aide  :  Subvention ,  tribut  que  les 
sujets  paient  au  souverain  pour  sou- 
tenir les  charges  de  TEtat  ;  en  bas. 
lai.  œjrda,  aidae  ,  ôiauxiUum. 

AiusLATTE ,  aales  ,  aideloz ,  alùe, 
ideieiie  :  Adélaïde ,  nom  de  femme  ; 


AïDKREssE  :  Femme  qui  en  aide 
une  autre  à  faire  quelqu'ouvrage  ; 
adjutrijt» 

Aidés  ,  aidiés  :  Toujours  ,  jadis  ; 
tout  aidés,  dès  à  présent.  Vox»  Anis. 

Ai  DEC  R ,  aideour,  aidewr ,  aidis  , 
axdeur  :  Qui^  aide  ,  qui  secourt  ; 
iîdjiitor, 

Ai-DiiLWiyadier,  aaier,  aisfer,  axder, 
aydier,  axier,  haider,  haxdier:  Ai- 
der ,  servir ,  donner  secours ,  payer 
Taîde  ;  adjuvare  ,  adjutare  ;  en  Ital. 
aitare  ;  en  auc.  Prov.  ajutar. 

Ai  DONC.  Voxez  Adonc. 

Aïe  ,  ahUs  oUe,  aist,  axe,  ajue, 
hax^  i  Aide ,  secours ,  soulagement , 
aise ,  plaisir ,  volonté  ;  oi^utorium  ; 
en  Ims.  lat.  aidas.  On  s*en  sert  aussi 
comme  de  la  préposition  à,  d* où  notre 
exclamation  lorsque  quelqu'un  nous 
fait  mal ,  aie,  aie ,  aie,  pour  deman- 
der aide  et  secours  ;  peut-être  ce  mot 
est- il  une  contraction  des  orthogra- 
phes, aide,  aieve,  ajue. 

Ce  fa  à  l*ajonier,  à  Tanbe  apparîuantf 
Qic  lk»çhvt  fiât  à  tr^îs  I  Pcx  «!(?,  criiuit| 


AIG  4t 

Et  NonniBt  aprei  lui  ne  vont  mie  tnjaat, 
Ferant  Tont  des  espées  et  dea  lances  l»oaUBt« 

Roman  du  Rom, 

AiEL  ,  ail  :  Aïeul ,  grand'père  9 
avus ,  aviolus.  Voyez  Asl. 

AiEQUES ,  auques  :  Quelque  chose. 

AiEE  :  Fils ,  héritier,  et  arrérage  ; 
héeres ,  hœretUtas. 

Aie  a  :  Feu ,  chaleur,  violence. 

Bfl-acnetl  qui  aentit  Vaier 
Dou  brandon,  sanz  phis  delater 
M*otroia  un  betier  ou  deus. 

*  Roman  de  la  Rou,  vers  3489. 

Aie  a  ,  ahier ,  aïer,  axer  :  Aider, 
secourir  ,  assister ,  soulager  ;  A* ad- 
jutare,  adjuvare,  ' 

Aie  a  ,  aiere ,  airer ,  airiere ,  air» 
rier  :  Arrière  ,  en  retournant ,  en 
reculant  derrière ,  contre ,  chez ,  au- 
près ;  de  retrb, 

AiESEMEifT.  Voxez  Aeisemevt. 

Ai  EVE ,  aive,  auiuve,  auwe,  awut^ 
axeue ,  axewe ,  axuwe,  ax^e:  hXàt^ 
secours  ;  adjutorium. 

AiEVER  ,  aiâjever ,  cdver,  aower, 
axeuer,  axuer  :  Aider ,  porter  se- 
cours ;  adjuvare, 

Ele  ne  %^aîdjevet,  mais  ke  d*ane  aole  aie. 
Sermons  de  S.  Bernard,  fii,  3o5. 

AicAiL,  egail,  esgail  ^  esgai  :  La 
rosée  ;  d^aqua, 

AiGE  :  Eau  ;  aqua;  en  Prov.  aigo^ 

AiGLAN  ,  ai^î ,  aigUau  :  Aigle , 
le  plus  grand  des  oiseaux  de  proie , 
aiglon  ;  à!aquHa^ 

AiGhiLifTit.n  yagfander  :  Eglantier, 
buisson  épineux  qu'on  trouve  com- 
munément dans  les  haies. 

AiGLiER  :  Aigle ,  lutrin ,  pupitre 
d'église  ;  d^aquiia^ 

AiGNB  :  Béte  à  laine,  mouton; 
d^agnus, 

AicNEAGE  :  Droit  d'ainesse.  Vox* 
Aainheescre. 

AiGN  si<,  Jignien,  Ji^ens  (saint)  : 


4a  A  I  G 

Saint  Aignant ,  nom  d'homme  et  de . 
lieu. 

AiGiTBLET  ,  aignelez ,  aingnelet , 
an^eiait  :  Petit  agneau ,  espèce  de 
monnoie  ;  agneilus, 

AïONELiif  s,  agneiin,  €ungne  :  Laine 
des  jeunes  agneaux  qu'on  irient  de 
tondre. 

AicouT.  Voyez  Agoust. 

AiGBE- FEUILLE  ,  grefcuille  :  Le 
houx ,  ainsi  nommé  des  piquans  dont 
ses  feuilles  sont  hérissées  ;  aqid-fo^ 
Hum  ,  agii-folium;  en  Languedocien 
grefuelio, 

AiGEEMBNT  :  Yîgoureusement ,  ru- 
dement. Voyez  Aygrement. 

AiGEESTÉ  ,  agreste  :  Amertume  9 
aigreur;  acritas, 

AiGREYiN  :  Vinaigre.  Voy»  Aigue. 

Il  faut ,  dit  un  de  nos  anciens 
poètes ,  pour  se  bien  porter  : 

Cler  vin  avoir,  sa  poulaille  rostîr, 
Connins  (lapins),  perdrix;  et  pour  espiceric, 
Canelle  avoir,  safran,  gingembre,  et  prie 
l'ont  à\iigrevin  et  rerjus  deatremper; 
"ùotmiT  au  maio. 

Eustache  Deschamps, /ol,  3o8 ,  coL  4< 

Al  GAIN  ,  mgrun ,  egrum  ,  egrun  , 
esgrun  :  Herbe  ou  huit  aigre ,  amer  ; 
acrumen;  en  Ital.  agrume. 

AiG&oiEâ  :  Aigrir  l'esprit  de  quel- 
nu'un ,  l'animer ,  aiguillonner,  pres- 
ser; acescere. 

Aigu  AIL  ,  aigail ,  aigal  :  La  rosée 
du  matin;  d*aqua, 

AiGU4]\DEN  ,  aguardin  :  £au-de- 
Tie. 

AiGUÀTE  ;  Droit  qu'on  paie  pour 
avoir  de  l'eau  ,  afin  d'arroser  un 
terrein. 

Ai  GUE  9  atge,  aygue,  egue  :  Eau  9 
fleuve ,  canal ,  étang  ;  aqua;  en  Prov , 
aigo. 
>   AiGUÉ  :  Mêlé  d'eau ,  rempli  d'eau. 

AiGUEMENT  :  Finement  9  subtile- 
ment \  aciUê^  Voyez  Aqub. 


A  IM 

AiGUBRlB  :  Réservoir  ,  coBdmt , 
aqueduc  ;  aiguerium ,  à^ aquarium. 

AiGUET  :  Petit  canal. 

AïL,  aigl ,  al  y  aui ,  aus ,  aux, 
auz,  heaus,  ol  :  Ail ,  aulx  ;  alUum, 

Al  LIGES  (  les  )  :  Les  champs  les 
plus  voisins  de  villes  ;  à^ala  ;  en  bas^ 
lat.  acUagia. 

AiLAMouK  :  Là -haut.  Voyez 
Amont. 

AiLAYAL  :  Là-bas.  Voyez  Aval. 

AiL^iTE  9  aileixe ,  tdleye.  Voyex 
Alison. 

Aile  VIN  :  Etranger,  enfant  trouvé. 

Aille  ,  aele ,  aelle ,  aesle ,  œlle  , 
œsle,  aisle ,  aie,  aile,  ele,  elle,  esle, 
halle  ,  helle ,  hesle  :  Côté  9  flanc  , 
aile  9  bord  9  extrémité  ;  ala. 

Ailler  :  Filet  pour  prendre  des 
cailles.  Nicod  prétend  qu'on  a  dit  » 
ailler  à  Vml ,  pour  cailler. 

AiLLiE  9  aillée ,  ailUée,  alée,  alie^ 
allie  :  Sauce ,  ragoût  où  il  entre  de 
l'ail  ;  d*allium  ;  au  figuré  9.  pique  , 
aigreur,  querelle. 

AiLLiER ,  ailliers  :  Oiseau  de  proie  ; 
haUœtus,  Borel  présume  que  le  mot 
alerion  ,  dont  on  se  servoil  dans  les 
armoiries  9  est  venu  à^aillier. 

AiLLioRS  9  aillors,  aiUours ,  alieur, 
alà'eurs  ,  aylurs  :  Alors  9  ailleurs  ; 
aliorsiim ,  alioversùm, 

A1LLU9  aillue  :  Raccommodé,  ajus- 
té 9  préparé.    • 

AiLLURE  9  aUleure  :  Alliage  »  mé- 
lange; alaia. 

AiM  9  ain  ,  aing  :  Aimé  9  chéri* 
Voyez  AiNS  et  Ain. 

AiMARGUB  :  Lieu  fertile  9  bon  ter* 
rain. 

Aimas  9  aimans,  aimant,  ayementg 
aymant  :  Diamant  ;  adamasn 

Aimas  est  plere  ital 

K*ele  est  cler  cnine  cristal 

Par  fer,  ne  par  fon  n*iert  ovrée 
$*•!  sang  del  bue  chiald  n*ett  temprée. 
MarbodÊudc  (km.  in;  /«  M  i64«» 


."  A  lui  :  Azyme;  azymui, 

AiMEçoH  y  aim,  aimechon  y  ain, 
mmeçoM ,  ein,  emeiàson,  haim,  hain  : 
Hameçon  ,  crochet ,  petit  anneau  de 
fer  ;  dé  hamus. 

Lors  prîtt  li  drri  les  antres  braies , 
Pois  ai$s  •  ce  ne  sont  (vas  les  moies , 
Ainx  sont  les  braie»  au  Tilain 
Bien  fn  b  dame  prise  à  Vain, 

FM,  des  Braies  au  CordeUer, 

Ai«i.  Voyez  Ainmi. 

Aixr  :  Ancienne .  terminaison  des 
noms  de  femmes  ;  on  disoit ,  Evmn  , 
Bertéùn,  pour  Eve,  Berte. 

Aiif  (rime)  :  Aime. 

Gentillesse  est  noble ,  et  si  Vain 
Qu*el  n*entre  mie  eu  cuer  vilain. 

Roman  de  la  Rose ,  vers  67 1 5. 

Aiif  c ,  aim  y  ain  :  Jamais;  unquàm. 
Voyez  AiNS. 

AiNCHÈ.  Foyez  Anche. 

AiifçoiSf  ainchoisy  aincoins  y  aino' 
zois  y  ainschois  ,  ainsois  ,  anceos , 
anchiez ,  anchois  ,  ançois ,  ancoys , 
ansois  ,  anzois  ,  ayncois  ,  einsois  , 
encheujc  y  encieux  y  inçois  :  Volon- 
tiers, aussi-tôt,  avant,  avant  que  , 
jnais,  plutôt,  en  attendant,  aupara- 
irant ,  d*abord  ,•  au  contraire  ;  ante- 
quhm.  Voye»  AiNS. 

AiifcusKR.  Voyez  Ancuse». 

Aiif  EUX  :  Haïssable  ;  Podium. 

Aiif  CLE  ,  an^le  :  Ange  ;  angélus, 

AiifGLETERRE  :  Lc  royaumc  d'An- 
gleterre ;  Jnglia, 

AiNGNE.  Voyez  Aignelivs, 

AiNGEEEE  :  Payer,  satisfaire. 

AïKMi,  aimi,  aimmi  y  aymi ,  end  y 
heiini ,  hetni  :  Exclamation.  Le  pro- 
nom mi  y  moi,  réuni  à  Toptalif  du 
verbe  aier,  aider,  a  produit  ces  ex* 
clamations  composées. 

Ain  s,  aine  y  ainquesy  ainzy  ans  y 
anz  y  eins  y  einz  y  ens  ,  enz  y  haine  y 
adT.  :  Mais,  avant,  jamais  „aupa- 
l^vanl)  ci-devant  3  plus,  plutôt^  on 


À 1 1^  ai 

le'joignoit  a  la  particule  que  y  pour 
exprimer ,  avant  que  ;  ains  qu'en 
puisses  à  chief  venir;  aim  plutôt  y  eut 
dire  ,  au  contraire.  Dans  cet*tatnes 
provinces  on  se  sert  encore  de  qui 
ains  ains  y  pour  dire  ,  à  qui  mieux 
mieux.  On  le  trou\e  aussi  en  diffé- 
rens  manuscrits, dans  la  signification 
de  plutôt  que  y  ou  simplement ,  plu^ 
tôt  ;  cette  dernière  acception  lui  est 
commune  avec  ainçois  ;  c\est  ainsi 
qu'on  le  voit  dans  Marot  :  ainçois 
seront  semblables  aujc  festus.  Ains 
vient  du  Latin  antèy  dont  les  Italiens 
ont  fait  antis  et  anzi  pour  la  même 
signification ,  et  les  Espagnols  antes  ; 
les  Picards  disent  eindUeux  et  an* 
dieux  y  pour  encieujty  qui  ^st  la  même 
chose  que  ains  et  ainçois, 

Cf  est  à  la  feste  de  tons  sains , 
Cliascuus  i  vient  qui  ains,  ains. 
Crans  pas  et  longues  ajambëes. 

FabL  de  la  Court  de  Paradis. 

AiNsif  É ,  ainzné  :  Aîné  ,  premier 
né  ;  anlè  natus  y  plutôt  né ,  né  avant 
les  autres. 

Fuir  vaine  gloire  et  vantance,  ennorer  set 
ainsnez,  «mer  ses  mains-nez. 

Règle  de  S.  Benoit,  Jol  ia5, 1^. 

AiNSNEAGE ,  ainsneesse,  aisneage: 
Droit  d*ainesse.  Voy.  Aaikiiebsche. 

Ainsi  que  (par)  ;  De  manière  que, 
à  condition  que. 

Ainssots  QUE  ;  Encore  que ,  à 
moins  que.  Voyez  Ainçois. 

AmsT  :  A  qui  mieux. 

AiNz.  Voyez  Aiirs. 

AïoNER  :  Bégayer ,  balbutier ,  Uk- 
noncer.      ^ 

AioT  :  Petite  maison ,  habitation  » 
vêtement. 

AiPAïf  n ,  appendice  :  Ce  qui  dé- 
pend d'une  terre  ,  d'une  maison  ; 
appendix. 

AipousTuxB  :  Bile,  pituite,  flegme  9 
apostema  ;  en  bas  Bret.  apotuiru 


(4  AIR 

■ 

AiPEEXTAGv  :  Apprentissage  d*un 
métier;  à^apprehemiere, 

AiQUE  :  £aa ,  rivière  ;  aqua,  Voy  • 

AlCUE. 

Toat  aatresi  com  li  poÎMoni  de  mer. 
Qui  sans  aique  ne  te  puet  garantir, 
Hepuetnies  coera  sans  ma  dame  durer. 

Heemeii  mss,  des  Poètes/ranfois , 
autant  i3oo. 

AiQUES  :  Quelque  chose. 
Aie  ,  aïTy  aire  :  Colère ,  violence , 
eourroux  ;  ira. 

Si  Ta  le  chevalier  ferir. 
Sur  ton  escu  de  grand  eûr, 

Rom.  de  PereevaL 

AiEAL  :  Maison ,  logement  ;  ara. 

AiRAKOE  :  Orange;  en  bas.  lat. 
arangia,  arangium, 

AiECHÉ  :  Arche ,  coffre  ;  arca.  Voy. 
Arches  d'amans. 

Aire  ,  areie  :  Etat  ;  de  put  aire,  de 
bas ,  de  tU  ,  de  méchant  état. 

AîRE  :  Place ,  lieu ,  trou ,  place  de- 
Tant  une  maison  ou  une  grange  , 
pour  tourner  une  voiture  ;  c*est  aussi 
le  plancher  de  la  grange  ,  l'endroit 
sur  lequel  on  étend  le  grain  pour  le 
battre  ;  aire  signifie  aussi ,  nombre  , 
suite ,  calcul  ;  œra,  area,  era ,  hera  , 
areola. 

AîEEE  9  aïrier,  errer  :  Se  courrou- 
cer f  s'emporter ,  se  fâcher ,  se  jeter 
sur  quelqu*un  ;  irasci» 

Li  Rois  ê'aire ,  si  l*esgarde , 
Vilains ,  fet-Il ,  11  maos  fen  t*arde , 
Et  Diex  te  doinst  mal  encombrier^ 
Ains  que  j^aie  nul  destorbier, 
Doner  ne  yens  trop  vilains  mes , 
Quvit  maie  honte  me  promes. 

FaàL  de  Mole  Honte, 

AiEiE  :  Carreau ,  ou  partie  de  jar- 
din ,  cultivé ,  ensemencé  ;  iTarare. 

AiRLE  :  Arles ,  ville  de  France  ; 
Arelatum» 

AiRLMONE  :  Aum6ne.  Voyez  Al- 

KONE. 

Ai  RUE  :  Esprit ,  «me  ;   amnta  ; 


A  IS 

m*airme,  pour  moname  ;  porfaùinêf 
on  por  les  airmes  desui  peire  et  de 
sui  meire ,  pour  le  repos  des  âmes  de 
son  père  et  de  sa  mère.  * 

AiRMEs  :  Gaufretier,  armet  dans 
lequel  ou  faisoit  des  oublies. 

AiROKAïaËN ,  eurozamèn  :  Promp- 
tement ,  en  diligence. 

AiRURE  :  Culture  d'un  champ  , 
d'un  jardin ,  labour  ;  d'arare. 

Aïs ,  Haiz  :  la  ville  d'Aix  ^  à^Aqua» 

AisGE  AU,  aiscelle,  aiscette,  aisciele, 
tiiscil ,  aisil,  aisseau,  aissi,  aissil : 
Serfouette ,  petit  outil  de  jardinier , 
ais ,  bardeau  ,  planche ,  petites  plan- 
ches propres  à  couvrir  les  maisons  ; 
ascîa  ,  axis ,  axiculus  ;  en  Prov. 
aissado. 

Après  lui  vint  corne  earagiè 
Tiloinie  la  mère  outrage, 
Viloinie  tindrent  por  sage 
De  ce  quVle  ï  ert  armée. 
Sur  nn  roncin  estoit  montée , 
Si  cras  c'on  lui  poust  conter 
Les  costes  totes  sens  mesconter, 
£t  couvrir  de  tuil  ou  à^aisU, 
Ausi  com  s*Jl  venist  dVssîl. 

Toumoyement  tfAntecrist, 
fol.  aai ,  o;^. 

Aisément,  aisemens  :  Latrines  , 
égout  ,  dépendances  ,  décharges 
d'une  maison ,  instrumens ,  outils  de 
ménage  ;  en  bas.  lat.  aisancia ,  aisen^ 
cia,  aisamentum  ,  a.ùameiUum  ,  ai-' 
simentum. 

AisETTE ,  aissette  :  Petite  hache  , 
la  houe ,  outil  de  vigneron  ;  ascia» 
Voyez  AiscEAU. 

AisiRLES.  Voyez  Aissibles. 

AisiE ,  aisier.  Voyez  Aaisier. 

Aisié  :  Heureux,  qui  est  k  sor 
aise  ;  du  Grec  aizios, 

AisiL,  aissil  y  aizil ,  arzil,  esil  : 
Vinaigre  ,  verjus.  Barbazan  le  fak 
venir  du  Grec  ojralis, 

Aproisme  nucnes  le  biau  Jhesui  en  croix , 
Se  biele  bouce  ovri ,  et  si  dlst  jou  ai  soif; 
Li  uns  des  Juts  coru,  une  spong^e  a  porté  ,^ 


Aïs 

Fil  et  «ùn/casaole  trestrempé,  ^ 

Çiewteê  aaier  Iravraget  à  boire  U  donoleot , 
Qaaat  U  bûiiu  JheMU  Cris  ot  del  boiy  re  gMtct , 
A  1mûm«  Toit  a  dH ,  jon  ai  tont  coasnmet. 

Pasmm  de  Noostre  Seignor» 

Aisn.  ;  se  aisU  :  Il  eut  peu  d'aise 
et  de  consolation. 

AisNK  :  Ane,  baudet,  animal  à 
longues  oreilles  ;  asinus. 

C*cst  en  cele  proceMÎOQ  ke  nos  prochiene- 
aient  doiens  cdebrer,  qoant  U  people  TÎndrcnt 
encontre  Nostre  Signer  qui  leoit  sor  Vtùsnet 
et  qui  Tenoit  por  sofTrtr  passion. 

Sermoiu  de  S,  Bernard,  pour  lafitê 
de  S,  Benoit,  fi^,  ia4. 

Im  iUa  jfroeestione  annuenie  Domino  in 
froximo  uunus  celebratun,  quando  venienti 
Domino  ad  passionem  sedenii  super  asellum 
popuU  occurreruni, 

AisHEAOE  :  Droit  d*ainesse.  Voyez 
Aakhscsciie. 

AissAi  :  Deçà ,  yers  cet  endroit,  de 
ce  côté-ci. 

AissALiN  :  Ci-dedans. 

AissAvouH  :  Çàhaut.  Voy.  Amont. 

AissAVAL  :  Çà  bas.  Voyez  Aval. 

AissEircKs  :  Dépendances  d*une 
maison.  Voyez  Aisément. 

Atssee  :  Gros  et  grand  ais  , 
plancbe. 

AissEUL  :  Essieu  de  voiture  ;  omis. 

AissiBLES  9  aisibles  :  Faciles ,  com- 
modes. 

Aissisr  :  Mesure  de  froment;  en 
bas.  lat.  assinus. 

Aissis  ,  aisselle ,  aissil:  Petit  ais, 
petite  planche;  axis;  en  bas  Bret. 
isscen. 

Aisso-MKZEUs  :  D'autant  mieux. 

AisT  ,  Mste  :  Aidé ,  assisté*,  part. 
du  Tcrbe  aider;  adjutus,  Voy.  Aïe. 

AisT  (m')  Diex:  Que  Dieu  m'as- 
siste ,  m'aide ,  me  secoure. 

AisTEAiNGEE  :  Aliéner,  contrain- 
dre; {istringere. 

Vf  aaistre  escheTÎn  jurera  qn*il  tî'aistrain' 
géra  nul  dct  fit fs  ^î  appartitantat  à  Tef ckc« 
Tiaaife. 


A  J  A  4S 

AiSTKE ,  aiire  :  Existence ,  Tie ,  du 
verbe  esse.  Maison ,  demeure ,  cour^ 
parvis,  cimetière;  atria y  atrium; 
savoir  l'aistre  ,  connoltre  tous  le» 
réduits  d'une  maison.  Ce  mot  dé- 
signe aussi ,  l'àlre ,  le  foyer,  l'endroit 
de  la  cheminée  où  l'on  fait  le  feu  dans 
ks  maisons  ;  Ducange  le  dérive  é*as^ 
trum  ;  en  Prov.  aizës, 

Aisn.  Voyez  ki%\h* 

Ait  :  Force ,  aide ,  secours.  Voy. 
Aïe. 

Ait  :  A  ;  eut  estey  :  A  été. 

Aitainuois  :  Portion  que  chaque 
enfant  a  droit  d'attendre  de  ses 
parens. 

AiTAiTiGfriK  :  Provocation ,  con- 
trariété. 

AiTAL  :  Moi ,  un  tel. 

AiToa  :  Aide ,  compagnon ,  ap« 
prenti  ;  adjutor. 

AiTRB ,  idtrie  :  Le  parvis ,  le  porche 
d*une  église,  pourpris,  étendue  de 
terre ,  appartement  ;  atrium. 

AiT-sus  :  A  eux. 

AiuDE  ,  aiue  ;  lisez ,  ajude,  afue  : 
Aide,  secours;  adjutorium;  en  anc. 
Prov.  ajhudo ,  ajhut. 

AiuMB ,  heaume  :  Armure  de  tète. 
Voyez  Heaulme. 

AiusTAMËN ,  lisez ,  ajttstamën  •'  As- 
semblée ,  accommodement. 

AïvE ,  aïvie  :  Eau ,  rivière.  Voyez 
Aique  et  AcQUE. 

AixBMAHT  :  Égout,  latrine.  Voyez 
Aisément. 

AixoLEE  :  Assurer,  agréer. 

AizK,  aice  :  Territoire,  district,  do- 
maine ;  en  bas.  lat.  ajacts,  agicis,  aidsm 

AizEs ,  aisse  :  Haine ,  colère ,  de- 
sir  de  nuire  ;  odium, 

Aizi ,  aissi  :  Ainsi ,  de  même ,  de 
la  sorte  ;  sic. 

AiziNEE  :  Temps  propre  ,  occa- 
sion favorable. 

A'Aix  :  Au  contraire. 


46  AL  A 

Ajornail  f  ajornant ,  ajornvc  :  îiC 
point  du  jour  ^  de  iUes  ;  en  bas.  lat. 
diurnus, 

Ajobnbr  :  Faire  jour,  comment 
cer  le  jour,  d'où  est  venu  ajourner, 
fixer  le  jour.  Mns  Xa^oimer;  a^ant  le 
jour. 

Ajous  :  )£spèce  de  genêt,  diainp 
qui  en  produit. 

Ajouster  :  Attacher  ,  joindre  ; 
ctdjungere  ;  en  anc.  Prov.  qjhuttcur^ 
ajustar.  Voyez  Accoupler. 

Ajouvkhxr  :  Rajeunir;  àejttvenis, 

Ajudar  ,  aju^r ,  ajuier  :  Aider  , 
porter  secours;  ^adjutare. 

Ajude  ,  adjucCi  adjudha^  idutlhày 
qjutf  ajuwe  :  Aide ,  celui  qui  aide , 
secours  ;  adjutorium, 

Eiui  ke  U  chars  ke  done!e  nos  estoît  en 
ajue,  soit  tonteie  à  nos  en  trabochenient  et 
eu  lai.       Sermons  de  S.  Bernard,  fol,  33o. 

Uporat  ayoir  tant  ajues,  tant  compaignons 
cnm  il  «Terat. 

Les  mêmes  Sermons ,  fol,  i86. 

Ajuer  ,  ajuor  :  Celui  qui  aide  ; 
adjuior, 

Molt  est  feola  ajueres  tïï  ki  lasseîz  ne  puest 
«stre.  Sermons,  de  S.  Bernard,  fol,  49. 

Ajuns  :  Joint ,  uni;  adjunctus, 

Eswarde,  « . .  que  tu  à  den  es  ty'uns,  tt  s! 
ne  soies  mies  non  greit  sachans. 

Sermons  de  S  Bernard, 

Ajuré  :  Intime  de  prêter  serment 
pour  assurer  la  mérité  d'un  fait , 
témoin  en  justice  ;  jurator, 

Ajurbr  :  Prier  instamment ,  pro- 
mettre î/^^/inre. 

Ajustik  :  Pièce  de  drap- 

Al  ,  o/z .'  Haut ,  élevé  ;  altus  ;  au , 
aux,a^;  alpraçis^  aux  prés.  U  si- 
gnifie eiicore,  autre;  aUus^  alii. 

Al  A.  Fojez  Ale. 

Alabaï  :  Aux  abois ,  à  l'extrémité. 

Alacays  ,  afagttes  ;  Arbalétrier  ^ 
soldat  armé  d'^irbalèie. 


AL  A 

Alaciirr  :  Approcher,  présenter. 

A  l  A  c  H I R ,  aladiissement ,  aloquie  : 
Foiblesse  ;  laxatio.  On  dit  aussi  de 
quelqu'un  dont  le  train  ou  la  voiture 
vont  foiblement  ou  à  demi ,  il  ne  fait 
que  haloquier. 

Alaghir,  alachier^  aloquîr  :  Dc^ 
faillir  »  tomber  en  foiblesse  ,  n'eu 
pouvoir  plus ,  relâcher  ;  de  laxarc, 

Alagan  ,  à  Itigan  :  En  désordre  » 

avec  perle ,  avec  dégât. 

« 
Lî  Quens  lor  dist  laissiez  corre,  de  plus 
cruel  mort  ne  poons  nos  morir  que  de  uoier. 
Us  vinrent  devant  Anmarie  tût  à  iagan,  Galies 
et  Batel,  plaines  de  Sarrazins ,  leur  rindrent 
encontre, et  le  prisent,  et  le  menèrent  devant 
le  Soudan.     Boman  du  Quens  de  Ponthieu, 

Alaiuir  :  Rendre  laid  ,  devenir 
laid  ,  quitter  ,  délaisser  ,  injurier  ^ 
offenser,  fa'ire  une  injure  ;  lœdere, 

Alaigre  ,  alegre  ,  atîcgrc ,  aligrc  : 
Agile ,  léger ,  bien  portant.,  délibéré , 
prompt ,  vif ,  actif ,  ardent ,  vile  ; 
alacris  ;  en  Ital.  allegrç, 

Alaicremen T ,  alaigremant ,  ale^ 
gremant  :  Agilement  ,  légèrement  , 
gaillardement  ;  alacritcr, 

Alaigresse  ,  alaigreté ,  alegretat, 
allaigrcsse  :  Alégresse,' jpie,  gaieté, 
vivacité  ;  alacritas, 

Alaigrir  ,  alaigrer  :  Rendre  gai  » 
joyeux ,  dispos. 

Al  AI  NE  :  Souffle  ,  respiration  ,- 
baleine  ;  halitus. 

Au  prestre  est  Valaine  faillie , 
Du  duel  qu*il  a  et  de  la  honte , 
Mes  ne  vueil  aloigner  mon  conte. 

Faàl.  de  Constant  Duhamel, 

Alaiter,  alaitier ,  alatùer,  alec-^. 
ter:  Téter,  savourer,  prendre  nour- 
riture ,  amorcer ,  attirer  ;  lactare. 

Alaixier  :  Abandonner,  quitter , 
relâcher  ;  loararc, 

Alan  ,  allait  ,  allant  :  Dogue , 
mâtin,  chien  bon  à  la  chasse  ;  a/^i- 
nus;  en  Espag.  alano.  Voy.  Alasyk. 


A  L  B  A  L  fi                     Hf 

Alancxit.  Vajres  le  mot  suivant.  Pierre  blanche  et  dure  ^  espèce  de 

ALâVGOuai,  ée,  aiangouri^  alart-  pierre  à  cbaux,  dont  on  peut  faire 

guil:  Languissant,  affoibli,  défaii-  du  mortier  ;  dW6«. 

lant,  langoureux  ;   languens ,  ion-  Albasse:  Abesse.  Foy,  Abaiessk- 

gtâidus,  Al«e  :  Saule ,  peuplier,  ^une ,  boi» 

ALAHConaia  9  aiangourer,  tdan^m  hlAtic ;  aibus ^ evCl^ror .  €iiba, 

gtiîr,  allanfpurir  :  Être  affoibli ,  lan-  Albe  :  Blanc  ;  albus. 

goissant ,  défaillant  ;  languere.  Albe  :  Aube ,  Taurore  ;  alba, 

Alanuitaii  :  Nuitamment ,  dans  Albejots  :  Albigeois ,  hérétique» 

la  nuit,  sur  le  soir;  /loc/u.  qui  s*éleyèrent  a  a  douzième  siède, 

Alante  ,  Alenie  :  La  Sarmatie  dans  la  province  du  Languedoc  ; 
Européenne.  On  Ta  nommée  Âlanye^  tUbigensens  ,  à'albia ,  aibiga, 
et  les  différens  peuples  qui  l'habi-  Alberg,  albergate ,  alberge,  al^ 
lent  AUêUu  ,  parce  que  le  premier  de  bergement,  aibergue ,  halbergement  : 
ces  peuples  inconnus ,  qui  se  répan-  Auberge ,  logis  ,  hôtel ,  ebàteau ,  for- 
dit  d^ns  la  Germanie ,  les  Gaules  et  teresse ,  droit  de  logement  dû  par  le 
l'Espagne ,  étoit  sorti  des  environs  vassal  à  son  seigneur  ;  en  bas.  lai. 
d*tane  chaine  de  montagnes  appelée  alberga ,  albergia  ,  albergium  ,  air 
jilanas  ;  enltit.  Alanus  morts,  bergum;  en  anc.  Prov.  alberc;  ea 

MM,  de  Saifttè'PiUajre  et  Mouchet.  Ital.  eUbergo,  Yoyes  Habbbgb. 

Alaobte  :  Allouette  ;  alauda,  Albebgeov  ,  alberfon  :  Cotte  de 

Alame,  Âttapie  :  Alep,  ville  de  mailles,  ^oj^^z  H  aube  a. 

Sjrie;  Alepum,  Albeecer,  albergier:  Loger,  ha- 

Alavitb  ,  aiapiste  :  Farceurs  qui  biter  ;  en  anc.  Prov.  alberga  ,  alber- 

se  donnoient  des  soufflets  pour  amu-  gar.  Voyez  Ha  berger. 

ser  le  peuple.  Alberou  :  Espèce  de  froment. 

Alaquer.  Voyez  l'article  suivant.  Albie  ^    Albion  :  L'Angleterre  ^ 

Alaschier  ,    €ilaquer,  alaschir ,  ainsi  nommée  à  cause  des  rochers 

aiasder,  alaskier:  Se  relAcher,  de-  blancs,  ou  des  falaises  qui  parois 

venir  mon  et  lâche,  desserrer,  déten-  sent  sur  ses  côtes. 

dre  «  affoiblir;  de  laxare,  Albirar  ,  arUrar  :  Croire,  pen-^ 

A  LASSER  ,  asclaser  (s*).*  Tomber  ser,  estimer ,  juger  ;  arbiirari, 

de  lassitude  ;  de  laxare.  .    Albire,  arbirë  :  Jugement ,  déci* 

Alât  A ,  aldia  :  Chemin  des  rondes  sion  ,  sentence  ;  arbitrium, 

d*une  place  de  guerre  ;  alatoria,  Albocok  :  Le  Pouliot ,  herbe  ara- 

Al  AVESPRÉE  :  Au  soir,  à  la  soirée  ;  ma  tique. 

ad  -vesperum,  Alboum  :  Le  corps  d'une  lettre. 

Alatbr  :  Diviser  un  bois  en  plu-  Albkâv  y  albrent ,  alebran,  aleye^ 

sîeurs  parties.  bran ,  allebrent ,  halbran ,  halebran  : 

Albahez  :  Albanois,  les  habitans  Jeune  canard  sauvage  ,  canard  sau- 

de  TAlb^nie ,  province  turque ,  si-  vage  dans  sa  première  mue.  Ménage 

tuée  sur  le  golfe  de  Venise  ;  Albani,  le  dérive  du  Grec  alibrenthos  ,  cane 

Ajlbare  :  Quittance,  acquit,  fossé  ;  de  mer. 

en  bas.  lat.  albarum,  Albrener  ,   albrenicr  :    Chasser 

Albas  :  Là-bas ,  au  bas.  aux  canards. 

Albassaw  y  albazzan  ,  albereau  ;  Albrb?  ,  Alebret  s  Contrée  de  la 


48  ALE 

Gascogne  «  qni  étoit  si  abondante  en 
lièvres  ,  qa*elle  en  fut  appelée  Lepo- 
rttum  ,  Leprttuin ,  dont  on  a  fait  le 
français  Aiebret ,  Albret ,  en  y  ajou- 
tant la  proposition  a. 

Albugin K  :  Taie  sur  Tœil  ;  albu- 
go ,  albuginis* 

Albumineux:  Glaireux,  visqueux; 
fXalhumeru 

Albuh  :  Blanc  d*œuf  ;  ^ album, 

Alcan  ,  alquant  :  Aucun ,  quel- 
qu'un ,  certain  ;  signifie  aussi ,  nom 
de  peuple ,  serviteur ,  soldat. 

Hais  ge  te  proî  qaVtle  choM  duoni  nous 
estre  ke  li  habitacle  des  iUeans  astoient  ato- 
chîet  par  la  ninle  de  la  puneisie ,  et  des  aicans 
ne  poreot  pas  estre  atocliiet.  Saine  Grégoire, 

Alchbmik  ,  alquemie.  Voyez  Ak- 

X.EMIB. 

Alcix  :  Exhaussement ,  élévation  ; 
exaltatio;  en  Basq.  eUcia,  banc,  siège, 
escabeau. 

Alcy  ,  aici  :  Le  même,  aussi. 

Aldesob  :  A  Télroit,  au-dessus , 
en  dessus. 

Alb  ,  AUe-le^Blan  :  Arles ,  ville  de 
France.  Voyez  Aiblb. 

Ale  :  Aile  d*armée  ,  troupes  , 
part ,  partie  ;  ala, 

Dous  ale%  ait  donket  nostre  oroîsons,  lo 
detpeitement  del  monde  et  Taffliction  de  la 
char.  Sermons  de  S,  Bernard, 

Ale  :  Séparé ,  détaché  ,  éteint , 
fini,  affoibli. 

Nos  oors ,  quant  il  est  bien  betez  , 
Ii*est  si  chaitis,  ne  si  a/és 
Con  Tos  serez,  s*ous  i  aies. 

^  Roman  de  la  Rase,  vers  zo334. 

Alé  :  Aller,  marcher  ;  d'ambulare. 

Aléatoire  :  Ce  qui  dépend  du  ha- 
sard ;  aleatorius. 

Aléauteb  ,  alaiauter,  aloyouiert 
Manquer  à  sa  parole ,  justifier ,  se 
justifier. 

Alebiqueux  :  Pointilleux  ,  diffi- 
cile, aimanta  disputer^  d'a/!ai7i^û;. 


ALE 

Nous  disons  encore  s^alambi^uet 
l'esprit  pour  torquere  ingenium, 

Aleg  ,  illec  :  Dudit  lieu. 

Alegret  :  Corcelet  léger  fait  de 
mailles  ;  lorica.  Voyez  Halecret. 

Alkcter  :  Attirer,  flatter,  sé- 
duire ;  allectare, 

Alée  :  Voyage,  départ,  sansobs* 
tadè ,  8ans  difficulté ,  de  plain  pied. 

Si  que  chevax  ne  paent  pas 
Jusqu*as  fossés  venir  à' alée, 
Qu*il  u*i  éust  a  Tant  mellée. 

*  Roman  de  la  Rose ,  ipers  388o« 

AL^oiANCE  :  Soulagement ,  con« 
solation  ;  ailevatio. 

Aléoier  :  Alléger  ,  soulager  ; 
adlegiare.  Voyez  Allécher. 

Alegrarsi  :  Se  réjouir ,  être  gai* 
Voyez  Al  AIGRE. 

Alegremekt:  Gaillardement. 
Vojret  Alaigrement. 

Aleheure  ,  aleure  :  Allure ,  ga- 
lop. 

Aleie  ,  aieii^  aleiz ,  alez  :  Passé  , 
mort ,  terminé ,  fini ,  éteint ,  corrom« 
pu  ;  prêt.  parf.  du  verbe  €Ueir, 

Aleins  :  A  l'instant ,  aussi-t6t« 

Aleir,  o/er^  alier,  alleir,  alloir: 
Aller,  sortir,  venir,  arriver,  termi- 
ner, éteindre ,  passer;  ^cunbulare, 

Alejer  :  Guérir,  recouvrer  la 
•anté  ;  adlegiare, 

Ale  M  AI  NE^  Alemaigne^  Alemain* 
gnet  Allemagne;  Allemannia, 

Alemande  :  Amande  ,  fruit  de 
Tamandier  ;  eunjrgdala  ;  en  bas  Bret. 
afamandès, 

Dn  jen  que  amours  \y  comande 
Qu*il  ne  prisast  une  alemande. 

Fabliau  de  la  Bourgoise  d^Orlient, 

Albmarche  :  Armoire  ,  buffet; 
armarium, 

Alemite  :  Soufflet  ,  coup  de 
poing. 

Alemoire  :  Sorte  de  bateau. 

Alekke  ,  aUine  :  Souffle ,  haleine. 


respiration;  halUus ;  en  Frov.  o/e- 

£&  la  fin  tuît  cîl  chantoieot , 
Au  reiret  cl*tfinorK  s'acordoient , 
Et  dUoîent, 
A  loogae  tUeine, 
loâi  nos  ineiiin* 
Li  maiM  di  amort. 
Mom,  Je  la  Poire  ,/ol.  66 ,  i?**.  nt*  7995. 

Alêne  A  :  Respirer  péniblement  ; 
kaittare. 

Alent  :  L'espace  d'une  heure. 

Alehtir  :  Rendre  lent ,  retarder, 
arrêter ,  tarder  ;  de  lentus, 

AxEnciE,  alers :  Voyage,  allée, 
trajet  ;  d'arribuiare. 

ALEniON  ,  aleiron  :  Oiseau  de  ra- 
pine, aiglon.  Voyez  Ailliee. 

Axes  :  A  côté,  auprès  ;  de  latus, 

A  LÈS  :  Sardine ,  andiois ,  hareng  ; 
haletas  ,  haler.. 

Aletes  :  Oiseaux  de  mer;  acides, 
alitis. 

Aleto^,  aUton  ^  aneton  :  Hanne- 
ton ,  sorte  de  scarabée  ;  alitonans» 

Aleu  ,  aà'eu,  alodes,  alurfy  aluel  : 
Héritage  exempt  de  tous  droits  sei- 
gneuriaux, fonds  ou  bien  patrimo- 
nial dont  on  peut  disposer.  Barbazan 
fait  Tenir  ce  mot  du  Latin  aUocaiio, 
Voyez  Feanc-Aleu. 

Aleu  (estre)  :  £tre  présent  en  un 
lien  ,  en  une  compagnie. 

Aleuoe.  Voyez  Alude. 

Al  EU  a  :  Coureur,  \oyageur;  am^ 
bulalor. 

Al  EU  RE  :  Train ,  pas  ;  grantaleuref 
grand  train  ;  chemin,  marche ,  action 
de  marcher  ;  à^ambulare, 

Aleutee  :  Parler  en  faveur  de 
quelqu'un,  l'excuser;  s^tUeuter,  s'ex- 
caser. 

Aleutiees  :  Possesseurs  d*aleux  , 
fiefs  francs ,  ou  héritages  dont  la  di- 
recte appartient  au  seigneur. 

Aleutee.  Voyez  Aleheure. 

Aleter  :  Faire  une  levée  d'argent, 
I. 


ALI  49 

établir  un  impôt  ;  commencer ,  éta- 
blir ,  supposer ,  accuser  quelqu'un 
d'une  faute ,  d'un  crime  ;  levure, 

Alexement  :  Attachement,  amor- 
ce ,  appas  ;  à^alUcere^ 

Alezerar  :  Avoir  du  temps  a  soi» 
du  loisir. 

Al£2£rat  :  Oisif,  qui  n'a  rien  à 
faire. 

Alge  :  L*algue ,  plante  marine  ; 
alga, 

Algosak  ,  algozian ,  argousil ,  ar^ 
gousin  :  Bas  officier  de  galère;  dérivé 
de  l'Espagnol  alguasiL 

A-l'heure,  à-teurCf  alhor,  af-* 
hors  y  alhors,  alor  :  Lors ,  alors ,  dans 
le  temps ,  en  ce  temps-là ,  à  l'heure  , 
à  cette  heure  ;  ad  horam,  ad  illarn 
horarn. 

Alias  :  Autrefois ,  ci'-devant ,  on  9 
autrement  ;  aliàs. 

Le  gros  Dubois,  alias  dit  Crétin, 
En  pliunestant  sur  son  petit  pulpistre» 
A  minuté  ccate  présente  épistre. 
Pour  TeoToyer  à  frère  Jelian  Martin. 

Oetifi ,  page  a49. 

Alibi  :  Diversion  ,  détour ,  sub* 
tcrfuge ,  lieu  éloigné  de  celui  où  l'on 
prétendoit  qu'un  homme  étoit  en 
certains  temps  ou  en  certaines  occa- 
sions; alibi. 

Alibi FOREiN  :  Défaite  ,  excuse  , 
échappatoire. 

Aliborum  :  Homme  subtil  à  trou- 
ver des  alibi,  c'est-à-dire,  des  lieux 
éloignés  de  celui  où  on  le  croy  oit.  Nos 
anciens  poètes  ont  aussi  donne  ce 
nom  à  l'âne  ,  et  depuis  ,  nos  fabiiers 
en  ont  fait  aliboron, 

Alicter  ,  alitier  :  Aliter,  être  ma- 
lade à  s'aliter  ;  de  lectus, 

Alik  ^  alies  :  Fruit  d'alisier  \  en 
Prov.  aligo. 

Alik  :  Franc-alcu.    Voyez   Alsu 

et   FrA5C-AL£U. 

Il 


56  A  L  L 

Alibit  9  niiîen  :  Etranger,  qui  est 
d*iin  autre  Heu;  aUenUs. 

ÀLiKjrciER  :  Acquéreur,  acheteur; 
aUigator, 

ÂLicEa  :  Se  lier,  s'engager,  con- 
tracter; UgarCy  aUigare, 

Aligné  ,  ëe  :  Tiré  droit ,  propor- 
tionné ,  ajusté  ,  recherché  dans  sa 
tournure;  de  Uneatus, 

Aliier  :  L*alisier ,  arbre  qui  Tient 
dans  les  bois  ;  son  fruit  est  gros  com- 
me une  noisette ,  et  à-peu-près  de  la 
même  couleur. 

Alinéa  :  Equiper  un  Yaisseau,un 
bâtiment  ;  parer ,  orner ,  ajuster , 
agencer,  raccommoder  ;  de  Uneare; 
en  franche-Comté ,  cdllue. 

Alingnance  :  District,  ressort, 

alignement  de  juridiction  ;  alUgatio, 

Alis  ,  alise  :  Poli ,  doux,  courtois  ; 

uni ,  plat ,  net  ;  en  Vroy,, alisa  ,  polir, 

lisser. 

Alisoït  ,  €Ùleite,  ailexe  ,  ailejre , 
alizôn  ,  aufy  :  Diminutifs  d* Alexis  , 
pour  dénommer  des  femmes. 

Aliver  ,  ajrver  :  Egaler ,  égaliser  ; 
d^cequaUs, 

Alixande  :  Alexandre,  nom  d'hom- 
ine  ;  Alexander. 

ALitÀNDRE  :  Alexandrie  ,    TÎUe 
d'Egypte  ;  Mexandria, 

Alixon  :  Diminutif  d'Alexis,  nom 
d'homme  ;  Atcxius. 

Aliz  :  Serré ,  ferme ,  compacte. 
Voyez  Alis. 

Aluehie.  Foyez  Alquemie. 
Allàgàier  ,  alleyer  :  Elaguer ,  re- 
trancher ;  alleviare, 

Allaier  ,  atlaycr  :  Battre  mon- 

noie  par  ordre  du  sourerain;  allier, 

mélanger,  mettre  ensemble  ;a/2r]g«re. 

Allangovrir.   Foyez  Alanoov- 

SaiR. 

Allarger  :  Etendre ,  élargir,  aug- 
Saenter. 

Allascbkr  ,  allascheir,  aliaschir  : 


ALL 

DeTenir  lâche ,  perdre  courage  ;  ia^ 
xare. 

Allauf  ,  aleu.  Voyez  Aleu  et 
Allodial. 

Alleace  :  Alliage ,  action  de  join- 
dre ,  d'unir  ;  alù'gatio. 

Alleboteur  :  Grapilleur  de  raî* 
sin ,  glaneur. 

Alleghekent  :  Amorce ,  appas  , 
attrait ,  charmes ,  invitation  ;  d'à/- 
licio» 

Allécher  ,  alegier  :  Attirer  par 
ruse  ;  alUcere  ;  soulager  ,  se  purger 
d*une  accusation  par  serment  ;  â/- 
Icviare  ;  en  bas.  lat.  adlegiare» 

Allectiok  :  Election,  agrégation, 
association  ;  attecdo. 

Alléo ANGES  :  Allégation ,  citation 
d'une  autorité ,  d'un  passage ,  pour 
prouver  un  fait  ;  allegatio. 

Allégeance  ,  allégement  :  Soula- 
gement, allégation  ;  alleyatio;  en  bas* 
lat.  aûegaUo, 

Allegiér  ,  alegir,  altyir,  alieger, 
aligir,  aljicr:  Soulager,  rendre  léger  ^ 
alleviare, 

Alleigne,  aliénée  :  Souffle,  ha- 
leine ;  kaUtus,  Sa  dernière  alleigne  t 
Son  dernier  souffle  de  vie.  Foyez 

ALENlés. 

Allslvie  ,  allelue,  auleluye  :  Joie, 
plaisir ,  alégresse ,  réjouissance,  cri 
militaire  ;  d^alleluya  ;  en  Prov.  €dèjhi' 
rar,  tressaillir  de  joie* 
.  ALLENANT,/7//e/?e^'.*  Hors  d'haleine, 
essoufflé  ;  haUtawt* 

Aller  ,  allier  o  cry  :  Aller  au  se- 
cours du  côté  où  Ton  entend  crier  ^ 
ambidare. 

Tous  et  tontes  doivent  aJQtr  o  try  comnvé- 
ment ,  quand  cry  de  feu ,  ou  de  menrtra 
oyent.  Coutume  de  Bretagne. 

Alleu,  aleud,  allieu  ,  alloet,  al^ 
loeufy  alod  ,  alode ,  alodie ,  aloud  : 
Exemption  ,  franc  -  aleu  ,  héritage  ^ 
nHôdiu/n,  Yoye^  Alev, 


Ak.t«ùBK ,  alUeure  :  VWarité ,  dili- 
gence 9  promptitude  ;  ambidatio. 

ALLftuYiEE ,  alcver,  àteyner^  o/ce- 
veTy  allemcr,  allever  :  Rendre  léger, 
sonlager ,  lever  ,  perceTolr ,  élever , 
protéger  ;  aUevi'are;en  b.  L  adlegiare. 

Allevuee  :  Levain  ,  levure  pour 
faire  gonfler  et  œiUetonner  le  pftin , 
la  pâtisserie. 

Allicement  :  Soulagement,  bon* 
àeur;  allevaîio^  Voy.  Allégeance. 

âeurenseNatiTÎt^l 
très  joyeolz  iidTenemeiit  l 
Par  qui  dqsuis  Franc«  a  esté 
Mise  ea  paix  et  tUligement. 
Martimlde  Pans,  rigUes  de  CkaHts  FIÎ, 

Alligueue  :  Grand  parleur. 

Alliier  ,  aller  y  atigéer ,  aiiier^ 
^lUayery  alloiery  aliùucr  :  Lier ,  join- 
dre ,  allier,  unir,  assembler;  ai/igare. 

Allireiît  :  Allèrent  ;  ils  allireni ^ 
ils  allèrent  ;  du  verbe  aller, 

AxLixovES ,  elisours  :  Electeur  de 
}*£mpire  ;  alligator  y  electon 

Allobroge  ,  allobrogue  :  Un  hom- 
me grossier ,  un  rustre  ,  un  homme 
qui  a  le  sens  de  travers ,  qui  n*a  pas 
reçu  d*éducation ,  qui  ne  sait  pas 
"vivre  ;  adlobrius,  allobrox, 

ALLoiiiAL,€i//o^//r//â/  :rNobIe  dont 
les  biens  sont  exempts  de  services  et 
de  rentes  ;  en  bas.  lat,  allodialis. 
Voyez  Aleu  et  Feanc-aleu. 

Allodialité  :  Qualité  qui  cons- 
titue Taleu ,  ce  (^ui  est  allodial. 

Alloiance  :  Alliance.  Foyez 
Aloiaicce. 

Allotê  ,  idoté  :  Ce  qui  est  échu 
dans  un  lot. 

Allouavce  :  Louange  ^  approba- 
tion; laudado. 

Alloucbee  ,  aUucher  :  Allumer , 
enflammer  ;  de  lueere;  en  Prov^  aluca. 

Allouée  ,  alloery  allowery  alluer  : 
Placer ,  arranger,  louer,  établir,  ap- 
prouver ;  en  bas.  lat»  allocare. 


AL  M  5t 

AtLouiA  :  Approuvé^  loué,  accor* 
dé ,  donné. 

Allouvi  :  Qui  a  très-faim ,  affamé 
comme  un  loUp  ;  de  lupus, 

Allouviers  :  Louvetière,  piège  à 
prendre  des  loups. 

ALLOtJYERE,  aloiere,  aloyere  :  Gi- 
becière ,  espèce  de  bourse  large  et 
plate, que  Ton  portoit  anciennement 
à  la  ceinture  ;  aujourd'hui  on  appelle 
gibecière  une  bourse  de  cuir,  dans  la- 
quelle les  chasseurs  mettent  le  plomb, 
la  poudre ,  et  les  autres  choses  dont 
ils  se  servent  à  la  chasse  ;  idlot^eriumm^ 

Lf  s  lettres  qne  m*ot  tramis  Rose , 

Toutes  deus,  foi  que  doi  Saint  PierOi, 

Atoîs  encore  en  1  a/oiere 

Que  je  porte  à  ma  cliaintnre ,  ^ 

ht  elles  qui  mettent  grant  cure 

A  savoir  de  quoi  elle  ert  plainne. 

Si  cVstoit  de  soie  ou  de  lainne , 

Ou  J*un  frion  on  d^une  sloue. 

Poés.  de  Proiaartffol,  171 ,  eoL  i'*< 

Allotê  :  Qui  est  porté  dans  la  loi, 
arrêté  paroles  réglemens  du  sou** 
verain, 

Allucee  ,  aUucheTy  alluchier  :  Al«. 
lumer,  allécher,  placer,  mettre ,  piano- 
ter ,  semer.  On  a  dit ,  loc  y  leuc  ;  en 
IjSiûn  locus  ;  de-là  le  verbe  allucer  , 
dans  la  signification  d'allouer ,  pla- 
cer ,  mettre.  Voyez  Alloucbee. 

Repo!gnet-om  noitre  trésor  el  champ,  «t 
aostre  pecune  allueet-oia  el  sachet. 

Sermons  de  S.  Bernard, /oL  90. 

Alliiez  :  Héritage.  Foyez  Albc 

Allumée  :  Espèce  de  coiffure  da 
tête  ,  sorte  de  chaperon. 

Allumel^e  ,  alemelcy  idlumelle  : 
Une  épée ,  la  lame  d'un  couteau  9 
fer  tranchant  ;  de  lamina  y  dont  on 
a  fait  le  diminutif  lameUa. 

Alue  :  Ame;  anima, 

Alue  :  Qui  nourrit ,  fertilise ,  ré* 
jouit;  almus* 

Almoces  :  Charges  ,  rentes  sei- 
gneuriales. 


5a 


A  L  O 


Almone  ,  airlrnone  y  ammoigne , 
aumoigne  :  Aumône  ;  alimonia  ;  en 
anc.  Prov.  al/nôina  y  almâino. 

Almoner  :  Faire  Taumône,  sou-^ 
lager  les  malheureux. 

Alne  :  Aune ,  espèce  d'arbre  de 
bois  blanc ,  qui  croît  dans  les  lieux 
bumides;  aûius, 

Alneux  :  Auneurs  jurés.  Voyez 
Àduner. 

Alo  ,  aie  :  Aile  ;  ala.  Il  se  dit  aussi 
de  domaine ,  métairie. 

Alo  DIS  :  Terre  noble  ,  exempte 
d'aucune  charge  ;  alodus  ,  allodium» 

Aloe  ,  alaude  ,  alloue  ,  aloes , 
aloue  :  Alouette  ;  alauda, 

Flors  ne  glais  ne  yoîs  hautaine, 
DWoe  ue  de  œauTis, 
liai  si  graot  yoloir  m*amaine 
De  chanter  ce  m*e»t  avis , 
Corne  amors  de  caers  proçaine. 
*  ^il/aume  li  Viniers ,  poet.  francois 

avant  1 3oo ,  tome  a ,  page  814. 

Aloé  ,  alose,  aloué,  alousé  :  Loué, 
applaudi ,  estimé  ,  fam^x  ,  recom- 
mandé ;  laudatus.  Le  Roman  de  la 
Kose  parlant  des  traîtres  qui  cher- 
chent à  nuire  en  complimentant ,  dit  : 

Et  abayssent  dei  bons  les  loi , 
Et  desloent  les  aloez, 

Aloee  ,  aloser ,  alouser  :  Louer , 
donner  des  louanges  ;  du  Latin  tous, 
iaudare, 

Alo^r,  allouer,  a  loyer:  Dépenser, 
payer,  vendre ,  louer  une  maison  , 
affermer;  allocare ;  louer,  applau- 
dir, complimenter;  Iaudare. 

Aloet  :  Sorte  de  redevance. 

Alogement  :  Logement ,  habita- 
tion, demeure. 

Alogie  :  Sottise,  fatuité  et  orgie, 
excès  de  débauche  ;  cdogia. 

Aloiaitce  :  Alliance  ;  alligatio. 
.Voyez  Alloiance. 

Aloie  :  J*allois,imp.  du  verbe  aller. 

Et  li  Eoîs  li  respont ,  amie, 
Z^e  jORi  en  eunerveillies  iQle| 


ALO 

QnVl  demorer  ot  achoison. 
Mi  CheraUer  et  mi  Baron 
Me  blasmoient  trop  malement^ 
De  ce  que  trop  escharsement 
Aloie  et  venoie  avoec  ans. 

Le  l^  tfArîstote, 

Aloiere  :  Gibecière ,  bourse  ;  en 
b.  lat.  alloverium,  Yoy.  Allouyere* 

Aloicne  ,  aloignement  :  Retard  , 
délai ,  lenteur  ;  longUudo  ;  en  Prov. 
alonghis, 

Aloicne  :  Retardé,  délayé, délaissé. 

Aloigner  ,  aloingner  :  Alonger  y 
étendre ,  différer ,  prolonger  ;  longû» 
cere ,  elongare, 

A  LOIR  :  Passage ,  sentier ,  allée  » 
corridor  ;  à^ambulare, 

Alonc  :  Le  long ,  au  long  ;  de  /o/z- 
giiado. 

Alongeail  ,  alongement  :  Délai , 
prolongation  ,  éloignement  ;  longi-' 
tudo. 

Alori  :  Lié,  attaché  avec  une  cour- 
roie; de  lorum, 

A  LOS  :  Les  ailes  ,  le  bord  ,  les  ex* 
trémités  ;  à' ala.  Faire  alos ,  c'est  al- 
louer ,  passer  en  compte. 

Alosé  ,  alousé.  Voyez  Aloiê. 

Aloser  ,  aloouser ,  alouser,  alou-» 
zer  :  Louer ,  vanter  ,  faire  l'éloge  ; 
Iaudare,   ' 

Alot^  :  Ce  qui  est  tombé  ,  échu 
dans  un  lot. 

Aloude.  Voyez  Alude. 

Alouer  ':  Vendre ,  loner,  prendre 
à  gages ,  à  bail ,  à  rentes  ;  allocare, 

Alour  (Mot  employé  pour  rime). 
Chant  de  l' alour:  Chant  de  l'alouette; 
à!alauda, 

Alour 01^. ,  alourdi  :  Etonné,  hé- 
bété ,  surpris ,  étourdi  par  un  coup  ; 
en  bas.  lat.  lurdus, 

Alourdrmen T  :  Séduction;  et  étour- 
diment ,  sottement. 

Alourder,  alourdir  :  Incommo- 
der, fatiguer,  ennuyer,  étourdir  « 
rompre  la  tête  à  force  de  bruit. 


ALT 

AlP|  alh,  albe,  alpe  :  Blanc,  de 
couleur  blanche  ;  ce  mot  a  aussi  si- 
gnifié ,  montagne  »  détroit ,  gorge  de 
montagnes,  parce  cpie  leur  cime  est 
toujours  blanche  ;  de-là  ce  nom  donné 
a  cette  chaîne  de  monts  qui  séparent 
la  France  de  Tltalie ,  la  Suisse  et 
r Allemagne ,  parce  qu'elle  est,  pen- 
dant sept  mois  de  Tannée,  couverte 
de  neiges  ;  dans  le  Celtique ,  c'est-à- 
dire  ,  le  bas  Bret.  alp ,  alb ,  monta- 
gne, du  Latin  albus.  D'Herbelot  le 
dériTe  du  Grec  i^«ç.  Les  Grecs  nom- 
moieut  les  Alpes  AXtrgiç, 

Alper  :  Blanchir ,  rendre  blanc. 

Alquaht  :  Serviteur,  soldat,  rojr. 
Ai.cAir. 

Alqusvie  ,  alkemie  y  arquende  : 
L*alcliimie,  l'art  de  préparer  et  de 
purifier  les  métaux ,  la  philosophie 
hemiétique ,  le  grand  œuvre  ;  com- 
posé àt  alf  article  arabe  qui  signifie 
la  ;  du  Grec  chuméia ,  chimie. 

Als  z^Ceux  ,  celles  \Hli. 

AuiEXE.  Voyez  Allouteee. 

Alsixent  :  Aussi,  de  même,  éga- 
lement ,  de  même  façon ,  de  même 
manière. 

AxT  ,  alte  ,  aiteit ,  hait ,  halz  : 
Haut ,  grand ,  élevé  ,  fort  ;  aùus. 

Forment  à  aite  vois  iVscrie 
Et  nous  te  Tenrons  en  aïe  , 
Nos  vestures  couperons. 
Ho»  faces  eagratignerona , 
Si  hait  hncerona  et  à  fait 
Que  tôt  cil  Torront  del  pabif. 

Roman  de  Dohpatos ,  n?  7535. 

Alt AB  AGE ,  nJtarague  :  Droit  d'au- 
tel ou  d'église  ;  altarium. 

AxTAEGUES  :  Offres  faites  en  ar- 
gent ,  pour  avoir  part  aux  prières  de 
Féglise. 

Altaeis,  aUarixte  :  Prêtre  qui  des- 
sert un  autel ,  chapelain ,  desservant, 
vicaire;  altarius, 

Altbit,  tiUelf  (UleTf  ater^  aulder, 


ALU  53 

auteit,  auteus,  autier  :  Un  autel  ;  ai- 
tare  ;  mot  composé  de ,  alta  ara  ; 
en  bas  Bret.  auter,  altaer;  en  Borde- 
lab  autar;  en  Allemand  autaer, 

Alteeaté  :  Altéré ,  endommagé , 
préjudicié  ,  affoibli  ;  à'alteratus-, 

Alteegas  :  Débat ,  querelle ,  dis- 
pute 'y  altercatio, 

Alteegateur  :  Querelleur ,  chica* 
neur  ;  altercator, 

Altéee  :  Inquiétude ,  contention 
d'esprit ,  changement ,  émotion ,  agi- 
tation ;  alteria. 

Altérés  :  Contre-poids  ;  ^a//lpr. 

Alternation  :  Changement  ;  «/- 
ternatio, 

Alteeque  ,  alierquie  :  Dbpute  , 
querelle ,  débat  ;  à^ altercatio. 

Alterquer  :  Contester,  disputer; 
altercari, 

Alt  et  bas  :  Souverainement,  en 
dernier  ressort  ;  altus  et  hassus. 

Altitonant  ,  AUitounant  :  Le 
Grand  Jupiter ,  dieu  du  tonnerre  \ 
altitonans» 

Altres  :  Autre ,  l'autre  ;  alten 

Altressi  :  Aussi ,  de  même  que  , 
pareillement. 

Altrui  :  Autrui,  les  autres. 

Mult  granz  droit  est,  ke  WaltruiloVt  la  sac 
chose ,  ke  ce  ke  il  li  ot  tolut ,  U  rendet  »  et  ao 
li  eniBcldret  lo  torfait. 

Sermon  sur  la  Sagesse, /oL  i83; 

Alucher  ,  allécher,  allucher,  alu' 
chier  :  Attirer  par  ruse,  exciter.  Voy. 
Allougher. 

Luxure  est  ungs  pechié  que  gloutonnie  aluche. 
Et  si  le  fait  flamber  plus  cler  que  seiche  bûche, 
C*est  uns  leus  oultrageux  qui  en  trop  de  lieuie 

juche , 
Moult  est  fermes  et  fors  qui  n*i  dûet  ou  tret«i 

bûche.  Test,  de  /.  de  JUfeung. 

Ce  mot  signifie  aussi,  planter,  semer,, 
cultiver. 

Kul  ne  doit  alttchier  mii  arbre  ne  maie  herb«« 

*  Même  Test,  dcts  i3q^ 

a 


54  A  M  A 

Car  Djabte  sî  les  a  ««chiei , 
Qui  les  a  par  tout  aiuchie», 
*  CodicUe  de  Jehan  de  Meimg,  ven  78, 

Alude  9  aleude  ,  aloude  :  Basane 
colorée  ,  dont  Tenvers  est  yelu  ;  on 
remploie  à  couvrir  des  livres  ;  alutor- 
riam ,  aluia. 

Aluoel  ,  alutely  s.  m.  :  Terme  de 
chimie.  Ce  sont  des  pots  sans  fond 
joints  ensemble,  qu'on  adapte  sur  un 
nutre  pot  percé  au  milieu  de  sa 
Jxauteur. 

Aluine  :  Absynthe ,  amertume  , 
déplaisir;  absynthium. 

Alum  ,  aiain,  alin  :  L*alan  ;  ahtmen, 

Alumele,  Voyez  Allumel^e. 

Alumne  :  Nourrisson  ;  alumnus, 

Alupee  ,  (Uupir  :  Regarder  fixe* 
inent,  long^temps  ;  en  Prov.  aiupa. 

Alutee'  :  Eclabousser  ;  de  lutum, 

Alvâls  ,  arvaulx  ;  Champs  9  terres 
cultivées  ;  arvaUa, 

AxvETS ,  avuelz  :  Alluvions  9  Iles  ; 
aUuvius,  En  très  fond  et  en  alvets  : 
£n  alluvions  et  eu  iles. 

Alk  ,  az  :  Eux  9  elles  ;  et  à  9  au  9 
flux  ;  ad. 

Amagtemekt  9  amouiement  :  At- 
troupement de  chiens, 

Amador  9  cunadour  :  Amoureux , 
qui  a  une  grande  amitié  ;  amator, 

Amadote  ^  de  Deunoudot  :  Sorte 
de  poires  9  ainsi  nommées  par  les 
Bourguignons  9  du  nom  de  daiue  Ou- 
det,  qui  la  fit  cultiver  la  première. 

Amaoae  :  Cacher,  couvrir 9  enve- 
lopper; amandare, 

Amaioe  :  Droit  qu'on  mettoit  sur 
chaque  tonneau  de  vin  mis  en  perce  9 
et  destiné  à  être  vendu  eu  détail  ; 
e'étoit  aussi  le  nom  des  vases  propres 
à  contenir  le  vin;  ama^hama^  hamida. 

AxAiLSOKER  :  Abonner  9  donner  à 
ferme  ;  de  mansio, 

AvAiHST  9  amaint  :  Il  amène ,  il 
conduit* 


A  M  A 

AiiàtEt  :  Archive  9  bibliothèque  ^ 
armoire.  Fojrez  Aulmaiee. 

Amais  ,  pour,  mais ,  enfin ,  ear. 
Amaisii^e  :  BAtie  ,  édifiée. 

Tente  d^uae  plaice  en  tell  ménîére ,  se  fait 
•Bcienement  amaisiée» 

Coutume  de  Mets,  x3i5« 

Amaladie  ,  amaleudir  :  Garder  le 
lit  pour  peu  de  chose ,  tomber,  deve- 
nir malade  ;  de  l'adjectif  malade  , 
qu'on  écrivoit  malapte;  de  malè  ap* 
tus  ^  on  a  formé  le  verbe  composé 
amaladir, 

Amance  ,  snbst.  fém.  :  Amour  y 
amitié,  douceur;  damans. 

Amande  ,  arnantUse  :  Correction  , 
répréhension ,  réprimande  ;  amende  , 
réparation  ;  emendatio. 

Amaitdeliee  :  Amandier,  arbre 
qui  produit  les  amandes  ;  arnrgdalus; 
en  Prov.  arnaiet,  amëlié. 

Amakdellerie  :  Etat,  profession, 
des  amands  ou  écrivains  de  la  villo 
de  Metz.  Voyez  Amands. 

Amakdement  de  jugement  :  Il  se 
demandoit  au  même  juge  par  sup- 
plique ,  et  par  conséquent  plus  res- 
pectueusement que  par  appel. 

Aman  DE E  les  tors  :  Ind<»mnîser 
ceux  à  qui  on  a  causé  quelque  dom-« 
mage ,  profiter,  corriger,  améliorer  ; 
emendare, 

Amandir  ,  amender  :  Amoindrir, 
diminuer,  éloigner,  bannir;  aman- 
dare ;  en  Prov.  amendri.  Yoy.  Amen- 

DRIR. 

Amands,  amans  :  Ecrivains  pu- 
blics ou  notaires  qui  furent  créés  k 
Metz  à  la  fin  du  douzième  siècle,  par 
Bertrand  ,  évèque  de  la  ville  ;  cea 
places  étoient  fort  considérées ,  et 
remplies  par  les  premières  familles; 
amanuenses  ,  atnani  ;  à' à  mano  ,  de 
récriture. 

Amandui  :  Tous  les  deux..  P''oye:i 
Ambeoecjx. 


JLUJl 

kuk'nmwn,  (s*)  :  S«  préparer,  te 
disposer  ;  du  substantif  main  ,  l'on  ft 
lormé  amanevir,  comme  adextrer  du 
mot  dextre ,  avec  une  signification 
Analogue. 

Am ANNETTE  :  Mcuottc ,  sortc  de 
ii€a  ou  de  chaîne ,  pour  tenir  les 
mains  des  criminels  ;  de  manus, 

Amahoté  ,  amanouté  ;  Qai  a  les 
mains  liées  avec  un  anneau  de  fer  ou 
ttne  ckaine  appelée  menotte  ;  de 
moifitf. 

Amant  :  Juge  de  causes  civiles  ; 
mman%»ensi$^ 

Am AKTER ,  amantevoir  :  Raconter, 
mirrer,  réciter. 

An  Aa  :  Aimer ,  chérir ,  estimer  ; 


AvAE  ,  amarre  :  Qui  est  amer  ; 
gtmarms;  en  Prov.  amarejha  et  amar^ 


AvAEEL  :  Le  cerisier  sauvage  dont 
l'écorce  est  un  fébrifuge  ;  cerasus  sil- 
vestrû  amara* 

Amaeeue  :  Amertume ,  affliction , 
déplaisir;  amaror. 

Amaecae  :  Etre  amer ,  causer  de 
ramertume  ;  amaricare. 

Amaeionié  ,  amarignier  :  Souche , 
mcine  d'osier,  lien  ,  attache,  corde; 
en  Prov.  aman'no;  en  £sp.  amarra, 

AuARTSSEUENT  :  Diminution.  P^ojr, 
Tart.  suivant. 

Amaeitijme,  amariteity  amaritude, 
amartume ,  armetime  :  Amertume , 
afHiction,  déplaisir  ;  amaritudo,  ama- 
nias, 

AvAEEis  ,  amarri  ,  amarry  :  Ma- 
trice; de  matrice  y  ablat.  de  matrijr, 

Am AEviTS  :  Prompt,  actif,  diligent. 

Amase  :  Pré ,  jardin  ,  champ. 

Amaseuent  :  Un  bâtiment  public , 
«ne  maison. 

An  ASEE  :  Bâtir  une  cité,  y  assigner 
des  logemens  aux  sujets.  On  disoit  en 
Inis*  Ut.  amasalus  mansuSi  pour  dé- 


A  M  B  SS 

signer  un  héritage  dans  lequel  il  y 
avoit  des  maisons  ;  en  bas.  lat.  amo- 
sare;  de  manùo, 

Amassaos  :  Redevance  qu'on  de- 
voit  payer  en  vin. 

Amassement  :  Amas ,  tas ,  assem* 
blée ,  assemblage  ;  de  massa;  en  ancb^ 
Prov.  amassais. 

Jetèrent  un  i^rant  amassement  de  busche» 
et  puis  jetèrent  desus  huile  et  poîs  et  tajn^ 
pour  mieuU  ardoir. 

.  Amasseees  :  Homme  qai  amassa 
de  Targent. 

Amassuee  :  Instrument  qui  servoit 
à  amasser  quelque  chose  en  tas  :  on 
peut  le  comparer  au  râteau  ;  et  don- 
ner des  coups  de  bâton ,  de  massue  9 
en  bas.  lat.  amassare» 

Amati  :  Massif ,  lourd  ,  épais  ;  de 
massa, 

Amaticle  ,  amathyste  >  amadte  .^ 
L'améthiste ,  pierre  précieuse  de  cou- 
leur violette,  tirant  sur  le  pourpre  ;, 
amet/ijrstus  ;  âvL  Grec  améthustoSm 

Amatin EE  :  Se  lever  de  grand  ma* 
tin  ;  manicare;  en  Prov.  s'amatima, 

Amatie  ,  amastier  :  Rendra  lourd , 
épais ,  lasser,  fatiguer. 

Amaurissant  :  Diminuant,  abré- 
geant, raccourcissant. 

AKAUEOSiré  :  Maladie  des  yeni  ; 
du  Grec  amaurôsis, 

Amaxenier  :  Rétablir  une  ma- 
sure ,  faire  construire  une  maison  ; 
de  mansio.  Et  doient  ladite  maxiere 
amaxenier  en  boin  estct  a  tos  jors 
maix  :  Et  doivent  rétablir  et  remettre 
en  bon  état  et  pour  toujours ,  ladite 
masure. 

Amay  :  De  plus  ,  encore  ,  outre 
cela ,  au  reste. 

Ambacht  :  Etendue  de  juridic- 
tion ,  territoire  avec  haute  et  basse 
justice;  à^ambactus ;  en  anc.  Flam.. 
ambacht,  v* 

4 


S6  A  M  B 

Ambaciàtor  :  Ambassadeur,  en- 
voyé ,  député  ;  en  bas.  lat.  amhas" 
ciator.  Voyez  £mbassadeur. 

Ambacte  ,  oinhachte  ,  ambates  : 
Officier ,  client ,  ser^teur  ,  vassal , 
domestique,  dévoué;  ambactus;en 
«ne.  Flam.  ambactman ,  ambacht- 
man.  Ce  mot  est  latin  et  de  la  bonne 
latinité,  malgré  ce  qu*en  disent  les 
amateurs  de  bas  Breton.  Cœsar  ^ 
lib.  VI ,  de  Bello  Gallico ,  a  dit  :  IJt 
quisque  est  génère  copUsque  ampUssi- 
muSf  ita  plurimos  circum  se  ambactos 
cUentesque  habet  :  hanc  unam  gra- 
ù'am  potentiamque  noverunt.  Voyez 
Saumaise,  sur  VHist,  Auguste,  p»  486. 

Ambages  ,  amb<igis  :  Amas  de  pa- 
roles confus  et  obscur  ;  et  circuit,  tas, 
monceau  ,  détour  ,  circonlocution  ; 
€irnbages, 

Ambanié  :  Clôture ,  ban  ou  publi- 
cation pour  la  clôture  des  prés.  Voy, 
Ban. 

Ambatoner  :  Fournir  de  toutes 
sortes  d*armes  ;  de  batuere. 

Ambatre  :  Ficher,  planter  dans  la 
terre  ;  batuere,  Ambatre  quelque 
part ,  c'est  se  presser  d'entrer  dans 
un  endroit  où  il  y  a  beaucoup  de 
foule. 

AmBaxade,  ambayade  :  Ambas- 
sade, message,  mission,  députation; 
en  bas.  lat.  ambascia, 

Ambb  ,  ambes  :  Avec ,  l'un  et  l'au- 
tre; ambo  ;  en  anc.  Prov.  amb, 

Ambêche  :  Vase ,  espèce  de  tasse. 

Ambedeux  ,  ambdoi ,  ambedeus  , 
éombedous ,  ambedoor ,  ambedui ,  am- 
besduiy  amedui  :  L'un  et  l'autre,  tous 
deux  ,  ensemble ,  en  même  temps  ; 
du  Latin  ambo  et  duo,  qui  signifient 
la  même  chose;  et  du  Grec  ama,  en- 
semble ;  en  Prov.  amandui.  Les  vil- 
lages où  deux  seigneurs  exerçoient 
la  juridiction ,  ou  conjointement  , 
ou  alternativement,  se  nommoient 


A  MB' 

ambedeux  :  les  juges  s'y  nommoienC 
de  même. 

Ambedoui  ,  ambedui,  ambedux, 
ambiduis  ,  amedos  ,  andous ,  ans- 
deus  :  De  deux  côtés;  en  anc.  Prov. 
amdos, 

.  Amber  ,  ambier  :  Enjamber,  tour- 
ner autour ,  au  figuré  ambitionner  ; 
ambire. 

Ambezas  :  Mot  employé  au  jeu  de 
trictrac,  il  signifie  deux  unités  ou 
deux  as ,  on  le  nomme  bezet;  d'ambom 

Amblai  ,  amblair  :  Claie  ou  ri- 
delle en  osier ,  dont  on  entoure  une 
charrette  pour  y  voiturer  des  choses 
minces ,  et  qui  passeroient  au  tra- 
vers des  ridelles  ordinaires. 

Amblance  :  Folie,  démence,  extra« 
vagance.  Foyez  Amence. 

Amblant  :  Qui  va  à  Tamble,  vole; 
enlèvement  de  plein  saut  ;  ambulans, 

Amblavkr:  Ensemencer  une  terre, 
y  semer  du  bled  ;  en  b.  lat.  imbladare. 

Amble  :  Le  pied ,  le  pas  d'un  che» 
val  ;  ambulatio. 

Amble  ,  amblée ,  amblcure ,  ain- 
blure  ,  anbleure  :  Enlèvement  de 
force ,  marche ,  petit  pas  d'un  che- 
val ;  ambulatio  ;  en  bas  lat.  ambula- 
tura;  monnoie  amblée,  ambulatona 
moneta  ;  cheval  qui  va  V amble ,  qui 
a  bonne  allure  ;  ambulator. 

Lors  cherincha  grand  alenre 
Ii«s  grani  trot  non  pas  Vwnbhtire 
Tant  qu'il  ataint  tes  charretù-rs. 

Fnbl.  de  la  Bourse  pleine  de  sens. 

Amblé  :  Surpris,  enlevé,  soustrait. 

Amblf.r,  ambleer ,  ambleir,  an-' 
bler  :  Aller  l'amble ,  l'entrepas  ;  am- 
bulare;  et  enlever,  voler,  surprendre, 
se  soustraire  à  quelque  chose  de  pé- 
nible ou  de  désagréable  ,  prendre 
d'emblée ,  de  suite ,  sans  opposition  , 
sans  résistance;  invohere ;  en  Prov. 
ambre.  Voyez  Embler. 

S«  dist  Tristan  )e  aim  tant  one  dame  p«r 


AMB 

•mon,  qnî  me  foit  ambk'e  3  y  s  fbjordliiiî 
nng  an.  Roman  de  TVùtan, 

Amblbua  :  Écnyer  qui  a  soin  des 
cherauz  ;  ambuiator, 

Am BLOTER  :  Adoucir ,  attirer  par 
de  douces  paroles. 

AuBoimE  :  Abreuver,  imbiber  ;  de 
hibere.  Voyez  Abetbeb. 

Amboic  :  Jubé  ,  rancien  usage  de 
Téglise  étoitd*y  lire  l'épltreet  révan- 
gile,  ainsi  que  d'y  faire  la  prêche, 
le  prône  ;  ambo. 

Amboubo  :  Sorte  de  bierre ,  bois- 
son fermentëe. 

Ambouscrure  :  Mélange  d'une 
chose  de  médiocre  qualité ,  avec  une 
de  très-bonne  ;  en  Franche-Comté , 
c*est  un  biseau  de  pain ,  la  baisure. 

Am BRASSEE  :  Assemblage ,  ramas , 
recueil;  de  brachium, 

Ambrebin  ,  ambrebuin  :  Un  jac- 
quemart ,  figure  de  métal  ou  de  bois 
qui  frappe  Theure. 

Ambriéi  :  Ambroise^  nom  propre; 
]jémbrasius. 

Ah brix  ,  ambrum  :  Lambris ,  pla- 
fond ;  à^ambrices, 

Ambroise  :  L'ambrosie  ,  plante 
que  les  anciens  ont  cru  être  recher- 
chée de  leurs  Dieux ,  à  cause  de  son 
odenr  ;  ambrosia» 

Ambroisin  :  Petite  monnoie  des 
comtes  de  Milan  ;  amhrosina. 

Ambruhché  :  Fâché ,  de  mauvaise 
humeur ,  couvert ,  caché  d*un  drap 
rembruni. 

Ambsui  :  Tous  les  deux;  cuiamb- 
sut  sont  vignour ,  qui  sont  tous  les 
doux  vignerons.  Charte  de  f3gg. 
Voyez  Ambeukux. 

AxBU  :  Entonnoir  ;  d'irnbiteus. 

Ambubaoe  :  Femme  publique  , 
prostituée;  ambubfiia;  chez  les  Grecs, 
les  Atnbubages  étoient  d^%  courti- 
sannes  qui  jouoient  de  la  flûte  pour 
attirer  les  passant. 


AME  57 

AMBtrtiER  :  Marcher,  aller,  em> 
barrasser,  empêcher  ;  ambulare, 
Amgombrrr.  Voyez  Augombreir. 
Amdos.  P'orez  Ambedeux. 

Ame  :  Quelqu'un  ;  m'ame  ;  mon 
ami ,  mon  amie. 

Amecher  :  Garnir  d'une  mèche. 

Amegroier  ,  amaigrier  y  amid^ 
groier,  am^grir:  Diminuer,  amoin- 
drir ,  maigrir ,  ruiner  ,  amincir  ;  de 
macère. 

Or  escootei  «pe  oodi  ferons  : 
Ne  ftomes-nous  as^ez  poissant 
Por  ainaigroier  Dant  Constant, 
Pelei  de  la  et  je  deçà. 

FabUeui  de  Constant  du  ffamel. 

Amei  :  Ami  ;  amicus. 

Ameir,  ainair y  ammer :  Rude, 
désagréable  ,  fiel ,  haine  ,  méchan* 
ceté  ;  amarus. 

Aneirkmeiit  :  Amèrement,  dou- 
loureusement ;  amarè. 

Si  ploreWent  ameirement  li  angle  de  paix. 
Sermons  de  S.  Bernard ,  fol.  376. 

Ameloier.  Voyez  Amoloyer. 

Amenaice  :  Voiture  de  marchand 
forain,  action  d'amener;  de  minore. 
Voyez  Maicnee. 

Amen  CE  ,  amentie  :  Démence ,  fo- 
lie ,  extravagance ,  remords ,  regret  ; 
amcntia, 

Amenceux  :  Avare,  ménager,  qui 
a  de  la  rancune  ;  â*amens. 

Amehde  ,  amande ,  amandise  , 
amendise ,  amendison  :  Faute,  répa- 
ration ,  peine  pécuniaire  ou  amende  , 
punition,  pénitence  ;  emenda,  emen^ 
datio;  faire  une  amende,  encourir 
Tamcnde. 

Se  ang  borgéoiz  feit  nne  amande , 
Soixante  solz  ou  lui  demande. 

Roman  du  second  Reneird ,  mss. 

Amender  ,  amendicr  :  Réparer  , 
faire  satisfaction,  réformer,  profiler  1^ 


t;S  AME 

améliorer,  se  rétablir  en  bonne  san- 
té f  augmenter  ;  emendare. 

Dame,  dlst-îl,  ▼Uainemeiit 
Ai  en  cest  jmage  mcspris.  ^ 
JVstoie  yvre ,  ce  m'est  adrli , 
Quant  je  ceste  chose  laissai  » 
Alumez,  si  VainenderaL 

Fabliau  du  Prestre  crucifié. 

Amendrir  ,  amanrir ,  amenrir  : 
Diminuer,  dépérir,  mutiler  ;  du  com- 
paratif latin  minor^  on  a  formé  le 
comparatif  français  mendre,  menre, 
moindre  ;  delà  le  verbe  amendrir  ; 
en  bas.  lat.  minorare  pour  minuere  , 
imminuere, 

AuENEiR  ,  amaigner ,  amainer , 
amenier,  amoigner :  Amener,  con- 
duire ,  avancer  ;  de  minore, 

Ameitistre  :  Serviteur  ou  ser- 
vante; ministrator, 

Amenistreur  :  Administrateur , 
directeur ,  chef  ;  administrator, 

Amenrissemekt,  amanrissement: 
pimiuution ,  mutilation. 
Amen  ROI  :  J*amenerois. 
Amentevânt  :  Instruisant ,   en- 
seignant ,  réfléchissant. 

Amentevoir  ,  amanter ,  amen- 
foir  :  Penser  à  quelque  objet ,  faire 
réflexion  ,  mentionner;  amcntare , 
du  subst,  mens ,  mentis. 

Amenuisement  ,  admcnuisement , 
amenusement  :  Diminution,  soustrac- 
tion. 

Amenuiser  ,  admenuser,  amenui- 
sier,  amenuser,  amermer  :  Diminuer, 
Voyez  Amendrir. 

Ameor  ,  amakor,  amaor^  amere , 
çmeres  ,  ameur^  amiere  ,  amierres  : 
Amant,  celui  qui  aime;  amator;  en 
anc.  Prov.  amador. 

Mais  une  autre  merroille  y  ost 
Que  Li  rergicrs  durer  ne  post, 
£ie  tant  non  que  II  oisillons 
.   Y  venoit  clianter  les  dous  sons; 
Cv  de  cbant  usent  li  ameurs, 

FabUau  deHlaùék  tOiseUf. 


AME 

Et  cil  qui  de  ce  je  rent  famdra 
Iii'est  mie  trop  ioiaux  amière. 
Puisque  6*amors  lui  semble  am^* 

Le  Dict  dArisMe. 

Amer,  aamer ,  ainmer^  ameir : 
Aimer,  chérir;  amare;  en  ancPror. 
amar.  Ce  n'eut  qu'à  la  fin  du  quin- 
zième siècle  qu'on  y  a  ajouté  ri. 

Por  rien  ne  ml  tendroie 

De  bien  amer. 
Si  je  dame  trovole. 

Gobin  de  JUains, 

Amerative,  ameratif  :  Amer»  plein 
d'amertume;  amarus, 

S 'amour  fu  si  caricatÎTe, 
£t  sa  mort  si  ameratit^e. 

*  Cod.  deJ.de  Meung,  vers  420. 

Amercier  :  Condamner  quelqu'un 
à  Tamende , imposer  une  peine  pécu- 
niaire proportionnée  au  délit  ;  en 
bas.  lat.  amerciare. 

Amercimbnt,  amerchiement, 
amcrciament  :  Amende  pécuniaire 
imposée  pour  un  délit ,  un  crime  ; 
en  bas.  lat.  amerciamentum,  Voye» 
Mbrge. 

Ameresse  :  Fem>ne  qui  aime  p 
amante  ;  ameurix. 

Amëhmâr  :  Diminuer,  retrancher. 
Voyez  Ambnorir*. 

Amermé  :  Diminué  ,  amoindri. 

Amermer  :  Diminuer.  Voyez 
Amendrir. 

Amermomjbn  :  Diminution ,  sous- 
traction. Voyez  Amenuisement. 

Amesroi  :  J'amènerois. 

Amessures  :  Querelle,  préjugé, 
abus. 

Amesurement  :  Estimation  faitti 
par  justice;  modestie,  sagesse,  so^ 
briété  ;  en  anc.  Prov.  amëzuransa. 

Amesurer  :  Rendre  sage ,  discret, 
donner  des  formes  agréables  ;  esti- 
mer y  réduire  à  sa  juste  valeur. 

Amesurez  :  Sage ,  discret ,  sobre; 
en  anc.  Prov.  arnèzunU* 


AMI 

AssTB  :  Petite  «me,  ame  peu  ctoi- 
|uitiftsaate  ,  qui  n't  que  de  petits 
eentimcDS  ;  d*amma» 

AMÉri  :  Borné  «  limité;  de  meta, 

Amkttb  :  Une  auge. 

AnÊTuas  :  Ce  qui  entre  dans  la 
eonposîtion  de  qnelqne  chose ,  ce 
qu'on  y  met  ^  ce  qu'on  j  emploie. 

Amkdes,  ametu:.  Voyez  Aiizoa. 

AjfEVSBMEKT  :  Atcc  plsisir ,  de 
toute  mon  ame  ;  Ranima* 

Amut  :  A  la  demie  ;  amey-may^ 
à  la  mi-mai. 

Aurouaa.  Voyez  Amphoeb. 

Axi ,  ammi  :  Milieu  d'une  chose  ^ 
de  médium >  Voyea  Kmmi. 

Amiable,  amable^  amiaule:  Ai- 
juuble ,  utile ,  commode  ;  amabilis, 

Akiablbmbnt  ,  amiaulemcnt  :  A 
rumiuble,  commodément;  amabih'ter, 

Amiabletb  ,  amiauleté  :  Liaison 
intime  ,  étroite  amitié  ,  amabilité  ; 
û'oMiibià'tas  ;  en  Prov.  amiga, 

AxiABLBTBiT  ,  amisté  :  Amitié  ; 
mmabilitas  ;  en  Ptoy.  amistal, 

A  MIC ,  amigy  tunin  ,  amis ,  ammi; 
uu  féminin,  amie,  amile^  ammie : 
Ami,  amant,  parent;  amie,  mal- 
tresse  ,  amante  ,  parente  ;  amicus. 

Amict  :  Linp;e  de  forme  carrée  et 
béni,  que  le  prêtre  met  sur  sa  tête  ou 
sur  ses  épaules  quand  il  se  revêt 
d'une  aube  pour  dire  la  messe  ; 
amicius, 

Am»  :  Nom  de  femme  ,  de  Saint 
Amé. 

AariELBBiB  :  Devenir  meilleur  ; 
de  meiior,  on  a  fait  le  com|>aratif 
mdeidre  ,  d*où  est  venu  le  verbe 
oMmieldrir. 

Amibbois  :  Habitant  de  la  ville 
d'Amiens  ;  Amhianus. 

Amii^bbs  :  Amateur  de  belles  clio* 
ses  ;  et  ami ,  amant.  Voyez  Ameoh. 

Amibttb  y  ainietey  anuoie  .-Petite 
l^aic,  terme  de^falanterie.  Voy,  Am  ic. 


A  MN  59 

Amicnabdbb,  amignoter  :  Cuteè^ 
ser,  flatter. 

Amiiis  :  Amis.  Voyez  Amig. 

Amiii sBia  :  Amincir ,  rendre  min- 
ce. Voyez  AuBif OBIB  et  Ambh uiseb, 

AxioTAR  :  Témoigner  de  l'amitié , 
caresser  ;  ^amicare. 

Amiee  ,  adtniral ,  admirât  y  adm* 
miralx ,  almiral ,  abniran  ,  amiranz , 
amirax ,  amiraz ,  amiré  :  Amiral , 
échevin  ;  en  bas.  laL  admiraldus, 
amiralius.  Ce  mot  est  arabe ,  il  vient 
d'amir,  ernir ,  gouverneur  de  pro- 
vince che*  ce  j>euple.  Kicod  le  dé- 
rive du  Grec  almuros  ;  en  Basque 
aminaL 

Amission  :  Peine  pécuniaire  pro- 
noncée en    justice  ,    confiscation  ; 

amissio. 

Amistance  ,  amisté:  Amitié ,  atta- 
chement. Voyez  Amiablkté. 

Amisté.  Voyez  Au^v.strt., 

Amisté  :  Tante  du  côté  paternel  i 
amita, 

Amistouffleb  :  Envelopper ,  enw 
beguiner,  se  cacher  la  tête  dans  son 
manteau  ;  d'amicfus. 

Amit  ,  amist ,  amite  ,  amits ,  am- 
mithe  ,  amuce  :  Capuchon  ,  couver- 
ture ,  habit ,  espèce  de  cape  ,  vête- 
ment; amictusn 

AprcK  viut  un  Tallct  moult  gcnt. 
Qui  tiut  un  tailleur  d'argent 
Envelopé  en  un  amit 
JRiche  et  bel  d'un  Tcrmoil  samlt. 

Roman  de  Perceval^foL  376,  v**. 

AMMEBvoiLLKa  :  Emerveiller  ^ 
extasier ,  étonner  ;  de  mirabHit€is, 

Percerai  mont  fort  %*ammen'oi//c , 
Prent  tth  armes  K*a|}aroiIle 
Saiu  atargii-r  le  haubert  ve&t. 

Roman  de  Perceval ,  fol.  a  3  7. 

Ammestre  ,  A//zi>f^  ;  Consul ,  éche- 
vin. Voyez  Amire. 

Amnestik  :  Amnistie  ,  pardon  ; 
du  Grec  amnestia^ 


6o  A  M  O 

Amnie  :  Délivre ,  arrière-faix  ;  du 
grec  amnion, 

Amoderer  ,  amouderer  :  Modé- 
rer ,  tempérer ,  accorder;  tnoderarc. 

Amodiation  :  Alliance  ,  coiidi* 
tion  ,  traité  ,  convention  ;  amodieuio. 

Amodier  :  Stipuler,  faire  alliance; 
€imodlare, 

Amoikr,  amaiery  amayer:  S'adon- 
ïier ,  s'appliquer ,  émouvoir  ,  s'em- 
ployer, avoir  à  cœur,  aimer,  chérir  ; 
nmœnare ,  amare. 

Qui  biau  ftet  dire  et  riraoior, 
Bien  doit  sa  science  €imoier 
A  ferc  cfiose  où  Ton  aprcnge , 
£t  dire  que  Ven  n'i  mesprenge, 
£t  cil  ne  fet  mie  folie , 
Qui  d  autrui  meffet  te  chastie. 

Le  Dit  du  Buffet, 

Amoillerer  ,  moillerer  :  Légiti- 
mer, rendre  un  enfant  naturel  habile 
à  succéder.  Ce  mot  est  formé  de  //i«i- 
lier  ;  comme  il  n'y  avoit  qu'une 
épouse  (  une  moillier  ) ,  dont  les  en- 
fans  pussent  être  légitimes  ,  on  disoit 
qu'on  amoUleroit  les  bâtards ,  pour 
signifier  qu'on  les  reconnoitroit  en- 
fans  légitimes. 

Un  ot  enfant  de  sa  mescbine,  il  la  prit  à 
famé  ;  quant  il  fu  mors ,  li  coi»In  roloient  tolir 
as  enfans  Tiretage  au  père,  corne  as  bastars ,  et 
Ten  défcnt  qu*il  ne  le  face.  (Note.)  Que  enfant 
•ont  amoilleré  par  le  mariage  fait  cmprès. 

Livre  de  Jostice  et  de  Plet,  mss.  n"  8407. 

A  M  o  i  N  É  ,  amesné  ,  atnoinné  , 
amoisné  :  Amené  ,  traduit ,  conduit. 

Amoiner  ,  amesner  y  amoinner  , 
amoisner y  amoisver  y  amoiver  :  Con- 
duire y  traduire  ,  amener,  transférer, 
déplacer;  amovere^  rninare, 

Amoisenéir  :  Louer,  abandonner, 
donnera  ferme.  ^ok^'^Accenser. 

Amoisenor,  amoisenour:  Fermier, 
cultivateur,  métayer. 

Amoisonné  :  Drap  qui  a  la  lon- 
gueur et  la  largeur  prescrites  par 
l'ordonnance. 


A  MO 

Ahoisonnement  :  Convention  ou. 
stipulation  de  donner  une  certaine 
quantité  de  grains ,  ou  une  somme 
d'argent  en  échange  d'autres  mar- 
chandises ;  en  bas.  lat.  amoissonatum 
servi tiuin. 

Amoisonner  :  Contracter  un  mar- 
ché d'échange. 

AhDistir,  amoleir,  amolier^  amo~ 
i/j'er,  amoller ,  amologer^  amoloyer  t 
Adoucir,  mouiller,  fléchirquelqn'nn, 
attirer  par  de  douces  paroles ,  tou- 
cher, amollir,  attendrir,  rendre  sou- 
ple ;  molUre ,  emollire  ;  de  l'adjectif 
jnollis. 

Je  le  conois  comme  ung  denier , 
Il  se  scet  bien  amodier 
VtLV  chaer  et  par  snplier. 

Roman  de  la  Rose. 

Amoloyer  :  Aiguiser,  affiler. 

Amome  ,  amoume  :  Parfums ,  her* 
bes  odoriférantes  ;  amomis, 

Amoncélement  :  Monceau ,  tas» 
action  d'entasser  ;  de  mons» 

Amonestâmen  ,  amonëstansa  ^ 
amonëstransa  :  Instance  ,  exhorta- 
tion ,  encouragement  ;  admoniiio, 

Amonester  ,  amonnester  y  amo^ 
noter  ,  amounester  :  Encourager  , 
exhorter ,  animer ,  conseiller  ;  admo- 
nere;  en  anc.  Prov.  amoncstar, 

Compains,  entendez  ceste  not« 
Que  ge  vos  amoneste  et  note. 

Rornan  de  la  Rose. 

Amonkté  :  Averti  ;  admordtus. 

Amonition,  admordtion  :  Amas, 
provision,  vivre,  munition;  en  bas. 
lat.  amonitio.  On  disoit  le  pain  d' amo- 
nition ,  pour  désigner  celui  consacré 
à  la  subsistance  des  troupes.  Voyez 
Ducange ,  au  mot  Auonitio. 

Amont  ,  amunt ;  lisez  à  mont,  à 
munt  y  adv.  :  Au  haut,  au  faite  ,  à 
l'extrémité  ;  en  amont ^  en  montant , 
ad montem;  en  aval,  en  descendant  ; 
tant  amoni  qu'aval ,  tant  en  montant 


A  M  O 

qu*en  descendant  ;  on  dit  i  présent 
par  monts  et  par  vaujc  ;  en  anc.  Prov. 
wmoMn. 

Là  menestrell ,  quant  II  Tentendent , 
Qnl  autre  chose  ne  demandent. 
Vont  là,  «oit  amont,  toit  arjd, 
I«*an  à  pié,  Tautres  à  cheral. 

Fabliau  de  Charht  le  Juif, 

AvoHTKR  :  Toucher,  intéresser, 
mgmenter ,  parvenir,  arrivera  un 
but  très-clevé  ,  avancer  ,  monter , 
cialter  ;  ad  montem  ire, 

Ajf on UTioR  :  Avertissement ,  or- 
donnance ;  rnonitio, 

Amobal  ,  amorauie  :  Aimable  , 
beau.  Voyez  Aueor. 

AxoEDas  :  S'attacber,  faire,  en- 
treprendre ,  amorcer ,  s'appliquer  , 
s'adonner  ;  mordere, 

Gl  Diex  qui  par  m  mort  volt  la  mort  d*enfcr 

mordre. 
Me  veille ,  ai  li  plest,  à  «on  amers  amordre, 

*  Rutehœuf,  Dict  des  Jacobins. 

AxGBETisTR  :  Qui  aime  Dieu  de 
tout  son  cœur,  de  toute  son  ame  ; 
^ainores. 

AxoBETTKs:  Amourettes. 

AxoBOUs  :  Amoureux  ,  complai- 
sant, aimable.  Voyez  Ameor. 

AxuBOZAHKx  :  Avec  soin,  dili- 
gence, avec  instance. 

AxoRS  ,  amor  y  amort,  amur  ^ 
ûmurs  :  Amour,  amitié  ;  amor. 

jttmors  me  fait  comroeucier 
Une  cliauM>D  novele, 
£.lc  me  Tuet  enseignier 
A  amer  la  plus  brie. 

Chanson  du  Roi  de  Navarre. 


Ajiorsk  :  Amorce  ,  attraits,  ap- 
pas ;  de  morsus, 

AxORT  :  Attache.  //  s*amort  à 
moi  :  U  s'attache  à  moi. 

AxossAiRE  :  Gagne-petit ,  rémou- 
knr^  ambulant  ;  en  Prov.  amoulaire, 

AjtofTBAicK  :  A  dire  d'experts. 


AMP  Cl 

AxocLER  ,  amcurer  ,    amorer  , 
amourer:  Aiguiser,  affiler,  diminueri 
rendre  pointu.  Voyez  Amoistir. 
Amouiit.  Voyez  Akout. 
AxouNTER.  Voyez  Axontzr. 
Akourer  ,^zmo/ier;  Rendre  amou- 
reux ,  devenir  amoureux ,  s'amoura- 
cher; à*amores, 

Amourous  ,  amenas  ,  amoreus  , 
arnoros ,  amorojr  :  Humain ,  sensi- 
ble ,  bon ,  amant ,  amoureux  ;  d*amo- 
res.  Voyez  Axeor. 

Amourouset  ,  amoureuset  :  Dimi- 
nutif d'amoureux. 

Ampâllerie  ,  amparlerie  :  Fonc- 
tion d'avocat ,  de  défenseur,  action 
de  parler ,  de  faire  un  discours  ;  de 
parabola.  Voyez  Par£exrkt. 

Axparexemt  :  Fortification  •  rem- 
part. 

Am  PAR  LIER ,  amparliere  :  Avocat , 
procureur;  de parabolari, 

AxPEiTRER  ,  impétrer  :  Empêtrer, 
embarrasser ,  obtenir  ;  à^impetrare. 

AxPERER  :    Fortifier ,   comman-* 
der,  ordonner  ;  imperare, 
Ampet  :  Planté ,  cultivé. 
Amphibolie  :  Amphibologie,  ter- 
me de  grammaire ,  discours  obscur, 
ou  parole  à  double  sens  ;  arnpkibo- 
lia  ;  du  Grec  amphibolos ,  ambigu. 
Amphigéale,  ampJdtéale  y  anfi^ 
céfaalc  ,  anphitcale  :  Lit  à  deux  che- 
vets ;  amphithalainus, 

Amphiotère  :  Serpent  à  deux 
têtes  ;  amphisbœna  ;  du  Grec  amphis 
et  de  bainô. 

Amphore  ,  amfoure  :  Cruche  ou 
vase  dont  les  anciens  se  servoient 
pour  mesurer  les  choses  sèches  et  li- 
quides ;  amphora, 

Ampiégne  :  Empeigne,  dessus  de 
souliers. 

Ampiere  :  Empire,  royaume,  domi- 
nation, pouvoir,  autorité  ;  imperiunu 
AxPLAioiEiR  :  Plaider ,  intenter 


6î  A  MU 

nn  procès»  chercher  noîse.   Voyez 
Plaid  et  Plaideur. 

Ampl^kr  ,  amplier,  empler:  Ac- 
croître, a^andîr,  augmenter,  gros- 
sir, repaître ,  remplir  ;  amphore. 

Car  cil  i  prennent  bon  rxiample. 
Et  cil  de  Tatne  gloire  ^^ample. 

*  Roman  de  la  Hose ,  iwrr  S^J^j, 

Amplk'^eiz  ,  ampleitez  y  ampli^ 
îttde  :  Amplear ,  largeur,  grandeur , 
étendue  ;  ampUtudo, 

AMPLiATF.tJR  :  Qui  augmente,  qui 
étend ,  qui  exagère  ;  ampUficator, 

Ampli#.  :  Accru ,  agrandi ,  aug- 
menté ,  grossi  ;  arnpU/icatus. 

Amplus  :  Davantage ,  plus  ;  am- 
piiùs. 

Ampouilf.z.  Voyez  Appocllez. 

Ampoule  ,  am polie  ,  cmpole  : 
Vase  qui  étoîl  fort  en  usage  pour 
conseryer  le  vin  et  l'huile  ,  bulle 
d'eau  ;  ampolla,  ampulla  ;  en  Bas- 
que ampnlita, 

Ampoulettk,  ampoulaite  :  Vase 
qui  servoit  au  même  usage  que  le 
précédent,  mais  plus  petit;  ampollata. 

Amprekdre  :  Entreprendre  ,  se 
charger  d*u ne  affaire ,  décider.  Voy, 

£3fPRENDRE. 

Ampr^s  ,  ^77?/>r/x  :  Entrepris ,  ré- 
solu ,  arrêté, 

Ampritthre  :  Allnmcr  ;  //  s^am- 
print ,  il  s'alluma.  Voy,  Empriiidrb. 

Amprintés  :  Empreinte ,  épreuve, 
essai. 

Amprise  :  Entreprise  ,  action  d'en- 
trcpn»ndre.  Voyez  Emprinsk. 

AnuAFLE  :  Terme  d'injure.  Voyez 
Amustal. 

Awtfi,  amnix  ,  amuiz  ,  amuys  : 
Muet ,  devenu  ou  rendu  muet  ;  de 
rnutus,  Vossius  croit  que  ce  mot  est 
imitatif  du  «on  mu  y  mut  y  expression 
naturelle  d'un  muet  qui  s'efforce  a 
parler. 

A XI' IRE  :  Rendre  muet. 


ANC 

AviTLAR  :  Mouiller ,  amollir.  Vofé 
Amoistir. 

Amusoirr  ,<z//?£<.ye^/iej  ;  Choses  qui 
font  passer  le  temps  ;  de  mussare, 

Aml'sser  ,  amucer:  Cacher  ,  cou- 
vrir ;  amicire, 

AxusTAL,  amnstans  y  amustant  ^ 
aumustans  :  Titre  de  dignité  distin- 
gué de  celui  d'amiral.  Voyez  Au- 

MATOUR. 

An,  am  :  En  ,  avec  ;  cri  plaintif  ar- 
raché par  la  douleur. 

Air ,  am  ,  artn  ,  aun  :  Année  ^ 
temps ,  mois ,  saison  ;  à'annus, 

AfTABAsiKN  :  Courrier  du  bas  em- 
pire ;  du  Grec ,  anahainô. 

Anable  :  Habile  ,  capable ,  con- 
forme ,  convenable  ;  é!in/tabilis ,  qui 
a  signifié  viildè  hahilis,  comme  w- 
ciens  a  signifié  valdè  scieiis, 

AxABOLADioiv  :  Sortc  de  mantelet 
de  femme. 

Anacara  ,  anacaire  ,  anaharra  : 
Timbale.  Ce  mot  est  arabe.  Voyet 
Nacaires. 

Anagine  ,  anagivne:  Commence- 
ment ,  origine. 

Analecteur  :  Qui  fait  des  re- 
cueils de  livres ,  de  manuscrits ,  ou 
qui  en  copie  ;  à^analecta, 

AwANs ,  ans  :  Avant ,  auparavant; 
antè'.  Voyez  Aiirs,  AiNçois. 

AxAifTiR  ,  anantcir  :  Avancer  une 
affaire,  la  presser  vivement,  haus* 
ser,  élever;  enProv.  anaouta. 

AxAp  :  Coupe.  Voyez  Haztap. 

Anatk.  Voyez  Anete. 

AiCATociSME  :  Sorte  de  contrat 
usuraire  ;  du  Grec  amitokismos, 

Anboine  :  Personne  qui  est  lâche, 
molle ,  engourdie ,  lente ,  endormie  , 
qui  passe  le  temps  à  ne  rien  faire. 

Anc  :  Exclamation  de  peine  ou  de 
fatigue.  Voy,  A  h  an.  Jhc  veut  encore 
dire  avant  ;  am:  nuit ,  avant  cette 
nuit  j  anc  jour,  avant  ce  jour  5  antè. 


ANC 

Awc  :  JAmais^  uon  jamais. 

jImc  mai  no  fo  TÎst  aîul  honi. 

Ahcele,  ancelle  f  ancheie  ,  an^ 
cieie  y  ancHle ,  anseille,  anseiie  :  Ser- 
vante ,  esclave ,  femme  ,  épouse  ; 
i^ancilla. 

FIHc  de  D»ea  mère  et  anceffe, 
Tantost  fn»  nourrice  et  puecUe; 
Qnanil  Tauge  te  Tint  dire  ave. 
Ci  fa  gracieuse  nouTelle. 

€31orIeii9e  Vierge  et  pncelle. 
Qui  es  de  Dieu  mère  et  anêeUe, 
Pardonne-moi  tout  met  peehiesi 
DeiqneU  je  suis  si  entedies. 

Fahri,  Art  de  Khétorique, 

\jt%  Ters  suivans  sont  une  imita- 
tion des  précéclens. 

li*ambassade  fat  acomplie 
Earirun  I*hcare  de  complie, 
Que  te  déclaras  IramUe  anetlh 
Du  Seigneur  Dieu  Vierge  pueelle. 

Crttin,  Oraison  à  la  Vierge, 

AifczLKTE  :  Diminutif  d'anceie. 

Ah CKNsiEm  :  Encensoir  d*ëglise. 

AsrcEN TE  :  Instrument  propre  à 
frapper. 

Ahceae  :  Cuve. 

ANCEmifER  :  Entourer  ,  ceindre  9 
enclore  ;  de  cerncre  pour  circumclu" 
derc. 

AircESPâssADE  ,  anspessade  :  Sol- 
dat appointé  auquel  on  accorde  queU 
que  privilège ,  gendarme  démonté 
qui  9  n*ayant  plus  mojen  de  servir 
dans  la  cavalerie  ,  entroit  dans  les 
fantassins  avec  une  haute  paie  ;  de 
rital.  lancia  spezzata.  Voy,  Ménage. 

An  CESSE  RIE ,  ancessoric  ,  anc/u" 
série,  ancisen'e,  ancissorie  :  Ancien- 
neté ,  terme  collectif  de  prédéces- 
seurs ,  suite  d*aieuE  ;  aniecessio, 

AliCESsfeva  9  anceisor  ,  ancei" 
sur,  ancessor  y  ancessour  ,  anches^ 
geur  ,  anchisour ,  ancidour ,  ancis' 
tier  ,  anÂiseur ,  unsesur  :  Prédéces- 
seur, ancvlre,  père,  grand- père. 


ANC  63 

aïeul  ;  du  Latin  aniecessor,  par  syn-* 
cope  antessor. 

Pour  remembrer  dea  aneessùurt 
Les  fe«,  et  les  dix  et  les  mours. 
Doit-on  les  lirres,  et  Ica  geatea, 
£t  les  estoires  lire  as  festcs. 

Rùman  du  Rou,fol,  u 

AifCESTEE  9  ancestor,  ancestrel^ 
auncestre.  Voyez  Amcessbui. 

An CEUELEE.  f^OjreZ  AMCUEELEa, 

Anchainge  :  Échange  9  action  de 
changer ,  de  donner  une  chose  pour 
une  autre. 

AncHAEBE  :  Mettre  les  fers  aux 
pieds. 

An CHE  9  ainche ,  ancheau  :  Petito 
cuve.   Voyez  Enche. 

Angheici  :  Etre  inquiet ,  tourmen* 
té  9  chagriné  ;  en  bas  Bret.  ankemué 

Archesseeie  9  anchiserie  :  An- 
cienne et  noble  race.   Voyez  AvcEa* 

SEBIE. 

Anchesseues  9  anchisseurs  :  An-* 
cétres.  Voyez  Ancesseue, 

Anchie  9  anclûez ,  anchois  :  Avant 
que  9  ensuite  9  après.  Voyez  Aiirs  et 

AiNCOIS. 

A2icHiEZf9  aencian,  antien ,  art* 
xien  :  Vieux ,  Âgé ,  ancien.  Il  y  a 
dans  les  mots  ancien  et  ancestre  »  une 
analogie  qui  porte  à  croire  que  Tun 
étant  formé  de  la  préposition  oins , 
réunie  au  verbe  estre  y  on  a  formé 
l'autre  par  la  réunion  de  la  même 
préposition  ains  ou  ante  y  au  parti-* 
cipe  latin  ens.  Voyez  Antain.  Ou  di- 
soit  encore,  ancicnneury  ancMenor^ 
ancianour  y  ancienory  ancienur ,  en* 
cienor, 

AnciiiFEENÉ  :  Surpris  9  embar^* 
rassé ,  confus. 

AirciioLiE  :  Mélancolie,  tristesse; 
mclancholia  ;  du  Grec  niélagchoUa, 

Ancianoe  (rime):  Ancien,  anti- 
que ,  vieux  9  âgé.  Voyez  Axtcesseue* 

ArfciKNS    hcritai^es   :    Biens  dtf 


64  ANC 

succession ,  venus  en  droite  ligne  ; 
ceux  qui  yen  oient  de  branches  col- 
latérales étoient  souvent  mis  au 
nombre  des  acquêts ,  mais  ceux  qu*on 
donnoit  en  avancement  d^oirie  en 
directe,  étoient  toujours  réputés  an- 
ciens. 

AifciLLE,  Voyez  Ancellc. 

Anciser  :  Couper,  trancher,  tail- 
ler ;  incidere, 

Ancitement  :  Excitation  ,  sug- 
gestion ;  e.rcitatio, 

AscLOTiE  :  Cacher,  se  cacher, 
renfermer ,  entourer  ;  et  parlant  des 
animaux,  se  jeter  dans  son  terrier, 
dans  son  trou  ;  includere, 

Ancnuit  :  Avant  la  nuit.  Fojrez 
Aifc. 

Airçois.  Voyez  Ainçois  et  Ains. 

Ancombue  :  Embarras ,  obstacle  ; 
en  bas  Bret.  ancomhr, 

AircoMBREiiv ,  ancombrer:  Empê- 
cher ,  conglober ,  amasser  ,  englo- 
ber,  comprendre  le  tout;  incombra- 
re,  de  combrus» 

Aif  coir ,  anconè ,  angon  :  Pique 
dont  les  fantassins  se  servoient,  on 
la  nommoit  autrement  francisque; 
lïuncus ,  croc. 

Akconce  :  Beau ,  ravissant. 

Ancone:  Bannière,  image;  du 
Grec  eikon;  en  bas.  lat.  icona^  ancona. 

Ancre  :  Dur,  âpre ,  roide  ,  fort , 
et  ancre  de  vaisseau;  en  lat.  andiora; 
en  Allem.  ancker. 

Ancrée  :  Défile  ,  lieu  éfroit  et 
long ,  gorge  de  montagne  ;  ancra  , 
ancrea, 

Ancta:  Injure,  affront. 

Ancuerler  ,  anceurler  (  s*  )  : 
Prendre  quelque  chose  fort  a  cœur , 
n'en  jamab  perdre  le  souvenir  ;  de 
cor. 


X 9 

Ancui  :  Avant  ce  jour.  Voy,  Anc. 
LUT  :  Très -cuit,  brûlé;  de 


Ancui  :  Avant  ce  jour. 
Ancuit  :  Très  -cuit  , 

COC/I/i'. 


AND 

Ancuskr  ,  aincuser  :  Accuser,  re- 
procher, blâmer  ;  accusare. 

Ancy  :  Aussi ,  ainsi.  Et  ancy  en 
savant  des  dous  en  avant  :  Et  ainsi 
de  suite  pour  Tavenir. 

And  :  Avec.  Voyez  An  nui  et  An- 

DEILS. 

ANnABLE  ,  endable  :  Affoibli ,  qui 
a  perdu  ses  forces. 

An  u AIN  ,  andeain  :  Étendue  ea 
longueur  d'un  pré  qu'on  fauche , 
rang  ou  suite  d'herbe  coupée  ;  à^an- 
dare  ;  en  bas.  lat.  andena ,  espace. 

An  DANSE ,  andause  :  Serpe. 

An  DE,  andcle  :  Belle-mère,  se- 
conde épouse  du  père.  Voyez  Ante. 

An  DEC  RIS,  antecrist:  L'Antéchrist, 
tyran  qui ,  selon  nos  aïeux ,  devoit 
régner  sur  la  terre  ;  antidiristus. 

Car  il  a  ci  conté  une  grant  rote  de  gent, 
par  cui  sent* fiances  il  veaut  mostrer  quex  iert 
la  nie^niée  antecrist. 
Comm.  sur  te  Sautier,foL  172 ,  f®.  'vers,  6. 

Andée  ,  andeyc  :  Sentier  de 
vigne. 

Andeils,  andei ,  andeis ,  andelz, 
andeux ,  andex,  andoi  y  andoiz  ,  a/i- 
dous ,  andui j  enduis ,  enduit:  Avec 
eux ,  tous  deux ,  ensemble.  Voyez 
Ahbedeux. 

Andemné  :  Badin  ,  enjoué  ,  fo- 
lâtre. 

An  die  R ,  landier  :  Chenet ,  grosse 
bûche  qui  soutient  celles  qui  brû- 
lent ;  en  bas.  lat.  andena ,  anderia; 
en  bas  Bret.  lander. 

An  DITE  R  :     Accuser  devant  un 

juge. 

Andxteur  ,  anditor  :  Délateur , 
accusateur,  dénonciateur. 

Andoi  ,  andoux  :  Tous  deux, 
l'un  et  l'autre  ,  les  deux.  Voyez  Am- 
bedeux. 

Sire ,  je  romaing  de  tous  grosse  : 

Qui  garira  (nourrira,  aura  soin)renfant  et  moi, 

Miex  voil  que  moribsous  atidoi. 

Fabliau  dune  PuceUe.. 


ANE 

AicfioiL  :  Ooison,  mur  fait  en 
terre. 

Ahdrbit  ,  Drien  (  Saint  )  :  Saint 
Adrien  ;  Adrianus* 

Ahdkizn  ,  Andreyen  :  André  ;  An* 
dreas;  en  bas  Bret.  Andreo,  Amireu; 
en  Prov.  Andriou. 

Ah  DAOM  ,  androme  ,  androne  : 
Salle  de  compagnie  an  rez-de-chaua- 
tée  y  galerie ,  lieu  d'assemblée  pour 
dta  hommes  ;  c'est  aussi  une  très- 
petite  ruelle  entre  deux  maisons  , 
dans  laquelle  on  jette  les  eaux  ;  en 
FroT.  et  en  Languedoc,  modernes ,  il 
•ignifie  un  cloaque,  un  égout,  un 
cul-de-sac  ;  du  Grec  andron;  en  anc* 
ProT.  androuno  ;  et  en  Italien  art' 
drotute, 

Ahdui  :  Ensemble ,  par  ensemble , 
enx  deux.  Voyez  An deils. 

Andvissoh  :  Couche  de  liqueur 
qu*on  répand  sur  quelque  chose 
pour  la  peindra ,  on  la  Ternir  ;  in- 
ductio. 

Ans  9  anne  y  aulne ,  enne  :  Cane  , 
canard;  amu, 

Anxahtkr.  Voyez  Aniznter. 

Ak BL ,  agne  ,  agneaulx  ^  €ignel , 
oigne  ,  aigniau  ,  aneau  ,  anial  , 
mmau^  amax ^  aniel:  Bague,  an- 
neau, sceau,  cercle,  anneau  à  ca- 
cheter; à^tmellus,  diminulif  d'âit- 
midus. 

n  a  la  Dune  saluée , 

Kle  li  rent  sain  moult  bel, 

11  trait  Mraument  un  anel 

De  soo  doigt,  bien  Taloit  on  marc. 

Dame,  ne  ▼ous  dolns  pas  mon  arc, 

Frt-il ,  mes  Vtuul  tous  doios  gié 

Por  seulement  a  tout  congié , 

De  bésier  celé  bêle  bouche. 

Dont  la  doaçor  an  cner  me  touche. 

.  WMmu  tle  QmsUmt  du  JùuncL 

Anxi.  :  Ane ,  baudet  \  asinus. 
Anblbt  ,  agnelet,  anneleî  :  Petit 
anneau  ,  boucle  de  corset  ;  annulas, 
AwEMM  j  aime  ,  ainnne ,  airme , 
I. 


ANC  fô 

aime  y  amne,  anma,  anme,  arma, 
arme,  €umet  :  Respiration ,  haleine , 
ame^  chose  animée;  anima. 
An  BMi  :  Ennemi  ;  inimicus. 

Sire,  fait-il,  chou  (cela)  est  garant, 
Contre  Tassaut  de  \€utemi. 
Chou  apris  jou  ja  autresi. 

Ordene  de  Cheimkne, 

Nos  anciens  auteurs  employoient 
ce  mot  pour  désigner  le  diable. 

Mais  il  STient  que  11  anemis  qui  met  tout 
son  pooir  en  deceroir  home  et  famé  pour  traire 
les  âmes  en  pardurables  peines ,  fet  aucunes 
fois,  quant  Dien  lui  sueffre,  areair  les  chosea 
por  lesquelles  les  sorceries  sont  fêtes. 

Coût,  de  Beaupoisis,  chap,  a. 

Anentis  (  biens  )  :  Biens  dont  on 
t'est  mis  en  possession. 

Anbte  ,  anate ,  anede  y  aheite , 
aunette  :  La  femelle  du  canard  , 
cane  ;  ananas ,  anads  ;  en  bas.  lat. 
aneta, 

Anetel  :  Petit  canard ,  caneton. 

Airsr ,  aneux  :  Ennui ,  tort ,  dom- 
mage ;  de  noxia, 

ÂNFARnELBB  :  Lier ,  garroter  , 
surcharger^  Tcxer,  tourmenter. 

Anfarme  9  anferme  :  Infirme ,  va- 
létudinaire ;  infirmus. 

An  FAUTE^,  enfeutré:  Fourré.  Voy, 
FauTBii. 

AiTFE AMERiE  :  Infirmerie ,  lieu  où 
Ton  soigne  les  malades.  ' 

Anfebmier  :  Infirmier ,  garde- 
malade. 

Anfers  :  Prisonniers  ;  àtfermm. 

Anfoîa  :  Enfouir ,  cacher  ;  info^ 
dere. 

Anfoeoe  :  Gibecière  ,  bourse  , 
besace,  bougette,  sacoche  de  mar'* 
chand  ;  de  l'Espagnol  a^orjas. 

Ancardb  ,  augarde ,  eingarde  : 
Ayant-garde,  éminence,  hauteur, 
donjon  ,  lien  élevé ,  tour  ;  en  bas* 
lat.  antè  gardia, 

Angariabt  :  Contrariant, 


es  A  N  G 

Ancakits  :  Violence  «  injustice  , 
dol  9  fraude  ;  angaria. 

Angahis  :  Lieu  couvert  où  Ton 
ferre  les  chevaux  ;  angarium.  Ce  mot 
est  persan  d*origine ,  avec  une  ter- 
minaison latine. 

Ancarier  ,  angeer,  angier:  Vexer, 
tourmenter  par  des  propos  désa- 
gréables qu'on  est  forcé  d'entendre  ; 
anganare.  Ce  mot  signifie  aussi ,  voi- 
turer,  conduire. 

Anceih NE ,  Angevine  :  La  fête  de 
la  Nativité  de  la  Sainte* Vierge  ;  du 
lat.  Anna  genuit  >  Annœ  gemiaà's 
Dies, 

AircEL,  aingle ,  angeil,  angele, 
angle ,  anglere ,  angre  :  Ange  ,  en- 
voyé ,  messager  ;  angélus  ;  du  Grec 
aggelos  ;  en  bas  Bret.  ael ,  qui  vient 
également  à^ angélus  ;  on  a  dit,  ange-- 
lety  onglet,  pour  petit  ange. 

Pais ,  que  U  rmwréîz  angeles  ot  trové  le  mil 
et  decea  U  premier  home. 

Brunetto  LatirU, 

Anceligal  ,  Angeliel  y  Angelin, 
'Angiliel  :  Angélique  ^  angélus  ;  on  a 
dit  aussi ,  Angelour,  d'angelorum. 

Angblon  :  Fromage  qu'on  ap- 
pelle à  Paris  angelot^  il  se  fait  en 
Normandie ,  et  particulièrement  au 
pays  d'Auge  ;  de  là  on  les  aura  nom- 
més augeloty  augelon,  et  par  cor- 
ruption angelon. 

Ou  de  tartres  on  de  flaont. 
Ou  de  fromages  angehns. 
Qu'aussi  est  ae  moult  bel  jonel. 

Roman  de  la  Rose, 

Angelot,  angelet  :  Ancienne  petite 
monnoié  frappée  sous  Philippe-de- 
Valois  ,  ainsi  nommée ,  parce  qu'un 
ange  vêtu  d'une  longue  robe  portoit 
Fécusson  des  armes  ;  il  y  avoit  des 
pièces  qui  valoient  le  quart  d'un  écu 
d'or  fin ,  et  d'autres  de  moindre  va- 
leur. , 
Angsoir  I  angepin  :  Petite  pièce 


ANG 

de  monnoie  frappée  à  Angers  ;  An" 
degavensis* 

Anger  :  Incommoder  ,  serrer , 
charger ,  imposer  une  charge  ;  an» 
gère. 

Anoeein  :  Homme  de  basse  extrac- 
tion ,  qui  épouse  une  Damoiselle. 

Ange»  :  Fossés  pour  saigner  les 
prés ,  les  héritages ,  et  faciliter  Técou- 
lement  àeh  eaux. 

Angevin  ,  angevine  ,  engevin  : 
Monnoie  frappée  en  Anjou,  dont 
Saint  Louis  permit  le  cours  en  1 265  ; 
elle  valoit  le  quart  d'un  denier  mes- 
sin, et  quatorze  angevins  valoient 
douze  petits  tournois;  Andegavensis^ 

Anghbt  :  Com ,  lieu  caché  ;  asV" 
gulus. 

Angine  :  Esquinancie,  taverne; 
angina, 

Anglar  ,  anglée  ,  anglere  ,  an^^ 
gliere  :  Angulaire  ;  angularius. 

Anglat  ,  aingle  ,  imglade  ,  an» 
gléey  anglety  angleton,  anglon,  an^ 
glos,  engle:  Angle,  coin,  certaine 
mesure  de  terre  ;  angulus  ;  en  anc« 
Prov.  anglado. 

Angle  ,  angonne  ,  angueme  : 
L'aine ,  la  hanche ,  la  partie  du  corps 
qui  est  entre  le  haut  de  la  cuisse  et 
le  bas-ventre  ;  inguen. 

Angle  ,  angléiet  y  anglet ,  angre  : 
Ange.  Voyez  An  gel. 

Uog  jour  seulle  sa  feoune  estoit , 
Là  Tint  à  lui  ung  jouvenceau, 
Angle  Dieu  gracieux  et  beau. 

Le  Roman  du  second  henard, 

Anglise  :  Chose  terminée  en  angle; 
angula, 

Angoesse  ,  angouche  ,  angousce, 
angousse,anguissey  angusce:  Étreinte, 
oppression,  douleur,  embarras,  souf- 
france ,  détresse ,  angoisse  ;  angusiia  ; 
en  Ital.  angoscia, 

Angoine  j  angaigne  ,  anguengne  : 


ANC 

Ennui,  Ghagrin  ^  trbtesse,  colère  5 
dépit ,  rage.  Voyez  Angine. 

AvGOissBL  :  Dur  ,  fâcheux  ;  an" 


Ahgoissbment  ,  angoisseusement, 
amgouseiuemetU:  Avec  chagrin  9  avec 
affection  ;  à^angustia.  Voyez  Anous- 

TKIT. 

Ahgoissbe  >  tmgoissier,  angouscer, 
mxguUder  y  anguisser:  Presser  vive- 
aient,  persécuter,  serrer,  étrécir; 
mmgustare ,  cmgusùare. 

AwooissKUX ,  angaissous ,  angois' 
MX,  aiigosseus  :  Triste ,  chagrin ,  fâ- 
ché,  ennuyé ,  qui  a  le  cœur  serré , 
accablé  de  douleur ,  de  tristesse  ;  an^ 


Ulec  est  arrÎTes  deius  un  cheval  roax. 
Mm  cottirc  cheTilier  qn*'d  ne  faie  angoissons 
PonM  le  Ta  ferir. 

Roman  ^Alexandre. 

La  mescine  en  est  moult  honteuie. 
Et  M>n  cuer  moult  angoisseuse. 
Plus  por  ce  c^a  tort  la  het, 
Qae  por  le  preu  quMe  en  pert. 

Roman  du  Brut, 

Air(K>iz,  onglet  y  imgiez,  angiieiz: 
Créancier,  Anglois,  natif  d'Angle- 
terre; Anglus;  en  Prov.  Angles. 

....  Paaseront  Gaulois  le  bras  marin  ; 
le  porre  jinglet  destmiront  si  par  guerre , 
QB*adoDC  diront  tnit  passant  ce  chemin  : 
Ou  temps  jadis  estoit  cy  Angleterre. 

Eusiache  Deschamps,  foL  45. 

Ahcolesme.  Voyez  Angulesme. 

An  COR  :  Ancre  de  vaisseau  ;  an- 
dèora. 

Aivcoan  :  Corvée ,  servitude ,  es- 
dâvage.  Voyez  Angabib. 

AsrooaisME  :  Affliction  d*esprit. 

Axca  AND,  angreand  :  Nécessité  de 
€nre  une  chose  ;  estre  cmgrand,  être 
ibreé  ,  poussé ,  incité. 

Akceb  :  Ange  ;  angélus.  Voyez 
AwcEL  et  Angle. 

Ahguara  :  Corvée  ,  service  de 
die  vaux. 


A  N  I  67 

Ancuêgnb  :  Tristesse  ^  extrême 
douleur  ;  angina* 

Anguilladk  :  Coup  appliqué  avec 
une  peau  d'anguille  ;  à*anguiUa;  au 
figuré ,  tromperie ,  fraude. 

AtrouiLlERE  :  Lieu  propre  à  pren-' 
dre  des  anguilles,  et  le  droit  d'y  pé- 
cher ;  anguUlans ,  anguillarium. 

Anguillbtte  :  Petite  anguille. 

Ancuillomeux  ,  anguiUoneux  .* 
Fourbe,  trompeur,  cauteleux  ;  Borel 
le  dérive  languis. 

Anoulesme  ,  Angolesme  :  La  pro» 
vince  d'Angouléme  ;  Engolisma, 

Angust]£,  angousté  :  Étroit,  seiv 
ré ,  gêné ,  resserré  ;  angustus, 

Anousteit,  angusteù  y  engoisse  f 
Angoisse  ,  chagrin  ;  angusUa  ;  en 
Ital.  tmgustie  et  angoscia  ;  en  Bas- 
que angustia. 

Cils  deyint  mornes  et  pensis 
Et  durement  enmaladis, 
Pour  engoisse  Testut  morir. 
Ne  pot  par  autre  fin  garir ,    . 
Mais  Dame-Diex  bien  le  yenga. 

Fabliau  de  la  mole  Vieille  qui  conchià 
la  preude/emme,  ,-' 

Angustie  :  Détresse,  indjgc^ce» 
embarras. 

An  HATE  a ,  ahhaster  :  £mbrocher  ; 
de  hasta,  broche.  VoyeztLi%n, 

Anheler  :  Hale(er,  souffler,  sou- 
pirer ;  anhelare. 

Anhët  :  Agneau,  petit  mouton; 
€ignellus, 

Anhilrr  ,  aniéler  :  Annuller  , 
anéantir,  f^oje^  Anichiler. 

Anhortkkent  :  Instance ,  exhor- 
tation ;  exhortaiio, 

Anxax  ,  aniatus  :  Anneaux  d'une 
chaîne  de  fer  ,  l)agues  ;  annulas  , 
anus. 

Et  en  ce  jo^  de  mécredi  il  se  senti  phis  ale- 
gié ,  et  ftt  dclez  ledit  tombf  I ,  et  prist  les  aniax 
ilecqnes  pendant,  et  se  dreçà  petit  et  petit, 
et  9*aerit  as  aniax, 

.  Mimdes  dt  S.  Lqys, 
a 


68  A  N  I 

AiciAx  :  Fers,  prisons,  chaînes. 

Si  n*est-3  pas  homs  qui  ne  faut. 
Mes  f'U  i  a  par  mot  défaut , 
Fetea  moi  trotter  met  peniaz, 
£t  taillir  hort  de  TOt  anituc, 

*  Moman  de  la  Bose,  nten  i5435. 

Anichiea  :  Faire  son  nid  ,  cou- 
ver ;  nidtficare. 

Ahicbila  ,  anichilla  :  H  perdit,  il 
passa ,  il  tomba  dans  le  néant ,  il  fut 
réduit  à  rien. 

Anichilant  :  Anéantissant,  an- 
nuliant. 

AHICHILI&  :  Perdu ,  passé,  anéan- 
ti ,  privé ,  diminué ,  réduit  à  rien. 

Anichilee,  anichiUer,  amenier^ 
annichiier  :  Réduire  à  rien,  rentrer 
dans  le  néant ,  ruiner ,  saccager,  dé- 
truire ,  démolir,  renverser,  ravager  ; 
câ  bas.  lat.  anrdhilare  ;  en  Ital.  an- 
nicMlare  ;  du  Lat.  mhiL 

Anicote  :  Bftton,  béquille  ;  à^anus, 

Anientee  ,  agmantir ,  agnienter, 
anéantery  anéantir,  amendr,  anoien^ 
tii;:  Aliéner,  réduire  à  rien ,  détruire, 
anéantir.  Voyez  Anicbiler. 

Aniëk  ,  anié  :  Homme  qui ,  dans 
les  villes  du  Midi ,  ramasse  les  or- 
dures et  les  met  dans  des  paniers 
placés  sur  le  dos  d*un  mulet  ou  d'un 
âne  ;  atinarius. 

ÀNiEtrx  ,  annieus,  :  Ennuyeux  , 
incommode ,  fâcheux ,  désagréable  ; 
\Vanjcius. 

Je  la  trcare  si  encombrente , 
"Si  greyalne  et  tl  anieuse, 
Qoe  je  n'en  pou  à  cblef  venir  *  (renlr  à  bout). 

•  -  Jlànuut  de  la  Boie, 

Aniles  ,  anilieS ,  aniUes  :  Potence 
de  bois  dont  se  servent  tes  personnes 
âgées  ou  iâfirmes  pour  marcher; 
baculus  anilis. 

Atf  tMC ,  animée  :  Ancienne  arme 

eti  fer ,  espèce  de  cuirasse.  Ce  mot 

est  une  altération  de  lamine  ou  lame, 

-parce qu'elle  étoit  composée  de  lames 


A  N  N 

de  fer  qui  obéissoient  au  mouvement 
du  corps  ;  de  lamina, 

Anis  ,  anisse,  aniz,  anize  :  Laine 
d'agneau  ;  agnis  ,  <ïagnus  ;  en  Prov* 
anissës, 

AiriTOR  ,  anitotir,  anitowe  :  Cres* 
son  des  jardins ,  dit  cresson  aienoù  / 
de  nasturtium, 

Anlay  (  an  )  :  En  allant. 
'    Anmis  ,  prochiens  et  chamois  :  Les 
proches  parens.  Fojrez  Amic. 

Anhals  ,  annaulx  ,  annuaulx  z 
'  Service  et  messe  pour  les  morts  , 
qu'on  célèbre  au  bout  de  l'an  révola 
du  décès;  d*annuus,  anniculus;  en 
bas  Bret.  annaoun  ,  âmes  des  dé- 
funts. 

Annals-plaits,  plaids^annaux  : 
Assemblées  qui  se  tiennent  tous  les 
ans.  Les  cours  plénières  se  tenoient 
aussi  les  jours  de  grandes  fêtes  an- 
nuelles; à!annuus* 

Annab,  anar  :  Aller,  marcher;  en 
Prov.  ana;  en  Ital.  andare. 

Anii AULX.  Voyez  Annals. 

Annaux  :  Annuels;  on  appeloit 
plaids-annatu:  les  jugemens  qu'on 
rendoit  tous  les  ans,  en  .présence  da 
tous  les  habitans  du  lieu. 

Anne  ,  iuue  :  Tante  ;  mi  anne  ,  mf 
tante.  Voyez  An  te. 

An  Nié ,  {innée  :  Aine ,  ée ,  premier 
né  ;  nostre  année  fille ,  notre  fille 
ainée  ;  annotas ,  formé  d*anté  notas. 

Anixmz^anné,  années,  anneité , 
anneus ,  anniex  :  Année ,  an ,  an- 
nuel ,  qui  revient  tous  les  ans  ;  annus. 

Toutes  let  fettet  années  je  temonnote  (  j*iA- 
Tîtolt)  tons  let  riehet  homes  de  Tott. 

Join^Ule ,  Histoire  de  S,  Louis, 

■  AvNEiT  (1')  :  L'aiué  d'une  famille; 
annotas  pour  antè  notas. 

Année  :  Ancre  de  vaisseau  ;  an^ 
chora. 

Anneu,  anuit  y  anute  :  Aujour- 
d'hui ;  cil  Ai  vencct  anute  ;  celui  qui 


AN  O 


ei 

anum-- 
au 


Tieodrt  anjonid  nui  ;  da  Lat.  hoc 
mode  ;  il  faut  remarquer  qu'on  comi^ 
toit  autrefois  par  nuît« 

Ah  vsx  :  Attaché  «  uni ,  joint  ;  a#i«. 
I    mucus. 

Ar irnux  «  €umotif,  iumoiin  .*  An- 
lael,  anniversaire,  ce  qui  se  fait  tous 
les  ans  ;  nnnuus, 

AKHiHiLKa  ,    annichUer.   Voj< 
AjricHiLBa. 

AwvoiEB.  Voyez  AiroiEa. 

AwiroMsaBa  ,  anombrer  ,  ana 
hmer  :  Nombrer ,  compter ,  mettre 
■ombre  ;  anmimerare. 

XtsMonciLm.'HT  ^  annoiidade  ,  an^ 
mmcion  ,  annimciade  ,  anontion  , 
mmimcemeni  :  Annonciation  ,  mes- 
sage ,  suinonce  ;  annundaùo* 

AirwoNCBALia  :  Devenir  lâche  , 
perdre  courage,  tomber  en  langueur, 
se  laisser  abattre.  Voyez  Cbaloir. 

AjrHOBCiKB  ,  agnonssier  ,  anons- 
sier,  ononztTf  anuneier,  anunssier  : 
Déclarer,  prédire ,  annoncer  ;  annuité 
Ûarem 

AiriroiriBiB  ,  annornerie  :  Marché 
an  bled  et  de  toutes  sortes  de  vivres , 
redevance  en  bled  ou  en  seigle  ;  an^ 
mima  ;  en  Prov.  oiuma ,  anouna  ; 
provisions  de  bouche. 

AhVOBBB.  f^O^'tf2  Ahober. 

Ahsobtemebt  :  Entêtement.  Foy, 

ESHOBTEMEBT. 

AirvoTiB.  Voyez  AnifiEUx. 

An  BU  AL,  annueje  ,  anues  :  An- 
■Bel ,  drÀit ,  cens  ;  annuaiis, 

Ak BuciBs  :  Années.  Voy.  Abneie. 

AiTBViB  :  Consentir ,  accéder,  ap- 
prouver ^  promettre;  annuere, 

Abbuité,  annuitis  :  Annuel,  rentes, 
revenus  ,  ce  qui  revient  tous  les  ans. 

AinvuRCiATEOB  :  Prédicateur,  de- 


vin ;  annurUiator, 


Aboi  ,  aisnui,  aneu ,  atmoy,  an- 
mmy,  anui :  Peine,  ennui ,  chagrin, 
dcgoùt  >  blessure ,  douleur»  otl'ense  , 


A  N  O  6g 

obstacle ,  incommodité  ;  de  noxia  / 
en  Ital.  noia;  en  Espag.  enoia. 

Si  m*ait  Dîez .  «t  Mflite  arou , 
Miex  TOu»  «ÎB  c*onque*  net  o^  fis. 
Sire,  fet-«le,  or  in'ehbahli, 
De  ce  qa^aioçoif  ne  tous  cooqi, 
Je  Tont  al  fet  munit  grant  anui, 
£t  •!  m*eii  tieng  or  moult  fér  foie. 

Fubiiau  dts  Btrmiet  au  CordéUtr. 

AzfoiAU  ^anoyam:  Anneau  $■  d'an- 
hmIus.  Voyez  Anel. 

AifoiEBTEB ,  anoieniir  :  Anéantir» 
Voyez  Abicbiler. 

Anoieb,  tf/itfe«r»  anuer,  annier: 
Ennuyer,  nuire»  soulùrir,  i^lre  impa- 
tient, faire  de  la  peine;,  apporter», 
\enir  tous  les  ans;  de  nocere, 

J*ai  en  mccon  betoingot  à  fera  » 
J<*  n*ai  cure  de  tel  afpre , 
Mali  paiei-moi  tost  ma  monoîe. 
Au  prettre  durement  a/ioi>' 
Tos  ses  parosohieaa-apelo,' 
Cha*cuns  entor  U  •*atr^>pcle. 

J*ai  trouvé  dans  un  manuscrit  le- 
quatrième  vers  écrit  .de  cette  ma- 
nière : 

Au  prestre  mont  forment  anoie, 

FakL  des  troà  Aveugle*  de  Compiengne. 

A voiEUs ,  anieus ,  aniex ,  anious  , 
annuieus ,  anoious,  anuieus,  emuiex, 
anuiox  :  Nuisible ,  malfaisant ,  in- 
commode ,  importun,  persévérant^ 
fâcheux.  Voyez  Aboi« 

Anoit  :  Lieu  planté  d'arbres.  Voy. 

Au  L  BAIE. 

Anoucells  :  Sorte  de  poisson  de 
mer. 

Anonchalxe  :  Devenir  froid ,  lan* 
guissant  ,   insensible.    Voyez  Cba- 

LOIE. 

Amob  :  Fief,  domaine ,  honneur. 

Dex  qui  de  tos  fist  son  apôtre 

Petit  i  conqnetta  d*«iior. 

Car  tu  traitf*  Noire  Seiguor»   *  (trahis) 

Munit  fu  petite  votre  fui  » 

Vus  reaoiaates  par  trois  fois 

Que  B*citoié«-de  ta  eompeignie. 

.    JMiimm  dm  yUmim ,  f  w*  comqmùê- 
Paradis  en  jUaiuaui, 


70  ANS 

AicoREm ,  emnorer  z  Honorer,  res- 
pecter ;  honorare* 

Li  loial  dèrc  fisieien 
Doivent  estre  movlt  €ttmoré. 
Et  moult  terii  et  moolt  amé. 

Bible  Guiot,JoL  xo8. 

ÀNOBJf  ÂL  9  anormé ,  anormauls  , 
anorrrunuK  :  Contraire  aux  règles , 
extraordinaire,  irrégulier,  déréglé; 
anormis  ;  du  Grée  a  privatif,  et  de 
norma  ,  règle  ;  d'où  est  venu  le  mot 
énorme,. 
:  Ahote  :  Sorte  de  bulbe. 

Avoux  :  Jeunes  agneaux  d* un  an  ; 
anoujs  la  grainge,  la  grange  aux 
agneaux  ;  en  Prov.  anilous ,  anoâjhé. 
.Voyez  Anbst. 

Anpaeestroit  :  Parfaitement,  suf- 
Csammeut. 

Anpor  :  Échange ,  troc. 

Anquaists  ,  anqueiste  :  Examen , 
enquête,  recherche;  anquisitio. 

An Q«JK  :  Avant  que.         • 

An QUEEGEa  :  Enquérir,  informer  ; 
anquirere* 

Amqpeeee  :  Entériner  ,  enregis- 
trer ;  vérifier  une  grâce  accordée  à 
un  crjminel. 

An  QUI  :  Là ,  delà ,  deçà. 

Auquisition  :  Réquisition,  de- 
mande ,  prière  ;  anquisiUo. 

Anquiteus  :  Qui  friponne ,  qui 
vole ,  accusé,  poursuivi  crimiiielle<» 
ment  ;  a^quisitm.  On  a  conservé  au 
palais  le  mot  anquilleuse ,  pour  dé- 
signer une  femme  qui  vole. 

Aneeoicee,  éreinter^  errent .'  Bat- 
tre ,  casser  les  reins  ;  renés  frangere, 

Ane^t^  ;  Roue  engagée  daps  une 
ornière  ;  de  rota, 

Aks,  cinty  enans ,  ènt  i  Au  con- 
traire ,  avant ,  plutôt  ;  aniè.  Voyez 
Aiif  s  et  AiNçois. 

Ansaige.:  Admission  ,  réfiepUon 
dans  un  corps  «  «droit  qu*on  paie  à 
cet  effet. 


ANT 

k.ft%kn^i.^  ^ensanle ,  ensanne:  En- 
semble; in  simuL 

Ansei  :  Vaisseau  à  anse  qui  sert 
aux  vendanges  ;  ansaius, 

Anseor  :  Juge ,  arbitre. 

AirsEEiif  E  ,  anserinet  :  Petite  oie  ; 
anSerina, 

Ansoine  :  Enseigne  ,  drapeau  ; 
d'insigne  ou  de  signum. 

An  sois  :  Mais ,  quoique ,  de  plus , 
outre  cela.  Voyez  Ains. 

Ansoisque  :  Avant  que  ;  sy  se  dî" 
net  ansois  qu^il  presentet  ses  lettres  , 
s'il  dinoit  avant  de  présenter  les  let- 
tres dont  il  est  porteur. 

Anta  :  Outrage  ,  injure  ,  affront* 
Antaine  ,    àritetne  :  Antenne  , 
vergue  ;  antenna, 

Antân,  antainy  anteîn,  antin,  aun-. 
tein y  autein,  hantain  .'Gode,  frère 
du  père ,  de  la  mère ,  tante  ;  antiquus* 

Lon  respondi  PoUlntces, 
S«  tu  as  non  Méleages, 
Bien  me  dois  rendre  la  mesoa, 
Quant  je  t'aire  dit  mon  non, 
Que  je  suis  fils  de  X^anuUn. 

Ot  non  mon  père. 

Ronu  de  Tieàes,  n"  6737. 

Par  mes  trok  ondes  Neptunus , 
Jnpiter,  Pluto  ;  par  m'éuttaîu  *  {*  ma  taule) 
Juno  la  vielle  que  tant  aln 
Que  ge  Todroîe  qu*el  fust  arse. 

*  Roman  dé  la  Rose ,  vers  i  xo5$. 

Antae:  Insulter,outrager,  blesser. 

Antax  »  antan ,  anten  :  L'an  passé , 
Tannée  précédente ,  le  temjm  écoulé  ^ 
le  temps  passé  ;  anté  annum. 

AvTK  ^ainte,  anne,  artt,  antaine, 
ente  :  Tante ,  sœur  du  père ,  de  1^ 
mère  ;  antiqua* 

Or ,  ^ire ,  la  bonne  Laurence 
Votre  belle  o/tir  moonut-eUe. 

Pathel'm. 

Antefinier  :  Autiphonier  ;  anti-- 
phonaritun, 

Antekibe  ,  anténàidc  :  La  camp-^ 


nulle ,  sorte  de  plante  de  la  famille 
des  coiymbifères  oa  radiées. 

AifTEHois^  antenuis:  Cherrean  âgé 
d'an  an  ;  il  se  dit  aussi  d*un  agneau 
qui  est  âgé  d'un  an;  antè  annum. 

AHTxaz  :  Pierre  précieuse ,  espèce 
de  jaspe  ou  d'améthyste  ;  anteros  ;  du 
Grec  and,  contre  ;  et  A^er6s ,  amour. 
Cette  pierre  étoh  ainsi  nommée,  parce 
que,  peut-être,  nos  aïeux  crojoient 
qu'elle  étoit  un  préservatif  contre 
Famour. 

AHTBvznBfa/t/ieme^  anihaine  :  Ku" 
tienne ,  sorte  de  verset  qu'on  chante 
dana  l'ofGce  de  l'église  ;  antiphona;  du 
Grec  and,  qui  marque  alternative , 
et  de  phàné,  voix ,  parce  que  dans 
Forigine ,  les  antiennes  étoient  chan- 
tées par  deux  chœurs  qui  se  répon- 
doient  alternativement. 

AifTKAisoNs  :  Jeunes  arbres  nou- 
▼ellenient  entés  ou  plantés. 

Anthone  ,  Anuce  :  Antoine  ,  nom 
d'homme  ;  on  a  dit  aussi  Toinot  ou 
Thoinot,  et  Toinon  en  parlant  d'une 
femme  ;  à^Antonius. 

Anthovomasie  :  L'action  de  met- 
tre un  nom  commun  pour  un  nom 
propre ,  ou  un  nom  propre  pour  un 
nom  commun  ;  ce  mot  est  purement 
Grec ,  antonomasis, 

Ahti-bulle  :  Bulle  donnée  par  un 
anti-pape  ;  and-huUa, 

AvTiCHRisT  ,  andecri  ,  antccri  : 
L'aatechrist.  Fojrez  An  décris. 

AvTiE ,  anUé,  andeite  ,  andeu , 
antif,  andve,  andx,  antor  :  Anti- 
que ,  vieux,  ancien  ;  antiquus. 

Ahtlioohte  :  Répondant,  caution. 

Antoillier  ,  andoiHer  :  Andouil- 
1er  4  terme  de  chasse. 

Axtoiser'  y  Mettre  en  pile ,  éle- 
ver ;  d^intensus,  partie,  d'inieruîere, 

AnTOMBi  :  Assoupi,  lourd,  stupide. 

Antone  :  Antoine.  P^oy.  Ahthoke. 

Ahtoheul  :  Entonnoir  ,  vaisseau 


AN  V  71 

qui  sert  'k  tranikvaser  les  liqueurs. 

Antrag  ,  anthrax ,  '  enirac ,  en- 
irax  :  Espèce  de  charbcm  vif  ;  tumeur 
entourée  de  boutons  ardens  ;  du  Greo 
anihrojB^ 

Ahtraper  :  Embarrasser  dans  une 
trappe  ou  dans  nn  piège. . 

AifTRECHAiTiiES  :  Plauches  qu'ou 
met  dans  une  boite  ou  une  caisse 
pour  y  former  différentes  eases. 

Antrustioh  (e&tre  en)  :  Être  vaS" 
sal  et  dans  la  foi  du  roi. 

Anuble.  f^ojez  Derruble, 

AnIICE.  Fb^«ANTMONE. 

Anui,  annuit ,  anuti,  ennait:'Lt 
soir ,  cette  nuit ,  pendant  la  nuit ,  au* 
jourd'hui;  in  hodiè  ;  cet.adverbe  est 
formé  de  la  préposition  a,  réunie  au 
substantif  nuit  ;  en  Prov.  a^gnùé , 
anéit.  Voyez  Anoi. 

Anuistexemt  :  L'entrée  de  la  nuit. 

Amuistbr  ,  adnuicter  ,  anuiter  y 
anuitier  :  Rester  tard ,  voyager  de 
nuit ,  commencer  à  faire  nuit« 

Eiui  tretitot  le  jor  entier 
CheYaucha  jusqu'à  Vanwder, 

Roman  de  Perceval,foL  363. 

Anuitier  ,  subst.  :  La  nuit  ;  ainx 
tanuider,  avant  la  nuit ,  l'entrée  de 
la  nuit ,  faire  nuit ,  se  retirer  chez  soi 
pendant  la  nuit. 

Or  disons  ainsi ,  que  à  Vanuider  reTenîmes 
de  la  périlleuse  bataille  dema  dite,  lo  Roy  et 
nous,  et  nous  lojanea  où  lien  dont  noua 
arlons  cliacle  nos  csemis. 

JoinvUh,  Histoire  de  S.  Louis. 

Anuncier  :  Annoncer,  faire  sa« 
voir,  apprendre  ;  atuiundare* 

Ja  «omet  à  ce  Tenu ,  que  ^os  n'avont  pro* 
▼eire,  ne  antel ,  ne  sacrefice  »  ne  prophète  qui 
nos  puisse  conforter,  ne  annncier  l'aveue- 
meut  de  Messias. 

Comm,  iMT  le  Souder,  Pi.  73 ,  ^verset  g, 
fol  iSo,  y\ 

Anvain  :  Anvot  ,  petit  serpent 
privé  de  la  vue  ;  en  bas  Bret.  anv, 

Anvkg  :  Avec^  anvecoulz^  avec  eux. 

4 


7a  AO  R 

Akvx  «  emîs  :  Malgré ,  à  peine  ; 
amis  seroitj  il  seroit  difficile. 

AmriLLE  :  Anguille,  pûissdnd*eaa 
douce  ;  anguitla» 

Anxewaht  :  En  avant  y  dans  la 
suite  des  temps;  eundo,  exeundo. 

AocHEE  :  Suffoquer,  étouffer. 

AoEiLLEE ,  aœiÙier,  aouiUer:  Fas- 
ciner les  yeux  ,  parer  ,  embellir  ; 
^ocuius, 

AoiEE  :  Augmenter ,  accroître  ; 
augere.  Fojrez  Oik. 

AoM BEE ,  aombrer  :  Faire  de  l'om- 
bre 9  couvrir  de  son  ombre ,  cacher , 
ae  couvrir,  voiler  ;  orbare,  umbrare. 

Corn  IStt  Gabriel  K  Archangles, 
Quant  mt  diat  que  U  RoU  dei  Anglea 
h''aombrerQU  tù.  mea  aaina  flanc*. 

Gautier  de  CoincL 

AoHDANSA  :  Suffisance ,  capacité. 

JloirnANT  :  Suffisant ,  capable. 

AoNiEE  :  Unir,  joindre  ;  umre. 

AoNTOs:  Ennemi. 

AoKkJXT ^aourant:  Suppliant,  ado- 
rant, désirant,  souhaitant. 

Aoai ,  aouré  :  Saint ,  adoré ,  ho- 
noré ;  adoraius.  On  appeloit  le  Ven- 
dredi-Saint le  Vendredi  aoré  ,  Jnur 
ile  la  croix  aorée ,  parce  qu'on  va  ce 
jour-li  adorer  la  croix. 

T  fiai  deatniire  biea  aîgnora 
Ki  aa  mort  «Toient  jurée. 
Le  jour  de  la  Croia  aourée» 

PhiL  Mouskes,fol  459. 

~  AoEEiLLiEE  :  Écouter  ;  à*auris, 

AoEEE  i  ttdourer,  aeurer,  ahorer^ 
mhourer,  €ioireer,  aorrer,  aourer,  aru- 
rer,  auorer y  aMourer,  aûrer:  Prier, 
adorer,  honorer,  intercéder;  adorare^ 

Maîa  bien  penaoît  que  bi  pncelle 
Qu^en  aoroit  en  la  chapelle , 
A  voit  por  lai  fct  aea  eep^iaus  *.    (*  tournoi , 
joute. } 

Miracles  de  Notre-Dame  qui  fut 
au  ToumcyememL 


AOU 

TalentHi,  je  vneil  de  tout  booMiie, 
Estre  aouré  corne  un  dea  Dieux. 

Tragédie  de  la  Fengeance  de  J,  C» 

AoEGEE  :  Arrêter,  borner,  limiter. 
AoEREMEiTT,  aoumement  :  Orne- 
ment ,  parure  ;  cuLonuunentum. 

Bieb  aourooae  est  li  alrme  (l'ame)  ke  «legea 
eet  de  saplence  :  ttr  justice  et  jugemens  est 
li  aornement  de  son  aiege. 

Sennons  de  S.  Bernard,  foL  a6. 

AoEsi  :  Méchant,  traître,  furieux  ; 
à^ursus. 

S!  r*iert  molt  d^armes  engoraés, 
Li  vilain  fel  et  aorsés, 

*  itoman  de  la  Rose,  'vers  i58oi« 

A  osT  :  A  l'armée ,  avec  une  ar< 
mée.  Fojrez  Osx. 

AouBALESTEié  :  Archer  qui  avoît 
pour  armes  l'arc  et  l'arbalète.  Fojrez 
Aebalestiee. 

AouBo  :  L'aube  du  jour  ;  d'o/- 
bum, 

A.OUBEË  :  Arbre  ;  arbor  ;  on  a  dit 
Aibre ,  Aiber  ^  Albrë,  Atber^  d'où 
l'on  a  fait  les  noms  propres  Auber, 
Alber,  Albret. 

AouciE  :  Tuer,  immoler  ;  occidere, 

AoucizËDOE  :  Meurtrier  ,  bour- 
reau ;  occisor, 

Aouco ,  aueo,  auque  :  Oie,  oiseau 
domestique;  auca* 

AoucTÂ  :  Dommage ,  peine. 

AoucTOE^  auctor:  Tuteur,  cura- 
teur; actor. 

AouiÉLié  :  Berger,  pâtre  ;  d'ocix. 

AouFEGA  :  Étouffer. 

AouiLLEE  :  Saouler,,  donner  eu 
abondance ,  remplir,  plonger. 

AouLcus ,  aoucus  :  Certains ,  quel- 
ques-uns ,  aucuns. 
«     AouLio ,  ouaiUe ,  osHiiUe  ;  Brebis  ; 
d'o('<^. 

AouMENAJHË  :  Hommage  lige  , 
vasselage  ;  à'homo. 

AouE:Or,  l'or,  le  plus  précieu:^ 


A  O  U 

des  mëUax ,  et  souvent  le  plus  dan- 
gereux ;  aarum. 

AouaANiA  ,  auram'a  :  Extrava*^ 
gancre,  folie. 

AouaKE  :  Souhaiter. 

Lendemain  matin  ••  mat  la  Damoiaelle  en 
b  To  je  et  Tint  à  Triitao ,  et  Inî  aoure  le  bon- 
jour. Moman  de  Distan. 

Aouaio ,  aurio  :  Or,  qui  est  d'or  ; 
aureus, 

AouaMxm,  adoumer,  4ihomer,  aor" 
ner  :  Orner,  ajuster,  embellir  ;  tidor^ 
Rare.  On  disait ,  le  vendredi  aoumé 
pour  adoré ^  le  Tendredi-samt.  Voy, 
Aom^. 

Aov&sé  :  Fatigué ,  harassé  ;  et  mé- 
chant, traître,  avare  ;  Cursus. 

AouasE  A  :  Se  jeter  sur  quelqu'un 
a^ec  la  furie  d'un  ours,  avoir  un 
mauTab  caractère ,  devenir  furieux  ; 
d*iimfx. 

AovsBxa ,  ausher  :  Cuirasse ,  ar- 
mure. Voyez  Haubert. 

AovsT  :  Moisson  I  mois  pendant 
lequel  on  fait  la  récolte  des  grains  ; 

Aon  STAGE  :  Rente  qui  échoit  à  la 
■li-aoùt.      . 

AousTEa  :  Moissonner  ;  augustare; 
en  Prov.  aousta, 

AousTEEELLEs ,  aousteUcs  :  Sau- 
terelles ;  Borel  fait  venir  ce  mot 
^aagustus,  août,  mois  où  elles  pa- 
rassent. 

AousTEmoH ,  aouteron ,  ousteron  : 
MMsaonneur. 

^  AouTjk ,  alita  :  Le  vent  d'Autan  ou 
du  midi  ;  œsuu. 

A00TISM2:  ht  Très-Haut  ;  ^i^V- 


Kovto^GkKyaoutrèjar,  aoutrëjhar: 
Octroyer, permettre 9  livrer;  aucto-- 


Ao€TW,Kr  f  aovert ,  apert,  awers  , 
>:  Ouvert ,  découvert ,  dévoilé , 
tonnJX'fOpertÊU. 


^  A  P  A  7-^ 

AouTEETEMENT  ,  avertermciu  , 
alertement  :  Ouvertement ,  claire- 
ment ,  manifestement;  e^ertè. 

Aouvai  :  Occupé  au  travail  ; 
^operaius. 

Aouvaaa,  aœvrer,  aovrer  :  Tra- 
vailler, mettre  à  l'ouvrage ,  opérer, 
faire ,  agir  ;  opérarL        ^ 

Aouvaia  ,  eidovrir,  aovrir,  auverir, 
auvrir,  awrir  :  Ouvrir ,  découvrir  , 
faire  voir,  expliquer;  aperire. 

AouzAT  :  Exercé ,  habitué. 

AouzivËN  :  Ouie, action  d'enten- 
dre ;  d*auditio.  ' 

Aouzia,  oi/zir:  Ouir,  entendre; 
audire. 

Aouzoa  :  Honneur  ;  honor, 

Ap  :  Avec  ;  ab, 

ApACTia  :  Faire  un  pacte  ,  une 
convention;  de  pactus ,  partie,  de 
paciscor. 

Apaee  ,  apaier,  apaiier,  apaisant 
ter,  apaisentir  :  Payer,  satisfaire, 
appointer,  contenter,  appaiser,  faire 
la  paix ,  calmer,  accorder,  transiger  ; 
de  pojr ,  pacis ,  dérivé  de  l'ancien 
verbe  pacere  ou  pagere,  le  même 
que  pangere,  au  supin /^ocfti/Ti. 

Poetqae  nottra    Siret  ne  welt  miet  ma 

mort ja  Tolentiert  li  offre  ma  Tie.  Ci»e 

est  li  sacrifices  kl  apaisantet  Nostrc  Signor. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foL  269. 

Apagabls  :  Tranquille ,  content , 
satbfiait. 

ApAisANTEua,  apaiseun  Pacifi- 
cateur ;  pacifer ,  pac^ator. 

Apaisement,  aptuement :  Traité 
de  paix,  pacification. 

ÂPAiSEua  :  Qui  appaîse ,  qui  con- 
cilie ;  pactftcator,  pacéUor, 

Apaisiee  :  Se  réconcilier,  faire  la 
paix  ;  pacificare. 

An  joar  qae  Dîex  tenra  set  pbit, 
To  emporteras  mont  grief  fais , 
S*anchois  n*es  à  Ini  apaisieg. 

Mi$er9r9  d»  Btçlm  de  àloiiensn 


74  À  P  A 

AvÀixoLK  :  Préyenir,  éviter  les  in- 
conyéniens.  Voyez  Apaea. 

Apalir  :  Devenir  pâle^  être  ému  9 
changer  de  couleur  ;  pallescere. 

Apanage  ,  apennage  :  Fourniture 
de  tout  ce  qui  est  nécessaire  à  quel- 
qu'un; du  mot  partis,  pain  ,  accep- 
tion prise  pour  toutes  sortes  d'ali- 
mens  ,  dont  on  a  fait  d*abord  pana- 
gium  y  ensuite  apanagium  y  apana- 
mentum, 

Apanagp.r  ,  apaner  :  Donner  en 
apanage  ,  donner  du  pain  et  des  ali- 
mens  ;  apaner  une  plie ,  c'est  la  do- 
ter; en  bas.  lat.  apanare,  Monet  et 
Hofmann  croient ,  mais  sans  fonde- 
ment ,  que  ce  mot  a  signifié,  exclure, 
renvoyer,  chasser. 

Apanser  :  Disposer ,  préparer  , 
délibérer,  former  le  dessein ,  ima- 
giner. 

Apaouzaa  :  Distribuer ,  donner  à 
tous  ;  aponere. 

Aparacee  ,  aparageir:  Comparer, 
égaler,  doter,  marier.  Voy.  Paeace. 

Aparackoe  :  Qui  tient  en  parage. 
Voyez  Paeageau. 

Apaeaili^,  appariliet,  apparill  : 
Préparé ,  disposé,  arrangé  ;  appara- 
tus  ;  en  anc,  Prov.  aparélhadoy  apa- 
rëlhat, 

Apaeaillee  ,  apairer  y  apaner  , 
apariUery  apoHUery  aparoilï^y  opé- 
rer y  appairaillery  apparier  :  Être  pa- 
reil ,  semblable ,  égal  ;  comparer,  éga- 
ler, préparer,  offrir,  ajuster ,  accom- 
moder ,  disposer  ;  eu  anc.  Prov. 
aparèlhar.  On  fait  venir  ce  mot  du 
verbe  apparare;  je  croirois  plutôt 
que  son  origine  vient  de  l'adjectif 
purilis. 

Entre  les  mors  fiit  son  tref  tendre. 
Et  U  roTa  son  ottel  prendre , 
Là  &it  son  mangier  aportcr. 
Et  apariliier  son  tooper. 

tiomon  dm  ihm,/hl,  »35,  V*. 


AP  A 

Aparcevoie,  s'aparceuatr  :  Con- 
noitre  ,  entendre  ,  comprendre  ; 
adpercipere, 

Aparchis  :  Perches  à  placer  ou 
percher  les  draps  pour  les  lainer. 

Aparcoivement  :  Finesse  ,  vue 
clairvoyante ,  entente ,  habileté,  pré- 
voyance, vigilance. 

Honte  porte  une  grant  etpée  , 
Clere,  bien  fête  et  bien  trempée» 
Qa*ele  forga  douteiuement 
De  touftii  à^ aparcoivement, 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  ïSgoj. 

Apaeecer  :  Devenir  lent ,  pares- 
seux ,  être  mou.  Voyez  Pereceus. 

Apar ENTÉE  ,  apar€tnter  :  Avoir 
pour  parent ,  reconnoitre  pour  pa- 
rent ;  deparens. 

ApktL'B.fi  ^  aperer  y  aperlery  appa^ 
rery  apperer  :  Faire  paroitre ,  corn» 
paroitrc ,  découvrir  ;  aperire, 

La  yërité  qui  est  couTerte, 
Yous  en  «era  Ion  toute  aperte. 

Roman  de  la  Rose, 

Aparier  :  Joindre  y  unir ,  appro- 
cher. 

Et  quant  j*ot  senti  la  fleronr 
Et  si  doucf  et  si  boue  oduur. 
Si  n*ol  talent  du  repairier, 
Ains  m*en  conuneoçai  apaiief, 

*  Rom.  de  la  Rose,  vers  1681,  oior. 

Aparillem ENT ,  apparoUlement  : 
Préparation ,  prépara tif  ;  apparatio^ 
en  anc.  Prov.  apparelhamen^ 

Aparissablement  :  Manifes- 
tement ,  évidemment,  publiquement. 

Apaeissant  :  Visible ,  appareut , 
évident  ^  reconnoissable. 

Aparlembnt  :  Pourparler  ,  dis- 
cours ,  paroles  ;  parabola,  Voy.  Pae- 

LEMENT. 

Apaelee  ,  apairler  y  aparoler  : 
Parler  ,  discourir  ,  traiter  d'afïaires. 
Voyez  Paeolee. 

Apar  LIER ,  aparaillery  apareiUery 
appareiller,  apparilUer:  Disposer  > 


ÀPE 

pr^arer,  appareiller,  arranger ,  ha- 
biller ,  ajuster ,  parer.  Voyez  âj^jl- 

BAll.I.Ea« 

Trop  fl«  terent^apparinier, 
filondir,  crespir,  et  frasdelAier. 

Eoman  ttAtyf  et  ProffiUai, 

A'PAR-XAiir  ,   à-par^mesmes' y  à- 

per-màin ,    h'-per-méjnes  ,    h-per-* 

mûmes  :  A  TiDstant ,  snr~le>champ  , 

toat  de  suite ,  dans  le  même  temps  ; 

per  médium,  medianum y  en  sous- 

entendant  tempus. 

Car  à-per-mùmes  que  li  soels  (le  icel,  le 
scean  )  fut  briiiei ,  si  Tint  à'per-mémes  après 
ti  amers  departemenz  et  U  triste  discorde. 

Sermons  de  S,  Bernard,  fol,  137. 

Aparoil,  app€troU,  au  plurier, 
aparaulx  ,  apparaux  :  AppareU  , 
préparatif  ;  apparado, 

ApAaoïaE  :  Faire  connoitre  évi- 
demment ;  com  du  toute  Hz  nos  feist 
aparoire ,  montré  à  l'évidence.  Voy. 
Aparbe. 

Apaet  :  Séparément ,  hors,  gare, 
retirez-vous. 

Apasantiouk  :  Arbitre  ,  juge ,  ex- 
pert. fTy^e-sApAER. 

Apasteler  ,  apateler  :  Nourrir  , 
donner  la  nourriture ,  la  pâture , 
faire  bonne  chère. 

Apatichee  ,  apadsser :  Manger, 
faire  manger,  et  imposer  un  tribut 
pour  lepast.  Voyez  ce  mot. 

£t  délibéra  de  soi  tutadcher  à  la  garoison 
la  pis*  prodiaine,  Toulant  aroir  pastis. 

Juvenal  des  Ursins, 

Apatichon,  apadssementy  apads- 
Mitre .-  Rançon,  contribution ,  fourni- 
ture de  vivres;  en  bas.  kt.  apatisatio, 

Apau  :  Droit  seigneurial  et  doma- 
nial ;  en  bas.  lat.  aptdius.  Voyez  Ac- 

CENSEMENT. 

Apautee.  Voyez  Accensee. 
Apedent  ,  apedcste  y  apedeut  : 
Ignorant  ;  du  Grec  apaideutos. 


APE  75 

Apeler  ,  apaller,  apieler  :  Invo- 
quer, prier,  nommer,  pousser,  pres- 
ser ,  faire  approcher ,  venir ,  compa- 
roitre ,  crier ,  heurter ,  sommer ,  re- 
quérir, assigner  ;  appeliare. 

■  Certes  ne  pris  pas  une  aile 
Tos  vos  deuiers,  ne  vos  trésors. 
Par  toK  les  Sains  qu*on  ape/e  à  Gisors, 
Je  n*ai  cure  de  Yostre  avoir, 
Bien  le  sacJiiez  à  mon  saroir. 

Fabliau  du  PresCre  et  dAliton. 

Apéles  :  Ouvertement ,  publique- 
ment \palam, 

Apéloe  ,  apeleor^  apeleres ,  ape» 
liere,  apelor,  appeloir,  appelou^  : 
Demandeur ,  accusateur ,  plaignant  ; 
apellator;  en  auc.  Prov.  apellâirë, 

A-PEif  n  ,  a-pens  ,  append  ,  tsp^ 
pens  :  Ce  qui  dépend  ,  en  pendant  ; 
depemiens. 

Apenueis  ,  apentis  ,  appendeis  : 
Appentis ,  partie  de  mur  qui  déborde 
le  toit  par-devant,  coteau  ,  bâtiment 
attenant  les  murs ,  les  portes  d*une 
ville.  # 

ApsirnisEa ,  appendices  :  Appar- 
tenances et  dépendances;  appendi- 
lias ,  appendiciœ. 

Ape  N  D E  E ,  apandre ,  appandre  : 
Dépendre  ;  pendre  ,  être  attaché , 
suspendu  ,  tenir  ,  appartenir  \  de 
pendere. 

Apéniautisme  :  Exil  ou  absence 
d*une  année  ;  du  Grec  aperùautàsmos. 

Apens  ,  apenséement,  apensement, 
empanséement  :  Examen ,  réflexion  , 
pensée  ;  pensatio.   Voyez  Appekse- 

MSITT. 

ApEirsAciA  :  Ferme ,  métairie. 

ApEHsi,  apenseis,  appensé  :  Qui 
est  pensé  ,  réfléchi ,  qui  a  pensé , 
occupé  ,  instruit  ,  rempli  d'idées  ; 
pensans, 

Apersee  ,  appenser  :  Penser ,  ré- 
fléchir.,  examiner,  préméditer.  Voyez 
Apansbr. 


76  AP  £ 

Lort  •*attlt  for  Tespoode  et  tînt  le  ehief  em- 

bron; 
ïjon  ê^apense  et  porpense,  s!  à  coi  dira  ton  bon; 
Quant  tant  ot  porpensé ,  si  dreça  le  menton. 

FaNimm  de  Gtuêder  dAupak. 

Apekcevem ENT  ,  aparcojrvement , 
apersure  f  appercevement  :  Action 
d'apperccToir,  vue,  connoissance ; 
percepdo, 

Aperçoiy&e  ,  aparcevoir ,  ap€u^ 
zoivre,  apercheuoir,  apersoivre,  aper- 
zoivre  :  Apperceyoir  ,  voir ,  ouir , 
goûter,  sentir,  juger;  àepercipere, 
ayec  la  préposition  ad. 

Dont  si  tott  qne  le  Stigntur  ê*aperchoitqae 
tele  alianche  est  faite ,  il  le«  doit  prendre  à 
forche.  ...  Il  doit  punir  tons  les  consentant 
par  longue  prison  et  membre  à  sa  volenté 
•don  leur  aroirs. 

Cmuume  de  Beauvoistt,  ckap,  3o. 

Apeae  :  Apparoit ,  il  est  évident. 

Apekent  :  Apparoissent. 

Apeet  :  Ouvert ,  découvert ,  évi- 
dent ;  franc ,  indiscret ,  effronté  y  im- 
pudent ;  aperttts. 

Apeet  ,  ê^irt  :  Savant,  connois- 
seur,  intelligent,  agile,  évident  ;  aper- 
tus  ;  en  apert,  évidemment;  apertè; 
aperùse,  évidence;  apertio;  en  bas 
Bret.  amperty  adroit ,  industrieux. 

Apeetae  :  Toucher ,  concerner , 
appartenir  ;  pertinere. 

Apeete  (action)  :  Action  bril- 
lante à  la  guerre ,  qui  a  été  vue  de 
tout  le  monde. 

Apertelet  (  rime  )  :  Vaillant  » 
courageux. 

Apeetement  ,  atvertement  :  Ou- 
vertement ,  au  su  de  tout  le  monde , 
publiquement ,  hautement  ;  apertè. 

ApEÈTiirEicT  :  Qtii  appartient ,  pa- 
rent, ^Xà^'ypertinens. 

Apertise  ,  aperteté  f  apreoice  : 
Agilité,  adresse ,  dextérité ,  capacité , 
évidenee  ;  à'apenre.  Ménage  ie  dérive 
^     ^adperiùa ,  formé  àtperitas. 


APL 

Apesaht  :  Pesant ,  lourd. 

Apesar  :  Cochemar  ,  oppression , 
suffocation,  f^oj^z  Pesance. 

Apetisee  ,  apeticher ,  apetUier  , 
appetisier  :  Amoindrir ,  diminuer  , 
abréger. 

A  PEU  :  Peu  s*en  faut ,  il  y  a  peu. 

Aphonie  :  Extinction  de  voix  ; 
aphonia;  du  Grec  a  privatif,  et  de 
phânéf  voix,  chant. 

Api  :  Le  céleri ,  plante  potagère  ; 
à!  opium. 

Apie  :  Douceur;  d*apis. 

Api^  :  Ruche  de  mouches  à  miel  ; 
apianum. 

Apii^teir  :  Se  gâter,  se  corrompre. 

Apilee  :  Mettre  en  pile  ,  en  tas , 
en  masse  ;  de  pila  ;  en  Prov.  apila. 

Apimee  ,  apincer  :  Suspendre ,  ac- 
crocher. 

Apitee  ,  apitéer,  apitoyer  :  Tou- 
cher, attendrir,  exciter  la  pitié ,  être 
ému. 

Aplaicnee  :  Caresser,  plaindre, 
amadouer  ,  s*apitoyer  ;  plangere. 

Aplait  ,  applect  :  Uarnois ,  joug  ; 
apph'citum, 

A  PLANEE  ,  aplaigner  ,  aplainer , 
aplanoier  y  applaner,  applanier,  ap^ 
planoyer  :  Rendre  droit  et  uni ,  ap- 
planir ,  adoucir  ,  mettre  de  niveau  ; 
deplanities;  en  Prov.  aplana. 

Et  Tnng  des  arcs  estoit  de  boia 

Tout  cCmu  et  mal  aplané , 

Tout  plein  de  neodx  et  mal  tonmé. 

Boman  de  la  Meee^ 

Aplanos  :  Sans  erreur,  sans  faute, 
sans  reproche  ;  du  Grec  aplanos. 
C*étoit  le  mot  ou  cri  d'armes  de  la 
maison  de  Montmorenci. 

CVst  le  ciel  qai  court  si  à  point, 

Qne  d'erreur  en  cotitrt  B*a  point. 

Aplanos  pour  ce  l'appelèrent , 

Ceulx  qui  point  d'erreur  n'y  trouvèrent. 

Car  apuxnot''^%x^X  en  Gregeojs*,  *(en  G4rec) 

Chose  tans  erreur  en  François. 

^  MoauM  de  fa  iUfse, 


A  PO 

Aplejee  ,  applegier:  Candonner  9 
donner  caution.  Voyez  Plage. 

li<Mweifaciir  Pierre  de  Boarbonne  me  Hot 
▼cotr  et  je  le  rettng  entonr  moj  ;  0  m*apltja 
€■  la  Tifte  ce  qu*il  me  fûUi  pour  ftutàr  et  pour 

Hist,  de  S.  Louis. 


Apleknee  :  Venir  en  foule  ;  de 
pienusm 

Aplet,  aplaitf  aploit  :  Filet  de 
pécheur  ;  apUMum. 

Ajpletage  ,  apleitage  :  Place ,  lieu 
où  l*on  dépose  les  nurchandises  que 
Ton  débarque ,  ou  qui  sont  destinées 
à  être  embarquées  ;  deplacta. 

Aplicavt  :  Plaideur^  plaidant. 

Apliee  ,  apkder,  aploHer  :  Appli- 
quer ;  appUcare ;  et  plier,  se  plier , 
.  plisser  ;  plicare. 

Aplom EE ,  aplommer  y  aplonmer  , 
mioumer:  Endormir,  être  assommé, 
tomber  sous  le  poids  de  la  fatigue , 
du  sommeil.  Ce  mot  est  formé  de 
i'imit^tif  du  bruit  que  fait  une  chose 
en  tombant.  Voyez  Ploxxe  et  Plom- 


....  Pardonnei-moî,  je  n^ote 
Parier  haut;  je  croU  qu'il  repose  ; 
D  est  on  petit  aphminé. 

Pathelin. 

Aployoie  ,  aparieuvoir,  apleuvoir, 
apiouvoir,  apluvoir  :  Tomber  du  ciel 
en  pluie ,  tomber  comme  une  pluie , 
affluer,  abonder  ;  appluere* 

A^ocEfOpouce  /Inepte,  incapable. 

Apoceisiajae  :  Légat ,  chancelier, 
ambassadeur  ;  apocrisiarius. 

Apode  ,  apodeie  :  Espèce  de  mar- 
mite à  trois  pieds  ;  du  Grec  apodos. 

Apooieib  :  Démonstration ,  expl»* 
cation  ;  du  Grec  apodeixis, 

Apodtteee  :  Lieu  où  Ton  se  dés- 
habille ;  du  Grec  apodytérion. 

Apoi ,  apoué  :  Rassasié. 

Apoesee  ,  apoiser  :  Peser ,  appe- 
santir, être  pesant ,  rendre  pesant  ; 
appewure» 


A  P  O  77 

Apoi.  Voyez  èl^^qu 

Apoial  ,  appuail,  appuiel ,  ap^ 
puyal  :  Appid  ,  soutien  ,  balcon  ^ 
podium, 

ApoiEK.  Voyez  Appoibe. 

Apoignee  ,  appoigner  :  Prendre 
avec  le  poing;  depugnum, 

Apoindee  :  Piquer,  coudre,  pi- 
quer ou  donner  des  éperons  ;  àepuit- 
gere;  venir  apoignant,  c*est  venir  en 
piquant ,  donnant  des  éperons. 

Apolin  :  Qui  concerne  Apollon, 
qui  appartient  à  Apollon  ;  d'JpoUo. 

Apologeme  :  Apologie;  du  Grec 
apologéma. 

Apondeb:,:  RépondrCi appointer , 
décider;  iidpunctare, 

Apovee  (s*)  :  Se  disposer;  appohere. 

Apoeetique  :  Problême,  chose  dou- 
teuse, embarrassante;  du  Grec  aporos. 

Apost  :  Apposé  ;  appositus, 

Apostel  ,  apoistref  apostele,  éipof* 
telle ,  a/M>stle  ,  apostoile,  apostoire, 
apostole  f  Kipostre ,  apoustre  :  Pape  » 
apôtre  ,  envoyé ,  évêque ,  apostoli- 
que ;  apostolus;  en  bas  Bret.  abostol, 
ebystel  y  ebystil;  en  Gallois  apostoL 
On  désignoit  le  pape,  sous  le  nom 
d*évêque ,  dHÂpostoile  de  Rome. 

De  aoitre  père  YApottoiU, 
VolfUfe  qa*n  tembUft  reitoille 
Qui  ne  se  maetjjbien  le  Toîent 
Li  mariniers  qui  si  aToient* 

Bible  GmiaL 

A  POSTEE  ,  apposter  :  Poster ,  du 
participe  apost;  apposiius y  mettre 
en  avant. 

Apostole  ,  apostolité  :  Autorité 
apostolique ,  papauté  ;  d*apostolicus. 

Apostee  :  Apêtre  ;  €ipostolus.  Yoj. 
Apostel. 

Apostume  ,  apostheme ,  apotume  : 
Apostême ,  tumeur  ;  du  Grec  apos'- 
téma, 

Apostumee  :  Former  suppuratioa 
en  abcès  I  en  pus  ;  à^aposUfina. 


^8  A  r  P 

Apothequx  :  Garde-mangct,  cel- 
lier, boutique,  cave,  office  ;  apotheca, 

Apoudêea  :  Homme  riche  en  fonds 
de  terre.  Voyez  Pondérons. 
Apouiê  :  Qui  ne  peut  manger. 

Apoundeîê  :  Joindre  ,  attacher , 
lier,  placer;  ponere, 

Apounha  ,  apougna  :  Tarder,  dif- 
férer. 

Apountamen  :  Accord,  conven- 
tioa,  accommodement. 

Apountar  :  Traiter ,  convenir , 
accorder;  adpunctare ,  tippunctare. 

Apou&ee  ,  apurer  :  Tirer  au  clair, 
mettre  au  net ,  taier  une  amende  ; 
purare ,  pur^ftcare. 

Apourie  ,  apaouvrÎTy  apaurier , 
apouner  y  apouroier,  appauvrir,  ap~ 
povrir  :  Appauvrir,  dénuer,  douter, 
balancer;  aporiare. 

Charles  Martial  (Martel)  fut  forment  apouri, 
A  TApostoile  eu  avoit  un  jor  prii, 
Droit  à  Lion  ki  sor  le  Rosne  tiit. 
Vint  TApottoile  contre  CJiarle  son  fil, 
La  Teistiés  de  dert  plos  de  troiz  mil. 
Tant  jen  iot  ja  contes  nVn  iere  pris. 
De  chevaliers  i  ot  plus  de  xx  mil. 

Romans  dts  Loherem. 

AppACHONEE.  Fojez  Appanagee. 

Appaicnis  :  Accompagné. 

Ap  PAN  AGE ,  apanaige  :  Dot ,  apa- 
nage ;  de  panù» 

Appanager  ,  apanery  appachonery 
apporter  :  Mettre  les  porcs  dans  une 
forêt  pour  y  manger  les  glands  ;  et 
doter,  assurer  la  subsistance,  assi- 
gner un  revenu.  Fojrez  Apanaoer. 

Apparaceors  :  £nfans  puînés , 
pour  lesquels  les  aines  font  hommage 
au  seigneur  haut-justicier«  Voyez 
Tarage. 

Apparçonnee  (s')  :  Se  mettre  de 
moitié,  s'associer;  apprêter,  mettre 
en  ordre,  disposer,  préparer.  Voyez 
Parcener. 

Appareilla  :  Qui  ne  craint  pas  de 


AP  P 

péril ,  qui  est  prêt  à  tout  faire*,  à  tout 
entreprendre.  Voyez  Aparaillee.  ' 
AppAREiLLEiR,<^/7<zreiMer,  appa* 
rîUeir  :  Préparer ,  accommoder ,  ap- 
proprier, comparer,  fournir,  accou- 
tumer ,  disposer ,  orner ,  arranger  ^ 
panser  une  plaie ,  donner,  faire  pré- 
sent ,  fipprêter ,  rendre  convenable , 
préméditer;  apparare^ 

Un  petit  avant  que  il  mourust,  il  apela  %kêù. 
•erjant ,  si  comendat  que  om  lui  «ppareilhast 
▼Mtimens  pour  eissir. 

Tradttcthn  des  Dialogues  de  S,  Grégoire  p 
Uvé  4 ,  cnap,  a5. 

Apparer,  aparery  apdroiry  opérer, 

apperer  :  Paroitre ,  faire  paroftre  » 

comparoitre  ,  se  présenter ,  se  faire 

voir ,  rendre  évident ,  prouver  ;  €ip^ 

parare, 

Appariation  ,  appartement  :  Sou- 
tien ,  union ,  accouplement ,  associa- 
tion ,  comparaison  ;  apparilitas, 

Apparicion,  aparicion  :  Apparia- 
tion, l^ction  de  se  montrer,  de  se  faire 
voir,  de  paroitre;  apparitio,  Lifeste 
de  V Aparicion  :  L'Epiphanie.  Les 
Chartres  des  xi*,  xii*,  xiii*  et  xiv*  siè- 
cles ,  sont  souvent  datées  de  la  se- 
maine ou  du  jour  de  V Aparicion, 

Apparilliez  :  Précieux  ,  beau  , 
joli ,  bien  apprêté  ;  apparatus.  Voyes 
Aparailé. 

Apparissant,  apareisJFont :  Parois- 
sant,  apparent ,  visible ,  évident. 

Appariteor,  apparitor  :  Huissier, 
sergent,  bedeau ,  domestique ,  bour- 
reau ;  apparitor. 

Apparoir  ,  aparoir  :  Paroitre ,  M 
montrer,  se  présenter  ;  apparere. 

Appartage  :  Part ,  partage.  £strf 
appartage  d'un  héritage  :  En  recevoir 
sa  part;  dépars  et participatio. 

Apparu  ,  aparuit,  apparuiz  :  Mon- 
tré ,  présenté ,  paru ,  qui  a  paru. 

Appast  ,  apast  y  apat  y  apatilz  , 
appastis  y  appatlz  :  Repas  >  nourri- 


APP 
:iire  9  appât  y  attrait ,  pÂtn- 

TELER,  apateier,  apaier,  ap- 
Tpaieler,  appâter:  Repaître, 
faire  manger,  attirer  avec 
,  mettre  un  appât  ;  àepastus. 
is  :  Contribution ,  ordre  de 
les  vivres  aux  soldats  ;  en 
apaùsatio;  de  pastio» 
issER  :  Contraindre  les  habi- 
i  pays  à  nourrir  des  troupes. 
issiEE  :  Fournir  des  c«ntri- 
Voyez  Apastelee. 
,  appealy  appeau^  appiau, 
Appel ,  convocation ,  pro- 
en  justice,  au  combat,  accu- 
lemande,  invitation ,  ordre  ; 
io.  On  appeloit  jours  d'«p- 
les  jours  auxquels  se  ju- 
es  appellations. 
,  :  Pomme  d*api;  appiana 
D  Anglois  apple, 
rDAMT^E ,  appendentée  :  Pa- 
ntenant  différentes  choses 
;t  attachées  ensemble;  d'ap- 
,  appendenx ,  appe^dentes, 
CDEE  :  Pendre  ,  attacher, 
v  le  scel  :  Attacher  le  sceau , 
:  ;  appendere. 

rsEMEif  T,  appenséement  .'En 
,  avec  examen  ,  avec  poids 
re  ,  en  réfléchissant  j  pensi- 

tanieres  sont  de  hardemens  ,  Tan 
Dtre  fol  ;  li  sages  hardis  si  est  celui 
meut  et  appeméement  monstre  son 

;  et  le  fol  hardi ,  si  est  chelui  qui  ne 
;arde  à  laquelle  fin  il  puet  renir  de 

entreprend. 

Beaumanoir,  Coût,  de  Beauvoisis, 
Iw.  l,  chap.  I. 

f  SEE  :  Penser,  agir  avec  pru- 
néditer,  faire  réflexion  ;  âp- 

ECEU,  aparceus  ,  apcurceut  y 
r  y  aperchu  ,  aperzuis ,  ap^ 
Connu  par  quelques  qualités 


APP  7^ 

éminentes ,  compris ,  entenda ,  ap- 
perçu;  ie percipere, 

Appkeovt  :  Apparoitront. 

Appeeea  :  Apparoitra. 

Appeet  (en)  :  Publiquement ,  ou* 
vertement ,  apertè. 

Appeet  :  Il  parott ,  découvert , 
connu. 

Appeetemekt  :  Clairement ,  à  dé- 
couvert ;  apertê. 

Appesaet.  Voyez  Apesant. 

Appet^  :  Recherché ,  désiré,  sou* 
haité  ;  appetendus. 

Appétence  :  Convoitise ,  désir , 
envie ,  empressement  ;  appetentia. 

Appetee  :  Rechercher,  demander 
avec  empressement ,  convoiter,  vou- 
loir, désirer;  appetere. 

Appeticiee  :  Rapetisser,  dimi- 
nuer, raccourcir. 

Appinglois  :  Epinglier. 

Appipaudee  :  Parer  avec  affecta- 
tion et  recherche.  Voyez  Afistolee, 

PiPEE   et  PiPOLEE. 

Applacquee  :  Apposer,  mettre  un 
sceau  à  une  lettre,  à  un  contrat ,  à  un 
acte. 

Applakotee.  Voyez  Aplanee. 

ApptscT.  Voyez  Aplait. 

Appleoement,  appldgement : 
Acte  par  lequel  on  donne  caution  , 
complainte ,  action  possessoire.  Voy. 
Plage. 

Applegee,  applegîer,  apleiger  : 
Cautionner ,  servir  de  caution ,  se 
complaindre,  intenter  une  action  pos- 
sessoire. Voyez  Plage. 

Appleigvemert  :  Requête  en  com- 
plainte. 

Apploiee  :  Baisser  la  tète  en  signe 
de  crainte  ou  de  respect  ;  de  pUcare, 

Apploit  :  Filet ,  instrument  pour 
la  pèche  ;  aploidum, 

AppLOCMi  :  Tranquille ,  en  repos , 
endormi ,  au  figuré ,  un  lambin ,  un 
imbéciUe.  Voyez  Aflomse. 


8o  A  P  P 

Appoi  i  appoy  :  A  peu ,  pour  peu. 

Appoi,  appoiée,  appoiement,  ap- 
poieuTy  appoy  :  Soutien ,  appui ,  bal- 
con ;  podium* 

AppoïKa,  apeuer,  apoiier,  apooier, 
apojrer,  appouier,  apuer  :  Appuyer, 
soutenir,  accouder,  adosser,  asseoir, 
mettre  ,arréter,assurer;de/?ef,/9e^>, 
s'est  formé  podium  ;  'd*où  le  verbe 
Latin  barbare,  appodiare^  appuyer. 

Li  seremenz  doit  eitre  gardez  en  totet  ma- 
nières contre  celui  qui  »e  tint  apoie»  quant  il 
le  letsa  fère.     Le  Livre  de  Jostice  et  de  P/et. 

Appoinctation  ,  appunctation  : 
^Négociation ,  accommodement. 

Appoinctement,  apoiniementy  ap- 
punctement  :  Exemption  de  tout  ser- 
vice militaire  hors  le  combat ,  ap~ 
punctatio. 

AppoiNCTEa ,  apointer,  appoinc^ 
ùer  :  Arrêter,  fixer  à  un  point,  négo- 
cier, traiter,  accommoder,  apprêter, 
ajuster,  armer, 'équiper,  ordonner, 
entretenir,  tromper,  attraper,  sur- 
prendre ;  rendre  pointu ,  mettre  en 
pointe ,  opposer  ;  appunctare, 

Appoincteur  ,  appointeur  :  Négo- 
ciateur. 

Appoint»,  appointiser,  appotn- 
tuscr  :  Rendre  pointu ,  se  terminer 
(*n  pointe,  aiguiser;  appunctare. 

Appointon  :  Arme  pointue,  es- 
pèce de  poignard» 

Un  appointon  en  la  main  destre 
Kt  une  boiste  en  la  seneatre 
Tenoit  :  mail  Vappointon  mnchoit 
Derrière  li ,  et  coucheloit. 

GuignevUU, 

Apponer  :  Appliquer,  poser,  pla- 
cer ;  apponere. 

Apport  :  Marché,  lien  où  Ton  ap- 
porte pour  yendre;  redevance  due 
à  une  église  pour  l'entretien  du  sa- 
cristain ;  en  Jbas.  lat.  apportttgium  , 
apportatio. 

AppoRTioir  :  Divisé  par  portions  > 


A  P  P 

avec  proportion,  partagé;  àt pro' 
portio» 

Apportionnemeht  :  Division,  par- 
tage en  proportion. 

Apportionner  :  Donner  la  por- 
tion à  chacun  ;  faire  voir',  exposer , 
déclarer  \proponere. 

Apports  :  Offrandes  qu*on  faisoit 
dans  les  lieux  de  dévotion. 

Appostres  :  Lettres  de  relief  d'ap- 
pel ecclésiastique ,  appelée^  eid  apos^ 
tolos, 

Appoullez,  ampouilez  :  Terres 
ensemencées. 

Appratir  ,  apprayer  :  Mettre  en 
pré ,  semer  un  champ  en  pré  ;  de 
pratVLm  ;  en  Prov.  apradi, 

Apprehbntion  ,  appréhension  .- 
Exécution  d*un  décret  de  prise  de 
corps ,  ou  de  contrainte  par  corps  ; 
apprehentio. 

Apprender,  apanre,  apprandre  , 
appre/ienSre ,  aprandre ,  aprendre, 
aprenre  :  S'instruire ,  apprendre  ; 
prendre  en  étendant  la  main ,  pren-^ 
dre  l'habitude ,  l'idée  d'une  chose  , 
reprendre ,  relever ,  faire  connoitre , 
accoutumer  ;  apprehendere.  Il  est 
évident  que  le  verbe  françois  appren- 
dre, est  une  contraction  du  latin 
apprehendere  ;  c'est  par  une  espèce 
d'asservissement  à  l'orthographe  éty- 
mologique ,  que  dans  le  siècle  de 
l'érudition,  l'on  aura  écrit  appre^ 
hendre ,  en  transposant  1'^  final. 

M.  lie  Sainte-Palaye* 

Apprenture  ,  aprenement  :  En- 
seignement, instruction,  coutume, 
habitude. 

Appresagemsvt  :  Appréciation , 
évaluation. 

Appresagier  :  Apprécier,  estimer, 
évaluer,  priser;  appreciare. 

AppresseR)  apressièr  y  aprieter^ 
apriesser  :  Accabler ,  oppresser ,  ap- 


AP  P 

procher,  fouler,  opprimer,  affaisser, 
suÎTre^  poursuivre. 

QoaDt  nos  nppresseie  la  nnlel^e  de  la  diar- 
oeil  corruption ,  en  tant  corn  oot  poont*  nos 
acompagnons  par  les  raiz  de  nostre  diicre- 
tion  a  ceaz  enspireiz  ki  ton  joint  k  la  lumière 
del  mi  Orient. 

Morml  de  S.  Grégoire ,  foi,  4a ,  F*. 

Appressure,  appnseure,  appris- 
sure  ,  apreseurcy  apresure  :  Ardeur , 
feu ,  courage ,  apprentissage ,  ensei- 
gnement ,  instruction ,  coutume ,  ha- 
bitude. 

If  enil  qaar  amors  Tefforça  » 
Qui  M  Tolenté  li  donna 
Sor  toi  et  sor  tontes  ensemble , 
Dont  n'a  li  mestres ,  ce  me  sanl»lê 
^ule  coupe  en  sa  mespreture 
Jie  Ta  pas  fet  par  apresure, 
Bfaja  pair  droiture  diroite  et  fine. 

Lai  ttdrtstote. 

Approbaciozt  :  Épreuve  ,  assu- 
rance ,  raisonnement  ;  approbatio» 

Approche,  approuché  :  Accusé, 
traduit  en  justice. 

Approchier  :  Accuser,  reprocher, 
faire  des  reproches. 

AppRonaire  :  Tablier  de  femme. 

AppROXfiER  :  Tablier  d'ouvrier  de 
forge. 

Approper  :  Approprier,  nëloyer^ 
rendre  propre  ,  commode ,  appli- 
cable. 

ApprousSe  ,  aprosse ,  aprùusse  i 
Ardeur  ,  bâte  ,'  vitesse ,  empresse- 
ment; âiaspcrkas. 

AppROUVAVDEirfeitT ,  approvatide- 
ment  :  Approvisionnement ,  fourni- 
ture de  chose  nécessaire  à  la  YÎe, 
profit;  en  basi  lat.  approwimenta ; 
de  prœhenday  par  contraction  de 
pmkabenda, 

AppROirvANBER^  approvandety  ap^ 
prouvemder  :  ApproTÎaionner ,  four- 
nir ce  qui  est  nécessaire;  de  pne- 
Lenda. 

AppoiiGTBJiBiiT  :  Traité ,  trrmi^i 


APR  Si 

gement  d'après  les  pointa  disentés, 
/^ojez  AppoiircTATxoir.  . 

Apreissah  j  Pressant,  précipitant, 
insistant  ;  aspen 

Apreissansa  :  Ardeur,  nécessité 
urgente  ;  asperUas, 

Apreissar  :  Insister ,  presser  Ti- 
vement  ;  asperare* 

Apremën  :  Tribuktion ,  douleur , 
déplaisir  ;  asperitas, 

Aprenrx  :  Apprendre  ,  saisir  , 
mettre  en  sa  possession  ^  emporter  ; 
apprehendere;  en  anc.  Prov.  aprënrë» 

Qoant  qn^en  i  met ,  ici  se  mirent , 
Tuit  cil  qui  foloient  et  musent. 
As  bonet  escoUa  et  nsfCRt, 
Lors  tans  por  triéherie  aprenre, 

La  Bihk  Guiot,foL  lo^» 

ApRfeST^  :  Apreté ,  rudesse  ;  aq>e^ 
ritas. 

Aprestise  :  Apprêt ,  préparatifs 

ApretieR  ,  opresagier ,  apristt^ 
gier,  aprisier  :  Évaluer,  estimer. 

Aprim E  ,  aprimoy  ,  aprisement  .* 
Approche  ,  voisinage ,  parenté  ;  ap^ 
proximado. 

Aprimer  ,  aprismer^  aproismer  z 
Approcher ,  apprivoiser  ;  approxi-^ 
mare. 

Quant  amors  me  vit  aprimer. 
Il  tret  à  moi  sans  menacier. 

Ronùm  de  ta  Rose,  n>ers  17^0. 

ApRtNSE ,  aprison  :  Ce  qu'on  re< 
tient  par  force;  enseignement,  ins- 
truction. Fojrez  ApHlessurx  et  ëm- 

BARNIR. 

Aprison  :  Coutume  ,  habitude, 
enseignement ,  instruction. 

n  ne  puet  en  li  demorer 
Vilanie  ne  mesprJMn 
Ne  nule  maarase  aprison, 

*  Roman  de  la  Rota,  ven  1964. 

Aprisonnxr  :  Rançonner ,  déte- 
nir  quelqu'un  eA  prison  \€tprUionare. 
:  Aprissahce  :  Avantage,  préémi- 
nence. Voy^  AppRKSéirmt. 


32  A  Q  U 

A»Anr^tt«  aptvvc.ùer  :  Apprivoi- 
ser ,  rendre  privé  \  àepriptUus. 
,    Ai^i^o^:  <  < tipret^  :  Auprès ,  après . 

Aprochement  ,  aprecement  f 
t^rouchen^tiU  :  Action  d'approcher , 
approche;  approximation 

ApEo^iAiiËif  :  Approche ,  venue , 
accès  ;  cipproximatio. 

Apaop-si  :  Ches  soi. 

ApEosMiEa  :  Appeler  en  justice. 

Ap&oussb.  Voyçi  Appaoussb. 

Apte  «  uahs^  aue^  ate  :  Capable , 
proportionné  «  ajusté;  aptus, 

Aptumxste  :  Qui  est  propre  à  tout 
faire. 

Apuant  :  Appuyant ,  s*appuyant. 

Apusee  :  Imposer  «  poser ,  dispo- 
ser ;  ùiappositus y  participe  à^appono. 

Apuyal  ,  apuiail  :  Appui  ,  sup- 
port ,  soutien  ,  confort  ;  de  podium, 

'  n  choisît  la  b«Ue  Ysenlt ,  qui  regardoit  par 
dëfbrt ,  les  deux  bras  acontez  sur  Vapuiail 
de  la  £nBe*tra ,  et  enteadit  qu'elle  se  dolosoit 
Kook.  ■  Âoman  de  Tristtuu 

K^it  :  Céleri ,  plante  potagère  ; 
opium, 

Aquaire  (fil  d')  :  Fil  d*archal. 

Aquast  :  Acquisition ,  acquêt. 

Aquastexr  :  Acheter,  acquérir; 
acquii'ere, 

Aquazi^  9  équ€izié  :  Qui  est  carré  ; 
quadratus, 

Aquriixir  :  Associer  ,  donner 
part  dans  quelque  chose  ;  accoUigere, 

Aquerkav»  :  Machi&e  de  guerre. 

Aqueeir  :  Provoquer,  chercher 
fortune,  voler;  acquirere, 

Aqueter  ,  aquester  >  aquoster  : 
Acquérir,  faire  emplette,  acheter; 
d*acquisitus ,  ^axU  d* acquirere. 

Aqueteurs  de  cbemih  :  Voleurs 

de  grands  chemins  «  qui  attendent  les 

paasans  po«r  prendre  ce  qu'ils  ont. 

.  AQVEiiRT>:  Aooônrfe. 

.  AQUxpT,a9»fevr.'  Accaeiilt^  bien 

reçu;  acquimùu^ .-.; 


ARA 

Aquiaut  ,  aquieut  :  H  accueille. 
Aquieut  sa  voie  ;  Il  se  met  eu  chemin. 

Aquilant  :  Roux ,  brun ,  alezan , 
de  couleur  d*aigle  ;  à^aquila, 

Aquineter  :  Pencher  ,  baisser 
d'un  côté ,  aller  à  un  coin. 

Aquis  ,  aqus  :  Fatigué ,  réduit  à 
Textréraité. 

Aquitement  :  Décharge  qu'un 
garant  doit  au  garanti. 

Aquoiser  :  Appaiser,' tranquilliser. 

Ar  ,  aras  y  aro  :  Sur ,  proche ,  k 
présent ,  jusque-là  ;  d'hora. 

Ara  :  Aura. 

Ara  :  Laboura. 

Arare  ,  Arable ,  Arage ,  Araibe  , 
Arrabc  :  L'Arabie ,  grand  pays  d'A- 
sie ,  qui  se  divise  en  trois  parties  i 
Arabia, 

Arari,  Arabais  y  Arabeis^  Aror- 
bis  :  Arabe  ,  nom  d'un  peuple  origî* 
naire  d'Asie  ;  en  Lat.  Arabs, 

Effstion  est  armé 

Onques  ne  vi  melllor  Gascon  ne  arabt, 

Romiin  d'Alexandre, 

Ararle  ,  airage ,  arage  y  araige , 
€waule  :  Labourable  ;  arabilis  ;  pro- 
pre à  être  labouré  ;  terrage ,  campa-» 
gne  ,  labourage  ;  arado, 

Ararler  :  Labourer  ;  arare,  Voy. 
Arrarler. 

Ararustier,  arbustier,  tarabus^ 
der  :  Importuner ,  chercher  des  chi- 
canes mal-à- propos,  hors  de  saison, 

Arabe.  Voyez  Arëkr. 

Arage.  Voyez  Ararle. 

Araona  :  Treillis  m  fil  de  fer ,  et 
qui  sans  doute  imitoit  certaines  tofles 
d'araignée  ;  d*ara¥iea, 

Aracn E ,  airagne  y  aireigne ,  arai* 
gne,  iragne,  iraigne  :  Araignée ,  totla 
d'araignée  ;  araneay  e^raneum, 

A  a  AON  EUX,  airagneux  y  arai^ 
gneux :  Plein  d'araignées,  plein  de 
thaïes  4*araigiiées;  aranéosus^ 


ARA 

Am AiCBKT  (  cens  )  :  Cens ,  ou  ferme 
rmchetables» 

Aeaioe  :  Terre  labourable.  Voy. 
Aeable. 

AaAioREE.  Voyez  Aaâivfta. 

Aeaiii  ,  arainy  areim  :  Airain; 
œnunen,  formé  de  œs ,  œris  ;  en 
bas  Bret.  €uraim. 

AiAiNs  :  Trompette  d'airain  ; 
ù^ctrtunen, 

AsAiJiBE,  araigmer  f  araignier  : 
Accuser ,  chercher  à  perdre  quel* 
«ftt'un ,  à  lui  ttoire.  Voyez  ABiisSEa. 

Aa AiMMBE,  itiraingier:  Ouvrier  en 
«train* 

Ajlaîeb  y^arebre^  areyre:  Cliarrue^ 
instrument  de  labour;  aratrum, 

A  a  AI  s,  Ararii  :  La  rivière  de 
Smàne  ;  Jrar,  J/foris, 

Abaiskeour  ,  araisneor  ,  ares^ 
meomr  :  Raisonncurv  parleur. 

AmAisNEB,  lÉfkuroit/iery  aregnier, 
aresner,  aresnier^  aressoner,  aresu» 
mer  :  Parler  raison  ,  faire  rendre 
compte ,  soniBMr,  appeler  en  justice  , 
qucalionner ,  interroger ,  entretenir , 
dialoguer ,  liarangiier  ;  en  bas.  lat, 
mrmiare  ;  Barhazan  le  croit  composé 
diL  verbe  nuioeimiri, 

Ajlaishieb.:  Arrêter^  tovcber  queU 
qu*an ,  lui  parler. 

AmAisonEMBiTT  9  araisnemeni  : 
EEécution  de  ce  que  porte  un  décret  ; 
action  d'adresser  la  parole  9  de  par- 
ler, entretien ,  conversation. 

AaAM.  Voyez  Aquaibb. 

AuAiiiE  9  aranUsf  ttrrtunie:  Furie , 
rafe  ,  guerre  déclarée  «  carnage  ; 
aMigution  qu'on  s*est  imposée  par- 
devant  le  juge  ;  nrreamentiam  ;  en 
bas^  lut.  mremia  ;  en  Basque  arrosa. 

AuAMim  «  arramir  :  Faire  preuve 
4c  courage  en  se  battant  en  duel  ;. 
pfUiucttre,  engager,  att»{ner  ;  jurer, 
cetment;  eu  bas.  lat.  arramire^ 
:  Aînin; 


A  H  B  83 

Aeavgi.  Voyez  AiBAvot; 

Abarota  :  Il  appartit  en  ce  lîeti.  * 

Abavfeb  9  eranrmr  .""Brifér  leA 
reins ,  se  rompre  les  reins  ;  de  renés* 

Arap  :  Rapt,  acte  de  violence, 
vol,  larcin ,  rapine;  rt^umJ 

Abapbb:  Voler,  prendre,  saisir 
avec  la  main;  ne^pene,  arripete ;m 
bas.  lat.  arrapare  ;  en  Ptov.  arapiu 

Ar  ar  :  Labourer,  laboureur  ;  ara* 
tor;  oral,  il  laboura. 

Aras  i  Auras  ;  uroiv ,  aurons  ;  et 
maintenant ,  désormais.     . 

Arauble.  Voyez  Arable.  . 

AJU.ULIT  :  Engourdi  ,  transi  de 
froid ,  malingre ,  maladif.  . 
•'  Ara  Y  NE ,  €irena  :  Sable ,  gravier^ 
arène  ;  arena. 

Arbaleste  ,  arbalestrc  ,^  arffe'» 
iestre  ,  arcbalestre  ,  aubelestre  :  An* 
cienne  arme  composée  d*une  mon- 
ture ou  fikl  de  bois  ,  au  haut  duquel 
est  un  arc  de  fer ,  une  corde  et 
une  fourchette  ;  elle  se  bandoit  avec 
effort  par  le  secours  d'un  fer  (  espace 
de  clef) ,  propre  à  cet  usag^  ;  iorcitf 
balista  ;  en  bas  Bret.  arbfilesù'. 

IVot  serjans  à  pié  ùslrent  d*Acre ,  et  com- 
menciérent  à  Imrdîer  à  eulx  cft  d*arcx  et  d*ar* 


haiestres.     JomvUle,  Ifistoirè  de  A 

Abbalest^e  ,  arèialéstrée  .*  Portée 
d^arbalète. 

ARpALESTEL,  orholestiaût ,  ârha* 
Ustia^.  :  Arbalète ,  arbalètes. 

Arbarlestier  ,  arbalestrier:  Sol- 
dat armé  d'une  arbalète  ;  arettbaiista-' 
rius;  en  Prov.  aùubùiêstrié,     . 

Abcbbnaioe.  Vmytt  Alkmautb. 

Arbitbibl  :  R»p|W>rt ,  délîbérU'» 
tion  des  arbitres}  à^arèùmgimf^  ' 

ABBi.TBiBi.m^:  Sentence  arbitrale. 

Abboir  ,  arbores ,  arbteus  y  •  «t^ 
briere  :,  I^n  planté  d'arbrc^^  u^^ 
retum  ;  en  ba».  kt.  mrboUlÊltm  ;•  e^ 
Basque  arboia ,  arbre  ;  et  qrbffiildi^/ 
bcatfuci  ^  pépînîèBfc 


04  ARC 

A&Bovft»  mrboisier,  arbousier  t  At^ 
buste  fovgonrt  ..vert ,  et  qui  porte 
à*JaTfeîf  des  fleurs  et  des  fruits  ;  ar- 

At^f^dtxn  \  .arboirîe ,  arbrois ,  ot" 
broys  :  Bttîsspns  *  broussailles. 

K^^cmt'^  arboutant  :  Pied  de  bi- 
che ;  battre  de*  fer  iqu'on  met  eu  tra- 
Ters  d'un  des'Tentaux  d'une  porte 
pour  la  fixer.' 

Arbeeau  ,  abnsel,  arbraissiau , 
arbresseau-,  aràret  y  arbroisel,  ar^ 
bndssel  :  Arbrisseau ,  fût  d'arbalète  ; 
à'arbor.    •  : 

Akbriêr  :  Monture  de  Farbalète. 

AaBaoïKf  4»broée  ,  arbroye.'^hcf^ 
cage  9  bosquet ,'  yerger  ;  arborettim. 

Arbbois.  ^ox^t  Abbout. 

Arc  AI,  Archer^  Arghie,  tarchier: 
I?oms  propres  dérivés  à^Arcuarius. 
.    Argas  :  L'a'rc-en-ciel  ,  ou  iris; 
arcus  cœtestis, 

Arcb  :  Forteresse  9  palissade,  es- 
pèce de  fortificatïoh  \  marqué  des  li- 
mites dès  champs  diffcrens  de  la 
borne  \  cachot  ;  le  trésor  public  ou 
le  fisc  ;  autel  jpOrtatif  ;  arx  ,  arca  ; 
en  bas  Bret.  arc  et  arg;  en  Prov. 
arco.  On  dîsoit  en  bas.  lat.  arca  an- 
nonœy  pour  grenier  public. 

ARCEnsLiN,  architiclin,  archUri^ 
clin  :  Maître  d'hôtel ,  celui  qui  prend 
soin  de  préparer  un  festin;  inten* 
dant  ,.inajoid6me  ;  architricÙnus. 
.  Argxdtagrx  :  Archidiacre,  ofifi*<^ 
cier  ecclésiastique  ;  archidiaconus. 

ArcbCiLk:  Pelit coffre,  petit  ba- 
hut; èiiiMis.  l^Là\arceUa. 

Arcbr  :  Brûler.-  Fofez  Ardre. 

ArcAA  :  Enfîermer  dans  un  coffre , 
dans  un  lieu  étroit. 

Arcrut  ,  arcieut ,  arcùfi  .r  Droit 
de  logcnent,  droit  de  gite,  de  ré- 
çeptiob* 

AnGHAisME  :  Action  de  banderun 


I 


ARC 

arc  ;  expression  ancienne ,  surannée  , 
vieux  mot  ;  du  Grec  archais,  vieux. 

Archarace,  arcairage ,  arckai^ 
rage.  Voy.  Arquer  ace. 

Arche  ,  airche  :  Caisse  ,*  coffre , 
cenrueil,  autel  portatif,  trésor,  ar- 
chive ;  grande  caisse  trouée  dans  la- 
quelle on  conserve  le  poisson  ;  il  se 
disoit  aussi  d'une  salle ,  d'une  en- 
ceinte couverte  ;  arca  ;  en  Basque  , 
en  Espagnol  et  en  Albanois  arca  ;  en 
Anglois  et  en  Allemand  ark ;  en  bars 
Bret.  arch,  archedy  coffre  ;  et  archel, 
cercueil.  Onnommoit  orcA^x  (damans 
les  archives  publiques,  où  les  no- 
taires gardoient  les  minutes  des  con- 
trats. Foyez  Amanus. 
'  Archebreste  ,  archeprestre  :  Ar- 
chiprétre  ,  archevêque  ;  archipre^ 
bjrter, 

Arghxcapeeaih  '  ;  '■  Chancelier ,  le 
grand-aumônier  de  France  ;  arckica» 
pellanus, 

Archechapelaiii  :  On  nommoit 
ainsi ,  sous  la  seconde  race  de  noa 
rois ,  le  grand-aumônier  du  palais  ; 
archicapeUanus. 

Arch^e  :  Port  d'arc ,  environ  une 
centaine  de  pas  ;  Varchée  équivaloit 
à  ce  que  nous  appelons  une  portée 
de  fusil. 

Arcbéer  :  Chasser  à  Parc  ,  tirer 
de  l'arc. 

Archeoayx  ,  archegaie  y  arà" 
gajre  :  Sorte  de  lance  ou  de  pique 
que  les  archers  portoient'  ;  selon 
Froîssart  ,  c'étoit  une  machine  de 
guerre  qu'on  jetoit  sur  les  ennemis. 

Arcbelst  :  Petit  arc  ,  archet  de 
violon  ;  arculus. 

.  Archer  ,  airchiery  archiery  arf^ier: 
Soldat  de  l'ancienne  milice ,  qui  étoit 
armé  d'une  lance ,  d'un  arc  et  dtr 
flèches  ;  ce  nom  ne  fut  donné  ensuite 
qu'à  des  gentilshommes  \  en  bas.  lat. 
atcarius  f^.arcaior ^  arckaior ,  ardke- 


ARC 

rùu  ,  aremarims;  en  anc  ProT»  arkié, 
4Mrquié. 

Ki  Toit  Tcalr  Mm  «sini  caannt , 
Po«r  traire  &  loi  grant  t^etc*  d*aeier,    - 
n  M  décroît  trMlomer  «■  fnjaat , 
Et  garestir  le  il  paet  de  Xarckur.* 

CkamoH  dxLrmdê  Nmtm. 

Aj^chekot  :  Petit  archer,  épithète 
donnée  à  Cupidon. 

AmcHiBAM  :  Banc  à  dossier,  Iwnc 
d'honneur  encore  en  usage  chez  les 
paysans  des  Geyènes  :  il  est  placé  au 
coin  de  leurs  immenses  cheminées; 
c*est  le  siège  des  chek  de  la  maison 
«t  des  étrangers  de  distinction  ;  archi* 
hamcus. 

AmcHia  :  Voûte  que  forme  Tare 
lon<{n*il  est  tendu  ;  arcuaUo. 

AjiGHiaa  :  Faiseur  d*arcs ,  archer, 
soldat  ;  il  s*est  pris  pour  trésorier; 

AjLCBiERE  ,  arkiere  :  Carquois  ; 
trous  qu*on  faisoit  dans  les  murs 
d*ane  forteresse  pour  tirer  des  flèches 
aux  ennemis  ;  en  bas.  la  t.  archeriai 
en  ProT.  arkiwo^  archeiro. 

Ijf  mvkieres  sont  as  quamlaux , 
Par  où  on  trtfa  les  qnariaux , 
A  domager  la  gent  le  Roj. 

Boman  du  RenartL 

Et  anx  arehieres  de  la  tour 
Sont  arbalestres  tout  entour 
Que  soi  ■'oitroit  s*j  tenir. 

Roman  de  la  Bose, 

AmcBisaKs:  Lucarne  pour  rece- 
voir du  jour  par  une  cour  ou  un 
jardin;  en  bas.  la  t.  architriay  archena* 

AncBirma  ,  ardùfve  ,  arcifve  : 
Coffre  rempli  de  papiers;  en  bas.  lat. 
orMum*.  Voyex  Aechx. 

AacniLi.x  :  Petit  logement  placé 

taprès  d'une  étab&è;  d*arcàena ,  pe- 

tiie  maison. 
AmcHiscoLX  :  Maître  d'école;  ar- 

dÊudêoiœ. 
Aacjutaicliv.  Voy*  Aecsoblut. 


ARD 


S5 


AacHiTAai:  Archiriste,  gardien 
des  arddyes. 

Aacvoixm  ,  archoyef^  Tirer  de 
l'arc ,  courber,  plier  en  arc  ;  anmare. 

AaenovT ,  arehui  :  Droit  sur  la 
dime. 

AaoïxHS,  arîiênt  :  Étudiant  en 
philosophie  ;  artifex ,  artaitts. 

AacQ  :  Grand  coffre  à  tenir  de  la 
farine  ;  arca, 

Aaco  :  Tour,  forteresse;  arx. 

Arcohett  :  Châlit ,  couchette. 

A&coiBE ,  arooir,  arcuer  :  Conr» 
bure  que  représente  un  arc;  et  cour* 
ber;  areiuUia  et  arcuare. 

AaçoH  ,  arson  :  Ardiet  de  violon  ; 
arcus, 

AacovT  9  Arcout  :  Nom  propre  ^ 
Arcondus. 

Akct  :  Astreint ,  obligé  ;  arctus, 

AxcTi  :  Étréci ,  resserré  ;  arciaius» 

Aedank  ,  Ardeine  :  Le  pays  des 
Ardennes  ;  ^eluenna. 

Aedeeur  ,  ewdjeor^  andeow  :  Brù« 
leur,  incendiaire. 

Aedemeit  :  Incendie  ,  brûlure  ; 
à*ardere. 

Aeoemev.  FoyezUkKJitMfLTir. 

Aedeh  :  La  forêt  des.  Ardennes  ; 
Anluenna» 

Aeoee  ,  iirdoùr  ,  ardoire  >  ardre  : 
Brûler,  briller,  rougir  ;  ardere* 

Cils  alcime  le  feu  por  voir 
Por  loi  hroler,  por  loi  ardoiri 
Qui  a  sa  cheTance  establle , 
Son  biau  TÎvre,  son  biau  manoir , 
Selonc  le  cours,  son  cstaToir , 
Sans  dongîer  trestote  sa  vie  ; 
Viandes  et  boas  via^  sor  lie , 
£t  il  fait  tant  quo  par  envie  » 
Pour  ce  ou*tl  a  on  peu  d'avoir  , 
S*esmuet  a  ce  qu'il  ne  doit  mie , 
Et  prent  contre  lui  aatle. 
Qui  Ta  mis  en  si  grant  pooir. 

Jehan  K  Êigoiez. 

Aedilixe  ,  ardilUûrs  :  Lieu  rem- 
pli de  broussailles ,  de  halliers ,  de 
ronces  ;  en  bas.  lat.  ardiUana. 

3 


S6 


ARE 


Aedil;.*.,  ardriUe  y  arsille:  Ar- 
gile ,  terre  grasse  ;  argiUa  ;  en  bas. 
Ut.  ardîliim, 

Ardit,  anii^  àrdic,  turiid^  hûw^ 
dt  :  Petite  monnoie  appelée  liard  ;  en 
bas.  lat.  ardicus  ;  en  Basque  ardiia^ 
et  en  Prov.  ardido ,  pièce  de  deux 
liards.  Voyez  Harox. 

AaDoif  E ,  ordonne  :  Eau  qui  s'é- 
coule dans  les  prés  sans  qu*on  la 
Toie;  du  Grec  ardo  ,  selon  Borel. 

Aedor  :  Chaleur  «  ardeur ,  feu  , 
pétulance  ;  ardor. 

A  la  fois  TDÎt  II  cAragM  ces  choMt  ki  à 
Tenir  sont ,  et  encontre  ce  met  teCe  l'enten- 
•ion  ;  dont  U  Tient  granz  ardort  de  tensont , 
U  songes  fait ,  la  nuix  U  est  tomëe  en  jor  ;  et 
ja  soit  ce  que  U  leix  en  repos  tenget  les  mem- 
lires  par  defors  nekedent  si  at  grant  tence 
dedenz  el  marcliiet  del  cuer. 

Mand  de  S.  Grégoire,  fol  45,  F*. 

Aanouas  :  Brûleurs  de  maisons , 
incendiaires  ;  iïardere. 

AaDHE  ,  ard^  y  ùrdoir^  ardrer  ^ 
erdre  :  Brâkr,  consumer,  incendier  ; 
ardere» 

lie  papeillon  à  la  lomiere , 
S*art  et  oocist. 

Bikie  OuioL 

AanaEEiE ,  arderie  :  Entêtement , 
échauffement  de  tête  >  ardeur  ,  cha- 
leur, passion  ;  ardor. 

Akdkeux  :  Brûlant,  enflammé; 
d*ardere, 

AaDS  :  Brûlé  du  soleil ,  de  cou- 
leur Aoire  ;  ardens  pour  arsus, 

^  Aanu  ,   ardou  :  Haut,  sublime , 
pénible ,  difficile  ;  arduus, 

AanuaE  :  Échauffement  de  sang , 
colère ,  aigreur  ,  tourment ,  désir , 
araour,  emportement,  violence,  cu- 
pidité ,  chaleur,  brûlure  ;  ardor. 

Ardus,  arduz  :  Difficile,  élevé, 
escarpé  ;  arduus. 

Are  ,  aire  ,  aret ,  arez  ,  ayre  : 
Aride ,  «ec ,  deuéché  ;  andus. 


ARE 

Are  ,  hare  (tout)  :  Tovt-&- 
l'heure  ,  à  présent  ;  de  hora. 

Aké  :  Labouré,  travaillé,  défri- 
ché ;  aratus. 

Are  ,  ari  :  Bélier  ;  aries  ;  en  Basq. 
aria t  s  eu  Ativ.  aret. 

Are  AU,  aîreau  :  Charrue;  ara- 
trum. 

Arecier  :  Se  mettre  en  œuvre, 
travailler  ;  arare, 

Aredir  :  Rendre ,  remettre  ;  red-- 
dere. 

Ar^e,  eUrée  :  Labourage,  terre 
labourée ,  terré  en  labour  ;  aratio. 

Areger,  aréer^  aroiner,  arraier^ 
arréer,  arreger,  arroyer,  haréer:  S'ar- 
ranger ,  s'accommoder  ,  disposer  ^ 
équiper,  préparer,  régler,  tracer  une 
ligue ,  mettre  en  ligne  ;  de  radiare. 

Et  t^aregèrene  lî  conroi 
Moût  bdement  delèz  Tautre. 

Rom€m  de  MeHin. 

Tonte  la  gent  que  U  Rois  a 

Et  qui  s*est  à  lui  orée. 

Se  retient  d^autre  part  serrée. 

Gmihumo  Guiéuf ,  &ux«  siècie. 

Arecner  ,  aresgner  :  Attacher  un 
cheval  par  les  rênes  ou  à  la  longe ,  et 
l'arrêter. 

Areie  :  La  terre  ;  area.  Voyea 

AÏRE, 

Aremair  ,  aremer:  Répandre  des 
bruits  injurieux  contre  quelqu'un , 
l'accuser.  Voyez  Aramir. 

Arena  :  Sable,  gravier,  arène; 

Arevc  ,  arench  :  Hareng  blanc  ; 
harengiis  ;  en  Prov.  artncado^  en 
Espag.  arencada, 

Arendataire  ,  arendateur  :  Fer- 
mier, rentier, locataire ,  colon,  cul- 
tivateur ;  en  bas.  lat.  €urendator. 

Arendation  :  Bail  à  loyer ,  à  fer- 
me, location  ;  arendatum  ;  en  Prov. 
arentamën,  Voy.  Acgenskbikmt. 

Arsndee  :  Donner  ou  prendre  à 


ARE 

fente  y  à  ferme ,  à  loyer;  arendare  ; 
en  ProT.  arenda ,  arenia. 

AmBHsux  :  Sabloneux,  graTelenz  ; 
arenaceus  ,  arenosus, 

AmBiroBA  :  Réprimander,  corri- 
ger, remontrer,  haranguer;  arengare, 

AmsRGBaiB  :  Lieu  d'aisemblée  tu- 
mnltuente. 

AmsPTAa  :  Faire,  des  reproches , 
blâmer.  < 

AaKa ,  areir  :  Labourer  ,  semer , 
planter,  travailler,  repeupler  ;  arare  ; 
en  bas  Bret.  oretrL 

Are*  pour  Dieu ,  Jïarons ,  arez , 
Et  Tos  ligiuûgei  reparez  : 
Se  ne  pensez  forment  à^arer. 
If  *e«t  riens  qui  les  peast  reparer. 

Roman  de  la  Bote. 

Aebr  ,  arere,  areus,  ariery  ancre ^ 
€Êriers ,  ariez  :  Arrière ,  derrière ,  en 
reculant ,  en  retournant  ;  retrà. 

AazaE  :  Arrérage ,  échu ,  en  ar- 
rière, ce  qui  est  dû  annuellement 
pour  un  fonds qu*on afferme;  en  bas. 
lat.  areragium,  arrieragium, 

Ahbsc  :  Bequée ,  bêchée ,  appas  ; 
esca, 

Abescle  :  Cercle  mince  d'un  tam- 
bour ,  éclisse ,  écorce ,  éclat  de  bois. 

Abescuél  ,  arestoely  arestoly  ares- 
tuel  :  Blanche ,  poignée ,  anse ,  partie 
d*nne  lance. 

Une  lanee  rude  à  merreille 

lii  ont  eus  en  poing  d*estr«  mise , 

Et  il  Fa  par  Varescuel  prise. 

Roman  de  PercevoL 

Abbsneb  ,  aresgner  :  Attacher , 
lier,  retenir,  arrêter,  attacher  par 
les  rênes  ;  en  bas.  lat.  arestare. 

Abesnieb  ,  aressoncr.  Voyez 
Abaisxbb. 

Abesoxbb  ,  arresoner  :  Interroger, 

questionner ,  demander ,  s'adresser , 

raisonner;  raiiocinari;  en  Prov.  are" 

satina, 

là  Bicitres  si  Varesodà, 
Taial,  dii(-U,  enteodei  ^À, 


A  R  G  87 

Fns  tu  ribaoB ,  trahître ,  on  1ère. 
If ènil ,  fet-il ,  ains  fat  ionglere  » 
AToec  moi  ai  trestout  VaToir 
Que  li  cors  seut  au  siede  aroir. 

FaéSau  de  S.  Pierre  et  du  Jougkor, 

Abbstb  :  L*angle  întérienr  d'un 
édifice ,  petite  partie  ligneuse  du  lin , 
incommodité ,  retard  9  obstacle  ;  ar? 
rectaria  y  arista. 

Abbstbb  :  Accuser  I  croire  quel- 
qu'un coupable  ;  du  verbe  reri, 

AaESTEs  :  Barbe  d'épis  de  bled  ; 
à'arUta. 

AaESTEUx  y  arestoiÊt  :  Plein  d'ares 
tes  ;  au  figuré,  plein  d'incommodité, 
d'embarras. 

Abestibb  :  Tuile  propre  ponr  lea 
angles  des  couvertures  de  maisons. 

Abbt.  Fojrez  Abb. 

Abetif  :  Rétif,  reréche,  maua- 
sade  ;  ^arista. 

Abbub  ,  areor  :  Laboureur ,  jar- 
dinier ,  homme  de  la  campagne  ; 
dnttor. 

Abeuee.  Voyez  Abablb. 

Abcalh  :  £gout,  puits  perdu,  F(^m 
Agoust. 

Arganettb  :  Machine  de  guerre 
propre  à  jeter  sur  les  ennemis  des 
matières  combuUibles. 

Abgaht  :  Argent ,  métal  qui  tient 
le  second  rang  entre  les  métaux  ; 
argcnium  ;  éh  bas  firet.  àrgand , 
argent. 

Abgaut,  afgant:  Casaque  At  toilé 
grossière  dont  les  paysans  se  vêtent , 
habit  long  ;  en  bas.  lat.  argaviun  ; 
en  Prov.  argaou, 

Abgentelet  :  Argentin  ,  qui  a  le 
son  clair  et  aigu  ;  argenteus, 

Argenteux  :  Qui  a  beaucoup  d'ar- 
gent ;  argentosus. 

Abgbntfbes  :  Franges  d'argent  ; 
iVargefU^ery  pris  pour  argenieus. 

Aegentieb  :  Orfèvre ,  changeur, 
trésorier  de  nos  rois;  argentarius ; 


4 


88  A  R  l 

en  anc*  Prov.  arjhéntané  ^  arjhenUé. 

En  un  and  d*or  toat  nasils, 
Fu  mon  signet  xpis  et  aMti  ; 
Et  rentaiUa  moult  volentien 
Uni  trèt^bons  mestres  argenûen. 

Poésies  de  Froissart ,foL  x66,  eoL  x. 

Aeohe,  argo,  erghës  :  Champ ,  do- 
naine  ;  ageK 

Aegieb  :  Soldat  grec. 

Arcives  :  Habitans  d'Argos  ;  ^r- 
givus, 

Aagnâ.  Fioyez  Aenâ. 

AacouiEEE  :  Railler ,  se  moquer , 
démontrer,  conyaincre  ;  itrguere, 

Aeooulé  ,  argoulei  :  Arquebusier 
à  cheval ,  sorte  de  chevau-léger  ;  an 
figuré  ,  homme  de  peu  de  valeur  et 
de  conséquence. 

Aegu  :  Blâme,  reproche,  injure; 
du  Lat.  argtttus;  en  bas  Bret.  argu , 
débat. 

AacuEE  :  Pointiller,  argumenter, 
téprimander ,  disputer  ,  conclure  , 
blâmer,  accuser,  reprocher,  démon- 
trer ,  édairer ,  avertir  ;  urguere  ;  en 
bas  Bret.  arguL 

La  nuit  quant  s*amors  m* argue, 
La  met  aveo  moi  couchier, 
If  o^t  eitroit  à  ma  char  nue , 
Por  met  maifs  aMoagier. 

Givos  de  Dijon. 

Ae6|7EE][s,  argoutîe ,  argue,  ar^ 
futfe  ;  Argument ,  altercation ,  subti- 
lité ,  ruse ,  finesse,  friponnerie  ;  argn- 
fia;  en  Pfoy.  argumenta, 

Aequeux  ,  argoui,  €irgut  :  Conten- 
tieux ,  subtil,  fin ,  spûrituel ,  savant , 
habile  ;  i^rgutus. 

Aei  :  Mouton  non  châtré  ;  aries^ 
Aei  :  Sec ,  aride  ;  andus, 
Aeiduee  :  Majgre.ur ,  sécheresse  ; 
^aridus, 
Aeiee  :  Arrière,  derrière  \  de  rétro, 

G^irai  arier  parler  an  fil  Garin , 
Par  acordance  le  ferai  li  Tenir  ; 
8e  ta  le  paea  entre  ta  gent  tenir , 
OcU  Ini  •  Sire ,  nel  garîle  mia  vis , 


ARM 

Puis  feroai  pali  au  riche  roi  PepIa 
Si  ft*en  iront  li  Loherens  mendi 
Et  remanra  la  guerre  et  li  estria. 

Roman  de  (kuin  des  Loherens,  fgl.  i38. 

Arietbe  :  Se  battre,  se  choquer, 
se  heurter ,  courir  sur  ;  arietare. 

Aeifoet  :  Raifort ,  espèce  de  rave. 
Ce  mot  est  encore  en  usage  dans  le 
Lyonnois. 

Aeicot  ,  larigot  :  Sorte  de  fifre  , 
petite  flûte  militaire. 

Aeilateue  :  Qui  arrhe,  qui  donne 
des  sûretés  de  sa  parole  ;  arilator, 

Ariole  ,  auriole  :  Devin ,  sorcier  ; 
arioius, 

AaioLEE  :  Prédire  ,  raconter  la 
bonne  aventure;  arioiari. 

Arieee  :  Se  mettre  en  colère,  s'em- 
porter ,  se  fâcher  ;  irasci. 

Ariscat  :  Eveillé ,  hardi ,  sémîl* 
lant  ;  irascibilis  ;  c*étoit  le  surnom 
donné  à  Inigo ,  comte  de  Bigorre  , 
roi  de  Navarre  :  il  a  été  la  tige  des 
rois  de  ce  dernier  pays,  et  vivoit  eu 
Tan  800. 

Ariscle  :  Cercle ,  caisse  de  tam* 
bour. 

Ariscles  :  Planches  propres  a  faire 
des  portes. 

Ariter  ;  Mettre  en  possession,  re^- 
vêtir  d'une  fonction. 

Arivoer  :  Port ,  rivage  où  l'on 
arrive  aisément  ;  d^advenlorius* 

Arjbëiytiero  :  Une  mine  d'argent; 
argentoria. 

AeIiAm;  arlan ,  arlandie  :  Pillage. 
J^aîre  arlam  :  Piller,  faire  main-basse 
sans  égard,  cri  des  soldats  pour  s'ex-^ 
citer  au  pillage, 

Arlot  :  Fripon  ,  coquin ,  voleur. 

Ark  :  Bras,  membre  en  général  ; 
(innus^ 

Armaire  ,  altnaire ,  alman'e ,  ar-» 
mairie  ,  arrnarie  ,  arrnoaire  ,  aut^r 
mare ,  aumaire  :  Armoire ,  lieu  ou 
meuble  à  serrer  des  armes ,  des  h^« 


A  R  M 

bits  ;  armarium  ;  en  ProT.  armari; 
en  Langned.  armazi.  ^ 

AEXÂLiirs  ,  armelaine,  armeili- 
ne  :  Hermine ,  fourrure  précieuse  ; 
à^Armema ,  Arménie ,  grand  pays 
d*  Asie  qui  les  fournissoit  ;  on  a  de- 
puis donné  ce  nom  à  une  fourrure 
très-fine  et  très-blanche  qui  vient  de 
la  Laponie. 

AaMALx,  aumail^  aumaille  ^  au- 
maulx  :  Bœufs  qui  y  ont  à  la  charrue, 
animaux  de  basse-cour,  bétes  à  cor- 
nés  ;  armentum,  Ducange  dérive  ce 
mot  de  manualia  pecora ,  seu  ani^ 
malia  rnansueta  ,  quœ  ad  manus 
accedere  cofuueperunt, 

AaxAS ,  erme  :  Lande ,  terrein  in- 
culte ,  forêt ,  lieu  désert  ;  eremus. 

Aehatocs  :  Bandage  d'arbalète. 

AaxATUAB ,  subst.  fém.  :  Armure; 
4irmatura;por m* armature,  pour  ma 
défense. 

AmMB  9  ainnne  ,  arma ,  armie  : 
Ame ,  esprit ,  cœur ,  vie ,  ce  qui  ani- 
me le  corps  ;  anima  ;  en  Prov.  armo* 

DtlM  à  Toitre  seigneiir  le  Eoy  de  Tuaet , 
de  par  moy ,  que  je  désir  si  ardammeiit  le 
mIu  de,  •mrme,  Annales  de  &,  Loua, 

Diex,  diftt-li  Rois,  com  ore  soi  Garis, 
S'or  eiut  martet  Blaochefor  à  Clervis; 
Sacliié»  que  m^anne  eu  grant  joie  te  fist. 

Âomau  de  Garin,foL  9. 

AaifKFUf  :  Taffetas  pour  dou- 
blure. 

AaxELEiNE  :  Bétes  à  laine  ;  d'or- 
mentalis.  Voyez  Armalx. 

Armelt  ,  armelle  :  Garde-robe. 
Fojcz  AaMAiaE. 

Armée  ANGE  (Rime).  Fojr,  le  mot 
suivant. 

Arxeret  ,  Galant ,  poli ,  qui  a  la 
passion  des  armes  et  de  la  gloire  ;  ar- 
mure de  tête. 

Armerie  ,  annenie  y  armoirie  ^  ar- 
morie :  Plantes  et  fleurs  odoriféran- 
|CS|  bétoine,  giroflée,  œillet,  écus* 


A  It  9  fW) 

son ,  éctt  d*armoiriet  ;  armewitujlos. 

Arxkt  :  Casque,  armure  de  tête. 

A^MiGVAGO^  :  Gens  de  la  faction 
des  Armagnacs  ;  armeniaei. 

Armillk  ,  armeille  :  Bracelet ,  an* 
neau  ;  armiila, 

Armin  ,  Armine,  Ermin  :  Qui  est 
d'Arménie ,  qui  est  d'Hermine ,  Her- 
mine ;  Armenius ,  Armenia. 

Arminkte  :  L'alermin,  outil  de 
menuisier  ;  armamcnta. 

Armiol  ,  armiole  :  Vaisseau  des* 
tiné  à  recevoir  du  vin ,  espèce  de 
broc  ;  armillum,, 

Armiré  :  Moucheté,  hermine. 

Armoigite  :  Aumône ,  charité,  acr 
tion  de  donner  ;  eieemosina. 

Armoiries  :  Armurier  ,  artisam 
qui  fabrique  ou  vend  des  armes; 
armamcntaritts. 

Ar MOISIS  ,  armosie  :  Harmonie, 
accord ,  musique  ;  harmoma. 

Armol  :  Arroche«  plante  pota* 
gère  émolliente  ;  en  Prov.  armôou  ; 
en  Esp.  armuelku, 

Armor  :  La  mer  ;  armor, 

Armorique  :  Le  bord  de  la  mer , 
côte  maritime  ;  ancienne  contrée  des 
Gaules  ;  armorica, 

Armoter  ,  armoier  ,  armoirer  : 
Armorier ,  bla sonner  ;  armare» 

Et  delez  lui  estoit  messire  Jehan  le  Barroîs, 
à  Pennon  armojré  de  ses  anues.  Froûsart, 

Armum  :  L'épaule,  le  bras  ;  €irmu$, 

Arna  ,  argna  :  Teigne ,  vers  qui 
ronge  les  livres,  les  habits;  à^ant- 
neus ,  qu'on  prononçoit  aràcàmeuSj 
aragneus. 

Arnait,  arpan  :  Arcade,  ouver- 
ture faite  en  arc. 

Arraud  :  Débauché  ,  mauvais 
sujet. 

Aritauder  :  Chercher  noise ,  cher- 
cher dispute,  querelle  sans  sujet, 
maltraiter.  Ce  mot  est  encore  en 
usage  en  Picardie, 


ço                   A  R  P  A  R  R 

Aehoul,  Arnold,  Amolde  »  Ar^  siqne  à  cordes  ;  harpa;  en  bas.  lat. 

nould,  Ernol ,  JErnoid ,  Hemoux  :  arpa;  en  Basque  arpa  ^  arpea. 

]^om  propre,  mari  dupe  et  malheu-  Aape  :  Pour  harpie  ;  fiarpyia;  en 

reux  ;  Amoldus,  Prov.  arpi ,  saisir  ,  empoigner  ;  ar^ 

Abo,  aras,  aros,   oras,    oros  :  piou ,  ongle,  et  arpo ^  griffe.  Voyez 

Maintenant,  à  cette  heure,  à  pré-  Arapek. 

sent ,  pour  le  coup  j  d*^ora.  Arquabot  :  Mauvais  sujet,  dé- 

Arochkb  ,  arrochier  :  Briser ,  ré-  bauché. 

duire  en  poudre ,  accabler ,  jeter  des  Arquars  :  Trésorier ,  argentier  ; 

pierres  à  quelqu'un  ;  en  Ital.  arro-  arcanus, 

cluare.  Abquelieb,  harquelier  :  Kommt 

'  Aroille  :  Oreille;  auncula.  g«gé  I>ar  un  religieux  pour  le  mener 

Aboit  :  Qui  est  roide ,  qui  est  en  ^a^re  la  quête  ;   ce   mot  a   signifié 

érection  ;  arrectus,  9l\ïss\  ,  un  vagabond ,  un  vaurien ,  un 

ArÔmetis  :    Aussitôt ,   inconti-  batteur  de  pavé, 

lient.  Arquemie  ,  alchemie ,   arhemie  : 

Aroh DE  ,   alondre  ,    arondeau  ,  L*alchimie ,  Tart  d'apprendre  à  dis- 

4trondel,  arondelle  ,  amndelie  :  Hi-  soudre  tous  les  corps  naturels  et  à 

rondelle  ;  hintndo»  les  résoudre  dans  leurs  principes  ; 

ARONniLLEB ,   arundiller  :  Mur-  se  dit  aussi  de  la  philosophie  hermé- 

murer  ;  d*Airundo,  hirondelle ,  parce  tique ,  le  grand  œuvre  ;  chytnia;  en 

que  le  chant  de  cet  oiseau  est  une  Prov.  arheirdno. 

«spèce  de  murmure.  Arquemiek  :  Alchimiste ,  homme 

Et  Toiu  ne  Toleistes  Mcendre ,  mesTons,  ^^  ^^^'   ^^^    opérations   de   chiçiie 

luescreans  à  la  parole  noatre  Seignor ,  noatre  pour  trouver  la  pierre  philosophale. 

Dieu-,  arondUùuees  en  voa  uhernaclea  et  Arqukb   :    Se  courber  en  forme 

(deiatea  :  IVoatre  Seigoor  noua  haut.  j* 

r    »-i»   w,'      '           «    ^         f  d  arc  ;  arcuan, 

La  Bibie  Histonaux ,  /i®  7601 ,  chap.  i ,  .                                 ».                     , 

1;.  a6.  Deutéfvnome,  Arqukbage  ,  archairage  ,  archa-- 

Ei  noluùds  ascendere;  sed  incrtànU  ad  '"^^^  arquairage  :  Droit  par  lequel 

urmonem  Dommi  Dei  nostri  ;  murmuraatis  on  étOlt  tenu  de  faire  un  soldat ,  un 

in  tabemactUis  vestris,  a$qtie  dixûtis  :  Odit  archer  à  son  seigneur;  à^arquites, 

potninus,  Arquet  :  Petit  arc,  archet  de  vio- 

Arotb  :  Aridelle ,  mauvais  cheval,  i^q  .  ^arquatus. 

Aroue  :  Soin ,  inquiétude.  Arquoi  :  Ajustement,  parure  de 

Abousse  :   Yesce  sauvage;  ara-  femme. 

chus.  Abrableb  :  Assembler  ,  prendre, 

Aroutkb  ,  aroster,  aroter,  arro-  enlever ,  tirer  avec  force  et  violence  , 

ter  :  Conduire  ,  accompagner ,  se  ^ayi^  ,  piHer  ;   abradere.   L'auteur 

mettre  en  chemin  ;  de  ruptum,  route ,  ^u  Roman  de  la  Rose ,  parlant  de  la 

participe  de  rumpere.  convoitise ,  dit  : 

Aboy  :  Charrue;  d'^ro;  du  Grec  ^,        „       .,  ...    , 

,        T>     ^  C  eat  celle  qui  baille  a  usure 

(fronn  ;  en  bas  Bret.  ar.  E,t  preste  par  U  grant  ardure 

ArpABUE  ,   €lgripade  :   Une    poi-  D'avoir,  conquerra  et  arrabUr, 

gnée  ,  un  coup  de  poing  ;  hoipaso,  Rober,  tolUr  et  barater , 

harpax;  en  Prov.  arpado.  ^'  P"  ^*"^^*«  meacompter. 

Abpe  :  Harpe ,  instrument  de  mu-  Abbagbieb  ,  €wechier,  arrcschier. 


ARR 

fMgier:  Arracher,  déraciiier;  d'o- 
bradere ,  et  selon  Ménage ,  d*a6ra- 


AftEAcns  :  Enlèyement  'fraudu- 
leux du  pknt  des  arbres  d*une  forêt  ; 
d'abriuus  ,  part,  ^ahradere. 

AaaAFFLKE  :  Égratigner,écorcher. 

Aeraoke  :  Enrager ,  devenir  en- 
ragé ,  furieux  ;  mbire, 

Aeeaobeie  :  Rage ,  fureur  ,  em- 
portement ;  de  raUes, 

Aeeaise,  iurajrer,  anx>yer  :  Ar- 
ranger 9  mettre  en  ordre  9  par  rangs , 
par  bandes,  ranger  en  bataille;  en 
bas.  la  t.  ariare  ^  îïarrigare, 

Aeeâignbe  :  Appeler  en  justice, 
impétrer  ,  solliciter  en  jugement , 
assigner. 

Aeeaickxs  :  Barreaux  de  fer  qui 
font  saillie  en  dehors  des  fenêtres  \ 
û^aranea, 

Aeeaikee  :  Promettre ,  assurer. 

AEEÂiiriEE  :  Contraindre,  exiger 
par  autorité ,  citer  devant  un  tribu- 
nal ;  en  bas.  lat.  arrainare, 

Aeeaiour  :  Maréchal  de  camp , 
sergent  de  bataille  ou  de  compagnie. 
Voyez  Areatee. 

Aeraisohee  ,  arraisonner.  Voyez 

AmÂISITER. 

AmEAMiE  :  Accusation,  méchan- 
ceté. Voyez  Aeaxie. 

Aeeamine  :  Amende  par  défaut. 

Abeamie  ,  arrametr^  arramier  : 
Promettre  de  servir  quelqu'un  sans 
en  avoir  le  dessein  ;  assembler ,  réu- 
nir, convoquer,  sonner  le  tocsin, 
appeler,  s*engager^  défier  ;  en  bas.  lat. 
arrandrt  ;  place  arrande^  joute,  com- 
bat indiqué ,  engagé. 

IfoU  les  ofMicz  wrratmr, 
Seretnent  faire  et  foy  plevir. 

Xef  ComstUutkmi  de  Chartesmagne, 
Aeeapa  :  Accrocha,  prit,  saisit 
avec  avidité  ;  à^arraper  ;  en  Basque 
atrapa  i  rapine. 


A  R  R  91 

Aeeapee  :  Saisir  avee  force  et 
avidité,  accrodier,  empoigner;  or» 
ripere, 

Aerâs  :  Cri  d*arroesdes  Flamands. 

Aerasement  :  Dernière  assise  de 
mur  élevé  à  égale  hauteur,  apla- 
nissement. 

Ae RASEE  :  Élever  des  murs  à  égale 
hauteur  ,  raser  ,  mettre  en  ligne 
droite,  démolir,  jeter  bas,  unir, 
aplanir,  niveler;  dans  le  Lyonnois 
on  appelle  le  ruisseau  d*une  rue  For- 
rase  ;  en  Basque  arrasa  ^  signifie 
perte ,  carnage ,  destruction  ;  de  ra- 
sum  y  supin  de  radere, 

Aeeastle  :  Espèce  de  bêche. 

Array,  arrayement  :  Ordre ,  dis- 
position ,  arrangement  ;  arramen-^ 
tum. 

A'RRATié ,  array ié :  Équipé,  four- 
ni dp  toutes  choses. 

Arratee  ,  arroyer  :  Essayer  de 
faire  quelque  chose,  arrêter,  ren- 
contrer, mettre  en  bataille ,  arranger, 
disposer  au  combat;  arrigare ;  en 
bas.  lat.  arraiarc. 

Aerayer  ,  arraiour,  array eur  ^ 
array our  :  Maréchal  de  camp ,  gé- 
néral d'armée ,  chef  d'une  troupe  de 
gens  d*armes;  en  bas.  lat.  arraiator  , 
arraîtaior. 

Arrkak GHE  :  Ordonnance ,  arrêt , 
ordre ,  jugement  ;  en  bas.  lat.  arres^ 
tum, 

Arréer  :  Labourer  pour  la  pre- 
mière fois ,  disposer  la  terre  aux  se-^ 
mailles  ;  préparer ,  équiper ,  régler , 
arranger  ;  arare. 

Tout  le  quareiine  Cst  arréer  le  Roi  lei  nefi 
pour  reveiûr  eu  Fraucr. 

Joinvilie,  Histoire  de  S.  Louii, 

Arreisquk  :  A  moins  que ,  à  côté, 
Arrender  ,  arrenter:  Prendre  014 

donner  à  rente,  à  cens  ;  en  bas.  lat«. 

arrendare ,  de  reiLicre  ou  rcilere. 
Aeeejcse.  Voyez  JLKkmvz^. 


/ 


9^  A  R  R 

AEAraTCMENT  :  Bail  à  rente  , 
prise  à  rente  ;  de  redditus  ou  reditus, 

Arre&e,  arrers  y  arreus  ,  arriens  , 
arrier  :  Derrière,  arrière,  en  recu- 
lant ,  retournant  ;  dans ,  chez ,  au- 
près; de  retrà, 

Ar&esgiea  :  Arracher,  déraciner. 

Aeresoher.  ^o^ez  Aresoker. 

Arresser  ,  arreger:  Dresser,  roi- 
dir,  hausser ,  relever  ;  arrigere, 

Arresteul  :  Anse ,  manche  ,  poi- 
gnée ,  partie  d*une  lancé. 

Arrestoison  ,  arrestance ,  arres- 
tée  ,  arrestement ,  arretizon  :  Arrêt , 
jugement ,  obstacle ,  empêchement , 
retard  ,  délai  ;  arresturn, 

Arresuer  ,  arresver  :  Interroger , 
arrêter ,  juger  ;  de  restare  ;  en  bas. 
lat.  arrcstare. 

Arretakgs  :  Domicile ,  demeure  ; 
de  restans, 

Arretiste  ,  arrestographe  :  Com- 
mentateur d'arrêts,  d'édits,  d'ordon- 
nances; à^arrestuin,  et  du  Grec  gra- 
pM,  j'écris. 

Arrêtée  :  Derechef  ,  encore. 
Voyez  Arrere* 

Arrez  :  Vers ,  de  côté  ,  de  tra- 
Ters ,  du  côté  de ,  aux  environs ,  en 
dehors,  excepté.  Fojez  Aîeb..  Une 
terre  exempte  de  tout  droit,  €urez 
de  dixme. 

Arrie  :  Obstacle,  empêchement; 
de  restare. 

Arrier-arages  :  Arrérages ,  reve- 
nus de  terres  labourables  restés  en 
arrière. 

Arrière  ,  orriers  :  Derechef,  en 
arrière,  autrefois,  ci- devant,  an- 
ciennement ;  de  retrd. 

Ça  en  arrière ,  qnVnfès  estote 
il  me  loaTient  bien  qne  j'ooie 
Parler  de  sains  et  de  saintes 
Dont  a  Caiens  et  mains  et  maintes. 

Miracle  de  la  benoîte  dent  çue  nosire 
Sires  maa  en  t'enfonce. 


A  R  R 

Arrheri^:  Retardé,  retenu,  em- 
pêché ;  de  retrà.  « 

Arriere-ban  :  Convocation  des 
arrière -vassaux  du  souverain ,  no- 
blesse que  le  roi  mande  pour  servir 
en  corps  dans  ses  armées  ;  retrb^hanr 
num.  Voyez  Bak, 

Arriere-mis  :  Écarté ,  négligé  , 
mis  de  côté  ;  cy  arrière ,  ci-devant ,  et 
quelquefois  il  est  pris  pour,  ci-après. 

Arriérer:  Retourner  en  arrière, 
retarder ,  rejeter ,  interdire. 

Arriers  ;  Train ,  suite ,  équipage  ; 
derrière ,  à  reculons  ;  rétro, 

Arrite  :  Petite  monnoie  en  usage 
dans  le  comté  de.Bigorre. 

Ar ROCHER  ,  arroquer  :  Presser, 
accabler ,  fouler.  Voyez  Arogher. 

Arroi  ,  arrois ,  arroy,  arroye  : 
Ligne ,  trait ,  rang ,  disposition ,  fa- 
çon ,  sorte ,  espèce ,  genre ,  manière  ; 
arrangement  ,  propreté  ,  magnifi- 
cence ,  équipage ,  suite ,  train  ;  en 
bas.  lat.  arraiamentum.  Voyez  Ar* 

RIERS. 

Car  qnoi  !  qui  tous  auroît  crache 
Tous  deux  encontre  le  parroy 
D*une  matière  et  d*on  arrcy. 
Si  seriez-Tons  sans  diiTérence? 

Padkelin, 

AuROi  kv  CE  jorreance,  arréement  : 
Arrangement  ,  disposition  ,  prépa- 
ra tif. 

Arroier,  arroyer,  Voy.  Arriver. 

Arrois  ,  arroy  :  Train ,  attirail  de 
labour ,  ordre ,  arrangement ,  cor- 
tége,  pompe  ,  convoi,  équipage  de 
guerre. 

Arrol  :  Voûte ,  arcade ,  courbe  ^ 
cintre. 

Arrouge  ,  arrouche  :  L*arroehe  , 
plante  potagère. 

Arrour  :  Erreur,  écart,  égare- 
ment ;  error, 

Arrousers  :  Arrosoir,  arroser; 
Nicod  dérive  ce  mot  de  rojr  ou  rosée» 


A  R  s 

A&EOUTKK  :  Assembler ,  mettre  en 
traiD ,  mettre  en  tas. 

Aaaot  :  Arrangement,  équipages. 
Fbje*  AmRiBEs  et  Arrois. 

AB.muKKm  ,  turnmer ,  arrumer  : 
Mettre  en  ordre ,  arranger,  équiper, 
régler.  Foyez  Areatse. 

Aes  :  Partie  de  devant  du  corps 
d'un  cheyal ,  d'un  cerf;  d'artus. 

Aes,  arsé,  arseiz,  arsis,  arsiz, 
arssiz  ,  art,  arté  :  BriÛé,  enflammé , 
embrasé ,  incendié  ;  arsus;  en  anc. 
Prov.  éirsa.  S.  Pierre  ^des  Jrsis  (  et 
non  des  Ands  ) ,  S.  Pierre  des  Brûlés. 

Mal  fVit  chauffé ,  qui  toit  t'est  an, 

Ancien  Proverbe. 

Aes  ,  arse  :  Adulte  ,  avancé  en 
Age;  iMdukus. 

Ams  :  Art ,  science ,  état ,  métier  ; 


Aes  :  L'épaule  ;  du  Grec  armos, 

Aes,  €irçon,  arçonez,  arcf,  or- 
son:  Arc,  archet  de  violon;  d*ar- 
eus ,  d'où  est  venu  le  nom  de  la  rue 
S.  André  des  Arcs ,  et  non  des  Arts. 

AasKA  :  Charbon  peu  brûlé. 

Aesbcatb  :  Espèce  de  pique  ou 
lance.  Voyez  Aechboate. 

Aesbrac  :  Arsenal  ;  de  l'Arabe 
dar-sendah  y  en  retranchant  \e  d , 
atelier,  magasin. 

Aesbe  :  Brûler ,  briller  ;  ardere. 

Aesbe  :  Rehausser ,  redresser. 
Vojes  Aestke. 

Aesburb  ,  arsure  :  Brûlure ,  ar- 
deur ,  pet]}e ,  souffrance  ;  eirdor. 

Aesxn  :  Brûlement  par  ordre  de 
josticse  d'une  maison  appartenant  à 
un  criminel  ;  à^ardens. 

AiLSivs  :  Bois  qu'on  brûle  dans 
une  forêt  qu'on  veut  labourer  ;  d'or- 
€Unsm 

Aasius  :  Bois  brûlé  par  accidens. 

AmsoiE  :  Hier  au  soir. 

AmsoN ,  artin  ,  arsion  ,  arsour  : 
Incendie ,  brûlure ,  en4>rasemeiit. 


ART  93 

Arstbr  ,  €udery  ardre ,  arser,  etr- 
ter  :  Brûler  ;  ardere;  en  anc.  ProV. 
arsar. 

ARStJRB.  ^oj^ez  Arsbitrb. 

Art  :  Brûlé  ;  d'aster.  On  dboit  en- 
core, savoir  d'art ,  pour  être  fin, 
rusé. 

Art  AIL  ,  artauxj  orteil,  artei,  oT' 
deux,  artoil,  ortoy,  ortoz ,  ortuel : 
Article ,  articulation ,  doigt  du  pied , 
de  la  main  ;  ongle  de  patte  de  loup  , 
de  chien  ;  orticuius. 

Arte  ,  artison,  artuson  :  Vers  qui 
s'attache  au  drap ,  et  qui  le  ronge. 

Artblibr  :  Atelier,  lieu  où  l'on 
s'occupe  de  certains  arts  ;  lieu  où 
Ton  pose  les  outils  et  les  machines 
propres  à  ces  mêmes  arts;  d'on^- 
cialis, 

Artbr  :  Arrêter,  retenir,  répri- 
mer, fixer  ;  de  restore, 

Arter  :  Brûler  ,  s'eriflammer  , 
s'avancer  ;  ardere, 

Artibit  ,  curcien,  artefior,  arteus  , 
arttficiere  y  orti/iory  ardien,  artousy 
artox  :  Artiste ,  qui  opère  avec  art , 
adresse ,  avec  habileté  et  prudence  ; 
savant  dans  les  arts  ;  orti^ex. 

Artilleck  :  Art ,  science,  savoir, 
érudition. 

Artillembnt,  orteilleriey  arteUe- 
rie ,  artillerie  :  Meubles ,  ustensiles , 
attirail  ;  machine  de  guerre  ;  en  bas. 
lat.  artillaria  ;  en  Basque  artiUeria. 

ArtUJene  est  le  charroi 
Qui  par  Dac ,  par  Comte ,  ^ar  Roi, 
On  par  aucun  Seigneur  de  terre , 
Est  diargié  de  quarrians  en  guerre, 
D^arbalestea  ,  de  dars ,  de  lances , 
Et  de  targct  donnes  semblancet , 
De  tiex  hamois  la  prendre  senlent, 
Li  desgami  qui  prendre  en  veulent. 
Cil  qoi  les  délivrent ,  en  baillent 
A  cent  à  qui  tiex  choses  faQlent. 

GuilL  GmartJoL  34i ,  iT. 

Artiller  ,  ardlhier  y  artHUer  : 
Fortifier ,  armer  ^  équiper  un  homme 


94  ARtr 

de  gnerre;  parer  avec  art,  opérer 

avec  artifice. 

Près  de  la  Marche,  for  la  mer, 
ÀToit  fet  un  cbaitel  fermer , 
Qui  moult  eitoit  bien  batiUiea  * 
Si  fort  et  si  artiUUz 
Qia*il  ne  cremoit  ne  Roy ,  ne  Conte. 

Le  dû  du  Baril,  n^  7918, y^A  i, 
R^,  eol.  1. 

Aetilleux,  artUleus ,  ardUeuse, 
artillos.:  Fin,  rusé,  artificieux;  ar- 
tillus,  à^artificiosus. 

Je  tais  avec  lea  orgueilleux ,  « 

Les  usuriers,  les  arHUeux , 
Quf  les  mondains  honneur  convoitent 
Et  les  grands  besongnes  exploitent. 

Roman  ée  la  Mcêe. 

Ge  maîng  avec  les  orguellens , 
Les  TeaJea  ,  les  artUhmt , 
Qui  mondaine»  honors  conroitent 
Et  les  grans  besoigncs  esploitent« 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  11391. 

Aetimacb  :  Art  magique ,  sorcel- 
lerie. 

AaTisixR  :  Artisan;  àLortifex. 

Artos  :  Pays,  cluunp^  aire,  sol; 
arvtttn. 

Artcit  :  Repas,  droit  de  gite; 
du  Grec  artos ,  pain.  M.  de  Sainte- 
Palaye  croit  que  ce  mot  vient  de 
p<istus, 

Abtumaieb,  artlmtùre  y  arimai- 
re  :  Magie ,  sorcellerie  ;  ors  nuQor* 

Si  sai  meiat  beau  geu  de  table , 
Et  d*entregiet  et  à'artumaite. 
Bien  sai  un  enchantement  faire. 

Fabliau,  dee  deux  Bordeort  riheuu, 
fol,  70,  i?®.  coL  3. 

AaviirKE  :  Ruiner ,  abîmer  ,  dé- 
tniire. 

Amuaa ,  arrure  :  Labour ,  labou- 
rage; anuum, 

Aetâlk  :  Mauvais  dessein. 

Arvâulz.  ybjrez  A.hYAJ.i, 

Arts  :  Place  vide  et  propre  pour 
bâtir,  terrain  y  cbamp;  arvmmi  en 
bas.  lat.  arpA. 


ASC 

Arvoirb  :  Enchantement ,  vision  ^ 
vapeur. 

Or  serent  bien  et  voient  tait 
Que  par  songe  est  on  par  arvoire 
Ife  tiennent  pas  la  chose  à  voire. 

Fabliau  tCAhuL 

Arvol  ,  arvaux  ,  arvolis ,  arvolt , 
arvaulu,  arvout  :  Arcade ,  voûte  , 
cintre;  arcus  votutus ;  en  bas.  lat. 
aruoutus. 

As  :  Aux  ;  ad. 

Com  li  Prodom  se  gisoit  en  son  lit 
Et  3  avoit  grant  paor  de  morir. 
Ne  regardoit  son  père  ,  ne  son  fil , 
Ne  son  parent ,  ne  son  germain  cosîn  , 
Af  moines  noirs  que  Sains  Beneois  fisc 
Donoit  sa  terre  et  trestot  son  pais , 
Et  por  itant  fna  li  mons  apoari. 

Ronumxks  Lohermtu 
As  :  Avec. 

Fors  qu*il  est  plain  dVnvoiséore  , 
Et  qu*il  ge«è  lu  gens  et  parole. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  9(M. 

As  :  Unité,  monnoie  valant  ua 
sol;  as. 

As  AIR  :  Essai ,  épreuve. 

AsAL ,  asais  ,  asalx  :  Assaut ,  at- 
taque ;  assultus. 

AsisRR  :  Rassasier,  donner  ea 
abondance. 

AsAUDRE  ,  asoudre  ,  assaudre  ,  as^ 
saure ,  assourer  :  Absoudre ,  remet- 
tre une  peine ,  une  dette  ;  absolvere. 

AsAvoRRR  :  Goûter ,  essayer ,  sen-» 
tir  ;  de  sapcre. 

AscAircE  :  Rémission  ,  absolution* 

AsçAVANTER  '.  Rendre  savant ,  de- 
venir savant ,  s'instruire  ;  de  sapnrcm 

AscKK iiRE  :  Gravir ,  monter  ,esGa?* 
lader,  s*élever;  à'ascendere* 

Cil  levaunt  par  nuit,  aseeruK  tit  ttoimt 
Siuai ,  com  nostre  Seignor  out  comandé» 

Biàle  kittoriatuc.  Exode  j^  ehap.  34» 

verset  4« 

AscRHsiair  :  Droit  de  succéder  à 
un  aacendaat;  Oèvensio. 


A  SE 

AtcB&TBLBR  :  Casser  la  tète ,  la 
cerrelle. 

Après ,  Delis  et  Bîen-celer , 
irônt  par  Honte  ascervcitr, 

*  Motnan  de  la  Rose ,  ven  10943. 

AscBEMEs.  Fojrez  Acéement. 

AsciEHT ,  assume.  Voyez  Esciakt. 

AsciBNTEE  ,  assiantre  :  Avec  con* 
noissance ,  ▼oiontairement  ;  scienter. 

Alscin  :  Enclos  ,  enceinte ,  mu- 
raille ;  de  cinctus ,  part,  de  cingere, 

AsGON  :  Petite  nacelle  ;  itscMs  ;  en 
Anglo-Saxon ,  tue. 

Ascokdeb.  Voyez  AecoirsEa. 

AsGOUT  :  Ecoute.  Estre  en  ascout: 
Etre  aux  écoutes. 

AscouTEE  ,  abseoulter,  ascoher  , 
mscuter  :  Ecouter ,  fagre  attention  , 
entendre  ;  auscuUare  ;  en  bas.  lat. 
abscuUare. 

Ascuff  :  Aucun ,  nul ,  personne. 

Ascua  :  Tranquille ,  qui  ne  craint 


AsB  ,  adne ,  ahne ,  aisne  ,  asen  , 
asgne ,  asne  :  Ane ,  béte  de  somme , 
monture ,  ânon  ;  aselius ,  asinus  ;  en 
bas  Bret.  asen  ;  en  Ital.  asello. 

Um  asme  «Toit  eo  ta  maison. 
Mais  teil  €une  ne  vit  luais  hom , 
Qni  vint  ans  entiers  le  servi  ; 
Mais  né  saî  s*onqaes  teil  serf  tî. 
lÀ  asne  momt  da  TÎellesce , 
Qni  OMot  aida  à  la  richesce , 
Tant  tint  li  prestres  son  cors  chicr  i 
C*onqne  non  laissast  acorchier 
Et  Tenfoi  00  semetiere 
Ici  lairai  cette  matière. 

JLi  Testament  de  tAsne, 

AsmEEEE  :  Se  rendre  maître  de 
^ttdque  chose  par  force ,  attaquer. 

Qai  a  joré  son  terement 
Qaa  jà  ca  Chasiel  Hkoserra,     ^ 
Ile  jà ,  ce  dit ,  cop  a*i  ferra. 

*  JoaMM  de  la  Mose,  *ûen  10904. 

FraBchise  et  Pitté  s*ofrèrront 
Çoatra  Oaay icr  et  l'Aferrofir. 

*  Ibid»  imrt  itïQSi. 


A  S  O  9S 

AsBEvisEE  :  Donner  une  terre  à 
charge  de  service  ;  de  servùium, 

AsGouT  :  Eau  de  pluie,  ruisseau^ 
fossé  rempli  d*eau;  d*aqua. 

ASGUILLETTE  ,    S.    f.    AiguillcttC  « 

ornement,  ruban;  d'acuieus, 

AsiRE  ,  assotifrir  :  Fournir  le  né- 
cessaire ,  donner  assez. 

AsiSEE  ,  assiser  :  Assiéger.  Vojfe% 

ASSAEDEE. 

Ils  arcent  Rains  et  asisent  Paris, 
Us  brident  Rheims  et  assiègent  Paris. 

Roman  des  Lokerens. 

As3f  £E ,  aesmer  :  Estimer ,  peuser» 
juger ,  évaluer;  œstimare, 

AsMOiNUE  :  Aumône^  charité,  li* 
béralité  ;  du  Grec  eleérnosyné.     , 

AsNiAus  :  Ane ,  ignorant* 

Dont  je  seroie  trop  asniiuu. 
Se  n*en  savoie  raison  rendre. 

*  Dit  du  'vrai  Anel,  %%o, 

AsoAOE,  asouage,  assoage  :  Il  sou- 
lage ,  il  adoucit ,  il  diminue. 

AsoAGEE ,  asouager ,  assoager,  as-- 
soaigier ,  assoajer,  assohaiger  ,  as^ 
souager  y  assouagier ,  assouger  y  as^ 
souvager  ,  assouvagier  ,  assuajer  : 
Soulager ,  adoucir ,  consoler ,  appai- 
ser ,  calmer ,  diminuer. 

Se  Diex  li  grans  t*a  tonrmenté, 
Soffrir  li  dois  sa  Tolenté; 
Cliias  qni  te  sçet  adamagier. 
Te  saora  bien  assouagier. 

Distiques  de  Càtoa^ 

AsoLOEE.   Voyez  Asâudee. 
AsoMEE   :    Terminer ,    achever  , 
compter. 

Amor  commence ,  amor  Mome, 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  4481. 

.  Et  tôt  par  nombres  asoma , 
Et  set  combien  en  la  some  a. 

*  Ibid,  17x99. 

AsoEBiE  :  Eteindre  ,  absorber , 
anéantir ,  engloutir  ;  absorbere, 

AsoEBiLLEE  :  Sc  ncttojer  les  oreil- 
les ,  couper  les  oreilles  ;  d^auriçula. 


gG  ASP 

AioSTiLLBR  (a')  :  S*indastrier« 

Il  De  teroitnt  ja  si  vain 

Que  trestait  ne  ê^asostiOasseni 

Comment  as  armes  coatrestasseot. 

*  Koman  de  fa  Base ,  'vers  i8a82. 

AsoTKE ,  asotir,  asouUer  :  Deve- 
nir sot  ou  foa. 

AsoTiE  9  asoiement  :  Folie ,  sottise  « 
ignorance  ^ et  débauche  ,  prodigalité, 
incontinence  ;  ^asophia;  en  bas.  lat. 
asotia* 

Asouacbmeut  :  Émancipation  , 
soulagement ,  consolation ,  adoucis- 
sement. 

AsoupEfL  :  Choquer,hearter,  frap- 
per, 

AspARAOE  ,  asparge  ,  asperague  : 
Asperge ,  plante  potagère  ;  asptira^ 
gus,  du  Grec  asparagos;  en  bas  Bret. 
asperjus, 

La  coustume  fut  jadis  en  Boècie ,  que  les 
Jbonnes  et  honnestes  matrones  approuchantes 
pour  devoir  coucher  la  nouvelle  mariée  ,  lui 
îuisoient  nng  cliappellet  sur  sa  teste  de  bran- 
ches de  asparaees  aspres  et  mai  gracieux , 
▼oulans  dire  qu  il  falloit  endurer  les  rudesses 
dumary. 

Le  Mariage  de  PolUon  et  Euridice, 

AsPBCTioN  :  Inspection ,  vue  9  coup 
d'œil  ;  aspectus, 

AspÉB  :  Épée  9  glaive.   V*  Espée. 

AspER  ,  aipre  y  aper  ^  aprie^  as-- 
pers  ,  aspre  :  Dur  ,  rude ,  b&ton 
noueux ,  raboteux  ,  inégal ,  stérile  , 
aride  ;  d'éisper,  aspreium, 

AsPE&cioN  :  Ouverture  ;  d*apertio. 

AspÉBEB  :  Rendre  âpre ,  rude  ;  as- 
perare* 

Aspérité  :  Rudesse  ,  âpreté ,  iné- 
galité ,  stérilité  ;  asperitas. 

AspiES  :  Un  peu  ,  peu,  en  petite 
quantité. 

AspoRT  :  Enlèvement ,  rapt ,  trans- 
port ;  asportatio, 

AspoRTER  :  enlever ,  transporter , 
emporter  \  aiportare*  * 


A  SS 

AspRE  :  Ardent,  empressé,  dur^ 
rude ,  désagréable  ;  aspretum^  tispefk 

Il  est  plus  asprts  c*une  ronsce  ; 
Miex  vaut  de  mon  solas  une  onCe, 
Que  du  sien  ne  fait  une  livre. 

Fabliau  de  Constant  Duhamel. 

AspRicB  :  dpresté  ^  aspérité  ^  as- 
presce  ,  aspresche ,  aspresse,  aspreté  , 
aspreteit ,  aspreur  :  Sévérité  ^  Âpreté^ 
rigueur ,  rudesse  ,  peine  ,  douleur  , 
tourment ,  ardeur,  activité ,  animo* 
site ,  exaction ,  corvée  pénible ,  ai<« 
greur  \  à^asperitas. 

Tu  deaires  par  aventure  la  santeit ,  maïs  ta 
redotes  Vaspreteit  de  la  médecine  por  ceu  k« 
ta  te  sens  et  tenre  et  aaftrme« 

Sermons  de  S.  Bernard, 

Tu  Jortè  saluiem  optas ,  sed  curationli 
acerbitatem ,  teneritudmis  pariter  et  œgritÊt^ 
dinis  propriœ  conseiiu  reformidas» 

AspRiR  ,  aprir,  aspérir,  asproier, 
aspToyer  :  Exciter  ,  pousser  ,  aiguil* 
lonner  ,  aigrir,  irriter  ,  tourmenter ^ 
poursuivre;  asperate, 

AsQUETTE  :  A  l'abri.  Se  mettre  as- 
quctte  :  Se  mettre  à  couvert  pen* 
dant  une  pluie  ou  un  orage. 

AssA  :  Çà,  adv.  çà,  dites-moi. 

AssABLBVEKT  ,  asuÊbUssement  .* 
amas  de  sable  qui  forme  une  lie  ;  de 
sabulum. 

AssACiNBMEKT  i  AssassiuBt ,  mcur* 
Ire.   Ployez  Haresins. 

AssAnE  ,  aissade  :  Bêche  ,  houe  , 
lioyau  ;  iïascia* 

Assagir  :  Rendre  sage ,  le  devenir 
soi-m«me  ;  de  sapientia» 

AssAiBR  ,  asaier,  assoyer ,  saiet: 
Essayer ,  tenWer ,  se  disposer ,  tâcher  ; 
goûter ,  éprouver  ,  connoitre  )  ea 
anc.  Prov.  assatar, 

AssAiBUR.  Voyez  Assbur. 

Assaig:! ouRiR  :  Devenir  seigneur  i 
se  rendre  maître. 

>UsAiLL£ii.  Voyez  Assârdbb. 


Assailliez  :  Assaut  »  attaque  ;  as^ 

SU/iUSm 

r.t  k  ces  choses  faire  mîstrent  bien  sept 
seroainrs  ;  et  assek  y  ot  soarcut  de  bbncs 
nssail/iez  et  de  biaus  |>oignei«  deT»«nt  les 
portes.  Gui/I,  de  Tyr,  foL  a;[ ,  ^. 

AssAiNEMKNT  :  Assignation,  liypo- 
tlièque  ;  assiffnauo. 

AssAiRE  :  Arclicr  ,  homme  de 
guerre. 

AssAL  ,  axsalie y  assoit,  assalx, 
assault  :  Assaut ,  attaque  ;  assiiiius. 

AssALin  ,  asalir ,  assaulter  :  Assail- 
lir ,  assiéger  ,  attaquer ,  poursuivre. 

AssAMBLKR  .*  Assembler,  attaquer 
Tennenii,  comparer,  venir  aux  mains* 
Âssctnbler  les  proycs  :  Butiner. 

Ass AMPLE ,  exsarnple  :  Exemple , 
précepte  ;  exemplum, 

AssARDER,  assallir,  assardre ,  as- 
saudrCj  assaulter  y  assauier:  Poursui- 
vre, assaillir,  assiéger,  attaquer,  esca- 
lader ;  assélire;  en  bas.  lat.  assalliare. 

Ci  affiche  son  piet,  to  ki  es  juniens  de  crîz 
et  si  apren  de  ciiin  grief  tentation  tu  «oies 
mssalli ,  ke  nn  ja  ne  crocps  ke  uost  e  Sires 
t'ait  por  cea.  Serin,  de  S.  Bernard,  fol.  ia6. 

Ass  A  SE  ,  assasié  y  assazc  :  Ense- 
mencé ,  fertilisé ,  satisfait ,  fortuné  , 
Leureux. 

As<»ASER,  assasier  y  assazer  :  Sa- 
tisfaire ,  fournir ,  rassasier  ;  assistera 

A.vsAssx!<rs.   Voyez  Hakesiks. 

AssAULDROiT  :  Attaqucroit  ;  as- 
laitt;  il  attaqua  ;  du  verbe  assaillir, 

AssAULER  :  Assembler  ,  mettre  en 
tas. 

Ass  AULX ,  assons  :  Assises  ,  rentes 
seigneuriales;  assisia*. 

AssAVANTER ,  oscavatitery  assaver, 
assavoir:  Instruire,  rendre  savant; 
de  sapiens ,  part,  de  sapere, 

AssAvoURER,  asavorer,  asauurer, 
assaverery  assavoreiry  assavorer  :  As- 
saisonner, goûter,  donner  du  goût , 
goûter  avec  plabir  y  ragoûter ,  ins- 


A  S  S  97 

trulre  ,  essayer ,  sentir ,  éprouver , 
savourer;  de  sapor. 

Moult  sont  prodorame  II  Templiers; 
Là  se  rendent  11  cheTaliers 
Qui  ont  le  siècle  assavoré , 
Ht  ont  tout  veu  et  tout  tastiS. 

Bible  Guioe,/ol,  loi,  F^.  . 

AssAZEz  :  Rempli ,  comblé  de  bien, 

content.   Voyez  Assaser. 
AssEAu  :  Hachette  ;  ascia^ 
Assecder,   assechier,  asseicher  : 

Devenir  sec ,  sécher,  dessécher  ;  dW* 

siecaré, 

AssÉE  :  Bécasse;  en  bas.  lat.  accia. 

Asseoie  ,  assegié,  assegiéc  :  Assis , 
assise. 

AssEGi£R,a^^^er,  asseyery  assieer: 
Faire  asseoir  ,  poser  ,  placer  ;  assi-^ 
dcre ;  en  anc.  Prov.  assëirc, 

AssKGNER  :  Déterminer,  fixer,  at- 
tribuer ;  assignare, 

AssEGNORiR  ,  asseigneurir  :  Mai-* 
trlser ,  se  rendre  maître ,  autorber  j 
à'insignior, 

AssEGRissER  :  Adoucir,  appaiser* 

AssKGijRANCHE  !  Assuraucc ,  pro- 
tnesse  ,  engagement. 

AssEôURANCBER  ,  asscurenter  : 
Promettre ,  s'engager.  Voyet  Assl^u-^ 

RER.  • 

AssEiÈR,  asseger,  assegier,  asseir, 
asseoir,  assessir  :  Assiéger  ,  cerner , 
environner,  envelopper;  assiderc ^ 
en  Prov.  assista, 

AssRiLE  ,  asseilles ,  assenne  :  Pe- 
tit ais  ,  planche  dont  on  couvToit  leà 
livres  ;  d'assa  et  assainenta, 

AssEix  :  Vue  et  uiDnlrt»e  ,  indica* 
tion  i\is  héritages  contentieux  qui  se 
dressoit  en  forme  de  procès-verbal 
pardevant  un  commissaire  chargé 
d*en  fôire  coniioitre  la  nature ,  la  si- 
tuation ,  les  tciians  et  nboutissans. 

AssEi!<fG  :  Assignation,  désigna- 
tion. Asseing  {F un  héritage  :  Son  as- 
siette, le  lieu  où  il  est  situé;  assignation 

o 


^9  A  SS 

AssEiE ,  assir  :  Bien  placer,  trai- 
ter ,  s'asseoir,  se  poser;  à^assidere ; 
en  bas  Bret.  aseein  ;  en  anc.  Prov. 
iissèirë, 

AssEis  ,  iisseiz,  assex ,  assies ,  as- 
siez  :  A  suffisance  ,  en  quantité  suf- 
fisante ,  assez ,  beaucoup  ,  trop  ;  €id 
saûs  ;  en  Ital.  assai;  en  Ëspag.  asaz, 

AssELEiR  y  assenéir  :  Assurer ,  ga- 
rantir. 

AssEMBLANcs  .*  Rcssemblauce,  rap- 
port ,  conformation  ;  assimilatio. 

Assemble  :  Ensemble  ,  en  tas  ;  in 
nmul. 

Assembler  :  Ressembler,  et  ras- 
sembler ;  asximulare,  assimilare;  en 
anc.  Prov.  assëmblar, 

AssEMER  :  Orner,  parer.  Voyez 

ACESMER. 

AssEN ,  asens,  assenty  assenz  :  In- 
telligence ,  sagacité,  esprit ,  adresse  ; 
accord ,  consentement ,  signe,  indice  , 
renseignement ,  conuoissance  ;  assert- 
sio,  Estre  cTassens  :  Etre  du  même 
sentiment ,  du  même  avifi. 

AssEKitLEMKNT  ,  assemhlement  : 
Union  de  Thomme  et  de  la  femme  \ 
réunion ,  rencontre ,  société. 

AssKNDi  :  Assuré,  confirmé,  con- 
senti ;  iVassensus, 

A  SS  K  N  E ,  assainement ,  a^senementy 
assigiiement  :  Assignation,  destina- 
tion, signe  ,  indication,  position, 
disposition ,  placement ,  saisie  ;  as- 
signaiio  ;  en  bas.  la  t.  assenarnerUum; 
en  anc.  Prov.  assëntamOn» 

Assener  ,  asenery  assegner,  assci- 
gncr,  assenier,  assenneir ,  assincr  : 
Placer,  destiner,  marier,  établir, 
assigner  ,  désigner ,  enseigner ,  ré- 
server ,  adresser,  arriver,  atteindre  , 
parvenir  \  assignare;  en  bas.  lat.  o/- 
senarc. 

Le  Seîgnor  doit  le  gig«  reeeroîr  et  assener 
Ifi  jour  de  bataille  au  quartntième  jour. 

Assises  de  Jénttaiemg  çhap.  ^3, 


A  S  S 

Vialê  quant  Dieu  bien  eftproyé  l*eiut« 
Droit  en  Egipte  le  mena  , 
A  un  hermite  Vasena, 

Caïuier  de  Coinsi,  Uv,  8,  chap,  i"^ 

Assenez  :  Favorisé. 

AssRNiRR.  Voyez  Assetnek. 

AssEN nement  :  Assurément;  main- 
mise ,  désignation  d'un  revenu  à 
prendre  sur  certain  fonds ,  saisie  féo- 
'dale;  en  bas.  lat.  assenamentum , 
à^assignamcnturn , 

AssEN NLR  :  Consigner  ,  assurer  y 
atteindre  ,  frapper ,  convenir  ;  assiff» 
nare. 

AssENT ,  assentement  :  Consente- 
ment ,  accord  ;  assensus, 

Fai  ayant  apporter  la  cbartre  que  1!  mar- 
chit  ot  de  rEmpereour  Bauduin  qui  fu  fetft 
par  le  commun  assentement  des  hanta  Baron» 
qui  pour  cet  atliment  furent  esleu. 

Fille-Htuxiouin, 

AssEKTÂNT  :  Consentant,  accor- 
dant. 

AssENTÂTEUR  :  Complaisaut ,  flat* 
tenr  ;  d*asseniator. 

AssENTATioN  :  Acquîesccment  ser^ 
vile  aux  seatimens  des  autres ,  coi^ 
descendance  ;  assentatio. 

AssENTER  :  Consentir ,  acquiescer* 

Voy.   ASSKNTIR. 

AssKNTiLLONS  :  Tuîles  de  bois. 

AssENTiR  :  Consentir,  acquiescer» 
pressentir,  sentir,  ressentir,  toucber  ; 
assentiri. 

Quant  Toit  Saint  Pierre  que  Diex  fairo 

Rient  ne  yoluit  de  cehte  affaire  , 

Prier  l'en  list  à  ses  arcliangleh, 

A  set  apostres  ,  à  ses  angles, 

A  ses  martirs,  à  se&  coufcs; 

Mais  pour  ce  qu'ert  mort  deconfes, 

A  leurs  prières  ne  i'assentL 

Gautier  de  Coinsi,  Miracles  de  NoiFW» 
Dame,  liv.  z ,  chap,  i5. 

Assenz  :  Accord  ,  consentement  \ 
asse/isus. 

Asseoir  ,  asseor  (s')  :  Se  reposer, 
et  assiéger  ;  assiilcre,  Yoy.  AsSKiK&.. 


A  s  s 

AsszmAGiR  :  Rendre  serf  an  hoitlxnci 
libre.    Voy,  Asskrvagir. 

AssEEEXANTER  :  Recevoir  le  ser- 
ment de  quelqu'un  ;  de  sacrameti" 
turn,  jurement. 

AssKR EMEUT  :  Sûreté  donnée  en 
justice  ;  de  sacramentum  ;  et  crépus- 
cule du  soir. 

AssERER  ,  asserrer  (s*)  :  Affirmer , 
s^assurer  de  quelque  chose  ,  s'en 
rendre  le  maitre  ,  la  prendre  ;  asse- 
rere  ;  en  bas.  lat.  assecurare. 

AssERGENTiR  :  Assujettîr,  obliger  ; 
de  servicns, 

AssERiR  :  Faire  soir  ;  calmer,  tran- 
quilliser. 

Ass^.RisiER  :  Calmer ,  adoucir , 
txanquilliser. 

Assermentée  :  Cueillir  les  sar- 
meos,  et  en  faire  des  fagots  ;  prendre 
à  foi  et  à  serment ,  lier  par  un  ser- 
ment ,  jurer  avec  serment;  de  sacra- 
mentum. 

AssERTER  )  assarter  ^  assorter^  es- 
gartcr  :  Défricher  des  bois ,  serrer  ^ 
retenir  ;  asserere, 

AssERTEUR  :  Qui  assure  ,  qui  af- 
firme son  droit  ;  assertor, 

AsscRVAGiR  ,  asservir ,  asseoir: 
Aider  ,  obliger  ,  servir ,  se  soumet- 
tre ,  conserver  ,  préserver  ,  ache- 
Tcr  y  consommer  ;  assenûre  et  assers 

AssESSER  :  Etablir  ,  régler ,  dispo- 
ser, asseoir,  fixer ,  imposer  ;  assidere, 

AssESTOTs  :  Aussitôt  ,  sur-le- 
champ. 

AssJÊTARSi  :  S'asseoir  ;  assidere, 

AssETAT  :  Assiégé ,  assailli. 

AssEULER  ,  esseuler  :  Isoler ,  éloi- 
gner ,  réduire  à  être  seul  ;  de  solus. 

AssEUR  ,  assaieur  :  Collecteur  des 
iatlle»  dans  les  villages  ;  certain ,  as- 
suré ;  en  bas.  lat.  assessor, 

AssEUKy^c.  :  Certainement,  assu- 
lément ,  aTCC  sécurité ,  en  sûreté. 


A  S  S  99 

Assr.uRÈifEivT  :  Sauf-conduit  ac- 
cordé à  un  accusé  par  le  seigneur  ou 
le  juge  ;  et  assurément ,  avec  sûreté  f 
assurance  y  avec  sécurité. 

AssEURER  :  Certifier, assurer,  affir** 
mer  ;  en  bas.  lat.  assccurare  ,  formé 
de  la  prépos.  ad,  et  de  securus. 

Lî  Rois  Jehan  ont  entière; 
Mais  il  ne  Pont  gaires  ploré. 
Ueuris  ses  fins  ot  la  couronne; 
Si  hoiune  Pont  tuseuré, 

PhiL  MomkeSyfoL  609. 

AssEURETÉ  :  Assurance  donnée  ca 
justice  ,  sauf-conduit. 

AssEURisT  :  Assura  ,  promît. 

AssETERATioir  :  Affirmation,  assu** 
rance;  asseveratio. 

AssEVERER  :  Affirmer^  assurer} 
asseverare,        * 

AssEviER.   Voyez  Assouver. 

AssEviR.  Voyez  Assouvir. 

AssETER.  Voyez  Assaier  et  As^ 

SEIER. 

AssEYNER  ,  asscnicr ,  assirder  i 
Mçttre  des  signes  ou  des  marques  sur 
les  habillemens  ;  assignare.  Les  filles 
publiques  de  Toulouse  éloient  obli- 
gées de  mettre  des  marques  pour  se 
distinguer  des  honnêtes  femmes. 

Assi  :  Ainsi ,  de  cette  façon  j  et  à 
lui ,  à  elle. 

AssicEs.  Voyez  Assises. 

AssicHE  :  Pieu  ,  pilotis. 

Assiège  :  Place ,  terrain  vague. 

AssiECTE  :  Imposition,  taille;  as- 
siecte  de  tailles;  assia  talliœ, 

AssiEMENT  :  Cession  ,  abandon  ^ 
situation ,  désignation  et  séance. 

AssiEMENT  de  bois  :  Partiedefor^t 
désignée  pour  être  abattue. 

Assiis  :  Confiés ,  fiés. 

AssiESTA.  Voyez  Assist. 

Assiste  ,  assiote,  assoie  :  Aban- 
don de  terres ,  dont  le  produit  égale 
les  arrérages  d'une  rente  de  laquelle 
on  étoit  chargé,  on  les  intérêts  d'una 


loo  A  s  s 

aommed*argent  que  l'ondevoit  :  c'est 
aussi  une  assignation  de  dot ,  de 
douaire;  en  bas.  la  t.  assieia, 

AssiGNANGE  :  Assignation  ;  en  bas. 
lat.  assignamentum. 

Assigne  :  Estimation, ordonnance, 
mandement;  assignation 

AssiL  :  Exil ,  bannissement  ;  exi- 
Uumn 

Si  ancan  fct  chose  par  quoi  le  legier  cou- 
rage à  homme ,  buit  apoanté ,  il  est  eoToié 
en  MsiU  Ane.  Coutume  <f  Orléans, 

AssiHBELA  :  En  faire  accroire  ;  si- 
mulare, 

AssiNS  :  Assassins  ,  meurtriers. 
yojrez  Uakesins. 

Assis  ,  assises  :  Droits  que  levoient 
les  seigneurs  sur  les  bétes  de  trait. 

Assises  :  Plaids  «olemnels  et  ex- 
traordinaires que  des  juges  supé- 
rieurs alloient  tenir  dans  des  justices 
subalternes.  Les  assises  se  tenoient 
toujours  dans  un  lieu  public  ,  afin 
que  chacun  pût  y  avoir  un  accès  libre 
et  facile.  Ce  mot  signifioit  aussi ,  re- 
cueil des  loix  d'une  province ,  d*hn 
royaume  ,  assemblée  de  personnes 
notables  qui  se  réunissoirnt  chez  le 
souverain  pour  juger  en  dernier  res- 
sort les  grandes  causes  :  leurs  arrôts 
étoicnt  sans  rappel  ;  assisœ, 

AssisiAGE  :  Ressort,  district ,  us, 
et  coutumes  d'un  pays  ;  assisa, 

AssisT,  assiesta  :  Assiégea.  Voyez 

ASSKIEH. 

iSanuacherib  assist  à  la  parfin  Jérusalem. 

Bibie  Historiaux. 

Assistée  :  Mettre, poser,  établir, 
ordonner,  dresser,  ériger,  statuer; 
statuere ,  assistcre. 

AssisTRENT  :  Ils  s'assircnt;  scde- 
runt. 

Asso ,  erso  :  Devant  erso  ,  avant- 
hier. 

AssoÂGER,  assoagier  y  assûoigier, 
assoajer,  assoïiaiger:  Soulager,  coa- 


A  S  S 

soler ,  adoucir ,  diminuer,  appaîser , 
calmer. 

AssoiLÉ,  absoillé  :  Déchargé ,  ab« 
sous  ,  dispensé  ;  absolutus. 

Assoie.   Voyez  Asseir. 

AssoLEiR  ,  axsolir  :  Chasser  ,  ren- 
voyer ,  mettre  dehors  ;  d'ejrilium,  II 
se  dit  plus  communément  des  pou- 
les, des  pigeons  et  des  voleurs  de» 
champs.     , 

AssoLOYER  :  Se  chauffer  au  soleil, 
faire  chauffer  ,  mettre  au  feu  ;  en  bas. 
lat.  assolare  y  d'assarc, 

AssoLT  ,  assolte,  assoste  :VarU  du 
verbe  assoudre ,  absoudre. 

AssoMK  ,  assommé  f  assomné y  us- 
soumé  :  Assoupi ,  endormi ,  las  ,  fa- 
tigué ;  somniculosus. 

11  est  un  petit  aplommé; 
Helas  !  il  est  si  assoiné 
Le  povre  home  ! 

Pathelin, 

AssoMER,  assommer,  assomner, 
assoumer  :  Compter ,  nombrer,  finir, 
dire  en  compte;  causer  un  profond 
sommeil ,  être  assoupi ,  fatigué ,  las. 
Estre  assommé ,  être  accablé  de  som- 
meil; somniare, 

AssoNDRER  :  Assurer,  absoudre; 
cacher ,  dérober  ;  ahscondere ,  absol- 
vere. 

AssoNNiER,  assounier,  sougnier  : 
Donner  ses  soins  à  faire  une  chose, 
la  soigner,  la  prendre  en  considé- 
ration. 

AssoEBissENT  :  Ils  absorbent. 

Assorte  :  Assorti,  assemblé,  ap« 
pareille  ;  de  sors, 

AssossÉ  ,  assoiis  :  Absous ,  franc , 
quitte ,  déchargé ,  exempt ,  lavé  d*uno 
faute  :  absolutus, 

AssoTÉ  :  Sot,  ébahi,  éprisd*amour; 
infatuatus. 

AssoTER ,  assotir,  assoutir:  Rendra 
sot ,  convenix ,  être  sortable ,  agréer» 


AST 
plaire ,  (ascîner  les  yeux  ;  infatuare. 

Quel  drap  eit  cecy?  Yrajeinent, 
Tant  pla»  le  voy  et  plus  m^assotef 
n  mVn  fault  avoir  une  cotte. 

Pathe/in. 

AssoUÂGtMENT  ,  assouvagcment  : 
Soulagement  ,   consolation.    Fojez 

ASSOAGER. 

AssouAGEa  )    assouagier.    Voyez 

ASOAGEK. 

AssouDAE  :  Absoudre;  absolvere, 

Lt  abbei  et  Ir  covent  Di*oiit  assout  et  mes 
antrceavors  de  par  ons  et  de  par  rApostoIe 
dr  toutes  les  metpruoiiti  ke  iiout  arou»  fait  à 
réglise  S.  Aruot.  Titre  de  l'an  ia35. 

AssouLAiEÂ  :  Faire  un  plancher  ; 

AssouPEMENT  :  AchoppcRient ,  oc- 
casion de  faute. 

AssouR  (rime)  :  Absoudre. 

AssousTHs  :  Exempt ,  franc,  quitte^ 
absous  ;  absoiuttts, 

Assou\iLGER,  assouvagirr.  Voyez 

ASSOAGER. 

Assou'VEE  ,  asseicher  ,  assevier , 
assoui'ier  :  Etang  qui  ne  s'cmpois- 
ftoiine  pas;  et  dessécher,  mettre  à 
sec  une  ]iièce  d'eau,  un  étang  ;  en  bas. 
la  t.  axseiviarc ,  à\issudesccre» 

Assouvir  ,  axs(mr  :  Achever,  con- 
tenter ,  conclure ,  accomplir  ;  arran- 
ger et  finir  une  affaire  ,  persuader  ; 
en  anc.  Prov.  assuavar,  M.  Huet  dév 
ri\e  ce  mot  d'adsopirc.  Je  le  croirois 
plutôt  formé  de  suaviari  ou  suadere. 

Dame  assouvie.  Dame  parfaite, accomplie; 
puissance  assouvie,  puissanoe  absolue. 

Assuré  ,  conduit,  Foycz  Baw  de 
T^i.s-roNo. 

Assurément  :  Déguerpissement 
d'un  héritage  chargé  de  cens  au  profit 
de  celui  à  qui  Je  cens  étoit  di^. 

AssuvANENTs  :  Calmc ,  repos, dou- 
ceur ;  suaviias. 

AsTAc  :  A  la  chaîne ,  attaché,  lié. 

AsTAo  :  astade,  estaile  :  Stade  , 


AST  lor 

mesure  itinéraire  de  1 25  pas  géomé- 
triques ;  stadium  ;  en  basse  la  t.  aS" 
iadia, 

AsTAiN  :  Etain. 

AsTE  :  Broclie.  Voy*  Haste. 

AsTEiiTERiE  :  Courroux.  Vbyet 
Aatie. 

AsTELiÉ,  astiery  hader  :  Grand 
chenet  à  crans  servant  à  mettre  plu- 
sieurs broches  ;  de  husta.  Voyez  Ha*^ 

TIER. 

AsTEi.LE,  aitcllrsy  attelle  :  Bf^toA 
de  pique  rompu  dans  une  bataille  ; 
et  en  général  tout  bois  rompu ,  co- 
peau ,  latte ,  éclat  de  bois  ;  (V/iasta; 
en  bas.  lat.  astalia ,  astella;  en  bat 
Bret.  astelL  Voyez  Estelle. 

AsTKNANCE  :  Abstincucc ,  jeûne  j 
contrainte-  astenance ,  hypocrisie. 

Pien-celcr,  ContraLinte-astenance , 
Qui  Faus-semblaut  o  li  nmaine  ; 
Senx  li  i  vcniit-e!e  à  paiuc. 

*  Rotnan  de  la  Rose,  itcrs  1066^ 

Astenah CE,  atenance  :  Sensibilité , 
impression ,  pouvoir.    Voyez  Ate- 

ITAKCHE. 

AsTENANT  ,  atenant  :  Sensible  « 
tendre. 

Tf  le  est  d*araours  la  poissance  , 
Qu*c'lc  fait  Tome  ttitenant, 

jédam  li  Bocus, 

» 

Asti  ,  aste ,  haste,  hasti :  Broche, 
pique ,  lance  ;  /lasfa, 

AsTiÉ  :  Rôtisseur,  cuisinier;  haste* 
lator.  Voyez  Uasteur. 

Astievemekt  :  Hâtivement,  trop 
vivement  ;  active, 

Ft  pour  ce  f^uVlle  iroit  &ant  ordenance 
Et  trop  asticvement  et  «ans  mesure , 
S*elle  u*avoit  qui  de  m  de»inrsure 
Le  dffttourdast  et  le  rainesurast , 
Et  de  son  droit  rienle  le  droit  ura>t: 
Pour  ce  7  fn  par  droite  art  ordonnée 
Une  roe  seconde. 

Froissart,  t Horloge  amoureust, 

AsTiLLES  y  astereaux  ,  astreaux  : 

3 


V       ^ 


102  A  T  Jl 

Tranches  de  viande  qu'on  roule  et 
qui  se  mangent  grillées. 

AsTiNB,  aslicy  astique  :  Querelle, 
désordre ,  confusion  ;  de  tinea, 

Aganacmnon  vit  la  asdne 

Qui  p€ut  monter  à  grande  haine. 

Ovide,  nus, 

AsTOis  :  Longe,partie  d'un  animal. 

AsTONKE  :  Pique ,  lance  ;  hasta, 

AsTOU  :  Autour  ;  de  tornus,  Astou 
Ij  prtdel  :  Autour  du  petit  pré. 

AsTEECH  :  Etroit ,  serré  ;  axinctus. 

AsTEu  :  Ustensiles  de  labourage. 

AsTUCR  :  Finesse ,  ruse ,  adresse  y 
fourberie  ;  astus ,  astuHa, 

AsTuaciEH  :  Homme  très-rersé 
dans  une  chose. 

AsvouTREA  ,  avoultrer  :  Couper , 
tailler  les  branches.  Avoultrer  ia  vigne, 
c*est  la  tailler  et  en  couper  les  bran- 
ches inutiles. 

At  :  Il  a ,  elle  a  ;  d'habeL 

Atabâ  (s')  :  S*asseoir  par  terre 
dans  un  coin. 

Atâchk  :  Epingle ,  échalas ,  lien  ; 
ù^attcarcre.  Ménage  le  dérive  à^atta-^ 
chiare;  je  ne  sais  où  il  a  pu  prendre 
ce  mot. 

A  T  A  H I H  ,  ataine ,  atainement , 
atfiyne,  atones,  athaine,  aOùne,  atie, 
atinc ,  attaine,  attine  :  Haine,  dis- 
corde ,  querelle  ,  dispute  ,  chagrin  , 
jalousie,  animosité ,  tourment.  Se cisi 
atahin  seoit  :  Si  cette  haine  subsiste. 

Atâign K  :  Dépit ,  confusion  ;  de 
iinea. 

Ataike  ,  ataines  :  La  ville  d*Athè- 
pes  ;  Atfienœ, 

Son  mestres  Arittote  ^Ataine  ^ 
Qu*ainors  bone  leauB  lointaine 
Se  défirent  à  aprochier. 

Jjt  Lt^  dTAristnte. 

ATkiTxn'E^ata/ffner,  atayncr^  athir, 
atiner  :  Nuire ,  mal  faire  ^  fatiguer  , 
inquiéter ,  lasser  ,  irriter ,  obséder , 
peiner,  ennuyer,  chagriner  ;  tineare; 


ATA 

en  bas  'Brtl.  atayna.LAulxn  de  Da« 
mcrey  le  dérive  du  Grec  ate. 

Atainsux  ,  ataineus ,  ataineuse  ? 
Fâcheux  ,  méchant ,  querelleur  ;  en 
bas  Bret.  atayner, 

Atâing  :  Qui  appartient ,  un  pa- 
rent ,  un  allié. 

Atalatcter  ,  atalenteir,  atatenter, 
atenlenter  :  Disposer,  instruire ,  ren- 
dre propre  à  quelque  chose,  avoir 
bonne  volonté  ,  apjprouver ,  avoir 
pour  agréable,  se  mettre  en  train  , 
agir  de  bonne  grâce ,  faire  plaisir. 

Puisque  fabloier  nCatalcnte 

Et  je  y  ai  ini»e  mVntente*,  (*ina  science) 

Ne  lerai  qirencor  ne  vons  die. 

Fabliau  de  Bertnger  au  long  C. . . 

AxAPf T  ,  hâtant ,  aiante ,  ataunt  ^ 
h^taunt ^  adv.  :  Au  temps,  alors, 
lors ,  après ,  d*abord ,  en  attendant , 
en  ce  moment ,  maintenant,  au  reste, 
puis. 

A'taunt%^9Xi  Vait  Abraham  hors  de  Egypte, 
cil  et  M  femme  à  totes  rien:»  qu'il  ont,  et  Loth 
od  lui  à  la  partie  viers  le  South. 

Bible  Historiaiix ,  n°  6701  ^  chap.  i3. 

Ascendit  ergo  Abram  de  AFêgypto ,  ipse  et 
tixor  ejus  et  omrtia  quar  habebat  et  Lot  cum 
eo,  ad  australem  plagam, 

Atapier  ,  s*atapiry  atupier,  tapir  : 
So  cacher,  se  presser,  se  tapir  contre 
quelque  chose ,  aller  en  tapinois ,  en 
cachette  ,  à  la  dérobée  ;  en  Prov. 
atapa. 

Un  Prestres  qui  arolt  non  Plcgilles. . . .  nn 
jour  pria  nostr**  Scingnrur. . . .  quNl  li  mous- 
trat  quel  forme  et  quel  scmlilauce  i'atapissoit 
•ouz  le  pain  et  le  vin  que  li  prcstre  sacrolt  à 
Tautel. 

Fies  des  SS.  Pères ,  /iV.  a  ,/ol.  88,  f». 

Atarger,  afarg/er  :  Relarder,  tar- 
der, venir  trop  lard ,  prolonger  uno 
chose,  la  traîner  en  longueur;  tar^ 
dure. 

Dame,  distl-fle,  or  vous  empire  « 
Quar  vcz  ici  ,  par  Dieu ,  mon  Sire,^ 
O  luy  trois  marcheans  ensemble: 
La  dame  Tôt ,  de  paor  tremble  \ 


ATE 

B«  et  U  den  sut  aiarptrr, 
S<Hit  aodnî  nOli  dn  corier. 
£Ue  taflU  hor*  tonte  nne , 
An  plustoftt  qii*el  pot  l'ett  TMtue. 

Lb  Dict  du  Cuvier» 

Ataroie  9  atarge  ,  atargetiison  , 
iUargier,  atargue  :  Retard ,  prolon- 
gation ,  retraite;  tardor,  tardiias, 
tarditutio. 

Atatalz  :  Attentat ,  crime  ;  à^at- 
ttntitre, 

Ataves  :  Ancêtres  ^  aîeax  ;  d^ata- 
pus.  Voyez  Ahteckssoes. 

Ataxie  :  Trouble ,  rumeur,  confu- 
sion ,  irrégularité  ;  ataania, 

Atédier  ,  attedier  :  Ennuyer,  être 
è  charge,  relâcher,  amollir  ;  tepescert. 

Atkle  :  Eclat  de  bois  à  brûler. 
Voyez  Estelle. 

Atemprah CE ,  sttbstf,  :  Arrange- 
ment ,  modération ,  accord  ;  tempe- 
rantia  ;  en  a  ne.  Pror.  aeé/nprat» 

Atexpremknt  ,  adif,  :  Modéré- 
ment ,  règlement  ;  temperanter;  en 
Aiic.  ProY.  atëmpërânsa, 

Atemprrr  ,  atrempery  attemprer: 
A  rra  nger,  mesurer,  accorder^  régler; 
êeinperare. 

Fn  tons  tens  do!t  en  îtsi  atemprer.  Tore  «t 
de  run  maugier  et  de  Tautre. 

Ri^gle  de  S.  Benoit,  chup,  4i* 

Atemptee  :  Suqîrendre ,  entre- 
prendre, éprouver;  aitentare. 

ATKif  ANCHE  :  Suspension  d'armes  y 
trêve  limitée.  Voyez  Atrrver. 

Atehdance  ,  aiendue  :  Espoir,  de- 
sir,  espérance  ;  à'attendere. 

Si  crieng  autinc  aroir  perdae 
Mon  espérance  et  niatendne, 

*  Roman  de  la  Rose ,  vers  3987. 

ATENnuK  DE  CONSEIL  :  Délai  qu*on 
sccordoit  au  défendeur  pour  con- 
sulter. 

Atevurir  ,  attenerir  :  Atténuer , 
slToiblir;  attenuare, 

Ar iRi^yatterir  :  Remplir  de  terre, 


ATI  io3 

et  détruire ,  broyer ,  briser ,  ruiner  , 
écraser,  épuiser  ;  eaterere, 

AniaissEKENT  :  Amas  de  terre  que 
les  eaux  emmènent  d*un  lieu  à  un 
autre  ;  en  bas.  lat.  atterrdmentum, 

Aterment  :  Arpenteur. 

Atermivement  :  Délai,  conclu- 
sion ;  terminatio. 

Aterminer  :  Prêter  à  usure. 

Lor»  jert  bons  Creatîent  qoant  nonstro  do" 

miné , 
Ont  recéa  l'argent ,  on  l*Ant  atermmé. 

*  Test,  de/,  de Meung,  vers  1991* 

Atestar  :  Porc  châtré. 

Ateven ES  :  Etienne,  nom  propre^ 
Stepkanus.  Voyez  Esteines. 

Athavee  :  Tuer ,  6ter  la  yie  par 
surprise. 

Athle  :  Languissant  y  mourant. 

Atice  ,  atise  :  Engage ,  excite ,  aft» 
tire. 

Aticiiê  :  Attaqué ,  assailli. 

Atiérer  :  Equiper,  appareiller. 

Atiiment  :  Accord,  traité,  con* 
Tention. 

Atine  ,  atdne  :  Dommage ,  que- 
relle ;  tinea. 

Atiner  ,  aftr,  atiainer,  attiner: 
Chagriner ,  nuire ,  irriter  ,  impatien- 
ter ,  hâter ,  presser  ;  tineare, 

Ati n  et^  ,  aûncié  :  Bien  aj  usté,  paré* 

Atineusement  ,  adv,  :  Avec  im- 
portunité,  vivement. 

Li  Sarraxîn  qnî  aTOÎent  derant  conm  rert 
Frauçoifc ,  se  trairent  arrière  enlonr  yetpres  , 
et  fu  par  arenture  ,  ponrce  qu*il*  Touloient 
garder  leur  Sabbat  ;  mais  le  jonr  emprèa 
▼indrent  si  aigrement  et  si  atineusement , 
quMs  faitoient  nos  gens  crier  ans  arme* 
quant  ils  dévoient  mangler. 

JoûwUle,  Histoire  de  S.  Louis. 

Ariif TER ,  adncter  ;  Coiffer ,  or- 
ner ,  embellir ,  ajuster ,  parer. 

Atire  :  Orné ,  ajusté ,  paré ,  dé- 
coré. 

Atirer  :  atiner  f  atdrer:  Ajuster, 
oonvenir ,  accorder,  orner,  décorer, 

4 


ATR 

A  Ton  H  B  II ,  atoumer  :  Parer,  or- 

ler,   nrrangpr  ;  et   dans  un  autre 


noMr^-StiDgnnl^. 

Kègle  de  S.  Benoù,  ckap.  i. 

sens,  changer,  défigurer  ;  a 
en  La».  lat.  atorrmrv. 

El  TolW  nt  q„t  so.enl  «.irni 
Qu'où  Yoîi  dr>  bicD»  l»u>i  n..l 

Atikbr  :  Traiter,  compoMr,  ar- 
rêter. 

Si  l™r  doil  IVn  miiT  reprover 
El  atarnrr  a  plui  graril  liante  , 
Qu'à  cdi  qui  de  bOnl  .lo  nul  en 

ncte. 

Atisr-  peu  :  Fourgon ,  instrument 
fourctiu  pour  tirer  la  braise  d'un 
four  ou  d'un  feu  quelconque. 

Atisieh  ,  aticer  f  atiser ,  atitier  , 
atizcr,  aldsier ,  attiser  :  Allumer,  en- 
flammer, exciter,  brûler,  attiser; 
e.rcitarci  en  bas  Bret.  atisa  ;  en  Esp. 

Ne  doit  iToir  lolug  dv  faiotinf. 


Lruneiio  latlni,  l!v.  s, 

Ato  :  Acte ,  action  ;  ai-vu  ,  aetio. 

Atoivrf.  :  Collier  ou  joug  qu'on 
met  aux  boeufs. 

Atohfb  :  préparer ,  environner , 
promulguer  une  loi;  parer,  orner, 
embellir.  Voyez  Acesmeb. 

Atoh  ,  itloiir,  atours:  Ornement, 
parure ,  préparalîf ,  disposition ,  ap- 
pareil ,  équipage  ;  en  bas.  lat.  alor- 
Jia  ,  ô'aelornamentlim. 

Atortté  ,  atomes,  aloarné,  attnr- 
nes  :  Procureur,  porteur  de  procu- 
ration ,  celui  qui  fait  les  affaires  d'un 
antrej  en  bas.  lat.  altornatim. 

Li  atoivé  ,  eit  lil  qui  pardeTaDt  justir*  est 
nluriti  puor  aurun  ta  ctctieqiiii.r  ,  ou  en  ai.. 
titf,  Duîlaït  rrcorlipanrpDiiriuîirect  pour 


Atout, aloiirne:  Prépare, dispose. 

Atos]ohs,  lisez  ,  à  tos  j'ori  mais, 
toujours  niai.T  :  K  totijours,  a  perpé- 
tuité ,  pour  toute  la  suite  des  temps. 

A  TOS  KE  :  A  tous  ceux  qui ,  à  tous 

Atour  :  Statut,  règlement,  or- 
donnance ,  prérogative  ,  bien  ,  fa- 
culté ,  parure  ,    ornement.   Voyez 

ATouttaiKEsse  ;  Femme- de-cham- 
bre, couturière. 

Atoubre»  ,  atorni'ir  ,  atorner, 
atourncir,  aiarncr:  Parer,  équiper, 
arranger  ,  babiller  avecgoùi,  har~ 
naclier;  statuer,  arrêter  ,  adapter, 
régler,  apprêter,  orner,  embellir, 
ajuster,  disposer,  préparer,  appa- 
reiller; et  se  révolter,  se  roidir,  se 
défendre;  adornare ;  en  Prov.  s'a- 

La  bajaiii-  alorn*  à  mrngliT 
fJiiar  GuSlp  en  pul,  palca  au  poivre 
El  Lnu  Tin  cklrel  hoD  i  borrrp. 
Fabl'au  du  Pmire  et  de  la  Dame. 

m  micï  pur  le,  ciirt. 

Sermonide  S.  Bernard,  fol.  i6. 

Atoift  ,  lisez ,  il  toul  :  Avec  tout 
cela  ;  iitiial  su  ckemisc ,  avec  sa  seule 
clieinise  ;  alout  un  homme,  avec  un 
seul  lionimi'. 

Atraiul:,  anraire  :  Attirer,  exci- 
ter, préparer;  tiltrahcre. 


ui  du  Hou,  fil. -13 1. 


ATR 

Atbu  ;  Derrière  ;  reirA. 

ATBATXII.LZK  :  Chagriner,  tour- 
menier. 

ATkATiiBi  :  On  nommoît  ainsi  la 
portion  qu'un  seigneur  avoit  en  cer- 
tain,cas  ,  dans  l'amende  et  les  con- 
damnalions  prononcées  parla  jas- 
lice  d'un  autre  seigneur. 

Atke  ,  aslre  ;  Le  foyer ,  la  cliemi- 
née  ;  à'atralus,  noir,  couvert  de  noir  ; 
on  le  dérÎTe  aussi  d'ain'um ,  cour. 
Ménage  Ip  fait  venir  A'atruin,  noir  ;  et 
Ducange  de  la  bas,  lat.  astruin,  qui 
■ignifioit  une  maison  toute  entière. 

Atib,  aitre ,  altre  :  Antre  ,  aller  % 
d'afrcpcrt,  d'autre  pan.  Toj-.Aitre. 

Aire  Air  X  :  Tranches  de  viande  que 
l'on  mangi?  rôties. 

ATRr.MPEitr.B  ,  subst.fèm.  :  Tem- 
pérance, modération,  accord  ;  tein- 
perantia. 

Atbejii>eii.  Voyez  Atempreb. 

ATiiEs(faire):  Faire  hâter ,  con- 
traindre à  faire  quelque  chose. 

Atresi,  alrelal:  De  même,  pa- 
reillement ,    tout  de  même.    Voyez 

Al'TKESI. 

Atseveu  ,   atriever  :    Faire  une 
trive  ,  «ne  suspension  d'armes. 
Atkibi.e>  :  Battre,  accabler  de 

Atbie,  atn'er;  Espèce  de  parvis, 
lieu  où ,  dan*  certaines  provinces,  on 
rendoit  la  justice  ;  atiiamentum  , 
iCatriiim.  Voyei  Aitke. 

Atbibu  :   Aire,  foyer,  cuisine; 

Atbobimzxt  :  Invention,  décou- 
verte ,  action  d'inventer. 

ATBOBta  :  Trouver  ,  inventer, 
imaginer. 

Atbokchemeut:  ViTificaliond'un 
délit  commis  dans  une  forêt,  et  qui 
se  fait  en  rapportant  l'arbre  trouvé 
(Lra  un  pariieulier ,  sur  le  tronc  de 
celai  qci  a  été  ccupê  en  délit. 


ATT  io5 

Atbopelbb  ,  atruper:  Assembler, 
réunir  ,    attrouper ,    entasser  ;   de 

Atbomahss  :  Mort,  ruine,  car- 
nage, dcsiruciion;  tracidatio. 

Athi'mar  ;  Ecraser,  tuer,  massa- 

Attackk,  rbvesAT»iwc. 

ATTtiito^R.  P'orn  kftv\iiitn.%. 

Att*i>e  ,  allaînie.  Voy.  ATiniK 
et  Ataike.  1 

Attaini'.heiit:  Chagrin,  tourment. 

Attaikeb  ,  nllajner  ,  atteircir , 
aUcyacr.  Voyez  Ataiheh. 

ArTAinEn  ,  attaincus ,  attainicr: 
Querelleur, eiimiyeux.  ffij-.  Ataois. 

Attiist  :  Poursuivi  en  jugement. 

Attâihte  :  Action  pour  se  plain- 
dre d'un  jugement  ou  d'un  procès- 
verbal  faux. 

Attarde  A  110:11  ;  Retardement  , 
proloi'i;nlioii. 

ATTEnir.E  :  Ennuyer,  refroidir, 
être  à  charge  ;  li-pencrf. 

Attefis  :  Greffe ,  ente  d'un  arbr« 

Attrfjt  :  Baliveau. 

Atteikurk  ,  al/iiiulre ,  alindre  , 
attiiindre  :  Convaincre,  juger,  sontl- 
IiT,  déshonorer;  altiiicici  en  bas. 
lat.  atltiininare. 

Le   cliamploD  r>t  mnaot  pir  deax  ml- 

ancien,,/  CouiumffJmifiu. 

ATTE»pnbn  :  A  n'a  iig  (~r ,  régler, 
ajuster,  ordonner ,  accorder  un  ins- 
trument ;  aticmpeitirc. 

Atteuphessé  :  Qui  est  mAr  ,  en 
maturité. 

Attemasce  :  Convenance ,  per- 
mission, espoir. 

Attenasche  :  Trive,  suspension 


io6  ATT 

Attendue  :  Défaut ,  fantede  com- 
paroir, de  répondre  à  une  assignation. 

Attknk  :  Appaisc ,  amoindri ,  di- 
minue,  aminci  ;  attenuatus. 

Attenerir,  attenter,  aftennep,  at- 
tcnnier ^  attenurir:  Atténuer,  rendre 
mince  ,  menu  ,  maigre  ,  appaiser  , 
iranqnilHser  ;  attenuare. 

Attewir,  attenter  :  Ktre  parent, 
êe  ressembler ,  avoir  du  rapport  ; 
A^attingere. 

Attenir  (Tun  coste:  Etre  de  ligne 
collatérale,  allié. 

Attermoyement  :  Retardement , 
prolongation. 

Attife  A  :  Coiffer ,  parer  la  tâte 
des  femmes. 

Attifkt  :  Coiffure,  ornement  de 
télé.  Borel  dérive  ces  deux  mots  du 
Grec  Xi^tif.  P'oj'cz  Affiquet, 

Attine  :  Querelle ,  chagrin ,  dis- 
corde. 

Attiw^e  :  Provocation ,  colère , 
dépit  ;  ce  mot ,  au  subst.  fém. ,  signi- 
fie ,  provoquée,  en  colcre ,  chagrinée. 

Attiner  >  Irriter ,  exciter ,  pro- 
voquer ;  tineare, 

Attinteler  ,  attaintier,  attinctery 
attlntcr  :  Préparer,  disposer,  parer, 
orner,  embellir.  Voyez  Atourner  et 

ACESMER. 

Attirer  ,  atterier  :  Terrasser  , 
renverser,  briser,  détruire  ;  attcrere. 

Attisier  :  Allumer,  enflammer, 
exciter,  brûler,  attiser. 

Attornement  :  Procuration  , 
transport  en  justice;  en  bas.  lat.  at" 
forna  mentit  m. 

Attorher  :  Transporter  à  un 
|i litre  le  droit  qu*on  a;  en  bas.  lat. 
çttnrnare. 

Attorwey.  ^oj^sAtorné. 

Attoitchier  ,  atottchier:  Etre  pa- 
rent. Ce.stiiy  garclUon  m'' atouchict  : 
Ce  jeune  homme  étoit  mon  parent. 
Attourhance  ,    attournement  : 


AU 

Changement  de  seigneur,  acte  par 
lequel  les  vassaux  renoncent  à  l'obéis- 
sance qu*ils  dévoient  à  leur  ancien 
seigneur  ,  pour  la  transporter  au 
nouveau; en  bas.  lat.  attornamentum. 

Attraicter  ,  attraire  :  Attirer; 
c*est  de  ce  mot  que  vient  celui  d'at- 
trait. Voyez  Atraire. 

Attrairesse  :  Femme  trompeuse  ; 
à^attrahere» 

Attraitier  :  Entretenir ,  avoir 
soin. 

Attr  kyLvkTxcT.^attrempance  :  Désir 
modéré  pour  quelque  chose  d'hon- 
nête; température  douce,modératioii, 
tempérance,  accord  ;  temperanUa, 

Si  fout  U  paix  de  quatre  enncmif 
Quant  11$  les  ont  ensemble  mis 
Par  tutrempance  convenable 
A  complexion  ravsouable, 
Pour  former  en  la  meilleur  forme 
Toutes  les  choses  que  je  forme. 

Ronum  de  la  Rose, 

At'i RAMPER,  attremper  :  Mode* 
rer,  ajuster ,  arranger,  accorder  » 
adoucir  ;  temperare, Y oy,  Atempeer. 

Attreicne.  Voyez  Atre. 

Attrempkemewt  :  Modérément  ^ 
sagement  ;  temperanter, 

Attrkmpement.  Voyez  Attram- 

PANCE. 

Attremp^s  :  Doux ,  poli ,  rempli 

d'aménité  ;  temperatus, 

Atrere.  Voy.  Atraire. 

Atret  :  Accueil. 

Malc-Boichc  qui  la  covtne 
De  mcius  amans  peuse  et  devine, 
Kt  tût  le  mal  qu*il  «cet  retret, 
Se  prist  garde  dou  bel  atret 
Que  Bel-acueil  me  dcigrif>it  fere. 

*  Romem  de  la  Rose ,  'vers  35a7« 

Attrosser    :    Vendre  publique» 
ment ,  adjuger  à  l'encan. 

Atubal  :  Allumette  souffrée,  menu 
bois,  copeaux. 

Atuiser  ,  atuteer  :  Tutoyer. 
Au,  aou  :  Du ,  de ,  des.  Aupaow  : 
De  peur  que.  Cet  article  défini ,  qoi 


AUB 

marque  le  datif,  est  quelquefois  mis  à 
la  place  de  l'article  du  ;  dans  la  lan- 
gue romane ,  les  articles  étoient  sou- 
vent sou»«ntpndus. 

AvBkviv^ijjaubadi'mer:  Donneur 
d*aubades ,  musicien ,  ménétrier. 

AcBADURs  (terres)  :  Terres  de  dés- 
hérence ,  qui  n*ont  pas  de  maître. 

AtJBAiif,  albin ,  auban  ,  auliein^ 
aulbain ,  auWein  :  Né  en  pays  étran- 
ger ;  iïjiibanus,  Ecossois ,  peuple 
qui  quittoit  son  pays  pour  aller 
s\*tablir  dans  un  autre. 

AuBAiNAGK  ,  aubaineté  y  aubanie, 
auheine  :  Droit  d'aubaine ,  succession 
d*nn  élran{;er  qui  meurt  dans  un 
pays  où  il  n*est  pas  naturalisé  ;  droit 
qu*un  étranger  qui  abandonnoit  la 
terre  de  son  seigneur  ,  payoit  an  ba- 
ron dans  la  terre  duquel  il  alloit  de- 
nienrer^  et  s'il  ne  lui  prétoit  pas  ser- 
ment de  fidélité ,  le  nouveau  seigneur 
devcnoit  riicritier  de  ses  biens  ;  en 
b.  lat.  auf/e/ui,  adi^ena,  albantigium, 
AuBAiNER  :  Réduire  à  la  condi- 
tion des  aubains,  dépouiller  ,  dé- 
cheoir  de  succession  ;  en  bas.  lat. 
aibnnare, 

AuBALESTE,  aubclestc ,  aubclcstrc ; 
Arbalète  ;  albaiista  ,  iïarcubalista. 

AuBALESTRiKB  .*  Arbalétrier,  sol- 
dat armé  d'une  arbalète;  albalcs- 
trius ,  èiarcubalistarius. 

AuBABADK  ;  Terrein  planté  d'au- 
biers ;  i^alburnnm* 

Aube  :  Point  du  jour;  aubecrie- 
vant^  à  la  naissance  du  jour  \  î^alba  , 
aurore. 

Ai'BEGOis  ,  yiubûjoix  n  ^ubt*rni,ç  , 
j4ubiJois  :  Le  pays  d'Albi ,  srs  liabi- 
lans  ;  hérétiques  qui  suivirent  les 
erreurs  des  Bulgares  ;  aibigcmïs. 

Le  Saint  Roy  me  conta  que  plaieurs  f^cïDt 
4es  Àuhigois  vindrent  au  Conte  àe.  Monfurt, 
qui  lors  gardoit  la  terre  des  Aubijois  pour  le 
ftuyt  Joinviih,  Hittoirt  dt  S,  Loua, 


A  U  C  107 

AuBKLiéEK ,  aubiliére  ,  aubilioire  i 
Licou ,  muselière. 

AuBKLiQUE  :  Clerc  ,  enfant  do 
cbœur. 

Au  BEE,  aubère,  aubergeon,  auber* 
jon  :  Cotte  de  maille.  FoY'  Hauber, 

Puis  li  font  veitir  nn  gambèii 
De  soie  et  d*auqueton  porpoint 
Qu*il  i  out  un  aubère  ve»tu , 
Si  fort  que  ne  crie  ut  un  fcstu 
Cop  d'eipée  ,  ne  cop  de  lance. 

Roman  de  Perceval ,  foL  %tu 

AuBERcé  :  Armé  du  haubert. 

AuBERGUE.  Voyez  Alberc. 

AuBEssoN  :  Très-petit  poisson. 

Aubete  :  L'aube,  le  point  du  jour^ 
le  crépuscule ,  l'aurore  ;  à^alba. 

AuBLissoN.  Voyez  Abéson. 

AuBORAiGE  :  Droit  qu'on  payoit 
au  seigneur  pour  obtenir  la  permis- 
sion de  j)renflre  Vauboar, 

AuBOfjR  ,  aubourg,  auhourx  :  L'au- 
bier, arbre  dont  le  bois  est  mol  et 
blanc  ,  et  dont  les  rameaux  ressem- 
blent à  ceux  du  sureau  ;  alburnuin  $ 
en  Anjou ,  le  peuple  entend  par  au- 
bout' y  une  ruse ,  une  tromperie. 

AuRRAiE  :  Lieu  planté  d'arbres, 
d'aunes  ;  arboretum,  Voy.  Arboik. 

Al'bres  :  Arbre,  arbrisseau  ;  arbor^ 

AuBRiER  :  Oiseau  de  ])roie. 

Auc  :  Quelque  chose,  quelqu'un. 
Koti  me  danrcz  auc  :  Vous  me  don- 
nerez quelque  chose.  Voy,  Aucques. 

AuciwnRE  :  Tirer  quelque  chose 
d'un  endroit, 

At'coiRF. ,  .inroirrc,  Auroyre:  An- 
xerre ,  ville  de  Bourgogne;  Autissio" 
dorum, 

Guys  do  Binulieu,  evesque  de  Attçoirre^^ 
la*»*'*  tt  preus  ausiinnen,  sou*  Touibre  et 
su:i*  la  couverture  de  evc^que. 

Armah's  de  S.  I^uis, 

Aucques  ,  anqucs  :  Ah)rs ,  aussi  , 
en  ee  moment,  à  présent,  aucun  ^ 
quelqu'un  ;  aliquamli), 

Auc<|V£TTC   :   Petite  portion  da 


io8  À  U  L 

terres  labourables ,  entourée  de  fos- 
sés ou  de  haies. 

AucTEUR ,  austour ,  autour,  ostor, 
oustor  :  Vautour,  grand  épervier; 
aslur  ;  en  Ital.  astor. 

AucuNEFois  :  Quelquefois. 

Aucunement  :  En  quelques ,  en 
certains  puints ,  en  aucune  façon. 

Aucun  peu  :  Quelque  peu. 

AuDAAnAiN  ,  audaarin  y  audae- 
rcin  y  auderivns  :  Enfin  ,  à  la  fin ,  au 
dernier.  /'br^sDAARAiN. 

AuDESSKMENT  i  Auilucieusement , 
d'une  manière  audacieuse  ;  audacter, 

Au-ni£u-PLAisiR  :  Au  plaisir,  à  la 
grâce  de  Dieu  ;  tid  dei pUicltum, 

AuDiTFUR  :  Homme  chargé  d'en- 
tendre les  témoins  d'une  affaire; 
auditor. 

Au  m  VI ,  audivU  :  Mots  latine  em- 
ployés pour  autorité  ,  puissance  , 
pouvoir ,  crédit. 

AuFAiRE  :  Au  fait,  lorsqu'il  est 
question  d'agir. 

AuFEiTURE  :  Acte,  contrainte  ou 
oliligation  ,  en  vertu  de  quoi  un  ser- 
gent peut  enlever  à  un  débiteur  la 
■valeur  de  ce  qu'il  doit. 

AuFERRANT  :  Cheval  de  bataille  ; 
signifie  encore  semblable  ,  qui  a  les 
mêmes  proportions. 

AuFERRANT  ,ytTû/i/  .*  Frappant; 
dcycrirc, 

AuFONs  :  Pour  Alphonse,  nom 
propre. 

AuGKLOT  :  Petite  auge  ;  alveus, 
ahcolus. 

Aujam:  :  Volaille ,  gibier. 

Aï^'JouLET  :  A'ieux  bon  homme. 

AuLANF. ,  aida  nie  :  Noisette,  au- 
lanier,  noisetier.  Voy,  Avllane. 

AuLCHUN ,  aulcun  :  Aucun  ,  quel- 
que ,  quelqu'un ,  nul ,  personne  ;  alz- 
qiiis  ;  en  ancien  Prov.  alcant,  al- 
qtmn. 

AuLE  :  Méchant,  fin,  ru&é« 


AUM 

AuLE  :  Halle ,  cour  d*un  ch&teaa , 
église,  nef  d'église,  grande  salle;  aula* 

AuLÉE ,  auleye  :  Décoration  de 
théâtre,  tapisserie  pour  garnir  les 
salles  ,  en  un  mot ,  tout  ce  qui  con- 
cerne l'ameublement  ;  aulœum, 

AuLELuiE  :  Temps  pascal  où  Ton 
chante  oUctuia, 

AuLMARE  ,  aulmaire  ,  aumaire  : 
KriinÀVi^ 'y  almurchiti  y  almaria  y  al-» 
inarium .  V  oyez  A r m  air r  . 

AULMONIERE.    J'of,    AuMOSNIERE* 

Allnaif.  ,  aulnée  ,  au  luette  y  aul" 
noie  y  auLnois  :  Lieu  planté  d'aunes; 
alnetum, 

AuLTF LACES,  autezagfs :  Casuels, 
profit  d'une  cure  ;  à\dtarc, 

AuLTERi  :  Adultère;  adultcrium. 
Voy.  Arotin. 

Kncaras  donan  që  si  deguns*  hom  që  aîa 
moUer  ,  o  fëma  që  aia  niarit ,  sou  prés  ëa 
aiilleriy  që  amdui  (la  fëiiia  an  prëniiërau)  coron 
nuh  pcr  la  Villa  é  ii^ou  bëii  batus.  K  eu  al 
rën  ,  nou  siâuu  coiidcinpnatK. 

Estatus  e  Costumas  d'Jhst ,  cités  par 
Vabbé  des  Sauvages, 

AuLTON  :  La  paille  de  bled  dans 
laquelle  il  reste  encore  des  grains  de 
bled. 

AuLTRETANTs  :  Autaut 

Aulx  :  Hoirs,  eux,  elles,  héritiers. 

AuMACOR  ;  Mot  tiré  de  l'Arabe 
omara-khor  y  qui  si^^iiifie  princeps 
stabidiy  il  peut  répondre  au  mot  con- 
nétable. 

AuMAiLs.  Bctes  aumailles  :  Bétes  à 
cornes,  bœufs  ,  vaches,  animaux  de 
basse-cour  et  de  ferme,  chèvres,  co- 
chons. Voyez  Armalx. 

AuMAUNK  :  Osier,  arbrisseau. 

Aumf.au  :  Jeune  bœuf;  en  Basque 
aumeay  bouc. 

AuMnNNKRiK  :  Office  claustral 
d'une  abbaye ,  dont  le  titulaire  doit 
avoir  soin  de  faire  les  aumônes  aux. 
pauvres. 

AuMONNiE  :  Hôpital. 


I 


AU  Q 

AiTxosiriERK  9  auùnoniere,  snbst. 

fém.  :  Bourse  destinée  à  conteuir  les 

aumôoes  ,  gibecière  ;    almonaria  , 

^elcemosynaria  ;  ce  mot  a  été  pris 

aussi  pour  scrotum  seu  pellis  quœ 

testictilos  contineU 

Puisque  là  se  mêlent  aerdre , 
Ainz  qu*il  iDuircnt  poîMent-il  perdr# 
Et  Vaumosniere  et  les  estales 
Dont  il  ont  signes  dVstre  mâles. 

*  Roinatt  de  la  Rose,  n^ers  aoi  1 1» 

AuMucE  :  Partie  de  rhabilleracnt 

des  anciens  François  ,  qui  est  restée 

aux  chanoines  ;  ils  la  font  servir  à  se 

couvrir  la  tète  et  les  épaules  en  hiver, 

et  la    portent  sur  le  bras  pendant 

l'été ,  cet  ornement  est  en  pelleterie  ; 

d^arnictus,  amiculum  ;  en  bas.  la  t.  al' 

mucia,  aimucium,  almiitia,  aumussa. 

AîJir  :    Etre  d*intciligencc  ,    du 

même  avis  ,  du  même  sentiment  ; 

ù*€ulunare, 

AûifER,   aûneir,  aiïnir ,  aiinire  : 

Unir  ,  réunir ,  rassembler ,  amasser, 

joindre  ensemble,  compter  ;  adunare. 

Eu  U  sale  fii  fes  li  feus 

Et  il  mei&mes  on  fu  kcus , 

JLe»  malades  i  aùna. 

Et  puis  après  au  roi  pria. 

Sire  ,  TOUS  en  irez  à  val 

Et  trcstait  cil  qni  n*ont  nul  mal. 

Faèiian  du  Vilain  ^lire, 

AcTTOi  :  Aune,  arbre  qui  croit  au 
bord  des  rivières  ;  alnus. 

A.TTKOI ,  aunaie  y  aunette  :  Lieu 
plante  d*aunes;  alnctay  alnetum. 

AuîfTEiN.  Voyez  Antan. 

Au  PINÇON  :  Espèce  de  petite  mon- 
Boîe. 

AUPLITS  BRIEFQUE  :    Au  plutôt,   à 

\t  première  occasion. 

AcpaiSMK  ,  auprume  ,  oprurne  : 
Seulement ,  alors  ,  pour  la  première 
fois.  V'oj-ez  Opeume. 

AuQUEs,  auquies  :  Alors,  aussi. 
Voyez  AucQUES. 

AuQUETE  :  Petite  ou  jeune  oie  ; 
tn  Prov.  auquo.  Voyez  Os. 


AU  S  \off 

AiTQrETOW,  ncton ,  a^eton,  auc^ 
ton  y  iiaucton  :  Cotte  de  maille ,  cui- 
rasse ;  ce  nom  s'est  donné  à  un  ar- 
cher à  cause  de  la  cotte  d*armes  dont 
il  étoit  revêtu. 

AuREiLLAL,  aureilladey  auriUadc  z 
Oreille  de  porc  ;  coup  donné  sur 
Foreille;  A\inricula ,  oriciila. 

AuEKVELiKR ,  aurifcricr :  Orfèvre; 
aurarius ,  aurtfex.  A'^oy.  Argentier. 

AuRiEou  :  J'aurois. 

Aurilleur  :  Fermier  qui  jouit  da 
droit  d'aboilage  ou  d'abeille;  api-* 
cularius, 

Avtiihhtivx ,  avrilieux  (temps)  : 
Temps  semblable  à  celui  du  mois 
d'avril  ;  à^apriUs. 

Aurins  :  Nous  aurions. 

AuRous  :  Venteux  ,  halletant  , 
soufflant  ;  d'aer. 

Au  s ,  auts,  aux ,  auz  :  Eux ,  elles  » 
a ,  il ,  avec  ;  eis ,  ad. 

AusATsoxBE  :    Accessoire  ,  inci- 
dent; d^accessor. 

Ausculté  ;  Colla  lion  né,  confron- 
té sur  Tori^i^inal  ;  auscultatus. 

AusE  :  Toison  ,  dépouille  d'un 
mouton. 

AusÉ  :  Accoutumé  à  quelque  chose. 

AusEMENT  :  L'sage,  coutume,  pa- 
reillement ,  aussi ,  de  même. 

AusER  :  Habituer  ,  accoutumer. 

AusiNc  :  De  même,  aussi. 

AusiNT  :  Aussi  bien. 

AusMONiER  :  Exécuteur  testamen- 
taire ;  d^elecmosynarius. 

AirssAY  :  la  province  d'Alsace  ;  en 
bas.  la  t.  Ahatia, 

A  u  s  s  E  T  :  Troussis ,  trousseau , 
meuble. 

Avssi-cuM  :  Tout  ainsi,  comme. 

AussuERE  :  La  ville  d'Auxerre. 

ArsT  :  le  mois  d'août  ;  au^ustiL^. 

AusTRAsiE,  Austrie  :  Nom  d'un 
grand  pays  de  la  France  orientale  , 
qui  a  eu  titre  de  royaume.   II  î'ut 


iio  AUT 

d*abord  renfermé  entre  la  rivière 
dm  y  la  Meuse  et  la  Moselle  :  il  com- 
prenoit  une  partie  de  TAlsace ,  la 
Lorraine  et  le  Palatinat.  Il  fut  en- 
suite appelé  royaume  de  Metz  ;  en 
bas.  la  t.  Austriay  Austrasia. 

AusTRE  ,  auton ,  autoun  :  Vent  du 
midi  ;  auster,  austrinus. 

Au-suBsiDE  :  Au  secours  ,  à  moi. 

AuTA  :  Aussi ,  autant. 

AuTAMBEN  :  Aussi  bien. 

AuTANLEu  :  Aussitôt  que. 

Autant:  Minute  authentique  d'un 
acte  ou  d'un  jugement  :  c'étoit  aussi  la 
marque  que  chaque  ouvrier  mettoit 
au  greffe  ,  afin  qu'on  pût  recon- 
noitre  de  qui  provenoit  l'ouvrage. 

AuTEiL  ,  autel,  auteUe ,  autcx ,  au- 
tieubc y  autieux y  adj.  :  Pareil,  sem- 
blable ,  de  mc^me  ;  ad  talUs, 

Le  Souseftabli  (le  procureur  substitui?)  a 
nuiel  pouvoir  comc  ledit  Pierre  6e  il  ektolt 
prêtent. 

Coutume  de  BeauvoUis ,  chap.  41. 

AuTEiL  ,  autel  y  autcx,  auticuLe, 
autieux  ,  autresi  ynày,  :  Pareillement , 
seinblablement. 

AuTEiLz  ,  auteiz,  autcrs ,  auticrs , 
autirs ,  autuers  :  Autels,  chapelles  , 
églises;  altare, 

AuTENiR  :  Obtenir ,  venir  à  bout , 
occuper,  posséder;  obtinere. 

AuTEifTiQLE  :  Magnifique,  écla- 
tant ,  brillant  ;  authenticus. 

AuTiME ,  autisme  :  Très-haut  ;  al- 
tissimus\ 

AiiTON.  Forez  Austrk. 

Autre  hier  ,  autre  ier  ,  au  trier  : 
Avant-hier. 

Vautre  ier  par  la  matinée, 
Kntre  un  bos  et  un  Terrer, 
Uue  pakturc  ai  trovée, 
Ciiautaut  pour  koi  euToixIcr. 

Chanson  du  roi  de  Navarre. 

AuTRESi ,  autrestant ,  autretant , 
auti'ctel  j  adv.  :  Pareilleiaent ,  autre , 


AUX 

tel ,  comme ,  de  même ,  semblables 
ment  ;  alter  similis, 

BfaÎM  por  famé  que  pat  n^a^oît» 
Le  blasmoient  moult  si  ami, 
Kt  toute  la  gent  autresi; 
Il  dit  volontiers  eu  prvndroît 
L'ue  bonne,  te  la  troroit. 

Fabliau  du  Viltun  Mire. 

AuTRUGiER ,  autoursier:  Celui  qui 
élevoit  et  faisoit  voler  les  autours  ; 
d'astur. 

AuTz  :  Accoutumé  à  quelque 
chose. 

AuvE  :  £au  ,  rivière ,  canal  ;  aqua* 

Li  €Utve  est  nostre,  porcco  le  noun  del  pats 
est  de  cil  à  qui  il  avicut  et  chalenge  est  fait. 
Bible  Uistori<utx.<knèse,ch.  'j^ô^'vers,  ao« 

Nostra  eslirpuif^uam  ob  rem  nomenpuiei, 
ex  eo  quod  acciderat ,  vocavit  calumniam, 

AuvE  :  Mesure  en  usage  en  Flandre, 

AuvER  ,  aver  :  Avoir  ,  posséder  y 
être  en  possession  ;  d'/iabere. 

AuvERus  ,  auifens  :  Avent ,  tempt 
qui  précède  la  fête  de  Noël.  Voyet 
Avens. 

Au  y  EKVÂS  y  A  uver/iat:  Qui  est  d'Au- 
vergne; iïalverma.  Il  se  dit  aussi  d'une 
espèce  de  raisin  ,  ainsi  nomme  parce 
que  le  plant  vient  de  l'Auvergne. 

AuvoiRE  :  P'olie  ,  vertige ,  en- 
chantement, vapeur.  Foy.  Avertie. 

Aiivo^Ri%  :  Adidtère ,  commerce 
charnel;  d^adultcrium, 

AuwiÉRE  :  Vivier,  pré  situé  dans 
un  bas-fond  ,  et  qui  est  entonna  d'eau. 

A  Trx ,  aj:  :  A  ,  ils ,  elles ,  eux ,  les  ; 
ad,  illi, 

A1ÎXKNTIR  :  Cilé  sans  fondement 
dans  le  Glossaire  du  Roman  de  la 
Rose ,  parce  que  ce  mot  n'a  jamai» 
existé.  Son  auteur  a  cru  qu'il  signr- 
fioit ,  éteindre  ,  tlissiper  ;  il  renvois 
au  testament  de  Jehan  de  Meung ,  où 
il  se  trouve  en  effet  au  vers  379; 
mais  il  a  mal  lu  le  manuscrit,  ou  Tim- 
primé  dont  il  s'est  servi  étoit  peu 
correct    car^  dans  plusieurs  mauu»- 


A  VA 

criti  et  impriisÉs  que  j'iî  tus  ,  on 
trouve  anetuail ,  et  non  pai  amren- 
ù't.  Déplus  ,ou  ne  dit  point  éteindre, 
dîisiper  des  larmes  ,  mais  les  tarir , 
le»  emp^her  de  couler. 

Qai  unortit  mort  m  mourut, 
Qbî  aatantil  plosn  m  plannat. 

Teiumenl  de  Jtlian  de  ileung , par» 
lantdtlamortdtJ.C. 

Avii.-Fojreî  Au, 

A  u  X I K  :  Angraenter  ,  accroître , 
multiplier;  augert. 

Adzel  :  Oisesu  ,  oisillon  ;  avicula, 

Ay^iU,  aval  :  Eu  bai;  advallem; 
«valer,  descendre;  de  vatlii. 

Atablk  ,  avaitable  :  Nécessaire  i 
qu'il  faut  avoir  ,  valable  ;  valens. 

ATicBta  :  Rendre  mou  ,  parej- 
MUX,  poltron  ;  de  vacca, 

Avack  ;  Droit  que  les  bourreaux 
levoient  les  jours  de  marclié  sur  plu- 
sieurs sortes  de  marchandises. 

AviL ,  ai/au ,  avaz  :  Kn  descen- 
dant ,  an  bas ,  en  bas  ;  ad  vallem. 

Cftci .  ionglHT» .  ditt  Silnl  Pi*rri» , 

Cil  fnr  tmJ,  li  eom  \t  cdîI  , 

Par  fo!(  ,  «nX  )u!ni  Plerit ,  j'il  liull. 

Fabliau  dt  S.  eiem  a  du  Jougkor. 

Atalaob  ,  avalaigs  ,  avaliage  ; 
Droit  que  les  bateaux  raontans  et 
dcM-endan»  payoîent  au  seigneur  de 
U  rÏTicrc. 

Atalàisoh  ,  dvd/i^TTe,  aiwtfe,  ni'iT- 
Ifiton  ,  avuletoii  :  Droit  de  pécher 
avec  une  nacelle  et  dcs/!lets,  lespois- 
aons  qui  s'^liappent  d'un  étang  ou 
d'an  réservoir  dans  une  crue  d'eau, 
pour  «e  ,'e>cr  dans  quelque  rivière  ; 
en  bas.  lat.  ailvateia. 

At&i>£  ,  avaUé  :  Abaissé ,  soumis , 
humilié. 

AvALKKiwT  :  Descente  ,  acUon  de 
descendre. 

AvALEHcuE ,  avaùiTtge  :  Chute  de 
■eiges  des  montagnesdans  les  vallées. 

Atai-xa  :  Descendre,  diminuer, 


ATA  iir 

écouler,  aba>ss<.T,  laisser  tomber, 
mettre  à  sec ,  mettre  bas ,  accoucUer; 
en  bas,  lat,  afallare.  Le  mot  carna- 
val vient  de  caro  et  avallare ,  qui 
avale  les  viandes  ;  en  Frov.  aboli ^ 
avali,  perdre,  égarer. 

Lie  fu  i]DUt  tf  iMii  pUina, 
De  la  grani  Otiti  bnmiioe , 
Qui  eu  ton  con  fu  araléei 
Au»i  louif  roiD  U  rou)^ 
Vient  et  deicent  lor  la  rerdure  , 
Si  «int  Dici  CD  It  Vir^  purs. 

Faiiaa  de  la  Court  de  Paradlff 
parlant  de  la  Vierge. 

AviLB-rs  :  Descendans  en  ligne  di* 
recle ,  pe  lits-fil  s. 

AviLiK  ;  Perdre, disparottre, dis- 
siper, évanouir.  M.  l'abbé  Des-Saa- 
vages  le  dérive  à  tort  d'evanetcere  ; 
il  vient  du  mot  ai'al. 

Pria  Jéhio  lo  p>  é  bcatrc-lo,  i  fnii ,  * 
donec  ail'èlji  i  ubrni  ii  ullii  lor,  é  cojfnaghe- 
ro  ,  é  avalic  k  d'rlt  ul>  de  lur. 

AccepU  Jesits  panein  et  AenedixU  et /régît 

et  cognovtrunt  eum  ;  elijMe  emnnil  ai  ocuJà 

AvALOEBS  :  Qui  est  en  pente. 

AvAi.otB  ,  avaloire  ,  avalison  t 
Gorges  que  l'on  fait  dans  les  rivières 
pourprendre  le  poisson,  pêcherie^ 
lieu  uii  l'on  vend  le  poisson  :  on  dit 
aussi  que  quelqu'un  a  une  grande 
avatoire ,  pour  dire  qu'il  inauge  ou 
boit  beaucoup  ;  eu  bas.  lat.  avaiiali'ot 

AviLois  :  Habita ns des  pavs  bus, 
des  vallées.  Tous  ces  mois  sont  for- 
més de  la  pri^p.  tut  cl  de  valUs. 

AvALi;BHf.!(T  :  Evaluation,  dinii- 
nulioD ,  estiiuatiuu. 

AvAs  :  Osier  ,  et  en  général  le» 
plantes  qni  croissent  au  bord  de^i 


Av 


•ancieiTCs  :  Procu- 
fiscal ,  promoteur. 

in  crime  ir  [lerpctre  dini  l'eiteDdiir  ils 
llle ,  It  qu'il  »'j  (il  nul  4Ù  *e  cta.ui; , 


lia  AVE 

Vti^ancieres  doa  Sfiguurdoit  poftîre  le  mal- 
frtcrrc  et  en  demander  amende  pour  le  Si- 
gnor.         Ane.  Coût,  de  CUtUcau-Thieny, 

Avancer  ,  avangicr  :  Baisser , 
avancer ,  arriver ,  marclier. 

Avant  :  Ci-aprcs. 

Avant  :  Avance ,  profit ,  progrès , 
ou  plutôt  argent  donné  avant  la  pro- 
messe pour  encourager  une  entre- 
prise ;  au  préalable ,  sans  préjudice 
du  reste,  Vojr,  Estatk. 

AvANT-niRE  :  Poursuivre  ,  conti- 
nuer, prédire. 

AvANTKR  ,  avancicr  :  Garde-juré 
d'un  métier  pour  veiller  à  la  qualité 
des  ouvrages. 

Avant  KR  :,  Mettre  en  avant ,  allé- 
guer des  raisons. 

AvANT-PAELiER  :  Avocat.  Voyez 
Ahparlikr. 

AvANT-SF.iCNRUR  :  IjC  premier ,  le 
principal  seigneur. 

AVANT-TKRRK  .*    RivagC. 

AvANT-vENT  :  Auvcnt. 
AvAULT ,  avauljc  :  Parmi,  d(;dans. 
AvAUX-LA-viLLE ,  avau.T  la  vie  : 
Parmi  la  ville ,  au  bas  de  la  ville. 
Voyez  Aval. 

AvÉ  :  Bonjour,Dieu  vousgarde;<2r<?. 
Ave  :  Avez  ;  iï/uihere  ;  se  dit  aussi 
d'un  troupeau  de  brebis  ;  à^ovis, 

Avé  :  Bien  ,  fortune  ,  richesse. 
Vey>  Avoir. 

Ave  AU,  asùau  :  Aïeul,  grand-père  ; 
avus, 

Ave  AUX  ,  aviau.T  :  Bombance ,  di- 
vertissement ,  bonne  chère. 

AvECQUES  ,  aveuc  ,  atvecque  , 
ameuc  :  Avec  ,  ensemble. 

AvEDiKR  :  Jointée,  la  main  pleine  ; 
ce  qu'elle  peut  contenir  est  une  sorte 
de  mesure. 

AvEEXENT  :  Autorisation  ;  advo- 
catio, 

AvÉER  ,  aveier  :  Avouer,  confes- 
scr ,  autoriser;  ai/vocare. 


A  VË 

AvEiLT.E  :  Ab(?ille  ;  aj)îs. 

AvKiNDRE  :  Tirer  quelque  cho^é 
d'un  lieu  ;  (Vavete  ou  îïhahere  ;  ce 
mot  est  encore  usité  en  Picardie  ;  en 
Prov.  avëra, 

AvEiNE  :  Avoine  ;  avena;  en  Prov* 
as'cna,    . 

AvEiNiERE  :  Champ  d'avoine  ;  ave* 
narla.  ^ 

AvEissÀ  :  Tuer,  égorger. 

AvEL  :  Volonté ,  désir,  envie,  tout 
ce  que  l'on  souhaite. 

A  tant  te  tarent  «  si  font  paîs , 
Que  cU  n'eu  doit  parler  jamais  , 
De  chose  que  sa  famé  face , 
INe  n*orra  noise  ne  menace. 
Rutebeuf  dit  pu  sou  fabel  : 
Quant  famé  a  fol ,  R*a  son  avcL 

Ftihliau  de  la  Dame  qui  fist  troiâ 
tours  entour  le  Moustier, 

AvELANE  ,  avcllaine  :  Noisette  j 
aveline;  avcllana;  en  Prov.  avelano» 

Av  KL  AN  1ER  ,  avclainicr^  avelcnier: 
Noisetier,  coudrier;  avcllanariiis, 

AvELETS  :  Pclits-enfans ,  neveux, 

AvELOT  :  Lieu  planté  de  noise- 
tiers; en  Prov.  avclnnicrn, 

AvENAc.E  :  Droit  seigneurial ,  re- 
devance en  avoine  qu'on  doit  au  sei- 
gneur ;  elle  fut  changée  en  autres 
grains  on  en  volailles  :  à\i\'ena, 

AvENANCK  :  Convenance ,  propor- 
tion ;  advcnicntia, 

AvKNANMENT ,  avc/ians  y  avenant, 
avenantemcnt,  avenaïuncnt  :  Propor-» 
tionnément ,  convenablement ,  à  pro- 
pos. 

Avenant  ,  subst,  :  Mérite  ,  valeur, 
prix ,  proportion.  \ 

Avenant,  awnans ,  adj.  :  Agréa- 
ble, qui  plait,  de  bon  abord ,  affable  ; 
adveniens, 

Avenantement  :  Estimation, pri- 
sée. 

Avenante  E  ,  avcnautée  :  Terre 
venue  par  profit  de  fief. 

Avenakter  :  Estimer,  priser. 


AVË 

ÀTSVAffTOUE  :  Estimateur,  appté- 
cuteur,  qui  garde  les  plroportioiis , 
les  €H>nYenaiices  ;  ces  mots  'viennent 

AvENAE»  :  Terre  qui  n*est  bonne 
qa*à  produire  des  avoines.  Dans  la 
Bresse  ^Vavenarietil un  champ  qu*on 
a  couYert  de  Peau  des  étangs ,  et  où 
Ton  sème  toutes  sortes  de  grains  ; 
avenariif, 

Atekc.  Voy.  AvfcCQtJES. 

Atkice  :  Avoine;  avena, 

AvKif  KDI8  :  Etranger  ;  advena. 

Ateicke  :  avenir  :  Suffire ,  arrii* 
Yer,  atteindre,  avenir,  survenir;  ad^ 

AvENisa  :  Contrôleur  d'écuries. 

Atkrs  (les)  :  La  fête  de  Tavent, 
r«rrivée ,  la  venue ,  Favènement  ; 
€uivenUiS, 

Et  MirhÎM  que  11  fix  Dea  ft  dont  ovenM  ;  li 
premiers  fa  reposx  as  Gîi«  et  à  çans  qui  Tocit- 
trmùSi  i  car  la  Delté  fu  repoate  en  l^umanité. 

CommenUÙre  sur  le  Sautier,  Ps.  9, 
ntersttHyfiL  18,  V^, 

Aviirs  :  Ayant  ;  à*?iabere, 

Atehtail  :  Partie  de  Tarmure  du 
devant. 

Aventura  ,  aventureux  :  Hasardé, 
Tttbnté,  méprisé;  adventorius. 

A  VER.  Voyez  Avbes. 

AvEE  :  Avoir  ;  habere» 

Ave  a,  avère  y  averier,  avers,  averse  : 
Vilain ,  ladre ,  avare ,  avaricieux ,  in- 
léfeasé;  avarus. 

Jadis  ettoit  uns  yUaliu  riches , 
Qui  moult  estoit  at^en  et  chiches , 
XJnfb  charme  ad^  aToit» 
T#steDs  par  kii  la  maiotenoit 
I>*iine  jument  et  d'un  rondn  ; 
Assex  ot  char  et  pain  et  vin , 
m  qnanqoe  mestier  U  estoit. 

FtMiau  du  FUain  àHre. 

AvBEAOE  :  Droit  de  corvées  dû  à 
son  seigneur  par  son  vassal. 

AvEEAi,  j'autai;  avéras,  tu  auras; 
mpera,  il  aura;  avenues,  j*aurois; 


AVE  iiS 

àveroU,  il  auroit;  avenent,  ils  au* 
roient. 

AvEEETi  ^  s.  /.  :■  Avarice  ;  ava*- 
rida. 

AvfiaiE  :  Parcimonie,  lésineriCf 
vilenie. 

AvERtAima  :  Maquignons,  mar- 
chands de  chevaux. 

AveemEnt  :  Aveu  d*une  tenure. 

AvERNAUx  :  Infernaux  ;  é^aver- 
naiis, 

AvEREEE  :  Prouver,  affirmer, vé« 
rifier. 

Avers.  Voyez  Aver. 

Avers  :  En  comparaison. 

Avers  ,  avoir  :  Bestiaux  qui  nan- 
tissent une  ferme  de  campagne ,  les 
choses  mobiles ,  l'argent ,  les  meu- 
bles ,  les  instrumens  aratoires  ,  eu 
un  mot,  V  avoir  ;  à^habere  ;  en  bas. 
lat.  averia  ,  averium  ;  en  anc.  Prov. 
avër, 

AvERSAiRE  :  Adversaire ,  antago- 
niste ;  adversarius. 

Le  ûayapele  nottre  aventure 
Et  ses  eiigiens  sa  plume  yaire  « 
Sathans  est  vairs  corne  Taire  pliun« 
Par  divers  engient  de  mal  faire , 
Son  ni  et  son  propre  repaire 
Claime  el  cuer  qui  d*orgneil  fume. 

Recbu  de  Maliens,  strophe  180. 

AvERTEiir  ,  averdn  ,  avertineux  : 
Homme  qui  a  un  défaut  dans  la  vue , 
vertige ,  épilcpsie  ;  un  frénétique,  un 
furieux ,  un  homme  qui  a  perdu  la 
raison  ;  d^adversatus  ou  de  verdgo. 

Avertie  ,  averdne  :  Maladie  da 
vertiges  ,  folie  ;  adversum. 

Icelni  etoit  entaché  à'^avertie  de  la  teste. 
Trésor  des  Chartres,  i4a5. 

Avertir  :  Appercevoir ,  s'assu- 
rer ,  vérifier ,  remarquer  ,  voir  ,  rc- 
connottre  ;  advertere. 

Les  norrîces  descendirent  aval ,  et  rîndrent 

en  la  plache  ou  eles  avoient  laissié  le  Ber» 

choel ,  si  le  troTerent  torné  ce  dessons  de* 

.  teure ,  et  U  Tirent  sanglant  et  le  placbé  «a- 


( 


ïi4  AVI 

tour ,  lors  tl  re|;arderenlt  vert  la  salle  et 
•"avertirent  que  11  lévrier  laieus  crjoit  et 
braoit ,  si  qiiidiereat  qa*il  fus  esragicz  ;  lors 
Tint  li  chevaliers,  quî  torna  le  berchoel  et 
ê*averùt  que  li  fufez  n*avoIt  nul  mal  et  se 
dormoit ,  4oDt  s^at^rtit  que  cVstoit  à  tort 
que  il  avolt  ocliîs  le  lévrier. 

Komaft  des  sept  Sages  de  Home. 

AvEscHiE  ,  avesQuat  :  Eyéché  ;  en 
auc.  F^OY.  fiyescal;  épfscopat ,  epis- 
copaii^s, 

AvESPREE,  avesprement ,  avesprer, 
avespres,  s.  m.  :  Idopmencement  du 
soir ,  robscurité  de  la  nuit  ;  vesptr 
ou  hcsperus ,  uom  de  Tétoile  appe- 
lée Vénu$  ,  qui  pafQit  aussitôt  le 
coucher  du  soleil  :  on  dit  encore  dans 
plusieurs  provinces  de  la  Frafice  la 
vespréc ,  ave^pr^e^  pour  après>diner; 
ad  vesperas^ 

AvESPAEa  j  avesprir  :  Faire  nuit , 
commencer  à  faire  nuit. 

AvESPai  :  Surpris  par  la  nuit. 

^YESQUAT  :  Ëvéché. 

AvESQUE  :  Ëvéque  ;  episcopus, 

AvESTUKE  :  Investiture  ;  et  penret 
son  auesturc  tle  Ijr  :  elû  prendra  de 
lui  son  investiture,  ses  pouvoirs. 

AvETE ,  as>ette  :  Abeille  \  apis,  api- 
cula> 

J^\^VGj.E.Tt  9  aveugieUé  :  Aveugle- 
nient. 

AvE|JLE  ,  atfuie ,  aivgle  ,  awitlc  : 
jBLvëi^gl.e  ;  avulsus  à  lumine.  Voyez 
Ayule. 

Avs^i^x  :  Transporté  de  colère , 
lior^d^  soi.  Fojr.  Averteih. 

AviANDEK  :  Se  repaitre,  donner 

la  pAture  aux  oiseaux  de  proie. 

Ayiaulx  .*  Les  oiseaux  ;  d'avis» 

A VI AUX  ,  aveaujc  :  Bijoux  ,  tout  ce 

qu*pn  souhaite.,  bonnes  aventure*  , 

lieux  où  il  n'y  a  point  de  chemins 

tracés  ou   frayés.   Selon  Borel ,  ce 

mot  a  signifié  les  ornières  des  che- 

-nûns  ;  à'avius;  en  ProT.  aviat:  faire 


AVI 

les   aviaux ,  s*arauser  ,  se  réjouir* 

Tousjours  à  chascun  quelque  tache  y 
Mais  se  par  nioy  y  a  défaut , 
Faites-moi  troukser  mes  paniaox 
.    £t  saillir  hors  de  dits  aviatix. 

Roman  de  la  Rose» 

Ayictuailleur  :  Celui  qui  appro- 
visionne de  toutes  choses  »  de  vic^ 
tualia, 

A  VIE  :  A  vie.  Bailavié  .^iBail  à  vie^ 
Re  sont  avié  :  Qui  sont  pour  toute 
la  vie  d'une  personne. 

AviEL  :  Aïeul,  grand-père  ;  d^avus. 

AviEzvGNENT  :  Arrivent ,  doivent 
arriver  ;  d'advenire. 

Quiconques  cuyde  ,  ne  qui  die 

Que  soit  folie  ou  musardle 

De  croire  que  songes  at^iengnent. 

Roman  de  ta  Rose, 

AviENT  :  Ils  avoient  :  habebanU. 

Ayier  :  Montrer  le  chemin  à  quel- 
qu'un ;  de  via. 

Avignon  :  Derechef ,  de  nouveau* 

AviLLEM ENT ,  avilemcnt  :  Avilis- 
sement ,  mt*pris  ;  d'eviéescere. 

AviLLEH ,  anler,  avilicr,  aviUener: 
Mépriser ,  avilir  ;  au  figuré ,  dimi- 
nuer ,  tomber  à  un  prix  plus  bas  ; 
evilçscere, 

AviN^  :  Plein  de  vin  ,  ivre  ;  W- 
nosiis, 

AviNGNiER  :  Mettre  une  terre  en 
YÎgne  ,  y  planter  des  ceps  de  vigne  ; 
de  yinea. 

K.WKO'siLYi  ^  aviroi^ner  ^  avirroner: 
Environner ,  entourer ,  envelopper  ; 
de  girare. 

Avis  :  Portion  de  bien  qu'un  père 
assigne  à  ses  enfans  pufnés  ;  d*a\ftts. 

AvisEMEHT,  advisement  :  Avis  , 
conseil  ;  en  bas.  lat.  avlsamentum. 

Aviser  :  Instruire ,  donner  avis  , 
ii>former,  penser,  appercevoir;  ea 
bas.  lat.  avisare, 

Baiaona  m'enseigne  et  attisé ^ 

£t  jou  tù  çurtfiuei&iji^t ,  « 


CMen  Je  BemeviOe. 

Aviiiov  ,  avUon  :  Vûion  ,  ftntai- 
■îe  ;  Visio 

Atitiks  (biens)  :  Bieni  pouédé« 
drpuit  long-temps  par  la  même  fa- 
mÙI«  ;  on  appelait  encore  aîn>i  des 
terres  qn'ondonnoî  t  aui  soldats  pour 
lear  tenw  lieu  de  paie  ;  A'avitus. 

AiiTBK  :  Rendre  vif,  éveiller  on 
homme  endormi,  qui  est  naturelle- 
ment paresseux  ;  en  Prov.  aviva. 

AvivxusES  :  Brillantes. 

Bi  4'or  fin  ,  plerm  precinua* 
ToDt-<1  dcru  et  tmreiati. 

*  Jtomoa  d*  la  Adm,  vtrt  |65II. 

AtuCuimcb  ,  avoeasserie  ,  avo- 
rattie  :  L'art  de  plaider  au  barreau , 
foDCtioo,  charge  d'uQ  avocat;  advo- 

AvocAssEK  :  Remplir  les  fonction* 
d'avocat,  plaider j  advocare. 

Atobc.  Foyez  Avscques. 

AvoasTBE  ïAvortement,  adultère, 
cnEant  illégilime  ;  d'adulterium. 

Avoi  :  Hélas  I  ha  I  «ctaroation. 

AvoiD-K>aJEiiT  :  Plr  en  haut. 

AvoiBK,  avoyer  :  Se  mettre  en 
ckeniin  ,  marcher  -,  viatn  agere. 

Avoiaa  :  Conduire. 

Ifc  cil  qui  m  dn|oiu  aroit, 
TtitoUnini  n'i  »I  li  Toi.. 

'  Soman  de  la  Jtoit ,  iren  io3SS. 
Avoia  (s'),  aeeïr,  av^r  :  Se  com- 
porter décemment ,  se  bien  conduire. 
AvoiK  :  Bien  ,  fortune  ,  richeue  ; 
en  bas.  lat.  aceriKm,  averia.  -Avoir 
btm  ton  fang,c'ett  être  fou, insensé; 
omr  en  dépU,  mépriser  ;  en  Prov. 
m>rr. 

Tri  *■>■■•<  1»  F"»'  •w, 
Qbî  h  tjet  qni  le  doit  «Toir. 

Soman  du  ncomd  Renard. 

AvoiK  SK  cowvBii'iNT  :  Promet- 
tre,  s'engager.  Fo/a  Con*iwt. 


AVO  ii5 

Avo»  sK  poia  :  MarchM»di»e«(|iii 
se  vendent  au  poids. 

Li  inDTCDt  en  l'itli  da  Cathar  tont  ce  qo* 
mFitier  leur  eil ,  ea  tajt  et  eipicei  et  dn* 
•t  tout  avoir  de  poà.    Hude tille  ,p(i^  aiy. 

Avoias  :  Animaux  de  basse-cour. 
foyez  Avaas. 

Avois  :  Avoué,  confessé. 

Avoi  SI  E  ,  avoisié  ,  apoizée  :  Fin, 
rusé,  avisé  ,  spirituel. 

AvoisLAOE  :  Profit  des  ruches  à 
miel,  foj'ez ABEisLACEetABOtLAOK. 

AvoiSTBE  ,  avoitre  :  Enfaat  n« 
d'un  adultère  ;  aduUer. 

AvoiTaEa.  Fby-  Advoult»». 

AvoL^ ,  avoté  :  Etourdi,  tëtefoUe, 
légère,  qui  ne  prend  conseil  de  per- 
sonne ;  qui  est  d'un  paysautre  qoa 
soi  i  d'advolare ,  ou  du  Grec  «CaAft, 

AvoLEsiA  :  Tort,  dommage. 

AvoLEZ.   Foy.  AuBÀiH. 

AvoLONTER  :  Déierwiner,s4 por- 
ter à  accorder  une  grâce  de  bon 
cceur  ;  donner  i  de  voluntas. 

AvoLs  :  Insipide ,  ennuyeux ,  fati- 
gant. 

Atomes  :  Nous  avons  ;  Aabemut. 

AvotrDAK  :  Suffire,  avoir enaboQ- 
dance  ,  en  quantité  ;  abuntfare, 

AvoHDEEA  :  Suffisance  ,  multi- 
tude ,  grande  quantité  ;  aburtdaatif, 

AvoTiBE ,  adalfre  ,  advoultre ,  ad- 
voutire,  advoutrie,  alvoutire,  avaettre, 
aeoisire ,  avoitire,  avoitre ,  avoitiergt, 
avoltir ,  avorlure ,  avotre  ,  avouet- 
tre ,  avouetrt ,  avouldre ,  avouiter^, 
avoultre  ,  avouUreut ,  i 


teire ,  avoutere,  avouùre ,  avoitre, 
avauin'e  ,  avoutrise  :  Avorteroent , 
adultère  ;  enfant  illégitime  ;  avulun^, 
à!adulteriuai;  en  âne.  Prov,  ovou- 
trairiu,  avoadminit,avoiueriu,avou- 
trador ,  adultère  ;  avoUar ,  avoutrar , 
commettre  un  adultère  ;  en  bas  Brf^. 
aoultr,  aoultren,  aoultriaig,  avoultr^ 
avouUren,  avouitri,  avoultritlf  coU' 


ii6  A  VU 

mettre  un  adultère  ;  en  Ital.  avoùeria, 
et  avolterare. 

La  Loj  que  II  Empereurs  fi«t  de»  çvoitires 
eo  des  commun»  iugempn»,  par  quoi  cil  qui 
font  de»  avoitires  sont  condampué. 

Livre  de  Jostice  et  de  PleL, 

Ayouemk  :  Espèce  de  bail  ou  tu- 
telle ,  fonction  et  charge  d'avoué , 
protection  ;' droit  que  les  vassaux 
doivent  à  leur  seigneur  ,  par  lequel 
ils  l'avouent  et  le  reconnoissent  pour 
«eigneur  ;  adçocaùo  ;  en  bas.  la  t. 
ndvocaria. 

AvouL  :  Aven  ,  confession. 
AvousTBzrc  :  L'automne  et  le  mois 
d*août;  d'augttstus, 

AvowERiE  :  Reconnoissance  faite 
au  seigneur  par  son  vassal ,  de  ce 
qu'il  a  de  terres  relevant  de  son  fief. 
Voyez  AvouEaiE. 

AvoY  :  Ha  ba  !  interjection  admi- 
ra tive. 

AvoYDE  :  Nul ,  compté  pour  rien. 

AvoYEMENT  :  Enquête,  entrée, en- 
droit ,  ouverture ,  chemin  ;  de  via. 

AvoYEE  :  Mettre  daps  le  chemin 
de  la  vertu ,  amender,  devenir  meil- 
leur ;  de  via, 

AvRS  9  €irva ,  et  evre,  ebura  :  Nom 
de  deux  petites  rivières  qui  se  réu- 
nissent près  la  ville  de  Dreux.  L'Avre 
ou  l'Aure  sépare  le  Perche  de  la  Nor- 
mandie ,  et  se  joint  à  l'Evre  ou  l'Eute 
au-dessus  d'Anet. 

Av&iOL  :  Poisson  qu*on  nomme 
maintenant  maquereau. 

AvaoN ,  avrion  ;  Folle  avoine. 

AvuERTEMENT  .*  Ouvertement ,  à 
découvert ,  sans  dissimulation ,  clai- 
rement ;  apertè. 

AvuLE  ,  avugle  :  Aveugle ,  privé 
de  la  lumière  ;  avulsus  à  lumine. 

AvvLER  :  Aveugler ,  priver  de  la 
lumière  ;  à^avellere. 

Yoni  qui  par  let  travera  aies  ^ 
A  atntstre  trop  «filti  : 


AWG 

Retourne  toi,  geus  avulééf 
Regarde  aour  ton  destre  les. 
O  gens  foie ,  où  es-tu  alée  7 
Dtez  a  sa  lumière  avalée 
A  avule  dans  la  vatée* 
Diex  a  monstre  ai  avides , 
La  Toie  clere ,  haute  et  lée  ^ 
Tonte  la  terre  est  estelée , 
Si  com  li  chius  est  estelez. 

Roman  de  Charité,  par  le  BecUu  dé 
Moiiens,  strophe  78. 

AvuLTERiE  :  Avortement ,  adul- 
tère ;  atfulteria ,  à'aduUerium. 

AwAN  :  Auvent ,  petit  toit  fait  pour 
garantir  de  la  pluie  ou  du  soleil  ; 
au%fana, 

AivARD ,  awair,  awart  :  Arbitrage, 
sentence ,  garde.  Foy.  Avouerie. 

AwARDER  :  Prononcer  sur  la  com- 
pétence des  juges  d'une  affaire  ;  €id^ 
vocare, 

AwiRTs(les  sept  des)  :  C'étoient  sept 
juges  qui,  à  Metz  république ,  étoîent 
clioisis  entre  les  treize  et  les  prud'hom- 
mes ,  pour  décider  de  la  compétence 
ou  incompétence  d'une  affaire  ;  ad^ 
vocati, 

AwAST ,  afvoost ,  awost ,  awoust , 
awouste  :  Le  mois  d'août  ;  ô^augustus} 
en  bas  Bret.  awsL  A  mei  awost  :  A  la 
mi -août. 

AwE  :  Eau  ,  rivière  ,  fontaine, 
étang;  aqua. 

AwELz  :  Avec.  Voyez  Avecques. 

AwEN  :  En  cette  année ,  l'année 
courante. 

AwKRNlTs  :  Raisins  noirs,  ainsi 
nommés ,  parce  que  le  plant  vient  de 
l'Auvergne. 

AwET  :  Qui  est  au  guet ,  espion  , 
espionnage.  Voyez  Aguait. 

AwEY  :  Avoué ,  confessé  ;  advo-^ 
catus. 

AwEYONS  :  Confessons,  avouons. 

AwGLE  ,  avugle  :  Aveugle ,  priv4 
de  la  lumière  ;  avulsus  à  lumine* 

Puis  diat ,  el  cors  me  fiere  go«te  , 
Se  ]•  ne  aal  s'il  loicvt  gouit 


fA  éuvgf^  ttair  Tolrent 
Bimunent  d'âne  part  m  Hndreat , 
SI  l'etcneat,  fêtes  nous  bien* 
Porre  ftomes  lor  tonte  rien , 
Cil  eit  monk  porret  qui  ne  rott. 

Wabiiau  des  trois  Avenues  de  Compiegne» 

AwosvB  ,  w^mne  :  ÀToine  ;  d'o- 
wena» 

A  wouST,  atvost,  afpousie  :  Le  mois 
d*aoùt;  atfgustus. 

Atto  :  Avidité ,  désir  bràlant , 
cnpidité  ;  de  THébren  et  de  l'Arabe 
mHih  ,  désir  ;  en  bas  Bret.  awydd, 

Axx  ,  aux  :  Eax. 

Axs  yose  :  Ane  ;  asinus ,  asellus* 

Axi ,  iuuti  :  Aussi ,  de  même ,  pa« 
Teillenient. 

Axi  ES  :  Aussi ,  selon  Borel  ;  il  cite 
âeux  Ters  du  Roman  de  la  Charette , 
pur  Godefroi  de  Leingny  : 

De»  îex  et  da  oier  U  conrote 
Mes  axies  fat  courte  la  joie. 

AxiNOMANCiB  :  Sorte  de  divina- 
tion ,  manière  de  prédire  l'avenir  par 
le  moyen  d'une  hache  ou  d'une  co- 
gnée ,  qu'on  faisoit  rougir  et  qu'on 
posoU  sur  une  agathe  ;  du  Grec  «(/v9> 
mrinéy  hache ,  et  de  (iMmiie^  rnanteia, 
divination. 

AxvxKR  :  Assurer,  donner  sûreté  ; 
«LTur^^  ,  qu'il  assure,  ^oy.  ExuaiEn 

et  EXUXKMEHT. 

AxumMKiiT  :  Sûreté  ,  assurance. 
At  :  Il  a  ;  habet. 
Atabi«e  :  Capable ,  qui  peut  aller, 
kon  à  quelque  chose;  habilis. 

Atai<  ,   ajaux  :  Aïeul ,   aïeux  ; 

AroAHT  :  Allié ,  confédéré  ;  il  se 
diioit  aussi  d'une  ancienne  monnoie 
des  Pays-Bas  ;  adjutans. 

Ate  :  Allez ,  va  ;  en  i>as  Bret.  ay, 

ira. 
Ate  :  Aide ,  secours  ;  à^adjuîus. 
Arxa  :  Héritier,   ayant  cause; 


A  T  R  117 

Atbr  ,  ayere ,  ayers  :  Derrière  » 
arrière ,  dans  ,  chez  ,  aupKès  ;  de  re^ 
ira.  Botter  ayere  ;  orner  bouter , 
repousser;  d'où  peut-être  le  verbe 
rebuter,  Cheoîrpar  etayer:  Tomber 
à  la  renverse. 

Atgat  :  Débordement  de  rivière  ; 
d*aqua, 

Avomir  :  Aigreur  ;  lïacer, 

Atgue  :  Eau  ;  agua, 

Atgukrie  :  Un  évier  ;  aygueria* 

Atocrtte  :  Eau  claire  ;  à^aqua. 

AvMAifT  :  Diamant  ;  adeanas.  Il 
signifie  aussi,  aimant. 

Atme  :  Mesure  de  vin ,  taux  à  vue 
d'œil. 

Atmf.r  :  Présenter,  dresser. 

Aymeterie  :  L'art  de  faire  l'émail* 

Atous  :  Août.  Li  mois  d*ayous  : 
Le  mois  d'août  ;  à^augustus. 

Atousse  (  r  )  :  La  moisson  ;  d'aw- 
gustus y  août,  mois  où  l'on  recueille 
les  grains. 

Ayr  :  Colère  ;  ira  ;  de  ayrer,  se 
mettre  en  colère. 

Atru  *' ,  ayre  :  Aire ,  place ,  lieu 
à  battre  le  bled  et  les  autres  grains  ; 
atrium,  area, 

Ayreav  :  Charrue  à  labourer; 
aratrum, 

Ayrer  :  Irriter,  fÀcher,  mettre  en 
colère  ;  irasci.  Ce  mot  ne  signifie  pas  » 
prendre  l'air,  comme  le  prétend  l'au- 
teur du  GIoss.  du  Roman  de  la  Rose. 

Pais  doit  la  dame  louspirrr , 
Et  par  semblaDt  loy  oprr, 
L*a>»aillir  lui  courir  seure , 
Et  die  que  ai  graut  demeure 
TI*a  il  pat  faite  tans  raison  » 
Et  qu*il  tenoit  en  aa  maison 
Antre  famé  et  se  deduisoit 
Dont  le  aoulas  moult  ly  plnîsoît. 

itoman  de  la  Rose,  Mss.  de  im 
Biblioth,  impériale. 

Pnis  doit  la  dame  sopirer , 
£t  soi  par  semblant  eûrer, 
Kt  Tas^aîlle  et  li  core  sore , 
Et  die  que  si  grant  df more 


nS  AZE 

n'l-3  mie  ftt  imt  rcMD , 
Et  qa'il  tenoil  <n  u  meioD 
Autre  famé,  qudifD'elfl  u>it. 
Dont  li  wiUi  min  U  plcIoSt. 

*  Boman  de  la  Boie  ,  lien  1 4i6g. 

D'après  cesdeuxcitationi,  on  peut 
Toir  que  ayrr.r  ne  signifie  pas,  pren- 
dre l'âir,  comme  l'a  indique  Lenglet 
du  Fresnoy,  dans  son  Glossaire  du 
Boman  de  la  Rose  ,  publié  à  Paris  en 
1735,  et  répété  dans  la  rciiupreMion 
de  l'an  Tu-i  799  en  5  Tol.in^°. D'ail- 
leurs ,  dans  la  citation  à  laquelle  cet 
auteur  renvoie ,  le  second  vers  est 
ainsi  écrit  : 

Et  pir  tnubliill  à  toijrrtr. 


El  dire  qu«  li  grini  dcmiars 
Vt  il  p»  faiel«  uni  niion , 
Ta  qu'il  tenott  en  il  miiioli 
Autre  rcmme  aa  ta  d*>Jui<oit 
DoDt  le  Eoulii  miculi  lui  pUiioit. 
'>UiiKKomait,édit.deGiJliotDupri,x5t^ 

Cette  dernière  citation  prouve  en- 
core que ,  yrer  j  est  employé  ponr , 
irriter ,  mettre  en  colère ,  fâcher ,  et 
non  pour,  prendre  l'air. 

AvKETEK  :  Donner  l'investiture  , 
mettre  en  possession. 

Aï  SB  :  Chose  dont  on  a  droit 
d'nier,  on  de  s'aider. 

Atsil  :  Oscille ,  plante  potagère  ; 

Atsixe  :  Tout  instrument  propre 
an  travail ,  meubles  ,  aisance  ,  fa- 
cultés ;  en  bas.  lat.  aytina. 

Atiszi.  :  Essieu  de  rone  ;  axis. 

Arssin  :  Mesure  de  grains. 

Axacdak  ;  Arroser  ;  de  rigare. 

AzAon  :  Avorton,qui  est  né  avant 
le  t«rme. 

Aeaoot  :  Bean  ,  propre  ,  capable. 

AzK.  foyet  AïK. 

AuiiTA ,  aaèitè  :  Ane ,  bourrique  ; 


AZT 

A'asinus  ;  en  bat  Bret.  azenn  ,  ïgno^ 
rant ,  'stupide,  > 

AzERBB  :  Muscade  ,  qni  sent  la 
muscade. 

Aei  :  Présure  ,  compotïtion  pour 
faire  caillef  le  tait. 

Aeihant  :  Pierre ,  aimant  ;  d'ada- 
mat ,  k  t'ablat.  adamanie. 

AzutELi,  azimei,  azj'me,azjrmelt7 
Pain  sans  levain  ,  qni  n'est  pas  fei^ 
mente;  du  Gi^  a  privatif,  et  d» 
i'/ii  >  zym^i  levain. 

Kt  ipitiErfiit  ferine  laqufle  il  portcmit 
o'adgairei  de  F.gipte  et  Ërtnt  bncolei  cen- 
drinoDi  acmeb ,  ar  il  ut  pooient  eitre  le- 
Tcinei,  lei  EgipticDi  Ici  contraigunat  da 
fuir,  et  ne  luffrut  eui  faire  nule  draioere, 
□e  il  ne  poicDt  acoom  de  rien  et  apparaiOer 
de  pnlmeut. 

Bible  Sittoriaux.  Exoiie,  chap.  >d,t.  3g.' 

AziNS  :  Petites  planches  en  formff 
de  tuiles  ,  propres  à  convrir  les  mai- 

Aeik  :  Haine,  colère,  rancune  ;  ira. 

Aeikable  ,  adirabU-  :  Haïssable  j 
méprisable. 

AziKiHBH  :  Haine ,  colère. 

AziitiH  ,  adirar  :  Haïr ,  détester. 
Ces  quatre  mots  viennent  da  Latin 
ira  ;  on  leur  a  seulement  ajotité  la 
préposition  ad.  Les  anciens  Proven- 
çaux cbangeoient  ordinairement  le 

AzoKAH  :  Prier,  adorer,  et  orner  ; 
adorare  et  adornare. 

AzoBuiÊiiAMËN  ,  adordënamên  ; 
Ordre  ,  disposition  ,  arrangement  ; 


AzoaojÉiiAR,arfon/(-ffAr.- Disposer, 
arranger,  mettre  en  ordre;  ordinare. 

Azur  :  Minéral  qui  donne  un  beau 
bleu  et  d'un  grand  prix  ;  ce  mot  est 
encore  actuellement  en  usage. 

AzTVB  :  Pain  aana  levain,  Voyg^ 
Aeimkia 


bAX 


BAC 


»»» 


B 


BAÂiLvm  9  hdailler,  baaler  :  Bâiller, 

aFoir  envie  de  dormir.  M.  de  la  Môn- 

noie ,  dans  ses  notes  sur  les  Contes 

de  Bonaventure  Desperriers,  pense 

que  ce  mot  vient  de   l'exclamation 

que  Ton  fait  en  ouvrant  la  bouche 

lorsqu'on  voit  quelque  chose  qui  ne 

plaît  pas.  Barbazan  dit  qu'il  vient 

du  mot  bayes  y  ouTcrture,  le  vide  de 

la  porte,  et  que  celui-ci  vient  de  va- 

cuitas;  en  effet  ,  ajoute-t-il,  bâiller 

a*est  antre  chose  qu'ouvrir  la  bouche. 

L«s  Signe»  de  mal  estomac  en  sim 

E  de  lieble  digestion , 

dunt  pesantnme  de  cors  e  làolesce  » 

Enflore  de  face  e  peresce , 

E  bouler  de  bâche  savent , 

E  pesaotume  des  cils  ensement. 

Les  Enseignemens  ttÂristote, 

BiAL,  baat,  bael,  6ae/^.- Bâille- 
ment ,  envie  de  dormir  ;  de  balare , 
par  onomatopée  du  cri  du  mouton 
ou  de  la  brebis. 

Baallie  :  Cuve  ,  envier ,  cuvette. 

Baaztche  (  a/oir  )  :  S'imaginer  , 
conjecturer ,  penser ,  viser*  avoir  en 
vue  ;  du  verbe  Béer. 

Meadisant  M  quant  ne  sVstancbe 
De  mesdi're ,  a  il  donc  haancke 
Qn*n  fadie  en  chou  bien  ne  savoir, 
'Et  ipie  li  siens  mesdSs  Taranche 
nenll ,  ainchois  le  desaranche. 

Le  Diet  du  Médisant, 

Baavt  ,  baalant  :  Ouvrant ,  en- 
tr 'ouvrant ,  bâillant. 

£  ai  la  chose  en  quantité  grant 
Sadea  ke  de  eeo  de  maintenant 
Lea  piez  e  mains  se  estendent , 
Les  membres  ressortissant  rendent , 
E  le  cors  en  rent  tut  tremblant , 
E  savent  la  bûche  en  baaiaitt, 
E  antre"  mais  kVn  viennent  assez 
K.*a  santé  sont  contrarietez. 

Lei  Enseignemens  d*Ânstote. 

Baasteax  :  Bâton  ,   branche   de 
lis  ;  bacuius;  en  bas  Bret.  baaz^ 


Babaraoudo  :  Gratide  robe  qui* 
couvrait  la  tête  et  2e  èorps  ;  elle  ëfoit 
eii  usage  dans  nos  ptoVihCes  mérî- 
dionales ,  pou'r  les  pompés  funèbres  ; 
le  plus  proche  parent,  oii  Yhé!iiiiet 
du    défunt  ,     s'ehveloppoit   de    ce 
mascfue  ,  sous  lequel  ,  et  avec  nn 
mouchoir  â  la  ma'in ,  il  avoit  une  en- 
tière liberté  de  pleurer  ou  de  rire. 
Oh  ponvoit  même  remplacer  l'héri^ 
tîer  par  un  personnage  qui  jouoit  ce 
rôle.  Les  Romains  avoient  aussi  dei 
pleureurs  à  gages. 

Babbutier  ;  Bégayer  ;  balbutire. 
Babée  ,  Babiche  y  Babickon  :  Éii* 
sabeth ,  nom  de  femme. 

Babeiites  ,  babaignes  y  babines  t 
Lèvres  ,  joues  ou  mâchoires  de  cer- 
tains animaux ,  tels  que  la  vache ,  le 
chien ,  le  chat ,  etc.  ;  en  Prov.  babino* 
Babequih  :  Soufflet  pour  allumer 
le  feu. 

Baboto  ,  babaou  y  pap6ou  :  ConteSy 
sornettes  ,  la  béte ,  Togre ,  fantôme , 
être  imaginaire,  dont  on  fait  peur 
aux  petits  enfons  ;  de  vagare  et  va-- 
gari  ;  en  bias  Bret.  barbaou;  en  Ital. 
baoa, 

Babocik  :  Gros  singe;  en  terme 
de  mépris ,  enfant  ;  et  au  figuré ,  là* 
chc ,  couard. 

BàCAiGE  :  Ce  qu'on  paie  pour  pas* 
ser  un  bac.  Voyez  Bacil. 
Bac  AUDE.  Voyez  Bacaude. 
Bace  :  Servante ,  jeune  fille.  Voy. 
Bacele. 

Bagnes  ,  baceyes  :  Perles ,  bagues 
et  anneaux  de  chaînes  ;  baca  et  bacca, 
Bacel  :  Battoir  ,  outil  de  lavan* 
dière  pour  battre  le  linge  ;  bacelius  , 
badllus  y  diminutifs  de  bacuius  ;  en 
ProV.  batadàiéirOy  batipdou  y  bassareL 
Bacel  ACE  ^  bacélajhë  :  Soins  at 

4 


I90  BAC 

empressement  d'un  homme  aaprès 
d'une  femme  à  laquelle  il  fait  la 
cour.  FojezBicKmaK. 

B«cEtE,  baceleOe ,  baceîle ,  bace- 
lùte ,  bachele ,  backeUtte ,  hachclle , 
bachelote  :  Jeune  fîlle ,  servante ,  ap- 
prentisae,  toute  fille  qui  n'a  point 
d'état  ;  en  ane.  Prov.  bacelo. 

Bacelb  ,  bacelée  ,  bacelie ,  ba- 
chele: Terre  qui  comprenoit  autant 
d'étendue  que  vin^t  bceofi  pou  voient 
kboorer  en  un  jour.  Une  terre  ba- 
celie étoit  composée  de  dix  mas  ou 
meû  ,  et  le  meùr ,  suivant  les  cartu- 
laires  de  Chsriemagne  :  <■  £tt  majisutn 
vel  maïuus  quem  par  boum  colidie 
arare  potest  et  sufficit  duos  bobus  in 
aimo  massa fundus ,  heredium ,  unde 
qiàs  se  etfamiliam  suam  tueripossit , 

ferre  u.  Il  falloit  quatre  terres  en  ba- 
celie pour  former  une  terre  ban- 
nière j  suivant  un  ancien  cérémonial 
composé  par  un  hérault  d'armes  du 
duc  de  Bourgogne ,  cité  par  Deslau- 
rières,  et  dont  une  partie  se  trouve  à 
la  fin  des  Gestes  romaines  de  Robert 
Gaguin.  n  Quand  un  chevalier  ou 
écuyer  B  la  terre  de  quatre  baceltes  , 
le  Roy  lui  peut  bailler  bannière  a  la 
première  bataille  où  il  se  trouve ,  à 
la  seconde ,  il  est  baoneret ,  et  i  la 
troisième ,  il  est  baron  >>  ;  en  bas.  lat. 
baccalaria ,  d'où  est  venu  backeler. 

Bacellbr  :  Faire  l'amour;  et  faire 
un  apprentissage,  commencer  une 
étude. 

BicKLLEaiB ,  hacheterie  i  Adoles- 
cence, jeu  d'eutaoce,  jeunesse.  Foy. 
Bachblaqe. 

Eilecoc-toi  JouTeDce  n  tm  iacehrw, 
Jj£&tare  JuvtnU  In  idolfiefiilïk  tUA. 

Dia/ogua  de  S.  Grégoire,  lit.  4,  ciap.  4. 

BicHacon  :  Goujat ,  homme  de 


BAC 

Backii  :  Gacliis ,  mare ,  cuvette  « 
et  bassin  de  fontaine,  auge  dans  la- 
quelle on  fait  boire  les  chevaux  ;  ea 
bas.  lat.  bacca,  bacclia,baceharium, 

BiCBK  :  Vêtement  de  femme  ,  qui 
tenoit  lieu  de  jupon. 

Bacse  :  La  paillasse  d'un  lit. 

Bachelage  :  L'art  et  l'école  de  U 
rhevalerie,  étude  des  art»  et  des  scien- 
ces, apprentissage  d'un  métier. 

Bachele  B  ,  bachclard,  bachelier, 
bachelor  (  rime  ) ,:  Jeune  homme  , 
adolescent  qui  n'est  pas  parvenu  an 
degré  qu'il  désire ,  qui  n'est  point 
formé ,  qui  n'est  pas  encore  parvenu 
a  l'âge  viril ,  mineur  qui  ne  jouit  pa» 
de  ses  biens,  gentilhomme  qui  ,  n'é- 
tant pas  chevalier,  aspire  à  l'être* 
apprentif  soit  dans  les  armes ,  lei 
sciences ,  les  arts ,  ou  tel  métier  que 
ce  soit,  aspirant ,  étudiant,  homms 
dont  l'éducation  n'est  pas  formée; 
en  bas.  lat.  baccalariusj  en  Picardie 
bacheler  ;  en  Daup)finé  BacheUirtî 
en  anc.  Prov.  baceiâjhe. 


Le  Dict  du  Lpjti. 

Barbazan  pense  que  le  mot  latin  bac- 
calia,  arbrisseau  qui  porte  fnut ,  a 
bien  pu  donner  naissance  à  notre 
mot  bachelier  ;  en  effet ,  dit-il,  un 
jeune  apprentif  est  un  jeune  arbris- 
seau qui  a  déjà  porté  du  fruit ,  mais 
qui  n'est  pas  venu  encore  au  point 
où  il  aspire.  Le  latin  bacca  signifie 
toute  sorte  de  graines  et  même  d'ar- 
brisseaux ;  que  sont  autre  chose  les 
jeunes  geni ,  les  étudians ,  sinon  dea 
jeunes  plantes  qui  ne  sont  point  enr 
core  fiirmées  ?  Au  reste,  de  toutes  Icft 
étymologies  que  j'ai  trouvées,  celle-ci 
m'a  paru  la  plus  satisfaisante,  cella 
d«  Ita^ueau  1  d'après  Cujas ,  est  rid^ 


BAC 
«nie ,  cdle*  deHëoMge  et  de  Dneuige 
ne  Mtiaferont  personne,  non  plut 
qnecellea(]eFavjn,deHoaet  ;Borel 
dérive  ce  mot  de  baculus,  et  pen  «ptè> 
de  haecataureut  ;  il  est  toujours  en 
suspens ,  tantAt  d'na  avis  ,  tantAt 
d'un  autre  ,  on  pourroit ,  relative- 
ment à  ses  étymologies ,  lui  appliquer 
cea  vers  : 
nvidn  UsM  SB  noir  ; 


BscHBLBTB  ,  baeheletle  ,  bache- 
lote.  Voyez  Bacslk. 

BicazTALEaEVx:  Guerrier,  jea ne 
aspirant  à  la  cbevalerie ,  qui  dierche 
à  ae  distinguer. 

Bichimiob:  Droit  sur  le  sel,  qu'on 
prend  avec  un  bassin. 

Bacsinb  :  Espèce  de  poêle  de  cni- 
TTC ,  casserole ,  bassinoire  ;  de  bacar; 
en  bas.  lat.  barxinum. 

BicHiREa  :  Frapper  sur  un  bassin 

annoncer  quelque  chose. 

BiCBiKOH,  batchin  :  Tasse  de  bois  ; 
de  bacar. 

Bacsobi  :  Hotte  aplatie,  propre 
k  porter  des  choses  liquides.  Foyes 
B*<^itovB. 

Bachot,  bacel,  bechot :  Bêche, 
petit  bateau;  baceliu;  en  bas.  lat. 
baieha,  bateiliu. 

Bacsoub,  bacAote,  kascboue  :  Es- 
pèce de  vaisseau  de  bois ,  large  par 
le  haut ,  et  étroit  par  le  bas ,  hotte  , 
ti»e  ou  vaisseau  àporter  la  vendange. 

BACIifBT  :  Casque  de  fer  très- 
léger,  fait  en  forme  de  bassin;  en 
bas.  lat.  baeinetum. 

L'ArdiAuqnc  de  ScDi ,  rn  llru  d«  iniln 
aortoit  UD  kacinet ,  ponr  dilmatiqne  un  htm' 
bergvM.pouT  cbuubic  11  prèn  d'uGicr,  M 
^  liiB  da  croce  niu  fauche. 

Meiutrtlti,  foi,  t,fol,  -jg  du  Ma. 

Bacirkts:  Soldats  qui  portoient 
«a  chapeau  de  fer.  On  disoit  m 


fi  A  D  lai 

Muta  bad/utt  ,  comme  on  dit  six 
cents  cuirassiers ,  pour  signifier  six 
cents  hommes. 
T  iToit  •!>  bwmlcm  «t  dciu  cco*  iaei- 


BiciQiTOTEa  :  Tromper,  surpren- 
dre, suivant  Borel.  qui  cite  le  Roman 
de  la  Rose.  Je  n'ai  jamais  vu  ce  mot 
dans  aucun  exemplaire  de  ce  livre, 
soit  mannscrit  ou  imprimé.  M.  La- 
combe  ,  qui  a  souvent  composé  des 
orthographes  et  défiguré  les  mots  ^ 
a  écrit  celui-ci  de  cette  manière  :  fca- 
cieoter,  baciour, 

BtCK  :  Vaissean  à  boire ,  coupe, 
écuelle  ;  de  baear. 

Back  :  Un  bac ,  bateau  qui  sert  à 
passer  la  rivière  aux  endrdks  où  il 
n'y  a  pas  de  pont  ;  batxut. 

Bâcles  :  Fermer  une  porte  en-de- 
dans avec  une  barre  de  bois;  de  ba- 
cului.  Bâcler  une  chose,  la  terminera 

Baclois  :  Nom  qn'on  donnoit  in- 
différemment à  tous  lespeuplesétraa- 


BicoH  :  Cochon,  lard,  jambon, 
chair  de  porc ,  viande  séehée  à  la  fu- 
mée; en  bas.  lat.  baeo,  bacco  ;  en 
Prov.  bacott. 

OnijDei ,  pir  loi  kidi  ,  DnI  tochtJ  t 
ïliii  c'ot  Rciblei ,  bieu  la  ui  , 
Qui  s  fait  nwi'ne  de  taaia  : 
Se  Dl«i  me  dotnt  eonfeuioD , 
Ce  fui  uD  èacoa  que  je  tuai. 

Failiaa  Ju  Soua-ctain  de  Claii. 

BicouLB  :  Une  belette,  une  fouine. 

Bacouleh  ,  Aa^u^r.- Frapper  avec 
un  bâton  ;  de  bacului ,  bacillut  ;  en 
Prov.  bacular,  huissier  à  verge. 

Baoa  ,  badé:  Sentinelle  qu'on  pla- 
çoit  au  haut  d'une  tour  pour  décou- 
vrir l'ennemi  ;  en  bas.  lau  bada.Voj. 

GUAITB. 

Vaoace  :  Herbe  anx  puces. 


tiia 


B  AD 


Badaiee,  bayer,  béer:  CHcp  à 
tue-téte  ,  être  la  bouche  béante  , 
bayer  aux  corneilles ,  bâiller ,  admi- 
rer ,  applaudir ,  être  dans  Tétonne- 
ment  ;  en  baa.  la  t.  badare  ;  en  bas 
Bret«  bitda.  Voyez ^aailer. 

Badaïrë  :  Criard ,  braillard  ;  au 
figuré  badaud ,  qui  a  la  bouche  béante; 
de  badare. 

Badatce  :  Droit  seigneurial  sur  les 
bœufs  propres  au  labourage. 

Badatamen.  Voyez  Baal. 

Bade  ,  badise  :  Baliverne,  bêtise , 
propos  bons  à  tromper  les  ignorans , 
vanité  ;  de  vagus ,  vacuitas, 

Badé  :  Sentinelle  qu'on  ptaçoit 
dans  un  lieu  élevé  pour  découvrir 
Tennemi  de  loin  ,  et  faire  sonner  le 
tocsin  ;j^  bas.  lat.  bada, 

Badel  ,  bedel  :  Bedeau  d* église  ; 
badellus  j  bedellus  ;  en  bas.  lat.  ba- 
dellaria,  emploi^ de  bedeau;  en  bas 
Bret,  bedell;  en  Basque ,  bedela, 

Badelaire  ,  baudelaire  :  Sorte  de 
sabre  ou  de  cimeterre  ,  dont  la  lame 
ëtoit  large ,  courte ,  et  recourbée  à  la 
turque  ;  en  bas.  lat.  Imltearis, 

Cliarles-le-ChauTe  avoit  toi^oun  à  son  cdté 
un  grand  badelaire  turquols. 

NicolUs  Cilles. 

Bader  ,  haer,  bailler,  bayer,  béer: 
Ouvrir  la  bouche  ;  en  bas.  lat.  ba- 
dare, 

Badesso  :  Abbesse;  en  Ital.  badèssa. 

Badincoinces  ,  badigoines  :  les 
joues  ,   les  mâchoires.    Voyez    Ba- 

BEIiTES. 

Badorco  :  Cabane ,  grotte ,  tan- 
iiicre  ;  du  Grec  bathos,  prqfunditas. 

Badverie  ,  bade ,  badise  :  Niaise- 
rie ,  bêtise  ,  stupidité  ,  bagatelle , 
chose  inutile ,  vague ,  sans  fonde- 
ment; vacuiVof  et  vagus, 

F.nsi  tant  plulsors  gf nt  cul  friiit  sachet  et 

'    rhieient ,  por  cen  k*il  trop  hastiolement  nals- 

§€n%.  Ce  smt  cU  kl  en  i  encomencement  de 


B  A  G 

lor  ecmversîott  Tnelent  apermeraet  fraetiHer 
par  une  presomptuouse  badise. 

Serm,  de  S,  Bernard. 

Baele  :  Matrone ,  sage-femme. 

Baér  :  Ouvrir  la  bouche ,  souhai- 
ter;^/^ baée,  bouche  ouverte.  Voy. 
Béer. 

Baérie  :  Stupidité,  niaiserie. 

Baffe  :  Faisceau  ,  fagot  ;  et  un 
soufflet ,  une  tape. 

B  A  F  F  R  A I ,  baffral  :  Engin  de 
guerre ,  tour  en  bois.    Voyez  Be- 

FROI. 

Bapfrer,  ^âw^er /  Manger  glou- 
tonnement ;  valivorare. 

Bagan  :  Berger,  pâtre  qui  garde 
les  troupeaux  dans  les  landes ,  avec 
une  charrette  ou  cabane,  sur  laquelle 
il  porte  tout  ce  qui  lui  est  nécessaire- 
ponr  vivre  ;  bagan  est  dit  pour  iMi-> 
guant. 

Bagasse  :  Terme  injurieux ,  fille 
publique ,  femme  débauchée  ;  de  va^ 
gus ,  vaga.  Voyez  Bajasse. 

Bagasser  :  Mener  une  vie  débau- 
chée ,  infâme  ,  vagabonde  ;  vagari» 

Bagau  :  Filet  à  pécher. 

Bagauoe  ,  bacatide  :  Révolté,  rc^ 
belle;  paysans  qui,  du  temps  de  Dio- 
clétien ,  se  révoltèrent  contre  leur 
prince;  ainsi  nommes  suivant  Fau-- 
chet,  à  castra  hagaudarum. 

Baghe  :  Envelop])e ,  couverture , 
sac  pour  serrer  les  hardes  qu'un  ladre 
ou  un  lépreux  emportoit  en  sortant  de 
la  ville  ;  son  bagage  consistoit  en  uor' 
manteau,  un  chapeau ,  une  besace 
et  une  cliquette  ;  en  bas.  lat.  bacca  y 
baga,  de  vagina ,  d'où  vient  le  mot 
bagage. 

Bagingner.  Voyez  Baroaiciyier. 

Bagl.  Voyez  Bkkit'f.kx. 

Bagh AuoE  :  Fadaise  ,  sornette  » 
niaiserie ,  sorte  de  poésie  toute  mas- 
culine ;  de  noagare  y  vagaH ,  d'où  le* 
mots,  baguenauder,  bctguenaudier^ 


BAH 

Toyet  I<^  notes  de  Ledaclïàt  s.nr  Ra- 
belais ,  hv.  II. 

Bagn^,  hagniêy  haHîé:  Messîer, 
garde  de  vignes  ou  dfe  bois  ;  banne- 
rius,  dérivé  de  ban ,  cri  ptiblîc ,  dé- 
fense. Les  ihèssièf  s,  messariiy  de  mes- 
tis  y  étoiént  proprement  les  gardes 
de  la  moisson. 

Bâgnious  :  Bains  d'eaux  tbei^ 
maies. 

BAGiYions  ,  Sagna  ,  Bagnions  , 
Bagnoou  :  La  ville  de  Bagnols. 

Bagou  LE  R  :  Babiller ,  parler  beau- 
coup. 

Bâgvk  :  Passage  étroit ,  anneau 
qu*on  met  au  doigt  ;  de  virga. 

Bague  :  Bagages ,  bardes ,  ajuste- 
mens ,  meubles  ;  en  ane.  Prov.  baga, 
balles  ;  sortir  vie  et  bagues  sauves  y 
c'est-à-dire  #rec  tout  ce  que  Ton 
J>eut  emporter  ;  bacca,  de  vagina. 

Bague  ,  baguié  :  Joyeux ,  gai ,  ai- 
mable ,  agréable. 

Baguenaude  ,  baguenode  :  Espèce 
de  poésie  toute  masculine  et  mal  ri- 
mée ,  dont  voici  un  exemple  : 

Qui  Teut  trèt-blen  plumer  son  coq^ 
Bouter  le  faut  en  un  houzeaux  ;        * 
Qui  boute  m  tête  en  un  sac, 
n  ne  TOftt  gonte  par  le  troux. 
Sergiena  prenea  gens  par  le  nés 
Et  moaatârde  par  les  deux  bras. 

Baguée  :  Emballer ,  faire  des  pa- 
quets. 

Baguette  :  Vétille  ,  bagatelle  , 
babiole. 

Baguihguer  ,  baguignier ,  bargtii- 
gnier  :  Marchander  sans  avoir  envie 
d*acheter. 

BAHALEivEà  :  Bêler;  balarc. 

CVftt  lo  crit  des  très  grîès  lous  et  de  la 
Bcrbtx  qnl  entre  ous  htihaleivet. 

Serm.  de  S.  Bernard,  fol.  i4x. 

CUunor  atuem  biparumgrwiam  et  balantls 
m^icuiœ  tMier  eot. 


Basâet,  baharisy  hahàriies ,  ba- 
hariz  :  Marin  ^  maritime. 

fifamelna-Baharites  ,  nom  que  les  Turea 
donnoîéht  aux  esclares  qn!  leur  ^erroient  de 
soldats  de  marine.  Le  mot  bahari  est  formé 
de  Tarabe  Bakr,  qui  signifie  la  mer  on  un 
grand  amas  d*eau.  Les  Turcs  appellent  aussi 
Bahariz  où  BaKarites  ,  mille  Jeunes  gens  qn« 
Mellk-Ussali  aroit  achetés  des  Tartares^et 
qu*n  fit  élerer  à  tons  les  exercices  milftairesy 
de  manière  que  dans  la  suite  ils  possédèrent 
sa  confiance:  il  les  combla  de  ses  bienfaits ^ 
et  les  éleva  aux  premières  charges  de  TÉtat. 
Us  jouèrent  un  grand  r6Ie  sons  les  règnea 
suÎTans ,  et  furent  lès  auteurs  de  la  mort  d« 
Tonran-Chah,  qui  ayoit  succédé  à  Nedim- 
Eddin ,  son  père  C*est  le  corps  de  ces  trou- 

Ses  que  JoînTille  désigne  toujours  par  le  nom 
e  la  Hauleca. 

Bahegne  :  Le  royaume  de  Bohême. 

Baher  y  béer  :  Ouvrir  la  bouche , 
d*étonnement  ;  badare. 

Bahut  y  bahuce ,  bahus  :  Coffre 
couvert  de  peau ,  valise ,  coffre  de 
bois  dans  lequel  4n  serre  le  pain  ; 
bahudum  ;  en  bas  Bret.  bahus  ;  en 
Espagnol  bahuL 

Bai  :  De  couleur  brune  ;  badius, 

S*encontrerent  un  chapelain 
Seur  nn  Bm  palefroi  ambiant , 
Àpert  et  de  haitié  samblant. 

FabL  du  Prestre  et  des  deux  RibiMiUf 

Baiasse  ,  baj<isse  :  Servante,  fem- 
me-de-chambre. Voyez  Bagasse. 

Une  hajasie  ot  amenée, 
Qui  estoit  de  la  rille  née, 
Ne  sai  sa  nièce  on  sa  cousine. 

Fah»  du  Pescheor  de  Pontseur  Saine. 

Baibille  :  Bavette  d  enfant  et  de 
tablier;  en  Prov.  bavarel y  babiurel. 

Baichet  :  Brochet. 

Baichette  ,  baichote.  \ojez  Bais- 
selle. 

Baidre  :  Assigner,  hypothéquer. 

Bai  EN  :  Brun;  pois  baicnsy  pois 
noirs  ;  de  badius, 

BAiEtSE.  Fojrez'BkiàME. 

Baxeur  :  Barrard,  parleur  éternel. 


\ 


i!t4  BAI 

BuGVES  (  meilleiirs  y  :  Meilleurs 
effets. 

Baigvie.  Voyez  Bak. 

BiiGNié  :  Garde  d'an  ban,  d*aii 
territoire.  Voyez  Bagn^. 

Baignote  ,  haingnote  :  Cuve  pro- 
pre à  se  baigner  ;  vagna. 

Bail.  Voyez  Baillie. 

Bailar  :  Louer,  donner  à  loyer. 

Bailé,  baLfi y  baus,  baux:  Gai, 
joyeux,  content. 

BiiLË,  bailet.  Voyez  Vablet  et 
Valet. 

Bailistee.  Voyez  Baixlie. 

Baillance  :  Action  de  donner,  de 
mettre  entre  les  mains. 

Baillard  :  Garçon  de  noces ,  ami 
de  répoux  qui  conduit  les  demoî- 
Relles  au  bal ,  et  qui  veille  à'ce  qu'elles 
dansent  à  leur  tour. 

Baillarge  :  Orge ,  avoine ,  vesce , 
gros  pois. 

Baillart  :  Bailleur,  endormi. 

Baille,  porterne ,  poterne  :  Bar- 
rière ,  porte  avancée  d'une  ville ,  pa- 
lissade ,  barricade  ;  ce  root  vient  sans 
doute  de  bajulare  ou  de  vallum , 
parce  que  dans  les  villes  assiégées  on 
&e  servoit  de  la  baille  pour  faire  en' 
irer  dans  la  place  ce  qu'on  croyoit 
nécessaire. 

II  fit  charpenter  des  biuUes  et  les  asseoir 
un  trarers  de  la  rne.  Froissart, 

Baille  ,  bailler  (  lou  )  :  Concierge 
d'une  prison;  bajulus. 

Baillée  :  Adjudication  ;  bajulatio. 

Bailler,  baillier:  Donner,  prê- 
ter, porter;  en  bas.  lat.  bajulare. 

Une  lance  li  fait  baillier 
Où  ele  avoit  fait  entailler 
Une  ensaigne  bêle  et  vermoîlle 
Où  il  ot  pain  un  leon  blanc. 


Tôt  li  otroia  et  dist 
GanTains  ice  que  li  reqnist 
La  lance  et  le  penoncel  prist. 

Roman dePercwat^foL  3a8. 


BAI 

Bayllebesse  :  Femme  qui  passe 
un  bail,  qui  donne  ou  laisse  à  loyer* 

Baillet  :  Cheval  qui  a  une  étoile 
ou  marque  blanche  sur  le  front ,  ou 
de  poil  roux  tirant  sur  le  blanc. 

Bailleul,  bail  y  bailCy  bailg,  baili, 
bailistre ,  baillif,  baillistre ,  baj'ule  , 
balliseur,  bals,  bait ,  baùs  :  Gouver- 
neur, gardien ,  administrateur,  agent 
chargé  de  percevoir  les  droits  d'un 
seigneur,  ou  d'administrer  les  do- 
maines des  grands  vassaux  ;  en  bas. 
lat.  baUvus  ,  balliolurn ,  bajulus  ;  en 
anc.  Prov.  bailë  y  bailon  ;  en  bas 
Bret.  baiU, 

Baillie  ,  bail  y  baile,  bailie,  bai- 
listre :  Soin ,  administration ,  régie  , 
tutelle ,  curatelle ,  juridiction ,  pou- 
voir ,  garde,  puissance,  en  bas.  lat. 
balia ,  baillia  ,  bajulia  ,  baliagium  » 
baliurn  ,  balliva  ,  bajukuio  ;  en  anc* 
Prov.  bailia ,  bajhuUa  ;  on  disoit 
bien  bailli,  pour  bien  traité;  mal 
bailli  y  maltraité  \  a  en  sa  baillie  ,  il 
•st  chargé ,  il  a  en  sa  garde ,  eu  sa 
puissance. 

Li  Turc  qui  aroient  la  seîgnourie  de  la 
TÎle  ,  tenuient  encores  les  autres  tours  en 
leur  baillie, 

Traduct.  ele  Gttill  de  7yr,Jbl  34. 

Se  li  cors  Ta  serrir  nostre  Seignor 
Toz  li  miens  cuers  remaint  en  sa  baiiUe, 

Chase,  de  Couct, 

Baillier:  Prendre,  tenir  en  sa 
puissance,  en  son  pouvoir. 

Et  Cner-failli  à  li  s*a corde 
Qui  songe  tote  jor  la  corde 
Qui  li  fet  liericier  et  tendre 
Tôt  le  poil  quVl  ue  voie  pendre 
Larreciii  son  filz  le  tremblant, 
Se  IVn  le  puet  baillier  cmblaut. 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  10497. 

Baillistre.  ^o/rz  Bailleul. 

Bailliveau  :  Rejeton  des  forêts^ 
petit  bâton  ;  baculus, 

Baiuchette  :  Nacelle,  petit  ba- 
teau ;  de  vagna. 


BAI 

Baios  ,  biiire  :  Uotte ,  panier. 

BAiONiBm  :  ArbaJétrier. 

Baie  (jeu  de  )  :  Jeu  de  courses , 
jeu  de  barres  ;  de  vara. 

Bairbe  ,  pour  Barbe  :  Nom  de 
femme  ;  Barbara, 

Baiee  :  Barrière  il*une  porte  de 
"ville;  de  vara» 

Bairkté  (estre)  :  Etre  trompé 
par  quelqu'un ,  être  arrêté  par  une 
barrière. 

BAiaiGNK  de  vignes  :  Rangée  de 
ceps  éelialassés. 

Bairrk  :  Bâtard  ;  cens  baùre,  cens 
bâtard. 

Bais  :  Marais ,  eau  stagnante  »  une 
snare  ;  de  bossus. 

Baisedoy  :  Ce  qu*on  donnoit  à 
TofFrande  lorsque  le  prêtre  présen- 
toit  sa  main  à  baiser  en  place  de  la 
patène. 

Baiskment  :  Un  baiser  ;  basium,  , 

Baisotkr  :  Baiser  sans  faire  de 
bruit  ;  basiare, 

Baissar  :  Descendre ,  laisser  échap- 
per. 

Baissare  :  Homme  qui  aplanit , 
qui  nivelle;  eu  ProT.  baissa^  tondre 
les  draps  ;  baissaire  y  tondeur. 

Baisse  :  Bêche ,  outil  de  jardinier. 

Baisséle  :  Toute  une  famille  , 
maîtres  et  valets. 

Baisse LLE  ,  baichette ,  baichote  , 
baisselette,  bessote  :  Jeune  fille,  jeune 
servante.  Voyez  Baiasse. 

Baissemeut  :  Diminution;  en  bas. 
lat.  b€Uss€unentum^ 

Baissier  ,  bassier  :  Jeune  garçon. 
Fojrez  Bacheler. 

Baistangier  :  Exciter  des  querel- 
les ,  des  batteries. 

Baistams  9  baisiant  :  Procès»  que- 
relles particulières  ;  c'étoil  aussi  une 
émeute  ou  bataille  entre  deux  pa- 
raiges,  U  iHoît  défendu  à  ceux  des 
BuXTtspivwges  de  se  mêler  de  la  dis- 


B  A  t  12S 

pute ,  et  aux  combattans  d'aToir  au- 
cunes armes  meurtrières  ;  de  batuere, 

Baistahs  (  les  )  :  Les  flagellans  « 
fanatiques  qui  coururent  le  mond« 
vers  1348. 

Baiviaux  :  Baliveau ,  rejeton  des 
forêts ,  petit  bâton  ;  de  baculus. 

Baix  ,  boire  :  Bas  ,  basse  ;  de  bas- 
sus  ;  en  Proy.  iaisso. 

Car  se  U  cor«  vtmX  en  baix,  li  coen  soai 
toutes  Toles  en  haie. 

SÊrm.  de  &  Bernard,  fol,  a5. 

Nom  et  d  eorpora  inferîus  ,  sed  eord^ 
tursum. 

BaixijiA  :  Baisser,  descendre ,  lais- 
ser échapper;  «n  Prov.  boisson 

BaxxM'^  ^fnf^  '  Mesure  de  char- 
bon.       • 

BajaSpL.  :>tSerYante  ,  femme-de*» 
chambca»  Pvprez  Bagasse. 

BajôuI  :Ca  bajoue  d'un  animal, 
les  jonèt  délkchées  de  la  mâchoire. 

BAJtdk  :  €K>uvenieur,  administra- 
teur \^"êajuli^  ,  de  boà'vus.  Voyez 
Bailks. 

Bivi.x  :  t'Ouvernement ,  admi- 
nistrilion,  autorité;  bajulo,  boHo* 
gium  ;  en  anc;  Prov.  bojhulo.  Voyez 
BAiiixiB. 

BiL  :  Voilé  de  religieuse  ;  et  bail  » 
contrat. 

Qui  prent  homenagele  doit  prendre  i«»lnt. 
Cil  qui  requiert,  doit  juiodre  les  mains  et 
dire  :  Sire,  je  deviens  Tostre  home  de  bal, 
se  c*est  bid,  ou  d*iieritage  ,  se  c*cst  héritage, 
que  ge  foi  et  leaulté  tous  porterai. 

Mu,  BibL  ûnjfér.  n^  8407  yfal,  17 ,  F^. 

Balaa  :  Dansa,  sauta;  du  verb^ 
boler. 

Balade  :  Pièce  de  yers ,  espèce 
d'épigramme. 

Baladeur:  Danseur,  sauteur. 
Voyez  Baler. 

Balancier  :  Jeter,  lancer. 

Balanoeur  :  Baladin,  sauteur^ 
faiseur  de  tours. 


12Ô  BAL 

BALtXDkiH  :  Manteau  de  campa- 
gne ,  »orte  de  casaque  pour  garautir 
de  la  pluie;  en  ba*.  lai.  baiandrana. 

Balahiek  :  Espèce  de  gros  gland 
odoriférant,  et  le  geDft,  arbuate; 
jbalanas  i  en  bat  Bret.  balance  , 
«gênât. 

^t^^iQUE  ,  balashe  :  Enveloppe 
citérieure  de  Is  châtaigne,  laquelle 
eit  liérissée  de  poiiitei;  balaïuia. 

Balâthor  :  Gourmand ,  mauvaU 
■KJet ,  fripon  ,  macaud  ;  balatro. 

Balave  :  Ardillon  de  boucle. 

BiLAT.  foyet  Balet. 

Balbe,  baube  :  Bègue,  homme  qui 
bégaye;  balbus, 

Balcihifeb  :  L'étendard  et  le  poi^ 
tfr-életidard  des  templiers. 

BALDÊCHiiruM  ,  baudeqifin  :  Drap 
fait  de  fil  d'or  et  de  soie^ 

Baldemext  ,  baudeiÇctt  :  Gaie- 
juen  tjjojeniement, 

Ximdia  que  cl)  p*ntlnjtiaii«it. 


X  pi*  deictiidint  baliiiittfiu. 

Bam<m\U  DoièfUtat. 
Balui  :   Bai ,  de  Couleur  baie  ; 
haldlnus. 

Baldicheue  :  Une  balançoire, 
Bale,  balé ,  balée  :  Avance,  au- 
vent de  bouiîque,  (jalerie,  balcon, 
n  ProT.  baie ,  balën. 
balen:  Baleine,  célacé; 


corridor  ; 

Baleki 
Baler 


:  Vais! 


•er, sauter, sagiler,  remuer,  se  di- 
vertir; en  bas.  lat.  baltare  ,  de  va- 
àllan-  i  eu  liai,  ballare.  , 

BtLÉEiie ,   ballerie ,    subst.  fém.  : 
Danse,  divertissement;  duGtec^^- 


BAL 

P*r  préi ,  par  Tignn ,  par  jiehiarM, 
Kl  longe  ^a  par  JD|;«ncat, 

El  tuants  ctkirulM. 

El  <>Yt  TiFtItfct  citoUa, 

Et  fleuri  d'ïipic»  Joulcertiuet , 

Boman  lie  la  Boit- 
Lct  m»  CD  dumbri  tokcicr , 
Lei  autrit  toiI  pir  boit  chaeicr. 
Par  monalgaca  cl  par  rWiini, 
P»r  prci.jwr  ligori ,  par  jackieMti 
ElionKefl«eIj.ug«iieni, 

Et  baltiiei  cl  kvolei , 


Il  goui 


upicri  ^dorci 


*  if/ntc  Bomaa,  wn  iS8*3. 

Balesta  :  Grand  panier,  gruide 
nuinne;  en  Prov.  mod.  banatto. 

BÀi-esTE  :  Arbalète  ;  du  Grec  baUo; 
ta  Latin  balista  ;  en  Basque  baiesUtf 
en  Prov.  balesto. 

Bai-icstbi.  ,  balestes ,  subst.  maso.  : 
farceur,  bateleur. 

Balksteii  :  Arbalétrier ,  tireur 
d'arc  ;  eu  anc,  Prov.  aoubalettrié. 
Voyez  Abbalestieb. 

Balestiaux  :  Danses  accompa- 
ig;nécg  de  chant. 

Balkt,  bala^:  Petite  galerie,  re- 
bord ,  ou  avance  d'un  toit  ;  baleiurn. 

Balbub  :  Danseur ,  sauteur. 

Balkvbf.s  ,  baleuvref ,  balièvrtt , 
sub&t.  masf.  pi.  :  Borel  pense  que  ce 
sont  les  lèvres  inférieures  ow  ba*- 
Icvres  ;  bit  labra;  il  cite  ce  passage 
de  FroiMWt  :  Perçoie.nt  bras ,  têtes  ef 
bat  -  lèvres  ,  de.  Barbaxau  ,  d'après 
JuinvilIe,Mss.  fol.  'J57,croilqnec'est 
le  menton,  la  m&choire  iufi^rieure; 
en^  il  sé  prend  aussi  pour  toute  la 
mâcLoire. 


10/. 

.(turU  •»«<<:< 

Ir.  Ds*  M  cUambr».  MUwr, 

joù  d^  I'«i.  . 

Lu  lutr»  Tool  par  bail  diaiisr, 

tw  UKuUifjiu*,  pat  TitUftt^ 

que  poiiqoe  j«  M 


le  balmrBiMbiim- 


BAL 

TU  ptte  et  halievres  Mchl^  « 
Joe«  de  rooille  ratecliîéet. 

*  Epman  de  la  Rote,  'vers  io365. 

Voyez  la  même  citation  au  mot 

BâULIÀ  VILES. 

BiLcz  :  Ce  mot  se  trouve  sans  ex- 
plication da^is  le  Glossaire  duEoman 
de  la  Eose,  et  l'ai^teiir  renvoie  au 
-vers  io6ao ,  où  il  se  trouve  en  effet  ; 
mais  dans  les  Mss.  et  dans  les  pnc. 
éditions,  on  trouve  lassez,  et  ncm 
pas  hale^. 

Balicot  :  Basilic ,  plaqte. 

Balise  :  Voltiger,  agiter 9  balan- 
cer; vacillare, 

Baligaut  :  Fanfaron  9  maus#ade , 
impertinent,  mal  plaisant,  ennuyeux 

Balih GE ,  balîn  :  Befceau ,  langes , 
maillot ,  grand  drap  ;  bidiiya  ;  en 
Prov.  baUen,  baùlèn,  langes,  dra- 
peaux d*enfant  ;  en  bas  Bret.  baiien  , 
couverture  de  lit. 

Baliser,  baliseir  :  Nettoyer,  dé- 
combrer ,  rendre  praticable  ,  plan- 
ter des  balises  pour  marquer  un 
passage. 

Balises  :  Enseignes ,  poteaux  pour 
indiquer  la  route ,  pieux  mis  dans 
une  rivière  pour  indiquer  un  passage 
dangereux. 

Baliste  :  Arbalète  ,  machine  à 
lancer  des  pierres  dans  les  villes  as- 
siégées; b(iU$ta  ;  du  Grec  baUo.  Yoy, 
Mai^gokel  ,  Maiygoitrau. 

Baliste  :  Fermier  d'un  passage. 

Ballen.  Voyez  Balutge. 

Balleteou  :  Balai.  ^o/^zBalier. 

Balma  :  Grotte,  caverne,  antre. 

Baloians  ,  balojrans  :  Flottant , 
voltigeant ,  allant  au  gré  du  vent  ; 
V€udUans, 

Balpixe,  6a/c^er.*  Flotter,  vol> 
tîger  ;  vaciUare ,  d'où  on  a  formé 
halaier. 

Job  fa  sembUot  ao  dlmp  de  tôle  » 
Qui  tîtat  k  ploi  où  ou  le  |ilaî«; 


BAN  laj 

/ob  fa  U  graint  <i«e  II  flaîans 
Jeté  de  U  paille  et  netoie; 
Job  ftt  buei  arant  en  U  roîei 
Job  rompi  roie ,  lat  et  roslaut , 
Corne  for«  bette  et  fors  olaiaim 
Jo^  ne  fu  cokes  ne  rosiaos , 
Qui  au  veu^  se  tourne  et  baUne, 
Roman  de  Charité,  strophe  sx^ 

.  Balois  :  Criblure  du  bled. 

^Ai^jOAR  ,  balouard  :■.  £^>èce  de 
guêtres ,  gros  bas  sans  semelles* 

Balouaet  :  Boulevard ,  fossé  de 
place  forte. 

Baloy  :  Rubis  balai ,  pierre  pré- 
cieuse ;  ^a/o^cïW. 

Bals,  baise,  bau ,  bauid ,  baulip 
baux:  Joyeux,  gai,  content. 

BàLS.  Voyez  Bailleul. 

Balsime  :  Baume  ^  bakamum» 

Cîst  balsime  est  très  puirs ,  et  por  ceu  U 
corient  très  ferme  raisseal. 

Sermpns  de  S,  Bernard,  fol  i4a« 

Baltes  :  Baudrier  ;  balteus, 
Bahlevie  ,  blesmir  :  Devenir  pâle. 
Ban  :  Territoire  d'une  seigneurie  ; 
se  disoit  aussi  d*un  terrein  dans  le- 
quel les  habitans  d'un  même  lieu 
jouissotent  des  biens  et  des  droits 
communaux  ;  proclamation  ,  conseil 
de  gens  de  guerre ,  cri  public ,  ap- 
pel fait  par  le  toi  à  sa  noblesse  d'al- 
ler à  la  guerre  ;  défense ,  ordonnance , 
édit ,  règlement ,  statut  ;  en  bas.  lat. 
bannum.  On  le  croit  dérivé  de  l'Al- 
lemand. 

Cest  ban  et  c«>9t  establîssement  met  H 
Sires  contre  les  trikeeurs ,  qui  autrui  grievent 
par  leur  bosdte  barattaressement. 

Conseils  de  P.  Desfontainet^ 
chap.  x6,  art,  u 

Baiy  :  Réserve  ,  prairies  ou  arbres 
.  mis  en  ban  ,  en  réserve  ;  bannus. 

Ban  :  Peine,  punition,  exil,  bao- 
nissement  ;  de  bannum, 

BaN'Aeeièee-bah  :  Assemblée  des 
vassauE  et  arrière-vassaux.  U  'dif- 
ft;re  du  ban  ,  assemblée» 


ii8  BAN 

BiM-BaiiK  ;  Bélit  qne  coioniet- 
toient  dans  une  (cigoeurie  des  gens 
qni  a'j  ëtoient  pas  domiciliés ,  et 
qui  s*;  battoicnt. 

fi&n-cLocBB  :  Cloche  pUcée  au 
milieu  d'an  -vUlai^  pour  en  a»eiii- 
bl);r  tous  tes  habitana  ;  annonce  pu- 
blique au  son  de  la  cloche. 

BinAïQK,  banage  :  Droit  de  bao- 
nslité.  Foyn  pAHiaB. 

BÀHiaBÀH  :  Charrois  qne  les  vas- 
mus  étoient  obligés  de  faire  pour 
leur  seigneur. 

Bahabd,  6(Uif£iei- .- Garde  de  ban , 
messieri  garde  des  champs. 

Bahastb,  bantutre,  banne,  ban- 
Rtau,  benate,  beitne,  benneau:  Pa- 
nier ou  manne  qu'on  met  sur  le  dos 
d'un  &ne ,  hotte  dont  se  servent  les 
paysans  pour  porter  les  grain»  ;  me- 
sure potir  le  charbon  de  terre;  bu- 
ncutum  ;  en  Espag.  banuiia;  eu  bas 
Bret.  benna  i  en  Lyonn.  benne;  en 
■ne.  Prov.  balesta;  en  Prov.  mod. 
banaito,  batuutro. 

fiARiTBE  :  Tapissier,  matelassier. 

Barcaob  :  District,  juridiction, 
droit  d'avoir  moulin,  four  et  pres- 
soir banaux. 

B&mcabt  :  Espèce  de  tomberean. 

Bahcellk  :  Petit  ban  ;  de  bancur. 

BincHAGE  :  Droit  que  les  mar- 
chands payoient  pour  le  banc  lur 
lequel  ils  élaloient. 

Bahchabt    :    Brancard  ;    de   bra- 

Bahcbb  :  Boutique ,  étude  de  iio> 
Bahcieb  ,  banequier  :  Marchand , 

BiRçiLLon  :  Petitbanc;  en  Ptot. 
bancilUou.  ' 

BkKCLocvB:  Son  de  la  cloche  pour 
.  la  tenue  des  plaids  aanaiu  ;  c'étoit 
«ussi  l'alarme  sonnée  par  une  cloche 
qu'on  nommoit  aiiui. 


BA» 

Bakdb  :  Une  troupe,  une  Mnipft* 
gttîede  soldats;  bandian.  Barbasan 
le  dérive  dtpangere,  lier,  joindre* 

BAnoKE  :  Publication  pour  ouvrir 
les  vendanges. 

Bahdeneitt  :  Hardiment, 

Banobb  :  Se  réunir ,  s'associer,  sa 
joindre. 

Bakdebollk  ,  banneroUe  :  Ban- 
nière, étendard,  enseigne;  en  bas. 
Ut.  banderia,  àe  pondère  i  en  Prov. 
bandteiro ,  enseigne  de  cabaret. 

Bak  de  TBif-roKD  :  Espèce  de  Aé- 
crct  par  lequel ,  après  trois  publica- 
tions et  autres  formalités ,  le  rentier 
on  créancier  i«  faisoit  adjuger  l'hé- 
ritage assuré  et  non  relevé ,  pour 
en  jouir  en  toute  propriété,  foy.  AA- 
svBBMBHT,  Conduit,  REi.ivBiiE>v.  • 

BAH-D'KiuaexEttT,  ban  tTatture- 
ment  :  Droit  qu'on  obtenoit  par  jtw- 
tice  ,  de  faire  sortir  quelqu'un  d'un* 
terre  ou  d'un  bien  quelconque. 

Babdez  :  Partisans  du  duc  de 
Berry,  qui  portoient  une  écharpe  ou 
bande. 

Bahuieb  :  Banal ,  public,  yojres 

Bahdieb  :  Sergent foretder,cri«ur 
public,  qui  proclame.  Foj.  Bababu. 
Bahdib  :   Permettre  ,  accorder , 
donner. 

Bandoic  :  A  discrétion,  librement, 
avec  profusion,  libéraiement.  Voyn 
Abahdon.  a  son  bandon ,  à  sa  dispo- 
sition ,  à  SB  suite ,  à  sa  discrétion ,  à 
son  désir,  à  son  envie  ;  à  bandon,  à  ma 
discrétion^  A  ftimifoirailv., librement; 
à  leur  bandon ,  a  leur  disposition. 
Car  cit  qui  par  regird  pltiMtDt, 
On  par  dmlce  chien  ftiuBt  , 
A  lui  on  pir  DP  rii  lerïji , 
DaBDc  »on  cucur  toui  cuteria. 
Doit  bito  ifftii  •!  ricbc  don 
D(WB«r  ravoir  loat  k  iaiHioi:. 

Bamau  th  Im  Kait. 


BAI» 

Bandoi^  :  Étendard  ,  enseigné  à 
laquelle  on  doit  se  ranger  ;  de  pan- 
nms;  c*étoit  aussi  un  cri  public ,  une 
Tente ,  un  encan.  Voyez  Ban. 

Bandoh  :  Joie ,  discrétion  y  puis- 
sance. 

Par  dtomnt  £ent  qae  H  toim  amenti 
Par  derricrt  putain  tous  clamant  » 
£t  dicnt  ce  qoe  pis  leur  semble , 
Qaant  te  moquent  de  tous  ensemble , 
Cdmbien  qae  cbascnn  d*euls  Tons  seirre  » 
Car  bien  conoist  toute  leur  Terre  ( 
Sans  faillir  ,  c*est  bien  Terites 
Qnaad  à  leurs  bandtms  tous  mectex , 
Ils  Tons  saTent  bien  mectre  à  point , 
Car  de  dangier  en  tous  a*a  point 
Quant  entrées  estes  en  la  foule , 
Chaawin  tous  boule  et  tous  défoule. 

HomMi  de  Za  Âase. 

BANnoN  :  Joie ,  alégresse  ;  je  l'ai 
trouTé  une  fois  employé  pour  dési- 
gner, guerre,  haine ,  inimitié. 

Bandoit  :  Hardiment ,  sans  crain- 
te ;  entièrement,  sans  réserve;  enfin 
bandon  étoit  encore  pris  pour ,  sans 
relard ,  sans  délai ,  sans  miséricorde. 

Pour  pénitence  espec'kl , 
Bequerea  à  celi  pardon , 
Qui  par  tous  a  eu  tant  de  mal, 
.  Xt  ai  li  donrex  en  pur  dou , 
Cuer  et  cor  tout  à  son  bandon , 
Yostre'  honneur  et  le  sien  gardé  ^ 
En  reconfort  et  en  guerdon. 
De  ce  que  tant  ares  gardé. 

La  Con/essùm  de  ia  beUe  Fille, 

BAvnoiiLiKBS  :  Voleurs  de  grands 
chemins.  Vojrez  Holisb» 

Baxi OBRY  :  Le  fer  avec  lequel  on 
iMuideit  Tare. 

Baveçov  :  Grand  panier. d'osier , 
coriieille  ;  benna, 

Ifoult  lu  grans  de  lui  li  renoua 
CofniJDÎas  fis  et  àanefons 
De  Tergrs ,  en  ce  laboroit , 
Kt  de  ce  labor  ce  TiToit , 
Que  de  unis  riens  ne  mcnjast» 
Si  de  ses  mains  nel  gaagaast. 

yies  des  Hennîtes,  foL  75. 

Bakemkht  :  Bannissement^  hart^ 
uutn  ;  en  Prov.  barùmên* 


Ban  129 

Banebet  (  chevalier  )  :  Celui  qui 
peut  lever  des  soldats  pour  marcher 
sous  sa  bannière  ;  qui  a  droit  de  por- 
ter bannière  à  la  guerre. 

Bankret  (seigneur)  :  Celui  qui  a 
droit  d*avoir  four ,  moulin  et  pres- 
soir banaux. 

Baneeie  :  Territoire. 

Banebier  :  Garde  de  fruits  ou  de 
moissons ,  un  messier.  Foy,  Banaru. 

Baneeole,  hannerole,  Yoy/BAzr* 

i>EEOLE. 

Baices  :  Cornes  ,  l'os  du  crâne  dea 
bœufs,  des  chèvres,  etc.  ;  banut,  qui 
porte  des  cornes  ;  en  Prov.  bam'liou  , 
batiu,  banudo. 

Barestie  :  Un  vannier.  Voyez  Ba» 

VASTE. 

Banestouh.  Voyez  Bavastb. 

Bangaeiies,  bangards  y  banniers  ^ 
banvars,  vinciscles  :  Messiers.  Voyez 
Banaed. 

Banie,  hcigHiCi  banagCf  bandi^ 
ment,  bannée ,  bannie  :  Ban ,  publi- 
cation ,  droit  de  ban  ,  édit,  loi,  pro- 
clamation  ,  assemblée  ,  banalité  ;  et 
amende  ,  peine  imposée  aux  infrae- 
teurs  de  la  loi.  Voyez  Ban. 

Bamié  :  Abandonné,  rejeté,  ex- 
clus ;  de  bannire, 

Banier  :  Sergent,  huissier  de  jus- 
tice ,  trompette ,  crieur  public,  F^oy. 
Bahoier. 

Banier  ,  baniére  :  Commun  ,  corn* 
mune. 

Banile  :  La  vanille ,  plante. 

Banixiee  :  Bénir ,  donnei^  la  bé- 
nédiction ;  benedicere, 

Banixiés  :  Bénis&ez. 

Ban  LEVRES,  balievres  :  Le  men- 
ton ,  les  environs  de  la  bouche. 

Les  cheTf  ux  a  tous  hnrichea. 
Les  yeux  crues,  en  parfont  glicai^ 
Vis  pâle,  banlevres  sarchxes, 
Kt  jues  de  tait  entachies. 

Kofnan  de  la  Base, 


*JloiFi0t  éi  la  Mou,  'Ban  lOSCS. 

BLKMoLiit  :  Droit  de  banalité  poar 
BB  laoatia. 

BiHKAB.  Voyez  Bah ARD> 

Bahre  ,  baimeetu  ,  benne,  ben~ 
jWBit.  Voy«  Bamaitk. 

BiMMSKiTS  ,  handerets  ,  banne- 
nets,&0(Mern.'CherBiieraqaiavotent 
tMKz  de  vassaux  pour  en  former  anc 
oompa^Bre.  A  Meti  on  ajipeloit  ainsi 
le*  oflîcien  des  paroisses  ;  eu  bas.  lat. 
bamnertti  milHet  ;  le  hanneret  êtoit 
pins  que  le  bachelier  et  moins  qne  le 
ht  ri  II   Foyes  B>kebkt. 

BAnnsaiB  :  Banlieue,  ou  terri- 
toire appartenant  k  nn  lien ,  comme 
la  faanliene  ^le  Paris  ;  bannum  leagtr  ; 
«1  bas.  lat.  btmiteria. 

Banhekii!  :  Office  des  paroisses  de 
Mets  ;  it  le  diioit  aussi  dn  lieu  oùTon 
jvgeoit,  où  l'on  eiereoit  la  juridic- 
twn;  en  bas.  lat.  banratonttm.  V.  Bak. 

BAinrzBoi,E,  banderole  :  Bannière, 
étendard;  en  bas.  lat.  bandum ,  de 


B  A!î 

pour  saillir  les  vaches, 
UJie  rétribution. 

Bavhiiik  :  Publier,  annoncer,  pro- 
clamer à  sonde  trumpe,  àcrïpa- 
Uio;  depaadere  et  pojigere. 

Ba^ihiebe  :  Chose  commune,  ba- 
nale ;  enseigne  à  laquelle  on  dmt  se 
ranger  au  cri  pnblic  ou  au  ban.  La 
bannière  de  France  étoît  tue  cor- 
nette blanche  semée  de  fleurs  de  Ijrs  ; 
àtpanatu. 

BitnniKRBS  OBAHDBS  (femmes  de): 
De  haut  état ,  femmes  de  grands 
bannerets. 

BiKHoi*  ,  bamuton  :  Vaiiaeav  , 
panier,  ou  CDTe  propre  è  conserver 
le  poTsMn  dans  vue  barque.  Fojres 
BANK{o:r. 

Bamok  ,  bamKM  :  PAtUK  conw 
mune  ;  de  bemutm  ;  tempt  bmtmm, 
temps  auquel  les  terres  sont  commu- 
nes et  abandonnées  aux  bestiaux  du 
paUic. 

Bawqvbii AS ,  Atf^enof  ;  Tempête, 
orage  ,  ouragan,  désordre  »  ravage  j 
de  bacchanalia. 

A  U  OH  Tiorn»  , 


Bafitetok  :  Coffre  trôné  dans  le- 
quel les  pûchears  ^éposoient  leur 
poisson. 

fiAHHBTTE  :  Espèee  de  panier. 

Bakrib,  banon  :  Proclamation, 
publication  ;  e'éloit  anssi  une  per- 
•onne abandonnée,  qui  n'étoit  plus 
BOUS  kl  survesltance  de  l'autorité  pu- 
ïliqne.  foret  Basis. 

Baitxieb  :  Grieur  pnblïci  et  crier, 
publier ,  annoncer  à  son  de  trompe. 

BAiTitm  :  Seigneur  qni  a  droit  de 
porter  bannière  à  la  guerr«,  qni  a 
droit  de  foor,  ^nomlin  et  pressoir 
banaux. 

BiniTtEB  (torean);  Taureau  qui 
•{iputieat  au  Kîgnenr,  et  qui  sert 


Und«  à  eroiiuc  fI  itronlilnr, 

ToEi  fuit  11  mer  tonte  «pndue, 
LI  nnt  tIuI  ■  U  ttt  darut. 
0  tonnait  il  bnqatnai  gnalt 

Rompent  cafdci,  Il  trri  lor  Taiit, 

Hùi.  de  rélatliisem.  dt  la  At«  dt  I* 
CoKcepàon  ,  par  Wmim, 
BiHQURTTEn  :   Être  tonjonrs  en 
festins ,  en  banquets ,  en  donuer,  les 
fréquenter. 

Barsb  :   Grand    panier  ,   manno 

Banvin  :  Droit  qu'avoit  un  sei- 
gneur d'arrêter  pour  un  certain 
temps  la  vente  du  vinde  ses  vassaux^ 
pou^  Tendrs  le  sien. 


fi  AU 

Bahc  :  Tutelle  d'un  ^inenr. 

Baovois  :  Espèce  de  bled. 

BlouBiLo  :  Joyau ,  babiole,  jottet 
^'enfant. 

Bâouçak  9  bauçant:  Cheyal  de  pe- 
^te  taille. 

BiouoAif ,  baudon  :  Les  boyaui^ , 
les  intestins. 

Baouïar  ,  bauzar  :  Surprendre  , 
tromper,  frauder. 
'    Baouziol  ,  bausiol  :  Trompeur, 
traître ,  insidieux ,  pernicieux ,  pér- 
iode. 

BAooziosAMSir  :  Qui  est  triste  , 
chagrin,  et  avec  peine,  douleur, 
d'une  manière  plaintive. 

Baptestiee  :  Vaisseau,  et  lieu  où 
ron  baptise  ;  haptisîerium. 

Baptrure  :  Salaire  des  batteurs  de 
bleà  ;  de  haptidere  ;  battire ,  battre. 

Baptiser  :  Spécifier  ,  déclarer  , 
qualifier ,  indiquer,  fixer  ;  bàpdzare, 

Baptisier  :  Bdtir,  édifier. 

Baptizoére  :  Robe  qu'on  met- 
toit  au  baptisé. 

Baptoikment,  baptistère  :  Bap- 
tême; baptismnm. 

Li  èap^tere  snra  bians , 
Qiian^  la  toîs  rereora  rfet  clans  » 
Kt  Staint  Jelians  en  tremblera, 
Qui  sor  Ir  chirf  nos  rcfsera 
14  bons  bastisiere  à  sa  main 
La  sainte  îaue  don  fltm  JordAÎn. 

Traduct,  du  Psemtiîer,  paraphrase 
du  pseaume  Enictarît. 

Baptoier  ,  baptojrer  :  Conférer  le 
baptême ,  baptiser  ;  baptizare, 

BAQHEZf  AS  :  Désordre ,  tempête. 
Voyez  Basquenas. 

Baquet  :  Boiteux  ,  bancal  ,  es- 
tropié. 

Bar.  Foyez  Barov. 

Bar  :   L*e    barbeau  ,    fleur    des 
cbamps ,  et  le  barbot ,  poisson  d>au 
douce  ;  barbus 
.  Bar.  f  bart  :  Fange ,  limon ,  vase. 

B.Aaà  :    Civière   renforcée  pour 


B  A  ft  z3t 

trans^iorter  des  fardeaux  ;  àe  vara, 

Bara  :  Tromperie,  fourberie.  Foy^ 
Barate. 

Bar!  :  Fermer,  boucher.  Ce  mot 
indique  l'ancienne  manière  de  fermer 
les  portes,  au  moyen  d'une  barre 
mise  en  travers  ;  cela  se  pratique  en« 
core  dans  quelques-unes  de  nos  pro« 
vinces  chez  les  pauvres  gens  de  la 
campagne  ;  de  vara. 

Bararah  :  Bassin  de  cuivre,  ea« 
pèce  de  timballes  sur  lesquelles  on 
frappoit  pour  annoncer  quelquo 
diose. 

Baracan  :  liC  bouracau  ,  étoffai 
fort  commune  dans  nos  provinces 
méridionales ,  et  qui  rejette  la  pluie  ; 
en  bas.  lat.  barracanus.  Voy.  Bon* 

QUERAK. 

Baraicke  ,  baragne ,  brehaigne  t 
Stérile ,  impuissant ,  qui  ne  rapport* 
aucun  fruit.  Voyez  Brahaichb; 

Lî  arcs  des  fbn  est  snnnnntcs  , 

R  li  fieble  snnt  efPorotec. 

Ki  primes  furent  saziex. 

Or  se  snnt  pur  pain  lues  » 

£  li  fameilleuz  snnt  asasiez» 

Puis  que  la  baraigne  plnsnrs  enfiintidy 

£  celé  kl  mniz  ont  enfAns  afébUad. 

Livrt  dei  Rots ,  Iw,  i^  chqp,  9  « 
'Versets  ^etS, 

Barait  :  Fraude ,  mensonge.  Voy* 
Bar  AT. 

Baraitterie.  Voyez  BARAtk. 

Bar  ALI  :  Barrière,  barricade ,  pa-». 
lissade. 

•  Baraniade  :  Clôture  faite  de  haiCf 
haie  vive  ,  échalier  ;  de  vara^ 

Barat  ,  baral,  baras  ,  baraz  :  £m* 
barras ,  empêchement ,  ruse ,  trahi* 
son  ,  tromperie ,  fraude  ,  perfidie  » 
dol ,  dispute ,  fausseté  ;  en  bas.  lat. 
baratum;  en  Prov.  barat,  barqtei; 
et  en  bas  Bret.  baradm 

Rutebues  dit ,  bien  m*en  sonrlent , 
Qui  bwrat  qniert ,  haras  li  Tieat. 

i(ut9h$i^,  FM.  de  Ouu-hihJuj^ 

SI 


i3'i 


BAR 


Babàte  ,  baraitterie  ,  haraùe  : 
Tromperie  ,  tricherie  ,  complot  , 
mauvais  dessein  ;  en  bas.  lat.  hara-^ 
iaria ;  eaYtoiS .  baratèt ;  en  Ital.  ba» 
raUeria, 

Barate  :  Grand  vase  de  bois  , 
fort  profond ,  dans  lequel  on  met  la 
eréme  pour  la  battre  et  en  faire  du 
beurre  ;  bamthrum, 

Barater  ,  baréter  :  Tromper,  fri- 
ponner ,  frauder ,  tricher  au  jeu  ;  en 
bas.  là  t.  bdratare  ;  en  ProY«  barata  ; 
et  en  £sp.  bdratar, 

Barateressement  ,  barattaresse- 
ment  :  -Frauduleusement. 

Ctêt  ban  et  cest  establissement  met  U 
^ires  contre  le»  trikeeurs  qui  tutrui  grieTent 
1^  Icujr  boscUe  bunUeressemenL 

Conseils  de  P.  Desjontaines , 
chap.  i6,  art,  i. 

Barateur,  barateaulx  ^  baralC' 
resse,  barateuse  ,  baratresse:  Trom- 
peur ,  trompeuse  ;  haraterius  ,  de 
veterator ,  vetenUrix  ;  en  Prov.  ba- 
ratte, fripon. 

Car  les  dores  TÎlles  chenues , 
Quant  de  jonesse  sont  Teniies , 
Où  jadis  ont  estes  flatées 
£t  sorprises  et  baratées  , 
Quant  plus  ont  esté  dcçénes 
Plus  tost  se  sont  apparçéuës 
Des  barateresses  flaveles. 
Que  ne  font  les  tendres  pueeles , 
Qui  des  a^^uez  point  ne  m  dotent , 
Quant  les  fleoteors  escotent. 
Ainz  cuident  que  barat  et  gulle 
Soit  ausinc  voir  com  F.vangile. 

Roman  de  la  Rase,  vers  21959. 

Baratre  ,  baratres  :  Lieu  inacces- 
sible, creux  ,  profond,  gouffre  où 
Ton  précipitoit  les  scélérats  ;  bara- 
thrum  ;  du  Grec  barathron, 

Barau  ,  barrau  :  Mesure  de  vin  de 
VTÎngt-sept  pintes ,  sorte  de  petit  baril 
ou  tonneau  en  usage  dans  le  Comté 
.Yenaissin. 

Barbacane  ,  barbaquane  ,  barbe-- 
cane,  barbocanne  ,  ^jiàiiU  fém.  :  Pa- 


BAR 

rapet ,  ou  partie  la  plus  élevée  4*un 
mur ,  fente  faite  dans  les  murs  d*une 
fortification  ,  pour  tirer  à  couvert 
sur  les  eunemis  ,  créneaux ,  avant- 
mur  ,  cloison  de  planches  ou  de  pieux 
que  Ton  fait  devant  les  murailles  et 
les  portes  des  villes  ;  en  bas.  lat.  bar^ 
bacana  ;  en  anc.  Prov.  barbacano» 

La  TlUe  ont  bleu  fermée  et  bien  édifiée  > 
Et  fu  la  barbacane  contreval  tresbochiée. 

F'ie  de  du  Guetclm, 

Bar  RACOLE  :  Qui  a  grand  soin  de 
sa  barbe,  qui  la  porte  longue  pour  se 
rendre  plus  vénérable  ;  barbacoiiu 

Barbajouon  ,  barbajhôou  :  La 
grande  joubarbe ,  l'artichaut  de  mu- 
railles ,  plante  rafraîchissante  ;  barba 
jovis, 

Barratauder  :  Brasser  de  la 
bière. 

Barraude  ,  barbaitdée  :  La  bière  , 
boisson  que  Ton  fait  avec  de  l'orge 
et  du  houblon. 

Barbaudier  ,  barbataudier  :  Ua 
brasseur  de  bière. 

Barbe  :  Oncle  ou  personne  éta- 
blie pour  veiller  à  la  conduite  des 
autres,  pour  ce  qui  regarde  le  salut. 

Barbé  :  Qui  a  de  la  barbe. 

Force  se  n*ai  les  cheveus  blanj , 
Ne  sui  ge  mie  mains  sachans  ; 
A  la  barbe  ne  gardez  mie, 
Tel  Ta  grant ,  n*a  de  sens  demie  : 
Se  H  barbé  le  sens  avoient. 
Bous  et  cUevres  trop  en  aroient. 

Fab,  de  Coquaigne» 

Barbeaulx  :  Dents  ou  pointes. 

Barbe  de  fuere  :  Gerbe  de  paille. 

Barbe-faire  :  Faire  la  barbe  à 
quelqu'un  malgré  lui  ;  la  couper  par 
ignominie ,  ce  qui  étoit  une  injure 
sous  Charlemagne  ;  en  Prov.  bar- 
bejha, 

£n  vos  despits ,  fnmes  si  mal  tenus , 
Que  sans  nos  barbes  sommes  ci  reTemis. 

Cette  citation  est  la  réponse  que 


BAR 

les  ambassadeors  firent  à  Cliai:le- 
magne ,  à  leur  retour  da  Danemarck, 
où  il  les  avoit  envoyés  ponr  perce* 
Toir  le  tribut  qai  Ini  étoit  dû. 

Baebeléb  :  Gelée  blanche  «  et 
les  barbes  de  plumes  ou  antre  ma-: 
tière  qui  sont  à  Textrémîté  des  flè- 
ches pour  les  faire  aller  droit;  de 
barbafus  ;  en  Pror.  barbeto ,  terme 
de  nstigeur,  soutenir  un  apprenti 
nageur  par  le  menton ,  pour  Tempd- 
cher  d*enfoncer. 

Einini  ne  mal  ne  li  pnet  faire, 
l^nt  i  tçeust  lancier  ne  traire 
Maintes  sa  jettes  barbelées 
Tretea  li  a  et  entesées. 

Gautier  de  GnnsL 

Baubeler  :  Geler  blanc. 

Bar  BELOTE ,  barbote  :  Grenouille 
ou  espèce  d*in secte ,  qui  se  tient  dans 
les  fontaines,  et  préférablement  dans 
les  eaux  dormantes. 

Babbeloter  ,  barbeter  :  Marmo* 
ter,  babiller,  murmurer. 

Toajonrs  nn  tas  de  pet!t«  ris , 
Un  tas  de  petites  sornettes , 
Tant  de  petits  charivaris. 
Tant  de  petites  façooettes  , 
Petits  gans ,  petites  roainettes , 
Petite  bonche  à  barbeter, 
Ba,  ba,  ba,  font  ces  godinetes 
Quant  elles  reulent  caqueter. 

CoqmUart,  MonoL  de  la  Hotte  de  Foin, 

Babberol  ,  barbié  :  Un  barbier , 
nom  que  portoient  autrefois  les  chi- 
rurgiens. 

Babbille  :  Monnoie  des  coiÉtes 
de  Limoges. 

Babbilloic  :  Fer  qu'on  mettoit  au 
bout  d*une  flèche  ou  d'un  dard ,  et 
qui  étoit  barbu  ;  de  sorte  qu'une  fois 
entré  dans  la  chair ,  on  ne  pouvoit 
Ten  retirer  qu'en  déchirant  les  par- 
ties enTironnantes. 

Qqant  Alizandre  fut  itmenea  en  sa  tcntr , 
les  sirorgyens  copercnt  le  fnst  de  la  sayette 
Sdijc  dcdeaf  son  corps,  mais  le  ter  ne  kc 


BAR 


i35 


mnt  point ,  et  lors  quMIs  Teorent  de/lrcstu  « 
Ha  oognnrent  que  le  fer  aroir  barbillon, 
ponrqnoy  ila  ne  le  poroient  oêter  sans  grant 
doounage  de  son  corps  que  ils  ne  feissent  sa 
playe  plus  grande  et  plus  large .  et  ^oub- 
toient  que  flux  de  sang  n*7  surrenist ,  car  lo 
dart  estoit  entré  bien  arant ,  et  sembloit  qno 
il  penetrast  jusqnes  dedens  les  entreilles. 

TYad,  de  Quinte-Curee ,  Iw.  8  ,Jhl,  aoS^ 
r°,chap,S,N.C, 

Babbits  :  Brebis,  mouton,  trou- 
peau ;  de  ven'ex' ,  ven*icis, 

Barboier  :  Faire  sa  barbe;  dé 
barba  et  de/acere. 

Barboire  :  Masque  qui  avoit  une 
barbe ,  barbouillé ,  peint ,  fardé  ;  de 
barbigen 

Ve  sVsDerrant  nus  de  cliest  roAt, 
S'il  ne  croit  chou  qne  dire  Bl*ot, 
En  soi  a  petit  de  memore  , 
Ausi  com  li  potiers  sen  pot 
Fist  Diex  cascun  tel  com  li  plot. 
Wai  cheli,  soit  blanche,  soit  noire. 
Qui  por  soie  bianté  aoire  « 
Se  paint  com  imaige  marmoire, 
Diex  des  œuvres  qn*il  fait  sVsgot, 
Il  nous  aime  la  fâche  noire   . 
Qu*ii  fist  ;  mais  fâche  de  barboire 
Quidiea  qu^il  aint ,  ne  qui  lot. 

Bllserere  du  Reclus  de  Molieru  , 
strophe  88. 

Barboter  :  Frissonner,  trembler  ; 
marmoter,  parler  entre  ses  dents  ;  en 
Lang.  barbouti,  Voy.  Babbeloter. 

Barbotine  :  L'absinthe  de  mer. 

Barbouchet  :  Tape  ,  soufflet  , 
coup  de  la  main  sous  le  menton. 

Barbouebe  :  Couvert  d'ulcères , 
de  plaies. 

Barbute  :  Homme  d^armes ,  ainsi 
appelé  à  cause  de  l'iiabillement  de 
tête ,  ayant  une  mentonnière  ;  espèce 
de  couverture  dont  on  se  garantis* 
soit  la  tête  dans  les  combats  ;  barbuteu 

Babche  :  Barque ,  navire ,  galère  ; 
barca. 

Kt  por  la  prière  de  eeaus  qui  là  furent ,  sî 
furent  dcspeudu  à  faire  barckes. 

Machab,  s ,  chap.  li,  'v,  ao. 

3 


i34  BAR 

Baeche:  Meule  de  foin  ou  de  paille. 
Bar  CIL ,  bareil  :  Baril ,  tonneau. 

Dût  M  anfl  à  Tautre,  Dieu  merci» 
Coin  fet  or  biaa  maogier  ici  ! 
Qui  aurolt  bon  vin  en  bareU, 
Booi  pastez  et  autre  appareil , 
p  i  feroit  plus  delitable 
Qu'en  une  sale  à  haute  table. 

FM,  des  ChexHiliers ,  des  Clercs 
et  des  Vilains, 

BiRco  :  Bac ,  bateau  plat  qui  sert 
&  passer  une  rivière  ;  barca, 

Baeoache  :  Gaule  qui  sert  à  abat- 
tre dès  fruits. 

Baroachkr  :  Abattre  avec  une 
gaule. 

Bar n AL  ,  hardac  :  Une  alouette  ; 
«n  bas.  lat.  bardala, 

Baroahe  ,  bardana  ;  Plante  médi- 
cinale, 

Bardb  {  Armure  d*un  cheval  de 
bataille  \  elle  lui  couvroit  le  poitrail 
€t  les  flancs;  ce  mot  signifie  aussi  le 
)iarnoisd*un  cheval.  On  a  dit ,  barde  , 
bardellc  ,  bâtiere  y  bâtine  ;  eu  Prov. 
hardo, 

Bardï  ,  bardie  :  Un  homme  fort 
et  vigoureux. 

Bardeaux  9  esseins,  esses  :  Bois 
qui  sert  à  couvrir  les  maisons. 

Barder  ;  Mettre  la  barde  ou  la 
Ibàtine  à  un  cheval  »  à  un  âne  ;  en 
bas.  lat.  v€W€we  ;  en  Prov.  bardo* 

Bardes  ;  Poètes  gaulois,  qui  chan- 
toient  en  s'accompagnant  dinstru- 
ynens,  ils  }ouoient  la  vertu  et  blâ- 
9noient  le  vice ,  c*étoient  les  chantres 
4e  la  nation  ;  bewdi. 

Bardiere  :  Feu  de  joie. 

Bardies  :  Espèce  de  chiens  de 
chasse. 

Bardocuculle  ,  bardiac  ,  bardo- 
eucul:  Cape,  manteau  avec  un  ca- 
puchon qui  couvroit  la  tête  et  le 
corps  ;  barflocucullus, 

Bardoire  :  Un  hanneton. 

Bardoliv  :  Jeune  ou  petit  mulet. 


BAR 

Bârdoh,  bardot,  bardou :  Lomw 
dàud,  paysan  ;  ^/%/tf^. 

Ëardou  :  Badin ,  homme  qui  fait 
Fagrèabie  ;  de  bardum  sefacere, 

Baré  :  Bigarré  de  noir  et  de  blanc  « 
bariolé  de  différentes  couleurs.  Fof. 
Barré. 

Bareil.  Voyez  Bargil. 

Barète  :  Petite  brouette;  de  b€fm 
ris.  Voyez  Birete. 

Baréter  ,  barcteir,  baireter,Y oj. 
Barater. 

Bareteressevent,  adv,  :  Faus- 
sement ,  avec  fourberie. 

Barète UR ,  baretere  ,  bareterèsse, 
baretter  ,  baretiere  :  Trompeur  |^ 
baraterius  y  de  veterator;  en  Prov, 
baratté  y  fripon. 

Barcaignier  ,  bargeignery  bargi-^ 
gnery  barginer,  bargingner,  bar^- 
gner,  barqucinier  y  barquerder  y  ber^ 
guigner  :  Marchander  ,  négocier  , 
disputer  de  prix ,  être  indécis ,  ^ong 
à  prendre  un  parti  ;  en  bas.  lat.  bar^ 
ganniarc ,  barguinare  ;  en  bas  Bret. 
bargaigna;  en  Ital.  bargaghare. 

Je  sui  puocUc,  jonette  et  e«clia  vie*,  ('•/'raiicAtf .) 
Si  doiii  bieu  icbtre  des  iionimes  bargingnie. 

Roman  dAu^ri, 

Bar  GAINE  :  Cérémonie ,  façon. 

Bar^aul  :  Le  gras  de  la  jambe  on 
le  moUet. 

Barge  ,  barje ,  (  barge  de  cantiers 
ou  cautiers)  :  Un  esquif,  une  barque 
enl^énéral ,  chaloupe,  grande  barque 
qui  portoit  trois  voiles  et  une  ancre  \, 
il  se  disoit  aussi  d'un  bandage ,  d*ui\ 
fossé. 

Barcam  unam  de  canterio  cum  tribus 
y  élis  et  anchora  una.       Titre  de  x  a6S, 

Donc  fist  faire  grans  nés  et  barges^ 
Quatre  ringtK  eu  i  ot  si  larghes, 
CVuques  si  grans  ne  furent,  mail 
Por  porter  grans  gens  et  grans  faia  , 
Estre  les  autres  nés  menue» 
Qni  de  par  tout  t  «unt  Tennet. 

Roman  du  Br^^ 


BAR 

Babceladx  :  Trémie ,  sorte  de 
Taisseau. 

BAEGir Acs  9  bornage  ,  harruxfhe  , 
hemage  :  Baronage,  la  noblesse  d'une 
proTince  ;  les  hommes ,  les  sujets 
d'un  roi ,  d*an  prince ,  les  hommes 
qui  sont  à  lenr  suite  ;  en  anc.  Prov. 
hanu^hè  y  haroUnaJhe,  Ces  mots 
Tiennent  de  baron. 

Xi  roîi  tî  mande  à  «on  Bargnage  pour  coa- 
Béâ  gacrre  qa*il  ferolt.  Perceval, 

Baecote  :  Petite  barque  ;  harca. 

Baai  :  Murs ,  remparts  ;  vara  ;  en 
bas.  lat.  barum,  barium;  enceinte  ou 
liarricade  £ùte  avec  des  poutres  ou  des 
liarres  posées  k  plat  Tune  sur  Tautre. 

BAaiCAYE  :  Fondrière ,  précipice. 

BAaii.LAT ,  banlà'er  :  Tonnelier. 

Baeiquette,  bariquelle,  barquC" 
roQe ,  barquerote  .*  Barquette  ,  na- 
celle, petite  barque ,  bachot,  esquif, 
canot;  de  burca;  en  Prov.  barqè, 
èiirqëio. 

Bâeisel  :  Petit  baril ,  tonneau , 
petite  cuve.  Borel  l*a  confondu  avec 
barigely  capitaine  de  sergens,  d'ar- 
chers. 

Baextohee  :  Se  remuer,  danser 
en  cadence  9  se  déhancher  en  dan- 
sant. 

BAarroirisEE  :  Chanter ,  jouer  des 
instrumens. 

Pan  oaeqvei  nieas  ne  àaritomisa , 
Diapason  ao  son  de  se»  musetes  : 
Pytbagoras  oncqiies  n*organisa 
Diapaato ,  de  si  douces  bnsetes. 

V Art  de  Rhétorique» 

Baeju  ,  barjus  :  Baril ,  petit  ton- 
neau. 

BAELAirc,  barlang^barlong  :  Sorte 
de  carré  long,  brelan;  en  Prov.  ber~ 
lingaou,  jeu  d'osselets. 

Baelot  :  Demi-porte  qui  empêche 
rentrée  d'une  boutique. 

Bâeitace  :  Désordre ,  confusion  ; 
éiat  des  gentilshommes  de  la  cour 


BAR  i35 

â*un  souverain ,  baronnie ,  bagage. 
Foyez  Baechage. 

Baehes  ,  bornez  :  Noblesse  ;  équi- 
JMige  d'un  grand  seigneur.  Foyez  la 
mot  suivant. 

BiEiriEz,  bornez  :  Noblesse,  baron* 
nie ,  corps  de  noblesse  ;  en  anc.  Prov. 
bornié  y  par  syncope  de  baroumé , 
barounajhé  y  baronie.  Voy.  BAUOir.  ' 

Bien o  :  Jeune  homme  émancipa* 

Baeoille  :  Baril ,  tonneau. 

Baeon  ,  b€irné  y  baroun  ,  bar  ; 
beirsy  ber ,  ba^s  y  biers  y  faron  y  vet^ 
ron  :  Homme  en  général  ,  mari  , 
homme  hit  »  titre  de  noblesse  ;  de 
vùvy  ablatif  de  vir;  en  bas.  lat.  6a- 
rOy  baras  / /oro  y  voro  f  varus  ;  en 
anc.  Prov.  bor,  boro;  en  Esp:  V€ar>, 
homme  fort,  vaillant,  vigoureux; 
en  AUem.  bar. 

Peu  de  mots  ont  occasionné  autant 
de  recherches  que  celui-ci ,  et  exercé 
davantage  la  patience  de  nos  étymo* 
logistes  ;  Ménage  ,   le  plus  savant 
d*entr'eux ,  le  dérive  de  baro  ,  mais 
les  Latins  n'ont  employé  ce  mot  que 
pour  signifier  un  sot,  un  étourdi 9 
un  nigaud ,  un  brutal ,  un  niais ,  et 
les  Français  ,  au  contraire  ,  enten- 
doienj  par  baron  un  honune  fort  et 
vaillant,  cette  étymologie  ne  peut 
donc  être  la  véritable.  Isidore,  Pa- 
pias ,  Icquez ,   Campden  ,  ChifiBet  9 
(luichard  ,  Martînius  et  Wasems  9 
se  sont  également  trompés  sur  son 
origine,  Borel  s'en  est  plus  appro- 
ché en  le  dérivant  de  TEspagnol  varo* 
Basile  Lefevre ,  dans  son  Trésor  , 
prouve  d'une  manière  certaine  que 
son  origine  la  plus  satisfaisante  et  la 
plus  juste ,  est  vir,  il  décide  formel- 
lement qu'il  ne  peut  venir  du  Latin 
baro.  Dans  les  lois  des  Lombards  9 
ainsi  que  dans   les  lois  ripuaires  9 
baro  et  barus  sont  pris  par- tout  pour 
vir  y  ainsi  que  dans  la  loi  salique  et 

4 


i36  BAR 

dans  celle  des  Allemands  ;  au  titre  34 
de  la  loi  salique ,  il  est  opposé  à  mu- 
Uer  ingenua.  Ce  qui  me  confirme  en- 
core que  cette  étymologie  est  la  seule 
Téritable ,  c*est  que  dans  nos  ancien- 
nes ppésies ,  le  mari  est  souvent  ap* 
pelé  par  sa  femme  mon  baron  ;  usage 
qui  s*étoit  conseryé  en  Picardie  et 
dans  la  Flandre. 

Nos  pères  cbangeoient  souvent  le 
b  tn  V  ;  de  vervex  ,  vervicis  ,  ils 
avoient  fait  brebis  ;  de  caballus , 
cheval  ;  de  labrum p  lèvre;  liber, 
livre;  ebur,  ebore,  ivoire  ;  yî?ôw , 
fièvre \faba ,  fève;  mirabilitas,  mer- 
veille ;  scabinus  ,  échevin  ;  fiber, 
bièvre  ;  faber ,  fèvre ,  ouvrier  ;  vir- 
gatus ,  bizarre  ,  qu'on  écrivoit  bi- 
gearre  ;  februariusy  février  ;  probare, 
prouver  ;  involere  ,  embler  ;  advas- 
tare  ,  abattre  ;  debere  ,  devoir ,  etc^ 

Or  me  femblez  que  mestleri  tVst  que  tn 
en  cest  leu  soles  voisons  de  ti  awardeir  del 
▼îce  d^orgofl  ;  car  molt  est  grant  cliose ,  si  tu 
«inii  pues  veincre  ti  meismes.  Miels  valt ,  ce 
diit  Salemons ,  li  patiens  del  fort  baron  et  cil 
l^i  at  signorie  sor  son  cuer ,  ke  cil  ne  facet  ki 
les  citez  prent. 

Serm,  de  S,  Bernard,  fol,  73. 

Porro  in  hoc  loco  jam  cavendum  tibi  arbi- 
tror  h  superbia.  Magnum  est  enim  omnino 
tic  'vincere  semetipsnm  ;  mtiior  esi ,  €iit  Solo- 
mon ,  patiens  riro  forti  et  qui  dominatur 
animo  $uo ,  expugnatore  urbiuin, 

Ke  (  S.  Paol)  il  fu  ibeneis  as  secreîs  choses 
del  tierf  ciel  et  nekedent  reflekist  ToeUi  de 
aa  pense  par  compassion  à  ordineir  lo  Ut 
des  mariez  4  disans:  Li  barons  rendet  la  dete 
à  sa  feme  et  la  feme  semblablcmeat  a  son 
baron, 

Dialog,  de  S*  Grégoire ,   i.  Cor,  7, 6. 

Quod  ad  cceii  tertii  sécréta  ducitur ,  et  ta- 
men  mentis  ocuium  per  compassionem  reflec- 
ùt  ad  disponendum  cubile  coiyugatorum  di- 
cens  :  Uxori  rir  debitum  reddaty  similiter  et 
ftxor  Tiro. 

Dans  le  Commentaire  sur  le  Pseau- 
tier ,  le  pseaume  1 1 1 9  Beatus  vir  qui 
iimet  Dominum  ,  est  aiusi  rendu  par 


BAR 

la  traducteur  ,    beneit  U  blers  qtd 
crieme  nostre  Seigneur. 

£niin ,  dans  la  Coutume  de  Beau- 
voisis ,  chap.  1 3 ,  on  trouve  le  pas- 
sage de  la  citation  suivante  : 

La  femme  enporte  en  doaire  la  moitié  da 
tont  rhîretage  que  ses  bttrofù  aroit  de  son 
droit  au  jor  que  il  re^>osa  ;  se  il  n*est  einsinc 
que  ses  barons  ait  en  autre  famé  dé  laquelle 
'  il  ait  enfans  ;  car  adoncques  )at  enporte-elle 
por  son  doaire  que  le  quart  de  Thiretage  son 
toron. 

M.  Tabbé  des  Sauvages ,  dans  son 
Dictionnaire  Languedocien,  rapporte 
la  citation  suivante  : 

Lo  bar  no  es  criât  per  la  femna  ;  mas  la 
femna  per  lo  baro.  Non  est  creatus  rirprop' 
ter  muiierem ,  sed  nmlier  propter  Tirum. 

Barot  :  Grand  chariot,  longue 
charrette. 

Baroueste  :  Brouette.  Voyez  Bi- 

ROUETTE. 

Barqie*,  barquerot,  barquier  :  Ba- 
telier ,  patron  d*un  bateau  ,  d'un 
bac;  en  bas.  lat.  barcarius. 

Barqueuier.  Voy.  Bargaionkr. 
Barquerolle  9  barquerote ,  bar^ 
quelle.  Voyez  Bariquette. 

Bar  QUI  AU  :  Réservoir  ,  bassin  , 
nappe  d'eau  ;  barqueUus, 

Barra  :  Ferma  ,  boucha. 

Barrage  :  Droit  qui  se  lève  aux 
barrières  ;  de  ixzra. 

Barrager  :  Qui  reçoit  le  droit  de 
barrage. 

Bar  RAILLE  :  Haie,  clôture ,  porte  ; 
de  vara. 

Barra»knt,  barrement  :  Serre- 
ment de  cœur. 

Barre  :  Exception  ;  en  bas.  lat. 
barra. 

Bar  Ré,  barrés  ;  Bigarré,  bariolé 
de  différentes  couleurs.  C'est  le  nom 
qu'eurent  d'abord  les  Carmes  ame- 
nés à  Paris  en  i  aSg  par  S.  Louis  ,  à 
causQ  de  leurs  habits  noii's  b^rré^  4q 


B  A  a 

jaune  et  de  blanc ,  virgaîœ  vestês. 
La  me  où  ils  ont  demeuré  a  conservé 
lenr  nom ,  rue  des  Barres.  Borel , 
dans  ses  Antiquités  de  Castres ,  dé- 
crit un  ancien  convent  de  Carmes , 
qui  s'appeloit  la  Barradiere,  Tous 
ces  mots  viennent  de  varra;  en  bas. 
lat.  Inuratus  ;  en  Auverg.  bariola  ; 
en  Franche-Comté  ^onouZa;  en  Prov. 
harës, 

Baeexmeht  :  Cessation  de  gages. 

Baeekh,  barran  :  Levier,  verrou. 

Bauree  :  Bigarrer,  mouclieter;  de 
w'gatus, 

BAaaBTAanE,  barretade  :  Coup  de 
chapeau ,  salut  fait  avec  le  bonnet  ou 
harette.  Foyez  Bieete. 

Baeretor  :  Chicaneur,  trompeur. 
Voyez  Barateur.  , 

Barri  :  Murs ,  remparts  de  ville. 
Voyez  Bari. 

Barri  ,  barrie  :  Le  faubourg,  les 
portes  d'une  ville;  de  vara,  bar- 
rière; em  bas.  lat.  barrium,  barra; 
en  Prov.  et  en  Auverg.  barri. 

Barriel  :  Petit  baril  ;  en  Prov. 
harielo  ,  barico  ;  de  bariius» 

Baerois  :  Foret  ou  vrille  de  diar- 
pentier. 

Barrole  :  Bureau  de  recette  à  une 
porte  de  ville. 

Barrot,  barreau  :  Tombereau; 
en  bas.  lat.  barrotum, 

Barroter  :  Plaider,  faire  des  pro- 
cédures, instruire  des  procès  dans 
certains  délais. 

Bartas  :  Uallier,  buisson  épais, 
touffe  de  ronces ,  d*épincs ,  brous- 
sailles ;  de  barta, 

Barte  :  Buisson ,  bouquet  de  bois. 

Barthemehs  ,  Berthiemien,  Ber- 
tremens  ,  Burthemeu  :  Barthélémy  , 
nom-d*homme  ;  Barûtolornœus. 

Baruchel  ,  b€uiicheaulx  :  Ton- 
neau t  barrique  ;  baruteiius. 


BAS  i3y 

Basaniee  :  Vendeur  de  cuir  et  de 
souliers. 

B  ASC  A  DE ,  bascaude  :  Panier,  cor* 
beille,  cuvette  ;  bascauda» 

BAscaiH  :  Bassin. 

Baschoue.  Voyez  Bacroue. 

Bascle  :  La  rate  d*un  homme  ou 
d*un  animal  ;  en  Prov.  bescle ,  be^ 
dousso. 

Base  :  Epée  courte ,  coutelas. 

Basi  ,  bazi  :  Fosse  ,  tombe. 

Basilicaire  :  Clerc  qui  assistoit 
révéque  lorsqu'il  disoit  la  messe. 

Basilique  :  Palais ,  grande  salle 
où  nos  rois  rendoient  la  justice ,  tem- 
ple ,  église  ;  basilica. 

Basilique  :  Arme  meurtrière. 

Basm E  ,  balme  ,  banne  :  Baume  ; 
baUamum;  et  grotte,  caverne;  baltna» 

Basmette  :  Petite  caverne. 

Basquier  :  Le  maître  d'un  bac. 
Voyez  Barqie. 

Basquizi E  :  hochepUs ,  vasquine  y 
verdugale  :  Robe  de  femme  fort  am- 
ple ,  et  qui ,  par  le  moyen  d'un  cercle 
qu'on  mettoit  dessous ,  se  tenoit  ou- 
verte et  étendue 

Basquiner  :  Ensorceler;  du  Grec 
baskainein, 

Bassa.  Voyez  Basse tte. 

Bassaque  :  Paillasse  de  lit ,  la  toile 
ou  le  sac  de  la  paillasse  ;  en  bas.  lat. 
bassacha;  en  Prov.  bassaco.  Ce  terme 
est  corrompu  de  bissac',  ou  double 
sac ,  de  même  que  besace. 

Basse  :  I^  base  d'un  pilier,  un 
piédestal;  de  basis» 

Bassegue  :  Bourdon,  ou  battant 
d'une  cloche;  en  Prov..  basse fpu ; 
brancard^  d'un  puits  à  roue ,  longue 
barre,  levier. 

Basseizi  ,  basseine  :  Plus  bas ,  in- 
férieur. 

Si  fiât  il  Bertheron  la  tUMine  et  Bertheroa 
la  àiusei/te  citée  murées  eyaut  portes  et  ba- 
rere«  et  ceirorea.  //.  Paralipom,  cA  8,  ^v.  5. 


t38  SAS 

ButxT  :  Tout  bas ,  i  demi-voix. 

Va  cmpUitra  da  bon  «pair 


Si  cirme  grcigoor  biiD  mi  foot'. 
Qna  b  poiwD  de  U  Golc, 
Cu  m'a  rendue  la  pkrolp . 

Tounttwm^nt tf  Antéchrist  ffài,  a37. 

BissSTTK  :  Mauvaise  aelle  dont  lei 
gens  de  campagne  se  servoient  pour 
«lier  k  dieval. 

BussuB  :  Manvabe  qualité  d'une 
choM ,  état  de  ce  qui  est  de  peu  de 
prix. 

BiHEum  ,  hassioar.  Toy.  Backl. 

BissiEK  I  Mineur,  adulte ,  pupille, 
|Mtit. 

Bassikkk  :  Ce  qui  peut  te  Iiaosser 
ou  se  baiiser,  en  parlant  d'une  écluse. 

B*isiHtcB  :  Droit  qu'on  prèle  voit 
dans  une  batsine ,  sur  le  sel  ou  au- 
tres denrées. 

Bâssiket  (arme  de)  :  Fusil  ou 

Bassinet  :  Chapeau  de  fer  en  forme 
de  bassine ,  qu'un  certain  nombre 
de  soldats  portoient  ;  de  haxsinus  • 
en  anc.  Frov.  hatsinë.  Voyci  Bi- 

CIIfETS. 

Panonccioi  >t  biolcrn  brnin 


GiiiV.  Guiart. 

BtssovEH  ;  Coudre  légèrement , 
faufiler. 

Basstb  ,  boisayes  :  Latrines,  lieux 
fecrets ,  lieux  de  commodiUs. 

BiST  :  Bùlard. 

Bsstaitt  :  Suffisant,  convenable  , 
qui  est  assez  abondant.  Une  raison 
hutante,  qui  suffit  pour  persuader. 
(]e  mot  se  dit  encore  de  quelqu'un 
q^  est  libre ,  qui  peut  aller  et  venir 


BAS 

selon  sa  volonté.  Une  pluie  hastante  : 
Une  pluie  abondante. 

^kiti-nr,  lestant,  bestence,  het- 
tent .'  Procès ,  débat ,  coatestation  , 
litige  ,  querelle. 

BiiTixDEKte  ,  bastardiere  :  Pépi- 

BisTK  :  Fourberie  ,  tromperie  , 
souplesse  ;  c'étoit  aussi  le  chaton , 
l'enchâsiure  d'une  bagne. 

Ba-ste  :  Vaisseau ,  ou  panier  pour 
porter  la  vendange  ;  basta  ,  de  kat- 
tagia  ,  voiture  pour  les  vivres. 

BisTER  :  Suffire ,  être  en  bon  iut, 
réussir;  benèstare;  eu  Ital.  brutarv, 

BisTEH  :  Tromper ,  faire  illusion  ; 
d'où  basieleur,  qui  fait  illusion ,  qui 
fascine  les  yeux, 

Bastks  :  Lett  basques  d'un  habit  ; 
enProv.  battoir. 

BisTiAH  :  Bastien,  pour  Sébastien. 

Bastice  :  BAtiment  ;  en  Prov.  ftof- 

BisTioB  :  Maison  de  cimpagne. 
Au  xnt*  siècle  on  appeloit,  en  f^o- 
vence  et  en  Languedoc  ,  baxtiâa  ,  les 
villes  nonvelleraent  blilies  ;  entre  aa- 
trei  celles  qu'Alphonse  de  Poitiers  et 
la  comtesse  Jeanne  sa  femme ,  firent 
construire  dans  leurs  domaines;  c'est 
ainsi  qu'on  disait,  ta  Aoitùia  de  Villa- 
Francs  en  Rouergue,  la  bitttiduie 
Sainte-Foi,  de  Solminiac ,  etc. 

BASTILLE ,  bastion  (ung)  ;  Un  chà- 
tean  de  bois  ,  un  fort ,  tour  en  bois 
qu'on  clevoit  contre  les  mmrs  pour 
assiéger  une  ville;  battis. 

BisTiLLi  :  Forlifté  avec  des  toars 
et  des  créneaux. 

SI  T»j  ang  wrgEiT  ({nnt  et  M , 
EnclM  d'un  lianU  mur  tmtitU. 

Roman  de  la  Bot». 

Bastih  :  Pour  Sébastien. 

BisToir ,  s.  m.  :  Biton,  épée ,  ha- 
che ;  en  bas.  lat.' Aaftonttf. 

BtSTORcEL  :  Petit  Uton. 


»  AT 

%iftf  oootR  :  lAtvL  où  Ton  bat  quéî- 
^ti'é  chose. 

fiAis-TobLBk  :  Terfne  de  cba^se , 
qui  te  dièoil  deH  oi^aùt  qui  n*ont 
I>as  le  Tol  'élëré. 

Bast  :  tJn  bommè  hiort ,  la  ddoH. 

Bat  :  Queae  de  pomon. 

Bat  AIL ,  batei  :  Battant  de  cloche; 
e*est  anssi  la  partie  du  moulin  par 
où  toimbe  la  farine  ;  en  bas.  la  t.  baial- 
Hum,  hasieiius;  en  bas  Bret.  hatailh. 

Bataille  :  Division ,   corps  de 

troupes ,  armée  ;  battualia  y  batalia, 

S*-TOs  de  Taotre  part  François 
Od  eU  Parttnopeos  de  Blois; 
Jà  roii  de  France  vient  devant 
Sa  bêle  b€UaiUe  conreant. 

Rom,  de  Partenopex  de  Blois. 

Batailleia:  Combattre,  attaquer, 
•e  défendre  ;  de  batuere, 

Batailleks  ,  baUuileres ,  batûil- 
Uers .- YaUlant,  guerrier,  combattant. 

Batailleur  ,  batailieureux.  :  Qui 
aime  à  se  battre ,  un  bon  soldat. 

BaTAiLLEUREtTSEMENT  :  Vaillam- 
ment ,  courageusement. 

Bataruaitte  :  Race  bâtarde. 

Bâtarde  :  Espèce  de  charrette  ; 
de  h€ist€içfa. 

Batbfou  :  Machine  de  guerre  pro* 
pre  à  attaquer  et  à  défendre. 

Bateilleie  :  Combattre. 

Batel.  Voyez  Bachot. 

Bateli&e  :  Sorte  de  vers ,  qui  con- 
tistoit  a  faire  rimer  le  milieu  du  vers 
«a  le  premier  hémistiche ,  avec  la  fin 
du  vers  précédent. 

Bateor  :  Moulin  à  draps ,  à  tan  ; 
hatatorium  ;  en  Prov.  batanaire , 
foulon. 

Bateuve  :  Malheur,  palpiuition  , 
tremblement  ;  en  Prov.  batega,  trem- 
Uer,  frissoner. 

Bâtis  :  Petit  bois. 

Batisier  :  Bâtir,  élever,  édifier. 

A  Iroîa  Unes  de  Tf  r  s'tlcrent  lierbergier 
Pcsiyu»  une  sontai^l^  asexprèt  d*nn  gravier; 


Scandallon  Tapelent  et  alat  aor  on  rochier , 
Podrçon  qne  li  Pàxtn  dUtretit  an  temps  pre« 

mier, 
Qn*en  Caudrai  i^voit  non  Alixandre  d'aller , 
Si  vaurent  en  «on  non  le  cattel  Huiiùr, 
Illueques  sejoarncrent  por  lor  cors  aaisier. 

Aom.  {TA/èxiutdre ,Jbl,  iS,A^, 

Batisozi ,  batizon  :  Action  de  battra 
quelqu^un  jusqu'à  le  tuer;  en  Prov. 
batesto  y  une  rixe ,  dispute  où  il  y  a 
des  coups  donnés. 

Batozi  a  feu  :  Canon,  coulevrine, 
fusil,  arquebuse. 

Batraie  :  Arme,  armure. 
Battable  :  Qu*on  peut  battre. 
BATtAiLLEES  :  Combattaus ,  guer« 
riers. 

Battaison  :  inclinaison. 

Battalogue  :  Auteur  insipide , 
ennuyeux  ;  de  battalogus. 

Battant  :  Cliquet  de  mouHn , 
maillet  à  fouler  le  drap  ,  foulon. 

Batte  ,  battement  :  Rainure  qu*on 
pratique  autour  d'une  fenêtre ,  pour 
que  le  contrevent  s*emboitebien  lors- 
qu'on le  ferme,  et  qti'il  ne  fasse  paa 
saillie. 

Batte L  ,  batel  :  Bateau ,  nacelle,  ' 
Vojez  Bachot. 

Battens  :  Contestation ,  débat. 

Battis  :  Pelouse  ,  nommée  ainsi 
parce  qu'elle  est  foulée  ,  battue  par 
les  habilans  et  les  bestiaux  du  village 
où  elle  est  ordinairement  située. 

Battizon  :  Manière  de  pécher  en 
battant  l'eau.  Voyez  BatisoK . 

Battoeie  :  Comptoir  ou  magasin 
qu'on  a  en  pays  étranger. 

Bau  :  L'ouverture  d'un  vaisseau^ 

Bau,  baux  :  Niais ,  sot ,  imbécille^ 
en  enfance  ;  en  Prov.  baou^ 

LI  fiz  qoi  est  en  bau,  et  antrui  serf,  et  ciV 
qui  est  an  ventre  sa  mère ,  et  li  sorz  poeni 
partir  au  testament. 

Lw,  de  Jostice  et  de  Plet,foL  109» 


Ho  B  A  U 

"BAVfbatt,  baidt,  bautx,  bout  s 
Gai,  iayt\ïj.i(>tUdui,  de  validiu. 


De  11  IilODdtle, 

J'en  fnuic  plat  tout, 
Ifu.deta  SiU.  imp-n"  ',it&,Jol.Zi-, 
Fait,  dt  la  Complainte  if  Amour. 

fiArsB  :  Bc^f .  Louis  le  Saube  : 
Louis  le  Bègue  ;  balùai;  en  bas  Brel. 
halbi  en  Espag.  balbo. 

'&xvB%,boubc  :  Un  cnftnt. 

BivBBf  :  Lèvres,  grimaces;  cliaas- 
»ie» ,  levées. 

BiDBOiEH  ,  baubier  :  Bégayer  ; 
kalbutire;  en  bas  Bret.  balboaia, 

BinciLE  :  Vaiiseau ,  seau  à  puits , 
Ta»e  à  rafraîchir. 

BivçiNT ,  baaçrnt  :  Cheval  de  pe- 
tite taille  ;  en  Prov.  bAoucan. 


SAU 
ce  mot  que  viennent  baodrnclie, 
feuille  de  bojan ,  poar  les  bsttenn 
d'or;  et  baudroyenr,  Davrier  qui 
fabrique  les  cordes  à  boyau. 

BicnB,  baud ,  baalde ,  bauldt , 
bauU ,  haut,  baiLt  :  Hautain,  fier, 
snperbe,  joyeux,  gai,  enjoué, hardi 
en  parolrs,  content,  alerte;  de  va- 
liilus;en  bas.  lel.  baidioiun.  On  ditoit 
aussi ,  marquis  de  Baude,  pour  mar- 
quis de  Bade ,  ou  Raclrn ,  prince  de 
l'empire  d'Allemagne,  fox-  BiWT. 

BiuDEL.  Voyez  BAnuiiB. 

Baudeliire  ,  bandeùâre  :  Conte- 
las  ,  sabre ,  glaive. 

BjkuiiexrKT  ,  ade.  :  Gaiement  , 
joyeujenienl ,  hardiment  ,  lojale- 
'menl,  librement ,  ouvertement. 


Uiiu 


II  pri  p» 


Dni  chenllcr 


I,  Vn 


DchaDt 


El  memt 

D'arbro  ifaini,  di  faiiili»  umbri , 

D'crbti  et  de  florrUn  mtu, 

Vd  petit  >  laDt  urtMii. 

Fati.  Jet  Cktralien,  da  Oert 
rt  da  yiiaùu. 

BinçiHT ,  bauçent  :  De  couleur 
jaune  ,'rouste. 

BjkucEiST  :  Pavillon,  enseigne. 

Bavch.  Voyez  Biu. 

BtucHB  :  Assise ,  une  touche  de 
quelque  liqueur. 

Bauchb  ,  bauge  ,  Imce  ,  boge  :  Pe- 
tite maison,  petite  habiiaiion;enbas. 
]at.  bugia ,  bogitim. 

Bauciàht  :  Un  rapporteur,  un 

BiuniMRMT,  baudement ,  adv.  : 
Joyeusement;  baiilaciicr,  de  vaUdè ; 
en  Italien  baldeunente, 

BinnAH  :  Intestins,  boyaux  ,  tri- 
pes }  en  ProT,  baoudan.  C'est  de 


Oudar  lU  Lamun}-. 

B»irnFociK  :  Petite  monroie  qui 
valoit  six  deniers.  Elle  fut  ainsi  nom- 
méc,  parce  que  le  roi  y  éioit  repré- 
senté sous  un  dais  ou  baldaquin. 

BitrnKB*! ,  baudrai  ;  Je  me  rë- 

Biudkbik:  Joie,  plaisir. 

Bacdib  :  Se  réjouir,  assurer,  ga- 
rantir; et  exciter  les  chiens  àla  chasse', 
encourager  les  faucons  au  combat  ; 
en  bas.  lat.  hanrlirc. 

BiunoÉiniGE  ,  baudouiirage  :  Ac- 
couplement de^audels. 

BAunonK  :  Réjouissance.  On  nom- 
moit  ainsi  sainte  Clotilde. 

Qoant  pm  rt  hoTt  sont  ïd  itriomi. 

Et  cil  oinillnn  pur  baiidaar. 

Songe  da  V^^er, 
Bacobu.  /orr;  Bai'DE«at. 
Bacdb4h  :  Désordre,  tumulte; 

en  Prov.  baoïidragn,  banudran, 
Baudbk,  baudré :  Foison,  abon- 

dauce  ,   provision  ;  et   battârier  , 


BAU 

ichatrpe  qui  soutenoit  Tëpée  ;  bal- 
dreiius,  de  beUteus, 

Baudeotea,  haudrtÀer:  Corroyer, 
trmTailler  les  cuirs. 

Baudaoteur  :  Corroyeur ,  ou- 
Trier  qui  prépare  les  cuirs  ;  en  bas. 
lat.  baudraius. 

Baud€fle  ,  baudufe  y  haudufon  : 
Tonpie ,  sabot ,  jouets  d'enfant. 

Bauffaes  ,  bqffre  :  Soufliet. 

Baufeee,  pour  Baffeer  :  Manger 

gloutonnement. 

Bauge  :  Le  creuT  où  se  place  le 
sanglier.  Voyez  Baucbe. 

Bauge  :  Tas ,  monceau. 

Bauhiee  :  Marchand  de  porc. 

Bauee  ,  esseau  :  Bois  qui  servoil  à 
couvrir  les  maisons. 

Baula  :  Crier,  appeler  au  secours. 

Baulde  ,  baulds.  Voy.  Baudk. 

Bauliee  :  Danser,  sauter,  voltiger. 

BAULiivEES  :  Les  lèvres  ,  le  men- 
ton, yby,  Balèvres. 

Lei  cheveulx  a  tons  kerisȎx, 
Lei  yelx  en  parfoadeur  glacés , 
Vis  pasle  et  baulièvres  saiches. 
Joues  royllces ,  plaines  de  taiches. 

Roman  de  la  Rose, 

Bault  ,  baulles  :  L'ne  assemblée 
de  danse. 

Bault  :  Fier ,  hautain  ;  validas^ 

Baulx.  Voyez  Baudx. 

Baume,  harne  ,  basme  ,  borne  : 
Grotte,  caverne;  babna. 

Bauhale  :  Celui  qui  est  sujet  à  la 
baiulité.  Foy.  Bah. 

Bauptizsxent,  bautefrne  :  Le  bap- 
tême y  baptùtmus. 

Et  pardone  mei. tn.  mes  péchiez , 

et  eaus  que  je  fis  devant  le  bmtestne 

el  eans  qua  je  fis  après ,  et  1<  pediié  orinal 
MÛ  me  TÎnc  d*Adan. 

Comm,  sur  h  Sautier,^oL  54,  Ps.  24, 
venei  10 

Bausaitt  :  Cheval  marqué  de  npir 
«1  de  bUnc. 


BEA  141 

Baussee  :  Creuser,  faire  un  trou* 

Baut  ,  baus  :  Joyeux ,  gai ,  con- 
tent ,  alerte  ;  validas, 

Baut  :  Donne ,  prête  9  du  verbo 
biutlcr,  donner. 

Baux.  Foy,  Bau  et  Baude. 

Bauzar  ,  baouzar  :  Tromper,  to« 
1er,  surprendre. 

Bauzeta,  baouzé'Uz,  baouzia  :  Dol , 
tromperie ,  fraude. 

Bave  ,  baverie  ,  baveme  ,  bavie  : 

Moquerie  ,  paroles  inutiles ,  discours 

mielleux  pour  obtenir  ce  que  Ton 

désire. 

Qui  sçaTez  si  bien  les  manières  , 
Ka  disant  mainte  bone  bave, 
D*avoir  du  meilleur  de  la  care. 

Fiihn ,  Repues  franches ,  pag.  S, 

Baver  :  Se  moquer,  faire  de  mau- 
vaises plaisanteries. 

Baveur  :  Moqueur,  mauvais plai^ 
sant. 

Bax  :  Sottises,  injures. 

Box  andorer  est  grant  laldnre , 
Mais  Selnt  Iglise  les  endure. 

Sainte  Leocade,  v.  427. 

Baxxe  :  Caverne ,  grotte  ;  balma. 

Bay  ,  bayan  :  De  couleur  brune , 
rousse  ;  en  bas.  lat.  bagus ,  badius  , 
baius. 

BATARn  :  Spectateur ,  curieux  » 
avide ,  attentif. 

Baye  :  Coutelas ,  épée  courte. 

Bayer.  Foyez  Béer. 

Bayerie  :  Bailliage.  Foy,  Baillie. 

Bayeur  :  Menteur,  foj^ez  Baveur. 

Baylexezit  :  Location,  loyer. 

Bayzi AUBLE  :  Qui  est  défendu  par 
un  ban. 

Baysadure  :  Baisure  de  pain.. 

Baystieux  a  la  QUiNTAïKE  :  Ba- 
teaux  de  moyenne  grandeur ,  qu'on 
appelle  maintenant  cainnes. 

Bazoche  :  Ancienne  juridiction 
entre  les  clercs  du  palais. 

Beal  :  Fossé  creux. 


I4l  fi£C 

Bbals  :  Belle.  Foyez  Bçix. 

Beange,  $,/•  :  Intepdon  ,  defîr, 
espérance ,  bonheur ,  félicité  ^  béati- 
tilde  f  occasion  ;  beatitudo* 

Béant  :  Regardant  ^  songeant , 
pensant. 

Béante  :  Bonté ,  douceur. 

Béasse.  Voyez  Bajasse. 

Beat  :  Heureux  ,  bienheureux  ; 
beatus. 

Be4Trick  :  Nom  de  femme  ;  Bea- 
trix, 

Beaulté  ,  bealtéf  bellasse ,  bialié, 
bielté  :  Beauté  ;  belUtudo^ 

Beaultrme^t  :  Avec  grâce ,  po- 
litesse ,  jpliment ,  bellieinent  ;  bellulc, 

BEAU-PEftE  :  Titre  que  Ton  don- 
noit  aux  religieux. 

Beax  ,  biau ,  biaifLf:,  biaux ,  biax  , 
belofc  y  bloye  :  Beau,  belle  ,  bien  ; 
belius. 

Bkcaoe  :  La  béquée  d*un  oiseau  ; 
au  fîguré  ,  un  poup  de  bec ,  raillerie, 
sarcasme;  en  Proy.  becadq,  de  bec  , 
formé  de  vectum  ,  p^rt.  de  veherc, 

Becraro  :  Binette  de  jardinier , 
houe  fourchue,  marre  à  deux  pointes, 
instrument  à  deux  pointes  pour  bi- 
ner les  vignes  ;  becca  »  beccharia  ; 
de  vectum  ,  part,  de  vehere. 

Bêché  ,  bçchet ,  bequet:  Brochet , 
poisson  d'eau  douce. 

BecHOTB  :  Jeune  fille,  seryante. 
Voyez  Baiasse. 

Becexj  :  Qui  a  le  nez  aquilin ,  et 
tirant  sui:  la  forme  d'un  bec  d'oi- 
seau. 

Bechus  :  Bec ,  conduit ,  canal  \  de 
vectum ,  part,  de  vehere, 

BKciLiiAfi  :  Avoir  ei^vie  de  dor- 
mir, s*eudormir. 

Becnaude  :  Criprd, bavard^  grand 
parleur ,  mauvaise  langue. 

Becquerellk  :  Brocard,  ^lauvais 
propos ,  coup  de  langue  ;  en  style 
popul.  coup  de  bec  ^  eu  Proy.  becud. 


BKD 

babillard,  rai^oupeur  »  mauvais  plal* 
sant. 

Becquotsel  :  Sorte  d'arme  qui 
ressembloit  à  un  bec  d'oiseau. 

ÇEcyiz.  Voyez  Besquit. 

Brpaine  ,  bedondaine  :  Ventre  « 
boulet  :  de-là  vient  qu'on  disoit  je^ 
ter  bedaines ,  pour  dire  jeter  boulets. 

Bedats  :  G^ennes  et  bois  défen- 
dus ou  prohibés  ;  de  vetare, 

Bedkax  ,  bedfi  :  Archer ,  be4ean , 
crieur  public. 

Beofl  ,  bedele  :  Veau ,  génisse  ; 
en  Proy.  bedelo  ;  de  vitellus, 

Bkdklet  :  Bedeau,  huissier,  crieur 
pulilic;  en  bas.  lat.  bedçllus  ;  en  bas 
Bret.  bedell;  en  Basque  bedelo, 

Bkdier  :  Sot,  ignorant,  stupide. 
Ce  mot  vient  de  ce  qu'un  nommé 
£eda  voulut  détourner  François  i*' 
d'établir  des  professeurs  de  langues  , 
alléguant  que  la  Grecque  (dont  il 
ne  connoissoit  pas  l'alphabet)  étoit  la 
source  de  toutes  les  hérésies. 

Brdille  :  Le  cordon  ombilical. 

Bkdoil  :  Sorte  d'arme ,  courbée 
comnie  une  serpe. 

^EDON  :  Poulain,  jeune  cheval; 
gras  ,  replet ,  et  un  tamboyr. 

Bedondaine  :  Gros  ventre.  Cest 
aussi  un  instrument  de  musique  gros 
et  court  ;  machine  de  guerre  propre 
à  jeter  des  pierres. 

Bedoneav  ,  bedouan ,  bedoiufu: 
Le  blaireau.  ^ 

Bkdoner  :  Battre  de  la  caisse ,  du 
tambour.  ^^ 

Bedos  :  Torain  ,  qui  n'est  pas  du    < 
lieu. 

Bedugut  :  Petite  maison ,  cabane  «    ^ 
petit  logem*nt«  ^ 

Be  DU  IN ,  bedoîn ,  biduin  y  Induyn  : 
Hérétiques,  Turcs  de  la  se.cte  d'I^ljt 
Arabes  Besoins;  au  figuré,  voleur, 
pillard. 

B£uuisT  £tourdi,fat,sansjraifon.    ^< 


B£  F 

BiK  :  La  baie  de  toute  espèce  de 
Irait  ;  bea  ;  de  bacca, 

BiELLEE  :  B^>ler  9  crier  comme  un 
mouton;  balare* 

Une  miit  oi  Saînft  Bflirhms  enfans  bnSre , 
brtbi*  béeller  et  bues  maire ,  fanie«  plorar , 
Uoiu  mire  ,  et  autrci  naslère*  de  tontei 

TOift. 

ViesJei  Saints  Pères  ,  Uv,  ^yfol*  xoi* 

BiER ,  bayer  :  Attendre  avec  em« 
pressement  9  rendre  bienheureux  , 
aspirer,  penser ,  souhaiter ,  viser, 
tendre,  regarder,  former  un  dessein, 
songer,  désirer  ;  en  bas.  lat.  beare» 

Icelal  qui  bée  k  trfthiton, 
Chet  CD  M  joéme  prison* 

Bonum  àt  Tristan, 

Apres  moi  riemiest  qa*ilt  me  héent , 
lût  dnq  à  moi  ocirrnt  béent. 

Boman  ék  Percerai, 

BsFLEE  ,  beffler  :  Mener  quel- 
<{u*nn  par  le  nez  comme  un  buffle , 
le  tourner  en  ridicule. 

Befeoi,  b^rajr,  b^roi,  b^roù, 
bç^rojr,  berfroi  :  Cloche  qui  servoit 
à  sonner  Talarme  ;  en  bas.  lat.  bel- 
fredus,  berfreelusy  bere/ridus. 

Piicod  dérive  ce  mot  de  béer ,  re- 
garder ,  et  de  effroi.  Pasquier  croit 
que  c'-est  un  mot  corrompu  ,  et  qu*il 
ert  dit  simplement  pour  effroi.  Pour 
moi ,  je  pense  que  ce  mot  est  un  de 
cens  que  nos  Croisés  ont  empruntes 
ans  Arabes. 

lien  je  Toeil  <pi*oii  Mnne  à  branle 
Le  gro»  bejfixijr  qiw  cftt  de  roirre. 

Fiilon, 

Charpente  qui  soutient  une  cloche, 
ou  bien  un  clocher. 

Lort  a  «ne  cloehe  Tesë 
£a  on  petit  beffnty  la  reiie. 

PercevaL 

Tour  de  bois  qu*on  construîsoît 
pour  découvrir  |  jNir  son  moyen,  ce 


B  £  G  14S. 

qui  se  passoit  dans  une  ville  assiégée  ; 
cette  tour  servoit  encore  pour  asseoir 
des  machines  qui  pussent  agir  du  haut 
en  bas.  Foyez  Beetbche. 

Les  Angloîs  avoîent  hlï  charpenter  deme 
beffrms  de  gros  merrlen  à  trois  étages,  et 
estoient  ces  beffrois  au  lez  de  la  TJlle ,  tona 
couverts  de  cuir  bouUu  pour  deffendre  da 
feu  et  du  trait. 

Wroitsart^  Ckron,  nwL  i,  eh»  ito. 

Beffroit ,  prison  i  parce  qu'on  met» 
toit  les  prisonniers  dans  des  tours. 

Si  avicpt  quVn  Sergieas  ^i  à  court  reperolf» 
Fu  pris  de  larrecln ,  des  amicaux  qu*!!  eB« 

bloit  ; 
La  Tieâle  rint  à  lui  en  la  prison  tout  droit , 
Si  lui  dist ,  mon  ami ,  le  tien  cors  mourir  doit|^ 
Mais  si  faire  Touloie ,  ce  que  Ton  te  dîroit 
Tu  serole  délîrré ,  et  mis  hors  de  beffroit, 
Bom,  4e  Garin  de  Mont-Brune* 

Enfin  Bfjfroiy  nom  donné  par  les 
rois  d'armes  et  les  hérauts  à  un  écn 
vairé  ou  composé  de  trois  tires  do 
vair  y  à  cause  de  sa  ressemblance 
avec  les  cloches  qui  servoient  à  son- 
ner Talarme.  Voyez  Baetecmb. 

Begault  ,  begaut,  bcgaux  :  Sotf 
nigaud ,  une  béte. 

Bbge  :  Roux  ,  roussAtre. 

Begnr  :  Espèce  de  panier. 

Beguaeds.  Voyez  Beguihs. 

Begude  :  Rafraîchissement ,  coup 
à  boire ,  cabaret ,  bouchon  ,  petite 
auberge  de  campagne ,  où  les  voya- 
geurs se  rafraîchissent  en  passant  ;  en 
Prov.  begudo, 

Begué  ,  vegué:  Huissier ,  sergent* 
P''oyez  Vj^u^er. 

Beguelz^  :  Bégueule  ,  imperti* 
nente. 

Béguin  ,  béguine,  biguenette  :  Dé- 
vot, dévote,  espèce  d'ordre  religieux 
fort  commun  en  Flandre. 

En  riens  que  heguine  die  y 
N^entendez  tuit  se  bien  non. 
Tôt  est  de  religion 
puanquc  on  Vreure  ta  M  rie  ^ 


144  S  £  H 

Sa  parole  est  prophétie  ; 
$*ele  rit ,  G*est  compaigme  ; 
S*el«  pleure,  c^est  aeTOtkmi 
S*ele  dort ,  elle  eit  ravie  ; 
S*ele  soDgc ,  G*eit  Tision  ; 
S*ele  ment,  noa  créiez  mie. 

RuUbeuf,  Satire  sur  les  Beguignes, 

Béguins  ,  begnard  ,  besgards  :  Es- 
pèce de  moines  qui  se  marioient  :  ils 
furent  condamnés  aux  conciles  de 
Cologne  en  ia6o ,  et  de  Vienne  en 
i3ii.  Ce  mot  a  signifié  aussi,  un 
hypocrite ,  un  tartufe. 

Brhjlighx  ,  bchaine  ,  behemgûe  : 
La  Bohême  ;  Bohemia. 

Behaichon,  hehetriguon  :  Bohé- 
mien ,  sorcier ,  devin. 

.  Behistek  :  Tempête ,  orage. 

Behorueis  ,  behourdiZf  bohordeis, 
bouhordeis,  s.  m.  :  Combat,  course  de 
lances.  C'est  aussi  le  nom  qu'on  don- 
noit  aux  combaltans.  V,  Brandon  et 
HoRDKis;  en  bas.  lat.  behordium, 

Behorder  :  Causer  avec  excès, 
caqueter»  babiller.  Voyez  Beuovr- 

Bkhou  :  Perche  de  bois. 

Beuour  ,  bakours ,  behourd,  be^ 
hours ,  behourty  bohourt,  s.  m.  :  Ga- 
lop ,  caracoles  ,  joutes ,  combats. 
Fojez  Brandon. 

Behourder,  ^^^OKr^&e/*^  ^^r^r^ 
hohorder,  boorder,  border,  burder  : 
Lutter ,  galoper ,  caracoler ,  jouter , 
caqueter  ,  trop  parler  ,  passer  le 
^émps  à  se  réjouir. 

Ce  dîst  Martin* ,  par  Sainct  Climent  » 
Ge  Tois  une  lance  aporter, 
Et  puis  en  ira  bohorder 
Lais  aTal  en  crie  cort. 

Le  tUct  du  Sougretain, 

Behourpie ( jour  du),^.  m.  :  Jour 
de  combat  a  la  lance ,  à  la  joute  ;  en 
bas.  lat.  behordiuin, 

Behourt  :  Espèce  de  bâton  9  bal- 
con de  fenêtre. 


B£L 

BsHUdE  :  Joues ,  visages 

Lori  levé  li  vilain  la  hure, 
Frote  ses  iex  et  «et  behure. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  374^* 

Beihols  :  Portion  ou  mesure  d« 
terre. 

Beille  :  Bègue;  balbus.  Vojes 
Baube. 

Beiller  :  Bégayer  ,  balbutier  ^ 
balbutirc. 

Beira  ,  béiigra,  beigrd:  Couchette^ 
lit  de  repos  ;  grabatum, 

Beissa  ,  baissa  :  Foulon;  baissatar. 

Bejauke  :  Bec  jaune ,  un  ignorant, 
un  sot. 

Bel  :  Bien  ,  doucement  ;  et  grand, 
de  belle  taille  ,  beau  ,  agréable  ;  6e^ 
lus;  en  Prov.  belo. 

Belaimge  :  Tridaine  ou  tiretaine, 
étoffe  de  laine  grossière. 

Belamie  ;  Sorte  de  tunique  ,  de 
manteau  :  belamia. 

Bêlé  :  Belette,  martre. 

Bklee  ,  bellée  :  Belle.  Famé  be^ 
lée  :  Belle  femme  ;  bella. 

Bêlement  ,  adv,  :  Doucement , 
agréablement ,  sans  bruit ,  sans  hâte  ; 
belle. 

Belen  :  Aigu,  pointu;  beàn,  clair. 

Beleou  :  Peut-être. 

Belet  ,  belette  :  aïeul  ,  aîeole. 

Belfait  :  Un  beau  fait ,  une  belle 
action,  sans  reproche,  dans  les  règles. 

Belceois  :  Belge ,  Flamand  :  Bel» 
gicus, 

Belhues,  bellues  :  Contes  en  Pair, 
faussetés,  mensonge. 

Mail  quant  famé  a  fol  debonere. 
Et  elle  a  rien  de  lui  afere  , 
Elle  li  dist  tant  de  bellues. 
De  truffes  et  de  fafelluea , 
Que  elle  li  fait  à  force  entendre 
Que  li  ciex  sera  demain  cendre. 

Fabl,  de  la  Dame  qui  fit  trois  tomt 
entour  le  Morutier, 

Belie  :  £table  à  moutons*  Ce  mot 
Tient  de  halarc,  bêler. 


BEM 

Bxuir  :  Sorcier  »  enchanteur  ;  an 
figuré ,  un  sot  ;  et  nouton  ou  bélier, 
fatnc» 

fiELursa  :  Tromper,  attraper  quel- 
^n  un* 

Beliser  ^  Décombrer,  piocher, 
perforer ,  faire  ^n  trou  en  terre ,  dé- 
terrer. 

Bellastee  :  Qui  a  un  faux  air  de 
beauté. 
.  Bell^b.  Foy.  BsLiliB. 

Belle-euvre  :  Pelleterie  apprêtée. 

BeLlemezit  :  Doucement ,  agréa- 
blement ,  sans  bruit ,  à  la  sourdine  ; 
hiUè. 

Bellique  ,  belUqueur:  Belliqueux, 
guerrier ,  vaillant  ;  belUcosus  ,  bel- 
iator, 

Bellistre  ,  bélitrc  :  Coquin ,  yo->, 
leur,  soldat  misérable;  de  batista. 
Les  arbalétriers  débandés  dégéné- 
roient  en  voleurs.  Foy^z  Bâlatron. 

Bklloche,  baloce,  belloce,  beloce  : 
Espèce  de  prunes. 

Bv-ishovc^bellone,  beliongue:  Iné- 
gal en  longueur. 

Bellot  :  Un  joli  enfant. 

Bellote  :  Un  bâton. 

Bellves.  Foyez  Belhues. 

Beli^ugue  ,  bibate  ,  bibeite : 
Bluelte  de  feu  ,  étincelle. 

Beloce  ,  belioce  :  (^hose  de  peu 
de  valeur ,  peu  considérable  ;  espèce 
de  prunes. 

Beloun  :  Nom  propre ,  formé  par 
syncope  d*/ra^/o/</f ^.diminutif  d'7>a- 
ieou  y  Ixabeau ,  Isabelle ,  dont  on  a 
fait  Babé,  Babel ,  Babeau  ,  Babiche, 

Belote.  Foyez  Bkax. 

Belude  ,  belue  :  Homme  farouche, 
méchant ,  et  en  général  toute  chose 
sauvage  qui  n*est  pas  cultivée  ;  bel- 

itUtm 

Belutes  :  Ecuelle  à  soupe. 
Behis  :  Terme  d'affouages,  qui 
du  bois  échauffé  qjoL  à  demi- 


BEN     •  145 

pourri,  et  dont  un  ouvrier  ne  peut 
se  servir ,  sous  peine  d'amende. 

Benaoe  :  Vanne  h  arrêter  les  eaux; 
hotte  ou  panier. 

BsBrAUES ,  benaùtres  :  Panieni 
qu'on  met  à  la  selle  d'un  cheval. 

Benatiers  :  Ouvriers  qui  font  le 
sel  dans  les  salines. 

BEHATOif ,  bene  :  Panier  à  mettre 
des  fruits ,  sorte  de  mesure.  Foyez 
Banaste. 

BËNAvoNOAR  :  Suf/irc. 

Beh BANCE  :  Grande  chère ,  bom- 
bance. 

BsirnE  :  Bande ,  bandeau. 

Mais  la  bende  qae  j*ay  deraat  les  yeniz, 
Me  fait  passer  les  ieuues  pour  les  vieulx^ 
Et  ne  mv  chault  qui  cliante ,  ue  qni  pleure. 
Je  les  pennes  efforcier  qui  mieuix,  mienlz. 
De  pourchasser  par  le  monde  en  tous  lieux , 
Sans  ariser  lequel  d*eulx  miculx  labeurc. 

Dttnce  aux  Avenghs, 

Benuer  :  Mettre  dans  rembarras» 
donner  de  l'inquiétude. 

Beh OERET  :  Chef  de  bande. 

Bene  :  Nom  propre ,  diminutif 
de  Benoit  ;  Benedictus. 

Bénéfice zfCE  :  Largesse ,  libéra- 
lité, bienfaisance;  beneficentza, 

Bezieficiair  (heir)  :  Héritier  par 
bénéfice  d'inventaire;  de. bénéficia^ 
nus. 

Beneie  :  Bénisse  ;  benedicat 

Beneir  ,  beneistre  f  bcnesir ,  be^ 
neyr,  benoier  :  Bénir,  louer;  benedi'^ 
cere. 

Brneisoit,  bcnéeson,  beneiçon,  be- 
neisson,  benicoii,  beniscon  :  Bénédic- 
tion, benedictioy  en  Prov.  benodissiou. 

Ben Eois  :  Bail  à  rente.  S,  Bencois  : 
S.  Benoit  ;  Benedictus, 

Beneoit,  beneet,  benoît  :  Saint,    ^ 
béni;  beneoite ^hén\e^  bénite  ;  benedic- 
tus; enanc.  Prov.  benazét,  bënëzëct^ 
benezet ,  bënëzit;  et  en  Lang.  bene. 

Va  tost,  si  conte  Cfs  mcrTcilles 
Au  prestre  »  si  ramaâne  o  toi, 


a. 


144  S  £  H 

Sa  parole  est  prophétie  ; 
$*eie  rit ,  c*eit  compaigiiie  ; 
S*ele  picore,  c^est  oeTOtion^ 
S*ele  dort ,  elle  eit  ravie  ; 
S*ele  sooge ,  c'est  TÎtiion  ; 
S*ele  meut,  nou  créiez  mie. 

Rutebeuf,  Satire  sur  Us  Beguignes, 

Béguins  ,  begnard ,  besgards  :  Es- 
pèce de  moines  qui  se  marioient  :  ils 
furent  condamnés  aux  conciles  de 
Cologne  en  i  a6o  ,  et  de  Vienne  en 
1 3 1 1 .  Ce  mot  a  signifié  aussi  «  un 
hypocrite ,  un  tartufe. 

Behaigne  ,  bchaine ,  behemgùe  : 
La  Bohême  ;  Bohemia. 

Behaigzion  ,  behetriguon  :  Bohé- 
mien ,  sorcier ,  devin. 

.  Behistek  :  Tempête ,  orage. 

Behorueis,  behourdiz,  bohordeis, 
bouhordeis,  s.  m.  :  Combat,  course  de 
lances.  C'est  aussi  le  nom  qu'on  don- 
noit  aux  combaltans.  F.  Brandon  et 
HoROKis;  en  bas.  lat.  behordium, 

Behorder  :  Causer  avec  excès, 
caqueter  9  babiller.  Voyez  Beuovr- 

^£R. 

Bkhou  :  Perche  de  bois* 

Behour  ,  bahours ,  behourd,  be^ 
hours ,  behourtj  bohourt,  s.  m.  :  Ga- 
lop ,  caracoles  ,  joules  ,  combats. 
Voyez  Brandon. 

Behourder,  behourdier,  béorder, 
bohorder,  boorder,  border,  burder  : 
Lutter ,  galoper ,  caracoler ,  jouter , 
caqueter  ,  trop  parler  ,  passer  le 
temps  à  se  réjouir. 

Ce  dist  Martint,  par  Sainct  Climent« 
Ge  Toift  une  lance  aporter. 
Et  puis  en  ira  bohorder 
Laïs  aTal  en  oele  cor  t. 

Le  dict  du  Sougretain, 

Behourpie  (jour  du) ,  s,  m.  :  Jour 
de  combat  à  la  lance ,  à  la  joute  ;  en 
bas.  lat.  behordiuin, 

Behourt  :  Espèce  de  bâton  9  bal- 
con de  fenêtre. 


BEL 
Behuae  :  Joues ,  visagéé 

Lors  levé  li  rilain  la  bure, 
Frote  ses  iex  et  ses  behare. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  374^. 

Beihole  :  Portion  on  mesure  d« 
terre. 

Beille  :  Bègue;  balbus.  Yoyes 
Baube. 

Beiller  :  Bégayer  ,  balbutier  ^ 
balbutire. 

Beira,  bmgra,  beigra:  Couchette, 
lit  de  repos  ;  grabaium, 

Beissa  ,  baissa  :  Foulon;  baissator» 

Béjaune  :  Bec  jaune ,  un  ignorant, 
un  sot. 

Bel  :  Bien  ,  doucement  ;  et  grand, 
de  belle  taille  ,  beau  ,  agréable  ;  bel* 
lus;  en  Prov.  belo. 

Belainge  :  Tridaine  ou  tiretaine, 
étofîe  de  laine  grossière. 

Bel  amie  :  Sorte  de  tunique  ,  de 
manteau  :  belamla. 

Bêlé  :  Belette,  martre. 

Belee  ,  bellée  :  Belle.  Famé  be^ 
lée  :  Belle  femme  ;  bclla. 

Bêlement  ,  adv,  :  Doucement  , 
agréablement ,  sans  bruit ,  sans  hâte  ; 
belle. 

Belen  :  Aigu,  pointu;  beau,  clair* 

Beleou  :  Peut-être. 

Belet  ,  belette  :  aïeul ,  aïeule. 

Belfait  :  Un  beau  fait ,  une  belle 
action,  sans  reproche,  dans  les  règles. 

Belceois  :  Belge ,  Flamand  :  Bel» 
gicus. 

Belhues,  bellues  :  Contes  en  Pair, 
faussetés,  mensonge. 

Mais  quant  famé  a  fol  debonere. 
Et  elle  a  rien  de  lui  afere  , 
Elle  li  dist  tant  de  bellues. 
De  truffes  et  de  fafellues , 
Que  elle  li  fait  à  force  entendre 
Que  U  ciex  sera  demain  cendre. 

Fabl.  de  la  Dame  qui  fie  trois  tottrt 
entour  le  Monstier. 

Belie  :  Etable  à  moutons.  Ce  mot 
Tient  de  biilarc,  bêler. 


BEH 

Siuv  :  Sorder ,  enclianlrar  ;  «a 
Cgnré ,  tan  lot  s  et  mouton  on  bâîer, 

BiuHXK  :  Tromper,  attraper  qnel- 
qn'im. 

Bkiisek  :  Décombrer,  piocher, 
perforer  ,  faire  jj^  trou  en  terre ,  dé- 
terrer. 

BaLL&tTKB  :  Qui  a  un  fanx  air  de 
bt»até. 
.  BaLLia.  Foy,  BblAe. 

BELi.a-auvBB  :  Pelleterie  apprêtée. 

BeLlbmeht  :  Doucement ,  agréa- 
os  brait  »  à  la  sourdine  ; 


BBLLiQDE,Ae/&^uffi(r.' Belliqueux, 
gnerrier  ,  Tftilhnt  ;  beUicosus ,  bel- 

Bellistkb  ,  bélitrc  ;  Coquin ,  yo-^ 
leur,  soldat  misérable;  de  batista. 
Les  arbalétriers  débandés  dégëné- 
roïent  en  Toleurj.  Voytz  Balateoit. 

Belloche,  baloce,  belloce,  beloee  : 
Eapéee  de  prunes. 

'Bzi.i.ova  ,beUone ,  6eUongue!  Iné- 
gal en  longueur. 

Billot  :  Un  joli  enfant. 

Bellute  :  Un  bàtou. 

Bellues.  Voyet  Bslbuzs. 

Belldcue,  bibaie  ,  biUue : 
Binette  de  feu  ,  étincelle. 

Belocb  ,  btlioce  :  Chose  de  peu 
de  Talear  ,  peu  considérable  ;  espèce 
de  prunes. 

BelouÏc  :  Nom  propre ,  formé  par 
syncope  d'/<aie/oun^iminutif  d'/ia- 
htou,  Ixabeau ,  lîabclie ,  dont  on  a 
fait  £abé,  Sabet ,  Baheau  ,  Sabiche. 

Belote.  Voyez  Beâb. 

Belude  ,  belue  :  Homme  farouche, 
Biéchant ,  et  en  général  toute  chose 
saaTBge  qui  n'est  pas  cultivée  ;  bel- 

Bblctes  :  Ecuelle  i  soupe. 
Bkmis  :  Terme  d'alfonages ,  qui 
signifie  du  bob  échauffé  q/t  «  demi- 


BEIV     '  145 

pourri,  et  dont  un  ouvrier  ne  peut 
ae  KTvir ,  sons  peine  d'amende. 

BairiDE  :  Vanne  à  arrêter  les  eaux; 
hotte  ou  panier. 

Bbitàdbs,  benmsD^t  :  Panier» 
qu'on  met  a  la  selle  d'un  cheval, 

Bbititiebs  :  Ouvriers  qui  font  le 
sel  dans  les  salines. 

Behitok  ,  bene  ;  Panier  k  mettra 
des  fruits ,  sorte  de  mesure.  Fojea 

Bëitavonuab  :  SufBre. 
fiEKBtHCB  :  Grande  chère ,  bom- 
bance. 

Ben na  :  Bande ,  bandeau. 

jmoci  pour  Irt  vienli, 
chault  qui  chinlr ,  iiv  ipii  pinire. 

Dg  paurcliiiHr  pir  la  mandf  rn  [ont  lîtul, 
5uu  iTÎHr  lequel  d'eulx  mïculx  Ubcore. 

Dance  aux  j^rcnglei, 

BEnnEK  :  Mettre  dans  rembarras^ 
donner  de  l'inquiétude. 

Bekdebbt  :  Chef  de  bande. 

Benb  :  Hom  propre ,  diminutif 
de  Benott  ;  BenedicOu. 

fiEREricincE  :  Largesse ,  libéra-, 
lité,  bienfaisance;  beaeficentia, 

Beseficime  (  hcir  )  :  Héritier  par 
bénéfice  d'inventaire;  à&  bene^iaor' 

Bemkib  ;  Bénisse  ;  benedùat. 
Bedeib  ,  beneittre ,  benesir,  be^ 
neyr,  benoier  ;  Bénir,  louer  ;  btnedi- 

Berbisoit,  benéeson,  benaçon,  be- 
Tieitson,  bentçon,  benûçon  :  Bénédic- 
tion, benediciio;  en  Prov.  bcnodùsioa. 

Beheois  :  Bail  à  rente.  S.  Beneoit  : 
5.  Benoit  ;  Benediçtas. 

BEnEoiT,  beneet,  benoît  :  Saint,    ' 
béni;  6«neotfe, bénie, bénite;^ne(Ac- 
tus  ;  en  anc.  Prov.  bcnazel,  bénézéct, 
bénëzct ,  bëaèzit;  et  en  Lang.  bene. 


Mi6  BEN 

Et  li  dt  qii*il  aporte  o  sol 
L^eatole  et  l'eve  beneoite, 

FahL  tTEstuU. 

Beneub^  ,  hienaûré ,  boinereus  -, 
,honeuré  :  Heureux,  fortuné  ;  en  anc. 
Prov.  benurado» 

Beneufé  fiant  U  poiir«  d^eiperlt  ;  henevré 
•ont  cil  qui  sont  soef. 

Cèmm,  sur  le  Soutier ,  Ps,  i  z ,  vert,  7. 

La  damoiftelle  le  voit  tant  beau  ,  qa*elle 
diat  qu'elle  leroit  bieneurée  y  w  il  la  dainpDact 
uner.  Roman  de  Tnttan, 

Behxubek  ,  bieneurer  :  Rendre 
heureux ,  combler  de  bonheur  ;  en 
anc.  ProT.  benura, 

Beneureté  ,  beneuretté,  beneurté, 
bieneurté ,  boneurté  :  Félicité  ,  bon* 
heur ,  béatitude.  Ces  mots  viennent 
de  bona  hora.  Ployez  Oa^.  . 

Benevisee  :  Abonner ,  fixer. 

BËK  BEB17C,  Béelzebuc  ôBeelzébuth, 
le  démon ,  le  diable. 

Benistbe.  Voyez  Beneib. 

BKTfivoLEKCE  :  BieuTcillance  , 
affection  ;  benevolerUia, 

Bennage  :  Droit  seigneurial  sur 
le  tit|  débité  en  certains  temps. 

Benne  ,  benneau  :  Petit  vase  on 
Taisseau ,  vivier  on  réservoir  pour  le 
poisson  y  grand  panier  ;  en  bas.  lat. 
benna.  Voyez  Bànastk. 

Bennes^  pour  bende$  ou  bandet  : 
Troupe  de  gens  de  guerre. 

Bennib  :  Assemblée  ;  territoire 
défendu  par  la  publication  d*un  ban. 
VoY*  Ban. 

Bennissembnt  :  Défense  ,  bannis- 
sement ,  ordonnance.  Voyez  Ban. 

Je  deffant  que  force  ne  toît  fête  que  cliet- 
cona  ne  puisse  mener  parmi  le  floeve  sa  nef 
grant  ou  petite ,  et  charger  la ,  ou  desclier^ 
gier  en  la  rive;  et  je  commanderoi  qa'il  loise 
à  nagier  par  lac  et  par  foMe  et  par  estanc 
tommun.  Il  ett  porreu  par  ce  hennissement 
qoe  r^n  ne  deifende  paa  à  aagier  par  corn* 
Biu  flnare. 

Xir.  dé  Jotikê  et  de  Pkt,  foL  1 43. 


B£R 

Brnnt  :  Proscrit ,  exilé ,  banni. 

Benoist  :  Sot,  benêt;  en  Proy; 
benë. 

Benoistbe  :  Bénir  ,  donner  la  bé» 
nédiction;  bénedicere.      f 

Benoîte  (la) ,  benoiste  :  La  bénie  y 
la  sainte  ;  bcnedicta, 

Be  «oitieb  :  Bénitier  ;  de  hener 
dictas, 

Benoteb.  Voyez  Benexâ. 

Benus  :  De  Tébène. 

Qeou ,  bon,  boux  .'Le  bonleanf 

betula, 

Beoube,  beuré',  biourê  :  Boire  ^ 
bibere,  ^ 

Bequebeaulx  :  Agneaux  Agés  d'un 
an  ;  en  Prov.  bedigas  ;  en  Berri,  va#- 
sivau. 

Brquillabd  :  Qui  porte  des  bé<- 
quilles. 

Beb  ,  beir  ,  beirs  ,  biers  :  Homme  f 
baron ,  seigneur ,  mari  ;  de  vir ,  à 
l'ablatif  vim.  Voyez  Babon.  On  a 
dit  aussi  haltber ,  pour  grand  sei- 
gneur ,  et  c'est  de  ce  mot  qu'est  venu 
fief  de  hauber,  et  bermxge.  Voyez  ces 
mots. 

>  Beneit  II  biers  qui  crieme  noatre -Seigneur. 
Beatus  yir  qui  timet  Dominum, 

Comment,  sur  le Pseautier,  Ps.  i\i, 

Beb  ,  bers  :  Berceau  ;  versus» 

Bebanguibbb  i  Bassin  de  chaise 
percée. 

Brkbebe  :  Epine-vînetre  ,  plante 
qu'on  mettoit  autrefois  sur  l'autel 
des  sacrifices  ;  berben's. 

Bebberie  :  Métier  de  barbier ,  dt 
perruquier  ;  de  barbator, 

Bebbi  :  Dartre  ,  chancre. 

Bebbis  ,  berbix  :  Une  brebis  ;  ver- 
vex  ,  vervecis  ;  le  v  changé  en  6. 

Doua  choses  atrouveras  en  ceate  berblr, 
la  nature  douce  et  bone,  et  forment  bout  ai 
cum  burre. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foly*] ,  r*; 

Bebgaii,  y  bercil  :  Bergerie,  établc* 


lierctfta  ;  de  berbicai,  et  de  vèrsuf , 
^versuilus;  en  bas.  Ut,  berdolus.  Voy. 
Belie. 

Bbecs  :  Bêche  «  pelle  à  remuer  la 
terre  ;  berça, 

Bbkcelet  )  berch  :  Berceau  d*en- 
fitnt  ;  en  bas.  lat.  herciolum. 

Beecee  ,  berser:  Chasser ,  tirer  à 

un  but ,  tirer  de  l'arc^ 

Ci  me  plest  moak  à  Ujorner» 
Por  lier  cluiejer  et  bercer 
Zn  cet  foret  ci  devant  not. 

Roman  de  Peteenâ. 

'  Beecbe  :  Sorte  d*artillerie  de  mâ- 
tine. 

Beecaiee  :  Berger ,  p&tre. 

Beechieee  :  Fonds  de  terre  assi- 
gné en  dot  à  une  femme  ;  en  bas.  lat. 
worhena, 

Beechottl  ,  bercii  ,  bercuet:  Ber- 
ceau :  versullus. 

Un  petit  enfant  en  èercuei 
Paiisoît  la  bone  famé  en  Taltre. 

Fah.  de  Gombert  et  des  deux  Clera. 

Beecil  :  Bergerie ,  étable. 

l«*ant  entre  an  cortil  maintenant» 

Pais  ne  rait  qocres  atardant 

Des  chola  trencha  par  le  cortil  : 

L^aotre  te  trait  vers  le  bercU 

Pour  raia  ouTrir,  tant  fet  qu'il  TueTre, 

Avia  lui  est  one  bien  va  Tuerre , 

Tastant  Tait  le  plus  tras  mouton. 

Fabl  dEstida. 

Beee  :  Venin ,  poison  ;  cidre  ,boîs- 

lon. 

Beefeot.  Foyez  Befroi. 

BERGàiif  :  Marché  ,  traité  fait  avec 
quelqu'un. 

Beecamatt  :  Coutelas  ,  poignard  ; 
ainsi  nommé  de  la  ville  de  Bergame 
où  on  les  fabriquoit. 

Beegaedebos  :  Brigand  ,  Toleur, 
assassin. 

Beecae  :  Frotter. 

Beece  i  Barque ,  petit  bateau  ; 
barca;  et  petite  ëmincnce  ,  pile  de 

lia ,  amas  de^rains ,  de  paille. 


BfeEGBEET  :  Houlette,  bâton  dé 
berger. 

Bergeeette  i  Boisson  qui  se  faî-« 
soit  avec  dU  miel ,  et  qui  étoit  fort 
estimée. 

Bkrgeeot  :  Jeune  berger  ;  en  basi, 
lat.  berbicarius,  de  ven^ear, 

Beeceeote  :  Jeune  bergère. 

Beêgi^  beurgi,  bourgi  :  Ecurie^* 
étable. 

BergieE  :  Gardien  d*un  troupeau^ 
berbicarius. 

Beeginr  :  Brebis.  Ces  mots,  ber^ 
gerot  y  bergi  y  bergiery  bergine,  yitDi» 
nent  de  ven^ex ,  vervecis,  brebis. 

BsEGOiGifE  :  La  province  de  Bout* 
gogne  ;  Burgundia, 

Beeig.  Voyez  Belie. 

Bericle  ,  vericie  :  "Verre ,  cristal  ; 
le  beril ,  pierre  précieuse  ;  beryllus* 

Bkrier  :  Le  dernier. 

Beringl'Ier  :  Bassin  ,  aiguicte^en 
ProT.  bëringhëiro ,  bring/uéiro, 

Berlang  ,  berlang  y  berlenc  y  ber» 
ling  y  berlingue  :  Sorte  de  jeu  à  trois 
dez ,  jeu  des  osselets,  jeu  de  brelan} 
en  Langued.  berlingdou, 

tJn  berlenc  aporte  et  trois  des« 
Delcz  le  jougieor  s^asist 
Tout  coiement ,  et  se  li  dîst  : 
Amis,  fet-il ,  veus-to  jouer? 
Vois,  quel  berlenc  pour  hazeter. 
Et  s*ai  trois  dex  qui  sont  plenier^ 
Tu  pues  bien  i  moi  gaagnier. 

Fidfl.  de  S.  Pierre  et  duJougleon 

Berlingue  :  Mesure  d*à  peu  prèi 
deux  pintes. 

Bermehous  :  Véreux  ,  plein  de 
▼ers  ;  vcrminosus, 

Berkace  :  Train  ,  équipage  d'un 
grand  scigifeiir  ;  assemblée  des  ba« 
rons.  Voyez  Baron. 

Bkritament  ,  berncmcnt  :  Action 
de  berner ,  de  se  moquer  de  quel- 
qu'un ,  de  le  railler. 

Berkaet  :  Sot,  niais,  nigaud. 


«4^  B  E  R 

Berne  :  Espèce  de  saie,  surtout 
de  campagne  ;  benna,     . 

Be&ke  :  Aune  9  arbre. 
.    Bebiticles  :  Rien. 
*   Beenicles  :  Supplice  chez  les  Sar- 
rasins ,  espèce   de   gène ,   torture  , 
sortis  de  question.    .      '  - 

Beeniees  :  Yassaux  qui  payoient 
le  droit  de  bredage  ;  bernani.  Voyez 
Beenage. 

Beenïl  :  Fort ,  ^ubsant ,  vigou- 
reux ;  virilis,  * 

Bebuilement  :  Fortement,  vigou- 
reusement ;  virHiter, 

Beeoment  :  Vraiment;  verè, 

Beeon  ,  berou  :  Ver  qu'on  trouve 
dans  Tespcce  de  cerises  nomm<^es  gui- 
gnes. 

Beronche  :  Guerre,  bataille,  ex- 
pédition militaire. 

Berot  ,  beroye  :  Beau ,  belle. 

Berr  :  Bref,  court;  brevis. 

Berret  :  Toque ,  bonnet  de  pay- 
san. Voyez  Barète. 

Berri  :  Crochet ,  anneau,  cram- 
pon. 

Berrie  :^  Campagne  rase ,'  unie  , 
sans  monticules ,  plaine ,  prairie. 

Et  sefoîent  là  .où  à  Japhe  à  tout  Inr  pooir 
pour  deffeudre  que  le  Soudaoc  de  Babilolu« 
lie  pasbast  la  berrie  y  et  entrast  tn  la  terre  de 
fiiorie.        Le  Continuateur  de  Guili.  d*i  J^r, 

Berroiche  9  berroige:  Instrument 
pour  la  pôclie. 

Berrcikr  ,  berrichon  ,  berruycr  : 
Qui  est  du  Ben^i;  de  bitunx, 

Bers.  Voyez  Ber  et  Baron. 

Bers,  bcrsault  y  bcrse ,  bcrsillot  : 
Claie,  treillis  d*osier,  panier,  bcr- 
ceau  ;  en  bas.  lat.  bersa ,  de  ver-- 

Bers  :  Abrogé ,  abréviation  ;  brève, 

Ber  SAILLE  R,  bersaulder,  berseiler, 

herseiller,  berseUier^  berser  :  Couvrir 

de  contusions ,  blesser  ;  pris  comme 

substantif  il  siguiiie,  action  de  tirer 


B  £  S 

des  flèches  ;  en  bas.  lat.  bersarti  bù** 
sare. 

Et  furent  tekment  beruiiUe*  de  tnits^ 
^*iU  se  TÎndrent  rendre. 

Olivier  de  la  Marche,  Lh,  L 

m 

Bersault,  subst,  m,  :  But,  objet 
qui  sert  de  point  fixe  pour  tirer,  pour 
ajuster. 

A  mon  cner  dont  il  fiât  henaàU 
Bailla  nouvel  et  dur  astanlt. 

Ovide  ,  Mu, 

'  Ber  SE  :  Amusé ,  amadoué  \  blessé 
par  des  flèches. 

•     Be  R  SE  L ,  berseily  berseiul,  berseml  z 
Captivité  ,  lien ,  chaînes ,  menottes* 

Berser.  Voyez  Bercer. 

Bersukil  ,  bersuel  :  Berceau. 

Li  ras  uëls  Testranglerolent  (rhomme) 
Quant  es  bersueillc  trovcroient. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  i8a63. 

Bertaru.  Voyez  Bestard. 

Bertaûder  ,  bertouder^  bertour^ 
dery  bretauder,  Voy,  Bestourubr. 

Bertel  :  Petit  poids  j  peson. 

Berthemieux  ,  Berthenùex  :  Bar- 
theIemi,nom  propre  d'homme^  Bar- 
tholomœus. 

Bertrescué  :  Fortifié,  défendu. 
Voyez  Bretkche. 

Bes  :  De  la  glue  ;  et  le  bouleau , 
arbre  de  futaie ,  dont  les  menus  brins 
servent  à  faire  des  balais  \  en  bas 
Bret.  bcz, 

Bes  ,  besics ,  bezi  :  Deux  fois  ;  de 
bis. 

BKSAciiE ,  bisaigue  :  Beaaiguë ,  ha- 
che à  deux  taillans ,  outil  de  charpen- 
tier ;  bisacuta  ;  en  Prov.  bézagudo. 

Là  Bois  s'aïre  et  le  requiert 

Et  en  IVscu  moult  grand  colp  ilert , 

Que  plain  pié  est  la  besagûe 

Parmi  le  furt  escu  venue , 

Et  al  resacier  par  aîr 

L*a  fait  sur  les  génois  venir 

Corne  s*il  fcust  esjaretés. 

Rom.  de  Parteno£ex  de  Biais. 


BES     ' 

*  SsiAm  »  besatme  :  Essaim  »  racbe 
à  miel. 

Besal,  besaliere,  besaliete  :  Canal, 
conduit  d*eaux ,  rigole  qn^  amène  de 
Tean  dans  on  pru;  en  Prov.  bezo" 
Ueiro. 

Besait  ,  bes€Ùtt,  hezant  :  Monnoie 
d*or  y  ainsi  nommée  de  ce  qu'elle 
commença  d'avoir  cours  dans  la  ville 
de  Bysance.  Borel  et  Ragueau  ont 
écrit  qu'elle  valoit  cinquante  livres 
toomoîs,  et  que  la  rançon  du  roi 
Saint  Louis  fut  payée  eh  cette  mon- 
noie. Le  sire  de  Joinyîlle  en  a  effec- 
tivement parlé;  mais  il  lui  assigne 
une  valeur  bien  différente ,  car  selon 
lai ,  le  besant  né  valoit  que  dix  sols. 

£t  lori  le  conseil  tVn  r*al^  parler  au  Soo- 
danc ,  et  raporterent  ao  Roy  qoe  te  la  Roine 
Toalolt  paier  dix  cent  mil  besans  d^or,  qui 
▼aloient  cinq  cens  mile  livres,  que  il  délivre- 
roit  le  Roy. 

JoinvUlCf  Uist,  de  S.  Louis ^  fol.  1 76  du  Mss., 
etpag,  73  </e  t édition  de  1 761 ,  ùt-foL 

Si  le  besant  2c^c^^.  valu  cinquante 
livres,  la  rançon  du  roi  seroit  donc 
montée  à  cinquante  millions  ;  et  c^étoit 
alors  une  somme  si  exorbitante,  qu'il 
est  permis  de  douter  que  la  France 
eût  pu  la  fournir.  Voyez  la  XX*  Dis- 
sertation de  Ducange,  sur  THist.  de 
S.  Louis,  pag.  2^7.  Dans  le  Fabliau 
des  trois  Avugles  de  Compicngne , 
par  Courte  Barbe,  un  clerc  rencon- 
tre sur  la  route  de  Seiilis  ,  trois 
aveugles  qui  mendient  ;  après  avoir 
plaint  leur  état ,  il  leur  dit  : 

Tes  ici ,  fet-il ,  un  besant , 
Que  je  vous  donc  entre  vous  trois; 
Diex  vous  le  mire  et  sainte  Croix  ^ 
Frt  cliascuns  ,  ci  n^a  pas  don  'ait , 
Cluscnns  cuide  ses  tompains  Tait. 

Cependant ,  quoique  ce  soit  une  at- 
trape ,  et  que  le  clerc  n*ail  pas  donné 
de  besant,  chacun  des  aveugles  croit 
que  c'est  son  camarade  qui  Ta  reçu , 
Cl  cachajités  d'une  si  g.rande  libéra- 


B  £  S  149 

lité  9  ils  retournent  à  Compîcgne , 
dans  le  dessein  de  bien  se  divertir* 

....  Dedens  U  TÎle  entrèrent  » 
SI  oîrent  et  escooterent , 
C'oB  criolk  parmi  le  chastel  »  . 
Ci  a  bon  vin  f rès  et  uovel , 
Ça  d*AaçoIre ,  ça  de  Soissont , 
Pain  et  cliar  et  vin  et  poissons , 
Céens  fet  bon  despendre  argent , 
Ostel  i  a  à  toute  geut , 
Céens  fet  moult  bon  licbergier. 

Nos  aveugles  entrent  dans  un  caba- 
ret ,  où ,  après  avoir  bien  bu  et  liièn 
mangé ,  ils  demandent  à  combien 
n)onte  leur  dépense;  à  dix  sols,  ré^ 
pond  le  cn^aretier  ;  alors  : 

• 

Li  troi  avuglet  à  Totte  ont  dît  : 
Sire ,  nous  avons  on  besant. 
Je  croit  qn*n  est  moult  bien  pesant , 
Qnar  nous  en  rendez  le  sorplns  » 
Aiorois  que  du  vostre  aions  plu«t 
Yolentiers  li'Ostei  rcspont. 

Le  reste  étant  étranger  à  la  matière 
que  je  traite  ici,  j*y  reviens ,  et  je  dis, 
que  quoiqu'il  semble  par  le  retour 
que  les  aveugles  demandent  sur  leur 
besanty  que  cette  monnoie  valût  plus 
de  dix  sols ,  il  seroit  cependant  très- 
possible  que  ce  ne  fût  simplement 
qu*iine  diminution  sur  leur  écot  ;  au 
surplus ,  le  passage  de  Joinville  est 
précis ,  et  celui  de  ce  Fabliau  ne  peut 
en  détruire  la  force  ;  et-  si  le  besant 
valoit  plus  de  dix  sols ,  on  ne  peut 
]>as  en  conclure  qu'il  valût  cinquante 
livres  ,  puisque  cotte  somme  étoit  en 
ce  temps-là  si  considérable ,  qu*il  n'y 
aurait  eu  qu'un  souverain  ou  un 
prince  fort  riche ,  qui  eût  pu  faire 
une  aumône  aussi  forte.  On  volt  par 
loS  écrits  du  xiii*  siècle ,  que  le  plus 
bran  cheval  possible  n'étoit  estimé 
que  de  quarante  à  cinquante  livres , 
à  moins  que  le  mot  hesant  étant  venu 
d'outre-mer,  on  eût  donné  son  nom 
rn  France  à  une  monnoie  de  plus 
grande  •  valeur  que  celle  frappée  a 

3 


iHo  B  E  s 

Bysanee  ;  enfin ,  dans  plmsiears  titres 
d'abonnement  de  fief,  le  besanteit  ap- 
précié vingt  sols,  et  dans  d'autres,  dix 
sois;  aussi  Oucange  (Hist.de  S,  Louis, 
pap.  269]  dit-il  que  le  marc  d'argent 
Taloit  huit  hesans  ou  quatre  livres 
(qua  tre-\  ingt  sols)  en  argent ,  Au  sacre 
de  nos  rois  on  en  présentoit  treize  à  la 
messe ,  et  on  les  non^moit  hysantins. 

Le  mon  besant^L  été  formé  du  nom 
de'  la  ville  de  Bysance  ,  aujourd'hui 
Constanlinoplc,  Bysantiurriy  comme 
les  Parisis  ,  de  Paris  ;  les  Tournois , 
de  Tours  ;  les  Pietés ,  de  Poitiers  ;  les 
Carolus  ,•  de  Charles ,  etc.  L'étymo- 
logie  de  Borel ,  tes  cl  as ,  deux  as  , 
ressemble  à  celle  que  M.  Grandval , 
dans  son  pocme  de  Cartouche ,  fait 
donner  par  son  héros,  au  mot  argot  ; 
argaf ,  dit  Cartouche ,  vient  du  Grec 
(irgos. 

BesAïtoe  :  Pièce ,  morceau. 

Besinte  :  Grand'tante  ;  bis-and-- 
^ua.  Voyez  Ante. 

Besay  ,  besare  :  Une  bêche  ,  un 
boyau.  Foyez  BESAoiJE. 

Beschecleu  :  Ouvrier  en  fer. 

Bescheroh  :  Bec ,  pointe  ;  de  vco- 
tum  y  part,  de  vehere, 

Beschevet  :  Double  chef ,  grand 
chevet  de  lit. 

Beschochier,  bercochier  :  Trom- 
per, escamoter. 

Bfschut  ,  bescut  :  Qui  a  deux 
pointes  aiguës  ;  bisacutus. 

Bescle  :  Le  foie ,  la  rate.  Voyez 
Bascle, 

Bëscousse  :  Secousse,  agitation. 

Besekl  ,  besées  :  Bisaïeul ,  formé 
de  bis  et  aifus, 

.Beseu.  Fbycz  Bescbut. 

Besiauuee  :  Délicatesse ,  mignar- 
dise, 

Besiart  :.  Jeune  oiseau  dont  les 
.plumes  ncsont  pas  encore  formées. 


BES 

Besut  ;  Douillet,  délicat»  mignon  J 
un  jeune  homme. 

Besicles  ,  besiecles  :  Lunettes  ;  do 
bis-ocuU* 

Bbsier  :  Embrasser,  baiser,  don« 
ner  un  témoignage  d'amitié,  d*amour, 
de  respect ,  par  l*attouchemènt  de  la 
bouche  ;  de  basium  ;  en  basse  lat. 
basiare, 

1 

Ha  biaz  iiié«,or  yoî  bien  qne  Jhesn  Crfst  a  chîer^ 
Je  te  prî  que  ta  bouche  je  puisse  anpos^«rr« 
Dame ,  ce  dist  Bertran ,  aUes  ailleurs  briller , 
Ailes  Yostre  mari  bcsier  et  derroier  ; 
Car  des  dames  hesier,  par  Dieu  le  droitariep,* 
Il  ne  m*abeliftt  point  sans  faire  antre  roettiei^ 

La  Fie  de  Bertrand  du  Guesdm. 

Besil  :  Peine ,  vexation ,  tour- 
ment ,  mutilation ,  blessure  ;  besilium^ 

Besiller  :  Blesser,  estropier,  mu« 
tiler,  tourmenter,  vexer. 

Besinat  :  Voisinage. 

Brsir  :  Dessécher  une  viande  en  la 
laissant  trop  rôtir ,  la  priver  de  son 
suc. 

Besivre  :  Pris  de  vin ,  fort  ivre  ; 
bù-ebrius. 

Besloi  ,  besloé ,  bcsloy^:  Loi  con-« 
traire  à  une  autre  ;  bis-lex, 

Bkslong  :  Oblong  ;  bis-longus. 

Bksoche,  besochée  :  Femme  pros- 
tituée. 

Besogner,  besoingner,  bcsongnen 
Travailler,  se  mettre  à  Touvrage  ;  en 
Ital.  bizognare, 

Besoignable  :  Qui  a  besoin.  Dotent 
mettre  c,  s.  (cent  sols)  de  Mez  d'amen- 
dement en  iaditte  majcon ,  a  plus  be^ 
soignaMe  a  rowaire  d'ovriers, 

Besoignablehent  :  Nécessaire^ 
ment ,  par  besoin  urgent. 

Besoigne  ,  besogne  y  besoingy  be^ 
soin^ne  :  Affaire  ,  besoin  ,  travail  > 
tâche. 

Je  Tos  dirai  oomcnt  s^TJot. 
Ll  chevalier  povres  devint  ; 
n  n'avoit  ne  Vignes  ,  ne  terres  ^ 
En  tomoiemcus  et  en  guerres^ 


BES 

I«t  trtitoÉte  ton  ateiidiiie«« 
11  laroik  bien  ferîr  de  Itnce  » 
Eardii  estoît  et  combataDs  « 
Xu  grtu  besoingnes  embatanii 
Mai»  U  tontoi  «ont  deffeiidn,  ^ 
Tout  a  aangié  et  detpendo. 

FabL  A  Chevalier  qmifaùoii  parler 
les***  et  les***. 

Kt  II  borgoU  comence  à  dire , 
Twi.  en  meson  hesoingne  à  fere , 
Je  n*aî  cnre  de  tel  arere , 
Mais  paieunoi  to»t  ma  monoîe. 

WakL  des  trois  AvugUs  de  Compiengne» 

Bbsoiohement  :  Travail ,  occupa- 
tion. 

Bbsoiohsv,  besoigné,  besoingné  , 
hesoingneux  :  Qui  est  dans  le  besoin , 
dans  la  pauTreté ,  Findigence. 

Bssoir  :  Pionnier,  celui  qui  remue 
la  terre  avec  une  bêche. 

Bksonclb  :  Grand  oncle. 

BssoT  :  Malheur.  Porter  hesot  : 
Porter  malheur. 

Besot,  boson,  bosot,  bozet,  bozon  : 
Un  jeune  enfant. 

Besotte  ,  bosote ,  bozette  ,  bozo^ 
mette  :  Une  jeune  fille  \  il  se  dît  aussi 
d'une  petite  bêche. 

Besque  :  Une  bêche  ;  de  becca. 

Besqdihes  :  Basques ,  pans  d'une 
Teste ,  d'un  habit. 

Bbsquit  ,  becuiz  :  Biscuit ,  pain 
cuit  deux  fois  ;  panis  bis  coctus  ;  en 
Basq.  bizcochoa. 

As  marckéans  ont  la  nés  aehatée , 
Richnoent  Tunt  garnie  et  conrêe. 
Assez  i  misent  dur  enite  et  char  salée 
£i  pain  besquit,  ferine  boletce. 

Rom,  de  Garin,fol,  143  «  V*, 

Beseuter.  Voyez  Bereuiee. 

Bkssache  :  Besace  ;  en  bas.  lat. 
hesaccia,  « 

Bessaeole  :  Alphabet  \  en  Prov. 
hess€u^lo$, 

Besse  :  Instrument  propre  à  la 
pêche  ;  en  bas.  lat.  bessa, 

Bessieeb  ,  besse  :  Lieu  bas  et  ma- 
Yccageux ,  j^lein  de  broussailles.' 


BES 


i5i 


Bessolb  :  Un  gué  de  ruisseau. 

Bessozt  ,  basson  i  bessone,  bisson, 
hossan  :  Jumeau,  jumelle;  en  Prov. 
bessou  ;  l'un  des  deux  enfaas  nés  d'une 
même  couche  ;  oe  terme  est  Hybride  » 
ou  composé  de  deux  langues  ;  sayoîr» 
du  Lat.  bis  ,  deux  fois ,  et  4^  l'anc. 
Franc,  on^  om,komy  homme;  de  sorte 
que  besson,  bisson ,  sont  dita  pouv 
bishom ,  double  homme ,  double  en- 
fant ,  double  enfantement. 

Bessok  AOE  :  Accouchement  de  deux 
enfans  à  la  fois  ;  en  Prov.  bessounadom 

Bkssos  :  Bête  sauvage. 

Bestadie  :  Chose  vraie,  qui  est 
véritable. 

Bestawgb  :  Suffisance,  abondance. 

Bestaitcibe  :  Contester,  disputer. 

Bestabu  :  Bâtard ,  enfant  adml- 
térin ,  illégitime. 

BiJrent  les  Anglola  le  siège  à  Montargîs  ,  et 
le  lera  le  sire  d'OfTal,  le  Bestard  ^Ot\kKnt  ^ 
La  Hlre  et  plusieurs  austres  nobles  et  très-vail- 
Uns  bornes.     Chroniq.  de  Ffance  de  1427. 

Bestelettb  ,  bestiol  :  Petite  h^t , 
jeune  animal. 

La  penne  fa  assex  plus  dûere , 
Que  pon  en  est  de  tele  menierc; 
Tonte  fu  donnes  besteleUes 
If  on  mie  grans ,  mais  petitetes  ^ 
Celldron  si  les  oi  nommer , 
Petit  en  pnet  on  recouTrer. 

Mom,  dAtjrs  et  Profims, 

Besteng  :  Dispute,  différend,  di- 
vision, querelle. 

Besterie  ,  bestialité  :  Extrême  fo- 
lie ,  sottise ,  bêtise ,  stupidité;  en  bas. 
lat.  bestialitas. 

Bestiage  ,  bestial  :  Toute  espèce 
d'animaux  ,  bétail  ;  de  bestia  ;  en 
Prov.  bestiari,  bestidoiu 

Bestialité  :  Sottise ,  bêtise ,  niai* 
série ,  stupidité. 

Ha!  Dieu,  quelle  bestialité! 
Vrajeneut  cela  ne  faisoit  point  à  taîre. 

Dance  aux  jiveuf^s* 

4 


i5a  .  B  E  T 

Bestiissb  :  Sot,  béte,  nigaud;  en 
bas.  la  t.  betacius  ,  sot ,  sans  esprit  ; 
en  ProY.  bestiasso  ;  péjoratif  de  béte  9 
grosse  béte. 

Bestor  ,  bestors  :  ObUqne ,  tor- 
tueux ,  de  travers  ;  bestorneis ,  mau-' 
"vais  pli ,  reuTersement.   . 

Besto&né  ,  bestourné  :  Insensé , 
esprit  renversé ,  inconséquent  ;  biS' 
tornatus* 

Bestorker  ,  bestoumer  :  Tour- 
menter l'esprit,  le  renverser  ;  et  ren- 
verser ,  détruire  ,  couper ,  altérer , 
corrompre  ,  nuire  ,  changer  ;  bls^ 
iornare. 

Et  qui  TOudroIt  ce  fere ,  moult  I  aurplt  de 
hestorûé  de  ce  qni  eat  bien  atornë. 

Le  Livre  dç  Jostioe  et  de  Pht, 

Convoitise  qui  fait  les  avocats  mentir , 
Les  droiz  bestomer  et  les  tors  consentir. 
La  Complainte  de  Ste.  Eglise, 

Bestourder,  beriauder,  bestour- 
V//r;. Couper,  tondre  irrégulièrement;* 
i/is-tondere.  ^ 

Besugher  :  Épargner,  avoii' pitié  9 
mtnager. 

Besuoue  :  Niaiserie. 

Betage  :  Sorte  de  corvée  de  bes- 
tiaux ,  droit  de  les  faire  paître  dans 
une  forêt. 

Bete  :  Couleur;  j'ai  trouvé  cou- 
leur betCy  sang  bete,  et  n'ai  pu  en  dé- 
terminer la  véritable  signification. 

Bete  :  La  plante  appelée  poirée  ; 
fçfa;  à  Lyon  on  dit ,  Blette ,  de  ùlitus, 

Beter  :  Enimuseler ,  mettre  une 
inuselière. 

Uog  ours  qnant  il  est  bien  èetez 
N*est  si  betif ,  ni  si  baies , 
,<Que  serez  si  vos  y  alex. 

Roman  de  la  Rose, 

Beti  ,  Betiaine ,  Betie ,  Betion,  Be- 
tionctte  :  Elizabeth ,  nom  de  femme. 

Betri,  berre^  betrie ,  betron  ,  be- 
trou  :  Le  ventre  d'nn  enfant  ;  de 
poster. 


BEU 

Bbttsaï  ,  Bettare  :  tat  viUe  de 
Bésiers  ;  Biterrœ, 

Betulz  :  Rouleau  de  papîier,  et  lo 
bouleau  ;  betula, 

Beu  :  Beau ,  agréable  ;  et  le  bnste  , 
le  corps;  &6//tt^. 

Beubak  :  Dur,  orgueilleux  ,  fier^ 
hautain. 

.  Beubàit  ,  beubanty  bobant,  bobaru  : 
Pompe,  magnificence,  grand  étalage^ 
vanité,  arrogance,  orgueil ,  appareil  « 
dureté. 

■  Li  Comtes  de  Monfort  entra  en  la  cké  dé 
Limoges  en  mottlt  grant  éobant,  et  liiî  fist* 
on  grant  lioneur.  Froissait. 

BEunT  :  Étable  à  bœufs  ;  de  bos, 

bovis, 

Bkuc  :  Boue ,  fange  ;:  en  Pic.  bauë:, 
Beueite  ,  beune ,  bevene ,  boine  , 

bSne  :  La  lisière  du  drap  ,  un  ourlet 

de  toile  ,  le  bout ,  la  fin  et  les  extré^ 

mités  ;  de  bonna  y  borne. 

Beuere  ,  bevere,  beveor  :  Un  ivro- 
gne ,  un  buveur  ;  biberius, 

Beuerie  ,  beuverie  :  Ivrognerie , 
excès  de  vin;  en  anc.  Prov. ^Vé- 
dairia, 

Beuille  :  Le  nombril;  en  bas.  lat. 
botuius ,  boyau. 

Beuillu  :  Homme  ventru ,  qui  a 
un  gros  ventre. 

Beulier  ,  botdater  :  Regarder  de 
près. 

Beulot  :  Chat-huant. 

Beuràge  :  Cens  ,  redevance  en 
beurre  ;  de  butyTum, 

Bevs  ,  beux  :  Du  buis  ;  buxtts. 

Beuse  ;  '  Exclamation  ,  ah  !  veut 
dire  au^i  veuf,  veuve. 

Coraperaisse  ,  fet  Anleuse  » 

PzT  mon  chief  je  vous  en  dis  beuse , 

Quant  YOê  volez ,  si  comenciez. 

Fabl,  délire  Bains  et  daine  Anieuse^ 

Beuvelet.  Voyez  Bovelet. 
Beuveràge  :  Présent  en  boisaon. 


BIA 

BsmrzEiB  :  lyrognerie  >  action  de 
boire. 

BsuTiAGs  :  Breuvage,  abreuvoir; 
hÊuratorium, 

BîÊYSDAimii  :  Excès  de  vin. 

B&vEHDE  :  Boisson ,  l'action  de 
boire ,  lieu  où  Ton  donne  à  boire. 

Betsse  ,  bezoche  :  Bôche  ,  houe  , 
pioche  ;  en  bas.  lat.  hesogium. 

Bett  :  Qui  est  vide. 

Bbsaine  :  Brebis. 

Bbzanhe  :  Rnche  à  miel. 

Bezaht.  Voyez  Besan. 

Beze  :  Visible  9  objet  dont  on  peut 
supporter  la  vue;  visibilis;  en  Prov. 
bèzèdouy  vëzedou, 

Bezonha  :  Besoin  ,  nécessité, 

BÊzoHflAR  :  Avoir  besoin ,  être 
dans  l'indigence. 

BJBzoHHos  :  Nécessaire. 

BJêzoNUozo  :  Chose  dont  on  a  be- 
aoîn ,  qui  est  nécessaire.  ' 

Biafork  :  Cri  pour  implorer  l'as- 
sistance ,  le  secours  public  ;  en  Lat. 
via-foras  ;  en  Prov.  biafâro^ 

BiAiN ,  Vian  y  bianque  :  Corvée  ; 
en  bas.  lat.  biennum. 

BiALTÉ  :  Beauté;  de  bcllus. 

B1ANNA11X  :  Ceux  qui  doivent  la 
corvée  ;  de  biennum, 

BiAs,  bva.r  y  biaii  y  hianhr  y  inanx  y 
ht€Lr  y  bieulr  ,  bieu.r  :  Beau  ,  gentil , 
aimable  ;  de  bellus. 

An  ru  d*uoe  elère  footaine 
Dont  riaue  estoie  et  clère  et  saine , 
£t  Li  bos  est  entoor  inoult  biax 
Et  Terbe  Terde ,  et  li  .riiîMiax 
Couroit  tos  par  fine  grande 
Qui  estoit  plus  luisans  et  bele 
Que  B*est  fins  argent  esmeré. 

Roman  du  Rou ,  joJ.  a44. 

BiAssoH  :  Poire  sauvage  qui  ne  se 
mange  que  lorsqu'elle  est  entière- 
ment molle.  Voy.  Blkque  et  Bloce. 
'  BiAUBEET  :  Fanfaron,  faux  brave ) 
T«ûi\  Vo(f€^.  Beii% 


B  ï  B  isa 

BiAtiKAiHE  :  La  ville  de^aucaire  ; 
Bèlioquadra, 

BiAuvois  ,  bieuuet  :  La  ville  de 
Beauvais;  BeUovacum. 

Biax  ,  biaus  :  Beau  ,  joli ,  gentil. 

Benart,  dist  lyons  ,  biaus  frère  » 
DI  moi  par  Taine  de  ton  pcre  » 
Qui  t*aprist  ai  bien  à  partir? 

Pab,  de  la  Compaignie  du  Renard, 

BiBATE  ,  bibete.  Voy.  Bellitcue. 

BiBAUS ,  bibaulty  bibauLty  bibaux  .* 
*  Espèce  d*ancieiis  soldats  qui  combat- 
toient  à  pied  avec  l'arbalète  et  la. 
lance.  Voyez  BinAux. 

BiBEEE  :  C'étoit  un  coup  à  boire 
qu'on  perniettoit  aux  moines  pen- 
dant l'été,  après  nones,et  avec  lequel 
on  leur  donnoit  un  peu  de  pain  ;  bi^ 
^eres  nonales, 

BiBETON  :  Vase  qui  sert  à  boire. 

Bible  :  Satire  très  -  ingénieuse  y 
composée  par  Guiot  de  Provins  , 
moine  de  Ciuni.  II  j  déchiroit  tout 
le  monde  ,  et  prétendoit  ne  dire  que 
la  vérité  ;  c'est  pour  cela  qu'il  l'avoit 
appelée  Bible ,  du  Grec  bibios,  livre, 
comme  q\ii  diroit ,  le  livre  par  excel- 
lence ;  en  voici  le  commencement  : 

Don  siècle  puant  et  orible  , 
M*estnet  conunencîer  une  bible  ; 
Por  poindre'et  por  agnilloner. 
Et  por  grant  essample  douer  : 
Ce  n*iert  pas  bible  lo^engiere , 
Mcx  fine  et  Toire  et  droiturierc, 
Miréors  ielt  k  toutes  genz. 

On  a  inséré  cet  article ,  qui  est  un 
hors  d'oeuvre ,  pour  que  Ton  sache 
à  quoi  s'en  tenir  sur  la  fidélité  des 
citations  rapportées  dans  le  Diction- 
naire du  vieux  Langage  de  Lacorabe« 

Bible  :  Baliste ,  engin  de  guerre  f 

machine  à  jeter  des  pierres  ;  biblia. 

■  Li  Rois  fait  ses  engins  drccier 
Kt  rers  les  lians  murs  charroier  » 
Bibles  et  mangoniaux  gcter , 
ht  les  chats  aux  fusses  mener  ; 
Les  berfroîs  traire  vers  les  mur. 
Cil  dedcns  ne  sont  pas  à  sur. 

Jlkfma»  de  Claris  et  JUuriu 


iS4  B  I  E 

BiBLSu&s  :  Gens  qui  font  du  bmît, 
tapageurs.  • 

BiBLiEH  :  Professeur  de  TEcrilure 
Sainte. 

BiBOTUM  :  Commandement,  ordre. 

BicHAT,  bichetasy  bichetat:  Faon, 
petit  d'une  biche  ;  de  bicca  ;  en  bas. 
lat.  bichia,  biche. 

BiCHÉ  ,  bicMé  y  bichiery  pichier  : 
Petit  broc  de  grès  ;  du  Grec  biAos  ; 
en  bas.  lat.  bicarium, 

BicnENACE  :  Droit  sur  ce  qui  se 
Tend  au  liicbet  ou  au  panier, 

BicuERKE  :  Mesure  de  terre  qui 
est  dVnviron  un  arpent. 

BiCHET.  Voyez  Bichol. 

BicHEY  D^AKCENT  '  Boîtc  d'argcut 
faite  en  forme  de  panier.  J^ 

Bichol  ,  biche  y  bicliet  y  bichot  : 
Mesure  de  grains  ;  bissetus, 

Bi  CLIN  ION  :  Salie  à  manger,  située 
au  rez-de-chaussée  ;  bicUnium, 

BicoQUET  :  Ornement  de  tète,  es- 
pèce de  chaperon,  parure  de  femme. 

BiCQUE  ,  bique  :  Chèvre  ;  du  Grec 
bé/ké;  en  Lyonn.  bicca  ;  en  Dauph. 
inigita  ;  en  bas  Bret.  bicq;  en  Auverg. 
hoquette, 

BiDAUX  ,  bidaus  ,  bideaulds  ,  hi- 
detiuLiy  pitaujr  :  Corps  de  mauvaise 
infanterie ,  qui  comballoit  avec  des 
lances  ;  !\TonslreIet  les  nomme  bi- 
baux  ;  en  bas.  lat.  hibidcU» 

BiDELLE,  bindelle  y  viilelc  y  vin-^ 
dele  :  Manche  de  chemise  ou  d'ha- 
billement. 

Bir.ybiefy  biel,  bier,  bies ,  liez  y 
boire  :  Canal  on  ruisseau  qui  conduit 
IVau  à  un  moulin  ;  il  sr  disoit  aussi 
d'un  vase  de  terre  ;  en  bas.  lat.  Ue- 
zium  y  bierum ,  de  via  tiqua;  en  Auv. 
bczo  y  et  en  bas  Brol.  berus, 

lîiEFS  :  Fosses  pour  saigner  les 
prés  ou  clorre  les  champs. 

Bienfait  :  État  précaire,  qui  n'est 


Bia 

pas  sAr.  Tenir  à  hiet^ait ,  c'est  tenir 
à  vie  ;  beneficium, 

BiENHEuaÉ  :  Bienheoreiix.  Voyez 
Beneuré. 

BiE5HKURET^  :  Bouheur ,  béati« 
tude ,  contentement;  de  bonorhora^ 
en  Prov.  bcn-ourado. 

BiENTEN  ANT  :  Celui  qui  possède  les 
biens  d'une  succession. 

Bien  VAILLE  A  :  Admettre  quel- 
qu'un au  partage  d*un  bien  ou  d'ua 
héritage. 

BiKNVEioNAHT  (faire  le)  :  Faire  un 
compliment ,  féliciter  quelqu'un. 

BiENVEiGifEE  :  Féliciter,  compli- 
menter, saluer,  louer;  de  bene^enire* 

BiEKvouLU  :  Qui  est  almë ,  chéri, 
estimé. 

BiERRAN  :  Droit  qu'on  payoitponr 
avoir  la  permission  de  vendre  de  la 
bière. 

BiERE  ,  bierrc  :  Nom  qu'on  don- 
noit  à  la  forél  de  Fontainebleau. 

Contre  Dangier  ayant  se  hince, 

Kn  fta  main  tcnoit  forte  lance  t 

QuVUe  apporta  belc  et  polie,  ' 

D«"  la  fon'st  di'  Tliuorio, 

Il  u\'n  croist  nalle  tt-Ue  en  bierre. 

Roinan  de  la  Rose, 

BiETRixATTi ,  Béatrix  :  Nom  de 
femme. 

BiEVRE  :  Une  loutre ,  un  castor  ; 

fiber;  en  liai,  bcvcro  ;  en  Espagn. 

befre. 

Une  b<'ftte  qui  a  nom  hitvre , 

Un  poi ,  ce  cuit ,  greignor  d^un  licTT* 

Moult  sener,  et  duromeut  sage , 

Pi*(^t  pas  privée,  mes  iiauTage, 

Si  frt  l'un  di^  kfb  grnitairrs , 

Mf  ciuei  â  plukort  a  fa  ires. 

Guil/.  Osmona 

Biffage  :  Kxamen  de  comptes. 

Bu'FE  :  Fausse  apparence ,  cbose 
trompeuse  ;  pierre  ou  diamant  faux. 

BiGANE  :  La  chassie  qui  vient  aux. 
yeux. 

BiGATAZf o  :  Javelot ,  dard.. 


Sf  6 

BxczAs&B  :  Bixafrc,  inconstant , 
fantasqae,  qui  change  à, tous  mo- 
mens  de  volonté  ;  virgaius  ;  d*oà 
lugarrer  et  bigarreau. 

Bigle  ,  bigion  :  Qui  est  louche. 

Bigler  :  Loucher ,  regarder  de 
travers. 

BiGHE  :  Bosse,  enflure,  tumeur 
occasionnée  par  un  coup,  une  chûte^ 
en  Langned.  borgne, 

BiGNoir  :  La  truble ,  filet  de  pé- 
cheur ;  en  Prov.  bignou, 

BiGoacHE  ,  bigne  :  Bâton  ferré  , 
petite  poutre  longue  et  grêle ,  soli- 
veau de  brin ,  et  boyau ,  outil  de 
vigneron  ;  biga;  en  Prov,  et  en  Lang. 
btgo,  bigos ,  bigot  ^  bigou. 

Bigot  :  Superstitieux ,  hypocrite  ; 
des  mots  anglois  by-god,  ou ,  suivant 
Barbaean,  du  mot  corrompu  vtsigoth. 
Dans  la  citation  suivante  ,  il  est  pris 
pour  nom  de  peuple  barbare. 

Sorent  dlent  :  Sire  ,  por  coi  ^ 
Ife  tolez  la  terre  as  bigos  ? 
A  vos  andssors  et  à  vos 
La  tolirent  lor  ancissor 
JLi  par  mer  Tinrent  robeor. 

Rom.  du  Rou,foL  aa8. 

Bigote,  bigotelley  bigotere:  Bourse 
qu^on  portoit  à  la  ceinture;  étui  dans 
lequel  on  serroit  pendant  la  nuit  sa 
barbe  et  ses  moustaches. 

BiGaE,  bigery  bigron  :  Garde  d'une 
forêt ,  qui  avoit  soin  de  chercher 
les  abeilles  ,  de  les  rassembler  et  les 
élever  dans  des  ruches  ,  pour  en  re> 
cueillir  le  miel  gt  la  cire.  Le  bigre 
aToit  le  droit  de  couper  et  d'abattre 
les  arbres  où  elles  se  trouvoient  sans 
pouvoir  être  recherché ,  et  de  plus  il 
avoit  celui  de  prendre  le  bois  né- 
cessaire à  son  chauffage.  Cette  charge 
a  été  supprimée  en  1 6G9;  en  bas.  lat. 
bigrus  y  à^ftpigery  apicurus, 

BiGar.niB  :  £ndroit  où  Ton  met  les 
fucUcs  des  abeilles^ 


B  I  L  i5S 

BicvEa  :  Changer,  troquer. 

BiHAi  :  De  travers  \  d*où  est  venu 
biab.  * 

Bilan  ne  signifie  point  marchand, 
de  bilanx  y  balance  ,  comme  le  mar- 
que Borel  ;  c*est  un  registre  où  Ton 
tient  la  recette  et  la  dépense. 

Bilbarer  ,  billebarrer  :  Orner , 
parer,  barioler,  bigarrer. 

Bilingues  :  Couteau  à  deux  tran- 
chans  ;'au  figuré ,  fourbe ,  menteur  « 
personne  qui  parle  bien  de  vous  en 
votre  présence  ^  et  qui  vous  déchire 
en  arrière  ;  de  bis  lingua,  ^ 

Comient  fuirai-je  ces  biOngues, 
Plaikans  à  mesdlrc  et  dresser 
Langages  piquan»  com  cspingles , 
Alns  quils  voient  le  temps  verker. 
En  riant  viennent  ambrasser. 
Puis  après  ne  font  que  farcer. 
Et  parler  des  gens  mcschammcnt. 

Dial.  du  yiondnîn. 

Billard  ;  Homme  qui  est  oblige 
de  s*appuyer  sur  un  bàlon  pour 
mardicr. 

Bille  :  Bâton  ,  canne  ;  de  viSs  , 
selon  Borel ,  qui  en  dérive  aussi  bil- 
lon  ,  monnoic  de  peu  de  valeur  ;  je 
crois  qu'il  a  plutôt  signifié  petite 
boule  y  de  pilla  ^  en  bas.  lat.  billus; 
en  Lang.  biliot,  dont  on  a  fait  boula 
et  ballon. 

Qu*oucques  ne  fut  baril ,  ne  bille 
De  forme  si  bleu  arrondie. 

Roinan  de  la  Rose» 

Bille  R  AU  de:  Désordre,  confusion, 
BiLLEA  :  Jouer ,  s'amuser ,  se  di- 
vertir. 

Bille n  ,  billicr  :  S'appuyer  sur 
un  bâton  ,  marcher  avec  un  bAton; 
lier,  garroter. 

Mes  poYretv  Ira  raconwic 
Froide,  tremblant,  trcstute  nue^ 
J*ai  rentrée  c-t  el  a  Tihsue  : 
Jà  pnis  d'elz  no  mVntrenictré  » 
Tant  soii'ut  saic;c8  n**  letré; 
Lors  si  piiont  alcr  bi/lier. 
Qu'il  sont  au  derreuier  millier. 
.    *  fiomûu  ^.la  Rote,  vtrs  io3i». 


f  5fi  &  I  P 

BiLLBABÉ  :  Galonné  ,  oourert  de 
galons. 

BiLLETEs  ;  Borel  dît  que  c'étoît 
une  espèce  de  Nonains  ;  ce  sont  les 
Carmes  qui  étoieut  à  Paris  ,  rue  des 
Billèles  ,  quartier  Saint- Avoie. 

BiLLETES  :  Sont  encore  en  blason, 
des  petites  pièces  solides  en' forme  de 
parallélogramme  ou  carré  lon«;  dont 
on  cliargeoit  Técu  ;  elles  étoient  de 
métal  et  de  couleur. 
•  BiLi.E-\ESKE  ,  bilie-vcLce':  Balle 
aoufflée ,  remplie  de  vent  ;  au  figuré , 
cliAses  vaincs  ,  trompeuses  ,  contes 
en  l'air,  sornettes. 

BiLLioif  ,    bille  ,   billvte  ,   hillot  : 
•  Tronc  d*arbre ,  souche ,  massue  ;  en 
bas.  la  t.  billus ^  en  Lan^uod.  bilio, 

BiLLOTEÀiTx  :  Espèce  de  souliers , 
sorte  de  chaussu-e. 

Bii.LouAiRTS  :  Boulevards,  rem- 
parts ,  châteaux  qui  étoient  aux  por- 
tes des  villes. 

BiLOTKR  :  Partaf^cr  le  bois,  le  fen- 
dre, le  coujier  en  billots. 

BiMAuvE  :  I^  guimauve ,  plante 
médicinale;  viscosti  rnalva, 

Bimbklot':  Jeu  ,  jouet  d'enfans. 

BiMKKi.oTiKR  :  Fabricant ,  marr 
rband  de  jouets  d'enfaiis. 

BiME  :  Jeune  vache,  génisse. 

BiMK  :  Jet  d'osier,  petite  branche 
de  bois  ;  vimvn, 

BixnELTE  :  Ornement  qni  s'adap- 
toit  aux  manches  du  vêtement. 

BixKE  :  Doubler,  accoupler;  bi- 
narr. 

Binette  :  Binol ,  boyau,  bident, 
*    oui  11  de  vigneron  ;  en  Lang.  bif^it, 

JliôoL ^  biidou  :  Bœuf,  taureau  ;  bos. 

BiPAr.Ti ,  mi-parn  :  Moitié  d'une 
faron,  moitié  d'une  autre;  hiparUtus. 

CVstoit  une  Royne  roronire  q|iii  tvoit  le 
vîsfl;»e  biparti t  car Tunt» partie  cX  drnlte  moitié 
rKtûïT  uuirc  comme  charbon,  et  l'autre  partie 
LIauchc  comme  crore.   Dance  aux  Avenyles. 


BIS 

firoxTE  r  Chèvre.  Foyet  Bicqve. 

Biquet  :  Chevreau;  pied  qui  «oÛ« 
tient  (fùelqiie  chose. 

BfHASQUE ,  birrasque  :  Orage,  tem* 
péte ,  bourrasque. 

BiRE  :  Bière,  cercueil. 

Ce  moi  plaist  ke  tu  dis ,  mait  de  aï  grant 
horo  Pascaisr  ce  mof  t  moo  corage  à  deman- 
dise  ke  il  après  la  mort  fu  mcneiE  al  poi« 
nal  Ihi ,  Gui  vesture  de  sa  birc  pot  eatre  ato- 
cille ,  et  li  maligues  espir  estre  cbassiex  del 
possis  horac. 

Dialog.  de  S.  Grégoire ,  liv,  ^,  ch.  4?- 

P la  cet  qttoddicis,  std  de  tanto  viro  PaS". 
c/tasio  hoc  animian  ail  imfuisitioncm  movet, 
quod pttst  mortern  ad  jtanalem  locitm  duçttu 
est,  cnjus-  feretri  vestis  tangi  potuit  et  mo' 
lignas  spiritus  ab  obsesso  hotninefugarL 

BinEirouTE  r  Détour,  volte-face* 

BiRER,  virer:  Tourner,  détourner, 
esquiver;  au  figuré,  se  rtfjouir,  me- 
ner la  vie  joyeuse ,  s'amuser  ;  girare; 
enProv.,enL.ang.  etenbasBret.&cra« 

BiRKTE  ,  burette  y  barouêtte  :  Une 
brouette,  petite  voiture  à  deux  roues; 
de  bis  rota. 

BiRETTE  ,  barret,  barrete  ,  hirete, 
birrete  :  Bonnet  d'enfant ,  ainsi  nom- 
mé Hé  cet  qu'il  étoit  barré  de  passe- 
mens  ;  c'étoit  aussi  une  espèce  de 
ehaperon  ;  en  bas-,  la  t.  biretutn, 

BiRMANNE  :  Monnoie  liégeoise  et 
du  duché  de  Bouillon. 

BiRO  :  Flèche,  javelot,  dard. 

Bis  :  Brun ,  noirâtre  ,  de  couleur 
noire. 

Sa  gorge  ne  fu  pas  bis,  v 

KUe  estoit  plaisant  a  devis.. 

Bornafi  de  Dohpatos, 

Bis  :  Jurement,  double,  deux  fois. 

BisAiGUE  :  Besaiguë,  outil  de  char« 
pentier;  bisncutum. 

BisBL  :  Kvéque  ,  pontife  ;  qwx- 
àopus. 

Bisbille  :  Querelle  ,  dissention  >. 
chuelioteric  ;.en  Prov.  bUbil;  en  ItaU 
bisOigiio, 


ï 


Bt2 

llisB  :  Couleur  grise  on  ropsie^ 
ptçêque  nmrAtre  ;  bUa, 

Bise  :  Une  bidie ,  la  femelle  du 
cerf;  bicca. 

Bise  :  Petite  miche  de  pain  blano 
qu'on  donnoit  aux  écoliers. 

BisEL ,  biseau  <  £u  peule  ;  angle 
imperceptible.  ^ 

Biset  :  Oiseau  ou  pigeon  de  cou- 
leur noirâtre;,  bisms.  ' 

BxsoGNE  :  Soldat  de  recrue ,  tout 
nouveau. 

BisoT  :  Animal  de  couleur  cendrée. 

BisouAET  :  Colporteur,  commis- 
MOtmaire. 

BisouGREE  :  Baiser,  embrasser, 
jouir  des  faveurs  d*une  femme  ;  en 
Ital.  bùognare. 

BispiL  :  Épiscopal,  ou  apparte-» 
xuuit  àTëvéque. 

BispAT  :  jqpiscopat  ;  episcopatus. 

BispË  :  Kvéque  ;  episcopus* 

BiSQUiifs  :  Biscajen;  de  bisciua^ 
eu  Prov.  biscain, 

BissAQUE  ,  bisyac  :  Sac  double  et 
tout  d*une  ])ièce  ;  bisaccium, 

BissE  ,  bise  :  Couleuvre,  serpent; 
on  se  sert  encore  de  ce  mot  dans  le 
blason. 

BissETEE  :  Malheur,  infortune; 
corruption  du  mut  bi.«isexte  ;  ancien- 
nement l'an  née  bissextile  et  oit  réputée 
malheureuse. 

BissETEKux  :  Infortuné ,  malheu- 
reux. 

BisTARDE.  Voyez  Beschut. 

BisTORiE  :  Poignard ,  et  un  ins- 
trument de  chirurgie;  gladiuji pisto- 
rieruis. 

BiviAiRE ,  bi\*oie  :  Lieu  où  deux 
chemins  aboutissent  ;  signifie  aussi , 
voir  deux  fois;  bii'iûm  ^  bis-viaria.  Bo- 
rel  Ta  interprété  par  garde  extraor- 
dinaire d*un  camp  ;  d'où  on  a  fait , 
kivoac  ,  bihouac ,  biouac  ^  bivouac, 

Biz£T  :  Ramier ,  sorte  de  pigeon 


BLA  i57 

sauvage,  dont  le  bec  et  les  pattes  sont 
rouges  ;  bisus  ,.  bisius»  Voy.  Biset. 

Blag  ,  blad:  Bled,  froment;  bla* 
dutn;  en  Prov.  bla, 

Blacassoit  :  La  jeune  rame  du 
chêne  blanc  ;  en  Prov.  biacassou. 

^LACHs  :  Champ  de  jeunes  chênes 
et  de  châtaigniers ,  plantés  à  une  dis* 
tance  qui  permet  de  labourer  eu-» 
tre;  en  bas.  lat.  blacha,  blachia;  ea 
"Prov,  biacof,  blaco ,  jeune  chêne. 

Blachi  !  Bassine  ou  cuiller  à  seau. 

Blachib,  Blahiey  Blan/Uz ,  Blof* 
quie  :  La  Yalachie  ;  blaclùa. 

Alun»  ^'A  vos  plaitt  soor  Johannlate  qaS 
eat  RoU  de  Bltuhie  et  de  Bougherie. 

yilh'Uardouin f  Mss,foL  i9m 

Blagok  :  Bouclier,  écu. 

Blad.  Voyez  Blac. 

Bladage  :  Droit  de  pâturage  sur 
les  terres  qui  ont  rapporté  du  bled  ; 
bladagiumy  de  bladum. 

Bladerie  :  Marché  où  Ton  vend 
le  bled  ;  bladaria. 

Bladiee  ,  blatier  :  Marchand  de 
bled  ;  en  anc.  Prov.  bladié. 

Blaee  ,  bleer  :  Ensemencer  une 
terre  en  bled  ;  bladare. 

Mes  pères  raourut  saisis  et  Testiis  tf^nans  et 
preuaiis ,  blaans  et  deblaans  et  le»  bifiis  dé* 
pouillaus,  Ia:s  JUnbUis,  de  S.  Louis. 

Blaigue  :  Mou ,  paresseux. 

Blaihë  :  Calomnie,  blùmc;  b/as^ 
phemia, 

Blaiete,  blecrie  :  Champ  couvert 
de  sa  moisson  ;  en  bas.  lat.  blaeria. 

BhAiRiEybiadade,  biasterie  :  Droit 
de  haute-justice ,  dc-pendaut  de  ré- 
gale; cVtoit  aussi  un  droit  seigneu- 
rial sur  le  bied ,  et  une  permission  de 
pacager  dans  les  terres  non  ensemei)- 
cées. 

Blavuie  ,  plamusc  :  Coup  ,  sonf<« 
flet ,  tape  donnée  avec  la  main. 

Blan  ,  blanc  :  Monnuie  qui  valoit 


\ 


i58  B  t  A. 

cinq  deniers  ;  il  ne  nous  est  resté  de 
ceHe  dénomination ,  que  celle  de  six 
blancs ,  qu*il  faut  préférer  à  celle  de 
deux  sous  et.  demi  ;  en  anc.  Proy. 
blan* 

Blanc  :  Danp^,  péril ,  aventure. 

Blàngaous  :  (ruig;ne  blanche,  es- 
pèce de  cerise  de  couleur  de  cire , 
dont  un  côté  a  une  légère  teinte  de 
rouge  ;  en  bas.  lat.  blancus ,  formé 
ô*alifu,v,  suivant  Ménage.  Ce  chan- 
gement ne  scroit  pas  plus  étonnant 
que  celui  de  dies ,  en  jour. 

Elance  :  Blanche ,  on  appeloit 
ainsi  une  veuve ,  parce  qu'elle  étoit 
habillée  de  blanc  pendant  sa  viduité  ; 
en  bas.  lat.  hlanca, 

Blanchard  ,  blanchart  :  Blanc  , 
qui  est  blanc. 

Blanche  :  Chamoiseur,  tanneur, 
ouvrier  qui  apprête  des  peaux  ;  en 
bas.  lat.  hlancarius  y  hianquerius, 

Blanchéen  :  Fleur  de  farine,  le 
plus  pur  froment. 

Blanchebie  :  Action  de  blanchir, 
de  corroyer  les  peaux  ;  en  bas.  lat. 
bUincaria, 

Blanchoiant  :  Blanc,  qui  est  blanc, 
'  qui  paroît  blanc. 

Blanchoier,  blanroier  :  Paroître 
blanc  ,  devenir  blanc ,  blanchir. 

Cil  qui  les  chois  alolt  coillant  , 
Le  ProToire  vit  blnnchoiant , 
Ciiicla  que  ce  fust  sua  cotnpaing 
Qui  apurtast  aucun  gaaing  , 
Se  li  deniiuda  par  graot  joie 
Aportes-tu  rieus  ? 

Fab,  dEstula. 

Blanchon  :  Sorte  de  pique. 
Blançor  :  Blancheur,  beauté,  can- 
deur, ingénuité. 

Quant  il  sodaincment  trovat  an  paiu  de 
tnerveilhouse  grandesce  et  de  blancor  nicat 
•cou8tum<'it. 

Dial  de  S.  Grégoire,  liv.  3  ,chap.  37. 

Tune  repente  panem  mirœ  magnitudinis , 
miqne  inioUîi  ctndorii  MfVJUÀ 


fil  A 

ËLAirnE  :  Droit  qu^on  payoit  pour 
chaque  feu  ;  il  veut  dire  aussi,  belle* 
douce ,  blanche. 

Blandices  ,  blandjs  :  Caresses  f 
flatteries  ;  blandities* 

Blandilalié  :  Espèce  de  pomme 
blanche,  que  nous  appelons  haute 
bonté. 

Blandimbit  :  Consentement;  blorh 
dimenturriy  caresse. 

Blandir  :  Caresser ,  amadouer  , 
flatter,  cajoler;  blandiri, 

BLAirnissANT  :  Trompeur,  flatteuFf 
menteur. 

Blanditeur  ,  biandureau  ,  blan^ 
durel  :  Conteur  de  sornettes ,  galant* 

Blanduriau,  blanduriette  :  Très* 
blanc ,  très-blanche  ;  pommes  de  Ca-^ 
leville  blanc  qui  venoient  d'Au- 
vergne. 

Blanque  :  Blanche.  Foy,  Blancs; 

Blanquerie  :  Blanchisserie. 

Blakstange.  P^oj'cz  Blastancx. 

Blaout  ,  blaveirou  :  Bleu ,  de  cou^ 
leur  bleue. 

Blaque  ,  blaquiy  blaquien  :  Habi-* 
tant  de  la  Yalachie,  un  Bulgare;  de 
blachia, 

Blaquie.  Foyez  Blachie. 

Blarté  :  Bled  provenant  du  droit 
de  terrage. 

Blasme  :  Reproche ,  réprimande  f 
blâme  ,  mensonge  ,  blasphème  ,  mal 
parler  ;  blasp/iemia;  en  anc.  Prov. 
blasmi'zo, 

Blasmêr  :  Reprocher,  reprendre, 
réprimander ,  mentir ,  blasphémer  , 
parler  mal  contre  quelqu'un  ;  blas» 
phemare, 

LI  Roiz  en  fo  bhumez ,  et  Gerberde  aotreiî  ^ 
£tTyel>aat  en  out  blasme ^q^x  cel  plaît  eut  baati. 
Hôntan  du  Rou,foh  114. 

Blason  :  L*écu  d*armes  et  se%  cou- 
leurs. Borcl  le  dérive  de  laits  y  et  so- 
nare ,  en  ajoutant  un  b  devant  ;  et 
Ménage,  de  latio,  parce  quil  étoit 


BL  A 

porté  par  les  chevaliers  sur  leurs 
écus. 

Blasohkr  ,  biasonner  :  Louer,  flat- 
ter, amadouer,  blâmer,  dire  du  bieu 
ou  du  mal ,  chapitrer.      « 

Par  Salncte  BlarJe  la  belle , 

Je  Tai  armé  et  bkuonné , 

8i  qu*il  me  Ta  prefq[ao  domié. 

BLAsoivNAïaE  :  Gi^nëaloçlste;  bla^ 
sonneur,  celui  qui  blasonne;  mé- 
disant. 

•   BLASSKa  :  Fomenter,  tramer  quel- 
ques mauvaises  actions. 

B&ÂSTANGB,  blanstange,  biastcnge, 
hiasteni,  blasUnge  :  Ressentimenl , 
aigreur,  blâme ,  insulte. 

Blastamoeb  ;  Blâmer,  condamner, 
babiller,  parler  à  tort  et  à  travers  ; 
hiaierare. 

Anievfe  ,  je  te  blastent, 
Qoe  ta  reapODS  si  fetemept, 
Qoar  tu  Toii  bien  apertement. 
Que  ta  ne  puéa  plus  maintenant , 
Si  te  conyient  d*ore  en  avant 
Fera  del  tout  à  son  plekir , 
Qpar  de  ci  ne  pu^s  tu  iskir 
Se  par  son  comandement  non. 

Wahl.  de  tire  Hauts  et  de  dame  Ànieme, 

Blastëmah  :  Blasphémer  ;  blas^- 
phemare, 

Blat.  Foyez  Blac. 

Blatieîi  :  Marchand  de  bled^  de 
hladum. 

Blaton  :  Laiton. 

Blattf.  :  Cloporte,  sorte  de  ver  ou 
d'insecte  qui  ronge  les  livres  et  les 
étoffes;  bUuta. 

Blau  :  Coup ,  tache ,  meurtris- 
sure ;  en  Prov.  blaoul, 

Blavk  :  Bleu  ,  de  couleur  bleue  ; 
blava;  en  anc.  Prov.  blaoïtt, 

Blavkrib  :  Droit  sur  le  bled  qu'on 
amène  au  marché  ;  en  Prov.  hUuëiraSy 
bladf^ireUy  champ  à  bled.  Voyez  Bla«> 

IlERlIt. 

Bi.  A  VET,  blaveole  ,  blaveolet  :  Le 


BLE  tSg 

bluet ,  petite  fleur  qui  croit  dans  les 
bleds;  biavus,  blaveohu» 

Blavoye  :  Verdure ,  herbe. 

Blavoteb   :  Verdoyer,    devenir 

verd. 

Blaz AS  :  Gerbe  de  bled  ;  de  bladam* 

Blazi  ,  blaze  :  Biaise ,  Bazile ,  nom 
d*hcmme. 

BiiAZf  a  :  Rendre  bleu  ;  au  figuré  ^ 
flétrir,  faner,  tacher,  froisser,  meur- 
trir. 

BlA  ,  bleque,  blet  :  La  blète  des 
champs ,  espèce  de  poirée  ;  bUtum  ; 
en  Prov.  hledo  ;  en  £spag.  biedos. 

Bleche  ,  blesc/te  :  Feinte  ,  ruse , 
détour. 

Bleche,  bleque,  Voy.  Blaque. 

Blzb  ,  blçf,  bieif:  Bled,  grain  | 
biadum. 

Je  le  Tos  dî  por  an  prooToIre  » 

Qui  avoit  une  bone  csglise , 

Si  ot  toute  s*entent«  mise 

A  Ini  clierir  et  faire  avoir, 

A  ce  ot  toraei  son  savoir, 

Asseic  ot  robes  et  deniers, 

Kt  de  bleifxoz  plains  ces  greniera 

Que  li  prestres  saroit  bien  rendre , 

Fit  ponr  la  vendue  à  attendre 

De  Pâques  à  la  saint  Bcmi , 

Et  si  n'cnst  si  boen  ami , 

Qui  en  peust  riens  née  traira 

S*oni  ne  li  fait  à  force  faire. 

Le  Testament  de  VAsne, 

Bl^ee  ,  blajer  :  Ensemencer  ;  eu 
bas.  lat.  bladare,  de  biadum» 

Bleitk  ,  bleiste  :  Toupet,  cheveux 
relevés  sur  le  front  ;  b/csia. 

Bleuir  :  Pùlir,  frémir,  trembler, 
avoir  peur  ;  frcmcre. 

Blêmissement  :  Peur,  pMeur,  fré- 
missement. 

Blrmitif  :  Pâle ,  blême ,  qui  a 
peur. 

BLETfEL  :  Tombereau,  charrette. 

Bllquk,  blesse,  blet,  blette,  blosse, 
blosson  ;  blot  :  iVIou  ,  molle  ;  de  blir' 
tu  m  y  poirée;  en  Grec  bliton.  Poire 
bleque  :  Poire  molle. 


l^O 


BL  O 


Ble&ie  :  Bonne  terre  à  bled ,  danâ 
.  laquelle  il  y  en  a  de  semé. 

Blese  (une)  :  Une  mécbe. 

Blesib.  :  Pâlir^sécher,  passer,  user, 
faner.  Foyez  Blazir. 

Blesmir  :  Tacher,  salir. 

Bleste  ;^ Bourbier,  chose  sale,  dé- 
goûtante; bliteus. 

Blet,  blette  :  Trop  mûr.  Voyez 

BXil^QUE. 

Bleto  :  Une  gaule  ,  un  sien ,  Une 
houssine  ;  forêt  plantée  de  jeunes 
arbres  ;  de  btetonata, 

Bleter  :  Garde  des  bleds,  messier. 

Bliaux  ,  bleaut ,  bliaus ,  bliaut  : 
Sorte  de  fobe ,  juste-au-corps ,  man- 
teau ,  habillement  de  dessus ,  robe 
qui  enveloppe  ;  en  bas.  lat.  bliaudus, 
blialdus;  en  ^voy.  blisaud;  en  Lang. 
brisa  ut  ;  en  Lyonn.  blode;  en  Norm. 
plaude  ;  eu  Picardie  bleude. 

La  Rome  cstolt  Testue  d'an  bliaut  tavelé 
de  Tcrt ,  de  jaune  et  grû  et  de  vermeil  avec 
des  orfroifi ,  et  tcnoit  à  un  uojaa  de  james  et 
autres  pierres  prétleuses.  Roirum  de  Tristan. 

Bloc,  blocage,  blocaille ,  biocal , 
bloquil  :  Pieu ,  barrière ,  barricade , 
muraille  ;  àeglobus.  De  ces  mots  sont 
venus  ,  blocus ,  bloquer. 

Bloce  ,  bloche  :  Prunes  qui  ne  se 
mangent  que  lorsqu'elles  sont  irès- 
moUes.  Voyez  Bllquk. 

Bloes  ,  bloé  ,  bloi ,  bloie  ,  biais , 
blou  y  bloue  ,  bloy,  bloye  :  Bleu  ,  de 
couleur  bleue  ;  de  blavus;  en  bas.  lat. 
bloius  ,  blutum.  Voyez  Blave. 

Le  ciel  est  cil  qui  nous  rend 
La  bloé  cul  eu  r  qui  aVstend 
K  mont  en  Tair,  que  nous  veoos 
Quaiit  airs  est  purs  environ. 

L'Image  du  Monde, 

Blokte  :  Étoffe  bleue;  en  bas.  lat, 
blottis. 
*    Bloi  :  Blond,  jaune,  bleu  et  blanc. 

Bloiee   :  De\enir  bleu  ,  rendre 
bleu ,  peindre  ou  teindre  en  bleu. 


•  BLO 

BLOtRE  :  L*aclion  de  couTnif  les 
yeux  des  oiseaux  de  proie. 

BijOisE  :  Homme  qui  bégaie  ;  blœ^ 
sus  ;  du  Grec  blaisos;  en  Langued« 
blez. 

Bloiser  :  Bégayer,  balbutier. 

Blon DETTE  :  Blonde,  beauté. 

S^amor  venlst  à  plesîr , 

Que  me  vousissent  sesir. 

De  la  blondete 

Saveurousete 

J*en  féusse  plus  baus. 

Mss,  de  la  Bibl.  Imp.  n^  7918  ^fhh  357^ 
FabL  de  la  Complainte  ttamouT, 

Bloiydettb  chiere  :  Bonne  mine^ 
réception  ou  façons  gracieuses.  Voy, 
Chiere. 

BlonoiIl  :  User  d'art  pour  pa- 
rof  tre  blond  ou  blanc. 

Bloqueau  :  Tronc ,  boite ,  petit 
coffre  où  Ton  met  de  Targent'  ;  en  bas. 
lat.  blocus. 

Bloqueau  :  Billot,  tronchet. 

Bloquelet  :  Petit  billot ,  et  bil^ 
lette.,  eu  terme  de  blason. 

Bloquels.  Voyez  Bloc. 

Bloquer  :  Arrêter,  conclure  un 
marché. 

Bloquet,  blot  :  Souche  de  bois. 

Bloquier  ,  blouquier  :  Bouclier  ^ 
en  bas.  lat.  bloquerius, 

Bloquil.  Voyez  Bloc. 

Blosse  ,  blossoH  ,  blot.  Voy.  Blé- 
que. 

Blossr  :  Tumeur  qui  se  forme  sur 
le  front  lorsqu'on  le  heurte. 

Blotte.  Voyez  Bloustae. 

Blou  :  Bleu  ,  qui  est  de  couleur 
bleue  ;  en  bas.  lat.  bloius. 

Blouquete  :  Petite  boucle  ;  en 
bas.  lat.  buccula. 

Blouse  :  Terre  à  bled;  de  bladunu 

Bloustre',  blotte  ,  bloutre  :  Petite 
motte  de  terre  renversée  par  le  suc 
en  labourant. 

BfoYE  ,  beloye ,  beroye  :  Belle; 
LcUa. 


B09 

Blitse  :  Bleu ,  azar.  Voy^  Blocs. 

Blu&s  :  Bluet,  fleur  qu'on  trouve 
daiu  les  bleds. 

Bo ,  hos  :  Bon  ;  bonus,  Yoy.  Bos. 

BoicE  :  Prix  du  louage  de  boeufs  ; 
de  boarius. 

BoAGE  (terre  en)  :  Terre  en  jachère  ; 
en  bas.  lat.  boasium. 

B0AGK9  boQffe  i  boeUage  :  Rede- 
▼ance  payable  à  raison  du  nombre 
de  bœufs  qu*on  employ oit  au  labour  ; 
en  bas.  lat.  bovagium, 

BoBA  :  Grimace. 

BoBAicHK  :  Chaussure  qu'on  met- 
toit  par-dessus  le  soulier,  et  qui  le 
garantissoit  de  la  boue. 

BoBAK,  beubant,  bobant,  boben  , 

bonbéin,  bouban  ,  boubance  :  Orgueil, 

Tanité ,  somptuosité ,  pompe ,  faste , 

luxe ,  magnificence ,  grand  appareil; 

pompa. 

Ele  ii*ot  pas  bon  corage ,  et  ne  se  contînt 
mue  ftagement,  ainçois  fu  monté  en  un  fol 
kohan ,  et  desiroit  avoir  la  seigneurie  et  le 
pooir  de  la  terre. 

Traduct.  de  GmH.  de  Trr,fol  i54. 

Après  fu  dit  à  Jonathas  et  à  Symon  son 
irere  que  li  fil  de  Jambri  fesoit  noces  riches , 
et  nenoient  Tespose  de  Madaha  la  fiUe  de 
rim  des  hauz  princes  de  Cbanaan  od  moult 
grand  bobioiz, 

Traduct,  des  Machabées  ,  Up,  z« 

BoBAVciER  :  Vain,  présomptueuZ| 
homme  de  plaisir. 

Tant  la  trente  orgueilleuse  et  fière  ^ 
Et  snrcuidée  et  bobanciere. 

Roman  de  la  Rose^ 

BoBANDER ,  bobandir  :  Montrer  de 
Torgueil,  se  carrer,  s*admirer,  se 
aiirer,  se  rengorger. 

BoBE  :  Plaisanterie,  badinage,  pué- 
rOité ,  babiole ,  bagatelle. 

BoBELiN  :  Ancienne  chaussure  à 
l'usage  du  peuple ,  espèce  de  brode- 
quins. 

BoBBLXir  :  Bouyier,  yacher. 


B  O  C  \6t 

BoBSLiHBB  :  Serrer  sa  chaussure  » 
se  chausser. 

BoBELZNEUB  :  Cordonuler,  saye- 
tier. 

*  BoBENGiEB  9  bobers  :  Fier ,  hau- 
tain ,  orgueilleux ,  fiEufaron  ;  en  bas. 
lat.  bobineUor, 

Boc  :  Bouc;  buccus;  c'est  de  ce  mot 
que  dérivent  bohier^  boukier  ,  bou- 
cher ;  et  ^co/re  ^  boucarié  y  bouche- 
rie ;  en  bas.  lat.  bocarius  et  bocan'a. 

Bocal  :  Petite  forêt ,  bocage  ^ 
boscus, 

BoGAiTB  :  Sorte  de  danse. 

BocE  ,  blosse ,  boche  ,  bosche  : 
Bosse,  enflure ,  bouche  ;  bucca,  Yoy. 
BocHU. 

BocE ,  bocU  :  Milieu  élevé  du  bour« 
clier  ;  buccula, 

BoGEBEus ,  bocerez  :  Noueux. 

Li  uns  des  an  qui  fn  hîdens  , 
Et  plain  de  nenz  et  bocereus, 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  979. 

Bocn ,  boche  :  La  bouche,  le  creux 
des  joues  ;  et  un  détroit  ;  bucca.  L* 
Bestiaire,  parlant  du  cerf,  dit  : 

La  lettre  si  nos  tesmonie 
Qu*il  a  de  ctc  la  boche  emplie  9 
A  rentrée  del  crues  Tespant  » 
£t  la  colerre  maintenant 
S*en  ist ,  quer  remeindre  B*i  pnetu 
Qner  des  nariUes  au  cerf  muet 
Et  de  sa  boche  ist  une  aleine , 
Qui  par  force  hors  Ten  enmeina 
Tôt  hors  s*en  ist  baant  la  golo 
£t  le  cerf  Toclst  et  dévore. 

BocHEBON  :  Bûcheron,  homme  qui 
coupe  du  bois  dans  une  forêt. 

BocHET ,  bochez  :  Bosquet ,  bou* 
quet  de  bois  ;  de  boscus. 

BoGHET  :  Sorte  de  boisson  ;  en  bas. 
lat.  bochetus, 

BocHETTE  :  Petite  bouche  ;  de 
bucca;  en  Prov.  bocho;  en  Italien 
boccia, 

BocHii  :  Morceau ,  bouchée  de 
pain  ou  d'alimeos  \  de  bucqsUa  ;  ta 

li 


•6^ 


BOE 


Ancien  Prov.  boco;  en  Ital.  boecone* 
Bocuu,  boçe,  boçu ,  bosche,  bos^ 
^hu  :  Bossu,  qui  a  une  bosse. 

En  la  TÎle  ayolt  un  bocu, 
Onqups  ne  y\  si  malostm , 
De  teste  estoit  moult  bien  garnâ  : 
Je  cuit  bieu  que  nature  ot  mis 
Grant  entention  à  lui  fere.  . 
A  toute  riens  estoit  contrercy 
Trop  estoit  de  laide  faiture , 
,    Grant  teste  avoit  et  laide  liure  , 
Cort  col ,  et  les  cspaules  lées , 
Et  les  avoit  haut  encroées , 
.  De  r  lie  ae  peneroit , 
Qui  tout  raconter  tous  vondroit. 

Fabh  des  trois  Bocus, 

"BocxotT  :  Hareng  fumé  ou  soret , 
qu'on  appelle  en  Hollande  bocking» 

BocQVE  ,  boque  :  Petite  élévation, 
'  éminence. 

BocQUET  :  Les  bondes  ou  écluses 
d*une  rivière ,  d'un  étang. 

BonA  :  Nièce ,  la  fille  du  frère  ou 
de  la  sœur. 

BonE ,  bodie ,  bodin  :  Trou  très- 
profond  ;  en  bas.  lat.  bodlncus. 

BoDE  :  Maison ,  habitation.  Voyez 

BOROE. 

BoDET  :  Petit  lit  portatif,  lit  de 
sangle. 

BoDiNCE  :  Rivière  profonde ,  dont 
on  ne  connoît  pas  le  fond  ;  en  bas. 
lat.  bodincus. 

BoDOR  ,  bodone  :  Bouton. 

BonRiLLON  :  Un  chevron ,  un  pieu 
de  bois. 

BoË  :  Fange ,  boue  ;  le  pus ,  la 
matière  qui  sort  d*une  plaie.  Foyez 
Beue. 

Le  pic  aToit  à  tel  nieschîef , 
Et  la  jambe  si  boursouflée. 
Et  si  vessiée  et  si  enflée  , 
Si  plaine  de  treus  et  de  plaies 
Qu*il  î  avoit,  ce  croi ,  de  naios 
Et  d^estoupes  demi  giron; 
Boë  et  venin  tout  environ 
De  totea  para  en  sailloit  fort; 

,  jCauUêr  de  ComsL 


BO<î 

BoEF  :  Bœuf;  bos. 

Si  boef  aliens  avéra  navrez  le  boef  de  an- 
trui ,  et  cil  avéra  estée  mort ,  et  il  vendent 
le  vif  boef  et  devisent  le  pris  et  departtsaenii 
entre  eaus  la  caroigne  del  mort. 

Bibt.  hise.  Exode,  ch.  21 ,  vers.  35. 

Si  bos  alieniu  bovero  alterius  vulnentverit, 
et  iUe  mortuus  fuerit ,  -vendent  bovem  o;/- 
vum ,  et  divident  pretium ,  c€uia»er  autetn 
mor.tui  inter  se  dispertient, 

BoEL,  bocle  y  boue  y  bouely  bovel, 
brouaiUe ,  brucilles  :  Boyau ,  intes- 
tins ,  trompe  d*cléphant  ;  en  bas.  lat. 
botellusy  budcllus  y  de  burbalia  ;  en 
anc.  Prov .  boUada  y  bouUada  ;  ea 
Lyonn.  bouaille  ;  en  Ital.  budello, 

BoELLON  :  Ciselure ,  relief^  en  bas. 
lat.  botiniis, 

BoEM  :  Sorcière  ;  bokema, 
BoEMé  :  Ensorcelé  ;  bohentusm 
BoEir ,  bocne:  Bon,  bonne;  de  bo^ 
nus  y  bona, 

BoERiE  :  Ferme,  métairie;  en  bas* 
lat.  boeria, 

BoESMiEN  :  Vagabond ,  coureur. 
BoEssEREE  :  Mesure  de  terre  qui 
rapporte  un  boisseau  de  grains;  ea 
bas.  lat.  boicellata. 

BoEssiERE  :  Lieu  planté  de  buis; 
bu,Tcna, 

BoFFois ,  bofois  :  Bruit ,  rumeur, 
vacarme.  Voyez  Buffoi. 

BoFFUMiÊ  :  Bouffi  ,  en  colère.. 
BoFFUMER  :  Crier,  être  en  colère , 
en  être  tout  bouffi. 

BoFU  ,  bqfus  :  Espèce  d'étoffe. 

BoGE.  Voyez  Boujon. 

BoGRE.  Voy.  Bougre  et  Bulgare. 

BoGRERiE  :  Hérésie ,  secte  qui  ré- 

cliauffoit  les  dogmes  des  Manichéens  ; 

schisme  dans  lequel  étoient  tombés 

les  Albigeois,  et  que  Ton  croyoit  être 

venu  de  la  Bulgarie.  Voy.  Bulgare. 

Se  li  home  cliiet  en  bogren'e,  la  femme 
bonne  crestiene  le  Icsse,  et  l'en  dit  que  s^il 
•ont  endni  départi  par  juigement  d^gltse ,  Ven. 
ne  doit  pai  forcier  de  retomer  à  celi  mari , 


BOI 

^  %*ele  t^en  ret  par  •*aatorUê ,  por  fere  ennî 
à  Tome ,  l*eu  la  doit  forcicr  de  retorner  à  li. 
L*en  demande  se  Tun  des  maris  èhlet  en 
Bogrerie  se  l'an  an  Tirant  de  Tautre  se  pot 
j^Mrier  o  autre ,  et  le  Pape  deyise  et  dit  qne 
se  Tun  des  bogres  retorne  à  la  foi  et  Tun  ne 
relt  ha&iter  o  Tantre,  o  velt  sans  le  despit  de 
aostre  Seignor,  bien  s<r  porra  marier  par  le 
congé  d'Iglise  ,  et  issint  entent  Ten  le  dist 
l^Apostre ,  se  le  bogre  s*en  Tet  ange.  Et  se  li 
•utre  chiet  en  bogrerie  ,  cil  qui  remaîndra  en 
la  foi,  ne  se  pot  marie,  tôt  soit  ci  plus  grant 
lo  despit  -an  Creator.  Car  tôt  soit  yerai  le 
mariage  qui  est  entre  bogres ,  il  n*est  mie 
qoant  à  crestiens  ;  car  issi  le  créant  auroient 
dooiage  sans  colpe,  et  ce  avient  soreut.  Pour 
me  ayient  que  Ten  yet  contre  la  malice  de 
plusors,  que  s'il  savoent  que  bogrerie  poit 
dqpecier  mariage ,  il  feindreent  soTcnt  bogre^ 
rie  por  départir  de  lor  femes ,  et  ci  est  solue 
la  demande ,  se  cil  qui  remaint  en  la  foi  est 
forciez  de  retorner  à  celi  qui  retorne  à  la 
fou.  (iVqA?.  )  Trois  cas  ou  mariage  des  mes- 
creans  est  dcpeciez  par  droit ,  et  la  rigle  dit 
que  aocun  pert  aucune  fois  son  droit  sans 
colpe.  Mss,  n'*  8047  ,foL  3o3  ,  3o4> 

BoGUK  ,  hoggue  :  Arbre  ;  drogue  , 
cbose  de  peu  de  valeur  ;  sorte  de 
polssoD. 

BoHADE  :  Conrée  faite  par  des 
bœufs  ;  de  bos, 

BoHORDEiR ,  bohours  :  Joute,  com- 
bat «imulë ,  course  de  lances. 

BoHORDER  :   Jouter.   Voyez  Bk- 

BOURDER. 

Boiâsse  :  Ouvrière  ,  femme  d'arti- 
san ,  servante.  Voyez  Bajasse. 

Soit  clercs ,  soit  lays ,  ou  homme,  on  femme  » 
dire ,  sergeus  ,  bâfrasse ,  on  dame. 

Roman  de  la  Ro$e* 

Borel  a  mal  lu  ;  il  y  a  dans  tous  les 
exemplaires  que  j*ai  vus ,  baiasse , 
bajiuse  ;  et  dans  une  édit.  Goth.  sans 
date ,  on  trouve  : 

Soit  clers ,  soit  lais ,  on  hom ,  on  famé , 
Strt^  serjans^  bajasse,  ou  dame. 

•  

Boiche  :  Entrée  d*un  cellier,  ou 
d*ane  cave;  bouche;  bucca, 

BoicHÉE  :  Espèce  de  nasse  pour 
prendre  le  poisson. 


BOI  i63 

BoiCHXEE  :  Celui  qui  fait  des  nasses. 

Boidie  :  Fraude ,  tromperie ,  tra- 
hison ,  félonie.  Voy,  Boisdie. 

BoiDRAi ,  pour  :  Je  baillerai  :  Je 
donnerai. 

BoiE ,  boier  :  Cloaque ,  égont. 

BoiENS  (les)  :  Peuples  de  la  Gaula 
Celtique  ;  Boii. 

•Boier  :  Broyer,  rompre,  briser, 
casser. 

BoiETTE ,  devenir  boiette  :  Se  dit 
des  yeux  qui  s*éteignent  et  s'obscur- 
cissent; en  bas.  lat.  boieta, 

BoiGKET  :  Espèce  de  râteau. 

BoiHEDiE  :  Mesure  de  terre ,  au- 
tant que  deux  bœufs  en  pouvoient 
labourer  dans  un  jour  d*élé. 

BoiLLANT  :  Bouillant.  Saint  Martin 
le  Boillant  :  Saint  Martin  le  Bouil^ 
lant ,  ainsi  nommé  à  cause  de  la  fête 
de  sa  Translation,  qui  arrive  au  mois 
de  juillet ,  temps  où  il  fait  ordinaire- 
ment irès-chaud  ;  de  bulliens. 

En  la  conté  de  Dant  Martin , 
Avint  entor  la  Saint  Martin 
Le  boillant,  que  gibiers  aproche. 
Uns  chevaliers ,  qui  stus  reproche  « 
Yesqui  ou  palis  son  aage 
Moult  le  tenoient  cil  a  sage , 
Qui  de  lui  estoient  acointe. 
FabL  du  Chevalier  à  la  Robe  'vermeîUe^ 

BoiLLE  :  Cour,  jardin  ;  il  signifie 
aussi ,  buisson ,  bois  taillis. 

BoiLLiR  :  Bouillir;  hullire, 

BoiN,  boins  :  Bon,  doux,  clément  ; 
bonus. 

BoiifEMENT  :  Bonnement  ,  aisé- 
ment ,  fort  bien ,  à  Taise  ;  bonè. 

Qui  sent  mener  vingt  chevaliers , 
Quarante  en  menra  volentiers  ; 
Vst  qui  de  trente  servir  sent , 
De  soixante  servir  vous  veut  ; 
Et  cil  qui  sont  servir  de  cent , 
Denx  cens  en  nienra  boinement, 

Rom,  du  RoUffoL  a3o. 

BoiNEREUs.  Voyez  Beneur^. 
BoiRADE  :  Corvée  ou  service  qu*um 
vassal  doit  faire  avec  ses  bœufs. 


«64  BOT 

BozmiT  :  BouTier,  celui  qui  a  aoin 
des  bœufs  ;  boarius. 

Boire  :  Ferme,  métairie. 

Boias  A  Li  SEioLK  :  Boire  au  seau  ; 
de  bibere, 

BoiRS  BON  SENS  :  Devenir  fou, 
perdre  la  raison. 

Bois  :  Lance ,  arme  des  anciens  ; 
àeboUs, 

Bois  chablis  :  Arbres  abattus  par 
le  Tent. 

BoiscHBT  :  Sorte  de  boisson  ;  en 
bas.  lat.  bochetus, 

BoiSDEUx  :  Traître  ,  dissimulé , 
bomme  faux. 

BoiSDiiE,  boedie,  bœsdie,  boidie, 
boisdie  y  boise ,  boisette  y  boisie ,  bos- 
àie ,  bojrsie  :  Ruse,  finesse ,  adresse, 
tromperie  ,  fraude ,  contravention , 
dol,  prévarication,  artifice,  perfidie, 
méchanceté  ,  subtilité ,  détour,  tra- 
hison ,  hypocrisie;  en  bas.  lat.  biui" 
sia  y  baudia  ,  de  versuda  ;  en  Prov. 
baousia.  Voyez  Voisdie. 

Quar  quant  plat  dit ,  bîaos  dons  amia 
£n  TOUS  ai  del  tout  mon  cœar  mls^ 
Por  fere  rostre  yolenté; 
liOrt  a  en  li  plus  grant  plenté 
De  trahison  et  de  boisSe, 

Fabliau  de  la  Blastange  des  Femmes, 

Boisdie  (  faire  )  :  Contrevenir ,  se 
soustraire ,  Àrauder. 

BoisDivEM ENT  .*  Avcc  rusc ,  subtil 
lité ,  d'une  manière  frauduleuse. 

Et  qui  boisdivement  demandèrent  ahrul 
tttftîmena  il  confus  reprisent  les  lur. 

Dial.  de  S,  Grégoire,  li¥,  3,ch,  i^ 

Mi  qui  fraudulenter  vesHmenta  çuœrebane 
aliéna ,  cf^/usi  feceperunt  sua. 

Boise  :  Bûche,  gros  bâton,  rondin  ; 
en  bas.  lat.  boisia, 

BoisBOR,  boisettes  y  botseuTy  boî- 
€ier,  boisierrc  :  Trompeur,  prévari- 
cateur, fourbe  ;  en  bas.  lat.  bausiator, 
.  jBoiSEE  ,  boisdier,  boisier  :  Trom- 
|{er,  surprendre,  ruser,  frauder,  vio- 


B  OI 

1er  sa  foi ,  son  serment  ;  en  bas.  lat» 
bausiare  y  bosiare. 

Boisseau  :  Bouteille,  vase  à  mettre 
du  vin ,  et  lieu  d'assemblée  ;  en  bas. 
lat.  boissellus,  « 

BoissEL  :  Boisseau ,  mesure. 

BoissELAGE  :  Office  de  mesureur 
de  bled  ;  en  bas.  lat.  bosseilagium. 

BoissELEE  :  Mesure  de  terre  qui 
produit  au  propriétaire  un  boisseaa 
de  grains.    - 

BoissELLE  :  Petite  boite. 

BoissEs  :  Broussailles  ou  brancbet 
d*arbres  ;  de  boscus, 

BoissiERE  :  Lieu  planté  de  buis. 

Boisson  ,  bisson  :  Buisson ,  boi^ 
taillis. 

Biax  oisellont  en  Tcrt  boissons  ^ 
De  tote#  eves  les  poissons. 

*  Roman  de  fa  Rose,  'vers  16491. 

BoisTAED  :  Morceau  de  bois  em- 
boîté dans  rœillet  d*une  meule. 

BoisTE  :  Péage  ou  droit  de  perce- 
voir la  dime  des  menus  grains;  boUtOm 

BoiSTEAu,  boistel  :  Boisseau. 

BoisTouLT,  boitoujc  :  Boiteux. 

Boite  (  estre  en  )  :  Etre  ivre  ;  ce 
mot  est  encore  en  usage  parmi  les 
paysans  des  environs  de  Paris. 

Boite  Lé  E  :  Mesure  de  terre  qui 
rapporte  un  boisseau;  en  bas.  lat.  * 
bustellus. 

Boitement  :  L'action  de  boiter. 

BoiTiAu  :  Boisseau. 

Boîtier  :  Celui  qni  recueille  et 
garde  l'argent  de  la  boite  ou  bourse 
commune. 

Boitoux  :  Boiteux. 

Boitteau  :  Boite  ou  botillon,  mor- 
ceau de  bois  emboîté  dans  l'œillet 
d'une  meule. 

Boittel  :  Boisseau;  en  bas.  lat» 
bustcUus, 

BoiTTELLIÎE.  Voyez  BOITELÉE. 

BoiTVRE  :  Débauche,  gourman? 
'    ,  goinfrerie. 


BOM 

SoiTÀirrE  :  Grande  joœase,  fem- 
qui  diftftipe  son  bien. 
BoiTiAu  :  Baliyean,  jeune  arbre; 
de  baculus* 

BoivRK  ,  hoyvre  :  Boire  ;  bibere. 

Om  ne  uot  donet  miet  reienele  d*or ,  oa  le 
limiqp,  mail  celai  qni  en  ob  est  »  et  maingien 
«ft  hoyvr€s. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foL  54,  T*. 

BoKiER ,  houkier  :  Boucher  ;  boca^ 
rius.  Voyez  Boc. 
BoLADE  :  Massue.  | 
BoLBESTKE ,  pour  volvestrc  :  Petit 
pays  arrosé  par  la  rivière  de  Volpe  , 
dans  le  diocèse  de  Rieux. 
BoLEA.  Voyez  Boulee. 
BoLHÉE  (une)  :  Un  grand  nombre, 
nne  multitude. 
BoLi  :  De  la  craie. 
BoLiR  :  Bouillir,  sorte  de  supplice 
usité  autrefois. 

Bol  LAD  A,  houUada  :  Tripes, 
boyaux ,  intestins. 

BoLLADE  :  Massue;  en  bas.  lat.  bola. 
Bollando  :  Un  bossu. 
BoLLES  :  Boules,  jeu  de  boules. 
BoLLEWERQUE  :  Boulcvart. 
BoLos  :  Limites  d'un  champ ,  d*un 
héritage  ;  bodula  ;  en  Espag.  bolas. 

BoLzi&NE  :  Fente,  crevasse  d'un 
mur. 

BoLEOiTE  :  Or  et  argent  en  lingots  ; 
en  Ital.  c'est  un  trait  d'arbalète. 

Bombarde  :  Canon,  engin  de  guerre 
avec  lequel  on  lançoit  des  pierres  ; 
hombartla,  de  bombus.  Froissard  par- 
lant d*une  bombarde,  dit  :  Lorsqu'elle 
decliquoit ,  on  l*oyoit  bien  de  cinq 
lieues  par  jour,  et  de  dix  par  nuit. 

BoMBAR»E  :  Ornement  des  man- 
ches aux  habits  de  femmes  ;  instru- 
ment de  musique ,  la  basse. 

BoMBARDELLE  :  Diminutif  de  bomr 
horde, 

BoMMiER,  bomtner  :  Poser  des  bor- 
j^  dea  limites-  Vojrez  ÂBOBJua* 


BON  l65 

Bon  ;  Plaisir,  yolonté.  Faire  ses 
bons  :  Faire  ses  volontés. 

Bon AiGE  :  Droit  qu'on  payoit  pour 
le  bornage  des  terres  ;  bonagium. 

Bon AOURA ,  bondourado,  bonasO'tU 
Voyez  Beneur^. 

BoNBAHciE ,  bonbans  :  Bombance  f 
grande  chère  ,  grande  dépense  ; 
pompom 

BoircERON  :  Echoppe  <  eaisse  'ou 
coffre  à  conserver  le  poisson. 

BoNcoN  :  Balle  qu'on  lançoit  avee 
un  arc.  Voyez  Boujok. 

Bond  ,  bonde  :  Borne ,  limite  | 
bonna. 

BoNDAGE  :  Vilaine  tenue. 
BoKDAiL  :  Un  bondon ,  un  gros 
bouchon. 

Bonde  :  Abondance ,  accomplisse* 
ment ,  perfection  ;  abundantia. 

BoNDER  :  Abonder,  avoir  en  abon- 
dance ;  abundare, 

BoNDON  :  Parties  naturelles  d# 
l'homme. 

BoNDONNAL  :  Boudou. 
BoKERiE  :  Mesure  de  terre  labon- 
rable.  Voyez  Bonnier. 

Bon  estre  :  Bien-élre,  aisance. 
BoNETE  :  Malle ,  valise. 
BoNHOMMEL  :   Sorlc  de   jeu   de 
cartes. 

Bon  IF  AGI  :  Boniface ,  nom  d'hoffir* 
me  ;  au  figuré,  bon. 

BoNissiER  :  Bouteillier,  boutillier, 
échanson ,  celui  qui  a  soin  de  la  cave* 
BoNiTON  :  Espèce  de  poisson. 
Bonn  AGE  :  Droit  de  bornage  ou 
de  faire  planter  les  bornes,  que  le 
seigneur  a  voit  seul  dans  les  terres  de 
ses  vassaux;  en  bas.  lat.  bonagium. 

Bonne,  bonde,  boune,  bourne  : 
Borne ,  limite ,  écluse ,  bonde ,  émi- 
nence  ,  colline  ;  bonna  ,  du  Grec 
bounos. 

BoNNiER  :  Borner,  poser  des  bor* 
nesî  de  bonna» 

% 


i66 


BO  R 


BoinfXVENT  :  Aisément ,  commo- 
dément. 

BoKNERET  :  Labourage  9  cnlttire 
des  terres. 

Bonnet  :  Anclenoe  étoffe ,  ainsi 
nommée  parce  qu'elle  servoit  à  faire 
des  ornemens  de  tête. 

Bonnette  :  Malle ,  valise  ,  espèce 
de  coffre  de  voyage. 

BoNNiER  :  Champ  dont  on  a  fixé 
ou  déterminé  les  limites  ;  bonnarium; 
en  anc.  Prov.  bonnié, 

BoNNiYENT  ;  Sorte  de  pelisse  ou 
de  drap. 

BoNoi ,  bon  oï  :  Défaut,  incommo- 
dite ,  maladie. 

Bon  oï  (j'ai)  :  J'entends  très-bien, 
j'ai  bon  entendement. 

BoNOisoN  :  Bénédiction;  benedictio. 

Bons  points  :  A  volonté. 

BoNT  :  Droit  seigneurial. 

BooL  :  Bouleau ,  arbre  ,  et  champ 
en  friche;  booletum,  de  betula, 

BooNNE  :  Borne  ;  d'où,  boorncr, 
poser  des  bornes. 

BooRDER  :  Combattre  à  la  lance , 
jouter.  ^ojezBEHOURDER. 

BoQUE.  Voyez  Bocque. 

BoQUELLE  :  Repas  médiocre ,  fru- 
gal ;  en  bas.  la  t.  boquetallum» 

BoQUER  :  Frapper,  choquer,  tou- 
cher. 

BoQUERON ,  bocheron ,  boquillon  , 
boscheron  :  Bûcheron ,  coupeur  de 
bois  ;  de  boscus, 

BoQUESPAN.  Voyez  Bohabe. 

BoQUET  :  Tortu ,  boiteux ,  bancal. 

Boqueteau  :  Petit  bois,  jeune  bois, 
taillis  ;  de  boscus, 

BoRAL  :  Bagarre,  tumulte,  entre- 
tien bruyant. 

BoRBossADE  :  AiguiUou  à  bœufs , 
espèce  de  fourche. 

BoRG,  bourc  :  Bâtard  9  enfant  adul- 
térin. 

BoRC ,  bar,  bor^,  borsy  hos,  hours^ 


B  OR 

buts  :  Ville ,  cité ,  ville  entourée  et 
fermée  de  murs  ;  urbs  ;  depuis  ,  ce 
mot  a  signiGc,  bourg ,  bourgade,  vil- 
lage ;  de  la  bas.  lat.  burgium  ;  de-lic 
on  a  fait ,  forbourg ,  foras  urbis ,  et 
fauxbourgf fallu  urbs.  Ce  changement 
n'est  pas  plus  étonnant  que  celui  de* 
ville  ,  villa  y  qui  n'a  jamais  signifié 
que,  campagne ,  maison  des  champs  ^ 
aussi  Borel,  au  mot  Borde  ,  ajoute  z 
a  De  sorte  que  maintenant  les  villes 
ont  prb  le  nom  des  maisons  cham- 
pestres  ».  Nous  disons  encore ,  bour- 
geois pour  habitant,  et  manant  d'une 
ville  ;  bourguemaistre  ,  bourguemes- 
tre ,  magistratus  urbis  ,  pour  magis- 
trat d'une  ville ,  qui  est  à  la  tête  de  la 
bourgeoisie.  S.  Grégoire,  dans  la  tra- 
duction de  ses  Dialbgues,  est  qualifié 
d^Apostoile  dcl  bors  de  Roume  ;  Àpos- 
tolus  urbis  Romœ ,  et  le  titre  de  ce» 
Dialogues  est  intitulé  : 

Ici  siint  11  quatrf!  Livres  desDialoguet  Gré- 
goire ,  lo  Papa  dp]  bors  de  Home  ,  de^  mira- 
cles des  Pères  de  Lumbardie  ;  et  au  liv.  4  , 
chap.  3  : 

El  tems  alsjment  de  cel  meisme  Prince  , 
qnant  Dacius  U  Ycske  del  bore  de  Motlans, 
demeneis  por  la  cause  de  la  foid ,  s*ea  aloit  al 
bore  de  Constautinoble  dunkes  vint-il  à  Co- 
rlnthe.  Ce  qui  est  rendu  dans  le  Latin  par  : 
E^usdem  quoque  Principis  tempore  ,  cîint 
Dodus  Mediolanensis  urBis  Episcopus ,  causa 
fdei  exactus  ,  ad  ConstantinopoUtanatn  ur*- 
bcm  pergtret,  Corinthum  devenir. 

Le  Fabliau  du  Lais  de  l'Oiselet , 
fait  encore  la  distinction  de  bore  , 
urbs^;  et  de  ville ,  villa. 

Il  avoit  nn  manoir  si  bel , 
N*a  bore ,  n*a  vile,  n'a  chastel» 
Ut  se  je  vos  en  vcil  conter 
£u  tout  le  monde  n*ot  sou  per. 

Les  Italiens  disent  villa ,  pour  dési- 
gner une  maison  de  campagne.  Qui 
ne  connoît  les  villes  Borghcse  ,  Far- 
nèze  y  Pamphtle ,  Ludovisi  ?  etc. 
Bo&CE  »  borse  :  Bourse ,  petit  sac 


BOÏ 

destiné  a  receyoir  de  Targent  ;  bursa. 

Bfiex  Tant  unis  en  Tole ,  qoe  en  borse  de-  ' 
nier.  Ronum  d^ Alexandre, 

Bo]u:het  :  Vase  d*ëtaîn  ou  de  cui- 
Tre ,  qui  sert  à  aller  chercher  de  Teau 
pour  boire. 

Borde  ,  borde  au,  bordel  y  bordelle, 
bordette  y  bourde ,  bourdeau  :  Loge , 
petke  maison ,  cabane  bâtie  à  l'extrë- 
xnité  de  la  ville ,  dans  le  faubourg  ; 
de-là  ee  nom  a  signifié  »  petite  ferme, 
masure^menil,  closerte,  petite  grange, 
petite  métairie ,  cabane  dans  laquelle 
on  renfermoit  un  lépreux;  en  bas. 
lat.  boizria,  borda,  bordellurn,  boria  ; 
en  Prov.  bordo ,  borio  ;  en  Basque 
borda;  en  Auverg.  bovie;  en  Lang. 
borie.  On  a  appliqué  ensuite  ce  dimi- 
nutif aux  lieux  de  débauche.  La  li- 
cence des  mœurs  étoit  montée  à  un 
tel  point  aux  xii  et  xiii^  siècle» ,  que 
les  loix  sévères  de  Louis  tx  n'y  purent 
porter  remède  ;  on  fut  obligé  de  tolé- 
rer ces  lieux  jusques  dans  les  plus 
petites  villes  ,  où  Us  étoient  relégués 
dans  des  rues  écartées.  Dans  le  Lan- 
guedoc et  la  Provence  ,  on  les.  nom- 
jnoit  carieras-caàias,  A  Paris.,  les 
rues  Trousse  -  Vache  ,  Tire  -  Boudin 
{Tire-F.,)  et  Brise-Miche  {Baille^ 
Hoi:  ) ,  étoient  les  mieux  approii- 
•ionnées. 

Cil  en  mon  martire  se  mire 
Qu^il  ne  dole  de  bon  cuer  dire- 

Je  te  clain  quite; 
EnToier  un  hom  eu  Egipte 
Cette  doteur  est  plus  petite 

Que  ne  la  noie. 
Je  n>n  puis  mais  si  je  m*osmoio 
L*an  dit  que  fox  qui  ne  foloie 

Pcrt  la  saison 
Que  je  n'ai  borde  ^  ne  maifon^ 
Suis-je  mariez  sans  raison 

Encor  plus  fort 
Por  doneir  plus  de  confort 
A  cex  qui  me  heent  de  mort 

Teile  famé  ai  prise 
Que  n*un8  fors  moi  n'aime ,  ne  prise. 
Ix  Mariagf  de  Uutcbcuf,. 


RO  R  167 

RoRDVLACE  :  Métairie  chargée  d«> 
quelque  redevance  ;  elle  étoit  ordi- 
nairement tenue  par  des  gens  de  con« 
dition  servile. 

BoRDELER  r  Fréquenter  les  mau- 
vais lieux ,  les  Keux  de  débauches^ 

BoR  DELIE  R ,  bordeler  :  Homme  qm 
hante  tes  lieux  de  prostitution. 

Border  :  Causer,  babiller,  tenir 
des  discours  frivoles. 

Car  se  ils  demoroient  fort  de  LVgUae,.aii* 
cuns  par  aventure  se  recocheroit  dormir  ,.oa 
•eroit  touz  oisons  ,  ou  il  entendroit  à  Border^ 

Ancien.  Trad.  de  la  Règle  de  S.  Benoit, 

Border  :  Jouter ,  combattre  à  la 
lance. 

BoRDERiE  :  Petite  maison  située  ii 
l'extrémité  de  la  ville ,  dans  le  fau- 
bourg. 

BoRoiÀU  :  Maisonnette,. chaumière» 
cabane.  Voyez  Bourde. 

Boa  DIE  R  :.  Fermier  de  campagne , 
métayer  qui  a  des  terres  qui  confinent 
aux  bords  des  gjrands  chemins. 

BoRDiERES  ,  ailages  ,,  allages  : 
*Champs  situés  auprès  d*une  ville  » 
d'un  bourg  ou  village  ;  bordura* 

Boa  DO.  Foyez  Borde. 

B0RD02C ,  bourdon  :  Bâton  de  pè- 
lerin. 

BoRDRE  :  Fraude ,  tromperie. 

BoREOTE  :  Étable  à  bœufs  ;  boanum 

BoRGE  :  Sorte  de  toile  ,  bougran  ; 
(foù  est  venu  borgicr ,  celui  qui  la 
fabrique  ou  qui  la  vend. 

BoRGisiE  :.  Bourgeoisie.. 

BoRGNETTE  :  Cliassic  ,  mal  aut 
yeux  ;  d*où  bargnier,  être  chassieux* 

BoRGNoiÂNT  :  Celui  qui  rcgardt 
avec  un  œil  en  fermant  Tautre. 

Loi»  TÎ  qu'Envie  en  la  pointure 
Avoit  trop  lede  esgardéure  : 
Ele  ne  regardast  notant 
Fors  de  travers  en  borgnoiant. 

*  Roman  de  la  Rase,  'vers  aSi. 
BoRGOiS)  borgoise,  borjois ,  bar* 


1^9 


BOS 


joise  :  Bourgeois ,  bourgeoise  ;  urhi-- 
eus.  Voyez  Borc. 

Dent  neTeiu  la  seîgnor  i  ot , 
Et  un  gan  qui  ère  apportoit. 
£t  chambrières  i  ot  trois , 
Si  i  fa  la  nièce  au  horgois , 
Deux  pautoniers  et  un  ribant. 

Fab,  de  la  Borgoise  tTOrltem, 

BoRGOHs:  Espèce  de  champignons. 

BoRiK  :  Ferme,  métairie;  en  i>as. 
lat.  bona.  Voyez  Boebe. 

Boaio  :  Étable  à  boeufs  ;  boaria. 

BoRjoN  :  Bourgeon ,  rejeton. 

BoRM  :  Morve ,  crachat. 

BoRMovs  :  Monreux. 

BoRHi  :  Borgne;  en  bas.  iBiUborgniU. 

BoRiroTKUR  :  Viseur,  celui  qui  vise 
à  un  but. 

BoRRAs ,  borrasse  :  Gros  linge. 

BoRREÂU,  boniax:  Bourrelet,  par- 
tie et  ornement  de  la  coiffure  d*une 
femme  ;  veut, encore  dire ,  bourreau. 

BoRROGHE  ,  bourrocke  :  Sorte  de 
panier. 

BoRRVOAT  :  Espèce  de  poisson  de 
mer,  appelé  maigue. 

BoRS ,  bos,  Foy.  Borc  et  Borce. 

BoRSÉEs.  Voyez  BouRsiES. 

Qu*eles  sunt  mes  si  aors^i , 
Qa*ei  ne  queurent  fors  as  borsécs, 

* Boman  de  la  Bote,  'vers  8543. 

BoRTER  :  Se  servir  de  la  lance  pour 
rombattre.  Voyez  Behourder. 

BoRTROLE  :  Tige  ou  branche  d'un 
chandelier. 

Bos  ,  bosan ,  bosart,  boset,  bosot , 
bous,  bousart ,  bouset ,  bousoni  bou- 
soty  bozon  :  Un  petit  enfuit,  une  per- 
sonne de  petite  taille.  rSyez  Besot. 

Bos ,  boe  ,  boise ,  bosc  ,  bosche  , 
bose,  bou,  boue  ,  busche  ,  buse  :  Un 
bois,  une  forêt;  boscus;  en  ancien 
Prov.  bos,  bosc, 

"Lt  cerf  aloit  par  hot,  par  prè^,  par  plaini, 
A  lu!  prandr«,  ou  arrester  as  mains. 

If  e  pnct  ataindre 

te  dict  du  Cerfb!<me, 


BOT 

BoscKAGE ,  boscage,  boschet:  Bo- 
cage, bosquet  ;  en  bas.  lat.  boscagium; 
en  anc.  Prov.  bosceu» 

Boschet  :  Sorte  de  boisson  ;  d'où 
boschier,  celui  qui  vendoit  ou  faisoit 
cette  boisson. 

Boschu  :  Bossu. 

BosDiE  :  Fourberie  y  tromperie  » 
trahison.  Voyez  Boisdie. 

BosEC  :  La  buse ,  oiseau  de  proie. 

BosMES ,  bosne  :  Borne ,  limite. 

Boso  :  Machine  de  guerre  pour 
battre  les  places. 

BosoGHE  :  Bêche ,  houe  ,  pioche  » 
inst^umens  de  jardinage. 

BosQUEiLLON  :  Bûcherou. 

BosQUiLiNE  :  Terre  couverte  de 
bois  et  d'eau  ;  de  boscus,  - 

Bosse  :  Une  tonne  de  vin  contenant 
une  demi-pipe  ;  en  bas.  lat.  bossex^ 

BossiL  :  La  partie  relevée  d'un 
fossé. 

Bossoir  VILLE ,  Bouzonville  :  Bour- 
get ,  abbaye  de  la  Lorraine  Aile-* 
mande. 

BossuETTE  :  Petite  éminence  ,  ou 
petite  bosse. 

BosTEiT.  Voyez  Hosteis. 

BosTELiER  :  Botteleur  ;  bostilUUor. 

BosTiA  :  Botte ,  vase. 

Bot  ,  bod  :  Extrémité ,  fin  ,  bout  ; 
voeu  ,  but  ;  veut  dire  aussi ,  tortu , 
mal  fait  ;  et  crapaud ,  sabot ,  outre  » 
ou  peau  de  bouc  préparée. 

Bot  ,  boe  ,  boue  ,  bouet ,  bouetic  : 
Trou  en  terre  pour  jouer  à  la  fos- 
sette ;  botta ,  de  buttum.  Voyez  Bo- 

TEREL. 

BoTEAU  :  Pommeau. 

BoTE-Eir-coRROiE  :  Façon  de  par- 
ler pour  exprimer  les  pilleries ,  sui^ 
vaut  de  Sainte  -  Palaye  ;  Barbazan 
l'explique  par  filou,  voleur  qui  fomlle 
dans  les  poches. 

De  fortune  la  semîlleuse 
Et  de  sa  roc  périlleuse 


BOU 

Tw  kt  ton  conter  ne  pwrroîes 
CTctt  II  gien  de  èote-en^eorroie, 

*  Boman  de  la  Base , 'vers  6^t, 

B0TBI.LK  :  Petite  boite;  et  botte  de 
foin  ou  de  paille  ;  bosteUa  ;  en  anc. 
Prov.  bastia ,  boite. 

Bote  a,  bouter ,  boutre  :  Mettre  , 
placer,  poser  en  quelqu'endroit.  Foy. 

BOUTISR. 

BoTEKEL,  boty  boterauxy  boteriaus, 
hoUe ,  botterei  f  bouiereaux,  boute^ 
rei  :  Un  crapaud  ;  bu/6  ;  en  basse 
lat«  boOa  ;  en  Italien  botta  ;  ce  mot  a 
a  osai  signifié  vautour,  apparemment 
qu'on  avoit  d'abord  fait  volterel , 
du  Latin  vultuTy  et  qu'ensuite  on 
changea ,  selon  l'usage  de  ce  temps  « 
leveub. 

^  BoTEEOH  :  Sorte  de  panier. 

Botes  :  Souliers ,  chaussure. 

BoTiLHONs  :  Garde  forestier. 

BoTiHEA  :  Partager  le  butin. 

BoTOAiA ,  botoer  :  Moulin  à^raps , 
à  tan. 

BoTOH  :  Bouton  ;  dire  de  quelqu'un 
qu'on  ne  l'estimoit  qu'un  boton , 
c'étoit  le  ravaler,  le  mépriser,  le  met- 
tre à  bas  prix  ;  en  bas.  la  t.  botonus. 

BoTTEL ,  botteau  :  Une  botte ,  une 
poignée,  un  faisceau ,  plusieurs  cho- 
ses attachées  ensemble  ;  botuius. 

Bottes  de  S.  Benoit  :  C'étoit  un 
tonneau  de  vin. 

Botte ussE ,  botrusses  :  Viande  épi- 
cée,  espèce  de  saucisse;  de  botulus. 

Bou  :  Brin  >  morceau ,  ocre ,  terre 
bolaire. 

Bou  ,  boou  :  Un  bœuf;  bos, 

Bou^CHELLE  :  Fille,  servante, gou» 
vemante  d'enfant. 

BouBiL ,  mal  boubil  :  Le  membre 
viril.  L'auteur  de  la  citation  suivante, 
parlant  àt%  prêtres  qui  se  souillent 
da  péché  de  luxure  »  dit  qu'ils  doi- 


BOU  i6c^ 

vent  être  purs  pour  toucher  le  corps 
de  J.  C. 

li  moine,  li  den  et  U  prettre. 
Ne  doirent  estre  à  tont  le  nitin*, 
Bfoult  doivent  bien  garder  lenrt  maint 
Qa*en  Tilain  lieu  ne  les  atooehent , 
Tuit  cil  qoi  Dieu  lèvent  et  couchent» 
Qui  le  con  Dieu  manoier  doit, 
Ne  doit  toucher  ne  main ,  ne  doit  » 
An  mal  houbii,  au  mal  malan  * , 
Qui  tontef  gent  met  en  malan. 

Gautier  de  Coinci  ,  iw»  i,  ek,  33. 

*  Malan  tignlfie,  ulc^,  plaie;  mais  Tan* 
tenr  Ta  employé  ici  pour  désigner,  le  derrière, 
le  fondement. 

BouciiGE  :  RedevanceMke  sur  les 
vignes  qui  ne  sont  pas  tenues  en  fief. 

Bou  G  AL  :  Le  gouleau  d'une  bou- 
teille ou  d'un  vase  ;  de  buccuUu 

Bouc AE AN  :  Bougran  ,  grosse 
étoffe  de  laine ,  sorte  de  toile  gom- 
mée ;  boquerannus. 

BouGAHii ,  bocanéf  bol>arié,  bou- 
h€uié  :  Boucherie  ;  buccaria.  Voyea 
BoG. 

BouGASSiN  :  Sorte  d'étoffe;  en  bas. 
lat.  boucassinus, 

BouGAUT  :  Vaisseau ,  vase ,  ton- 
neau ;  bouche  d'une  rivière. 

Bouge*  Voyez  Bougete. 

BouGEL,  botely  bouchely  bouciaup 
bouder  y  busar;  au  plurier,  boteaux, 
botiauxy  bouchiaujCy  bouciaux  et  bou* 
ciers  :  Tonneau  destiné  à  mettre  du 
vin ,  bouteille ,  cruche  ;  boucellus. 

Bouget  ,  boucilé  :  Flacon ,  bou- 
teille. 

Bougete  ,  bockette ,  boucette  :  Pe- 
tite bouche  ;  bucceila, 

BouGHAR  ,  boucho  :  Sale ,  bar- 
bouillé ,  ptuint ,  malpropre  ;  c'étoit 
aussi ,  un  bouc ,  une  chèvre  ;  de  bue- 
eus;  en  bas  Bret.  bouch. 

BouGBAEiÉ  :  Boucherie.  Voy.  Bou- 

CARI^. 

BouGHE ,  bouchon  :  Botte  de  chan.-^ 
Tre  f  fagot. 


t70  B  O  U 

BoucHET  :  Buisson  9  broussaille  ^ 
de  boscus, 

BoucHETE  :  Petite  bouche. 

BoucHETEH  ,  boucketter  :  Emou- 
cher,  battre ,  étriller,  maltraiter. 

BoucHETON  (se  mettre  à)  :  S'ap- 
puyer des  mains  sur  ses  genoux. 

Bouc  HIER  :  Boucher;  buccarius, 
.Voyez  Boc. 

BoucitiERE  :  Lieu  planté  de  buis  ; 
buaretum;  en  bas.  la  t.  bu.rcria, 

BouGHiEu  :  Tours  ,  vannes  de 
moulin. 

Boucnq -j  Une  chèvre  ;  hucca. 

BouciAL.  Voyez  Bout. 

BouciAux  :  Ventre,  bovaux. 

BouciQUANT  ,  bouclquaut  :  Merce- 
naire ,  qui  fait  tout  pour  de  Targent. 

Bour.LÉGE  :  Petite  boucle  ;  en  bas. 
lat.  bouclcta. 

Boucler  :  Bouclier. 

Boucoif  :  Poison  ,  appât  empoi- 
sonné pour  détruire  les  animaux  nuî- 
eibles. 

BouDAïKE  :  Le  ventre  ,  dont  on  a 
fait  bedaine  ;  de  botulus  ;  en  Prov. 
boude  fia. 

Boudiné  :  Le  nombril  \  de  la  bas. 
lat.  boudinus ,  boudin. 

Cortoisement  demandé  a 

Que  c'est  que  fust  que  tasté  a 

Ele  li  respont  mes  tetlax 

Tie  croi  pas  que  truissiez  plus  bîax. 

Adont  la  priut  par  la  poitrine , 

£t  mist  ses  mains  sor  sa  boudiné  ^ 

Sur  son  ventre  et  sur  ses  co&lcz, 

Bêle  ,  fet-U  ,  or  m'escoulcz  : 

Dites  moi  donc  que  est  ceci  ? 

Ht  cele  tautost  rc&pondi  : 

C'est  mes  costez,  c'est  ma  poitrine , 

C'est  mes  ventres,  c'est  ma  boudiné , 

Que  vous  en  plaist-il  plus  oîr. 

Fabliau  de  Garin  ou  du  Chevalier  qui 
faisait  parler  les  ***  et  les  ***. 

BouDissou,  boudouissouy  boudout- 
sou  :  Un  bouchon. 

Boue  :  Pus ,  matière  qui  sort  d'une 
plaie.  Voj^ez  BoË. 

i^ouE  DE  terre  :  Espace  de  terre 


BO  U 

que  deux  bœufs  peuvent  labourer 
en  un  jour;  bot^ata  terrœ ;  de  bos ^ 
bovis. 

Bouée  ,  bouié ,  boyer  :  Bouvier  , 
gardeur  de  bœufs  ;  de  bos  ,  bovis. 

BouEL ,  bouelle  :  Boyau,  intestins. 
Voyez  BOEL. 

BouEN ,  boue/me  :  Bon ,  bonne  j 
bonus  y  bona, 

BouERtscHE  :  Instrument  de  pêche 
fait  en  osier  et  en  fonne  de  panier. 

BouEsc  :  Bois,  foret,  taillis  ;  boscus» 

BouESiKE  :  Trompette  ;  buccina, 

BouFAGE  :  Gourmandise. 

BouFÈs  ,  hijfcy  hoiiffe  y  bouffeau  z 
Soufflet  sur  la  joue ,  et  soufflet^  meu- 
ble de  cheminée. 

BouFFARD  :  Glouton,  gourmand; 
du  Grec  bouphagos  ;  en  Prov.  èoa- 
faire» 

Bouffe  :  Enflure  des  joues.' 

BouFFEL ,  boufiel  :  Branche  d'ar- 
bre dont  on  fait  un  bouchon  pour 
servir  d'enseigne  à  un  cabaret ,  et  le 
droit  du  au  seigneur  pour  mettre- 
cette  enseigne. 

BouFFEMENT  :  Soufflc ,  haleine. 

Bouffer  :  S'enfler  les  joues  en 
soufflant ,  s'enfler  de  dépit ,  de  co- 
lère; il  s'est  dit  aussi  de  chasser.  Vil- 
lon dit ,  en  parlant  des  morts  : 

De  cette  vie  sont  bouffez, 

Boufin  :  Une  poche. 

BouFois ,  biifois  :  Bruit ,  vacarme», 
rumeur  ;  en  bas.  lat.  buffa, 

BouFONAiRE  :  Plaisant ,  railleur. 

BouFouNADE  :  Bouffonncric,  rail* 
lerie ,  plaisanterie  ;  de  bufo. 

Bouge  :  Trou ,  liaut-de-chausses  ; 
petite  maison ,  petite  habitation ,  cui« 
sine ,  salle  à  manger  ;  en  bas.  lat» 
buç^la  y  de  bulga.  Voyez  Bougette. 

Bouge  :  Faucille,  serpe. 

Bougée  :  Chandelle  de  cire. 

BoucEHiER  :  L'ouvrier  qui  faisoU 


BOU 

4es  flèches  appelées,  bougeons  et 
bouges. 

BouGEON ,  bouge  ,  boulge  :  Flèche 
qui  a  une  tète  ;  bulga  ;  il  se  disoit 
aussi  d*une  partie  de  i*habillement. 

Bouge  RIE  :  Crime  de  bestialité  ;  de 
bulgaria  ;  d*où  bougeronner,  com- 
mettre le  péché  de  sodomie. 

BoucETTE  :  Bourse ,  petit  sac  de 
cuir;  bulga. 

BouGHKz  :  Soufflets  de  forge ^  à 
bascule. 

Bougon  :  Verrou  ,  verge  de  fer  , 
boucle,  trait  d*arbalète.  Foy.Bovjov. 

BouGONNEUR  :  Maître,  garde  ou 
juré  de  la  draperie  ;  en  bas.  lat.  bou- 
/ornUor. 

Bougre  ,  Boulgre  :  Bulgare  ;  bul- 
garus.  Voyez  Bulgare. 

BouGRiE  :  La  Bulgarie  ;  Bulgaria. 

BouGRiN,  bogre  :  Hérétique ,  Albi- 
geois ,  homme  né  dans  le  schisme  et 
l'hérésie. 

BouGUERiE  ,  bougrerie  :  Hérésie  , 
secte  des  Albigeois  ;  bulgaria.  Voyez 
Bulgare  et  Bogrerie. 

BouGUETTE  :  Sorte  de  poisson  de 
mer.  Voyez  Bourbete. 

BouHié ,  bouié  :  Laboureur,  bou- 
vier ,  gardeur  de  bœufs  ,  pâtre  ;  de 
bos^  lH)vis.  Voyez  Boter  et  Bouée. 

BouHocHE  :  Sarcloir,  outil  de  jar- 
dinier. 

BouHORDEis,  bouhordisy  boukour- 
diichy  bouhourdis  :  Course  de  lance , 
joûte ,  tournoi,  combat  simulé;  en 
bas.  lat.  bohordicuni.  Le  jour  du  bou- 
hordis  :  Le  premier  dimanche  de  ca- 
rême. Bouhourdis  ne  signifie  point 
tourbillon  ni  impétuosité,  comme  le 
dit  Tauteur  du  Glossaire  du  Roman 
de  la  Rose. 

Ce  chenUer  aimoit  fort  le  bokoardis  et 
toumoiemens ,  pourquoy  il  fist  crier  tin  jour 
«n  bouhourdis  en  son  chasteau;  auqu(>l  plu- 
ûeurs  Tindreat  an  jour  et  riieore  ataiguée  » 


BOU  171 

aa  femme  et  aet  damoliellea  TÎndreiit  pour 
Teoir  Tesb^tement. 

Roman  des  sept  Sages  de  Borne. 

BouHouR  :  Bâton  ou  lance  pour 
bouhourder  (jouter). 

BouHouRDER  :  Choqucr dcux  cho* 
ses  Tune  contre  Tautre  ;  jouter  à  che- 
nal la  lance  à  la  main ,  et  rendre  à 
une  femme  les  devoirs  du  mariage. 
Voyez  Behordeis  et  Beuourder. 

BouHUENTi  :  U  accorda ,  il  con- 
sentit. 

BouHUENTiR  :  Accorder, consentir* 

BouHUiTUM  :  Il  eût  accordé. 

Boui  :  Buis  ;  buxus. 

Bouille  :  Hotte  faite  de. planches 
bien  jointes,  dont  on  se  sert  pour 
porter  la  vendange ,  les  raisins. 

Bouillon  :  Certaine  mesure  ou 
poids;  ornemens  d*liabit  de  femme. 

Bouissieiro  :  Champ  ou  montagne 
couverte  de  buis  ;  buxeria, 

BouiTié  :  Boite ,  écran. 

BoujON  :  Grosse  flèche,  trait  d*ar« 
balète. 

Citero  est  une  montaigne 
Dedans  ung  boys  en  une  plaigne  » 
Si  hauhe  qnii  nul  arbaleste , 
Tant  soit  fort  ne  de  traire  preste; 
lie  trairoJt  ne  boujon  ,  ne  rire. 

Roman  de  la  Rose. 

Boujon  :  Echelon,  et  statut  de  dra-^ 
perie. 

BoujoNNEUR  :  Maitre ,  garde  ou 
juré  de  la  draperie  ;  en  bas.  lat.  bou- 
jonator. 

BouEE  :  Bouche ,  ouverture  ;  en 
bas.  lat.  buca, 

BouKET  :  Espèce  de  chanvre. 

BouLDURE  :  Fosse  qui  est  sous  la 
roue  d'un  moulin  à  eau  ,  et  les  bâti- 
mens  d'un  moulin.  • 

Boule  :  Tromperie  ,  astuce ,  et 
massue.  Savoir  du  boule  :  Savoir 
tromper. 

BoLLÉBUit ,    bottleres  ,    bouleur , 


t7a  B  O  U 

houliere,  bouUerres  :  Rosé,  fiii)  trom- 
peur, et  grondeur. 

BouLEN  ,  boulenghier,  boulens  : 
Boulanger;  en  bas.  la  t.  bole/igarius» 

Bouler  :  Bouillir  ;  et  rouler ,  de 
Jïonle  ;  bultire ,  huUare  ;  en  Prov. 
houU  y  cuTer;  on  le  dit  de  la  ven- 
dange ,  du  vin  nouveau  qui  cuve  > 
qui  fermente. 

BouLEE  :  Tromper,  mentir,  et  non 
pas ,  gronder,  attirer,  allécher,  faire 
plaisir,  comme  le  dit  Fauteur  du 
Glossaire  du  Roman  de  la  Rose. 

D*un  borgois  vous  acont  la  TÎe 
Qui  se  vanta  de  grant  folie , 
QÉe  famé  nel  poroit  bouler» 
Sa  famé  en  a  oî  parier  , 
Si  en  parla  privéement 
Et  en  jura  un  aeremeot , 
Que  ele  le  fera  mençoogter  , 
Ja  tant  ne  %ï  sara  gueter. 

FiibL  de  la  Saineresse, 

Car  la  douceur  qui  fort  les  houle 
Qu*il  n*e8t  nul  qui  tant  en  engoulo 
Qu*ils  n*en  yueiUent  plus  engouler 
Tant  les  scet  la  doucer  bouler 
Que  lecherie  ai  les  pique 
Qu'ils  en  sont  trestuit  jdropiqne. 
Roman  de  la  Rose,  Mss,  vers  6a35. 

Qui  de  bouler  sont  entachiéa 
De  cens  bouler  n*e8t  pas  pechies. 

Ronum  de  la  Rose,  "vers  fj^t» 

Kt  pour  la  jalousie  bouler , 
Ferai-je  partout  defoler 
•         £t  les  preaulx  et  les  herbages. 

Roman  de  la  Rose  ,  'vers  a  1660.. 

Boule EOT  :  Goujon  ,  espèce  de 
poisson. 

Bouleeee  :  Adroit ,  rusé ,  trom- 
peur, menteur. 

Boules  :  Globes  de  plomb  qui  se 
iiroient  avec  la  fronde  et  Tare. 

BouLEux  :  Cheval  gros ,  court  et 
.  petit. 

BouLiEEE.  Fojrez  Bouli^eue. 

BouLiEux  :  Nom  donné  à  quelques 
babitans  d'Annonai ,  dans  le  hautVi- 
varais,  parce  qu'ib  demturoîeat  prè» 


B  OU 

d*un  lieu  planté  de  bouleaux  ;  on  ap^ 
peloit  aussi  boulieux  y  ceux  qui  ai- 
moient  beaucoup  la  bouillie,  ce  qu'on 
attribue  aux  Normands. 

'Bov'Lifi  ^  bouillir  :  Genre  de  sup* 
plice  autrefois  en  usage. 

BouLisEUEE  :  Décoction,  liqueur 
qui  résulte  de  plusieurs  choses  bouil- 
lies ensemble. 

BouLLKTis  ,  boulteis  :  Combat , 
joute;  vclitatioy  volutatio. 

Boulon  :  Grosse  flèche,  trait  d'ar* 
balète.  Fojez  Boujon. 

Moult  fu  Quens  Tnrgibos  de  grant  renon^ 

Il  prist  un  jor  son  arc  et  son  boulon , 

Si  en  fist  un  beau  trait  par  avison  , 

De  Tare  qui  est  pliu  roit  que  n*est  un  jon  9 

Il  entesa  la  flèche  jusqu*au  peoon. 

A  cel  cop  perça  Tele  d*un  papeilloa»     . 

Que  il  trova  séant  lez  un  buisson 

Qui  puis  ne  pot  voler ,  se  petit  non. 

Roman  d'JiuiiigUrm. 

BouLUM  :  Tas ,  monceau  ;  voAf* 
men, 

BouLVEECH  :  Boulevart ,  rempart^ 
en  bas.  lat.  bolvetus. 

BouLz  :  Bouleau. 

Boum  BARDA  :  Canon  ,  grosse  et 
longue  pièce  d*artillerie.  Voyez  Cou- 
LOUBHiNO  et  Bombarde. 

BouNE  ,  bourne  :  Borne  ,  colline^ 
éminence;  bonna, 

BouMÉ  :  Tuyau,  canal. 

Bouirié.  Voyez  Bonniee» 

BouNiFÂÎ  :  Boniface,nom  d'homme* 

BouQUAiM  :  Sorte  d'étoffe. 

BouQUE  :  Bouc.  Voyez  Boc. 

BouQUE.  Voyez  Boudiné. 

BouQUER  :  Gronder,  bouder,  ans^ 
murer  ,  embrasser  par  force  ;  de 
hucca, 

BouQUERAN  :  Bougran  ,  étoffe  de 
poil  de  chèvre  ou  de  bouc;  en  bas*, 
lat.  boquerannus.  Ce  mot  a  été  em*> 
ployé  depuia-pour  désigner  une  toikb 


BOU 

enduite  de  colle ,  et  extrêmement 
grosse. 

La  grant  Pntaigne  a  poroir  de  toi  resUr  da 
homqueran  blanc. 

BMt  hUtoriaax  de  Gmiarddes  MouSns, 
ApoeaUpte, 

BouQUESMAVT  :  Puant  comme  un 
bonc ,  terme  injurieux. 

Bouquet:  Jeune  chèvre^  cheTreaui 
et  par  opposition,  bouquin,  vieux 
bouc. 

BouQUETTX,  biquette  :  Une  cbèyre  ; 
c*est  encore  une  petite  bouche.  Fojr. 

BiCQUE. 

BouQUiBK  ,  bauquier  :  Soupirail , 
ouverture  par  laqueUe  on  peut  bwit^ 
quer,  c'est-à-dire ,  regarder. 

Boua  :  Canard ,  cane. 

Boue  ,  bore  :  Profondeur ,  troii  9 


Boue  AS  :  Grosse  étoffe  faite  d'un 
poil  grossier,  ou  d'une  espèce  de 
bourre  ;  c'est  aussi  un  lange  d'enfant  ; 
en  bas.  lat.  borassium  ;  en  Langued. 
bourasso, 

BouEBXTE  :  Poisson  qui  mange  les 
corps  morts  ,  peut- être  le  barbus 
d'Ausone,  le  mulet ,  poisson  de  mer. 

IKouê  ne  mangions  noU  poÎMont  en  l*oit 
Umt  le  qnarecme ,  mes  que  bourbetes,  et  bout' 
betet  mangeoient  les  gens  mors ,  parce  qut 
ce  sont  gloos  poissons. 

JoinviliCf  Msj,Jki.  i5o. 

B0UEBETEE9  bourber,  bourbeteir, 
bourboter:  Barboter,  fouiller,  se  vau- 
trer dans  la  boue ,  dans  la  fange. 

BouEBOXGNONS  :  Certains  pillards  ^ 
Bourguignons. 

BouEBouiEA  :  Salir,  gâter  ;  du  Grec 
borboros» 

BouEC  :  Bâtard,  enfant  adultérin. 

BouECiiCE  :  Petit  bourg  ;  en  bas. 
lat.  burgellus,  Yoy.  Boec. 

BouECHiEE  :  Grand  vase  d'étain 
dont  on  se  servoit  pour  aller  cher* 
d^r  de  l'eau. 


B  O  tl  178 

BouEOALi^  :  Fermier,  métayer, 
granger;  bordarius  ,  bcrdelUuius. 

BouEDE ,  bourdon  :  Bâton  à  grosse 
tête  ,  bâton  de  chantre,  un  gomdin , 
bâton  court  et  plus  gros  par  le  bout, 
espèce  de  crosse  ;  fausseté ,  trompe^ 
rie, mensonge ,  plaisanterie,  railleriCf 
sornette;  potence,  béquille  dont  let 
gens  infirmes  se  servent  ;  borda  ^ 
burdo,  de  vertusia;  en  Prov.  bourdo^ 
bâton  ;  d^où  le  verbe  bourd^'àa,  jouet 
du  bâton. 

Tant  de  bourdes  *  de  ces  boitenz  (*  béquilles) 
Qa*en  dites  toos?  Ce  sont  des  bourdes  *  (^trouL 
peries). 

Fers  cités  dans  les  Aventures  du  Baron  df 
^œneste,  pa(f,  70 ,  édit.  de  le  DuekaL 

BouEOE  :  Frontière ,  extrémité  , 
bord  ;  bordus  ,  bordura. 

BouEDEiE  ,  bourdier  :  Lien  de  dé^ 
bauche;  celui  qui  tient  un  lieu  d^ 
prostitution.  Voyez  Boa  de. 

BouEDELACE  :  Paillardise ,  Com- 
merce impur  des  femmes  ;  en  bas^ 
lat.  burdegalium.  Voyez  Boans. 

BouEDELAOE  :  District  d'un  sel'» 
gnenr ,  redevance  qu'on  lui  devoit. 

BoUEDEL ACIER  ,  bourdelicr  :  Pro- 
priétaire ou  fermier  d'une  borde. 

BouRDELLERiE  :  Commercc  infâ-» 
me  ;  action  de  favoriser  la  débauche. 

BoUEBELOT.  Voyez  BouEDiir. 

BouEDEE  ,  boder,  bouder  :  Trom-    * 
per,  mentir,  se  moquer,  conter  des 
sornettes ,  railler,  caqueter,  se  jouer, 
plaisanter  ;  en  bas.  lat.  burdare. 

BouEUEEESSE ,  bourdcusc  :  Femme 
qui  parle  mal  d'autrui ,  méchante  , 
menteuse ,  trompeuse. 

BouEDEUE  ,  bordeor,  bourdeor, 
bourderres  :  Trompeur,  menteur,  far- 
ceur ,  baladin ,  beau  parleur ,  diseur 
de  sornettes  ;  en  Prov.  bourdtfalio  , 
bagatelles ,  guenilles. 

BouEDiGH  :  Le  premier  dimanch» 
4«  cajrime.  Voyez  BaAiinoir. 


174                 B  O  U  B  O  U 

BouRDicuE  :  Parc  fait  de  roseaux  Bori^GVE-MAisTHE'^  bourguemet'^ 

ou  de  cannes  pour  prendre  et  con-  tre  :  Magistrat  d^une  ville,  qui  est  à  la 

server  le  poisson.                   '  tête  de  la  bourgeoisie  ;  magistratus 

BouEDiL  :  Ferme ,  métairie.  Voyez  urbis. 

BoEDE.  BouiiGu^niE  :  Sodomie ,  infamie* 

BouEDiLLANDE  (  bois  de  )  :  Bois  Voyez  Bougre. 

propre  à  faire  des  pieux ,  des  solives.  Bourguicnote  :  Sorte  de  calotte  à 

BouRDiir ,  bourdelot  :  Tourte  de  oreilles  ,  ouverte  pardevant ,  ancien 

pommes  et  de  poires.  casque  fort  léger  ;  son  nom  vient  de 

BouRDOiRE  (place)  :  Lieu  où  Ton  q^  que  les  Bourguignons  s'en  sont 

joûtoit.  servis  les  premiers. 

BouRDOTf ,  bordon  :  Parties  natu-  Bouriage  :  Ferme ,  métairie, 

relies  de  l'homme  ;  bondon ,  et  bâton  g^^^,^^^^  ,  niet  à  mailles  serrée» 

de  Herm;  en  bas.  lat.  bordonus  ,  ^^  propre  à  prendre  des  petits  pois- 

burdus,  burdones,  r     r          x                     *           *r 

Bourdonnasses, ^2/rt/o/i^:  Bâtons  ^*                t     /•  ^«   c^«»^j^«^'i^ 

,       ...          ,.    ?          .  j     ,  BouRiNEs,  ootttt«^j:  Sorte  de  voile 

de  pélenns  ;  c  étoit  aussi  des  lances  i,-  •     j     »       .^-««*  ^««-i«.  „«:. 
'^             '                    ,                 .en  biais ,  dont  on  se  sert  dans  les  vais- 
O'osses  et  creuses  pour  les  tournois. 

^         ji  seaux. 

^oyez  iJouRDE.               ■  Bourlar  :   Se  moquer  de  quel- 

BouRDOUNE  :  Une  tente.  ,                       a-      \'      m.    i 

^         ,    -.        11-      j     1.       1  ou  un  .louer,  se  divertir;  ôiirtore. 

Bou RE  :  Un  collier  de  cheval.  «                         ,      ,       ,        «  i- 

BouRÉE  :  Poignée  de  verges  ou  de  Bourlarder  ,  bouharder  :  Palis- 
bois  menu;  feu  clair,  comme  de  paille,  ^^^^'^  »  ^^^"^^  *^^  remparts, 
de  genêt  ou  de  petites  bûches,  Bourlette  ,  bourlotc  :  Espèce  do 

BouREN  :  Drap  de  grosse  toile,  et  massue, 

étoffe  grossière.  Toj.  BouRAS.  Bourleur  :  Trompeur,   séduc- 

BouRES  (le  dimanche  des),  fbjez  ^^w. 

Brandon.  Bourlos  :  Plaisanterie,  raillerie, 

BouREscHE   :    Espèce  de   panier  dérision, 

pour  pécher.  Bournal  :  Rayon  de  miel. 

Bourg  :  Bâtard ,  illégitime.  Bournay  :  Essaim  d'abeiDes. 

BouRGAGE  :  Bienvenue.  Bourne  :  Borne  ,    terme.   Voyez 

BouRCAiGNEAu  :  Droit  que  les  ha-  Bonne. 

bilans  d'un  bourg  payoient  àleur  sei-  Bournerie  ,  bornage  :  Droit  de 

gneur.  Voyez  Borc.  régler  les  bornes. 

BouRGAL  :  Homme  franc  et  libre.  Bouron  ,  bourron  :  Cabane,  mai- 

Voyez  Borc.  *<>"• 

BouRGALAMEN   :    Franchement  ,  Bourrac  ;  Outre  à  huile, 

loyalement.  Bourraquin  :    Grand    flacon  de 

BouRGHESiE  :    Droit    seigneurial  ^^^^  ^^«c  lequel  les  religieux  men- 

sur  les  bourgeois  d  une  viUe.  ^^^s  faisoient  la  quête;  en  bas.  lat. 

BouRGiN  :  Espèce  de  filet  pour  la  burrhanicum;  en  Prov.  bouragi. 

pèche*  BocRRARD ,  bourrelé  :  Canard ,  oi- 

BouRGOiNE  ,  Bergoine  ,  Borgoi-  »cau  aquatique. 

gne,  Burgoine  :  La  province  de  Bour-  .   Bourras  ,  bouraz  :  Grosse  étoffe 

gogne;  Burgundia^  faite  de  bure ,  drap  grossier  ;  en  bas. 


BOU 

lat.  borassium  ;  en  ancien  Provençal 
bowas. 

Son  habit  en  Mirquanî« , 
Bonneste  et  sans  yilenle  , 
Mais  elle  ne  fut  de  bourras. 

Roman  de  la  Rose, 

Yestne  ot  nne  sorqnemle 
QnJ  ne  fut  mie  de  bouiraz, 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  iai8« 

Bov&RASSo  :  Lange  de  laine  dont 
on  enveloppe  les  enfant  au  maillot; 
en  bas.  lat.  borassium. 

Bourre,  bouras ,  bourras,  bour- 
reaulx  :  Poil ,  laine ,  chanvre  com- 
mun ,  on  étoupes  de  chanvre  dont 
on  faisoit  des  étoffes  ou  des  toiles 
grossières ,  qui  portoient  le  même 
nom;  soie  crue  ou  étoupe  de  soie; 
btara^  bourra ^  de  bursus,  roux.  Foy. 
BouRis ,  Bourras. 

Bourre,  boureie,  bourotte ,  bour^ 
Tard  :  Cane ,  canard. 

Bourrée  :  Espèce  de  poisson. 

Bourrelets  :  Rouleau  de  linge  ou 
d'étoffe,  pour  soutenir  les  jupes; 
c*étoit  aussi  une  espèce  de  cordon  qui 
passoit  sous  le  menton  ,  et  fixoit  par 
ce  moyen  le  chaperon  sur  la  tête;  cet 
ornement  étoit  commun  aux  deux 
sexes. 

BouRRELLCR  *.  Tourmeutcr,  gron- 
der ,  crier  après  quelqu'un  ;  burrire. 

BouRRiAGE  :  Métairie ,  petite  mai- 
son. 

BouRRiQURT  ,  bourriquon  :  Petit 
âne  et  cheval  ;  burricus,  de  burrus;  en 
Prov.  bouriskë» 

.  BouRROiCHE  ,  bourrache  :  Instru- 
ment en  forme  de  panier  pour  pé- 
cher. 

BouRRON ,  bowrgt:  Cabane ,  chau- 
mière. ^' 

Bourrons  :  Bourgeons  de  la  vigne; 
en  Prov.  bourë. 

Bourse  ES  :  Bourses  pleines  d'ar- 
gent ,   grande   quantité.  A  plaines 


BOU  175 

boursées  :  A  pleines  mains  ;  en  bas* 
lat.  bursa. 

BouRSELEf,  bourselot  y  bourset, 
bourseton,  bourseite,  bourson: 'Petite 
bourse. 

Bourse R  :  Mettre  en  bourse. 

Qni  donne  bénéfice  por  espargner  sa  bonrse^ 
le  di  que  ceste  paie  est  parrerse  et  rebourse  ^ 
Et  si  pert  Ulex  et  s*ame  qui  tel  aroir  emboorse. 
Car  Û  dras  et  la  penne  de  s*entencion  bourse» 

*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  vers  58 1,^ 

BouRSEROif  :  Certaine  quantité. 
Bourseron  de  foin  :  Certaine  quantité 
de  foin. 

BouRT  (frère)  :  Frère  convers. 

BouRTHOUMiou  :  Barthélemi ,  nook 
d'homme  ;  Barûiolomœus, 

B0URTOULAIGUE  ,  bourtoulaïche  i 
Pourpier ,  herbe  potagère. 

Bous ,  bout  :  Outre ,  grande  bou- 
teille ;  en  bas.  lat.  busa,  botta. 

BousiN ,  boussin  :  Une  bouchée  de 
quelque  chose  ;  en  Prov.  boussina. 

BousoN  :  Boue ,  fange.  Fojr.  Bois.    ; 

BousouLs  :  Au  diable ,  jurement. 

BousQUETiER,  bocogcr  :  Bûcheron 
qui  habite  les  bois;  de  boscus;  en 
Prov.  bouscOssié, 

BoussER  :  Heurter ,  frapper  avec 
force. 

Boussi ,  bouci  :  Un  morceau ,  lo- 
pin ,  pièce  de  telle  chose  que  ce  soit. 

BoussoTE.  Voyez  Bure. 

BousTARiN  ,  bustarin  :  Homme 
ventru ,  qui  a  une  grosse  panse;  au 
figuré ,  homme  qui  fait  le  jeune ,  le 
beau,  l'aimable, le  pimpant. 

Bout,  boucial,  bous,  boust,  bou-^ 
té  :  Bouteille ,  flacon ,  pot ,  cruche , 
outre.  Voyez  Boucaut  etBoucEL. 

Bouta  DEUX  :  Capricieux ,  chagrin  ; 
du  verbe  bouter, 

BouTAGE  :  Droit  sur  le  vin  vendu 
en  gros  ;  en  bas.  lat.  botagium.. 


t 


ijS  B  O  U 

BouTAiLLE  :  Espèce  de  grand  pa- 
nier, baime. 

«•BouTA-Kii  :  Touchtt  là,  mettez 
là ,  placez  ici. 

BouTAE  :  Futaille,  tonneaa  de  vin  ; 
en  bas.  lat.  buta;  en  ProT.  mod. 
bouto  ;  en  Espag.  bota. 

BouTÀ&GUBs  :  Ragoût  d'œofs  de 
poissons. 

Boute  :  Tonneau ,  futaille  ;  outre 
de  peau  de  bouc;  buta;  en  Prov. 
bouto  ;  en  Espag.  bota. 

BouTiÉ  :  Vin  qui  est  gâté ,  qui  sent 
le  fût. 

Boutée,  bottée  :  Effort,  impulsion. 

BouTE'HÀCHE  :  Fouine ,  instru- 
ment de  fer  à  deux  ou  trois  fourchons. 

BouTBL ,  boiiteou  :  lie  mollet ,  le 
gras  de  la  jambe. 

Boutée  ,  boteir ,  boter  j  botter  , 
boulseir ,  boulter :  Mettre,  presser, 
pousser ,  produire ,  exciter,  induire, 
chasser  ;  pulsarc. 

Cil  ki  après  Tont  lo  bottent  et  trabnchent. 
Sermons  de  &  Bernard, /oL  i34. 

OffiUos  dît  qae  hatre  ett  o  dolor,  et  àoter 
sans  dolor. 

JJçre  de  Josdce  et  de  Plet,Jol,  175,  F^. 

Boute EÀME  :  Tranche  de  pain  sur 
laquelle  on  étend  du  beurre. 

BouTERiL.  Fox»  Boudiné. 

BouTEEis  :  Tonneau  contenant  un 
demi-muid ,  vase  à  mettre  du  yin  ;  en 
Prov.  bouterlo. 

Boutée 05  :  Espèce  de  panier.  ' 

Boutes ACQUE  :  Perche  qui  sou- 
tient un  iîlet  tendu. 

BouTicÂiRË  :  Apothicaire  et  bou- 
tiquier ,  homme  de  boutique ,  mar- 
chand; d*apot/ieca,  boutique. 

BouTiCLE  :  Boutique,  lieu  de  pros- 
titution ;  apotheca. 

BouTiEE  ,  bouteiller  ,  boutiller  , 
boutiltier  :  Echanson ,  qui  a  soin  de 
la  èave  ;  en  bas.  lat.  buticulanus» 

BouTiLLE  :  Pommeau  d*épée« 


BOU 

BouTiLLEEiK  :  Droit  sur  le  Ued 
qui  se  vend  au  marché. 

BouTiLLETE  .'  Petite  bouteille  ;  en 
bas.  lat.  boutella. 

BouToi  :  Le  bout  du  nez  des  bétel 
noires. 

BouToir  :  Le  fruit  de  Téglantier. 
Voyez  BoTow. 

BouTONViEE  :  Buisson  de  clÀtorey 
Taube-épinier ,  l'églantier. 

BouTOUiE  :  Moulin  à  drap, 
'     Boutée  :  Employer  ^d^enser, 
placer  ,  ranger  ,  mettre  ,  pousser; 
pulsare. 

BouTEEiL.  Voyez  Boudiite. 

BOUTTAIE    BOES    DE   TEEEB    (se); 

Sortir  de  terre  ,  croître  ,   pousser. 
Voyez  Boutée. 

BouTTÉEs  :  Piles  d'un  pont  et  au-« 
très  massifs  de  maçonnerie  dans  une 
rivière.  Voyez  Boutjêe. 

BouTTEMENT  :  Sollicitation,  de-» 
mande. 

BouvE  :  Boue,  ordure.  Voy.  Bos. 

BouvELET  ,  beuvelet  ,  bouvart  , 
bouvcauy  bouvillon:  Jeune  bœuf  d'na 
âge  moyen  entre  celui  du  veau  ^t 
du  boeuf;  bovillus;  en  Prov.  bioulë  ; 
et  l'oiseau  appelé  bouvreuil. 

BouvEEET  :  Labourage,  culture 
des  terres ,  espace  de  terre  qui  est 
labouré  par  des  bœufs  ;  de  bos, 

BouvEEOT  :  Revenu  ,  domaine  ; 
en  Lorraine  c'étoit  le  patrimoine 
d'un  curé. 

Bouvet  ,  bouvillon  ,  bouvinet  t 
Jeune  bœuf,  béte  à  cornes. 

BouviEE  :  Conducteur  de  bœufs. 

B0UVIEEES.  Voyez  BoviEEBS. 

BouvoiEiE  :  Étable  à  bœufs. 

Bou  YANT  :  Fad^  à  mettre  en  mou* 
vement  ;  bulliensT 

Boute  :  Laboureur,  vigneron. 

BouYLLE  :  Extrémité,  pointe, bout. 

Bouton  :  Sorte  de  flèche.  Voyem 
BouiON. 


BR  A 

BovziGO ,  hottzijho  :  Labourage  » 
dëfinchemeot  >  fouille  ^  essart  ;  en  bas. 
lat.  bosiga, 

BotJzoH  :  Flèche ,  trait  d*arbalète. 

BovATGE  :  Redevance  qu'on  payoit 
a  proportion  des  bœufs  et  des  vaches 
qui  servoient  au  labour  ;  de  bos. 

BovE  :  Cave  ;  c^évoit  aussi  une  me- 
sure de  terre,  contenant  ce  qu'un 
bœuf  pou  voit  labourer  en  un  jour. 

BoviEKBS ,  bovircsy  bouvières  :  Ter- 
res laissées  en  jachères  pour  servir  de 
pâturage  aux  bœufs  pendant  le  temps 
des  labours. 

BovEÂiGB  ,  bouraige  :  Calice  , 
breuvage. 

Et  dont  dist ,  ci  que  ros  je  rig ,  car  cîtt 
èmÊnUges  ne  paet  mie  tretpasier  ti  je  nel 
bocf.  Sermons  de  S.  Bernard,  fol,  i5i. 

Tiutc  ergo  dixit,  ecce  venio,  non  enim 
fotest  hic  calix  transire  nui  bibam  Ulwn. 

Box  :  Bouc,  le  mâle  de  la  chèvre. 

BoYAE  :  Cheval  propre  à  porter 
les  plus  grosses  charges. 

Boyau  ,  voycau  :  Chemin  étroit, 
voie  étroite  ;  de  botulus ,  boteUus,  ou 
de  wa. 

BoTER  :  Bouvier ,  homme  qui 
garde  et  soigne  les  bœufs  ;  de  bos , 
bovis;  en  anc.  Prov.  bouJùé  ^  bouié, 

BoTETTE  :  Layette  ou  boite. 

BoTiNE  :  Tuyan  on  canal  d*un 
privé  ;  de  botulus ^  botel/us,  ou  de  via, 

BoTLE  :  Chèvre ,  femelle  du  bouc. 

BoziiiE  :  Trompette  ;  buccina ,  qui 
est  formé  de  buccd  cano;  en  Prov. 
bonzina. 

Bozo  :  Machine  de  guerre ,  engin 
pour  abattre  les  murailles. 

BaABAircHoifs  :  Les  habilans  du 
Brabant  ;  Brabandni. 

Brabançons  ,  bouliers  ,  canla- 
tours ,  cottereaux  :  Vauriens  ,  ban- 
dits qui  parcouroient  la  France , 
tuant ,  pillant ,  et  se  vendant  à  ceux 
qui  les  payoient  le  plus. 
I. 


B  R  A  ïyf 

Bràbetât  :  Valeur ,  mérite.  Foj-et 
Beavion. 

Brag  :  Court ,  étroit ,  mince. 

Brag  :  Boue ,  bourbier  ;  le  pus  qui 
sort  d'une  plaie. 

Bracatgk  :  Orge ,  espèce  de  grain» 

B RACE  :  Seigle  ou  méteil ,  bled  mé- 
langé de  seigle. 
Br ACER  :  Piler, broyer;  de  brachium» 

Dames  lor  traceront  tel  polrre^ 
S*il  pevent  en  lor  Ux  chéoîr , 
Qu*il  lor  eo  devra  meschcoir. 

*  Roman  de  la  fioâc,  n^ers  itiSa, 

Bracerole  :  Manche ,  partie  de 
rhabillement  ;  lame  de  métal  qu*OB 
met  toit  au  bras  ;  de  bracile. 

Brache  ,  brtœhée  :  Ce  qu*un 
homme  peut  labourer  de  terre  dans 
un  jour  ;  de  Ifracbium. 

Braghe  ,  braccon,  bracelet,  bracel, 
brachel,  bracfiet,  braçhçz  :  Chien  de 
chasse  qui  a  les  pie4f  courts  ;  du  Grec 
brachys,  ou  peut-être  des  langues  da 
Nord. 

Si  TÎt  venir  nne  bîtche  et  ton  brochet  aprèa 
qui  la  suÎToit  molt  iinelleflaent.        Merlin, 

Brachelle  :  Brassard  y  armure  de 
bras  ;  bracfiiale, 

Brag  HE  R  ,  brakenier  :  Valet  de 
chiens ,  celui  qui  en  a  soin  ;  broeo--. 
narius. 

Brachier  :  Bemuer ,   agiter  les 

bras  9   prendre  entre  les  bras  ;  de 

braçhium. 

Orguettt  Tordre  d*a!€r  treapaMe» 
Car  de  ton  piefc  au  travers  patte, 
Orgueus  va  des  brat  bmchiant, 
Det  ctpaiilet  espauliant. 

Miserere  du  Eecbu  de  Maliens, 

Brachile  :  Bracelet ,  ornement 
du  bras  ;  en  bas.  lat.  bracellus, 

Braghis  :  Petit  ours. 

Braguoier  :  Marcher  les  bras  ba* 
lans. 

Bracole  :  Pain  cuit  sous  la  cendre. 

Portannt  adecertet  da  canixtrc  det  asimea 
q«e  ettoit  dcYSat  U  Scîgotr  psint  tâBS  IcTtlM 


378  B  R  A 

et  hracole  conipcrtea  de  oîUe  et  mltt  leveine 
«AT  les  flan  et  le  destre  espauldle  bailltimt  cet 
•nsemble  à  Aaron  et  à  ses  fils. 

Bibl.  hist.  Levit.  ck.  8 ,  'vers,  a6. 

ToUens  autem.  ch  canistro  azjrmorum,  quod 
êrat  coram  Domino,  panem  abstjuefcrmento, 
€t  collyridam  consptrstun  oleo,  ia^aniinquc, 
posuit  super  adipes,  et  armiun  dextrum,  tra- 
dens  simul  omnta  Aaron  etfiiiis  ejut» 

Bracon  :  Branche  d'arbre  ;  bra- 
chium  ;  de-là  on  sl  nommé  bracon  les 
appuis  \  les  consoles ,  les  potences ,  et 
généralement  tout  ce  qui  étoit  fait  de 
branches  d'arbre. 

Beaconage  :  Droit  qu'avoit  un  sei- 
gneur sur  les  filles  de  ses  vassaux 
lorsqu'elles  se  marioient. 

Braconier  :  Ce  mot  vient  de  bra^ 
con  ;  il  signifie ,  un  coupeur  de  bois , 
de  branches  d*arbre  ;  homme  qui  fait 
lever  le  gibier,  celui  qui  chasse  sans 
en  avoir  le  droit. 

Braellier  :  Faiseur  de  culottes , 
qu'on  nommoit  brajres, 

Bragamas  :  Sabre  ou  épée  courte. 
Foyez  Bramc. 

Bragard  :  Galant,  gentil,  aimable. 

Bragardomen  :  Bravement ,  joli- 
ment ,  galamment ,  plaisamment. 

Braomarder  :  Faire  le  galant,  l'ai- 
mable ,  le  recherché. 

BRAGoifiERE  :  Brassard  ,  armure 
de  bras.  Fqyez  Braghelle. 

Braoiïb,  braguée,  braguicr  (faire)  ; 
Se  divertir,  folâtrer,  vivre  sans  cha- 
grin, passer  agréablement  le  temps. 

Bbagues  :  Les  reins  d'une  voûte  ; 
divertissement. 

Braouesl,  brageSf  braguette  y  brnis, 
brayeSy  brayctte^  brayolctte  :  Culot- 
tes ,  haut  -  de  -  chausses  ,  caleçons  ; 
braccœ;  en  Prov.  braios,  braghios. 

Bragurtin  :  Bateleur,  faiseur  de 
tours ,  joueur  de  farces. 

Brahaigne  ,  braheigne ,  brahin , 
bramgne,  brehagne ,  brehenne  :  Sté- 
rile >  impoiftant ,  qui  ne  peut  rien 


B  R  A 

produire  ;  en  Franc-Comtois  brèmes 
à  Metz  bereigne  ;  en  Angl.  b€urrainem 

L*un  est  braheigne  et  rien  ne  porte, 
L*aatre  en  fruit  porter  se  déporte. 

Ronum  de  la  Rose ,  vers  6o85. 

Brahic  :  Boueux,  fangeux;  en  bas. 
lat.  braiacum.  Voyez  Bray. 

Brahié  ,  braié ,  brajrer  :  Bandage 
pour  les  hernies,  et  baudrier  pour 
porter  plus  aisément  uue  croix ,  una 
bannière. 

Brai.  Voyez  Bret  et  Brat* 
Br  ALE  :  Culottes,  haut-de-chausses, 
caleçons;  braccœ. 

Cil  qui  vendent  braies  et  chemiseï,  et  dras 
de  lit  nnés  et  uapes  et  touailles  nneres  »  il  u«. 
doivent  riens  de  coutume ,  st  il  ne  meatcnt 
sus  estai. 

Establiss,  des  Mesders  de  Paris , 
àtss./bl,  aa8. 

Braiel  ,  brayette  :  Partie  de  la  cu- 
lotte qui  tenoit  lieu  de  celle  qu*on 
appelle  à  présent  le  pont;  en  basso 
latinité  brayetta  ;  en  Prov.  braios^ 
braghios, 

Brail  :  Chasse  aux  oiseaux,  espèce 
de  pipée ,  sorte  de  piège  composé  de 
deux  baguettes ,  pour  prendre  des 
obeaux  ;  de  la  bas.  lat.  broliutn,  bois. 

Braime  ,  braingne,  brème  :  Femma 
stérile.  Voyez  Brahaicnk. 

Or  es  ta  braùigne  stcrlle  , 
Infructueuse  ,  inutile , 
Quant  "fiar  pointure  débile 
Veulx  amour  favoriser. 

Dance  aux  Aveuglât, 

Brâine  :  Génisse ,  jeune  vache  ; 
espèce  de  poisson  de  rivière ,  que  je 
crois  être  la  brème;  c'étoit  encore  1^ 
nom  d'une  ancienne  mounoie. 

Li  forestiers  vos  bues  ennuine, 
11  dist  que  en  Tautre  semaine , 
liî  emblastes  par  nuit  trois  chetoea, 
Qoi  TOUS  cuusteront  quatre  braUtes, 

VakL  d*  OfiutàmDmÂamÊi 


BR  A 
Baaioel  ,  braoiel  :  Le  liaul  de  la 
culotte. 

PuU  a  etgardé  d*aiitre  part. 

S'a  réu  les  braiei  geiir, 

HastiTeroent  let  cort  sealr , 

Si  le*  liere  par  le  braioel, 

Kt  li  Taainâ  par  le  tuiel 

hv»  empoij^e  par  moult  grant  ire. 

Fabliau  de  sire  Haint  et  de 
dame  Anieuse. 

BtiJLioLhZK^  braoilier  :  Mettre  sa 
brayette ,  jouer  de  la  brayette. 
Beaions  ,  braons  :  Les  canons  de 

la  culotte. 

Braies  :  Crier ,  pleurer ,  se  la- 
menter. 

Beais  :  Haut-de-chausses ,  et  le 

^rain  destiné  a  faire  la  bière. 

Beaixellette  :  Fille.  Josnesbrai" 
xelleites  :  Jeunes  filles. 

Beam  ,  brame  :  Cri  causé  par  la 
douleur,  et  désir;  tremor;  en  bas 
Bret.  bram ,  bruit  ;  en  Ital.  brama  , 
désirer  ;  en  anc.  Prov.  brans  de  dol, 
gémissemens ,  cris  de  douleur. 

Beame  :  La  brème ,  poisson  d'eau 
douce  ;  bresmia  ;  en  Prov.  bramo, 

Beamee  :  Crier,  pleurer,  brailler, 
•e  lamenter,  gémir,  se  tourmenter; 
du  Grec  bremo ,  dont  les  Latins  ont 
iormé/remo;  en  Prov. ,  en  Langued. 
et  en  Franc.-Comt.  brama;  en  Ital. 
et  en  £spag.  braman. 

Beanc  :  Sorte  de  vêtement  de 

femme. 

Beanc,  brance,  brand ,  brande , 

brane,  brans  :  Sabre  recourbé,  épée, 

sabre ,  glaive,  coutelas  d'acier  qui  se 

tenoit  à  deux  mains;  He frangerc , 

fractum;  la  lettre/ changée  en  b. 

IVVst  pat  de  Tordene  Saio-Martio , 
Qui  en  yrer  par  la  bmiae. 
Partit  de  son  branc  acheria,  ^ 
Son  mantel  au  povre  el  cheminf 

Miserere  du  Reclus  de  Maliens. 

BftAircàii  :  X^  pancrace ,  nom  de 


13  R  a:  179 

Pundes  exercices  des  athlètes  chez  le» 
anciens;  du  Grec panAratos. 

Beance  ,  brace,  bran  :  Espèce  do 
froment  très -pur,  et  quelquefois  le 
son  de  la  farine. 

Beance  ,  branchée  :  Une  branche 
d'arbre ,  une  perche  ;  en  Prov.  bran- 
quo,  brancoy  branchia,  de  brachium, 
Beanch^  :  Perché  ,  juché. 
Beanchee  :  Homme  associé  dans 
une  entreprise  ,  qui  a.  une  portioa 
dans  une  affaire. 

Branches  :  Les  hanches. 
Branchiee  :  Oiseau  de  proie  qui 
se  perche  sur  les  arbres  ;  de  branchia, 
Beanchieee  :  Poteau  où  Ton  atta- 
che le  tarif  des  droits  de  péage. 

Be  AN  DIEUX  :  Homme  qui  a  le  dé- 
voiement  ;  en  Prov.  brënous. 

Beandie  :  Secouer ,  remuer  ;  en 
Prov.  brandoula,  bransoula,  brandi; 
en  Espag.  blandir, 

Beandon,^.  m.  :  Tison  allumé, 
feu  ,  flambeau  ;  de-lâ  on  a  ai>pelé 
dimanche  des  brandons ,  le  premier 
dimanc^he  de  '  carême  ,  parce  qu'on 
allumoit  des  feux  ce  jour-là  ;  il  éloit 
encore  nommé  le  jour  du  beliourdiy 
behourty  bordes  y  bourdich ,  termes 
qui  signifioient,unejoûte,  une  course 
de  lances.  U  se  nomme  encore  dan* 
quelques  provinces,lejourdesgra/i^/j 
feux  ,  des   valenùns ,  le*  jour  des 
bulles  ou  des  bures,  le  dimanche  des 
bordes;  au  figuré,  l'ardeur  de  l'amour 
et  son  flambeau;  brando.  On  appelle 
à  Lyon,  brandons,  des  rameaux  verds 
auxc(ue)s  on  attache  des  gâteaux ,  de» 
oublies  et  des  bngnes ,  le  premier  di- 
manche  de  carême. 

Beanoonnee  :  Arrêter ,  saisir  un 
liéritage  faute  de  "paiement  dn  cens 

qu'il  doit. 

Beanquiaet  :  Grosse  branche  d'ar- 
bre ,  bûche  ;  en  bas.  lat.  branca  ,  d« 
brachium* 


i8q  B  R  a 

« 

BRÂOiLLBa  ,  hrcunllicr  :  Oter  ses 
brayettes^  défaire  ses  culottes. 

IjI  PrevoBt  prUt  à  esgarder  , 

6i  TÎt  le  Tilain  braoillier , 

Au  prestre  monstre  ta  muilUer. 

Qu'est-ce,  ce  dist-il,  que  je  vol  là? 

Or  esgardez  que  ce  sera  , 

Ce  pnet  bien  estre  la  P restresse, 

La  coDCstnlex  tous  à  la  fesse. 

Et  aus  cfttres  qui  sont  cntor. 

Fabl.  de  Constant  Duhamel, 

Brâon  :  Le  gras  des  fesses ,  le 
derrière. 

Li  cers  passe  outre,  et  tôt  li  cien, 
L'eucauclerent  après  si  bien  , 
K*enCoiMr  et  enriron  li  Tiennent, 
As  oers  et  as  braons  le  tiennent , 
Si  l'ont  par  force  à  terre  mis. 

Roman  du  Rou ,  fol,  a  4^. 

Bràou.,  brau  :  Taureau ,  bœuf  ;  en 
bas  Bret.  /?raw;et  lieu  boueux,  fan- 
geux, marais. 

Braoux  :  La  petite  ville  de  Braux 
en  Champagne. 

Braquk  ,  braquet  :  Petit  chien  de 
chasse. 

Braquema-RT  , .  braquemerU  :  Epée 
courte  et  lar^^e ,'  sabre. 

Braqurnapk,  btaquenaude,  breu- 
quetuuidç  :  Sorte  de  cerise  aigre. 

Braquer  :  Casser,  briser  le  lin  dans 
un  iusirume^it.  fait  exprès ,  qui  s'ap- 
pelle braqupire. 

Braquks  :  Les^  serres  d'une  écre- 
\isse  ;  de  brac/uam. 

Braquetin  :  Bateleur,  faiseur  de 
tours. 

Braquets  :  Petits  clous  dont  les. 
paysans  ferroient  leurs  souliers. 

Braser  ^  Souder  le  fer. 

Braseret  :  Se  dit  en  parlant  d'un 
moulin  qui  moud  le  grain  à  faire  la 
bière  appelée  btaie. 

Brasiller  :  Faire  grill^  sur  la 
braise  ;  on  le  dit  aussi  d*une  chose 
desséchée  par  le  feu  ;  en  Pro  v»  brwiuu;, 
en  Ital.  abruzzare. 


B  R  A 

Bràso  :  De  la  braise;  brasa;  en 
bas  Bret.  bras  ;  en  Ital.  bragia, 

Brassadel  :  Biscuit ,  gâteau  ou 
échaudé  apparemment  cuit  sur  la 
braise  ;  en  bas.  lat.  brassadellus, 

Brassado,  brasifit,  brasso  :  Bras- 
sée, Tfne  brassée ,  ce  qu'on  peut  tenir 
entre  les  bras  ;  accolade,  embrassade  ; 
de  brachiaUs, 

Brassage  ,  brassaigc  :  Frais  de  la 
fabrication  des  monnoies  ^  en  bas.  lat. 
brazeagium. 

Brassarik  :  Travail  des  bras,  tra- 
vail de  la  terre  ;  en  bas.  lat.  brasscria^ 

Brasse  :  Bière  ;  en  bas.  lat.  bras-^ 
siurn. 

Brassée  :  Certaine  mesure  de  terre, 
autant  qu'un  homme  en  peut  labou- 
rer à  bras  dans  .un  jour  ;  en  bas.  lat. 
bradUera, 

Brasser  :  Remuer,  machiner,  sus- 
citer ,  mouvoir  les  bras  ;  de  6/Ta- 
cfiium, 

Brasseresse  :  Brasseuse,  femme 
qui  fait  ou  vend  la  bière  en  gros;  en 
bas.  lat.  brajratri.r. 

Brassif.r  :  Laboureur,  homme  de 
journée  ,  ouvrier  ,  manouvrier  j  en 
bas.  lat.  brasserius, 

Brassin  :  Affaire ,  science  ;  il  se  dit 
aussi  de  l'action  de  brasser ,  faire  de 
la  bière. 

Soit  filosopbe,  ou  médecin. 
Il  n'entend  rien  en  tel  brassin, 

Jehan  de  Meung,  Compl.  de  Nature, 

Brast  :  Détour,  tournant  d'une 
rue. 

Brau.  Voyez  Braou. 

Brave  :  Bien  paré ,  bien  arrangé  ; 
en  Langued.  bravé,  de  bravium* 

Braverik  ,  bras^eté  :  S*est  dit  pour 
avoir  de  beaux  habits  ,  de  beaux 
atours  ;  de  bravium. 

Beavion  ,  brabeion,  braveion  :  Ré- 
compense ,  prix  accordé  au  mérile , 


BR  A 

à  la  Talenr  ;  du  Grec  fifaÇu^t  ;  en  bas. 
lat.  bravium,  brabeium. 

Car  ce  noui  est  on  but  de  vertnt  et  blanc 

4*iiijioceiue  prefix  ,   duquel  qui  plus  apro- 

chen,  plus  juste  sera  et  en  portera  le  bravion, 

Prologtte  des  Actes  des  Apôtres  par 

personages, 

L*autear  cite  a  la  marge  ce  passage 
de  S.  Paul  : 

Multi  qtddem  currunt;  sed  untts  accipic 
braTÎum. 

Brat  :  Appeau  pour  attirer  et  ap- 
peler les  oiseaux  ;  cri ,  pleurs. 

Bray,  brahic,  braicy  braichybraye^ 
brie,  brou,  broue,  brouet,  broj,  broyé  : 
Fange ,  boue  ,  terre  grasse ,  dont  on 
fait  les  murs  de  bauge  ,  le  corroi 
dont  on  enduit  les  bassins  des  fon- 
taines ,  et  les  chaussées  des  étangs  ; 
en  bas.  lat.  braium ,  braiotum  ;  en 
Ital.  brago, 

Braydonue  :  Femme  débauchée, 
prostituée. 

Braye  ,  brayel,  brayeî  :  Caleçon , 
culotte. 

Braye  :  Partie  de  rivière  resserrée 
entre  deux  digues  ,  pour  faciliter  la 
pèche  du  poisson  ;  en  bas.  lat.  braga. 

Braye  :  Espèce  de  bastion  ,  et  de 
porte  ;  d*où  vient ,  fausses  brayes. 

Qui  parfist  en  briefves  saisons  , 
Tours ,  ponts ,  hrayes ,  fossés ,  maisons. 
Inscript,  du  château  de  Vincennes» 

Braye  :  Sorte  de  filet  ^  et  sorte 
d*armure  propre  à  garantir  le  bas 
du  ventre  ;  en  bas.  lat.  braya. 

Brayer  :  Bandage  d'acier;  en  bas. 
lat.  bracheriolum ,  de  brachium, 

Brayer  :  Broyer ,  pulvériser  y 
briser. 

Brayette  ,  brayele,  Voy.  Braiec. 

Brayeux  :  Boueux  •  fangeux. 

Brayoire,  6ra^o/i.* Instrument  qui 
sert  à  briser  le  chanvre ,  tout  inslra- 
ment  propre  à  broyer  ou  à  battre. 

Baayt  :  Cri  \  du  verbe  braire. 


B  RË  181 

Briî  :  De  la  poix ,  du  brai,  le  gou- 
dron ;  de  brefia  ou  brutia ,  suivant 
Borel. 

Bai  :  Berceau  d'enfant.  Foy,  Ber- 

CHOUL. 

Brebiage  :  Impât  qu'on  levoit  sur 
les  brebis  ;  de  ven'cx ,  vervecis, 

Brebiail  ,  brebiai  ;  Un  troupeau 
de  brebis  ;  de  verve.v ,  vervecis. 

Brebiete  ,  brebietety  brebiole  :  Une 
petite  brebis  ;  de  vervecinus. 

Langue  de  prélat  sans  parole 
7i*est  mais  qui  rapîaut  peccatour, 
Amfî  périssent  sans  retour 
£t  en  apert  et  en  destour 
WtiH.  qui  au  leu  (loup)  brebis  retolo 
Ains  les  emporte  sans  estour 
Se  les  cornant  au  graut  pastonr 
S*il  veut ,  si  gart  sa  brebiole. 

Roman  dé  Charité  y  stropHe  124. 

Breca  ,  bresca ,  bresqite  :  Gàteaii. 
Breca  de  mél  :  Rayon  de  miel.  Foyez 
Beesca. 

Brèche  :  Le  bras  ;  br^c/uit/n. 

Bréchet  ,  bruchct  :  Le  creux  de 
Tcstomac ,  la  poitrine.  Foy,  Forgel. 

Brecier  :  Blesser,  mutiler,    - 

Brecin  ;  Un  croc  de  fer. 

Bredale  ,  bredaille  :  Gros  ventre. 

Bredouille  :  Le  membre  de 
l'homme. 

Bref  :  Borel,  en  citant  le  songe 
du  Vergier,  dit  :  Que  si  ce  mot  ne 
signifie  pas  du  bled,  il  n*en  connolt 
pas  la  signification  ;  mais  il  a  mal  lu  ; 
car  dans  le  Mss.  de  la  Bibliothèque 
Imp. ,  Fonds  de  Téglise  de  Paris ,  Ù  y 
a  b/ef.  Voyez  Blee. 

Les  fromis  sentans  la  pluie  à  Tenir,  por- 
tent le  bief  en  leurs  tavernes. 

Songe  du  Fergier, 

Bref  de  sentence  :  Dispositif  re- 
mis par  le  juge  au  greffier  ;  breuis» 
Bregame  :  La  ville  de  Bergame. 
Brecie  :  Sorte  de  grains. 
Brsgikr  :  Betget,  gardien  d'un 

i 


troupeau;  en  bas.  lat.  berhicaritis , 
de  vervcjc,  vervecis. 

B&EGiN  :  Filet  à  prendre  du  pois- 
son ,  et  l'espèce  de  poire  qui  est  d'un 
-  rouge  brun. 

Brecoun  :  Brisoir. 

Bregous  :  Hargneux ,  vétilleux  » 
querelleur  ;  en  bas.  lat.  brigosus, 

Brehagne  ,  brehaigy  brehaigne  , 
hrehain ,  breheUne  ,  breheigne  ,  bre- 
henne  :  Impuissant ,  stérile ,  infruc* 
tueux.  Voyez  Bràhaigne. 

Teil  fruit  porte  U  arbre  saWaige  et  hre- 
haig  et  ce  semblet  ke  U  cugnieie  toit  jai  mise 
as  racines  de  ces  arbres. 

Sermons  de  S.  Bernard  y  fol,  ia5. 

Talemfructum  feront  arbores  infractuosae 
tui quorum  mdices  securtsposUajamvidetur, 

Brehaigiteté  :  Stérilité  ,  impuis- 
sance. 

Brei  ,  brez  :  Sorte  de  chasse  où 
Ton  prend  les  oiseaux  avec  une 
chouette. 

Brkier  ,  brehier  :  Broyer  du  ci- 
ment, des  couleurs  ;  gâcher  le  plâtre, 
le  mortier. 

Breil,  brel,  brelc  :  Un  bois,  une 
forêt ,  un  buisson ,  un  taillis.  Voyez 
Broillot. 

Breiz  ,  braSf  braux  :  Grains  pré- 
parés pour  faire  de  la  bière. 

Breloquie  :  Chose  de  peu  de  va- 
.^    leur ,  bagatelle.  Voyez  Beloce. 

Brem AS  :  Bâton  ou  arme  quelcon- 
que, pour  attaquer  et  se  défendre; 
il  s'est  dit  aussi  d'une  sorte  de  bois- 
son ,  espèce  de  bière. 

Brève.  Forez  Braime. 

Bremi^  :  Place  où  l'on  exécute  les 
criminels. 

Bren  ,  bran  ,  brenie  :  Ordure ,  et 
du  son ,  ou  ce  qui  reste  dans  le  sas  de 
la  farine  sassée  ;  en  bas  Bret.  bren  j 
son. 

BaBNAGK  ,  brenoige  :  Redevance 
en  son  »  que  des  vassaux  payoient 


BR£ 

d'abord  à  certains  seigneurs  pour  Ta 
nourriture  de  leurs  chiens  ;  en  ba». 
lat.  brenagium  ;  cette  redevance  a  été 
ensuite  évaluée  en  avoine  et  autrc^s 
grains ,  ou  en  argent. 

Brene  ,  brenc  :  Les  ouïes  d'un 
poisson  ;  branchia;  en  bas  Bret.  brenk» 

Breneusité  :  Ordure  ,  saleté. 

Breneux  ,  brenou.T.  :  Mal-propre , 
sale  ,  dégoûtant  ;  il  s'est  dit  aussi  du 
mari  dont  la  femme  est  infidelle  ;  en 
Prov.  brenous. 

Bren  NI  N  :  Fort ,  courageux  ;  de 
brennuSy  montagnard  du  Tyrol ,  sui- 
vant Borel;  je  crois  plutôt  que  c'est 
une  corruption  de  bernil,  bermn, 

Brenot  :  Un  bœuf  d'un  rouge 
brun. 

Breork  :  Violent,  impétueux ,  qui 
brise,  qui  renverse. 

Breou,  breu  :  Bref,  court;  brevis^ 

Breou  :  Sachet  que  les  femmes  et 
les  enfans  porloient  au  cou. 

Brls  (Saint)  :  Nom  propre ,  Saint 
BrJce  ,  disciple  de  Saint  Martin. 

fia  ES  :  Berceau  d'osier  ;  en  bas.  lat. 
berciolus ,  de  versus ,  versullus. 

Bres  :  Espèce  de  grain  pour  faire 
de  la  bière. 

Bresca  ,  bresche,  hrcsco,  bresque, 
bresquo  :  Rayon ,  gâteau  de  miel  ou 
de  cire  fabriqué  par  les  abeilles  ; 
brisca  ;  en  liai,  bresca  ,  cire  brute  ; 
en  bas  Bret.  bresc,  cassant. 

Bresdir  :  Hennir ,  parlant  d*uii 
cheval. 

Bresiller  :  Rompre ,  briser,  met- 
tre en  pièces.  Dans  la  Brie  et  eu  Pi- 
cardie ,  on  dit  encore  bersiller,  pour 
casser ,  rompre ,  briser  ,  mettre  en 
pièces  ;  en  Langucd.  bresilla. 

Bresmel  :  Brème,  sorte  de  poisson. 

Bresmen  :  Courtier ,  faiseur  d'af- 
faires ,  commissionnaire. 

Brëspalia  :  Collation,  goûter;  d* 
vesptraiit. 


BRE 

:  Le  soir,  la  soirée  ;  de  ves» 
pera.  Voyez  VESPRiE. 

BassQCE  :  Broussailles ,  terre  in- 
culte* Voyez  BaoïLLOT. 

Bessqubue  :  Qui  est  cassant ,  fra- 
gile ,  facile  à  rompre. 

Bressine  :  Moulin  à  moudre  le 
]>led. 

Bresso  ,  bressolet ,  brest  :  Petit 
berceau ,  cabane  portative  du  berger  ; 
en  bas.  lat.  bressolum ,  de  versus , 
versullus, 

Bresson  :  Bœuf  de  couleur  de  fro- 
ment ou  de  poil  roux. 

Brester  ,  bresiir:  Quereller ,  faire 
grand  bruit  pour  peu  de  chose ,  dis- 
puter, contester. 

Brsstich  ,  bresieh  :  Cbou ,  plante 
potagère  ;  brassica, 

Bret  :  Cri ,  pleurs. 

Bretàirb  ,  Bcrtaine ,  Bretaigne  : 
La  Bretagne  ;  Britannia, 

Bretauder.  Voyez  Bertàuder  et 

BsSTOURnER. 

Brete  ,  Brette  :  Un  Breton  ,  une 
Bretonne  ;  Brito. 

Breteaux  :  Nom  donné  aux  lies 
du  Rhène. 

Breteche  ,  berteiche ,  bretesche, 
bretesque  ,  bretesse ,  bretaische  :  For- 
teresse ,  citadelle ,  château  ,  place 
forte ,  parapet ,  créneaux  ,  tour  de 
bois  mobile  pour  attaquer  et  défen- 
dre les  places ,  boulevard ,  rempart, 
palissade  pour  garder  les  villes  ;  en 
bas.  lat.  bresiachia. 

IfoTiDmiiz  te  defrendir4>Qt  comme  TBual  prové , 
Aa  beruiekes  montèrent  et  au  mur  guernelé. 

Roman  du  Bon, 

Bretecque  :  Portail ,  mur  de  face. 

Bretemeul  :  Pour  Barthelemi  ; 
Bartholomœus. 

Breteque  :  Corridor  ,  marche* 
pied ,  lieu  le  plus  élevé  d'une  fortifi- 
cation. 

Bretescber,  bretequer  :  Forti- 


BB£ 


i83 


fier,  renforcer,  garnir  de  créneaux. 

Bretesque  :  Qui  est  de  la  Breta- 
gne; brito, 

Bretueles  :  Espèce  de  panier  oi& 
de  hotte. 

Bretim ER  ,  hretime ,  breiuhs  :  Rot^ 
rapport  d'estomac  ;  action  de  roter. 

R  si  T1U  avex  eracrattnnà  et  Brttuns 
Egre ,  ceo  est  par  rencheîsuu , 
£  signe  ke  Testomach  arez 
Freit,  saciex  de  Téritéx 
La  roescine  de  ceo  ke  devex  recelm 
£ftt  ke  devex  chaude  eve  beivre. 

Les  Ensdgnemens  ^Aristote, 

Bretole  :  Mot  cité  par  Borel,  et 
sans  explication.  Parmi  nombre  d'an- 
ciens auteurs,  soit  Mss.  ou  imprimés, 
que  j*ai  consultés  pour  fomer  ce  Glos- 
saire, je  n'ai  pu  trouver  ce  mot  :  Borel 
a  sans  doute  fait  une  erreur  ;  les  vers 
suivans,  qu'il  a  empruntés  du  Roman 
de  la  Rose ,  ne  laissent  aucun  doute 
sur  sa  méprise.  Au  premier  vers ,  au 
lieu  de  bretole,  il  y  a  carole  et  corolle». 
Voyez  Carole  et  Caroler. 

Dont  Ton  s*enfuit  à  h  hretoU 
L'autre  au  moustier,  Fautre  à  l'escolv» 
Citation  de  Borel,  Bom.  de  la  Rote, 

Dont  Tung  s*enfnyt,  Tantre  carole, 
L antre  au  moustier,  Tantre  à  Tescole. 

Boman  de  la  Bose ,  édition  de 
L.  DufresnoQTt  'vers  16778. 
Dont  lung  senfuyt  lautre  corolle 
Lautre  au  monstier  lautre  à  lescoHe. 

Ibid,  édit,  de  Galliot  Dnpri ,  x5a9i 
feuUlet  3oo,  V*. 

Breton  :  Monnoie  des  ducs  de 
Bretagne  ;  témoins  de  ceux  qui  se  bat- 
toient  en  duel. 

Breton  :  Rot ,  vent ,  rapport.  Foy. 
Bretimer. 

Breton-Bretonant  :  Qui  est  de 
Basse-Bretagne ,  suivant  les  notes  de 
M.  de  la  Monoye ,  sur  la  cinquième 
nouvelle  de  Desperriers. 

Car  combien  qu*iU  fussent  Bretons,  toutes 
fols  ils  n>»toient  pas  tonans,  et  s'estoient  mes- 
lez  de  faire  de  buiis  tours  avec  ces  Brettes,  t^ 
•uot  d'assflx  honae  Tolopté. 


l84  BRI 

Brette   :  Breton ,  qui  est  de  la 
Bretagne. 

Brette  :  Sorte  d'épée  longue  qui 
se  fabriquoit  en  Bretagne. 

Breu  :  Mémoire",  brevet  j  brève, 

Breu  :  Soupe ,  potage. 

Breu  ,  breil ,  hreuily  breul,  breux, 
broii ,  broillot ,  bru  ,  bruel ,  bruil  ^ 
bruiUet,  bruHlot:  Buisson,  lieu  planté 
d*arbres  ,  bois  taillis  dans  lequel  les 
animaux  ont  coutume  de  se  retirer  ; 
pré  appartenant  à  un  seigneur,  et  que 
les  habitans  doivent  faucher  par  cor- 
vée. Voyez  Broillot. 

Breuilles  ,  brouailles  :  Boyaux  , 
intestins  ;  burbalia, 

Breullàt  :  Brouillard  ;enbas.lat. 
brolhardus, 

Breuxen  ,  adv,  :  En  peu  de  mots  ; 
breviien 

Breunche  :  La  HedeThuile  :  terme 
usité  dans  F  Anjou  ,  suivant  Borei. 

Breusse  ,  broisse  :  Coupe ,  tasse  , 
vase. 

Brève  ,  bricve  :  Termes  des  mon- 
noyeurs. 

Brevemeht  :  État  de  dépense , 
mémoire,  agenda,  horàeresLu; brève, 

Breton  :  Pilon  d'un  mortier. 

Brez  :  Berceau.  Voyez  Bresso. 

Brian  ,  brien  ^  brion  :  Un  ciron  , 
nn  petit  ver. 

Bribàn  :  Un  mendiant,  un  gueux  ; 
en  Ital.  bîrbante  ;  en  Esp.  bribon, 

Bribe  :  Reste  de  pain  d*un  repas , 
morceau  de  telle  chose  que  ce  soil  ; 
briba;  en  Prov.  brlco;en  Esp.  brivaco. 
Delà  on  a  dit  briber,  brifer:  Man- 
ger beaucoup. 

Jco  TOI»  mettrai  bribe  de  paîn  et  soit  ros- 
tre quoer  conforté  »  en  après  pasberez  tous 
outre.  Trad,  de  la  Bible,  Gènes,  ch,  x8,a;.  5. 

PonamqiêehvLeetXtBasipanis  f  ei  confortate 
€cr  vestrum,  etposteà  transiùitis, 

BayiERESSE  :  Mendiante,coureuse. 
Bribzuà  :  Grand  mangeur. 


BRI 

Bric  ,  brie:  Cage,  engin  à  prendre 
des  oiseaux. 

Bricâille  :  Mie  de  pain  ;  brida  ; 
en  Prov.  bricou.  Voyez  Bribe. 

Bricard  :  Bègue  ,  homme  qui  bé- 
gaye ,  qui  parle  beaucoup  ,  et  d'une 
façon  embarrassée. 

Briche  :  Machine  à  jeter  des 
pierres. 

Briche  :  Ordure ,  fumier,  excré- 
mens,  toute  chose  vile  ;  sorte  de  jeVf 
tronc ,  grosse  bûche. 

Bricla  :  Qui  a  les  yeux  louches. 

Bricole,  brigole  :  Anciennearme; 
fronde  qui  étoit  faite  de  cuir ,  et  ser- 
voit  à  jeter  des  balles  de  plomb  et 
des  pierres  ;  bricola, 

Brigon  :  Malotru  ,  misérable  ,  co» 
quin ,  impudent ,  imposteur  ,  trom- 
peur ,  méchant ,  mauvais  sujet ,  mé» 
chant  garnement.  On  trouve  dans  la 
bas.  lat.  ôr/co^i/i"  pour  querelleur;  en 
Ital.  bricone  ;  en  bas  Bret.  brigus. 

Dans  le  Fabliau  de  S.  Pierre  et  du 
Jugleor,  ils  se  querellent  au  jeu  de 
dez  ;  le  Jugleor  accuse  le  saint  de  pi* 
per  les  dez  ,  et  Pierre  lui  répond  : 

Toux  t  mentez ,  se  Dîex  me  saut  » 
Mes  c'est  coustume  de  ribaat  » 
Quant  on  ne  fet  sa  volenté. 
Si  dist  qu*on  1!  change  le  dé , 
Moult  a  en  toi  manvés  bricon; 
Quant  tu  me  tenis  por  larron  , 
Moult  s^en  faut  poi ,  par  saint  Bfarcel  » 
Que  je  ne  tou»  oing  le  musel. 

Bricque  :  Sorte  de  jeu. 

Bridel,  bridoun  :  Un  brîdon  de 
cheval  ;  de  ryter,  que  les.^oliens  écri- 
voient  bryier,  mot  dérivé  du  Grec 
rué ,  ryô ,  je  tire  :  les  Grecs  pronon- 
cent le  t  comme  nous  prononçons 
le  d;  en  Basque  brida, 

Brihure  :  Terme  d'ouvrier  en 
drap ,  pour  marquer  un  défaut  dana 
l'étoffe. 

Brie.  Voyez  Bric. 

Brie  :  Lettre,  brevet  ;  breve^  brevis^ 


BRI 

Bue  os  :  Verre  plein  de  boisson* 
Briep  :  Court,  serré,  concis;  et 
bref,  brevet  ;  brevis. 

Brief  (en)  :  Bientôt  ;  à  hrief ,  en- 
fin ;  breviter. 

A  hrief,  d«  toas  estolt  jugîf  rt 
Que  <l*enfer  entoit  parclionniert, 
Disolent  à  mont  et  à  val 
Qa*en  lui  ettoient  trestout  mal. 

Roman  du  second  Renard ,  pag,  a6^  V^. 

Baiefheict  ,  hriefvemcnt ,  hric' 
ment: Tout  de  suite  ,  sur-le-champ , 
succinctement  ;  breviter» 

Jà  prestrea  a  prise  Teatole , 
Si  monte,  sans  plus  de  parole. 
An  col  celui,  et  il  &Vn  va 
La  Toîe,  si  corne  il  yint  là; 
Qu'il  Yoloit  aler  pins  briffinent 
Par  le  sentier  tout  droit  doscent. 

PabL  d'Estula, 

Beiemâs  :  Sorte  de  boisson,  espèce 
de  bière. 

Briere  :  Bruyères. 

Bries,  bricux  :  Pa^se-porl;  brèves. 

Briesiéez  :  Brisée,  rompue,  cas- 
sée ,  mise  en  pièces. 

Brifable  :  Mangeable. 

Brifalt:  Chien  de  chasse;  homme 
vorace ,  gros  mangeur. 

Brifer  ,  briffer  :  Manger  glou- 
tonnement. Borcl  le  dérive  du  Grec 
brephos  f  un  enfant  ;  parce  que ,  dit- 
il  ,  les  enfans  mangent  beaucoup , 
et  qu'ils  ont  la  faculté  digestive  plus 
forte.  Je  le  crois  plutôt  dérivé  de 
bribe.  Voyez  ce  mot. 

BaiFVETEis  y  brieteit  :  Brièveté  ; 
brtvitas* 

Encontre  ces  dons  choses  ai  à  toi  ci  des- 
lOTre  desox  brieteit  respondut. 

DiaL  de  S.  Grégoire ,  liv.  ^y  ch,  1 7. 

'j4b  uiraque  hoc  tibi  superius  sub  brevitate 
mpondi, 

BaiOA ,  bn'gaie  :  Bruit ,  querelle , 
procès  ,  démêlé  ,  combat  ;  brigu. 

Bricahuer  :  Faire  le  métier  de 
brigand ,  voler  à  maio  armée  t  piller  ; 


BRI  i85 

d*où  briganderie ,  volerie ,  pillerie  » 
brigandage. 

BRiGAirniir  :  Brigantin,  sorte  de 
vaisseau  léger. 

Briganoine  ,  brugne  :  Armure  lé* 
gère  faite  de  lames  de  fer  jointes  ,  et 
qui  servoit  de  cuirasse.  Originaire» 
ment  on  nommoit  brigands  les  sol- 
dats qui  portoient  cette  armure  ;  et 
comme  ceux  que  la  ville  de  Paris  sou- 
doya en  1 356 ,  pendant  la  captivité 
du  roi  Jean  ,  commirent  une  infinité 
de  vols  ,  on  désigna  ainsi  depuis  les 
voleurs  et  les  coquins.  C*est  ainsi 
qu'en  latin  latro ,  qui  signifioit  sol* 
dat ,  désigna  par  la  suite  un  voleur , 
parce  que  les  soldats  en  faisoient  le 
métier.  Les  brigandines  étoient  aussi 
une  sorte  de  brassière  qui  servoit  à 
garantir  les  bras ,  et  elles  étoient  la 
plupart  couvertes  de  velours. 

Frederich  de  lune  luy  envoya  douze  très 
belles  et  grosses  arbalcstes  d*acier  rt  douce 
brigandines,  dont  quatre  cstoient  couvertea 
de  veloux.  Rom.  du  petit  Jehan  de  SaifUré. 

Brigarder  :  ^e  pas  oser  faire 
quelque  chose. 

Brios.  Foyez  Brug. 

Brigole  :  Machine  a  jeter  des 
pierres ,  espèce  de  fronde. 

Brigole  ,  brigoulê  :  Qui  est  de 
différentes  couleurs  ;  virgatus. 

Brigueur  ,  brigueiix  :  Querelleur. 

Bril  ,  bn'len  :  Lueur ,  étincelle , 
éclat  de  lumière. 

Briller  :  Pour  brailler,  crier. 

Brilleux  ,  brilleus  :  Homme  qui 
chasse  ou  qui  pèche  la  nuit  avec  de 
la  lumière  ;  ce  qu*on  appelle  briller. 

Brimbaler  ,  brimballer  :  Remuer, 
agiter  çà  et  là  ,  comme  les  cloches  , 
faire  aller  ses  bras  ;  bracMa  vadllare^ 

Tetîn  an  grand  Tilain  bout  noir , 
Comme  cflluy  d^n  entonnoir, 
Tetiu  qui  brimballe  à  tons  coups 
Sans  estre  esbranlë,  ne  secons. 

Marotg  Epigrum,  du  laid  Tetixt. 


186 


BRI 


Bkimbs.  Voyez  Bribk. 

Beimbellbtb  :  Babiole,  bagatelle. 

Brin  :  Courant  de  Teaa  d'une  ri- 
"vière ,  et  le  rivage  ;  en  anc,  Prov.  hroy 
abro  f  rive ,  rivage ,  bord. 

BaiNDE  :  Santé  qu*on  porte  à  quel- 
qu'un ;  du  Flamand  ik  bren^tu, 

Beimoestoc  :  Bois  propre  à  faire 
des  lances  pour  jouter;  de  TAlle* 
niand  sprinchstok^  suivant  Borel.  Ne 
Tiendroit- il  pas  plutôt  de  brin,  bran* 
die  ,  et  ^ estoc  y  souche  ,  branche 
qui  vient  d'un  tronc  ? 

Bringakt  :  Priape ,  ou  Vertumne , 
et  le  membre  viriL 

BaiifOE  :  Brosse ,  vergette ,  verge. 

Bbingeb  :  Nettoyer  avec  une 
brosse  ou  une  vergette  9  fouetter 
avec  des  verges. 

Bbinon  :  La  ville  de  Vernon  ;  Fer- 
nonium. 

Brucseb  :  Rompre,  briser,  fra- 
casser ;  de  in  ramusculos  secare,  selon 
Barbazan.  Voyez  Brisiék. 

Briom  :  Mousse  qui  vient  an  pied 
des  chênes. 

Brique  :  Morceau ,  partie  et  car- 
reau à  paver;  imbrex ^  venu  d'//w- 
hricare ,  selon  Borel ,  et  du  Grec  bru- 
cha ,  tegula ,  suivant  l'auteur  des  Ra- 
cines grecques. 

Briquet  :  Sot ,  stupide  ;  se  dit 
aussi  d'un  peson. 

Briquet  :  Petit  chien  bon  pour  la 
chasse  des  l:\laireaux  et  des  renards. 

Briqueteub  :  Briquetier ,  faiseur 
de  briques. 

Briquoquet  :  Ornement  de  tête, 
es])èce  de  chaperon. 

'Bris  ,  brlr  :  Fracture  ,  rupture  ; 
en  Prov.  bnza. 

Brise  :  Soufflet. 

Brisée  :  Route ,  chemin ,  voie  pu- 
blique. Ces  mots  ém,  brisée,  devien- 
nent du  Grec  brizo  ;  en  bas.  lat.  bri- 
sure, C!ollumelle  a  employé  le  mot 


BRO 

brisa  pour  désigner  du  raisin  foulé  » 
dont  on  a  voit  exprimé  le  jus. 

Brisefot  :  Homme  qui  manque  k 
•a  parole. 

Briser  :  Plier ,  courber  ,  rendra 
souple. 

Comme  iU  ballolent  coîntement, 
L*une  venoit  tout  bellement 
Contre  Tautre ,  et  qoant  ils  estoienC, 
Pois  aprèt  si  cVntregettoIent 
Let  bouches  et  yoas  fenst  aWs 
Qu*ils  s'entrcbalsassent  au  tIs  (visage)  , 
Très  bien  saroient  se  deviser 
£t  leurs  cors  en  dansant  brùer. 

Roman  de  la  Rose,  Mu, 

Briser  le  marche  :  Empêcher 
que  les  denrées  ne  viennent  au  mar- 
ché ,  ou  ne  s'y  vendent  librement. 

Brisike,  bn\r:  Infraction,  rupture. 

Brittk  :  Breton,  habitant  de  la 
Bretagne  ;  Briio. 

Brive  :  Un  pont  ;  briva. 

Brivk  ,  à  brivez,  adv.  :  Prompte- 
ment ,  dans  l'instant  ;  breviter, 

A  son  seignor  en  vient  tantoU 
Sor  la  rive  renmaine  tost , 
Et  li  escrins  tous  h  brivez 
Droit  à  SCS  pies  est  arrivez. 

Gautier  de  Coinci,  lu:  2  ,  chap,  ii. 

Brixier.  Voyez  Brinser. 

Bro ,  abro  :  Champ,  pays,  région , 
bord  ,  rive. 

Broc  ,  broche ,  broque,  broquette, 
brouquet  :  Petite  bûclie ,  rondin,  bâ* 
ton ,  fourche  ,  et  une  broche ,  une 
agraffe ,  un  clou;  en  Prov.  broco; 
en  bas.  lat.  brockcronns. 

Brocart  :  Vase  qui  a  un  tuyau  ou 
un  robinet ,  espèce  de  fontaine. 

Broge  ,  broche  :  Éperon ,  parce 
qu'ils  étoienl  faits  anciennement,  non 
pas  en  molettes  comme  les  nôtres  « 
mais  comme  une  broche. 

Broce  ,  brôcclie ,  broches  ,  broii  , 
broisseSf  brokes,  brosse:  Broussailles  y 
petit  bois  ,  jeune  taillis  ,  bruyères  \. 
broca ,  broda.  Voyez  Broillot. 

Beocrreux  ,  broccrreux^y  brocàe^ 


B  R  O  B  R  O                  187 

reux  :  Lien  rempli  de  broussailles  ;  ment  propre  à  rompre  le  chanvre, 

bois  brocereuXf  bois  plein  de  nœnds.  On  nommoit  aussi  broioux  une  es- 

BaocERON  :   Robinet ,  tuyau ,  et  }>ece  de  petits  barils  ;  en  b.  lat.  broia, 

petit  vase  ;  en  bas.  lat.  brocheronus,  BaoïoifE  ,  broingne  ,  brugne,  bru^ 

BaocH ,  broAe  :  Broche  9  fourche ,  /i/e /Cuirassé,  cotte  de  maille  ;  et  sein, 

pieu  ,  bâton  pointu  ,  faucet  ;  en  bas.  mamelle ,  poitrine  ;  bronia,  brunia. 

ïat.  broca  y  de  veruculum.  Vint  s'en  U  Cuens  qa*il  tint  nue  aVipée, 

Ypocras  dist  à  s«s  amis ,  or  tray»  de  ce  J^~**  *  ^  P«>»^«  (d'Orange)  pas  ne  loi  fu  Tee , 

tonel  toutes  ces  brokes  ,  cil  les  sacbierent ,  et  J^*''  *  ^^l  «'«  ?«**«"»  '"**«»^^  àtiitte , 

gonte  d*eTe  n'issi  du  tonel.  *^*™«  GuAours  li  est  encontre  alëe , 

'       Roman  des  sept  Sages  de  Rome.  ?^  ^*>î'  ^^  ""«  «  ^  f^^^,  «faulrëe , 

n                  ^        1,            t.*      ^      1      j  Son  escu  irait,  et  si  ffrojumtf  fansée. 

Broche  :  CaneUe ,  robmet ,  dard ,  r„  piui^ar.  lius  sa  blanche  char  navrée , 

broussailles  ,  fourches,  et  aiguilles  à  Lors  sot  la  dame  que  bataille  ot  trovée. 

tricoter  ;  veruculum.  Roman  de  Guillaume  au  court  nez,  fol.  4. 

Brochée  :  Bourrée  ,  fagot.  Broillis  :  Brouilleries  ,  rupture  ; 

Brocher  :  Brosser,  avancer, être  action  de  rompre. 

&  U  fin,  à  rissue,  piquer  un  cheval  Bhoillot, bregille,  breii,brel,brelc, 

avec  des  éperons.  brelle  ,  breuil ,  breuille  ,   breuillet  , 

D*nntre  part  Meliados  comme  preux  che-  breuly  breus^  breux  ,  brogil^  brogille, 

Talier  et  hardi ,  ne  le  voulut  refuser,  il  brocha  broil ,  broillet ,  brol  ,  brolUet ,  brou  , 

U  dettrier  de.  espérons    si  Tint  à  l'tncoutre  IrouilUt  y    broul ,   brouliet ,  brorne  , 

de  Ccrard,        Koman  m  Gérard  ae  Kevtrs.  ,           ,     ',      ...      .       ....        »      . 

bru,  bruel ,  brueil-,  bruéiUe ,  brut. 

Broche»  :  Hranorroide».  ^^^.^^  j^^^^   bruiUet,  bruillot,  brul, 

Bkochete  :  Soufflet  de  boucher.  ^^^.^^  .  p^^J^  ^^  ■          ^j,     j^jyj^ 

Beochette»  :  Eperons  ;  de  veru-  ^^^  j^^^^j  ,^,  ,n;„au,  «>„t  cou- 

eulum.  tumc  de  se  retirer ,  branches  d'ar- 

Brochiee    :  Percer  ,  traverser  ,  j,^^,  .  broussailles  qu'on  brûloit  sur 

faire  passer.                                 ^  le  terrain  lorsqu'on  vouloit  le  défri- 

BaocnoH  :  Pieu  pointu  ;  en  bas.  ^„.  ^  ^  Ut.brogHum.  brogiolum, 

'      *"^  "*'       -,                  ...  hroilum,  brolium ,  bridUum  ;  en  anc. 

de^^r"""  ''         *""'**"'  "*^    "•  P"-»'-  *"?^  brouUat,  bruëil ,  bruël. 

-^            *                 ««       1     •        •  £1  val  de  Josaphat  j  est  nn  breuil fbillu, 

Brochourr    :    Brochoir,  mstru-  Roman  ^Alixandre. 

ment  de  maréchal.  Et  demanda  embachement  en  un  broillot, 

Brocier  :  Sorte  de  vase  qui  verse  Roman  de  Merlin, 

la  liqueur  par  un  tuyau  ou  robinet.  Broisse  :  Coupe  ,  tasse  ,  vase. 

Brode  :  Brun  ,bis,  noir;  del pan  Broisselles  :  Bruxelles,  ville  de 

hrode  ,  du  pain  bis.  Flandres  qui  appartient  aujourd'hui 

Brodier  ,  broudier  :  Le  derrière  ,  à  la  France  ;  Bruxellœ. 

puant,  sale,  et  puanteur,  mauvaise  Broisseron.  Voyez  Broche. 

odeur.  Broissette.  f^oj^ez  Brocier. 

Broeches.  Voyez  Brâte.  Brore  :  Pieu  pointu  ;  en  Picar- 

Broet.  Voyez  Brou  es.  die ,  on  appelle  broke ,  une  broche 

Broiche  :  Broche ,  robinet  qu'on  pour  faire  rôtir  la  viande. 

met  à  un  tonneau  pour  en  tirer  la  Broxardier  :  Buveur,  ivrogne, 

liqueur  ;  brochus ,  de  veruculum.  Bromest  :  Grosse  grappe  de  raisin. 

Beoie  ,  broiaîre,  broiçu  :  Instru-  Broitcess  :  Buisson ,  broussailles. 


i88  B  R  O 

Broitdes  ,  hrondailles  :  Les  petits 
rameaux  ou  bourgeons  d*un  arbre  , 
d'une  plante  ;  hronchus  ;  en  ProY. 
brou. 

Brondons,  braques  :  Les  pousses 
ou  rejetons  qui  tiennent  sur  les 
troncs  des  clioux  ;  en  Ital.  broccoU, 

Bronquer  :  Se  tenir  droit. 

Bronquier  :  Bouclier. 

Bronxowicu  :  Le  duché  de  Bruns- 
wick ;  BrunsiK'icum, 

Broque  ,  braquet ,  braquet,  bro^ 
quette  :  Pointe  ,  broche ,  petit  clou  , 
agraffe,  ardillon*;  braquctta;  en  Prov. 
brouco  ;  en  Espagnol  broca.  Voyez 
Broche. 

Broquet  :  Vase  qui  contient  un 
demi-septier. 

Brosse  :  Broussailles ,  buisson. 

Brossebon.  Voyez  Brocier. 

Brossonnieux  :  Qui  est  noué  ^ 
plein  de  nœuds  ,  noueux. 

Broteâux  :  Nom  donné  aux  lies 
du  Rhône. 

Brou  AILLES  9  breuilles  :  Les  inte^ 
tins  ,  les  boyaux ,  selon  Borel  et  Du- 
cange  :  je  ne  Tai  jamais  vu  dans  cette 
signification  ,  mais  bien  pour  brous- 
sailles. 

Brouànt  :  L'oiseau  qu*on  appelle 
bruant. 

Brou  AS ,  brouasse,  brouaz,  brouil- 
la.? :  Brouillard ,  gelée  blanche. 

Broucàl  ,  bocal  :  Vase  de  bois  qui 
servoit  à  boire. 

Broucre  :  Brosse,  vergette  ser- 
vant à  nettoyer  :  les  premières  étoient 
faites  avec  des  bruyères. 

Brougi  :  Bouillon. 

Brouee  :  Fagot  fait  avec  des  me- 
nus brins  de  bois. 

Brouée  :  Pluie  subite  et  de  courte 
durée ,  brouillard  épais. 

Brouer  :  Aller  au  bord ,  côtoyer. 

Broùes,  broety  brouet,  bru  :  Grosse 
confiture  de  poires  ou  de  pommes  , 


B  R  O 

espèce  de   raisiné  ;  jus ,   sauce  de 
viande  bouillie  ;  brodium» 

Et  bien  te  gart  quelle  ne  muellle 
Ses  dois  es  broues  ju9qu*as  jointes, 
Ne  quelle  n*a  pas  les  lèvres  ointes 
De  soupe  d*aus  ,  ne  de  char  crasse. 

Roman  de  la  Rose. 

Brouet  :  Chaudeau  ,  et  ce  que  les 
nouveaux  mariés  donnoient  à  leurs 
compagnons  pour  boire  ,  le  jour  de 
leurs  noces. 

Brougi nouR  :  Le  canal ,  le  bras 
d'une  rivière. 

Brougnon  :  Le  fruit  que  nous  nom- 
mons brugnon  ,  et  qui  ressemble  a  la 
pèche.  On  désignoit  encore  par  ce 
nom  les  noix  et  les  pèches. 

Brougnou  :  Essaim  de  jennes 
abeilles. 

Broui,  brouy,  brui  :  Roussi, brûlé, 
grillé  ;  d^urere. 

Brouillikurs  :  Chicaneurs ,  pra- 
ticiens de  mauvaise  foi ,  qui  cher- 
chent à  embrouiller  les  procès. 

Brouine  :  Bruine,  petite  pluie  , 
brouillard  \pruina» 

BaouiR  :  Brûler  ,  griller;  urere, 

Brouliet  :  Bosquet,  jeune  bois  , 
taillis.   Voyez  Broillot. 

Beouller  :  Embrouiller ,  obscur- 
cir ,  embarrasser,  tâcher;  en  bas. 
la  t.  brogUarc, 

Broulleur  :  Un  charlatan,  brouil- 
lon ,  remuant ,  intrigant ,  tracassier. 

Broulliz  :  Querelle  ,  brouillerie  , 
débat,  contestation,  discorde  ,démélé. 

Broun  DE  :  Bourrée ,  menu  bois 
qu'on  ramasse ,  et  doHt  on  fait  une 
botte ,  fagot  de  broussailles  ;  en  bas. 
lat.  bronda;  en  Prov.  brondo, 

Brouquette  :  Allumette. 

Brouquié  :  Tonnelier. 

Brousque.  Voyez  Brusc. 

Broussau T  :  Chaud  ,  bouillant  de 
colère ,  fougueux ,  impétueux.    - 

Brousse.  fT^/ez  Brosse. 


B  R  G 

Baovssr.R  :  Aller  dans  des  brous- 
lailles  ,  raipasser  du  bois. 

BiiOLssKS  ,  brouc  ,  bruc  :  Brous- 
sailles ,  bruyère  ,  cliamp  couvert  de 
bruyères;  du  Grec  bruon ;  en\iSL%%t 
latiniti^  brueria ,  bruarium;  en  Prov. 
brouxsus. 

Broussks  :  Vapeurs  qui  s^élcvent 
sur  les  rivières. 

BaoL'ssiR  :  Colère,  chaleur,  em- 
portement. 

Beoiîsso  :  Touffe  de  bruyère  de  la 
petite  espèce  ;  brouscia  ;  eu  bas  Bret. 
broust. 

Beocst  :  Coque  ou  écaille  de  noix, 
et  pâturage. 

Bbocstea  ,  broustiller  :  Manger 
lentement. 

Broustilles  :  Broussailles ,  menu 
bois. 

Broustio  ,  broitstiriro  :  Pelilc  boite 
faite  de  lames  minces  de  sapin  re- 
fendu ;  hrustia  ;  en  bas  Bret.  brous- 
tel  y  bois  aisé  à  fendre. 

Brout  ,  broittou  :  Bourgeon ,  bou- 
ton de  fleurs  ;  du  Grec  bnô;  en  bas. 
lat.   brustus. 

B  R  o  u  T  K  ,  broutel  :  Bouquet  de 
fleurs  ou  de  fruits  qui  tiennent  à  un 
m^me  brin  ,  et  qui  sont  sortis  du 
même  bouton  ou  bourgeon  ;  en  £sp. 
hroton. 

Broutée  :  Charge  d*une  brouette. 

Broutikr  :  Chasse-marée ,  peut- 
être  )iarce  qu*il  meuoit  le  poisson 
dans  une  voiture  qu'on  uommoit 
brouette. 

Broutilles  ,  bribes  :  Morceaux  de 
pain.  F'orez  Bribe. 

Brou  TON  A.  :  Bourgeonner  ,  venir 
eu  boulous. 

B&ouvÀiGE  :  Boisson ,  breuvage. 

Browkttk  :  iispcce  de  tombereau 
ou  de  charrette,  qui  scrvoit  à  con- 
duire les  criminels  au  lieu  de  leur 
supplice. 


BRU  189 

BaoTE  :  Caleçon  ,  baut-de-chaus- 
ses;  bracca.  | 

Ba.oYNE.  Voyez  Bruâilles. 

Bru  :  La  sauce  d*un  ragoût ,  da 
bouillon.  Fojrez  Brûles. 

Bru  ,  briu  :  Un  ruisseau ,  le  cou^ 
rant  de  l'eau,  une  source ,  une  fon- 
taine. 

Bru  ,  breidl  :  Pré  appartenant  à 
un  seigneur,  et  que  les  habilans  sont 
obligés  de  faucher.  P'oyez  Broillot* 

Bruâilles  :  broussailles  ,  menu 
bois  ,  bourrée  propre  à  chauffer  le 
four.  f'''ojrez  Brou. lot. 

Bruc  ,  brugue.  Voyez  Brousses. 

Brucuet  ,  bréchet  :  Creux  de  Tes* 
tomac. 

Brucin  :  Buis;  bujrus, 

Brugroy.  Fojrez  Bruerot. 

Brue  :  Bruyère;  en  bas.  lat.  brua* 

Bruées  :  Bouillon.^r£/e>^f  de  tripes: 
Bouillon  de  tripes;  c'étoit  un  remède 
contre  le  rhumatisme. 

Brueil,  brueilie,  bruel  :  Bois,  petit 
taillis  nouvellement  planté.  Foje^ 
Broillot.' 

hex  un  bruel  de  loriers  mfttinr  , 
Qui  niout  ii-rt  biauz  et  bieu  fuîllux, 
Orcnt  taudu  eu  uu  pré 
Cil  qi^i  devant  furent  aie, 
lie  tref  1k  roi ,  eu  qui  dekccnt 
£t  tuit  li  autre  lieciucnt. 

Moman  de  Pcrccval,foL  X64, 

Bruellet  :  Buisson ,  broussailles. 

Bruer  :  Couler,  marcher,  faire 
route.  Veve  brue  fort  :  L'eau  coule 
bien  vite. 

Brueroi,  brueroY  :  Bruyère,  brous- 
sailles; brucria;  en  anc.  Prov.  bru-' 
gherrolo. 

BniiKscHE  :  Sorrière,  devineresse, 
en  langage  du  pays  de  Foix  ;  de  veru/n 
clicens,  sul\ant  Borel. 

Bru  F  :  Bœuf;  bos ,  bwis, 

Brug  ,  brigc ,  brugc  :  Pont ,  don- 
ÎOD ,  tour,  cb&teau ,  forteresse., 


igo  BRU 

Bruoelin  ,  Brugcois  :  Qui  est  de 
la  yille  de  Bruges  ;  Brugcnsis. 

Bbuger  :  Pousser,  heurter;  en  bas. 
lat.  brugare. 

BauGiF.a  :  Mugir,  beugler  comme 
nu  bœuf. 

BauGif  E  ,  brugnic  :  Baudrier,  cui- 
rasse ;  brugna.  Voyez  Hauber. 

Brugnet  :  Sorte  de  champignon. 

Brcguelis  :  La  ville  de  Bruxelles  ; 
Bru.rcllœ.  % 

BnuHTKR  :  Épervier  bâtard ,  oiseau 
lâche  et  timide. 

*  Ja  de  bruhier  ne  fera  t*on  espreTÎer. 

jÊncien  Proverbe. 

Or  soit  chatcims  de  tous  faucons ,  et  noi- 
tre  aversaire  soient  tout  bruhier. 

Ville^Hardouin ,  Mss.faL  3a. 

Bruil,  bruillct:  Buisson,  bosquet. 
Voyez  Broillot. 

Bruiller  :  Griller,  r6tir,  sécher. 

Vers  cias  crcst  U  poivres  toas  blans , 
Mais  la  Temiine  i  est  si  grau», 
Qa*il  y  convient  le  feu  bouter. 
Pour  la  vermine  hors  geter  ; 
Et  quant  il  c&t  bruiiiez  ainsi. 
Si  le  cuct  on  crespe  et  nercî. 

Image  du  Monde. 

Bruir.  Forez  Brouir. 
Bruire  :  Faire  du  bruit. 

Vers  une  rivière  m'adresce 
Que  )*oi  près  d'ileques  bruire. 
Car  ne  me  koî  aillors  déduire. 

*  Âoman  de  la  Rose,  'vers  io4* 

Bruissement,  brouissement :  Bruit, 
murmure  ;  frenntus, 

Bruiter  ,  bruitier:  Oiseau  de  proie. 

Brûlas  :  Dégât ,  ravage ,  pillage , 
pillerie. 

Brulier  :  Messier,  garde  des  biens 
de  la  terre. 

Brulliau  :  Sorte  de  poisson. 

Brum AL, yoi/rj  brumaux  :  Les  jours 
du  solstice  d*hiver. 

Brumaz  :  Gelée  blanche ,  frimas. 

BauMS  :  Le  solstice  d^hiver»  le  plus 


BRU 

court  jour  de  Tannée  \  c*est  aussi  le 
brouillard;  bruina. 

Brumen  ,  bruman  :  Le  mari  de  la 
fille ,  gendre ,  beau-fils,  selon  Monet. 

Brument  :  Allège,  bateau,  barque. 

Bru  NAIN  :  Brun,  de  couleur 
brune. 

Brune HiNc  :  Nom  propre  d'hom- 
me et  de  lieu. 

Brunel  :  Un  minot ,  dont  le  con- 
tenu pèse  cent  livres  ;  brunellus, 

Brunette,  s,  y.  :  Sorte  d*étoffe 
fine  et  délicate ,  de  couleur  presque 
noire ,  dont  les  gens  riches  s'habil- 
loient  ;  en  bas.  lat.  bruneia,  brunetum» 

C*est  teigne  qui  rien  ne  refuse , 
Les  pourpres  et  les  bureaulx  use^ 
Car  auAsi  bien  sont  amourettes, 
Soobz  bnreaulz ,  que  soubx  brunettes» 

Rotruui  de  la  Rose» 

Vous  achèterez  deux  paires  de  fines  chatusct, 
les  unes  de  fine  escarlatte,  et  les  antres  de 
fines  brunette  de  Saint  Lo  qui  seront  tontes 
brodées  de  long. 

Rotnan  du  petit  Jehan  de  Stùntré. 

Brunie  :  Espèce  de  cuirasse;  bru-- 
na.  Voyez  Brugne. 

Brunquier  :  Broncher,  manquer 
de  tomber,  tomber  à  demi. 

Brus  :  Sombre  ,  brun  ,  noir  ;  la 
bruyère  à  balais  ;  brande ,  bruyère  à 
ramer  les  vers  à  soie  ;  bruscia  ;  en  ba» 
Bret.  bruc,  broussailles. 

Brusc  ,  brousqtte ,  bnisq  :  Myrte , 
espèce  de  houx ,  osier  sauvage  ser- 
vant à  lier  lés  vignes  aux  échalas  et  à 
faire  des  veines  ;  brnsctts, 

Brusqii£  :  Pain  bis,  pain  de  re- 
coupe, pain  de  munition. 

Brusquenemknt  :  Rudement, brus- 
quement ,  précipitamment. 

Brusquet  :  Un  peu  brusque,  sau- 
vage,  brutal. 

Brusselles  :  Drap  qui  se  fabn- 
quoit  à  Bruxelles. 

Brut  ;  Bruit ,  tapage ,  tintamarre. 


B  U  C 

BaUTiu,  brute,  hruiif  :  Brutal, 
lâche,  traître,  en-dessous;  bruturn. 

BauvAGE  :  Boisson  ;  en  bas.  lat. 
bruvaffium.  Voyez  BovaAiGE. 

BauY  :  Bru ,  femme  du  fils ,  belle- 
fille. 

Bbutâii T  :  Fanfaron,  qui  faitbeau- 
coup  de  bruit ,  faux  brave. 

Ba  YCHE ,  brysche  :  Brigue ,  cabale. 
Foyez  Brique. 

BaTCHET  :  Bœuf  qui  a  le  poil  gris 
et  tirant  snr  le  roux. 

Bu  :  Le  buste  du  corps  humain , 
tronc. 

Bu  AILLE  :  Menus  bois ,  broussail- 
les ,  bourrée.  Voyez  Broillot. 

Buanderie  ,  buerie  :  Lieu  où  Ton 
fait  la  lessive  ;  bitria, 

BuANDiERE  :  Blanchisseuse ,  lavan- 
dière ;  en  Prcfv.  bugadièiro» 

BuBE,  boussote,  bubette  :  Bubon, 
tumeur ,  enflure ,  petite  cloche  qui 
s*élève  sur  la  peau  ;  du  Grec  boubon; 
en  Latin  bubo;  en  Prov.  bubos. 

Le  cors  fu  de  bonne  moUoa, 
Sans  trouTer  aucune  achoison , 
Si  n*j  ot  bube,  ne  mairu. 

Roman  de  la  Rote, 

Le  col  fut  de  bonne  moison. 
Gros  assez  et  lonc  par  roison  , 
$i  n*i  ot  bube  ne  malen. 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  54 1* 

Bue  :  Ruche  d'abeilles  ;  un  ergot , 
nn  chicot  d'arbre  ;  buca. 

BucALLÉE  :  Droit  qu'on  paye  pour 
le  pâturage;  buccalis ,  de  burca, 

BucH  :  Un  bœuf;  bas ,  Imjvis, 

Bl'chaige  :  Droit  sur  le  bois. 

BucHAiLLEs  :  Des  copeaux,  des 
éclats  de  bois. 

BucHALiKR  :  Bûcheron. 

BucHE  :  Un  brin  de  paille  ou  de 
bois  ;  en  bas.  lat.  busca ,  de  bustum , 
dont  on  a  fait  bois ,  bosquet,  bûcher, 
Mcheroii ,  boquiUou, 


BUE  191 

BucHB  :  Bouche,  ouverture  ^  6ifcca« 

Puis  apr^  si  f rotures 

Vos  dêna  «t  gengiTCt  aiMs  » 

Od  les  escorces  tut  en  tur 

D*arbre  diaud ,  sec ,  amer  de  ctTiir^ 

Kar  iceo  les  dens  ennetit , 

E  TÎce  de  bûche  fut  eunienttt^ 

La  langue  bien  parlant  rent 

£  la  parole  dère  ensement. 

Enseignemens  d^Aiistote» 

Bc CHERIS  :  Boucherie.  En  ly  vies 
bucherie  :  £n  la  vieille  boucherie  ^do^ 
buceriay  bucceria. 

Bûchette  :  Petite  bûche. 

BucHiEH  ,  bûcher  :  Marchand  de- 
bob,  bûcheron. 

BuciNE,  buccine  :  Trompette ,  ins- 
trument de  musique  ;  buccina, 

BucinETTE ,  bocinette  ,  bucenctie  : 
Petit  chalumeau,  et  petite  trompette  ; 
de  buccina, 

BucEJOL  ,  buchjon  :  Hareng  fumé, 
autrement  appelé  soret,  et  bocking 
en  Hollande.  Ce  mot  est  d*origin« 
Flamande. 

BucQUER  :  Frapper,  heurter. 

BuDEL  ,  budeou  :  Boyau ,  intestin  ( 
en  bas.  lat.  budellus, 

BuDiNB ,  boudiné  :  Le  nombril. 

Bue  ,  buef,  bues  :  Un  bœuf;  bos$ 
du  Grec  bous;  en  bas  Brct.  bu;  en 
Ital.  bue, 

BuÉ ,  bouée,  buée,  bui,  buic,  buyc, 
buyée  :  Lessive  ;  en  Prov.  bugado  ^ 
en  bas  Bret.  bitgat. 

Buée  :  Cruche  ou  vase  de  terre  à 
trois  anses. 

Buéferie  :  Élable  àbœufs;  boven'a. 

BuEHs,  bouens  :  Biens,  avoir,  pro- 
priété ;  et  homme  doux ,  bon ,  tran- 
quille; bonus, 

La  nature  de  Tuoie  et  de  totes  les  créât itrea 
est  buene,  neis  don  deable. 

~     Comm.  sur  le  Soutier,  Ps,  it^ 
verset  ^,  fol,  %S, 

BuEHs ,  bouens  :  Bien ,  contraire 
de  nul  i  benè. 


UJ1  B  U  F 

BuER  :  Bienheureux  ,  bien  né* 

Com  cil  jemploie  bien  son  tans , 
Qui  de  bon  cuer  te  sert  et  prie  f 
Douce  dame  «ainte  Marie 
Com  bucr  fn  nez  et  cil  et  celle 
Qui  de  bou  cnrr  tQDJours  t^apelle. 

Gautier  de  Coinci ,  liv,  ij  ch.  6,  parlant 
de  ceux  qui  honorent  la  Ste,  Vierge, 

BuER  :  Laver ,  lessiver ,  blanchir , 
nettoyer  ;  en  Prov.  hugada. 

Quant  li  Sires  vit  son  lévrier  féru  à  mort , 
fil  en  fut  mont  eourecliiez  ,  et  dist ,  dame  ,  co- 
nsent fustcs  vous  ore  si  hardie  que  vous  osastes 
ocliirt'  mou  Icvrier  devant  moi  ?  Ha  a  Sire  , 
dl»t-  lo  dunt  ue  vée/  vous  cornent  il  a  atourné 
mon  pf^Iichon ,  et  com  il  a  cunchié  chascuna 
jour  I10&  lis,  il  convient  chascune  semaine, 
bucr  nos  dm  s. 

Rotnan  des  sept  Sages  de  Rome,  fol,  az. 

Li  chastiax  estoit  biax  et  gens  » 
Mais  ah»i«  estoit  loing  de  gens  ; 
Deux  {sm^.%  entrax  tous  a  voient 
Qui  pour  aus  huer  les  servoient 
AsscK  estient  de  bel  atour 
Que  plux  plus,  qui  miex  à  son  toar| 
DVlek  faisoient  îor  volenté 
Cliascuiis ,  et  à  cèle  pleuté 
Kt  ha  Cl  la,  ce  ebt  la  somme 
Com  famé  puet  miex  servir  home. 

Fabl,  dune  Femme  pour  cent  Hommes, 

BuERiK.   Voyez  Buanderie. 

BuKS  ,  bouez ,  bue/,  bueus:  Bœufs  ; 
hos'es. 

Bu  FAR  :  Souffler.  Voyez  Buffe. 

BuFÉ  ,  bujfet:  La  partie  du  casque 
qui  couvre  les  joues  ;  vouloit  dire 
aussi ,  soufflet ,  couj)  sur  la  tête  ;  ca- 
billot  ,  bureau  ,  seuil  d*une  porte. 

Bu  F  F  A.  Voyez  Bu  f  foi. 

Bi^FFK  ,  buffet^  buffle  :  Coup  de 
poi:.>g ,  soufflet,  tape  \  buffa;  en  Ital. 
buffettone  ;  eti  Basq.  bufeta  ;  en  Lan> 
guedocien  bufa, 

Barbazaii  croit  que  ce  mot  peut 
▼ei'lr  de  biiftie ,  bœuf  sauvage,  en 
Grec  houbulos ,  des  peaux  desquels 
on  faisoit  des  gants,  que  Ton  ap- 
pelle encore  buffle.  Mais  peu  après  , 
il  de  rive  les  mots  buffe,  bitff'oi ,  de 
bouter  9  pulsare ,  par  le  changement 


BU  F 

du  t  en/.  Qu'est-ce  ,  en  effet ,  dît-îl , 
autre  chose ,  un  soufflet ,  un  coup  de 
poing ,  sinon  que  de  pousser  sa  maia 
sur  la  joucd*un  autre?  un  soufflet  à 
feu  qui  pousse  le  vent  ;  rebiffer  ,  rc- 
buffer ,  rebiffade ,  rebuffade  ,  n'est- 
ce  pas  la  même  chose  que  rebuter , 
repousser  ,  rejeter ,  repulsare  ?  Buf^-' 
fois  ,  pour  signifier  orgueil  ,  c'est 
enflure  ;  et  ne  dit- on  pas  ,  il  est  enflé 
d'orgueil  ?  Une  chose  bouffante  est 
une  chose  enflée  ;  bouffissure ,  c'est 
enflure;  et  pour  enfler  ,  il  faut  pous- 
ser. Bouffée  de  vent ,  n'est-ce  pa» 
une  impulsion  violente  de  l'air?  et 
de-là  le  mot  de  buffet  d'une  salle  à 
manger,  parce  qu'il  saille ,  ou  parce 
que  l'on  y  expose  la  vaisselle  la  pins 
précieuse. 

Dout^Ysengrin  en  pîez  se  drece  , 
S'aert  renard  par  la  chevesce. 
Du  poing  li  donne  tel  hufet 
Que  il  en  fist  voler  un  pet. 

Le  second  Renardm 

Buffet  :  Dressoir ,  crédence. 

Buffet  :  Soufflet  à  feu. 

BuFFETÉ  :  Tourmenté  ,  battu. 

BuFFETER  :  Tourmenter  ,  chagri- 
ner, inquiéter;  maltraiter,  battre; 
en  liai,  buffettare, 

BuFFETER  :  S'éventer  ,  pousser 
comme  les  vins,  se  tourner,  se  gâter. 

BuFFETEUR  :  Voituricr  qui,  pen- 
dant qu'il  conduit  le  vin  ,  en  tire  aux 
tonneaux.  On  appeloit  aussi  bujfe^ 
leurs  de  vin  ceux  qui  le  frelatoieut. 

BuFFETiER  :  Marchand  de  vin,  vi- 
naigrier. 

BuFFiER  ,  buffoyer  :  Souffleter  , 
frapper,  maltraiter,  chagriner. 

Hom  orcnt  en  raison  aperle , 

Quant  Diex  souffri  pour  uousponerte. 

An  jour  qu'il  fu  pour  nous  laidis  , 

Quant  le  serve  gente  le  quiverte 

Le  buffia  faclic  couverte  ; 

£t  lui  disoit ,  geuous  fléchis 

Diex  te  saut ,  li  Kois  des  Juîs. 

Miserere  du  RecUu  de  Uolicns,  strophp  yS* 


fiUH 

Buprox ,  hyffoU ,  hufcie  :  Vanité , 
orgueil ,  pompe ,  fierté  ,  hauteur , 
somptuosité  ,  ostentation  ,  grand 
écpiipage  ;  et  moquerie  ,  mauvaise 
plaisanterie. 

AiBB  que  je  aie  cett  fabel 

Tiué,  (acheTë)  toim  di  je  bien  en  foi , 
8«  TO»  famé»  nMînent  bu/foi, 
Deseur  tooi  mil  jor  par  mal  art , 
Qne  ne  aoiez  pas  si  miuart 
Qae  TOUS  le  aouffrez  louguement. 

FM,  de  sire  Haim  et  de  dame  Anieuse. 

BurroiBE.  Voyez  BurriEa. 

Bu r FOIS  :  Bruit  ,   rumeur ,  Ta- 


BoraJÊ  :  Le  buffle ,  bœuf  sau-vage; 
hosftrus. 

BoGADiii  :  Cuyier  i  lessive. 

BvGÉ ,  boujhë,  hujhë:  Garde-robe , 
diaise  percée ,  mur  de  cloison  ou  de 
refend ,  petite  habitation  ;  bugia, 

BuGES  :  CuTclles  dans  lesquelles 
on  voilure  le  vin. 

BuGHAiGE  :  Droit  établi  sur  le  bois 
i  brûler. 

BuGHE  :  Pacage ,  pâturage. 

BoGLE  ,  bugUe  :  Buffle ,  bœuf  sau- 
vage ,  jeune  bœuf  ;  bovulus  ;  en  bas. 
la  t.  buculus  :  delà  est  venu  bugier, 
hMgiememt, 

BuGLEMENT  :  Mugisscment ,  hur- 
lement* 

BuGLEE  :  Mugler,  beugler,  crier 
comme  un  bœuf.  Barbazan  dérive  ces 
deux  mots  xVululatus  et  à*ululare, 

BuGif  E  ,  boum'e ,  bugrde ,  baigne , 
bune  :  Bouton ,  tumeur  ,  contusion , 
enflure. 

BuGWS  :  Mounoie  qui ,  à  Metz  et 
•es  dépendances  ,  valoit  quatre  de- 
niers du  pays. 

BucNOM  :  Ruche  k  miel. 

BuHA  :  Petit  vase  de  bois  de  forme 
oblongne ,  dans  lequel  les  faucheurs 
mettoient  de  l'eau  avec  la  pierre  à 
aiguiser  leurs  faux* 


BtJI  19S 

BoHE  :  Une  cruche;  d*où  bukc'^ 
tiety  celui  qui  les  fait  ou  les  vend. 

BuHOR.  f7>^ez  Behordsis. 

Bdhoeiâox  :  Butor ,  espèce  de 
héron. 

Bui  :  Je  bus  ;  bibi. 

JÀ  moinet  à  Tabé  respont , 
Qaant  tout  burrnt  cliil  qui  chl  tonta 
Et  joa  treotoof  «eu»  ne  bid  pas , 
Si  j*en  parlai ,  quVn  puis  joa  dont? 
Ai  chest  mot  li  moiaf  foat 
Murmure  crscud  à  soi  bas. 

Miserere  du  ReeUa  de  MoUensi 
strophe  ^So, 

BuiEs,  bids  :  Entraves  ,  menotes  , 
chaînes ,  liens ,  carcan ,  fers  aux  pieda 
et  aux  mains  ;  boia, 

BuiGNART ,  buinard  :  Fol^'  extra- 
vagant ,  imbécille. 

BuiGHE.   Voyez  Bugke. 

Bu  I  L  L ,  buU  :  Boule ,  bouteille 
ronde;  àe  pilla  ;  en  bas.  lat.  boa, 

BuiLLOT  :  Sorte  de  panier,  manne. 

Bu  ION  ,  beure  y  buie ,  biu're,  bure  i 
Broc ,  cruche ,  pot ,  vase  à  mettre  du 
vin  ;  de  bibere, 

BtiRE  :  Boire  ;  bibere. 

BuiRK  :  Pot  à  Teau ,  cruche* 

Si  Peu  ama ,  mais  il  s*eii  est  Tantes 
S'arai  s'amour ,  et  chil  Tara  perdue  » 
Et  arec  ce  itrt  sa  buire  fendue 
S*il  Tient  jamais  crier  li  maurais  glona» 
Fontaine  en  lieu  dont  je  soie  jalous. 

Servantois  et  sotes  Chansons.  Bibl.  Imp* 
Fondsde  F  Eglise  de  Paris, fol,  3o5. 

BuiRON  :  Instrument  pour  pécher. 

BuisE  :  Canal,  conduit.' 

BuisiRE,^<W/ie,  bosine,  buissine, 
busine  :  Trompette,  instrument  de 
musique  ;  buccina. 

BuisiNER  :  Sonner  de  la  trom* 
pette. 

BuisNART  :  Sot ,  hébété , imbécille^ 
d*où  bmsnardie ,  sottise  ,  bêtise. 

BuissE  :  Petite  bûche ,  petite  bran- 
che d*arbre. 

BuissiER  :  Lieu  où  Ton  trait  l<j 
vaches  ^  et  le  bûcher. 


194  ÈVL 

"   BcissiEAE  ,  boessiere ,   boissiere , 
honchiere ,  boussitre  ,  bussiere  :  Lieu 
planté  de  buiii  ;  buxeria, 
'    BùissoM  ET  :  Petit  et  jeune  buisson. 
Voyez  Broillot. 

Bu  iT  A  A  DE  :  Outarde,  que  lei  Cham- 
penois nomment  bitarde, 

BuL ,  bule ,  butte  :  Un  sceau ,  un 
seio^;  butta, 

Bule  ,  butte  :  Feu  de  réjouissance  ^ 
bulta.  VoyeK  Braudoit. 

BuLËs  :  Anneaux  ,  colliers. 

£t  Gedron  te  leva ,  et  ocist  Zebée  et  Sal- 
ioana ,  et  pri&t  \vs  aJiuurneineaft  et  les  bulcs 
èotit  le»  cols  des  cbuneux  roiaU  aoleient  ettre 
•libealis. 

Tréid.  de  la  Bible,  Juges,  ch.  8,  'ven,  ai. 

Surrexit  Gcdeon ,  et  interfecU  Zebee  etSaU 
mana  :  et  tulù  prnamenta  ac  bullas ,  quUfUs 
colla  regaù'um  ceunelorum  decorari  soient, 

BuLETEiL  :  Bluteauf  ou  sac  d*uu 
moulin  qui  sert  à  séparer  le  sou 
d*a\ec  la  farine  ;  butetettum. 

BuLETTE,  burtette  :  On  appeloit 
ainsi  à  Metz  les  droits  de  sceau,  qu*on 
faisoit  apposer  aux  contrats  de  ventes 
d*immeubles  ;  butteta. 

Bu  LGA ,  Ifoutge  y  butgans  :  Petit  sac 
de  cuir,  bourse  ;  butga. 

Bulgare,  i^oij^ars^  Boutgare  :  An- 
cien peuple  qui  habitoit  >ers  le  Da- 
nube ;  c*étoit  aussi  le  noiii  qu^on  don- 
tioit  ftUx  sodomistes,  aux  albigeois 
et  à  certains  hérétiques  qui  réchauf- 
fbient  les  dogmes  des  Manichéens  sous 
S.  Louis ,  ainsi  qu'on  peut  le  voir  par 
eette  épilaphe  rapportée  par  de  Mar- 
ta  ,  dans  son  histoire  de  Béa  m  : 
Cjr  gist  Alix ,  Comtesse  de  Bigore  , 
fîtte  de  Guy  de  Montfort ,  qiii ,  pour 
la  foi.  y  .mourut  contre  tes  Bulgares  en 
Albigeois. 

Bull  :  Bouillonnement  de  l'eau  qui 
bout  :  buttitus,  Vovcz  Buill. 

.Bullâda  ,  budclldda  :  Tripes , 
tioyaux ,  intestins. 

BcLLATiQUK  ^  Grosse  lettre  em- 


B  U  R 

ployée  dans  les  bulles ,  gros  caradère 
d'écriture. 

Bulle  :  Sceau  qu'on  imprimoit  sur 
les  bulles  rondes  qui  étoient  -en  cire 
ou  en  métal  ;  butîa, 

Bulleauee  :  Couper  la  tète  des 
arbres. 

BuLLETEE  :  Sceller  des  contrats  ; 
bullare* 

BuLLETTE  :  Petit  seau  à  puiser 
de  l'eau  ;  sorte  de  bijoux  de  femme  y 
et  certificat,  bulletin. 

BuLLiON , Buitton  :  A  présent  bouil- 
lon ,  ville  capitale  du  duché  de  même 
nom  ;  Butiio,  BuUonium. 

BuNcuETTE  :  Sorte  de  ragoût  aux 
navets;  de  bunium. 

Bu  HIER  :  Mesure  de  terre  labourée. 

BunoLs  :  Petites  ouvertures  pour 
donner  du  jour. 

Buou ,  bidou  y  buôou  :  Bœuf;  da 
Grec  bous  ;  en  Latin  bos  ;  en  bat 
Bret.  bu. 

Bupreste  :  Mouche  venimeux; 
buprestis. 

Bu  a  :  De  couleur  sombre,  enfu- 
mée; burrus. 

BuRACUE ,  bourroiche  :  Instrument 
en  forme  de  panier  projire  à  pécher. 

BuRATAiRE*  :  Tisserand  d'étoffes 
de  bures  ou  bureaulx. 

BuRC ,  burg  :  Bourg ,  ville  ;  en  bas. 
lai.  burcus  y  burgium.  Voyez  Boac. 

BuRDAucuKR  :  Faire  grand  bruit 
dans  une  maison  ^  dans  un  apparte- 
ment. 

Bure  ,  beure  :  Barre  de  bois  qu'on 
met  derrière  la  porte  d'une  grange 
ou  d'une  maison  pour  la  fermer  ;  et 
lessive. 

Bure  :  Beurre;  butyrum. 

Bure,  buratey  buratin ,  bureau, 
burety  burete,  bur/au,  burreau  :  Grosse 
étoffe  en  laine  de  couleur  rousse  ou 
grisâtre,  dont  s'habillent  ordinaire- 
ment les  ramoneurs;  cette  étoffe  est 


BUK 

LÎne  de  brebis  noire  «t  bmne, 
sans  aneune  autre  teinture*,  burelliu} 
en  bas  Bi^t.  burtU;  en  Prov.  burêl. 

Moult  boofl  lechieret  fu  Boîtîiu  » 

P^rpesn  toi  que  à  Provllu 

A  la  foire  roudra  aler , 

£t  si  fera  de  lui  parler  : 

AiiMi  le  fet  com  Ta  etnpri» , 

Vestu»  te  fu  d*an  burti  gri» , 

Cote ,  et  forcot ,  et  ohape  entamble* 

Qni  tout  fut  d'uo ,  si  coui  moi  tamble , 

f.\  si  ot  coiffe  de  borras , 

Set  soUert  ne  sont  mie  à  las , 

Ainz  sont  de  yaclie  dur  et  fort. 

FabL  de  Éoivùude  Provins,  n"  7a  1 8. 

BûEEL  :  Brun ,  couleur  brune. 

BuRELLE  :  Le  membre  viril. 

BvaES  :  Jeu ,  espèce  de  course  de 
lances  qui  commençoit  en  France  le 
jeddi  qui  précédoit  le  dimanche  de  la 
Qainquagésime.  Les  bures  finissoient 
le  10  mari.  Ce  mot  vient  de  buire  ou 
bure f  vase  à  liqueur,  parce  qu'on 
bavôlt  beaucoup  ce  jour-là.  Fojrez 
Buiov  et  Bruioon. 
'  BtTàEi  (le  dimanche  des)  :  Le  pre-, 
mier  dimanche  de  carême. 

BuREssE  :  Blanchisseuse ,  laveuse. 

BuRGÂDiuM  :  Droit  établi  sur  les 
maiaons.  Voyez  Borc. 

BuROAGE  :  Droit  sur  les  maisons 
que  les  bourgeois  dévoient  au  sei* 
gneur;  burgagiuin.  Voyez  Borc. 

BuRCALAiSE,  burgaleic  :  Pique, 
lance. 

BuRdER ,  buquer,  burguer  :  Pous- 
ser, heurter,  frapper  sur  quelque 
chose. 

BuRGBSSES ,  burgeois  :  Bourgeois. 

Burgessour  :  lucendiaire ,  voleur 
qui  entre  de  force  dans  un  lieti. 

BuRCHiE  :  Habitant  d*ttn  bourg, 
bourgeois, habitant  d^une  ville.  Foy. 

BoRC. 

BuRGoiif  NE  :  La  province  dé  Bour- 
gogne ;  Burgundia. 

Bu  ROUE  a  :  Pousser,  frapper, 
iMorter. 


BUS  t95 

Bdrike  !  Querelle  où  Ton  se  dit 
beaucoup  d'injures  ;  burina. 

BuRLETE  :  Petite  bourse. 

BoRNEis  :  Bruni,  poli;  du  verbe 
burnir y  brunir;  d'où  bumisseresse , 
femme  qui  brunit  et  polit  l'argenl:. 

BuEo,  ^ef/io/î:  Un  moine; un  vilain; 
buron  veut  dire  aussi ,  taverne  ,  ca- 
bane ,  petite  maison ,  lieu  de  tcti'aite. 

BuRRE  :  Beurre;  b'ùfyrum;éXyk\i* 
ment  d'étoffe  appelée  bure;  eh 'bas. 
lat.  burra.  '    '. 

£1  laicd  de  la  berbix  at  doua  ckosca  \vburre 
et  lo  fromage.  Serm,  de  S^ernard, 

BuRRELLÉES  :  Sceilées.,  cachetées. 

BuRS.  Voyez  Borc 

BuRTEL  :  Un  bluteau. 
.BuRTHBMiN   :  Barthelemi  ,.  nom 
fi'hoinme  ;  Bartholomœu$^ 

Bus  :  Buste ,  le  corps, .        .    , 

BusART  :  Vaisseau  c(  mettre  dn  îrin. 

BusAs  :  Sot ,  butoir  ;  On  dit  encore 
communément  de  quelqu'un  qui  a 
l'esprit  bouché ,  que  c'est  nn«  buse.  • 

BuscAGK  :  Droit  sur  le  bois  qu'on 
menoit  ])our  vendre. 

BuscAiGE  :  Servitude ,  corvée  dûfî 
par  un  vassal  à  son  seigneur  pour 
couper  le  bois  à  son  usage. 

BuscBE  :  Sorte  de  grand  bateau , 
et  filet  pour  prendra  des  lapins. 

BusGHE-GREFrE  :  Eipèce-  de  cou- 
teau. 

BuscHEL  :  Mesure ,  trébuchet ,  ba- 
lance. 

Tu  ne  avéras  en  sachel  dlrers  poys  mryndre 
et  greyndre ,  ne  en  ta  maiton  ue  ert  le  hus» 
chel  meindre  ,  ne  grrindre. 

TYad.  de  la  Bible,  Deuter,  ch,  a5 ,  vers.  1 3. 

Non  lutbebis  in  sacculo  diversa  pondéra , 
majus  et  minus  :  nec  erit  in  domo  tua  modiua 
major  et  minor. 

BuscHER  :  Abattre  du  bois ,  faire 
des  bûches  ,  couper  des  branches 
d'arbre  ;  en  anc.  Prov.  buscaiia , 
buscalha.  Voyez  Bûche. 


'ïijd  BUT 

BusB  :  Soupirail ,  et  sorte  de  yais* 
teau  au  navire. 

BusETE  :  Canal ,  conduit ,  petit 
vase  ;  c*étolt  aussi  le  cornet ,  instru- 
ment de  musique;  de  buccina. 

BusHEiaS ,  bushele  :  Mesure  appelée 
boisêeau.  ^oj^ez  Buschel. 

fiusiiiE.  Foyez  Buisive. 

BusivEm  ,  biusinier,  businier  :  Son- 
ner de. la  trompette  ;  de  buccina. 

Oliphant  Mir  ta  grant  etchine , 
Qui  de  ton  nea  trompe  et  biuine. 
Et  f*en  paitt  an  ■oir  et  an  main, 
C^me  un  home  fait  de  ta  main. 
.  '  «  •  Itoman  de  lu  Âore, 

.    BosLE  :  Une  bulle  du  pape  ;  bulla. 

Busqué  :  Broussailles  ;  en  bas.  lat. 
buscarium,  ■ 

Busqué  A  :  Guetter,  chercher,  cou- 
rir ,  faire  •  recherche  4  frapper  à  la 
porte,  heurter \ pulsare. 

BusQUET  :  Arbrisseaux ,  plusieurs 
arbres  réunis  \  de  boscus, 

BussàED ,  bussarty  busse  :  Barrique 
de  vin  qui  contient  une  demi-pipe. 

Busse  :  Grand  bateau ,  vaisseau 
dont  le  yentre  étoit  grM  et  la  proue 
petite;  bussa, 

BussEBEAN  :  Terme  de  raillerie 
pour  un  boulanger,  ventre  de  son. 

BussEL  :  Boisseau  ;  en  bas.  lat. 
busselltts. 

BusTAit  :  Bois  de  lit ,  couchette. 

BusTi LH  E ,  bucallée,  butalhc  :  Droit 
de  pâturage. 

BusTiRiH  :  Ventru.  F.  Boustaein. 

BusTiȣR  :  Partager  le  butin. 

BusTUAiEE  :  Sculpteur. 

Buta  :  Heurter,  pousser,  frapper. 

BuTALHK.  Fqyez  Bustalhe. 

BuTAU ,  buteau  :  Un  homme  gros- 
sier ;  de  buUiurus. 

Buté  :  Pot ,  cruche. 

Buteau  :  Tombereau ,  brouette  ; 
de  bustum. 


BTS 

BuTEiLLBE  :  Celui  qui  fait  lei  essais 
des  vins  à  vendre ,  dégustateur. 

Buticle  :  Boutique  ;  sorte  de  bir 
teau. 

Butier  :  Bouvier ,  homme  qui 
garde  des  bœufs. 

BuTiERE  :  Canal ,  conduit ,  oa* 
verture. 

BuTiM E  :  Bitume ,  poix. 

Fai  à  toi  nne  arche  de  fust  de  Ueas,  lî  fSena 
petites  maniions  en  Tarche  et  les  oyikdarM  da 
éiUime  dedens  et  dehors. 

Bibl.  hist.  Genèse,  6,  ir.  14. 


Foc  tihi  urciun  de  Ugnis  Uevigutû  .* 
sitifictdas  in  ttrca/acies,  ei  bltnmlne  Umiei  M- 
trinsecus  et  extrinsecus, 

BuTsiif EOR ,  butsineour  :  Sonneur 
de  trompette ,  héraut  ;  buccinator. 

Butter  :  Tomber,  renverser. 

BuTziLLEs,  butzellions  :  Petits  mor- 
ceaux de  bois,  copeaux. 

BuvERAGE  :  Labourage  avec  des 
bœufs. 

BuvERAicE  ,  buvraige  :  Boisson , 
breuvage  ;  de  bibere. 

Buy  :  Vide,  espace  vide;  de  v«- 
cuitas. 

Bute  :  Cruche ,  vase  k  mettre  de 
Teau. 

Buts  :  Forme  de  soulier. 

BuzAR ,  bujrsari ,  buzart  :  La  bnse  , 
le  butor,  oiseaux  de  proie;  buùo , 
buteuirus,  formé  de  bos  et  taums  ,  à 
cause  de  leur  voix  ;  en  Prov.  buzac  , 
busarc, 

BuzE  :  Habitation,  lieu  de  rési* 
dence ,  village. 

Byaut  :  Sorte  de  vêtement  fort 
léger ,  plus  communément  appelé 
bliaut»  Voyez  Bliaux. 

Btok  :  Sorte  de  vase.  Vojr*  Bute* 

Byrans  ,  byrrhias  :  Homme  dont 
les  cheveux  sont  roux;  du  Grec 
bjrrràos. 

Btssx,  bîssie  :  Sorte  d*étofFe  de  soie. 


CAB 


CAB 


«97 


k ,  lisez  ça  :  Ici ,  donc  »  cela  ;  de 
suite,  dans  l'instant. 

De  ce  ot  K  chcTtlier  petaace» 
£t  ot  des  puceles  pitié, 
SoD  cheval  t  tant  avancié, 
Huet  ataint ,  et  si  U  dift , 
Baille  moi  ea ,  se  Dîex  t*aïst  f 
Ses  robes,  n*es  emporte  mie 
Qae  ce  seroit  grant  Tiloinîe 
De  faire  à  ces  paeeles  honte. 

Gan'n ,  Fabl.  du  Ckevalier  qui 
ftUioU  parler  les  C^*  et  les  **\ 

Ca  I  cua ,  liseï  c'a  ,  c*ua  :  Qa*à , 
qae  a. 

JhefM  dist  e*a  t*eUe  mesure  » 
Corn  li  nos  al  aatre  mesure , 
Ifoui  mesura  et  che  est  droit. 

Mtiserere  du  Reclus  de  Sfoliens,  stroph,  5o. 

Ça  br  abeieek  ,  ça  en  avant:  G- 
devant ,  il  y  a  long-temps. 
Ca.  Voyez  Cak  et  Cat. 


Cabak  :  Manteau  de  berger  et  d^ 
Toyageur  ;  manteau  avec  des  man- 
ches pour  se  garantir  delà  pluie.  Mé- 
nage le  dérive  de  cappa  ;  en  ItaL  et 
en  Espag.  gabbano.  Voyez  Gabav. 

Cabab  :  Clou  à  tète ,  cabocLe. 

Cababbt  :  Nom  propre  ;  de  cap- 
arei,  tète  de  bélier. 

Cababbt  :  Raquette  ;  batfoir  'y  t! 
s*est  dit  aussi  d*un  lieu  fermé  de 
barreaux  en  forme  de  cage 

Cababeteub  :  Cabaretier. 

Cabas  >  lisez  ça^bas  :  Ici-bas ,  là- 
bas  ,  en  bas. 

Le  bon  Jhesus  dtrroît  on  Bien  amei^ 
Qui  ^a-bas  touH  mort  endurer 
Pour  racheter  l*humain  lignage. 

Tragédie  de  la  Femgeamee  de  /.  C. 
Cabas  :  Un  panier ,  chose  lourdei 


Caable  :  Bois  renversé  ,  abattu  et  pesante  ;  du  Grec /'a6o^>  qui,  sui- 

par  le  vent  ;  l'action  d'abattre  et  de  vaut  Hésychius ,  signifie  non-seule- 

jeter  par  terre  ;  en  bas.  lat.  cabulus,  ment  une  mesure ,  mais  encore  un 

Caableb  ,  chaabler,  chabler:  Cas-  panier  de  jonc  ou  d'osier.  Barbazan 


ier  des  branches  d'arbre ,  détruire , 
couper  ;  abattre  des  fruits. 

Caagb  ,  cahage  :  Droit  pour  l'en- 
trelien  des  ports  et  des  quais. 

Caaihe  :  Lien ,  chaîne^  catena. 

Caasté  :  Continence  y  chasteté , 
pureté ,  innocence  ;  casiitas, , 


dérive  les  mots  cabas  et  cabassei,  de 
cabala  ou  cabbala ,  chose  cachée. 

Cabasseb  ,  cabacer  :  Cacher ,  rete- 
nir indûment ,  tromper,  surprendre , 
subtiliser ,  soustraire. 

Ca  BASSET  :  Casque  ,  armure  de 
tête;  de  caput,  Nioot  le  dérive  de 


Cab  :  Tète  ^chef ,  bout ,  extrémité  ;  l'Hébreu  colia ,  ou  de  r£sp.  cabeza , 

capui.  tète. 

Cabacbitt  :  Ils  volent ,  iU  surpren-  Cab  assu  :  Homme  qui  a  une  grosse 

aent  ;  du  verbç  cabacerJW,  Cabasseb.  tête. 

Cabal  :  Cheval ,  caballus,  Cabat  :  Mesure  pour  le  bled  ;.>  du 

Cabal  ,  cabaou  ^  capal  ,  cote!  ,  Grec  kabos  ;  c'étoit  aussi  le  nom  de 

chatel  :  Capital ,  total  des  biens  ;  ca-  paniers  faits-  en  paille ,  et  avec  les- 

jHtaUs,  \oj.  Chasteis  et  Chastel.  quels  on  alloit  au  marché  ;  en  bai* 

Càbai^mert  :  Entièrement,  en  to-  lat.  cabus.  Voyez  Coffih. 

talité.  Cabatz-babatu  :  Terme  injurieux 

Cabajt  ,  cadaneUe  :  Petite  maison ,  pour  une  femme. 


petite  métairie;  en  bas.  lat.  et  «n 
anc.  Prov.  cabanaria-,  de  tabema. 


Cabag  :  Capital ,  les  fonds  ou  les 
biens  de  quelqu'un. 


198  CAB 

Cabaust  :  Lieu  fermé  de  barreaux 
de  fer. 

Cab|e  :  Vieille  vache  qui  nedoi^ne 
plus  de  lait ,  et  qa*on  engraisse  pour 
tuer. 

Cabkl  :  CheTeu,  barbe,  tuyau  de 
bled  ;  de  capiUus, 

Cab£ladoba  :  Cheyelure. 

CABis,  cabessialy  cabèssié:  Che- 
Tet  de  lit ,  le  côté  où  Ton  met  la  tête 
et  le  traTcrsin  ;  de  caput» 

Cabessal  y  cabèssdou  :  Torchon  , 
chiffon ,  rouleau  qu'on  met  sur  la 
tête  pour  supporter  les  fardeaux 
qu'on  y  a  posés  ;  de  capuU 

Cabîêssiiè  :  Le  dossier  d'un  lit. 

Cabesso  :  Tête  ;  caput  \  d*où  est 
Tenu  caboche  ;  en  Espag.  caheza. 

Cabestbace  :  Droit  seigneurial  en 
usage  en  Provence. 

Cabesteë  :  Un  licol  ^  capistrum. 
Voyez  CflEVECiirE. 

Cabi  :  Serré ,  rangé  ;  de  caUmen- 
ium. 

Cabiliado  :  Chicane ,  supercherie , 
détour,  dispute  ;  cavill4Uio. 

Cabilious  :  Pointilleux ,  railleur , 
chicaneur;  cavillator» 

CARiiiEifT  :  Ordre ,  arrangement  ; 
établissement  ;  cablmentum, 

Cabisgou  ,  cabiscAou  :  Dignité  ec- 
clésiastique,  qui  répond  à  celle  de 
grand  chantre  ;  caput  ckori.  Voyez 
Capiscol. 

Cable  :  Arbre  ou  branche  abattue 
et  rompue  par  le  vent  ou  autrement. 

Cabocrau  :  Mesure  de  grain,  de  sel. 

Cabochade  :  Un  coup  de  tête, 
opiniâtreté  ;  de  caput. 

Caboche  ,  chabogne  :  Tête  dure  , 
homme  sot,  entêté  et  opiniâtre;  de 
caput» 

Cabochieits  :  Séditieux  du  temps 
de  Charles  vi  ,  ainsi  appelés  d'un 
boucher ,  nommé  Caboche ,  qui  ëtoit 
à  leur  tête. 


C  AB 

Cabochov  :  Capuchon ,  ce  qui  sert 
à  couvrir  la  tête. 

Ca BOITE ,  éaboulot ,  cabote  ,  cà^ 
pane ,  chabonne  :  Cabane  ,  hutte  ,, 
maisonnette;  de  catq>onaoxï  capmmap 
qui  pourroit  Tenir  du  Grec  kapanéy 
crèche ,  ou  espèce  de  toiture  ;  en  ItaL 
capanna  ;  en  Espag.  cabana  ;  en  bas 
Bret.  caban, 

Cabobdb  :  Petite  loge  de  pierres 
sans  mortier  ,  qu'on  fait  dans  les 
▼ignés. 

Caboeke  ,  eahoume  :  Sorte  de  ca- 
puchon de  religieux. 

Cabot  :  Chabot ,  petit  poisson. 

Cabouleb  ,  cabosser.  Voyca  CâJt- 
bouleb. 

Caboz  :  Sorte  de  petite  bourse. 

Cabbaou  :  Le  figuier  sauvage  ; 
caprificus» 

Cabbf,  crabe:  Une  chèvre;  co- 
pra y  capella, 

Cabbi  ,  cabrily  cabrit  :  Chevreau  , 
chevrette  ;  c/ï/îr«,  caprea^  capreo^ 
lus;  en  Langued.  cabrilio ,  cabretto , 
d'où  les  mots  cabriole ,  cabrioler  et 
cabriolet ,  petite  voiture  légère ,  qui 
est  en  vogue  à  présent. 

Cabtjckau  ,  cahucel:  Le  dessus, 
le  couvercle  ,  le  faite  de  quelque 
chose  ;  capitulum  ;  en  bas.  lat.  cabu^ 
sellus  ;  en  Prov.  cabuceau, 

Cabuser  :  Tromper,  surprendre. 

Cabuseur  :  Trompeur. 

Par  Cf.  point  pourrez  vous  phiieun 
Amuser  k  perdre  leur  teins; 
Trop  bien  à  d'aucuns  cabttseurs 
Qui  ne  font  que  tromper  les  geni»    * 
"ÏA.  qui  toujours  corne,  sergens , 
Vont  adjoumant  de  lieu  en  place: 
A  ceus  la  je  suis  bien  d*asseos 
Que  pareillement  on  leur  face. 

La  Confession  de  la  belle  Fille» 

Cabussar  :  Plonger  dans  l'eau  , 
•précipiter,  noyer;  en  bas.  lat.  acia- 
bussare. 

Cabussbl.  Voyez  Cabuceau.  . 


V  CiBOsasKy  cabusseur,  cabusswre  : 
Courbure ,  élévation. 

Cabussbt  :  Petit  panier.  Foyez 
C4BAS. 

Çac4,  cacaï:  Ordure,  excrément; 
au  Grec  cacos ,  mauvais  ;  en  Latin 
cacaius  ;  eu  bas  Bret.  cach. 

Çacâblee  ,  cacabrer:  Crier  comme 
)a  perdrix  ou  la  caille  ;  caçabarc. . 
,    Cacalause  :  Escargot. 

Cagalia  :  Le  muffle  de  veau  , 
plante  qui  croit  sur  les  vieilles  mu- 
railles ,  et  le  chervis  sauvage  ;  c'étoit 
aussi  le  nom  qu'on  donnoit  au  bec 
des  anciennes  coiffes  ou  cornettes  ; 
cacaiia. 

Cacarder  :  Terme  imitatif  du  cri 
des  oies.  Voyez  Cagablee. 

Cacau  :  Toupie ,  sabot. 

Cage  :  Trou  d'une  aiguille. 

Cage  :  Chasse  ;  action  de  cbasser  ; 
en  bas.  lat.  chacea,  chasca,  cachia, 
cada^  cassa, 

A  rîMÎr  d'ane  trenchie» 
D*uii  cen  plus  blan»  que  nolf  uegî«. 
Ont  si  bien  trové  la  trace 
Monlt  fn  bonne  et  belle  la  eace. 

Roman  de  Dohpatot. 

Caceor  ,  cacheor,  quaceor  :  Chas- 
seur ,  veneur  ;  cheval  de  chasse. 

Cacer.  Voyez  Cachier. 

Cageries  :  Lieux  de  chasse ,  lieux 
propres  à  chasser. 

Et  de  TÎgnobles  bien  cargies 
Da  TÎriers  et  de  caceries» 

Roman  de  DoloDotos ,  parlant 
de  la  ville  Je  Mantoue, 

Cacbe  :  Incursion ,  course  sur  une 
lerre  ennemie ,  poursuite  en  justice  ; 
et  coffre ,  cassette.  Voy.  Cachier. 

Caghecoul  :  Fichu  9  mouchoir  de 
col.  Eabelais ,  liv,  i,  chap,  /3. 

Cachefer,  cacheffés  :  Levier. 

Cache LET  :  Masque ,  suivant  /{a- 
hélais,  Uv,  i ,  chap*  tS* 

CACBBJiEVT  y  çachéement  :  En  ca- 


C  A  q  199 

çbette»  f  ecrètement  ;  action  de  cacher. 

CTaghemuseu  :  Petit  chou ,  mor- 
ceau de  pâtisserie. 

Caghekez  :  Petit  masque  de  ver 
lours  ou  d*étoffe  fine  ,  que  les  damés 
po^toient  pour  conserver  leur  teint* 

Cacher  :  Se  blesser  ;  et  percevoir^ 
lever ,  exiger  un  droit. 

Caghi^reau  :  Cartulafre ,  papier- 
terrier  ,  baillif  ou  secrétaire  gardien 
des  Chartres  ;  en  bas.  lat.  cacherellus. 

Cagheris  :  Droit  de  chasse  ;  ac- 
tion de  chasser. 

Cagheure  :  Blessure ,  plaies 
-.  Cachier,  cacer,  chacher,  quas^ 
ser  :  Chasser,  aller  à  la  chasse  ;  pour- 
suivre,  agiter ,  expulser ,  renvoyer  ; 
quassare.  Barbazan  le  dérive  i\e  cal- 
care;  en  bas.  lat.  caciare ,  chaciare^ 
d'autres  étymologistes  le  font  venir 
de  captare.  Le  roi  Artus  voulant  ré- 
tablir une  ancienne  coutume  d'ADf 
gleterre ,  dit  à  ses  chevalier^  : 

Lî  Rois  à  ses  Barons  a  dît  .. 

Qa*U  Touloit  le  blanc  eertcachifr 
Por  la  costume  renliaucliier. 
Monsiguor  Gauvain  ne  plot  mîe 
Quant  il  ot  la  parole  oïe. 
Sire  ,  fet-il,  de  ceste  eace  > 

H  anroJs  tous  ja  ne  gré  ,  ne  grAc^ 
Kous  savons  bien  trcsiot  pieça 
Qael  costume  le  blanc  cerf  a  ; 
Qui  le  blanc  cerf  ocire  puet , 
Par  raison  baisier  li  estuet, 
La  plus  bêle  à  quanqu*il  cort. 
Des  puceles  de  Tostre  cort; 
Mais  en  porroit  renir  rooU  grant 
Rrror.  A  il  çalans  cinq  cens 
Damoiselles  de  hait  paraigea 
FiUes  à  Roi  gentis  et  saigea 
Ne  n*i  a  nul  qui  n*ait  ami 
Cheralier  Taillant  et  hardi 
Qui  tost  desrainier  la  roldroît 
Ou  fust  à  tort,  on  fust  à  droit 
Que  celé  qui  li  atalente 
Krt  la  plus  bêle  et  la  plus  gente. 
Lî  Rois  respont  ce  sai  ge  bien 
Mais  porce  nel  laîrrai  jo  rien; 
Mais  ne  puest  estre  contn>(lite 
Parole ,  guisque  Rois  Ta  dite. 

Roman  dJSres  et  tTEnide. 

4 


%oo  CAD 

Câchikr  :  Chasser,  mener  les  bes- 
tiaux au  pâturage. 

Cachofle  :  Artichaut ,  plante  po- 
tagère. 

Câghoieb  ,  chassoire  :  Fouet  à 
pousser  les  chevaux;  ce  mot  est  en- 
core eu  usjige  en  Picardie. 

Cacuonin  :  Oiseau  qui  n*ose  pas 
sortir  de  son  nid ,  et  par  métaphore, 
homme  foible  et  puéril. 

CiCHouMATE  :  Tirelire;  boite  où 
Ton  enferme  de  Targent,  et  qu'on 
n'ouvre  qu'après  un  certain  temps. 

Caclutee  :  Publier,  proclamer. 

Cacou  :  Terme  injurieux  en  basse 
Bretagne. 

Cacoute  :  Coup ,  tape. 

Cago-zelle,  cacozele  :  Zèle  in- 
discret, ardent,  peu  réfléchi;  mot 
▼enu  du  Grec  KMciç  et  ÇvAtf . 

Cacque-teippes  :  Chausse-trappes 
qui  se  mettent  dans  un  gué  de  ri- 
vière ,  pour  en  empêcher  le  passage 
à  la  cavalerie 

Cacumin B  :  Sommet ,  faite ,  cime , 
élévation ,  comble  ;  cacumen. 

Cad  :  Chute ,  action  de  tomber , 
de  renverser  ;  de  casus. 

Cadastre  :  Registre  de  la  taille; 
capitularium ,  de  capitado» 

Cataule  ,  cadole ,  catloule  :  Le 
loquet  d'une  porte  ;  en  Prov.  ca- 
daoulo, 

Cade,  coda,  coda- us  ,  cad-un  : 
Chaque, chacun. 

Cadeau,  cadeie ,  cadelie  :  Jeune 
chien;  de  canis ;  en  Prov.  cadelar, 
cadelas. 

Cadeaux  :  Traits,  omemens  d'é- 
criture et  de  dessin  qui  entourent  la 
plupart  des  manuscrits;  de  catena  ; 
en  bais.  lat.  catellum, 

Caokfaut  :  Échafaud;  cadqfàlus. 

Cadeiea.  Voyez  Caiére. 

Cadel  ,  ehâdele  :  Jeune  chien. 
fojf.  Capbav. 


CAF 

Cadelbb  :  Tracer  des  cadetmr,  àe$ 
lettres  capitales. 

Cadeler  ,  cadeleir,  cadelier,  dut» 
deler,  chasdeler  :  Conduire ,  emme- 
ner, enchaîner,  enfermer  ;  atpiieiare, 
de  capuL 

Et  mande  à  AUxandre  qn^ll  ckadele  les  gril» 

Roman  d Alexandre^ 

Cadenau  :  Cadenas ,  petite  serrure 
qui  se  met  au  bout  d'une  chaîne  ;d» 
CiUena, 

Cadeitb  :  Chaîne,  chaînon ,  anneau 
de  chaîne  ;  catena  ;  en  ProT.  cade^ 
nou  ;  en  £sp.  cadena, 

Caoeu.  Voyez  Cadel. 

Cadieee  ,  cayelle,  cayer  :  Siège  y 
chaise.  Voyez  Caiéee. 

Cadin  :  Grand  plat,  jatte,  écnelley 
Tase;  cadus,  catinus. 

Cadole.  Voyez  Cadaulb. 

Cadoun  ,  cadun,  cascun  :  Chacun» 
chaque ,  tout  le  monde. 

Cadee  :  Cercle^  cadran;  quadra- 
tus,  quadrans, 

Caouckateue  ,  caduceour  :  Dé- 
puté ,  envoyé ,  ambassadeur,  héraut 
d'armes  ;  caduceator, 

Caelit  :  Châlit ,  bois  de  lit. 

Caehe  ,  caenne  :  Chaîne  ,  lien  ;  eO" 
tena;  caenne  s'est  dit  aussi  d'un  quai. 

Sarratios  lor  vîorent  encontre ,  et  le*  pri- 
sent et  les  menèrent   derant   le   Sondan ,  si 
Vtn  fissent  présent  de  tout  leur  STOtr  ,  U  Son- 
dan  les  enroya  en  ses  prisons  luiex  àtcaents» 
Homan  du  Qnens  de  Ponûùeu. 

Caesté  :  Chasteté  ,  continence  , 
innocence,  pudicitc  ;  castitas. 

Cafard  :  Flatteur ,  hypocrite  ;  en 
Turc ,  ca/ar  signifie  un  renégat.  Ni- 
cod  le  dérive  de  l'Hébreu  cappha  ^ 
couvrir;  Leduchat  sur  Rabelais,  iiv.  i, 
chap.  I ,  du  Latin  cappa,  manteau  oii 
robe  auquel  le  capuchon  tient. 

Cafarote  :  Antre ,  caverne. 

Caffee  :  Ce  mot  se  trouve  dans 
Gautier  de  Coinsi ,  liT.  u  «  chap*  1^4 


Poccftnon  â*nii  gentilhomme  qm  tna 
le  fils  de  son  frère,  et  en  accusa  nne 
Impératrice  exilée ,  qui  étoit  gouver- 
nante de  cet  enfant.  Étant  devenu  lé- 
preux, et  cette  Impératrice  faisant 
des  miracles,  il  eut  recours  à  elle 
pour  sa  guérîson,  mais  elle  lui  dit 
qu'il  ne  pouvoit  Tobtenir  à  moins 
qu'il  ne  déclarât  tons  ses  crimes  ;  en 
Àet,  il  ne  fut  guéri  qu'après  l'aveu 
général  qu'il  fit  de  ses  forfaits.  Bar- 
baxan,  duquel  j'emprunte  cet  arti- 
cle ,  croit  que  ce  mot  (  et  cela  est  pro- 
bable) signifie  un  bouc  ;  de  caper,  par 
le  changement  fort  ordinaire  du  p 

Tant  par  ett  lais  qnM  nVtt  hom  Tii, 
ll*ea  doie  aToir  peor  et  hide  , 
Tona  ses  pechics  for»  Tomecide 
A  rcTelez  et  detcourers 
lA  Coffre  pourris  et  cnirers 
Dont  Oiex  la  dame  a  si  rengi^ , 
Que  vert  H  ont  la  char  men||[té 
£t  les  lefîres  dnsqnes  es  dens. 

Cagarkl  :  Sorte  de  poisson. 

Câgaeieb  ,  cagan'eur  :  Visage  ou 
grimace  d'un  constipé. 

Cacâ-savgue  :  Flux  de  sang ,  dis- 
•enterie  ;  eacado  sanguinis. 

Cage  :  Espèce  de  filet  pour  pécher. 

Cageois  :  Villageois  y  paysan.  Ni- 
rod  dit  qu'il  s'est  dit  pour  ctisois;  de 
€€ua. 

Cageolee  :  Jaser  comme  un  oi- 
seau en  cage ,  endormir  quelqu'un. 

Cageolee  ,  subst,  :  Babil  ,  bavar- 
dage ,  caqueterie,  indiscrétion. 

Cageoleur  :  Babillard ,  qui  amuse 
par  son  babil ,  trompeur  ;  de  cavea. 
Voyez  Gaiole. 

Caoete  :  Boite,  petite  cage;  capea, 

Caohaed  :  Encognure ,  lieu  mal- 
propre, tel  que  celui  où  logent  les 
chiens  ;  de  canis. 

CAGFAanîEE ,  cagnard,  cagneux  : 
Paresseux ,  poltron ,  fainéant ,  Uehe. 


Cagke,  tagm'e:  Un  chien,  une 
chienne. 

Cagneux  :  Qui  a  les  jambes  comme 
celles  d'un  basset  à  jambes  torses  ;  et 
au  figuré ,  paresseux ,  fainéant ,  men- 
diant ;  de  canis. 

Cagot  :  Ladre,  mesquin  ;  nom  des 
Sarrazins  qui  restèrent  en  Gascogne 
du  temps  de  Charles-Martel. . 

Cacoteeie  :  Vilenie ,  avarice. 

Cagots  :  Habitans  du  Béarn  et  de 
quelques  parties  de  la  Gascogne  , 
méprisés  et  haïs.  On  nomme  aujour- 
d'hui cagot ,  un  dévot  outré  ,  un 
bigot ,  un  hypocrite ,  un  tartufe. 

Cagoule  :  Soutanne  ,  froc  de 
moine. 

CAHAEii  :  Droit  pour  l'entretieB 
des  ports  et  des  quais. 

Caheee  ,  cahocr:  Chandelle,  bou- 
gie ,  flambeau. 

Cahikbe.  Voyez  Cai^ee. 

Cahs  :  Navire ,  vaisseau ,  bâti- 
ment ;  en  bas.  lat.  gatus. 

Cabuet  :  Espèce  de  bonnet ,  par- 
tie de  Taumuce  qui  couvroit  la  tête. 

CÂBVETTE^cahueiie:  Maisonnette, 
petite  cabane  ;  casa. 

Cai  ,  prononcez  cai  :  Tomba, 
tombé. 

Cele  nnît  ala  li  pères  derant  et  li  fieoa  ak 
après  ,  tant  qu*il  vinrent  à  le  tour,  si  coas  li 
•os  sages  qnida  entrer  dedens'  et  marcha 
arant ,  lors  caï  en  le  candiere  dessi  à  la  gorga. 

Roman  des  sept  Sages  de  Borne. 


Cai  :  Quoi  ;  quid. 

Fille,  dist  la  mère,  TÎenls  ta  ooTrer  par 
mon  conseil ,  certes  dame  oil  ;  jo  te  loe  don- 
qiies  fait  la  mere  que  tu  assaies  ainçois  ton 
baron  d*aucane  chose ,  dame  dist  cele ,  voleii- 
tiers ,  et  de  eai  porrai  je  le  assaicr ,  dist  celle  ; 
fiUe ,  je  te  le  dirai. 

Boman  des  sept  Sages  de  Rome. 

Cai  ,  lisez  c^ai  :  Que  j'ai ,  qu'aL 
Caians,  caiens  ^  il  faut  lire  ça- 
ùriu  .*  Icirdedant ,  céans;  htc  intiu» 


oofi  C  A  I 

Caiavs  :  Chien  ;  cams» 

Job  fut  simples  com  ans  algnîtof 
Job  fu  siges  com  li  eaiaus 
Qui  tous  tans  siut  au  ilalr  sa  proie. 
Roman  de  Charité,  stroph,  ai 4* 

Catbôde  :  Cabane  ou  pe^te  hutte 
faite  ayec  des  pierres  sans  mortier  ni 
plàfre. 

Caie  :  Tranquille,  en  repos;  quietus, 

Vcnna  qui  ne  cessoît  de  rire , 
Ne  ne  se  pooit  tenir  cois , 
Tant  par  estoit  jolivn  et  gaie. 

*  Roman  de  la  Rose ,  vers  x993ql 

CaIBLLER.  ^/>^rzCADELKB. 

C  A I E  &  :  Chandelle  ,  flambeau  9 
torche. 

Cai^ee  ,  cadeire  ,  cadlcre ,  en- 
Jùere  ,  chaiere  ,  chayere  ,  cheyre  y 
chjrre  :  Chaire ,  chaise ,  fauteuil  ;  ca- 
thedra;  en  bas  Bret.  cadoerj  cador, 

Caicr  :  Toile  pour  prendre  les 
sangliers ,  espèce  de  filet  ;  de  cavea, 

Caicnole  ,  caignon  :  La  nuque  du 
€ol  y  chaînon ,  parce  que  la  nuque 
ressemble  à  un  chaînon  ;  de  caiena. 
On  dit  encore  populairement  le  chi- 
gnon. 

Caile  :  Étable  à  brebis ,  bergerie. 

Cailhol  :  Une  pie ,  ou  autre  ani- 
mal des  deux  couleurs  blanche  et 
noire. 

C41LLER  :  Chasser  aux  cailles  »  sif- 
fler les  cailles. 

Cailler  :  Se  prendre,  se  réunir; 
€oa^iare. 

Cailler  ,  caillier  :  Vase  à  boire  , 
-verre  ,  tasse  ,  gobelet  ;  machine  à 
prendre  les  cailles ,  et  appeau  qui  en 
contrefait  le  cri. 

Cailles  :  Écailles ,  ardoises  ;  squa- 
mœ ,  squamulœ. 

Caillet  ,  caillette  :  Fou ,  stupide , 
niais ,  cré<lule ,  imlx^cille. 

Caillette  ,  caillot  :  Le  ventricule 
des  bœufs ,  des  veaux  et  agneaux ,  et 
ce  qui  y  est  contenu,  dont  on  fait  la 
présure  pour  faire  cailler  le  lait. 


CA( 

Caillsur  :  Chasseur  et  sifflenr  dte 
cailles. 

Câïi^IjOS  y  cailioel ,  caillouei  :  £§- 
pèce  de  poire  qui  est  remplie  de  gra- 
meleaux  ou  de  petites  pierres ,  et  qui 
n'est  bonne  que  cuite. 

On  de  tartres  on  de  flaons, 
On  de  fromages  angeloas. 
Qu'aussi  est-ce  nioull  b«I  jouel , 
Ou  la  poire  de  caillouei. 

Roman  de  la  Rose. 

Ou  de  tarte«  ,  on  de  flaons , 
Ou  de  fromages  i*n  glaons , 
Qn*aasinc  est-ce  molt  bel  joel« 
Ou  la  poire  de  cailheL 

*  Roman  de  la  Rose ,  vers  laiSg. 

Caillos  :  Caillou ,  espèce  de  piec- 
res  ;  calculas» 

CAmxvD^iCaimandeur:  Mendiant , 
celui  qui  truche ,  qui  gueuse. 

Caimander  :  Gueuser,  mendier; 
par  interversion,  de  mendicare ;  en 
Prov.  caima ,  languir  de  misère. 

Caimaitdkrie  :  Gueuserie, paresse, 
fiction  de  demander  Taumène. 

Cain  :  Blanc  ;  candidus. 

Caine  :  Le  repas  du  soir ,  le  sou- 
per ;  cœna, 

Caint  :  Ceinture  ,  écharpe  ;  de 
cinctus, 

Cair  :  Chariot  ;  carriis, 

Caire  :  Visage  ;  cara  ;  en  Espag. 
cara.  Voyez  Chère  et  Chierk. 

Caire,  cair,  cazë:  Tomber,  cheoir; 
cadere.  ^ . 

Cairel  :  L'affût  et  le  tr»t  d'une 
arbalète.  Voyez  Carrel. 

Cairilieiro  :  Trou  par  lequel  on 
lançoit  des  flèches.  Voy,  Archiere. 

Cais  ,  lisez  cais  :  Il  tomba  ;  coûtes, 
vous  tombâtes. 

Et  por  ce  dist  la  rois  *  quant  entre  tfti  et 
'aascteus  estijez  el  lit  là  où  vous  caïstes  pasmé. 

Roman  du  S.  Graal,/hl.  3$. 
Cais  :  Quasi ,  presque. 

Caissote  :  Casserole  ,  poêlon ,. 
plat. 


C  AI^ 
.  CâilTUBS  :  Le  comté  et  la  TiUe  de 
Caslreft  ;  Ceutrum. 

Chvnw ,  ctùpt^,  caideu  j  cai^  9 
caidu  y  ccdtivié  y  cet^fg  cetis ,  chai" 
thUi  ehaitiff  chaitis,  chaitiu  y  ckti^ 
tif  y  cheùfy  chety,  quaitif  y  quedf  : 
Captif,  prisonnier,  malheureux,  in- 
fortuné ;  captiviAS  ;  en  ProT.  et  en 
Langued.  ccùtiou  y  caitious ,  caltius  , 
caiùvo;  en  ItaL  cattiwo. 

Ardent  ers  viles ,  U  famée  en  îm!  * 

Jjt»  proies  ctcent  *  si  ont  ces  vilaios  pris  , 

Les  mains  loiés  les  eomalne  c/iaitis. 

Bonum  de  Garin  des  Loherens,/oL  14,  r"*. 

Caitivaison  ,  caitiue  y  caitiveté , 
coitivison ,  caidvoison  :  Peine ,  tour-^ 
ment ,  affliction ,  misère ,  captivité  ; 
captipitas. 

Pins  chîer  enst  à  racater , 
Ses  gens  qui  erent  en  prison  , 
.Et  erent  eacaicwison. 
Entre  les  mains  as  Sarrasins. 

L'Ordene  de  Chevalerie, 

Caive  :  Caverne,  loge ,  tannière, 
cage  ;  cavea* 

Gier  fu  li  nrs  fors  laissiez  de  la  cawe  :  U 
ooeis  emptis  et  comrous  ,  requist  lo  Teske , 
is  sodainement  obliat  sa  cnieiteit. 


DicU,  de  S,  Grégoire ,  liv,  3 ,  cA.  11. 

Dimiuus  iiaque  ttrsns  ex  cavra  est:  qui  ac- 
centua et  conciius  episcopiim  petiit ,  sed  su- 
hitè  suœ  feritatis  oblitms  est. 

Càjus  ,  lisez  ça-jus.  Voyez  Jus. 
Cal  :  Durillon ,  peau  épaisse  ;  cal- 

Eus, 

Calabee  :  Machine  de  guerre  pour 
msaiéger  les  places. 

Calabrief  ,  calahrin  :  Carabin  , 
sorte  de  troupe  légère. 

Calaorio  9  caladrius:  Espèce  d*oi- 
teau  assez  singulière. 

CaladriMu  est  un  oisiaz, 
Sor  K>z  autres  corteis  et  beaus, 
Antrcsi  blanc  corn  la  neis, 
Moult  par  est  cist  oiseaus  corteis. 
Aucune  feîs  le  trouve  Ten 
El  puis  de  Jerusalbem 


CAL  ao3 

• 

Quant  bom  est  en  grant  maladte 
Que  Ten  desespeir  de  sa  rie. 
Donc  est  cist  oisel  aporté; 
Se  il  deit  estre  conforté 
Et  trespasse  de  ce  1  raalage 
L*oisel  lî  tome  le  Tisage 
Et  treit  à  sei  rcnfermeté; 
Et  s*il  ne  deit  avoir  santé 
L*oiseI  se  tome  d*antre  part 
Ja  ne  fera  Ters  lui  regart. 
n  signifie  sans  error 
Jésus  Criz  nostre  sauveor 
Qui  onques  neires  peines  n*ot 
Eins  fn  tout  blanc ,  si  com  li  plot 
Qui  nous  a  guéris  par  4a  mort. 

Le  Bestiaire» 

Calamau  :  Écrîtoire,  étui  à  mettre 
des  plumes  ;  calamaria  theca* 

Calamat,  Ckandelour:  I^  fête  di» 
la  Purification  de  la  Sainte-Vierge; 
de  candela, 

Calamën  :  Silence  ;  an  figuré ,  scm- 
litude.  l 

Calamistrer  ,  halamistrer  :  Fri- 
ser, mettre  des  cheveux  en  boucles*, 
ajuster;  calamistrare,  ' 

Calamiteux  :  Misérable ,  malheu- 
reux ,  infortuné  ;  calatmiosus. 

Calancaoe  ,  calnngi  ,  calenge  > 
calonge  f  Contradiction  ,  dispute  , 
contestation  ,  concurrence  ,  opposi- 
tion, empêchement;  calumnia, 

m 

Mes  dis  maudis  hf\  noux  trahist 
Par  bel  parler  nous  esbaliist, 
Noos  n*i  savons  mctre  calonge 
Par  tant  biaus  dis  nous  Avaïst , 
N*est  home  en  ses  las  ne  ca'ist. 

Miserere  du  Reclus  de  Moliem,  strophe  x  16. 

Calanoage  (aller  en):  Aller  en 
maraude  ,  aller  chasser  ou  dérober 
sur  les  terres  d^autrui. 

Calanger  ,  calenger  ,  calen^cr  ^ 
calongery  calongier  :  Calomnier,  ac- 
cuser, disputer,  blâmer,  refuser, 
contredire,  demander,  assigner,  s*op- 
poser,  être  en  concurrence  ;  calujn- 
niare.  Ces  mots  n'ont  jamais  été  em- 
ployés dans  la  signification  de  louer , 
faire  plaisir,  ainsi  que  Tont  dit  Borel 


fto4  CAL 

et  l*antenr  du  Glossaire  da  Roman 

de  la  Rose. 

Tous  les  pliu  grans  et  let  mlnenrt 
PArtoîent  à  rlcbetse  grant  honeors» 
Cliatciiot  si  Tapeloient  m  dame. 
Et  craiguoit  comme  riche  famé  , 
Tons  te  mettent  en  ton  dangier , 
Et  b  veut  cafccun  calanger, 
Boman  de  la  Bote ,  parlant  de  la  richesse. 

Vassal ,  prins  estes ,  point  n*j  a 
Da  destoumer ,  ne  dû  dépendre , 
^^^e  Jay  pas  dangier  de  toi  rendre  ; 
Quant  plus  Tolentiers  te  rendras , 
Tant  pîostost  à  mercy  vendras, 
n  est  fol  qui  maine  dangier 
Ters  celui  qui  doit  calengier 
Et  quil  convient  à  soploier. 

Boman  de  la  Base ,  le  Dieu  d'amour 
parlant  à  Vamant, 

Calah t  :  Sorte  de  bateau,  chaland. 

Calate  :  Jatte  ,  Tase  de  bois  ;  ca-^ 
léUhus, 

Calbobitk  :  Conrbé. 

Calbostais  :  Petite  caisse  de  bois 
qui  sert  à  serrer  un  marteau  et  des 
dons,  ou  autres  choses  semblables. 

Calcable  ,  eaiquable  :  Difficile  à 
faire ,  à  passer,  suivant  Borel  ;  il  n'y 
a  pas  réfiëdÉ,  c'est  le  Latin  calcahi- 
lis ,  lieu  où  Ton  peut  marcher  ,  il  n*a 
pas  d'autre  signification  dans  la  Chro- 
nique de  Hainault ,  où  en  parlant  des 
rivières ,  l'auteur  dit  qu'elles  étoient 
guëables  ,  et  que  l'on  pouvoit  les 
traverser  â  nied  ou  à  cheval. 

Calcia  :  jDe  la  chaux  ;  catx, 

Calciace  :  Droit  pour  l'entretien 
<des  chaussées  ;  cetlciatus, 

Calçon  :  Caleçon, haut-de-chausse; 
ealcis  summum. 

Calculbux  :  Qui  est  rempli  de 
pierres ,  graveleux  ;  calculosus. 

Cauievx,  Caldien,  Caldtcu  :  Chal- 
déen,  habitant  de  la  Chaldée. 

Et  Aran  monisl  devant  Tliaré  son  pîere , 
en  U  terre  de  sa  oaissanuce ,  en  Ur  citée  des 
Caldeux.  BièL  kisC,  Genèse,  cA.  z  i , 'vers,  aS. 

MortuusfUê  est  Aran  antè  Thare  patrem 
mtnm ,  in  terra  natmtatis  sua  in  Ur  Chal- 
chroniiB» 


CAL 

Cale  ,  ealctte ,  cole  :  Une  calotte  , 
un  bonnet  d'enfant  et  un  ornement' 
de  tête  ;  de  calantica  ou  de  callus. 

Caled  :  Dur  ;  callus, 

Calel  ,  calen  y  caleou  :  liampe 
carrée  et  à  queue. 

CalîêndIou  :  Grosse  bûche  desti- 
née à  être  brûlée  la  veille  de  Noël ,  et 
qui  étoit  pour  le  peuple  une  occasion 
de  superstition. 

Calenuos  :  La  fête  de  Noël. 

Calendbe  ,  calandre  :  Oiseau , 
espèce  d'alouette  plus  grosse  que 
l'alouette  commune,  et  dont  le  chant, 
beaucoup  plus  fort ,  diffère  de  celui 
de  l'alouette  simple  :  cette  espèce  est 
très-commune  à  Lyon.  Barbazan  dît 
qu'il  croit  que  la  calandre  n'est  antre 
chose  que  la  cigale ,  à  cause  de  ton 
chant  ;  mais  nous  pensons  qu'il  se 
trompe ,  parce  que  la  cigale  n'imite 
pas  les  oiseaux,  tandis  qu'on  apprend 
à  la  calendre  et  même  à  l'alouette 
simple ,  à  les  imiter. 

Le  rossignol  adonc  s*efforee 

De  chanter  et  de  faire  joie  ; 

Lors  s'évertue  et  se  rejoie , 

Le  papegault  et  la  calendre, 

Bùman  de  la  Base, 

F.n  nng  lien  aToit  rossîgnaux  ^ 

Et  puis  en  Tautre  papegaux  » 

Si  avoît  ailleurs  grans  flavelle^,. 

DVstorneaux  et  de  torterelles ,. 

De  chardoneaux  et  d^arondeUei, 

D'aloetes  et  de  lardelles. 

De  pinçons  et  d*autres  o  jsiUoDS  » 

Faisant  d*arbres  leurs  pavillons  ; 

Calendres  i  eut  amassées 

Kn  ung  autre  lieu  qui  lassées 

rîe  fussent  de  chanter  envis. 

Borna»  de  la  Boseï 
Incontinent  que  Tiscontin  mourut , 
Son  Aroc  entra  au  corps  d\ine  calandre  : 
Puis  de  plelu  vol  vers  le  Roy  s>n  courut-, 
Encor  un  coup  son  service  reprendre  ; 
Et  pour  mieux  faire  à  son  maistre  compren^Ere^ 
Que  c*est  lujHnesme,  et  qu*il  est  revenu, 
Comme  on  Touit  parler  gros ,  et  menu , 
Contrefaisant  d'iiommes  geste,  et  faconde» 
Ores ,  quUl  est  calandre  devenu , 
U  contrefait  tout  les  ojseaox  du  monde. 

Marot-,  Epigramme  de  Visconwtk. 


CAL 

Calenes  :  Nom  qu*on  donnoit  ea 
Ihrovence  au  1 5  de  décembre. 

Caleiice  :  Débat  ,  contestation , 
plainte  au  criminel,    ^ojres  Calân- 

OAGE. 

Cale!CG£  :  Prisonnier  ,  détenu. 
Voyez  CnALoîf GEAHT ,  Chalenoeo&« 

Calevoéb  :  Prise  de  corps. 

Cale  NOS  a,  caiengier  ^  cciloigner  , 
thalenger,  chalonger  :  Blâmer ,  cen- 
surer ,  reprendre ,  quereller  ;  en  Nor- 
mandie, ce  mot  signifie  barguigner; 
calumniare.  Voyez  CALAHOBm. 

Calbitoie  ,  chalangCy  chalonge  : 
Débat  ,  contestation,  querelle;  en 
Ims.  lai.  callengia,  de  calumnia. 

CALEoass  :  Dissimulés  ,  trom- 
peurs. 

Caler  :  Se  taire,  se  cacher,  se 
modérer ,  s*appaiser  ;  en  langued. 
#r  cala ,  se  taire. 

Calette  :  Sorte  de  bonnet. 

Calevbes  :  Fourbe ,  trompeur , 
dissimulé ,  hypocrite. 

Calez:  Calais,  \ille  de  France; 
Calesium. 

Calibistei  :  Parties  naturelles  de 
la  femme. 

Calibuenb  :  Nom  de  Tépée  du  roi 

ArtUS.  f^OJ^^3ËSCALIBO&. 

Caligineut  :  Ténébreux ,  obscur, 
sombre  ;  caliginosus, 

CALiGiirosiTi  :  Obscurité;  de  ca-^ 

ii'gO. 

CalignaÎas  ;  Galant,  amoureux; 
àegallus,  coq,  dont  on  connoit  la 
courtoisie. 

Caliyalt  :  Charivari. 

CALLABaEM£5  :  Connivcuce. 

Calleicge  :  Demande  formée  en 
justice. 

Calliqubs  :  Espèce  de  sardines. 

Calminer  :  Crépir,  enduire. 

Calobe  :  Vêtement  long  sans  man- 
ches ,  sorte  de  manteau  qu*on  met* 
loit  pir-dessas  un  habiu 


CAL 

Caloir  :  Importer  ;  colère. 


2o5 


Seignor  ,  dist  Catoiu ,  tenons  nont ,  car 
par  famé  perdrons  ooos  s'amour,  Seignor, 
distMarkes,  que  tous  paot  co/oÂr,  s*U  no 
TOUS  sert ,  je  tous  scnrirai  mieux  {{n*ll  n% 
feroit.  Roman  de  Mark  Coton, 

Calomitieux  :  Triste ,  fâcheux ,  né- 
buleux ;  calumniosus, 

Calor  ,  ccUeur  :  Chaleur  ;  calon 

Le  frons  et  U  pis  li  sentirent 
Qui  point  d'alnine  n*i  troverent  * 
Mais  qn^un  pou  de  C€dor  avoit , 
Entor  le  pis  qui  se  movoit. 

JKoman  de  Dohpatoi, 

Calor  ,  lisez  c* alors  :  Que  à  leur* 

Calos  :  Trognon  de  chou ,  de  sa- 
lade ,  branche  dépouillée  de  ses  me* 
nos  brins  ;  caulis, 

Calounier  :  Valet  de  paysan,  de 
fermier. 

Calour  :  Chaleur ,  feu  ;  calor» 

Calphaoeur  :  Calfateur,  celui  qui 
calfate  un  vaisseau. 

Calquablb  :  Rivière,  montagne, 
lieu  facile  à  passer.  Voyez  Calcable. 

Calquas,  carcas  :  Carquois;  en 
bas.  lat.  carcaisnum. 

CiLs-QE  :  Quiconque. 

Caltbb  :  Draperie. 

Calu  :Vue  courte  et  basse,  myope; 
de  cali^o, 

Calu  G  :  Louche. 

Calumphib  :  Fraude ,  chicane ,  ca- 
lomnie; calumnia. 

Calumpnier  :  Querc^ller,  dbpu- 
ter;  calumniare • 

Se  cil  qui  mi»t  le  serement  sur  l'autre ,  ne 
l*en  quitte  et  Tne  Jnrra  pas  de  calumpnier . 
l'en  ne  li  doit  pas  doner  aucion  ;  car  birn  si 
gart  cil  qui  choisi  à  aroir  le  serement  qui 
n*aur4  pas  avant  de  calumpnia ,  qift  fist  sem- 
blant que  cil  It  Tosist  pardonner. 

Mss,  de  la  BibL  ïmp,  n'^  8407. 

Calvaguettb  :  Service  militaire 
à  cheval. 

CALViiffSR ,  calvanisr  ;  Valet  qui 


'2<i6  C  A  M 

sert  à  enlever  les  gerbes  de  bled  du 
champ  pour  les  entasser  dans  la 
grange,  ou  pour  les  mettre  en  meule. 

Calvaudine  ,  cahairiene  .•■Perru- 
que et  tête  chauve  ;  de  calvus  et  cal" 
variusy  montagne  sèche  et  aride. 

CiLYBSGS ,  calvicCf  calvitie  :  Qua- 
lité d'être  chauve  ;  calvities. 

Camahev  ,  tamahier  :  Camaîèu  ; 
en  bas.  lat.  camahotus. 

Camail  ,  capmail  >  'ventaiUe  :  Ha- 
billement de  tète,  visière  d'un  cas- 
que ;  en  bas.  lat.  ciuncdlûs  y  de  capuU 

£  gardau  qu*il  capmail  faîtz  bMar  per  me- 
«ira. 

.  Que  votre  eamaîl  ne  soit  al  trop  large ,  ni 
trop  serré,  et  qa*îlkOtt  lacé  bien  juste. 

Poésies  prov.  Mss,  d'Urfé,  pièce  980 , 
foL  14c ,  coL  a ,  K^p 

Cambage  :  Brasserie  ,  lieu  où  Ton 
fait  la  bière;  droit  qui  se  lève  sur  la 
bière  ;  en  bas.  lat.  cambagium, 

Cambe  :  Brasserie. 

Cambgevr  ,  camhiador  :  Chan- 
geur ,  agent  de  change ,  banquier. 

Cambi  ,  cambis:  Change ,  échange  ; 
cambium. 

Cambiador  ,  catnbiaire  :  Banquier, 
chargeur,  troqueur;  et  au  figuré, 
volage ,  inconstant. 

Cambi ER  :  Brasseur  de  bière,  f^oy. 
Cambage. 

Li  sages  arer  qni  la  tour  denst  garder  y 
ala  estaut  entré  ens,  il  trouva  les  deux  pis, 
et  «'.iperçut  quW  avoit  osté  du  trésor.  11 
Tint  en  sa  maison,  ai  prist  une  caudicre  à 
cambier,  grande  ,  parfunde  et  lée  ,  si  le  mist 
en  terre  desuus  le  pertuis ,  puis  fist  quérir  de 
la  plus  fort  glus  et  de  la  poix. 

AoNum  des  sept  Sages  de  Rome. 

Camiouler,  cabosser  y  cabouler, 
chabocer  :  Laisser  tomber  la  vaisselle 
d'argent  ou  d'ctain ,  la  bossuer,  et  se 
donner  réciproquement  des  coups 
Sur  la  tête,  lorsque  l'on  se  bat  à 
coups  de  poing. 

C AMBAE  :  Chambre  ;  caméra,  parce 


C  A  M 

que  les  plafonds  étoient  voûtés  ;  en 
Prov.  cambro. 

En  celé  cambre  un  lit  avoit 
Qui  de  paile  aomés  estoit  ; 
Moult  par  ert  boins  et  ciers  li  pailea. 

Rom.  de  Flore  et  de  Blanche  Flore, foL  248. 

Caicbaelage  ,  cambrelaige,  Yoy. 
Chambellagx. 

Cambrer  :  Voûter  y  courber  \  ca>' 
merare. 

Camb&esiite  :  Mousseline  de  Cam.<- 
brai  ;  camercacensis» 

Cambrette  5  kanbréte  :  Petite 
chambre. 

Cahbhieh  :  Chambrier,  camërier , 
maltre-d'hôtel  ;  officier  claustral  d'ab- 
baye ;  camerarius. 

Cambrt  :  Voûte;  caméra. 

Cameill  :  Sorte  d'armure  de  tête. 
Voyez  Camail. 

Camel  ,  camcau  ,  cameou  :  Cha- 
meau ;  camelus  ;  du  Grec  kametos  ; 
eu  ]tal.  carnelo. 

Camelin  ,  cameUne ,  camelline  : 
Espèce  d'étoffe  de  couleur  brune; 
camelina.  Ce  mot  avoit  encore  une 
autre  acception  suivant  ce  pastoge 
cité  par  Borel  : 

Il  faut  dcnx  saussiers  foumissans  toute  ver- 
dure ,  pour  faire  sausste  et  cameline. 

Estât  des  Officiers  du  Roy, 

Cahie  ,  camione  y  camions  y  ca- 
mise  :  Chemise;  brouette  de  vinai- 
grier ,  boite ,  coffre  ;  camisium,  et  ca- 
miUurn  ;  en  Basque  Camisa  ,  à  Ca- 
hors ,  Camio;  en  Prov.  camias ,  ca- 
mizo^  camisolo.  Voyez  Chainse. 

Caminaue  :  Chambre  à  cheminée. 

Camih E  :  Toile  claire  et  fine  qui  se 
fabriquoit  en  Turquie, 

Cahitïolr  :  Se/i  lier,  passage  étroit. 

Camisade  :  Attaque  qu'on  faisoit 
par  surprise  à  la  pointe  du  jour  ou 
pendant  la  nuit 


C  A  M 

^  Camise  :  Chemise  et  sorte  d'habil* 
lement. 

Camoca»  :  Étoffe  fine  faite  de  ])oil 
de  chameaa  ou  de  chèvre  sauvage  ; 
en  bas.  lat.  camoca  y  camucum. 

Si  oui  ceulx  qui  de  camelos 
SoDt  vestus  et  de  camocas. 
Qui  dîent  qa*ilz  font  ad^ucu. 
Mais  pourUat  n«  le  sont  Uz  mye. 

PatheKn, 

CAMoisié  :  Couvert  de  plaies. 

Camoisiee,  camoisseir,  catïioisser  : 
Préparer  une  peau  comme  celle  d*un 
chamob. 

Camosé  :  Ciselé. 

Campa  NE  :  Cloché  ;  carnpana  , 
ainsi  nommée ,  parce  qu'elle  fut  in- 
ventée en  Campanie;  d*oii  campa- 
mer,  clocher. 

Cam PAïf  ELLE ,  kampanette  :  Son- 
nette ,  petite  cloche  ;  campiineUa  , 
campanula»  Voyez  Campeitele. 

Campaniee,  campanié  :  Sonneur 
de  cloches,  carrillonneur  ;  campana- 
rias  ;  en  Langued.  campaniëraz, 

Campaeot  :  Potiron. 

Campaet  :  Droit  de  champart. 

Campas  :  Terrein  en  friche ,  lande , 
pelouse  ;  campus. 

Cam  PAU  :  Le  dessus  de  Técaille 
d'une  tortue. 

Campelet  :  Petit  champ  ;  cam^- 
pellus. 

C  AM  P£if  AET  :  Clocher;  de  campana, 

Camp£?c£Le  ,  campancUe :  Cloche; 
tiampana, 

Ll  Crestifn  s^en  aperçurent;  si  firent metrc 
rois  de  fort  (il  au  travont  du  flim  ,  et  y  aroU 
campeneUs  et  barclie»  eittablies ,  que  ti  tu&t 
coiiuue  le»  campeneles  souooivnt ,  il  aluieut  là 
et  ocioi«*ut  ou  prenoieut  ccaus  et  ce  que  ii 
portoient. 

Continuât,  de  GttilL  de  Tjrr,fQl  38?. 

Campestee  ,  campiestre  :  Terrain 
inculte  et  agreste ,  lieu  champêtre. 

Cam  PI  É  :  Messier  ,  garde  d'un 
champ  \  campcu\ 


C  A  N  ÎI07 

Campicee  :  Camper,  tenir  la  cam- 
pag^ne. 

Campis.  Voyez  Champi. 

Camuré  ,  cainurié,  camurus  .*Très- 
voùté,  cambré,  fait  en  arc;  ciuneratus, 

Can  :  Un  chien  ;  canis. 

Can  :  Un  champ  ;  de  campus. 

Can ABASsiÉE ,  canabasseur,  cam" 
iMzilf.* Tisserand,  marchand  de  toiles; 
de  cannabinus;  en  anc.  Prov.  can^ 
diaire. 

Canabe  ,  hanabe  :  Chanvre  ;  can- 
nabum  ;  en  bas.  Lat.  camiba  ;  en  Ital. 
canapa  ;  en  Prov.  canabou  ;  en  bas^ 
Bret.  canab, 

Canabieee  :  Chenericre,  lieu  rem- 
pli de  roseaux;  cannabeturn;  en  Prov. 
ccuuibiëirou  ;  en  bas.  lat.  canabaria  ; 
en  baè  Bret.  canabec, 

Cananeux,   Cemanesfus  :  Chana- 

néens ,  habitans  de  la  terre  de  Cha- 

naan. 

Et  cogne  il  venlisent  en  celé  terre ,  Abram 
•Vn  Taist  la  terre  tant  que  al  noble  raal  :  Cd- 
naneux  adecertek  furent  en  la  terre. 

BibL  hist.  Genèse ,  ch,  xa,  'vers.  5,6. 

CUm^ue  ntenissent  in  eam  ,  pertransivii 
Abram  terram  usque  ad  locum  Sichem,  usçue 
ad  convaf/em  iUustrein  :  Ciiauauasus  auuifi 
tune  eràt  in  terra. 

Canaoulo  :  Long  gâteau ,  dans  le- 
quel  on  ne  mettoit  point  d'œufs ,  et 
qu'on  mangeoit  en  curéme. 

Canaein  :  L'oiseau  appelé  serin  , 
ainsi  nommé  parce  qu'il  est  origi- 
naire des  lies  Canaries;  canaricnsis 
passer. 

Canastel  :  Panier ,  corbeille  ;  crt- 
nistrum  ,*  du  Grec  kanistron  ;  en  bas. 
lat.  canastellus  ;  en  Prov.  canastelo  ; 
en  Ëspag.  canasta  ;  en  IXaX.canestor; 
en  bas  Bret.  canastetly  buffet ,  vase , 
Taissellc. 

Canaveea  :  Roseau;  en  Prov. 
mod.  eanaèero. 

Canax  :  Canaux  ,  ruisseaux  ;  eu* 

THiieS. 


y^ 


do8  CvA.N 

Canbassbr  :  Examiner  avec  soin. 

Cancan  :  Plainte ,  bruit ,  lumulte; 
faire  un  grand  bruit  de  quelque 
chose  ;  de  quamquam, 

Caicckler  ,  canceUer  :  Annuler 
un  «crit ,  le  barrer  par  des  traits  de 
plume;  cance/lare,  du  grec »iy«^'{v. 

Cancellation  ,  cancelare  :  L'ac- 
tion d*annuier  des  écritures ,  lignes 
qu'on  tire  sur  un  acte  pour  l'an- 
nuler. 

C  AN  CEE  :  Boiteux ,  boiteuse. 

Canchrl  ,  cancel,  chanceau  :  Clô- 
ture ,  enceinte  de  murs  ,  balus- 
trade ,  treillis  ;  cancelU;  en  bas  Bret. 
caeL 

Canchelre  :  Balancer,  chanceler. 

Cancres  ,  canchies  :  Avant  que  ; 
formé  de  ainchois» 

Cancionaiec,  canchionaire  :  Li- 
vre de  cantiques  ou  de  chansons  ; 
canticorum ,  cantilenarum  liber, 

Cancoile  ,  cancoire  :  Vu  han- 
neton. 

Cançon  ,  cancÂon  :  Chanson ,  can- 
tique ;  de  canUcum ,  et  non  pas  de 
cantus  sonus. 

Konquet  eaneon  ne  fis  jour  de  ma  Tie , 
6e  «ire  amors  ne  m*enteigna  avant. 

Gaste  Braies. 

Canconade  :  Pelite  chanson,  chan- 
fonnette. 

CANçoNAiEK  :  Compositeur  de 
chansons,  chanteur. 

Candé,  condéy  cognac  :  Confluent, 
embouchure  de  rivière  ;  condate. 

Canuelaike,  candelier,  chande^ 
labre  :  Candélabre ,  chandelier  ;  can- 
delabrum;  en  Prov.  candeiié, 

Candelx  ,  candaile  :  Chandelle  ; 
candela, 

Candeleuse.  Foyez  Calamat. 

C  AN  DELIEE  ,  condcleur  :  La  fête 
de  la  Chandeleur. 

Cakx  :  Ordre ,  mesure  »  règle  t  mo- 


C  AN 

dèle ,  rôle  d'impositions ,  regbtft  f 
tarif,  bâton  à  marcher;  c€Mon» 

£s  tens  li  rois  TîrrI  «  li  pères  de  mon  anrc 
avoic  faite  la  demaodise  del  cane  en  Sicile  air 
ja  repairoit  en  Lonbardie. 

Dial.  de  S,  Grégoire,  AV.  4,  eh.  3o. 

T%eodonci  régis  temporîhus,  paier  toeeri 
met  in  Sicilia  exactionern  canonii  egorat,  o^ 
çue  jam  ad  luUiam  redibat. 

Cane  (la sainte):  Les  saints  canons. 

Canebassiee  ,  canesfossier  :  Mar-* 
chand  de  toiles.  Voyez  CANABAsnxm* 

Canéghies  :  Avant. 

CàNEL  :  Tuyau  de  roseau,  trame  ; 
canna ,  casnus;  canal ,  lit  de  rivièrey 
canalis, 

Canélie  ,  canet  :  Une  cannaie  » 
lieu  planté  de  roseaux  ;  canetum , 
casnus;  en  bas.  lat.  canecium. 

Caner  :  Foirer  comme  les  canes  , 
faire  ses  besoins ,  se  décharger  le 
ventre;  de  cacare. 

Canes  :  Blancheur  des  chevenXy 
cheveux  blancs. 

Après  parla  li  secons  sages ,  cil  ne  fu  trc^ 
grans ,  ne  trop  petix  ,  atn:»  fu  de  riche  forme 
et  de  bonne  taille ,  si  furent  ses  cevex  meDea 
de  canes ,  si  que  U  blans  pasaoient  li  noir. 
Roman  des  sept  Sages  de  Rome, 

C  AN  este  AU ,  canesùauy  caniestau  : 
Echaudé ,  sorte  de  légère  pâtisserie  ; 
corbeille ,  panier;  canistellus ,  de  ca^ 
rdstrum, 

Canet  ,  caneton  ,  canette  :  Jeune 
canard  ;  d'anas  ;  eu  Prov.  caneio. 

Canetee  :  Se  dandiner  en  mar- 
chant ,  marcher  comme  les  canards. 

Caneviéee  :  Chenevière  ,  lieu 
rempli  de  roseaux. 

Ca.neynes.  Foyez  Cani^lix. 

Cangeoue  :  Changeur ,  banquier. 

Cancier  ,  canger  :  Chan^^er ,  faire 
échange ,  transformer  ;  cambUtre. 

Cani  ,  canU  :  Lieu  où  Ton  élève  et 
nourrit  les  chiens  de  chasse. 

Canibote  :  Chenevotte  >  le  tuyau 
du  chanvre. 


C  A  N 

CtKiB  :  Ancien  vilement ,  espèce' 
de  robe.  Ou  disoit  toucanie  ,  lou- 
^MtmiUe ,  toaquenie ,  stfuenie ,  turca- 
mie,  et  tunjueme ,  pour  yétement  à 
netlre  sons  ou  sur  la  tanie. 

CiilissA ,  canitio ,  caitissou  :  Lam- 
Wls  ,  garniture  en  roseaux  ;  claie 
pour  1m  ver»-à-soie  ;  canaeut  i  en 
£ip.  cam'io. 

CsHlSTKE  ,  canestreux  :  Corbeille  , 
panier,  manne;  canistrum. 

Et  II  ncilrc  dci  pfilann  Tîit  ipH  II  ugr- 
■CBl  «ponDt  le  Boingc  n  diit  :  rt  \to  \i  un 


lanal  »  U  poiriac  cl  \tt  dihiui  de  cco 
aiU.JlUt.G*^lhe,clulp.^a,■».t6. 

CinivATC.  f^Ojrei  CàNlBiSSIEK. 

CaNitkl  ,  canivet  :  Pelît  canîf, 
jwtit  couteau. 

CtaiviLLE  :  Chemise. 

Ci,nniviiix  :  Gros  paves. 

CsNO  :  Mesure  qui  l'^toit  plus  lon- 
fne  que  l'aune  de  Paris  ;  canon.  On 
a'en  est  servi  loug-temp»  en  Pro- 

Cmoovm ,  canone ,  chanone:  Cha- 
n<Hnc  ;  canomcus  ,  du  Grec  canon  f 
CD  anc.  Prov.  canoniyke, 

CiRoi  :  Grand  panier  d'osier  ;  ea- 


CiHotsiB,  camMjt^  .■  Cliapitre  de    P*"" 


CAiioi.it  :  Trachée- a rtère ,  canal  de 
la  respiration  ;  canalit, 

CinoLE  :L'oi  du  coude, le  radius; 
canne ,  roseau  ;  canalis. 

Cahok  ;  Loyer,  cens,  redevance; 
et  flAte ,  chalnraeait. 

Caboncé  :  Le  revenu  d'un  canO' 
nicat. 

CAHOMiKaB  :  Embrasure  pour  pla- 
«er  une  piic«  d4  caatin. 


C  AN  sog 

CaMot,  canote  :  Canard, canejuRa/. 

Cir  l'inia  EoIUa  M  Itoaitt  tante. 

Le  pDiirccI  mtiaible  et  b  tnt!e ,  \ 
Quini  jikii  K  wiUc  et  plni  >'eiibii«, 
TiDt  U  pluiil  plu  ri  liel  U  boé, 
£0  fiepi  CI  CD  bunrblrr  habile. 
Qui»  mille,  qoiw  délite, 
Kd  l'ordebot  de  luiarF, 
(Jiii  »ii  cu«  i  |.lDTige  et  H  cnr*) 
Bien  (Il  lembL-ble  ■  la  canou, 
Qai  tout  jour  bimrbe  et  baurbote. 
Gautier  Je  Coiaii ,  Ur.  1 ,  cA.  33. 

CsHnuaOA  :  Etre  reçu  ou  admis  i 
la  dignité  de  chanoine  ;  ainour^n. 

Canouroo  :  Église  de  chanoines , 
ou  consiruiie  par  eux. 

Cadq,  ckonque  :  Le  nombre  cinq  ; 

Cakbiou  ;  Champ  arrosé  par  des 
ruisseaux  (  campus  im'gaui. 

Cass:  Chiens,  piur.  decan;  ca- 
nes; champ  ,  campagne  ;  campus, 

Li  cuntrér  fu  brie  (I  riche  ri  pleotiniM 


yWe-Uordoiùm,  Ma.fiÀ.ii. 

Carsalaiie  ,  carnsalade  :  Chair  de 
porc  ,  viande  salée  ;  de  camariuin  et 
sal;  en  anc.  Langued,  cantalado  ;  en 
Langued,  mod.  c'est  un  nom  propre 
de  lieu  qui  répond  à  rampas  satinas. 

Caht  :  Combien, çuonniwt; quand, 
lorsque,  quandà. 

Dookei  eau  li  sllm  periiteni ,  «  •«  rt- 


MoralesdeS.  t>igoin ,/ol.  U,  F'. 
Liv.  Je  Jnh. 

Cant  '.  Chant,  action  de  chanter  ; 

F.l  >i  nom  racnale  li  hriloire  que  Ampliron 


qni  C>l  I*  cilé  d'Alhi 

BÏr  Inpierrri  n  \r  iiiiiripD  »  u  noaceur  oe 
un  cani ,  G^rmt-i-dire ,  pir  tri  boiae»  parolekr 
Bruntttalatini,  Trtior,  liv.  3. 
Cahtabrukb  :  Flacon  plein  de  vin 
que  les  paysans  du  midi  emportent 
lorsqu'ils  vont  au  travail  ; 


aïo  C  A  N 

rus ,  dn  Grec  kantharos  ;  en  bas.  lat. 
€antabrum, 

Cantae  :  Absoute,  service  pour 
les  morts  ;  de  cantarc, 

CàiTTABKL ,  cantarelo  ;  Chanteur, 
chanteuse  ;  cantator y  cantatrix,  C^é- 
toit  aussi  le  nom  de  la  première  corde 
du  violon ,  autrement  appelée  chan- 
terelle. 

Cautatours  :  Révoltés  ,  brigands. 
Voyez  Brabançons. 

Cantkcin  :  Incontinent  ,  tout 
Aussitôt,  sans  retard,  à  l'instant. 

Cantée  :  Sorte  de  mesure. 

Cantel  :  Quartier,  morceau,  por- 
tion de  quelque  chose. 

Ganter  :  Chanter  \  cantare. 

Un  des  EDglès  qui  ot  tcus 
Tos  les  Normans  rcs  et  tondus, 
Cuida  que  tôt  proToire  feusMOt 
Et  que  messes  conter  peussent. 

Roman  du  Rou,foL  a3a. 

Cantbrme  :  Sorte  de  sortilège ,  de 
maléfice. 

Canti  ,  cantié ,  cantjré  :  Cantonné, 
qui  est  dans  un  lieu  à  Tabri  de  toute 
insulte. 

Cantoin  ,  qnanton  :  Canton ,  coin, 
angle  d*une  maison  ,  ou  d*une  rue  ; 
de  quantum  ;  en  Prov.  cantou. 

Cantonniers  :  Femme  prostituée, 
débauchée  qui  arrête  les  passa ns  au 
coin  des  rues. 

Cantorbie  ,  Cantorbille  :  Cantor- 
bery  ,  ville  d'Angleterre,  capitale  du 
comté  de  Kent  ;  Cantuaria. 

Hues  de  Cambrai  conte  et  dist , 
Qni  de  ceste  œvre  rime  fiiit 
Qu*en  reTe«cliié  de  CatitorbUle , 
Ot  un  Englès  à  une  ville , 
lUchet  liom  estoit  à  grant  force. 

Fabliau  de  la  MtUe  honte.   ^ 

Cantorie  :  École  de  chant ,  lieu 
•à  Ton  chante  ;  de  cantor, 

Cantu ARix ,  chantrerie  :  Bénéfice 
it  chantre. 


CAP 

Cand  ,  chanu  ,  chenu  :  Qui  a  le» 
cheveux  blancs  ;  canus  ;  en  bas  Brel. 
can.  Dans  le  Lyonnois,  on  appelle 
canu ,  canut  les  ouvriers  en  soie  ,  à 
cause  des  petits  fuseaux  qu*ils  em- 
ploient ,  et  qui  se  nomment  cannetes» 

Canvre  :  Prononciation  picarde 
pour  chanvre. 

Caoursin  :  Le  pays  de  Cahors. 

Caoitssamenta  :  Chaussure  ;  cal^ 
ceamentum, 

Caoussicauo  :  Foulé  aux  pieds  ; 
calcatus, 

Caoussigar  :  Fouler  aux  pieds  ;  et 
parlant  des  animaux ,  ruer ,  regim- 
ber ;  calcare. 

Caouzar  :  Persécuter.  Voyez  Ca- 

CHIER. 

Caouzar  :  Chausser,  mettre  des 
bas,  des  souliers,  des  bottes  ;  calceare. 

Caouzas  :  Souliers  ,  chausses  ;  àm 
calceus. 

Cap  :  Tête  ,  sommet ,  faite ,  com- 
mencement ,  bout ,  extrémité  ;  ceiput* 

Capagk  :  Capitation  ,  tribut  im- 
posé par  tête  ;  en  bas.  lat.  capagium  , 
de  capitatio  ;  en  anc.  Prov.  capdjhe. 

Capank  :  Maisonnette, cabane;  en 
bas.  lat.  capana.  Voyez  Caban. 

Capas  ,  copas  :  Grosse  tête, bonne 
télé  ;  de  caput  :  il  est  opposé  à  ca- 
pet.  Voyez  ce  mot, 

Capatrou  :  Sorte  de  chaperon. 

Capdal  ,  capdau  :  Chef ,  seigneur, 
nom  de  dignité  ;  de  caput, 

Capdalat  :  Titre  sous  lequel  oa 
possède  un  bien  ,  une  terre. 

Capdet  :  Cadet,  puiné,  cftdet  de 
famille,  jeune  gentilhomme,  par  op- 
position à  cap^ostal,  Tainé ,  le  chef 
de  la  maison. 

Cap-d*hohi  :  État  et  condition  des 
personnes. 

Cap-dueil  ,  cap'deulh  :  La  prin- 
cipale maison  d*un  domaine  ,  d^un 
fief ,  tour  seigneuriale  »  qpi  appar- 


CAP 
tùnt  k  l'aloé  pur  précipot  ;  de  capi- 
taHum ,  en  bas.  lat.  capdoliutn. 

CirE  :  Gros  manteau;  decapeiia, 
parce  que  l'étofTe  étoit  de  poil  de 
cbévrc,  fo/M  CiBiH  et  Cbipb. 

Ctre  ;  Conduit  d'ean  ,  canal. 

CAPmcKua  :  Voleur,  recors  ,  aide 
de  sergent  ;  de  capeisere. 

CirEL,  oBpcùu ,  cappel ,  chapel: 
Chapeau;  capidulum  ;  enb.  Br.  cabeU. 
loIuaBct  qui  drelo  pourcel 

El  m*  dicict  point  <chI  pour  >eu 
Jamait  ne  AieM  uid  pour  tCfrl. 
PoËPt  lU  fanlt.dîiw  u&g  beau  ojsel , 
MftU  TOdi  dîrei  mig  bet  ottau. 

C'en  bien  diet  no  ptthi  mortel , 
Cul  Haï  dicl  Bn  peclij  morlfan. 
Dictri  lool  briD  cliippuu  roDucaa 
Saut  dire  bel  capptl  ronuel, 
rabri,  ArtdeRhélor.  liy.  :t,fal.  SS ,  f". 

Capelah,  capclant  :  Pritre,  clia- 
pelain ,  abbé  ,  enfin  toute  sorte  d'ec- 
clésiastiques séculiers  ;  capellanut. 

CtPELiBiE  .-  Chapelle  ,  bënénce 
ciinple  ;  en  bas.  tal.  capellania. 

Capelet  ;  Chapelet;  petit  chapeau. 

Càpelihb  :  Chapeau  de  forme 
basse  et  de  petit  bord  que  portoient 
les  gens  de  basse  condition ,  comme 
-valets,  paysans,  messagers; chapeau 
de  fer  à  l'usage  des  soldais  ;  et  lam- 
brequin que  les  chevaliers  portoient 
sur  leurs  tétet  :  homme  de  capeiine, 
homme  hardi ,  résolu  ;  capelÙna  ;  en 
ProT.  capelino, 

Capslieice  :  Espèce  de  casque, sr- 

Capelle.  T'o/ei  Cipblehib. 
CtPiLLBN  ,  co/^e^n/i.  ^.  Capzlsk. 
CspBLncBE  :  Chaperon;  deco^^^. 
Capbkok.   Voyei.  CatPBBON. 
Câpbt  ,   copet  :  Télu  ,  opiniâtre  , 
petite  tète  ,  petite  cervelle  ;  de  caput. 
Capeteb  :  Vexer,  tourmenter. 
Camaolb  ,  capieuf  :  Chapeau. 


CAP  -    ail, 

CiPiDK^,  capidiet  :  Vaseï  sacrés 
pour  les  sacrifices  ;  ce^do  et  capis* 

Capilaibb  :  Scapulaire. 

CàvirLOBisTE  :  Qui  blanchit  les 
cheveux ,  qui  concerne  les  cheveux  ; 
capiUant. 

Csptoi.  :  Chef,  capitaine  ;  capitaUs, 

CiPtscoL,  capiscQn:  Maitred'écolC) 
doyen  d'un  chapitre,  grand-chantre; 
caput  scholœ. 

CiPiTicB,  capiuùnage  :  Cens  dA 
au  seigneur  chaque  année  par  ses 
hommes  de  corps  ;  capitatio  ;  en  bas. 
lat.  capitanagium. 

CspiTiiK  :  Gouverneur  ,  capi- 
taine ,  commandant  ;  en  bas.  lat.  ea- 
pitaneus  ;  de  caput. 

CAPiTâLii  ;  Entrepreuear  ,  fer- 
mier; de  capitaUs. 

CAPiTKiu  ,  capitau  ,  capitel  :  Ca- 
pital ,  bien-fonds  ,  avoir  ;  couverdet 
le  haut ,  le  faite  ;  capitaUs ,  dectyiut. 

Capitei.e  :  Chapitre  ,  iieuoùs'a»- 
sembloicutleschanoinesellesmoines. 

Capitol  :  Le  point  principal, cha- 
pitre ,  aisemblt^  des  principaux  ha- 
bitant d'une  ville.  Fojct  Cap-dubil. 

CAPtTOLiEK  ,  capituleur,  capitul- 
lier:  Capitoul ,  échevin. 

Mettre  son  chapeau 


CiPiTocL  :  Lieutenant  de  police, 
ou  consul  de  Toulouse;  de  capiM- 
lum  et  capitutariui. 

Capi.e  ,  capieit  :  Combat  à  l'épée. 

De  dan  i  ol  griDt  Isnctîi 

Et  de  lancei  grnnt  bontpis 

F.l  d'ïip^ei  granl  capieïs. 

Koman  du  Brut, 
~'   CspLoiEE  :   Combattre  ,   frapper 
avec  l'épée  ;  capulare.    Voyez  Caa* 

Cappe  :  Chappe,  chaperon ,  capu- 
chon ;  voAte  ;  capidum  ,  eappaf  au 
bas.  lat.  eapidulitm. 


319  CAP 

CivrrxiitcE  :  Armore  de  tête ,  es- 
pèce de  casque. 

CiPPiLAiBB  :  Scapnlaire ,  habit  de 

CirpiTi-K  :  Chapitre;  de  capttulum. 
Cappitulieh.  f'qrez  CipiToLits. 
CiraiFOLE  :  Le  chèïre-feuîlle ; ca- 

CiPiiiMiiT  :  Pouls  ému  comme 
celui  d'une  chèvre  ,  ou  dont  les  pal- 
-Mtions  en  imitent  le  saut  y  capri- 
tatu  paltus. 

Clpsb  :  Boîte  de  forme  ronde  ; 
cassette  ,  coffre  ;  capta. 

CiPiÉiLE,  capsule  :  Etui,  four- 
Man,  petite  boite,  petite  cauette; 
eapsala. 

CiMiHE  :  Poignée  de  grains  ,  an- 
tant  que  la  main  en  peut  contenir, 
iorte  de  mesure. 

CïFsooL ,  capsou  :  Druit  dû  au 
seigneur  sur  le  prix  de  la  vente  des 
biens  qui  relèvent  de  lui. 

<:iPsoos  :  Sorte  de  rente ,  en  ma* 
liére  de  fief. 

'  CiPTjii.,  capital,  captau  ,  ehap- 
tat  ,  cliaplel ,  ckatal  ;  Capitaine  , 
rhef  ;  le  gouverneur  des  marches,  des 
limites ,  des  fronticrei  qui  sont  les 
marf^es  d'un  Etat;  captai  de  buU, 
chef,  capitaine,  commaiidant  dcshabi- 
tans;  capitalisi  en  anc.  Prov .  chataou, 
captaou  ;  en  Prov.  mod.  capouUé. 
Vtrt  It  Captif  de  Bnt  i'fo  Ht  «n  ritour  nit , 
r^  itnti  I»  BlrODt  n  Clif  Tatiert  gPDIil  : 

Ot  ton  iinW  Capital, 


Etei 


«ll«  lin 


Dci  TiHeii 

de.  Fi 

ruToii  qui  fi 

iTFDl  Kignarii 

Et  de»  *iri( 

>i  det  ADRloi 

,doDtiedi> 

D'<iii«F>rti 

(  et  a: 

lut»  Ca  le  d 

Kl  TitaoïDl 

.  n..m  de  tr 

imbïlrc  Mlil 

B^t^wM» 

dder 

oo\lmt  et  dr  batam  l'iliii 

l'iulrc  deuu 

t  Ui  prit  florii 

Vie. 

it  Birtnmi  du  Gueiclm. 

Captii 

LIÏK. 

,  eaptalor 

.'  Frrmier 

leur. 

.  débiteur 

i  captator. 

CAR 
CiPTÂTioN  :  Rose ,  artifice ,  rfr- 

cherche,  empressement ,  industrie, 
application  ;  captatio. 

CspTEin  :  La  protection  ,  la  dé- 
fense qu'un  seigneur  doit  ■  ses  va*- 
saui ,  droit  que  les  vassaux  patent 
au  seigneur  pour  la  protection  qu'ils 
en  reçoivent  ;  en  bas.  lat.  captemum. 

CiPTRK  :  Captiver,  prendre,  re- 
chercher ,  poursuivre  ;  captare. 

Ca?tioiihek  :  Mettre  en  prison. 

Caftivehik  ;  Esclavage ,  priaon  ; 
de  capdvare  et  capUvitai$  en  bas.  Ut. 

Capucions  :  Capnchon,  habille- 
ment de  léte  ;  d'oii  est  venu  le  mot 
capucin.    Voyet  Cappe. 

CAQueniH  :  Cabale , conspiration. 

Caquebabekc  :  Hareng  en  caque. 

Caquesancue  : Dys^euierîe.  Voyet 

Caqdeux  ,  raquim  ;  Hommes  qui 
étoient  regardés  et  traités  comme 
Juifs  en  Bretagne. 

CAQnin  ;  Caque,  petit  tonneaa. 

Cab  :  Chair,  viande  ;  caroj  et  char) 
chariot ,  charrette  ;  carrut. 

Cab  (au)  :  Au  coin  ,  à  l'angle. 

Caba  :  Mine,  visage.  Voy,  Chkbb 
et  Cbiebe. 

Caba  :  Cilice. 

En  cara  i  en  rënfrèici  hr  pfnèdënM. 
/n  cilicio  tt  cintre  agert  paniltattam. 

Cabafrach  ;  Brisi'-léte;  ancien 
nom  des  fourches  patibulaires  de  Hf- 
me»  ;  formé  de  cnra  exfrango. 

Cabaie  ,  caraufle,  caraux  i  Es- 
pèce de  soriilëge  ;  billet  écrit  en  ca- 
rnet ères  raagi<(ues. 

CiBAHEi.  :  Chalumeau,  tn^an  de 
paille  et  instrument  de  musique  ;ca- 
lainus  ;  en  bas.  lat.  calameltus. 

Cabakemtbakt,  careine-prenant , 
earetmcnCrant  ',  carmantran  ,  ear~ 
mentran  :  Le  carnaval  ;  le  inardi- 
giras}  homme  de  poiUc  qn'on  pro- 


C  Aft 

pienoit  dam  les  rues  le  mercredi  des 
cendres;  en  ba*.  lat.  eartmentrmt- 
luit  ,  carmentranas  :  on  dUoit  aussi 
earnivora  ,  cariticapium ,  pour  le 
jnardi-gras  ,  ti  canuprivium  ,  pour  le 
temps  de  carême. 

Cakamot  :  Salico(|tte ,  crevette. 

Cabatk  :  Caractère,  air, mattièrei 
tharaeieri  du  Grec  x'^f'""- 

ÛABAuaa  :  Ri'Jouisunce, plaisir. 

CasAUDEB ,  karaudcr:  Se  réjouir, 
■  amuser  ;  du  Grec  chairo. 

Cakaudf.sse  ,  caraulde  :  Sorcière, 
qui  a  le  visage  défiguré  j  de  cara, 
«ÏMge  ;  eu  Lang.  carcto ,  un  matcgue. 

Cabbasks  ,  earbaiiet  :  Voiles  de 
navire;  âecarbata. 

Cabbe  ;  Clianvre  ,  lin  ;  carbasus. 

Cabborcle,  carboucle  :  Sorte  de 
mbîs,  pierre  précieuse  ;  carbuaculus. 

CAaBonnACE(  droit  de)  :  Droit  de 
prendre  ou  faire  dans  une  forêt  le 
charbon  dont  on  a  besoin;  ctu^nana. 

Cabbohréi  :  Charbonuée,  mor- 
ceau de  chair  grillée. 

Cabbouh  :  Charbon;  carbo. 

Cabboiinbi.  :  Le  bled  niellé  ;  de 
caràiUKutatio. 

Cabcailleb  :  Imiter  le  cri  dei  cail- 
les ,  appeau  pour  les  cailles. 

Cabcaibe  :  Ëperon. 

CABCAXonssB  :  Machine  de  guerre. 

Cakcah  ,  careA/jM ,  charchant  : 
Collier  ou  chaîne  de  pierreries  que 
les  femmes  portoient  sur  la  gorge  ; 
careannwn ,  carchesiux  laqueus. 

Cabcas  ,  carcaize  :  Carquois  ;  en 
bas.  lat.  earcaissum;  en  lui.  car- 
cauo  ;  en  £sp.  carear. 

CA,Bci,  carce  :  Une  prison  ;  career, 

CABCEI.I.IBB  ,  carvcA'er  .- Geôlier, 
gardien  d'une  prison  ;  carcerarim. 

CARr.uiBB ,  eareier  :  Chercher,  de- 
naader  ;  quterere.  Foyez  Cabcek. 


IMUa  Ju  raoin  Jfirv. 

Cakciovk  :  Artichaut ,  chardon. 

Cabdaigrz  ,  cardée  :  Carde ,  c6tes 
de  plantes  potagères  ;  cardaut  ;  en 
Prov.  cardo;  en  Lyonn.  cardon. 

Cabdino  ,  cardonncreul  :  Char- 
donneret, oiseau  iCar^/ueZiV;  en  Lyon. 
c/utdrilloni  enpTo\. mod.cartlouniWo. 

Cabuonal  ,  cardonacl,  cardonox, 
chardtMal  ;  au  plur.  eartionaux  : 
Cardinal  ;  eardiitalis. 

tnaocral  l'ApoitolF  miodâ  bd  uiat  Iiom* 
Fouk»  qu'il  preiclia«t  dci  crûi»  pour  t^no-* 
torilé ,  et  aprù  i  »Taîi  un  tïtn  Canlonari 
nuiilT»  Picrroa  de  Cap»  cn>»ii. 

FUlfBardouin,  Ma.  foL  i. 

CinDOHZTTE  ;  Artichaut  épineux, 
dont  la  fleur  sert  à  cailler  le  tait  ; 
carduui  ;  en  Prov.  cantous. 

Cabr,  carre  :  Visage,  fi^re,phj- 
aionoroie.  ^ojez  Chibii. 

Cabée  :  Le  charroi ,  la  voiture, 
charretée;  en  Prov.  care ,  carèçh i 
en  bas.  lat.  carea. 

Cakée  :  Droit  de  voilure  que  Je* 
vassaux  dévoient  à  leur  seigneur  \ 
eu  bas.  lat.  eareum. 

Cabel  :  Lampe  portative  à  queue. 

Carelle  :  Querelle, dispute, dis- 
en  ssion  animée. 

Caeesmehtbaht,  caresmfprenant  .* 
Le  mardi- gras,  le  premier  diman- 
chede  carême.  Fb/.  Cabameutkaht. 

Cabetoh,  careàer  :  Charretier; 
eu  bas.  lat.  careltarius. 

Cabfov  :  Heure  de  la  retraite  , 
qu'on  annonçoit  le  sotr  avec  une 
cloche  ;  le  couvre- feu. 

Cinoifa  ,  cargier,  carguer  :  Chato 
ger  ;  cargare  et  caricare. 
De  11  flotc  qui  fo  li  gnnt . 
Et  d<  Il  gtDt  dont  il  al  liai , 
ni  M  qa«  deoi  b^  prrilliri 
N*  Mi  H  fuml  trap  MfyHb. 

Amuk  4u  Bon  .fit.  a3i. 


si4  CAR 

Cascuk  :  Charge,  fardeau  ;  en  bai. 
Ut.  cargia  ;  et  charge  ,  imposition , 
redevance. 

CiniACE  :  Grosse  toile,  serpiliêre , 
canevas  et  cbarrni.  royei  C^t.it.. 

CAEiiini   ;   Train  de  grand   sei- 

CïKiBÂRi:  Charivari,  tiolamarre, 
tapage  ,  grand  tumulte. 

CnKiF.H  ,  caroier  :  Voilnrier ,  char- 
relie 


duire,  charrier  j  ce  mot  s' 
de  carder. 

El  Do>lr«  Sire  drmiutra  bici 
■idicr  ■  U  noitrr  gcnl  ,  cxr  oo 


CAR 

Caiwilenekt  ,  carnelemenl  : 
Charnellement  ;  carnaUler. 

CiRnALEn  :  Tuer  du  bétail  pour 
M  consommation. 

CARRr. ,  carme  :  Charme  ,  arbre 


cametz  ,  car- 
niaur- ,  earniar ,  carnot,  quarniau , 
quarma,-r  :  Créneaui  ;  ouvertures 
ménagées  dans  l'épaisseur  des  mars 
pour  tirer  sur  l'ennemi  ;  en  bas.  lat. 
quarnellus. 

Quiiiii  II  conu  d«  Japlic 


u  tri  miâin 


it  bien 


rllle-Hardouin,  Mu./o/.  ÎS. 

CtKion  :  Le  diiîéiue  de  la  dixme 
qu'on  donnoit  à  celui  (]ui  la  eondui- 
soit  à  la  grange  du  décimateur. 

Cahitatif  ,  can'tatii-e  :  Charitable, 
en  bas.  lai.  caritaHcrius  ;  en  anc. 
Prov.  caritadié ,  caritadout. 

CmiTé  :  Le  vin  du  marché. 

Cabiteii  ,  carité  :  Charité  ,  con- 
frérie ;  chantas. 

Uaii  partial  kc  eariieU  ni  [dinicii  d«  la 
loi,  il  gardai  lol«  la  loi  en  l'amur  de  D.u  et 
del  prormr.      S.  Grégoire,  iiy.  3 ,  fil.  iH- 

Caklih  ,  car//  .-  Petite  monnoie 
qui  étoit  en  usage  dans  la  Navarre 
et  le  Bigorre. 

CtKME  :  Versification  ,  poème  ; 
Carmen;  en  bas  Bret.  carm  ,  garni  ; 
muni  Carme,  le  mont  Carmel ,  motis 
Carmrluf. 
Carmàcié  ;  Cruel ,  brutal. 
CAEnAL,  cam  .-  Chair,  viande; 
temps  où  il  est  permis  de  manger  de 
la  viande  ;  caro  et  carnalis. 

Cabnàlage  ;  Le  charnage  ou  la 
'  dixme  des  agneaux;  tribut  que  les 
bouchers  |>ayoient  en  viande  au  sei- 
gneur de  ta  terre  sur  laquelle  ils  de- 
ineuroieat  ;  carnaiis  et  caro;  «Lprov. 


on  panoDCel.      Joinrilh  ,  Hiit.  À  S.  Loaû. 

Caehieb  :  Boucher,  charcatier, 
celui  qui,  en  général ,  vend  de  la 
chair  ;  camarms. 

CiRHiKBE  :  Porte  ,  ouverture, 
chambre ,  charnière. 

Q.ia>»  ellr  est  oÏDte  el  bieo  p^ert. 


U  riclici  talrt  tau.  refui. 

floHwn  A  Chnriri,  llropht  n. 
CÀEKirrs:  Inqriiélude,  souci, tour- 

Cabiii<]L'et  :  Gaieté,  humeur  jo- 
viale, plaisanterie,  goguenarderie, 
badinage,  raillerie. 

Cabror  :  Ancienne  armedes  Ftan- 

Caeoier  ;  Danser,  se  divertir. 
Cahoic;<e  ,  carongiw  ;  Charogne , 
cadavre;  de  caro  et  de  rodens. 
Car  i'oi  bicD  dire  à  Ions  uni  giott. 
d'ordure  eudo.e  , 


Qu'il  a' 


I.  6,  Cl 


Le  DapiitmeM  du  Carpi., 

CiKoia  ,  earouge  :  Place,  prome- 
nade  prêt  d'un  TÎUaje. 


CAR 

Caaolb  ,  corolle  :l}SLn$e ,  concert , 
assemblée ,  divertissement  ^  de  cho- 
rea ,  chorus. 

Caaoler  ,  caroier^  caroUer  :■  Dan- 
ser ,  se  divertir  ,  mener  une  vie 
joy.euse ,  faire  de  la  musique  ;  choros 
ducere ,  agere, 

Cabolleur  :  Homme  de  plaisir, 
qui  aime  et  ne  pense  qu'à  se  divertir. 

CAaoLus ,  karolus  :  Monnoie  fabri- 
quée sous  Charles  viii,  marquée  d*un 
X  j  et  qui  valoit  dix  deniers,  ou  deux 
blancs.  Voici  ce  que  Nicole  Gilles  en 
dit  dans  la  vie  de  ce  Roi  : 

Et  ft*ea  alla  le^t  roi  Charles  visiter  ton  paya 
A»  Picardie  où  il  fut  hoDourablemeut  reçn, 
«t  fit  faire  monnoje  d'argent  nouvelle ,  de  dix 
deniers  la  pièce  ,  qu*on  appelle  Aaroltu, 

Il  y  avoit  aussi  en  Angleterre  une 
monnoie  de  ce  nom  ,  laquelle  étoit 
d*or  ,  et  valoit  1 3  liv.  1 5  sols. 

Caeox  :  De  la  brique. 

Caeotte  (retourner)  :  Changer  de 
parti  ;  en  bas.  lat.  caravisa, 

Caeousse  :  Débauche  à  boire. 

Caeousser  :  Boire  abondamment. 

Caepant  :  Hachis  de  carpe. 

Caepentemeitt  :  Charpente ,  bois 
assemblé  pour  la  construction  d'un 
édifice. 

Caepentiee  :  Charpentier ,  me- 
nuisier. 

Hé ,  fromont  Sire ,  li  engignieres  ditt , 
Avès  me  tous  le»  carpentiers  jiorquis , 
Tous  ceaus  qui  sunt  on  ccl  rostre  pais; 
Y  tu  ai  mesticr,  faites  le»  moi  venir. 

Romande  Garin,foL  ii6. 

Caepentiers  (rouges)  :  Le  feu. 

Caepee  :  Viande  ou  poisson  mis 
en  hachis  \  carpeia, 

Carper  :  Pincer ,  comprimer. 

Carpiere  :  Réservoir  de  carpes  et 
d'autres  poissons  ;  de  carpe,  qui^ient 
de  cjrpronus  ou  de  carpio, 

Carpite  :  Tapis,   sorte  de  drap. 

Car  POT  ,  carpoute,  quarpot  :  Im- 
pét  sur  le  vin)  Jus  carpendî par- 


CAR  âi5 

tem  ;  part  de  vendange  du  proprié- 
taire d'une  vigne ,  qui  en  partage  les 
fruits  avec  son  vigneron. 

Çarquais  :  Carquois  ,  sorte  d'ar- 
mure. 

Carque  :  Charge  ,  poids  ;  en  bas. 
lat.  cargia, 

Carrairol,  carrairou  :  Chemin, 
sentier;  en  bas.  lat.  et  en  antf.Prov. 
carreria. 

Car  RAQUE ,  caravelle  :  Barque,  na- 
celle ,  bâtiment  de  mer  ;  caravclla  ; 
en  b.  lat.  carraca;  enBasq.  carahella. 

Carre  :  Haut  de  la  forme  d'un 
chapeau  ;  quadrans. 

Carre  ,ca/re,  carré  :  Char,  cha- 
riot ;  carrus  ;  en  bas.  lat.  carerium  ; 
en  bas  Bret.  carr. 

Carreau  :  Sorte  de  mesure  à-peu- 
près  de  la  longueur  de  L'aune  ;  outil 
de  tonnelier  ;  tarrière. 

Carrect  :  Impôt ,  droit  de  trans- 
port ;  de  carrucarius;  en  b.  1.  carrecta. 

Carre-feu,  cerre-feu  l  Couvre- 
feu. 

CARREiciroH  :  Cachet  ;  armes  > 
sceau  ,  empreinte. 

Carr  EL,  carreau ,  carriau  ,  car* 
riax ,  garât  ^  garât  y  garreau ,  garret y 
quarrel ,  quarriau ,  quarriax  :  Flèche 
dont  le  fer  a  la  pointe  triangulaire , 
gros  trait  d'arbalète  ;  en  basse  lat. 
qnareUm:  y  quadrillas,  carrellus ;  exk. 
anc.  Prov,  cairel. 

Quiconque  s  est  archiers  à  Paris,  il  pntt 
faire  ars ,  quarrimix  et  fleiches  de  tel  fust 
corne  i  li  plait ,  ou  de  cor  »  ou  de  plnseur  piè» 
ces ,  ou  d'une ,  et  puet  empencr  lok  quarriaus 
de  tex  pannes  corne  il  voudra ,  soit  de  gellnea^ 
ou  d^autres. 

EstablUsement  des  Mcstiers  de  P€tris, 

Carrel  :  Place  publique. 

Carreler  :  Garnir,  fournir,  meu» 
bler ,  munir ,  assortir. 

Carretage  :  Droit  sur  les  cha- 
riots ;^en  bas.  lat.  carrecta. 

Carretk  :  Vilebrequin  ,   vrille  ^ 


âi6  CAR 

tarière  :  en  Picardie  ,  on  dit  carrcUe 
pour  voiture  ou  charrette  ;  en  bas. 
lat.  carrela  y  carrecta. 

Cahivik  :  Catafalque,  cénotaphe, 
décoration  funèbre,  sarcophage. 

Carroi  ,  cariere ,  carrière  y  carroy: 
Rue ,  place  publique,  chemin ,  route 
où  passent  les  chariots  ;  carreria; 
en  Prov.  carièiro, 

Careolea  :  Sauter,  danser.  Voyez 
Caroler. 

Carron  :  Charron, artisan  qui  fait 
les  trains  de  charrettes  et  de  chariots  ; 
carrorum  fabcry  carrucarius, 

Carros  :  Chariot  qui  portoit  le 
principal  étendard  de  Tarmée. 

Carroueil  ,  cû/Toi/^e:  Carrefour. 
Car  ROUSSE  ,  carrous  :    Intempé- 
rance ,  débauche  \  manière  de  boire 
à  Tallemande. 

Carroy  :  Rue, place;  carretum, 
Carruble  :  A  proportion,  au  marc 
la  livre. 

Cartable  :  Porte-feuille  et  sac  de 
cuir  dans  lequel  les  écoliers  mettent 
leurs  livres  ;  cartoholus. 

Cartal,  cartairou,  cartel:  Mesure 
de  V  in  qui  répondoit  à  la  pinte  d*au- 
jourd*hui. 

Cartarenche  :  Mesure  de  grains 
qui  équivaut  à  la  quarte. 
Cartas  :  Flèche,  javelot. 
Cartel  :  Mesure  de  bled  qui 
change  de  capacité  suivant  les  lieux 
où  Ton  s*en  sert.  Dans  une  partie  de 
la  Cham}>agne ,  le  quartel  est  la  qua- 
trième partie  du  septier  ;  en  bas.  lat. 
carteUus, 

Carte Li^E  :     Quatrième     partie 
d*un  arpent. 

Carte  RI  ER  ,  cartier  :  Geôlier,  et 
infirme ,  qui  ne  peut  sortir ,  qui  est 
enfermé  ;  carcerarlus, 

Cartipfl  :  Cartel,  ou  étiquette 
qu'on  attache  sur  un  sac  des  pièces 
«l'un  procè»^  carta  tXpellis, 


CAS 

Ciaxoir  :  Charretier. 

C A  ETRE  :  Prison  j  carcer, 

Ke  est  ce  duokeA  ke  de  Perron TApottele 
escrit  quaut  il  par  l'angele,  fut  forsraeneis 
de  la  cartre  ?  ke  il  a  6oi  retornei»  dist  :  or 
sai-ge  voirement  ke  li  Sires  a  enroiet  son  An- 
gele  ,  si  moi  délivrât  de  la  main  d*Erode ,  et 
de  tote  Tatcnte  del  pople  des  Juis. 

S,  Cirégoire ,  Uv,  a ,  ch.  3. 

Quid  ergo  quod  de  Apostoho  Petro  scripOun 
est,  dùm  de  carcere  ah  angelo  educUufmss€t ? 
Quid  ad  se  reversus  dijcit  :  nunc  scio  nterè  , 
quia  misit  Dominus  Angelum  suum,  et  eripuii 
me  de  manu  Herodis,  et  de  omni  expectat»m0 
plebis  Judeeorum. 

Cartrier  :  Prisonnier  et  geôlier; 
C€ircerarius, 

Li  cartriers  s'en  r*ala  à  la  cartre,  ê'uanxm 
MonKoigiiorTIiicbaah  vestu  de  cliaTÎaiu  H  dm 
barbe ,  ma^re  et  descarné.  Quant  la  Dame  le 
vit ,  si  li  demanda  dont  il  estoit ,  et  qaesnoaie. 

Roman  du  Cuens  de  Pontkieit, 

Cartulaires  :  Papiers  terriers  cjes 
églises,  espèces  d'archives  où  sont 
conserves  dans  des  registres  les 
Chartres  et  1rs  autres  écrits  impor- 
tans  ;  de  chartularium, 

Caruage  :  Droit  dû  au  seigneur 
par  ceux  qui  ont  des  rharrues. 

C^ARL'E  :  Charrue  ,  instrument  de 
laboureur  ;  carruca, 

Caruk,  carnée:  Ter  rein  qu'une 
charrue  peut  labourer  en  un  an. 

Caru enter  ,  carx^etUer  :  Traiter 
rudement  ,  accabler  quelqu*un  de 
travail ,  de  peines  et  de  fatigues. 

Cary  :  Cri  des  Boulenois  pour  exci- 
ter à  courir  sur  les  percepteurs  que 
le  peuple  regardoit  comme  des  gens 
injustes. 

Cas  :  Chat ,  animal  domestique  qui 
est  ennemi  des  rats  et  des  souris  ;  en 
bas.  lat.  catux,  cattus  ;  en  basBret. 
caty  caz;  en  liai,  gatto. 

Cas  :  Brisé,  rompu  >  cassé;  de 
quassare. 

Cas  AL  ,  casait,  cascau  :  Hameau , 


CAS 
>îU«ge  ;  ferme  ,  métairie  ;  maison  , 
liftbitation  ,  place  vague  où  l'on  peut 
bàtïr  tue  iDBÎton  on  faire  un  jardin  ; 

Caial  ,  etualitr  :  De  nuùion ,  qui 
garde  la  naison  ;  ctuarius. 

C*t4Ls  ;  Serf,  homoie  qnidi^pend , 
qnî  est  attaché  à  une  métairie. 

Caialbl  :  Petit  bassin ,  espèce  de 
petit  plat. 

Caiimibh  :  Honune  qui  reste  toa- 
jonn  à  la  maison ,  qui  eat  paresseux 
pour  wrrir  ;  de  etua. 

Casiqdb  :  Uoqueton  d'armes  , 
saie  ,  habit  de  toldat. 

CasiQriN  :  Camisole,  petite  casa- 
que à  l'usage  des  femmes;  àtcota- 
quus ,  selon  Borel  ;  et  de  sagum  ,  ta- 
gulum ,  suivant  Monel. 

C«tc«vEi.,  cascaveou  :  Grelot, 
sounette ,  hochet  d'enfant. 

Cascun  ,  cmeunt  ;  Chacun  ,  celui- 
ci  ,  celui-là  ;  quisquc  anus. 

TiBl  on  *lil  Cl  laol  ont  priié. 
Et  ;ui  ODI  au  Due  coniillié, 
Q«  eatcani  te  miil  ta  IVtgiit 
Dta  Biroiu  dt  eatcane  part. 

Jlomat  lui  Kou,/oJ.  i38,  y. 

CiSE  :  Maison ,  habitation  de  paj- 
sau;  cause,  droit  ;  casa  ,  causa, 

Cis^iroBME  ;  Lieu  où  l'on  affine 
1»  fromages;  casearia. 

Casbhbiit  :  Terre,  chitean  tenu 
en  Gef  sont  certaines  conditions  ; 
maison ,  demeure  ,    habitation  ;  de 

CtSEKica  :  Habitant,  domicilié: 


CAS  ai7 

plication  dans  la  citation  qui  suit  : 

iroft  cl  le  benre ,  le  fraouigc  cl  luttH  tiUct 
TilaJl». 

CiSNiBD  :  Flatteur,  adulateur. 
Voyez  CïGHiHD  et  CicniauiEa. 

CAsnAanEft  :  Aduler,  id»litrer. 

CisquE ,  easqurt  :  Arme  défensire 
qui  couvroit  la  lëte  et  le  col  du  ca- 
valier ;  eassida ,  cassii, 

Cassadk  :  Conte,  mensonge,  flat- 
terie ;  de  castes ,  filets ,  rets. 

CissAÏnE  :  Chasseur.  Koy.  Ckcioa. 
et  CiCHiea. 

CàssAL  :  Place  vague.  Voy.  Cistu 

CkMU>it.\.  Voyez  CisF.NiBa. 

CissE  :  Poêlon,  casserole,  chau' 
dière  ;  en  bas.  lat.  cassa  ,  de  cctpsa  , 

Cisse  ;  Coffre  de  lioii ,  cassette  ; 
châsse,  reliquaire;  capsa. 


CssaaET  :  Panier  ou  corbeille 
d'osier,  en  quoi  on  met  le  lait  caillé 
pour  faire  le  fromage  ;  de  easeus. 

Cki\i  ,  casier,  chasicr  :  Laiterie , 
lien  où  l'on  fait  le  fromage  ,  garde- 
manger  ;  easearùt ,  eaieaU.  Une  des 
•ent  Monvelle*  nous  en  donne  l'ex- 


Com  de  relique»  pli'ine  caste. 
De  cirit^  pliiui  l'i  |iarr>ii. 

Rontan  de  ChariU ,  itrophe  7 1 . 

Cassk  :  Chfne,  la  noii  de  Galle; 
n  Prov.  cassano ,  cnssartote. 
CusBHAT  :  Jeune  chêne. 
Camenieb.  ^q;'.  Casbhiek. 
Casse  BON  :  Espèce  de  poisson  da 

Cassif,  (mont)  :  Le  mont-Cassin  ; 
Cassinus  mons, 

Caisine  :  Maison  de  campagne; 
hermitage ,  lieu  solitaire  ;  en  bas.  lat. 

Cassoata  ;  Nom  qu'on  donre  aux 
cliéiies  dans  le  comté  d'Armagnac. 
Foy.  CuAOtNB. 

CAssoL:T/;prcus,sujetà  la  lèpre. 

CAMoa  :  Le  quart  d'un  arpent  de 
terre  }  motte  de  terre. 


9iS  CAS 

Câssot  :  Lépreux ,  de  race  sujette 
à  la  lèpre. 

Castacho  :  Marron  ,  châtaigne  ; 
eùstanea. 

Casteas  ,  cassin ,  casteaz ,  castel  : 
Village  ,  ville  non  murée ,  bourg , 
château  ;  castellum, 

Quar  li  casteaz  ki  est  dit  cassins  ,  il  est 
njs  el  leÎK  d*un  hait  mont ,  li  qu«ris ,  Toist  à 
Mvolr ,  mons  par  estandat  saim ,  rer^it  cVst 
ymeiuœ  castel ,  mais  par  trois  mil  pas  soi  dre- 
zant  en  liait  sa  haltesce ,  tent  aûi  corne  as 
airs.         DiaL  de  &  Grégoire ,  /(V.  a ,  ch.  8. 

C^stmm  namque,  quoJCaiSimum  dicitur^  in 
excehi  mtmtis  latere  sitmm  est ,  quivide/icet 
moms  distenso  sinu  hoc  idem  ca&tnim  recc' 
pitfSedpertria  millia  in  aitum  se  subrigens, 
veiut  ad  aëra  cacumen  tendit, 

Castée  :  Chasteté  ;  casUtas ,  k 
Fabl.  castitaie. 

Castel  AGE  :  Droit  qu^un  prison- 
nier payoit  en  entrant  ou  en  sortant 
du  château  dans  lequel  il  avoit  été 
renfermé  ;  de  castellum, 

Castelatt  :  Châtelain  ,  comman- 
dant d'un  château  ;  castelîanus, 

Castelegakde  9  castlegarde  :  Ser- 
"Vice  de  guerre  qu'un  vassal  devoit  à 
aon  seigneur. 

Casteleeie  ,  cautelerie  :  Astuce , 
finesse ,  chicane  ;  en  b.  lat.  castcUaria, 

Castellan  :  Poignard;  casteUanus. 

Castelleeie  :  Châtellcnie ,  fief, 
office  de  châtelain. 

Casteou  ,  casùas ,  castiax  :  Châ- 
,  teau ,  forteresse  ;  castellum, 

Castice  9  castiche  :  Chaussée  ^ 
digue  ;  en  bas.  lat.  casttcia. 

Castichexent  :  Edifice,  action  de 
faire  des  édifices  ;  castida. 

Castjchee  :  Edifier,  bâtir;  en  bas. 
lat.  castichare^  castitiare, 

Casticheue  :  An^hitecte,  ouvrier 
en  bâtimens;  castitiator. 

Castiekesse  :  Celle  qui  corrige , 
qui  châtie  ;  castigator, 

C  ASTI  K  ES  :  Correction ,  punition , 
^primande;  cliangement. 


CAS 

Castiûa  :  Châtier ,  corriger;  ciw- 
tigare,  " 

Casticaxen  :  Châtiment  ;  castÈga^ 
tio.  Voyez  Castoiemekt. 

Castijee  :  Se  corriger,  changer. 

Castille  :  Querelle  ,  différend  , 
débat ,  contestation ,  discussion. 

Castimargie  :  Gourmandise,  excès 
de  boire. 

Castine  :  Débat ,  querelle ,  sui- 
vant Borel.  Je  n*ai  vu  ce  mot  autre 
part,  il  l'aura  lu  pour  asti  ne ,  has-^ 
tine y  qui  ont  effectivement  cette  si- 
gnification. Forez  KsiisiL, 

Castis  9  nuùs  :  Chétif ,  malheu- 
reux ,  détenu ,  prisonnier  ;  de  cap^ 
tivus  ;  en  Ital.  cativo, 

Los  sers  et  les  caitis  Iionorr, 
De  ce  les  malvais  sers  licrite. 
De  quoi  les  nohles  dci^erite  , 
Los  larrons  et  1<  s  malfailors. 
Donne  les  casfiax  et  les  tors , 
Kt  dist  que  oisucs  sont  desrie , 
Icil  qui  murs  out  descrvie. 

Roman  de  DoIojkUos, 

Castoie3ient  ,  castoi ,  castoy^^ 
ment  :  Instruction,  remontrance,  re- 
préhension, enseignement ,  précepte, 
avis ,  conseil  ;  castigatio;  en  bas  Bret. 
casti, 

Castoier  ,  castoyer  y  chastier  » 
chastoyer  :  Instruire  ,  remontrer  , 
donner  des  préceptes ,  des  avis  ;  se 
corriger ,  changer  de  vie  ;  castigare. 

Je  ne  say  riens  que  fox  amt  maini 
Qae  chastier,  il  n'en  a  core. 
Tant  est  fox  de  pcsme  nature , 
Que  plus  li  est  doctrine  sure 
Que  ne  soit  à  Tenferm  le  pains. 

Reclus  de  Moliens ,  fil.  i  ^  F^. 

Caston  :  Chaton  d'une  bague,  en- 
droit où  l'on  enchâsse  une  pierre 
dans  un  anneau. 

CàSTRAMETATioif  :  L'art  de  bien 
placer  ou  tracer  un  camp ,  de  cam- 
per ;  castrametatio. 

Castrat  :  Mouton ,  animal  coupé  ^ 
castraîus;  en  bas.  lat.  ceutor^ 


CAT 

Casiteshk  :  Chouette,  oiseau  de 
nuit.  Voyez  Chetece. 

Câsu&e  :  Chasuble ,  habit  sacerdo- 
tal; casubla. 

Ça* sus  :  Ici ,  en  cet  endroit. 
.    Cat  :  Chat ,  animal  domestique  ; 
catus» 

Catacan  :  Incontinent ,  tout  de 
suite ,  à  rinstant. 

Catadoupe  ,  catadupe:  Cataracte, 
chute  d*ean  ;  du  Grec  JB«r«^tfv«f . 

Catal  :  Meubles.  Voyez  Catels 
et  Crasteis. 

Catapelte  :  Sorte  d'instrument 
de  supplice  ;  espèce  de  presse  faite 
en  planches,  entre  lesquelles  on  met- 
toit  le  patient  ;  catapelta. 

Catapulte  :  Machine  de  guerre , 
qui  servoità  lancer  plusieurs  grosses 
arbalètes  ensemble  ;  catapulta  ;  du 
Grec  ttMTMwixjtiç, 

Cat  AS  :  Dissimulé,  fourbe.  V,  Cat. 

Catate  ,  cateie ,  cateye  :  Espèce 
de  javelot  et  60  machine  propre  à 
jeter  des  pierres;  cateia. 

Cateau.  Voyez  Caste  as. 

Catel  :  Lampe  à  queue  ;  ustensiles 
de  paysans ,  effets  mobiliers  de  toute 
nature. 

Catellier  :  Harceler,  attaquer. 

Catels  •  cateux  ,  caticr  ,  catix 
(biens)  :  Biens  réputés  tantôt  meu- 
bles ,  tantôt  immeubles ,  tels  que  les 
bleds  qui  sont  meubles  après  la  mi- 
mai ,  et  immeubles  auparavant,  com- 
me n'étant  pas  encore  séparés  du 
fonds  ;  en  bas.  la  t.  catallum, 

Catèn E ,  cateine  :  Lien  ,  chaîne  , 
attache  ;  catena, 

Catepok  :  Homme  chargé  en  chef 
de  quelque  opération. 

Caterve  :  Brigade  ,  compagnie 
de  soldats.  ^ 

Caterves  :  Bandes  de  soldats,  et 
non  pas ,  comme  le  dit  Borel ,  nom 
de  légions  gaoloîies;  caîervœ^ 


CAT  219 

•    Cateitx  :  Fin ,  adroit ,  rusé.  Voyez 
Catels.  ^ 

Catrelihe  :  Nom  propiT,  celui 
du  Romain  («atilina ,  fameux  par  sa 
conspiration  contre  César. 

Kl  se  Toiu  Toolez  savoir  des  faits  cl«  G»- 
theline  et  de  sa  conspiration  et  coujuratiout 
lisez  Salustlus.    Roinan  de  Jehan  de  Saùitré, 

Cathice  ,  cathiche  :  Chaussée, 
digue  ;  en  bas.  la  t.  casticia. 

Catboicet  ,  cathonnet  :  Alphabet, 
livre  où  les  enfans  apprennent  à  con«* 
noitre  leurs  lettres,  Va,b ,  c,  &c. 

Catiliek  :  Harceler,  attaquer. 

Catillement  ,  castillcment  y  ca~ 
touillement:  Chatouillement ,  et  exa- 
men, comparaison ,  découverte;  ca-- 
tuUtio. 

Catiller  ,  castiller,  catoiller,  ca- 
toilUer ,  catouillcr  :  Chatouiller  ,  et 
voir ,  examiner ,  découvrir;  catulirei 
en  bas.  lat.  catularc. 

Las  !  que  volois  je  ! 
J*ai  ou  mal  t'oragc  ; 
Avoir  me  catoilhu 
Dont  j^avoie  à  outrage  ; 
J^ai  resumblé  Ir  chien 
Qui  pai»se  son  rivage 
Qui  por  Tonibre  de  l^eve 
Lest  cheoir  son  fromage. 

Fab.  de  la  Complainte  de  Pterra 
de  la  Brosse, 

Catilleux  ,  cas  tille  ux  ,  castoU^ 
leusy  catouillcux  :  Chatouilleux. 

Catiiv  ,  Catau ,  Cataut,  Cat/iaui, 
Catosy  Catot  :  Nom  propre  de  femme, 
diminutif  de  Catherine  ;  Caûiarina, 

Catin  :  Plat ,  assiette ,  «petit  bas- 
sin ,  écuelle  ;  cattnus. 

Catir  :  Presser,  serrer  fort. 

Cat  RE  :  Le  nombre  quatre  ;  qua- 
tuor. 

Une  semaine  fait  un  mois , 
£t  cotre  Paquet  a  en  l'an. 
Et  ctUre  festes  saint  Jehan , 
Catre  toz  Sainz ,  cotre  IVoex , 
£t  catre  festes  chandeleurs  « 
£t  catre  quarcsmes  prenant, 
TLX  aa  seol  quaresme  eo  dis  «ut. 

FM*  deCo^itor'gn^ 


aïo  c  A  û 

Cattuz  :  Machine  de  guerre. 
J^yé»3  Catapulte  ,  Catatb  et  Chas. 

Catus  :  Cas,  aventure  ,  fait  ;  casus. 

Cad  :  Chaud ,  chaleur  ;  calidus  , 
calor, 

C  AU  BLE  :  Chaux  ;  pierre  calcinée 
dont  on  fait  du  mortier  ;  caix, 

Caubre  :  Contenir  ,  arrêter. 

Caucadoire  :  Sorte  de  vaisseau, 
hotte ,  cuvelle  à  fouler  le  raisin  avant 
de  le  jeter  dans  la  cuve. 

Caucemarrk  ,  chaucemarre  :  Op- 
pression qui  advient  en  dormant  ; 
cochemar;  àecalcarcy  presser,  fouler. 

Caucexente  ,  caucéementc  ,  eau- 
chemente,  chaucemente  :  Chaussure; 
calceamentum . 

Caucer  ,  cauchcr  :  Chausser  ;  cal- 
ceare. 

Caucks,  couches  :  Brayes,culottes, 
bottines,  chaussures,  bas;  calcea. 

Cauch  :  Chaux  ;  cala:. 

Cauche  :  Chaussure,  chausse,  sou- 
lier, bas;  calceus. 

Cauchemente  :  Cl^ussure. 

Caucher  ,  cauchi'er  :  Cliausser  ; 
ealceare, 

Caucher  :  Ranger,  mettre  en  or- 
dre ,  tasser. 

Cauchetirr  :  Marchand  ,  ou  fai- 
seur de  chausses. 

Cauchiék  :  Chaussée ,  chemin. 

Cauchier  :  Soulier  ;  et  chausser  , 
paver;  d'où  cauchieur ,  paveur. 

Cauciaoe,  cauchiage  :  Droit  qu'on 
le  voit  pour  l'entretien  des  chemins. 

Caucoire  :  Fête  de  village.^ 

Caude  :  Chaude,  bràlan te;  ca/iV/a. 

Se  tu  et  de  caude  nature , 
Et  tu  et  esprit  de  loxure  , 
NVnten  D*à  boire,  n'a  mcngîcr. 
Car  par  droit  font  luxurijer. 

Dist.  de  Caton ,  par  Adtuis  ,  Uv.  4* 

Caudemellk  ,  caudemelléc  :  Vive 
querelle  :  batterie  de  gens  échauffés 
p%r  la  colère. 


C  A  U 

Cauderette  :  Petite  chaudière, 
chaudron  ;  caldarium  ;  en  bas.  laL 
calilaria, 

Cauderon,  caudron  :  Prononcta^ 
tion  picarde  pour  désigner  un  chau- 
dron. 

Caudestrepe  :  Chiendent. 

Cauoice  ,  caadicie  :  La  tige  d'une 
plante. 

C  AU  m  ERE  ,  cauldiere  :  Une  chau- 
dière ;  caldarium. 

Caudrelach,  caudrelas:  Cuivre, 
airain. 

Caudrelies  :  Chaudronnier  , 
homme  qui  parcourt  les  villes  et 
villages  pour  vendre  et  raccommor 
der  la  vaisselle  de  cuisine.  Dans  lea 
provinces  du  Midi,  ils  se  servent  en- 
core d'une  syrinx  ou  flûte  de  Pan  , 
pour  s'annoncer. 

Caudlns  :  Exlrcmilés  des  ani- 
maux ,  issues  ;  tripes. 

Cauf  :  Chauve  ;  calvus. 

Le  hier  de  qui  Xt^tc.  fbeveax  de«aiir«Bt  * 
il  ctt  cauf  ai  net  et  6t  let  cheTPux  averont 
cliauz  dcl  froant ,  il  est  rccalf  et  ctt  net. 
Bible  hisL  Levit.  ch,  i3 ,  vers.  40^ 

Vir,  de  cujus  capite  capUUflwuU,  coItus  cf 
mundus  est:  et  si  afronte  ceciderint  piU  ^  r»» 
calvaster  et  intindus  est. 

CiUFFOiR  :  Chaufour;  d'où  cattf-' 
fourer^  construire  un  cbaufour  ;  et 
cauffburier  y  chaufournier  ,  ouvrier 
qui  fait  la  chaux. 

Caul  ,  caulet ,  çhaul  ,  chauLr  : 
Chou  ,  plante  potagère  ;  caum  ;  en 
bas  Bret.  caul  ;  en  Prov.  çaule  ;  eu 
Ital.  et  en  Esp.  caulo. 

Caul-capus  :  Chou  cabus. 

Caulte  ,  cauU^  caut  :  Fin,  rusé, 
artificieux  ;  cautus  ,  de  cavUlator, 

Caultkllk  :  Artifice,  ruse,  finesse^ 
de  cautcla. 

Cauve  :  Caverne  ,  lieu  creux.. 
Voyez  Cavée  et  Cavehhe. 

Cauhit  :  ïsé^ft6é,mort^ai  afinû. 


C  AU 

Caup  :  Coup  ;  à  cet  caup  ,  poar 
cette  fois. 

Cacpsr  :  Tailler,  couper. 

CiUQUKMARE,  caurauldc,  cauresse: 
Sorcière.  Voyez  Carauoessb. 

Cacrs  :  Chêne  ;  de  qucrcus. 

Cauretace  :  Courtage. 

Cadeetier  :  Courtier  ,  celui  qui 
flîit  le  commerce  avec  la  marchandise 
qu'on  lui  confie.  Voyez  Couhatibr. 

Causrb  :  Chaleur  ;  calor. 

Caus  :  (rime)  :  Coups ,  action. 

Hé  Dlex  !  quel  caup  de  clieTtlier 
Chic  cam  le  prouva  Urge  et  fier 
Oscqnes  te»  ctua  oe  fu  feras 
Toct  doanast  de  deux  Tun  entier 
Qui  le  teul  ne  douta  trencliier. 

Miserere  du  Reclus  de  Maliens ,  strop,  107, 
parlant  de  S  Martin ,  qui  partagea  son 
mamteau  avec  un  pauvre. 

Çaus  ,  cfuiiuc  :  Ceux  ,  celles. 
Caus  ,  Ibez  c^aus  :  Qu*aux ,  que 
ceux. 

Caus  :  Chaud  ;  calidus  ;  chaux  , 

Caus  :  Co\,coilum;  chauve,  calvus. 
Causer  :  Mettre  en  cause,  accuser. 
Causi  ,  lisez  c'ausi  :  Qu'aussi. 

Quant  je  les  ri  pendu  au  fu»t 
Guidai  causi  poudre  me  deu&t. 

Roman  de  Dolopatos, 

Causiez  :  Chaussure ,  bas  ,  sou- 
liers. Voyez  Cauche. 

Causskme^te  :  Chaussure;   cai- 

cea/nentum, 

A  l\\pustoine  yeul  aller. 

Par  cuusoil  querre  et  d. -mander 

Cooictit  je  me  doi  conteair: 

S^aveuc  moi  voloieb  veuir, 

LVu  00  feroit  havau ,  u^housel , 

Me  caussemente  de  ta  pel, 

}e  Mi  moult  bien  tous  le<i  cliemini. 

Roman  du  Renard» 

CAtJisET  :  Cachot ,  prison  noire  et 
obscure. 

Caut  ,  caulte  ,  caute  :  Plein  d'ar- 
tifice et  de  fourberie  ;  et  sage  >  pru- 
dent ;  de  cautus. 


C  A  V  «Ji 

Cautslé,  cautelée,  cauteleu,  eau-* 
teleur,  cauteleux  :  Homme  ou  femme 
dont  Tesprit  est  rempli  de  ruses  et 
d'artifices ,  fin ,  rusé  ,  adroit ,  spiri- 
tuel ;  en  Prov.  catiou. 

Cautelle  (en  Prov.  cautello^i 
pris  en  mauvaise  par^ ,  ce  mot  veut 
dire  ruse ,  finesse  \  de  cataela  ;  et 
lorsque  c'est  en  bonne  part ,  précau* 
tion  sage  et  prudente. 

Cautkller  :  Agir  avec  trop  d^ 
précaution. 

Caut  EUE  NT  :  Avec  prudence  et 
circonspection. 

Cautilleusement  :  Cauteleuse» 
ment ,  avec  ruse. 

Cautionage  :  Cautionnement ,  as* 
surance  ;  de  cautio. 

Cauves  :  Cave,  creux,  enfonce- 
ment ;  cavurn  ,  cauca. 

Çaux  :  Ceux-ci,  celles-ci ,  ceux  là. 

Cavage  :  Capitation  ,  tribut  im- 
posé sur  les  personnes  ou  sur  leA 
biens. 

Cavaiit  :  Jeu ,  ou  espèce  de  joûto 
qui  se  faisoit  le  jour  des  brandons  ^ 
parce  qu'elle  s'exécutoit  dans  une 
plaine  :  ce  mot  signifie  aussi  chemin 
creux  ,  vallée ,  cavée. 

Caval  :  Un  che\al,  une  jument; 
caballus  ;  en  bas  Hret.  cauaL 

Cavalairia  :  Armée,  troupe  de 
cavalerie. 

Catalcada  :  Une  chevauchée  » 
service  militaire  ,  droit  qu'avoil  un 
seigneur  de  place  de  se  faire  suivre 
à  la  guerre  par  ses  vassaux  montés 
à  cheval. 

Cavalerisse  :  Écuyer  ,  maître  de 
manège;  en  anc.  Prov.  cavalgador , 
cavalier ,  homme  qui  monte  à  cheval. 

Cavalet  ,  kevalet  :  Chevalet. 

Cav ALLER  :  Battre,  vaincre, défaire 
en  bataille  ;  en  anc.  Prov.  cavalèriar, 
faire  la  guerre. 

Cavajlot  :  Petit  cheval  \  petite 


!i22  C  A  V  C  A  V 

monnoîe  fabriquée  sous  Louis  xii ,  de  Përîgord  en   1 3o6 ,  laquelle  fait 

qui  valoit  six  deniers.  partie  des  Mss.  de  Colbert,  qui  sont 

Cavaras  :  Trou  ,  creux,  vallée.  a  la  Bibliothèque  Impériale  ,  et  qui 

Cavau  :  Cheval,  ou  mulet  :  ca^  contiennent  les  anciens  titres  des  mai- 

haîlus.  sons  de  Limoges  et  du  Périgord  ;  il  y 

Cave  ,  cauette  :  Le  chat-huant.  est  dit  :  Que  les  caviers  sont  ceux  qui 

Cavf.cheul  ,  cavecheux  :  Cheval  tiennent  des  terres  et  fiefs  immcdia- 

qu*on  tient  par  le  licol.  tement  du  seigneur  de  Caussade,  et 

Cavechiere  :  Un  licol ,  une  longe,  qu^ils  sont  au-dessus  de  tous  les  au- 

Fbjcz  Chevesche  et  Chevestre.  très  sujets.  Voici  comment  s^exprime 

Caviée  :  Chemin  creux  ;  de  cavea.  cette  coutume  : 
Cavkl  :  Cheville  de  bois;  cavilla,        «Les  caviers  de  Caussade  doivent 

CwELLATioif ,  cavellacion ,  cavil-  tenir  leurs  hommes  et  leurs  terres  en 

lation  :  Ruse ,  finesse  ,  adresse  ,  sub-  tous  leurs  droits  bonnement  et  fran- 

tilité  ,  mauvaise  dispute  ;  cavillatio.  chement  dans  Caussade  et  dehors,  en 

Nous  deffendons  q.ieleBtîllif,  ou  le  Mère.  ^^  ^^^^  manière  que  leurs  prédé^ 

ou  le  Hr^-TORt,  oe  contreigneot  parmenacrs,  cesseurs  les  Ont  cy-devant  tenus ,  et 

on  par  poour  ou  par  aricune  caveliation  nos  on  ne  doit  pignorer  à  aucun  cavier, 

.ubjèz  à  payer  amende  eu  repost.  ^  maison,  ni  ses  meubles,  ni  SOU  bes- 

Johii^Uh,  rie  de  s,  Louis,  ^n  ^   ^^^j  ^^y  ^  instrument  confessé 

Cavennk,  caivane  y  caune  :  Ca-  (titre  avoué  et  non  contesté)  ;  et  si 

vernc  ,  cave ^  lieu  bas  et  creux;  ca-  nous  avions  clam  de  cav/er,  ou  d*au- 

çea,  cavcma  ;  en  Ital.,  en  Esp.  et  en  Ire  home  ou  femme ,  devons  denon- 

Basq.  cavcjna ,  et  en  b.  Bret.  cavarn.  cer  le  clam  à  celui  de  qui  il  est  fait , 

Cavkr  ,  cavalier,  cavier  :  Clieva-  et  s'en  puet  conseillier  avec  celui  de 

lier,  vassal  qui  sert  avec  ses  chevaux,  la  part  de  qui  il  est  fait  ». 
un  seigneur;  en  bas.  lat.  ra&a//iir///j,         Et  par  un  autre  article  de  cette 

cavallarius,  J^ajoutc  ici  le  sentiment  même  coutume  ,  il  est  très-claire- 

et  rarticlc  de  Barbazan  sur  ce  mot  :  ment  décidé  que  les  caviers  sont  les 

il  m*a  paru  trop  curieux  pour  l'omet-  chefs  et  les  principaux  habitans  de 

tre  ;  son  intért^t  me  fera  trouver  grâce  (^ussade.  Nous  devons ,  dit  le  comte 

•ur  sa  longueur.  de  Périgord  ,  seigneur  de  Caussade, 

Caver  ,  cavier.  Ragneau  ,  après  dans  celte  coutume,  avoir  aux  fours 

avoir  cité  plusieurs  articles  des  cou-  de  Caussade  des  fourniers  et  manda- 

tumes  d'Acs  ,  la  Bourt ,   Solle ,   et  diers  à  nos  dépens ,  et  devons  faire 

Béarn  ,  dit  que  les  seigneurs  caviers  cuire  le  pain  ventable  au  seizième ,  et 

sont  ceux  auxquels  les  cens  ,  rentes  l'autre  pain  des  caviers  et  des  bour- 

et  devoirs  fonciers  sont  dus  par  les  geois  et  du  menu  peuple  au  ving> 

tenanciers ,  et  ont  connoissance  et  tième. 

justice  basses  et  foncières  entre  leurs        Dans  Ragueau ,  M.  de  LauFière  a 

hommes  et  leurs  héritages ,  des  euien-  ajouté  cette  note  :«  Selon  la  remarque 

des  envers  eux,  et  des  chemins  privés  de  M.  de  Marca  ,  dans  son  Histoire 

de  voisin  a  voisin ,  entre  leurs  tenan-  de  Béarn  ,  liv.  6 ,  cliap.  24  i  n.  10, 

ciers  et  financiers.  ca^'er  vient  de  caballarius ,  qui  signi- 

Suivant  la  coniume  de  Caussade  fioit  dans  la  bas.  latinité,  c^cca/Zer  ». 

en  Périgord,  rédigée  par  les  comtcd  Ainsi  cavivr  ^  curer  ou  cqvêe^  est 


C  A  r  G  A  T                  733 

proprement  nu  vassal  qui  doit  à  son  amont   tissu  par  tôt.   Milites  crgo 

seigneur  service  de  clieval.  càrn  crucifiKissent  eum  ,  acceperuni 

Malgré  la  considcration  due  à  ces  'vestimenta  ejus ,  et  fecerunt  quatuor 

deux  grands  hommes ,  je  prendrai  partes  :  uniculque  mliiti  partetn ,  et 

cependant  la  liberté  de  dire  ici  qu*ils  tunicam,  Erat  autem  tunica  inconsw' 

sont  dans  Terreur ,  ainsi  que  beau-  ftV/V ,  desuper  contexta  per   totum. 

coup   d'autres  auteurs  ,   sur  rély-  De-là  on  voit  clairement  que  ce  que 

mologic  du  mot  chevalier ,  en  le  fai-  Ton  appcloit  chevaliers  étoient  les 

sant  venir  de  la  basse  latinité  ca^  soldats  à  pied  ,  et  c*est  ce  que  Pierra 

hallarius  et  caballus ,  cheval  :  il  a  Berceure  ,  Barnabite ,  et  prieur  da 

bien  une  autre  source  ;  il  vient  de  Saint«-Eioy,  traducteurde  TV/ie-X^V^?, 

caput,  chef.  Je  me  bornerois  à  ren-  explique  disertement  dans  la  liste  des 

voyer  à  ce  que  j'ai  dit  sur  cela  au  mots  françois  qui  n'ont  pas  de  pro- 

mot  Bacbeliee  ,  si  je  n*avois  d'au-  près  en  latin.  Chevalier  et  chevaw» 

très  observatioits  à  faire  sur  ce  mot,  cheur  ont  cette  différence  entre  les 

Le  mot  bachelier,  en  fait  d*armes,  Romains,  et  par  la  manière  de  par- 

étoit  un  apprentif  qui  en  apprenoit  1er  en  cest  livre;  car  c^ep^/rer^ ce  sont 

le  métier;  un chevalierétoit  un  homme  ceux  qui  estoient  gens  de  pié  endoc- 

totalement  instruit  dans  le  fait  des  trinezenl'artdecAeca/er/eydesquieU 

armes;  c*étoit,en  un  mot,  un  vrai  estoientleslégionsdesRomains,etpar 

soldat ,  et  qui  même  commaudoit  aux  les((uiels  estoient  faitte  l'avant-garde; 

autres.  Tous  les  anciens  traducteurs  et  faisoient  leurs  batailles  come  font 

n'ont  jamais  traduit  le  mot  latin  mi-  aujourd'hui  les  sergens  ou  brigaus; 

les  que  par  celui  de  chevalier,  et  le  car  communémens  Romains  se  com- 

mot  militia  que  par  celui  de  chcvale-  battoient  plus  à  pié  que  à  cheval  ; 

r/>.  S.  Bernard  ,  dans  ses  Sermons ,  mais  chevaucheurs  estoient  ceux  que 

JoL  54*,  F^,  dit  :  Li  multitudine  de  la  nous  appelons  gendarmes  dont  il  y 

chevalerie  de  ciel ,  loet  et  donet  glore  en  avoit  souffisant  quantité  toujours, 

à  Dcu  et  pars  as  homes  de  bone  vo-  come  six  por  doze ,  et  ceux-ci  n'es- 

Jonteit.  Laudat  cœlestis  militia  mul^  toient  pas  tant  pour  combattre ,  que 

tituilo  ,  datur  gloria  Deo ,  pax  ho^  pour  rompre  les  batailles  des  enemis^ 

minibus  bonœ  voluntatis.  On  trouve  et pourleseucUacier quand ilfuloient. 

aussi  dans  S.  Jean ,  ch.  19 ,  verset  i  :  Ainsi,  soit  que  le  mot  de  chevalier  ait 

Donques  pur  ceo  Pilâtes  prist  Jhesum  sign ifié  soldat  à  pic'd ,  ou  soil  qu'il  ait 

et  le  flaella,  et  li  chivalers  plia  flnts  signifié  un  chef,  dans  l'un  et  l'autre 

une  corone  des  espines,  la  mistrcnt  cas  ,  il  vient  de  caput  ^  chef;  les  sol- 

alchief  deluy.  Tune  crgo  apprehcndit  dais  à  pied  étoicnl  toujours  à  la  léte 

Pilotas  Jesum  etflagellavit,  et  milites  des  armées ,  les  chefs  cummandoient 

plecteutes  coronam  de  spinis ,  impO'  aux    inférieurs.     Le    chancelier    de 

suerunt  capiti  ejus.   Et  même  ciia-  France  a  encore  le  titre  de  chevalier, 

pitre  ,  verset  2 3  ,  il  dit  :  Les  chi-  non  pas  parce  qu'il  va  à  cheval,  mai$ 

valers  pur  ceo  comme  il  le  eussent  parce  qu'il  est  chef  de  la  justice.  Le 

crucifié  ,  pristrenl  les  vestemens  de  premier  président  a  aussi  ce  titre, 

lui ,  et  firent  quatre  parties  à  ches-  parce  qu'il  est  chef  du  plus  auguste 

cun  chivaler  une  partie  ,  et  la  cote  tribunal  du  royaume. 

Ion  ert  la  cotte  nient  cousuitz  par  A  l'égard  des  mots  chevaucheurs 


«34  C  A  Z 

et  cavaliers,  ils  viennent  du  Latin 
eabuUas, dont  on  a  fait  cavale,  parle 
clian);eincnt  du  £  en  v  ;  et  de  copier 
on  a  fait  cavier,  pour  sigtiifier  les 
chefs  de$  habîtans.  foyez  Bacmblek 

«tCHF.V*I.,E». 

CivkKiK  :  Terre  sujette  an  service 
d'un  caifr,  ou  dont  le  maître  est  un 
vassal  qui  doit  servir  avec  ses  che- 
-vaux  le  seigneur  dont  il  relève. 

Oaviikiw  :  Chevron  ;  décaper,  se- 
lon Mtnage. 

CAVEsTaR  ,  cavette;  Pendant ,  ci>- 
qnin  ,  (fut  mt'rile  la  corde. 

Cavetii.x  ,  cavetonmer  :  Savetier, 
homme  qui  raccommode  les  souliers. 

Ci>it.Li(ioN  :  Chicane,  détour, 
raillerie,  ^upliisme,  calomnie. 

CtviLLKMf.HS  :  Ruse ,  fiuesse,  dé- 
tour, fraude;  ciivitlatio. 
'       f'.A^  ii.Lvii  :  Cliicaner,  railler,  snb' 
tili.si'r;  cafillari. 

Cavii-i-i-dx,  caiiUé  :  Rusé,  fin, 
stiliiil.ralllFnr, chicaneur;  cavittator. 

CiviH  ;  Vallée,  fossé,  chemin 
CTfrux  ;  cavea ,  cavum. 

CAVIIILI.IR  :  Eau  trouble,  action 
de  troubler  l'eau. 

Gayaux  :  Jouets  d'enfans. 

Caymànt  ,  caytnenl  :  Mendiant , 
«oquiii,  vaf^abotid. 

Cavoit  ,  lisez  tnjrcn  :  Aïeul. 
LaiicrU.1  !•  Lun  Ray  Drluigi 


CKL 

Caxes  :  Églises ,  ou  cbapetlet  don- 
nées eu  bénéiice  à  la  charge  de  let  en- 
tretenir. 

Cazihs  :  Céans ,  ici ,  ici  dedani- 

Cazucua  :  Caduc,  quiaperduses 
forces  ;  caduciu. 

Ce  :  Si. 

Ct,i  :  Maison,  enclos;  cajra , 
cayum ,  de  casa. 

Ceàu  :  Le  ciel  ;  cœlum. 

Ceau':  Suif;  en  bas.  lat.  ceurum, 

Cbaulx  ,  ceali,  ceaux,  ceax,  cilz  : 
Ceux ,  celles. 

Ceberob  :  Bois  souple  et  pliant. 

Cec  ,  cer  :  Aveugle  ;  cœcus. 

Cechib  :  Sequtn,  mon  noie  d'or 
en  usage  en  Turquie  ,  et  valant  Â- 
peu-près  sept  livres. 

CÉciTi  :  Aveuglement ,  privation 
de  la  vue;  cœciias ;  en  anc.  Prov. 
eèght^ra,  cëghfia. 

Ce  cuit  :  Je  crois ,  je  pense  ,  je 
SUIS  d'aiis  ,  je  m'imagine. 

CsnEBiE  :  Soierie  ,  marchandise 


C*YR  :  Tomber ,  faire  «ne  chute  ; 
clieoir  ,  encourir  ;  cadt-re. 

CivTiv  :  Cliéiif ,  misérable  ,  mes- 
quin j  captivas, 

Lazil  :  Cahute  ,  hameau, village; 

f:AZAMËNT$  :  Clinl>',  élioulis, 
CizEns  :  Tombant  ;  ca.ii-ns. 
Caïpk  :  Tomber  ;  caih-rc. 
CAZT.a  :  Le  lu.nibrc  quatre,  par 
fDtlre;  qaaientio. 


CEui:Loir  :  Acte  judiciaire. 

Céers  :  Ici,  dedans,  en  cet  en- 
droit ;  flic  inlùs. 

CECtaBi  :  Brouillards  épais  et  de 
mauvaise  odeur. 

CtcHAiL  :  Chambre  basse ,  salle  à 
manger  ;  etrnacu/uia. 

Ceiitsist  :  Ceignit;  du  verbe  ceïn- 

Ceiht  :  Lange  dont  on  ceint  ou 
dont  on  enveloppe  un  enfant; c/nc/Mjr. 

CKinTiJKE  ne  la  Heike  :  Nom 
donné  à  un  impdt  sur  le  vin  :  il  étoit 
destine  à  l'entretien  de  la  maison  de 
la  Keine.  Il  s'appeluit  ,  au  quator- 
zième siècle ,  la  taille  du  pain  et  iln 

Cel  ,  celai  ,  cil  :  Celui-ci,  ce, 
celte;  ce/s,  ceui-li. 

V-a  cri  loi  ci  naitinnt  DOi  luit,  ft  ce  doot 


JÊÊÙ  Mt  Jon  ds  BDbleea  et  d'owarïtlet  Jon 
dm  Mncbrci  ti  it  Eiiri>iii. 

Sermoni  de' S.  Bernard,  fit.  tli,  F'. 

Celadk  :  Salade. 

Celast  :  Cache  ,  secret ,  discret; 


elo. 


*  Boman  de  ia  Ba$e,  ih 

Cblite  ,  salade,  relaie  :  Heaume , 
partie  de  devant  du  casque  ;  quel- 
quefois on  désîgnoit  par  ce  mot,  le 
casque  entier;  de  cœlalus,  à  cause 
dei  ciselures  qui  étoicnt  dessus^ 

Celdil  ,  cendal  :  Etoffe  de  soie. 
Fojez  Cendil. 

Cbl^e  :  Déguisement,  cachette; 
celata. 

CBLÉeMSHT:  Secrètement,  en  ca- 
chette ;  eeiatiiit. 

Cblbb  :  Cacher ,  déguiser,  serrer 
en  cachette  ;  celare. 

C^LiaicB ,  cellerage  ;  Droit  que 
les  seigneurs  avoient  sur  les  vins  qui 
étoient  dans  les  celliers  ;  eellarium 

Celekibk  :  Econome  d'un  monas- 
tère ,  religieux  chargé  des  affaires 
temporelles  de  sa  communauté:  cel- 
larius ,  celierartus. 

Le  cderitr  doit-cn  ctlin  en  loata  It  con- 
(ngition ,  ulga  et  de  mnire  mlnien  ,  mcin- 
nblr ,  DOD  p»  glout,  ne  orgoeillaui,  na 
•oaU^knu ,  ne  lorcratroui. 

La  Règle  de  S.  Benoît,  ehap.  3i. 

Celzkin  :  Poisson  de  mer  sem- 
blable à  la  sardine. 

Celkstel  ,  celestial,  celeftiau,  ce- 
letûel,  cetûsUelie,  celesûen  :  Céleste  , 
qui  Tient  du  ciel,  qui  tient  quelque 
diose  du  ciel  ;  cœlesâs. 


C  E.K  225 

CxiKT ,  seUlet  :  Espèce  de  sceau  } 
ligillum. 

Celée  ,  celeit  :  Vers ,  proche. 
Celi  :  Celui-ci ,  celle-là. 
Cbliqdb  :  Céleste;  cceliliu.  Tof. 

CEL  ESTEL. 

Cellat  :  Celui-U. 

Celle  (estre  à  la)-:  Sïfger  en  jtu- 
lice. 

Celle  ,  Uses  c'elle  :  Si  elle. 

Celle  :  Cahane,  maisonnetle , 
cellule  ,  chambre  d'un  religieux  ; 
eella ,  eetlula;  en  Ital.  cella;  en  Esp. 
ceida,  ciUo;  en  Basque  celdai  en 
bas  Bret.  /tael. 

CBLLEMsnT ,  celéfment,  ceUée- 
meni  :  En  cachette ,  en  secret  ;  ce- 
laâin. 

Celleeiee  :  Sommelier,  qui  s 
soin  du  cellier  ;  cellarius, 

Celli  :  Celui-là,  celle-là. 

Celoce  :  Petit  navire  appelé  Bri- 
gantin  ,  frégate  légère  ;  cetox. 

Celsitude  :  Titre  honorifiquequî 
répondoit  à  celui  de  Votre  Altesse; 
celsitudo. 

Celtes  (les)  :  Nom  des  aniûena 
babitans  de  la  Gaule  celtique;  Celttt, 

CBMERt. ,  cemlnaus  :  Assemblée  , 
joute,  combat,  tournoi;  danse  de 
paysans  ;  danse  sous  l'ormeau.  Bord 
le  dérive  de  cjrmbalum. 

Cells  d'oiieri 

Ile  mec  en  oubU , 
Qna  n-(ille  en  cenM: 
Tut  >  bien  en  11 
Qne  moult  eubrii 
Le  gieu  lOni  l'ormel. 

Boman  dt  CuiUaimu  de  Doit. 

Cbmise  :  Chemise  ;  camûium.Voj. 
Camie. 


Ka  poBT  gDlmpl» ,  ne  pour  cotdUl , 
Ne  pour  cemàe ,  ne  peLcei. 

Roman  J*  la  Rait. 
Cm  i  Cela,  ce  que. 


Cbm ACLs ,  cenailte  :  Salle  à  nun- 
gCTi  lieu  où  l'on  prend  ses  repas; 
ecenacuium  ;  en  ancien  Provençal 
cènador. 

CinAOK  :  Droit  de  pèche  sur  toutes 
Uf  rivières  d'un  Ëef. 

CËSAK ,  eèiihar  ;  Faire  signe  de  la 
xuin  ou  de  la  tête;  de  signum. 

Cbuchet  :  Ceinture, sungle;  <m«- 
gulum, 

CBHnAD  r  IJncenl ,  suaire  ^ajuAmi. 

Cbndai.,  cen^au,  centlaiu,  lan- 
'dat,  sentlal ,  seadau  :  Sorte  d'étolTe 
fort  estimée  chez  nos  aïeux ,  espèce 
de  camelot  ;  selon  Dncange  ,  c'étoit 
•osû  une  étoffe  de  soie ,  dont  on 
&isoit  les  bannières  et  l'oriflamine; 
les  citations  suivantes  paroissent  con- 
firmer cette 


Anctm  poi  pliu  forlu  que  guùbple  , 
De  ctndal  roujajàDt  et  umpls, 
Saut  ponrctnitnrB  d^aatre  i^ur». 
GuiU,  Gujrart ,  paiu  du  i3"  tiiek. 
CBHDoBtBa  :  Le  centuple  ;  centu- 

CBNnaiB  :  Éendrc  propre  k  affiner 
l'aident. 

CsnoanuiL,  cendr^ut,  cendrier: 
Hautain,  fier,  orgueillcas,  lèche, 
*  Tain,  vil,  méprisable;  homme  qui 
ramasse  des  cendres ,  quien  fait  dans 
une  forêt  ;  frilleus  ,  qui  a  toujours 
les  pieds  dans  les  cendres.  C'est  en- 
core le  nom  de  la  partie  inférieure 
du  fourneau  destinée  à  recevoir  tes 
cendres;  cineraceus,  cinereus ;  en 
Prov.  cendrilious. 

CBHnaiirs  ,  cendroat  :  Cendré , 
couleur  de  cendre. 

CiniLi ,  eaiteUe,  taaelie  :  Le 


GEir 
trait  du  houx  et  de  l'aul 
fojrez  Ctnblb. 

Ne  prite  pM  Di>«  CCD«I1( 

OiiiJa  Ku.  cilipar  Bortt. 
Cbnbb  :  Manger,  faire  ou  prendr* 
un  repas  ;  eaimrt  ;  ea  anc,  Prov. 

Cbrclb  ;  Enceinte  ,  et  ceinture  , 
MDgIe  -,  cingalum  ;  en  b.  Bni.cengleH. 

•Cbholvk  :  Sanglier. 

CBKGLKB,cf/iAf/-.' Ceindre,  me  ttr* 
uneceinture  ;  cingere;  en  Prov.  mod. 

CEniBH  :  Repas  du  soir  ;  eeeita. 

CENia  :  Ceiudre ,  environner,  en- 
tonrp r  ;  cingere. 

Cbhnabb:  Vae,coup-4'<eil,per> 
spicacité. 

CBitNBK)  sermer  :  Conper,  rom- 
pre ,  briser,  cbïtrer  ;  du  Grec  Aaiité, 
déchirer, 

CËBaBS  :  De  la  cendre  ;  de  einerût 

Cbns,  ceiue,  censel,  chenil  ; 
Rente  seigneuriale  et  fonrièrej  dont 
un  héritage  est  chargé  envers  le  sei- 
gneur du  fief  d'où  il  dépend.  Donmer 
à  censé,  affermer,  moyennant  une 
redevance  annuelle  ,  et  quelquefois 
perpétuelle;  de  la  basse  lat.  cemta ^ 
census,  ceitsaria ,  ceraitia- 

Ceksahle  :  Chargé  de  rentes,  af- 
fecté à  un  ou  plusieurs  cens;  cen' 

Cbnssiob  :  Cens  on  redevance  an- 
nuelle dne  an  seigneur. 

Cbhsal   :    Revenu  en  rente*  on 

CaitSÂt) ,  censal  :  Courtier ,  agent 
commercial. 

Censaulb  :  Qui  est  sujet  au  cens  ; 

(Ikhsaux  r  Propriétaires  de  cens  ', 
héritages  chargés  de  cens. 

Cbi(s->âtsbds  :  Au  sens  rigou- 
reux ,  ce  aont  le»  cens  ou  reutcs  ac- 


CKN 

«{«MM  i  }nû  d'argent,  comra  e  on  peut 
le  voir  dan*  l'ordonnance  de  Meit, 
da  ap  mai  i564  ;  mais  dans  l'uiagè 
actuel^  tons  cens  non  Kigneariaux 
•ont  nomméi  bâtards. 

€■«(■■  FqyetCtva. 

Cama  :  Taille  ,  iaqxMitioB. 

Ckmie  :  Métairie  donnée  Ji  ferme; 

CcRiEÀBLE  :  Qui  eit  tajet  au  cent, 
qnî  doit  le  cent. 

Ckrssl  :  Cens,  redevance  à  titre 
deceni. 

Caitaisa ,  eeiueur  .-  Propriétaire 
d'un  cens ,  le  seigneur  on  antre  à  qai 
U  est  dfl  i  admodiatenr  d'niie  mélai- 
ne  en  grains. 

CairsiEa  :  Ofïider  d'an  monas- 
tère, qui  a  soin  des  cens  ou  métai- 
ries qui  ea  dépendent  ;  en  bas.  lat. 


CBasiEBKS  :  Familles  qui  tiennent 
one  métairie,  une  ceose.  On  appe- 
loit  métoyèrtt  celles  qui  n'av  oient 
^ne  des  vignes. 

CxRsir  ;  Le  terrîtoir  qui  est  sujet 
ao  cens. 

Cbmsivte  :  Terre  chargée  de  cens. 

Ccusta  :  Donner  a  cens. 

Cbhsitk,  censàaire  :  Celui  qnidoil 
cens ,  qui  a  une  terre  ou  un  fonds  a 
diarge  de  cens  ;  en  bas.  lat.  ceniita$. 

Ceirsoain ,  censoricn  :  Censeur. 

Ckmti  ,  cÎTita  :  Ceinture. 

CBKTKniQ  :  Centaine  ;  centena. 

Cbrtbnb  :  Juridiction  ,  domaine, 
liencomposédecentTenx  ou  familles, 
<I  dont  les  juges  étoient  nommés 
eenteniers  ;  les  Allemands  les  nom- 
ment encore  cent  graff;  de  cenuna, 

Ckntirb  :- Petit  bateau,  nacelle. 

CBXTOiaa  ;  I^  centaurée,  plante 
de  la  famille  des  cinarocéphales  ;  cen- 

CEXT-ran  ;  Cent  et  cent  fois ,  cent 
lBi*«nUnt. 


CEP  217 

CBNTtraaiKB  :  Ceintnronttier;  de 
dnctorium. 

Cbou  :  Le  ciel  ;  cœlum. 
Cep  ,  cepiel,  ceps,  chep ,  cfieper, 
(Jtepier ,  cheps  :  Espèce  d'entrave 
dans  laquelle  on  nietloit  les  pieds  dn 
criminel,  pour  lui  donner  la  ques- 
tion; catence;  en  bas.  lat.  cfpput , 
cippus ;  en  Basqne  ceps;  en  Italien 
ceps;  en  Ëspag.  cepo.  Cep  s'est  diÉ 
aussi  pour  prison. 

Et  11  PrOTOiE  U  roailU 

&*MM  pliu  dïr«  ta  cep  V\  aiiia, 

Fabliaude  Coiutant Dakamtt. 

On  a  cru  faire  plaisir  an  lectenr  ea 
lui  donnant  la  description  de  cet  in^ 
trument  de  souffrance.  Selon  Nieod , 
le  cep  étoit  composé  de  deux  pîècea 
de  bois  entaillées  sur  le  bord  et  jn». 
tement  à  la  même  distance ,  qui ,  ve- 
nant k  se  joindre,  serroient  les  pied* 
ou  les  mains  ,  et  ménle  quelquefoia 
les  unes  et  les  autres  ensemble.  Ce 
n'étoit  dans  l'origine  qu'une  esp^ 
de  prison  où  l'on  dOtenoit  les  crimi- 
nels jusqu'à  leur  jugement  définitif; 
de  là  le  nom  de  crppîer,  pourdéiigner 
celui  qni  en  (Toit  la  garde,  terme  qui 
répond  à  ceini  de  geôlier.  Depuis, 
dit  Nicod,  dont  je  copie  les  expres- 
sions ,  on  en  a  usé  pour  une  punition 
infamatoire ,  si  qu'il  y  a  en  des  ceps,  ■ 
les  entaiUnres  desquels  détenoient  te 
col  dn  condamné  à  subir  l'ignominie 
du  cep,  presqu'ainsî  qne  fait  aujour- 
d'hui le  carcan.  Selon  ce,  on  disoit 
être  condaiané  ou  mis  anx  cepi , 
c'est-à-dire  à  l'ignominie  des  cep*; 
ce  qni  est  dit  en  pluriel ,  ])arce  que 
le  cep  est  fait  de  deux  pièces  de  boia 
ainsi  mortaisées  que  dit  est  ,  les- 
quelles jointes ,  sont  retenues  par  un 
lien  de  fer  ou  autre  chose,  tant  qa'oa 
les  yeuille  desserrer  et  ouvrir. 

CiîAOS  :  La  peine ,  la  punition  da 


aaS  C  E  R 

€ep  ;  droit  ou  office  de  geôlier ,  geo- 
lage. 

Cepeouv  :  Billot  de  bois  ;  coutelas , 
hache. 

CxPEK ,  cepUr,  chepicr  :  Geôlier  ; 
eipparius, 

GEPma  :  Abattre ,  renverser ,  dé- 
truire. 

Cbpier,  ceppier  :  Prisonnier  et 
geôlier.  Voyez  Cep. 

Cept  :  Le  nombre  sept  ;  septem, 

Cept  :  Couche ,  planche  ;  lieu  où 
Ton  a  planté  des  oignons  ;  cepidwn. 

Cepte  :  Secte  ;  secta. 

Gérant  :  Petite  monnoie,  chose 
de  peu  de  yaleur. 

Ponre*  devins  ,  et  pain  querant 
£t  je  n*eiu  Tiùllaut  ung  cerant. 

Roman  de  la  Rose. 

Ceeas  :  Trop  salé ,  trop  cuit. 

Ceeceau  :  Enseigne  de  cabaret; 
agitation  de  Tair  par  le  battement 
des  ailes  des  oiseaux  ;  de  circulus, 

Gekcel^  :  Frisé,  crêpé. 

Geecelle  :  Espèce  d'insecte  vo- 
lant, papillon. 

Geeche  :  Tournée ,  ronde ,  cercle , 
<:erceau  ;  circulus, 

Geechiee  :  Chercher ,  parcourir , 
aller  de  tous  côtés  ;  quœrere;  dignité 
dans  l'église  de  Metz  ;  en  Prov.  cerca, 

Cerciau  :  Cerceau,  cercle  de  cuve 
ou  de  tonneau  ;  circulas  ;  en  Prov. 
cëoucle* 

Cercle  de  nuit,  cerche  :  Celui 
qui  est  chargé  de  faire  le  guet  ou  la 
ronde  pendant  la  niiit. 

Cercle  d'or  :  Couronne  des  im- 
pératrices du  Nord. 

Cercler  :  Environner,  entourer; 
circulare. 

Cerclouere  :  Sarcloir. 

Cerculier  :  Circulaire ,  qui  est  dé- 
crit en  rond. 

Cergus  ,  surcot  :  Vêtement.  Fojrez 
Cote* 


GER 

Gère  :  Cire;  cera;  du  Grec  Aeroi  | 
en  Ital.  et  en  Espag.  cera, 

Cerfoîjete  ,  cerfoite  :  Serfouette» 
outil  de  jardinier. 

Cerfouir  ,  cerfoujrr,  serfouir  :  Lt:- 
bourer  la  terre  légèrement ,  fouir  la 
terre  par  dessous ,  la  cultiver  avec  la 
serfouette  ;  subarare. 

Ce  RIE  :  Paquet,  ballot  d'un  poida 
déterminé. 

Ceriligiov  :  Porc-épic ,  espèce  de 
hérisson. 

Ceris  :  Faucille  dentelée ,  instru* 
meut  à  pointes ,  et  qui  sert  à  affiner 
le  chanvre. 

Cerisaie  ,  cerisajre,  cerisée  :  liea 
planté  de  cerisiers  ;  de  cerasum;  de-là 
le  nom  d'une  rue  près  l'arsenal  à 
Paris  ;  en  Prov.  cereiredo. 

Cerlinge  :  Librement. 

Cermeau  :  Sorte  de  serpe* 

Gern  :  Corne  d'animal  ;  cornu* 

Cerne  :  Regarde;  du  verbe  cernerm 

Cerne  ;  cernée ,  cemeié  ,  cerne^ 
liere  :  Cercle, rond, circuit,  enceinte; 
et  compagnie  ,  assemblée  ;  tas  ;  de 
circinus, 

Cernelle.  Voyez  Cenelb. 

Cerner  :  Regarder,  connottre  » 
s'entretenir,  parler  ;  ccrnere. 

Cernoâr  ,  cemoire,  cemouer  :  Ins* 
trument  à  cerner  les  noix. 

Gernuateur  :  Sauteur,  faiseur  de 
tours. 

Cero  :  Le  soir  ;  c'est  aussi  le  nom 
qu'on  dounoit  à  l'oiseau  que  nous 
appelons  guêpier  ;  seras;  en  Ital.  sera. 

Cerquemanage,  cerAernanage,  cer-^ 
quemage  ,  cerquemanement ,  cerque- 
ménage,  cherquemanage  ,  cherque^ 
ménage ,  cherquinmange  :  Recherche 
des  limites  faite  pardevant  le  juge  ; 
en  bas.  lat.  circamanaria, 

Cerquemaner,  cerkemaner:  Me- 
surer ,  fixer  les  limites ,  les  bornes 
d'un  champ,  d'une  ville ,  d'un  pays*. 


CER 

Ceiqttxmavziik  ,  cerhameneur  f 
^erkemaattnt  :  Agent  préposé  pour 
fixer  les  limites  et  les  bornes  des  héri- 
tt^M  ;  en  bas.  lat.  drcamannui. 

CEmam  :  Pois  chiche  j  de  cicer. 

CEaaa-FBn  :  Id  r^aitc,  le  signal 
pour  se  relirer  chea  soi.  ^oj'es  Cou- 

TRK-FIO. 

Ckbs,  ci>rve, /er/.*  Vent  qni  souffle 
«a  Languedoc  de  l'ouest-nord-onest 
à  l'eat-sud-est  ;  il  contribue  par  sa 
fraîcheur  à  modérer  les  chaleurs  de 
ce  pays ,  et  à  entretenir  la  salubrité  ; 
de  drciui  ventus,  selon  Borel. 
'    Cebt,  Utez  C'est  ;  Cétoit ,  ce  sera. 

CEBTAiiiBTi  :  Certitude ,  chose  as- 
torée  ;  et  débat ,  différend  ,  querelle  ; 


Ckkuel,  ^ez  Cekvbi.  :  Cerveau, 
cervelle  ;  cerebrum ,  cerebelium  ;  du 
Grec  M^K,  télé  ;  en  ProT.  ccrveios. 

Cebvelieke  ;  Amure  de  léle,  un 
casque  ;  eerveUiera,  ccrvelierium  ,  de 
ftrebeliare ,  cerebellaris. 


Gairte  li  rtmcl  dcnat 

El  H>ii  gut  ton  et  ton  tilnt. 
Sa  faCT  bliDchf ,  ton  dont  rii , 
S*  btUe  bonche  comme  \yt. 


Bornait  iFAlù  et  ProJUùu. 

Ckbvome  :  Bière ,  boisson  j  ceni- 
da  ;  en  Ital.  cervota  }  ta  Basq.  et  en 
£^g.  eervtia. 


C  E  V  aag 

Cbitoisier  :  Brasseur ,  cdoi  qui 
fait  ou  Tend  la  bière;  cerwiariiu. 
'  Ces  :  Aveugle  j  de  Cfvcv. 

Ces  :  Interdit  ;  censure  ecclésiu- 
tique. 

CBsXBiBifs  :  I^s  Césars.,  les  pre~ 
miers  empereurs  de  Rome.  - 

Cesc  ,  ceie ,  ceze  :  Pois  chiche  ;f 
dcer;  en  Prov.  cezes,  cezeroiu, 

Cescle  :  Un  cercle  ;  circuiju. 

Cbihe  :  Suite,  cortège. 

Cbskih  ,  eetùnin  :  Chemin,  rente. 

Cesse  :  Interdit ,  cessation  de  l'of- 
fice divin  pour  un  temps  dans  on 
lieu ,  censure  ecclésiastique  ;  cestatio. 

Cest  ,  cet  :  Celui-ci ,  ce ,  celle-là  , 
c'est ,  est ,  il  est  ;  est,  hie ,  ùte.  Voj. 

Je  Di'«>  in;, 
CiP  haï  *D  ù'ett  jor  m  mcojû 
Si  iisi  qacrrc  mi  f'aaAt. 

ilonuii  ifii  Benartt.Jiil.  i39. 

Cbstb  :  Ceinture  de  femme  ;  eetouf 
du  Grec  zirr«r. 

Cbstes  :  Ces  présentes. 

Cbstisk  :  Mesure  de  grain ,  setier. 

Cbstnon  :  C'est  mon  avis. 

Cx,*Tei, crstiiù,celuci,  celui:  Cet, 
ces,  ce,  celui-ci,  celui-là. 

Ctiaii  Chingni  la  gnindH  fili  da  KuB  , 
deTOJt  régner  «prè*  la  mort  du  père  i  or  itlnt 
qu'il  mourut;  miû  il  remetL  de  lui  iu>-ili, 
qui  mit  nom  Teunir,  et  caaii  doit  eiCra 
gnnt  Kaan  et  leiKueaf  eprèt  U  i 

Cetemne  ;  Mois  de  septembre  ; 
september. 

Cktif  :  Captif,  prisonnier;  cap- 

Cbube  :  Coutume ,  loi  municipale  ; 
d'où  ceurier ,  juge  ,  échevin  ,  muni- 
cipal. 

Cedtizb  :  Coûter ,  valoir ,  con- 
tenir. 

Cevil  ,  eevel  :  Cheren ,  chevelure  ; 
eapiUufi 


i3o  CITA 

Cet  Ali  :  Cheval  ;  caballus;  au  plu- 
rîer,  cevaus,  cei'a.r  ^  ceveax  ,  ceviax, 
chevax,      ^ 

\dt  ceval  forment  conyoîtolt  ; 
Souvent  Tacule  et  aplanie. 
Et  le  ce\'al  «i  bel  manie 
Por  un  poi  ne  le  vaît  baisant; 
n  vit  le  ceval  ù  plaisant. 

Poèi,  Franc,  m,  i3oo ,  tom,  4,  fol,  iS5o. 
Cevalerik  :  Chevalerie.  ^oj^.Che- 

TALIBK. 

Li  uns  11  ramentoît  b  joie 
Pe  la  terre  qui  sera  soie  , 
Li  altre  la  cevalerie. 

Roman  de  Dolopatos, 
CsvALiER  :  Chevalier.  Foy,  ce  mot. 

Et  pour  ce  que  il  a  cevaus  de  plnsieura 
9ianierea ,  li  uns  sont  destrier  grant  pour  com- 
battre; li  autre  sont  palefroi  pour  cevalier 
à  Taise  du  cors  ;  li  autre  sont  roncin  pour 
iommes  porter.         BnmeUo  Latini,  liv.  i. 

Cevechel  :  Chevet ,  oreiller. 

Cevelet  :  Ornement  d*habit  de 
femme. 

Cevelier  :  Cellerier ,  officier  mo- 
nastique. 

Céves  :  Ciboule,  oignon;  cepa* 

Cevee  :  Loi  municipale. 

Cex  ,  c€z  :  Aveugle  ;  cœcus, 

Cezile  :  Le  royaume  de  Sicile. 

CuA  :  Cela. 

Cha  9  chau  (m*en)  :  Peu  m'importe. 
Voyez  Cbaloir. 

Chaable  :  Meurtrissure  ;perrièr^ 
inachine  de  guerre  ;  arbre  ou  bran- 
ches abattues  ,  câble  de  vaisseau  ; 
en  bas.  lat.  chaahlis  ;  en  Prov.  cha^ 
bla,  broyer,  pulvériser. 

Chaabler  :  Renverser ,  détruire  , 
se  battre. 

Chaaive  :  Chaîne  ;  catena. 

Chaalis  ,  cnaèUs  :  Petite  abbaye 
située  à  deux  lieues  de  Senlis  \  c'étoit 
aussi  un  bois  de  lit. 

Chaalons  :  Monnoie  des  évéques 
de  Châlons-sur-Maroe. 

Chaaitcx.  Fojrez  Chkaitck. 


CHA 

Chaake  :  La  ville  du  Caire* 

Chaastré  :  Châtré ,  eunuque  ;  ««#- 
tratus, 

Chaatou  :  Morceau  de  cristal  on 
de  verre  dont  on  se  senroit  au  lieu 
de  pierre  précieuse. 

Chabene  :  Cabane ,  loge. 

Chabir  :  Établir,  marier. 

Chablage  :  Peine,  fatigue. 

Chable  :  Meurtrissure, contusion; 
et  câble  ,  cordage  ;  cahtUus;  en  bas 
Bret.  cabL 

Chable R  ,  chapler  :  Couper,  tail- 
ler, abattre. 

Chableur  :  Fournisseur  de  câbles 
pour  un  bateau ,  celui  qui  est  chargé 
de  le  conduire  ou  passer. 

Chablis  :  Bois  abattu,  renversé  » 
cassé  par  le  vent. 

Chabocer  :  Laisser  tomber  Ifi  vai^« 
selle  d'argent  oju  d'étain ,  la  bossuer. 

Chabogne.  Voyez  Caboche. 

Chabot  :  Espèce  de  poisson  à  grosse 
tête  ;  capito» 

Chabriot  :  Chevron. 

Chabutz  :  Collet ,  partie  de  Tba- 
billement  qui  entoure  le  col. 

Chace  :  Action  de  poursuivre  vi- 
vement ;  quassatio, 

Chacelaz  ,  chacelatz  :  Le  raisin 
blanc  que  nous  nommons  chasselas. 

CHA^IJHiEU  :  Louvetier,  chasseur 
de  loups. 

Chaci&or  ,  chaceour  :  Cheval  de 
chasse ,  et  chasseur.  Voy.  Cachibr. 

Chace poL  :  Sergent  préposé  à  la 
levée  des  impôts. 

Chacerie  :  Chasse,  droit  de  chasser. 

Chaché  :  Cognée,  hache;  en  bas. 
lat.  chacia, 

Chacqueu  ,'  chosqueur  :  Pressoir 
à  faire  du  vin. 

Chacuniere  :  Maison  ,  logis  ,  ap- 
partement ,  habitation  particulière 
de  chacun. 

Chadeler  I  chasdekr  :  Conduire  % 


CH  A 

mener ,  édairer,  précéder,  être  à  U 
tête  ;  capdelart.  Voy/  Cadblsr. 

CAkJïWiAMM.^^^chadeUerres  :  Chef, 
conducteur,  capitaine  ;  de  caput. 

Chaen  B  :  Chaine  ;  catena, 

Chab&,  chair,  cfiooir,  cheoir:  Tom* 
ber;  cadere, 

CnkYkTiT  :  Échafaud  ;  appentis. 

Crifourbr  ,  chaffourer  :  Défigu- 
rer, embrouiller,  rendre  obscur. 

Chàfrcmer  .'Reprendre  avec  force, 
faire  une  vive  réprimande. 

Chagrain  :  Chagrin ,  ennui ,  mé- 
lancolie ;  acritas, 

Chagrineux  :  Fâcheux,  chagrin, 
de  mauvaise  humeur. 

Chaiax,  chmel ,  chaielle  :  Petit 
chien ,  petite  chienne  ;  il  signifie  aussi 
la  progéniture  de  tout  autre  animal. 
Vojez  Cadeau. 

Car  nos  yiex  sanglt«r  hericSet , 
QuaDt  des  chlena  est  bien  atielex» 
N*ett  si  craiex,  ne  lionetse, 
Si  tristre,  ne  si  felonuesse. 
Quant  li  venierres  qui  Tassant , 
Li  renforce  en  ce  point  Tassant, 
Quant  el  ralalte  ses  ehmax. 

*  Boman  de  la  Rose,  vers  9^1* 

Chaiere.  Voyez  Caiére. 

Cbaiclr  :  Parc  fermé  de  murs  ou 
de  haies ,  enceinte  ;  de  cingulum. 

Chailemie  ,  chalemeal ,  chaU'» 
meattlr,  chaleméCy  chalemelle,  cha- 
lemety  chalemie  :  Flûte  champêtre; 
du  Grec  kalamos;  en  Lat.  calamus; 
en  Prov.  chalamino. 

Ck AILLE  ,  chaky  du  verbe  chaloir  t 
n  me  soucie ,  il  m'importe ,  il  n|*inté- 
resse.  Ne  vous  chaille  :  Ne  \o\is  em- 
barrassez pas  ;  de  calere, 

Haii  11  fol  dlent ,  qae  nos  ekailfe? 

Helinant, 

Chaillous  :  Pierre ,  caillou  ;  de 
calculas  ;  c'étoit  aussi  le  nom  de  la 
petite  ville  de  Caillaux  en  Bourgogne. 
Ses  poires  cuites  étoient  fort  estimées 
âu  xiu*  ûècle. 


I 

C  H  A  a3i 

CflAXMBE  :  Jambe. 

Chain DRB  :  Ceindre ,  enTironner  ; 
dngere» 

Chaike.  Foyez  CHAoïmi. 

CiAiNGE  :  Lieu  où  Ton  rendoit  hi 
justice,  place  de  commerce;  eom- 
bium. 

Chaihgle  ,  changle  :  Enceinte  t 
parc  fermé  de  mur  ou  de  haie  ;  cein- 
ture ,  sangle  ;  cingulum. 

Chainoinerie  :  Collégiale  de  cha« 
noines  ;  decanonicus,  formé  du  Greo 

KMfêÊf, 

Chains  :  Céans ,  ici  ;  AlS?  intàs. 

Chainse  ,  chaisel,  charmie,  chein* 

cerie,  cheinsil ,  chemisai,   chinche» 

rie  :  Chemise,  jupe,  voile,  nappe 

d'autel ,  et  généralement  tout  ce  qiid 

sert  à  couvrir  ou  enveloppe^;  ca-* 

misia. 

Sire  de  Toa  ne  me  diaat , 
Traies  tos  arier» 
K *atoacIiiez  pas  a  mon  ehainse 
Sire  cheTalier. 
AnotyrrM,  Recueil  des  Poèt,  Fran^, 
amnt  x3oo,  tom,  3. 

Chai KT  ,  chainture  :  Ceinture  ; 
cinctorium, 

Chaiiitre  :  Terre  entourée  d*une 
haie  ;  en  bas.  lat.  cinctada. 

Chain TURETTE  :  Petite  ceinture. 

Chaipelain  :  Chapelain ,  prêtre 
qui  dessert  une  chapelle  ;  eapellanus. 

Chaipot  :  Place  qui  est  devant  une 
église. 

Chaiptibz  :  Fruits  d'un  héritage. 
Voyez  Chastel  et  Chasteis. 

Chair  :  Tomber  ;  cetdere^ 

Chaires  :  Formes  ou  stalles ,  sur 
lesquelles  s*asseient  les  chantres  d'é- 
glises ;  cathedra;  du  Grec  xuêi^u, 

Chaireton  :  Charretier  ,  voitu- 
rier  ;  carrucarius, 

CRAiRGii  :  Chargé.  Voy»  Carger. 

Chairles  ,  Challe,  Challon,  Chai-- 
los^  Charlon:  Charles,  nom  dliom- 
se;  Caraius.  Voyes  Karle. 

4 


l")) 


CH  A 


Chairlote  :  Charlotte  9  diminatif 
de  Charles ,  nom  de  femme. 

Chaulpaignr  :  Ouvrage  en  osier. 

CHAiRaiER  :  Charron ,  ouvrier  qui 
construit  les  voitures  et  les  instru- 
mens  aratoires  ;  carrorumfaber. 

Chiirton  ,  chereton  :  Voiturier , 
charretier;  carrucarius. 

Châirtre  :  Prison  ;  on  dit  encore 
familièrement  de  quelqu'un  dont  les 
actions  sont  surveillées ,  qu'il  est  en 
chartre;  carcer.  Voy.  Cartre. 

Chaisel  :  Espèce  de  vêtement. 

Chaisneau.  FoyezCniLVkv* 

CsAissE  :  Poursuite ,  expulsion , 
'bannissement;  quassado, 

Chaissier  ,  chaicer  :  Chercher , 
travailler  à  obtenir  quelque  chose. 

CflAisTSRON  :  Petite  layette  en  for- 
me de  tiroir ,  pratiquée  au  haut  d*un 
des  c6tés  d'un  coffre. 

Chaistre  (comté  de)  :  Comté  de 
Castres  ;  Castrum, 

Chaiteillant  :  Petit  château; 
easteilum, 

Chaiteis  :  Rapport  en  argent  d'un 
champ  ou  d'une  vigne.  Voyez  Chas- 
tel  et  Chasteis. 

Chaitis.  Voyez  Q.kvixf* 

Chaitivet^  ,  chetivoison  :  Capti- 
vité ,  bassesse ,  foiblesse ,  chose  de 
peu  de  valeur  ;  capdvitas. 

Chaiture  :  Temps  où  il  est  per- 
mis de  manger  de  la  viande.  Voyez 
Car  VA  LACE. 

Chaiz  :  Cabane ,  loge ,  petite  mai- 
âbn ,  chaumière ,  cahute,  habitation  ; 
en  bas.  lat.  chaia;  en  Basque  echea. 

Cha-jus  :  Ici*bas.  Voyez  Ju&. 

Chakeu.  Voyez  Chacqueu. 

Chal  :  Chaud ,  brûlant  ;  calidus. 

CiiALAMER  :  Réclamer,  former  une 
demande  en  justice. 

Chalan  ,  chaton  :  Petit  bateau  où 
l'on  nourrit  le  poisson;  boutique; 
en  bas.  l^t.  cAeiandium,  chalonnium* 


CH  A 

CsALAïf  DAS  :  Qui  est  disputé ,  ce 
qu'on  s'efforce  d'obtenir. 

Chalan ORE  :  Chaland ,  espèce  de 
bateau. 

Chalangage  ,  chalange  ,  chal- 
lenge y  chalonge^  cha/ongne  :  Conlesr 
tatiqn ,  dispute ,  oppositien  ,  accusa- 
tion ,  assignation  ;  calumnia.  Voyez 
Calaiccage. 

Chalanger  ,  chalangier  y  chalcn^ 
ger^  chalengier,  cha longer  y  chalon- 
gnier  :  Calomnier  ,  disputer ,  mar- 
chander, f^tre  en  concurrence,  re- 
traire un  héritage ,  accuser  ;  calum^ 
niare. 

Aucun  pnet  chalongier  on  p«r  etpeciaos 
demandes,  on  par  devant  le  prevrost ,  et  isait 
le  dit  Pomponius  ,  s*il  n*i  a  point  autre  causr. 
Se  aucuns  demande  iftsit  son  fUs  por  ce  qa*U 
est  encor  en  son  bail ,  secont  la  costume  de 
Rome ,  il  m*est  avis ,  et  Pompooins  dist  et  •£ 
consent  qu*il  demande  bien ,  car  il  dit  qa*îl 
puet  bien  chalongier  par  droit  s^il  i  mett  et 
dit  la  cause  pourtpioi  il  demande.  Par  ceste  de- 
mande non  pas  seulement  une  chose  puet  catrs 
chalongiée,  mes  tôt  un  roonclaux  de  bestes 
et  issit  le  dit  Pomponius  ,  et  aussi  dit-il  des 
bues ,  des  vaches  et  des  haranz  ;  et  de  ces  aiH 
très  solas  de  bestes»  et  il  nous  souffira  que  li 
moncel  soit  nostres ,  tôt  ne  soit  il  pas  noitres 
chascua  chief ,  et  IVn  cheilengié  tôt  et  non 
pas  partie.  Kt  se  li  nombre  est  ivel  Ten  ne 
demandera  pas  tôt  le  moncel,  mes  la  moitié 
de  tôt ,  et  se  Tun  a  plus ,  et  se  Tautrui  en  est 
ostié ,  il  ne  laisse  pas  à  chalongier  le  moncel , 
autrui  chi  es  de  bestes  n'aviennent  pas  à  estre 
randues. 

Mss.de  laBibl.  Impér.  «»  S^o-jf/ol.  45,  V^. 

Chalant  :  Ami  déclaré  d'une  fem« 
me ,  son  amant. 

Chalante  :  Canal  pour  égoutter 
l'eau  d'un  toit. 

Ch  ALBIN  DE  R  :  Terme  obscène. 

Chaloeals  :  Câble ,  cordage  des 
vaisseaux  ;  chalatorius, 

Chaldement  :  Chaudement;  ca- 
Udè. 

Chaleil  :  Lampe  ou  vaisseau  pro- 
pre à  faire  brûler  l'huile  ou  la  graisse 
-pour  éclairer. 


CH  A 

CmxLtitUT :  Publia,  prononça. 

CsAiEMAiTKE  ,  chalemaitit  :  Ter- 
me d'injnre  on  de  méprô ,  employé 
pour  désigner  un  emploi  tïI  et  bas. 

Chalkmeiux  ,  cAaUmée ,  ehale- 
mel,  ehaUmeUe ,  chatemit.  Voyez 
Chiilenie. 

CHÀLiHZLBn  ,  chaUmer  !  Jouer 
delà  flùle,  du  flageolet,  du  chalu- 
meau j  d'où  cAafemetfo/t,  joueur  de 
flAle. 

Et  tiat  UB  fnttcl  de  kh'udx 
Si  ehaiemoït  le  duuiiiu. 

Chalkmeleb  :  Signifie  aussi,  crier, 
publier,  annoncer. 

Si  r'i(rt-cle  triiie  à  mcrfcilla 
Qdui  li  lierres  ekalemtloît , 
Qui  aale  rieiu  ne  ii  celoil. 

''Roman  de  la  Kose ,  -vers  i!ïoi8. 

Cbilbnihk  :  Calamine ,  pierre  bi- 
Ininineuse. 

Cmx%.t,«uzvB*.,ckalemeler:SoiaeT 
de  la  fiùle  ou  du  chalumeau,  et 
joueur  de  ces  ùistrumens. 

CMXi.ziian ,  chaUenge  :  Demande 
en  justice. 

CaiLENGEon,  chalengzerret ,  cha- 
iongièret  :  Calomniateur ,  qui  dis- 
pute, qui  assigne,  qui  marchaudei 
Voyez  CALÀNOEa. 

qoe  cil  qui  lODi  pariDt  lu  Tindior  de  lignage 
de  »1  parlledoDtl*  cLdm  niaeEianUcliDie, 
partant  came  elr  coite  dedani  l'an  et  jor  :  et 
•e  U  aofaeterrei  dit  qne  li  an  et  li  jar  loit  paa- 
•et.porqaoi  ne  li  «  irtaut  reipoadrc,  le 
eiaJôngierei  conveDilra  qu'il  enfraigne  ce  par 
garuu  cl  qu'il  fu  à  la  Ttute  ferr,  et  ai  deaien 

pardn  pat  li  acheterr^t  ton  argent ,  et  te  il- 
n'a  &aiiit  la  teuuc ,  li  acheterrei  rendra  la  te- 
ûie ,  et  lera  li  jiJgemeDt  dann  contre  le 
cAdJrnnorrt  ('il  nie  qu'il  n'eitpaidel lignage, 
tl  l'Q  dit  qn'il  n'»t  pu  de  celé  paroi  dont  U 
rboac  mnel,  en  telle  cboae  n'a  paa  de  ba- 
taille ,  mjia  par  bona  leimoïna  qu'il  uchent 
qoe  il  lorat  dcl  lignage  d'oir ,  et  de  uioir  de 
Cele  partie  dont  U  elioie  mael  à  l'en  moilrce 
taeAeJoKgr. 

Mm.  dt  la  BM.  Imp.  n'  ilto-ji  /ol.  (g. 


C  H  A  9)3 

ClAtsHOxi,  datengier:  Récla- 
mer, demander  quelque  chose  commo 
■on  propre. 

CBaLEuasnsaMXRT:  Par  un  prompt 
mourement  de  colère  ;  ealidé. 

Cbileueeux  :  Vif ,  prompt,  sen- 
tant la  colère  ;  calidas,  • 

Chilibandb:  Feo  de  joie,  d'arti- 
fice ,  fen  de  la  Saint-Jean  ;  de  calidui. 

Cralitz  :  Bois  de  lit.  Fbyet  Chaa- 

LIS. 

Chalival)  ,  chalivari:  Charivari, 
émeute,  tumulte. 

Challe  :  Moule  à  gaufTres  et  à 
pttisserie  ,  écaille ,  enveloppe  ,  co- 
quille d'une  noix,  d'un  fruit. 

Ceallemulle  ,  chaUemie  :  Cha- 
Inmeav  ,  flûte  ;  calamus, 

CsALLEa  :  Ecater,  écailler,  Ater 
l'enveloppe  de  certains  fruits ,  tels 

CvALLEi  :  Charles.  Abj'.CHAïKLRS. 

CnArocHEK  :  Contester,  ilisputer. 
Voyez  Cbalakceb. 

Cbaloik  :  Importer ,  se  sontner  , 
avoir  soin ,  se  mettre  en  peine ,  pren- 
dre soin  ;  de  calere  ;  en  ProT.  chaoït- 
ta;'dneme  chaut;  il  ne  m'importe. 

Amy ,  de  cet  JDjci  mondaioei 
Ne  me  chault,  tt  m'en  tieni  forcliu; 
Car  ce  »nt  pûiiauei  lOadaiBCt, 
Qui  «e  piuenl  et  ne  lont  phu. 
Dane»  aia  AveugUi , pag.  iQi,DibiUdê 
lomiM  Monatàit  et  du  Hetigititx. 

Cbaloit  :  n  importoit;du  verbo 
chaloir. 

Cbalor.  FoyctCuHAK. 

CitAi.oncr. ,  cAalange ,  chaloàtge  : 
Tromperie,  et  espèce  de  t 
Voyez  Calakcage. 

Si  la  doit  aïoir  tant  ekalongc, 
CnidJei-TOiu  bien  que  le  tod>  di 


Ckaiorgbaiit,  chalangeauiu  :  Ca- 


s34  C  H  A  C  H  A 

lomniateur ,  qui  assigne  »  qui  dis-  en  Ini  prêtant  le  serment  de  fidélllé  ; 

pnte.  enfin  le  droit  dû  au  premier  huissier 

raj  fait  jogenent  et  jostice ,  ne  moi  baille  de  la  chambre  des  comptes  par  ceùX 

as  ckaUmgetumi  moi.  qui  y  rendoient  foi  et  hommage. 

BM.  hisLfPs.  ii8,  'vers.  x«i.  Chambeeeche  :  Cens  ou  rente  que 

Feci  judieium  et  justidam ,  mm  tradat  me  la  chambre  d*un  seigneur  IcToit  sut 

calumniantiboâ  mr.  le,  terres  de  ses  vassaux. 

Chaloitcer  ,  chalongner.  Voyez  Chamberlan  ,    chambrelens  : 

CHALAKcsm.  Chambellan. 

Chalor  :  Chaleur,  ardeur;  calor.  Chambert  :  La  partie  du  derrièra 

Chaloureusement  :  Par  un  mou-  du  col. 

Tement  de  colère ,  ayec  vivacité.  Chambioh  :  Jambon ,  ou  pied. 

Chalt.  Voyez  Chaille*  Chambre  :  Fisc ,  domaine  ;  et  ce 

Chaluc  :  Sorte  de  poisson  de  mer.  qui  est  accorde  à  la  femme  comme 

Chalumel  :  Chalumeau  ,  instn»*  meubles  après  la  mort  du  mari, 

ment  de  ipusique  champêtre  ;  cala-  Chambre- basse  ,   chambre  ^  coie  ^ 

mus;  en  Prov.  chabamino.  chambre-courtoise ,  chambre- coye  : 

Chalzemen T  :  Chaussure  ;  calcea*  Garde-robe ,  chambre  privée. 

mentum,  Chumbre-coie  est  uns  leos  cherez ,  oa  Tes 

ChAM  :   Petit  banc  ,   escabelle  sur  ▼"  »•  requeste»  de  nature. 

laquelle  on  s'assied  pour  traire  les  Uy.  de  Jostice  et  de  Pht, 

Taches.     ^  Chambrerie  ,  camererie  :  Office 

Chamais  :  Banc  pour  asseoir  plu-  elaustral  du  maître  -  d*h6tel  d*une 
sîeurs  personnes.  abbaye ,  dont  le  tenant  est  nommé 

Chamarier,  camberlanc ,  cham-  chambrier  ou  chambricL  Quand  dans 
belan ,  chamberlan ,  chambrelan  :  un  ancien  titre  il  est  dit  qu'une 
Chambrier ,  caméner ,  officier  clans-  chose  est  due  à  la  chambre  d'une  ab« 
Irai,  valet  de-chambr^ ,  trésorier;  baye,  cela  signifie  qu'elle  est  due  k 
camerarius.  Voyez  Chambrerie.  la  camererie  ou  chambrerie. 

Chamarra  :  Habit  de  berger  fait        Chambrie  :  Chanvre;  cannabis» 
de  peau  de  mouton  ou  de  chèvre,  et        Chambrier.  Voyez  Chamarier. 
sur  les  coutures  duquel  il  y  avoit        Chambries  ,   chambry  :    Lates  , 
plusieurs  bandes  en  guise  de  passe-    treillage  sur  un  mur  de  jardin  pour 
ment.  y  attacher  les  espaliers  ,  ou  treille 

Chambaloit  :  Courge,  bâton  au-    faite  en  berceau  ;  du  Grec  Aamara, 
quel   on  suspend  des  seaux   pleins    voûte  ;  en  Lat.  camurus  ;  courbé, 
d'eau  pour  les  porter.  Chambrillon  :  Jeune  servante  i 

Chah  bar  :  Qui  a  les  genoux  en-    de  cameraria, 
dedans ,  qui  est  cagneux.  Chambrillour  :  Compagnon ,  co- 

Chambarerie  :  Office ,  dignité  de    habitant  de  la  même  chambre, 
chambrier.  Chamel  ,  chameul  :  Chameau  ;  car 

Chambellage  ,     chamberlage  j    melus. 
chambrelage  :  C'étoit ,  i**.  le  droit  de        Chamellan  :  Chambellan.  ' 
fief  dû  au  seigneur  à  chaque  muta-        Chameller  r  Chanter,  jouer  de 
tion  de  vassal  ;  2^.  celui  que  les  bé-    la  flûte  ou  du  chalumeau  ;  en  ProT% 
néfiders  de  France  payoient  au  roi   calamela.  Voy.  CnALBiiBLEm^ 


CH  A 

CHimiTTs ,  chevatîce  2  Sorte  de 
T^ement. 

CHAMBmAKDK  :  Endoit. 

Chamion  :  Espèce  de  chariot ,  ba- 
quet ,  et  petite  épingle. 

Chammidor  :  Marchand,  changeur 
de  monnoie;  campsor,  Voyes  Cam- 

BIADOa. 

Chamon  :  Terre  en  friche,  qui  n*est 
paa  cultivée. 

Champagnol  :  Potiron;  de  campo* 
lus  ;  en  Langued.  campcUroL 

Champaigb  :  Champ  où  Ton  fait 
paitre  les  bestiaux ,  pâturage. 

Champaigne  :  Campagne,  plaine, 
champ  ;  fond  d*une  étoffe  ;  la  Cham- 
pagne ,  province  de  France  ;  ctunpus 
et  Cainpemia» 

Champarer,  champarter^  chani'^ 
partir  :  Lever  le  droit  de  champart. 

Champart  :  Droit  qu*a  un  seigneur 
de  prendre  un  certain  nombre  de 
gerbes  dans  la  moisson,  des  tenanciers 
de  sa  seigneurie  ;  de  campi pars. 

Champ  ARTS  ressb  :  Grange  seigneu- 
riale où  se  mettoient  les  champarts. 

Champarteur  :  Homme  commis 
par  le  seigneur  pour  lever  le  droit 
de  champart. 

Champeaux  ,  champiaux  :  Halles , 
champs  ;  campi ,  campelli, 

Champelet  :  Petit  champ  ;  cam* 
peUus. 

Champeleure.    Vojez    Chamte- 

PLXURS. 

CmâMviy  campi,  campis,  champie^ 
champily  champis  :  Enfant  né  d*une 
mère  qui  n*étoit  pas  mariée  lors  de 
sa  grossesse ,  bâtard  ;  de  campus  ; 
comme  si  l'on  disoit^^W  campi;  les 
anciens  à\%o\tulJïlius  terrœ.  « 

Champion  :  Défenseur  qui  sou- 
tient le  droit  d*un  autre ,  qui  te  bat 
pour  lui  ;  campio. 

Champissk  :  Femme  ou  fille  àir 
liaachéc. 


C  H  A  a35 

CflAXPiSTEAUx  :  Bru8q[ue ,  fâché 
sans  sujet. 

Champoibr  :  Garnir ,  orner  •  un 
chaïUp  de  quelque  chose ,  te  battre 
avec  quelqu'un. 

Ckampoyer  ,  champoier  :  Droit 
d'envoyer  les  bestiaux  daus  les  prés 
après  la  fenaison. 

'Chamvreirb  ,  chamviere  :  Chene- 
vière  ;  cannabetum. 

Chah  AL  :  Bois ,  forêt ,  et  canal  ; 
canaUs»  Voyez  Chahel. 

Chance:  Enchantement, bonheur»  ' 
fortune,  hasard,  rencontre  heureuse  ; 
cadenda. 

Chance  AU  :  Châssis ,  treillis ,  bar- 
rière ,  grille  ;  cancellus, 

Chancel  :  Espace  entre  le  maître- 
autel  et  la  balustrade  qui  le  ferme  ; 
cancellum;  en  bas  Bret.  chantele  ; 
en  Prov.  chanteL 

Chancel  ,  chancela,  chancelado  : 
Grillé ,  fermé  d'une  grille  ;  cancelr^ 
lotus;  de-là  le  nom  de  la  fameuse 
abbaye  de  Chancelade  ,  dans  le  Pé- 
rigord. 

Chancelle  :  Chambre  de  l'épouse, 
ses  meubles  et  habits. 

Chancellement  :  Tremblement , 
vacillation. 
Changer  :  Jouera  la  chance  aux  dés. 
Changerb  :  Dot  assignée  wa  un 
fonds  de  terre. 

Chancbux  :  Fortuné,  heureux , 
qui  a  de  la  bonne  fortune. 
-  Chancil  :  Chanvre ,  toile  blanche. 

Chancir  :  Moisir,  blanchir,  deve- 
nir blanc  ;  canescere. 

Chançokelb  :  Chanson,  chanson- 
nette; cantilena» 

Chakcus  :  Tombé ,  renversé  ;  de 
cadere. 

Chandelbir  de  cire  :  Marchand 
Giner. 

Chandblierb  :  Branche  de  laferme 
du  grand  poids ,  à  Rouen. 


a36  C  H  A 

CHAVDELiEa-sAin  T-DENis  :  Espèce 
de  serf. 

Chandelle  ,  chamleiUe  :  Espace 
de  temps  dans  la  nuit. 

Chandeloub.  f^ojes  Calamay. 

Chakdoille  ,  chandoile  :  Chan- 
delle ;  candela.  Devoir  la  chandoille 
à  S.  Arnpud,  c'est  être  C... 

Quant  la  chandoile  est  aluinée. 
Tant  art ,  tant  luist  qu*ele  est  gattée. 

Bibie  Guiot,fol  io6,  f . 

Crait DRES  :  Cendres  ;  cineres, 
Chahel,  chane ,  chenal,  chenel , 
chenex  :  Conduit ,  canal ,  gouttière , 
lit  de  rivière  ;  boiss  forêt  ;  il  s'est  dit 
aussi  d'une  sorte  de  mesure  ;  canaUs; 
en  b.  la  t.  canola;  en  bas  Bret.  canol. 

Ils  anroient  un  baing  cruel 
De  la  froide  eve  da  chanel, 

Fab,  des  trois  Bocus, 

Chan ES  :  Kides ,  cheveux  blancs  ; 
de  canus, 

Ch  AN  ESTE  :  Prébende ,  canonicat  ; 
de  canonicus. 

Cranesseul  :  Lit  de  plumes. 

Chanetier  :  Sorte  de  vase. 

Chanettes  :  Burettes  qui  con- 
tiennent l'eau  et  le  vin  que  le  prêtre 
consacre  à  la  messe. 

Chanevacerie  :  Négoce ,  com- 
mence de  toile  de  chanvre. 

Chankvacibr,  chanevassier  :  Mar- 
chand, fabricant  de  toile  de  chanvre. 

Change,  chainge  (ly)  :  La  banque, 
le  change  ;  de  cambium. 

Changeor,  changeour,  changerres, 
thangieres  :  Changeur ,  celui  qui 
exerce  le  change. 

Crangoint  :  Sorte  de  mesure  pour 
le  sel. 

Changon  :  Cérémonie  qui  précé- 
doit  le  jour  du  mariage,  assemblée 
des  parens  et  amis  des  futurs  époux , 
entrevue  ;  il  s'est  dit  aussi  d'un  terme 
injurieux. 

Chaniast»  chanjast:  H  changeât. 


CH  A 

CRAWLAirT.  Voyez  Chalaitt. 

Chanlete  :  Petit  canaL  Voyez 
Chanel. 

Chanletes  :  Petites  tuiles  pour 
couvrir  les  maisons  :  les  anciennes 
tuiles  étoient  bombées  ;  de  canalitius» 

Channe  ,  channée  :  Espèce  de  me- 
sure pour  les  liquides  ;  canna, 

Channeheurks  :  Ouvroirs  où  Ton 
fabrique  des  petites  planches  propres 
à  couvrir  les  toits. 

Channes  :  Petites  planches. 

Channeteil  :  Chanson  bruyante. 

Chanoinerie  :  Canonicat;.  de  ctMf* 
non. 

Cranoinie:  Chapitre  de  chanoines. 

Chanoinne ,  chanone  :  Chanoine, 
celui  qui  possède  une  prébende  ;  ca* 
nonicus. 

Qni  me  donroit  vin  de  coventy. 
W*en  $croîc-je  janiès  yYre, 
Moult  i  fet  rolex  morir  que  vivre.. 
Beneoiz  soit  Sainx  Augustins, 
Des  bons  morsiauz  et  des  bons  vin* 
Ont  li  chanoinne  à  grant  plenté. 
Moult  sont  gentilment  atorné; 
Ice  porroie  bien  souffrir. 
Que  j*alm  miex  vivre  que  morlr. 

Bible  Gniot,foL  lox,  VK 

Chànole.  Voyez  Canole. 

Chanoyer  :  Sorte  de  danse. 

Chans  :  Champ ,  campagne  ;  com- 

pus, 

Adecertes  les  foies  femes  communes  àt 
chans  ou  de  viles  séent  getées  hors  ;  et  quant 
Ten  lenr  aura  ce  «monestë  et  devéé ,  li  juge 
d*icels  lour  prangent  lor  biens  ou  autres  pur 
rautorlté  de  cels  jusqu'à  la  cote  ou  le  peli- 
çon.      Liv.  de  Jostice  et  de  Plet,fol,  a  ,F®^ 

Chansi  :  Agé ,  décrépit ,  et  gâté , 
avarié ,  moisi  ;  de  canescere, 

Chansonnelle  :  Chansonnette, 
petite  chanson. 

Chant  :  Chante. 

Chantaisse  :  Je  chanterois. 

Chanteau  :  Morceau,  partie  de 
quelque  chose. 

Chauteib  à  un  alteit  ou  auteUez 


CHl. 

Tenir  an  autel ,  en  être  pourvu ,  le 
desservir ,  célébrer  le  sacrifice  de  la 
messe  ;  cantare. 

Ly  prestre  que  chanteie  à  Tauteit  Nottre- 
DaiBc,  et  le»  altret  prestres  qui  le  dit  alteit 
tenront  et  deuervlrout. 

Chautel  ,  chantcau  :  Un  morceau 
de  paiu;  de  cantellum^  diminutif  de 
cantum  ;  en  Lan^ed.  canteL 

Chautel  :  Dos  de  la  main ,  sa  par- 
tie extérieure. 

Chantelage  :  Droit  sur  ceux  qui 
Tendoient  du  vin  en  gros^u  en  dé- 
tail ;  en  bas.  lat.  chantelagium, 

Chautement  :  Sortilège ,  enchan» 
tement ,  charme  ;  incantatio. 

Chaittepleuee  ,  chanteplure  :  Ro- 
binet d'un  muid  ou  autre  vaisseau 
qu'on  a  mb  en  perce ,  arrosoir ,  en- 
tonnoir ;  et  douleur,  affliction. 

Chanteeel  :  Graduel,  livre  de 
chœur  d'une  église. 

Chahtàaes,  cfianterres  :  Chantre  9 
chanteur ,  ménétrier  ;  cantator. 

Chah TEAiE ,  chantrene  :  Office  so- 
lennel des  morts. 

Chantiée  :  Droit  établi  sur  le  via  > 
qui  se  vendoit  en  détail. 

Chahtille  :  Contre -mur  d'un 
demi  -  pied  d'épaisseur  ;  morceau  9 
partie  de  quelque  chose. 

Chahu  ,  chênes ,  chenu  :  Chauve  9 
qui  a  les  cheveux  blancs  ;  canus. 

Chah VEHOH  :  Chanvre  ;  cannahum, 

Chaoine  9  chaîne  :  Le  chêne  ;  quer- 
eus  ;  l'arbre  le  plus  utile  et  le  plus 
employé  dans  les  arts.  Ménage  le  dé- 
rive de  quemus ,  et  Barbazan  de 
Chaonia  ,  contrée  de  l'Ëpire  9  comme 
les  cerises,  de  Cerasunte;  les  pêches  9 
de  la  Perse;  le  parchemin,  de  Per^ 
game  ,  &c. 

Chaoie  9  chair,  chairer,  cheir  :  Di- 
minuer, tomber,  renverser;  cadere, 

Chaouhez  :  Sorcier. 

CHAouRSiKa  :  Usurier. 


C  H  A  a37 

Chape  :  Robe  qui  avoit  un  chape- 
ron pour  mettre  sur  la  tête  ;  en  bas. 
lat.  capa ,  cappa ,  formé  de  capuU 
Voyez  Chaperoh. 

Elle  eut  d^une  chape  fourrée , 
Si  bien  de  ce  je  me  records, 
Afifeublë  et  Têtu  son  cors. 

Roman  de  la  Rose. 

Chape  de  saih  Maetih  :  Espèce 
de  rochet  assez  court  et  sans  man- 
ches 9  qui  étoit  devenu  l'étendard  de 
la  France9  voile  en  taffetas,  sur  lequd 
S.  Martin  étoit  peint  9  et  qui  avoit 
reposé  quelque  tipmps  sur  son  tom« 
beau  ;  il  étoit  gardé  9  à  l'armée  9  sout 
une  tente  particulière  :  on  le  portoit 
autour  du  camp  avant  la  bataille* 
Au  XII*  siècle  il  fit  place  à  l'oriflamme  ; 
les  ducs  d'Anjou  en  étoient  gardiens  , 
comme  grands  sénéchaux  de  France. 

Chapeau  :  Couronne  que  les  filles 
portoient  le  jour  de  leur  mariage  ;  de 
caput  ;  en  Prov.  chapèlë. 

Chapel  9  chapelet,  chapet ,  chap- 
pel  :  Voile  ,  chapeau  >  couronne  de 
flears9  guirlande  ;  capellus,  de  capuU 

Un  Tert  chapeleC  en  sa  teste 
Toz  jors  Toiuist  que  il  fust  feste. 

Fabi.  de  S.  Pierre  et  du  Jouglew» 

Chapel  ,  chapeleis  :  Tuerie  ,  bou- 
cherie 9  hangar  où  l'on  tue  le  bétail  ; 
au  figuré,  carnage,  massacre;  ea 
anc.  Prov*  chaple. 

Chapelain  :  Prêtre  9  curé  ;  capel- 
lanus. 

Chapblbr  :  Briser  9  couper,  tail« 
1er.  Fbjrez  Chaployer. 

Chapeline  :  Armure  de  tête  ;  CO" 
pelUna  ,'  de  caput. 
Chapelle  .'Couvercle  d'un  alambic. 
Chaperoh  :  Habillement  de  tête , 
espèce  de  capuchon  que  les  honmies 
et  femmes  de  tous  les  rangs  portè- 
rent jusqu'au  quinzième  siècle.  Il 
étoit  en  drap  9  et  ressembloit  à  un 
bourrelet,  avec  de»  pendans  aux  deux 


«38  C  H  À 

c6tés  du  cliaperon.  On  s*en  envelop- 
poit  là  tète  comme  avec  une  coiffe. 
Biches  et  pauvres  portoient  le  chape- 
ron ;  et  suivant  le  commandemelit  de 
Charles  vu  en  i447  9  chacun  fut 
obligé  d'avoir  une  croix  dessus ,  à 
moins  qu'elle  ne  fût  sur  la  robe.  Lors- 
qu'on vouloit  saluer  quelqu'un ,  on 
levoitou  l'on  reculoit  le  chaperon  de 
manière  que  le  front  fût  découvert, 
lia. reine  Isabelle  de  Bavière  prit  en 
liaine  JèanTorel,  parla  seule  raison 
qu'il  ne  levoit  pas  son  chaperon  lors- 
qu'il, lui  parloit.  Lorsque  les  habits 
étoient  mi  -  partis  ,  c'est-à-dire  de 
deux  couleurs,  le  chaperon  l'étoit 
aussi  ;  cappa,  capero ,  de  caput;  en 
Prov.  capayroun, 

Chapexonee  :  Promettre  sans  te^ 
nir  ;  donner  de  l'eau  bénite  de  cour, 
faire  des  révérences  et  des  sollicita- 
tions à  quelqu'un  dans  l'espérance 
d'en  obtenir  quelque  chose. 

CilAPEEOHHÉE  :  Ce  que  peut  con- 
tenir un  chaperon. 

Chapeeohneuse  d'Anjou  :  Cha- 
peron propre  aux  Angevines. 

Cbapbs  :  Chevrons  ,  bois  qui  sou- 
tiennent la  couverture  d'un  bâtiment. 

Chapeye.  Voyez  Chaple. 

Chapiau  ,  chapin  :  Chapeau  ;  de 
eap'ut, 

Chapitel  :  Chapiteau  ;  capitel- 
ium ,  capUulum ,  de  capiU. 

Chaple  ,  caple^  capleis,  chapeleis^ 
chapiàs  ,  chaplemeni  ,  chapleys , 
chaplis  ,  chaplon  ,  chappleis  :  Com- 
•  bat ,  bataille  ,  carnage  ,  blessure,  cli- 
quetis des  épées  en  frappant  détaille, 
combat  à  l'arme  blanche  ;  capulatu- 
ra,  de  capulatio;en  anc.  Prov.  cha- 
pla ,  tuerie  ,  boucherie  ,  carnage. 

Se  mirent  les  antres  batailles  en  la  meslée , 
moult  fn  grans  11  chapleis ,  et  assez  y  ot  es* 
panda  mbc  as  gbÛTes  et  as  espées. 

Trmd,  de  GaUL  de  jyr. 


CH  A 

Chaplecho  :  Nom  d'un  instm* 
ment  de  musique  qui  étoit  en  usage 
dans  le  Lyonnob  ;  en  b.  lat.  capriola» 

Chaployex,  chapleiery  chapleir, 
chapler,  chaploier,  chappleyer  :  Com- 
battre ,  donner  des  coups  d'épée ,  %é 
battre  ;  capulare  ,  de  scapellâre. 

Chapoli  :  Hyppolite  ,  noiri 
d'homme. 

Chapon  :  Sommet  delà  tète  ;  capuU 

CHAPOtER  :  Hacher ,  couper  ;  se 
battre,  faire  du  bruit;  capulare;  en 
Prov.  chapoutei. 

Chapotois  :  Sorte  de  monnoie. 

Chapouillbr  ,  chapucier  :  Cou- 
per, tailler.  Voyez  Chaploteh. 

Chapouller  (se)  :  Se  chercher 
noise ,  se  battre. 

Chappe  de  plonc  :  Sorte  de  sup* 
plice.      ^ 

Chappelet  :  Petit  chapeau. 

Chappelinè  :  Armure  de  tète. 

Chappellus  :  Clous  à  grosse  tête. 

Chapperon  (ung)  :  Une  casaque. 
Voyez  Chaperon. 

Chapperons  rouges  :  Les  cha* 
noines  de  la  congrégation  de  saint 
Maurice  en  Vélay. 

Chappiaux  (hauts)  :  Chapeaux 
pointus  extrêmement  élevés ,  et  dont 
les  bords  étoient  très-étroits.  Les  gens 
de  qualité  les  ornoient  d'une  plume. 

Chappin  :  Espèce  de  petit  couteau. 

Chappitrer  :  Tenir  chapitre,  être 
assemblé  en  chapitre. 

Chapple  :  Plaie,  blessure  faite 
avec  une  arme  qui  taille. 

Chappuiz  :  Billot  à  l'usage  At% 
tonneliers ,  tronchet  ou  trouchet. 

Chappuser  ,  chapuiser  :  Tailler  du 

""bois  de  charpente  pour  le  mettre  en 

état  d'être  assemblé,  travailler  du  mé* 

tier  de  charpentier;  en  Lang.  capusa. 

Chaptal  y  chapteL  Voyez  Captal. 

Chaptxu  :  Baux  de  bestiaux.  Voy. 

CSASTJBIS. 


CH  A 

Chaptkls  ,  chaptelz  :  Pressoirs  ; 
dutptels  de  fruits ,  vente  de  fruits 
non  caeillis ,  de  fruits  à  percevoir  ; 
ehé^fifls  des  champs ,  fruits  pendans 
par  la  racine;  de  capiiaUs.  Voyez 
Chepteil. 

CHArniR  :  Chapitre  9  assemblée  ; 
de  capiiuiaria* 

Cbapuis  :  Qiarpentier,  mentdsier. 

Chapusie  9  chmipusie ,  chapuîsie  : 
L'art>  le  métier»  Tétatde  charpentier* 

Char»  cher  :  Viande ,  chair  ;  caro. 

En«  (MU  AotU  ekMT  de  plaie  et  «itandM 
■•aiioun. 

hs  iapidtm,  chap.  de  TAméthy$m. 

Char  :  Race ,  IfSeimille. 

Charaie  ^charei  :  Espèce  de  sor- 
tilège ,  billet  écrit  en  caractères  ma- 
giques. 

Charboucle  ,  charbocle,  s.  f.  :  Es- 
carboude;  pierre  précieuse  qu'on 
creyoit  être  aussi  brillante  qu*un 
charbon  aUumé  ;  carbunculus» 

Et  el  prunier  rers  ert  la  pierre  de  tarde 
et  de  topas  et  de  smaragde;  el  second  ckar- 
èoude ,  aaphir  et  jaspe ,  el  tiers  ligure ,  acate , 
ametiste ,  el  quart  crisolite ,  onicle  et  beriU ,  si 
Sttroat-il  clos  de  or  pat  lour  ordre. 

Mièh  hUt,  EsBode»  ckap,  a8,  vers,  17. 

in  primo  venu  èrU  lapis  sardiiu,  et  topazius 
et  smaragdus  :  in  secundo  carbancolus ,  sup- 
pkirus,  eîjatpis:  in  tertio  ligurius,  achates, 
eir  ametf^ritÊU  :  in  quarto  chrjrtolitus,  onjrekè' 
mms  et  betjOut,  inclusi  aura  eruntper  ordinei 
suot, 

Charcx  :  Ma^re ,  décharné. 

Chargvtis  :  Combat ,  massacre. 

Cbardonal  ,  chardounal  :  Cardi' 
nal  ;  cardinalis. 

Crareil  :  Lampe  de  cuisine. 

Chareis  ,  charlier  :  Charron. 

Crarer  :  Tomber;  cadere. 

Chareton  :  Charretier,  conduc- 
teur de  charrette  ;  de  carretla. 

Lors  Marcel  tost  et  Tiatement 
Jftu  JM  to«t  iQR  TtsUBeatu 


C  H  A  s39 

A  la  roe  se  mlst  ao  bas  : 
"Lt  chartton  ne  le  crut  pas , 
Mais  pensa  i  quant  t'aira  mis  bon» 
n  t*ostera  la  vie  du  corps , 
Pour  ce  se  prent  à  toy.aidier,    . 
Lors  Toult  cil  s*espée  sacquier. 

Âoman  du  second  Renard,  JbL  s6. 
CnÀMGÂÈT  :  Incommode,  à  charge. 

n  (Thomme)  dcTlent  froit  et  sec ,  bayenU  «k 

roplens , 
Hoignens  et  §ratelens,  et  laerencoUenx, 
Jà  tant  n*ara  esté  par  devant  gracieux , 
Online  soit  en  eel  point  ckargimt  et  anoieuu 

*  Test,  de  Jehan  de  JHeun^,  a».  iSi. 

Chargés  :  Charge ,  une  certaine 
quantité. 

,   Charger  :  Accuser,  taxer,  impo- 
ser, chagriner,  calomnier. 

CHARii  :  Vermoulu  ,  carié  ;  tH" 
riosus. 

Chârisr  :  Charger ,Toiturer,  aller, 
procéder  ;  carruatre. 

Crariere  :  Route  ,  chemin. 

Chariez  :  Chevet  du  lit. 

Charih ER  :  Railler,  moquer,  xtdi- 
culiser. 

Charis  :  Grande  porte  de  ferme} 
place  dans  laquelle  on  remise  les 
charrues  et  les  charrettes  d'une  ferme» 

Charités  :  Les  trois  grâces  ;  cA«- 
rîs  f  charités;  du  Grec  zûftrtç, 

Charlsrie  :  Le  métier  d'un  ou- 
vrier de  charrue. 
Charlier  :  Charron. 

Charlot  ,  Chairlot  :  Charles ,  nom 
propre;  Carotus.  Yojez  Karls. 

Charme,  charmoye  :  Sortilège, 
magie  ,  charme ,  enchantement ,  \ml 
danse  des  sorciers  au  sabbat  ;  carmetim 

Charmeresse  ,  charmegneresse  : 
Sorcière ,  femme  qui  fait  des  char* 
mes ,  qui  sait  charmer ,  magideune* 

Charmoye  :  Lieu  planté  de  char» 
mes;  carpinetus, 

Charmage  :  Temps  où  il  est  per- 
nûi  de  manger  de  la  riandc  • 


a4o  C  H  A 

Charnaliti^  :  Affection  déréglée , 
débauche;  de  camaUs. 

Dex  délivre  Israël de  tox  leur  tri- 

bous  ,  et  de  ça  m  cpi*tl  ont  dedenz  aui ,  de 
leur  charnalité ,  et  de  çaos  qu*il  unt  de  fors , 
des  erites  et  des  fans  crestîens. 

Conu  sur  le  Soutier,  fol,  54 ,  Ps,  a4, 
verset  aa. 

Chaekel  :  Parent ,  qui  est  de  la 
même  race ,  de  la  même  famille. 

Chakkeumsht  :  Charnellement. 

Chaeneux,  chdrnex  :  Charnel, 
charnu  ;  camosus, 

Chaeniee  :  Saloir ,  vaisseau  dans 
lequel  on  conserve  de  la  viande  sa- 
lée ;  camarium. 

Chaeniee  :  Jalon ,  échalas. 

Chaenieee  :  Penture  d'une  porte. 

Chaeolle  :  Danse.  ^oj-.Caeole. 

Chaeon  :  Flacon  ,  bouteille ,  pot , 
cruche  ;  en  Langued.  chtiro, 

Chaeonibe  :  Charron,  ou  celui 
qui  conduit  la  charrue. 

Chaeostiee  :  Carnassier,  qui  man- 
ge beaucoup  de  viande  ;  camarius. 

Chaepagne  :  Menu  en  gin  de  pèche. 

Chaepe  :  Charme ,  arbre.  Il  s*est 
dit  aussi  d*un  instrument  de  fer  pro- 
pre à  couper  et  à  tailler* 

Chaepinee  :  Carder. 

Chaepie  :  Mettre  en  pièces;  faire 
de  la  charpie  ,  effiler  de  la  vieille 
toile  ;  carder  de  la  laine. 

CHAEPissArrr  :  Mettant  en  pièces. 

Chaeeau  ,  charraul:  Chemin  assez 
large  pour  qu*une  charrette  ou  un 
'chariot  y  puissent  passer. 

Chaeeasson  :  £chalas  pour  les 
vignes. 

Chaee^e  :  Charretée  ;  en  bas.  lat. 
chàrreta, 

Chaeeet  :  Rouet  ,  instrument 
propre  à  filer  ou  à  dévider. 

Chaeeeyee  ,  charreton  ,  char'- 
rujrer  :  Charretier;  laboureur  qui 
conduit  la  charrue^  carrucarius. 


cha: 

Chaeeieeb  ,  charîere  :  Chemin  de 
charroi ,  rue  ,  route  ;  en 
carnèiro.  Voyez  Caeeoi. 

Jus  Tabati ,  teste  Tersée , 
Si  que  le  liaterel  derrière 
Li  est  chau  en  la  chariere. 
Par  pou  qae  n'est  escerrelé. 

Roman  du  Renard,  fol.  67 ,  R?, 

Chaeeoi,  charroie,charroy^  char-^ 
roye  :  Le  chariot  du  roi  Artus  ,  ou 
le  char  du  diable ,  que  les  paysans 
ou  les  gens  crédules  croyoient  passer 
la  nuit  en  Tair  avec  grand  fracas  ;  les 
danses  des  sorciers  au  sabbat.  Il  se 
prend  aussi  pour  tout  ce  qui  est  ap- 
pelé charmes ,  enchantemens. 

Mes  gart  qne  ja  ne  soit  si  sote, 
Por  riens  que  clers  ne  lais  li  note , 
Que  jà  riens  d*enchantement  croie , 
Ne  sorcerie ,  ne  charroie. 

*  Roman  de  la  Rose,  ifers  z4B4i« 

Chaeeoieeesse  :  Sorcière ,  magi- 
cienne. 

Vire  la  face  Ten  Urder, 
L*orde  vielle  put . . .  prestresse  « 
llaq ....  relie  et  charroieresse, 

*  Roman  tle  la  Rose ,  vers  95a6. 

Chaeeuaioe  :  Autant  de  terre 
qu*une  charrue  peut  en  labourer 
pendant  une  année. 

Chaeeuiee.  Voyez  Chaeetoit. 

Chaeet  :  Lieu  couvert  où  Ton 
remise  les  charrettes ,  les  charrues  et 
les  autres  choses  nécessaires  au  la- 
bour. 

Chaetb  ,  chartie  :  Acte  public ,  au- 
thentique ,  lettre ,  épitre  ;  bharU^, 

Cha  ETE  :  Qui  a  une  charte ,  us 
privilège ,  un  droit. 

Chaeteeiee  :  Geôlier;  carcera" 
nus.  Voyez  Caeteiee. 

Chaetin  :  Le  corps  de  la  char- 
rette. 

Chaeton  :  Charretier ,  cocher. 
Foyez  Chaeeton. 

CflLA&TftE  9  châtre  :  Fri»OD }  carcar; 


Denii  ie  !■  chartn.  Toyec 


s  cAorlre ,  al  nnoînt  tt 
Il  II  Piien  «I  «cbaraltoient,  «t  dr- 

LaV'udetSS.  Pèrti./ôl.  aa. 

CiAkTBE  :  C'ëtoit  anisî  le  nom  de* 
■ctM^le  l'autorité  et  des  litres  on  en- 
leignemeRS  qu'on  f^rdoit  pour  la 
dtfence  des  droiu  d'un  Elat ,  d'une 
commananlé  on  d'une  seij^enrie. 
Od  appelle  CAanre  Normande,  un 
titre  qai  contieDt  plusieurs  privi- 
légea  accordés  aux  habilans  de  la 
Normatidie  par  le»  Roi*  Jean  ,  Phi- 
lippe VI ,  Charles  ti  et  tii.  Le  litre 
originaire  et  priii)ilif,dalé  du  19  mar* 
i)i5ia  été  accordé  par  Loub  x, 
dit   le  Hutin  ;  châtia. 

Cbiktkeb  :  Accorder  une  char- 
tre  ,  un  privili^ge. 

Cha»tiievk  ;  On  appeloit  ainsi  à 
MeiE  les  Cisterciens. 

CHAKTBtBa  :  Triste  ,  malade,  in- 
commodé; geôlier,  prison,  prison- 

CHÀKTaïKK  :  Lieu  où  l'on  garde 
le*  cbartrec  ;  celai  qui  les  garde  ; 
teneur  de  livres  ;  chartulariut. 

Cbaktbime  :  Celui  qui  tient  regia- 
tre  de  quelque  chose. 

Csiat-BiR  ,ciiaretenier,  chartremer, 
tkartrier  :  Geôlier,  prisonnier  ;  car- 


f  :  Petite  layette  en  foi^ 
roe  de  tiroir  qu'on  fait  au  haut  d'an 
de*  cAtés  d'un  coffre. 

Chabtbousiiih  ,  chartrassin  ;  Un 
chartreux;  earthutianus ;  etsuirant 
Borel ,  de  carrer,  parce  que  ces  reli- 
gieux ne  sortoient  jamais.  Il  est  plus 
probable  que  ce  nom  vient  de  catorU- 
tium ,  catarissium  ,  lieu  où  ils  s'éta- 
blirent la  première  fois;  en  François 
ehatroute ,  dont  on  a  fait  char- 


C  &  A'  s4i 

CiltviOK  ;  Voiturage  -,  action 
d'amener  en  cliarreiie. 

Cb*s  ,  chaos  :  Travée,  espace  qui 
se  trouve  entre  deux  poulrcs  ,  ou 
entre  une  poutre  et  le  mur  :  ces  mots 
désignent  aussi  une  cuisine. 

Cais-CHisTiiL's  ,  chas ,  chas-eht^ 
teil,  chatt-chastcl,  chat,  chaz  :  Galeries 
couvertes  ei  flanquées  de  tours  poiir 
mettre  à  couvert  les  doldats  pendant 
un  siège  ;  elles  étoient  en  bois  de 
cbarpenie  et  routantes  ;  en  bas.  lat. 
catha,  catut.  Je  crois  que  le  mot  chat 
eat  d'origine  arabe.  Voyez  Bermot. 

LeBoTmlcodKilïDluldF  fiin  fiirense 
cb>Du^  par  ■  IriTcri  li  rîrlrrr  puur  puMr 
*Di  Simiiiu  ;  ft  pnr  garder  cmi  qai  fui* 
loicDt  liditlc  diiDHrr,  il  (lit  fiirr  dfui  Uf. 
fruit  que  on  ipi»!!*  chat-chaslfH ,  cir  ri  jr 
iToil  deni  ekiûiUi  drTinl  Iri  cluii ,  cl  imw. 

le*  SirmiiDi  geltoiint  à  rngiiu. 

Chasal  :  Masure  ,  ferme  ,  métai- 
rie ,  maison  en  ruine. 

Cstsczoa  ,  chasàert  :  Cheval  de 
chaste  et  chasseur,  yoyez  CACHisa. 

Ch**e  ,  chaisier  :  Cvlni  qnî  tient 
un  fief,  une  maison. 

Ckisemeht  ,  chatsement  :  Terre 
ou  chAtean  tenus  en  fief  sou*  certai- 
nes conditions.  Voyez  CHiSTEis. 

CsASiBB  ,  chaseret  :  Panier  à  fond 
d'osier  dont  on  se  sert  pour  faire 
égoutter  le  fromage  ;  de  caseus. 

Ceâsksissk  :  Menues  branches  de 
cbéne  ou  d'autres  arbres  ,  fagot. 
Voyez  Crioiiie. 

Cbason  :  Saison  ,  pays,  climat  ; 
de  statio  selon  Ménage  ,  et  de  sado 
selon  nicod. 

Chissiik  :  Espèce  de  bois, cbéne. 

Chassil.  Voyez  Ca&sii.. 

CuissK  :  Poursuite  en  justice , 
amende;  quassado. 

Chassk  ;  Coffre  o&  l'on  tient  les 
reliques  ;  eapsa  ;  da  Grec  Mi^a. 


d42  C  H  À 

Chasse  ,  chatte  :  Chausse ,  instru- 
ment pour  pécher.  Voyez  CHA&Tai. 

Chasser  :  Chercher,  pécher.  Voy, 
Cacbier. 

Chasses-marks  :  Sorciers. 

Chassete  :  Chaton  ,  ce  <}ui  en- 
châsse. 

Chassetikr  :  Chaussetier,  faiseur 
de  chausses  et  de  culolleîi.  Voy,  Cau- 

CEMENTB  et  CaUCES. 

Chasseure,  chassouerCy  chtuxoire  : 
Fouet  de  charretier. 

Chasse-vilain  :  Oiseau;  vaisseau 
pour  porter  le  mortier  dans  les  ate- 
liers. 

Chassie  :  Humidité ,  moiteur,  eau» 

Chassieres  :  Chasseur  ,  cheval 
propre  à  la  chasse.  Voyez  Cachier. 

Chassihs  :  Assassins.  Borel  le  dé- 
rive à'Arsacidesy  anciens  tyrans. 

Chassipole  :  Sergent  chargé  de 
lever  les  impôts. 

CRASstPOLERiE  :  Drolt  payé  au 
seigneur  par  les  sujets  pour  avoir  la 
permission  ,  en  temps  de  guerre ,  de 
se  retirer  avec  leurs  famiHes  et  leurs 
effets  dans  le  château. 

Crassoire  :  Fouet  de  charretier. 

Chasta^  ,  chastée  :  Chasteté. 

Chastaigneraie  ,  chastegneraie  : 
Lieu  planté  de  châtaigniers  ;  casia^ 
netum, 

Chastal  :  Détail.  Voyez  Chasteis. 

Chasteis,  chaptel,  chasteilSy  chep- 
tel,  chetel,  chevaie  y  chef*eU/ge  :  Bail 
de  bestiaux  estimés ,  soit  par  les  par- 
ties intéressées,  soit  par  des  experts , 
et  dont  le  profit  doit  se  partager  au 
lemp»  convenu ,  qui  ordinairement 
est  de  trois  ans ,  entre  le  bailleur  et 
le  preneur. 

Chastel  ,  r^/Mz/^  casteil  y  casteis  y 
casteizy  catel,  cateiix  y  catiex.^  chap- 
tel ,  chasieojCy  chastiax  y  chaté  y  cka- 
tef ,  chàtély  cheptel  y  cheteL  Voyez 
Aussi  Castxas  :  Bourg ,  village»  ville 


t  B  A 

non  murée;  biens  d'antmi»  eflefi 
mobiliers  ,  gain ,  profit ,  totalité  de* 
biens  ;  castellum  y  capUnUs  ;  en  bas, 
lat.  eaptale  y  capitale.  On  dî%o\\,9Ln*' 
tre£o\sJaire  chastiax  eFiAsie ,  comme 
nous  disons  bâtir  des  châteaux  en 
Espagne ,  pour  faire  des  projets  en 
l'air  ,  rêver.  Malgré  la  différence  de 
leur  orthographe  ,  les  termes  de  ce» 
deux  articles  n*ont  tous ,  à  propre- 
ment parler,  qu'une  seule  et  même 
acception  ,  qui  est  de  signifier  la  to- 
talité des  biens;  mais  par  un  abus 
familier  à  nos  anciens  écrivains ,  ces 
termes  ne  désignent  assez  souvent 
que  des  effets  mobiliers.  (  Gloss,  dt 
/oimnlle,^ 

Je  ne  tai  pur  où  je  eommance 

Pour  parleir  de  ma  pouret^  i 

Pour  Dieu  yoat  pri ,  grsnt  Roi  de  Franc*  y 

Que  me  donciz  qneloue  chevance  , 

Si  ferez  trop  graut  ciiaritel , 

J*aj  Teseu  de  l*autnii  chateL 

Le  Dict  de  la  Poureté  ,  par  Rutth€wfm 

Chastelain  ,  chastellain  ,  chate^ 
loin  :  Gouverneur  d*un  bourg  qui 
avoit  droit  de  chastiau  ^  oti  de  maÎHr 
forte.  Pour  faire  la  châtellenie,  il  fal- 
loit  que  dans  la  seigneurie  et  juridic- 
tion du  châtelain ,  il  y  eût  une  al>- 
baye  ou  un  prieuré  conventuel  ,  un 
pressoir  et  four  banaux  :  avec  ceit 
on  pouvoit  impunément  se  donner  le 
plaisir  d^assommer  de  se»  nobles 
mains  les  serfs  et  villains  de  ses  ter- 
res ;  castellaniis. 

Chastelaine  ,  ckasiellaine  :  L^é* 
pouse  du  châtelain ,  dame  om  darao»- 
selle  d*nn  château. 

Chastel-emblé  :  Chose  mobi- 
lière volée. 

Chastelet  :  Petit  château  ou  for- 
teresse où  les  seigneurs  châtelains 
logeoient. 

Chastellkrie  :  Territoire  d'un 
baron  ,  d'un  châtelain ,  ckâtellenie. 

Chaste YS  :  Profits  d'un  mouliii. 


C  H  A 

Chastt.   Voyez  Cuastoi. 

Ch  ASTI  AULX  ,  chasùas  ,  chastie  , 
^hasdeux ,  chaz  :  Château  ;  galeries 
couvertes ,  roulantes  et  flanquées  de 
tours,  lesquelles  étoient  faites  de  bois 
de  charpente.  Voyez  Ctik^cnàATikVs. 
.  Ch  astoi ,  chastoy,  chasty  :  Instruc- 
tiou ,  avis ,  réprimande  ,  correction , 
châtiment.  Voyez  C  astoi  émeut. 

Chastoier  ,  chasùer ,  chastqyer  : 
Instruire ,  reprendre ,  châtier,  corri- 
ger, punir  ;  casUgare.  Voy.  Castoike. 

H'eft  p«»  merTeille»  te  li  pcrei  chastw  ton 
foUtat»  qiUMt  il  le  Toit  metpreodre. 

GmilL  de  ryr,J6l.  i36. 

Chastoiller  :  Chatouiller.  Voyet 
Catillse. 

Chastois  ,  chastoy,  ckasêoyement  : 
Correcticj^  châtiment ,  avis  ,  ensei- 
gnement ^réprimande  ,  instruction  ; 
casiigmtio.  Voyez  Castoiement. 

Chastouii^lee  :  Mftrguillier  de  pa- 
roisse ,  fabricien. 

Cbasteb  :  Manteau  de  cheminée. 

Chastri  ,  castn,  ckastron,  chairi: 
AninMd  châtré  ou  hongre  ;  casO'oUis. 

Lft  TéisM^  cet  graz  buét  aciMiUlry 
Et  tante  Taiche ,  et  tant  moton  chatri. 
Vêtent  le  fen  per  treêCoi  le  peis. 

Roman  de  Garin ,  JbL  ^i,  V^, 

.  CliâT  :  Gros  vaisseau,  ly  vire  ;  ma- 
chine de  guerre  pour  mettre  â  cou- 
Tcrt  ceux  qui  attaqfuent. 

Chat  ,  chai-ckasieL  Voyez  Chas- 

CHASTIAUS. 

Chatê  :  Arrhes  9  somme  â  compte 
sur  le  prix  d'une  chose  achetée. 

Ch  ATXL,  ckatiel  :  Homme  de  corps, 
qui  doil  le  cens  capitai  ;  biens  mobi- 
liers de  quelque  nature  qu'ils  soient. 

Chats  -  levaxit  ,  ckate^premant , 
chateù'le%*a¥tt ,  chateit-prenani^  cha- 
iel^oMtuua,  chaiel^prtnam  :  Clause 
qu'on  inséroit  dans  les  contrats  faits 
au  pays  Messin,  qui  donnoit  pouvoir 
à  ceux  qui  prenoîent  de»  fonds  â 


C  H  \  r»',', 

gaglèro  ou  à  in()rl-j;i<«;p,  den  pren- 
dre ,  d'en  percevoir  les  fruits.  VoycM 
Chasteis. 

Chateu  :  Brouillon  ,  fripon  ;  en 
Prov.  chatou» 

Chateux  ,  chatels  :  Effets  mobi- 
liers. Voyez  Chasteis. 

Chatiax,  chcuiex.  :  Bourg,  châ-* 

teau  ;  castellum.  Voyez  Chastiaulx« 

Li  ckatiax  ettoit  biex  et  g«Dc 
Mais  as»!»  estoit  loin^^  de  gens. 

Fab.  ttune  Femme  pour  100  hommes» 

Chaton  ,  Chatons  :  Caton  d'U ti- 
que ,  nom  propre  ;  Cato, 

C  h  ATONE  a  :  Ramper,  aller  â  quatre 
pattes. 

Châtre.  Voyez  Crartre. 

Chatrillok  ,  châtrons  :  Jeune  et 
petit  animal  auquel  on  a  £ait  ou  l'on 
fera  subir  la  castration;  casiratus. , 

Chau  ,  chaus  y  chaut  y  chotié,  châ  : 
Tombé,  participe  du  verbe  ChaIr  j  et 
il  ne  m'importe.  Voyez  Chaille. 

Craualer  ,  chauvalcr  :  Tomber  â 
la  renverse.  Voyez  Aval. 

Chauc^e  ,  chanceu  ,  chattéhon  i 
Pressoir,  cuve  où  l'on  foule  la  ven*' 
dange  ;  calcaiorium, 

Chaucementr  :  SouUer ,  botte , 

chaiMsure  ;  aUceamenium» 

li^AToU  p«f  sourent  çktuatmtHH, 
Et  quant  à  la  foU  avenoit 
Qne  il  uns  soller^s  t^oit 
Pert«Saaiec  et  d«fbr«te« , 
MwkL  i  crt  gr«D<i«  la  cUrtes. 

Fa^.  de  S.  Pierre  et  dm  JotigjfâQr, 

Chaucerib  :  Le  métier  de  culol* 
tier  et  de  cordonnier  ;  çalcearium, 

Chauchke  :  Fouler  avec  force  ; 
calcare. 

Cbauchxkee  :  Four  à  chaux  ',  90!-' 
caria. 

Chaucie  :  Ce  mot  me  parolt  si- 
gnifier, impôt ,  droit,  entrée,  &c.    . 

Tonte  manière  de  leun  aeif  poi»  de  Ter> 
mendoit  «n  ckar ,  ne  doÎT^nt  payer  que  dêîîk 
deniers  de  ehattcie. 

EttéMiit.  des  Mestierede  Pofit/foL  <oo. 


a4(  C  H  À 

Chaucier  :  Culottîer,  cordonnier; 
talcearius. 

Chaudeau  :  Bouillon  qu'on  don- 
noit  aux  époux  le  matin  du  lendemain 
des  noces;  calons  jusculum. 

Chaude  -  colle  :  Promptitude  , 
premier  mouvement  de  colère  ;  en 
basse  lat.  talida  colera;  en  Prov. 
caoudo* 

Chaudelet  ,  chaudel  :  Échaudë  , 
biscuit ,  gâteau  plat  et  sans  ceufs  ;  en 
Prov.  chaoudëL 

Chauoerée  :  Chaudron  ,  chau- 
dière, et  le  contenu  d*une  chaudière  ; 
caldarium. 

Chaude-soueis  :  Chauve-souris , 
oiseau  de  nuit. 

Chaudeelas  :  Cuivre,  airain,  ainsi 
nommé  parce  qu*on  en  faisoit  des 
chaudières  ;  d'où  chaudreliery  chau- 
dronnier, celui  qui  travaille  ces  ma- 
tières. 

Chauduk  ,  chauduns  :  Boudin ,  ex- 
trémités des  animaux ,  issues ,  tripes. 

Chaudurnée  :  Plein  une  chau- 
dière ou  un  chaudron. 

Chauf  :  Chauve  ;  calvus. 

Chaufvau  ,  chaufaus  ,  chauffaui, 
chauffaux  :  Echafaud ,  lieu  élevé  ; 
en  bas.  lat.  catafaltusy  de  scapus. 

Chauffaudee  :  Échafauder,  éle- 
ver un  echafaud  ;  condamner  un  cri- 
minel au  supplice.  Estre  chaufoldé  : 
Etre  mis  sur  un  echafaud ,  être  con- 
damné à  la  mort. 

Chauffault  :  Espèce  de  tour  de 
bois ,  machine  de  guerre  propre  à 
l'attaque  et  à  la  défense. 

Chauffe-paitce  :  Cheminée  basse. 

Chauffe iTE  :  Chauffrette. 

Craulc^e  :  Route ,  chemin  frayé , 
chaussée;  calcata. 

Chaule  :  Echelle;  saUa, 

Chauleihe  :  Chaux  à  bâtir;  calx. 

C^AULBia ,  chauler  les  bleds  :  Les 


CHA 

préparer  avec  de  la  chaux  pottf  k$ 
semer. 

Chaulme  :  Paille ,  chaume  ;  de  ea* 
lamfis  ,  culmus, 

Chaulsailles  :  Fiançailles,  noces. 

Chault.  Voyez  Chauz. 

Chaulx  :  Le  chou ,  plante  pota- 
gère ;  caulis  ;  en  bas  Bret.  caoly  caul, 
cawl, 

Chaument  :  Pain  dur,  qu'on  a 
trop  tardé  à  manger. 

Chaumette  :  Faucille  propre  à 
couper  le  chaume. 

Chaumine  :  Chaumière ,  maison 
de  paysan  couverte  de  chaume.  Voy» 
Chaulme. 

Cn kvnovv LY,T  ^  chaumouplet  :  Ca- 
mouflet ,  fumée  qu'on  souffle  dans  le 
nez ,  par  le  moyen  d'un  pfi|k  soufflet. 

Chaunter  :  Parler,  déâfler,  pro- 
noncer, arrêter,  régler,  statuer. 

Chauqueur  :  Pressoir,  pressureur; 
de  calcatorium.  Voyez  Chacqueux. 

Chaurroit.  Voyez  Chaills. 

Chaus  :  Ceux ,  celles. 

Chaus  :  Chauve ,  dégarni  de  che* 
veux  ;  calvus. 

Com  il  alloit  par  la  vole,  des  pettta  cnlH 
isiirent  de  la  cité  et  le  gaboient,  disant, 
monte  chaus ,  monte  chaus, 

4**  Liv.  des  Rois ,  chap,  a ,  *ven.  a3. 

Chaus.  Voyez  Chau. 
.    Chausi  :  Choisir ,  faire  un  choix. 
Ménage  le  dérive  de  colligere. 

Chausier  :  Faiseur  de  culottes  oa 
chausses ,  cordonnier  ;  calcearius. 

Chausist.  Voyez  Chaille. 

(«HAusoiRE,  chaussemenie  :  Chaus* 
sure  ,  chausson  ;  calceamentum. 

Chaussé  ,  caucJùé :  Chemin ,  voie; 
calcata, 

Chausselier  :  Fermier  d'un  pres- 
soir; calcator. 

Chausses  :  Bas  ,  chaussure  des 
jambes  ;  de  calceamentum. 


CH  A 

*  ^Chausses  :  Salaires ,  honoraires  > 
préaens ,  pots-de-vin ,  épingles. 

Chaussbtier  :  Bonnetier,  culot- 
tier.  Voyez  Chausiee. 

ChaussIe  ,  chaussée  :  Droit  poar 
Fentretien  des  chemins  ;  de  caicea» 

Chaussine.  Voyez  Chaulbine. 

Cb  Avssoifs  :  Souliers ,  chaussore  ; 
ealceamentum. 

Chaut  (il  ne  me)  :  H  ne  m'importe; 
du  yerbe  cheUoir. 

Chautue  :  Écluse.  V,  CHAULcéE, 

Chautie  :  Dresser,  remuer  les 
oreilles. 

Chaux  :  Souliers;  calceus, 

Chauz,  chault,  chaus  :  Chaud, 
brûlant ,  ardent  ;  caàdus. 

$*ires  en  Unges  et  detehant 
Par  les  froiz  et  par  le«  eham, 

FabL  de  la  PtUnnostre  du  Fm, 

Chayaige  :  Cens  dû  au  seigneur 
tous  les  ans  par  chaque  tête  de  ses 
hommes  de  oorps. 

Chayaigne  :  Corvée  due  au  sei- 
gneur par  chacun  de  ses  yassaux  ; 
rachat  en  argent  de  cette  servitude. 

Chavalee  :  Tomber  à  la  renverse, 
comme  un  cheval  les  quatre  fers 
«n  Fair. 

Chavan  :  Panier  de  vendange.  Voy. 
Caban  et  Cabas. 

Cbavatatebib,  ohavakuene  :  Lieu 
rempli  de  boutiques  de  savetiers, 
qu*on  appeloit  ehavaùert.  Ancienne- 
ment les  états  étoient  réunis  en  un 
même  quartier;  de-là  les  noms  de 
rues,  des  Maçons,  des  Arcs,  aux 
Oues ,  des  Prouvaires ,  &c. 

Chavenacii!.e  :  Marchand  ou  ûk- 
bricaut  de  toiles  de  chanvre. 

Chavents  ,  chanevis  :  Chenevis* 

Chavbe  :  Creuser,  faire  un  fossé  ; 

Chavebin  :  Chevreau;  capreolus* 
Chavessaille  ;  La  partie  de  Tha*- 
bU  qui  entoure  le  cou  >  colieU 


C  H  É  «45 

Chavesteagb  :  Le  droit  du  pale* 
frenier  lorsqu'on  achète  un  chevaL 
Voyez  Cabesteiu 

Chavbstbiau  :  Querelle  >  débat , 
démêlé. 

Sire  Haina  MToit  bon  mettier» 
Quar  il  laToit  bien  raiiaitier 
Les  cotelea  et  les  mantlaos, 
'Toz  jort  erent  à  «havtstnam^ 
Entre  lui  et  Dame  Anieote  » 
Qui  n*e«toit  pat  trc^  Tolenteiaa 
De  lui  servir  à  son  Toloir. 

Fah,  de  sire  Hains  et  de  dame  Anieuse» 

Chaveterie  :  Le  métier  de  chape- 
tier  on  c/iavetonnier,  celui  qui  faisoit 
des  souliers  de  basane ,  savetier. 

Chaveus  :  Les  cheveux  ;  capiUi, 

Chavibt  ,  duKdex  :  Chevet  de  lit  ; 
capitium, 

CnkYionov  ^chaviUon  :  Chevrette , 
cheville ,  ou  l'échelle  d'une  charrue. 

Chavissxeb  :  Pêcherie. 

Chavoulx  :  Cheveux  ;  capiRl, 

Chaveetage  ,  chavrotage  :■  Droit 
que  pa  y  oient  les  possesseurs  de  trou« 
peaux  de  chèvres  ;  de  caper. 

Chat  :  Cellier,  cave^  cabaret,  bou- 
tique ;  cavea, 

Chaye  :  Compagnie ,  assemblée. 

Chateh E  :  Chaîne  ;  caiena. 

Chayere,  chayre,  cheyre  ,  chyre  : 
Chaise ,  fauteuil ,  et  chaire  à  prêcher  ; 
caAedra,  Voyez  Cai^ee. 

Cha«.  Voyez  Chas-chastxavs. 

Chaz^  ,  chazier  :  Fieffé,  celui  qui 
tient  en  fief. 

Chazement  :  Terre ,  château  tenu 
en  fief  sous  certaines  conditions. 

Chbable  :  Vieux  ,  caduc  ,  prêt  à 
tomber  ;  du  verbe  chair. 

Cheaine  :  Chêne ,  arbre. 

Cheancb  ,  chevissance  :  Utilité , 
profit ,  avantage ,  chance ,  échéance  ; 
et  malheur,  accident.  Voyez  Cbb- 

VANGE. 

Chkances  :  Épaves,  aubaines  ;  chà« 
te ,  action  de  tomber. 

3 


s46  C  H  £ 

Cbeâvhx  :  Chaine  ;  catena. 
Chcavs,  cbeani  :  Tombant;  heu- 
reux. Bien  cfieans  ,   bien  heureux  ; 
yiâ/  ckeamsy   malheureux  ;  de  oa- 
ducus ,  cadens, 

Chea^tjù  :  Tombante. 

£t  b  fortim«  la  metcheante , 
Quant  sur  1pi  hominet  e«t  chéante , 
Elle  les  fait  par  ton  metcheoir , 
Trestous  «i  très  clèremeiit  veoir, 
Qvtt  leurs  fait  tels  amys  tronTer 
Et  par  expf riment  pronrer 
Qa*ils  ^ent  mielz  que  nnl  aroif 
Qu'ils  puisaent  en  ce  nonde  avoir.    . 

Jtoman  de  la  Âose. 

Cheau  :  Le  petit  d*une  chienne  et 
de  toute  espèce  d'animal ,  rejeton  ; 
et  par  métaphore ,  Tenfant  d'une 
femme  libertine  ;  catellus. 

CuECAt,  y  chechnl  :  Sénéchal ,  Tor- 
donnateur  d'une  fête. 

Cheens  :  Céans, ici;  Ak  ùuùs. 

Chef  ,  chi^  :  Tête  ,  bout ,  extré- 
mité ;  au  figuré ,  le  premier,  le  plus 
excellent  ;  de  capiu, 

Chefau  :  Maison  de  maître,  princi- 
pale demeuré ,  habitation  principale. 

Chef  de  Boue  g  :  Lieu  principal. 

Cheffb  :  Cage  à  enfermer  de  jeu- 
nes poulets  ;  cavea» 

Chef^mss,  chef- mois  :  Principal 
manoir,  chef-lieu.  Foyez  Mas. 

C  HEF  V  ET  Aiif ,  chefetain,  ckefeuUne^ 
eheyekiigne  f  chevetuin  y  chevetaine  y 
^hief laine  y  chirfvetain  y  chieveuùn  y 
chievetaine y  cievetaigne  :  Chef,  com- 
mandant ,  capitaine  i  général  d'ar- 
mée ;  de  caput;  en  b,  la  t.  capitaneus^ 

Chefyie.  Voyez  Crevie. 

Cheillie^  :  Cellier. 

CHEiifGKaiE  :  Lingerie ,  blanchis- 

CuBtvsiL  :  Habit  de  paytan  ,  fait 
«n  toile. 

Cheie  ,  cheire  ,  cheoir  :  Arriver, 
tomber  ;  cadere. 

Moult  i  çhcircni  ot  Amnt  thata  4mi  dta* 


CHE 

l[»lf  mericwil  «t  %9  reoeier«at  p#r  lea 
qu*il  ne  porent  soffrir. 

Comm,  sur  le  Seuuier,/bl.  189  ,  F^. 
Ps.  90 ,  paraphr,  du  verset  6. 

Cheite  :  Chute ,  perte  d'un  procès. 

Cheitif  :  Chéiif,  de  peu  de  valeur  ) 
d'où  cheitivcmerU  y  cheiUveté, 

Chelée  ,  cheléemtnt  :  En  secret  ^ 
en  cachette  ;  celatitn, 

Chelee  :  Cacher,  taire  ,  dissimu* 
1er;  celare. 

O  carité  j*ay  mont  sXé , 
EsperaucJie  m^aroit  boulé 
De  toi  qnerre  en  cbe&te  talée  : 
Ti  ostel  ne  sont  pas  chelé ^  • 
Se  tu  n*at  us  renouvelle 
De  toi  liebergter  à  chelée. 

Roman  de  Charité,  strophe  alo. 

Chelevalet  :  Charivari;  en  bas. 
lat.  chaivaricuih , 

Chelle  ,  cheà  :  Celle-là. 

Cbellé  :  Son ,  bruil. 

Cuelm  ,  ehelme  y  chelmeste  »  dteh 
mie  :  Turbulent ,  rebelle ,  séditieux, 

Chbmagb  €  Droit  que  payoieut  les 
charrettes  qui  passoient  dans  cevr 
tains  bois  ou  routes. 

Chbmbxl  :  Joute ,  tournoi.  Voyez 
Cembel. 

Chem E ,  chemie  :  Mesure  de  bled» 

Chemeb  :  Maigrir,  tomber  en 
éthisie  ;  gemere, 

ChémeeAgk  :  Droit  d'aînesse. 

Cbemiee  ,  ehrfiniery  thànùez  : 
L'aiué  d'une  famille  noble;  de  capêsU 

Chemin  (  femme  de  )  :  Femme  ou 
fiUe  débauchée,  de  mauvaise  vie  ^  qui 
appelle  les  passans. 

Chkmik-voisihaIi  :  Chemin  detru» 
verse. 

CuEHiiiB  ,  chemimel  y  ckemiaon: 
Chenet. 

Chemiiieau  rPain  qu'on  mangeoit 
dans  le  carême  en  Normandie;  en 
^s.  lat.  simenelius. 

Cheminée  (chevalier de)  :  Terme 
de  déri»iou  3  chambellaa  qui  reitd 


Cfl  £ 

4«prèi  de  son  maître ,  tandis  que  les 
autres  cheYaiiers  vont  à  la  guerre. 

CaiMisoi  f  chemisete  >  dkemixôt  : 
%|tite  chemise  ;  couverture  de  livres  ; 
eamisia. 

Chema  :  Entrée  d'une  rivière  ;  co- 

Chehhs  ,  ckenaye  :  Lieu  planté 
de  chênes.  Voyez  Chaoine. 

CHENâiL  :  Grange ,  grenier. 

Chehâl  f  cheneau  :  Canal  ^  gout- 
tière ;  canalis. 

Chenau,  chaisneau,  chenex  :  Gout^ 
lière ,  canal  de  bois  qui  reçoit  les 
eaux  d*un  toit ,  et  les  jette  en  bas  ;  de 
çanalis,  * 

Ce  «et^en  bien  et  toit  le  Toïenf , 
QiM  U  chenex  retient  U  pluie , 
Et  r«Te  giete  fort  et  ruie. 

La  Bible  Guiot,foL  zo6. 

Chenbel  :  Joute  ,  tournoi  ;  d'où 
ckenbeler  y  jouter. 

Cheneau  :  Jeune  ehène*  Voyez 
Chaoine. 

Chehel  :  Petit  ou  jeune  chien. 
Voyez  Chanel. 

Chenee  ,  chemer  :  S*ennuyer ,  sé- 
cher d*ennui.  Voyez  Chemee. 

Cheneyas  :  Corbeille  ;  canistrum, 

Cheneveue  :  Chanvre  ,  ohenevis, 
graine  de  chanvre  ;  cannabis, 

Chenevote  :  Tuyau  de  chanvre. 

Cheneveau,  chenevreaUf  chene^ 
rrtl  :  Chêne vière  ,  lieu  semé  de  che- 
flievîs  pour  faire  venir  du  chanvre. 

Chenex.  Voyez  CaENâu. 

Chenice  :  Mesure  qui  éloit  la  hui- 
tième partie  du  boisseau. 

Chenil  :  Loge  de  chien  ;  •anile  , 
ûiè,cams. 

Chenille  :  Terme  de  guet  pour 
avertir  les  raessiers  qu'on  vole  dans 
les  champs  dont  ils  ont  la  garde. 

Chknin  ,  ckennin  :  Parjure ,  traî- 
tre,  menteur  y  faussaire  y  déloyal , 
Uk;he  î  caninus* 


C  H  £  ft47 

Chenhetes  :  Les  burettes  qui  ser- 
vent au  sacrifice  de  la  messe  ;  de 
canna  ;  en  bas.  lat.  cannatag^ 

CflBNNEWts  :  Chenevière. 

Chenoigne  :  Chanoine;  canonicus. 

Cbenolli^:  Trachée-artère,  le  ca- 
nal de  la  respiration. 

Chenu  ,  chenue ,  chenus  :  Tête 
blanche  de  vieillesse ,  chauve  ;  canm^ 
canntas, 

Cheme  ,  cAofir.*  Tomber,  faire  une 
chute  ;  cheoir  en  opprobre  ,  tomber 
dans  la  misère  ;  tourner  à  injure  j 
cadere, 

Qn!  se  tant  damer  par  anîse  cTetdaf  qne 
il  ait  acheté,  qui  toit  Diesel  ou  meaelle,  oa 
foe  il  càiet  en  namTaiâ  uau. 

Assises  de  Jérusalem,  ckap.  laS. 

Chboit  :  n  tombe. 

Cheoits  ,  cheuie  :  AjctioH  de  tom« 
ber,  accident ,  chute  ;  casus. 

Cheoité  ,  cheé  ,  cheez  y  cheu  t 
Tombé ,  participe  du  verbe  cheoir. 

Che»  ,  chiper  ,  chepier,  ckeps  ; 
Fers  qu'on  met  aux  pieds  et  aux 
mains  des  prisonniers  ;  partie  d'ua 
champ  aboutissant  à  un  autre. 

Chepage  :  Prison,  geolc;  âecatena* 

Chbpiee  :  Geôlier ,  gardien  d'une 
prison  ;  catenarius. 

Chepteil  ,  cheptel  (  bail  à  )  :  Bail 
qu'un  propriétaire  à»  vigne  fait 
avec  son  vigneron ,  et  dans  lequel 
est  stipulé  qu'il  lui  donnera  une. 
somme  en  avance ,  le  logement ,  et 
qu'il  lui  laissera  quelques  journées 
de  libres  ;  moyennant  quoi  ledit  pro- 
priétaire recueillera  tout  le  produit 
de  la  récolte  ;  nombre  de  bétes 
donné  à  un  berger  pour  en  avoir  soin, 
et  les  nourrir  pendant  un  certain 
temps ,  à  charge  par  lui  d'en  rendre 
un  pareil  nombre  à  la  fin  du  bail ,  et 
de  partager  le  profit  avec  le  pro- 
priétaire ;  capitale ,  capuUe  ;  de  c/z- 
pitaUs,  Voyez  Chastes  e(  Chast^l. 

k 


248  '    C  H  £ 

CheA)  chiere  :  Chair,  vUnde  ;  cha- 
riot ^  cliairette  ;  caro  et  carria. 
Cher.  ,  chier  :  Précieux ,  agréable. 
Cher  4  :   Mine ,  contenance  ;   en 
bas.  la  t.  cara ,  de  carus. 

Cheraok  :  Ce  qu*on  paie  par  tète , 
écot. 

Chercel  :  Hoyau ,  instrument  de 
jardinage  ;  houe  ,  bêche  ,  pioche. 

Cherche  :  Religieuse  qui  fait  la 
ronde  dans  le  monastère  pour  voir 
a*il  ne  s'y  passe  rien  contre  la  règle. 

Chbrchel  :  Cercle;  circulas. 

Cherchemenent  :  Enquête  juri* 
dique  pour  parvenir  à  un  bornage  , 
le  bornage  lui-même. 

Cherchier  :  Droit  qui  ezemptoit 
les  sujets  du  chapitre  de  Toul  de 
toutes  recherches  de  la  part  des  offi- 
ciers de  ville  ;  de  quœrere. 

Cherchier,  cherchour  :  Digni* 
taire  de  cathédrale  ,  chargé  de  veil- 
ler au  bon  ordre  dans  les  lieux  ré- 
guliers; circator ,  circùor,  quœsitor. 

Chkrdenerues  :  Ornemena  de 
chandeliers. 

Chère  ,  chiere  :  Visage ,  mine ,  ré* 
ception  ;  de  carus;  en  bas.  lat.  cara» 
Ménage  le  dérive  du  Grec  »«p«. 

Chère  lie  :  Accueil  gracieux , 
bonne  mine.  Il  lui  a  /ait  grande 
chère  :  Il  lui  a  fait  grand  accueil.  Faire 
fade  c^<fre;  C'est  faire  mauvaise  mine; 
en  anc.  Prov.  chiëra;  en  Prov.  mod. 
çara;  en  Esp.  caro  ,  et  en  Ital.  ciera. 

Cherer  ,  chcfier,  chérir,  chierer, 
chierir  :  Faire  bonne  chère ,  se  ré- 
jouir, faire  amitié  ,  faire  tête,  tenir 
cher  ;  du  Grec  3^«/p«. 

Cherf  :  Cerf;  cervus» 

Cherfoir  :  Serfouir,  donner  un 
labour  avec  la  serfouette. 

Cher  FUEL  ,  cherf ui  :  Cerfeuil  ; 
chœrephjrllum  ,  cerefoUutn. 

Chergable  :  Qui  est  à  la  charge 
%\  coatre  quelqu'im» 


CHE 

Cherczer  :  Charger.  V.  CAEomi. 
Cheriste  :  Qui  fait  bon  accueil. 
CHEREEMANàNT  :  Jugc  des  bomcft 
et  partage  des  terres.   Voyez  Cs^ 

QUEMANEUR. 

Chermer  :  Courir  après  quel- 
qu'un ,  enchanter ,  charmer,  ensor^ 
celer  ;  en  bas.  lat.  carminare, 

Cherpigkier  :  Vannier,  faiseur 
de  paniers. 

Cherpo  :  Écharpe;  ceinture. 

Cherque  :  Circassien ,  habitant 
de  la  Circassie  ;  Circassus. 

Cherqueler  ,  cherheler:  Partager 
les  terres  d'un  héritage ,  assigner  à 
chacun  ce  qui  lui  en  appartient* 
Voyez  Cerquemaner. 

Chkrquema!! AGE  ,  cherhemtme  , 
cherfiuemanementy  cherqueminement: 
Information  faite  pour  connoitre  lea 
bornes  d'un  héritage.    Voyez  Cb&- 

QUEMANAGE. 

Çherquemaner  :  Fixer  les  bornes 
d'une  terre. 

Cherquer  î  Parcourir ,  voyager 
en  divers  pays  ;  quœrere, 

Cherquijkr  :  Chercher,  exami- 
ner avec  soin  ;  quœrere. 

Cherre  :  Charrette  ,  chariot  ; 
carreta ,  catrus, 

Cherriere  :  Chemin  par  où  peut 
passer  une  charrette  ,  rue. 

Chers  :  Chaire,  chaise.  V,  Cai^re. 

Cher&,  cherses  ;  Char,  voiture j 
carrus. 

L<  nom  du  Seîgnor  est  poissant  et  getta  les 
chers  de  Pharaon  et  Tost  d'icellui  enn  mer. 

Bible Uistariaux ,  Exode ^  ch.  i5,  'Vtrs.  4. 

Chersel  ,  cherssel :  Cerceau,  en-* 
seigne  de  vin  à  vendre  en  détail  y 
droit  qu'on  paie  pour  mettre  cette 
enseigne. 

Chérubin  :  Le  haut,  le  sommet 
de  la  tête  ;  de  çherubim. 

Çbe&ue  :  bavette  ,  petit  vaiMeau 


dans  lequel  on  met  Tenoens.  Voyez 

ACCBREA. 

Chkevées  :  Charretées. 

Chesal,  cheseauy  ckeséolage,  che- 
zal  :  Maison  ,  église  ,  maison  de 
piété,  de  retraite^  casula,  cçsale» 
Voyez  Casal. 

Chesgan  ,  chescunan  :  Chaque  an- 
née ,  tous  les  ans. 

Chescunne  :  Chacun  ;  celui-ci , 
celui-là.  Voyez  Cascun. 

Cheseau  ,  chesseau  :  Botte ,  fagot  ; 
fieffé  y  celui  qui  tient  à  fief  sous  cer- 
taine condition.  Voyez  Chesal. 

Cheseue  :  Choisi ,  élu,  nommé.   - 

Chesnée  ;  Mesure  de  vingt-cinq 
pieds  ,  qu'on  appelle  perche  dans 
<:ertains  lieux. 

Chesnih  :  Qui  est  de  chêne; 
quernus, 

Chesnoices  :  Chanoine^  canoni^ 
eus. 

Chessal  :  Ordonnateur  d*une  fête; 
en  bas.  la  t.  senescalcus. 

Chesse  :  Chasse ,  poursuite  :  aUer 
ni  chesse ,  aller  à  la  chasse.  Voyez 
Cace. 

Chessek  :  Pousser  ,  poursuivre , 
aller  à  la  chasse.   Voyez  Cachier. 

Chessier  :  Contraindre ,  pour- 
suivre en  justice.  Voyez  Cachier. 

Chessok  :  Petit  chat.  Voyez  Cat. 

Chest,  cheste,  chist,  cist  :  Ce ,  cet , 
cette,  celui-ci,  celui-là;  iste y  ista; 
en  Langued.  aqueste. 

Chestron.  Voyez  Chi^tron. 

Chetel.   Voyez  Chasteis. 

CuyLTiT  y  chaitif  f  chaitis ,  chesds , 
eheûs  :  Mesquin  ,  de  peu  de  valeur  ; 
malheureux  ,  pauvre  ,  infortuné  ; 
captivus. 

Tu  prU  et  amenas  arec  tei  d*enfer  la  cher 
tJTciton ,  let  ckaitis  qae  U  deables  teneit  en 
prikoo. 

Comm,  sur  k  Sautiwr,  Ps,  67, v,  ig,/oi.  1 35. 

CxxTif  V0X505 ,  càaitivoisoiijtcha^ 


CHE  a49 

tiuiietts  eheu'veison,  chetiveté,  cketi- 
voison:  Captivité  ,  misère,  malheur ^ 
infortune  ,  bassesse,  chose  viie  ;  ctip- 
tivitas  ;  en  Prov.  caitivié* 

Grans  priheires  est  Cm  kî  montant  en 
hait ,  moinat  la  chatùvoiso^  en  ckaitweie. 

Sermons  de  S.  DemartL 

Magntu  prtttUuor  Ckristus ,  qui  ascendens 
in  o/tum  y.captlvam  eiujeit  in  eaptWitatem. 

Chetivé  :  Empiré ,  rendu  malr 
heureux. 

Li  pieur  anemi  de  tou«  »unt  li  prÎTé, 
Et  cil  trois  sunt  à  nous  si  joint  et  si  rÎTe , 
Et  de  noas  décevoir  si  duit  et  abriré» 
Que  noas  sommes  par  euLi  presque  tnit  chetivé, 

*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  v,  x4ii. 

£|IET0IRE  ;  Ruches  d'abeilles. 

Chetoliee  :  Celui  qui  prend  un 
bail  à  cheptel.  Voyez  Chepteil. 

Chétron  :  Petit  tiroir  ,  petite 
caisse  faite  àc6té  d'une  armoire,  d'ua 
coffre. 

Cheu  ,  cheuSf  cheux  :  Chez  ,  pré* 
position  qui  marque  le  lieu  ,  la  de* 
meure  de  quelqu'un, 

Cheu.  Voyez  Cheoir. 

Cheux  :  Ceux  ;  iiU ,  isU, 

Chevage  :  Droit  que  les  bâtards 
et  les  étrangers  qui  vouloient  s'établir 
en  France ,  payoient  au  Roi  :  il  étoit 
de  douze  deniers  parîsis.  H  étoit  ainsi 
nommé ,  parce  que  chaque  chef  ma- 
rié ou  veuf  le  devoit  payer ,  au  cas 
qu'il  fût  aubain  ou  bâtard;  capitatlo, 
de  caput» 

Chevage  ,  chevaige  ,  queuvagc  : 
Tribut  imposé  par  tête ,  capitatiou  ; 
en  bas.  lat.  cavagium ,  chevagium  , 
de  capitatio, 

Chkvagikr  :  Qui  étoit  sujet  au 
droit  de  chevage. 

Chevaie,  chevelage  y  chevelaigem 
Voyez  Chasteis  et  Chastkl. 

Chevais  :  La  partie  de  l'église  qui 
est  derrière  le  chœur  ;  capuium ,  de 
çapiu* 


^%o  C  HE 

ChevIlcheie  ,  chevalcker  :  Aller 
à  cheval.  Foxt'z  Chevauchée. 

Cheyale  :  Dépouillé ,  pillé,  poup- 

ftuivî. 

Chetalée  :  La  charge  d'un  cheval. 

Chevaler  t  Mqnler  souvent  à  che- 
val, s'en  servir  pour  courir  après 
quelqu'un  ,  pour  poursuivre  une 
affaire  ;  et  dépouiller,  piller  un  camp. 
Voyez  Chevauchée. 

Chevalerot  :  Cavalier,  homme  à 
^cheval. 

Chevalet  :  Petit  cheval. 

CuEVALEUREux,  cheval€reux:Covi' 
rageux ,  vaillant ,  brave. 

Cheval-feust  :  Chevalet  à  l'usage 
des  ouvriers  ;  il  s'est  dit  aussi  d'upe 
espèce  de  supplice. 

Chevalier  ,  chevalerie  :  Nom  et 
profession  les  plus  honorables  qui 
fassent  chez  nos  aïeux  :  ce  n'étoit  que 
par  une  suite  de  belles  actions  qu'on 
pouvoit  y  arriver.  Aussi  la  jeune 
noblesse  qui  s'y  destinoit  veilloit-elle 
sans  cesse  sur  elle  pour  ne  rien  faire 
qui  la  rendît  indigne  de  cet  honneur, 
cl  les  chevaliers  à  leur  tour ,  fiers 
d'une  profession  qui  les  rendoit 
le»  appuis  du  royaume  ,  et  de  la- 
quelle tous  nos  Rois  s'honoroient 
d'être ,  s'appliquoient  de  plus  en  plu» 
à  fixer  les  regards  de  la  France  et  du 
souverain  sur  etix.  Toutes  ces  consi- 
dérations donnèrent  aux  siècles  de  la 
clievalerie  une  élévation  d'idées  que 
nous  regardons  à  présent  comme  ro- 
manesques ,  et  qui  alors  étoient  com- 
munes. Dieu  ,  mon  Roi,  ma  dame, et 
t  honneur  y  telle  étoit  leur  devise. 

Porceu  DOS  convient  il  porvcoîr  les  biens 
ne  mies  solement  davaat  Deu ,  mais  nés  assi 
^rant  les  homes ,  ensi  qnc  nos  poiens  estre 
aceeptaules  ,  ne  mies  solement  à  noktre  Roi , 
mais  nés  assi  à  nos  compaignotis  ki  ensemble 
nos  se  travaillent  en  Tespirituel  chevalerie. 
Sermons  de  S.  Bernard,  foL  39. 

Propureà  si  quidein  oporm  itosprondcrê 


\ 

CHE 

hona  nonsoUtmcoram Deo^ sededam  eonam 

hominibtu ,  ut  non  tantum  Régi  nostrQ  ,  sed 
et  concivibus  et  commilitonibus  nostris  grati 
esse  possimus. 

Chevalière  :  Fief  de  chevalier. 

Chevaline  :  Trafic  de  chevaux  , 
entreften ,  nourriture  d'un  cheval. 

Chevance  !  Bien,  faculté,  héri- 
tage ,  possession  ;  ruse ,  expérience  » 
richesse,  bonne  fortune.  Faire  che- 
vance :  Gagner ,  amasser  des  riches- 
ses; en  bas.  la  t.  cabentia,  chevancia. 

Chev  ANTON  ,  chevanne  ;  Tison  arp 
dent,  pile  de  bois  allumée  et  flam- 
bante ;  de  candescere. 

Chevauchablk  :  Propre  à  être 
monté ,  qui  peut  servir  à  la  monture* 

Chevauchée  ,  chev'aulchée  .'Voya- 
ge ,  trajet ,  course  faite  à  cheval  j  en 
bas.  la  t.  calvacata. 

Chevauchée  (droit  de)  :  OWîga- 
tion  des  vassaux  de  marcher  pour 
défendre  leur  seigneur  féodal  Ior&« 
qu'il  étoit  attaqué. 

Chevaucher  ,  ckevauchier ,  cke» 
valcher  :  Aller  à  cheval ,  marcher  ^ 
courir  ;  en  bas.  lat.  caballicare  ;  e^ 
liai,  cavalcare  ;  en  £sp.  cabalgatm 

Et  chevauchèrent  deux  à  deux 
Tout  droit  vers»  le  gué  périlleux. 
Que  petit ,  ne  grant  ue  vantoit 
La  pucelle  qui  chevauchùii, 

,  Rotnan  de  PereewêL 

Mais  les  vaillans  homes  TassailUnt 
Et  la  chevauchent  et  poursaillent , 
T.%  tant  à  espérons  la  bâtent 
Qu'il  s*en  desduisent  et  esbatent. 

Roman  de  la  Rose, 

Or  chevauchent  tôt  contrerai , 
Tant  qu*il  vieuent  à  cort  Roial. 

FabL  d'Estrubert,  /i"  7996. 

Chevaucherie  :  Cavalerie  ,  troii!- 
pes  à  cheval. 

Jmdas  li  Mâcha  beus  dist  anciennement 
Ke  victoire  n'ert  pas  à  grant  masse  d'argeat , 
Ne  grant  chevaucherie, ne  grant  pleuté  de  g«nt» 
Aina  vient  du  grant  Seignor  qui  fist  le  firma- 
ment. 

LaFiêdn  Uonde,  ttrofhe  11» 


CHË 

CH«TAvcHCum ,  ckcvauchier  :  Ca« 
Talier,  écuyer,  courrier,  homme  qui 
monte  un  di«val.  Dans  la  Bresse ,  on 
à'en  sert  encore  pour  désigner  un 
maître  de  poste. 

XaU  d*une  chose  m«  remembre 
Que  li  Sires  ot  Ifi  sa  chambre. 
Fait  une  petite  estabie 
Qui  crt  à  son  die  rai  metable. 
Qui  estoit  à  son  chevauchier, 
n  a  voit  son  cheval  molt  cliier, 
Qnar  «piarente  livre»  valoit , 
Mais  des  autres  ne  U  clialoit, 
S*il  fussent  bien  ou  roalement 
Vors  d*ttne  mole  seulement. 

FahUau  des  Tresces,  Mu.  de 
S.  Germain,  n^  i8So. 

Chevaucheure  ,  chevauchure  : 
Action  de  monter  a  cheval ,  service  à 
cheval  ;  monture,  cheval  «  et  autres 
bétes  servant  à  monter  et  à  porter. 

Cheyâuchie  :  Obli^^ation  de  mon- 
ter à  cheval  pour  servir  son  seigneur 
lorsqu*il  étoit  en  guerre. 

Chevax  :  Chevaux  ;  caballi,  Voy. 
Cevàl. 

Chevecàgne  :  Ce  mot  se  trouva 
dans  Borel  pour  cavalerie  :  il  cita 
Perceval  ;  il  a  mal  lu  ;  il  y  a  cheve-' 
(oigne.  Voyez  Chkvktain. 

Cheveçaillk  ,  chevec/iaile ,  cke^ 
vccin  ,  chcveUchaillc ,  chevesmlle  , 
chewessmlle ,  chcvcstre  :  Tresse  de 
cheveux  «  chevelure ,  voile,  coiffure i 
couvre-chef)  capillamentum. 

Et  pour  tenir  U  chevessailh 

D«u&  fermeaulx  d'or  au  col  luy  baîHe. 

Roman  de  la  Bose» 

M^  ce  ne  le  seoit  pas  mal 
Que  sa  cheveçaiile  est  ouverte. 

Même  Romun  de  la  Rose, 

Cbevecb  :  Tète ,  sommet ,  le  chef  j 

Cheveckl  :  Chevet ,  oreiller. 

Chevegerie  :  Première  dignité , 
dans  certaines  collégiales ,  qui  dou- 
noit  le  dossier.  Foy,  Çheybesevi. 


C  H  E  25i 

Chetechb  ,  chevesque  :  La  chouette, 
oiseau  de  nuit  ;  cucuba,  coiffe,  yoile. 
Ménage  dérive  ce  mot  de  copeccn, 
qui  a  été  fait  de  capo  ;  en  Prov.  cet* 
beco  y  cadosco. 

Chevechel,  chevecel ,  chepectel: 
Chevet ,  oreiller  ,  coussin ,  tout  ce 
qui  sert  à  la  tête  ;  de  caput, 

Il  ot  en  li(*u  de  ckevteel 

Soubz  son  chief  d*herbe  uug  grant  moncel. 

Roman  de  la  Rose. 

Chevecaer  :  Galopper.  Fojes 
Chevauchée. 

Cheveghier  ,  chevege,  chevestre  : 
Coquin  ,  pendard  ,  qui  mérite  la 
corde  ;  en  bas.  lat.  cavesirum, 

Chevegin.  Fojrez  Cheveçaili.b. 

Cn^\'i,civji.\  chevestre  t  chevetre  , 
chevoistre ,  chevoitre  :  Licol  de  mon- 
ture ,  joug  auquel  on  attache  la  téta 
des  bœufs  ;  pièce  de  charpente  ;  caput 
Hringium ,  capistrum  ;  en  Prov.  ca» 
hëstrë  ;  en  bas  Bret.  cabestr. 

Chevedaoe  :  Droit  dùauseigneur 
par  chaque  feu ,  maison  ou  ménage. 

Cheveils,  cevals  ^  chevoU  :  Che- 
veux ;  cnpilU.  • 

Chevel  '  Capital,  principal  ;c/7/>ttr. 

Cheveleux  ,  chevelu  :  Qui  a  beau* 
coup  de  cheveux  ;  caplllaius» 

Chevelices  ,  chevelise  :  Mises, 
dépens  ;  territoire  où  Tou  peut  exi- 
ger le  cens  capital. 

Cheveliee  :  Cellerîer ,  qui  a  soin 
de  la  cave.  Fojrez  Cei.eeiee. 

Cheveliees,  cheviliere  :  Ruban 
de  fil,  cordon. 

Cheveneei  :  Chenevière. 

Chkvenoir  :  Chenevis ,  graine  de 
chanvre. 

Chever  :  Creuser,  empiéter  sur 
rhéritage  ou  le  bien  d'antrui;cm'e<i/-t*. 

CuEVERSEUL  :  Dossicr  d'un  lit , 
chevet ,  oreiller  ;  de  caput. 

CbkvbscbB}  ehevcsce,  chevcssaitlc  : 


9^2 


€  H  E 


Chaperon ,  cuUet  d'iiabit ,  capuchon , 
tète  d'une  robe ,  le  haut  d'un  hau- 
bert ,  la  partie  de  Thabit  qui  entoure 
le  cou. 

Et  del  poliçon  le  merreilloit 
Que  la  ckeveschc  lert  en  trarert 
Et  si  l'avoit  vestu  envers  , 
EfttroLi  estolt  par  chevesche. 

Roman  du  Renard. 

Chetesque  ,  chevesche  :  Chouette, 
oiseau  de  nuit.  Voyez  Chevêche. 

Cheyesse  :  Lit  garni  ;  ornemens , 
joyaux ,  habits  de  femme. 

Chevessel.  Voyez  Chevechel. 

Chevestke,^.  m.  :  Un  licol,  le  haut 
de  la  bride  ;  caput  stringium  ,  capis^ 
trum.  Voyez  Cheykcine.  « 

Cbevet  :  La  tête  ;  traversin, 
oreiller  ;  de  caput.  Avoir  la  tête  sur 
le  chevet,  c'est  être  attaqué  d'une 
maladie  mortelle.  On  appel  oit  en^ 
core  ainsi  une  saillie  qui,  dans  un 
|>âtiment  ,  soutient  une  poutre  ou 
une  autre  pièce  de  bois. 

Que  Herodet  $t  marturer 
11  chevet  à  gleve  treucber. 

yie  de  S,  Jehan  citée  par  Borel. 

Chevetain,  chcvetaigne ,  cheve- 
taine  :  Capitaine ,  chef ,  comman- 
dant ,  général  d'armée.  Voyez  Cbef- 

YETAIN. 

Quant  pès  te  fet  entre  les  chevetaignes  de 
la  guerre,  ele  doibt  tenir  entre  tous  le# 
lignaiges  de  Tune  partie  et  de  Tautre. 

Coutume  de  Beauvoisis ,  chap.  59. 

Chevetaiiteeie  ,  chevetaignerie  ; 
Capitainerie  ,  com2)agnie ,  régiment. 

Chevétràge  :  Droit  que  les 
écuyers  du  roi  prenoient  à  Paris  sur 
le  foin  qui  Yenoit  par  eau  ;  en  bas. 
la  t.  capistragiuin. 

Chevêtre,  chevestre,  chevoistre. 
Voyez  Cheyecine. 

Cheveul,  chevex  y  cheviax ^  che^ 
viaz  :  Cheveux  ;  capUli. 

Çheyiea  :  £tre  à  k  fin ,  achevqr , 


CHE    , 

finir  ses  jours ,  quitter  la  vie  ;  de 
put.  Voyez  Crie  p. 

Cheviller  (cheval)  :  Limonier. 

Chkvillot  :  Parties  naturelles  do 
l'homme  ;  de  clavicula, 

Chevir  ,  chcfvlry  chevier  :  Agir^ 
se  servir  ,  s'aider ,  finir  >  débarrasser, 
capituler  ,  se  comporter,  assurer  à 
quelqu'un  son  bien ,  son  héritage  ; 
sortir  d'une  affaire ,  en  venir  à  bout  ; 
faire  une  satisfaction  à  quelqu'un 
qu'on  a  offensé  ;  posséder  ,  jouir , 
maîtriser  ,  conduire  ,  gouverner  , 
dompter,  venir  à  chef,  composer, 
traiter  ;  en  bas.  lat.  cheviare;  de  caput^ 
Voyez  Chief. 

Là  gist  IJ  Princes  cui  DIns  fkce  merci  ; 
Kt  deux  proverres  i  a  fait  a»seir , 
Et  doner  rentes  dont  bien  porront  chévÎTi  ' 

Roman  de  Garin  ,/ôL  64.. 

Sire,  dist  le  Juifs  on  tous  oonaeiUera, 
La  dame  en  sao  dormant  ejitaîudre  eonTendra>^ 
Plaie ,  ne  liorioa  sur  son  cors  n'avendm , 
Bien  en  saront  chevir ,  car  on  la  seurprendra«. 

Fie  de  du  Guesclin. 

Cis  est  riches  qui  se  set  cheyir  de  sa  pon<- 
reté ,  car  cil  qui  pou  a ,  et  li  sou6t ,  n*est 
mies  pourcs ,  mais  ois  qui  plus  conroite ,  l*eit» 
qu^il  n'a  oui  il  ne  soufiist ,  car  que  peat  cha- 
loir combien  il  ait  à  aroir ,  quant  il  ne  conte 
mie  ce  qu^ll  a  acquis  ,  mais  ce  qu'il  bée  i 
aroir.  Proverbes  de  Sénèque. 

Chevissance  ,  chevisance  ,  chevis*- 
sèment  :  Traité  ,  convention  ,  trans- 
action ,  accord ,  issue  d'une  aflBaire  » 
expédient  pour  en  sortir  ,  gouver- 
nement,  enlrelien.  f^OJ^ezCHEVANCE. 

Cheyissant  :  Traité ,  accord ,  con- 
Yention. 

Chevite  :  Mesquin ,  chétif ,  misé- 
rable ;  de  captus  et  captivus,  Voyea 
Caitif. 

CuEY(TÉ  :  Vilenie,  mesquinerie» 
misère  ;   captivitas.  Voyez   CHETir*^ 

YOISON. 

Chevocher.  Voyez  Chevaucher^ 
Chevoistre  ,  chevestre  :  Licou« 
<£u£\0L.  VqyezQïkï,yi£>iL%m 


\ 


C  U  T 

Chfvot.x.  fo) .  (!hf.vax. 

Chevrel  ,  cheuvi'UCy  chcvrete^che- 
vreUe  ,  chevric  :  Chevreau  ,  petite 
ckévre  ;  caprea  ;  et  instrument  de 
musique  ressemblant  à  la  cornemuse; 
sorte  de  musette  champêtre. 

Cheyeonneuse  :  Espace  qui  est 
CDtre  les  chevrons. 

Chevaotace  :  Droit  seigneurial 
sur  les  chèvres  d*un  han  ;  de  caprea. 

Chevroter  ;  S'impatienter ,  pes- 
ter, jurer. 

Chstere.  Vojr,  Chère  et  Cai^re. 

CHEzi  :  Espace  de  terre  qui  est  au- 
tour du  château  ou  de  la  maison 
noble  qui  est  en  fief.  Dans  quelques 
coutumes  ,  il  est  appelé  vol  du  cha- 
'  pon  :  cet  espace  est ,  en  quelques  en^ 
droits,  de  deux  arpens ,  et  eu  d'au- 
tres ,  de  quatre.  Voyez  Casal* 
.  Ckbzbau  :  Habitation  ,  manoir 
entouré  de  terre  propre  à  cultiver. 

Chi  :  Jeune  chien;  carUs;  oignon , 
plante  potagère  ;  cœpa. 

Chi,  ci,  e>-  ;  £n  cet  endroit ,  ici  ; 
hÊe. 

Chi  ^t  Catoiu  en  Romans. 

Fin  de  la  JTraduetion  det  Distiques 
de  Cakm,  parAdans  de  Guienejr. 

Chtaus  ,  chiaux ,  dans  :  Ceux. 
.    Chiboirb   :    Dais   ou   baldaquin 
d*autel  soutenu   par  des  colonnes  ; 
dbonum. 

Chic  :  Petit  morceau ,  parceUe  ; 
finesse ,  subtilité  ,  chicane. 

Chicb  :  Ménager ,  mesquin  ,  qui 
donne  peu. 

Chics  ,  chiceté:  Avarice ,  vilenie, 
mesquinerie. 

Chighbron  :  Bout  de  la  mamelle. 

Chighestre  :  Chester ,  ville  d'An- 
l^leterre;  Cestria. 

Après  les  trots  ans  se  monrnt 
A  Ckiehestrw,  à  U  cors  jut  ; 
Cordeille  rcnseTell 
Sa  la  croate  al  temple  Janl. 

Romtm  du  Brut, 


C.  H  T 


*m    .9  \ 


rniriTrî'x  :  (!linssirux. 

Chicon  ;  Fanclioii ,  Françoise  , 
nom  de  femme  ;  Francisca, 

Chicot  :  Un  petit  morceau  de 
quelque  chose ,  brin  de  bois. 

Chicoter  :  Disputer  ,  contester, 
débattre. 

Chicourlier  :  Jujubier. 

Cbi^ge-Deu:  Chaise-Dieu  ,  petite 
ville  de  la  Basse-Auvergne  ;  Casa' 
Dei. 

Chi^e  ,  cftiet  :  Il  tombe  ,  il  arrive  i 
il  survient  ;  de  cadere.  Quoiqu'il  en 
chiet:  Quoiqu'il  en  arrive. 

CuiEF  ,  chies,  chiez  :  Tète ,  bout, 
commencement ,  extrémité  ,  issue  , 
fin  ;  capuU  Le  chiefy  la  tète  ;  chioj 
de  tar,  chiefde  tour,  à  chief ,  à  chiej 
de  pièce  ,  enfin ,  à  la  fin  ;  chief  dé 
Van ,  bout  de  Tannée ,  fin  de  Tan- 
née ;  chirf enclin,  tète  baissée  ;  chiij 
levé ,  visage  haut  ;  de  tJùef  en  chief, 
d'un  bout  à  l'autre  ;  à  chief  traire , 
venir  à  chief,  mettre  à  fin ,  termi- 
ner ,  venir  à  bout ,  posséder,  jouir  ; 
en  chirf  ,  personnellement  ;  chief, 
commandant,  conducteur,  capitaine  \ 
en  chirfdu  mois ,  au  commencement 
du  mois. 

Chief  (homme  de]  :  Celui  qui 
doit  le  cens  capital. 

Chiefaux  :  Maison  de  maître ,  ha- 
bitation du  chef. 

Chiepuetàihe  ,  chiefveUùne  :  Ca- 
pitaine commandant  en  chef. 

Chiel  :  Ciel  ;  cœlum, 

Chielle  (mettre  sur  la)  :  Mettre 
au  pilori ,  au  carcan  ;  de  sccda, 

Chienaille  :  Chenille. 

Chien  ESSE  :  Meute  de  chiens. 

Chibnez  :  Petits  chiens  ;  de  auùs. 

Tes  ses  enfans  lî  enbla, 
Por  les  sq>t  enfans  assembla , 
Sept  chienez  qa*elle  saroit 
Qu'une  bracette  quelle  avoît , 
AtoU  fait. 

Roman  de  DohptUot^ 


«S4  C  H  1 

CHiEirvÂiLLE  :  Troupe  de  cliîens  ; 
9u  figuré ,  amas  de  populace  :  c*est 
de  ce  mot  qu*on  a  formé  canaille  y  et 
il  vient  de  canis  ,  et  non  pas  de  ca- 
nalis  y  comme  le  prétend  Ménage. 

Le  bon  Conte  de  SoUsons  en  ce  point  là 
où  nous  estions ,  se  inoqaoît  à  moy  et  me  di- 
soit ,  Sencsclial ,  Icbsous  huer  ceste  chien- 
naUle ,  que  par  la  quoife  Dieo ,  ainsi  cooirae 
il  jurolt ,  encore  en  parlerons  nous  de  ceste 
journée  es  chambres  des  dames. 

Joinvilie,  Hist.  de  S.  Louis ,  pag.  5a. 

CHiENif  RT,  ckiennez  :  Petit  chien  ; 
tanis ;  chenet;  en  bas.  lat.  ekenetus, 

Chier  ,  cAiere  :  Chose  de  prix  y 

précieuse  9  à  laquelle  on  est  attaché  ; 

de  carus. 

Or  n*i  qnist  nape  ne  toaîlle  ; 
Tôt  maintenant  li  ront  la  teste, 
Kenart  menjue  et  fet  grant  feste 
71  e  fet  pas  semblant  au  mengicr 
Que  1!  chapon  soient  trop  chier, 

Rotnan  du  Renard,  fol.  80,  F^. 

Chier  ,  Cheer:  La  rivière  appelée 
Cher  y  qui  prend  sa  source  dans  T  Au- 
vergne ,  et  vient  se  jeter  dans  la 
Loire;  Carus, 

Chierches  :  Gardes  de  nuit;  guet, 
patrouilles. 

.  Chierb  ,  chère  :  Visage ,  mine  , 
accueil ,  réception  ,  contenance  ;  de 
carus,  cara  :  chiere  haide ,  haucie , 
chicre  lie ,  bonne  mine  ,  visage  gai , 
joyeux ,  contçnt  ;  chiere  basse ,  chiere 
mate ,  chiere  morte  ,  visage  abattu  y 
baissé  ,  triste  ;  chiere  levée  ,  sans 
crainte ,  visage  levé  ;  chiere  laide , 
mauvaise  mine;  chiere  hardie  y  mine 
iière,  insolente  ;  à  chiere  bonne  y  avec 
plaisir  ;  faire  bonne  ou  belle  chicre  , 
bien  recevoir ,  faire  un  accueil  gra- 
cieux. 

Cbieebvent  :  Avec  tendresse, 
avec  amitié,  avec  instance,  fortement. 

Chuseeem iNÂGB ,  chierchaine  :  En- 
quête juridique  pour  connottre  les 
bornes  d^un  héritage.  Fojce^  Cee- 


C  H  I 

CHfBES  :  Cher,  de  grand  prix,  afaaé 
tendrement  ;  carus. 

Chiebt^  :  Estime ,  amitié ,  contî^ 
dération  :  il  s'est  dit  aussi  pour  d^-^ 
pens ,  frais  ,  cherté. 

Rt  la  mère  méesme  noblement  le  vettoît 
St  luy  monatra  qa*en  chierté  le  tenoit. 

Fie  de  du  Gêtesdim 

CviERTEs  :  Assurément ,  certaine* 
ment  ;  certè. 

Chiesse-Dev  :  ÉgKse ,  ainsi  nom- 
mée, parce  que  c'est  là  que  Diett 
siège  principalement  ;  qu*il  est  adoré  ; 
Casa-Dei, 

CfliET:  Il  convient,  il  est  à  propos* 

Chiet  :  Il  tombe  ;  du  verbe  cheir» 

CniEUREUs,  chievreus  :  Chevreau , 
petit  d'une  chèvre  ;  capreolus. 

Chievetaiwe  ,  chievetain,  VoyeB 
Chefvetain. 

Chievre  boust  :  Le  chèvre-feuille; 
caprifoUttm. 

Chievrott  :  Chevron  ,  pièce  de 
bois  ;  canUietius. 

Chiex  :  Les  cicux  ;  cœli;  chez. 

Chiez  ,  chieuz  :  Chez  ;  et  tète,  chef. 

liais  moull  est  plus  béas  et  plus  precioo* 
sea  chêés  ,  car  11  chie*  de  Cris  est  Deus. 

Serm.  de  S.  Bernard,  foL  gOb 

Stdmulibpretiosius  et  speciosûu  capot  efutg 
quoniam  caput  Christi  est  Deus, 

Chiffe  :  Vieux  morceau  de  toile  i 
de  linge ,  chiffon ,  guenille. 

Chiffleb  :  Siffler.  Chijflety  sifflet. 

Chiffort  (le  comté  de)  ;  Le  comté 
de  Suffolk  ,  province  d'Angleterre. 

Criffriéen  akoourisme  :  Expres- 
sion souvent  répétée  dans  Gautier  de 
Coinsi ,  pour  signifier  qu*un  homme 
a  été  trompé  dans  son  attente,  qu*il 
a  mal  fait  de  ne  pas  accepter  ce  qu'on 
lui  offroit. 

Chifraïre  :  Arithméticien  ;  du 
mot  clùffre ,  qui  vient  de  TArabe ,  se^ 
phira  ^  de  hà  racine  sapluir,  compter. 


y 


CHT 

CsioifiBm  Toix  :  Fournir  un  che- 
iBtn  «  accorder  passage. 

Cnusas  :  Machine  de  guerre,  sorte 
decliarpente  pour  attaquer  lesYÎlles. 

Ll  Enpereres  fist  somiw  la  retnite  et  poîs 
fait  qnerrc  carpenticni  partout  pour  foir» 
eacbicUeSybefrroij ,  et  grans  chij'ers  et  chil  de 
dedens  te  defTendirent  catciins  de  treatoot 
aôn  pooîr.       FiUe-Uardouin  ,  foL  43 ,  V^, 

Chikenie  ,  cesherde  :  Chemise, 
vêtement  de  dessous.  Je  n'ai  tu  ce 
mot  que  dans  fiorel.  Voy.  Chai  use. 

CttiL  :  Celui ,  ce. 

Chille  :  PauTre ,  infortuné ,  qui 
n*a  rien. 

Chimacrée  :  Mauvaise  mine  ,  vi- 
lage  disgracieux  ;  de  chiere ,  visage , 
on  ,  selon  Barbàzan ,  de  malè  gratia%, 

CniME  :  Ciment ,  mortier  ;  cœ^ 
mentum, 

Chimeiii^e  ,  clùmenei  :  Btûsson , 

touffe  d^arbres. 

Si  TOUS  adeeertes  ne  TOiUez ,  soit  feu  l5sa 
de  cAimemée  et  devorge  Ifs  cedret  du  Libau. 
TYad,  de  la  Bihle,  Juges,  ch.  9^  'V»  i5. 

iSSt  autem  non  uuhis,  egrediatur  ignîs  de 
riianm» ,  et  devoret  cedros  LibanL 

Chimentiehe  :  Cimetière ,  Ten- 
ceinte  qui  est  devant  une  église. 

Chih  :  Chien  ;  canis. 

Chincelier  :  Dais ,  tente ,  balda** 
tpuin ,  rideau  ,  tour  de  lit.  Fojez 
Cavchel. 

Chiuche  :  Guenille,  chiffon. 

Chihchb-pâce  :  Visage  hideux^ 
désagréable. 

Chincbeeib  :  Lingerie. 

CxiifEAU  f  chaisneau  :  Gûuiiière , 
canal.   Voyez  Cheiv au. 

CHiHraENEAD  :  Coup  qu*on  reçoit 
à  la  tête. 

Chiholb  :  Enceinte.  Il  se  dit  en 
Picardie  d*une  sangle  ou  bande  avec 
laquelle  on  attache  la  selle  d*un 
choval. 

Chiuquau  :  Amas  de  gerbes  qu'on 
«n  tM  par  cinq  \  de  quimque. 


C  H  I  dfiS 

CniNQUEE  :  Boire  beaucoup ,  ver-  * 
ser  à  boire ,  porter  une  santé. 

Cbikquisme  :  Cinquième  ;  de  quin* 
que. 

CaiOEiiE  :  Foule,  presse,  mul-* 
titude. 

Chi  ot  (en)  :  En  qui  il  y  eut. 

Chiot  :  Un  petit  chien  ;  canis, 

Chioueee  :  Latrine  ,  privé ,  lien 
d'aisance. 

Chiouejie  :  Forçatsqui  font  mou- 
voir une  galère;  galériens;  de  turmai 
en  bas.  la  t.  ciurma, 

Chi  PAU  LT  :  Romme  couvert  de 
haillons ,  dont  les  habits  sont  en 
lambeaux. 

Chiphoene  :  Sorte  d'ellébore. 

Chiphonier  :  Jouer  de  Tinslru-^ 
ment  musical  appelé  chiffonie  ;  sym-^ 
phonia. 

Chipoter  ;  Manger  lentement , 
avec  dégoût  ;  boire  goutte  à  goutte  , 
à  petits  traits  ;  s'amuser  ,  contra- 
rier ,  faire  enrager ,  chicaner ,  tenir 
tête  ;  vétilier,  marchander  ;  en  Prov. 
chipouta, 

Chipoutbux  ,  cA*/7ottV?r;  Vétilleuxv 
qui  regarde  à  tout ,  qui  chicane  ;  en 
Prov.  chipoutaire. 

Chique  :  Chicane ,  finesse ,  flub«- 
tilité.  Une  chique  de  pain  :  Un  mor- 
ctau  de  pain. 

Chiquer  :  '  Boire  ,  manger  ;  en 
Prov.  chica.  Chiquer  del  cher  :  Man- 
ger de  la  Tiande. 

Chi  RAT  ,  chiron  :  Monceau  d« 
pierres  qu'on  a  rassemblées  en  défri- 
chant une  terre. 

Chirceamber  ,  chirceomer,  chir» 
seed  :  Sorte  de  cens  dû  aux  églises 
en  Angleterre, 

Chi  RE  :  Cire  ;  cerea. 

Crirer  :  Clos ,  verger. 

Chirographie,  ^^'ro^a/T^e:  Dou- 
ble copie  d'un  acte  passé  entre  plu' 
nieuM  personnes  ;  de  chirograpkia. 


«56  C  fi  t 

Cnimoir  :  Artisan  ;  terme  de  char- 
{Millier  ;  et  monceau  de  pierres. 

Chirsbbd.  f o^ez  CBiBcemiiKft. 

Chihseu  ;  Espèce  de  cens  dû  an- 
ciennement anx  ('■gliseslEn  Angleterre. 

Cbh, c/iiîi,  chute;  Celui-ci, celle- 
là;  ùtc. 

Chisbl  :  Ciseaa. 

Cristiavs  :  L'abbaye  de  Ctteaax. 

CiriTÉ  .-  Cite  ,  ville  ;  civitas, 

Ponr  DlcD ,  Sire  Qncni ,  il  at  m'ai  pti  itii 
^ua  U  lit  rn  (oiire  nquril*  nul*  niioo ,  ne 
que  Togi  t«D>  cliotei  dfoici»  nia  reipirrre 
■brr|{ien  que  «loi  lijr*   Ici  ^:hilis,   al  le> 

■vau  fMé  en  toute»  Ie>  plai  gnm  heioigna) 
ia  U  cooqatile  tuiii  sdie*. 

Piile-Hardnuin. 

Chitoiaiits  :  Citoyens ,  habltans 
d'une  Tille  ;  cives. 

CaiTocit.  :  Zédoaire,  sorte  de  gin- 
gembre, ëpice, 

CHITBtK.  fores  CUTSTBIB. 

Cbiuhc,  chùiq,   chonq  :  Cinq  ; 

Chiukquaktr,  chuinquattte  :  Cin- 
quante; qainquaginta. 
Sdrbadint  loi  a  lirr^ 
Griot  compirgnie  de  le  gral 

Sani  orgufl  ei  uni  «îlonnia 

But  dt  Tabarie. 
Cbivs  ,  celui  :  Cieus  ;  coeli, 
Cbival  ,  clùvau  ;  Cbeval ,  b£ie  de 


Wirdaii  chier  freire ,  kt  ro*  ne  êojti  li 

en  ajer  li ,  et  ju  adet  entemble  ti. 

SermonsdeS.  Bernard,  fol.  6H. 
Kùlite  obitcro  fieri  licul  eqDut  et  mului , 
led  sicut  pium  jvmenn,mqnod  ail,  ui  ju- 
menram  /aclia  tum  afud  te  ,  et  ego  lemper 


CfiO 

CtcirAntcBAiitiTS  ,  chivalehatu^  § 
ehivalcheor ,  chivalcheour ,  cAivalen 
Voyez  Chktauchbur. 

Cbive,  ckivot  :  Cive.  Voyez  Cibo. 

Cho  ,  chocas ,  chop  :  La  chouelle  , 
le  hibou  ,  le  chat-huant  ,  oiseaux 
de  naît  ;  cueuba.  Voyez  Cekvf.chb. 

Choais  ,  choaix  ,  choajrs  :  Choix, 
préférence  ,  distinction  ;  AecolUgcre. 

CuoK ,  cftoue  :  Marché,  halle,  foy- 
Cbo. 

Choebh  ,  ckaerme  ,  goerme  :  Un 
porc,  un  pourceau  ;  du  Grec  x"f*i- 

Cboeshe  ,  chaîne  :  Pain  blanc  et 
délicat  ;  de  canas.  Ménage  le  dérive 
de  canonicux ,  pain  de  chanoine  ;  le 
chéne,arbre;7ucn;nf;et  unechatne» 
un  lien  ;  catena.  Voyes  CuiotHE. 

Cbokuset  :  Enfant  de  chœur;  de 
choraiiles. 

Cboilek  :  Celer,  raeher ;  ceZore. 

n'rl  ehoiltJfu,  >uiî>  birp  le  prita 


Lei  Distique!  de  Colon,  par  Adam,  lài.  i. 

Chointe  ,  ckoint ,  coint ,  coiate  : 

Orné,  ajusté,  aimable,  joli,  agréable. 

Cnoisia ,  coisir  :  Appercevoir,  dé- 


Cboisoh  :  Occasion ,  dessein.  Borel 
s'est  trompé ,  ce  diminutif  n'a  pa» 
existé  ;  on  disoit  Vachoison ,  mais  ja- 
mais la  choison.  Voy.  Achaisoi*. 

Cboist,  cAoïï.-  Abattu,  faligaé* 
tombé.  f'oj'eïCBEoiB. 

Choite  ,  escAoile  :  Succession  , 
chose  qui  doit  arriver;  casut, 

Cbol,  choie ,  cholle ,  sole ,  toule, 
toulette  :  Bile ,  et  le  jeu  île  ballon. 

Cbole,  cholere,  eole  :  Colère,  pa»- 
sion  bilieuse;  choiera, 

Cbolebkb  :  .Se  mettre  en  colère. 

Cholieb  ,  cheoUer,  cheoller,  chot- 
Ur,chomUer,  jouJ^ .-Patiner,  glisaer 
lur  U  glace;  chiffonner  le  moacboir 


cao 

d'Qne  fille,  et  jouer  au  ballon  ;  ea  bai. 
tu.  cheolare.  Voyez  Cboih-bk. 

CnoLLiT.  Voyez  Cuokshe. 

Ckols,  eholj-.  :  Cbou  ,  plaate  pota- 
gère ;  caulii. 

Ub(  Bomlt  mamnt  rkhri  hua 
■moÎI  mault  prèi  àr  lar  mcMin. 

CiJ  lomnuvr»,  li  r)cV>  (ol'. 


Chovabib  (jour)  :  Fêle  pour  la- 
quelle on  CMse  le  travail. 

Cbohkhekt  :  Ceuaiion  de  irav aU. 

CnoMBE ,  ehommer  :  S'arrêter,  ne 
rien  faire. 

Cnoif  eaa  :  Qui  cesse  le  travail. 

Chohih  ,  ehaorsin  ;  Bauquii^r. 

CBonaE  :  Jeanne  >  nom  de  femme  ; 
Johanna. 

CaoF  :  Mouillé,  trempé. 

Chofaue  ,  choppcment  :  Achoppe- 
ment, faeurlemeiil. 

Cbope  ,  choque  ,  ehiipe ,  cache  : 
Un  tronc  d'arhre ,  une  souche  ;  en 
1ms.  lat,  eeoca,  cacha,  choca. 

Cbopek  ,  chopper  :  Heurter,  lou- 
cher rudement. 

Choppet  :  L'action  de  toucher 
quelqu'un  pour  le  faire  tomber. 

Cuo<|tic  ;  Souche  de  vigne ,  b&che. 

CsoKtL  :  Enfant  de  choeur  ;  au 
plurier  choraux ,  choreaax;  de  cho- 

CHoaDE  ;  Corde;  chorda. 
Csokiit. ,  chariau  :  Chantre ,  clerc 
ou  prêtre  qui  clianLe  au  chcenr;  cho~ 

Chobcr  :  Coin,  eneognure. 
Chos  :  Chou  ,  plante  potagère  ; 

CaosÂitT  :  Traitant  de  différentes 
chos/'s. 

Crosr,  chosée  :  Réprimande ,  que- 
relle ,  contestation ,  procès^  causa. 


C  H  O  a»; 

Chosemeict  :  Blflme,  remontrance. 


Dial.  de  S.  Grrgoire ,  Ih.  » ,  ch.  i^ 
Qua  incrppHlJoDf  compléta,  lete  ctim  eu* 
dem  fratritus  ta  amtionem  iL-tlii. 

Cnoin». ,  chiiteir  .-  Gronder,  blâ- 
mer, accn&er,  imputer,  rt-prendrc, 
faire  peur ,  contester,  quereller ,  dé- 
sapprouver. 

CHosstPOLK  ;  Sergent  qui  lève  le* 
impiVis.  foj-cs  CaiïsiwiLK. 

Chot  ;  Chouette.  Voyes  Cao. 

Chotieh  :  Evier,  endroit  où  l'on 
lave  la  vaisselle. 

CaotT ,  chu  ;  Ceci,  cela  ;  hoc, 

A  ciou  (lui>  mrtre  'ODte  t'ruXnM  eoDmcBt 
trt  gec.  et  tiiougilTivii»  ru  |wi>>trn  droi- 
ture d«Dm  ta! ,  inpiuiH'iDtnt  li  nïi^itax  ,  M 
li  ptr»n><  loDtfi  de  uiDtt  CVte. 

Enseignement  de  S.  Loiiù  à  uttt ^. 

CnouAdE  :  Droit  de  hallage., 

CnouikTiT  :  Chat-huant,  chonctte. 
Vojcz  Cbevecue. 

CHuuctcB  :  Droit  qu'on  payoît 
au  seigtieur  pour  prendre  des  sou- 
ches dans  ses  bois. 

Cuoiinis,  chocas,  chouca ,  ehoif 
chrtte:  Curnclllegrise  au  bec  et  pieds 
rouges  ;  cucuha. 

Chouchbb  :  Coucher,  se  mettre 

Chougs  :  Hibou ,  chat-huant. 

CnouÉs  :  Déchu  de  ses  espérancei. 

rnoL-FFiKit  :  Baiwr  sur  la  bouche. 

Choitle  :  Es|iècr  de  |eu  de  mail , 
de  ballon ,  Af  paume  ;  d'où  chauler. 

Cnovi.t.11.. chvoler,ckoler,chouller: 
Jour  r  au  balioii.a  la  longue  paume, 
à  l'esieuf  i  eu  bail.  lat.  chfolare. 

Ri  €11  cl  camp  xuit  ti-ir  ciiiufMrgiiie  d'*n- 
faot  qui  ckoulment.        Jtomun  Jt  àVerlin. 

Ckoitquet  :  Petit    billiit  ,   petit* 
gont-he  ;  diminutif  d<'  chaque. 
ÇaouvK»  :  Balayer;  jcopar». 


aSS  C  B  n 

Cbotbiu  ,  chauveau ,  chovelot  : 
Petite  mesure  pour  les  liquides. 

Cbox  :  Clioui  caalis. 

Cmoveil  .-  Méuager,  traiter  délica- 
tement. 

Choys  ;  Le  taux,  le  pris  d'une 
dtose.  Voyei  ('hdàis. 

Chots:  Modèle,  choisi,  (listiB|>ué. 

Cu&ÂPovniHK  ;  Sorte  de  pierre 
précieuse,  qu'on  crojoil  se  trouver 
dans  la  tête  d'un  vieux  cra^iaud. 

Uiii  «Ufl  qui  rnirt  lu  ^CUI 
Au  botenl  crull.  »t  pliu  fine 
Qa'oa  iculi  sprlcr  chrapoiuiine 
Qui  bi«a  ipanicnL  a  orgurl. 

Toumoiemenl  if  Àntechtàt. 

Chkestisn  (parler)  ;  Se  servird'un 
langage  à  la  portée  de  tout  le  monde. 

CBKBSTiENen,  chrestiennrr,  chrit- 
iamser  :  Baptiser,  embrasser  le  chris- 
tianisme, convertira  lafoi  chrétienne; 
éhrùtianum  t^tterc;  en  anc,  Prov. 
crèsUaiM. 

Dronln ,  fiit-il ,  pir  oint  Offler 
Tu  le  ferai  chvstlener; 
8iia>t  corn  bitiiiei  leroBt 
Juuji  de  ce  oui  ne  clirrront. 

Roman  du  Renard. 
Cbbistiah  ,  chriitien  :  Chrétien  , 
qui  suit   la   doctrine  de   l'évangile; 
nom  propre  d'iiomme  ;  christianus. 

Cbsistou  :  Christophe,  nom  d'hom- 
me ;  Chritiophorui. 

CsaoïfiQUEk  :  Faire  des  chroni- 
ques ,  raconter  par  écrit  ,  iaire  le 
^écit  des  faits ,  des  événemens  d'un 
temps  ;  chronica  scrihere, 

CaBOHiQUEUB,cAro/io/r^e.-Chro- 
nolofiiste  ,  annaliste  ;  chronologus  , 
ehro/iograp/i  u.v. 

Cbu  :  Ce,  cela,  ceci;  /loc. 
Cunc  :  Suc ,  sève  d'une  plante. 
Cbcchetemest  ,   chucitillcment  : 
Action  de  parler  l)as ,  de  murmurer. 
Cnvcvii.LS.Ti  t  chcc/iillicr,  chucho- 
ter: Murmurer,  chuchoter,  parler 
Itu ,  marntoier  entre  les  denti. 


CI 

Chocor  :  Un  petit  insecte,  un  ptèA 
moucheron. 

Chuche  :  Sacre ,  mot  encore  en 
usage  dans  la  Picardie. 

Chcerel  :  L'os  eoronat ,  le  crii>e> 

CauEm  :  Parler  bas,  parler  i  l'o- 
reille ,  flatter,  caresser,  appaiser, 
tranquilliser;  et  nonpas,iniIpaHerf 
comme  le  dit  l'auteur  du  Glossaire 
du  Roman  de  la  Rose. 


Qo*  il  riuHbt  pirnn  da  dite»»  muiarc. 
Codicile  dt  Jehan  dt  Ucang, 

CauPLCis,  ckiifles .-  Choses  vaines, 
superflu!  tés. 

CauFeLEB  (se)  :Rsiller,se  moquer. 

Cbuikijuàiite.  F.  ChiurquâIIt*. 

Cbunchiee  ,  conchier  :  Remplir 
d'ordures,  salir,  ternir. 

Chvpmer  ,  ckopier  :  Taimeari 
corroyeur. 

CuntEiux  ,  churriaux  ;  Ordnrci, 
choses  viles  ,  morceaus  de  vieîlUt 
étoffes. 

CHyHoisB:Ciboire,armoireetbal> 
daquin  qui  couvre  l'autel  ;  eiborium, 

Cbtel  ,  chyeite  :  FoiUe,  débtk, 
■anguissant. 

Chihole  :  Enceinte  ;  dngulum. 

Chtstke  ,  chitn'e  :  Espèce  de  mar- 
mite; (lu  Grec  chytra. 

Cl ,  cil ,  cist  :  ici ,  là ,  en  cet  eu- 
droit  ;  hic  ;  ce  ,  ces ,  cette  ,  celwi-ci , 
celui-là,  cela,  ceci. 

D'où  Yienntnt  tuil  c!  oiipli. 

FkdeS.  UroHdmin 
a  «t  »ge<  *l  b:.n  aprii 
Qui  ri  >er>i>e  D^Fu  «1  pri.; 

Etilenaloiiirel  ten»; 
C.rDi,-ilirent.il.ii.l<lon 
Quo  l<ix  bieni  aora  atniulon 
Et  U  joi«  de  puidii. 


.      CI£ 

CiAULz  :  Citoyens;  cives. 
Ci  AULX,  ceas,  ciaus  ^  ciauxy  ciax, 
cfer  :  Ceux ,  celles. 

Mlez  ain  mourir,  m  morir  dol. 
Que  por  vos  face  tel  desroi 
Contre  cetu  à  lui  sui  douée , 
Qui  m*ont  de  lor  amur  douée. 
Fah.  tttme  Femme  pour  cent  hommes, 

CiAx ,  ciaux ,  ciejc  :  Le  ciel ,  les 
deux;  cœlum. 

CiBAOE  :  Avoine,  orge. 

CiBo,  cevc  f  chive,  cive,  civot,  ci- 
vette :  La  civette ,  espèce  de  petite 
ciboule;  cœpa,  cœpuia, 

CiBoiEE  ;  Armoire;  cUfonum.Yoj, 

ChI  BOIRE. 

CiCAM us  :  Sorte  d'étoffe.  Borel  s'est 
trompé  ;  on  trouve  camocas  dans  le 
Ihiss.  de  Pcrceval. 

CicEBE  :  Bière  ,  boisson  ;  sicera. 

CicHAEou  :  Poisson ,  espèce  de 
maquereau. 

Cicoai ,  cichorée  :  Chicorée  ;  ci- 
chorium;  en  Itol.  et  en  Basq.  cicorea; 
en  Espag.  chicoria, 

CiiiBAiLLEB  :  Boire  souvent  du 
cidre  ;  de  sicera, 

CiEF  :  Chef,  tête,  bout,  extrémité, 
commencement;  capuu 

Set  barons  a  tous  fait  mander 

Qui  le  vcnisseat  Tiseter 

Que  «ouaret  à  lui  Tenissent, 
Que  cri  ne  noite  ne  fei»sent; 
Catcuns  teui  en  la  chambre  entrait 
Et  cascunt  «eus  à  lui  parbtt , 
Que  li  ciej  forment  li  doloit 
£t  la  uoÎM  mal  11  faisoit. 

Roman  du  Brut, 

CiELz  :  Ciel  d'autel ,  dais,  balda- 
4iuin  ;  de  cœlum, 

CiELz  DE  PAILLE  :  Dais  dont  la 

broderie  ét(it  en  paille,  broderie  alors 
fort  estimée  ;  ces  dais  étoient  à  six 
lances ,  c  est-à-dire ,  soutenus  par  six 
bâtons. 

CiER,  cerce,  cere ,  ccrx ,  cierce , 
cierx  y  sers  :  Vent ,  tourbillon,  orage, 
icmpcte  \  çirciêu. 


C I  G  aS^ 

CiEB  :  Cher,  de  grand  prix ,  qu'oa 
aime  tendrement. 

CiERCER  ,  cierquier  :  Chercher  « 
examiner  ;  quœrere.  Ménage  le  dériva 
de  circarc, 

Li  fins  du  Marchis  cierca  U  cité ,  por  Teoiv 
se  clr  estoit  bien  garnie  de  vitaille ,  et  si  com 
U  ciercoit,  il  trora  les  baniereii  de  Salehadiu 
qu'a  pritt.  Gtierres  de  Jérusalem, 

CiERE  :  Face,  visage.  F.  Chiere. 
CiEBoiER  :  Marchand  ou  ouvrier 
en  cire. 

CiERs  :  Certain,  assuré,  constant  ; 
certus, 

CiERT,  lisez  c'iert.  Voyez  Iebt. 

CiERVE  ,  cerve  ,  cierge  :  Biche ,  la 
femelle  du  cerf;  cen^a, 

CiKs ,  cièz  :  Télés ,  chefs.  Fo^ez 
Chief* 

Ci  ET  :  Troisième  personne  du  prés, 
de  rindic. ,  il  sied ,  il  est  situé ,  assis. 

CiEURGiEN  :  Chirurgien. 

CiEUTEUT  :  Ils  savent. 

Cl  EUX  :  Aveugle ,  privé  de  Im  lu- 
mière; cœcus, 

£t  Jhetus  ontrepassaunt  il  vist  un  home  cieux 
de  la  natirité ,  et  ses  Disciples  le  demandè- 
rent qui  at  pecliée  cist,  ou  lus  parens,  qu*il 
fust  nés  cieux. 

Bible  kist,  S.  Jean ,  chap.  9 ,  v.  i. 

Et  prœteriens  Jésus  vidit  kominem  csrcum 
à  nativitate  :  et  ineerrogaverunt  eumDiscipuii 
ejus :  Rabhi,  quis  peccavit,  hic,  aut parentes 
ejus  ,  ut  Câecus  nasceretur. 

Cl  EX  :  Le  ciel ,  les  cieux  ;  cœlum» 
CiÉz  ,  dès  :  Chefs ,  têtes. 

La  peussiez-Tous  voir  rant  viez  dras  depenex , 
£t  tantes  grandes  barbes,  et  tant  ciez  hurepea. 

Roman  de  Bertain, 

CiÈz  :  Les  chefs.  Voyez  Chef  , 
Chief  et  CiEF. 

CiGAu  :  De  mon  chef,  d'après  ma 
tète. 

CiGLATON  ,  siglaton  :  Vêlement 
d'une  étoffe  précieuse ,  espèce  de  cour 
ireriure;  cjclas. 


afin  C  I  H 

CicocET  :  Ergot,  chicot. 
Cil  ,  c'a  :  Celui-ci ,  celni-là ,  ce  , 

ProV.  ciÎA. 

aiie  la  t]1p  iiiriertat  Irnr  aiiagoiiiiewi 

le  cluiid  df  ru.1. 

Gui/taume  ifc  Tjr,  fol.  (i ,  *". 

Cil,  lise»  c'it:  S'il,  si  il. 

CiiLE  :  Celle-ci ,  celle-là. 

CiLi-ZB  :  Fermer  les  jeui ,  joittHre 
le»  paui>icres.  Ci:  mot  vîi^nt  de  cils , 
poils  (les  paupières;  fUium ,  dont  on 
«  fait  sourcil ,  syicrçiliuiri  ;  en  bas. 
la  t.  cillere. 

CiLLiEft  :  Couper  le  blcd ,  le  fau- 

CiLS ,  cih  :  Ceux. 

CtxiiH  :  Cliemin ,  route ,  sentier 
étroit ,  ruelle  ;  aei.tila. 

CiitBiLBs:  Instrumcnl  de  musique 
quiavoitlaforinedeuoscasUgneties. 
Jje  joueur  en  a>  dît  une  dans  cliaque 
main  ,  et  les  frappoit  l'une  contre 
l'autre;  c^mbatuia. 

CiMBEl..   Voyez  Cembkl. 

Cimboul':  Clochette ,  grelot. 

CiasBE ,  cynnble  :  Timbre  ,  ins- 
trument de  musique;  de  cjmbalum  ; 
en  Prov.  cimboul ,  sonnette. 

CiHB  :  Punaise,  insecte;  ciinex ; 
«D  Prov.  anc,  et  mod.  ciiae  ,  cin^o , 

CiMEioLx  :  Extrémités  des  brait- 
ches  d'arbres  ,  la  lisière  d'un  ]>ay9  ; 
de  dma.  Voyez  Cmou. 

ClKENTERE,  cimenlire ,  chnitoirc  : 
Cimetière ,  lieu  ilestiiié  a  enterrer  les 
corps  de*  défunts;  cœmctcrium. 
I*  iDcrc  Di(u  lui  di>t  ndoDqiHi 
t>  fu  U  clei'i ,  fri-rll.' .  rrrr<' . 
Qui  ton  de  vntrr  rim€iUere 

Umu  no  fo.«.  ■       ' 

Gaatitr  Jt  Coinsi ,  liv.  t ,  thap.  6. 

Cixou  :  La  cime  d'une  montague; 
ca  Prov.  iimouîi  ea  liai,  i 


Cm  :  Signe. 

M«  nVn  hn  chtrrc,  ne  ein. 
Se  n'rit  tifoii  un  lirrtciu. 

•  âoiaan  de  la  Koie,  vm  •jSiS. 
CiHCE  :  Ceinture  ,  sangle;  de  eia- 
gularn  ,  et  de  cinctut. 

i'iHCELiEB  ,  chiucelier,  cincîUîer, 

cuitelier  :  Dais  ,  baldaquin  ,  tente , 

tour  de  lit ,  coussin  ,  oreiller ,  lit  d« 

repos  ;  en  bas.  lat.  < 

QuDt  Judiih  y 


.  "T*- 


Biile  Aiit 

CiitRE^Ei.LE  ,  cincenaudc  :  Corde 
de  moyenne  grosseur  ,  petit  cible  ; 
et  petite  mouche ,  cousin. 

Cii*<:f.vs  ;  Fâcheux  ,  désagréable , 

CiNCHK  :  Espèce  de  massae. 
CiKURE  ,  «Virfnr  ;  Outil  de  cliar- 
pentier  ;  de  ceiitrum ,  selon  fioTCl. 
CisE  :  Crgiie, 
C'en  oii.i  dirtem^rBirrre, 
fil  Ifgiertmum  congnoiiMbl* 
Qu'il  ni  111  cùir  uoir  tembUbie. 

*  Soman  clr  la  Soie ,  iwn  Bgoa. 

CiKEFiEa  ;  Réduire  en  cendro, 
bnilrr,  ilétruicE  ;  cine/acere.  ^ 

CiNCLE  :  Sanglier.  J 

CiNQi:iiH  ;  Nombre  de  cinq. 

CinQuiHTEnizn  ;  Of&cier  d'un 
quartier  d'une  ville. 

CiHTE  ,  eiacu  ;  Ceinture ,  sangle  ; 


CiotDE ,  cei'ode  ;  Avoine  ,  oi^  ; 
en  anc.  Prov.  cii-aia  ;  en  Prov.  mod. 
cil-ado  ;  en  Espag.  cebttda. 

CioH  :  Bejet  d'arbre  qu'on  re- 
plante ;  et  vent ,  tourmente ,  tem- 
pête ,  gicle. 

CiOL-iiinA  :  Citoyen  ,  habitant 
d'une  ville  ;  ctw. 

CiouTA  ;  Ville,  dté  ;  cii-itas ;  en 
Espag.  eiiulad. 

CiPuoitiE .'  Instrument  de  musique 
à  cordes ,  que  je  cioij  £tre  ta  vielle. 


C  I  R 

CiPHoaiEES  :  Joueurs  d'instru- 
mens. 

Circonvenir  :  Tromper  quel- 
qu'un ,  l'abuser,  le  surprendre  ;  c/>- 
cumvenire, 

CiRcoNVENTiON  .*  Détour,  surprise, 
tromperie  ,  fourberie  ;  circumventio, 

CiRcuE  :  La  partie  du  harnois  qui 
tient  le  cheval  attaché  à  la  voiture ., 
lien  ,  corde. 

CiRcui  :  Environué,  entouré  ,  en- 
veloppé ,  investi  ;  circurndatus. 

CiRcuiR  :  Se  tenir  autour  d'une 
chose  ,  environner  ,  accompagner  , 
parcourir,  aller  autour;  eircumstare^ 
circuire  ,  circutnire* 

CiRCUiR  ,  circulaires  ,  circuUers  , 
subst.  :  Action  de  tourner,  d*envi« 
ronn^r,  de  parcourir. 

CiRCuiTE ,  circuitude  :  Circuit ,  en- 
ceinte ,  contour ,  circonvallation. 

CiRCUMCiRGÀ  :  Environ,  alentour; 
circàm,  circà, 

CiREAU ,  ciriau  :  Geste  de  menace 
ou  de  mépris ,  coup  de  main  sous  le 
jnenton. 

.Cire  (faire  de)  :  Faire  DÎen,  à  pro- 
pos ,  convenablement, 

n  estoit  b«au  et  elle  belle  , 
Bien  ressemblutt  ro»e  noTcUe 
De  la  coloar,  et  m  cliere  teadre 
On  U  lui  paet  treocliier  et  feodre 
Arec  une  petite  ronce  ; 
Le  front  eat  bel ,  poli ,  sans  fronce , 
Les  sourcils  blons  et  bien  traitiz , 
Kt  les  yex  doocets  et  faitis , 
*  Qui  rioient  tonsdis  arant 
Que  b  bouclie  le  plus  sourent  ; 
Je  ne  vous  sais  du  nés  que  dire. 
On  ne  IVust  pas  imenx  Jfaû  tU  cire  ; 
FJle  eut  la  bouche  très-doucette , 
Plaisante ,  mignone  ,  ^Éj^'^o  ^^^^  » 
Le  cliief  eut  blond  et  muisant  ; 
Que  voua  Iroia^e  devisant. 

Roman  de  la  Rose. 

CiRiMANATCE,  cirùnanage,  cirma- 
ttnge  :  Espèce  de  cens ,  redevance 
qu*on  pa^oit  en  Béarn.  MM.  de  Jkau- 


C  I  S  2G1 

rière  et  de  Marca  ont  écrit  strime^ 
nage.  Voyez  Cerquemanâge. 

CiROGRAiPHE  ,  cirograffe  ,  ciro^ 
graiffc  :  Chirographe ,  la  signature 
de  la  main  propre  d'une  personne  » 
un  écrit  signé  d'elle  ;  chirographum. 

Et  une  cfaaîcun«  partie  de  cestny  eirograi' 
phe  contre  les  cautcllcs  des  manlTais ,  arons 
nous  garnis  de  uoktre  seel  avec  U  subscrip- 
tion  des  teraoiugnaiges.         Charte  de  f  1S3. 

CiROiNR  :  Cérat ,  onguent. 
Cirons  :  Chassieux. 
Cirque  :  La  ville  de  Sierck. 
Cis ,  clst,  cest  :  Ce  ,  ces  ,  ceux  , 
ceux-ci ,  ceux-là  ;  isie» 

Quant  cist  ot  cest  consei)  doné. 
Et  U  autre  Pont  tuit  loé , 
Brennei  volcntiers  les  crei , 
Bien  cuida  faire  ,  si  failli. 

Roman  du  Brut. 

Cisaille  ,  cisaillement  :  Action  de 
couper,  tailler,  rogner. 

Cisailler  :  Couper  avec  des  ci- 
seaux; de  cœdere. 

Cisailles  :  Rognures  ^  coupures  9 
gros  ciseaux. 

CisEL ,  ciselet  :  Ciseau  à  ciseler , 
ciseau  à  couper  ;  en  bas.  lat.  sàselum, 

CisME  :  Grand ,  immense ,  très- 
élevé. 

CisNE ,  cysne  :  Le  cygne ,  gros  oi- 
seau aquatique  ;  cygnus  ,  cjrcnus. 

CiSNEAU  ,  cisnal ,  cisneault,  ciS" 
neaux  :  Jeune  cygne. 

CisoiREs  :  Ciseaux ,  forces  ;  d« 
cœdere, 

Cist.  f^oyez  Cis. 

CisTK  :  Panier  ,  coffre ,  cassette  » 
corbeille  ;  cista  ;  du  Grec  kista  ;  en 
Italien  et  en  Espagnol  cesta  ;  «n  bas 
Bret.  cist^ 

Cistercien  :  Religieux,  moine  de 
Citcaux  ;  Cisterciensis., 

CisTETAux  (droit  de)  :  Droit  civil 
et  municipal  ;  de  civitas. 

CisxiALz,  citiax  :  Fameuse  abbaye 


4 


afîïi  C  I  V 

qui  est  à  cinq  lieues  de  Dijon  ;  Grâo 
Cisterclensis. 

CiSTRK  ,  citre  :  Espèce  de  fenouil  ; 
arbre  de  bois  odoriférant ,  et  fort 
beau  pour  la  menuiserie  ^  citrus. 

CiTADiif  :  Habitant  d*une  cité  , 
d'une  ville  ,  bourgeois  ;  civis, 

CiTADiNAGR  :  Droit  de  bourgeoisie; 
de  civitas, 

CiTAKN  ,  citain  ,  citéen  ,  citéien  , 
citien  :  Citoyen ,  Labitanl  d*une  cité  ; 
civis, 

Craz  eu!  il  aroît  longuement  toffert  anemis 
iMrini  la  tcoKon ,  rendit  à  derrieut  citains 
parmi  lo  sacreCce. 

Morales  de  S.  Grégoire  sur  Job  , 
foL  14,  r\ 

Cité  ,  vîteit,  citeiz  :  République 
particulière  ,  ville  libre  ;  civitas. 

Certes  chaitive  est  U  citeiz  en  cny  Herodet 
tcfpipt  •  car  ele  tenz  dotte  terat  parceniere 
del  malice  d*Herode. 

Sermom  de  &,  Bernard,  foL  8â ,  V«. 

Citien.  Voyez  Citaew. 

Ciro kt.^citonal,  citouart,  citouaut: 
Sorte  d  epice  que  je  crois  être  la  can- 
nelle ;  peut-/^trc  seroit-ce  le  zé- 
doaire  ,  graine  aromatique  qui  res- 
semble an  gingembre ,  mais  qui  est 
d*nn  goût  moins  acre,  et  de  meilleure 
odeur. 

CiTOLE  ,  citolle  :  Instrument  de 
musique  à  cordes ,  que  Borcl  dérive 
de  cythara,  espèce  de  sourdine  lon- 
gue et  étroite  ,  dont  le  son  devoit 
être  fort  doux ,  suivant  ce  qu'en  a 
écrit  Guillaume  Guîarr. 

Que  le  roi  de  France  a  celle  erre 

Enveloppa  «i  dr  paroirs 

Vfiit  douces  qne  sons  de  citoft^ 

CiTouL.  Voyez  Citoal. 

CiTRiii  :  Couleur  de  citron. 

CiTauLLE  :  Citrouille  ,  sorte  de 
plante  cucurbltacée ,  \tpcpo  des  La- 
lins  ;  angurîa  citrutlus  dicta. 

CiTADiSR  )  civaier,  ciçier  :  La  hui- 


CL  A 

tième    partie  du   setier  de  grains  ; 
en  bas.  la  t.  civaderium, 

CivARE  (faire)  :  Vanter,  priser 
beaucoup. 

Cive,  civot.  Voyez  Cibo. 

CivRRAGE  :  Redevance  dite  à  un 
seigneur  par  les  tenanciers  des  terre» 
qu'il  leur  a  accordées,  et  qui  est 
payable  en  avoine  ;  en  basse  latinité 
civeragium. 

Civil  :  Subtil ,  adroit  dans  les  af- 
faires ;  d'où  civilité ,  habileté ,  sub- 
tilité.     ' 

Civiles  :  Ordonnances,  lettres  du 
souverain  ,  qui  sont  justes ,  et  qui 
tendent  à  assurer  le  bonheur  du  peu- 
ple ;  de  civitis. 

Clabau,  clahaud  :  Chien  de  chasse 
à  longues  oreilles,  qui  crie  beaucoup 
en  chassant.  Borel  et  Nicod  le  déri- 
vent de  l'Hébreu  chaleh  ycheîeb.  Bar- 
bazaii/  pense  qu'il  peut  venir ,  par 
corruption ,  de  clamare  ,  dont  on  à 
fait  clabauder. 

Clabel  !  Clou  ,  morceau  de  fer 
pointu  qui  «ert  à  suspendre  ou  à  at- 
tacher ;  clavus. 

Clabkler  :  Clouer,  ficher,  atts- 
cher  avec  des  clous  ;  clavumfi^re. 

Clabot  :  Clochette  qu'on  suspend 
au  col  des  bœufs  qui  pâturent  dans 
les  bois  ,  pour  Jcs  entendre  ou  les 
retrouver. 

Clacelier  ,  clachelier  :  Qui  tient 
les  clefs  d'un  office  ,  et  celui  qui  les 
fait  ;  clavicuUirius, 

C  L  Ac  E Li  F.  R  E ,  claccrière  :  Portière, 
qui  a  les  clefs. 

Claie  :  Le  dos  ou  le  revers  de  la 
main.  ^  ' 

Clatk-vote  de  pierres  :  Garde- 
fou  à  jour  fait  en  pierres  de  taille; 
de  clausus. 

Cl  ai  M  ,  daim  c  y  clain ,  clnm  ,  <?/«- 
mors  :  Amende  sur  les  bestiaux  pris 
en  délit  ;  cri,  clameur,  prière,' powf- 


CLA 

« 

fuite  9  pUinte  ,  deoiande  ,  citation 
deyaat  le  juge;  clarnor;  en  bas.  lat. 
ckunum  ;  en  anc.  Prov.  clam,  clams; 
en  bas  Bret.  et  en  Angl.  cUiim. 

Claimer  :  Se  plaindre  ,  appeler  , 
demander,  avouer,  nommer ,  invo- 
quer, crier  après  quelqu'un  ,  porter 
plainte,  sommer,  réclamer  un  droit, 
une  possession  ;  clamare.  Claimer 
quelqu'un, c'est  l'accuser  en  justice, 
l'y  poursuivre;  en  anc.  Prov.  cla~ 
mar,  clamarsë. 

Cl  AIN ,  clains  :  Procès ,  plainte  ou 
demande  en  justice  ;  de  clamor. 

Claine  :  Habit  de  grosse  étoffe. 

Clair  ,  claire  :  Illustre ,  recom- 
mandable  ;  clarits. 

n  eot  aiiMi  réciter  le  fait  de  la  pncelle  £1* 
liadc  en  ton  lirre  qui  t'appelle  des  femmet 
ciains.        Roman  de  Fhridan  ettrBIUnde 

Clair  :  Clarté ,  lumière. 
Clairan  :  Éclairci,  nettoyé;  de 

Clair-a-val  :  L'abbaye  de  Qer- 
Taux  ;  Clara  uailis. 

Clairer  :  Déclarer ,  exposer  clai- 
rement, rendre  la  lumière ,  illustrer  ; 
elarere, 

Claxe  :  Sorte  de  vêtement  ou 
manteau. 

Clam  :  Ban ,  publication ,  plainte , 
ajournement ,  citation  faite  à  un  ab- 
sent ou  contumax  par  un  eri  public  ; 
clarnor.  Voyez  Claim. 

Clamablb  (bien)  :  Bien  sujet  au 
retrait. 

9 

Clamant  :  Demandeur  en  quelque 
droit,  appelant,  nommhat'yclamator, 
elamans,       • 

Clame  ,  clamie  :  Manteau  de  péle- 
xîn;  du  Grec  chlamus. 

Clamée  :  Amende  à  laquelle  étoit 
condamné  un  débiteur  qui  retardoit 
ton  paiement  ;  clamado. 

Clamer  :  Recommander,  plaindre, 
demander,  crier  >  publier ,  accuser  ^ 


CLA  26Î 

rendre  plainte ,  avouer,  nopmer,  ap- 
peler ;  clamare.  Se  clamer  las,  se  dure 
infortuné  ,  abattu  ;  clainer  quitte  ou 
cuite,  dérlarer^  quitte,  abandonner 
sans  restriction  ,  sans  retour  ;  cla» 
mer  chctif,  reconnoitre  qu'on  est 
malheureux ,  infortuné. 

Celle  ponr  qu!  je  lai  emprîs , 
C'est  une  dame  de  hault  pVit  ; 
Et  tant  est  digoe  d'être  amée  » 
Qu'elle  doit  Rose  être  clamée, 

Roman  de  la  Rose. 

Or  doînt  Dîex  qnVo  gré  le  reçoeva 
Cde  por  qui  je  l'ai  eupris. 
C*cst  celle  qui  tant  a  de  prl|i  • 
Et  tant  est  digne  d*etre  aàk^a , 
Qn'el  doit  estre  Roae  clamée, 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  40. 

Mengier,  ne  bien  aroir  ne  doit  qui  ne  s*aîdfi, 
Ainz  tieng  de  soy  méismes  celui  à  liomicîde 
Qui  se  pert  par  perece  que  Clera  clâinent  ae- 

cidc  : 
C'est  uns  pechié  nortel  dont  pmi  dt  gtnt  a)|t 

hide. 
*  Testatn.  de  Jehan  de  Meung ,  nfers  1637. 

Clamon^  claimo^  :  Clame-tt-on  ^ 
appelle- 1  on. 

Clamoreux  ,  clameour  :  Criard  ', 
qui  crie  toujours  ;  plaignant  ;  c/a- 
mator. 

Clamour  y  clameour  ,  clamor  : 
Cri,  clameur,  plainte,  do)éai)ce^ 
prière  ,  accusation  ;  clamor* 

La  Roine  a  fait  aa  clamor 
Si  com  celé  qni  par  anor 
Aime  desmesurévment  : 
Moule  parole  à  luy  folement. 

Roman  de  Dohpatos. 

Clamts  :  La  clilamydedes  anciens  ; 
du  Grec  chlamus ,  chlamudos. 

Claouzado  :  Kiiceîute,  canton  ; 
étendue  de  pays  circonscrit  par  des 
limites  fixes  ;  de  claudere. 

Clapet  :  CrcsscHe ,  claquette. 

Q^kvii. ^  clapisso  :  Tas,  ama^  de 
pierres  ou  d'autres  choses  de  grand 
volume  entassées  sans  ordre;  de  lapis 

CLAP0ia|(  :  Lieu  de  débauche. 


!i64  C  L  A 

Clipoit  :  Uii  porc ,  et  nn  fer  de 
chenal ,  ainsi  nommé  par  le  bruit 
qu*il  fait;  en  bas.  lat.  vlaponns. 

Clappif.r  :  Monct*au  de  pierres. 

C.LAQUiN  :  Leconnélabledu  Gues- 
clîn  :  il  se  dit  aussi  d'une  monjioie 
de  Flandre. 

Ce  Brr'rpn  du  Chquin  «voit  monll  Tolcnfé, 
DVb^ucicr  Duir  l't  jour,  et  matin  et  vi-kprée. 
fie  de  du  Cuesclin  ,  par  Mentws. 

Cl4r  ,  c/ars  j  clas,  classes ,  {^Uiis  ^ 
glas  :  Le  son  des  clorlies  pour  les  of- 
fices des  morts;  du  Grec  clazo,  et  du 
Lat.  clango^  ^arn€K  Ménage  le  dé- 
rive de  elassicum  ;  en  Auverg.  clary 
cUar  y  clias  ;  en  bas  Brel,  glas.  Ce 
mot  signitioit  aussi  grand  bruit ,  ta- 
page. 

Claraist  ,  clarant  »  clare  :  Clarine, 
sonnette  qu*on  attache  au  cou  des 
animaux  qui  sont  en  pâture. 

Clârcetairk  :  Clavier,  chaîne  à 
laquelle  étoient  attachées  les  clefs 
qu'une  toufrtère  de  couvent  avoit  à 
son  côté. 

Clark  :  Savant , instruit ,  illustre  ; 
elarus,  ^ojrez  Clair. 

Clare  ,  r/rz/W'.*  Commencement  du 
jour;  de  claritas. 

Clark,  étaret  :  Vin  blanc,  vîn 
clairet  ;  de  clari*o. 

Clarine  :  Sonnette  dont  le  son 
est  fort  aigu  ;  de  clarisonus* 

Claro5  :  Clairon ,  instrument  de 
musique  du  genre  de  la  trompette, 
et  dont  le  son  est  fort  aigu  ;  petite 
'  sonnette  que  Ton  pend  au  cou  des 
animaux  ;  de  clarisonus  ;  en  bas.  lat. 
ctaro,  clario  ;  en  bas  Bret.  rlcroun. 

Clarl'iskr  :  Nettoyer,  rendre  clair, 
brillant ,  donner  du  lustre  ,  du  poli  ; 
,  clarare ,  clarescerc, 

Clas,  gloisy  glas  :  Son  ,  ébup  , 
son  des  cloches  pour  les  morts  ; 
bruit,  tapage.  Voyez  Clar. 

Cjla&eau  :  Sonnette ,  petite  clocUe. 


CL  A 

Clastro  :  La  cure  ,  le  presby- 
lèrc  ,  nn  cloître  ;  claustrum  ;  en  bas* 
lat.  clastra  ;  en  bas  Bret.  claustr. 

Cl  AU  :  Clef,  clavis  ;  cîou  ,  clavus, 

CLAUHAirvE,  Claudene  :  Claude  ,- 
nom  propre  ;  Claudius  ;  et  boiteux  , 
cagneux  ,  bancal  ;  rlaudus. 

Claudication  :  L'action  de  boiter; 
cla'tdicatio, 

Clavuiter  ,  clodcter  :  Boiter  ; 
claiidicarv. 

Ci  ALFicniKR  :  Allacher  avec  des 
cloui  ,   clouer  ;   claudere  ,    clavum 
fi  gère  ;  en  Prov.  clavela. 

Cl  AU  s,  claiijr  :  Clous;  rlavi, 

Clausatge  :  Clos,  lieu  fermé. 

CLArsF.Au  :  Petit  jardin  ,  petit 
enclos  ;  clausum  ;  en  Prov.  claouzè  , 
claouzel. 

Clausele  :  Lieu  réserve ,  excep- 
tion ;  cLausula,  ' 

Clausit  :  Plein  y  rempli ,  abon- 
damment. 

Clausportf.  Voyez  Porcelet* 

Clava  :  Trace  des  pieds. 

Clavarle  :  Qu'on  peut  suivre  k 
la  trace. 

Clavaire  :  Garde  des  clefs  d*un 
trésor  de  charlres  ,  ou  d'une  ville  ; 
davarius, 

Ci.AVE  ,  clavee ,  clavie  :  Partie  de 
riiabillement  des  anciens  ;  massue  ; 
clou  ;  claviis. 

Clavel-barbat  :  Un  liamecon:  de 
clavtts, 

Clavklé  :  Etre  atteint  d'une  ma« 
ladie  qui  peut  s^  communiquer. 

Clavkou  :  Clou;  cliivus ;  en  bas 
Bret.  clai\ 

Clavkr  ,  cîavere  .*  Porte-clef,  gar- 
dien ;  cUwarius, 

Abfttiornce  est  mervetlhise  portere 
^'i  entre  vice  ,  al  entre  ne  la  fere 
Fait  la  tresbuchcr  et  chair  arrière 
Obédience  est  par  deA»ut  clûvtre, 

Roman  dts  Romam$ ,  itropke  »ii^* 


CLE 

Clayer  :  Conjecturer  ,  croire  , 
penser ,  présumer. 

Clatet  ,  claveau  y  clavel  :  La  cla- 
'▼elce ,  espèce  de  lèpre  à  laquelle  les 
moutons  sont  sujets. 

Clàyetee  :  Heurter  à  une  porte. 

Clateure  :  Serrure  ;  d*où  claveu- 
rier ,  serrurier  ;  de  clavis. 

Claveuriek  :  Serrurier  ;  clava- 
rius. 

Clayeuse  :  Potasse.  Sandre  cla- 
peuse  :  cendre  gravelée. 

Clavieieo.  f^oxez  Closerie. 

Clavier  :  Portier,  celui  qui  a  la 
garde  et  les  clefs  d*une  maison. 

Cléch^  :  Percé  à  jour,  vidé  ;  cla- 
nculatus, 

Clecbie  ,  clecfdé ,  clcchier  ,  eleu- 
chie  :  Un  clocher;  en  bas.  lat.  doc- 
carium, 

Cl^da  :  Fermer  ,  entourer  de 
claies  ;  elaudere  ;  en  bas.  lat.  cledare, 

Clsoe  :  Claie  ,  porte  à  barreaux  ; 
deda ,  de  crates ,  craticula  ;  en  Pro v. 
cledo  ;  en  bas  Bret.  cled. 

Clef  le  Roy  (faire  la)  :  Ouvrir 
les  clefs  et  les  coffres  avec  des  instru- 
mens  de  serrurier. 

Clem ENTis  :  Chapelain  de  Téglise 
de  Rouen. 

Cleher.  ^  Voyez  Clamer. 

Clenche  :  Loquet  d'une  porte , 
morceau  de  fer  ou  de  bois  attaché  à 
une  porte,  verrou. 

Clbr  :  Illustre,  glorieux ,  insigne  ; 
dair  ^  blanc  ;  ciarus. 

De  cors  fa  aut%  grant  (  Amanri)  par  raison 
et  plot  han»  de  ccaus  qui  in<^en  e»toieDt  :  ri- 
aage  ot  c/er ,  bien  fait ,  par  qnoi  îl  sambla 
bien  haut  home.  Maintes  fois  on  fti  eonnent 
à  Roy  de  cens  qui  onques  Teu  ne  l^aroient  ; 
lea  iex  ot  btaua  et  Tair»  et  nn  pois  gros. 

CttilL  de  Trr,/oL  14»,  ^^ 

Clerc  :  Savant ,  instruit  ;  greffier 
d*une  juridiction  ;  homme  d'église  , 
êecréuîre  \  maître  d'école  ;  juri^oû- 


C  L  E  nSS 

suite ,  juge.  Les  auditeurs  de  la  cham- 
bre des  comptes  furent  nommés  clercs 
d'en  bas  (  clercs  (Taval  ) ,  et  petits 
clercs ,  ainsi  qu'on  peut  le  voir  dans 
plusieurs  listes  de  ces  officiers.  Clerc 
étoit  encore  pris  pour  écolier ,  et  le 
nom  de  Pré  aux  clercs  que  portoit  le 
terrain  où  étoit  bâtie  l'abbaye  de 
Saint-Germain-des-Prés  ,  ne  lui  fut 
donné  que  parce  que  les  écoliers  al-< 
loient  ordinairement  s'y  récréer.  En- 
fin ,  ce  nom  étoit  donné  à  toute  per- 
sonne habile  dans  un  art,  une  science , 
et  dans  sa  profession.  Crant  clerc  y 
bien  habile  ;  tnau  clerc  ,  mal-liabile; 
ignorant.  C'étoient ,  au  temps  où  la 
noblesse  se  piquoit  de  ne  savoir  signer 
son  nom  ,  les  ecclésiastiques  seuls 
(étant  lettrés)  qui  remplissoient  tou- 
tes les  charges ,  celles  même  qui  de- 
mandoicnt  le  moins  de  littérature  ; 
en  anc.  Prov.  clergé,  clerjhv ,  cler^hë, 

Clercklier  :  Geôlier  ,  gardien 
d'une  prison. 

Clkrcon  ,  clerconiau  :  Jeune  clerc, 
petit  clerc  ;  clericus. 

Un  jour  jouoit  une  grant  flôte 
De  clerconiaux  à  la  pelote 
Devant  les  porteb  de  Teglise 
Où  celé  image  estoit  aMîse. 
Un  des  cierçons  î  out  moult  bel 
Qui  en  son  doit  a  un  auel 
Que  §9  mie  li  out  doué 
Amour  Tent  tant  abriconné 
Par  grant  ehose  n%  roustst  mia 
Que  li  aniaus  de  sa  mîe 
Fn  ne  perdus ,  ne  pecoié. 

Gautier  de  Coiftsi,  liy.  i ,  cnap.  lî. 

Clercs  jdrés  :  Commis  du  grcifc 
reçus  en.  justice. 

Clkre,  cler  :  Clair,  brillant;  clarté, 

Clerement  :  En  petit  nombre , 
clairement ,  nettement,  évidemment; 
àlarè, 

Clergastee  ,  clerfieastre  :  Faux 
clerc  ;  clerc  de  mauvaise  vie, homme 
ignorant  ,et  c^ui  tranchoit  de  la  •cience# 


96^ 


C  L  I 


Cleageaujizkt  :  DocteiBentt  sa- 
Tamment. 

Cleagkot,  clergeon,  clerjon  :  Pe- 
tit clerc ,  enfant  de  chœur  ,  écolier  ; 
elericus.  Cotgrave  écrit  ciergeau, 

Cler GESSE  :  Femme  habile,  savan- 
te ,  lettrée  ,  qui  cultive  les  sciences» 

Cleagie  (la)  :  Le  clergé  d*un  dio- 
e*^  ,  d*une  ville  ;  bénéfice  clérical  ; 
et  çrtffe  y  oflGcier  de  greffier  ;  cieri- 
eattis» 

Clergic  ,  clergiesse  ,  clergise  : 
Science,  littérature,  savoir.  Sçauoir 
de  clergie  :  Etre  très- savant. 

Ceo  fo ,  saeiez  la  diligence 

D*e8tiKlunt  en  lur  seience 

£  ceo  fu  la  Tailla ntie 

Des  sages  estudJans  en  clergie 

Ki  sur  tute  rien .  «cience  amerent , 

Et  par  ceo  teu  choses  trouèrent. 

Ztfi  Enseignem.  tTAristote  à  Alexandre, 

Clergo!!  ,  clerjon.  Voy.  Clfrgeot. 

Clerin  :  Grelot,  sonnette;  clari- 
sonus.  Voyez  Clarine. 

Clarion.  Voyez  Clergeot. 

Clerilois  ,  clcrcois  :  La  langue  la- 
tine ,  ainsi  nommée ,  parce  qu'an- 
ciennement elle  éfoil  regardée  comme 
la  clef  de  toutes  les  sciences. 

Or  Toï  lea  priiiex  qoi  sont  deiTendiis.  Lr 
premiers  est  orgeus ,  li  seciiiis  envie  ,  |i  tiers 
ire.  Il  quars  pediiex  de  pcr^'cbe,  c*on  apele 
en  clerAoù ,  accide  (  ^^accido ,  afToiblir  ) ,  li 
qMÏns  arariste  ,  li  aixtr  luxure ,  li  septième 
Ifiouteriaie.  jO  Miroir  du  Chresùen. 

Clerxont  ,  lisez  Clcr-mont  :  Le 
ciel ,  le  paradis  ;  clarus  mons, 

Clers  :  Gens  savans ,  instruits. 

Clés  ,  clez  :  Clef  ;  clavis. 

Cleuficher  :  Clouer ,  attacher 
arec  des  clous. 

Clevs  :  Clou  ;  clavus  ;  et  furoncle, 
abcès. 

CLETona ,  clovctour  :  Cloutier, fa- 
bricant de  clous  ;  cUivariusfahcr, 

Clicaet  :  Crosse,  mail. 

Clicbb  ,  cUchet:  Loquet  de  porte. 


CLI 

Clichoukee  :  Rigole  qui  sert  à 
faire  écouler  l'eau. 

Clicorgxe  ,  clicorgue  :  De  c6té  , 
de  travers.  Regarder  clicorgne  ,  c'est 
regarder  de  travers. 

Cliue  :  Claie  ;  en  bas.  lat.  cleda. 

Clier  ,  cUcIiiery  cliier:  Lieu  fermé 
de  claies  ,  suivant  D.  Carpeotier.  Bo- 
rel  dit  qu'il  a  signifié  laisser  ,  et  ren- 
voie an  Roman  de  Pcrceval. 

Climatric  (année)  :  Année  clima- 
térique  ;  chaque  sepLicme  année  de  1^ 
vie  tle  l'homme  ;  annus  cUmactericus^ 

Clin  :  Cheveu,  poil,  crin. 

Clincbf.r,  cligner  y  cliner  :  LiclLr 
ner ,  pencher  ,  baisser,  courber  ,  et 
cribler ,  passer  au  <  rible  ;  du  Creç 
hlino  ;  en  Lar.  inclino, 

Clixet  :  Un  crible  ,  instrument  ^ 
vanner. 

Clivcni  :  Cluny,  abbaye  de  Béné* 
dictins  ;  Climiacum, 

Un  b'aii  miracles  toiiii  rueil  dire, 
Qu*à  son  tenipiiire  fis*  cscrirc 
Sains  Hues  l'abri  de  Ctin^ni 
Pour  ce  qu*cn  ncl  mette  en  oiiUî. 

Gantier  de  Couisi,  liv.  i ,  chap.  16. 

CLiifQiJâNTKR  :  Charger  un  vét^ 
ment  de  clinquant. 

Clinsser  ,  clider  :  Glisser,  chance- 
ler pour  tomber. 
.  IÎlipet  :  Ballant  de  cloche. 

Clipon  :  Bâton  en  forme  de  mas- 
sue ,  et  qui  est  terminé  pab  un  gro> 
noeud.  Les  pâtres  le  nomment  /o- 
qnette. 

Cliquant  :  Qui  fait  du  bruit. 

Cliquer  ,  cliqueter  :  Faire  du 
bruit ,  du  cliquetis  ,  rendre  un  son 
bruyant. 

Cliquet  :  Le  loqurt  d'une  porte; 
le  son  de  la  cloche  au  matin ,  et  ins- 
trument pour  la  pèche  ;  en  bas.  lat. 
cUquetus  ;  en  bas  Bret.  cliket, 

Cliqu4:tt£  de  Ladke  :  C|siagnet- 
tes ,  selon  Monet» 


CLO 

Clistavh  :  Coarrir  de  liaUlons. 

Cloànt  :  Ce  qui  tient  fermé, 
agrafe. 

Cloche  :  Robe  de  ferame ,  sorte 
de  cape ,  et  manteau  dont  se  ser- 
Toient  les  Toyageurs  ;  sorte  d*habîl- 
lement  qn*on  portoit  à  cheval  :  il 
étoit  étroit  par  en  baut ,  large  et  ar- 
rondi par  en  bas  ;  en  bas.  lat.  cioca, 

Clochkman,  clochemant  y  cloche- 
ment ,  clocman ,  clokman  :  Sonneur 
de  cloches.  On  le  nomme  encore  à 
Amiens  clocman;  on  appeloit  aussi 
clocheman  le  mouton  qui  conduisoit 
lit  troupeau  ;  en  b.  lat.  cloquem/innus. 

Clochea  :  Sonner  les  cloches; 
élaudicare. 

Clocheste,  ciocette  :  Petite  clo- 
fhe  ,  sonnette  ,  grelot.  C'étoit  le  tùi' 
dnnabulum  du  bas  Empire  ;  de  cloea, 
suivant  Borel  et  Ménage  ;  mais  ne 
Tiendroit-il  pas  de  claudicarc,  boiter, 
s*agiter,  parce  que ,  pour  sonner,  il 
Xaut  qu*une  cloche  soit  agitée ,  et  aille 
d*un  c6lé  et  d'un  autre  ? 

Clochette  :  Une  robe  d'enfant. 

Clochieb  :  Boiter,  incliner  plus 
d'un  côté  que  de  l'autre  en  mar- 
chant. 

Clouois  ,  lisez  Clodoïs  :  CIoyîs  , 
roi  de  France. 

Cloeee  ,  cloître  :  Pile  ,  tas  ;  vais- 
seau  dans  lequel  on  met  les  draps 
pour  les  fouler. 

Cloeue  :  Celui  qui  enferme  un 
champ  de  haies  ou  de  murs. 

Clofich]^  ,  cU^lchée  :  Qui  est  at- 
taché avec  des  clous. 

Clofichek  :  Clouer  ,  attacher 
avec  des  .clous  ;  clavarc  ,  clautlere  , 
clavum  figere. 

Cloicree.  Voyez  Clopee. 

Cloie  ,  clcil,  cloLexon  y  cloie.ro f , 
rloje  y  creil  :  Cloison  ,  claie ,  sépara- 
lion  d*un  tout  par  parties  ;  clausum, 

CLoiBifSjdu  verbe  dore  :  Fermer. 


CLO  267 

Cloisoii  ,  cloisonnage  :  Enceinte  ; 
clausurn. 

Cloisteiee  :  Moine  cloitré. 

Cloistrieee  :  Fille  ou  femme  de 
mauvaise  vie. 

Cloee  :  Sorte  de  vêtement ,  man- 
teau ;  en  bas.  lat.  cloca. 

Clooit  :  Fermoit  ;  du  verbe  clore, 

Clop  ,  clopinel ,  clopin  ,  cloppe  , 
clos  y  cloupe  :  Boiteux;  claudus;  en 
btis.  lat.  cloppus;  de  là  clopiner,  boi- 
ter. Jehan  de  Meung,  qui  acheva  le 
Romnn  de  la  Rose,  ne  fut  surnommé 
Clopinel  y  que  parce  qu'il  boitoit. 

Cloper  ,  clocher  y  cloiclter  y  cto^ 
piner ,  clopper  :  Boiter ,  marcher  en 
boitant;  claudicare, 

Lort  k*0B  part  qae  plus  of  s*i  targ* 
La  lince  ou  poin ,  au  ont  la  targe  , 
Armes  dfsoa  le  destrier  blanc 
Qui  ot  tôt  plaÎD  cofttc  et  flauc  ; 
Bien  fu  ferré  pas  uc  chicha. 

Roman  de  PercevtU ,  fol.  371,  V°, 

Cloquette  ,  docctte  :  Petite  clo- 
che dont  on  se  sert  à  la  messe  pour 
annoncer  le  Icvor-Dicu  ;  en  Prov. 
cloco ,  tintement ,  coup  de  cloche. 

Clore  ,  clouer  :  Fermer ,  serrer  ; 
claudere  ;  en  anc.  Prov.  cleda. 

Clore  les  ventres  :  Rendre  sté- 
rile. 

Car  Dieu  out  clos  tous  les  ventres  de  la  mnî- 
•on  Abimclech,  por  Sarra  la  femme  Abrabaui. 

bikl.  hist.  Genèse ,  ehap.  ao ,  v.  18. 

Concluserat  enim  Dominus  omnem  Ttilvnm 
domus  Abùnciech  propter  Saram  lucorem 
AbriUîœ, 

Clos.   Voyez  Clop. 

Clos  ,  clou ,  clous ,  doux ,  clouz  : 
Fermé  ,  enclos ,  bouché  ;  clausus, 

Closages  :  Qiamps  voisins  -d'une 
ville ,  et  espèce  de  fief. 

Closk  ,  closure  :  Clôture ,  dos  t 
enclos  ;  clausum  y  clausura. 

Clqseau  ,  dosei,  closiery  ciousier: 
Petit  jardin  de  paysan ,  on  peiît  dos 


ai6S  C  L  O 

ferme  de  haies  ou  de  fagotage  ; 
ciausus, 

Closemekt  •:  Entièrement ,  sans 
exception. 

Closkbir  ,  clourle  :  Petite  métai- 
rie ,  très-petit  bien  de  campagne , 
champ  entouré  ,  clos  de  haies  ou  de 
ffours  ;  en  anc.  Proy.  claviëiro. 

Closiee  ,  clousier  :  Concierge  , 
gardien  ,  portier  ;  fermier,  métayer  ; 
en  bas.  lat.  closarius, 

C1.0SOX.  Voyez  Cloie. 

Clossement  :  Cri  des  poules. 

Closser  :  Glousser  comme  la 
poule ,  imiter  son  cri  ;  glocire  ;  en 
Prov.  cloucho ,  clouco, 

Closses  :  Coques  de  noix ,  noyaux 
de  fruits. 

Clostee,  ciouastre  :  Cloître,  en- 
droit fermé  de  murailles  où  demeu- 
roient  les  religieux  ;  claiLstrum. 

Closuae  :  Porte ,  barrière.  Voyez 
Close. 

Clôt  ,  dotes  :  Fosse  ,  tombeau  , 
creux ,  cavité  ,  enfoncement  ;  claus^ 
trum. 

Ker  gaiToIent  amrs  moines 
Heaumes,  liaabers,  pex  ne  maçues, 
rCe  huche ,  ne  chtes ,  ne  chambres , 
Qu*il  ne  fu<i!  dept-cier,  par  membres. 

"  Roman  de  ta  Rose ,  'vers  14265. 

Clotir  (se)  :  Se  cacher,  se  ren- 
fermer; de  claudcre, 

Clouastre  :  Cloitre  ;  claustrum. 

Clouatiea  :  Serrurier ,  fabricant 
de  clous;  clavarius, 

Clouchier  ,  clokier  :  Clocher,  bâ- 
timent fort  élevé,  dans  lequel  on 
suspend  les  cloches  ;  en  bas.  lat.  c/00 
eaïiuin, 

Cloucteue  ,  clowetour  :  Cloutier  ; 
de  clai'an'us. 

Clouer  ,  cloore ,  cloure  :  Fermer , 
tlorre  ;  ciaudcre. 

Ktte  aroît  trop  manrais  usage , 
Car  n€  pooit  Je  100  Tiaag« 


C  L  O 

Regarder  tout  de  pUin  à  phiin: 
AijM  clouoit  un  crii  par  desdain  » 
F.t  fondoU  «rire  ,  et  si  ardoit 
Quant  aucun  qu*cllc  regardoît 
Kstolt  ou  proux ,  ou  bel ,  et  gcnt , 
Ou  aime ,  ou  h)ué  de  g<'ut. 

Roman  de  la  Rose ,  ^[ss.  de  la  Blbh  Imp^ 

Ele  avoit  un  mauves  usaige , 
Qu'elc  ne  poolt  c!  rîs.iîge 
Regarder  riens  de  plain  en  plaiog, 
Ains  clooit  uu  cil  par  desdaing. 
Kle  fouddit  d*jre  et  ardoit 
Quant  aucuns  quVlc  r<>gardoit 
Kstoit  ou  liiax  ,  ou  preux ,  on  gêna. 
Ou  loe7 ,  ou  am<-x  de  gens. 

*  Roman  de  ia  Rose,  "vers  a85. 

Clouerf.  :  Petite  enclume. 

Clouettiere  :  Certaine  quantité 
de  clous. 

Cloup,   Voyez  Clop. 

Clouqce  :  Poule  ffui  glousse;  de 
clossement;  en  Prov.  rtouchoy  cloucor. 
Voyez  CLossEMr.>'T. 

Clous  :  CouTcrt ,  bouché ,  fermé, 
clos;  elausus ;  m  i)as  Brct.  clos» 

Clottsif.r.  f  orrsCLosiER. 

Clousons,  eioftxtnnv  :  Fermeture, 
l'action  de  fermer  etd'cnclorre;c/!nir- 
sum ,  clausiira. 

Clous^rf  :  Clos,  lieu  fermé  de 
murs  ou  de  haies  ;  claurttra, 

Clouvftikr  :  Cloutier. 

Clouyere  :  Pile,  vaisseau  où*  on 
met  les  draps  pour  être  foulés. 

Clove  :  Clou ,  morceau  de  métal 
pointu  qui  sert  à  attacher;  ciavus. 

Cloye  :  Claie  ,  par  corruption  d& 
craticula. 

Le  Clieralier  quoiqu'on  die 
Fut  appointé  sus  une  ckjjre 
Pour  mener  pendre  droite  TOje, 
]VIais  \i-  bon  Duc  en  eut  pitié. 
Ainsi  fu  par  luy  respité. 

Retwtirs  de  Mathîohts. 

Cloye  :  Le  dos  ou  le  revers  de  la 
main. 

Cloyfre  :  Héritage  clos  ,  envi- 
ronné de  murs;  clausura, 

Cloyson  :  Enceinte  d'ui^e  ville ^  ' 


C  O  A 

Cloz  :  Clos  :  c*ctoit  aussi  )e  nom 
qu'on  donnoit  à  un  bouton  purulent 
que  nous  appelons  clou, 

Clud  (faire)  :  Vant^lAûre  va- 
loir, priser  beancoup.4^^ 

Clugon  (à)  :  Les  yev^^Rmés. 

Cluigtc  ER ,  clif^ner  :  Fermer,  bais- 
ser les  yeux  ,  vu  faire  signe.  Ménage 
le  dérive  tVinclinare  ;  du  Grec  «Ain/v; 
en  Prov,  ciuca, 

Clun AGITER  :  Remuer  les  fesses. 

CLuy  ES,  cltùnes  :  Les  fesses;  dunes. 

Cluqueus.  Voyez  Clugon. 

Cluqukt  :  Jeu  de  cligne-musette  , 
ou  de  la  cachette. 

Clusau  ,  cluseau ,  cluzeau  :  Ca- 
'▼eme  ,  cave  ,  creux  ;  de  clausus. 

Cluse  de  Pasche  :  CkUure  des 
fêtes  de  Pâques ,  le  dimanche  de  qua- 
aimodo. 

Clusteiaux  ,  clustriaus  :  Haillons , 
lambeaux ,  guenilles ,  chiffons. 

Clut  :  Raclure  ,  fragmens. 

Clte  :  Lieu  fM'mé  de  claies. 

Clyucni  (abbaye  de)  :  L'abbaye 
de  Cluny  ;  Cluniacum, 

Co  ,  lisez  Ço  :  Ce  ,  ceci ,  cela. 

Co  in*est  am ,  e  jo  bien  le  puis  dire , 
VA  poqiles  est  en  tlulrreus  uiartirc, 
Kar  cijescuu  jour  de  lutr*»  pars  sVmpîre, 
C0  tkt  merveilles  k*il  nos  :icut  de  rire. 

Roman  des  Romans ,  strophe  73. 

Co  :  Encore.  Voyez  Cop. 

CoAG  :  C*cn  est  fait ,  cVst  fini. 

CoACTEUR  :  Receveur  des  impôts  ; 
commis  de  barrière  ;  coactor, 

Coace  ,  caage  :  Droit  pour  Ten- 
Iretien  des  quais. 

CoiiLLE ,  quGaille  :  Grosseet  mau- 
vaise laine  ;  de  cauda ,  selon  Bon»!  , 
qui  dit  que  la  laine  la  moins  estimée 
est  celle  de  la  queue. 

Co  A  R  n  E  M  j  :  N  T ,  couardement  :  Ti- 
midoment ,  lùchcnient. 

CoAROER  ,  couarder:  Avoir  peur, 
être  lâche,  faire  le  poltron. 


C  O  C  261) 

CoiRDisE ,  coiUu'die  ,  couardise  : 
Crainte  ,  peur  ,  timidité  ,  poltron- 
nerie ,  lâcheté  ;  de  couc  ,  cauda  , 
parce  que  les  animaux  qui  craignent 
portent  la  queue  entre  les  jambes. 

CoARs ,  coard  ,  coarde  ,  coart , 
couarde ,  couard  :  Lâche  ,  poltron  » 
timide ,  paresseux  ,  lent. 

Lagent  Dalre  sV'ufuit  toute  enseo^le  une  part  « 
Li  grleuslet  enchaucent  qui  ue  sont  pas  coofUL 

Roman  it Alexaiuire, 

Li  enfés  sot  moult  des  sept  art 
£t  si  n^eii  fu  mie  cours , 
Aiat  en  fut  agus  et  hardis , 
Bien  fu  parlans  et  de  bons  dîa. 

Roman  de  Dolopatot. 

Code  :  Désireux ,  convoiteux  ;  i>as- 
sionné;  cupidus, 

CoBEzËJHAR,  cohëzer:  Désirer,  con- 
voiter, souhaiter  avec  ardeur;  ci//7i>e. 

CoBEZEssA  :  Convoitise ,  cupidité  , 
concupiscence  \jcupidUas, 

CoBiLLoif  :-  Filet  pour  la  p^che. 

CoBiR  ,  coffir  :  Meurtrir  de  coups  ; 
coUiphizarc.  Borel  le  traduit  par 
confire. 

CoBLER  ,  coubler  :  Accoupler  , 
joindre ,  unir  ,  assembler  ;  copulari. 

CoBRAR  :  Recouvrer  ;  recuperarc* 

CoBRE  :  Acquisition ,  achat. 

CoBRÉ  :  Du  reste ,  au  reste. 

CoBRER  :  Prendre  ,  saisir ,  s*em- 
parer. 

CoBTER ,  cotir  :  Heurter,  choquer, 
frapper  ;  du  Grec  tcv^uj^  selon  Bo- 
rel. Voyez  Copte  R. 

CocAixGif  E  :  Contestation  ,  qpe- 
relie  ,  diffcreild ,  dispute. 

CocAs  :  Le  mont  Caucase. 

Cocasse  :  Coquemar  ,  chaudron: 
il  se  dit  aujourd'hui  pour  plaisant , 
jovial ,  comique. 

CocATRE  :  Chapon  qui  n*est  châ- 
tré qu*à  demi. 

CocATRiCE  ,  cocatrîx  :  Crocodile. 

Gestes  choses  adecertea  serount  recountées 
«ntre  chotes  dcfolées  de  ces  que  lont  oicua 


«70  CGC 

•n  terre.  Li  tconfle  et  1a  •nrrîce  et  la 
tri^  ,  chescuo  «elonc  toim  geadre. 

Lévitique  ,  chap,  i  x  ,  'vers.  ag. 

Hœc  quoque  in  ter  polluta  reputabuniur 
de  his^  quœ  moventur  in  terra,  mustela  et 
mus  et  CTocodiiu»  fSinguàijujcta  genussuum, 

CocciNE  :  Ecarlate  ;  coccinus, 
CocGUs  :  Arbrisseau  qui  porte  U 
graine  d*écarlate;  d*où  vient  le  mot 
de  cochenille. 

Coc-Eif-PKLU  (faire  le)  :  Faire  le 
suffisant ,  Tayanta^ux  ,  Thommequi 
ne  doute  de  rien ,  le  jeune  ,  le  plai- 
sant, l'important. 

Tonte  jour  s^aloit  acoupant 
£t  destourbaut  tout  oo»tre  a£Eaire  ^ 
Pie  li  poiens  uul  mal  faire, 
/i  grant  p<iiiie  Tavons  en, 
yiuxAx  fais-Mt  le  atc-en-pelu , 
Li  pa|MJarft ,  li  ypocritet , 
Bien  avou»  hfh  weurres  cftcritea 
Ii*eii  pooos  cstre  faunoié. 

Gautier  de  Coinsi,  liv.  i ,  chap,  33. 

Coche  :  Truie  vieille  et  grasse  , 
qui  a  eu  plusieurs  cochons  ;  truie 
châtrée  ;  en  bas.  lat.  cocha;  branches 
d'arbres  destinées  au  chauffage ,  et 
cntaillure  qui  est  au  bout  d'une  flè- 
che ,  pour  y  mettre  la  corde  de  l'arc. 

CocHEE  :  Coucher ,  mettre  au  lit; 
cubare, 

Cochet  ,  cocgnet,  col, et,  coquet  : 
Bateau ,  petit  vaisseau  ;  en  bas.  lat. 
cochetus ,  coqua  y  de  concha, 

Cochet  :  Présent  en  viande,  en 
vin  ou  en  argent  qu'un  nouveau  ma- 
rié devoit  à  ses  compagnons  de  noce  ; 
petit  coq  que  l'on  met  sur  les  clo- 
chers. 

CocHiozAMËN  :  A  la  hâte ,  d'une 
laanière  pressée ,  promptement. 

Cocnois  ;  Filet  pour  la  p^che. 

CocoLE ,  Cocolas ,  Cocolette  :  Ni- 
colas ,  Nicole  ;  noms  d'homme  et  de 
femme. 

CocQ-LivoGEs  :  Faisan. 

CoGQUET.  Forez  Qoç^nzT. 


C  OS 

Code  :  Pierre  à  aiguiser.    Veyem 

CODOU. 

CoiiE  :  Coude  ;  cubitus  ;  certaino 
quantité ;,-eii  bas.  lat.  coda. 

CoawÊÊÊjbLtiit.  :  Ce  qui  est  conteoa 
dan»  virlMcille  ;  codicillaris. 

CoDiciLLANT  .'  Celui  qui  fait  un 
codicille ,  un  testament. 

Codicille  :  Disposition  écrite  par 
laquelle  le  testateur  ajoute  ou  change 
quelque  article  de  ses  dernières  iro- 
lontés  ;  coflicillus. 

CoDiL  ,  coirl  :  Coudée  ;  cubitum. 

CoDou ,  code  :  Caillou  ,  pierre  , 
rocher  ;  cautes. 

CoDRE  :  Le  coudrier,  arbrisseau. 

CoDWENiEE  :  Cordonnier.  Fojrcz 

COEDOANIKR. 

CoE  :  Queue  ;  cauda^ 

Une  beftte  est  moult  TîUlae 

De  ledure  et  d'ordure  plaine , 

C^eftt  le  singe  que  tos  rées , 

Dont  les  hants  hommes  font  chierMt  p 

Chief  a  ,  mes  coe ,  n*a  mie ,        « 

Tout  adès  pense  félonie. 

Le  Bestiaire. 

Coe  (Amer  sans)  :  Aimer  tou- 
jours ,  sans  interruption. 

Coe  (Amorsans)  :  Amour  étemel. 

CoECATEUE  :  Celui  qui  est  chargé 
de  la  répartition  de  l'impôt  des  tailles. 

CoEFFE  :  Casque,  calotte  de  fer 
ou  d'acier.  Voyez  Coir. 

CoÉGAux  :  Egaux  ,  semblables  ; 
co-œquales, 

CoELLART  :  Animal  auquel  on  n'a 
pas  fait  l'opération  de  la  castration. 

CoELLjR.  Foyez  Coillir. 

CoÉMENT  :  Sans  bruit ,  tranquil- 
lement; quictè. 

Coe  NE  ,  coe  non  :  Antoine  ,  nom 
propre  dUioni  me  ,  selon  Borel,  qui 
s'est  trompé  :  il  signifie  Etienne  ;  et 
dans  le  Ville-Uardouin  Mss.  de  la  Bi- 
blioth.  Irap.,  ce  mot  est  écrit  coeus  , 
coeucs ,  cucnc  y  cucnon, 

Co£3fL2fs>  cuntiin  :  Liapin }  poil  de 


coc 

ammn,  ]>oil  de   lapiti  ;  eamcuius. 

CoENS  ,  cueny  :  Comte  ;  cornes. 

CoER  :  Cœur,  force ,  Courage  y  in- 
trépidité ,  vigueur  ;  cor, 

Belacorl ,  biauz  tref  douls  amîf , 
Se  TouA  ektet  en  prison  mis , 
Gardés  moi  an  moins  vostre  eocr. 
Et  ne  soafFrés  à  nes-un  foer 
Qve  jaloDsie  le  sanvaige 
MeUe  jà  to  coer  en  servaige 
AinssI  comme  ilft  fait  le  curs. 

RonuM  de  la  Rose,  'vers  39^5. 

CoEft  :  Tranquille ,  calme  9  qui  est 
en  repos ,  paisible  ;  quietus. 

CoEssiN  : -Coussin. 

CoESTRON  :  Bâtard ,  enfant  illégi- 
tiine. 

Co-Étàt  :  État  d*un  prince  qui  en 
partage  la  souveraineté  avec  un 
autre. 

COETE.   FojrCZ  COUETE.  • 

CoEOVRER ,  cœuvtir  :  Couvrir^  ca- 
cher; cooperire. 

Et  se  TOUS  ailleurs  Tencontrei 
Nul  mal  talent  ne  li  monstres  ; 
dage  home  ton  mal  talent  cœuvrt. 

Roman  de  la  Rose, 

CoPERMADoiRO  :  £n  assurant ,  au- 
torisant ,  confirmant  ;  ad  con/ïr- 
mandum. 

CoFFS  ,  cqffers  :  Coffre ,  et  sorte 
de  vase. 

CoFFiN  ,  coffineau  ,  ccfuijrdas  , 
couffin  :  Corbeille  ,  manne  9  petit 
panier  ;  du  Grec  hophinos  ;  en  Lat. 
cophinus  ;  en  bas.  lat.  cofinus  ;  en 
bas  Bret.  cof. 

Co-FiDE-JussEUR  :  Répondant  so- 
lidaire avec  un  autre  de  la  dette 
qu*nn  troisième  a  contractée. 

CoFORTAR  :  Consoler^  animer, 
encourager,  engager;  corifortare. 

CoFUiJif  lAs  :  Panier  ,  corbeille  ; 
cophinus.  Voyez  Bankçon. 

CoGAXErrT  :  Sccrèlement^  en  ca- 
diettc;  quietè. 

CocLXT  ,  copient,  courent  :  Né- 
cessaire. 


C  O  H  27P 

CooEa  ;  Forcer  ,  contraindre  « 
pousser  avec  effort  ;  cogère» 

CoGiTATioir  :  Pensée  ,  réflexion  ; 
cogitatib* 

Tonte  sa  cogitation 
A  tourné  à  sa  vision  , 
Tout  son  coeur  li  a  esm* 
De  paour,  d*admiration  : 
Quant  est  en  recordatlon 
Qoe  il  a  si  grant  fain  en 
Du  bel  fruit  que  il  a  reu. 

Miserere  du  Reclus  de  MoUem^  strop,  (Sou 

Cogiter  :  Penser,  croire  ^cogitare» 

Cognac  ,  coignac,  congnac:  Em- 
bouchure de  rivière. 

Cognât  :  Parent  en  général ,  pro- 
che, allié,  de  même  famUle  ;  cogtiatusm 

CoGNATioN  :  Parenté,  cousinage  » 
proximité  \  cogmatio. 

Cogne  :  Coin,  angle; enb.  1.  cognuK 

CoGNEHEU  :  Connu  ,  reconnu  ; 
cognatus, 

CoGNissANT  :  Savant,  cbnnoitseur. 

CoGNiTiON  :  Conuoissance ,  dis* 
cemement;  cognitio, 

CoGNiTiEUR ,  cognoissiere  :  Cam^ 
noissf ur ,  rapporteur  d'une  affaire  » 
agent  ;  cognitor, 

CoGNOMER  :  Surnommer ,  donner 
un  surnom  ;  cognomtnare. 

CoGNON  :  Breuvage  empoiaonné  » 
pouon. 

Pire  es  qne  le  emel  Neroa 
Neronissime  est  ton  cognon. 
LVxpericnce  en  est  en  effet. 

Lespleignajr,  Empois,  du  Dauph,  en  z536L 

CocNUssANT  (faire)  :  Faire  savoir, 
donner  conuoissance ,  avertir. 

CoGUL  :  Mari  dont  la  femme  est 
infidèle. 

CoBKRCiON  :  Pouvoir  de  corriger 
et  de  punir  :  cohibitio. 

CoHERER  :  Forcer,  contraindre, 
retenir ,  réprimer  ;  cohlbcre  ;  et  s'at- 
tacher ,  se  joindre  ;  cohctrcre, 

CoKERTÉ  :  Héritage  ,  succession  à 
partager;  de  cohofrentia* 


••J2  COI 

CoBttioR  :  Joaclion  de  deiuc  cho- 
ies :  cokeesio. 

CoHiEK  :  Espèce  de  cbéne  doDt  le 
gland  est  pciit ,  et  doiit  les  feuilles 
aont  longues  et  larges  ;  en  bas.  lat. 
eoercus. 

CoBiESE  ;  Prison ,  cachot  ;  carter. 

CoHOC  :  En  nurmandie,  on  ap- 
prloit  ainsi ,  l'auditoire  des  jnges  du 
«eigneur. 

CuuooBTEum  ,  cohoarteretse  :  Ce- 
lui ou  celle  qui  parcourt  la  lille  avec 
des  inarcliaudiscs  qu'ils  engagent  à 
aeljeler. 

CoBVlcE  :  Droit  qni  se  lève  sur 
les  marelu'S  -,  en  bas.  lat.  cofiuagium. 
Voici  l'extra  il  d'un  ancien  aven  rendu 
en  1 473  au  comte  d'Anjou  par  M.  de 
la  Trimouiile,  qui  fera  connoître  ce 
que  c'êloit  que  ce  droit. 

Itpin,ioiomc  d(  beurra  •nunLdt  Bretigne 
cohntige ,  tt  ai  plie 


COI 

mncr .  m  cacher ,  ne  pas  se  moMKt^ 


I»,  «I   UD    d> 

cokuage. 


M,  a 

Cohue, coAn/e  ,  coAu^-e  .- Assem- 
blée des  ofliciers  de  jusi  ice  pour  ju- 
ger les  procc*  ;  halle ,  lieu  couvert 
où  l'on  exposeen  vente  toutes  sortes 
de  marchandiies  ;  au  figuré,  troupe, 
foute ,  ciiiifuiion  de  monde ,  et  toutes 
■orles  d'assemblées.  Borel  le  dérive 
de  coeiindo ,  s'assembler,  ou  de  co- 
hors,  rassemblement  ;Ducange  le  fait 
venir  de  chaos  :  pour  mot ,  je  le  crois 
dérivé  du  verbe  hiicher.  Voy.  ce  mol. 

Cohvue  :  Couenne  de  lacd  ;  codn. 

Coi  :  Quoi ,  lequel ,  quelle  chose , 
pourquoi  ;  quid,  quarè. 

lÀ  pilctroi  »ar  coi  b  dime  icitl , 
Kttoil  pli»  blauk  [[i><^  nul.'  fli.r<  de  !;•  , 

-ftoman  de  Garin  de  LaAere/u, 

Coi  ,  cof  i  Paisible  ,  tranquille  ; 
quietas.  Se  unir  coi  ,   u'oKr  se  re- 


co.; 

-.Ht.,  choiche 

,    coche  , 

cheure 

;  L'entaillure  d'un  arc , 

d' 

pièce  de  boi*. 

Hi 

iflÉche, 

Eu 

cordi  la  oiiil  ia 

cokht. 

s:i 

l'euleu  juM|ii'â  1 

■orciU* 

L'. 

rc  qui  »toIi  for: 

I  *  merreUk 

Roman  dt  h 

lAo»,-»» 

>6 

Ili 

UDioil  priinn. 

:  eoiclie  , 

El 

qnaul  !■  corde  fi 

leonùA*, 

".' 

.i,«.  jusqu'à  l-o 

reiUc 

:  Tranquillemeat,  sani 
X  basse  j  quielè. 
orff^,  coiffe,  coiphe, 
quoife  :  Coeffe ,  tout  ce  qui  »ert  à 
environner, à  couvrir  quelque  chose, 
une  baie ,  une  clôture.  C'éloit  Iush 
un  bonnet  ou  calotte  que  le»  cheva- 
liers porloienl  sous  le  casque  et  le 
chaperon  ;  ceux  qui  ne  l'étoient  pas 
n'avoieni  qu'une  coeffe  d'acier  au 
lieu  de  heaume  ;  scpct.  Kay,  Seir. 


r  dt  Cointi,  Mir.  de  P/otrt-Damt. 

LOS  :  Coffre,  caisse,  huchei 


Coton  Es  :  Coins. 

CoiiusE  .-  Espèce  de  ceinture. 

CoiLDKitz  :  Vous  cueilleries. 

CuiLH,  coi/ic  :  Les  testicules,  le 
génitoire  ;  de  coleus. 

CoiLKK  ;  Ci-ler,  cacher  ;  eelare, 

CoiLLicr.  :  Ce  qu'un  nouveau  ma- 
rié dunnoit  à  ses  amis ,  pour  qu'ils 
le  laissassent  concber  a>ec  sa  femme. 

CoiLLïRT  ,  couillard ,  couUart  : 
Hacbine  de  guerre  qui  servoît  à  jeter 


COI 

Qpi  pùim  ;  corde  qnî  tient  U  gMode 
voue  dn  grand  mit. 

CoiLLiB,  coeliir:  Cueillir,  ramas- 
MT,  recueillir,  aMcmbler  ;  colii^re. 

Cil  eui  (mort  JDttiH , 
Kt  qu  por  11  M  irtniDe , 
n«  parait  «n  nile  gniM , 
Ooillir  I«  gnin  lua  U  paille. 

Hrfr-rrfr  fl|frir 
CoiLLDT  :   *"'""!   qui  n'eat  pas 
coupé.  fo_^«  CoBLLiax. 
Coii-Toii  :  Aine  ;  de  coleus. 
Coin  :  Sceau;  a(-oi>coin,  jouirda 
droit  de  ballre  monnoie, 
CoiNoi^  :  Congé ,  licence. 
CoiMOHiK  :  Cognée  >    espèce  de 
Bussae  ;  de  cuiteiu. 

Ct  wlr  en  M  chambre  litaii, 
ToBi  icid  en  u  coochc  giioiii 
Lm  hnû  rurcst  \rit  bien  Tcrin^. 
Cet  dcui,  dODl  je  IDDI  xj  coiapt^. 
Une  grOHte  coingnâ  prindrenl. 

Tant  droit  «a  droil  le  premier  loiiun 
Cnuil  cuup  lui  dnnnire  duiomme, 
Keeaanrereal  et  udi  ferireai 
Qae  le  cerTeul  lui  retpHBdiriDi. 
Bonum  du  ttcottd  ^nard ,foL  ii! 

CoiDT  :    Le  c 


COI  175 

CoixTXMxiTT  :  Prudemment, 
agréablement,  proprement. 

CoiHTBaiK ,  coinde,  coimûr  :  Gen- 
tilIeiK,  afTèterie,  manières  élégHntes 
et  recherchées  ;  a^ectation  de  pa- 
rure ,  vie  joyeuse  ;  direrlissement , 
coquetterie  ,  parure  ,  ajustement  j 
de  complut. 

Si  le  honniiienl  et  ahaalcat 
tir  autmgeuie  coiaterie 


.  l'angte  d'une 
chose. 

CoiHT,  choint ,  ckoinu ,  cointe: 
Agréable  ,  gentil ,  avisé ,  ajusté ,  gra- 
cieux «joli  ,  aimable  ,  prévenant ,  af- 
laUe  ,  propre  ,  paré  ,  beau  ,  bien 
fait ,  rusé,  doux  ,  prudent ,  sage  , 
bien  instruit  ;  de  complus ,  comlut , 
tnivaut  Ducange  ;  de  culUit,  selon 
Ménage;  en  bas  Bret.  coant. 


Jlonua  dt  /a  Au*. 
Et  le  Werptt  l'd*  reipondrg , 
U.  U  telle  l'etoit  mud», 
Cer  ceinta  art  et  veiiei. 


CoiatASCK.  fojret  Accoutioz. 


Qniei 

Oride,  Mu.  cité  par  BertL 
CotHTBcsE  :  Ce  mot  cité  dans  la 
Glossaire  du  Roman  de  ta  Rose ,  n'a 
jamais  existé  \  et  au  vers  gaSo ,  il 
devoit  y  avoir  coustease ,  coûteuse. 

CoiMTii ,  cointite  :  Parure  ,  ajus- 
tement ,   coquetterie,    fo^ez   CoiH- 

CoiiTTta  ,  eoiittoxer,  eontater  : 
Prendre  du  plaisir ,  s'amuser ,  se  di« 
vertir, se  réjouir, s'ajuster,  séparer, 
se  soigner,  orner;  instruire,  polir, 
enseigner,  adoucir. 

CoiHTisE  ;  Discernement  ;  et  orne- 
meut,  parure,  ajustement,   f^ojez 

CoiNTEBIE. 

CoUtTOIEK.    Vojez  COIHTIB. 

CoioiBEBiE  ,  coiracherie ,  eoiroi- 
herie  :  Tannerie ,  lieu  où  l'on  pré- 

Coiox  ,  cahian,  coyon  :  Lftche, 
poltron.  On  le  dérive  de  quielus , 
parce  que  les  poltrons ,  dit-on ,  n'ai- 
ment pas  à  se  donner  de  la  peine. 

CoionnERiE  :  LAcheté ,  poltron- 
nerie ,  paresse ,  nonchalance. 

CoiPEL  :  Copeau ,  morceaux  d< 
bois ,  éclat  de  bois  ,  rognure. 

CoiBissi:lInecuirasse;de  comim, 
parce  que  les  premières  furent  faites 

Coin  iTii ,  corécor/u£n^.' Tanneur  t 
corroyeur;  coriariiis. 

CoiEE  :  Cuivre  ;  cuprum. 


274  ^01 

CoiKSÀtTX,  coiraujn  :  Bœufs  sortant 

de  l'engrais. 

Cois  ,  cons  :  Caché  ;  condUu.<, 
Cais  :  ChoiXfdistinction;  collectum* 

Jhesus  dtst  c*à  t«le  mesure 
Com  11  uns  al  ahre  mabore 
Jf OQS  mesurra  ,  et  chou  est  droit , 
Cheste  parole  n*est  pas  sure  ; 
Or  se  gart  c*ait  droite  mesure , 
Boas  Dîex  a  dit  corne  courtois , 
Or  pues  estre  tout  à  ton  cois  , 
11  n^7  a  point  de  souspresure  : 
Car  il  D*cB  preat  deseur  toi  cure , 
Ile  tVn  plains  pas ,  tu  n*eu  as  vois , 
Ta  besoigue  est  si  com  tu  rois 
Sovr  toi  chou  est  plus  que  droHnre. 

Mûtrere  du  Reclus  de  MoUeiu,  strop,  5o. 

Cois  :  Tranquille,  paisible;  quietus. 

CoiSER  9  coisier  :  Appaiser ,  se 
taire  ;  qidescere  ;  et  frapper,  blesser. 

CoisiEH  :  Cuire;  coquere. 

CoisiN  9  cosin.  Voyez  Cognât. 

CoisiNE  :  Cuisine  ;  coquina. 

CoisiB.  :  Découvrir,  appercevoîr, 
choisir  \  coUigere, 

CoisoNNER  :  Blâmer  ,  faire  des  re- 
proches.  Voyez  AcHAisoN. 

CoissE  :  Cuisse ,  hanche  ;  coxa^ 

CoisSE  :  Couverture  de  maison  ; 
et  droit  de  mesurage.  Voyez  Coif. 

CoissENDEDURA  :  Scissurc ,  déchi* 
rure. 

CoissER ,  coissicr  :  Incommoder , 
faire  du  bruit ,  causer  de  la  peine. 

CoissEE  TABOUE  .'  Battre  du  tam- 
bour. 

CoissiN  :  Coussin ,  traversin , 
oreiller  ;  eulcitra.  Voyez  Cogwat. 

CoiTA  :  Hâte  ,  diligence. 

Coite  :  Robe  ,  saie ,  manteau  à 
queue  traînante  ;  et  lit  ,  matelas. 
Voyez  Cor  ETE. 

Coitkr  :  Presser ,  pousser ,  hâter, 
dépécher ,  exciter ,  aiguillonner  ;  co^ 
excitare.  Barbazan  le  dérive  deper- 
€uterc  ;  en  anc.  Prov.  côitarsë, 

CoiTBua   :-  Qui   désire    ardém- 


COL 

irtent ,  conToitenx ,  désirent ,  presi#| 

poussé. 

François  celé  part  s*acheminent  » 
Coiteux  de  grever  Tosf  contraire  , 
Font  sur  un  marais  un  pont  faire. 

Gmllaume  Guiart. 

CoiTiER  :  Serrer ,  mettre  à  cou- 
vert ,  abriter,  enfermer. 

CoinvER  :  Cultiver  ;  d'où  cfiiti- 
ctfiir^  cultivateur,  laboureur  ;  et  coi^ 
tiveure ,  culture  ;  culdvare  et  cuiiura^ 

CôiTosAHEir  :  A  la  hâte ,  eu  dili- 
gence ,  promptement ,  sans  retard. 

CojURE  :  Espèce  de  ceinture. 

Col  :  Cou ,  poignée ,  manche,  anse 
d'une  arme  ,  d'un  vase  ;  coUum  ; 
coup  ,  action  de  frapper  ;  colaphùs. 

Dont  Teissiez  dures  mellëes , 
Cob  de  lauces  et  cols  d'espées , 
Fraindre  lances ,  escus  froissier  , 
Barons  cacler ,  seles  widier. 

Rom,  du  Rou,fol,  aaft. 

CoLAcioN  :  Harangue ,  discours. 
CoLADA  :  Soufflet,  gourmade;  co* 
laphus.  Voyez  Accol. 

CoLAFisER  ,  cotaphiser  :  Donner 
des  soufÛets,  soxifûeXer;coiaphùutte; 
et  donner  la  coice  ;  en  ancien  Prov« 
coUuliar.  Voyez  Coléb  et  Aggol. 

CoLAGE  :  Droit  de  collier  :  e'étok 
un  droit  que  le  seigneur  levoit  sur 
ses  vassaux  à  proportion  des  bœufs 
qu'ils  atteloient  pour  labourer  les 
terres  qu'ils  avoient  dans  sa  seigneu- 
rie; de  collarey  collaris. 

Col  Aies,  colatse  :  CouHsse,berse  ; 
en  bas.  lat.  colacius, 

CoLAR  ,  ColUtir  y  Collars ,  Cou^ 
las  ,  Coulo:  Nicolas  ,  nom  d'homme. 

CoLAYE  :  Charge  ou'on  porte  sur 
le  cou  ;  de  collum. 

CoLBERT  :  Compagnon  d'affran* 
chissement  ;  co-libertUs. 

CoLCAMËN  :  Le  coucher  ;  culnUio, 

CoLGi  :  Lit ,  couche  ^  cubile^ 


COL 

CoiCtfiEE ,  colcier  :  Coucher  ;  eu- 

Malt  quant  taot  fa  d*al«r  colcier 
Li  e»cui«r«  sec  colces  font , 
Li  CeTaller  colcier  ft*en  Tont. 

Roman  de  Dolopatos. 

CoLK,  colle  :  Bile ,  pituite  ;  du  Grec 
choie f  bile. 

CoLE ,  colle  :  Désir ,  disposition , 
conspiration;  de  eoitio'y  mensonge  > 
fête  9  repos. 

Col E,  pour  coule  :  Habit  de  moine. 

CoLÉE ,  coleie:  Coup  d'épée  donné 
sur  le  cou ,  accolade  ,  un  coup ,  un 
floufflet  \  colaphus  ;  en  anc.  Prov. 
colada. 

Pas  roçocTent  tel  colée, 

Tocu  chevaliera  qui  ceint  espée. 

Roman  de  PercevaL 

CoLENTs  :  Prosélytes. 

CoLEa  :  Servir ,  honorer  ,  chérir , 
aimer,  rendre  hommage  ;  de  colère, 

CoLGAE  :  Le  coucher  ;  de  cubare^ 

CoLiEE  :  Sorte  d*armure ,  charge 
qu'on  porte  sur  le  cou  ;  de  coUum  ; 
il  s*est  dit  aussi  pour  se  livrer  à  la 
mâmncolie ,  être  de  mauvaise  hu- 
meur ;  choiera, 

CoLiiEE  :  Partie  de  la  croupière 
qui  passe  sous  la  queue  du  cheval , 
bride  ,  bridon  ;  de  collum. 

Saint  Looû  se  feri  entre  les  Turcs  si  arant , 
qne  il  U  empristrent  la  coliere  de  son  cheval 
de  fen  grégeois.       JoinvillCf  Mss./ol,  x38. 

Colin  AS ,  CoHnar,  Colin  :  Nicolas , 
nom  propre  ;  Nicolaus,  Vo j.  Colae. 

CoLi NETTE,  Collette  :  Nicole ,  nom 
de  femme. 

CoLiEE  :  Onguent ,  spécifique ,  re- 
mède. 

CoLiSE.  Voyez  Colaice. 

CoLiviEiNiEE ,  coulevrinier  :  Bomr 
bardier,  artilleur,  canonnier. 

CoLLABLEMËN  :  Counivencc. 

Collage  :  Une  certaine  quantité 
de  terre  cultivée. 


COL  275 

Collation  :  Rapport  en  partage 
de  succession  ;  conférence  ,  commu- 
nication ,  harangue ,  discours  ,  ins- 
truction ,  assemblée  d*après  souper 
pour  conférer  de  quelque  chose  ; 
collaiio, 

Collaudee  :  Louer,  chanter  en 
chœur  ;  collaudare. 

Colle  :  Tourmente  ^  tempête. 
Voyez  CoLE. 

Collectai EE  :  Livre  d'église  qui 
comprend  toutes  les  oraisons  appe- 
lées collectes  ;  collectarium. 

Collectée  :  Percevoir ,  lever  les 
impositions  ;  coUectare, 

CoLLECTiEK  :  Cclui  qui  lève  et 
asseoit  la  taille;  collector;  il  s*est  die 
aussi  pour  traiteur. 

Collée  h  Flatterie  affectée .  trom- 
perie, méchanceté. 

Collée.  Voyez  Colée. 

Collège  AT  :  Boursier  d'un  col- 
lège ;  coUegiatus, 

CoLLEiE  :  Couler;  colore.  Se  dotent 
chescan  partir  à  vin  colleit  sus  la 
coive  :  ils  doivent  chaque  année  se 
partager  le  vin  coulé  sur  la  cuve. 

Collège  :    Emporté  ,    violent  , 

homme  qui  frappe,  qui  donne  des 

collées  ;  de  colaphizare. 

Item  ne  souterrout  pas  en  leur  erreur  lor 
PreTOst  et  tours  antres  officiaux  qni  soient 
dessor  ans  iujurl  des  cotteors  ou  soupass«> 
nous  et  autre  rie  deslioneste  monant  en  apert , 
ainsois  les  corrigeront  de  lor  exeps  ensi  com 
raisun  sera.  Ora.  de Phillipe'k'Bel,  deiZiS. 

CoLLEEAGE  :  Droit  qui  se  payoit 
pour  mettre  du  vin  en  perce. 

Collet  :  Tissu  de  paille  qui  ser- 
voit  de  but  à  ceux  qui  apprenoieut 
à  tirer  de  l'arc. 

Colletace  ,  colletaige  :  Tailles  » 
aides  et  subsides  qui  se  levoient  sur 
le  peuple  ;  collecta. 

CoLLETEEE.  Voyez  Collectâtes. 

Colletin  :  Pourpoint  sans  man- 
ches ,  grand  morceau  de  cuir  que  les 

a 


376  COL 

pclerins  le  nettoient  sur  les  épaules, 
et  snr  lequel  ils  attacLuieut  des  co- 
quilles; lie  colliim. 

Coi-LETitiMRns  :  Artilleurs;  nom 
d'une  ancienne  roilicr. 

CoLLIBKRT  :  Serf,  vassal,  homme 
de  corps.   Voyez  CoLr.EKT. 

CoLLiÉuE  :  Colléj;c  ,  assemblée  , 
compagnie,  cunf;régation  ;  coUegium. 

Collier  :  Carcan,  et  chargequ'oii 
porte  au  cou  ;  de  coUaria. 

CoLLicEK  :  Ramasser  ,  recueillir; 
eoUigere. 

CoLLiHHOii  :  Mauvais  vin  qu'on 
recueille  aTi  pays  de  Caui  en  Nor- 
nuindie  ;  les  vins  de  Saint-Cloud  , 
Ueudon  et  Nanterrc  sont  du  nectar 
saprès  du  colUnhou.  Aussi  Dumou- 
lin ,  dans  son  Discours  sur  la  Nor- 
mandie ,  dit -il  : 

Le  Tto  irucliii  boj^a  d'Ainadi», 

Et  nnapl-ccioiurc  i«  Liril , 

A  miodc  Reiuail  d'Aigiucei 

Que  co^iakoa  ion  It  giL 

CoLLiTiDtms  :  Cenx  qui  plaident 
l'un  contre  l'autre. 

CoLLOBE  :  Tunique  à  coortea 
manches.  Nos  princes  et  nos  geni 
de  lois  portèrent  long-temps  de  ces 
coltobes ,  dont  ou  peut  reconnoitre 
«quelques  restes  dans  l'habillement  de 
certains  ordres  religieux  ;  colobîum. 

CoLLOuui  :  Louage ,  convention. 

CoLLOQUATiox  :  Ëntrctieu  j  juge- 
ment par  lequel  on  colloque ,  on  met 
en  lieu,  en  place,  en  ordre  et  en 
rang;  colloijuiuin. 

Coi.LOHi(}iit^  :  Violent,  emporté  , 
bilieux  ;  choleiicits. 

CoLLUCTE  :  Lutte .  difTérend  ,  dis- 
pute ,  résistance ,  effort  ;  coUnctalio. 

CoLLcntB  ■  S'entendre  avec  quel- 
que partie  pl.iidante  au  préjudice 
d'une  tierce  personne;  colludere. 

CoLLUBioK  :  Femme  criarde,  que- 
cdlciue;  de  colluctari. 


COL 

CoLoiEK    :  Cultiver, 


Cdloie  Cl 


t  âti  CBcn  I*  CDDcorduee 
rluls,  cipriiiga*  CI  dlDca 
peiiK  à  fol  (iflil 
u  Mera  nul  dclil 
?l*DBt  CD  11  boacbc  «1«  argins 

(Palier  île  Coùai,  lir.  9 ,  cA.  i  (. 

CoLoiEB  :  Affecter  certains  mou- 
vemens  du  cou  on  de  la  tête,  don- 
ner des  coups  sur  le  cou  ,  être  da 
mauvaise  humeur,  se  livrer  i  U 
mélancolie. 

Coloiche,  Co//o^e  .-  Cologne, 
viile  électorale;  Colorûa jégrippina. 

Coloi[;he  :  Quenouille;  eoîut. 

CoLOM ,  Colomb ,  coulon  :  Pigeon  » 
colombe;  columbus;  en  h.Bret.  colom, 

CuLoKBEiuLi,  colombiau : itwatt 
pigeons;  colambuli. 

On  icaU  que  le  urpent  prudence  unefi* 
El  L  co/iMnAïaa  blaù ,  iloufo 


C0LOKBE1.E  ,  coloinbelU  :  Jeune 
colombe  ;  columba ,  columbula. 

CoLOKBi  :  Pilier ,  colonne  ;  colons 
bier;  eolumna,  columbarium' 

CoLoBBiKfts  :  La  ville  de  Calmar 
en  Alsace  ;  Colmaria ,  Colambaria. 

CoLoMiEE  :  Colonibiei',pigeonnier. 

CoLon  :  Le  gros  hojrau  qui  passe 
au-dessous  de  l'estomac  entre  le  coe- 
cum  et  te  rectum  ;  colon. 

CuLOH  :  I.aboureur, fermier,  cul- 
tivateur ,  habitant  d'une  colonie  ; 
coltmuf. 

CoLOHiifBB  ,  colone ,  eoulaage  , 
coiilone ,  coulonge  :  Maison  d'uncul- 
livateur,  métairie ,  ferme  ;  eolania. 

CoLOBÉ  ,  colorée.  V.  CocLOuaii. 

Coi.ounB  :  Couleuvre,  serpent. 

CoLP  ,  cotps,  coU ,  coLe  :  Coup  , 


C01.PB,  corpe,eoulpe  ;  Faute  |dé- 
it ,  action  bUmable^  c«^. 


CO  M 

CoLPft  :  Le  col ,  le  cou  ;  coUum, 

CoLUMBE  :  Poteau ,  pieu ,  jam- 
iMige  d'une  porte  ;  columna, 

CoLUME  :  Petit  colombier,  Tolet, 
fuie ,  pigeonnier. 

CoLuircE  :  Métairie,  terre  nou- 
Tellement  défrichée. 

CoLx  ,  colps  y  cols  :  Un  coup ,  un 
soufflet;  coiaphus, 

n  a  prift  an  baston,d*Qsqu*ii  dit  colpsVtn  charge, 
La  chemise  li  ront  qui  fu  de  fors  filage. 

Fabh  de  Gautier  eTAupais, 

CoM ,  coity  prép.  :  Combien,  quoi- 
que, comme,  avec;  cum;  en  anc. 
ProT.  coma  i  presque. 

Aussi  de  roxT  com  de  mençouge 
Son  ïi  penser  com  li  songe. 

Roman  du  Hou  ,/bl.  246. 

CoMÀiN  :  Habitant  de  la  Comanie. 

CoMAN  :  Maitre  ,  commandant , 
comte  ,  grand  seigneur  ;  cornes  ;  en 
anc.  Prov.  comandairë. 

CoMAN ,  comand ,  comande  ,  co- 
mandise  ,  comands ,  comans  y  co- 
rnant,  comanz ,  commande  com- 
mantie  ,  commandise  ,  commans  , 
commant  :  Ordre  ,  commandement , 
ordre  de  supérieur,  ordonna  née,  loi; 
de  citm  et  mandaium. 

Après  la  résurrection,  Jhesu-Crist  flnp<ni 
anr  la  mer  de  Tiberiade  k  ses  Disciples  «t 
leur  fist  peschier,  et  à  son  commant  fu  leur 
loys  emplie  de  grans  poissons  et  de  gros  à 
planté,  7W.  de  Pierregort,foL  i3i. 

Commencement ,  commence. 

Comment  je  Tueil  que  ce  romans 
Soit  appelle  que  je  comans. 

Roman  de  la  Rose, 

Recommanda tion   ;     recommande  ; 

eommendatio . 

Aléa ,  à  saint  Père  1* Apostre  » 
Fet  la  dame ,  je  vous  comant, 

Fabl,  du  Vilain  Mire. 

En  sa  commande ,  à  sa  disposition  ; 
te  commant  y  je  t'ordonne. 

CoMAvoEA  :  Donner ,  mettre  en 
dépôt. 


COM  277 

CoxANDisE  ,  commandise ,  com* 
mende  :  Dépôt ,  action  de  déposer. 

CoMANiK  :  Nom  d'une  contrée  d'A- 
sie peu  peuplée  ;  Comana,  Comania* 

CoMARCHis  :  Seigneur  d'une  terre 
Toisinedes  frontières.  Fb^.  Maachb. 

Cou AB QUE  :  Frontière. 

Combatable  :  Combattant,  vail-* 
lant,  qu'on  peut  combattre. 

Acliilles  le  preux  comhatableê 
AToit  esté  si  destinez 
Qu*il  ne  pooît  ^tre  affinez 
Fors  par  la  plante  seulement. 

Ovide,  Mss.  cité  p<ur  BoreK 

CoMBATEMENT  :  Attaquc ,  assaut» 

CoMBATTEUx  ,  combaicuo:  :  Que» 
relieur ,  agresseur. 

Combe  :  Grotte ,  Tallée  environnée' 
de  tous  côtés  de  montagnes;  du  Grec 
kumbos.  Ménage  le  dérive  degumba  ; 
en  AngU  comb. 

Com  BEE  :  Empoigner  ,  prendre 
avec  force. 

Combien  que  :  Encore  que. 

Comble  :  Petite  mesure ,  litron. 

CoMBLvssE  :  Petite  vallée. 

Combre  :  Pêcherie  faite  de  pieux 
fichésdans  une  rivière  pour  y  tendre 
des  filets,  et  y  prendre  du  poisson. 

Combrkcelles  :  C'est  le  dos  qu'on 
tend  pour  qu'un  second  y  monte,  et 
s'en  serve  comme  d'une  échelle  pour 
escalader  un  mur. 

CoMBREE  :  Empoigner ,  prendre 
avec  force.  Koyez  Comber. 

CoMDRissAHLE  :  Facilc  à  briset. 

CoMBRissEHENT  ,  combrisemcnt  : 
L'action  de  briser. 

CoMDiFRs  :  Terme  qui  paroit  ré- 
pondre à  celui  de  calendrier. 

CoME  :  Dignité,  comté;  de  comi^ 
tatiis» 

CoMç  ,  lisez  C'oME  :  Queliomme^ 

comme  homme. 

Car  qui  Dien  sert,  faut  corne  est  vif, 
Il  est  plus  rois  en  paradis. 

Image  du  Mondey 

3 


278  C  O  M 

CoMENC&iER  ,  comcncicr  :  Com- 
mencement ,  naissance  ,  principe  ; 
de  cum  et  initiare, 

CoMENDACEs  :  Prières  pour  le» 
morts. 

CoMEssàTioN  :  Repas  ,  festin  ;  co- 
messado. 

COMINALEXEN.  VoyCZ  CoMMUPfA- 
LEMENT. 

CoMiTiAti  :  Épilepsie ,  mal  caduc  ; 
condtiàlis  morhus, 

COMMANCZANT  LE  LETTRIIf  :  Ce- 
lui qui  chante  au  lutrin. 

CoMMAïf  D  :'Commettant,qui  donne 
une  commission  à  un  autre  9  qui  re- 
commande; commendator. 

CoMMAND,  commande.  Voy.  Co- 

KAIf.  * 

CoMMANDAGioir  :  Droit  qu*a  un 
seigneur  sur  celui  qui  s*est  mis  sous 
sa  protection;  commendado. 

CoMMAiirDE  :  ATcrtissement, 

COMMAIfDEIR.   Voyez  COMMEITEK. 

Commandement  (à)  :  A  Tassigna- 
tion. 

Commandement  :  Procureur,  ce- 
lui qui  agit  au  nom  d'un  autre. 

Commander  :  Recommander , 
prier  d'avoir  soin ,  mettre  sous  la 
protection;  commendare. 

Commander  a  itn  ksorit  :  Mettre 
par  écrit ,  confier  à  un  écrit. 

F.t  afia  qae  cette  paîx  demeure  ferme  et 
«stable  tiCos  y  muer  par  tous  âges,  nous 
Ta  vous  fait  commander  à  la  féable  garde  de 
ce  présent  cirograiphe. 

Charte  detévêque  Bertrand ,  armée  ziSa. 

CoMMANDisE  :  Commandement , 
ordre  ;  dépôt. 

CoMMANT.  Voyez  COMAN. 

CoMMARCHiE ,  comorquc  :  Limite, 
borne  ,  frontière;  en  bas.  lat.  com-^ 
marchia.  Voyez  Marche. 

CoMMARCHis  :  Le  seigneur  d*un 
-village  ,  le  commandant  d*une  ville  ; 
eu  bas.  lat.  comarchus. 


C  O  M 

Comme  :  Comment. 

CoMMEiTER  :  Confier,  mettre  tn 
mains,  recommander;  commendare* 

CoMMÉMORAisoN  :  Souvcuir,  Com- 
mémoration :  commcmoratio, 

CoMBffENÇAiLLE  ,  com.menchaiUe  ^ 
commenchemertt  :  Commencement , 
principe,  source,  origine ,  naissance  ; 
de  cum  et  iniûum, 

CliaKcnn  doit  plaidier  saisir,  de  che  dont  ît 
est  en  le  saisine  d^n  le  commenchement  don 
plait»  Si-  le  plaît  n'c^t  de  forche,  ou  de  non- 
Tele  dess^isiiM' ,  ou  de  taute  ,  ou  de  roberie  » 
on  de  iarrt  chio. 

Coutttme  de  Beauvoisb ,  chap.  44* 

CoMMENciER  :  Commeuccr ,  en- 
trer en  matière  :  au  commencier ,  a» 
commencement ,  d'abord  ;  de  cum  et 
iniuare, 

CoMMENDACEs  :  Prières  pour  le* 
morts ,  différentes  des  vigiles  ou  à^ 
l'office  des  morts. 

CoMMRNDisE  .'  Cc  qu^ou  pajolt  BU 
seigneur  pour  le  droit  de  protection 
qu'il  accordoit  ;  commeTidatio, 

CoMMER  :  Comparer.  Voyez  Con- 

PEREE. 

CoMMiCE  ,  commicile  :  Assemblée 
publique  et  particulière  ;  comidaUs 
et  comida  ;  en  Prov.  como. 

CoMMiNATioN  .'  Mmacc  ,  action 
de  menacer  ;  comminado. 

Commise  :  Commission.  Faire  comr 
mise  :  Donner  commission  ;  confis- 
cation d'un  fief.  Tomber  en  commise j, 
c'est  être  dans  le  cas  de  la  confisca- 
tion ;  de  commissus. 

Commissure  :  Joint,  liaison  ,  as- 
semblage ;  commissura. 

CoMMiTUMiis  :  Privilège  que  le  roî 
accordoit  à  certaines  personnes,  de 
plaider  en  première  instance  aux  re- 
quêtes du  palais  ,  ou  de  l'hôtel  ^ 
committimus. 

CoMMOiNE  :  Religieux  d'un  même 
couvent ,  de  la  même  abbaye. 


C  OM 

CoMMUjr  :  Publie  ,  qui  appartient 
â  tous  ;  et  octroi  «  imposition  accor- 
dée en  faveur  d*une  commune. 

CoHxuiTAOB  :  Terre ,  prés  en 
communes  ;  commums. 

CoMMUNiisoN  :  Communion ,  as- 
sociation ,  entretien ,  liaison. 

Communal  ,  communel  :  Uni  de 
biens  ,  d*amitié ,  d*intérét ,  commun. 

CoMMUNALSMKiiT  ,  communol' 
menti  communaument ,  communé- 
ment :  Ensemble  ,  ordinairement , 
communément ,  publiquement ,  uni- 
yersellement ,  en  présence  de  tout  le 
monde,  en  .général,  tous  ensemble  ; 
commumiàs  i  comtnuniter  ;  en  anc. 
ProT.  comincUomën* 

CoMMDif  ALisTE  :  PrétTC  aidant  un 
curé  dans  ses  fonctions ,  et  vivant  en 
commun;  de  communita^ ;  en  bas 
Bret.  communitez ,  communauté. 

Commun AUTiER  :  Religieux  chargé 
du  soin  des  vélemens  des  moines  de 
ton  couvent. 

Communaux  :  A  tout  le  monde  ; 
communU. 

Commune  (la)  :  Le  corps  des  bour- 
geois d*une  ville  ,  d'un  bourg  ;  com- 
mune, 

Cqmmunkl,  comnuel  :  Commun, 
qui  est  à  tous  ;  communes. 

CoMMUFiEE  ,  communiste  :  Habi- 
tant ou  officier  d'une  commune. 

CoMMUNiTiÊ  :  Co-propriété ,  droit 
de  propriété  ^  pour  partie  ,  dont  on 
jouit  par  indivis  ;  communUas. 

CoMoirifiËN  :  Avb,  avertissement , 
remontrance  ,  exhortation  ;  commo- 
niiio* 

CoMONEEE  :  Avertir,  donner  avis  ; 
commonere. 

CoMPAGE  :  Compérage. 
.    CoMFAONEE  :  Etre  en  commerce, 
ou  en  familiarité  avec  quelqu'un. 
•    CoMi>AiGNABLE    !     Compagnon  , 
jeune  komme  qui  n*est  pas  marié. 


COM  179 

CoMPAioNB  (bonne)  :  Femme  d'un 
commerce  aisé ,  agréable. 

CoMPAicNON  :  Confrère  ;  de  la 
même  profession ,  du  même  corps  ; 
de  compaganus ,  formé  de  compago. 

CoMPAioNEE  :  Soutenir  le  parti  de 
quelqu'un;  accompagner,  avcûr  com- 
merce avec  une  femme. 

CoMPAicNiE ,  compaigne  :  Compa- 
gnie,  assemblée,  association,  société, 
troupe  ,  foule  ;  en  anc.  Prov.  coiw- 
panha» 

Saint  MathffOf  avec  lui  estoît, 
L*uafl  Tautre  par  la  main  tenoît. 
Et  Tont  jonaat  par  aea  btaus  liai  | 
Et  laiot  Simoiia  li  dovs,  U  pii» , 
Qui  tai^t  est  biax  en  sa  persooe  » 
l'rent  loes  sa  table  et  si  la  sone  » 
Puis  leur  a  dit  à  toîs  série  s 
Bien  puist  Tenir  U  eompaignie, 

FM,  de  la  Cour  de 


CoMPAicNiE  FOLE  :  Commerce  illi- 
cite avec  une  femme. 

C  o  M  p  A I N  ,  compàignoh  ,  com" 
paing,  compmns,  compan,  compang, 
compans  ,  compeing  ,  compoing  : 
Compagnon ,  camarade  >  ami  ;  asso- 
cié ,  confrère  ;  co  -  partageant  ;  de 
compagine,  abliftif  de  compago. 

Biais  me  dist  compaim ,  or  soyét 
Seur ,  et  ue  tous  eunayés , 
Je  congnois  de  pieça  Dangter 
Prest  à  maldire  et  ledaogier, 
A  meadire ,  et  à  menacer 
Ceolx  qui  aiment  à  commencer. 

Roman  de  la  Rose, 

CoMPANAJHE  ,  companage  :  Un 
mets  ,  un  morceau  à  manger;  le  pul- 
mentum  ou  pulmentarium  de  l'évan- 
gile ;  en  bas.  lat.  companagium. 

CoMPAEAOEE  :  Comparer,  égaler, 
exprimer  le  rapport  qui  existe  entre 
deux  choses  ;  comparare. 

CoMPAEANcs  :  Terme  de  droit: 
comparution. 

CoMPAEE  :  Redevance ,  obligation. 

CoMVAEïE,  çomparrer,  comperer: 

4 


a8o     •  t  O  M 

Acheter,  payer,  acquitter,  décou- 
vrir ,  reconnoître  ,  récompenser  , 
acquérir  ;  et  être  puni  ou  récom- 
pensé, mériter;  comparare ;  en  Esp. 
comprar;  en  Ital.  comperare.  Je  l^ai 
comparé  cJùer  :  Je  Tai  payé  cher. 

Joie  qal  a  corte  durée 
Après  est  bi  cher  comparée. 

•  Uelinand. 

11  nVst  droif  que  li  yraî  peierlo  comparent 
la  folie  des  de&loiaus. 

Trad,  de  Guillaume  de  Tyr,f6L  i5. 

CoHPAKiTioN  :  Présentation  en 
justice. 

Comparoir  :  Comparoitre,  se  pré- 
senter en  justice;  acheter,  payer, ac- 
quérir et  comparer  ;  comptirere* 

Comparse  :  Promenade  que  les 
che\'aliers  faisoient  autour  des  lices 
avant  de  commencer  la  joute  ,  afin  de 
faire  remarquer  leur  bonne  tenue  et 
leur  dextérité. 

CojMPARTiR  :  Faire  des  comparti- 
mens ,  diviser,  partager  ;  àepartiri, 

CoMPARUiT  :  Acte  qui  constate  la 
,  comparution  de  Tune  des  parties  en 
justice ,  tandis  que  Tautre  ne  s'y  est 
point  présentée  ;  àe<:ornparatus. 

Compas  :  Mesure  ,  justesse ,  com- 
paraison ,  règle,  ordre  ,  proportion  , 
discrétion  ;  de  comparare. 

Compas  (sinq)  :  Cercles  formes 
Tun  dans  Fautre  sur  un  autre  cercle 
plus  grand  appelé  cuviauar ,  lesquels 
servoient  de  but  pour  tirer  à  Tarque- 
buse  ou  à  Tare. 

CoMPASSER  :  Ajuster  ,  mesurer  , 
proportionner  ,  régler ,  composer , 
travailler  avec  soin. 

CoMPAssuRE  ,  coffipassettr  :  Ap- 
proximation ,  mesure ,  proportion  , 
règle  ,  justesse. 

Ce  bel  Tergier  par  compasseur. 
Si  estoit  tout  d*une  quarreor;, 
Il  fut  aaUnt  long  comme  large. 
De  Iroict  fut  tout  plaln  le  ramage. 

Hoiiuui  de  la  Bo$§, 


CO  M 

CoMPEiGNiE  :  Assemblée  ,  coai'^ 
pagnie.  Voyez  Compaiw . 

CoMPEiifs  :  Compagnon  ,  mari. 

CoMPELLER ,  compellir  :  Forcer  , 
contraindre  ,  compulser  ,  Térifier  , 
examiner. 

CoMP^NAGE  :  Dariole,  sorte  de 
pâtisserie. 

CoMPENELLE  :  Ornement  ou  par- 
tie de  la  bride  d'un  cheval. 

CpMPER  :  Acquérir,  acheter.  Vtty^ 

COMPARAGER   Ct  CoMPERER. 

CoMPKRAUMENT  :  Eu compère , ca« 
valièrement ,  sans  façon. 

CoMPERE  ,  comperre  :  Acquiert* 
Que  je  le  compère  :  Que  je  le  change  ^ 
le  déguise  ;  ne  le  compère  :  ne  le  paie 
pas  ;  lui  chier  compère  :  lui  coûte 
cher. 

CoMPERER  ,  comperrer  :  Acheter  ^ 
mériter,  punir,  payer,  acquérir» 
déguiser,  changer,  contenter;  s'ëga* 
1er,  comparer,  mettre  à  la  mémél 
mesure ,  niveler  ;  comparare. 

Tai  toi ,  famé  de  pnte  afere , 
Fet  sire  Hains,  lai  moi  ester; 
Ne  fust  por  ma  chose  lMister„ 
Por  aler  au  marehië  demain  , 
Tu  le  comperaisses  aparmaln. 
Comperaisse ,  fet  Anieuse , 
Par  mon  chief  je  tous  en  di  benae  » 
Quant  vos  volex  si  comenciez^ 

fabl.  de  sire  HiUns  et  de  dame  Anieme^ 
CoMPERSONTflER.  fo^.  FARCEITEft^ 

CoM PESTER  :  Disposer  les  terres  à 
recevoir  avec  succès  les  semence» 
qu'on  y  met  ;  competcre, 

CoMPETER  :  Convenir ,  apparte- 
nir ;  competere, 

CoMPiEKG  :  Ordure ,  bourbier. 

Compilation  :  Cabale,  conspifa* 
tion  ,  pillage,  brigandage, vol;  can^ 
pilatlo. 

CoM PISSER  :  Pisser  fréquemmeat  ^ 
et  par-tout. 

*  Complaisance  (droit  de)  :  Somme 
que  donnoient  les  habitans  d'un  lieu 


C  CM 

pour  le  mariage  de  la  fille  du  sei- 
gneur. 

CoMPLAHEE  :  Fiuir,  égaler,  appla- 
nir ,  acheyer ,  unir ,  orner  ;  complo" 

CovpLiiTT ,  comptent  :  Lieu  planté 
d*arbres  et  de  yîgnes  ;  complanUUus; 
concession  d*un  terrein ,  à  charge  par 
celui  à  qui  on  Ta  faite ,  de  le  planter, 
et  de  donner  au  concessionnaire  une 
redevance  sur  les  fruits  qui  en  pro- 
yiendront  ;  complantum, 

CovPLiNTER  :  Faire  des  planta- 
tions ,  mettre  une  terre  en  rapport  ; 
eompUmtare. 

CoMPLÂNTEEiE  :  Héritage  sujet  au 
droit  de  complant  ^  et  terre  donnée 
pour  planter  des  yignes^  complantum. 

CoxPLExiON  ,  complectionné  :  Si- 
tuation de  la  température  d'un  pays  ; 
complexio. 

CoxPLi,  compile  :  Accompli ,  acbe- 
Té ,  parfait  ;  complétas, 

CoxPLiR  .'Remplir  ,  achever, finir, 
compléter;  complerc, 

CoxpoiN ,  compoing,  Y.  Compâiit. 

Coxpoix  :  Cadastre,  livre  de 
compte  ,  r^istre  ,  état  de  biens  ;  de 
computatio, 

CoxpoRT  :  Proportion  ,  relation , 
rapport  ;  de  componere. 

CoxpoRTE  :  Vase  propre  à  porter 
quelque  chose. 

CoxpoRTER  :  Porter  çà  et  là. 

CoxposER  :  Imposer,  taxer. 

CoxposEUR  :  Auteur,  composi- 
teur ,  écrivain  ;  compositor. 

CoxposiTioN  :  Sorte  d*impôt. 

CoxposiTiONNER  Taxcr    une 

amende  ,  ou  en  composer. 

CoxposT ,  compoust  :  Compnt  des 
temps  ;  ^mputum  ,  computatiQ  ; 
composition ,  recueil  ;  qui  n*est  ni 
vrai ,  ni  dair ,  ni  juste ,  qui  est  com- 
posé, ou  emprunté  jf  de  compositio 
€t  compOiiiÊU. 


C  O  M  i8i 

Composte  :  Sorte  de  confiture, 
compote. 

CoMPOSTURE ,  compoture  :'  Temps 
ou  saison  de  l'engrais  des  terres. 

CouPRÂ  :  Marché,  achat,  acquisi- 
tion ;  de  comparatio. 

CoMPRÂiREN  :  Acheteur  ,  compa^ 
reUor, 

CoHPRERENSABLE  :  Quî  cst  soumis 
ou  sujet  à  quelque  chose. 

Comprendre  :  Admettre,  acheter, 
acquérir;  comparare. 

Compresse  :  Chagrin,  douleur, 
affliction  ;  compressio, 

CoMPc  EssER  :  Affliger  ^  chagriner  ; 
compritnere, 

CoMPRiNs  :  Compris  ,  entendu  ;  et 
enceinte  ,  circuit ,  enclos. 

CoMPTÂiGE  :  Ce  qui  est  dA  au 
compteurdu  bois,  qu'on  livreàl'ache- 
teur;  computatlo. 

Compteur  :  Trésorier. 

CoMPTouER  :  Chambre  ou  cour 
des  monnoies. 

CoMPTouoiR  :  Comptoir ,  co£fre 
ou  cassette  à  enfermer  l'argent. 

CoMPULsiON  :  Ordonnance  qui 
force  à  faire  quelque  chose  ;  com^ 
pellatio, 

CoMPcncTioir  :  Douleur,  regret, 
componction  ;  compunctio. 

Et  main  leranz  offrit  Mcre£cea  por  cbail- 
cuns ,  dont  noi  lerons  nos  matin ,  cant  noi  avi- 
roneit  de  le  lumière  de  compunction,  laia- 
•ons  la  nuit  de  notre  humaniteit  et  ovrons  Ie« 
oea  de  notre  pensé  as  raîx  del  vrai  solollh. 

Dial.  de  &  Grégoire  ,  foi.  3  ,  i?<». 

Coxs  :  Comte ,  noble  qui  possède 
une  terre  érigée  en  comté  ;  cornes. 

CoMUGAR  :  Communier,  recevoir 
la  communion  ;  commumcare. 

CoMiTiiALEMENT  ,    comunoument. 

Voyez  COMMUNÂLEKENT. 

CoMUNALHÂ ,  comunahans  :  Com- 
munication ,  conférence ,  entretien  , 
conversation;  communication 


38?. 


c  oy 


CoMUNAM TK  :  Coinmu liante ,  cont- 
pagnie,  société;  communitas, 

CoMUNisTE  :  Officier  de  commune 
oïl  de  Tille. 

Coir  :  Comme  ,  ayec  ,  combien  , 
qaoiqne;  cum;  t^on,  qu*on. 

CoNARD  ,  cornard :  Sot,  imperti- 
nent ,  ridicule  :  c*étoît  aussi  le  nom 
cl'ane  confrérie  établie  à  Evreux  et  à 
Rouen  ,  et  dont  les  frères  se  permet- 
toient  beaucoup  de  plaisanteries ,  et 
n^me  des  sottises. 

Coif  AEDiE.  Voyez  Cornardie. 

Congeler  ,  concheler  :  Cacher  , 
celer  par  fraude  ;  d'où  concelement , 
fraude ,  Faction  de  celer. 

CoNCEPER  :  Attraper. 

Qnant  totef  les  cnide  eftnpcr , 
14 'ez  puet  ensemble  conccper, 

*  Roman  de  la  Rose,  n*ers  i6357. 

Coif  CHE  ,  conque  :  Coquille  ;  du 
Grec  hogché y  qui  se  prononce  hon- 
ehé ;  en  Latin,  en  Ital.  et  en  Espag. 
coucha  ;  en  bas  Bret,  conk, 

CoNCHE ,  conchie  :  Fortune, ordre, 
arrangement ,  parure  ,  équipage  , 
ajustement.  Mal  conche  :  Mauvais 
ordre ,  mauvais  arrangement ,  mau- 
vaise fortune ,  mal  ajusté.  Boine  con- 
che :  Bon  ordre ,  bon  arrangement , 
bien  paré ,  bien  ajusté. 

CoNCHELE^MEifT,  conchiélcment  z 
Fraude ,  surprise. 

Concheler  :  Celer,  cacher. 

CoNCHEoiR  ,  conçhei'cr  :  Conce- 
voir. Voyez  CoNGiPER. 

Concret  ,  cochet  :  Présent  en 
viande,  en  vin  ou  en  argent  qu^un 
nouveau  marié  donnoit  à  ses  com- 
pagnons. 

CoNCHiiî,  conchoié y  cunchié  :  Sali, 
taché ,  souillé. 

CoNCHiEMENT  :  Mélange  d'une 
chose  médiocre  avec  une  bonne. 

CoNCHiER,  cauchier  y  conchoiery 
toncier,  cunchier^  cunciier  :  Souil* 


C  O  N 

1er,  gâter,  tacher,  barbouiller,  salir  ; 
faire  ou  dire  des  ordures  ;  mépriser^ 
tromper  ,  surprendre  ,  corrompre  » 
moquer  ;  coinquinare;  en  Prov.  couit- 
cha  ;  en  bas  Bret.  conchesa, 

CoNCHiERE  ,  conchieres  :  Làdie  ^ 
poltron  ;  sale  ,  dégoûtant. 

CoNCHiKURE ,  conchiement  :  Mo- 
querie ,  tromperie  ;  saleté  ,  ordure  » 
souillure  ;  coinquinatio. 

Concile  (tenir)  :  Causer,  jaser, 
parler  ensemble,  tenir  conseil, atsem- 
bler;  conciUuniy  consilium  a^ere* 

CoNciLLER  :  Conseiller,  donner 
des  avis,  prendre  conseil;  consiUare^ 

CoNciON  :  Harangue ,  discours , 
sermon ,  auditoire  ;  concio, 

ÇoNciPER  ,  conciver  :  ÇonccToir, 
engendrer  ;  concipere. 

Une  Virgine ,  diit*U ,  conçwerat  et  sî  tm* 
fanterat  un  fil  et  ses  non»  «ereit  Kiiinanael 
apcleii.    Sermons  de  S.  Bernard,  fnl.  6  ,  F*» 

CONCIRE.    Voyez  CON CILLER. 

CoNciTAiN  ,  concitieen  :  Conci- 
toyen ;  habitant  d'une  même  ville  ;^ 
d'un  mc^mc  pays  que  soi  ;  de  civis, 

CoNcivEMENT  :  Conccptiou  ,  ac- 
tion de  mettre  au  monde,  d'enfanter^ 
génération  dans  le  sein  de  la  mère  y 
concepûo ,  conceptus. 

De  b quelle  chose  estât  awertement ,  ke  Kî 
tôt  poUsaut  Deus  avaist  destineit  à  multiplier 
la  semepce  Abraham  parmei  Is^ac,  et  ne* 
kedent  si  est  escrit  :  Uaac  proia  lo  Sanior  p4ir* 
aa  famé,  portant  k*ele  astoit  brahaioge  :  or 
Deus  Toit  si  donat  concivement  à  Rebech«« 
•Se  Grégoire ,  Iw.  i ,  chap.  8. 

Ex  qua  reapertè  consttu,quia  omnipotent 
Deus  semen  jibraha  multiplicare  per  Isaac 
prœdestinaverat  y  et  tafnen  scriptum  ett  :  de^ 
precatits  est  Isaac  Dominumpro  uxore  tma, 
eo  qubd  esset  sterilis  :  qui  eJMudiint  eum  »  9t 
dédit  couceptum  Rebeccœ. 

CoNCivERAT  :  Concevra, 
CoNCLUDK  :  Non  recevable;  con- 
clue ,  terminée  ;  de  conclusus, 

CoNCLUER  :  Terminer,  finir,  ache- 
ter, conclure  ;  concludere% 


CON 

CoKCLU»  ,  eoncUUse  ,  roitelus  , 
conctiue  :  Conclu ,  achevé ,  expédié  , 
enfenné,  encloi;  de  conclaiax. 

CoHCLDBZ  :  Faire  taire  i  mettre  ad 
metam  non  loqai;  convaincre  ,  per- 
studer ,  faire  conclure  ;  concludere. 

Covco  :  Bassine  de  cuisine  sans 
anses}  en  Grec  honcM;  en  Lat.  concka. 

CoNCOBniHT  :  Convenable ,  pro- 
pre ,  conforme  ;  conconians, 

CoifcoRDi  :  Accordé  par  grâce  , 
par  faveur  ;  concordatus. 

CoKCDBiir  :  Débauclié,  celui  qui 
"nt  avec  des  concubines  ;  concubinui. 
>  CoHCDBiLLia  ,  concoilhir,  cor- 
cmliir ,  conqueillir,  conqiàliir:  Cueil- 
lir, ramaïKri  rassembler,  se  retirer , 
ae  réunir,  diriger-,  de  colà'gere. 

Car  il  coOTitnl  i  ttluj  i{al   •  toola  hi>- 


COR] 


•ci/le  l'ri> 

Biik  Hia 
■    f^OJfZ  CODB 


il'KK. 


CoHDiT,  conde ,  condé  :  Confluent 
on  emboaçlinre  de  deux  rivières  ; 
coHdate, 

CoRDBMKiDB  :  Sorte  de  Jeu  de 
cartes  qui  se  jouoit  à  trois  personnes. 

CoHDiBB  :  Arranger  ,  accommo- 
der ,  apprêter  ;  eondire, 

CoMDiTioir  :  Humeur. 

CoHOiTiORB  :  Qui  est  de  condi- 
tion ,  serf. 

CosniTiOXHRH  LRS  m^BiTiCEi  : 
Ccst  leicblrgerd'uaufruit^stipnler, 
faire  une  convention. 

CoifDOL  ,»in(fo(.*  La  partie  la  plus 
élevée  d'une  ornière  ou  d'un  sillon. 

CoHnoKAT  :  Retigirux  de  la  con- 
grégation de  S.  Sulpice ,  près  de  Ren- 
ne» en  Bretaf^ne  ;  coitdonatui  :  ces 
religieux  ëloient  louraii  aux  monas- 
tère* de  filles ,  comme  l'ordre  de  Fon- 

ConaoDLoia  :  S'affliger,  partager 

la  douleur  de  quelqu'un  ;  condolere. 

CoNDnoam  :  Espèce  de  clerc  de 


CON  »8Î 

chanoines,  et  cbonoine  du  second 


CoHiincTiBB  :  Conducteur,  offi- 
cier militaire  qui  conduit  une  troupe. 

CoHDniL  :  Ciiarretier,  voitorier; 
conductar. 

ConnciBB  :0n  npprioît  conduire, 
mettre  en  possession  d'un  béritafe 
dont  onavoit obtenu  l'assnrement on 
le  relèvement  ;  ce  qui  se  faisoit  par 
la  justice  du  lieu  ,  et  devoit  précéder 
le  ban  de  trcs  fond.  Voyei  Blir  et 

ElCHEMEHT. 

Conduis  :  Cantique,  action  de 
grâces  ;  de  c.anticam. 

Cou  Dui  SB  M  BUT  :  Conduit ,  canal  ; 
conduite  ,  direction  ;  conductiis. 

CoNnniSBim  ,  conduiséeur:  Cura- 
teur ,  chargé  de  procuration  ;  ceJui 
qtii  gère  les  alTaires  d'nn  pupille; 
eondiietar. 

Conduit  :  Boutique  ,  magasin  , 
atelier  ;  mule  ,  chemin  ;  droit  de 
péage;  condactus ;  acte  de  jnstice, 
terme  de  pratique  qui  «primoit  la 
possession  que  le  créa  ncier  et  oit  ob)i{>« 
de  prendre ,  par  autorité  de  justice  , 
de  l'héritage  déguerpi  par  er.ure- 
ment.  Voyes  ce  mot. 

Conduit  ':  Gouvernement ,  con- 
duite, action  de  mener;  il  s'est  dit 
aussi  pour  tuteur,  curateur. 

CoREssiNT  (faire)  ;  Faire  connol- 
Ire ,  faire  savoir. 

CoitBSTiai.B.  fo/ea  ColIHiT*BLIt■ 
CoNBSTlBLB$tB  :  La  femme  da 
connétable. 

CoNExiÉs  :  Dépendances. 

ConrABULATBUft  :  Conteur  de  fa- 
bles ,  diseur  de   contes  ;  cù^faliu~ 

CoHriniri.»Tioii  :  Entretien  ,  dis- 
cours familier. 

CoRriBDLBK  :  S'entretenir  aree 


a84                  C  O  N 

CON 

quelqu'un  ,  parler  avec  lui;  confa- 

CoTFiKiTi  :  AfUnité  ,  Toiùiiage  , 

bulari. 

proximité  ;  conflrdum. 

CoBFAis.   Foyez  Cospé*. 

CoNFtïCiHT  :  Celui  sur  qui  tombe 

CowriiTExVMT  :  farfaÎLement,  sé- 

une confiscation  ;  canfïscattu. 

rieusement  ,  comment ,  de  quelle  fa- 

Confit  :    Ruiné  ,  mon-,  de  coitr- 

çon  ;  cùnfectè. 

ftcere. 

ConFALOB  :Confrériede  pénitens; 

CoKFLÀERiE  :  Confrérie. 

c'est  aussi  le   nom  dontu:  à  chaque 

Cobflâ:is,   confiant,    confiants. 

confrère  ;  en  baa.  lat.  con/alo. 

confolent ,  confoulanC  :  Lieu  où  deus , 

CoNFiNiED   :   Enseigne  ,   guidon. 

rivières  se  joignent ,  confluent  ;  con-' 

Voyéi  GonFÀLOwaiEa. 

fluens,  conflueiitia. 

^     CoNFinon  yCOnfannnn.HtafeAw, 

CoHFticT  ,  conflit  :  Choc  de  deux 

étendard  de  troupe»,  et  bannières 

armées,  combat ,  rencontre  de  deux 

d'église,  yoyez  Gonpilou. 

choses  ;  confUctU! ,  confligium. 

De  Cl  qu'in 


oMibail 

«Og  q-U. 


Jt  <t/1IJ1  et  de  Profitai. 

ConrECTEUH  :  Gladiateur,  com- 
battant ;  confeclor. 

CoMp^BEHCB  :  Comparaison,  pa- 
rallèle ,  analogie. 

CoNFiBEE  :  Rapporter  en  partage 
de  succession  ;  entasser,  acciiranler; 
confereire  ;  comparer  ,  mettre  en 
présence  ;  conferre. 

CoNFEEMiKCEE  ,  Conformément  : 
Confimution  ,  assurance  ,  témoi- 
gnage 1  preuve  ;  confîrmatio. 

CoifFEBUED  ;  Confirmer,  rassurer, 
renouveler,  prouver  ;  confinnare. 

CoirrEEiiEnT  :  Droit  qu'on  pajroit 
au  seigneur  pour  la  confirmation  de 
quelque  privilège  ;  de  confinnare. 

Coufeeon.  Foyez  Cosfanow. 

CoKFis ,  conffi  :  Confessé ,  avoué, 
déclaré;  confenu!. 

CoKFiCRiEB  :  Confisquer;  consu- 
mer ,  dissiper  ;  confîcere. 

ConricT  :  Absorbé  ,  rempli ,  ima- 
giné ,  inventé  r  confictux. 

CoTiFinEKCE  :  Confiance  ,  assu- 
rance ;  confidentia. 

CoHriEcs  :  Des  confitures;  de 
ttuffiectura. 


CoHFoLEH  :  Fouler  aux  pieds  i  _ 
ter  bas ,  gâter. 

CoHFOHicE  :  Bornage  ;  l'action  de 
borner  un  champ. 

CosFORT  :  Soulagement,  aide  ,  ac- 
cours ,  consolation  ,  soutien  ,  encou- 
ragement 


û  qi  lo» 


onhliri 


Et  doun 
Chan. 

»  nouirl  confiirt. 

son  du  Chaurlain  Je  Ce^à. 

Cou  FORTE»  EUT  :  Encouragement, 
soulagement ,  consolation. 

Conforter    :  Aider  ,    soutenir  , 
consoler,  animer,  encourager;  c<w 

CoKFRiRiE  :  Confrérie,  tinion. 

CoNFREHANCE  :  Confirmation ,  a»- 
surance  ,  soutien  ;  confi^atio. 

CoHPUTKR  :  Réfuter ,  détruire  le< 
argomens  et  les  objections  d'un  ad- 

ConcÉ  r  Permission,  licence,  dî»- 
pense;  Ae  comineatus ,  selon  Ménage. 
Payez  Congéer. 

CoKCHABLE  :  Qui  peut  être  expnt 
se ,  à  qui  on  peut  donner  congé.  Do- 
maine coiigealilc  :  Domaine  dans  le- 
quel un  seigneur  peut  toujours  ren- 
trer ,  en  payant  à  celui  qui  le  tient 
les  améliorations  qu'il  y  a  Ailes. 

Coito^BR,  eof^Vr .-Donner congé ^ 


C  ON 

congédier  »  renyoyer ,  chasser,  ezpul- 
ter  i  cojyicere;  en  bas.  lat.  congeare. 

Sire  ConsUnt ,  ûflez  Toof-«nt 
De  ceti  moDstier  isnelemeot , 
J«  Tout  congie  de  sainte  YglUe , 
11  ii*i  aon  chanté  serrae , 
Tant  corne  tous  ccens  teres, 

PabL  de  Constant  DuhameL 

CoNOBRiE  :  Amas  de  plusieurs 
choses  réunies  sans  ordre. 

CoHGiE  :  Mesure  contenant  six 
teptiers;  congius,  congiarium, 

CoNOLE  :  Ce  qui  joint  les  bœufs 
attelés  à  un  chariot  \  de  conglornerare. 

CoHCNOissÀMEifT  ,  congnoissau-- 
nient  :  Avec  connoissance. 

CoNCNoissiERE  Counobscur , 
agent ,  homme  d'affaires  ;  cognùor, 

CoNGNOiSTEE  :  Counoitrc ,  avoir 
la  connoissance 9  découvrir,  apper- 
cevoir;  cognoscere. 

Mais  enfin  le  sang  fnst  estanchîez  et  pou 
à  pou  le  ceur  lui  reWnt  tellement  qu*il  com- 
mença à  congnoistre  ceuls  qui  estoient  entour 
lai  ;  tonte  celle  journée  et  la  noit  ensieu- 
Tant  se  tint  Tost  en  armes  entonr  la  court 
confessaus  que  tons  Tivoyent  par  un  seul  es- 
perit  et  ne  se  partirent  jnsques  ad  ce  qn*on 
•pperchut  qu*il  reposoit  ung  pou  par  someil 

Krqoo y  ils  rapportèrent  chacun  en  son  logcia 
ipoir  certain  du  salut  du  Roy. 
TratL  de  Quinte-Caret  y  liy,  8  ,fol.  ao4  , 

CoiroaiER  ,  congreger  :  Se  conve- 
nir, agréer  ensemble,  ramasser,  as- 
aembler,  adjoindre ,  convoquer  ;  co/i- 

CoNGEEGANDiNES  :  Religieuscs  ms- 
^uées  sous  le  nom  de  la  congréga- 
tion de  Notre-Dame  ;  de  congrex. 

CoifOREGUËR  :  Assembler.   Voyez 

COXGRÉER. 

CoTîGRiER  :  Clôture ,  barrière  faite 
avec  des  pierres  et  des  pieux  ,  et  qui 
est  placée  dans  une  rivière  pour  y 
retenir  le  poisson  ;  de  congregare. 

CoifocuENT  :  Convenable  ;  qui  a 
du  rapport ,  assortissaut  ^  congr^tens. 


G  O  N  s85 

CovGuiSB,  conquise  :  Acquisition. 

CoNBET  :  Petit  couteau  à  cerner 
les  noix. 

CoNi ,  conopée  :  Pavillon  ,  tente  ; 
conopeum, 

CoNiL  :  Lapin  ;  cuniculus. 

CoNissANCE  :  Intelligence  ,  discer^ 
nement ,  connoissance,  examen;  co^- 
nilio, 

Ifekedent  ke  tn  ne  soies  boisiez  de  la  co^. 
nissance  de  sa  Tie, 

DiaL  de  S.  Grégoire,  &».  z ,  chap.  4* 

2Ve  tamen  vita  ejus  cogolxioïke  fraudens, 

CoNJOiER  ,  conjoïr  ^  conjouir,  con^ 
Jqyer  :  Se  réjouir  ensemble ,  se  fê- 
ter, bien  recevoir  quelqu'un;  con-» 
gaudere, 

CoHJOuissAircE  :  Congratulation , 
plaisir,  embrassement,  accolade  ;  con- 
geminado. 

CoNJUROisoN  :  Conjuration. 

CoNK.ES ,  conques  ,  Usez  c^onles  , 
c'onqiies  :  Que  jamais ,  non  jamais. 

CoNNESTÂELE,  concstolde  :  Maître^ 
d*hôtel ,  off cier  d'une  maison ,  selon 
Borel  ;  il  s'est  dit  aussi  pour  che£ 
d'une  compagnie  ou  confrérie. 

Amis ,  ailes  as  conestabht 

£t  dites  qu*ilfl  mettent  les  tablée. 

Roman  de  PercevoL 

Connétable  ,  connesiable;  cornes^ 
stabuU  :  Officier  de  la  couronne  qui 
étoit  sur-intendant  des  domestiques 
des  écuries  du  Roi ,  et  dont  la  place 
étoit  devenue  si  considérable  ,  qu'on 
ne  pouvoil offenser,  par  voies  défait, 
celui  qui  en  étoit  revêtu  ,  que  la  per- 
sonne du  Roi  n'en  fût  elle-même  bles- 
sée. Le  connétable  avoit  la  garde  de 
Tépée  du  Roi ,  qu'il  recevoit  nue ,  et 
dont  il  étoit  obligé  défaire  hommage- 
lige.  Louis  xiii  supprijna  cette  charge 
en  iGj7. 

Dans  To&t ,  le  Connestabie  doibt  estre  che* 
TCtaigues  après  le  Roy. 

Jssises  de  Jérusalem ,  chap.  390. 


9t86  C  O  N 

Connétable  ,  conestable  :  Chef  de 
j^ns  de  gaerre. 

Hector  Teu  ot  fait  conestable 
Ht  g;f  ns  do  pied  et  ses  partiet. 

Roman  de  la  Destruction  de  Troixe. 

CoNNETABLiE ,  connestabUc  :  Com- 
pagnie ,  troupes  de  soldats. 

CoNNiL  ,  connin,  connit  :  Lapin  ; 
cuniculus  ;  en  Prov.  couniou;  en  ba:s 
Bret.  conicl;  en  Ital.  cordgUo. 

CoNNiLLER  :  Esquiver ^  fuir,  ter- 
giverser ,  chercher  des  défaites  ,  des 
subterfuges  ,  des  faux-fuyans  ;  en 
Prov.  counilia, 

CoNNiLLET  :  Jeune  lapin ,  lape- 
reau ;  cuniculus  ;  en  b.  Bret.  corùsell, 

CoNNiLLiERE ,  conîUere  :  Une  ga- 
renne ,  et  au  figuré ,  détour ,  échap- 
patoire ,  subterfnge  ;  cuniculum  ;  eu 
anc.  Prov.  couniliëiro. 

CoNNiNEUR  ,  conileur  :  Le  fermier 
ou  le  garde  d'une  garenne  ;  cunicu^ 
laris, 

CoNNivER  :  Négliger  de  punir  une 
faute  ;  dissimuler  ,  être  de  conni- 
■vence  ;  connivere. 

CoNNoiLLE  :  Quenouille,  bâton 
auquel  on  attache  de  la  filasse ,  du 
lin  ,  de  la  laine  pour  filer  ;  en  Prov. 
counoul  ;  de  colus, 

CoNNoissiERE  :  Counoisscur ,  ins- 
truit ,  savant  ;  cognitor. 

CoNoiNCNOLE  .*  Outil  de  tisserand , 
quenonille. 

CpNoissANCE  :  Reconnobsance  , 
gratitude  ;  cognitio. 

ConoiTRE  :  Avouer,  déclarer,  ré- 
véler, convenir  d'une  chose. 

CoNoiciTEs  :  Hérétiques  de  la  secte 
des  Eutychiens  ,  ainsi  nommés  de 
l'évéque  Conon ,  leur  chef. 

Coif  OPEU  ,  conopicu  :  Voile ,  ri- 
deau ;  conopeum. 

CoNOR  ,  conors  :  Consolation. 

CoNORTÂR  :  Consoler,  adoucir. 

Conque:  Quelconque, quiconque. 


CON 

Conque  :  Sorte  de  vase  à  boire  $ 
plat ,  ustensiles  de  cuisine  ;  concha  ; 
en  Grec  konché,  mesure  de  grains. 

CoNQUEREUR  .*  Couquéraut ,  capi- 
taine qui  a  subjugué  des  armées  et 
des  provinces ,  acquéreur. 

CoNQUERRE ,  conquerter,  conques- 
ter  y  conqueter  :  Conquérir,  faire  des 
conquêtes  ,  acquérir ,  amasser  ,  ga- 
gner ,  profiter  ;  conquirere.  Barba- 
zan  le  dérive  d'un  verbe  composé  dci 
ctun  et  acquirere,  acquisitum. 

Fox  fa, par  aaiate  Patrenottre, 
Dtex ,  quant  de  rot  fist  son  Apoaire  , 
Petit  i  conquesta  d'onor. 
Quant  on  trahi  Nostre  Seignor 
Yo«  le  renotaftes  troi  fois, 
Mok  fu  petite  vostre  fois: 
Si  ecte»  de  sa  compaignie. 
Paradis  ne  tos  a££ert  mie. 

PabL  du  Filain  qui  conquist  Paradis 
par  plaida 

CoNQUET  ,  conquerre  ,  conquest  : 
Gain  ,  profit ,  avantage  ;  en  ProT* 
conquérëmèn  ;  en  bas.  lat.  conquere* 
mentum. 

Et  pour  ce  ratendoit-il ,  que  il  Toloît  qMr 
il  fost  parçonnier  de  la  joie  et  dou  eottqutH 
de  la  dievant  dite  cité  d'Acre. 

GuUL  de  Tjr,/bL  345,  r^». 

CoNQUETs  :  Biens  qui  s'acquièrent 
pendant  le  mariage  ,qui  entrent  dans 
la  communauté ,  et  dont  la  moitié 
appartient  à  la  femme. 

CoNQuiLLiR  :  Cueillir;  de  colli-^ 
gère.  Voyez  Concueillir. 

Conquis  :  Abattu,  découragé. 

Conquise  :  Acquisition ,  emplette. 

C  o  N  Q  u  o  :  Une  auge  ;  concha. 
Voyez  Conque. 

CoNRAER,  conréer  y  conrer  :  Ap- 
prêter ,  préparer  un  festin ,  un  repas. 

CoNRÀiRs :  Conrard  ,  ou  Conrad» 
nom  d^homme;  Conrardus^  Conradus. 

CoNRASERiE,  corrascHe  :  Office  de 
maitre-d'hôtel  ou  de  cellerier  d'un 
couvent. 


CON 

CeifKisnft  :  mâitre-dliôtel  ;  qui 
a  soin  de  la  table  d'ua  seigneur  ;  en 
ane.  ProT.  conrazier,  le  cellerier  d'un 
eonyenU 

Côsaiam  :  Avoir  soinf  arranger, 
préparer,  bien  recevoir,  bien  traiter  ; 


CoHata  :  Tanner.  Cuir  conré:  Cuir 
Canné. 

Coiraoi ,  conrott,  tonroy  ,  corée  , 
coroi,  coroys  :  Détour ,  troupe ,  codi- 
pagnie ,  provision,  soin ,  suite ,  train, 
pr^aratif,  appareil,  ordre,  rang, 
arrangement ,  projet ,  dessein ,  repas, 
droit  de  gîte.  Jvot'r  conroi ,  prendre 
conroi^  Avoir  soin ,  faire  cas  de  quel- 
que cbose  ;  cura. 

Or  ait  pîtié  chacim  de  soy  ; 
Car  «*jl  n*en  prent  hatif  conrqy 
He  puet  faillir  à  isort  fobite. 

Helinand, 

Coif  aouE ,  conréeur,  conreur,  coFt- 
foiour ,  couratier  :  Tanneur,  cor- 
royeur  ;  coriarius. 

CoHaoT,  conroi't.  Voyez  Coheoi. 

CoiraoTEE  ^conraer,  conréer, con- 
roier  :  Traiter  quelqu'un ,  lui  faire 
du  bien  ;  préparer ,  disposer,  ordon- 
ner ,  arranger,  ajuster,  régler,  équi- 
per, gouverner,  prendre  soin;  curare. 

ÏÀ  ehiralier,  ne  M  borjoi*, 
lÀ  plue  raillant,  li  plat  cortols. 
Qui  iniex  puet ,  miez  se  coriroie  , 
Xi  une  por  Tautre  se  derrole. 

Aoman  dAtyi  et  de  Profilât, 

CovâOYEa  :  Donner  la  préparation 
«a  cuir  après  qu'il  est  sorti  de  la  tan- 
nerie ;  corium  subigere. 

CoKavE  :  conrrye  :  Clôture  faite 
avec  des  pieux  dans  une  rivière,  pour 
y  retenir  le  ])oisson. 

CoNS  :  Caché  ;  cnniUtus, 

Coif  s  ,  lisez  c'ons  :  Qu'on ,  que 
Yotiy  que  on. 

Coif SAU  ,  consauls ,  consaulc,  con- 
gaus  ,  consaux  ,  conseuls  ,  corueus  , 
€onsoU ,  cojUueu  :  EcLevin ,  consul  i 


C  O  N  i«7 

dessein ,  sentiment  ;  résolution ,  avis, 
conseil ,  délibération ,  projet  ^  coft^ 
sul ,  consulta,  consilium. 

Lî  Du«  et  U  Prince  et  U  Roi, 
S*en  devTOÎent  bien  couseillier  » 
Graut  consaus  ï  aorolt  mettier. 

La  Bible  GaioL 

Boinereos  eit  ki  ne  s*acorde  mie  as  eonsaui 
des  félons.  Roman  du  Saùu  GraoL 

CoNSÂUs  :  Jurisconsultes  et  offi- 
ciers consultés  par  le  souverain  ;  con- 
seils des  provinces  des  Pays-Bas  et 
du  Luxembourg ,  auxquels  le  souve- 
rain conununiquoitles  lois  qu'il  a  voit 
dessein  de  promulguer  ,  afin  qu'ils 
donnassent  leur  avis  ;  en  anc.  et  mod. 
Prov.  cossol ,  cassoul  et  consou» 

CoKSAUT  :  Conserve ,  console. 

Or  pri  je  en  la  fin  an  Setgneor  qui  ne  meot , 
Qui  eonsaui  tout  prudomme  et  tons  pccliears 
amant. 
Complainte  de  Sainte  Eglise ,  par  IbUebeafi 

CoNscHANTE  :  Consente,approuve« 

CoNSE  :  Consul  ^  échevin  ^  c<msmL 
Voyez  CoNSAu.         » 

CoNSEGUxif ,  creusequÎM  :  Coupe , 
gobelet ,  vase  à  boire. 

CoNSEiGNBua  :  Celui  qui  est  sei- 
gneur ,  conjointement  avec  quel* 
qu'autre  ,  d'une  terre  ,  d'un  pays. 

Conseiller  :  Raconter  à  voix 
basse  ;  parler  a  l'oreille  ,  prendre  et 
donner  avis  ;  consulter  ,  examiner  , 
décider  ,  juger  ,  aider  ,  pourvoir  ; 
consultare,  consiliare. 

Estions  une  fois  Sorbon  et  moi ,  burani  et 
mangans  à  la  table  dudit  Seigneur  Roj,  et 
parlions  conseil  Tnn  à  Tautre  :  Quoi  Toiar.t 
le  bon  Roi  nous  repriut ,  vou»  faites  mal  <le 
conseiller,  parlez  haut  aftin  que  ros  compai- 
gnou»  ne  doublent  que  tous  parlez  d*eax  tJk 
mal,  et  que  en  medissez. 

Joinville ,  3Iss.  de  la  Bibl,  bnp,  ,foL  6. 

Conselt  :  Aide ,  conseille. 

CoNsÉMiNK  :  Terre  ensemencée  de 
plusieurs  sortes  de  graines  ;  co/i^c*- 
minaa. 


d88  C  ON 

CoirsEH  9  cosin  :  Parent ,  cousin  $ 
^onsanguineus. 

Consens  ,  consense  :  Consente- 
ment^ permission  ,  complicité  \  con^ 
sensus. 

Et  chil  qui  rien  tolir  oe  pense, 
£t  pour  Dieu  doune  ta  despense, 
£t  riens  n'a  fors  de  labour  droit; 
Mais  d'autnii  crieme  est  en  ofTence 
Quide  11  que  rers  Din  le  tence, 
Li  dons  que  li  poures  rechoit. 
Faus  est  qui  sour  cliest  gage  acroit 
Chil  qui  en  tel  auniosne  croit, 
11  accuse  Din  de  consense. 
Se  Taumosne  rers  Diu  tensoit, 
Hom  tant  corne  en  crieme  soit. 
Dont  livre  Diex  péchiez  à  cheuse. 
"Miserere  du  Reclus  de  Maliens,  strophe  67. 

Consens  (jour  du  )  :  Jour  où  la 
résignation  d'un  bénéfice  est  admise 
en  cour  de  Rome. 

CoNSENsoiT  ,  lisez  c'ons  en  soit  : 
Qu'on  en  soit ,  par  exemple ,  averti. 

Consent  ,  conseut%  :  U  atteint ,  il 
approche. 

•  CoNSENTEREs    :    CompHcc  ,   qui 
consent  ;  de  consentirez 

CoNSENTEUR  .*  CcIui  qui  donne  son 
consentement  à  quelque  chose. 

Consentir  :  Donner,  accorder 9 
convenir  ,  approuver  ;   consentira 

Conserve  :  Réservoir  d*eau  ;  co/i- 
servatio, 

CoNSEUE  :  Atteinte ,  frappée ,  du 
▼erbe  consuivre.  Voyez  Consievir. 

CoNSEULs  ,  consens  :  Projet ,  des- 
sein.   Vojrez  CoNSAU. 

CoNSEus  :  Atteint ,  frappé. 

Et  li  Quens  premiers  à  ses  engieoA 
XJ  il  faisoit  traire  mairiens, 
De  la  rebonde  d'une  pierre 
Fu  conseus  el  chief  derrière, 
Arrière  fu  porté  bleciés, 
La  vesprée  s'est  acouciés. 

Philippe  Mouskes. 

CoNsiAUx  :  Co-habitans ,  associés  : 
consocii  y  conservi, 

CoNsiEAQB  :  Garde,  conservateur; 


CON 

de  conservare;  en  bas.  lat.  coruirgua* 
Consievir  ,  consuir ,  consuivir, 
consuivre  :  Courir  après  quelqu'un» 
le  joindre  ,  poursuivre  ,  atteindre , 
frapper ,  blesser  ;  cùnsequi  ;  et  ju^r, 
arrêter ,  convenir  ;  consciscere. 

CoNsiCE  :  Somme  que  Ton  cou* 
signe  pour  caution  ;  consignation 

Co  NSiE  é  E ,  consirrée  :  Désir  amou- 
reux ,  tendre  passion  ,  ou  fille  aimée, 
n^itresse  chérie ,  considérée ,  suivant 
Tauteur  du  Glossaire  des  Chansons 
du  Roi  de  Navarre  ,  qui  n'hésite. pas 
à  le  dériver  de  considerata,  et  il  cite 
à  Tappui  de  son  assertion  ces  deux 
vers  d'un  anonyme  >  qui  déposent 
contre  sa  méprise. 

De  li  font  tuit  mi  consirre 
Ne  pans  riens  al  qu'à  la  bele. 

Dans  la  vingtième  chanson  du  Roi  de 
Navarre ,  page  4^  »  je  trouve  : 

Chascnns  dist ,  qu*il  muert  d*amort» 
Mais  je  n*eu  quier  jn  morir, 
Miex  aim  sofrir  ma  dolors , 
Vivre  et  atendre,  et  languir  « 
Qu'ele  me  puet  bien  merir. 
Mes  maus  et  ma  consirée  :  * 
N*aime  pas  à  droit,  ki  bée 
Là  où  ne  puet  avenir. 

*  n  y  a  dans  le  Mss.  n^*  76x2,  76x3 ,  de  la 
Biblioth.  Impér.  conserée. 

ce  qui  doit  être  traduit  par  : 

Chacun  dit  qu*il  meurt  d*amour ,  mais  je  ne 
cherche  point  à  en  mourir  ;  j'aime  mieux 
souffrir  ma  doulenr,  languir,  attendre  et 
virre ,  parce  que  celle  que  j'aime  peut  biea 
me  récompenser  de  mes  maux ,  et  de  la  longue 
absence  que  j*ai  soufferte  :  celui'  qui  riae  oà 
il  ne  peut  parvenir,  n'aime  pas  arec  raison. 

Voyons  encore  la  vingt -cinquième 
chanson ,  page  55. 

Miex  aim  mes  dolors 
Soffrir,  et  les  grans  pavors. 
Que  soffrir,  raint  consirée. 

Mieux  aime  souffrir  les  douleurs  et  les 
craintes  que  cause  l'amour ,  que  de  me  priver 
d!aimcr. 

Ce  mot   signifie   donc  9   distance , 


CON 

iépttatîoii ,  pviTation,  absence^  élèi- 
gnement ,  retard  ;  il  vient  de  con- 
scMiere^  arracher,  rompre ,  sépr.rer. 

CoNSiEEE  :  Se  priyer ,  s*absteiiir , 
s*^oîgner ,  retarder  ;  de  conscindere, 

CoNsiRRER  ,  suhti.  !  Distaoce ,  sé- 
paration ,  éloignement  «  absence. 

CoTTsoiL ,  consols  :  Conseil ,  avis , 
résolution  ;  consilium  ;  en  bas  Bret. 
M:onsailh,  A  <onsoil  :  en  secret.  Voy. 

CONSAC. 

Cist  consols  eit  teereîy ,  ne  nel  seyrent  m 
li  «min  non.   Serm.  de  S.  Bernard,  fol.  1 1 3. 

Contilinm  istnd  est  secretutn,  quod  soUs 
mredatur  amicis. 

CoHsois  :  De  son  plein  gré. 

Consolât  :  Comté  :  c'étoit  aussi 
le  nom  qu'on  dounoit  à  une  juridic- 
tion d'échcvlns  appelés  consuls^  ton' 
su/a  tus.  Voyez  Cowsau. 

CoNSOT.EMKNT  Soulagement  ^ 
adoucissement  que  Ton  apporte  aU 
chagrin  ,  à  l*alTIiction  de  quelqu'un  ; 
consolamctitum ,  de  conso/aiio. 

CoNSOLRUR  :  Qui  console, qui  adou- 
cit les  chagrins  ;  consolator. 

Cou  sou  ERS  :  Sœurs  de  confrérie  ; 
formé  de  cum  et  soron 

CoNSPÂRGER  :  Répandre 9  verser, 
épancher)  étendre;  conspergere. 

CoNSPàRS  ,  consparse  :  Aspergé  , 
répandu ,  arrosé ,  versé  ;  conspersus» 

Preng  an  tmI  de  U  Ttcherie  et  deux  moiH 
«DM  niant  ioiles ,  et  pains  sans  lereinf  et  U 
crontte  can»  mie ,  laqœle  toit  de  oile  cofw* 
p€tr»e,  eC  U  tnrtel  ails  soient  oins  de  oile. 

Trud.  de  la  Bible,  Exode  29,  'vers,  i. 

ToQe  vitulum  de  armento,  et  arietes  duos 
immacu/atos ,  panesçue  azymos,  etcrustulam 
absque  fermenta ,  quœ  conspersa  su  oho , 
imputa  quoque  asyma  oleo  lita. 

Conspirer  :  Chercher ,  prévoir. 

On  Toit  sonrent  dn  joor  k  lendemain 
Attcna  Tirant  estre  sain,  dru>  et  gras , 
Qui  tost  est  mort  dormant  entre  deux  dras, 
Kt  ne  «cet  on  les  moyens  conspirer. 

Dance  aux  Aveugles ,  page  70. 
I. 


CoKsai  !  Pain  apprêté  avec  beau* 
coup  de  soin.  Voytz  Cokroi. 

CoHssotJS  :  Échevin  ^  officier  d*une 
ville. 

CoNSTABULÂiRB  c  Gouvemeur  de 
chAteau  ,  châtelain  ;  constabularius» 
Voyez  Châstelaiit. 

CoNSTER  :  £tre  certain  et  évident, 
être  assuré  d*un  fait  ;  de  constarc. 

CoFSTRANGE  ,  constraignement  , 
coMstregnement ,  constrente  :  Con- 
trainte ,  violence  ;  de  constringere. 

CoNSTUM E  :  Habitude ,  coutume  \ 
consuctutio. 

CoNsuiR,  consivre,  consuivir,  con^ 
suii»re  :  Poursuivre ,  atteindre  ,  join- 
dre quelqu*un  ,  frapper ,  imiter ,  ob* 
tenir ,  acquérir  ^  s'attirer  ;  consequU 
Voyez  CoxtsiEviR. 

n  entrecoupît  le  eliemîn  que  oneqnei  par  les 
TÏngt  homes  ne  fu»t  advisé,  si  s*en  rint  ferif 
sur  les  dix  Chevaliers.  U  eu  consuivit  Tung 
de  sa  lance  que  moult  estoît  roidc  et  forte  , 
en  tel  party  qne  tant  oultre  le  Corps  luy  passa» 

Roman  de  Cerard  de  Nevers, 

Coif suiVRiER  :  Mot  cité'par  Borel , 
qui  n*en  donne  pas  la  signification  t 
je  pense  qu*il  n*a  pas  existé  ;  il  devoit 
lire  consirrcr»  Voyez  ce  mot. 

CoNsOL  ,  consulteur  :  Conseiller  ; 
consuUor,  Le  Roi  et  ses  consuls  en  fn* 
rent  contens.  Froissari,  Voy.  Consau* 

Consulat  :  Conseilla ,  aida  ;  du 
■  verbe  conseiller. 

CoNsuLTRicE  :  Celle  qui  conseille 
ou  que  Ton  conseille. 

CoNsuRE  :  Avertissement, semonce. 

Conta  m  N  :  Né  dans  un  comté , 
paysan  ,  habitant  de  la  campagne. 

Contamination  :  Souillure  ,  ta-* 
che  ,  salissure  ;  contaminatio. 

Contaminer  :  Souiller  ,  pourrir; 
g&ter ,  tacher ,  corrompre  ;  conta^ 
minare, 

CoNTAXNER  ,  coniemncir  :  Mépri- 
ser ,  dédaigner ,  rejeter  ;  conUtnnêre, 

T 


ago  C  O  N 

CoirTAircmm  «  cantander,  cordant 
cer  :  Disputer ,  contester. 

CovTAssB  ,  contencon  :  Contesta- 
lion  ,  débat ,  dispute  ;  de  contendo. 

CoNTB  :  Discours;  tenir  conte,  ja- 
ser ,  parler. 

CÔNTJê  :  Nombre ,  calcul ,  suppu- 
tation, dénombrement  ;  computatio, 

CoHTSCRBK  :  S*attacher ,  se  pren- 
dre, toucher,  et  tacher  qui  est  la 
même  chose  ;  de  tactuin,  participe  de 
iangere. 

C*«tt  gnnt  dorieur ,  quant  eette  téclu 
A  maint  preudomes  •!  contécht  .* 
Cil  qui  d*ivreftte  eft  entechiez, 
n  ett  «ongîi  k  t(Au  nechles. 

Gautier  de  Comti,  Kw,  t ,  chap.  7. 

CoUTBiT  ,  contée  ;  Comté  ;  comi- 
tatus,  La  conteit  de  Lucemburg  :  Le 
comté  de  Luxembourg. 

CoKTSMif  AiTT  :  Méprisant ,  dédai- 
gnant ;  cofUemnens. 

CoifTBMHEMBAT  UB    JUSTICE  :  Rc- 

Ibs  de  comparoitre  ou  d'exécuter  ce 
que  le  juge  a  ordonné. 

CoNTEHHBR  .'  Mépriser ,  dédai- 
gner ;  contemnere, 

CoiTTEXPLB  (en  ce)  :  En  ce  même 
temps. 

CoNTEUPHEMEifr ,  contempt:  Mé- 
pris ,  dédain  \  contemptus, 

CoNTEMPORAN CE  :  Contemporain , 
du  même  temps;  formé  de  cicm  et 
tempore, 

CoNTBMPS  :  Débat,  dispute ,  que- 
relle ,  contestation ,  dissention. 

CoHTEMPTKuR  ,  contcmptor  :  Qui 
méprise ,  qui  dédaigne  ;  contemptor, 

CoHTEMPTiBLE  .'  Méprisable  ,  ab- 
ject ;  contemptibilis, 

CoNTENCER  ,  contcncicr  ,  conten- 
dre  :  Disputer  ,  quereller  ;  avoir 
droit  de  contester  ;  se  conduire ,  pré- 
tendre ,  débattre  ;  contendere. 

|f  e  je  ne  «ai  si  font  ne  si  hardiz , 
/Que  vers  âatiori  osaite  point  coiuendre, 

ChastÊimn  de  Cou^, 


CON 

Co  VTKircrâ  :  DâMttB ,  coiitetléft 
CoNTEUçoif ,  contempt ,  ccmêemds^ 
contents,  content ,  contentieux  , 
tention  :  Dispute ,  querelle ,  dîi 
tion  ,  débat ,  difïérend ,  procèt,  eeiir 
testatioB  ;  contentio. 

Penser  d^aro^r  <tté  beurcai.  « 
C*eit  àmr  morcean  à  avaler  ; 
Kt  nng  des  toormetu  dooleorenx 
De  quoy  l'on  sache  point  parler  : 
Mais  bien  sauray  diMlmnler, 
EscbeTer  hainef  et  contends. 
Rire,  flaUer,  taire»  celer; 
a  faalt  TÂTre  aelon  le  teiapa. 
Dance  aux  Aveu^Us ,  pae.  3  xo.  Débat  dt 
lomine  Mondain  et  au  ÂeSgieux. 

Cou  TEND  RE  :  Disputcr,  contester» 
contrarier,  tâcher,  faire  ses  efforts  ; 
contendere. 

CoNTENEMEHT  ,  contiennement  : 
Contenance  ,  conduite  ,  maintien , 
posture  ;  le  contenu  d*une  chose  j 
état ,  revenu  ;  de  continere. 

CoNTENERSJÊ  :  Se  comporter. 

CoirTEHS,  contend ,  content:  Tout 
contens  :  A  Tinstant,  dans  le  moment, 
sur-le-champ.  Fojrez  Cowtençon. 

O  Créateur  da  monde  ! 
Raconte-moi  tout  content. 
Le  nombre  pur  et  Aïonde 
Des  geirtes  de  ton  sauf. 

Candifue  iur  ta  Patsion, 
CoiTTENUE  :  Fièrre  continue. 

Or  artnt  ainiri  que  une  contenue  me  prîst , 
p«r(|ao«  j*alai  au  lit  »  et  tonte  ma  meanâ»  awsii , 
ne  Miques  ua  jour  toute-j*ur  je  aVi  «mquar 
qiH.  me  peuac  atdier ,  se  lever. 

lainvfHe,  foi,  %iS  dm  Mu, 

CoNTEOR,  compteur:  Calculateur, 

avocat ,  exposant ,  homme  commis 

pour  exposer  et  narrer  devant  les 

juges  les  faits  d*une  cause;  compu^ 

tator. 

Conteor  est  que  aucun  establit  pour  conter 
pour  lut  en  cort. 

ancienne  eoustume  de  NomuuuSe. 

CovTKOBp  conteours,  conteres,  con^ 
terre,  contieres  :  Faiseur  de  contes  , 


CON 

&&tt]Ule)  qui  inventant  des  dits 
ttgrëables  ,  alloit  les  réciter  dans  les 
chAteaux.  Voyez  JoNOLsoa. 

d«fgnor,  après  le  fsbloier. 
Me  vueil  à  Toir  dire  apoîer, 
Quar  qui  ne  set  dit'e  que  fables , 
M'est  mie  contetre  resgnables. 
Pour  à  hante  cort  k  servir, 
$*il  ne  sait  roir  dire,  ou  mentir. 

Fahl.  du  Convoitox  et  d«  t Envient, 

CoNTEaiE  :  Procure  ou.  cellerie 
d'un  monastère  ;  Heu  où  l'on  paie  , 
et  où  Ton  reçoit  de  l'argent. 

CoNTJÊROGAa  :  InteiToger ,  deman- 
der, questionner;  m/^rrogn/v. 

CowTEST ,  conteste  :  Contestation  , 
querelle  ,  procès  ;  contestatio. 

CorfTRUR.  Voyez  Couteoe. 

CoTf THoAAL  :  Femme ,  épouse. 

CoNTiciNiE  :  Temps  calme  et  do  ui; 
conticinium, 

CoifTiEKNEWEiTT  :  Contenance  , 
maintien  ,  disposition  ,  condnîte  ; 
continentia.  L'auteur  ,  faisant  le  por- 
trait de  sa  mie  ,  dit  : 

Et  qui  plus  est  son  doulx  conttennement , 
Fait  à  propos,  demonsvre  proprement, 
L^innocence  d'une  humble  pastorelle; 
Maistresse,  elle  est  de  parler  sagement. 
Aller,  venir,  soj  tenir  gentement, 
Yertu  du  mondé  en  elle  ne  se  cele; 
Ainsi  bonne  est ,  et  belle ,  et  telle  qtt*ell« 
Mieux  désirer  on  ne  puet  à  plaisir. 

Les  Bakuies  de  Bourgogne, 

CovTiifiJE  :  Suivant,  qui  vient 
après  ;  fièvre  continue. 

CoHTivutirrÉ  :  Suite ,  continuité , 
dépendance  d*une  même  chose. 

CoNToas,  contour iQxyOLXt'i cornes. 
Nos  anciens  poètes  n'employoient  ce 
mot  que  pour  la  rime  :  ils  ne  s'en 
servoient  ni  au  milieu  du  vers ,  ni 
dans  la  prose.   Voyez  Conteoa. 

Cel  jor  il  i  ot  maint  Prince , 
Maint  Duc  et  maint  (Àmtors. 

Homan  d'Ourson  de  Deauvois, 

CoifTou»  :  Margulllicr,  conseiller; 
assemblée  de  juges. 


CON  291 

CoKTBAtoovT  :  Terre  qu'on  donne 
pour  suretéd'une  rente  ou  d'un  cens 
dû  sur  un  autre  fonds. 

CoKTRA-coRBJB  :  AUcr  au-devant» 

Contraction  :  Action  utile  ;  ac- 
tion qui  donne  le  droit  de  contrain- 
dre son  adversaire  à  faire  ce  qu'on 
lui  demande  :  contractîo. 

Contractuel  :  Ce  qui  est  stipulé 
par  acte  ou  par  contrat  ;  de  contractas. 

Contrabant  :  X^ontractant ,  qui 
passe  un  acte,  un  marché;  contreJtens, 

Contraier  :  Contracter,  faire  un 
traité ,  s'engager  ;  contrahere.  . 

Contraicnable  :  Qui  peut  être 
contraint  à  faire  ou  à  payer  une  choseï 
constringendus, 

ContraigHekent  :  Contrainte^ 
violence. 

CoNtRAiNTisvKMENT  :  Par  con* 
trainte,  par  force. 

Contraire  ,  contrere  .*  Accident  » 
malheur ,  chagrin ,  adversité,  ennui  1 
peine  ;  contrarietas ;  ennemi ,  adveiv 
saire;  contrarius* 

Il  fut  assez  derant  troublé  { 
Mais  ore  est  son  mal  redonUé, 
Comme  de  mort  est  assailli 
Quant  Bel-acueil  lui  est  faill!, 
Poufquoi  li  faites  tel  contraire. 
Trop  grant  mal  \nj  fait  amour  traire. 

Romeui  delà  Rote. 
Promesse  tans  don  ne  Taut  gaires, 
Aroir  me  fait  tant  de  ctmtrairés , 
Que  nnl  n'en  puet  taroîr  le  nombre. 

Bornai  de  là  Rose,  ' 
Ja  si  lui  ont  la  toix  enclose 
Que  haut  crier  ne  puet  oa  n*OBe , 
Ke  savons  que  il  vuelent  faire;.... 
Mais  il  luy  font  trop  de  contrmre. 
Mors  est,  se  tantost  n'a  secours. 

Bonum  de  la  Bose, 

CoNTRAiRiER  ,  Contraire  :  Resser« 
rer ,  rétrécir,  retirer,  attirer ,  gagner, 
assembler , et  contracter;  contraAere. 

Contrait  ,  contret  :  Contrefait , 
mal  fait ,  estropié  ,  difforme ,  boi- 
teux ,  qui  a  les  membres  desséchés  ; 
contractus  ,  partie,  de  contfuho. 

a 


aga  C  O  N 

Contrait  ,  contrants ,  contraux  : 
Contrat ,  marché,  accord  '^  contractas. 

CoNTRAiTURE  :  Contraction  de 
nerfs ,  perclusion  ;  contractio. 

Et  Jhesus  Tenans  en  nn«  citée ,  es  vos  qae 
l*eii  lai  offerri  uns  boa&  deshetié  d*au«  eon- 
troiture  gUanf  sor  son  lis ,  et  Jhesus  voians 
lour  foif,  il  di«t  au  contrait  :  Mil  fil,  soiea  fia , 
tes  pedués  te  sont  pardonez» 

BM  Historiaux. 

CovTEALiER  :  Contrarier  ,  con- 
tester ;  ne  pas  éU/t  du  même  avis  , 
aller  contre,  dont  on  a  fait  contrôler , 
contraire  ;  en  bas  Bret.  contrall,  con- 
troU. 

CoNTRÂLiEUx ,  contralious  :  Que- 
relleur, contrariant;  contrarias, 

CONTRÀPLEGEMEIIT  ,    COntl^ applc- 

gement  :  Caution  que  fouruit  le  dé- 
fendeur. 

•  Co5trà8T  :  Différend ,  dispute , 
opposition,  contradiction.  ' 

Contraster,  contrastar:  Résister, 
i*opposer,  contredire  ;  de  contra-ire, 

CoKTRATBUR  :  courticr. 

CoNTR^ABLE  :  Opposé ,  COU  traire  ; 
contrarias. 

CoNTRE-ADYEU  :  Oppositiou  à  une 
demande  ou  complainte  ;  d*où  contre- 
advouer,  former  opposition ,  et  con- 
tre^advoueury  celui  qui  la  forme. 

Contre- a>6tal  :  Étai ,  barre  d*une 
porte ,  poteau ,  appui  ;  de  podium. 

Contre  AUX  ,  lisez  contre  aux  : 
Contre  eux ,  envers  eux. 

Contre-avant  :  Auvent,  contre- 
Tcnt. 

CoNTREcimiéE  :  Armure  pour  dé- 
fendre le  ventre  et  les  intestins. 

CoNTREDAiGJfER  :  Répliquer,  con- 
tredire, repartir,  riposter,  réfuter. 

CoNTRSFORCHiER  :  S^cfforccr,  ré- 
tbter  contre,  se  défendre,  tenir  tète. 

CoNTRKGACE,  contregagairc  :  Cau- 
tion ,  nantissement ,  représaille. 

CoNTREGAiciER  :  Uscr  dc  repré- 
aailles ,  rendre  la  pareille. 


CON 

CoNTRERAUT  :  De  bas  en  haut; 
contra  aUunu 

Co  NT  REM  AND ,  contrcmant,  contre' 
ment  :  Excuse ,  moyen  pour  différer 
un  ajournement  personnel. 

CoNTRK-MONT  :  En  remontant,  en 

haut^  en  montant  ;  arbres  d'un  grand 

contremonty  d'une  grande  hauteur  ; 

contra  montem. 

Bon  fait  bienfait  continuer. 
Sans  varier  et  tans  muer; 
Je  te  proeuve  par  le  nageur 
Qu^en  ce  cas  aérobie  le  pécheur; 
Le  nageur  sa  nef  demaine 
Trestout  contremont  de  saine , 
Tandis  nage  en  contremont, 
£n  labourant  il  va  amont; 
Tant  va  amont  comme  il  labeur* 
£t  trestoudis  monte  au  desseure. 
Et  quant  advient  que  il  s'oublie, 
Qu*à  nagier  ne  labeure  mie , 
Et  qu*il  y  laisse  entrevale, 
La  nef  arrière  se  ravale , 
Et  arrière  contreval  revient. 
Boman  du  second  Renard  ,f<U*  9$,  F**. 

CoNTREMONTER  :  Gagucr, augmen- 
ter, faire  des  progrès. 

CONTREPAN.  Voyez  CoNTRABOUT. 

CoNTREPANER  :  Compcuscr,  don- 
ner en  équivalent. 

CoNTREPART  :  Partie  adverse. 

CoNTREPENSE  :  Réfléchi ,  médité. 

CoNTREPETTER  :  Imiter ,  contre* 
faire ,  être  le  singe  de  quelqu'un. 

CoNTREPLEGE  :  Lc  répondant  de 
la  caution ,  et  la  caution  même.  Voj* 
Plage. 

Contre-rabat  :  Saillie  de  chemi- 
née, le  manteau. 

CoNTREROLEux  :  Crîtiquc  ,«celui 
qui  contrôle  les  actions  d'autmL 
CoNTRBSTANT  :  Nonobstant,malgré. 

CoNTRESTER ,  contrcsteir,  encontre^ 
ester  :  Résister ,  tenir  contre  quel- 
qu'un ,  s'opposer. 

Deux  manières  sont  de  torffait  ;  li  mie  est 
qui  le  fait ,  li  autre  est  qui  mie  ne  contreste  à 
ciausqui  le  font  as  autres,  et  c*est  aussi  blas- 
i&able  cose. 

Brunetto  Latini  en  ton  jyesor,  Hv.  au 


CO  N 

CoNTEETAiLLs  :  Terme  de  musi- 
cpie ,  Tespèce  de  Toix  que  nous  appe- 
lons ténor. 

CoiTTEETENEUE  :  Haute-contre. 

CoNTRETENiE  :  S*opposer,  empê- 
cher, contenir,  modérer. 

CoNTAEuvE  ,  contrevtUUc ,  contre- 
9ue ,  controvaille ,  controuvaille ,  cort^ 
trouveure  ,  controuvure  ,  contrueve  : 
Imagination ,  invention,  fable,  conte, 
mensonge  fait  à  plaisir  ;  contextus. 

Mais  qai  roara  saroîr  fans  faille, 
No*  deux  non»  et  tans  controuvaUlep 
Tccj  cornent  on  les  sara. 

Confort  d^Ami^ 

Dî  to«t  à  ton*  san«  controuvure. 
Que  tenir  Tueil  cort  à  droiture, 
£1  moi»  après  la  Saint  Rémi , 
Weil  qne  tous  soient  devant  ml. 
Car  tenir  rourraî  cort  pleniere. 

FahL  de  la  Court  de  Paradis, 

Coif  TEE-VÂL  :  En  bas ,  en  descend 
dant;  contra  vallein. 

CoiTTREVÀNGE  ,  contrcvcnge  ,  conr- 
trevengement  :  Vengeance  ,  repré- 
sailles. 

CoNTREVEWOUER  ,  contrevcngcr  : 
Se  venger,  user  de  représailles. 

CoNTRisTER  :  Affliger ,  attrister , 
donner  du  chagrin  ;  contristare, 

CoKTROVERSiON  !  Qucrelle ,  dis- 
pute, démêlé,  différend  ;  controversia. 

CoNTRuiT  :  Mal  fait ,  contrefait. 
Voyez  Contrait. 

CoHTUM AcioN  :  Contumacc ,  terme 
de  pratique. 

CoNTOMiLiE  :  Injure  ,  affront  ; 
Contumelia, 

CosTUM^LiEusEMEiiT  :  Outrageu- 
sement ,  d'une  manière  injurieuse  ; 
contumeliosè. 

CoFTusiÉLiEUx  :  Outrageant,  in- 
sultant ,  injurieux  ;  contumeliosus, 

CoNTus  :  Meurtri ,  broyé ,  froissé , 
^ai  a  ont  contusion  \  contusus^ 


C  O  N  ag3 

CoNUi  :  Pour  connu. 

Sire,  fet-ele,  or  w*esbahU, 
De  ce  qn*aInço!»  ne  tous  eonut. 
Je  TOUS  ai  fet  monlt  grant  amiî. 
Et  si  B*eii  tieng  or  moult  por  foie» 

FM»  des  Braies  au  CordelèBr» 

CoNVSAifs  (rime)  :  Connoissance* 

CoNusiER  ,co/iftfei>*:  Reconnoitre  , 
avouer;  cognoscere. 

CoNusoR  :  Prédécesseur,  auteur, 
celui  au  nom  duquel  on  jouit  d^un 
fonds;  cognitor. 

CoiTVALoiR  :  Recouvrer  la  santé, 
être  convalescent. 

Coif VANT  ,  convenant ,  convenC  ; 
Convention,  engagement  réciproque, 
promesse  ;  conventio  ;  en  bas  Bret. 
convenant. 

ConviLance  ,  convenance ,  conve^ 
mantfConvence  :  Convention,  accord, 
promesse.  Convenances  de  mariaiges: 
Pactes  matrimoniaux  ;  convenientia, 

CoNVKis ,  conviz  :  Bien  venu ,  bien 
reçu  ;  du  verbe  convisere. 

CoNVENARLE  :  Notablc,  digne. /*«7^ 
sonne  convenable,  estimable  soui  tout 
les  rapports  ;  conveniens^ 

CoirvEiTANCE ,  convence ,  convéhe^ 
ment ,  convenent  :  Accord  ,  pacte  , 
convention  par  écrit,  conclusion d*ufi 
marché  ;  convenientia. 

Li  mettre»  qui  prent  aprentîi ,  il  doit  haeher 
an  convenances  du  marché  den»  de»  me»trea  , 
et  deu»  des  Tallès,  por  oîr  les  convenant* 
faites  entre  le  mestre  et  Taprentis. 

lù  EstablUsemens  des.Mestiers  de  Paris  g 
Msf./o/.5S,n\ 

CoNVEZf  ANcé  :  Convenu  ,  stipulé, 
consenti  ;  de  convcntus  ,  participe  de 
convenire. 

CoNVEiTAiTCER,  convcntMcier,  con- 
venter:  Convenir,  demeurer  d*accord, 
faire  convention,  fiancer,  promettre  f 
convenire. 

Convenant  :  Contenance  ,  dispo- 
sition ;  continentia. 

3 


agî  C  O  N 

CoxvENAUMENT  :  D'unc  manière 
convenable  ;  coTivcnieriter, 

Convenir  :  Citer  en  justice  ,  assi- 
gner, faire  assigner,  appeler,  intenter 
une  action  ;  arriver  ;  convenire*  C*U 
conveno't  :  S*il  arrivoit.  Estre  con- 
venu :  Être  assigné. 

CoNVENT  :  Accord ,  convention  , 
engagement  ;  conventio. 

CoNVENT,  covcnt  :  Monastère,  cou- 
Vent  ;  garde  ,  tutelle  >  sauve-garde  ^ 
convcntus. 

Ver.  ci  ces  Pelerinuquî  sont  moult  boneft  geof, 
n  sont  de  mon  pais,  je  vous  ai  eu  cotwent^ 
faites  sacher  du  tîh,  du  meilleur  vistement. 

Lu  yie  de  du  Guesc/in. 

Contenter  :  Faire  un  accord ,  une 
convention  ;  convenire, 

CoNVKNTicuLE ,  convenne  :  Assem- 
blée secrète  d*une  partie  des  moines 
d'^n  couvent  ;  conventiculum, 

CONVENTIONNELLEMENT  .*  Par  COn- 

ir^ntion ,  conditionnellement. 

CoNVKNTUAU,  conventuel :  De  cou- 
rent ,  dé.  monastère ,  qui  appartient , 
qui  regarde  le  couvent  ;  conventuaUs. 

CoNVERS  :  Converti  ;  conversas. 
Lou  jor  Ȃ.  Paul  Ijr  com'crs  :  Le  jour 
de  la  Cojiversion  de  S.  Paul. 

CoNVERS  :  Repaire ,  retraite  de 
bétes  farouches. 

CoNVERs,  converse  .*  Contraire  »  op- 
posé ;  conversus» 

Estre  humble  sans  clergie  raut  mieulx  que  la 

converse , 
■Car  quant  li  uns  s'adresse,  U  autre  tumbe  et 

▼erse , 
Science  quant  ele  enfle,  cV&t  citose  «i  traverse, 
Quelle  envenime  tout,  se  la  boë  nVKt  trrse. 

Codicrie  de  Jehan  de  Meung^ 

Conversion  :  Habitude ,  liaison  , 
familiarité. 

CoNVETER  :  Conserver  à  un  autre 
le  droit  qu'on  a  ou  qu'on  pourra 
avoir;  convcrtere. 

CoNvi ,  convier  :  Repas ,  festin  ; 
çQamium^ 


CoNTiciATovR ,  convicioieur  :  f^joi 
injurie  ,  qui  fait  du  bruit ,  de  fan!! 
reproches;  inconstant;  conviàator, 

CoNYiciER  :  Médire ,  dire  des  in^ 
jures  ,  outrager  par  des  paroles  \ 
conviciari, 

CoNvicT  :  Lieu  où  Ton  s'assemble 
pour  faire  bonne  chère,  et  se  divertir. 

CoNvicTEUR  :  Convive,  commen- 
sal, qui  vit  avec  quelqu'un  ;  convictor» 

CovYiCTh.icv. ^convitrice  :  Pension-» 
naire  de  couvent. 

Convier  ,  conviver  :  Mauger  avec 
quelqu'un ,  convier  à  un  festin  ;  con- 
vivere.  Ménage  le  dérive  de  conviiare^ 
formé  de  cum  et  vivere.  Voyez  Con- 

VOIER. 

CoN VIGNOBLE  :  Qui  vient  à  temps  ^ 
conveniens, 

CoNviNE ,  covlffne ,  covine  :  Prati- 
que ,  conduite  ,  intrigue  ,  prémédi-* 
tation  ,  sentiment ,  pensée ,  disposi- 
tion ,  arrangement ,  manière  d'agir^ 
de  se  conduire ,  de  se  gouverner  ;  si" 
tuation ,  état  des  affaires  d'une  per-« 
sonne  ;  querelle  ,  dispute  ;  conve^ 
nienda. 

Abraliam  hissa  son  serf  avec  TasiKP  an  pied 
du  tertre ,  car  il  ne  Toloit  mie  que  il  ne  senst 
son  convine.  Brunetto  Ladm. 

CoNviNTAiLLE ,  convincoille  :  Cou- 
yention  ,  accord  ;  conventio. 

CoNv^s,  convive  :  Festin,  gr%nd 
repas  ;  convivium, 

Granz  est  voirement  9i<t  convivef  lai  on  11 

miséricordes ,  Li  justice  et  li  sraices  no»  aj^- 
rent  ensemble. 

Sonnons  de  S,  Bernard,  fol.  i38. 

Marnum  convivium  ubi pariter  nobis  mise' 
ricordui  f  jtatitia  et  gracia  apponuntur. 

CoNviToiEMENT,  cointoicmont,  con- 
viioiremcnt  ;  Pa,rure  ,  ornement  , 
ajustement. 

CoNvivACE  :  Qui  est  du  même  4ge, 
qui  vit  dans  le  même  temps.  Vojez 

CONVICTEUR. 


CO  N 

CovTiTB ,  eomvine ,  coiwine  :  Etat , 
situation  ,  contenance  y  disposition. 

^OyW  CoNTIlfE. 

CoNvoiEMBiTT  y  coMPoy  .'  Compa- 
gnie, cortége. 

CoHyoiKR  ,  convoyer  :  Conduire 
dans  la  voie,  guider,  accompagner 
quelqu'un ,  soit  pour  lai  faire  hon- 
neur ,  soit  pour  sa  sûreté.  Ménage 
le  dérive  de  conviare  ;  mais  il  vient 
du  composé  cum  ware.  Ce  mot  n*a 
jamais  été  employé  pour,  inviter, 
<»nvier,  ainsi  que  le  dit  Téditeur  du 
Roman  de  la  Rose. 

Lon ,  me  dit  le  Légat ,  que  je  le  convoiasse 
jiuqiMft  à  MM  hostrl. 

loinviUe ,  Histoire  Je  A  Louit, 

Le  leadeBMàmmAtm  se  partit  TrisUa  et  toot 
le  convoierait  jiuqa*à  la  mer. 

JRoman  de  Tristan. 

CoNvoiTAHs,  convoiieux,  convoîtos, 

convoitoa:  y  covoUos  z  Envieux ,  qui 

désire  le  bien  d*autrui.  Ménage  le 

dérive  de  com^otare,  et  Barbazan  de 

Tfovere  volum  ,  ou  de  concupire  con- 

tupitum. 

Je  ani  Saiat  Martin  le  preudoo , 
Chaseun  de  tou»  me  ruitt  ua  don» 
Si  aara  lues  que  faii  plaira» 
Et  U  autrea  qvi  se  taira, 
f.n  aura  maiutenaut  deux  tant. 
Lon  ae  penaa  li  convoitant, 
Qa*il  laira  demander  cetui , 
81  en  aura  deux  tans  de  lui, 
lloult  goulousent  double  gaaing. 

Faèl,  da  Convitox  et  de  FEmieus. 

CoNvoTÉ  :  Lié  par  vœux ,  par  ser- 
ment ;  convoiatus, 

CoNXNEvAirr  :  Conjointement  , 
convenablement  ;  convenienter, 

CowxNiAEFNT  ,  contiiarent  z  Ce 
qn*on  y  aura ,  ce  qu*iïs  y  auront. 

CoNxvivTAHT  !  Héréditairement, 
par  succession  de  frères  et  de  sœurs. 

CoNzoïvaK  :  Concevoir,  enfanter , 
donner  le  jour  ;  concipere. 

If  *cn  est  ele  dons  ct-le  en  cul  rentre  tn  fus 
eonzuit  et  u  tu  demouns  nuef  moes-,  et  lu 


C  O  P  apS 

t*alaîtat  èm  set  diastea  maoïfQcf  «et  ensemlile 
Ini  tu  dexendii  de  Jhiemsalem,  et  quant  lu 
jà  aroies  doxe  aaa  et  ai  «stole  aoageis  à  kï. 

Sermons  de  S,  Bernard* 

Nonne  ipsa  est  in  cuJMS  utero  concertas  ea, 
novem  mensibus  moratus  es,  cujus  nurgineis 
nnseeribm  lactatus  es,  cum  quâjam  duodecin^' 
annorum  foetus  de  Jérusalem  descentUtùf  et 
eras  suJbditus  il/L 

CooEDE ,  coordie  i  cqourde  j  cour- 
daye  :  Citrouille ,  calebasse  ;  cucur- 
bita;  en  Langued.  cougourle ,  cou- 
gourde* 

Coos  :  Tapes ,  coups. 

Co» ,  cope  :  Sorte  de  mesure  paya- 
ble en  bled  ;  prisée ,  estimation. 

Cop  (a)  :  Aussi-tôt ,  dans  le  mo* 
ment ,  à  Tinstant ,  tout-è-coup ,  sur- 
le-champ. 

Cop ,  coop  f  cope ,  au  plurier  cops, 
copz  :  Un  colip ,  une  fois  ;  colptu,  de 
colaphus^  Tout  a  ung  cop ,  tout  d*nn 
coup  ;  moitiet  a  côp ,  moitié  à  la  fois  ; 
cop  depougne,  coup  de  poing. 

L^  Fortooex  et  Les  Mondaina  earenx 

Sont  malutfsfois  premiera  en  mes  grenSen, 

Et  meurent  matx ,  doulana,  craintifs ,  penreaz, 

£t  despbûsans  d*etlongner  leora  déliera  : 

Ce.ê  amoreiix  ne  laisse  pas  denûers  ; 

Car  je  les  faiz  à  ma  dance  renir, 

Kt  à  regrets  mes  dura  copz  souatenîr. 

Pour  dcmonstrer  que  mon  poTolr  surmonte 

Tout  les  desdoya  an*autreft  pcuent  tenir. 

Et  sy  ne  tiens  ne  a* Amours  m  d*E«r  cent*» 

La  Douce  aux  Avenues,  pag.  78. 

CopAGB ,  copagée  :  Impôt  ou  capi- 
tation  établie  en  Languedoc  en  xB57, 
par  le  Comte  de  Poitiers ,  fils  du  Roy 
Jehan  ;  de  copiée* 

Cope  :  Faute ,  délit ,  action  blâma- 
ble ;  culpa  ;  vase ,  coupe  ;  cupa. 

Cope  :  Mesure  de  grains  et  de  sel. 

Cope  ,  copeau ,  coppe ,  coupeau  : 
■  Cime  ,  sommet  ;  péage  ;  copeau  s*est 
dit  aussi  pour,  rigole ,  coupure ,  por- 
tion d'eau  tirée  a*une  rivière. 

C^PB ,  copeau ,  copet  :  Couteau  de 
cuisipier,  de  boncher;  eopix. 

4 


296  C  O  P 

Copeau  9  copeiz  :  Bois  nouTelle- 
ment  coupés. 

C0PE0&  :  Bûcheron  ,  coupeur 
d'jtrbres. 

Un  copeor  quant  îLabati  un  rata  de  l'arbre , 
•î  ocitt  un  home ,  il  est  tenuz  «1  le  gîte  eo  leu 
commun,  ne  il  ne  cria  paa  avant  qu*U  se 
gardast. 

Liv,  de  Jostîce  et  de  Plet,foL  55,  F". 

CopER  :  Délivrer,  adjuger,  couper, 
trancher,  abattre  ;  du  Grec  xiir^ufy 
selon  Nicod ,  et  suivant  d'autres  éty- 
inologistes,de  capularc,ou  de  cœdere. 

CopB.iN  ,  couffin  :  Panier  d'osier, 
de  jonc;  copfiinus, 

Copi  ;  Quolibet ,  mauvaise  plai- 
santerie, calembour. 

Copie  :  Abondance ,  jouissance. 

Copie u ,  copieus ,  •  copieux  :  Rail- 
leur, mauvab  plaisant ,  persiffleur. 

CoPLicE  :  Complice  ,  compagnon  ; 
çomplex ,  à  Tablât  if  complice. 

CopoiER  :  Blâmer,  accuser  quel- 
qu'un d'une  faute  ,  réprimander  ; 
railler,  se  moquer;  culpare. 

CoppAU  ,  coppeau ,  coupeoM  :  Mari 
dont  la  femme   est  infidèle.  Vojez 

COQUILLAED. 

CoppE.  Voyez  Cope. 

CoppKE  :  Mesure  de  grain* 

CoFPEooacHR ,  coppegorgias  :  Da- 
gue ,  poignard ,  stylet. 

CoppETE  :  Tasse ,  petite  coupe. 

CoppETER ,  cobter,  copier  :  Agiter 
le  battant  d'une  cloche ,  tinter  une 
cloche  ,  sonner  un  coup ,  frapper , 
battre;  du  Grec  iços-711»,  selon  Mé- 
nage ;  mais  ne  viendroit-il  pas  de 
cop ,  colaphus  ? 

CoppoN  :  Tronçon,  éclat,  morceau, 
partie  ;  bougie ,  chandelle  de  cire. 
Coppon  de  lance  :  Tronçon  de  lauœ, 

CoppuiEz ,  coppuis  :  Droit  de  cou- 
per le  rejet  des  arbres. 

Cops  :  Droits,  pouvoirs  ;  voix,  suf- 
frage dans  ans élecUoo} de  coopiort. 


COQ 

CopsER ,  casser  :  Frapper  injoile* 
ment. 

CopT  :  Diligemment ,  à  temps  , 
tout  d'un  coup ,  sans  s'y  attendre. 
A  copt  et  à  droit  :  Comme  cela  doit 
être ,  comme  il  convient  que  cela  soit. 

COPTER.    FofeZ  COPPBTER. 

CopuLATEUR  :  Qui  fait  un  enfant 
à  une  fille  ;  de  copulor. 

Copulation  ,  copule  :  JonctîoD  « 
accouplement ,  union  ,  assemblage  , 
mariage ,  hymen  :  copulatio. 

CopuLAUD  ,  copulaus  :  A  Fessai  ; 
et  petit  couteau ,  serpette  ;  copis* 

CoPYATE ,  copiùer  :  Fossoyeur. 

Coq  :  Espèce  de  plante  aromati- 
que ;  costus. 

CoQUARD ,  coquar,  coquardetm  i 

Galant ,  diseur  de  fleurettes  ,  jeune 

garçon  qui  se  vante ,  qui  fait  le  (iuw 

faron  ;  de  gallus, 

S*na  coquardeau 
Qui  soit  nouveau. 
Tombe  ep  leurs  mains  ^ 
C'est  un  oiseau 
Pris  an  gluau, 
IVe  plus  ne  moins. 

Blason  des  Faulces  Amours. 

Sans  demander  ne  qni  ne  qnoy. 
Plusieurs  coqtiars  sout  bien  en  point , 
Et  ne  fcçauroyent  tenir  de  quoy 
Payer  U  façon  d'ung  pourjioint. 
CoquUlart,  Monologue  des  Perrucques. 

CoQUARPiE,  coquardùe:  Aventure 
galante. 

CoQUARDiE  :  Coquetterie,  action 
de  se  vanter ,  de  se  faire  valoir. 

CoQUART  :  Mari  dont  la  femme  est 
infidèle ,  sot ,  nigaud. 

CoQUAET  :  Jaseur,  conteur,  cher- 
cheur de  bonnes  fortunes. 

CoQUAssiER  :  Cuisinier  ;  coquus, 

CoQUATRE  :  Coq  9  oiseau  de  basse^ 
cour  qui  est  le  mâle  d'une  poule  ;  coq 
à  demi-chàtré  auquel  on  a  laissé  un 
des  testicules.  Dans  certaines  pro- 
vinces, on  dit  un  coquart  pour  un 
œuf« 


COQ 

CoQUS  :  Vaisseau ,  bateau  ,  cer* 

lu  ;  de  concha, 

CoQVKBKaa ,  coquebin  :  Nigaud , 
•ot,  impertinent. 

CoQUKFEEDouiLLK  :  Malotru,  mi- 
sérable. 

CoQUKLiHKE  !  Imiter  le  chant  du 
coq,  et  courir  après  les  jeunes  filles. 

CoQUELLE  :  Un  plat ,  une  assiette, 
et  un  pot  ;  cucumella,  Borel  le  fait 
▼enir  de  coquere. 

CoQUELooTE  :  Pierre  blanche  de  la 
forme  d'un  œuf  qu*on  met  dans  les 
nichoirs  pour  accoutumer  les  poules 
à  y  aller  pondre. 

Coqueluche  :  Maladie  épidémî- 
que  qui,  en  ]5io  et  i557,  fit  mou- 
rir un  grand  nombre  de  personnes  ; 
cucuUus  morbus.  Presque  tous  les 
enfans  sont  sujets  à  cette  maladie. 
On  trouve  sa  description  dans  Fate- 
nola ,  médecin.  Selon  Rabelais ,  ce 
mot  Ycut  encore  dire  capuchon  de 
moine. 

Coqueluche  :  Coqueluchon  ,  ce 
qui  couvre  la  tête ,  espèce  de  capu- 
dion  de  moine  fait  de  grosse  bure  ; 
d*où  coquelucAer,  porter  un  coque- 
luchon. 

CoQUELucHER  :  Etre  atteint  de  la 
coqueluche  ,  tousser. 

Pareillement  m'adTertis  »i  toaf  cenlx 
I>e  ton  quartier  ont  esté  i»i  toiuseux, 
Comine  deçà  on  va  coqueluchant, 

Crctin. 

Coquet  :  Petit  bateau  en  forme  de 
coquille ,  nacelle  ;  concha, 

COQUILLAED,  COp,  COS,  COU,  OOuioi, 

coup ,  coupeau ,  coux  :  Mari  dont  la 
femme  est  infidèle  ,  et  coupe  pour  le 
Vf  ce  versd  ;  cucuius  ;  en  bas,  la  t.  cu^ 
gus;  en  anc.  et  en  mod.  Prov.  eoughiol 
et  coucou.  Pasquier  prétend  que  les 
mois  cou  ,  coup ,  coupeau ,  viennent 
de  coape ,  cu^a ,  faute ,  infidélité  , 


COR  2Q7 

et  qu'on  disoit  :  ta  femme  ta  fuit 
coupe ,  pour  coupeau. 

Coquille  :  Nom  d'une  coiffure  de 
femme  ,  qui ,  selon  Borel ,  a  donné 
son  nom  à  la  rue  Coquillière.  Le  nom 
de  cette  rue  vient  plutôt  de  Pierre 
CoquilUer ,  bourgeois  de  Paris  ,  qui 
y  demeuroit  au  treizième  siècle.  M.  de 
Saint  -  Foix  ,  dans  ses  Essais  histo^ 
riques ,  tom,  i ,  pag,  92 ,  dit  qu*elle 
s'est  app<*lée  Coqueticre ,  à  cause  des 
marchands  d'œufs  qui  y  tenoient  leurs 
marchés  ;  mais  Corroset ,  et  après 
lui  Bonfons  et  le  père  Dubreuil,  rap- 
portent qu*en  1999  ,  Philippe-le-Bel 
ayant  conquis  la  Flandre,  envoya 
au  Louvre  à  Paris  le  comte  Guy  qu'il 
avoit  fait  prisonnier  avec  ses  enfans  ; 
qu'ayant  été  depuis  élargi ,  îl  fit  bâtir 
l'hôtel  de  Flandres  au  lieu  qu'il  ache- 
ta de  Pierre  Coquiller,  ou  CoquilUer, 
bourgeois  de  Paris  ;  et  là  où  est ,  dit 
Corroset ,  ledit  hôtel  qui  se  nomme 
encore  la  rue  Coquillière.  Vojr.  l'His- 
toire de  la  ville  et  du  diocèse  de  Pa- 
ris ,  par  l'abbé  Lebeuf ,  tom.  i , 
pag.  109. 

Damoitelleii  ponr  paroîstre  gentille*, 
Portent  ennuyt  de  si  jnstet  coquiUes, 
Qu'il  semLle  ad?is  quMlet  soient  descoê/ïeet, 
Kt  par  dessus  ont  belles  beatillet 
Converte»  d*or,  et  de  pierres  subtiles: 
C*est  un  trésor  qu Viles  sont  bien  tifféts , 
£t  oatre  ce  font  si  bien  des  saffrées. 

Uis  Partions  de  S,  Trotet, 

CoQuiH  :  Gueux  ,  mendiant  ;  d'où 
coquiner  et  coquinerie, 

CoQUiNAiLLs  :  Bande  de  gueux  , 
de  coquins. 

Coquine  :  Pot,  marmite  ;  coqnina, 

CoQuiHEE  :  Mendier ,  demander 
l'aumône ,  gueuser. 

CoQuiHEEiE  :  Métier  de  mendiant. 

CoQUoir ,  coqusse  :  Coqueluchon. 

Coa  :  Une  conr  ;curia,  Voy.  Coux. 

CoE ,  liaex  c'or.  Que  ores  :  Qu'à 
pré9eut« 


Bg8  COR 

Cor  :  Cornet  à  encre. 

Co&  D*iyoi&B  :  Corne  à  boire  ;  de 
4fornu. 

CoRÂ ,  eoriis  :  Quand ,  en  quel 
temps. 

CoE  AGE ,  coraige  :  Cœur,  Tolonté , 
pensée,  esprit,  courage  ,  résolution, 
fermeté ,  enirie ,  dessein  ;  cor;  en  bas. 
lat.  coragium,  S.  Bernard  a  dit  ber- 
ml  corage ,  pour  virilis  animus, 

CoRAïAHSA  :  Animosité,  fureur, 
colère.' 

CoRAitLE  ,  couraiUe  :  Cœur,  in- 
testins, entrailles,  boyaux;  cttr;  en 
bas.  lat.  coraltum  ;en  anc.  Prov.  cor, 
corajhë  ;  en  Lang.  cowradUlos  y  cou- 
rado  ;  en  Ital.  corata  y  coratella  ;  en 
bas  Bret.  corailhou.  Ce  mot  a  en- 
core étd  pris  pour  chœur  d*église  et 
chœur  de  musique  ;  chorus.  Voyez 
Corée. 

Ptritous 

Fiert  le  tU  conte  d*Aiiiarie, 
En  riaume  tuz,  dou  branc  d*acier 
Oue  tôt  li  a  fait  embroier , 
Tranche  la  coife  et  b  rentaille 
£t  très  bien  prèf  de  la  cortùUe, 
Si  Tabat  mort,  qu^aini  ne  parla. 

Roman  dAtx$  et  de  ProfiTias. 

Cor  Aivs,  corainsque;\\zes.  corains  : 
Jusqu'alors ,  quand  ;  en  anc.  Prov. 
coras  ;  en  Lang.  coiiro, 

CoRAL  :  Chêne  ;en  b.  lut.  corallus. 

CoRATKR ,  coreir,  corazdirë  :  Cor- 
royeur,  tanneur;  coriarius. 

Cor  ATI  BR ,  couratier  :  Marchand 
de  chevaux ,  courtier. 

Alors  enrôlèrent  quérir  des  pins  tooffisans 
et  feables  courtiers  du  elievaolx  et  se  inftM*- 
laerent.     Boimin  dm,  Petii  Jehan  de  SaJmtré. 

CoRAYE  d'argent  ,  uommée  de- 
puis jaseran  ,  jtiseron  :  Chaîne  en 
argent ,  ou  tresse  large  et  plate  de 
même  matière  qu'on  mettoit  autour 
du  corps  ,  et  qui  fermoit  la  ceinture. 
U  y  avoit  diflerentes  agrafîet  d'où 
j>endoient  des  chaînes  plus  petite^. 


COR 

•axqnelles  on  accrochoil  des  eîsettiui  « 
un  clavier ,  &c.  et  une  poebe  «q 
forme  de  gibecière  qui  pendoit  sur 
le  ventre ,  et  qui  servoit  à  mettre  Far- 
gent. 

CoRRAifT ,  corban  :  Couchant  »  et 
habitant  ;  en  bas.  lat.  cubantes, 

CoRRARAN  ,  corban  :  Trésor,  lieo 
où  Ton  gardoit  le  trésor,  où  Ton  met- 
toit  les  offrandes  ;  corbona. 

CoRBAu  :  Sortel ,  sorte  de  poisson 
noirâtre  du  Nil  ;  coraciniis, 

CoRBE ,  crohe  ^  croube  :  Courbe  » 
courbé  ;  curvaius, 

CoRBE  ,  crobe  :  Une  corbeille ,  un 
panier  ;  corbùt. 

Corbeau  :  Grosse  pierre  saillante 
en  dehors  d*un  mur  pour  soutenir 
une  poutre;  corbita;  en  baf  Bref. 
corbelL 

CoRBEiLLOcREUR  :  FaiscuF  dc COT- 
beilles,  vannier. 

CoRBKiLLOKif  i£e  ,  corheillée  ,  cor-» 
bellonnée  :  Plein  une  corbeille. 

CoRBEL^  corbin  :  Corbeau,  oiseau; 
de- là  on  a  appelé  gentilshommes  aa 
bec  de  corbin  j  ceux  dont  les  armes. 
avoient  un  bec  de  corbeau. 

CoRBKssoN  :  Joug  qu'on  mettoit 
aux  bœufs ,  morceau  de  bois  courbé. 

CoBBET  :  Serpe,  instrument  de 
fer  propre  à  couper  du  bois. 

Cor  BETE  :  Ornement  de  saUe  de 
cheval. 

CoRBETTK  ,  courbette ,  courvette  : 
Sorte  de  vaisseau  que  nous  appelons 
corvette  ;  corbita, 

CoRRKiTiL,  Corbeut:  Corbeil,  ville 
de  France  située  sur  la  rivière  de 
Seinte ,  à  dix  lieues  de  Paris.  Les  oi- 
gnons de  son  territoire  étoient  an- 
ciennement fort  estimés  ;  CorboUum, 
Les  coclies  de  Corbeil  étoient  appelés 
eorbillartLs, 

ConniERE  :  Lieu  fermé  de  claies. 

CoRBiJLU ,  cordUut  cordiu.i  Par  le 


,€OR 

de  DieiL,  sorte  de  jttremfnt. 

CoEHN  ;  Corbeaa ,  oiseau  noir  qui 
irit  de  charognes  ;  corvus. 

ComaiHÂGE,  eomage  :  Droit  en 
vertu  duqufl  les  curés  prétendotent 
«Toir  le  lit  àt%  gentilshommes  décé- 
dés dans  leurs  paroisses;  droit  an- 
nuel que  le  seigneur  réclamoit  sur 
les  bleds  ;  droit  que  le  seigneur  châ- 
telain prétendoit  sur  chaque  bœuf  de 
labour. 

Coamiirsa  :  Tromper,  enlever, 
chercher  à  écornifler  des  dîners  ;  cor^ 
bitare  ;  en  bas  firet.  corbiner, 

CoaBiNEua  :  Trompeur,  parasite , 
écornifleur. 

Or  coidoît-je  eatr«  sur  tous  le  malstn 
Def  trooipeiirt  d*icî  et  d'aiUeiirs , 
Det  fors  eorhimeun,  des  baiUeon 
Pt  psrolts  en  pajemeiit, 
A  rendre  au  jour  dn  jugement , 
Xt  nn  berger  dea  champs  me  passe. 

Ftirce  de  Pathelîu» 

CoaBisiER  :  Marchand  ou  fabri- 
cant de  corbeilles  ;  celui  qui  porte  sa 
marchandise  dans  une  corbeille  ;  de 
carbis. 

CoEBONOiER  ,  eorbondiour  :  Ins- 
trument de  musique  de  la  nature  du 
cor,  et  dont  on  se  servoit  dans  les 
grandes  réjouissances. 

CoECELS  :  Cruel,  barbare;  crudeîis, 

CoEGiE  :  Battu ,  maltraité ,  cour- 
roucé, 

CoEciFEE  :  Qui  porte  la  croix , 
porte-croix  ;  crucifer, 

CoanAiL ,  cordailles  :  Corde ,  cor- 
dages d'un  vaisseau. 

CoEDE ,  cordelle  :  Attache  ,  partie 
Trere  à  sa  corde  :  mettre  de  son  parti  ; 
chorda  ;  du  Grec  chordé  ;  en  bas 
Bret.  cord. 

CoEu^  :  Grosse  étoffe  de  laine , 
grossière. 

JC%ttz  de  moî,  par  le  cors  Dé» 
Tfqn  cote  et  sercot  de  cordé. 

^  Maman  de  la  fkftti^  ^êcts  94^ 


2» 


COR 

CoEuiAL  :  Ficelle  de  laine* 

CoEUEiANTS  :  Curieux. 

CoEDELES  (les)  :  Les  CordeUers  ; 
ordre  de  religieux  ainsi  appelés  ,  à 
cause  de  la  corde  dont  ils  utoient  liés. 

CoEOELLE  :  Lacet  pour  corsets  et 
antres  ajustemens  de  femme  ;  lien  « 
attache  ;  cordela.  A  sa  cordelle  ;  A  sa 
discrétion  ,  à  sa  disposition. 

CoEUELouE.   Voyez  Coedei.bs« 

CoEUEE  :  Former  en  pierre  ou  en 
bois  le  cordon  d'un  bâtiment. 

CoEDOAir,  conr/oifo/iy  corduen  .*Cnir 
à  faire  des  souliers.  Voy.  Coeoowav« 

CoEnoAN lEE  ,  cordoannier  y  cor- 
douanier,  cordo^penier,  cordyanier ^ 
cordubanier ,  corduennier  :  Cordon- 
nier, savetier,  bottier,  faiseur  do 
cordons  ;  cordubens^ 

La  terre  est  si  benéorée, 
Qn*il  i  a  uns  eordoaniers , 

«M  ja  ne  tieng  mie  à  laniers, 
ni  sont  si  plaiu  de  grant  solaz» 
Qu*il  départent  soUers  à  las, 
Boosiaus  et  estÎTUus  bien  fais. 

Faàl,  du  pa^  de  Coeagne^ 

CoEUOLou  :  Chagrin,  peine ,  crevt- 
eœur  ;  cordoUum, 

CoEDOWAN ,  eordouan ,  cordubam  ; 
Petit  cordon;  gance,  cordonnet,  et 
le  ouir  propre  à  faire  des  souliers  :  le 
meilleur  sefabriquoit  dans  la  ville  de 
Cordoue  en  Espagne  ,  d'où  il  a  pris 
son  nom  ;  corduba, 

CoEËcoM AIE ÎÊ  ;  Tanneur,  ouvrier 
qui  travaille  aux  tanneries;  coria^ 
rius  ;  en  Prov.  cttraiié. 

CoEVnuEA  :  Couture  d'une  robe, 
d'un  manteau. 

CoE^E ,  courée  :  Frcssqre  des  bétes 
de  chasse  ,  intestins  ,  entrailles  , 
boyaux  ;  ce  qu'on  en  donne  aux 
chiens ,  ce  que  nous  appelons  la  cu« 
rée  ;  veut  dire  aussi  le  cœur  ;  cor, 

L'oudeur  la  pins  savourée 
]i*f  ntra  jusquet  à  U  tforrie. 

fifimaadelaâf^t^^ 


3oo 


COR 


L*oador  des  roses  savorées 
M^entra  ens  jasques  a»  corécs. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  1697. 

CoRKiADA  :  Un  fouet  ;  coriacea, 
CoBEMi  :  Geôlier,  suivant  Join- 
Tille. 

CoEENT  y  lisez  crûrent  :  Qu*ils  eu- 
rent. 

Tantost  coreut  osté  la  tahle  » 
là  Sergent ,  et  li  Conestable. 

Roman  de  Dolopatot, 

CoEEOE ,  eorcour ,  conraire  :  Cou- 
reur, léger  à  la  course,  cheval  de 
chasse  ;  cursor, 

CoaEa  :  Collier;  corca, 

CoEEs  :  Courroie  ,  cordon  de  sou- 
liers ;  corrigia, 

CoaESGUs  :  Fâche,  irrité  ,  cour- 
roucé. 

Moult  furent  an  palais  corescus  et  dolent , 
DouRoi  et  de  Florence  la  bêle  o  le  cors  gent. 

Roman  de  Florence  de  Rome. 

CoRCSME  ,  coiresme ,  karestne:  Le 
carême  ;  quadragesirna, 

CoEET  ,  fforet  :  L'ouverture  d'un 
cornet  à  encre. 

CoEEuuEifT  :  Cordialement ,  de 
bon  cœur  ;  cordatè, 

CoEEUS  :  Grand ,  excessif. 

Quelle  joie  pour  la  Virge  quant  ell^  oî  ohan* 
ter  les  Angeles ,  (Uoria  in  excelsis  Deo.  Dont 
n*est  chou  coreus  joie  à  la  mère  li  lors ,  et  li 
bonours  que  li  Auge  le  et  li  Pa^tours  fissent 
à  son  enfant. 

I4BS  quinze  Jojres  de  Notre-Dame. 

CoEEUx  :  Qui  fait  soulever  le  cœur, 
qui  cause  des  nausées  ;  de  cor. 

CoEEUx  :  Attaché  de  cœur ,  sincè- 
rement. • 

Puisque  tu  as  assez  por  autri  et  por  enx , 
Tn  ne  leur  dois  mi«  estre  si  tendrement  coreux. 
Que  tu  en  entroJilies  les  poyres  Ungoreux  , 
rie  t*ame  à  qui  tu  dois  estrc  pluk  amoreux. 

*  Test,  de  Jehan  de  Meung ,  vers  38 1. 

CoEGE  :  Bâton  ou  arme  offensive. 
C0EGE05 ,  courgeon  :  Cordon 9  ran* 
géé ,  chose  mise  en  ligue* 


COR 

CoEGiE  ,  eorgiée^  coitr<gie,  écorgh^ 
écourgée  y  escourgée  :  Sangle,  cior- 
don ,  verge  ou  sangle  de  cuir ,  fouet 
de  charretier ,  poignée  de  verges  ^OH 
riurn  ;  en  bas.  lat.  corrigia, 

Amestibte  a  propre  semblanca  , 

Semblarjce  a  à  ftaiute  escriture, 

A  la  salutiMue  vesture. 

Dont  (;;eu*  J.  C.  t; s/oient     *(Jiii£i) 

Quant  d<  s  corgies  U  btitoient  ^ 

Boit»  se  faÎNoit  et  por  r«scliart» 

Vc&tir  de  porpre  sa  char. 

Le  Lapidairmi. 

CoEGossoif  :  Calendre. 

CoEiAL  :  Chantre ,  clerc  ou  prêtre 
chantant  au  chœur,  enfant  de  choeur; 
chorus, 

CoEinoL  :  Corridor,  espèce  de  ga- 
lerie que  Ton  appelle  dortoir  dans 
les  cou V ens ,  et  courroir  dans  cer- 
taines provinces  ;  de  curro. 

CoEiE  :  Le  cuir  ou  le  cadavre 
puant  de  bete  écorchée;  charogne; 
corium. 

ConiEU  :  Faiseur  ou  vendeur  de 
courroies;  coriarius. 

CoRiNE  :  Colère,  dépit;  mauTAise 
humeur  ;  en  bas.  lat.  corina, 

CoEiON  :  Attache  de  cuir  ;  corium, 

Faisoit  porter  devant  luy  son  peanon  plot* 
Bernent  de  France  et  Angleterre  et  TentiUoît 
an  vent  par  une  mauiere  estrange  ;  car  les 
eorions  en  desccndoient  presque  en  terr«. 

Froissard,  iW.  3 ,  ckap,  6911 

CoRLiEus  :  Messager,  courrier^ 

CoEsiE.  Fojez  CoEiriE. 

CoENAGE  :  proit  sur  les  bétes  a 
cornes,  et  notamment  sur  les  bœufs 
et  vaches  ;  publication  ou  convoca- 
tion faite  avec  une  corne  ;  de  cornu. 

CoENARu  :  Nom  des  acteurs  d*uQe 
fête  ridicule  ;  homme  dont  la  femme 
est  infidèle  ;  en  bas,  lat.  cornardus. 

CoENAEDiE  ,  cosnardie  :  Discours 
sans  suite  ,  sans  raison  ,  illusion  ^ 
tromperie  passive,  sottise ,  surpriK% 


COR 

Le  JQge,  fati^é  du  galimatias  du 
drapier  et  de  Pathelin ,  leur  dit  : 

C^eit  une  drolcte  comarJie 
Que  de  TOUS  deux  :  ce  n'est  qae  nolie. 
Il*ai«t  Dien ,  je  loz  que  je  m'en  voUe. 
Ta  t*en ,  mon  amj  ;  ne  fetoume 
loBait,  ponr  sergent  qnî  t*aJoarne. 
La  coort  t'absont  :  entana-tn  bien? 

Et  pins  loin  le  drapier  reconnoissant 
Pathelin  »  loi  demande  son  drap ,  et 
loi  dit  : 

Fe  Tona  Utasé-je  pas  malade 
Orains  dedens  yostre  maison? 

Pathzlzii. 

Haï  qne  recy  bonne  raison  1 
Malade  ?  et  qnelle  maladie  ? 
Confesftex  vostre  comardie  : 
Maintenant  est  elle  bien  dere. 

Farce  de  Pathelin. 

Ei|>eciattment  ii  arer 

Qui  ne  rnelent  lor  cners  laver 

De  la  grande  ardure  et  dou-  rlce 

A  la  coTeiteuse  avarice. 

S*est  pins  coruars  c*aas  cers  rames 

Biches  lions  qui  cuide  estre  amea  : 

H*est-ce  mie  grant  cosnardie? 

n  est  certain  qu*il  n'aime  mie. 

Et  cornent  cnide-il  qne  Ten  Taime, 

S*il  en  ce  por  fol  ne  se  claime  ? 

Roman  de  la  Rose. 

Co&HAaDiK  :  Ltat  humiliant ,  qua- 
lité d*un  mari  dont  la  femme  a  des 
galanteries. 

CoRNÂET  :  Mari  dont  la  femme  est 
infidèle. 

CoEiTAU  :  Quartier ,  canton. 

CoaiTAT  :  Le  temps ,  Tépoque  où 
se  payoient  les  redevances  du  droit 
de  carnage. 

Co&NE  :  Instrument  de  musique, 
n  y  en  avoît  en  métal ,  et  d*autres 
faites  de  cornes  de  bœufs  sauvages  ; 
comws  et  cornu  ;  en  a  ne.  Çrov.  corn  ; 
en  bas  Bret.  corn.  Voyez  Cornie. 

CoaNEBBE  :  Outil  de  tisserand. 

ComviE,  cornet,  comie ,  comier  , 
cmmiere ,  cornu  y  cornuez  :  Coin. 
Cornet  d'une  chambre  :  Le  coin  d'une 


COR  3oi 

chambre  ;  cornu;  en  bas.  lat.-co/Tie- 
ria  ,  cornerium  ;  en  Prov.  cornuda. 

Corrigée  ,  corner  :  Tympaniser 
quelqu'un,  le  décrier;  et  sonner  de 
la  corne ,  de  la  trompette  ;  en  bas. 
lat.  cornare;  en  anc.  Prov.  comar. 
Ces  mots  sont  encore  en  usage  dans 
quelques  provinces.  Les  vachers  et 
les  gardiens  de  bestiaux  se  servent 
de  la  corne  d'un  bouc  pour  avertir 
de  lâcher  le  bétail  pour  aller  aux 
champs  >  et  lorsqu'il  en  revient. 

Par  ce  moien  il  est  permis 
Aller  gaiement  par  les  bois 
Coméer,  chasser  daids  et  conins. 

'  Robert  Gagtdn. 

CoEiriÊEs  :  Les  coins  de  telle  chose 
que  ce  soit. 

CoEifEuusE  :  Ancien  instrument 
de  musique ,  relégué  en  Auvergne.  U 
sert  à  faire  danser  ;  il  est  le  même  que 
I4  chalémie ,  à  l'exception  que  cette 
dernière  n'a  pas  de  petit  bourdon. 

CoRNEMusEUE,  comemusort ,  cor^ 
nemusaresse  :  Farceur  ou  acteur  des 
mystères,  musicien ,  jonglenr,  comé- 
dien ,  joueur  de  cornemuse. 

CoERET  ,  cornette  :  Couverture  de 
tète ,  le  devant  du  chaperon  ,  et  le 
rub^n  pour  l'attacher  sous  le  men- 
ton ;  de  cornu. 

CoEN ET  :  Partie  de  la  téte\  qu'on 
appelle  tempe;  coin ,  lieu  retiré  >  ca- 
ché ,  pointe. 

Cornet  d'Allemaigite  :  Grand 
cornet ,  longue  trompette. 

CoENETE  :  Vêtement ,  ornement 
de  tête  pour  les  deux  sexes. 

CoRNETEAu  :  Redevaucc  cn  grains 
due  pour  les  bétes  à  cornes  ;  de  cor-' 
nutus. 

CoENETTE  BLANCHE  :  La  bannière 
de  France. 

CoRNEUR  :  Celui  qui  donnoit  de  la 
corne;  cornicen.  On  cornoit  antre- 
fois  pour  avertir  que  le  diner  étoit 


âoi  cou 

près  de  commencer,  et  qu^il  falloit 
aller  se  laver  les  mains;  de-là  Tet- 
pressîon  de  corner  Peau. 

CoEHiAKT  :  Espèce  de  trompette  « 
cornet  ;  de  cornu  ,  cornua. 

CoKHifc  ,  corme  ,  corne ,  comilte  : 
Arbre  qui  porte  nn  fruit  acre;  on 
nommé  à  présent  cet  arbre  cormiet 
on  comoniller  ;  cornum, 

CoRlIriEEE.  f^.CoEIfETetCOAKÉTC. 

CoR^rt FiQUEZ  :  Bâtes  à  cornes. 

CoAHoù AILLE  :  Le  cornoniller, ar- 
bre dont  le  bois  est  dnr.  On  en  fai> 
soit  des  instrumens  de  musique  ;  cor- 
nus ;  en  ProT.  corgno ,  courgnè. 

Coaif  ucopiE  :  Corne  d*abondance  ; 
cornucopia. 

CoENDDE,  cornue  :  Seau  ou  Tase  à 
,  deux  anses. 

CoENUDEAUy  comujrau  :  Écliaudé) 
gâteau  de  forme  triangulaire. 

CoEOÉ  :  Corvée ,  servitude  d'un 
vassal  envers  son  seigneur. 

CoEoir  :  Coin  ,  encoignure. 

CoEoiTDA  :  Colonne,  poteau,  pilier. 

CoROKjss  :  Un  cadavre. 

CoEONEz,  coronné  :  Couronné  , 
qui  a  les  cheveux  coupés  à  la  manière 
de  certains  ordres  religieux ,  clerc , 
tonsuré  ;  coronatus. 

Qiur  «a  fonjant  li  Mt  «rît 
C^unt  prettre  en  la  «Cambre  ett  entré 
Toz  rooigpiez  et  corontt  , 
S*aToit  M  famé  si  «orprise. 

FabiÙM  dÂlùmL 

CoEOT  :  Courroux,  colère,  empor- 
tement ,  fâcherie ,  fureur. 

CoBOYETTE  :  Petite  ceinture  de 
cuir  ;  de  coriurn. 

Corp  :  Corbeau ,  et  sorte  de  pois- 
ton  ;  de  coracinus. 

CoEPABLE  :  Coupable  ,  qui  a  com- 
mis une  faute. 

CoEPE ,  courpe  : .  Faute ,  crime  ; 
d*où  corper,  commettre  ou  faire  un 
crime ,  une  faute.  Voyez  Colpe. 


COR 

CoaPKiL ,  courpe  :  Faute» 

CoRPEL  :  Poignée  d*une  épée* 

Coepee  ,  éourper  :  Faillir,  ptfiti* 
cip^r  à  une  faute ,  la  commettre. 

CoEPOEALiEE ,  corporoUîen  Boite 
à  serrer  les  corporaux  ;  ciboire  ^  vase 
sacré  oà  Ton  conserve  le  corps  de 
Notre  Seigneur  J.  C. 

CoEPOEiEx  :  Corporels. 

CoEPOEU,  corporeus:  Qui  estgros» 
de  fort  volume  ,  qui  a  beaucoup  de 
corps,  puissant,  robuste;  de  corpux. 

Corps  (homme  de  )  :  Serf, homme 
d'une  condition  servile. 

CoRQUÉ  :  Encore  que. 

CoRRATixE  :Courtier,maqHigaon. 

Corée  ,  corse:  Cours,  jàpoir  carre: 
Avoir  cours,  courir. 

CoEEECiEE  ,  corroder  :  Fâcher , 
courroucer ,  mettre  en  colère.  Fêje» 

CoUEKCtIIEE. 

He  bêle  «t  blonde  an  con  gnnt» 
D*ane  chose  ait  grant  désir 

Que  TospnÎMe  tolir. 

Ou  rwbleer  nu  donz.baiaâer  : 

Par  si  que  si  corrociêr 
Vos  en  euidoie 

Yolentiers  le  tos  rendroie. 

Anonyme,  Poète  firancois  tunmt  x3oo. 

CoEEEuiEE  :  MaUre<i*h6teI;eor« 
rigedarius. 

CoEEEiGHE  :  Couronne  ;  canma* 

CoEEELAiEE  .*  Corollairc  ,  aug- 
mentation ,  loyer,  salaire,  récoai- 
pense  ;  coroUafium, 

CoEEEOE  :  Coureur,  léger  â  la 
course  ,  maraudeur  ;  cursor. 

Et  bien  aT^noit  souTent  que  ,  quant  Tes 
mengoit  en  Tost  qui  dehors  la  cité  estoit  «  qn« 
li  Sarrazins  correor  veooient  si  prex  àt*  he^ 
berges,  qne  bien  i  pooimt  traire  des  pflea» 

Continuât,  êe  GuUL  de  Trr,/6l  366. 

CORRETIER.  f^OJ^Z  CoUEEETIXa.    * 

CoRRiER  :  Corroyeur,  tanneur; 
eoriarius  ;  en  bas  Bret.  correowr, 

CoREiGEMEMT  :  CoTrcction^  ayei^ 
tîssement.;  correcth. 


CO& 

ÇoftAmi»  :  Homme  qui  tire  de 


leau  d*iin   puits   ou   d'une  m^me    curtus. 


COR  3o3 

CoES ,  coFt  :  Court  ^  petit ,  bref  ; 


source  qu'un  autre  ;  qui  a  un  ruisseau 
commun  avee  une  seconde  personne. 

Co&EODAiTT  :  Corrosif,  brûlant* 

CoAEooBE  :  Songer  ;  conotiert. 

CoERoi  :  Façon  que  )e  corroyeur 
donne  au  cuir  ou  à  la  peau  ;  de  a>- 
riaceus. 

CoEROiK  :  Bourse  qu'on  portoit  à 
la  Peinture  ;  ceinturon  ;  de  corium  ; 
coryée ,  serritude. 

Qa*ades  Ttolt  mler  ami  en  Tolt 
Que  pe  font  deniers  en  corroit, 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  5078. 

CoEEOMPTioir  :  Corruption^  cor-^ 
ruptio, 

CoEEOVT  :  Courront ,  couleront. 

CoeEoe  :  Tomber  ;  eorrucre. 

CoEEOEB  :  Corrompre,  séduire, 
suborner,  altérer,  gâter  ;  corrumpere. 

CoKEOY,  corroL  Voyez  Cou  a  01. 

Coaaoz  :  Courroux  ,  colère. 

CoREircxEE  :  Corri^r,  punir,  chA- 
lier. 

ComE0M»ABLE ,  coTTompabie ,  cor» 
rumpaule  y  corrumptable  :  Corrupti* 
\Ae^  sujet  à  corruption  \  corruptibiUs. 

CoEEinirsii«  VT:Défloratiou  d'une 
fille  ;  de  cormmpere. 

CoEEUMPEB  :  Abolir,  annuler; 
d'où  eorrumpre  nature,  pour  signi- 
fier les  effets  trop  prompts  d'un  tem- 
pérament très-vif  dans  l'action  du 
mariage. 

CoEEUPT  :  Corrompu;  de  corruptus, 

CoEEUPTER  :  Violer,  déflorer. 

CoEEUsioM  :  Dépravation. 

Coms  :  Cour  ;  euria  :  cx^rs,  corps , 
corpus  ;  cœur  ,  esprit ,  courage;  cor; 
et  course ,  cursus  :  grant  cors  ,  grande 
course  ,  grand  train ,  grand  équipa- 
ge ;  cohors.  Voyez  Cou  et. 

Sns  une  tuble  où  Fromont  teut  mrngier , 
Caocitcnc  le  cors  au  gentil  cheralter. 

Roman  de  Garin  ^foL  Si. 


la  rérité  de  Testoire,  si  corn*  It  Roys  Xs  fi»t 
Un  den  de  Chastian-Dun ,  Lambert  I7  eors  Vi 

mût 
Qui  dn  latin  l'a  trait  et  en  romana  la  fist»  - 

Roman  d Alexandre» 

CoESABLEMEKT  .*  Communémcut , 
assez  ordinairement. 

CoESAGB  :  La  taille  d'une  femme  ; 
on  dit  encore  un  élégant  corsage  , 
pour  désigner  une  belle  taille* 

CoESBTiEEB  :  Petit  sac,  bourse. 

CoESiEEB  :  Fausse  porte  pratiqu«'*e 
dans  les  murs  d'une  ville  »  et  par  la- 
quelle on  sort  pour  surprendre  les 
assiégeans  ;  chemin  des  rondes  \  cor^ 
séria. 

CoESON  :  Cours  de  ventre. 

CoESSiir  :  Banquier. 

CoET ,  corte  :  Cour  ;  cortex.  C'est- 
aussi  la  troisième  personne  du  pro- 
sent de  l'indicatif  du  verbe  courir.  Il 
court  ;  cutrit, 

CoETAisE  :  Courtoisie ,  civilité. 

CoE-TAsso ,  eourtasso  :  Une  grande 
et  vilaine  cour. 

CoETE-LAiMcnK  :  ta  Languedoc. 

CoETiEAVT  :  Vêtement  d'église, 
sorte  de  dalma  tique. 

CoETiL  .*  Jardin.  Foy.  Couetibits. 

CoETiLLAoa  :  Jardin  potager, 
verger. 

CoETiHE  ,  courtine  :  Ce  qui  envi- 
ronne un  Ht ,  les  rideaux  ,  un  tour 
de  lit ,  les  pentes  du  tour  de  l'impé- 
riale ou  du  ciel  de  lit  ;  cortina  ;  en 
Prov.  courtinos. 

CoETi!fKE ,  courtincr  :  Orner  de 
tapisserie. 

CoETOis.  Voyez  Courtou. 

CoEToisEE.  Voyez  Coueto^ee. 

CoEToisiE.  Voyez  Covetoisie. 

CoEUPTO  :  Corruption;  corruptia. 

CoEUSGATioa  :  Eclat ,  splendeur  , 
magnificence ,  pompe  ;  a^uscaùo. 


Sô4  C  0  S 

CoaTBÀBLE  :  Sujet  au  droit  de 
corvée. 

CoEYKE  :  Train ,  suite  ,  queue  ; 
champ  qui  se  laboure  par  corvée  ; 
en  bas.  lat,  corveia, 

CoRVEY  (abbaye  de),  Corwey  .'Ab- 
baye de  la  nouvelle  Corbie  en  Saxe  , 
fondée  au  neuvième  siècle  par  Adel- 
liart,  proche  parent  de  Charlemagne  ; 
Corheia. 

ConvisiEE  9  corvLrier ,  corvoisier» 
Voyez  CoRDOÂifiER. 

CoRTBANTiEE  .*  Dormir  Ics  yeux 
ouverts ,  suivant  Rabelais. 

Cos  :  Le  col ,  le  cou  ;  coUum, 
Cos  :  Corps  ;  corpus  :  mort  ;  mor^ 
tuus.  Il  es  cos  :  il  est  mort. 

CosE  :  Une  chose,  une  cause;  causa. 

Kt  certes  renoier  soi  n*est  mie  autre  eose 
que  refuser  ses  volentés  ,  en  teil  manière  que 
cil  qui  estoit  orgueilleus  deTÎegue  humble. 

Brunetto  Latini ,  /iV.  %  de  son  Trésor, 

CosEL  :  Chaumière ,  maisonnette , 
cabane. 

Co^ER  :  Gronder  ^  faire  des  répri- 
mandes. 

CosiNAioE  :  Parenté» 

CosiiTE  :  Cuisine ,  et  les  mets  qu'on 
y  apprête  ;  coquina,     •  \ 

CosME,  cosmée^  cosmure  :  Cheve- 
lure ;  de  coma,  suivant  Borel. 

COSNARDIE.   Voyez  CoRlfAROIE. 

CossAL  9  cossol  :  Consul ,  juge , 
maîre  ,  échevin. 

CossAs  :  Cosses  de  légumes ,  com- 
me fèves  ,  pois. 

CossE  :  La  tête  \  il  s'est  dit  aussi 
pour  potiron. 

Cosse  a  ,  coster,  cour  :  Se  heur  ter , 
courroucer ,  irriter  ;  coniscare, 

CossEEv  :  Camarade ,  au  service 
d'un  même  maître. 

CossiRAïf s  :  Pensant ,  considérant. 

CossiRAR  :  Penser  ,  considérer  \ 
considerare. 


COS 

CossîEEà  :  Pensée ,  conaidénlioà} 

consideratio» 

CossiEos  :  Inquiet,  soucieux. 

CossoL  ,  cossoul.  Voyez  Covsav. 

CossoN  :  Ver  qui  ronge  le  bois  ,  le 
grain  et  les  légumes  ;  cossus;  en  bat 
Bret.  cosseL 

Cossous  :  Courtier ,  maquignon. 

Costal  ,  costau  ,  coteau  :  Tout  au- 
près ;  de  Costa. 

CosTE  :  Le  câté  ;  costa. 

CosTE.  Foyez  Cotelle. 

CosTéER  !  Côtoyer,  être  le  long 
ou  au  côte  de  quelque  chose*. 

CosTÉER  :  Qui  est  de  même  sangi 
issu  de  la  même  race. 

CosTEOE  ,  costage,  costemerU,  cop- 
tenage,  costenges ,  coustanges,  cous^ 
tentent  :  Dépense ,  frais  y  coût  ;  en 
bas.  lat.  custamentum. 

CosTEL,  costeax,  cultel:  Couteau; 
de  cultellus» 

COSTELETTE.   VoyCZ  CoTXZXX. 

CosTE  LUT  (de)  :  A  c6lé  de  luif  à 
sa  portée.  jEh  coste  de  Vosteit  :  A  c6té 
de  l'hôtel. 

CosTEMENT  :  Dépcusc ,  frais* 

CosTEN JousEMENT  :  A  grand  frais. 

CosTER  :  Coûter  :  constate. 

CosTEEE ,  coste  :  Hotte  pour  trans- 
porter le  raisin  pendant  la  vendange; 
costerium. 

CosTEREAUx  :  Brigands ,  pillards. 

Coste RET  :  Sorte  de  mesure  de 
yin  ou  d'autre  liqueur. 

Coste T  :  Le  bras  d'une  civière. 

CosTicE  :  Sorte  de  bande  dans  le 
blason. 

CosTiER ,  costoyer  :  Qui  n'est  pas 
droit  ;  faiseur  de  matelas.  Foy.  Cous- 

TIGIER. 

CosTiEEE  :  Côte  maritime. 

CosTiERs  :  A  côté  y  qui  est  à  côté; 
dt  costiu 


C  O  T 
CosTOXBE  :  Suivre ,  aller  après» 

Vêlé  le  Dieu  d*amourt  m*a  suivi, 
Et  de  loin  ai>stoit  costoiant 
Ile  regardant  et  cspiant , 
Comme  le  veoenr  fait  la  béate, 
Pour  me  ferir  de  aa  aajete* 

Roman  de  la  Rose, 

CoftTaAiNDEK:Contraiiidre,forcer. 
CosTaR  :  Trésorier,  dont  l'office  ou 
la  dignité  se  noinmoit  costerie, 

CosTREiTs  :  Pressé  ,  serré ,  re»- 
acrré ,  mis  à  Tétroit  ;  contractas^ 

Costume  ,  costumtu  :  Les  coutu- 
mes ,  mœurs ,  usages  ;  consuctudo  ; 
en  bas.  lat.  custurna, 

liue  iMsttune  est  en  un  païi ,  que  l'en  ape- 
loit  cela  coiuinuncmcat  qui  veooient  oïr  pîei- 
der  pcir  jut^cr;  reudefTeiit  que  ce  ue  soit  fet, 
aa^  do.plns  i^agea  homet  de  tôt  It*  païs  face 
l*en  jugeora  »  enten  que  ^Vu  ue  doit  pa»  fol , 
ne  mu^rt  aprlcr  à  nul  jugf  ment ,  ne  doner 
couauil.     Livre  dt  Jostice  et  de  Pie  t,  fol,  6. 

CosuEs  :  Afiichées.  Lettres  cosues  : 
Lettres  affichées. 

'  CoTAEEL  ,  costereaux  y  cotereaux: 
Paysans  révoltés,  qui,  sous  le  règne 
de  Louis  vu  ,  infestèrent  la  France  ; 
de  cota ,  cabane ,  chaumière  ;  en  bas. 
lat.  cotarelii;  en  Prov.  coutarei,  ha- 
bitant d*une  cabane. 

Cote  :  Race,  tige,  origine  de  quel- 
que chose. 

Cote,  cosie,  cotte  :  Veste ,  soubre- 
Teste ,  robe  de  dessous ,  tunique  ;  de 
crocota ,  selon  Borel. 

Trenchons  donke «  nos  cucrs ,  por  ceu  ke 
ces  vcatîraena  Wardiens  entiers ,  si  cum  war- 
deit  fu  li  cote  noatre  Signor. 

Sermons  de  S.  Bernard. 

Cote-haedie,  cotelle  :  Sorte  de 
vêtement  commun  aux  deux  sexes  ; 
en  bas.  lat.  cotardia, 

CoTELiDo^s  :  Ligamens  pour  les 
plaies. 

CoTKLLK ,  costclle y  cotelctte  ,  cote- 
ton  :  Veste ,  petit  corset ,  manteau  de 
I. 


C  O  T  3o5 

lit  qui  n'alloit  que  jusqu'aux  cdles  » 
jupe  de  femme;  de  costa. 

Et  d*avoir  sans  deslier  bourse 
Des  fourrures  pour  nos  cotelles, 

Pathelin. 

Dans  la  citation  suivante.  Ce  mot  est 
employé  pour  just^au  corps» 

Jasun  ne  peut  refourror  sa  cotelle  » 
De  la  toibou  uout  il  fut  couque«teur. 
Gr'm^jore ,  Mtnus  Propos, 

CoTKLLRTTE  .*  Petite  cotte  ;  dimi- 
nutif de  cote  et  cotelle. 

Cote  a  :  Observer,  marquer,  re^ 
marquer. 

CoTVEBL ,  coterez ,  coteriau  :  £*^ 
pèce  d'arme ,  épée ,  grand  couteau. 

Cote  yeiite  :  Manteau  de  lit. 

CoTBiDiAN  ,  quoûUdien  :  Qui  est 
d'uu  usage  journalier;  d'oùcotàHan- 
ncmenty  journellement,  chaque  jour. 

CoTi  :  Ëcoué  ,  qui  a  la  queue  cou- 
pée. 

COTICE.    f7>/ez  COSTICK. 

('oTiN  :  Chaumière ,  cabane. 

(^otia  :  Envelopper,  environner, 
frapper ,  cogner  ,  écraser ,  broyer  , 
briser ,  heurter  ,  battre  ,  froisser  , 
meurtrir  ;  corUundcrc,  Voy.  Coter. 

Cotise,  cottUation  :  Division  d'une 
somme  qui  doit  être  payée  par  plu- 
sieurs ,  pour  savoir  ce  que  chacun  en 
doit  payer  pour  sa  part. 

CoTissEAT  :  Us  battentfilseuTelop- 
peut ,  ils  environnent  ;  du  verbe  cotir. 

Les  6otx  la  heurtent  et  debateut , 
Qui  tuusjoors  à  lui  se  combatent» 
Kt  luaintesfois  tant  y  cotissent , 
Que  toute  en  mer  s*euseveliaseot. 

kotn^pt  de  la  Rose, 

CoTissuRE  :  Froissement,  meur- 
trissure, heurt  ;  contusio. 

CoTEE  ,  coure  :  Matelas  ;  ci//r/£ra. 

Cotte  d'armes  :  Petit  manteau 
qui  ne  descendoit  que  jusqu'au  nom- 
bril ,  et  que  les  chevaliers  portoient 
en  tout  temps  sur  leur  armurt.  Il 

y 


3o6  COU 

avoit  des  manches  courtes ,  et  étoît 
ouvert  par  les  côtés.  Sa  fourrure 
ëtoit  d'IiermlMe  ou  de  vair ,  et  cLa- 
cun  y  faisoit  broder  ses  arnie.s  en  ma- 
tière précieuse.  La  cotle  d'armes  étoit 
Tolante  ,  et  souveut  composée  de 
plusieurs  bandes  de  différentes  cou- 
leurs alternées  et  milles  en  dii'féreus 
sens  ;  ce  qui  faisoit  ({u*on  Tappeloit 
quelquefois  divise.  Les  hérauts  d'ar- 
mes a  voient  conservé  cette  partie  du 
vôtementde  nos  chevaliers  que  Nicod 
appelle  tunique.  Il  cite  te  passa«(e  sui- 
ysinl  de  Gaguin ,  au  sujet  du  cou- 
ronnement du  roi  d'armes.  Ménage 
«t  Borel ,  et  avant  eux  Scaliger ,  dié- 
rivent  ce  mot  de  crocota. 

«  Monljoye  portera  U  tunique  ou  cotte  d'ar- 
mes du  Roy  ,  en  la  poitrine  de  laquelle  sera 
fiché«  une  couronne  d'ur,  c]iar)(«'-e  de  fim^ 
lûerres  précieai»«s  ,  où  sera  seulement  euiaiHé 
le  chiffre  du  Roy. 

CoTTEEKAUit,  cottcriaitx  :  Pillards, 
Tolcurs.   Voyez  Cotaekl. 

CoTTBRiE  :  Terre  roturière  de  la- 
quelle ne  peut  dépendre  uu  fief;  terre 
d'un  vilain. 

CoTTERON  :  Jupon ,  partie  de  Tha- 
billement  des  femmes;  crocotula. 

CoTTiER  :  Teuaut  d'uu  héritage. 

Voyez  COTTEEIE. 

CoTu  :  Qui  a  plusieurs  coins. 

Cou  ,  lisez  voit  :  Ce  9  cela  »  «elui. 
Pour  çou  :  Pour  cela. 

Cou.  Voyez  Coh.lart. 

CouA  :  Queue  ;  cauda. 

Cou  AL  :  Queue  de  mouton. 

Couard  :  Lâche,  poltron. 

CouARDEMEifT  :  Avcc  timidité  , 
avec  crainte.  Voyez  Coabdkment. 

CouARDER  :  Craindre ,  trembler 
6ans  sujet ,  avoir  peur ,  agir  en  lÂche 
«t  eu  pollrou. 

CouÂRDiK  ,  couardise.  Voy.  Coae- 


COU 

CouÂRLLiER  :  Tasse ,  gobelet,  tast 
à  boire. 

CouBtRToiRE  :  Couverture  ,  con- 
vercle ,  croûte  ;  cooperirnentum. 

CouKLE  :  Solive,  et  sorte  de  filet. 

CouBRER  :  Prendre,  saisir,  s'edi- 
parer,  se  rendre  maître. 

CoucHET  :  Présent  en  viande,  en 
vin  ou  en  argent,  qu'un  nouvea« 
marié  faisoit  à  ses  camarades. 

Cou c SI  ,  couchaire  :  Boucher , 
écorcheur. 

CoucHiE  ,  couchiz  :  Couche  de  sa- 
ble; de  peinture,  en  général  de  toutes 
sortes  de  choses. 

Coucicouci  :  Tellement  quelle- 
meut ,  tout  doucement  ;  comme  oe 
sera ,  ce  si>ra  ;  quoquomodà. 

Cx)u cou  Li  A Dou  :  Alouette  huppée , 
coche  vis;  cuculUitus, 

CoucuuRUK  :  Courge,  calebasse» 
espèce  de  fruit  dont  l'intérieur  est 
creux ,  et  peut  contenir  des  liqueurs 
lorsque  les  graines  en  sont  ^tées; 
cucurbita, 

CoucuoL  :  Mari  dont  la  femme  est 
infidèle. 

Coudés  :Lien  pour  attacher  ;  d'où 
couder,  lier,  attacher;  et  poignée, oe 
que  peut  contenir  la  main. 

Cou  DÉ  NE  ,  couénc  :  Peau  qui  (rou- 
vre le  lard  ;  codo  ;  de  cutaneus-,  selon 
Nicod  ;  en  Prov.  courléno. 

CovDEK  ^  couderc  :  Petite  place  ^ 
aire  devant  une  maison  ou  une  ferme; 
jardin  ou  petit  enclos  attenant  au 
manoir  du  maître,  pâturage  commun* 
Ou  trouve  dans  un  ancien  titre  : 
Pratuin ,  sive  coderrurn. 

CouuiERK  :  Partie  de  la  manche 
qui  couvre  le  coude. 

CouDOLc?riER  :  Coignassîer,  arbre 
fruitier;  cydonia  malus.  Les  premiers 
furent  apportas  de  Cydon  ,  ville  de 
Caililie  ,  comme  le  p^>cher,  de  Perse  \ 
le  cerisier,  de  Cerasunte » &c.^ 


cou 

CooMnrLi  :  ^it  ctUlon. 
CouuouLout  :  Lieu  pierreux ,  reob- 
|>li,  couvert  de  cailloux  et  de  pierres  ; 

CooDoOHT  Coing,  fmit;  cotoneum, 
jPMifo/n  cftionium. 

Cou  DR  R ,  keudre ,  /toudre  :  Le  cou- 
drier ,  arbre  qui  porte  les  noisettes  ; 

CouoEBE  :  Corroyer,  brasser  les 
cuirs. 

OouDEiBE, /K7tfd!n6fr.*  Plume  gâ- 
tée et  pourrie. 

CoDB  :  Queue  \  le  membre  viril  ; 
^auda, 

CouK  :  A  qui  Ton  porte  la  queue  ; 
animal  auquel  on  n'a  point  coupé  lA 
queue  ;  caiideus, 

CouÉNAiLLK ,  quenaille  :  Canaille. 
ï^ojrez  Cri  EN  TT  AILLE. 

Cou ENKU  X  :  Gras,  épais  ;  et  envieux, 
llomme  qui  désire  ,  qui  convoite. 

CouEft  :  Cœur,  esprit,  courage;  <?or. 

Coures  :  Mari  qui  soufTre  et  qui 
favorise  les  infidélités  de  sa  femme. 

Cou  ETE ,  code,  coite,  cotre,  couette, 
eotteltre,  couette^  coustr,  coûte,  cutre  : 
Matelas ,  paillasse  ,  traversin ,  lit  de 
plume ,  oreiller  ;  cuicttra. 

Cou  ETE  ,  couite  :  Hâte  ,  vitesse  ; 
tn  Langùed.  coujrta, 

CouftTKE  :  Convoiter ,  remuer  la 
queue. 

CouÈTïTix ,  couetteux  :  Paillard  , 
efféminé ,  convoiteux. 

CotjrpouET ,  confort  :  Javelot ,  bâ- 
ton ferré,  demi-glaive. 

Cou  F  IN,  cou/fin  :  Panier  d'osier 
pour  aller  au  marché  ;  cophÎMus, 

CouFLK  :  L'enveloppe  des  grains 
et  la  peau  des  fruits. 

CoutîET  ;  Caffard  ,  cagot  ,  hypo- 
crite, sot,  impertinent. 

Coucha  :  Beau-frère,  mari  de  la 
sœur  ;  cogRoiHs;  en  Eftpag.  cugnado, 

CoucvuiTAa  coar  cas  :  Convenir 


COU  3.07 

d'im  fait ,  avouer  sa  faute  ;  cog-- 
noscere, 

CouGOT  :  Hypocrite ,  cagot ,  sot. 

Coucou  EUE ,  couhourde  :  Courge» 

CouiLLAED.  Voyez  Coillaht. 

Couillaut  :  Dans  Téglise  d'An«- 
gers ,  c'étoit  le  nom  qu'on  donnoit  à 
un  valet  de  chanoine  qui  y  servoit. 
Ménage  le  dérive  de  colUberti. 

Coyiir ,  covin  :  Chariot  de  guerf^ 
armé  de  faux  ;  covintis, 

CouîNB  ,  combine  :  État ,  situa- 
tion ,  fortune;  suite  d^  personnes; 
de  cauda, 

CouiNirBE  :  Plaindre,  gémir,  la- 
menter, pleurer  en  criant. 

CouiEOU  :  Cuivre  ;  cuprum. 

Couissiir  :  Coussin ,  carreau  ,  tra- 
versin ,  oreiller.  Voyez  Couetz. 

CouxEE  :  Coucher  ;  cubare* 

Coula,  Coulo  :  Nicolas. 

CouLAivs  :  Doubles  portes  des  châ- 
teaux et  des  villes  fortifiées ,  qui  se 
desccudoient  au  moyeu  de  coulisses, 
lorsque  la  première  porte  avoit  été 
forcée. 

CouLDiBE  :  Partie  de  l'habit  qui 
couvre  le  coude. 

CouLDEB  :  Couper,  frapper,  pour- 
fendre ,  combattre. 

CouLxicE  :  Coulisse,  herse.  Cou-^ 
leLs  :  Qui  est  à  coulisse. 

Coulée  E  :  Vallon  serré  par  des 
montagnes. 

CouLBT  :  Petite  colline  «  monticule. 

COULETACK.    Voyez  CoUEEXtACK. 

CouLETiRE  :  Courtier,  agent. 

Cou  LE  V  R  E  ME  XT,cott/ettpn///er,co«- 
levrinier  :  Sorte  d'anciens  soldats  ; 
nom  d'une  milice  existante  au  quin- 
zième siècle. 

Cou  LIÉ  :  Collet,  bande ,  rabat  ;  da 
collum, 

CouLiNE  :  Buton  entouré  de  paille 
qu'on  allume  pour  >ervir  de  brau- 
don. 


3o8  COU 

Coulis  :  Inondation  ,  déborde- 
ment d*eau. 

CouLLART  :  Madiine  de  guerre 
propre  à  lancer  des  pierres. 

CouLLETAicF.  :  Courtagc ,  Toffiee 
et  le  droit  d'un  courtier. 

CouLLiER  :  Lâche,  poltron. 

CouLLu  :  Animal  non  coupé. 

CovhOM  .f  coulomb ,  coulon  ,  cou- 
loum  y  couloumb  y  couloun  :  Pigeon  , 
colombe  ;  columùus  ,  columba  ;  en 
anc.  Prov.  colom  y  couloun  ;  en  bas 
Bret.  colom, • 

C0ULOMBA.GE  (bois  à)  :  Bois  propre 
à  faire  les  poteaux  et  les  jambages 
des  portes. 

CooLOMBE  :  Pilier ,  colonne  ;  co- 
îumna, 

CouLOR ,  colory  coulour  :  Couleur, 
lumière  réfléchie  et  modifiée  selon  la 
disposition  des  corps  qui  les  fait  paroi- 
tre,  rouges,  bleus,  jaunes ,  &c.  color. 

CouLOT  :  Conduit  par  où  Teau 
s'écoule,  ruisseau. 

Coulour  £ ,  couloré  :  Orné  ,  em- 
belli ,  qui  a  de  belles  couleurs  ;  colo^ 
ratus;  en  anc.  Prov.  coulërëtos ,  fraî- 
cheur de  teint ,  belles  couleurs. 

CouLPE  :  Faute,  imprudence,  man- 
quement; culpa, 

CouLPER  :  Accuser  ou  reprendre 
d*une  faute  ,  blâmer  ;  culpare, 

CouLsé  :  Traversin  ,  oreiller ,  lit 
de  plume;  de  culcitra, 

CouLTE ,  couître.  Voyez  Couete. 

CouLTRE,  couiteauy  coustre  :  Cou- 
teau ,  tranchant  d*une  arme ,  d*un 
outil  ;  culter, 

£t  le»  coustres  de  Icnrs  charmes 
Ayec  les  sochs  en  dit  les  rues 
Feray  en  glcves  convertir 
S^iLs  ne  reulent  adrertir 
De  leurs  maukc. 

Poésies  (TEust.  Deschamps, /ol.  648,  col.  4. 

CouLTRERiE  :  Office  de  sacristain , 
de  clerc  de  paroisse. 


COU 

CouLuvREAu  :  Petite  conleuTre; 
coluber.  • 

CouMBE  :  Vallée,  vallon;  du  Grec 
A'umhos  y  cavité  ;  en  Prov.  cournbo  ; 
en  Sax.  combet;  en  bas  Bret.  comb€U. 

Cou>fESTi£  :  Sergent  mis  en  gar* 
nison  citez  un  particulier;  de  co/ti- 
mL^tux, 

CouMiTivo  :  Compagnie,  cortège  ; 
de  commistio, 

CouMPAGNAGE  ,  coumpaignogc  : 
Viande  ,  pitance  ;  association ,  so- 
ciété. Voyez  CoMPAiN. 

CouMPËLi  :  Contraindre,  obliger, 
forcer,  presser  ;  compellere, 

CouM PLANTA  .*  Planter  ,  semer  , 
planter  en  plein  champ;  ccftnplantare. 

CouMUNAL  :  Pâturages  communs 
d*un  ou  plusieurs  villages  ;  commu- 
nes ;  de  commuais, 

CouiiD AMINE ,  condamine  ,  cou»- 
damino  :  Champ  seigneurial ,  ou  par- 
ticulièrement affecté  au  seigneur  d*uii 
lieu,  et  qui  étoit  exempt  d'impôt»; 
campus  domini. 

CouiTFRounTA  :  Confiner,  limiter, 
a  voisiner,  aboutir,  être  limitrophe; 
infrontare* 

Cou  NT  E  :  Comte  ;  cames, 

CouNTiÉ  :  Comté,  titre  4*honnenr 
donné  à  certaines  seigneuries;  co- 
mitatus, 

CoUNTREMONT  :  En  haut ,  en  re- 
montant ;  contra  montem, 

CoupANz  :  Les  deux  côtes  de  Ton* 
gle  de  sanglier. 

CoupAUDER  :  Commettre  un  adul- 
tère ,  rendre  un  mari  ou  une  femme 
coue. 

CoupAULE  ;  Coupable. 

Coupe  :  Faute,  délit  ;  culpa. 

Coupe  ,  cop ,  coupauty  coupeau  : 
Cocu ,  mari  dont  la  femme  est  infi- 
dèle.   Voyez  COQUILLARD. 

CoupKAV.  Voyez  Coupi.it. 


c  ou 

Coupxi. ,  cotqplet  :  Le  baut  ihui 
arbre ,  les.  braiiches. 

Coupelle  :  Petite  mesure  de  fro- 
ment ,  formant  la  cinquanlième  par* 
tie  du  bichet  ;  en  bas.  la  t.  copa^ 

CouPERSAU.  Voyez  Coupe. 

CoupEEON, coupet,  couplet:  Cime» 
la  partie  la  plus  élevée  d*une  mon- 
tagne ,  d'un  arbre. 

CoupET  :  Chignon  du  cou  ;  de  ca- 
put;  en  Prov.  coupé. 

CouPETEST^E  :  Tête  coupée  ;  dé- 
capité. 

CouPETTE  :  Petit  couteau,  serpette. 

Couple  :  Mariage ,  assemblage , 
liaison  ;  copula  ,  copulaùo  ;  en  bas. 
la  t.  cupUi, 

Couple  :  Coupe ,  lasse  ;  de  cupa. 

Coupler  :  Accoupler,  joindre,  as- 
sembler, mettre  ensemble  ;  copulare. 

Couplet  :  Haut ,  sommet ,  faite 
d'une  montagne.  M.  Huet  le  dérive 
de  cuppa  ;  il  s'est  dit  aussi  pour  le 
haut  de  la  tète ,  charnière. 

CoupoiER  :  Blâmer,  accuser  d'une 
faute;  culpare, 

CoupPEAu  :  Gâteau  de  miel.  Voy. 
Coups. 

CouppERE  ,    couppereau.   Voyez 

COUPB. 

CouppiEB  :  Coupeau ,  branchage. 

CouQUAGE  ,  couchage  :  Action  de 
se  coucher  ;  de  couquer,  coucher. 

Cou^uioL  :  Mari  dont  la  femme 
€st  infidèle  ;  cucuUus, 

CouRADE,  couraiUe  :  Entrailles, 
intestins ,  poumons ,  fressure  ;  con 

CVst  la  donleur ,  c*eftt  la  bataille 
Qui  11  detrenchc  la  couraiiie. 

Roman  de  !a  Hose, 

CouRADOUR  :  Corridor,  galerie. 
Courage  :  Ame,  cœur,  vaillance, 
dignité ,  rang ,  condition  ;  de  cor, 

CouRAiGE  :  Fâché ,  irrité ,  qui  est 
•n  colère  f,  qui  souhaite  du  ma]«. 


COU  3o9 

CouRAiGs  (avoir  eu)  :  Haïr,  vou- 
loir du  mal. 

CouRAiLLE  :  Les  entrailles.  Foyez 

CoURADE. 

CouRAL  :  Espèce  de  vaisseau,  de 
navire  fort  léger. 

CouRALMENT ,  courattemeiU  :  Cor- 
dialement ,  de  bon  cœur. 

CouRANCE  :  Courant  d*eau. 

CouRATiER  :  Médiateur.  Courader 
de  chevaux,  maquignon,  courtier, 
marchand  ;  en  bas.  lat.  corraierius  ; 
en  Prov.  couraiié. 

Cour  AU  :  Le  corail ,  plante  ma- 
rine; corallium, 

ColuRAU  :  Petit  bateau  ;  on  s'en 
sert  encore  dans  la  Garonne. 

Courbet  ,  couràeit  :  Pavtie  d'un 
bât  de  mulet ,  qui  est  élevée  en  forme 
d'arcade  sur  le%  aubes  ;  curvaturai  îl 
s'est  dit  aussi  pour  serpe. 

Courgaillet  :  Cri  de  la  eaille, 
petit  sifflet  qui  en  imite  le  cri,  et  qui 
sert  d'appeau  pour  les  appeler. 

CouRcÉ  ,  courcié ,  coursé:  Cour- 
roucé, fâché.  Voyez  Courechier. 

Courcelle  ,  corcette  ,  courcillon  : 
Petite  cour,. petit  jardin;  coiticella. 
Voyez  Court,  Cou LTi eus  et  Coua- 
tilage. 

CouRCER  ,  courchier  ^  courcier , 
courser  :  Courroucer,  mettre  en  co- 
lère ;  de  cor,  cordis,  ou  de  corrodere, 

CouRCET  :  Ajustement ,  et  sorte 
de  coiffure  de  femme. 

CouRciER  :  Coursier,  cheval  de 
bataille  ,  grand  cheval  propre  pour 
monter  un  homme  d'armes  ;  cursor, 

CouaciERE  :  Petite  cour  entourée 
d'étables  et  autres  bâtiraens  rus- 
tiques.. 

CouRCouissoN  :  Courte  haleine , 
difficulté  de  respirer;  en  Prov,  cour" 
daleno ,  asthme. 

Cour  DEL  ,  courdelcs ,  courdeUes  : 
Lacets  ,  getits  cordons  à  l'usage  des 


Sfo  COU 

femmes  •  et  cordeau  àe  nuicon  oa 
'    de  jardinier;  en  Prov.  courdeio. 
'    Cor  E  Dur  ATT  NIEE  :  Cordonnier,  fai- 
seur de  souliers. 

Tons  li  cordouanmiers  de  ParÎJi  doirent  an 
Roi  tous  les  aDb  3a  bols  de  parists  poar  sea 
liueaetf. 

Zi  Establiss.  tUsMestiers  de  Paris,  foL  i85. 

CouEDUROUE,  courduraïre  :  Table, 
eomploir  de  boutique. 

Cou  HE  ,  cofre  :  Cuivre  ,  airain  ; 
çfs  cyprium  ,  cuprutn. 

Col  RE  AU  ,  courou  :  Barre  ,  cou- 
lisse ,  verrou. 

Co  u  R  E  c  n  I R  E .,  cnnrchirr  :  Cou  rro«- 
eer,  mettre  en  colère  ;  de  cor,  cordis» 
I  Mënaf^c  le  dérive  de  eorusrare ,  et 
Barbazan  de  corrodcre  ,  corrosum  , 
parce  que,dit-iJ,  un  homme  en  cour- 
roux est  pour  ainsi  dire  rongé. 

J^aj  eu  jadis  dliumaînes  crcatarea 
£n  pluseurs  lieux  infinis  miJliona, 
£t  tant  difait,  que  maintes  régions 
5oct  à  preseut  par  ce  iiiii.nbitée^. 
Qui  de  mon  dart  ont  esté  sagitées , 
Kt  depuis  n*ont  eu  secours  ni  ressource  ; 
Conte  ne  fais  de  vies  limitées , 
Quand  pour  pimir  le  Créateur  se  courcr. 
La  Dance  aux  Aveugles ,  pag.  72. 

CouEÉE  :  Intestins  ,  entrailles. 

CouRÉER  :  Soifjiier,  observer,  veil- 
ler, avoir  soin, prendre  gûrdcj cz/rare. 

CouREGE  :  Courroie. 

CouREOE,  coure.Qur  :  Coureur,  lé- 
ger a  la  ctourse;  cursor  ;  en  Prov. 
courioou. 

Cour  F  RIE  :  Course  de  gens  de 
guerrq ,  incursion. 

CouRKTiER  ,  corrciiery  cour  ut  1er  : 
Homme  qui  sans  avoir  de  marchan- 
dises, en  procure  à  ceux  qui  en  dési- 
rent, agent,  coiirlirr,  entrenulieur 
d'affaires  ;  en  lias,  la  t.  corrateriu^  , 
curritnr,  de  cursor,  cursorius. 

Lors  M  estre  advocat  m'assis 
Yx  courretitT  et  procurerts, 
Pour  ce  ne  fus  je  pas  moius  lerres . 

Moman  dm  seeomiÂenard,fil  1$,  F*. 


co  tr 

CnirasuRS  de  seafs  :  Foufevrk 
CouEFEu,  courefeu»  Voyez  Coih« 

VEBFEU. 

CouECE  :  Potiron ,  cttrouiUe.  Voj<^ 
COOEUE  et  ConoouEDE. 

CouECKE  :  Couler  ,  courir  ;  en 
prov.  courne, 

M!  filr.  ne  eourgemt  pomt  cette  choaea  èm 
tes  oeU ,  garde  la  ler  et  le  ceusail. 

Proverbe  de  Sahman,  ck.  3,  vmrs.  ai. 

Fili  mi,  ne  effluant  kofc  ab  oetUis  ùtit  :  eai#» 
ioiU  legem  atque  consilinuu 

C0UEGIE.  ^'o^ezCoRCiE. 

CouEiEE  :  Officier  dont  les  fonc- 
tions étoient  de  tenir  la  main  à  Tmcé- 
cution  des  ordres  et  règlement  d'un 
archev<^que  ;  il  exerroit  la  juridiction 
purement  temporelle  et  laïque;  en 
quelques  endroits  il  faisoit  lea  fouc- 
tions  de  juge  et  de  procureur  fiscal» 
et  dans  certaines  communautés  reU- 
gieuses ,  le  courier  étoit  le  procureur 
de  la  maison  ;  de  cursor  ;  en  bas*  lai* 
correarius  ,  courrerius, 

CouEiEusK  :  Coureuse^ prostituée; 
en  Prov.  couriolo^ 

(Gouaille  :  Cœur.  Voy*  Coeâille* 

CouEiou  :  Peau,  cuir;  corium ^ 
airain ,  cuivre  ;  cuprum. 

Courir -sus  :  Attaquer,  se  jeter» 
se  précipiter  ;  de  currere* 

CouE-LATE  :  Juridiction  séculière 
opposite  à  la  juridiction  ecclésias^ 
tique. 

CouRLious,  cottriieu  :  Oiseau  aqua- 
tique qui  a  un  long  bec  ;  en  bas.  lat. 
cloritts ,  corii/tus  ,  cori/vus, 

CouEi.oïfOE  :  Droit  de  gîte. 

CouK^KLl  :  Curuu  ,  qui  a  des 
cornes. 

CouRrçunE  :  Barrique  qui  sert  à 
transporter  les  raisins  des  vignes 
dans  la  cuve  ;  c*ëtoit  encore  une 
jatte ,  un  baquet  ;  en  Prov.  cour^ 
n/idNdo, 

CouaooKE  :  Couronat;  coromm* 


CouKOLo ,  carolo  :  Tresse  de  che- 
TOUX  en  f(»rnie  de  couroiiDe  que  les 
femmes  mettent  sur  la  tête  ;  coroUa. 

CounoN  :  Coin,  encoignure. 

CouK  ON  NATION  :  Couronnement. 
•  CouaoNNE  (une)  :  Monnoie  d'or 
<|uî  valoit  vingt-deux  sols  six  deniers 
sous  Charles  vi  ;  corona. 

Couronne  :  Tonsure  des  clercs; 
d*oii  ils  étoient  appelés  couronnés. 

Cou  ao  Y  ES  :  Rubans  y  bracelets 
pour  parer  les  daraes  ;  de  corrigia. 

CouRPE  :  Coup ,  mauvais  traite- 
ment. 

CouaPER  :  Couper, retrancher;  eu 
bas.  la  t.  capulare. 

Cour  RATAGE  ,  courrrta^  :  Cour- 
tage, emploi,  et  droit  de  courtier. 

Courre  :  Câble  ,  grosse  corde. 

Courre  AU  :  Coulisse  ,  barrière  > 
barre. 

CouRRÉER  :  Couvrir,  couver,  soi- 
gner, défendre;  cub€ire ,  cooperire, 

CouRREiL  :  Verrou. 

CouRRERiE  :  Course  de  gens  de 
guerre,  incursion. 

COURRESEUSEMENT  !    AvCC  COlcre. 

Cour  RE-SUS  :  Atiaque ,  cri  pour 
$*exclter  à  combattre. 

CouRR ETAGE  ,  couletage  :  Droit , 
impôt  sur  les  courtiers. 

COURRETIKR.  VoyCZ  CoURETIER. 

Courroie  ,  corroyé ,  cotvrroye  : 
Ceinture,  bourse  qui  se  port  oit  à  la 
ceinture  ;  de  corrigia ,  et  uou  pas 
de  corium, 

Toufjour»  vautt  mieux  ainÎK  #o  voye 
Que  DC  fout  deuier»  «n  eoiirrqjre. 

Roman  de  la  Rose, 

Les  deux  vers  ci-<1e$sus  sont  une  imi> 
lation  du  suivant  : 

Mieux  yaat  aœyen  roye ,  que  onborie  dénier. 

Roman  tT Alexandre, 

Courroie  :  Petit  sac ,  porte-man- 
teaià  y  bougetle» 


COU  3ix 

CouRROiER  :  Ceinturier,  celui  qui 
fait  ou  vend  les  courroies  ou  \t% 
ceintures  ;  corrigiarius. 

CouRSARLE  :  Sujet  à  la  colère,  ^io-. 
lent ,  furieux ,  emporté. 


La  huitième  est  que  il  ne  »oît  trop 
bh ,  et  que  il  ne  dure  tr<>p  en  «a  ire  et  «i^soa 
malt«ient  ;  car  ire  qui  abite  en  seignor,  est 
•emblance  à  foudre  qui  ne  laikfe  coooitrt  ré- 
ritë  ne  jugement  donner. 

Assises  de  Jérusalem ,  chap.  98a. 

CouRSARLEMEiïT  :  Commonémeuty 
assez  ordinairement. 

Cour  s  h  ,  du  verbe  courchier^  cou-^ 
rechier  :  Courroucer. 

Coursé  :  Courroucé ,  indigné ,  ir- 
rité ,  fâché ,  qui  est  en  colère. 

CouRSEL  :  Tombereau,  brouette. 

CouRsi  JURO ,  coursiere  :  Chemin  où 
Ton  fait  des  courses,  lieu  destiné  aux 
jeux ,  galerie  ,  chemin  des  rondes. 

CouRsoN  ,  coursson  :  Flux  de  Ten- 
tre  'yprqfiuens  cursus.  Dans  la  Cham- 
pagne le  courson  est  un  échalas  qui 
soutient  la  vigne,  et  qui  est  devenu 
court  à  force  d'avoir  servi. 

Court  ,  cors  ,  cort  :  La  conr ,  la 
suite ,  le  cortège  d'un  souverain  ou 
d'un  prince  ;  coriicc ,  ablatif  de  cor* 
tt'z  ;  court  s'est  dit  aussi  pour  juri- 
diction ,  ressort. 

Court,  cource  (il  y;  :  Ainsi  soit-il. 

Courtage  :  Honneur,  respect  et 
considération. 

Court  AU  t  :  Cheval  de  course  de 
moyenne  taille. 

(Jourtrnent  :  £n  foit  peu  de 
temps,  brièvement. 

CouaTi.iiK,cowr///if»;  Lit  garni,  ri- 
deau, tour  de  \\{',cortina.  V.  Cortiitk. 

Cou RTKR ESSE ,  cotsrtrcs.iff  :  Insuffi- 
sance ,  incapacité ,  inhabileté. 

CouRTiBAUT ,  courûbauU:  Dalma- 
tique ,  espèce  de  tunique  ou  habit 
court, partie  du  vêtement  nécessaire 
pour  dire  la  messe  ;  eu  bas.  lat.  cor- 

4 


3ia  COU 

tibaldus.  M.  Huetle  dérive  de  curttts 
baltheus,  et  Ménage,  de  curtum  tihiale. 

Courtière  ,  coutratiere  :  Femme 
qui  tient  une  maison'de  prostitution. 

CouRTJ£i:s,  corùlyCOurtieu.T,  cour' 
ticT.  y  courdl ,  couriUle  ,  courtîUicrc , 
courtilUs,  courlis  :  Jardin  qui  est  or- 
dinairement enfermé  de  murailles, 
de  haies  ou  de  fusses  ;  du  Grec  chor- 
tos  ;  en  Latin  hortus  ;  en  anc.  Prov. 
courUUo  ;  en  bas.  lat.  curtile ,  corti^ 
liurn.  Ménage  le  dérive  de  cortile , 
diminutif  de  cortis. 

La  bone  faine  du  maisail 

A  ouvert  Thuis  de  son  courtit^ 

Homan  du  Renarde 

Bel>acu«Il  eipoir  desceDdUc 
Ei  courlis  ,  ou  il  Patendist 
Ou  sVnfouiAt  hors  du  pouqiris 
Ou  tenu  l'avez  maint  jour  pri»« 

Roman  de  la  Rose. 

CouRTiLAGC  ,  courlilagie ,  courti- 
lage  y  courtillagc  :  Endroit  où  il  y  a 
des  jardins ,  ])etit  jardin  ,^ré ,  cour, 
petit  champ  entouré  de  haies  ,  pro- 
duit des  jardins ,  culture  ;  ei>  bas.  lat. 
coruiagiurn. 

Et  s^espandirent  et  fols  et  sages , 
Ca  et  là  par  les  courtillages, 

Guill.  Gif  tare. 

CouETiLiER  ,  courdl  1er  y  courlil- 
leury  courùUier  :  Qui  prend  soind*un 
jardin  ;  jardinier,  maraîcher;  olitor; 
eu  bas.  lat.  curlilarius, 

CoDKTiNE.  Voyez  CoRTirrE. 

Courtise.  Fojrcz  Courtoisie. 

Courtois  ,  courtoise^  adj.  :  Civil, 
affable,  gracieux,  honnête,  courtisan. 

• 

Lances  courtoises  et  courtois  roquets  sont 
dits  par  traotlation,  les  lances  et  le»  roquets 
dont  les.  pointes  et  fers  sout  rabat'us ,  ninussc-s 
tt  non  esmoubia  d*qael&  ou  rouibat  suit  en 
lice  ou  en  behourd,  pour  plaisir  et  déduire 
foi  et  les  daines.  Nicod. 

Courtoisement  :  Gracieusement , 
d'une  manière  honnête  et  affable  ^  eu 


COU 

Cour  TOISEE,  cortoùter  :  Conrliaer, 
faire  sa  cour  à  quelqu'un. 

Courtoisie  ,  courtoiscrie  :  Manie* 
res  honnêtes  ,  gracieuses ,  prêvenan  - 
tes  envers  les  dames;  grâce,  politesse;^ 
affabilité ,  faveur.  Ces  motsvienoent 
de  coriejr.  Voyez  Court. 

CouRVAissiER  ,  courvoisier  :  Cor- 
donnier, tanneur.  /V^.Cordoânier. 

CouRvÉE  :  La  corvée ,  droit  établi 
sur  les  vassaux  parieurs  seigneurs. 
Ce  mot  a  été  encore  employé  pour 
désigner  une  sorte  de  jeu  ou  de  com" 
bat  simulé. 

Cous ,  COUT  :  Coups.  Guyot  do 
Provins ,  affirmant  qu'il  ne  voudroit 
point  entrer  dans  l'ordre  dea  Temr* 
plicrs ,  dit  : 

S*cn  lor  ordrft  rendu  cttoî« 
Tant  sai-jc  bien  que  je  fuirole 
Ja  n*i  attenderuie»  les  coux 
De  ce  ne  &ui  je  mfe  si  fonx. 

Bible  Caiot, 
Cous,  couslange,  Voy.  Costege. 

Cous.  Voy\  COQUILLARD  Cl  CoYER, 

Couse  ;  Cause ,  chose  ;  causa. 

CousEL  (tenir  en)  :  Posséder  en 
roture  ,  à  cliarge  de  services ,  de  cens 
et  de  corvées. 

Covsina:«mknt  :  Comme  cousin  « 
en  ])arent ,  en  allié. 

Cousin  fraireur  :  Cousin  ger- 
main. Cousin  en  autre  on  second  : 
Cousin  issu  de  germain.  Cousin  en 
ders  :  Cousin  au  troisième  degré. 

CousiNiERE  :  Nombreuse  parenté. 
CousoiL  (  dire  à  )  :  Kn  secret ,  à 
Toreille,  en  coniidence. 

CoussENT  :  Consent;int,  complice. 

CoussKR  ,  couster  :  Matelas ,  lit  de 
plume ,  traversin  ;  de  cu/riira, 

Coussi  :  Comment,  comment  donc? 

(k>ussiER  :  Tailleur,  faiseur  de 
pourpoints. 

CoufsiCRKS  ,  cousserasse  ,   cote^ 


cou 

rosse  :  Couturière ,  cousense ,  ou- 
Trière  en  robes  ;  de'  consuere. 

CoussoLK  :  Une  cuiller  à  seau  « 
bassin  en  cuivre  dans  lequel  toutes 
les  personnes  d'un  logis  vont  boire. 
"  CousT ,  coustage ,  coustange  :  Va* 
leur,  achat ,  prix,  dépens,  frais,  coût. 
De  poure  coust  :  De  peu  de  valeur  ; 
de  constare.  Voyez  Costegk. 

CousTE.  Voyez  Coûte. 

Cousteau  ,  coustel  :  Couteau. 

CousTELEssE  :  Sabre,  coutelas  , 
poignard  ;  de  cultellus. 

CousTELET  :  Petit  couteau. 

CousTBMEKs  :  Frais ,  dépens,  coût. 

Se  «luïne  estoît  que  aucuns  achetast  d^m 
■atre .  dont  lignage  It  demandatt  achat,  et  U 
oITritt  les  denier;i  à  randre  que  II  achaz  li  an- 
loit  coûté  ,  et  U  mostrast  les  deniers ,  et  soit 
prorë  que  U  achax  auroit  conté  ,  et  deist  con- 
tes biens  de  tons  les  coustemens,  et  je  les  tods 
rendrai ,  que  veez  ci  les  deniers. 

Les  EsUibUssemens  de  France,  chap.  x53. 

CovsTENGié  :  Chargé ,  condamné 
aux  frais  par  une  sentence. 

CousTEifTiNOYS  :  Habitant  du  Co- 
tentin ,  contrée  de  la  Normandie. 

CousTEEET  :  Sorte  de  mesure  de 
vin  ou  d*autre  boisson. 

CousTES,  cùsiiez,  coiùiies  :  Lit  de 
plume ,  coussin,  couverture  ;  culcîtra, 

CousTEum ,  coustre,  coutre  :  Sa- 
cristain qui  a  soin  de  sonner  les  clo- 
ches ,  et  de  fermer  les  portes  de  l'é- 
glise ;  de  custodire. 

CousTEus  :  De  grand  prix,  très-cher. 

Ifais  pour  le  fil  sainte  Marie 
Que  me  vault  ceste  cointerie 
Celé  robe  eousteme  et  chiere 
Qui  ai  TOUS  fait  hancier  la  chiere. 

Konuuî  de  la  Rose, 

CousTiciEa,  costiety  costoyer,  couS' 
(ter,  cousioyer  :  Faiseur  de  matelas , 
lits  de  plume ,  traversins.  Le  métier 
t'appeloit  cousterie  et  cousticerte, 

CousTiLLAanB  :  Balafre,  coupure 
dans  le  visage« 


COU  îi3 

CousTiLLE  :  Sorte  d'épée  tran- 
chante des  deux  côtés,  poignard; 
eultelia. 

CousTiLLER ,  costoierj  cousiilleur^ 
cousûlUer:  Soldat  armé  de  la  cous- 
ùUe ,  gendarme  ;  et  frapper,  blesser, 
couper,  tailler,  trancher,  tuer. 

CousTivER  ,  couiiver  :  Ci^ltivcr. 

CousTRKS  :  Marguillicrs ,  gardiens 
de  réfçlise  de  Toul^  Voy.  Cousteur. 

CousTUMABLE  :  Savant  dans  los 
coutumes  ;  et  chose  sujette  à  la  cou- 
tume ;  de  consuctudo. 

CousTUsriER  :  Habitué ,  qui  a  la 
coutume ,  l'habitude;  sujet  d'un  sei- 
gneur féodal  ;  en  b.  lat.  ctistumanusm 

ù  carîtés,  très  bnle  cose. 
Bien  sai  que  tn  n'es  pas  enclora 
En  porte  qui  ckt  merceuiere  , 
Par  raison  aperte  et  décolore , 
Prouvai  bien  que  toi  ont  forclose 
Li  Cardounal  de  lor  caruiere; 
Car  la  malsaie  est  eoustumiere 
De  gratr  à  son  inagestiore  , 
Rien  sans  congié  faire  nVn  ose  , 
Li  Sire  a  son  cerf  sa  maniera , 
Kt  la  dame  à  sa  chambericre 
Sa  coitstume  empront  et  enipose. 

Roman  de  Charité ,  strophe  ii. 
COUSTUMIEREMENT     ,       COtlfltmf'C- 

ment  :  Oi*dinairement ,  selon'  la  cou- 
tume ,  selon  l'usage. 

CousTLRERiE  :  Offîcc  dc  sacristain. 

CousTURiER  :  Tailleur,  artisan  qui 
fait  et  vend  des  habits. 

Coûte  ,  couste  :  Le  coude  ;  rubi- 
tus;  et  une  coudée  ;  matelas ,  cou- 
verture ,  carreau,  coussin ,  lit  de  plu- 
me ;  culcîtra  ;  et  écoute. 

Quant  fut  apoicz  sor  «on  coûte* ,  *  coudr. 
Aniouse ,  fet  il ,  ç*a  conte  *  *  écoute. 
Il  m'est  avis,  et  si  me  samble 
Que  ja  ne  serons  bien  ensamblc , 
Se  nous  ne  tornons  à  un  chief. 

Fabl.  de  sire  Nains  et  de  Dame  yfniruse. 

CouTEL  :  Côte,  coteau;  plateau 
de  poia  où  de  haricot  aouvellemeai 


Si/f  cou 

dt'fleiiris  ;  le  coutre  d'une  charmé  « 
rouleau;  cuUer y  cultellus, 

CorTF.ï.ACK  :  Droit  qu'on  prélc- 
voit  sur  le»  cotiretiers, 

CouTELAS.^E  ,  coutillc  .*  Poignard  » 
contelas  ;  en  bas.  ]at.  contelarius. 

Co UTR LE  1 R  F. ,  coutcUere  :  Fou r rean 
d'f^pée  ,  gaine  de  couteau  ;  étui. 

CouTENGKux  :  Cher,  qui  coûte 
beaucoup ,  de  haut  prix. 

CouTK- POINTE  :  La  courte-pointe 
d'un  lit  ;  culcitra  puitcta, 

Li  qiiq>ol  de  mon  list  estoît  r^tta  d*or  f  t 
d^argeot,  et  par  ffena»  avoit  couttS' pointes 
•t  dra«  à  remuanees. 

Vie  dfs  SS.  Pères ,  Uv,  a  ,fol.  77,  F". 

Goûteurs  :  Dépenses  ,  frais. 

CouTiBAU  ,  eoutibaut  :  Sorte  de 
grande  robe  ,  espèce  de  dalma tique, 
vêtement  d'église. 

CouTiLiBR.,  coutillcur  y  coutilUcr  : 
Coutelier  ;    cultrarius ,    cuUellarius, 

Voyez  COUSTILLER. 

CouTiîfAUT  :  Gentil,  joli,  propre,» 
beau  ;  en  Prov.  coutinaou. 

CouTOUFFLE  :  BoutcilIe  ,  flacon. 

CouTTE  :  Le  coude  ;  cubitus. 

CouTTÉE  :  Une  coudée  ;  cubitus. 

Couture  ,  coulturc  :  Culture  ; 
champ  labouré  ;  terre  cultivée  et  en- 
semencée ;  cultura  ;  d'où  la  rue  Cou- 
ture Sainte-Calhcrine  à  Paris. 

CouTURERiE  :  Lingerie,  endroit 
où  Ton  fait  et  raccommode  le  linge 
ou  les  habits. 

CouvADis  :  (Bufs  couvés,  assem> 
blage  des  œufs  qu'une  poule  couve 
an  même  t^mps;  cubatio, 

Couvaxt  :  Pacte ,  traité ,  condi- 
tion ;  convcntio. 

Que  Tos  diroi-je  plus  aprc». 
Il  n*i  raneat  ne  loin  ne  près 
Sain*  et  Saintes  ne. «nient  iK-mont, 
Rt  ton»  apele  par  leurs  nont , 
Kck  les  dÂnca  mariée-» , 
A-il  p;ir  l(ur«  noms  i^x-lées, 
Com  cil  qui  eut  cner  debonaire , 


COU 

Li  Sire  arrière  s^ea  repairt* 
Par  devant  Jhefta*Cri«t  oraqt , 
Puis  dit ,  j*ai  fait  rotre  couvant 
Tous  ai  semons  grao»  et  petis. 

Fo^/.  de  la  Court  de  Parmêh. 

Couve,  couventurCj  couverte  :  Cgn- 
Ycrture ,  pièce  d'étoffe  qui  sert  a  cou* 
vrir  ;  coopcrtura, 

CouvEN  :  Piquette ,  sorte  de  bois* 
son. 

Couvekant  :  Promesse,  parole 
donnée  ;  com-enientia ,  conventio. 

Couverture  :  Couverture ,  pièce 
d'étoffe. 

Couver  :  Cacher ,  couvrir ,  abri- 
ter; cubare. 

Job  eu  carité  se  prova, 

IV'atendi  pas  qu*ou  li  roava 

Ou  son  chil  qui  rnsi  se  pnieTest 

Job  onques  trésor  ne  couva       ' 

Tant  cum  à  qui  donner  tronva 

Mais  or  li  poure  peu  trueirent 

Qui  leur  doinst ,  nisjqiiant  ille  rucTest. 

Roman  de  CliariU,  strophe  axa. 

Couverai  :  Je  cacherai. 

CouvERCEAU  ,  cQuverteur  :  Cou- 
vercle. 

Couvert  fen) ,  coutterte  :  En  ca- 
chette ,  en  secret.  £xtre  armé  h  la 
couverte  ou  couvertement  ^  c'est  Atre 
armé  d'une  cotte  de  mailles  par-de»* 
sous  rbabit;  de  coopcrire. 

Couverte  M  eut  (se  tenir)  :  Se  te- 
nir caché,  se  dérober  à  la  vue. 

Couyertiz  :  Droit  qu'on  payoit 
pour  obtenir  la  permission  d'étaler 
des  raai^handises  sous  une  halle  cou- 
verte. 

CouvERTOiR  ,  coûtée  y  couventttre  , 
couvertoier,  couverfoire ,  couvertouer^ 
couvertùur  :  Couverture  ,  pièce  d'é- 
toffe qui  sert  ix  couvrir;  coopertura; 
en  Prov.  couvertou  ;  en  Langued. 
coubcrtouiro  ;  en  I^vonn.  couverte. 

Si  est  defeiKÎu  que  l'en  ne  pregne  pas  les. 
lîts  ,  ne  les  cotivertoirs  den  ehafts  qui  gis«>iit 
malades.       Coutume  de  Betsm^oitis,  eh,  04. 


C  O  V 

CoirrxT  :  Vent  de  mauvaise  odeur 
parti  sans  bruit  du  fondement. 

CouTEVL  ,  couveux  :  Jaloux  ,  en- 
TÎeux. 

CouviCE  (geline)  :  Poule  qui  couve. 
^  CouvicNABLE  :  Couveuable  ,  qui 
Tient  à  temps  ,  à  propos. 

Cou  VIN ,  copîn  :  Sorte  de  gros  che- 
net ;  piquette ,  sorte  de  boisson. 

CouviifE  :  État,  disposition  d'une 
personne ,  ou  d'une  chose ,  conspira- 
tion ,  projet ,  dessein ,  conduite. 

CouviNEif  :  Accord  ,  convention  ; 
eonventio. 

CouvivER  :  Flatter ,  caresser. 

CouvRAiiCR  :  Acquisition. 

CouvREcmAs  :  Couvercle. 

Couvre  GRIEF,  vonvrechrfy  cou- 
vreehiez  ,  creveché  :  Bonnet ,  voile  , 
chapeau ,  et  tout  ce  qui  sert  à  cou- 
vrir la  tétc  ;  capitis  operimentum. 

Couvre  peu  :  Cloche  qui  sonnoit 
le  matin  au  point  du  jour,  el  tous 
les  soirs  à  sept  heures ,  pour  avertir 
les  habitans  de  se  retirer  chez  eux  ,  et 
de  couvrir  leurs  feux  ;  en  bas.  lat. 
igmtegium.  Dans  quelques  provinces, 
cette  cloche  étoit  appelée  chasse^ri-' 
hauds, 

CouvRETOiR  :  Couverture  de  lit. 

Coux  ,  cQujroU.  Voy.  Coquillard 
et  Cous. 

CouYiif  :  Cuisant ,  dévorant  ;  de 
cùcdvus, 

CouTOUL  :  Cocu.  V.  Coquillard. 

CouYTE  ,  coite  :  Matelas ,  lit  de 
plume;  ciilcitra, 

Couz  :  Mari  dont  In  femme  est  in- 
fidèle ;  et  queue  ,  |>i<Trc  à  aiguisrr. 

CouziE  ,  couziçpié  ;  Cuisinier^  co- 
quuM*  Voyez  Qui:u. 

CovE  :  Il  faut. 

CovELANCE  :  Cobîenfz,  ville  ;Co/i- 
fluentia. 

CovEiTAifs ,  ronvant ,  convence , 
eotwetU,  eouvenanty  couvent,  covç- 


C  O  W  3i5 

nnnce,  covenane,  coi'ent  :  Promesîie , 
convention,  enf^agemeht  ;  convenivn- 
tia  y  conventum  ;  en  ancien  Prov. 
couviiwn, 

CovENiR  :  Convenir ,  promettre  , 
assurer;  concentre, 

CovE^wNE ,  coventicule^  covine:  As- 
semblée secrète  ;  conventicuiutn.  Voy. 
Cou  vin  F. 

CovKRTEMENT  .*  En  sccrct ,  en  ca- 
chette ,  a  la  dérobée. 

L!  quinx  degrex  d*uni;lît^  c^t  qu»iit  ^b  df s» 
eaevif  |Mr  humble  coofi'Sfioa  à  frou  proroirc, 
toiitei  l«-4  raolvèfev  pruft^c»  cpii  vi(*un«'nt  «u 
cuer,  et  1rs  duiua  q^ne  en  a  fflir.  cavrrtctnrnt, 

Règh  dt  S.  Benoit  y  chap*  7. 

CovERTURE  ,  covrvtoitrs  :  Lieu  se- 
cret, cachette,  couverture  de  lit; 
coopertura. 

CovEUTFUs  ,  covoiteus  :  Convoi- 
teux  ,  envieux  ,  jaloux  ,  désireux  du 
biend'autrui.  Foycz  CoivvoiTAifi. 

SopD  G«t  mal  à  mainte  (;ent, 
Coveufcus  fu  cl'or  vl  d'.-ir^'eut , 
IS'avoit  de  nul  iiome  pi'JÂ 
ISc  do  pnle,  uo  do  cler{Ȕ<l; 
Les  houes  alolt  raembrant , 
Kt  le»  é:^liscs  dt  striiibant. 

lioman  du  Rou,foL  aai ,  F*. 
CoviFKT  :  Il  convient. 

CONVINARLAMJSX   .*    A    tcmpi  «   Cl  à 

contre-temps. 

CoviiTARLE  :  Propre  ,  ajusté. 

CoviNE.   Forez  Convutb. 

CovixEN  :  Complot ,  trame. 

CoviT  :  Iinitallon. 

CovniFR  :  Couvreur,  artisan  qui 
couvre  les  maisons. 

CowARD  :  Lâche,  paresseux,  f'oy. 
CouAnn. 

CowE  :  Queue ,  bout ,  extrémîlf*  ; 
cauda.  Ce  mot  est  aussi  empl<»yi'*  prntr 
cuve.  Et  coustoit  un  tnnNet  tt  natif  une 
cowe  ,  douze  so/s  de  Mez  ,  en  1  /{ it/^  : 
Et  un  tonneau  tenant  une  cmt;  douze 
sols  Mes>ius. 


3i6  C  O  Z 

CowE  DE  RAYT  :  Qucuc  dc  rat. 

CowE  DE  VIN  :  Queue  de  vin. 

CowRE,  couvre  :  Cuivre.  Vng  tup^ 
pin  de cowre  en  la  teste  :  Un  vase,  une 
terrine  de  cuivre  sur  la  t<île  ;  cuprum, 

CoY,  coye  :  Tranquille,  ferme  , 
paisible ,  calme.  De  pied  coy  :  De 
pied  ferme  ;  quietus, 

Quar  iroas  rendez  do  frère  qui  est  prens  et 

oortoU 
QuVncore  le  puissons  téir  en  nos  décrois  ; 
€^e  fu  vers  la  To7..saias  que  repère  li  frois  , 
De  vent  et  dr  geldc  et  de  pluie  et  do  noia , 
Que  Gautierf  s*cn  ala  ,  aius  ue  vout  e:>trf>  cayt. 
Il  a*ot  qae  sa  cbemiic ,  moult  fut  cliuuciez 

cstroit.  Gautier  iVAuputs, 

CioT  ,  coyemcnt  y  adv.  :  En  srcrrt , 
tranquillement ,  doucement  ;  quieiè, 

CoT ,  subst.  :  Tranquillité  ,  calme, 
repos  ,  silence  ;  quies. 

Coter  :  Attacher  ,  joindre  en- 
semble. 

CoYER  :  Pierre  à  aiguiser  ;  petit 
Taiaseau  de  bois  ou  de  cuivre  de  for- 
me ronde  ,  dans  lequel  les  faucheurs 
mettent  leur  pierre  à  aiguiser  ;  de 
cotaria. 

CoYEft  :  CreuY  dans  un  mur  mi- 
toyen. Fenesire  coye  :  Fenêtre  figu- 
rée ,  et  non  ouverte. 
<    CoYFiER  :  Faiseur ,  ou  marchand 
de  coiffes. 

CoYs  :  Droit  sur  les  vaisseaux  qui 
échouent  sur  la  côte  ,  Iç  droit  d'an- 
crage et  d'amarrage. 

CoYSsiN  :  Coussin  9  oreiller  ;  en 
bas.  la  t.  coy  sinus  y  de  culcitra, 

CoYTAR  :  Dépécher. 

CoYTiF ,  coytive  :  Tranquille ,  as- 
soupi ,  paisible  ;  quietus. 

CoYTivER  :  Cultiver,  ensemencer; 
eultivarey  en  )^angued.  couytiba. 

CoYTivER  :  Tranquilliser,  appai- 
sér  ;  quiescere, 

CoYVRE  :  Cuivre  ;  cuprum. 

CoxiNE  :  Querc*lle ,  dispute  ,  rixe , 
contestation. 


C  A  A 

CoziNE  :  La  cuisine  ;  coquina^ea 
bas.  iat.  cocina  ;  en  Ital.  cucina. 

Créant  :  Croyant ,  assuré ,  cet' 

tain  ;  credcns. 

.  D«x  li  Sire  tôt  poissant 

Qui  en  la  sainte  Virge  vont  prandre  char  ¥t 

sans»  ; 
Sire ,  si  oom  c'est  voir§,  et  s>n  soraes  eroantp 
BAalntenee  la  Ro'iue  et  jutuves  ses  enfans. 

&rmons  de  Sancevtatut. 

CnA-iiKTER  :  Promettre  ,  garantir, 
cautionner. 

'Characer  :  Renverser,  détruire» 
abattre. 

Chakf.  ,  craho  :  Chèvre ,  chevreau. 
Crache  :  Graisse, grosseur, épais- 
seur ;  crassitudi). 

Crache  :  Oèche,  lieu  où  J.  C.  fut 
mis  en  naissant  ;  élable  ,  écurie. 

Cracoe  ,  Cracowe:  Cracovic ,  ville 
capitale  de  ^a  Pologne;  Cracovia., 
Craccopolis, 

Craérik  ,  craeire  :  Droit  qa*on 
payoit  au  seign<^ur  pour  lever  de  U 
craie  ;  de  creteirins. 
Craffer  :  Kcailler. 
Craikr  :  Vaisseau  de  guerre. 
(]raintise  :  Crainte,  frayeur  ;  £rff- 
mor, 

Los  rosiers  d^uoe  claye  furent 
Clos  à  i*cnviron  coin  il  durent , 
Mnis  je  passiisse  la  cloison 
Mont  voieutiers  pour  roccoisott 
hu  bouton  flairant  comc  basme  \ 

Se  je  n^eusfte  craintise  de  bLtsme. 

Roinan  de  ta  Rote. 

Craisset  :  Lampe ,  chandelle , 
gra  isse  ;  crassitudo . 

C  rai  TIR  :  Sécher  sur  pied ,  brûler; 
crcmare. 

C  R  A  M  A  L .,  cramçUcy  cramillon,  cramr 
mis  :  Crémaillère  ;  crcmastcr;  en  bas 
Bret.  cramai thcr, 

Cramickoî.e  :  Bonnet,  toque. 

Cramme  :  Chreine  ,  onction. 

Cuidiez  vous, dur  frcirc ,  ke  li  cramme  fal- 
loit  ri  b.iptismo  dc  Cri»t?  li  Espîrs  uostre- 
Seignor  inunut  «or  Inî. 

Scnnotu  de  S.  Bernard ,  Jbl^  ti^^ 


C  R  A 

PmUUU ,  fratrts ,  quia  ChrîsH  hapthmo 
chrikina  dejuerit?  manet  DomUii  Jtpiritus  su- 
per  ipsum. 

CaAMPK  :  Attaqué  de  la  crampe, 

qui  marche  diflicilement. 

L#xiire  a'c»t  de  riens  cudormle,  ne  crampe. 
Par  tout  queurt ,  par  tout  monte  ,  par  tout 
gravitt  et  rampe. 
Test,  de  Jehan  de  Meung ,  i>ers  1753. 

Caams  :  ]>s  cheveux  ;  crines.  Je 
soupçonne  qu'on  a  mal  lu  ,  et  qu*on 
devoit  lire  dans  les  Mss.  crains. 

CaAN  y  crâne  :  Creux  desséché , 
vide  ;  et  entaille ,  incision ,  fente,  cré- 
aelure  ;  crena. 

Ce  ANCHE  (aller)  :  Marcher  diffici* 
lement ,  en  boitant ,  en  estropié. 

Ceak o ,  creand  :  Caution  ,  assu- 
rance ,  sûreté  ,  promesse  ,  serment. 
Voyez  Crakt. 

Crâne  :  Terre  argileuse  qui  fume 
les  terres. 

Cranequin  :  Pied  de  biche  ou  ins- 
trument pour  bander  les  arbalètes  : 
il  étoit  en  fer,  et  se  portoit  à  la  cein- 
ture. 

Craneqijinier  :  Arbalétrier  à 
pied  et  à  cheval  ;  en  bas.  lat.  cranki- 
nariwi, 

Crannrr  :  Boucher  les  fentes  de 
quelque  chose. 

Cr  ans  ,  cranc  :  Un  crabe ,  un  can- 
cre ,  poisson  de  mer  de  la  famille  des 
crustacées. 

Crans  :  Cheveux  ;  cri  nés, 

Crant,  crantement  :  Consente- 
ment, autorisation  ,  décision  ,  assu- 
rance ;  contrat ,  engagement ,  garan- 
tie ,  cautionnement ,  obligation  ,  pro- 
messe, billet,  récépissé.  Ce  mot  si[;ni- 
fioit  encore  Tacccssion  de  quatre  pa- 
rens,  n«^ccssairc  pour  qu*uîie  femme 
mariée  puisse  aliéner  ou  hypothé- 
quer ses  biens.  Crant  de  chaptcl  : 
Bail  de  bestiaux  ;  crants ,  minute  de 
DOtaire  ;  crediuun, 

Ceaiitjbb  y  aaeahter  f  craanter , 


C  R  A 


:îi7 


creaneer,  creancjery  crcanter,  grtzn- 
ter  :  Promettre,  certifier,  s'obliger, 
assurer  avec  serment  ;  en  bas.  laL 
creaniare.  On  se  sert  sur-tout  de  ce 
mot  pour  signiiier  une  obligatioa 
faite  devant  notaire. Ofl/i/er,  creamrr 
une  fille ,  c'est  la  promettre ,  l'accor- 
der en  mariage;  credere, 

Crapal'lt  :  Guichet ,  petite  porte. 

Crapee  :  Vendanger,  couper  lu 
grappe. 

Ce  API  N  :  Criblure,  le  bled  qui 
tombe  du  van. 

Crapois  :  Sorte  de  poisson  de  mer. 

Craquelin  :  Petit  gâteau  d'une  pâ- 
tisserie fort  légère,  sèche  et  cassante. 

Ceaqueeie  :  Mensonge,  fausseté. 

Ceas  :  Gras ,  graisse  ;  crassus  et 
crassitudo, 

L*uns  entre  el  cortîl  maîntentnt , 
Pni$  ne  Tlit  gucre»  atardant 
Des  cIioU  trencha  par  le  cortil. 
L'autre  se  trait  vers  le  bercil  : 
Pour  Tuis  onvrir,  tant  fet  qa*il  raerre» 
▲▼is  loi  est  que  bien  va  Tuevre , 
Tastant  ralt  le  pins  cras  mouton. 

Fabliau  (TEsmUu 

Ceassel  ,  crassetfCroissoi:  Lam])e 
de  nuit  ;  crucihulum  ;  eh  Ital.  cruci-- 
volo  ;  en  bas  Bret.  crtuseul, 

Ceasses  :  Rognures ,  reste  d'étof- 
fes ,  morceaux  ;  crassamen, 

Ceasset  ,  crastier  :  Cniaine  ;  et 
lampe  ,  lampion  ,  chandelle. 

Ceassete  :  Graisse;  crassitudo*    ■ 

Ceassiee  :  Marchand  de  graisse  , 
dont  le  commerce  s'appeloit  cras' 
série, 

Crastin  ,  crastine  :  Lendemain  de 
fête  où  il  se  tient  une  foire  ;  de  cras- 
tinus, 

Crat  :  Esturgeon  ,  poisson. 

Crau  :  Gras  ;  crrissus, 

Cr  allant  :  Tombant ,  branlant. 

Crauler  :  Tomber,  choir,  s'abat- 
tre, s'ébranler,  écrouler. 

Ceavantke.  fVjjcrs Accrayantee. 


BiS  CRE 

CaAWATB  ,  crow  de  parchamin  : 
Cétoit  un  pptit  morceau  ou  .bande«> 
lette  de  parchemin  ,  sur  lequel  cha^ 
que  électeur  du  maître  échevin  de 
Metx^écrivoit  le  nom  de  celui  auquel 
il  donnoit  «a  voix.  A  tour  de  i322. 

Cfc^AHcft  :  Crédit.  A  créance  :  A 
crédit. 

Chkamckh  ,  crôancjrer  ,  creanler. 
Voyez  CaAKTfcK. 

CaKANCHiKa  :  Créancier,  celui  à 
qui  Ton  doit  ;  creditor. 

Quant  un  gentilliommc  b*ille  pleftget  gôtis 
de  poosté,  et  chfliii  a  qiii4a  dette  est  deue 
Tcut  avoir  nans  dr;  ces  plegges ,  et  le  geotil- 
hoiume  veut  baill'er  uans  au  creanchier  pour 
se»  ple^gcs  acquiter,  le  creoiichier  uc  les 
petira  pas  %é  il  ne  vent. 

Beaumanair,  CouL  de  Beattvoisis ,  ch.  3o. 

Créant,  crand,  crcanchcy  crcan- 
cie ,  cfeand  :  Promesse,  garantie, 
permission  ,  foi ,  engagement ,  cau- 
tion ,  sûreté  ;  en  bas.  lat.  crcantum. 

Geste  aumosnA  ai-je  fait  par  le  créant  et 
par  Tutroy  de  Mooéeigneur  le  noble  barou, 
Comte  de  Bar.  Lettres  de  X2J(). 

Creaitt  :  Recevoir  le  créant  d'un 
reirait,  c'est  être  mis  eu  possession 
d'un  bien  retiré. 

Caeant  ,  créante  :  Je  promets , 
j'assure ,  je  ceriilie  :  ce  mot  s'est  dit 
aur,si  pour  permission. 

Chka^itatiox  :  Passation  d'acte 
c2irz  un  notaire. 

Créaktil  :  Consentement ,  agré- 
ment. 

Créantkr  :  Consentir,  promettre, 
garantir,  assurer,  cautionner,  passer 
un  acte ,  s'engager,  ex|)édier. 

(^uant  preniiercineot  Tesgardai, 
SlTiù  soprift  dv  m  beauté, 
Que  Icauté  li  creantai, 
êl  li  tenrai. 

Perrin  tTAngecort. 

Cbfanz  :  Criblures  de  grains. 
ChKAT  :  £fturj[reou* 


CRB 

CacAUBLfi  ,  creaule  :  CroyaMe  « 
digne  de  foi ,  probable;  crediàUis, 

CaERE  :  Crèclie. 

ChKCEfiz  ,  crlclfiz  :  Crucifix  ;  de 
cru.T ,  crucis,        ^ 

0  a  F.  c  E  R  E  L  L  L ,  crccellc  :  Ba tl  ant  de 
bois  qui ,  frappant  avec  force  sur 
une  espèce  de  roue  que  Ton  tient  à 
la  main  par  un  manche  et  qu'on  fait 
tourner ,  fait  un  bruit  assez  dés- 
agréable. On  s'en  servoit  autrefois  le 
Jeudi  saint  pour  annoncer  les  offices. 
Crécerelle  est  aussi  le  nom  d'un  oi- 
seau de  proie.  Scaliger  dérive  ces 
mots  de  querquedala ,  querquerella  ; 
Saumaise,  de  crepitaccUa ;  Ménage, 
de  crecarella,  à  cause  du  brait  que 
cet  oiseau  fait  en  volant. 

Crkdence  ,  kredance  :  Commode, 
buffet ,  armoire  ;  essai  de  viande  ou 
vin  servis  sur  la  table  d'un  prince , 
croyance,  confiance,  {oiycredetUia, 

CRKDBifGiEE  :  Sommclicr ,  celui 
qui  faisoit  l'essai  du  vin  chex  le  roi. 

Crejiict  :  Crédit ,  considération, 
et  dette  active  ,  créance  ;  creditum. 

Créditeur  ,  creditour:  Créancier, 
préteur  ;  creditor  ;  en  bas  Breton 
credour, 

Cr^e  :  Craie ,  sorte  de  terre  cal- 
caire ,  friable  ,  sans  odeur  et  fort 
blanche  ;  creta  ,  à  cause  de  l'ile  de 
Crète  où  il  y  en  a  une  grande  quantité. 

Créer  :  Sorte  de  vaisseau  de 
■guerre. 

Crékrer  ,  créerres ,  crieres  :  Le 
Créateur  ;  creator, 

Li  Creeres  et  li  Sires  de  totea  choses  rittl, 
et  us  )iuuie!i  vint,  et  por  les  homes  vint,  et 
hoiue  vint.  Sennons  de  S.  BerftunL 

m 

Crée  TU  RE  :  Crue  d'eau,  quantité, 
multitude  ;  crcbritas. 
Creffe  :  Gale  ,  écaille. 
(^.B£G!viou  :  Craindre,  redouter. 
Crki  :  Il  croit ,  il  pense. 
Crkii.  :  Une  claie  ^  cradcuian 


GRE  cri;  3c9 

CiSTM  :  Grosse  fiiuriiie.  Ceilkut  :  H  craignit  ;  du   verbe 

CaBU ,  errgudo  :  Accroiasement ,  crerner,  ercfnir,  craindre  >  redouter* 

magmentation ,  alluvion.  ^o/.  Cazt-        Caàii  :  Une  entaille  ;  de  crena. 

TiNE.  Crénelle  :  Sorte  de  vaisseau  de 

Cebisme  ,  chrême ,  chresme  :  Crè-  guerre. 

me,  la  partie  butireuse  du  lait,  lait,  f    Crénelé  ,  cremax  :  Créneaux  de 

douceur  ^  le  saint  chrême ,  onction  ;  remparts  ;  crenelius ,  de  crena  ;  en 

chrUma  ,  cremor;  en  bas.  lat.  crema  Langued.   crestil ,  un  pan  de  mur 

iaetis.  très-haut. 

CaBittia  :  Ajouter,  crc^tre,  aug«        Crenequin  ,   crennequin  :  Sorte 

nenter  ;  crescere,  d'armure  de  tète  que  portoient  les 

Creist  :  fl  crut ,  pensa  ;  il  agran-  arrfaers  à  cheval.  Fojrez  Cranrquin. 

dit ,  augmenta.  Cren equinier  ,    crenntquinier  , 

Creistre  :  Accroître,  augmenter,  crenquenier  :  Soldat  armé  du  crenç- 

Creuail  :  Chèvre ,  chevreau.  quin.  Ducange  et  Bord  expliquent 

Cremanî  :  Craignant,  redoutant,  ce  mot  par,  officier  on  sergent  qui 

appréhendant  ;  tremens.  peut  faire  exécution.  V.  CRâNEQuix. 

Crtmanz  Den  et  repaîrâûx  en  lu.  del  iiid;  Cren EUR  ,  crenleus  :  Craintif  ,  ti- 

•CrcBioir  Deo  en  nul  bien  ki  à  faire  »oit  très  nùde  4  peureux. 

pasMit ,  de  ce  est  dit  parmi  Sdbnion/ca  ki        Crrneure  :  Coupure  par  dentcl- 

erient  Den  ne  met  rien  en  negligcce ,  maU  j^^     ^^^  ^-^^^ 
par  ce  kc  11  alkaot  font  ensi  alcuns  i>ieus  ke  il  >^  -^ 

ne  M>i  oâteîre  mie  d'akuos  mais,  si  en  Tient         Crenter  :  Promettre ,  garantir , 

après  des  crermma  rrpairana  eta  sa»  dsl  maldit.  Cautionner. 

DUtf.  éâ  S.  Qrégùbt ,  /ùl,  % ,  F"».  Crenu  :  Qui  a  do  beaux  crins ,  de 

Creveh-t.  r.  Creïs  et  Crestikk.  beaux  cheveux. 

CasuER,  crrmayer,  cretnir,  cre-        CaioisoN  :  Création,  créature; 

moit,  membre ,  criemer,  crienetre  :  crcatio.  ^  ,  . 

Appréhender,  craindre  ,  redouter  j        Ca^oN  :  Crayon ,  pierre ,  pâte  mi- 

tretnere;  en  Prov.  tretgne ,  eregne ,  nérale  qui  sert  à  dessiner. 
greignou.  Cr^pb  :  Crèche  à  moutons* 

Si  regarde  a.  comenchier,  qne  lî  Père,  Crepelu  :  Crépu  ,  qui  a  les  ch«. 

li  Fiex .  et  li  Saîns  Esperis  est  un  Oîea  tout  veux  crépés  ;  erapatas. 
poissant,  à  qni  ta  dois  trois  cnsea,  servir,  CaBroif  ,    crespon    :     Croupion  , 

<minir  et  «mer.  Miroir  du  ChrétUn, 


échine;  crépi ^  enduit  de  mortier. 

CaEMETETTSEnirr  :  Avec  crainte.  Ceeque  ,  ovc^tf  ;  Prune  sauvage. 

ÏL\Y.TU.'Mi%^crem€reua:yCrefneieus,  Creqvier  :  Prunier  sauvage  qui 

cre//7er/^i/x  ;  Craintif ,  timide  ;  rre/nffifU  vient  dans  les  haies,  particulière- 

et  tremalus  ;  en  Prov.  crentous,  ment  en  Picardie.  La  Maison  de  Crê- 

Cremeit,  r/vmtt.'Qui  se  fuit  crain-  qui  portoit  dans  ses  armes  un  cre- 

dre  ,  qui  est  à  appréhender.  quier  de  Gueules  en  champ  d'or. 

Crkmeur  ,  cremor,  cremour,  cries-  Crescue  :  Écurie,  étable,  bergerie, 

me,  mrnt<7r;  Chiin te,  appréhension  ,  Cresme   :  Juridiclioii  ccclésiasti- 

inquiétude;  tremor ;  en  Prov.  cmneo.  que  ,  son  district,  fojrez  Cubisxe. 

Crksiilliér  :  Crémaillère.  Cresmeau  :  Béguin,  coiffe  ou  bon-- 

Cfi EMIRENT  :  Ils  craignirent,  net  qu*on  met.  suff  la  tète  de  Tenfant 

CaEMOYE  :  Je  craignois.  après  son  baptême;  de  cAm/#ui. 


3^0  C  R  £ 

Ckesmelea  :  Oindre  du  saint  chrê- 
me ,  confirmer. 

CviiLSMiEKy  cresmeau  :  Vaisseau  où 
Ton  conserve  le  saint  chrême  ou  les 
aaiules  huiles. 

Crespeline  :  Gaze ,  crêpe. 

CaESPiNE  :  Bord ,  bordure  9  pa- 
rure de  tête. 

CaKSPiNETTE  :  Sorte  de  coiffure. 

Et  par  dessous  la  crespinette , 
Une  conroae  d'or  pourtraite. 

Roman  de  la  Rose» 

Crespikier  ;  Ouvrier  en  crêpe. 

Crespinois  :  Qui  porte  le  nom  de 
Crcpin,  qui  a  les  cheveux  frisés;  de 
crespir,  friser. 

Crespie  :  Couvrir,  enduire;  cris- 
pore. 

Cresse  :  Graisse;  crassitudo. 

Cressedor  :  Auteur;  un  bon  au- 
teur augmente  la  somme  des  con- 
noissances. 

Crkssement  :  Taillis  ,  plant  de 
jeunes  arbres,  el  accroissement  ;  cres- 
centia  ;  en  bas;  la  t.  cressamcntum, 

Cressee  :  Accroissement  ^  aug- 
mjentation;  de  crescere, 

Cressol  :  Sorte  de  tombereau. 

Cressokage  :  Droit  d'engraisser 
des  bestiaux  dans  une  prairie  ;  de 
crassiuido. 

Cressonikee  ,  cressonnière  :  Mare, 
amas  d*eau  ,  lieu  où  Ton  trouve  du 
cresson  ;  en  bas.  lat.  cressonaria, 

Ca  JêsTA,  crasta  :  Châtrer  un  animal. 

C&JBSXADAN  ,  crëstia  :  Chrétien  ; 
chràuanus. 

C RESTE  :  Bois  pour  construire  le 
comble  d'une  maison. 

CaKSTfcAU,  cresdau  :  Créneau. 

Ce  ESTE  LÉ  :  Entaillé  en  forme  de 
dents. 

Crbstse  :  Peigner,  maltraiter. 

Crestiana  :  IBkiptiscr,  convertir  à 
la  foi  chrétienne.  f^CQr.  CHRESTiENEa. 

C&KtTUix  9  cretiure,  crétine,  crt- 


CRE 

tur€  :  Crue  d'eau ,  débordemâtt  4 
inondation  ;  de  cretum  ,  participe  de 
crescere, 

Creture  est  un  accroissement  de  eve  qèî 
▼icDt  ccléenieut ,  et  il  ap(-rt  que  ce  soit  ajoiat 
par  crtturt  qui  a  joint  si  petit  à  petit ,  queuta 
ne  pues  mi  entendre  combien  il  en  a  ireiin  ■ 
chascun  moment.  TraeL des  InstitiUes, 

Creston  :  Chevreau,  petite  chèvre. 

Crestre  :  Grandir,  augmenter, 
croître  ;  crescere, 

Cresu  ,  cresude  :  Qu'on  croit ,  qui 
est  cru  facilement  :  créditas. 

Crète  :  Terrain  élevé  ou  inculte 
autour  d'une  maison  de  village. 

Cretik  :  Petit  panier  ;  c'est  aussi 
le  nom  d'un  célèbre  poète  François, 
qui  vivoit  sous  Charles  viii. 

Cretons  :  Lard  coupé  menu  qu'on 
fait  frire  dans  la  poêle  ;  de  crusta, , 

Cretovs  ,  cretones  :  Restes  de  suif, 
ce  que  le  feu  n'a  pu  dissoudre  et  qui 
reste  au  fond  de  la  chaudière. 

Cretu  :  Arme  offensive,  bâton  qui 
a  àm  entailles  en  forme  de  dents* 

Ceetuleux  :  Plein  de  terre  grasse 
et  blanche ,  plein  de  craie  ;  cretaceiu» 

Creture.  Fojrez  Crestivk. 

Creu  :  Tronc  d'arbre  creux  ; 
croix  ;  criLr, 

Creusequin  :  Coupe  ,  gobelet  » 
vabseau  servant  à  boire. 

Creuseul  :  Espèce  de  lampe. 

Creute  :  Habitation  creusée  sous 
.terre,  maison  souterraine. 

Creux  ,  cruex  :  Croix;  cnix;  en 
bas  Brct.  croas ,  croes, 

Creuxier  :  Faiseur  de  croix;  hom- 
me qui  met  opposition  à  un  héritage , 
un  créancier  :  c'est  le  contexte  qui 
détermine  le  sens  de  ce  mot. 

C&EVÉ ,  crevée  :  Fatigué ,  harassé  ; 
de  crepare. 

Creveche.  Voyez  Couvée  chibf. 

Crevellie&e  ,  cervelUere  :  Xv" 
muire  de  tête. 


CRI 

CmiTEE  L*iuBB  (voir)  :  Commen- 
cer, poindre  le  jour. 

Cretissb  9  escrevisse  :  Espèce  d'ar- 
mure ,  cuirasse. 

CasTEE  :  Croire,  penser,  estimer; 

CaËzJBooa  ,  crëzëire  :  Créancier  ; 
creditor, 

Ceezbu  ,  crezieu ,  creziou ,  crezou, 
erisou  :  Vase  à  mettre  de  lliuile  pour 
1a  salade  ;  lampe  à  crochet. 

Cai  :  Poil ,  clieveu  ;  crinîs. 

Cai ,  aie  us  ,  cris^  crut,  eruis  :  Je 
crus  ;  creditii, 

CaiAOE  :  Office  de  crîeur  public , 
cri ,  publication  ;  le  droit  dû  pour  le 
cri  ou  publication  de  quelque  cbose. 

Cai BELLE,  cribeste  :  Crète,  huppe, 
aigrette. 

CaioE  :  Cri,  publication. 

Crie  :  Proclamation ,  cri  public. 

CaiiB  :  Indice  ,  marque. 

CaiEN  ,  crient  :  Craint ,  appré- 
hende ,  redoute  ;  et  droit  de  celui 
qui  Toiture  la  dime  a  la  grange  du 
décimateur. 


le  Véka  si  amorousement , 
Qn^en  li  amer  ne  crieu  mort ,  ne  domage. 

Gau*  Brûles, 

CaiENDEE ,  criembre  :  Craindre  , 
appréhender;  iremere  et  timere. 

Cbien TE  :  Crainte ,  appréhension  ; 
trem€}rm 

CaiEOUB ,  crierres  :  Crieur  public. 

Cbieb  :  Tirer  du  néant ,  créer  ; 
creare. 

Criée  :  Publier  à  son  de  trompe , 
proclamer;  de  quiritare. 

Ceiesxe  :  Faute ,  crime ,  attentat  ; 
aimen- 

Ceieue  :  Juré ,  et  officier  de  yille 
qui  étoit  établi  pour  annoncer  les 
ordonnances  de  police,  le  vin  à  ven- 
dre ,  les  choses  perdues  ou  trouvées , 
les  personnes  décédées. 

DefTeotea  lont  faites  à  tout  criemn  de  corpa 


C  R  O  3ai 

et  de  Tins, de  tendre  on  faire  tendre  es  égli&es* 
maiftons,  portes  et  huis  d'icelles  de  ccste  viUc 
ou  fauxhourgs  d\'crUe  «  aucuns  draps  pers  ne 
autres ,  sous  peine  de  priration  de  ïenr  ofice. 

Ane.  Ordonn,  de  PoUee, 

Crikcrons  :  Poils ,  barbes  q1^ 
viennent  aux  épis  de  l'orge  et  de  quel- 
ques autres  espèces  de  grains;  crines. 

Crins  ,  crigncs,  crines  :  PoUs,  che- 
veux ,  chevelure;  crinis. 

Crique  :  Baie  ,  petit  port  où  des 
petits  bâtimens  peuvent  se  retirer. 

Criquet  :  Petit  cheval  de  peu  de 
valeur  ;  bâton  qui  sert  de  but  au  jeu 
de  boule. 

Cris  (donner  cris  de  guerre)  : 
C*étoit  donner  le  mot  d'ordre ,  1e 
consigne. 

Cri  s  If  KR  :  Faire  cimier  la  chaise  sur 
laquelle  on  est  assis ,  la  faire  craquer 
en  se  dandinant  ;  de  crepare;  Ménage 
le  dérive  de  quiritare. 

Crist ALLIER  :  Ouvricreucristaux; 
de  crystallum. 

Cristiat  :  Chrétienté ,  pays  habité 
par  les  chrétiens.  Vojez  Christiaii . 

Critiqueur  :  Celui  qui  critique , 
qui  reprend  ;  cridcus, 

Crorvee  :  Corvée,  servitude  cor- 
porelle ;  en  bas.  lat.  con*agiurn» 

Crob  :  Cachot ,  basse-fosse. 

Croc  (de  fer)  :  Espèce  de  lance  , 
instrument  pour  bander  une  arbalète. 

Crocak z  :  Révoltés  du  Périgord , 
du  Limousin  et  du  Poitou ,  en  1698. 

Crocb  :  Qui  est  de  couleur  de  sa- 
fran ;  de  crocus. 

Croche  :  Crochet ,  branche  de 
vigne  taillée  et  raccourcie  à  trois  ou 
quatre  yeux  ;  et  mesure  de  sel. 

Crocoere  :  Joug,  morceau  de  bois 
courbé  où  Ton  attache  les  bœufs. 

Crochet  :  Écbasse ,  et  recette 
d'impôt. 

Crochuer  :  Rendre  crochu,  cour- 
ber; curvare,  . 

X 


322  C  R  O 

Croçok  :  Croix  de  par  Dieu , 
alphabet. 

Crocus  :  Plante  et  fleur  de  safran  ; 
crocus. 

Cro^s,  croéexy  crouces,  crouveau.r, 
crouveis  ,  crovées  :  Corvées ,  droit 
de  faire  travailler  ses  vassaux  à  des 
ouvrages  publics ,  rentes  seigneu- 
riales. 

Croettes  ,  croes.  Voyez  Crasses. 

Croez  :  Sorte  de  jeu. 

Croicefiz  :  Crucifix,  figure  re- 
présentant Jésus  en  croix. 

Croicer  ,  croiser  :  Tourmenter  , 
affiiger,  chagriner  ;  cruciare, 

Croichet  :  Jeu  où  Ton  croise  les 
jambes  ;  b&ton  pour  tenir  ferme  une 
charrette. 

'     Croigir  :  Augmenter,  accroître. 
*         Croie.  Foyez  Crée. 

Croier  :  Accroître  ,  multiplier , 
acquérir,  étendre  ;  de  crescerc. 

Croixr  ,  croycr  :  Blanchir  avec  de 
la  craie. 

Croil  :  Verrou  ;  en  b.  lat.  coralc. 

Croille  :  Fourchette  de  cuisine. 

Croire  :  Confier,  vendre  à  crédit , 
prêter  ;  credere  aiiquid  aUcid. 

.  Or,  Sîre,  le»  voulez-vow  croire? 
Jasqiie&  à  ja  quant  tous  yiendrez; 
IVon  pa»  croire,  mez  Us  prendre! 
A  mon  kuyz ,  en  or ,  ou  monn^oye. 

Fiuxe  de  Pathelin. 

Croisade  :  Uaction  de  tenir  les 
bras  en  croix ,  pénitence  monastique. 

Croisaige  :  Contribution  qu'on 
paye  à  Tennemi ,  suivant  les  conven- 
tions faites  avec  lui. 

Croisret  :  L'action  de  hausser  le 
menton  de  quelqu'un  en  le  tenant 
avec  la  main.,  et  lui  faisant  claquer 
les  dents ,  ce  qui  est  une  marque  de 
mépris. 

Crois  de  ceks  :  Accroissement , 
augmentation  de  cens  ou  rente. 

C&oisÉi  :  Croisade. 


CRÛ 

Croisement  :  Saisie  d'un  héritage 
pour  lequel  on  n'a  pas  payé  le  cent 
seigneurial  ;  elle  étoit  nommée  i^XHse- 
ment,  parce  que  la  justice  plantoit 
une  croix  sur  le  terrein  en  saisie. 
Croisement  signifioit  encore  ,  Ten- 
chère  qu'on  faisoit  sur  le  tiercementi 
ce  qui  étoit  appelé  en  Lorraine ,  mo' 
tiement»  Voyez  Quartiers. 

Croiser  :  C'est  faîî*e  ce  qui  est  dé- 
signé dans  l'article  Croisemekt. 

Croiserie  ,  croisement  :  Croisade  » 
entreprise  d'une  guerre  contre  les 
Infidèles  ;  de  crux. 

Croiseur  :  Celui  qui ,  au  nom  da 
seigneur,  saisissoit  un  héritage  rede- 
vable du  cens. 

Croisie  :  Ce  qui  partage  en  forme 
de  croix ,  ce  qui  est  fait  eu  forme  de 
croix ,  et  croisade. 

Croisi^s  ,  croisés  :  C'étoit  le  nom 
de  ceux  qui  alloient  en  croisades  dans 
la  Palestine  ;  ils  furent  ainsi  nommés 
parce  qu'ils  portoient  une  croix ,  et 
qu'ils  combattoient  pour  la  croix. 

Croisieu  :  Lampe  faite  en  croix. 

CROisiLLE,crcMj///o/i  .*  Petfte  croix» 
comme  on  en  rencontre  quelquefois 
sur  les  chemins. 

Croison  :  Créature ,  et  création  ; 
creatio;  et  ce  qui  représente  une 
croix  ;  en  bas.  lat.  croiseia» 

.Croissel  :  Lampe  de  veille,  ainsi 
nommée  à  cause  de  sa  forme. 

Croissibr  :  Se  croiser,  prendre  la 
croix  pour  une  croisade. 

Croissir  ,  croisir,  croisser,  crois" 
sier  :  Rompre  ,  craquer ,  casser,  pé- 
tiller; crepare;  en  Langued.  crouissi. 

Ijors  reistiez  ester  mcller, 
D*ainbes  deux  part  gens  assemUer, 
Lances  croisir,  escus  percier, 
Haubers  disrompre,  et  desmaiUier. 

Roman  dAtys  et  de  Profilias, 

Croist  :  Augmentation ,  crois- 
jance  ^  surcroît ,  accroissement. 


CRO 

CmoiSTADi  :  Accroissement ,  aug* 
menUtion. 

Croistke  :  Craquer  comme  fait 
un  arbre  prêt  à  tombier. 

CaoïsuBL  :  Lampe  qui  a  la  forme 
d'une  croix. 

CaoïT  :  Augmentation  d'un  trou- 
peau par  le  moyen  des  petits  qui  y 
naissent  ;  de  crescere, 

Caoïx  :  Manche,  poignée  en  forme 
de  croix  ;  et  sorte  de  jeu. 

Croix  d'outremer  :  Croisades. 

Croix  (les  grands)  :  Processions  des 
trois  jours  des  Rogations. 

Croix  hoires  :  Le  jour  de  S.  Marc, 
ainsi  nommé  des  processions  et  des 
kabits  noirs  dont  se  Yétoient  les  assis- 
tans  ,  en  signe  de  pénitence. 

Croie  :  Vent  qui  sort  du  corps 
ayec  bruit  par  le  derrière ,  pet. 
Crolar  :  Branler,  remuer,  Taciller. 

Crole  ,  croleùt ,  crôiement,  crolle , 
croliement,  cro/ies ,  croliejrs  :  Ébran- 
lement, secousse ,  écroulement,  ébou- 
lement ,  tremblement  de  tetre. 

D*illuec  Teniines  en  une  cl^é  où  Saiact 
Leoncet  gif  t ,  qui  puis  fu  def  Iruite  par  le 
eroffe  dé  la  terre  an  tens  de  TEmpereur  Jus- 
tinien.       Fie  dfs  SS.  Pères,  ftV.  3  y  foi,  x  xo. 

Croler  ,  croUair,  croUer,  crosler  ; 
Écrouler,  ébouler,  tomber  en  ruine. 

Croliz,  crolaie ,  croliere ,  crou'» 
iiere  :  Fondrière  ,  ornière  ,  marais , 
mare. 

CaOLLEMEHT.   FojTCZ  CrOLE. 

Crollemest  :  Ébranlement ,  se«- 
tousse ,  éboulement ,  tremblement. 

Croller  :  Pencher ,  murmurer , 
chanter  à  yoix  basse. 

Crolleys  :  Émotions,  agitations 
de  l'ame. 

Croniqueur  ,  chroniqueur  :  Histo- 
rien ,  écrivain. 

Croniser  ,  chroniser  :  Faire  une 
chronique  9  une  histoire  par  ordre 


CRO  3a3 

de  temps ,  noter  ce  qui  est  digne  de 
remarque  ;  de  chronicus, 

Cropet  :  Gras  et  trapu ,  de  petite 
taUle. 

Cropie  :  Filet  pour  la  ch^se;  temps 
auquel  les  lièvres  et  autres  animaux 
vont  au  gagnage. 

Croquant  :  Mendiant,  homme  ^e 
rien,  un  paysan.  La  Fontaine  s'çn 
est  servi  dans  ce  dernier  sens ,  dans 
la  fable  de  la  Colombe  et  de  la  Founjû. 
Vojez  Crocauz. 

Croque  ,  croquebois,  croquepois  , 
croquet  :  Bâton  armé  d'un  croc  y  ou 
qui  est  recourbé  ;  en  bas.  lat.  croca, 

Croquier  :  Faire  le  crochet,  don- 
ner le  croc  en  jambe. 

Cros  :  Croix  ,  béquille  ,  potence 
dont  les  gens  perclus  se  servent  pour 
marcher;  crux ;  en  bas.  lat.  croda; 
en  Prov.  crosso;  en  bas  Bret.  cro^  , 
crottcq,  croas;  de  ce  mot  a  été  formé 
crosse  ,  qu'on  devroit  écrire  ccoee. 

Cros  :  Fosse  pour  un  mort,  creux, 
fossé. 

Crosle  :  Remuement ,  branle. 
Voyez  Crole. 

Crosler,  cnotti/er,  crousler,  crousl- 
1er  :  Remuer  ,  inquiéter  ,  branler  , 
écrouler,  ébranler,  tomber  en  ruine* 
Foyez  Croler. 

Li  seconx  chapitres  nos  dît. 
Que  mont  a  cil  bon  Esperit, 
Que  pacience  puet  avoir. 
Ne  se  doit  crosler,  ne  movoir 
De  sa  foi,  ne  de  sa  créance. 

Bibh  Guiot,  fol  94 ,  F*. 

Crosser  :  Courber,  plier. 

Crosson  :  Berceau. 

Crot  :  Trou,  fossette,  fossé,  creux. 

Croté  :  Grotte ,  caverne  ,  cave , 
cellier ,  fosse ,  creux  ;  crypta,  Voye^ 
Crouste. 

Tote  trespassa  la  cité 
Dehors  IfS  murs  d'antiquité, 
Trova  une  ç/Y>re  sos  terre. 

tLoman  ttAtjrs  et  de  ProfiSms. 


3a4  C  R  O 

CmoTB  :  De  la  craie  :  creUi» 

Crotéb  (soupe)  :  Soupe ,  potage. 

Croton  ,  crotton  ,  groton  :  Prison 
obscure ,  cachot  ;  en  Prov.  croto. 
Voyez  CrcAjste. 

Croube  ,  croubes  :  Courbé  ,  pen- 
ché; cun*atus. 

Car  monlt  croubes,  et  moult  crochues, 
AToit  les  nuiiiis  icelle  image. 

I  Roman  de  la  Rose, 

Crouchet  »  crouillet:  Agrafe ,  fer- 
moir, Ycrrou. 

Croucit  :  Bâton  terminé  par  un 
morceau  de  fer  en  croix  ;  de  crux  , 
crucis. 

Croule  :  Terre  cultivée ,  et  en- 
tourée de  maisons ,  de  haies ,  clos. 

Crouez  :  Creux,  vide  ;  de  curvitas. 
.Voyez  Crouste. 

Crouilliere  :  Ornière.  F.  Croliz. 

Croule  :  Secousse ,  tremblement. 
Voyez  Crolb. 

Crouler  :  Se  remuer,  se  mouvoir. 

Croullant  :  Tremblant,  remuant. 

Croullrr  des  instrumens  de  mu- 
sique ^  c'est  en  jouer. 

Crpumpaîre  :  Voleur ,  trompeur. 

Croupe  ,  croupe ,  croupie  :  Epais, 
et  la  croupe ,  le  croupion  d'un  che- 
Tal  ;  uropxgium. 

Croupie.  Voyez  Cropie. 

Croupon  :  Cuir  de  boeuf  et  de  va- 
che qui  est  tanné. 

Crouppe  :  Espèce  d'étoffe. 

Croupte  :  Chapelle  souterraine; 
crypta. 

Crouquet  :  Un  quignon  de  pain. 

Crous  :  Croix  ;  crux. 

Croustade  :  Pâté ,  tourte  ;  chose 
qui  en  couvre  une  autre  ;  crusta  ;  en 
Prov.  crustado. 

Croustas  :  Croûte  qui  se  forme 
sur  une  plaie  ;  crusta, 

Crouste,  creute ,  croie  ,  crousiel, 
troute,  croutel  :  Grotte ,  cave  sépul- 


CRU 

craie ,  caveau  ;  mare  remplie  d'eau  f 
souterrain ,  caverne ,  tanière  ou  re- 
traite d'animaux  ;  crypta, 

Aprez  les  trois  ans  se  moarat 
A  Chicheatre,  à  U  cors  jut; 
Corde  îlle  renseTeli 
En  la  crouie  al  tample  Janl. 

Roman  du  Brut, 

Crousté  :  Croûton  de  pain  ;  de 
crustum, 

Croustellb  :  Petite  croûte  de 
pain  ;  crustula, 

Crouteau  :  Petit  caveau.  Voyez 
Crouste. 

Crouteille  :  Espèce  de  gâteau  ; 
crustula, 

CROUTELEvi  :  Couvert  de  croûtes 
et  de  gales.  ^ 

Crouvee  :  Corvée,  servitude. 

Crouzat  ,  crozat  :  Monnoie  mar- 
quée d'une  croix. 

Croveisier  :  Cordonnier.  Voyez 

CoRDOAIflER. 

Crovixier,  cordovinier,  cordutpe^ 
nier  :  Cordier,  faisant  de  la  corde. 

Voyez  CORDOANIER. 

Crowate.  Voyez  Crawatb. 
Crote  :  Craie ,  pierre  blanche  ser- 
vant à  crayonner  ;  de  creta, 

Croyé  :  Espèce  de  craie  qui  se 
trouve  sur  les  raisins  et  les  prunes  , 
lorsqu'ils  sont  en  maturité  sur  l'ar- 
bre ou  fraîchement  cueillis. 

•Croyement  :  Probablement,  com- 
me il  est  à  présumer. 

Croyer  :  Donner  naissance,  créer; 
creare.  On  donnoit  aussi  ce  nom  à 
une  sorte  de  vaisseau  de  guerre. 

Croyer  :  Marquer  à  la  craie.  Voy* 
Croire  et  Acroire. 

Crozat  :  Sorte  de  monnoie  mar- 
quée d'une  croix. 

Crualment,  cruaumertt:  Cruelle- 
ment ,  méchamment  ;  crudeliter, 

Li  Rois  lor  dist  iréement 
^*U  U  tanneatent  cruatunent. 


CRU 

Bu  plat  grief  turment  qp^'d  Muiront, 
Cil  dient  k«  en»!  le  feront. 

Le  Philosophe  seemuba, 

C&UÂLTi  :  Cruauté  ;  erudelitas* 

Crubarân  :  Dans  le  for  de  Béam, 
mbr.  dehotrdddiSf  art.  s 7,  ce  mot 
signifie  recouvreront.  Ragueau, 

CavBEL ,  cruveou  :  Tamis ,  crible  9 
claie  ;  crates. 

CaucAREvi  :  Lié ,  uni. 

C&UGXL ,  crucet  :  Lampe  en  forme 
de  craix  ;  en  bas.  lat.  crucibulum, 

CaucHEFiJE  :  Crucifix, croix. 

Aprèt  etgirda  Joseph  qae  la  Unche  que  il 
•Toit  feue  en  la  main  dn  tîerche  Aogele,  ettoit 
fichiée  parmi  le  costé  à  Thome  cruchefije ,  si 
en  deconroit  contre  tsI:  la  haatte  en  roisseans , 
ki  n*estoit  ne  tos  aigœ ,  ne  tos  sans. 

RomoM  du  S,  GraaL 

CaucHoir  :  Redevance ,  droit ,  im- 
pôt. 

Cauci:  Rompre,  froisser,  craquer. 

CauciEMENT  :  Tourment ,  inquié- 
tude, douleur  violente;  cruciatus. 

Ge  soi  en  la  main  de  Den,  octez  moi  de  cele 
mort  de  laqueile  il  sofferat  moi  estre  occis. 
Dnnkes  plot  à  toz  les  Lombara  ki  forent 
ilokcs  ke  ils  denssent  trunkier  lo  chief ,  par  ko 
il  sens  grief  crudement  par  corte  mort  fine- 
roient  la  vie  de  celui. 

DiaL  de  S,  Grégoire,  Uv,  3,  cA.  87. 

in  manu  Dei  sum,  eâ  morte  me  occidite, 
qu  me  occidi  ipse  penrùserit.  Tune  omnibus 
qui  illic  aderant  Langobardis  placuit^  utewn 
eapite  truncare  debuissent  :  quatenus  sine 
gravi  cmciatu  vitam  ejus  eompendiosa  morte 
terminarent. 

CauciFERE  :  Monument  qui  porte 
une  croix ,  porte-croix  ;  crucifer. 

CauD^LiTi  ,  cri/^^; Cruauté, in- 
humanité ,  férocité  ;  crudeliteu  ;  en 
Ital.  crudelta. 

CauEHTE  :  Cruelle  ,  insensible. 

Prince ,  qui  pendis  en  la  craix 
Et  mortr  toU  de  mort  cruente  .* 
Pour  le  pescheur,  ainsi  lé  crois, 
Badictet  de  playe  doalente. 


CRU  5»5 

Veuilles  par  ta  digne  poîssanee 
Que  dire  pult  de  cuer  courtois; 
Qui  de  terre  es  toute  poante 
Retourner  t*y  fanh  ane  fois. 

Danee  aux  Aveugles ,  pag,  98»t 
Exhortation  au  Pecàeur. 

,  CauEULx,  cruetts,  crueûse,  cruetue, 
entex  :  Cruel ,  barbare ,  impitoyable, 
sanguinaire  ;  cruentus ,  crudeUs.  Ce 
mot  servoit  aussi  à  exprimer  ee  qui 
est  grand,  excessif,  soit  en  bien  ou 
en  mal. 

Bien  a  tous  cause  de  trembler 
Pour  les  grans  et  eraeur  peehifllE 
Dont  le  monde  est  fort  entesehié. 

Tragéd  de  la  Fengeance  deJ.Ç, 

Crueusexeh T  :  Cruellement ,  ou- 
trageusement ;  crudelittr» 

CauGEON  :  Petite  cruche  de  terre* 
CauiEEE  :  Cruelle  ;  crudeUs. 

Car  dure  chose  est  et  entière,  de  taîDer  lo 
membre  d*un  enfant  qui  novelement  est  nti|[ 
d*un  eoutel  de  pierre. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foL  86. 

Durum  enim  videtur  et  cmàti» ,  parruh 
recens  nato  cultrum  lapideum  adhibere, 

Caùis  :  Cru ,  croyable  ;  credibilis, 
créditas.  Li  ditpriour  et  couent  doieni 
être  cruis  :  Le  prieur  dont  s'agit , 
de  même  que  son  chapitre ,  doivent 
être  crus. 

Cauix  :  Croix  ;.  crux, 

CacLURE  :Criblure,lemenugraui9 
les  ordures  du  grain  qu'on  a  criblé  9 
vanné  et  nettoyé. 

Crup  :  Groupe  et  croupe  de  che- 
val; crupa.  Voyez  Croupe. 

Crupellaire  :  Soldat  gaulois  pe- 
samment armé  ^  espèce  d'oplithe  ; 
crupellarius.  Suivant  Borel ,  qui  cite 
Bochard ,  c'étoient  proprement  ceux 
que  les  Latins  z^i^eXoïenXcatapJiraciii 

Cruppée  iVolée  de  coups  de  bâtons. 

Cruquecmon  :  Vaisseau  de  terre 
ou  de  grès  propre  à  recevoir  dea 
liquides ,  tels  que  vin ,  huile. 

Cru»  :  Creux ,  le  fond  d'une  terre. 

3 


3i6  C  U  B 

Guichard  dérive  le  verbe  creuser  de 
l'hébreu  cfiarah. 

Crus  ,  cruse  ;  Soie  qui  n'a  pas  été 
adoucie,  travaillée  ,  qui  est  crue  ;  de 
crudus. 

Crusgà  ,  cruseir  :  Écraser ,  faire 
craquer  ;  de  crepare  ;  en  bas/  lat. 
cruscire. 

Crusset.   Voyez  Crucel. 

Cruste  ,  crutze  :  Croûte  de  pain , 
et  son  de  farine  ;  crusta, 

Cruvel,  crouvel  :  Crible  et  co- 
quille de  noix  ;  en  Langued.  cruveou, 

Cruvelâ  :  Passer  des  châtaignes 
au*  crible  à  claire-voie  pourles  net- 
toyer ;  en  Elsp.  acrevilîar, 

Cruvelier  :  Marchand  de  coffre*. 

Cruve  :  Cruche ,  pot  de  terre  ou 
de  grés. 

Crute&e  :  Cruelle  ,  méchante  ; 
crudeUs, 

Trop  fu  meire  cruyere  qnand  tu  cesl  avor- 
tement  touIus  faire  porce  ke  nuU  ne  fus(  kl 
pulst  rezoivre  celai  cui  ta  aboies  forgitiet. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foU  46. 

SaeTa  nimirum  mater  ita  abortivum  facere 
volais ti,  dum  non  esset  qui  excipere  posset 
txcussum. 

Cruyse  :  Morceau  de  pot  cassé  ;  tét. 

Crt  (aller  au)  :  Aller  au  secours 
du  côté  où  Ton  entend  crier.    • 

Cry  :  Droit  de  faire  des  proclama- 
tions publiques;  cridatio. 

Crye  :  Crieur  public  ,  héraut  qui 
proclamoit    ou   annoncoit   quelque 

chose. 

Crypte  :  Caverne ,  grotte  ,  lieu 
souterrain  ;  crypta, 

CvyCiii,  cuti:  Qui, lequel; de  cujus. 

Ctjauldee  :  Recueillir,  faire  la  ré- 
colte ;  colligere, 

CuBARiE  :  Cellier,  endroit  où  Ton 
serre  les  cuves  ;  de  cupa ,  cuppa, 

CuBAT  :  Petite  cuve  de  pressoir  ; 
de  cupa;  en  bas.  lat.  cuha, 

CuBEL  :  Petit  tonneau ,  baril. 


CtJE 

CuREKT  :  Couvert ,  cotiTerde  » 
couverture  ;  de  coopertura  ;  eu  bas» 
lat.  cubrecellum,  coopcrculum, 

CvBicuLÂiEE  :  Yalet-de-chamlnre  ; 
cubicuUirius, 

CuBREMEir  :  Voile,  ornement  de 
tète. 

CitBRiMËif  :  Manteau,  robe  de  des- 
sus ;  de  cooperire, 

CucHE ,  colche ,  coulche ,  cuchon  , 
cuchoty  culchcy  ^i/^cAor.-Tasdefoin» 
meule  de  paille ,  tète ,  cîmc^,  haut  ^ 
faite  ;  culmen. 

CucRE,  lisez  çucre  :  Sucre  ^  sitO' 
charum. 

Trop  se  vent  bien  an  contentv. 
Contrefaire  la  Madelaine , 
Plus  a  en  aus  borre  que  laine, 
Yeuin  et  fiel ,  qae  miel  et  cucre. 
Adès  quierent  il  le  sepucre 
If  ostre  Seigneur ,  ce  m'est  aria 
Enbronchiez  ont  tox  tans  les  vis 
£t  par  semblant  moût  se  dckpisent. 
Pour  eus  aeroistre  s*apetisent 
Por  ce  les  bas  ,  por  ce  me  nuisent. 

Gautier  de  Coinsi,  /rV.  i ,  chap.  s> 
pariant  des  Papelards. 

Cucu  ;  Coucou  ,  oiseau. 

CucuLE  ,  coule ,  cucuUe  ,  goule , 
gule  :  Manteau  de  voyageur,  capu- 
chon ,  scapulaire  ;  cucullus, 

CuDE  :  Sorte  de  padoue  qui  se  fa- 
briquoît  à  I.yon  au  seizième  siècle. 

CiJDE  ,  pour  cuide  :  Pense,  estime, 
sUmagine  ;  cogitât. 

CuDE  ,  cuide,  cuder,  subst.  :  Esti- 
me, considération;  cogitatto.  Voyei 

CUIDER. 

CuDER,  cuider  :  Penser,  présu- 
mer, croire  ;  cogitare. 

CuE ,  cueue  :  Queue ,  tonneau  à 
mettre  du  vin ,  suivant  Monet. 

CuÉ  :  Cuit  au  four  ;  coctus. 

CuÉcHON  :  Cuisson  de  quelque 
chose  ,  action  de  la  chaleur  qui  sert 
à  cuire  ;  coctura, 

CuEiLiEUR,  cueilleteur,  cuelieur: 
Collecteur  ,  receveur ,  celui  qui  rc- 


eu  E 

eudlle  un  droit  ou  un  péag«  ;  col- 
iector, 

Cubillete  :  Récolte  9  moisson; 
taille  9  imposition  ;  collecta, 

CuEiRiiit ,  cuen'er:  Eclievin,  juge 
des  eauses  ciyiles. 

CuBL  :  Le  col  ;  colliim.  Je  n*ai 
trouve  ce  mot  que  dans  Borel ,  qui 
cite  le  Songe  du  Vergier. 

CuELLÉE  :  Assemblée  tumultueuse; 
sédition. 

CuELT  :  U  cueille ,  il  ramasse  9  il 
assemble ,  il  recueille. 

Qui  petit  teme,  petit  cuelt; 
Et  qui  aacquet  recotUir  ruelt , 
En  tel  lieu  U  semence  espande. 
Que  fruit  à  cent  doubles  l*y  rende. 

Chreseien  de  Tnyes, 

CuEVE,  euenon  :  Diminutif  d'£- 
tienne;  Stephanus. 

CuEirs  9  cueniy  quens  :  Comte ,  di- 
gnité ;  cornes, 

Ba!  Cuens  de  Blois  «mors  est  mal  baîIUe 
S*eie  m*ocist  ou  Heaume  de  France. 

Gosse  Brûles. 

CuE&  ,  caersy  cueur  :  Cœur,  esprit, 
ame,  courage,  envie,  résolution  ;  cor. 

Car  molt  est  cbaitis  cil  qui  est  de  roit  citer 
et  que  fintement  humiliet  son  cors,  car  'de 
ceos  at  ki  felenessement  s*umeli«ut ,  et  ke  lor 
CAtraiUes  sont  plaines  de  boyttie. 

Sermons  de  S.  Bernard ^  Jbl.  43 ,  V**, 

CuEE  :  Chœur  d*église ,  chœur  de 
musique ,  chorus  ;  c*étoit  encore  le 
nom  des  chapeaux  que  les  chanoines 
portoient  au  chœur  pendant  Tété. 

Et  en  après  el  disieme  jour  de  sa  maladie 
devant  dite,  il  fu  avis  audit  frore  Jehan,  et 
ne  set  se  il  dorrooit  on  sM  reilloit ,  que  il  es- 
toit  dans  IVglise  de  St.  Denis  eu  France  ,  là 
oà  le»  os  du  benoict  St.  Lois  estoient  ense- 
velis devant  Tautel  St.  Estienne ,  qui  est  en 
citjer  aus  moines,  et  qui  est  emprès  le  tombcl 
du  benoict  Saint  Loy»  et  H  f-stoit  avis  que  il 
cstoît  otcnr ,  el  lieu  ou  11  estoit  au  etier  et  que 
il  aToit  graut  clarté  entor  le  toinbel  qui  est 
ilec  dehors  le  cuer  entre  celui  mctsmc  cuer  et 
le  grant  autel. 

Miracles  de  S.  Louis ,  chap,.  5o. 


C  U  G  327 

CuERE  9  cucrier  :  Juridiction  dès 
ëchevins  ,  ou  juges  des  causes  civiles^ 

CuEEFRU&E,  cuerfrere  :  Soumisà 
la  juridiction  des  échevins. 

CuERLE  :  Doux  9  mollet. 

CuERSEUR  :  Femme  soumise  a  la 
juridiction  des  échevins. 

CuETTE  :  Coude  ;  cubitus» 

CuEUÀULT  :  Homme  dont  là  fem- 
me est  infidèle.  Foyez  CoquiLLARn. 

Cueur  :  Chœur  dVglise;  chorus. 
Voyez  Cuer. 

CueUrier  :  Chantre ,  maître  -du 
chœur  ;  chorostates* 

CuEURiR  9  lises  cuevrir  :  Couvrir. 

CuEURT  :  Lacourd*un  souverain. 
Fojrez  Cort. 

CuEURT  :  Etroit  9  court  ;  curtus, 

CUEUS9  cueujs,  cuez,  Aeu,  Aueus, 
queu  y  queute  ,  queus ,  queux  ^  quex  : 
Cuisinier  9  maitre-d*hôtel  ;  coquus* 

CuEUVRE  :  Couvre ,  met  à  l'abri. 

CuEUvRE-CHiEF  :  Votle ,  cfaa^^eâu  ; 
capUis  operimentum.  Voy*  Couvre- 

CUIEF. 

CuEu  VRIR  9  cuesfrir  :  Couvrir^  ipet- 
tre  une  chose  dessus  ou  devant  une 
autre  ;  cooperire. 

AntrefToh  hiy  met  nne  gitai>le. 
Et  par  dessus  an  eueuTrechief , 
Qui  cuenvre  b  gimple  et  le  chief; 
Mais  ne  cueuvre  pas  le  visaige  , 
Car  ne  veult  pas  tenir  Puialge 
Des  Sarrasins ,  qui  d*eslamhie^ , 
Cueuvrent  le»  cbiefs  anz  Sarraataei. 

Bonum  de  la  Bote* 

CuEUx  ,  cuex,  queu  je  :  Pierre  à  ai- 
guiser, queue. 

CuKVRE  ,  cttii*ers  :  Cuivre  9  airiin  ; 
œs  cyprium ,  cupruth, 

CuKVRE  FKU  :  Couvre-feù,  signal 
de  la  retraite. 

CuKX,  cuez.  Voyez  Kex. 

CuFFET  ;  Coiffe ,  couverture  de 
tète. 

Cuc  :  Je  pense  ;  du  verbe  cuitw, 

i    - 


3a8  C  U  I 

eujha ,  penser ,  présumer ,  croire  \ 
cogitare. 

CtJCNAT  :  Cousin,  beau-frère  ;  cog- 
natus. 

CuoNET  :  Petit  coin  ;  pièce  de  terre 
terminée  en  pointe  ;  cuneus,  cuneolus. 

CuGNiKTE  :  Petite  cognée ,  petite 
bacbe.  Voyez  Coi 5 on  ie. 

CucNON  DE  PAIN  :  Morccau ,  quar- 
tier de  pain. 

■    CuoNOT ,  cung  :  Petit  coin ,  cul-de- 
sac  ;  cuneus, 

CuHiiÊ  :  Cuiller ,  cuiller  à  pot  ; 
cochiean 

Cui  :  A  qui ,  de  qui ,  qui ,  auquel , 
lequel,  duquel,  desquels,  à  celui  qui  ; 
cujus,  cui  j  quorum. 

Marcelllnas  alsiment  liom  d*honorabIe  vie , 
il  fu  ereftkes  de  celé  meisme  glifte  Ancho- 
Dltane,  cuialemv.n»  ii  mais  des  pies  de  mult 
graat  dolor  avolt  contrait. 

Diai.  de  S.  Grégoire ,  Uv.  i ,  ch.  6. 

Ejusdem  quoque  Anchonitanœ  autistes  ec- 
clesiœ  "vir  vitof  venerabiiis  Marceliinus fuit , 
cujiu  gressum  dolore  nimio  podagra  eom- 
traxer<U, 

Cm  AB  :  Penser ,  présumer ,  croire  ; 
cogitare. 

CuicELiER.   Voyez  Cincelier. 

CuipAircE.  Voy.  le  subsU  Cuidee. 

CuioANT  :  Croyaut ,  présumant  ; 
cogitans, 

CuioéES  :  Les  vendanges. 

CuioRR,  cuder,  cuidier,  cuyder, 
quider,  quidier  :  Penser,  croire,  s*ima- 
giner ,  présumer ,  se  persuader,'  être 
d'avb  ;  cogitare  ;  en  a  ne.  Prov.  cuiar 
et  cujha.  Voyez  Quidee. 

..P^usor»  Jones  sont  si  ontrt'Ctiidés ,  qu*i\s 

cuideni  toot  sçaroir  ,  pooir  et  Taloir 

toujours ,  dit-ou ,  que  cuidier  u\st  pas  scaroir. 
Les  quatre  ylges  de  f  Homme ,  par 
Philippe  de  Navarre. 

CuiDÈR  ,  cuidier  ,  subst.  :  Imagî- 
Tiation ,  présomption  ;  pensée,  croyan- 
ce, a>is,  sentiment.  Barbazan  pense 
^ele  mol  cuider,  étant  une  croyance 


CUI 

incertaine  ,  ou  une  présomptioB  » 
vient  du  Lalin  quidam ,  dont  on  a 
fait  le  verbe  et  le  substantif  cuider» 
Au  mien  cuidier  :  A  mon  avis ,  selon 
moi. 

En  un  mai  de  cmdûsr,  ii*a  pas  plaln  poing 
de  saroir.  Ancien  Proverbe, 

Clianx  qui  ne  tesmoignent  fors  ({oe  cw- 
dier,  ou  par  onir  dire,  il  est  chertaine  chose 
que  lor  tesmoignage  vaut  riens. 

Couttune  de  Beauvoisis ,  ckap,  4- 

CuiDEEEAUx  :  Jeunes  gens  pré- 
somptueux ,  qui  ne  doutent  de  rien  , 
s*imaginant  avoir  du  mérite  ;  et  non 
pas  amans ,  comme  le  dit  Borel  qui 
cite  ce  vers  de  Villon  : 

A  cuîdereaujc,  d*amour  transis. 

CuiDiAus  :  Instrument  propre  à  U 
pèche. 

CuiGNAT,  cuignate  :  Beau-frère , 
belle-sœur ,  cousin ,  parent ,  de  même 
famille  ;  cognatus. 

CuiGNÉE  :  Cognée  ,  outil  de  bû- 
cheron ,  de  charpentier. 

Ju.squ*au  matin  qne  an  Tilaia 
Y  Tint  sa  cuignée  à  sa  main  » 
Qui  renforma  son  peliçon, 
Avenc  si  aroit  un  gaingnon 
Que  Ii  repriica  sa  pel. 

La  Confession  du  Henmrd, 

CuiGNET  :  Gâteau  ;  petit  coin  ;  en- 
coignure ,  angle. 

CuicNKTE  :  Petite  cognée,hacbette. 

CuiL ,  cui  :  Qui ,  lequel.  Voy.  Cui. 

CviLii  ^  ceuillette  y  ciiiUette  ,  cuH- 
laite  y  cuillette ,  cuillie  :  Moisson ,  ré- 
colte des  biens  de  la  terre  en  géné- 
ral ;  collection  des  tailles,  perception 
d'impôts  ;  coUectio, 

Cuir  :, Briller.  L'auteur  ,  parlant 
des  abbés  et  abbosses  qui  nourrissent 
et  entretiennent  leurs  familles  an  dé- 
triment de  leurs  religieux  et  religieu- 
ses ,  dit  : 

Moult  d^abesses ,  moidt  d*aabé 
Souvent  aiusi  ont  Dieu  gabé, 
Iieurs  parens  paiiMeat  et  nourluent  » 


CUI 

Et  tSL  qai  em  doiore  porrÎMent  » 
Et  en  DIen  serTÎr  te  déduisent 
On  peu  de  Fiane  ou  U  nef  cuisent, 
GmMiUr  de  Coinsi,  Iw.  i,  ekap,  34* 

Cuia,  curée,  curie,  cuyrée  :  Col- 
let de  cuir  ou  de  buffle  semblable  à 
l'espèce  de  rochet  que  portent  les  pè- 
lerins ;  de  corium» 

CuiaE ,  cuite  :  Coudée  ,  mesure  ; 
cubitus. 

CoiBÏE  :  Chasse  au  loup  ;  et  la  cu- 
rée des  chiens  de  chasse  ;  de  corium», 

CuiAET  :  Peau  dont  la  laine  a  été 
V>ndue ,  mab  qui  n*a  point  encore 
passe  à  la  mégie. 

Cui&EUR ,  cuiratier  :  Ouvrier  qui 
travaille  à  la  préparation  des  cuirs  ; 
coriarius. 

CuiaiE  (rime)  :  Cuirasse  ,  pour- 
point sans  manches* 

CoiaiEE  :  Couvrir  quelque  cl|ose 
en  cuir. 

Cuis  ,  du  verbe  cuider  :  Je  présu- 
me f  je  pense. 

CuiSÀGE  :  Cuisson. 

CuisANçoN  :  Soin,  inquiétude. 
Voyez  CuzANzoN. 

CuisiAU,  cuisiauUf  cuisiaux,  cuis- 
sierCy  cuissot,  cuissots,  cussiere  :  Cuis- 
sart,  Tarmure  des  cuisses  ;  cosserium; 
de  coxa,  ^ 

Cuisine  :  Petite  boite  en  cylindre 
de  cinq  à  six  pouces  de  longueur,  qui 
s'ouvroit  en  plusieurs  endroits  ;  on 
y  mettoit  des  épices  et  autres  dro- 
gues aromatiques  pour  Tapprét  des 
mets.  Cette  boite  se  portoit  dans  la 
poche  ;  de  coquina. 

Cuisine  RIE  :  L'art  de  faire  la  cui- 
sine ,  d*appréter  à  manger  ;  ars  co- 
quinaria. 

'CuisiNET ,  cuissin  :  Coussin ,  oreil- 
ler ;  de  cttlcita, 

CuisiNS  :  Cousins ,  parens ,  alliés  ; 

de  cognatus  ou  de  consobrinus. 

Icelui  soir  le  laissèrent  ensi , 
Josqu^an  demain  que  IJ  jors  esclaîrclt t , 


CUI  329 

HemaoU  mandèrent  monlt  tost  et  U  i  vint , 
Son  frère  acole  asseiz  et  conJQÎ, 
Et  pais  Giribert  qui  ettoit  ses  etdsùu. 
Et  la  Roine  an  gent  cors  seignori. 

Roman  de  Garin  le  Loherens, 

CuissÂET ,  cuissel,  cuissere  :  Ar- 
mure des  cuisses. 

CuissENiEE  :  Cuisinier.  F.  Cueus. 

CuissETE  :  Ce  quècouvre  la  cuisse 
d'un  animal. 

CuissEux  :  Les  côtés  de  la  selle  où 
posent  les  cuisses  du  cavalier. 

Cuissots  :  Armure  des  cuisses. 

Cuif  :  Brûle,  brûlé  ;  du  verbe  cuir. 

Cuit  :  U  pense ,  il  imagine ,  il  pré- 
sume ;  du  verbe  cuider;  cogitât. 

Ainsi  com  li«enfès  empoigne 

La  chandoile ,  dont  il  se  ciuV  (brûle) 

Ont  il  embracié ,  9è  cuit, 

La  mort ,  ne  Ion  cmt,  ains  le  croî. 

La  Bible  Guiot ,  parlant  de  Tordra 
de  Grantmont, 

Cuite  (à)  :  A  force,  ji  cuite  ^es^ 
perons  :  Presser  bien  fort  un  cheval. 

CuiTEM ENT  :  Franchement ,  sans 
payer,  g^tis. 

CuiTTE  :  Quitte,  qui  ne  doit  rien , 
égal ,  pair. 

Cu;vE  :  Airain  ,  cuivre  ;  œs  cy^ 
prium ,  cuprum  ,  selon  Borel. 

CuivEES ,  cuivert:  Méchant,  cruel, 
débordé ,  libertin  ,  esclave  ,  homme 
de  condition  servile,  infâme,  perfide  ; 
bas ,  abject ,  sans  principes ,  sans  sen- 
timens.  Guiot  de  Provins  dit  qu'au- 
trefois on  trouvoit  trois  vertus  dans 
les  couvens  ,  savoir ,  charité ,  droi- 
ture (justice)  et  vérité  ;  mais  que  de 
son  temps  on  y  avoit  substitué  les 
suivantes  : 

La  première  a  nom  traisons  , 
Et  la  seconde  ypocrisie , 
Et  la  tierce  a  non  symonie, 
Las  !  com  ci  a  cruel  échange , 
Que  traïsons  est  si  estranga 
Ypocrisie  si  couverte , 
Et  sjDonie  ai  cuivertc. 


33o  CUL 

Et  si  destroUe  et  si  ardanf , 
Bleu  sont  ces  trots  vieilles  piuos 
Hui  est  Li  jors  dame  du  monde. 

La  Bible  Guiat. 

CuivRRTiSK  :  Bassesse ,  esclavage , 
méchanceté ,  cruauté,  libertinage. 

Cul  :  Poignée  ,  manche. 

CuLAiCE  ,  culage ,  cuUage ,  cul- 
liage  :  Droit  t^fVanniqûe  et  odieux 
que  certains  seigneurs  s'attribuoient, 
de  coucher  la  première  nuit  des  noces 
avec  Tépousée  ;  c'étoit  aussi  le  nom 
du  présent  que  Tépoux  étoit  obligé 
de  faire  à  ses  amis  le  premifr  jour 
des  noces ,  pour  qu'ils  le  laissassent 
coucher  avec  sa  femme. 

CuLCHER  :  Coucher,  se  baisser,  se 
prosterner  ;  cubare. 

A  col  quant  en  la  rertnt  de  Deu ,  de|  auc- 
toriteit  Sainz  Plrre ,  dissent  soi  avoir  ferme 
^»erance  de  la  santeit  de  celui ,  mânes  li  hono- 
rables bom  soi  culckat  en  orison  et  il  com- 
nençant  les  soUcmpniteiz  des  messes ,  el  re- 
gart  del  tôt  poissant  Deu  offrir  sacrefice. 

Dial.  de  S.  Grégoire  ,  /rV.  3,  ch.  3. 

Cm  dum  in  ifirtute  Dei,  ex  auctoritate  Pétri, 

fixain  salutis  iilius  spern  habere  se  dicerent, 

^protinus  venerandus  vir  orationi  incubuit , 

et  missarwn  so/emnia  exorsus ,  setcrijicium 

in  conspectu  Dei  omnipotentis  immoUwit, 

CuL-DE-LA-couRCELLE  :  Lc  der- 
rière, le  fond  d'une  petite  cour. 

CuLHiCHA  :  Collecte ,  récolle  ;  col- 
lectio. 

CuLiERE ,  colierc ,  culefon  :  Partie 
de  la  croupière  qui  passe  sous  la 
queue  du  cheval.  Voyez  CoLtikE. 

CuLiTE  :  Espèce  de  petite  mouché. 

CuLLACE.  Voyez  Culaige. 

CuLLET  :  Espèce  de  drap  ou  de 
peau. 

CuLLOT  :  Espèce  de  chien. 

Culot  :  Creuset ,  sorte  de  bourse  ; 
c'est  aussi  le  nom  d'un  oiseau  der- 
nier  éclos  d'une  couvée;  il  s'est  dit 
aussi  pour  le  coin  du  feu. 


CUL 

CuLPE  :  Faute,  délit,  manque- 
ment ;  culpa. 

Après  ce  que  li  premerahu  pet«  4a  la  ha* 
maine  lingie  por  sa  culpe ,  fu  for»  boteis  dé* 
joies  del  paradis». 

Dial.  de  S.  Grégoire,  liv.  4,  chap,  i. 

Postquam  de  paradisi  gaudiis  culpa  exi^ 
genre ,  expulsas  est  priinus  humant  gênais 
p€u-ens, 

CuLPER  ,  prononcez  coulper  :  Ac- 
cuser ou  reprendre  d'une  faute  ^  blâ- 
mer ;  cidparc. 

Culte  :  Matelas ,  lit  de  plome  ; 
culcita, 

CiiLTiFiEMENT  :  Culturc ,  labouf, 
entretien  ;  cuUura. 

Ceste  genrratiouns  de  ciel  sont  et  de  terra 
quant  elcs  est  oient  crée*  el  jour  que  noatre 
Sire  fi&t  ciel  et  terre  et  tôt  cultipement  del 
champeinK  que  cco  fust  née  en  terre  et  tools 
herbe  de  regionne  avant  que  ceo  germûla. 

^       Bible,  Genèse ,  chap.  a,  «vrt.  4. 

Istœ  sunt  generationes  cceliet  terrte,  quand» 
creata  sunt ,  in  die  quofecit  Domifuu  Ùèm 
cœlum  et  terrain  :  et  omne  virgttltnm  ngri 
anteçtuun  oriretur  in  terra,  omneinque  Aer- 
ba/n  regionis  priusquam  germinaret, 

CuLTTTiOR ,  culdfiour  :  Laboiareur 
qui   cultive    les  terres  ;  cuUiveuor  ,s 
cuiiôr. 

Abel  adocertes  fu&t  pastnr  des  bwéillet ,  et 
Cain  cttltijior.  Bible,  Genèse,  ch.  4 ,  i*eri,  2. 

Fuit  autem  Àbel  pastor  ovium  et  Coin 
agricola. 

Ils  laborront  en  la  terre  et  înront  o  lu? , 
laquelle  est  esparse  et  lée  à  deffatite  de  cti/cr* 
■fiotir,  Jbid.  chap,  34,  ^vérs»  li. 

Negotientitr  in  terra ,  et  exerceant  eam  , 
quèe  spMiosa  et  lata  cultoribos  indigec. 

CiiLTis,  co£/rt// :  Jardin  potager, 
verger.  , 

CcLTiviOE  :  Labourage  ,  culture 
des  terres. 

CuLTivEMENT  ,  ci/^/V^tfre  :  Hom- 
mage ,  adoration,'  culte  qu'on  rend 
à  Dieu  j  cultus. 


eu  w 

CuLTumxE  :  Labourer ,  cultiver , 
avoir  soin;  culUvare. 

CuLULx  :  Grand  vase  à  boire  ; 
ailulius. 

CuLVEaT  :  Infâme ,  pervers ,  traî- 
tre y  perfide.  Voyez  Cuivebs. 

CuMÂiN s  :  Peuples  dont  il  est  beau- 
coup parlé  dans  Ville  -  Hardouin. 
Fojrez  CoMÂiir. 

CuMÂSEL^  :  Crémaillère  d*une  che- 
minée. 

CuMBEL  :  Vallée,  vallon.  Voyez 
Combe. 

CuMEiftiEMEifT  ^  cumandemenz  : 
Commandement,  ordre,  ordonnance  ; 
de  cum ,  et  mandatum, 

É  D*ad  pas  f  ennd  mes  veies  è  mes  cuman- 
demenz,  pur  faire  jnstise  et  dreiture  en  terre, 
ai  cmne  fist  ses  pères  David.  Ne  parquant  ne 
toldrai  pas  à  lai  le  règne. 

Livre  des  Rois  ,liv,%^  fol,  98. 

Cumul  :  Droit  singulier  que  les 
héritiers  de  propres  en  ligne  directe 
avoient  dans  certains  lieux  ;  ce  droit 
consistoit  à  ajouter  aux  propres  les 
meubles  et  acquêts ,  pourvu  toute- 
fois qu*ils  excédassent  des  trois  quarts 
la  valeur  des  propres ,  et  à  exiger 
qu'on  leur  en  donnât  le  tiers  ;  cu- 
jnulus. 

Cumulatif  ,  cumulaùment  :  Qui 
te  fait  par  cumul ,  accumulation  ; 
cumulatè  y  cumulaûm, 

CuN  ,  cune ,  cuns ,  lisez  c'un  :  Que 
un ,  qu*un  ;  unus, 

L*eTe  maintenant  qoerre  alerent , 
La  Dame  et  PcrccTal  lavèrent , 
S^essuirat  h  ane  toaille 
CuMe  damoiselle  lor  baille. 

Boman  de  Perceval ,  fol.  3 4  4. 

CuvARDia  :  Entreprendre  une 
chose  difficile ,  s'en  charger,  diviser, 
séparer;  cuneare. 

CuNCHiK  ,  cunciié :  Souillé,  gâté, 
sali. 

CuNCHiEB  :  Salir,  gâter,  souiller. 

Voyez  CONGHIEB. 


C  U  R  33t 

CuNEL  :  Coin  à  fendre  du  bois  ; 
cuneolus. 

CuKG ,  cogn  :Un  coing;  cofoneum; 
en  Prov.  mod.  cougne, 

CuNG  :  Coin  de  la  monnoie  ; 
cuneus. 

CuNJUBEisoir  :  Conjuration,  com- 
plot ,  conspiration  ;  conjuratio. 

CuNKE  :  Commencement,  géné- 
ration. 

CuNTBÀT  :  Estropié  ,  contrefait  ; 
coniracius, 

Cun vEBTEB  :  Attirer  à  soi ,  con- 
vertir. 

Alisandre  à  vus  eunvertez 

Les  corages  as  sages  ke  vas  ares 

Lor  trespas ,  e  lur  tors  ostez 

A  la  gent  matire  pas  ne  donez 

Ke  mal  passent  parler  de  vus  (vous). 

£nseignemens  ttjéristoU. 

CuNT  (saint)  :  Saint  Quirin  ;  Qia- 
n'nus. 

CuPÂ  :  Accuser,  blâmer  ;  culpiire* 

CupE  :  Yase  ,  coupe  ;  cupa, 

CupinE  ,  cupidique  :  Désireux  , 
convoiteux  ,  envieux  ;  cupidus. 

CupiniQUE  :  Qui  appartient  à  Cu- 
pîdon  ,  à  r  Amour  ;  Cupidineus, 

CupinoNÏ  :  Joli ,  mignon  ,  beau  ; 
de  cupido. 

CuQUELiN  :  Certains  poids  et  me- 
sures. 

CuB  :  Cours  ;  cursus. 

Cuba  ,  du  verbe  curer:  Avoir  soin. 

CuBÀCBE  :  Cuirasse. 

CuEALiEB  :  Bois,  haies,  brous- 
sailles. 

CuBATEBEssE  :  CvLT2LXv\ce\curatela. 

CuBATEBiE  :  Tutelle,  curatelle, 
soin;  curatura ;  et  métier  de'cor- 
royeur. 

Cu BATIE ,  curatier  :  Tanneur,  cor- 
royé ur;  curaierius. 

CuBATiRB  ,  curatour  :  Curateur  , 
tuteur,  courtier;  curator, 

CuBATBiB  :  Lieu  de  débauche» 


33a  :  C  U  R 

CcuBi  :  Couvrir,  courber  ;  curvare* 
Cube  :  Soin  ,  souci ,  attention  9 
protection  ;  cura. 

En  r'ûté  et  en  ordare 
En  vie  trop  obscure 
Ai  esté  lonc  terminer. 
Boine  nete  et  pure 
Quar  me  prea  en  ta  cure 
£t  si  me  médecine 
Par  ta  yertu  devine 
Qn*adès  est  entérine 
Fais  dedens  mon  cucr  luire 
La  clarté  pure  et  fine 
£t  les  iex  m*enlumine 
Que  ne  m*en  Toi  conduire. 

Miracle  de  Théophile,  par  Autebeiif, 
«o  7218. 

CuBi ,  curés,  curez  :  Nettoyé,  lavé  j 
cttratus. 

Cv^iLkL  ^  cureault,  cureaulx  :  Cho- 
ristes ,  enfans  de  chœur  ;  choraules. 

CuREBoissoN  :  Bêche,  hoyau;  ins- 
trument de  fer  pour  découvrir  ou 
àXet  les  racines  d'un  arbre. 

CDR£CTB,c2ire/;  cureté  :  Croc  pour 
nettoyer  un  puits. 

Curies  :  Ce  mot  se  trouve  sans 
explication  dans  le  Gloss.  du  Roman 
de'  la  Rose  ;  l'éditeur  renvoie  au 
▼ers  1  io83 ,  où  il  se  trouve  en  effet; 
mais  il  a  mal  lu ,  ou  son  Mss.  étoit 
fautif;  dans  tous  ceux  que  j'ai  vus, 
il  y  avoit  partout  cuirées,\e  carquois, 
ou  la  bandoulière  qui  suspendoit 
l'arc ,  ou  même  la  cuirasse. 

CuBEiT  :  Curé  ,  prêtre  pourvu 
d'une  paroisse;  curio ,  curator;  en 
bas.  lat.  curatus, 

CuBEB  ;  Nettoyer ,  polir  ,  rendre 
propre,  avoir  soin,  régir,  gouverner, 
soigner  un  malade  ;  curare. 

Tu  me  semblés  sains  hom ,  certes  Toire 
Ordencr  nie  fis  Provoire. 
A  la  cure  de  tout  le  monde  , 
Si  com  il  dnre  à  la  reoude , 
Partout  Tois  les  âmes  curer. 

Roman  de  la  Rose, 

Ta  sambles  sains  homs  —  certes  ToIre  ; 
Ordener  me  lia  à  ProToire  ; 


CUR 

S*oi  Fa  cure  de  tôt  le  mondé- 
Si  com  il  dure  à  la  réonde  ; 
Par  tôt  rois  les  âmes  curer, 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  1 1999». 

Curette  :  Cure-dent,  cure-oreille. 
CuRE^jR  :  Curateur,  celui  quTft 
soin  des  biens  d'un  mineur. 

CuREURE  ,  curare  :  Ordure,  saleté 
qu'on  ôte  en  nettoyant  y.  instrument 
à  nettoyer  ;  curatura, 

CuRFUBEL  :  Cloche  qui  annonçoit 
le  couvre-feu. 

CuRCB  :  Court ,  bref  ;  de  curtus, 

CURIA.LITÉ  :  Courtoisie,  bon  oflScf. 

CuRiALs ,  curiauU,  curiaus  :  Hom- 
mes qui  jouissent  de  l'état  de  citoyen^ 
hommes  dont  là  réputation  est  in- 
tacte ,  contre  lesquels  il  n'y  a  point 
de  jugement  infamant ,  gens  propres 
à  posséder  les  charges  publiques  ; 
curiaii.  Ce  mot  n'a  jamaiis  signifié , 
homme  de  cour,  courtisan ,  ainsi  que 
l'a  dit  Borel. 

Modestins  dit  :  Se  cil  qui  ont  fait  omecide , 
ou  de  leur  grié ,  ou  par  tricherie ,  aont  en 
aucune  digneté ,  il  soient  estre  envoie- en  ess3, 
mais  il  doivent  prendre  plus  legiere  Teageance 
des  curiaus ,  se  il  puet  avenir,  et  IVn  en  doit 
demander  consoil  au  Prince. 

Affcrmemans  de  fuus  nom  et  par  paîne  d» 
faussonnfrie,  li  avocas  qui  a  été  pardlxant  a 
esté  hors  d*ordrc  curiaJU  porce  que  il  av#it 
recité  par  devant  le  Prévost  un  faux  instra- 
mens  ,  puet  recevoir  sa  digneté  après  les  dix 
ans  ,  car  il  ne  chaï  pas  en  la  loi  por  faire  faa- 
seté ,  mais  por  reciter  la ,  et  por  celé  meisme 
reson»  li  bas  hom  qui  fut  envoie  en  essil  tem- 
porel ,  par  cel  meisme  cause  porra  estre  fais 
curials  quant  il  sera  revenus. 

Mss,  delà  Bibliothèque  Impériale ,. 
/i°  8407, yç>/.  194. 

CuRiANSÂ  :  Sollicitude  ,  inquié- 
tude ,  empressement;  cunositas, 

CuRiAux  :  Ënfans  de  chœur,  cho- 
ristes ;  choraules, 

CiJRicuLE  ,  curule  y  curuleie  :  Pelit 
chariot,  pelit  char;  curriculus* 

Cu&iE  :  Envie ,  désir. 


eu» 

CuEixu  :  Cuir,  peau  d*animal; 

eoriumm 

Yalr ,  ctcnrkQS,  lierres ,  cheTrel  et  aîngnel 
àt  curieu  cm ,  doivent  une  obole  de  lonlieu. 
EstM,  des  Muùen  do  Paris  tfiL  loi. 

CuaiEz,  cure^  carres  :  Char,  cha- 
riot; currus, 

CuatsoL  :  Pain  destiné  pour  les 
domestiques. 

CuEios,  curious,  euros  :  Empressé , 
plein  de  zèle ,  d'affection ,  soigneux  , 
attentif ,  curieux  ;  curtUus  ,  curiosus. 

CuAJOzsTÀD  :  Soin  ,  inquiétude , 
curiosité;  cura,  cunositas» 

CuROia,  curon,  curotte  :  Instru- 
imeut  pour  curer,  nettoyer,  pour  6ter 
la  terre  qui  s'attache  à  Toreille  de  la 
charrue. 

CuEOSAMJÊir  :  Atcc  soin ,  attenti- 
Tement  ;  curatè. 

Cu&AE  :  Chariot,  sorte  de  voiture. 

CuESELÀiEE  :  Amas  d'îles. 

CuET  :  Cour  ;  cortex,  Voy.  Coet. 

En  nekedent  si  puet  il  recorrer 
S'il  se  Tont  efforcer  de  donner , 
Issi  porroit  le  plet  set  ans  dorer 
£Inz  ke  la  curt  le  feist  arrester. 

Romtm  des  Bornons,  strophe  i66. 

Cuetesie  ,  curtaysie  :  Droit  de  ri- 
duité  dû  au  mari  qui  a  un  enfant  vi- 
Tant.  En  Angleterre,  c'est  le  droit 
qui  laisse  au  mari  la  jouissance ,  pen- 
dant sa  vie ,  d'un  fief  non  noble  que 
sa  femme  lui  avoit  apporté  en  dot. 

CuETiL ,  courdl  :  Verger  ,  jardin 
potager. 

CuETiLLAiGB  :  Herbcs  ou  plantes 
potagères,  légumes. 

CuETiLLiEE  :  Homme  de  cour, 
courtisan  ;  curialis.  Voy.  aussi  Coua- 

TILIEE. 

CuETiw ,  courdl ,  curds  ,  curtiu  , 
curùul  :  Verger,  jardin  potager.  Fbjr, 

COUETIEUS. 

CuETiNR.  Fhyez  Coetinx. 
CuETiirEE  :  Enfermer,  enclore  un 
jardin  de  murs  ou  de  haies. 


eus  333 

CnauLB  :  Char,  chariot 

CuETÂTUES  :  VoÀte,  courbure, 
cintre;  curveUura. 

CuETÂTUEi  :  Courbé,  plié,  Toùté; 
curvatus. 

CuETSE  :  Se  courber,  plier,  pros- 
terner; curvare. 

Soles  tu  Seîgnor  de  tes  frères,  et  toîeatls 
fils  de  ta  mère  deTant  toy  cwvez  ,  ai  soit-il 
maldit,  cpii  toi  maldira ,  et  cil  qae  toi  bene^ 
qoira  soit  repleni  de  beneisons. 

Bible  historiaux.  Genèse,  ckmp,  sjt 
nterset  99. 

Esto  Dominas Jratrum  tuorum,  etlncamm» 
tnr  anee  te  filii  matris  tuœ  :  qui  maledixerit 
tibi,  sit  iUe  matedictus  :  et  qui  oenedixerittibi, 
benediethnibus  repleatur. 

Cus  :  Le  derrière. 

Entre  deux  selles  chiet  (tombe)  ems  k  terre. 
Plus  tire  cus  qne  corde. 

jinciens  Proverbes  du  treizième  siècte, 

CusÂNsoir  (à  grand)  :  Avec  grande 
dextérité ,  avec  beaucoup  de  sens  el 
d'adresse ,  adroitement. 

CusEHiEE  :  Cuisinier  ;  coquut. 

CusiN ,  cusine  :  Cousin ,  cousine  , 
parent  ;  cognatus. 

CusTAGE.  Voyez  Costeges. 

Custode,  custodie  :  Rideau,  étoffe; 
étui ,  coffre  ,  armoire  ,  fourreau  ; 
prison ,  platine  ;  custodia* 

Custode  :  Sacristain  chargé  da 
soin  des  habits  sacerdotaux ,  des  re- 
liques et  autres  effets  précieux  d'une 
église  ;  custos.  Dans  quelques  collé- 
giales ,  le  custode  étoit  trésorier ,  et 
sa  place  regardée  comme  la  première 
du  chapitre. 

CusTOTB  :  Manches  de  robes  sem- 
blables à  celles  que  portent  les  prêtres. 

CusTUME  :  Habitude  ,  coutume  ; 
consuetudo. 

Et  Tos  garderez  cesti  jor  en  tos  généra- 
tions par  perpétuelle  custume. 

Bible,  Exode,  chap,  la,  'vers,  17. 

Et  custodietis  diem  istum  in  genertuitmet 
vettras  ritu  perpetuo. 


334  C  U  Z 

CuTE  :  Cache,  lieu  secret;  cutum; 
d'où  cuier,  cacher. 

CuvAiGE  :  Cellier  ,•  lieu  où  l'on 
serre  les  cuves  ;  de  cuva  et  cupa, 

CuvELETTE  ,  cuvcau  .'  Tcrrûic  , 
cuvette ,  petit  envier. 

CuvELiEE  :  Tonnelier,  faiseur  de 
cuves. 

CuvERT  :  Vassal ,  serf  ;  infâme  , 
perfide  ,  traître.  Voyez  Cuivers. 

Une  serve  se  maria  o  ua  serf  dWe  église , 
enprè^  li  itires  à  la  serre  rafrancbt  et  le  mari 
nrmest  ouvert ,  ils  orent  enfant.  Or  Todrtot 
li  clerc  à  qui  le  père  estoit  serf,  que  U  enfex 
fu  serf  pour  ce  que  \é  peie  Testoit ,  le  fiz  à 
soi  (IcfTendre  inobtra  la  chartre  de  franchise 
de  sa  inere;  le  Pape  dit  que  se  li  clerc  ne 
dient  rien  contre  la  chartre ,  que  il  ne  de- 
mandent rien  à  IVofant ,  Cj^  il  déent  plus 
deffendre  que  travailler. 

Mss.  de  la  BibL  Imp.  n"  8407,  JoL  100. 
Au  fol.  18  du  même  Mss. ,  il  y  a  : 

Qae  qui  est  nés  de  franche  mère ,  ne  doit 
pas  estre  mis  en  cu^ertage, 

CuvERTAGE  .*  Esclavagc,  servitude. 

CuvERTiERE  :  Le  toit ,  la  couver- 
ture d'une  maison  ;  opertorium  ,  co- 
operturcu 

Cuviiux  :  But  dans  lequel  on  ti- 
roit  à  l'arquebuse. 

CuxEN  1ER  y  cux.inier  :  Cubinier; 
coquiis.  Voyez  Cueus. 

CuxiME,  cuirine  :  Cuisine;  CO" 
quina, 

CuYDATfCE.  Voyez  CUIDER. 

CuYDKR  :  Penser,  croire,  présu- 
mer, s'imaginer  ;  cogitewe, 

CuYGNiÉ  :  Coin ,  pièce  de  terre 
terminée  en  pointe  ;  de  cuneus. 

CuTRiEN  .'Taxe,  impôt  sur  le  cuir; 
de  corium. 

CiJYSOL,  cuysot  :  Jambon,  sau- 
cisson ;  de  coxa, 

CuzAirzoïf ,  cuzençon  :  Souffrance, 
douleur  cuisante. 

Si  ne  soit  mies  grief  à  ceos  ki  saiges  stint 
det  escritures ,  si  nos  ceos  ki  moens  saige 


CTW 

sont ,  AToni  assî  ettsencon  al  corn  rtlaoai  àê 
chariteit  requiert ,  je  croi  qn*il  miimea  Bft  ••• 
ront  mies  boisiet  de  lor  délice. 

Sermons  de  S.  Bernard,  JoL  89 ,  V^» 

Cy  :  Oui  ;  et  ici  ;  htc, 
Cyroingne  :  Ciboire,  vase  à  boire, 
tabernacle;  ciborium, 

Cyeb  vos  :  Voici ,  voilà  ;  ecce. 

Çjrkevos  nneTirgine  concÎTerat  et  enlîuite- 
rat  un  fil  si  appellerex  son  n<in  Emaanal, 
k*altretant  ralt  cum  Deus  ensemble  nés. 

Sermons  de  S.  Bernard  ^foL  7. 

Eece  Virgo  concepit  et  pariei  fUitsm  >  et 
^vocabUur  nomen  ejus  Emmanuel  quod  isUtr- 
prttatur  nobiseum  Deùs. 

Cymaise  ,  cymoise  :  Vase  ou  pot 
d'étain  à  mettre  du  vin  ou  des  li- 
queurs ;  cyma. 

Cymbale  :  Petite  sonnette,'  cloche 
d'église  ou  de  réfectoire ,  sonnette  de 
mulet  •,  cymbalum.  , 

Cymballer:  Sonneries  cymbales; 
au  figuré  9  décrier  quelqu'un  ;  enbas* 
la  t.  cymbalizare, 

Cymbe  :  Nacelle  y  petit  bateau  9 
chaloupe ,  canot ,  barque  ;  cymbu. 

Cymbu LISTE  :  Fabeur  de  nacelles; 
de  cymbuUu 

Cymeaulx  :  Extrémités  des  bran-* 
ches  d'un  arbre. 

Cymentikes  :  Cimetière.  Voya^ 

CmENTSRE. 

Et  en  après  ladite  Ponce  porta  ledit  dra- 
pel  on  le  linceul  en  un  jour  de  celé  aenaine 
à  réglise ,  et  le  mist  el  tymenùere. 

Miracles  de  S,  Louis  ,foL  3i. 

Cymeron  :  Le  bout  ou  le  globe 
du  nez. 

Cymette  :  Rejetons  ou  tendrons 
que  les  troncs  de  choux  repoussent 
au  printemps  ;  de  cyma, 

Cynamome  :  Cannelle ,  épice. 

Cynkle  ,  cenellcy  cynelle,  seneile, 
sinelle  :  Le  fruit  du  houx  ,  prunelle 
sauvage ,  et  le  fruit  de  l'épine  blan- 
che ;  cocdneiius  ,  de  coccus  ,  à  caost 


B  A  A 

et  leur  resêemblance  k  la  graine  d*é- 
carlate.  Ce  fruit  est  rouge  et  à  petits 
bouquets  :  les  dindons  en  vivent  en 
certains  endroits. 

Ctpboinb  ,  cyphome  :  Instrument 
de  musique  ;  sjrmpàonia, 

Ctpbosisme  :  Supplice  qui  con* 
sutoit  à  frotter  de  miel  le  criminel , 
et  à  Texposer ,  les  mains  liées ,  aux 
piqûres  des  insectes  et  à  Tardeur  du 
aoleil. 

Cyrogkàphe  :  Seing ,  signature.- 

Cteocrylles  :  Espèce  d'animal , 
sorte  d'hérisson  ou  porc-épic  ;  chœ^ 
rogryUus  ;  du  Grec  choirogrylUox.  La 
Bible  histor.  Mss.,  parlant  des  bétes 
qu'il  est  défendu  de  manger,  dit  : 

Corne  le  charnel  et  le  cjrrogryUes. 
CTaoTGN^ ,  cjrroyne  ,  syrojrgne  : 


D  A  D  335 

Espèce  d'onguent  pour  les  blessures, 
sorte  de  cérat  ;  cenUum, 

Ctseâu  :  Flèche  ,  dard ,  javelot  ; 
de  cœdere. 

Cytholoué  :  Joueur  de  Tinstru- 
ment  de  musique  nommé  citole» 

Cytoàih  ,   çjrtoaen  :  Bourgeois  , 
citoyen ,  habitant  d'une  cité  j  civis. 

Cytoix  :  Zédoaire ,  espèce  de  gin* 
gembre^  épice. 

Cytole  ,  cjrthole.  Voyez  Citols. 

Cytoleue,  cjrtholeur ,  c/àiolour. 
Voyez  Cytholour. 
Cyve  :  Ciboule,  petit  oignon;  ârj^o. 

Certes  ay  fait  maavait  change , 
Quant  rers  moi  estea  ai  estrange  , 
Qae  j^aime  plus  que  riens  qui  Tire 
Et  ce  ne  me  yaut  une  cyve. 

Roman  de  la  Rose, 

CzA  ET  LA  :  Çà  et  là,de  c^té  et  d'autre. 


D 


JL/À ,  dca  :  Oui  ;  dites.  Da ,  c'est  le 
dea  des  Latins  ;  déesse  ou  dame. 
Da  ,  dojT  :  Dé  à  jouer  ;  dUcus  ;  ou 

Daaeain  ,  daarein  y  daarieriy  daitf 
raiiiy  dd^pLUi  daerin,  dairnj,  dane, 
derrain  ,  derraine ,  derrenier  :  Der- 
nier, qui  est  après  tous  les  autres. 
Ménage  le  dérive  du  mot  frapçob  der^ 
rière  y  fait  de  la  particule  de  y  et  du 
mot  rière  y  rétro.  Au  d^uurcùn  ;  A  la 
fin,  enfin. 

....  Jadis  furent  trol  larron 
D*ime  compaignie  assemblé. 
Maint  avoir  aroient  emblé 
A  gent  de  siècle  et  à  conTers. 
lii  uns  avoit  à  non  Travers, 
Ans  antres  deux  u*apartenoit , 
Mai»  lur  compagnie  tenoit, 
Li  autre  dui  estoieut  frère , 
5*avolt  esté  pendus  lor  père , 
CVst  à  larron  cUuiram  mes. 
Li  nns  avoit  à  non  Haimès , 
It  D«iras  ses  frères  germains. 

FMe  d'Uaimet  et  Banu, 


DAAEAixrsMEiTT  :  Dernièrement. 
DABLis  :  Cueillette ,  récolte. 

Un  homme  se  plaint  issit  qne  un  home  Ion« 
on  champ  ▼Ingt  lirres  jasqu*à  cinq  ans  la  <^ 
hiée,  IcsqcMx  Tingt  livres  Ten  a  paiées  ,  U  of» 
reaut  baller  le  cjiamp ,  si  requeron  que  vos 
U  facea  tenir  les  convenances ,  et  s*fl  vent  nier 
que  ce  ne  soit  voirs  (Trai)  nous  somta  près 
ào  proTer  par  qqa  et  par  ganns  ,  qa*il  rit  les 
deniers  bailler. 

Aùs,  de  l^BUtl,  Impér,  n»  S^oj,/ôl  85. 

Dabohdahx  ,  lisez  d'afjonduni  : 
De  plus,  en  plus  grand  nombre,  outre 
cela  ;  abundaater.  Voyez  As  an  doit. 

Dace  :  Espèce  de  tribut  ou  d*hom- 
mage  rendu  à  un  seigneur ,  sorte  de 
don  gratuit  ;  dtuio. 

D  ACIER  :  Collecteur,  receveur  des 
tailles  et  impôts  ;  en  anc.  Prov.  da- 
Clé;  et  en  itid.  dazîo ,  impôt,  douane. 

Dactes  :  Fruits  du  dattier,  du  pal- 
mier. 

Dada.  Coquillart ,  dans  le  Mono- 
logue des  Perruques  »  appelle  dada 


336 


D  A6 


.  un  homme  dont  la  femme  est  galante  : 
il  le  nomme  aussi  dando  ,  et  c'est  de 
\k  (]fae  Molière  a  intitulé  une  de  ses 
pièces  Georges  Dandin.  Note  de  Bar- 
bazan.  Foyez  Dandin. 

Dadais  :  Nigaud ,  sot. 

DiDiia  :  Dattier,  sorte  de  pal- 
mier. 

Daoanos  :  Hydropique ,  enflé. 

Dagner  :  Daigner ,  juger  digne  9 
être  cru  digne  y-dignari. 

Et  li  enfy  tôt  retenoit 
Ja  deux  K>it  oïr  ne  qneist 
Cose  que  êeê  maistres  deist, 
Aaoune  fois  bien  la  savoit , 
Requi  et  proie  li  a  voit , 
JËt  prie  encore  qu*jl  apragne. 
Plus  autre  cause ,  se  il  dagne. 

Roman  de  Dohpatos. 

Dagone,  dayrone  :  Certaine  quan- 
tité de  cuir;  en  bas.  lat.  dacrum, 

Dagorne  :  Vache  qui  n*a  plus 
qu'une  corne  ,  à  qui  on  en  a  rompu 
une. 

Dague  :  Raillerie ,  insulte ,  propos 
piquant ,  paroles  mordantes. 

Dague,  daigue  :  Sorte  de  poi- 
gnard ,  de  courte  ëpée  ,  dont  voici  la 
description  selon  Nicod.  Dague  est 
une  manière  de  courte  ëpée ,  d*un 
tiers  presque  de  la  due  longueur 
d^une  épée  qu'on  porte  d'ordinaire 
non  avec  pendants  de  ceinture  à  épée, 
ne  pendant  du  côté  gauche  pour  les 
droittiers  ainsi  qu'on  fait  Tépée ,  ains 
attachée  droite  à  la  ceinture  du  côté 
droit  ou  sur  les  reins ,  laqu'elle  ores 
est  large  et  à  poincte  d'espée ,  ores 
est  façonnée  à  deux  aresles  entre  les 
trenchans  et  à  pointe  plus  aiguë.  La 
dague  se  pourroit  aussi  nommer  poi- 
gnard ,  combien  que  le  poignard  est 
plus  court  et  moins  chargé  de  ma- 
tière ,  en  ce  que  celui  qui  la  porte  à 
tous  propos,  l'empoigne,  ores  par 
contenance  ,  ores  pour  se  faire  crain- 
dre ,  ores  pour  frapper.  £n  bas.  lat. 


D  AI 

daga,  dagua;  en  Ital.  dagga;  en 
bas  Bret.  déic;  en  Allem.  dagen,  Bai^ 
bazan  dérive  ce  mot  de  tactusy  partie. 
de  tangere  y  parce  que  cette  arme 
étoit  courte  ,  et  que  l'on  toucboit  à 
son  ennemi. 

Daguenelles,  daguemettes  :  "BfÀ" 
res  et  pommes  séchées  au  soleil  et  au 
four  que  l'on  mange  au  carême* 

Daouer  :  Poignarder ,  frapper 
avec  la  dague;  en  Prov.  et  en  Lang. 
daga ,  daghëjha, 

Daguet  ,  lisez  daguet  :  Sourde- 
ment ,  sans  bruit ,  en  cachette.  Fbjr* 
Agait. 

Daguette  :  Petite  dague. 

Daicienant  ,  lisez  d'aid-enant  : 
Dorénavant ,  à  l'avenir. 

Daie  ,  daile ,  daille  ,  dajre  :  Faux, 
le  fer  d'une  faux  ;  en  Langued.  et  en 
ProY.  dalio  ;  en  Esp.  hadalla. 

Daie  NT  :  Doivent  ;  dehenU 

lious  dépendons  que  nus  de  nos  subjea 
soient  mis  en  prison  pour  debte  noie  que  d 
daient,  se  ce  n*est  pour  la  nostre. 

GuilL  de  NtingtL, 
Daiere  :  Derrière.  Voyez  Daa- 

KAIN. 

Adam  misnies  se  rolt  corrir  contre  IToftra 
-Signor,  de  la  femme ,  par  coi  il  aroit  pechieCy 
assi  cum  il  par  daiere  son  dot  we  Tokist 
eschuir  de  la  seette. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fid,  148. 

Dail  ,  daille  :  Faux  ,  et  principa- 
lement le  fer  de  la  faux. 

D  ailler  :  Faucher ,  couper  avec 
la  faux;  dolare, 

Dkiv  ^  daine  :  Animal  sauvage, 
sorte  de  poisson  ;  le  daim  et  sa  fe- 
melle ;  dama. 

Daint  :  Daigne. 

Qui  sert  la  Vierge  et  soir  et  main , 
Qn  à  s*eu  gieu  elaint mettre  sa  main. 
Car  cil  cui  gieu  plaît  et  vieut  faire 
Biens  ne  puet  perdre ,  ne  mefTaire  : 
La  Mère  Dieu  qui  est  la  lime 
Qui  tout  tsctire  et  tout  eilime  p 


Dam 

.  lUctftr  daùit  et  eslimer, 
Pour  sei  minclei  blau  rimer 
téà.  lugae  Gantiers  de  Colnei, 
i^mi  poar  t^amonr  eomence  tint!. 

Prolog,  des  Mir,  de  la  Vierge, par 
Gautior  de  Coinsk 

Dâia  :  Dernier.  Fojrez  DiAKAiir. 

Daiak  :  nom  propre  dltomme; 
Darius. 

DÀiAiEHlirEMENT  t  Demièrement. 

DàlE  ,  dalle  ,  darne  ,  deie  :  Tran- 
iche ,  morceau  de  telle  cliose  que  ce 
soit,  masse  de  pierre >  d'acier;  dé 
de  pierre  sur  lequel  on  pose  des  piè- 
ces de  bois  pour  bAtir  des  hangars , 
pour  étayer  ;  masse  d*or  ou  d'autres 
métaux  ;  talea  >  taleola, 

Dalés  ,  dalez,  delès^  delez  :  De 
côté  et  d*autre,  auprès ,  de  côté ,  çà 
et  là  ,  par  delà  ;  de  lotus,  latens» 

Dont  apiela  li  Empereres  lei  Princhef  et 
Bnroni  ki  laians  ettoient  premièrement  I^Àr- 
cheTetqne  de  Salcnique  qui  dalès  Ini  leoit. 

FiUe-Utirdoum ,  lUss, 

Dallk  :  Pierre  dure  qui  sert  à  at- 
tiser le  fer  des  faux  ;  talea,  taleola. 
Voyez  Daie. 

Dalle  ,  dallée  :  Fosse',  fossé.  En 
Normandie ,  la  dalle  est  un  évier,  un 
égout,  trou  par  où  les  eaux  s'écoulent. 

Dalmatique  :  Longue  robe ,  es- 
pèce de  chasuble  ;  dal/nattca, 

Dalphinos  ,  delphinos  :  Partisans 
de  Charles  y ,  lorsqu'il  n'étoit  encore 
que  dauphin  ;  delphinates. 

Dam  ,  dame ,  damp ,  dan ,  dans  , 
dant,  dom  »  domp,  ilon,  dons  :  Sei- 
gneur, maître,  chef,  homme  éleyé  an* 
dessus  des  autres  par  son  mérite ,  on 
par  son  pouvoir  et  ses  richesses  ;  fem» 
me  de  qualité ,  dame  de  haut  parage  ; 
dominus  ;  en  bas.  lat.  domnusy  dont- 
nulus  ,  domnula  ;  en  anc.  Prov.  dom, 
dons;  en  bas  Bret.  dam,  dom;  en 
Ital.  dom;  en  £sp.  don.  Ce  diminu- 
lif  te  donna  à  quelques  prélats  et  à 


DAM  337 

tertains  ordres  de  religieux»  C'étoit  ^ 
disoil-on ,  pour  se  mettre  au-dessous 
de  Dieu  ,  à  qui  seul  appartient  le 
titre  de  Dominus.  Le  mot  dame  a 
formé  beaucoup  de  noms  propres  » 
tels  queVidame,  Vicedotninus;  Dam* 
Martin ,  la  ville  du  seigneur  Martin  ; 
Dam*- Pierre,  la  ville  du  seigneur 
Pierre ,  &c. 

Dam  ,  damage  ,  damaige  ,  dam-» 
mage  ,  damnage ,  damnaige  ,  damp^ 
maige  :  Tort ,  dommage  ,  d^àt ,  ac- 
tion de  nuire ,  condamnation ,  perte  ; 
damnum ,  au  plur.  damna  ;  en  bas. 
lat»  damagium ,  dameigium  ;  en  bas 
Bret.  doumaich  ,  domach. 

Et  il  portoit  un  bauberjon  en  son  doc  1 
que  li  pilet  ne  li  feiiient  damage. 

Commuât,  de  GuUL  de  Tyr^fol.  338»  V^, 

Damage  :  Une  pie  ;  et  par  ampli^ 
fication ,  unepiegrieche^ 

Damaoeant  ,  damagent  ,  datna^ 
janty  damqjows  :  DommageablCi^nui- 
sible ,  désavantageux. 

Damagea  ,  damaiger  :  Faire  tort  » 
causer  du  dommage  ;  damnufn  agere, 
damnum  genetare;  en  anc.  Prov. 
dampn^ha. 

Et  pour  che  ne  doit  nus  estre  ois  en  dé- 
battre teatamcnt ,  ae  il  ne  M  sent  damagitM 
par  le  fet  don  teatament» 

Couttane  de  Beauvoms,  ehap,  11. 

DAMAJAtiT.  Voyez  DaHageaut. 
Damaticlb  {   Vêtement  de  prê- 
tre ,  habillement  d'église.  Voy.  DaL" 

MATlQUk. 

Dame  ;  Seigneur;  c'étoit  aussi  le 
nom  donné  aux  femmes  de  distinction 
jusqu'aux  femmes  des  chevaliers  in- 
clusivement :  celles  des  bacheliers  » 
quoique  nobles ,  ne  portoient  que 
celui  de  damoùelle.  Ce  mot ,  suivant 
Borel ,  vient  de  l'Hébreu  daman  , 
qui  signifie  silere,  parce  que ,  dit-il  y 
les  dames  tiennent  leur  gravité ,  et 
affectent  de  parler  peu.  Il  y  a  appa- 


338  DAM 

rence  qu'il  a  trouvé  cette  origine  plus 
savante  et  plus  belle  que  le  domina 
des  Latins.   Voyez  Dam. 

Dàmk-dé  ,  dame-deu,  dame- de  je , 
dame-dieu ,  dame-diex  :  Sorte  d'ex- 
clamation qui  répond  à  celle  de  Sei- 
gneur Dieu  ;  de  Dominas  Deus,  Les 
Italiens  disent  encore  dans  le  même 
sens  Domino  Dio, 

Cil  dame^  qal  fiit  air,  fea ,  terre ,  mer, 
Il  doint  saint  Paradis  qui  tant  fait  à  amer 
A  toas  ceus  qui  orront  mon  dit  sans  diffamer. 
Riuebeuf,  Pabl  de  la  Foie  de  PmiUe, 

Dàme-g&ant,  dame-mere  :  Grand- 
mère  maternelle,  belle-mère;  domina 
mater» 

Dàmeisel,  dandsel ,  damoiseau, 
damoiseaulx  f  damoisel,  damoisiax, 
.  donùxoul:  Jeune  gentilhomme,  jeune 
homme  de  noble  extraction  qui  n'é- 
toit  pas  encore  reçu  chevalier,  et  qui 
aspiroit  à  Tétre.  Ce  nom  se  donnoit 
même  à  rhéritier  présomptif  de  la  cou- 
ronne ;  mais  ce  titre  se  perdoit  lors- 
qu'on étoit  parvenu  à  la  chevalerie;  en 
bas.  lat.  domnulus ,  domiceiius,  dont- 
niceiius ,  diminutifs  de  dominus;  en 
Langued.  et  en  Prov.  dommaisèL 

Damoisel  et  Escnyer  sont  arrîrét  à  No- 
Tandel  demandant  chevalerie  \  lequel  Tayant 
re^u  n'est  plus  appelle  de  tels  tiltres,  tint  tel- 
lement do  tiltre  de  cheralier. 

Amadis  des  Gaules  ,  Up,  3 ,  chap,  3. 

Mort  tn  as  pris  Toisel  avec  Toiseillon, 
C'est  le  biau  damouel,  Jrlian Tristan  ot  non, 
Drois  fn  com  un  rosel,iex  vairscome  nn  faucon, 
Dès  le  tens  Moysel  ne  nasqui  sa  façon. 

Les  Kegrets  au  RoyLoeys  (Louis  xx) , 
Mss,n*  7218. 

L'auteur  parle  d'un  fils  de  S.  Louis 
qui  naquit  en  Asie ,  et  qui  fut  nom- 
mé Tristan  ,  parce  qu'il  vint  au 
monde  dans  le  temps  que  la  Reine 
étoit  en  grande  affliction.  {Foy,  l'his- 
toire de  S.  Louis ,  par  Joinville ,  de 
1761,  in-foL  pag.  84*  ) 
Dâmiublb,  ttamiseie^  damoiseiie. 


DAM 

domsel,  donsel  :  Fille  de  noble  et« 
traction ,  gentilfemme  qui  9  n'aymt 
pas  titre  de  dame ,  étoit  épouse  d'un 
damoisel  ou  d'un  écuyer  ;  en  bas.  lat. 
domicella,  dominicelîa,  domseiia;  en 
bas  Bret.  damesell;  en  Angl.  datn^ 
sel;  en  anc.  Prov.  donzeUa. 

Déduit  lor  estoit  et  delis 
De  gésir  à  aise  en  lor  lisy 
D*acoler  ces  cortoises  dames, 
Lor  €Uuniseles  ,  et  lor  famés  , 
Qui  tant  erent  plaisant  et  b^et , 
Cil  Talés  de  lor  tiamitelet. 

Roman  de  Dohpmtoê, 

Dames  :  Point ,  peu. 

Damge  :  Donunage ,  tort. 

Damnation  ,  damnament  :  Juge- 
ment ,  condamnation  ;  dammuio;  en 
anc.  Prov.  damnamén. 

Damné  :  Condamné, rejeté, obligé; 
damnas ,  damnatus. 

Damner  ,  damneir  :  Condamner, 
rejeter ,  blâmer  ;  damnare  ;  en  anc 
Prov.  damnar;  en  Langued.  donna; 
en  Ital.  dannare  ;  en  £sp.  condenar, 
et  en  bas  Bret.  damna. 

Femme ,  nuls  ne  t*at  damnele?  naît,  Sirt t 
ne  je  ne  te  damnerai  mie ,  vai ,  et  ai  ne  Toil- 
les  mais  pechieit. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foL  139, 
jtarlanide  la/êmme  aitdtère. 

Nemo  te  condemnavit,  mtdier?  nemo.  Do- 
mine.  Nec  ego  te  eondemnabo,  nnide  ,  et  am- 
plias  aolipeccare* 

Damoiller  :  Suivant  Coquillart, 
appeler ,  traiter  une  femme  du  nom 
de  damoiselle ,  fréquenter  lea  dames 
et  damoiselles ,  faire  la  dame  ;  de  do* 
mina  muiier. 

Damoiseau,  damoisel,  datnoisiax  : 
Jeune  homme.  Fojrez  Dambissl. 

Damoiseler  :  Faire  la  damoiselle , 
fréquenter  les  damoiselles ,  traiter 
une  personne  de  damoiselle.  Une  im- 
pératrice, forcée  de  s'enfuir  par  la 
méchanceté  et  la  trahison  du  fîrère  de 
l'empereur ,  fut  obligée  de  servir  en 


BAN 

q«aUté  de  gouvernante  chez  un  wù- 
^eur  dont  le  frère  devint  amou- 
reux d'elle ,  il  la  sollicita  en  vain  ,  cl 
Tauteur  dit  à  ce  sujet  : 

Ne  !•  puet  ▼aincre  na  4oBter, 
N  Vstoit  pas  simple ,  ne  folette  » 
Ausi  €oiii  à  rieîUe  favretté 
M  allais  brUlier  faiselt  à  U  ; 
A  cet  oisel  a  il  hlHài , 
En  autre  lia  voit  oiseler, 
Dosnoîer,  et  damoiselêr. 

GatUier  de  Coinsi,  Iw,^,  ehap,  i. 

Damort,  damount,  lisez  d amont: 
En  haut ,  au  plus  haut  «  au  ialte  \  ad 
montem. 

Damp,  Fojrez  Dan. 

Dampnable  :  Condamnable. 

Dampitement  :  Condamnation. 

Dampnifieb,  dampnisier  :  Faire 
tort ,  causer  du  dommage ,  du  pré- 
judice ;  damnum  facere» 

Dampnuskmebtt  :  Avec  dommage. 

Bien  roil  ke  tvs  m^oies  enteaides 
Qui  tcb  pasturs  a  nur  pueple  posea  » 
Dampmusement  en  s«*ra  encusea 
Cam  coinpaignon  de  lur  iniquités. 

Roman  des  Êtwmans ,  strophe  io5. 

Dan  :  Tort  y  perte  ,  donunage  y 
condamnation  ;  damnum,  Voy.  Dak. 

Dan  ,  dambé,  lisez  d'an,  tTambë: 
Avec. 

Dancbb  :  Danse,  action  de  danser. 

DANCBER,d!a/icA/er,  dancier:  Dan- 
ser, sauter;  tensare,  ou,  selon  Bar- 
hazan  «de  tensus, partie,  de  tendere; 
tu  bas.  lat.  dansare.  Les  Latins  se 
•ont  aussi  servi  de  dtnsare,  pour 
battre ,  fouler. 

Ouy  eertainnemeat,  ayant  dameié  «a  bod  ,  il 
fanlt  finableaent  tous  venir  dancier  icy  (  pour 
ce  pourte  le  boef  nng  linceul  qui  signifie  sé- 
pulture.       Dance  aux  Aveugles ,  pag,  63. 

Davdin,  dando  :  Homme  indolent 
qui  se  néglige  sur  le  compte  de  sa 
femme,  un  complaisant,  un  George 
Dandin  \  clochette  qu*on  met  au  cou 
des  animaux ,  ainsi  nommée  à  cause 


DAN  33i> 

du  son  qu'elle  rend  parle  mouvement 
continuel  qu'elle  fait. 

Jennin  espl^iche  des  chardons  > 
Maistre  Presbtres  se  va  jucher , 
Le  Dando  tranche  des  lardons , 
Quant  ou  va  sa  char  embrocher. 
CoquiUart,  Monologue  des  Pemtqtteu 

Et  plus  bas: 

Le  DaHdo  faict  boullir  le  pot. 

Dangbe  ,  dangier  :  Dixième  qu'on 
prélevoit  pour  le  Roi  sur  le  prix  de 
la  vente  d'un  bois. 

Dangee  ue  QUELQuir  (  être  en  )  : 
Etre  son  redevable  ou  obligé. 

Dangeeeux  :  Dédaigneux ,  crain'- 
tîf ,  difficultueux. 

Lort  k  belle  ElUnde  n*en  retîat  qp'an  dea 
trois ,  nou  pas  pour  accomplir  le  vil  péché , 
dont  elle  estoit  bien  dangereuse,  mais  pour 
et  entencion  d*ettre  preserrée  et  sci^Tée  à 
son  honneur. 

Roman  de  Fhndant  et  ifEUinde, 

Dakgiee,  dangiers ,  donner cIMt- 
ficulté ,  obstacle  ,  crainte ,  empêche- 
ment y  contradiction,  peine,  soupçon, 
délai ,  retard ,  contredit  ,  défense , 
contestation ,  traverses.  Ces  mois  ex- 
pr imoient  aussi  les  douceurs  et  les  pei- 
nes de  l'amour.  Faire  dangier  :  Faire 
difficulté ,  refuser  ;  à  dangLer  ,  avec 
embarras.  Ménage  le  dérive  de  d4un^ 
num  gerere^  et  ftirbazan  àttangere, 
faire  une  chose  sans  danger,  sans  em- 
pêchement. Le  Dictionnaire  de  Tré- 
voux dit  que  ce  mot  est  corrompu 
de  dominant  et  peu  après  il  le  fait 
venir  àUnduigere. 

Par  les  chemins  et  par  les  ToSaa 
Troure  Ten  les  tables  assises , 
Et  dessus  lilanches  napes  mises , 
Si  i  pueent  boire  et  mengier 
Tons  ceux  qui  veolent  sans  dangier*  ^diffi- 
culté. 

Fabliau  de  Coquaigne, 

Lors  mandèrent  le  fortcné , 
Que  les  cens  eurent  amené , 
Amené  Imit  k  monlc  grant  paint , 
Car  U  TliaWaa  si  la  daMêiaa, 

2 


ilto  DAN 

Que  nut  ne  le  pooit  tenir , 

Grant  dangier*  ftdBott  de  venir  *  difficulté» 

llaif  toutes  Tofs  li  se  pesèrent , 

Tant  c{n*à  la  boiste  ramenèrent. 

Mir,  de  la  Bemiie  Dent  de  Nostre^igneur, 

Atoît  Signes  pattbnlaires  »  ceps ,  piloris , 
sont  signes  de  hante  justice ,  et  quant  il 
chéent ,  le  Seigneur  les  puet  redrcaser  dedeni 
l*tn  sans  dangier  *  d'antrui    *  empêchement. 

Ane,  Coutume  de  Trqyê,  art,'  x6o. 

Bel-acneil  molt  bien  me  servi , 
Quant  le  bolon  de  si  près  vi  ; 
Mes  uns  vilains  qui  grant  honte  lit  » 
Près  d^ilecques  repost  sVstoit. 
Dangier  ot  nom,  si  fa  closiers. 
Et  garde  de  toi  les  rosiers. 
£n  un  destor  fu  li  envers 
D*erbes  et  de  foilles  covers» 
Por  ciax  espier  et  sorprendre 
Qa*il  voit  as  roses  la  mein  tendre. 
*  Roman  de  ia  Rose ,  ifert  a93^ 

Venez  i  toutes  sans  targier , 

Eles  responent  sans  dangier,  *  *  retard 

lïos  i  irons ,  Symons  ,  biau  frère , 

Loé  en  soit  Diex  nostre  père 

QiMint  il  nos  tant  nos  adaigna  » 

Que  à  sa  feste  nos  manda , 

Moult  en  devomes  liées  (joyeuses)  estre. 

Fabliau  de  la  Court  de  Paradis, 

9 

Dahoisa  :  Garde,  protection,  tu- 
telle.L*auteur  parlant  de  richesse,  dit  ; 

Chascun  si  Tapeloit  sa  dame  , 
Et  craignoit  corne  riche  famé. 
Tons  se  mettent  en  son  danger , 
Et  la  veut  cascun  calengier. 
(Chacun  se  dispute  à  qui  raura.) 

Roman  de  la  Rote* 

Ce  n'est  mie  ne  d*ui  ne  d*ier 
Que  riches  gens  out  grant  poîisance 
De  leîTe  ou  atde ,  ou  grévance  { 
Tuit  lî  greignor  et  li  menor 
Portoient  à  Richece  ennor  : 
Tnlt  baoient  à  li  servir 
Por  sa  grâce  miex  deservir  , 
Chascuns  sa  Dame  la  damoit  ', 
Car  tox  li  mondes  la  cremoit: 
Tuit  li  mons  iert  en  son  dangier, 
A  sa  cort  ot  maint  loseagier , 
Maint  traitor ,  maint  envieus. 

*  Ihid,  *V€rt  xo3o. 

Dânjov  ,  dongeon  :  Donjon. 
DAir-MAjLTl]r^ai9^Jbb7tûi^iH»y;p- 


DAN 

Martin  9  Dom-Martin  :  La  vOle  de 
Dammartin ,  c'est-à-dire  du  seignteur 
Martin.  Voyez  Dam. 

Dannem EiTT  :  Condamnation. ^/* 
Dam  et  Damnation. 

DanNea.  /^oj^es  Damnée. 

Danoue  :  Le  Danube,  grand  fleuTC 
d'Allemagne  ;  Danubius^ 

Danqui  :  De  la ,  d*ici ,  par  delà. 

Dane^e  :  La  valeur  d*un  denier. 

Dans  ,  dom  :  Seigneur  ;  domimu. 

DaNsateice  :  Danseuse, sauteuse; 
en  bas.  lat.  danséUrùt,  de  tensare  on 
tendere.  Voyez  Danchek. 

Dansel  ,  damoisel  :  Jeune  homme 
de  qualité ,  jeune  gentilhomme.  Foy. 
Dameisel. 

Dansement  :  Danse ,  action  de 
danser. 

Danses  de  mate  ,  autrement  nom- 
mées ùimasots ,  à  Metz  :  Anciennes 
danses  romaines,  dont  il  reste  des  ves- 
tiges dans  plusieurs  de  nos  proTÎnces. 
Le  premier  jour  de  mai ,  les  jeunet 
villageoises ,  parées  de  leur  mieux , 
s*attroupoient  ,  et  alloient  chanter 
devant  les  portes  des  personnes  dis- 
tinguées ,  une  chanson  dont  void 
quelques  mots  qui  servoient  de  re* 
frain  : 

C*ost  maye ,  la  ml-maye , 
C*est  le  joly  moys  de  maye 
Aux  trimasots. 

Alors  les  personnes  devant  qui  elles 
av oient  chanté ,  leur  donnoient  des 
œufs ,  des  poulets  ou  de  l'argent ,  et 
les  foisoient  danser.  C'est  sans  doute 
de  cette  coutume  qu'est  venue  la  cé- 
rémonie de  planter  des  arbres  devant 
la  porte  des  magistrats. 

Dant  :  Seigneur ,  maître ,  mon- 
sieur ;  dominus.  Voyez  Dam.  Le  re- 
nard ,  s'accusant  d'avoir  beaucoup 
croqué  de  poules ,  dit  : 

Maint  an  oeis  en  tele  manière 
Use  ca  fls-jc  porter  en  bitra , 


D  A  H 

Hieraiil  Dont  noble  le  Lyon  ». 
^e  je  oois  en  tra  json  ^ 
Mêm  ieele  me  fa  tolae , 
S'en  dut  ma  goole  eitre  pendne , 
Aine  Taillent  Taile  d*an  ponoin» 
ll*ot  rien  for»  qne  de  brcin  : 
Ce  poise  moi»  or  m*en  repens. 

La  Confession  du  MenanL 

Daitter  ,  dénier  :  Dompter,  assu- 
jettir, soumettre,  réduire;  domitare. 

Dllnt-Ma&tin  :  Petite  ^iUe  à  sept 
Keues  de  Paris,  sur  la  route  de 
Beims  ;  c*)étoit  un  comté  au  treizième 
siècle*. 

Si  come  l*lme  des  partiet  meint  aont  le 
Conte  de  Soiuona  «t  Tantre  deMOM  le  Conte 
de  ûant'Martùt,  ai  avient  à  le  fois  qoe  li  ans 
dea  Seigneort  Tieat  penre  le  contens  en  sa 
asain  ».  etc^.    CoiUume  de  Beauvoisis ,  ch.  Si . 

Danzkxi  ,  demoisel  i  Ecuyer. 

Daoutraguisa  ,  lisez  daoutra^gui" 
4a  i  Autrement,  d'une  autre  ma- 
jiière,  différemment. 

DAPirxa  :  Le  sénéchal ,  et  a«^a- 
rairant  le  ceUérier^  le  chargé  des 
provisions  de  bouche  de  nos  Rois.  ; 
de  dapê^  dapis^  mets ,.  et  àefero,  je 
porte  ;  dap^cus,  dapifen» 

DAPirxaAT  :  Charge  >  office  de  sé- 
Béchal;  de  dapifer;  intendance  gé- 
nérale sur  tous  les  offices  domesti- 
ques, de  la  maison  du  Roi;:  en  bas., 
lat.  dajHfenUus^ 

Daqi-bv-dit  ,^  daqi  o  en-drit,  o 
daqi-en-drëg  :  Puis ,  ensuite ,  après  ; 
deifuié. 

Dak»  dors  :  Trait,  flèche,  javelot , 
lance  ;  durdus* 

Daeai  :  Je  donnerai,  je  baillerai. 

D^aciDoiNK  :  La  Dardanie. 

Daedâiiie  ,  dardaigne ,  dardène  : 
Monnoie  valant  six  deniers  ;  en  ProT. 
dardéno. 

DiaDAïas  :  Celui  qui  lance  des 
pèches ,  soldat  armé  d'un  dard ,  arba- 
Jbêtrier  ;  dardiarius. 

DijLDAUQu  I  Acdilbn  de  boadef. 


D  A  R  34t 

DiaDANAiac  ,  dardamer  :  Usu- 
vier,  agioteur,  vilain ,  crasseux ,  ava- 
re; dardanarius^ 

Daxdaux  :  Deux  ,,et  d*eux,  selon 
Borely  qui  cite  Yille-Hardouin  :  je 
l'ai  toujours  vu  écrit  d^atus,  d*eux< 

Daxdx  :  Flèche,,  trait,  javalot^ 
pomte ,  élancement  ;.  dardus^ 

Daxdxnnx  :  Petite  pièce  de  mon- 
noie valant  six  deniers. 

DAXDBa  :  Piquer  ^  poindre ,  lan- 
cer un  davd^  une  flèche ,  une  arme 
pointue. 

D-AXDiLKS  :  Petit  javelot. 

DAax ,  darrein  ,,  detras  :  Derrière, 
de  l'autre  côté.  Foye^  Daaxaut. 

DAasMBHT  :Dédarationde  guerre» 

DAjiBa ,  doMirer  :  Darder,  élancer» 
faire  quelque  chose  avec  vivacité , 
entrer  aveeprécipitatiom. 

Daxxse  ;.Usé,  vieux ,  passé;. 

Daxxsou  :  Faute ,  insulte ,  vio- 
lence faite  à  quelqu'un-,  action* con- 
tre la  raison  ;.  de  rado* 

Daeii^bs  :  Djenrées  ,.  légumes  et 
autres  menues  marchandises  qui  st 
vendent  en  détaiL 

Labeon  dit  qoe  si  ans  lioms  d^fenowM  coa- 
trée  a  loué  an  ser|^t  (  apprentif  )  marchant 
ponr  vendre  ses  danées,  ce  qae  il  fera  dere- 
roit  aatretant  Taloir  com  se  son  Seignor  le 
fesoit.  Desfimusùus ,  dlwp.  «9, «rt.  a. 

Dabibnhb  :  Demière,qui  est  après 
les  autres.  Dariennesvolonêtis  :  I)er- 
nièces,  volontés. 

Dabibba  :  £ki  desnier  Heu ,  enfin. 

Dabiolb  :  Sorte  dé  g&teau  :  les 
darioles  d'Amiens,  étoient  fort  esti- 
mées.. 

Dabjhaieembitt  :  Dernièrement  ^ 
en  dernier  lieu.. 

Daenb  ,  dane ,  dawme  :  Etourdi , 
sujet  aux  vertiges;  fou,  endormi; 
et  tranche ,  portion  ,  morceau  de 
viande. 

DAUVii*  Forez  Dahb  et  Daaaaut. 

3 


342  DAT 

Daron  :  Vieux  ,  rusé. 

ïikKKkiUK  ydarré,  dcirrein ,  dar^ 
renier  y  tlanier  :  Derrière,  dernier. 
Voyez  Daà&ain. 

Darbeineeemeft,  dareinemem  : 
En  dernier  lieu  y  dernièrement. 

Daes  ,  darz  :  Tout  ce  qui  peut 
ft'em))loyer  pour  jeter,  comme  pierre, 
flèche ,  pique ,  javelot. 

Mes  dort  est  genertoment  toat  ee  qne  tn- 
COQs  glettent  o  m  mtio. 

ancienne  Coutume  ttOrléeuu. 

LI  honte  que  11  Pbariseu  oreni  de  ee  qiMl 
cojement  te  départirent ,  mostrat  bien  k*il 
durement  fassent  ferait  de  eest  soûl  darz  M 
front  dv  coin  pierre. 

.    .  S,Bômmrd^/ol,\^%^  pmtioHtde 

.  Im  femme  admitère, 

Qmm  gnmter  enùn  ttd'verhmm  hoc  smoMa 

corda  trans/àssa,  quota  Dehementer  hoc  umo 

Upillo  contritœ  smt  lapideœ  frontes ,  nibor 

ipse  dbnfusionU  et  clandestinus  proba»U  ak^ 

■emtuK 

Le  texte  latin  est  bien  différent  du 
françois  :  ce  n'est  pas  seulement  en  cet 
endroit.  Ce  qui  sert  encore  à  prou- 
Ter  que  lé  manuscrit  des  Sermons 
est  original ,  et  non  une  traduction  , 
ainsi  que  l'a  ayancé  un  savant.  Note 
de  Ba^hazan. 

Daet  :  Faux ,  fauciHe. 

Dat  :  Dé  k  coudre  ;  digitalis  ;  mot 
en  usage  en  Provence  et  en  Lan- 
guedoc. ^ 

Dataiee  :  Officier  de  la  chancelle- 
rie de  Rome.  Ce  nom  vient.de  ce  que 
te  dataire  mettoit  autrefois  la  date  à 
toutes  les  suppliques  ;  datum  Rumœ. 

Datateue  :  Donataire;  dator. 

Date  :  Dette  ;  debitum  ;  urine. 

Dateeesse  :  Femme  qui  donne , 
qui  vend  ou  qui  laisse  son  bien  ;  de 
dator, 

Dati  ,  datii  :  La  datte  ,  fruit  du 
palmier  qui  vient  en  Afrique  ;  en 
Prov.  datas,  datil» 

Datos  ;Oale  d'un  écrit  ^  datum. 


D  AV 

Datoebee  :  Détourner ,  empé- 
dier,  déranger;  disturbtire. 

Qui  fera  force  et  datoràera  aneon  qa*il  ne 
Tiegne  à  son  jor  ,  il  amendera  de  60  sols. 
Anciemne  Coutume  ttOrUams. 

Datodr  :  Caution ,  répondant,  do< 
nateur,  cessionnaire  d'un  bion. 
Datte EEs  :  Débiteur  ;  debitor. 

If^en.eswarde  mie  sokment  à  Den,  ear  ta 
es  assi  datteres  ,  à  tes  PreUis  et  à  tji^s  frères. 
Sermons  de  &  Bernard ,  Jfoi,  tio. 

JVo/t  ergo  quasi  solumattendere  Deum,  de« 
bitor  enim  es  etiam  Prœlatis ,  edamfiatn-' 
bus  tuis, 

Dau  ,  daoux  :  Deux  ;  duo* 

Daubée  :  Bien  battre. 

Daubeue  :  Médisant,maitvai8e  lan- 
gue qui  n'épargne  personne,  r^QIeur. 

Daucbeeom  :  Doloire ,  outil  de 
tonnelier. 

DAunsHEx  :  Mauvaise  reifeoiRre. 

Daumjên  ;  Pendant  que. 

Dauntee  :  Dompter,  venir  à  bout» 

Dauqui  Eir  A  VAUT  :  Désormais ,  \ 
Ta  venir,  dans  la  suite. 

Daveaoe  :  Sorte  de  poisson  ;  il  s'est 
dit  aussi  pour  lancement  de  dard.  . 
D Aus,  lisez  d^auB  :  De  eux,entre  eux» 

Li  ans  dams  li  dist  priraeraina 
Les  teciies  qu*avoit  li  vilains  » 
Et  corn  ert  plein  de  félonie. 

Fabliau  du  vilain  Mire. 

Dautel  ,  lisez  d^ autel  :  De  tel ,  de 
pareil ,  de  semblable.  Voyez  Auteil. 

Se  gentilx  hons  tient  rilenage ,  et  il  meffet  » 
de  ce  qui  aparttent  à  rilenage  »  les  amendes 
sont  d^autete  condition  »  comme  se  II  estoit 
hons  de  pooté ,  che  est  à  dire  qa^  ac  pnsse 
desmeffctsde  villenage  de  petites  amendes  par 
cinq  sols.     Coutume  de  Beauvoisis  ,  etu  3ow 

Dautiee  :  Parement  d'autel  ;  d'o/- 
tare.  Voyez  Auteilz. 

Daux  :  Faux,  faucille. 

Dauxe  :  Gousse  d'ail  ;  de-là  on  a 
fait  daujcery  frotter  avec  de  l'ail. 

Davalee  :  Descendre,  aller  en  bas. 

Davaht  :  Devant ,  avant  \  tablier 
de  femme» 


D  E 

Datahtaigx  :  Dayantage  >  en  oh- 
tre ,  de  plus. 

DAYARZKa  :  Prévenir ,  devanoer. 

DaiHUUons  donkei  U  ftson  oMtre  Seîgnor 
€11  coofcMion.  S.  Grégoire ,  foi,  4^. 

Prvoccnpcmiit  igUur  fàeiem  Domim  in 
€onfouiome, 

DAyAU  ,  lisez  d*avau  :  £n  bas ,  là- 
bas,  par  là-bas.  FojrezArài^, 

Dayest  :  Saisine  y  possession  y  dé- 
yétissemenr. 

DAviooiax ,  davictoire  :  DeDayid; 
Davàiica, 

TVi  et  Mie ,  ehambre  et  eortine , 

Lis»  et  trotne  an  Roy  de  gloire, 

Trotae  de  jame  pore  et  fine. 

Dons  eameré  de  blanc  jToire , 

&ecQa?riers  de  noatre  sesine , 

Ifaiaon  de  paia,  tor  Davidoire  *,  *  alias  Dtwic' 

'     ftȉnf 
OBve,  aiglantler,  flor  d*eapîne» 
Cypr^  et  palme  de  rictoire. 

Xef  neufJàiu  de  Notre-Dame,  Mu»  i»*  791 1 8. 

DAyiET  :  Vieux ,  décrépit ,  fou  , 
simple  i  le  {lapas  des  anciens  comi- 
ques. 

Dax  ,  lisez  d^ojc  :  D'eux  ;  eorum. 

Car  tant  eom  Tamon  est  plus  grana  » 
Sont  plna  marri  U  fina  amana. 
Quant  U  nna  diix  de  Tautre  croit 
Qu'il  ait  dit  que  celer  doit. 

La  Chastelaime  de  VergL 

Date  a  :  Veillée ,  assemblée  qu'on 
liit  le  soir  dans  les  campagnes  pour 
trayailler. 

Daz  :  Dé  à  jouer  ;  discus  ;  ou  à 
coudre  ;  digitaUs. 

De  :  Particule  qui  se  trouye  pres- 
que toujours  supprimée  dans  nos  an- 
ciens auteurs..  C'est  ce  qui  a  fait  dire 
à^^l'auteur  du  Glossaire  du  Roman 
de  la  Rose  «  que  le  mot  Diea  étoit  ad- 
jectif,  et  signifioit  diyin  ,  diyine  , 
parce  que  dans  ce  roman  il  y  a  au 
irers  4B98  :  * 

C*est  bone  rolenté  comnne  , 

De  getts  entre  eux  sans  discordance  f 

fteloA  k  Dku  benl?  obocc. 


D  £  A  34s 

Cest  que  la  particule  de  est  suppri^ 
mée ,  et  que  l'auteur  a  youlu  dire  , 
suiyant  la  bienyeillance  de  Dieu  ,  se- 
lon sa  yolonté.  On  tniaye  dans  le 
même  Roman  : 

UMLa  mort  ne  me  grererott  mîe  » 
fl^Se  je  morrois  es  bras  m'amie. 

De  ,  employé  pour  à ,  <u/. 

Une  Royne  agenoillée  qni  loi  £aoIt  de  peu- 
aer  de  aon  peuple. 

JoimnOe  ,  Fie  de  S,  Imùi*, 

De  :  Depub  ,  à  commencer  d'un 
tel  lieu. 

Premièrement  je  tous  reqnler  pour  ren- 
iant del  Marchis  tonte  b  terre  «pii  est  de  Mo- 
thon  dnaqnea  à  ICatre  et  toutea.  les  apparte- 
nanehea  qni  aont  età  en  dedens  et  qui  eatro 
i  doÂTent.  P'iUe'Hanbmn» 

De  :  Que,  pour 9  pour  que.  De 
moi  :  Pour  moi.  \ 


If  e  qnîst  qn*il  eut  mohie  m  eonreiit , 
Pfau  de  h  fat  religieux. 

Gautier  de  Coinsi,  Ikt.ij  ckap,  3s. 

Di  ,  Beaux  ,  Deuy  Dex  ,  Diex  , 
Diu  y  Diuu  :  Dieu  y  le  Tout  -  Puis- 
sant ;  Deus, 

Le  premier  jor  de  U  semeine ,  fn  la  r^aur* 
retiona  ;  lora  repeira  li  veira  tolanx ,  U  fia  Deu, 
don  fil  grant  joie  en  ciel  et  en  terre. 

Camm.  sur  le  Soutier,  Pt,  ag  ^ 

Dea  :  Vrai,  yraiment,  certes,  cer- 
tainement 9  espèce  d'affirmation  :  on 
s'en  sert  encore  pour  l'expression 
commune  oui^tia.  Voyez  Da. 

DsABLAGE  :  Redevance  en  bled , 
sorte  de  dlme  ;  de  bladum. 

Deable  ,  deauble  :  L'esprit  mal- 
faisant ,  le  diable  ;  diahotiis, 

Deablie,  deauhlie  :  Diaolerie ,  as-* 
semblée  des  sorciers  au  sabbat ,  ce 
qui  provient  du  diable. 

Di^ALS,  lisez  deals  :  D'eux,  de 
eux ,  entre  eux. 

Deambulatiov  Promenade  ; 

detunbuUuio» 

4 


344  I>  E  B 

Dba«buls&  :  Parcourir  y  aller  çà 
et  là ,  se  promener  ;  deambulare. 

De  Air,  deten,  dien  ^  Doyen»  di- 
gnité ecclésiastique  ;  deearms, 

lyEkyK^deanté:  Chapitre,doyenBé. 

Déanne  :  Espèce  de  cens  ou  MBle. 

Dearne  :  Partie ,  portion,  Mm , 
morceau. 

De  AE TUEE  :  Diviser  les  membres 
du  corps ,  anatomiser ,  démembrer  , 
déchirer,  selon  Borel;  deartuare. 

De  AU ,  deaule  :  Dé  à  coudre  ;  di- 
gitalis. 

Deaublage  ;  Redevance  en  bled  , 
aorte  de  dlme  ;  de  bladum, 

Deauble  :  Le  diable,resprit  malin« 

Deaultié,  deauté  y  diauté  :  Sou- 
lagement ,  secret ,  récompense ,  re- 
nède. 

Atten  »  et  «ueffr^  la  destrece 

Q^i  or  endroit  te  nuit  et  bletce , 

Car  je  scai  bien  par  ^piel  poison*  (* potion , 

breoTago) 
Tn  aéras  mis  à  garison. 
Se  ta  te  tiens  en  loyaot^i^ 
Je  te  donrai  tel  4eauU 
Que  tes  playes  te  garrira.   ^ 

MomoH  de  laRosê, 

Dans  rédition  de  ce  Roman  publiée 
par  Lenglet  Dufresnoy,  ce  mot  a  été 
omis,  et  on  Ta  remplacé  par  celui 
ée/ëaulté,  et  l'éditeur  a  mis  : 

Je  te  dooneraj  feaolté. 
Se  ta  te  tiens  a  loyauté. 

Ce  qui  forme  un  pléonasme  \/éaulté 
et  loywihé  signifient  également  fidé- 
Uté,  On  n*a  jamais  pu  dire  :  Si  tu 
tiens  à  la  fidélité  ,  si  tu  es  fidèle  ,  je 
te  donnerai  la  fidélité  * 

De  AUX,  Deœ  j^  Dieœ  ^  Dieu  >  le 
Tout- Puissant  ;  Deus. 

DiBAoouLEB  ;  Vomir,  rendre  ce 
qu*on  a  sur  le  cœur  ;  au  figuré ,  c'est 
dire  indistinctement  toutes  les  injures 
qui  viennent  à  la  bouche,  et  ce  qui 
se  présente  à  l'imagination. 

Dbbaqouu^ub  ;  Qui  Tomit  ^  qui 


DEB 

débagoute,  qui  parle  sans  suite  t  qvii 
dit  des  sottises. 

De  BAGUEE  :  Dévaliser  ^  voler,  dé* 
trousser  les  passana. 

Debail  :  État  d'une  femme  qui  de- 
vient libre  par  la  mort  de  son  mari. 

Débailleb  :  Ouvrir,  découvrit. 
On  le  dit  encore  en  Bourgogne  pour 
ouvrir  une  porte  :  débailler  s'est  dit 
aussi  pour  dégager ,  retirer  un  gage; 
lancer  un  dard ,  tirer  une  arbalète^ 
Pygmalion ,  voyant  sa  statue  animée: 

Lors  voit  qu'elle  est  vive  et  chamne 
Si  li  debaille  *  sa  char  nae  ,   *  décoarre 
Et  Toit  ses  beaux  crins  bloodoyana. 

Boman  tU  la.  iloie. 

Débaerat^b  ,  débareter,  débiure^ 
ter^  desbareter:  DécoifTer  ;  de  barète, 
coiffure  de  femme  ;  mettre  en  dé- 
sordre ,  dissoudre ,  vaincre ,  tromper 
l'ennemi  : 

One  mes  ne  pot  estre  matea 
Ile  vaincas ,  ne  desbisrttéM 
En  nulle  gaerre ,  en  nul  estonr. 
Les  Métamorphoses  d^ Ovide,  Mis» 

Debatiebe  :  Homme  qui  conteste 
la  propriété  d'un  héritage. 

Et  après  si  pnet  le  debatiere  pledier  à  hû 
sur  la  propriété ,  mais  se  li  debaùerm  dit  aa 
seigneur ,  Sire  ,  de  tel  héritage  dont  Pierre 
rieut  se  desaisir ,  et  dont  il  tous  requiert  que 
TOUS  sessissiez  Jean  ,  il  n*en  est  pas.  seai  ain-^ 
chois  î*en  suis  en  sesine,  en  tel  cas  li  Sire 
doit  tenir  la  dessesine  en  sa  roain  duaqaes  à 
tant  qu*il  sache  la  rérit^. 

Coutume  de  Beawwsis,  ehap,  5i. 

Débattre  un  n£iioirirEMENT  iJu-^ 
ger  un  procès.  Foy.  DÈnoHirEiiBNTk 

D^bbllatoibe  Combattant  ,^ 

vainqueur  »  triomphant  ;  debeUaior. 

DéBELLEB  :  Combattre  ,  vaincre  , 
dompter  ;  debellare. 

Débet  :  Débat;  en  bas.  ht.  deba* 
tu  m  ;  en  bas  Bret.  dçbat* 

"DzEiESfdebz  :  Dettes  ;  àedebititm, 

Débifeeb  :  GAter  le  tempérament,^ 
défigurer,  rendre  difforme  ;  en  Prov.. 
debèfia*  Voyez  DiBABBATEB« 


DEB 

I>cni.iTB&  :  AfFoibHr. 

Débite  9  debitement  :  Imp6t,  dette, 
et  toute  espèce  de  redevance  ;  debi" 
imm. 

9 ou  ne  dcToni  noies  dekùtt 
Satre  non*  de  U  lo j  BIojm  , 
Dieo  nous  a  doné  la  DranchîM. 

Tragédie  de  la  Fengeanee  deJ,C> 

DsBLAYSB ,  deblaer,  déblayer,  des^ 
hlaver  y  desbleer  :  Moissonner ,  cou*- 
per  les  bleds  ;  faire  la  récolte  ,  enle- 
Tcr  les  grains  de  dessus  les  champs  , 
débarrasser  ;  de  bladitre. 

Deblaveube  ,  deblaeure  ,  des^ 
biaveure,  desbleure  :  La  moisson  des 
bleds ,  récolte. 

Debxoitoeb  :  Couper  les  extrémi- 
tés d*un  arbre. 

Deboxneb  :  Cbanger  les  bornes 
d*un  champ;  en  bas.  lat.  debinare» 
[Voyez  BoHME. 

DEBOENHEMEirT  ,  debonnement  : 
Traité ,  convention  ,  abonnement  ; 
du  verbe  debonner,  abonner,  fixer 
un  droit  qu'on  ne  percevoit  que 
d'une  manière  incertaine. 

Debonoement  :  Débordement , 
Tersement  d'eau. 

Debonebemeut  :  Avec  bonté,  avec 
affabilité ,  gracieusement  ;  de  bonê. 

Qoar  Tenei  liTant,  bian  compère  ^ 
Zt  li  aa^enêx  au  comere , 
JS*on'es  ee  qii«  nous  ronlont  dire } 
Je  Totroi  bien  lans  contredire, 
Fet  Sjmons  deàof^remeni. 

FabL  de  sire  Hains  et  de  Dame  Aiueme* 

Debonitaibe  :  Doux  ,  bon ,  affa- 
Ue  ;  de  bonus. 

Et  affiert  que  tou  graas  Princes ,  et  pale- 
tant  Seigneurs  ,  soirent  prirex  et  debonnai'» 
res ,  et  si  doÎTent  soingneusement  commnni- 
qoier  arecques  leurs  subjets  sans  ire  et  sans 
maotalent  tenir ,  ponnpioj  commotion  soub» 
daine  ne  Tieugne ,  on  sourde ,  et  arec  délibé- 
ration doit  sein  erreur  congnoistre  raisonna- 
l^lement  et  sagement  rappeld| 

Secreis d^Aris9iae yfol^^^^,  a*7Qda. 


DEC  345 

Debouqu^b  :  Sortir  des  bouches 
ou  des  canaux  qui  sont  entre  deux 
lies,  ou  entre  une  lie  et  la  terre 
ferme. 

Deboutehent  :  L'action  de  re- 
pousser, de  chasser;  du  verbe  de* 
bouter  y  repousser» 

Déboutée  :  Chasser,  renvoyer, 
rejeter ,  repousser,  refuser,  pousser, 
jeter,  agiter  \  repulsare. 

Isaac  les  cnparla ,  pourquoi  ares  tous  Tenu 
à  moi ,  un  bome  que  tous  aTCs  haî  et  debou* 
téedt  TOUS? 

Genèse ,  ekap.  a6 ,  'verset  27. 

Jjocuuu  est  eis  Isaae  :  Quid  'venistis  ad  me,, 
konunem  quem  odistis^et  empnlistis  à  ifobisA 

Jeo  les  dehoteroi  poi  et  poi  de  ton  regard, 
ai  U  que  tu  soie  enoitée  et  eles  la  terre. 

Exode,  ekap,  %i ,  iw/v.  3o. 

PatUatùn  expeOam  eos  de  emupectn  tue^ 
êonec  augearis  etpassideat  terrmm, 

Debeioanuineb  ?  Oter  la  cuirasse 
d'un  cavalier ,  le  désarmer. 

Debbiseb  ,  debrisUry  debruser  : 
Rompre ,  briser ,  abattre ,  estropie^ , 
plier  le  corps  en  dansant. 

Alns  se  saToit  bien  deèrisier, 
Ferir  du  pié  et  reuToisier. 

*  Soman  de  la  Rote,  'eers  743. 
Debtb  :  Dette  ;  debitum. 


la  BOit  fis t  Macbant  départir , 
Et  que  Yhry  paya  de  mort  la  debte  , 
Ke  ten  tu  corn  tous  sans  mentir, 
51  grant  faiseur ,  ne  si  noble  poète. 
Eustaehe  Deschamps  ,Jbl^  aa5 ,  eol.  3. 

Debteub  ,  dehtour  :  Débiteur  , 
créancier,  obligé ,  redevable  ;  debitor» 

Debucheb»  desembucher  :  Faire 
sortir  un  homme  d'un  lieu  où  il  étoit 
«n  embuscade ,  où  il  étoit  pour  sur- 
prendre quelqu'un  \  de  buxus  ,  buxe- 
tum ,  et  busium, 

Debuemkrt  :  Dûment. 

Dec  ,  lies  ,  dex  :  Borne ,  limite  % 
butte  de  terre.  F<\j[ei  Dax. 


34^  DEC 

DscAîm  ,  dekaXt  :  Tomber,  yîeillîr, 
déchoir  ;  cadere. 

DKCALANci  :  Qui  n*eftt  point  ac- 
cusé ,  appréhendé.  Fojr*  CiLiiiGEa. 

Decaniser  :  Faire  les  fonctions  de 
doyen  ;  dccanum  agere. 

Decaeneler  :  Tailler  ,  couper  la 
chair  au  ^if  ;  de  caro ,  camîs, 

Degaupee  :  Découper  y  briser  , 
mettre  en  pièces. 

Degazëmër  :  Ruine  ,  dévastation. 

DËGJBBJànEir  :  Illusion ,  surprise  ; 
deceptto. 

Decebrar  :  Priver ,  soustraire  , 
décevoir  ;  decipere. 

De  cB  EST  IL  :  n  résulte  de  là. 

Deceind&e  :  Oter  une  ceinture  ; 
de  cinctonutn, 

Degende  :  Sorte  de  vêtement  à 
Tusage  des  hommes. 

Degefte  ,  déception  .'Tromperie , 
•urprise;  deceptio. 

Et  déception  entendre  preMunptîon ,  înfi- 
ddité,  desIoianlU,  et  dedoiaulté  engendre 
lurechln  et  toute  roberie  et  piUerie. 

Les  Secrets  d Aristote^JoL  8,  V^,  »®  706a. 

Degefte  :  Trompé  ,  surpris  ;  de- 
ceptus, 

Degeptee  :  Tromper  ,  abuser  ; 
decipere;  enaqc.  Prov.  dëcëbrë. 

Degepteua,  deceptif,  ilecepvere  : 
Trompeur ,  fourbe ,  séducteur,  frau- 
duleux, plein  de  fourberie  ;  deceptor. 

Déception  :  Tromperie ,  fourbe^ 
rie,  fausseté. 

Deceftivemeut  :  Frauduleuse- 
ment ,  avec  tromperie. 

Degeput  :  Trompé,  abusé,  fraudé, 
frustré ,  surpris  ;  deceptus, 

DXCKFVEEES.     Voyez  DECEPTEtTm. 

DECEACLi  :  Qui  est  rompu  ,  dont 
le  bord  est  défait;  de  circulas» 

DegÉeglea  :  Rompre  les  cercles 
qui  soutiennent  quelque  chose. 

Decxas  :  Dépait. 


DEC 

Degeueebe,  lisez  decevenr:  Qoife» 
ter,  séparer,  abdiquer  ;  decidere, 

Decevable  ,  decepvable  ,  adj.  ; 
Facile  à  être  trompé,  et  trompeur. 

Maif  ptr  tmonr  amer  ne  daignent 
Kt  se  gabent  ainsi  dea  daaes 
Et  leur  promcrtent  rora  et  amea, 
lia  jurent  UMaftongea  et  ftdilea 
A  ceux  qu*U  trouvent  deceinMeM 
Tant  qn*ib  aient  leur  ddit  eua  ; 
Mais  ceux  U  aont  les  moins  deçeoa. 

Roman  de  la  Mxue ,  peÊrtant  àti 
faujt  ammns. 

Degevance  :  Tromperie,  surprise* 
Decevaut  :  Fourbe ,  trompeur  ,^ 

propre  à  attirer  quelqu'un  dans  un 

mauvais  pas.  Voyez  Decefteue. 
Degevéeues  ,  decevéors,  decevier* 

res  :  Fourbe ,  trompeur;  du  Lat.^ 

ceptor. 

Lors  si  seroie  decevierret 

Vers  Tos,  ou  vers  mon  mrstre  lierrM. 

*  Roman  de  la  Rose ,  *ven  7407. 

Decevement  :  Séduction ,  corrup* 
tion ,  tromperie.  Voyez  Degefte. 

Décevoir  ,  decevrcr  z  Tromper,, 
frauder,  séduire,  attirer;  decipere^ 
Voyez  Decepter. 

Car  toujours  valt  il  miex  I0  aaàatre. 
Décevoir,  qu*en  rien  de^eu  eatre. 

Roman  de  la  Rose^ 

Dechaîr  :  Oter ,  retrancher  ,  di- 
minuer ;  de  cadere  ;  et  décéder»  mou- 
rir ;  decidere. 

Déghaitt  :  Terme  de  musique; 
c*est  ce  qu*on  appelle  aujourd'hui 
Ulvlx  bourdon  ou  contre-point.  Voy. 
le  Traité  du  Chant  eodésiastique , 
par  Tabbé  Lebeuf. 

Dech  ARMER  :  Oter  un  charme  à 
quelqu'un  ;  de  carmen*  Y.  Charme. 
Degharongner    :    Déchirer   la 
viande ,  la  couper  mal-proprement. 

Decharpir  :  Séparer  deux  per- 
sonnes qq|^  battent. 

Decsaus  »  dechaux  j  desckam  c 


DEC  T>  V  C                   3,7 

Qui  marche  pieds   nus  ,   sans   sou-  abandonner  ,   né^'lijjjer  ,   descendre  , 

liers  ;  discaiceatus,                         ^  détourner  ;  decUnare, 

DEGHiAHGE  :  Perte  d'an  droit  ac-  Et  deax  Angles  Tinrent  à  Sodome  tl  Tes- 

qnîj.  pre ,  séant  Lotli  «s  portes  de  la  citée ,  et  cora 

DxcHBMiNEm  :  Perdre  la  voie  ,  le  î{  **•  .!"",•  ^  *"•  1*^^«  f  *  1"  ^••*  encontre  et 

.        .         , ,  ,  I  'il  enclina  a  la  terre  et  les  ahonra  et  dist  :  Jeo 

CliemiU  ,  S  égarer ,  se  troubler.  ^^s  reqner  qae  T08  déclinez  en  la  maison  de 

••  .    ,                   •  .     *        » k^*»  Tostre  enfannt  et  demorez  illoques. 

liais  le  soacT  qm  tant  me  tormentoit  „..,      ^     ,         ,      ^ 

■wt    1           •»      •  «       •              r    .  -'^  Bible,  Genèse ,  chap,  iq,  i»erj.  i. 

Il  eslongnoitpoint  moi,ne  mafantasie;  *              '  ,.,                    \ 

AioçoU  tonnoors  plus  à  pins  Taugmentoit ,  Veneruntque  duoAngeh  Sodomam  -vesperè. 

Et  cop  à  eop  à  mes  yeulx  presentoit  ttsedente  Lot  m  Jorilnts  cmtatu  .  qui  ckm 

De  cette  mort  U  dure  frénésie.  'Vidtsset  eos,  surrexu,  et  mt  oèvuim  cis  :  ado- 

Sy  fas  alors  ainsy  qu*in  estasîe  ra»^itque  pronus  in  terram,  et  dixît  :  Oàsecro, 

Par  trop  penser  et  par  ymaginer  Douuni ,  decUnate  m  dornum  puen  vestri,  et 

Qui  font  souTcnt  les  sens  decheminer.  manete  ibi. 

Complainte  sur  la  mort  de  la  Comtesse  Decliquer  :    Caqueter,  réciter, 

ile  Charrolois.  parler  beaucoup  ;  de  decoquere, 

Decheequeler  :  Faire  le  partage  Decloree  :  Rompre  une  clôture, 

des  terrés.  ouvru*  ce  qui  est  clos  ;  decludere. 

Decheotr   :  Décevoir,  surpren-  Deçoivre  :  Tromper  ;  decipere. 

dre ,  tromper ,  et  aUer  en  décadence ,  .  -D^coi-ace  ,  decollace  :  Décolla- 

dindnuer  ;  dedpere ,  deddere.  tion;  decollaiio 

DECHis    déchet  •  Mort   décès  Décolacé  (S.  Jehan)  ;  Fête  de  la 

iJKCHEs  ,  aecnet  .Mort ,  décès  Décollation  de  S.  Jean-Baptiste  ;  de 

DECHETESTRER:Oterlelicol,lat.  ^^^^/^v>. 

teche  d  une  béte  de  somme.   Faxez  d^^ombre  :  Malheur,  perte,  ruine. 

CHETESTRS.  Dkcombrer  :  Découvrir ,  ruiner, 

Dechiez  :  Tombé  dans  la  misère,  ^j^^^^ .  ^^  ^  ^^,^^  j^.^  ^  ^^^^^  ^ 

Decimier  ,  decimcur  :  Décima-  délivrance  une  chose  où  erapéche- 

teur  ;  seigneur  à  qui  appartiennent  ment  a  été  donné. 

les  grosses  dimes.d'une  paroisse ,  et  Decompoter  :  Changer  le  temps 

le  fermier  qui  les  lève  ;  dedmanus  ;  ^g  l'engrais  des  terres, 

en  Prov.  dëimié.  Decompt  :  Imputation. 

Deciflb  :  Disciple,  qui  est  atu-  Decoiïfee  ;  décoiffées,  desconfèa  : 

ché  k  quelqu'un  ;  disdpulus.  Mort  sans  confession ,  ou  sans  avoir 

DicLAiHER  :  Déclarer,  faire  sa-  fait  de  le%t9imetit\disconfessus. 

▼oir,  signifier^  dedarare ;  en  bas  Deconpire  :  Ruiner,  mettre  en 

Bret.  deckui,  déroute,  tailler  en  pièces  les  ennemis. 

DECLARBircE  :  Aveu,  témoignage ,  Dii^NriTURE ,  desconfiture  :  Eu- 

czplication  j  deciaratio*  tière  destruction ,  déroute  d'une  ar- 

Declaver   :  Terme  de  musique  ;  mée ,  défaite  des  ennemis. 

6ttr  une  clef  pour  en  substituer  une  Deconfort  :  Affliction ,  état  mal* 

autre  ;  de  <:iads,  heureux  d'une  personne  abandonnée 

Declehcher  :  Ouvrir  une  porte,  de  tout  le  monde,  état  approchant 

lever   la  clenche  pour  l'ouvrir.  Ce  du  désespoir. 

mot  est  composé  de  la  prépos.  de  et  Deconforter  :  Affliger,  désoler, 

du  mot  denche»  décourager,  abattre;  de  corfortare ^ 

Dbclihee  :  S'éloigner ,  quitter»  qui  se  trouve  dans  la  Bible* 


S4S  DEC 

Déconseilliez  :  Gens  dépoumu 
de  conseils ,  non  expërimentéSy  abanr 
donnés;  de  consiiiurn^ 

Celui  là  poet  moult  de  bien  »  se  il  à  boue 
loi  cookeille  et  tide  les  deseonseilli^z  et  les  foi- 
blcft.        Assises  de  Jérusalem ,  chap.  275. 

Déconvenue  :  Malheur,  disgrâce, 
mauvaise  aventure. 

Decopement  :  Déchirement ,  dé- 
membrement. 

Decoppeb  :  Déchirer,  blesser  avec 
nne  arme  tranchante. 

Décore  :  Honneur ,  illustration , 
célébrité ,  gloire ,  décoration  ;  décor* 

Decoeement  :  Embellissement , 
décoration. 

Decoeement  :  Écoulement,  cours 
des  eaux ,  decursio. 

Decoeee  ,  decorir^  decornr,  de- 
counir  :  Couler  ;  decwrere. 

Or  il  rit  un  pnant  finet  décorant  de  la  pur- 
retnre  des  charoeiz  Tiscei  par  cascim  jor  ici 
decurt  aa  baases  chosei. 

S  Grégoire,  liv,  4 ,  eh,  35. 

Et  fœteate/n  fluvium  decurrentem  ^uidit 
quia  ad  ima  defloic  quotidiè  camaiium  hic 
putredo  'vitiorum, 

Decost^  :  Tout  contre,  auprès, 
de  c6té ,  à  côté  ;  de  costa. 

Degoughee  :  Se  lever  du  lit« 

Degouloueable  :  Qui  est  sujet  à 
changer  de  couleur,^  dont  la  couleur 
est  gâtée  ;  decolor, 

Degouloueee  :  Décolorer,  chan- 
ger de  couleur  ;  decolorare. 

Decouppee  :  Blesser  avec  une  épée 
en  frappant  de  taille. 

Decooeable  :  Qui  s*échappe  aisé- 
ment du  lieu  où  il  avoit  été  placé , 
où  il  avoit  été  mis. 

Decoueement  :  Écoulement. 

Degoues  :  Temps  de  l'entière  dé- 
croissance d'une  chose  ,  déclin  de  la 
lune  ;  decrescenda. 

DECE4iifu&  :  Renier  une  dette , 


DED 

•e  dispenser  de  la  payer  ^  tt  déeiiol- 
tre^  diminuer  ;  decrescere. 

Degeéation  ,  deoréadon  :  Dégr»* 
dation ,  diminution  ;  flecrementum^ 

Degeéis  (maistre  en)-  :  Docteor  ea 
droit  ;  decretalis. 

Décrépite  :  Décrépitude ,.  foi* 
blesse ,  langueur  ;  decrepitas. 

Deceetistes  :  Juges ,  gens  de 
pratique  ;  de  decretorius. 

Bien  a  ren,  bien  a  apris» 
Qne  lenrs  âmes  grant  peeis^ 
DoÎTcot  avoir  tuit  traiteur» 
Fuit  pled^ur ,  tuit  decretisùe  , 
Tuit  arocat ,  et  tuit  legiitre , 
Et  trestuit  cnt  qui  pour  aroir» 
De  Toir  sont  faps  et  de  fiiiii  toîc 

Gautier  de  Coiusi,  li^%,  ehmp*  I9« 

Degeevi^  :  Fatigué ,  harassé ,  las^ 
Deceoisié  :  Séculier,  et  homme 

qui  n'avoit'point  été  aux  Croisades. 
Dedanteien  :  Intérieur,  qui  est 

en  dedans. 

Concirement  glopioua  soleaieat  aaai  coMt 
en  la  deforaine  beateit ,  aux  fut  atti  pretîofa 
en  la  rertut  dedantriene, 

m 

Sermons  de  S,  Bernard,  Joh  33. 

Conceptus  iste  non  modo  gioriosus  in  ^p«fr 
quasi  cxteriori  specie ,  sed  etprêtiosus  in  la- 
teriori  ifirtute.  * 

Dedens  :  Dedans ,  en ,  dans  ;  intùs, 

Dedicaise  ,  defiicatîon  :  Dédicace ,. 
fèit  de  la  Dédicace  d'une  église  > 
dedicatio. 

Deoict  (saint)  :  Saitot  Didier. 

Deoigtateue  :  Auteur  qui ,  dania 
une  épitre  dédicatoire ,  adule  la  per- 
sonne à  laquelle  elle  est  adressée , 
dans  l'espoir  d'en  recevoir  un  pré- 
sent ;  de  dedicare, 

Deduir  ,  dedujrer,  dedujrre  :  Dé- 
duire ,  amuser ,  récréer ,  divertir, 
se  distraire  du  travail  ;  deducere. 

Tsenlt  et  Meliedin  allèrent  an  riragc  de  la 
mer  reoir  le  batteau  que  Tristan  avoît  fait 
faire  pour  «07  déduire, 

HoiimmdQXyituiiu 


BEF 

•DBDthsnsvT  :  S'amusèrent,  se 
rto^rent  ;  deduxtntnt. 

Déduit,  deâuyt  :  Passe  -  temps , 
plaisir  9  récréation ,  amtiseinent ,  ré- 
compense »  joie ,  plaisir  en  général  ; 
et  en  particulier,  celui  de  Famour  ; 
tieductioy  deducttts* 

Je  tieng  Veipolr,  le  detir,  runonr 
A  hiaa  deJnit,  qui  t*î  tet  mahiteiiir. 

Adam  H  Bofus, 

DixL  :  Dé  à  coudre  ;  digitalisa 

DixHiix ,  déerene ,  déeme  :  Fille , 
serrante ,  femme  de  basse  condition. 

Dixa  :  Devoir ,  être  redevable  , 
avoir  obligation  ;  debere. 

DixaAiVKMXHT  :  Dernièrement, 
en  dernier  lieu.  Fojrez  Diaxaiw. 

On  ne  peut  «roir  ne  reqnerre  le  fié  qn^on 
^t  qui  li  soit  eschen ,  que  ptr  celui  qui  dée» 
rminemenc  m  été  mûiI  et  tenant  corne  au  tien , 
el  le  fis  ett  plut  droit  heir  aparent  don  père  à 
liériter«  en  ce  dont  il  a  eu  déerainemetU  la 
aaiaine  et  la  teneur  qui  ne  seroit  le  fis  de  ton 
niaaé  ^z.      Assises  de  Jérusalem,  chap,  64. 

Déxspoia  :  Dédain ,  mépris. 

DixsTÂFcx  :  Dotileur ,  tristesse , 
tribulation ,  affliction ,  déplaisir. 

DxPACioir  :  Mutilation ,  perte  d'un 
membre  ;  de  drfecdo ,  defectus. 

DxPAïax ,  défère  :  Tuer,  punir  de 
mort ,  détruire  ;  disfacere, 

Dbpaxx  ,  deffais,  d^ois  ,  drfais  : 
Lieux  défendus ,  où  il  n*est  pas  per- 
mis de  pécher  ni  de  chasser;  empê- 
chement, défense;  drfensio;  en  bas. 
lat.  iievensum ,  defensa^ 

DxFALAHS  :  Manquant ,  privant. 

DsFALuix  :  Finir,  achever,  man- 
quer ,  tomber  en  foiblesse ,  être  ab- 
sent ,  s'éteindre ,  se  ruiner  ;/allere, 

DxFALQUxa  :  Supprimer ,  6ter , 
diminuer,  retrancher  ;  defalcare, 

DxFAMi  :  Infâme,  perdu  d'hon- 
neur, de  réputation  ;  drfamatus, 

DxFAMXa  :  Oter  la  réputation. 

Bfatt  •!  ta  religion  «dément 
Mt  «B  tparence  derant  la  gent, 


DEF  3j(9 

Et  Mit  en  covre  manfceant. 
De  Dieu  ert  reproré  par  itant. 
Et  «erra  en  despit  de  gent 
Et  defainet  en  ert  Teraieaient 
Car  n>rt  est  nudement  orerrer 
Et  ToTre  al  people  dune  celer. 

Les  Enseignemens  d^Aristoêe, 

DxPAMix  :  Infamie ,  perte  de  sa 
réputation. 

DiPAx  :  Manquer ,  faillir  %  de 
fallere. 

DXPAXDXX.XX ,  d^ardeler  :  Débal^ 
1er,  dépaqueter. 

DxPAxoucHxa  :  Apprivoiser,  ren« 
dre  poli  et  familier. 
.   DxPAULTx  !  Grosse  fisute ,  grand 
péché,  imperfection. 

'  La  aeoonde  cause  en  quoi  li  Sire  n*est  pas 
tenus  à  fere  resesine  à  chelni  qui  doit  ett»» 
aes  houmes ,  est  quant  il  liere  par  dejatdte 
dlionmes.  Coutume  de  Beauvoisu^  chap.  a. 

Di&PAULT^  :  Rel&chcment  »  dé&ot 
d'ordre ,  ralentissement. 

DxFAuxax ,  defaUfÀr  :  Manquer , 
défaillir;  de/allere;  en  basse  lat. 
ilçfalcare. 

DxPAUTX  :  Interruption,cessation. 

Tos  les  aime ,  tos  les  enlumine  , 
Sans  dejaute  ,  sans  nule  termine. 

L'Image  du  Mbmde, 

DxPAUx  :  Amende  due  au  seigneur 
censier ,  pour  n'avoir  pas  payé  le  cens. 

DxFAT  :  Terre,  bois,  garenne  « 
étang  où  l'on  ne  peut  chasser  ni  p^ 
cher,  sans  la  permission  du  proprié- 
taire. FojrezDETJLiT. 

DxPKAsiBLK  :  Qui  peut  être  anéanti. 

Dbfkat  :  Déchu ,  anéanti;  de  ^V 
facere. 

Defbctip  :  Celui  à  qui  il  manque 
quelque  chose. 

Défection  :  Abandonnement  de 
parti ,  de  cause  ;  drfectio. 

DxFXisANCE  :  L'action  de  défaire, 
d'annuler  ce  qui  est  fait,  abolition 
ou  abandon  d'un  fait  ;  de  ditfàctio. 


35o  D  K  F 

DsFSMiiA  :  'DiffaLxnet^fanUipripafe. 

Défenal  (mois)  :  Le  mois  de  juillet. 

DEFENDsmESs  :  Défenseur,  pro- 
tecteur. 

DJÉFEN  Doa  :  Tuteur  »  curateur  ; 
dçfensor. 

DsFEtfs  :  Forteresse  ,  citadelle , 
place  forte  ;  defensio, 

D EFBir SABLE  :  Qui  est  de  défense. 

Defercer  ,  defferger  :  Oter,  rom« 
pre  les  fers  d'un  prisonnier;  de 
/errum  ou  déferre, 

Defes  ,  defec  :  Terre ,  bois ,  ga- 
renne. 

De  ris  (être)  :  Etre  p)ini  de  mort , 
ou  privé  de  quelque  membre. 

Deffaciee  ,  dçffacer  :  Dévisager, 
défigurer  le  visage  à  quelqu'un. 

Deffai^  :  Infidèle ,  Payen ,  sans 
foi,  qui  ne  croit  pas  en  J.  C;  de/tdes. 

Deffai^  :  Gardé ,  défendu  et  pro- 
hibé ;  defensus. 

Pais  a  demandé  le  conduit 
Parmi  la  terre  dtffaét , 
Saleliadins  li  a  livrée 
Grant  compaiguie  de  se  gent. 

Bues  de  Tabarie, 

La  terre  de  Saladio  étoit  si  bien  gardée , 
qae  nol  n*7  pouToit  passer  sans  on  sauf 
condoit. 

Deffaillie  :  Manquer,  avoir  be- 
soin ;  quitter,  délaisser  ;  dtfaUere, 

Drffais,  deffaix.  Voyez  Dbfay. 

Depfalt  :  Défaut ,  manquement  à 
quelque  chose. 

Deffassa  :  n  abolit ,  il  changea. 

Deffauldeoit  :  Manqueroit  ;  de 
là  le  mot  deffauU ,  manque. 

DxFFsciLE  :  Difficile ,  mal-aisé. 

pEFFEif  DEMENT  :  D('fense,secourSy 
protection  ,  appui  ;  defensio, 

Deffehdere  ,  défenderres  :  Avo-> 
cat ,  défenseur,  protecteur  ;  drfensor. 

Par  nn  jor  quant  li  honorable  pères  là  à 
t*hoare  de  vespre  prendroit  le  norissement 
del  cors ,  à  lui  astoit  uns  moines  li  fils  d*un 
défenderres  «  ki  à  lui  tenoit  la  luzerne  devaiit 
lataUe.      ThU.  dm  DimL  de  S.  QrifoirC 


DEP 

Deffbitgx  (rime)  :  Défende* 
Deffercenekt  :  Axïtion  de  délier^ 

d'ôter  les  fers  à  quelqu'un. 

Defferger  :  Tirer  des  fers,  dé* 

frayer ,  récompenser,  secourir  ;  de^. 
ferre.  Voyez  Defercer. 

Mariage  est  maumia  lien , 

Se  m*ajst  Dieu  et  saint  Julien 

Qui  pèlerins  errans  héberge 

Et  saint  Lyenard  qui  tons  deffiarge',. 

Les  pèlerins  bien  repentans 

Quant  les  Toit  à  lui  dementana. 

Romam.  de  la  Aoie% 

Ifariaiges  est  max  liens , 
Aiosinc  m*ajst  saint  Juliens , 
Qui  pèlerins  errans  herbei^e  » 
Et  saint  Lienart  qui  deffirjge 
Les  prisonniers  bien  repentana, 
Quant  les  Toit  à  soi  dônent^ia. 

*  Même  Roman ,  vert  Qoapi 

Defferm^  :  Ouvert. 
Deffermer  :  Ouvrir ,  mettre  de- 
hors. 

Bien  deroie  estre  ses  amis 
Quant  ele  m^avoit  deffermé 
Le  guichet  du  rergier  ramé. 

Roman  de  la  Rose,  parlatu  doùwetL 

Defferrb  :  Vieux  fer  de  cheval. 

Def FESSE  :  Défense ,  moyens  de 
droit;  drfensio, 

Deffi AILLE ,  deffiance  :  Défi,  ap- 
pel ;  et  dommage ,  préjudice. 

Deffibur  :  Qui  défie,  qui  est  tou- 
jours prêt  à  se  battre,  batteur  à  gage  ; 
de  diffidtwe, 

Deffinaille  ,  d^înaUie  :  Mort , 
trépas;  definitio, 

Deffimemeitt,  d^ffimmemt  :  Dé- 
faillance ,  langueur,  flétrissure ,  cor- 
ruption ,  pourriture. 

Et  regarder 
Tons  plaise ,  sainte  créature , 
Sur  leur  estât,  sur  leur  nature 
Si  bien  et  si  soigneusement. 
Que  leur  honneur  accroisse  et  dnre« 
Et  puisse  durer  sans  laidure 
À  jamais  sans  deffimmeni, 

Dance  aux  Aveugles  ,  Ùrmsom 
à  Nottre-Damê  ,  jfog,  s^S. 


DEP 

DsrrarxR  :  Dépérir,  languir^  coi^ 
rompre  entièrement. 

Dkpfimir  :  Ordonner,  déterminer, 
fixer;  clrfimre. 

Deppluke  :  Découler ,  conlcr  , 
s*épancher,  se  répandre. 

Deffois  ,  deffoix,  Voj.  Depaix. 

Deffoegee  ,  defforcher  :  Prendre 
ou  retenir  par  force  et  contre  justice, 
refuser  ou  dénier  en  justice. 

Defpoee  :  Dehors  ;  drforis. 

Deffoetune  :  Malheur ,  infor- 
tune ,  événement  Ou  accident  mal- 
heureux ;  infortunium. 

Deppossé  :  Enceinte  environnée 
OU  défendue  par  des  fossés. 

Deffouie  :  Fouir,  creuser,  6ter 
quelque  chose  qui  est  en  terre  ;yb- 
dere  ;  et  s*enfuir,  se  retirer  \fugcre. 

Deffoulbe  :  Fouler ,  marcher 
dessus. 

Deffouquiee  :  S*enfnir,  se  sau- 
Ter,  se  garrer. 

Deffeaitiee  :  Défrayer,  payer  la 
dépense  d'un  autre  ;  de/frahere, 

Deffruictee  :  Perdre  son  fruit. 
On  disoit  d'un  arbre  dont  le  fruit 
tomboit ,  qu'il  se  deffruictoU. 

Deffublee  :  Découvrir,  6ter,  se 
dévêtir,  dégrafer,  déboutonner,  dé» 
boucler  ;  de/ibuia. 

De  F  FU  EU  ES  :  Dehors  ;  defons, 

Dbffuie  :  S'enfuir,  se  cacher, 
éviter  d'être  vu  ;  fugere. 

Deffdlee  :  Oter  son  chapeau  ou 
ton  bonnet  pour  saluer  quelqu'un. 

DeffdmI^  :  Glorieux ,  superbe  , 
enorgueilli,  suivant  Froissart. 

De-fi.  Voye%  Fu 

Definaille  :  Fin, mort,  trépas. 

DEFiNi ,  deffïné  :  Qui  a  pris  fin , 
qui  est  fini,  qui  est  mort  ;  defimtus, 
iUfunctus* 

DxFiaBE ,  d^iner  :  Mourir,  finir. 


D  E  F  3St 

achever,  borner,  limiter;  d^fuurt. 

Hector  «t  mon  et  de/mes 
Qui  Uidenent  fn  trayoes 
Entoar  les  grans  mnrUx  de  Troje. 

Oindê ,  Sus,  cité  par  BoreL 

Depineee  :  Finira ,  manquera* 
Dépitée  :  Mépriser,  rejeter,  dé- 
daigner, mésestimer. 

DEFLAi  :  Agrandi ,  élargi ,  aug* 
mente. 

Enerassé  ctt  li  «né  et  fl  eat  eoBtro  àlé, 
«DcraMé  deTenn  graisle  et  dtflaé, 

Biàl,  Deutéronomê ,  eh,  3a  ,  vers»  i5. 

Inerassatus  est  dUecms ,  et  reeakitrmfk: 
înerassatus,  impmguatus,  dîlatatoi. 

Deplis  :  Fatigué ,  las  ,  harassé  ; 
d^essus. 

Defloeateue  :  Celui  qui  6te  la 
virginité  à  une  fille. 

Defluxion  :  Enflure,  gonflement, 
amas  d'humeurs  ;  de  defluere. 

Depolee  :  Fouler  aux  pieds,  frap» 

per,  briser,  tomber,  traîner;  de^ 

fluere  ;  en  bas.  lat.  drfokur,  Yoyca 

FOLLEIE. 

Defoeaih  :  Étranger  qui  possède 
néanmoins  des  terres  ou  des  maisona 
dans  une  commune ,  et  qui  participe 
aux  charges  comme  les  hahitans  du 
lieu.  Voyez  Foeaih. 

Defoecee  :  Retenir  injustement, 
par  force ,  contraindre  à  rester. 

Defoeetbz  :  Troué ,  déchiré,  usé» 

N'aToit  pas  flouTent  chaïuseiiieiite 
Et  quant  à  la  fois  avenoit 
Que  il  nns  soUeres  aroit 
Pertaissies  et  defareteM 
Moult  iert  gnmt  la  clartés. 

Fah,  de  S,  Pierre  et  du  Jomgteor, 

Defoes  ,  drforz  :  Hors ,  dehors , 
autrefois  ,  de  dehors  ;  d^mris  ;  eu 
Prov.  ii^ro. 

Defoulié  ,  drfolé  :  Malheureux , 
opprimé ,  foulé ,  grevé  ;  drfluus. 

Bien  est  chetif  et  defakU 

AoA  ^  ii  TÎkiBMHat  ftC  boaUy 


3S«  D  E  F 

S*3  eii!d«  qae  telle  femme  Pâme 
Pour  ce  que  son  uni  le  cltme, 
Qa*eUe  loi  rît  et  lai  fait  fette. 

Somam  «h  la  Bote* 

Btem  eit  eheîtn  et  dejolet 
Bons  qui  si  rilment  est  bolez  » 
Qn*il  coide  que  tel  famé  Taime 
Por  ce  que  son  ami  le  daime, 
Et  qa*el  11  rit  et  li  fet  feste. 

*  Même  Roman ,  'ven  4099» 

Défouler  ,  defouUer  :  Mépriser  ^ 
opprimer,  fouler  aux  pieds,  jeter 
par  terre. 

Defoukx]£  :  Bâtard ,  adultérin  ;  et 
un  homme  laid ,  mal  bâti  ;  drfomùs. 

Dépôts  :  Défense ,  empêchement. 
Voyez  Defâix. 

Defeâ  :  Dedans,  et  dessous. 

Defrai  :  Paiement  de  la  dépense 
d'une  maison. 

Defeaichie  :  Défricher,  arracher. 

Defeenee  :  Délivrer,  rompre  les 
liens  ;  sortir  du  bon  sens ,  de  la  mo- 
dération. 

Defeeslee,  desfresser  :  Déplier 
une  chose  plissée  ou  pliée ,  la  ren*- 
dre  unie. 

Defeipee  :  Tirer  quelque  chose 
pour  le  rendre  uni  comme  le  linge, 
avant  de  le  repasser  au  fer. 

Defrog  :  Désastre, désordre ,  mal- 
heur ,  dépouille. 

Defroé  ,  drfroyé  :  Dépouillé  , 
privé  de  ses  biens. 

Defeouee  :  Rompre,  briser j^ra/f- 
gere. 

Et  leur  galie  s!  angoissa , 
Que  très  parmi  le  mast  froissa , 
Si  roideraent  entre  aus  chaï. 
Tout  li  plus  fier  s*en  esbahl , 
Et  si  feri  le  maistre  dVus 
Les  jeux  li  fist  roler  andens. 
Tout  le  rompi  et  defroua, 

Gautier  de  Coinsi,  liv.^,  ehap.  7. 

.  Defeuctu  :  Terme  usité  pour  si- 
gnifier un  bon  repas.  Cette  expres- 
sion doit  son  origine  à  une  cérémo- 
nie qui  s'obser  voit  encore  à  Auxerre  et 


DEC 

dans  son  diocèse  au  commeneciMil 
du  xviii^  siècle.  Le  5*  pseaume  deaae* 
Gondes  vêpres  de  Noël ,  qui  est  le  1 3 1  % 
se  chantoit  et  se  chante  encore  dans 
beaucoup  de  diocèses ,  sous  cette  an» 
tienne  extraite ,  et  qui  fait  partie  du 
verset  11  de  ce  pseaume  :  De  frafitu 
ventris  tuiponam  super  sedem  tuam. 
H  étoit  d'usage  anciennement  que  les 
principaux  habitans  des  villes  et  les 
magistrats  assistassent  aux  vêpres  les 
jours  de  fêtes  annuelles  ,  et  se  pla- 
çassent dans  le  chœur.  Le  chantre,  un 
bouquet  à  la  main ,  alloit  à  l'un  des 
plus  distingués ,  lui  présentoit  ce 
bouquet,  et  lui  annonçoit  cette  an^ 
tienne  De  fructu.  Cette  dbtinctioil 
n'étoit  pas  faite  en  vain;  elle  étoit 
suivie  d'une  somme  d'argent  qui  ser-» 
voit  pour  régaler  les  chantres  »  et  ce 
régal  s'appeloit  le  drfructu.  Lorsque 
la  somme  étoit  considérable,  le  chan- 
tre ne  manquoit  pas  d'annoncer  à 
ses  confrères  qu'ils  avoient  un  bon 
drfructu  ;  de  même  si  la  somme  étoit 
modique  ,  il  disoit  :  notre  d^rucUL 
sera  mince. 

Dbfeuigtee,  dtfruiter:  Dépouiller 
un  arbre  de  ses  îra\t%'^  defructificare» 

Defeuit  :  Provision ,  chose  desti- 
née à  quelqu'usage. 

Defuees.   Voyez  Defoes. 

Defuoee  :  Fuir^ éviter,  échapper; 
drfttgere. 

Dé  FUIE  :  S'enfuir ,  se  retirer. 

Defuler  :  Se  découvrir,  6ter  son 
chapeau.  Voyez  Deffublee. 

Defun  DEE  :  Enfoncer,  faire  nau* 
frage. 

Deoabement  :  Moquerie,  raillerie. 

Deoaber  :  Rire  de  quelqu'un ,  le 
tourner  en  ridicule ,  le  mépriser  ;  re- 
fuser. Voyez  Gabee. 

Degaerie  :  Office  de  dégan ,  exer- 
cice de  la  charge  de  dégan  ;  degania* 

DicAUf  £  (belle)  :  Façon  maussade* 


DEC 

I)i6Av  :  Sergent,  metsier,  offî- 
«Ser ,  garde  d*an  territoire  ,  nommé 
dans  chaque  paroisse  pour  surveiller 
les  délits  qui  pourroient  s'y  commet- 
tre ;  decanus^ 

DicASTinoa  :  Qui  ravage,  qui  dé- 
truit; au  figuré ,  vorace ,  gourmand  ; 

DiioASTsa ,  dégaser  :  Déshonorer, 
TSTager,  consumer,  g&ter ,  détruire  ( 
deyiutare;  en  anc,  ProT.  dégasiar, 

DxGAuaocHÉ  :  Malade  ,  fatigué 
d*aTi>ir  fait  une  débauche. 

Degat  :  Dégât  9  ruine ,  ravage;  de- 
postatio, 

DsoETEE  ,  degecter,  d^'etter:  Re- 
jeter, renverser,  renvoyer ,  chayer; 
agiter ,  tourmenter  ;  dejadare. 

S«  aacane  femme  metprend  rert  coo  mtrit 
il  la  pœt  degecter  de  son  Iiostel  et  deMeorer 
fie  lî  et  en  prendre  «ne  antre. 

Mandeville ,  foL  l'y  S. 

DioiBiia  :  Se  divertir  avec  agita- 
tion ,  en  se  donnant  beaucoup  de 
mouvement. 

Decilee  :  Tromper ,  surprendre. 

Se  moun  Père  me  avéra  maniet ,  Jeo  doate 
qa*U  qnidera  que  jeo  lui  voldrai  degUer  et 
mené  maleison  sur  moi  por  beneitoane. 

Bià/e,  Genèse,  cHap,  27  ,  n)ers.  12. 

Si  attrùctaverit  me  Pater  meus ,  et  seruerit, 
thneo  ne  piUet  me  sibi  vofuùse  illndere,  et  in- 
dueam.  super  me  ynaledictionem  pro  hentdit^ 
tmme, 

DEGLAVTEa  :  Tirer  Tépée  hors  du 
fourreau  ;  faire  mourir  par  le  glaive  ; 
de  Radius  \  en  anc.  Prov.  degoidar, 
décapiter. 

Et  noua  le  ferons  degUxvier 
On  par  autre  mort  dévier. 

Roman  de  la  Rose» 

DEGLEirnB  :  Dispos ,  ingambe. 

DxcoLAa  :  Décapiter,  couper  la 
tête  à  quelqu'un  par  ordre  de  la  jus- 
tice ;  decoUare, 

'Bt.ooVLT y  degot,  dcgoust:  Egout, 


D  £  G  3j3 

canal  pour  faire  écouler  les  eaux  » 
gouttière  ;  de  guita, 

Aacnns  usages  sont  es  boues  rfles  de  mai» 
Boner,  et  de  plurlex  autres  choses  qui  ne  sont 
paa  ea  villes  cbampestres,  mu  ne  puet  mai- 
soner  si  près  de  moy  qne  li  degoust  de  ma 
maison  ne  demeure  tout  frans,  et  se  je  fais 
cbaotr  mon  degoidt  en  le  terre  mon  voisin  ^ 
Je  dois  estre  contraint  de  oster  lai. 

Coutume  de  Seaanpokit, 

DsoovaDELt  :  Habile ,  expert,  en«* 
tendu ,  expérimenté. 

Degoust  :  Jus  de  viande  qui  tombe 
lorsqu'elle  est  à  la  broche  ou  sur  le 
gril.  Dans  la  tragédie  de  sainte  Barbe^ 
en  cinq  journées  {BibL  Impér.)  ,  un 
bourreau  coupe  les  mamelles  de  cette 
sainte  ;  et  les  donnant  à  un  de  ses 
valets,  lui  dit  : 

Fais  les  rostir,  toi  Gadifef , 
Trempe  ton  pain  dans  le  dégoutta 

Ce  mot  est  encore  en  usage  dans  le 
Berri. 

Degot  :  Chant,  gazouillement, 
baba. 

Degras  (faire  ses)  :  Se  décharger 
le  ventre  ;  en  bas.  lat.  degravarè. 

Deoekoheil,  degreijgner ,  degrl-' 
ner,  degrinier  :  Dédaigner ,  faire  peu 
de  cas ,  mépriser*  Fojr.  Gteaigneur. 

Deg^epix  ,  deguerpie  :  Veuve  , 
femme  dont  le  mari  est  mort  ;  dù^ 
cerpta,  derelicta. 

Degré vAircE  :  Tort,  dommage , 
préjudice  ;  de  degravado.  Ce  mot  est 
ainsi  écrit  dans  Borel  ;  mais  il  a  mai 
lu ,  et  ce  sont  deux  mots  dans  les  vers 
du  Koman  de  la  Rose  : 

Ce  n*est  mie  ne  d*ui ,  ne  daer 

Que  riches  gens  ont  grant  puissance 

De  faire  ayde  et  degrevance. 

U  faut  lire  : 

De  faire  on  aide ,  ou  greyamet. 

DfcGRiKCOLiER  ,  degringolcf  :  Des- 
cendre ,  rouler  en  tombant  d'une 
édicUe  ou  dans  un  escalier  ;  degredi. 


354  D  E  H 

Degu  :  Personne ,  nul ,  aucun* 

Decubir  :  Retrancher, diminuer; 
puiser  ;  degere, 

Deouenganoe  :  Ûélabré ,  en  mau- 
vais état. 

Deguê^rTik  ,  deguefper,  devtrpir: 
taisser,  quitter  ,  séparer,  abandon- 
ner  ;  discerpere, 

Uolioin  Levit  eatolt  habitaunt  en  la  costere 
del  moût  de  KÀralni ,  lequel  prist  une  femme 
de  Bethléem  en  Juda,  laquele  le  dbgUerpf, 
et  ele  eb  est'iii^tariiéé  en  la^  raàlsibV  AK  son 
père  en  Bethléem  et  maneit  devers  li  pur  qua- 
tre! mois»  ... 

TreuL  de  la  Bible,  Juges ,  cA.  19  ^Tfers,  i. 

Fait  quidam  'vir  Lévites  habitons  in  latere 
montis  Kphraim  ,  qui  accepit  uxorem  de 
Éethlehem  Jtiâaïq'iiceriWqi^iX  etùh,  et  rt^^rs'a 
est  in domumpatris  sui in Beéhlehem,ma9fÉ^ 
fue  apud  eum  quatuor  înensibus, 

DâouifRPissÈMENT  :  AbaAcIon  de 
là  possession  d'un  bien  imtAeuble  ; 
le  déguerpir,  Tabandonner. 

Deguert  :  Qui  se  contreftiit^  qui 
se  rend  difforme  par  trop  d*afféterie. 

Deguieàient  :  Bbniag'é  ,  limites 
posééef  par  la  justice. 

l)ÉGt;i1ïil  :  ÇoScr  dèaiBottiies. 

DECtAKH  :  Trottfpe^,  surprendre. 
•  ÔkoùVL^AtJ  :  Sbt ,  étonné. 

lyicuiSAts  :  Divers-,  ^lùéètit». 

DfcGÏirÎEà"  *  Cftangèt  d'Bàbftà  ;  éSe 
divers  us, 

tyiiLktii'£K  ^  dehacftiè/'  :  Càvtper 
paf  tWoi'iîeau^  ,  bâcher  ^  d'i2;^fcAj^. 

BehaïA.:  Alerte^  adfoit,  éveillé.- 

JJikXif  ^  dahet ,  dalèez,  defkê,  dé- 
hel,  dehcs  ,  dehet ,  dékez,  dëitiatà  y 
deshait  :  Àf  flicHon  ,  tristesse  ,  j^ine , 
et  "doùfeur  d'eiprîl,  abattement ,  mal- 
heur, dérangement  de  santé,  maladie, 
inquiétude  ,  chagrin.  3fiii  dehaiè  : 
Etre  dangereusement  malade.  Du- 
caTfge,  le  dérive  de  habere ,  cesser 
d*avoiv ,  et  S^rjjjazan  de  heritare  ; 
mais  je  crois  qu'il  vient  d^u  mot  hai- 
tié,  HàUie$,  qui  vient  de  hilaritate. 


DEf 

ablatif  à^hilaritàs.  Il  parolt  sortxf 

tnrellement  de  cette  source.  Fcffd 

Hait. 

Dolens  fa  Oedes  de  la  prise 
£t  de  la  houte  et  de  Toccise' 
Ke'  Nbrmant  ont  des  François  fait. 
Tome  lor  est  à  grant  dehait, 

JHonum  du  Rou, 

DtetfKiT ,  deitéy  dehez  :  Impiiéca- 
tion  ,  <|ui  a  la  même  signifioation  que 
le  vœ  des  Latins. 

O^AifE  (se)  :  Se  fâche. 

Dehaiti^  ,  dehaité  >  dekmdezide^ 
Heti^i  deshakié  :  Triste,  abattu, dé- 
couragé ,  défait ,  malade ,  dérangé. 

DâH'ALÉ  :  Maijgre,  atténué,affoiblj. 

Déballa  :  Débarrassé,  déchargé. 
Bcle  dehcUie  :  Heureuse  décharge. 

Deuonté  :  Honteux ,  confus,  em- 
barrassé. 

Dehouseb  :  Fille  qui  a  perdu  m. 
virginité. 

Dehouseb:  :  Débotter,  6ter  set 
houzes  ;  au  figuré  ,  dehouser  sig^nifie 
mourir.  Voyez  Houses. 

A  fan  soixante  et  doute 
Temps  est  que  Ton  se  dehouse. 

Ancien  Proverhei 

D'Ei^oTJSSiEk ,'  déshottssier  f  Hiaxt" 
rir  ,  se  fendre  ;  se  ci*ever  ;  dehiscere. 
'  De^ûrteA  ,  dehurteîr  .•  FrA!pper , 
. agiter ,  pousser  rudement ,  presser, 
renvertef,  heurter. 

Qutr  il  to^enzat  à  êstre  ois  li  aoii9  as«i 
.com  d*uae  grant  multitudioe  entrant,  et  fi 
huis  de  la  cele  estre  dehurteiz  ,  alsl  coitt  sïl 
fûst  apprésseifc  de  la  tnrBe  des  entnma. 

Dialogues  de  S,  Gtégoir^,   • 

Deicier  :  Ouvrier  qui  fait  des  dés 
à  jouer. 

Deicimeme  :  Dixième ,  le  nombre 
dix  ;  tiécem ,  decimus, 

Deie  :  Qu'il  doive  ;  qu'il  dise. 

Deie  :  Les  doigts  ;  tUgid» 

Cil  qui  les  pbis  mist  primes  à  la  veie  , 
Ne  set  or  raie  ciuà  Tome  let  foleie. 


DEI 

Ke.qqsU  i^arolei  hom  derîse  et  ottreîe, 
S^ATeir  rigUte  n'est  il  mie  à  treîs  dele. 

Moman  des  Romans ,  strophe  i65. 

Diîpic  ,  déifique  :■  EiceUent ,  di- 
Tin  ,  parfait  en  son  genre ,  admira- 
ble ;  de  Deus, 

DziM E  y  delme ,  deume  :  Dime  , 
impôt  ;  décima  ;  en  Prov.  et  en  Lan- 
£^ed.  dëimè  y  dërnë ,  dëoum, 

Deiv ER,  delmer  :  Prendre  le  dixiè- 
me ,  dlmer  \  dedmare» 

Deiks-né  :  Né  dans  le  pays. 

DiàiOTS  ;  En  bas,  dessous;  deorsùm. 

pBis  ,  deiz  ;  Dé  à  jouer  ;  discus. 

n  ii*a  hom  en  cest  mont ,  tant  soit  dltlsûmas , 
Se  de  lames  servir  soit  ferTentissimns , 
Tavernes ,  jeu  de  deiz  ,  soit  en  oertiMÎnmi, 
C*i^  U  fin  ne  soit  poTres ,  atque  miserrimns. 
Le  Dietdes  Femmes  f  du  Jeu  et  des  Tavernes» 

Deis  y  daùc  :  Meuble  de  parade  , 
ciel  de  Ht ,  dais ,  la  place  de  la  table 
la  plus  honorable. 

Dbismoue  ,  dùcmeur  :  Fermier  qui 
lève  la  dime  ;  decimanus  ;  en  ProT- 


Dbit  :  Plaisii; ,  joie ,  amusement  ; 
deiecta^nemum, 

Deix,  dex  :  Dix»  nombre  ;  de  decics^ 
dés  À  jouer.  Juveùràtrçis  €hix  :  Jouer 
avec  trois  d^;  et  Dieu,  JDieus, 

Dejecteb.  :  Ecarter,  éloigner ,  re- 
ponsMVt  renroyer,  chasser,  rebuter, 
mépriser  ;  dcjicore  ,  jaciare  ;  en  ano« 
ProT.  dcjkàar. 

Dejoste  ,  dejouste  :  A  côté  ,  en 
ptnic  ;  ikjectus  ;  et  auprès  ;  dejuxta. 

Il  fu  nnrris  en  celle  monstler  dlf/oslp  le  bore 
KcpcfflM  ftobpfsitoma  est  apelt is. 

DiaL  de  S.  Grégoire  ,  Uv.  z. 

Nsitritiis  est  in  moaofiterio ^uod  yaXSi  Ne- 
pesinam  Suppentonia  'vocatur. 

Dejouclee  :  Déconcerter  ,  inter- 
rompre ,  troubler. 

Dkjovstk  ,  dejottxte  :  Auprès  , 
proche  ;  dejuxta, 

DËJU  :  Jeûne,  abstinence  ; /ç^'</- 
nium  i  en  Prov.  mod.  tlejhu. 


DEL  355 

Dejug  :  Temps  où  les  oiseaux  ju- 
chés se  réveillent  et  quittent  le  Juc  , 
le  matin  ;y£/c  vient  dejacere, 

Dejuonir,  dejtincter  :  Désunir^ 
disjoindre,  diviser  ;  dejungere^ 

Dsjuina  :  Jeûner,  faire  absti- 
nence \jejuncure.  Notre  mot  déjeûner 
signifie  proprement  rompre  le  jeûne. 
D^ns  le  haut  Languedoc ,  on  dit  en- 
core dëjhuna  pour  jeûner,  et  en  Ital. 
disgiunare  ;  en  bas  Bret.  dejurd ,  dé- 
jeuner. 

DËiuNs  :  Jeûne ,  abstinence  ;  y^tf- 
niurris 

DixÀÎa  :  Déchoir ,  tomber  d'un 
rang  élevé  dans  un  i^\\i%h9i%\€Uscadere. 

Del  :  De ,  du  ,  des ,  ce ,  &c.  D*un 
et  del  :  De  chose  et  d*autre.  Quand  , 
dans  les  Mss. ,  cette  préposition  pré- 
cède une  voyelle,  la  lettre  L  n'est  ja- 
mais apostrophée ,  et  cette  préposi- 
tion et  le  mot  suivant  semblent  sou- 
vent ne  faire  qu'un  seul  et  même  mot. 

Delaiemeitt*,  delçdance  ,  deUUfr  : 
Délai,  retardement ,  retard.  Sans  de- 
laier  :  Sans  différer ,  ss^ns  tarder  ;  de 
dilatare  ,  dilatatio,  Yoy.  Délayer. 

Je  suis  tenu  à  rendre  cbe  qoï  me  f&  preste 
ifins  nul  dflUùement,  et  ne  pourqoant  se  je  ne 
le  Tneîl  rendre,  et  U  presterres  le  Tient  r*àrolr 
il  le  conyient  ipl  H  me  fâche  ajomer. 

Coutume  de  Beamoins^ 

DsirAia  ,  delaynr  y  delayr,  deloir: 
19'om  du  mob  de  décembre.  Lisez  de 
leur  y  de  Voir  ;  lucres.  On  disoit  air 
et  oir  pour  héritier.  Barbazan  pense, 
avec  raison  ,  que  c'étoit  le  mois  de  la 
naissance  de  l'héritier.  Jésus-Christ 
étoit  qualifié  de  VOir  de  l'Eternel. 
L'ordonnance  de  S.  Louis  de  ia54  9 
qui  est  à  la  tête  du  Mss.  de  la  Bi- 
bliothèque bnpériale,  n^  8407,  con- 
cernant la  manière  dont  se  doivent 
comporter  les  juges ,  est  ainsi  datée  à 
la  fia  :  Fidt  en  Van  Nostre  Seignor 
!£•  ti^.  mit  ans  ou  mois  de  laynr. 


356  DEL 

D'àLkUBKÂjiièlembra  :  Oublier,  ue 
pas  se  souvenir. 

Délasser  (se)  :  S*afflîger ,  se  déso- 
ler, se  tourmenter. 

DELATAirs  (ly)  :  Les  défaillans. 

Délayer  ,  delaier  :  Abandonner  y 
manquer ,  faillir ,  user  de  délais,  traî- 
ner en  longueur,  différer ,  retarder; 
delinquere ,  dilatare. 

D^LiALTE  :  Déloyauté ,  manque- 
ment de  foi  ;  delictum, 

Cil«*toit  plein  de  cmtlté, 
Si  fit  par  ta  déléaieé, 

Ovide,  Mss,  cité  par  BoreL 

Delbctablst^  ,  délectation ,  deli- 
tahieté  :  Joie  ,  plaisir ,  satisfaction  , 
contentement  ;  delectatio  ;  en  anc« 
Prov.  dëlëitanca. 

Et  le  appétit  Toulontaire  oo  le  deair  char- 
nel encline  le  courage  del  homme  à  corrop- 
tibilité  et  à  mauvai»e  vouleoté,  et  par  telles 
ou  samblables  perverses  délectations. 

Les  Secrets  dAristo^p  ,foL  8 ,  n?  706a. 

DilLEGiBR ,  lisez  de-legier  :  Facile- 
ment ,  aisément  ;  leviter, 

Deleis  ,  deleiz,  delés,  delez  ;  pré- 
.  pos. ,  lisez  de-leis  y  de-lez,  de-letz: 
Proche ,  joignant ,  auprès ,  vers ,  de- 
hors ;  à  côté ,  le  long  y  de  île,  et  de 
latus ,  ou  de  latcre  ;  il  s*est  dit  aussi 
pour  délaissement ,  cession. 

Ain^ois  sist  en  mi  le  chapitre  delez  le  letroi 
où  Ten  Ut  la  leçon  aconstuniee. 

Vie  de  S.  Louis ,  page  ^Sq. 

Delsit  :  Joie ,  délice,  plaisir  ;  de- 
lectatio, 

Deleitablb  ,  deleitaules ,  delica^ 
ble  ,  delictable,  delitahle,  delitaules  : 
Agréable ,  délicieux,  charmant,  plai- 
sant ,  joyeux  ;  delectabilis, 

Deleiuudes  sont  les  oyvres  nosfre  Signor 
«n  la  dtforaine  faroiis  ,  mais  moult  sont  plus 
deleitaules  en  la  dedantriene  Tertuit. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foL  90. 

Sunt  enim  et  exteriori  specie  delccudiilîa 
01  intcriori  ifirttue  delcctahiUora, 


DEL 

Deleitahcs  :  Volupté, 
plaisir,  sensualité. 

Deleitembkt  :  Joie ,  plaiair  ;  de^ 

lectatio, 

Li  deleitement  sunt  en  ta  deztre  en  joak- 
à4a  fin.       Sermons  de  S,  Bernard,  foL  108. 

Delectatlones    in  dextera  tua    usfue  in 
finem, 

Delbtai&b  :  Qui  tue,  qui  détruit; 
deletor. 

DéLiBE&ATioN  :  Délai,  retard. 

Delicatee  :  Traiter  avec  mollesse, 
faire ,  causer  du  plaisir.  Se  delicater: 
Vivre  dans  la  mollesse  ;  de  delicaius, 

Delicatif  ,  delicadve  :  Délicat , 
friand.  Fo^ez  Deleitablb. 

«DÉLicATivETi  :  Délicatesse ,  ama- 
bilité ;  de  delieatus. 

De  LI  Cl  ES  :  Délices ,  plaisirs  ;  </c- 
liciœ. 

Délicieux  :  Difficile ,  délicat* 

Delictablb,  delicable:  Agréable, 
délicieux. 

Deligteb  :  Se  réjouir ,  se  direr- 
tir  ;  prendre  plaisir  ;  delectare. 

Delhi  GANGUE  :  Abandon ,  aban- 
donnement  ;  de  deliquium. 

Delihque  ,  delinquemeni  :  Faute, 
crime ,  forfait,  manque,  diminution, 
-perte;  dcliquium, 

Delinqueb  :  Faillir,  errer,  se 
tromper  ;  delinquere. 

DelIoube  ,  dësUourë  :  Libre , 
exempt  ;  liberatus, 

DJBLtouBB  i  DX8PACBÂ  :  Expédi- 
tion ,  dépêche. 

Deliquib  :  Foiblesse ,  défaillance, 
évanouissement  ;  deliquium. 

Déliée,  délirer:  Choisir;  deligrrr. 

Délit  ,  deUct,  delictz  :  Joie ,  plai- 
sir ,  soin ,  attention  ;  delectamentum. 

Mont  est  biaus  cbist  coomencheacna , 
Che  dist  li  Ilois  par  le  grant  Dé, 
Après  si  Ta  du  baing  osté 
Si  le  chondiA  en  un  bd  lit 
Qui  estoit  faic  par  grant  dtlit- 

Hum  de  Tatarie, 


DEL 

Dzt,iT y delict  :  Faute ,  crime,  pé- 
ché ,  offense  ;  deUetum. 

Dklitablk,  deUtaule  :  Délectable, 
agréable,  qui  plait  ;  delectabiUs. 

Delitableté  :  Joie  ,  contente- 
ment ,  gaieté ,  alégresse  ;  delectaùo. 

Déliter  ,  delicter  :  Se  plaire  ,  se 
réjouir ,  se  délecter  \  delectare» 

Des  secrets  de  philosophie , 
Oè  monk  te  rwAànA^diliter  f 
Et  si  pourras  moult  prouffiter  » 
En  délitant  proaCGteras , 
En  proii£Btant  déKteras; 
Poor  ee  i  nUt  nature  délit 
Qn*eUe  rent  qae  Ton  s*i  ilelit. 

Roman  de  la  Ros*. 

Délitescence  :  Retraite ,  solitu- 
de ;  de  deiitescere. 

Deliteux,  deieitaubles^  délicieux^ 
delitejc  >  delùoux  :  Agréable  ,  déli- 
cieux ,  réjouissant  ;  delectabilis  ;  en 
bas.  lat.  deliciosus ,  deiidus  ;  en  bas 
firet.  deiidus  ;  en  Angl.  deUdous, 

La  mort  des  peehéean  est  peime;  ele  n*est 
mie  seulement  maoTeise ,  mia  très  mauTeiae  ; 
ae  la  vie  en  est  deliteuse ,  si  en  est  ta  mort 
pesme.       Comm,  sur  te  Souder,  foL  7a  »  K*^ 

P$,  33 ,  iDers,  aa. 

De  tons  mans ,  n*cst  nos  plas  plaisans , 

Fors  solement  cil  d*amer  ; 

Mais  cil  est  doua  et  pnissana. 

Et  delitex  à  panser  , 

Et  unt  set  bel  conforter , 

Et  des  granz  biens  i  a  tant , 

Que  nut  ne  s'en  doit  oster. 

Fingt-dêuxième  Chanson  du  Roi 
de  NiUHure,  pa^.  49. 

Délitée,  délivrande  i  Main-levée 
de  la  personne  qui  aToit  été  empri- 
sonnée; et  libre,  affranchi,  débar- 
rassé ,  quitte  ;  de  deliberare  ,  selon 
Ménage. 

Soit  assi  délivre  de  tote  non  purteit  li  orc- 
sons  kl  est  por  la  vertus  de  Tairme. 

Sermons  de  X  Bernard, Jbl.  i38, 

Sit  oratio  qtue  pro  virtutihus  est,  etiam 
^  omni  impuritate  libéra. 

Deliveeiees  ,  delivrcrcs  :  Libéra- 
teur, soutien  3,  liberator. 


DEL  33^7 

Deliyremeiit,  adv,  :  Facilement , 
sans  peine,  sans  embarras ,  sans  em- 
pêchement ,  sans  gène  ^  librement. 

Deliz  :  Plaisir ,  joie  ,  délice,  amu- 
sement ;  delicia  ,  delecUimeiUum\  en 
anc.  Prov.  dëleit. 

Deliz  :  Crime  ,  faute ,  mauvaise 
action;  delictum. 

Deloee  ,  desloer:  Bl&mer^  repren- 
dre ,  faire  des  reproches;  dislattdare. 

Aucune  fois  a  rient  que  chit*  qui  rée  à  faire 
aucune  malice,  maine  compei^Ue  aTecqnea 
li ,  si  comme  de  ses  parena  on- de  ses  amia,  et 
ne  leur  dit  pas  che  qu'il  Tée  i  fere  pour  die 
que  il  se  doute ,  que  il  ne  C  dèshassent,  oa 
que  il  ne  vousissent  aler  au  fet. 

Coutume  de  Betuumsis. 

• 

Deloi  ,  desioi  :  Désobéissance  à  la 
loi ,  infidélité ,  faute  ,  péché. 

Deloi  ^  desioi:  Délai ,  retard  ;  di- 
laiaù'o. 

Deloiement  :  Dissolution ,  action 
de  délier;  de  i^i^vmo/i^^ablat.  deligaùo. 

Deloie  ,  desloir:  Retarder ,  diffé- 
rer ,  reculer  une  affaire  dans  le  des- 
sein de  ne  pas  la  terminer;  chercher 
à  Teffacer  ;  deiere ,  dilatare. 

Deloie  (mob  de)  :  Le  mois  de  dé- 
cembre. Voyez  Délaie.  La  charte  de 
Thiebaus,  comte  Palazinde  Champa- 
gne et  de  Brie  pour  la  coutume  de 
ces  provinces ,  Biblioth.  Imp,  Fonas 
de  tE^e  de  Paris  ^n"*  17  ,  est  ains 
datée: 

Ce  fa  fait  Tan  de  grince  noatre  Signor 
iaa4  le  jour  de  la  feste  de  Moel  on  mois  de 
deloir. 

Déloyal  :  Perfide  ,  traître ,  man- 
quant de  f6î. 

Déloyauté  :  Perfidie  ,  fausseté , 
trahison. 

Deloyee  :  Délier,  détacher,  rom- 
pre le  lien  ;  disligare ,  diUtare. 

Dels  ,.  lisez  dels.  :  D'eux  ;  Ulorum. 

Dels,  delzy  dueils  :  Deux  ;  de  duo» 
Ces  mots  ont  signifié  aussi  deuil,  cha- 
gpn  I  tristess^j  dolar. 


358  DEM 

Delt  :  Deuil ,  tristesse ,  chagrin. 

Bien  cuident  toz  qu'il  soit  muel , 
Dont  comença  li  ëfeft  no^el. 

Roman  de  Dohpatos, 

Deltkton  :  Triangle,  qui  est  à 
trois  angles ,  deltoton. 

Déluge  (mestre  du)  :  Celui  qui  a 
soin  des  eaux ,  des  écluses. 

Deluoier  ,  déjugier  :  Juger. 

Delt  :  Délai ,  retard.  Voyez  De- 

LAIEMENT. 

DEtTACE  :  Dommage;  de  damnum; 
eki  bas.  lat.  domagium, 

Demaigne,  demaiene y  demaine  y 
demainn€y  demengue,  demoine  :  Do- 
maine, pouToir,  autorité,  puissance, 
état ,  royaume  ,  terre  ,  ce  qui  est  en 
propre,  qui  appartient;  iiorninatio, 
dorninium  ;  en  bas  Bret.  damany;  en 
Angl.  deindtn, 

CX%  n^estoit  mie  Rois  de  gas, 
lie  Rois  de  fierges  ne  d'escas, 
Aîns  iert  adroit  fuis  Rois  entiers  ; 
Rubins ,  esmefaudes  et  safirs 
Cis  Rois  ot  sanblet  Carlemaine 
De  bien  garder  son  demoine» 

Phii,  MoiukeSffoL  637 , parlant 
de  Philippe-jiuguste, 

Demaig'nement  :  Sans  bruit,  eh 
cachette. 

Demaigneveut  ,  demainement  : 
Seigneurie ,  autorité ,  pouvoir,  état, 
situation ,  condition  ;  dominatio, 

Demaignement  ,  demainement, 
demenance^  demenement  :  Conduite, 
affaire ,  circonstances. 

'  Se  TOUS  estes  Taillkns  et  de  haute  pnIssAnce , 
IJnques  por  ce  n'aiez  le  povre  en  Tiltance, 
Tfe  por  ee  ne  sciez  de  mauTcse  bobance, 
Ife  ja  por  ce  ne  faites  mauvese  demenance. 

Le  Doctrinal  de  Courtoisie, 

Jl  Tons  me  rens ,  bian  Sire ,  puisqu'il  Ta  en- 

sèment, 
La  Ta  reçu  Bertrand,  et  la  foi  de  lui  prent, 
Ainsi  qu^il  appartiieot  en  tel  denuànemént. 

Fie  de  Bertrand  du  GuescUn, 

Demiiiter,  demelnner,  demeïler 


DEM 

(se)  :  Traiter,  négocier,  se  codnpor- 
ter ,  se  gouverner,  se  remuer,  s'em^ 
presser,  régir,  gouverner,  agir,  iour- 
menter  ,  s*agiter ,  se  conduire ,  se 
débattre  ;  de  minore, 

Od  lui  en  maine  la  Roîne 

Qui  moult  parest  cortoise  et  fine  ; 

Par  le  terre  en  va  li  no  vêle , 

n'i  a  valet,  ni  damiselle 

Qui  moult  grant  foie  n*en  demmni. 

Roman  de  Dôhpatotm 

Demainez  :  Seigneurs  ,  barons  > 
maîtres  de  domaines,  grands  ras- 
saux;  domini. 

Demaiht:  Maintenant,  à  l'in&tant. 

Demandée  :  Contfémander,  chan- 
ger, révoquer  l'ordre  donné. 

Demattoer  de  QUELQu'uir  :  S'in- 
former de  ses*  no'utelles ,  de  l'état  iie 
sa  santé. 

DKMAVDiT.KftKs  !  DeTOandènr,  Ce- 
lui qui  forme  utie  demande. 

Demaitdise  :  Enquête,  inforrioa- 
tion ,  demande. 

Demangier  ,  demangéer  :  Faire, 
causer  du  donunage  ;  damnum  agere. 

Demanois  ,  desrrtanois  :  A  Tins- 
tant ,  cependant ,  sur-le-champ,  pen- 
dant ce  temps ,  incontinent.  Ces  mots 
ont  été  pris  aussi  pour  noble,  illustre. 

Demant  :  Je  demande. 

La  prison  pour  Dieu  vous  detnaht 
Avec  luy  pardurablemeht  ; 
Et  se  tel  puis  estre  trouvé. 
Quand  je  serai  bien  esprouvé. 
Que  de  bien  servir  je  defaiUe  , 
En  aultre  prison  tôusjonrs  aille. 

Roman  de  la  Rose. 

Demautaire  :  Devant,  ci-devant. 

Démarcher  ,  demarchier  :  Aller 
en  avant ,  passer  outre  ,  commencer 
à  marcher ,  marcher  sans  être  assuré, 
marcher  sur  quelque  chose»  fouler 
aux  pieds. 

Demasiade  :  Dérangée ,  folle,  in- 
certaine ;  de  dementire, 

DemateHï.  f7>^^2  Dexajgxe. 


DEM 

DsMEZ  ,  demeist,  ilemest  .«-Parmi;, 
entre ,  au  milieu,  à  moitié  ;  de  mcdio. 

S«f  piez  gluat  et  dd  mêi  lo  cor»  ja  defofi 
lo  pont  jof  gcteizpar  alcun»  tr^noiri^hoiae^. 
S,  Grégoire,  U»,  4,  chap,  35. 

Pes  lapsus  est,  et  ex  mcdio  eorpore  jam 
extra  pontem  dejectus  ex  quibmdam  teterri- 
mis  viris, 

Dbnbinb  X  demenois ,  demoine  : 
Seigneur  de  fief ,  grand  yassal. 

Dexeinneb  :  Agir ,  condi^ire. 

DsiiEXENAffCE  :  Le  restant ,  oe 
qui  demeure ,  ce  qui  reste. 

Demenats  :  Pousse  ,  porté. 

D^MENCH^E  ',  demenche ,  demert- 
ehie  :  Certaine  mesure  de  terre  et  de 
crains  ;  demtïïisutn. 

Demeite  :  Conduite ,  train  de  TÎe. 

Béh BHi  :  Réglé ,  arrangé ,  mesu- 
ré. Démené  forain  :  Réglé  par  la  loi 
des  forains. 

Demenement  :  État,  condition, 
situation. 

Fane  et  homa  qui  le  jonr ,  une  fois  feiileinent 
y  uth  remembrer  sa  fin  et  ton  commencement, 
ParadÎB  et  eofer,  et  leur  eUfnenement , 
9e  pnet  eatre  dempnez,  s'il  a  entendement. 
*  Testam.  de  Jehan  de  Meung,  vers  ^o33. 

DixENEB  :  Traiter,  arranger,  con- 
duire ,  agir,  se  tourmenter,  s*agiter, 
s*empresser,  se  remuer,  se  compor- 
ter; de  rninare.  Démener  graru  joie: 
Se  réjouir.  Démener  dolor  :  Etre 
triste.  Voyez  Demaineb.* 

Si;Igneur  Teuillez  rona  acoUer , 
Je  voDs  requler,  si  nous  direz. 
Pourquoi  ainsi  vous  démenés, 

La  Veageanee  de  Jésus^hritL 

Dembneb  un  cheval  :  Monter 
un  cheval ,  le  conduire. 

Demkkeurb  :  Domaine ,seigneurie. 

D^MENG  :  Demeure ,  logis. 

Demehguer  :  Manger  ,  dévorer  ; 
de  manducare. 

Demehieb  :  Seigneur  domaaier^ 
propriétaire^ 


DEM  35^ 

.Dbme;u^eiieiit.  f7y^«  Db^ionhe- 

MENT  et  CaOISEMBlfT. 

Demenois.  Fbj^ez  Dembihe. 

CjE.iiENBAS,  démèneras,  demerxas: 
Conduiras ,  agiras ,  te  comporteras. 

Demenbiemes  (nous)  :  Nous  m^ 
nerions  ,.|ious  conduirions. 

DEMEitTANS  ,  demantans  :  Plai- 
gnans,  qui  se  lamentent. 

Deven TE ,  d^ft^'iioison  .*  Laçi^en- 
tation ,  chagrin ,  tourment ,  jpl^te , 
pleurs  ;  demenda* 

Di^mentee,  demjonfer  (9e)  :  Se 
tourmenter,  se  livrer  à  la  douleqr ,  à 
la  triste^e ,  se  plaindre  ^  tomber  en 
démence  ,  gémir ,  pleurer,  se  lamen- 
ter ,  se  ..d^SjÇfpértr  ;  dernehtire.  Ce 
mot  ne  signifie  point  se  préparer , 
comme  le  .dit  Tauteur  dû  Glct^saire 
du  Roman  .de. la  Rose. 

Lors  se  plaint  aux  Dieux  «t  démente, 
De^Tamonr  qui  si  le  tormeate. 

itonuM  de  la^Mote. 

Rnsl  se  plaint  et  se  deman^ 
La  pncéle  et  si  se  tormente. 

.Mqmam  dePerc^9çlj9l,%^,\V^. 

DéifBirTiEBS ,  endemeruders  :  'Ce- 
pendant ,  dans  ces  entrefaites ,  pen- 
dant ,  tandis  que ,  dans  le  temps  ;  in- 
tereà  ;  en  >anc .  Pro v .  déménUe* 

Demebbas  :  Demeureras, -ooadai- 
ras.  Foyez  Dbmerbas. 

Dbmbsisb  :  Propre ,  oonvenable  ; 
fonds ,  propi;iété. 

Demesube  (a)  :  Outre  .mesure , 
bien  plus ,  -à  outrance ,  avec  ejLcèi. 

Demesube  :;Peu  s^ge ,  inconiÂdé- 
•ré ,  excessif,  wàtvé  ,  qui  paAse  les 
bornes ,  déréglé  ,  prodigue,- libertin. 

Demkubahce  .'Domicile,  demeure, 

habitation  ;    demoratio  ,;     an   bas 

Bret.  demearanez. 

Puis  la.  mer  s*«n  aDa 

Aux  derniers  lie^x,  sa  defnçura^cû  fffifnt , 
EnTironoant.de  tqus  cotés  la  tefre. 

JUàrot. 

DsifEqB^,  demeurahce,  demeu^ 

4 


SÔo  DEM 

rée  :  Retardement ,  attente  9  dclaî  ; 
demoratio^ 

Demeurgeut  :  II&  demeurent. 

Demiaus  :  Sorte  de  mesure  pour 
le  bled  ;  demensum, 

Demi-ceint,  demi'Çaint  :  TabKer, 
eelnture  d'argent  avec  des  pendans 
que  pbrtoîent  les  femmes  du  peuple  ; 
setnicincûwn. 

Demi-ceintiek  :  Artisan,  ouvrier 
'  qui  faîsoit  des  demi-ceints. 

Demicelle  :  Demoiselle  ;  dotni- 
eella.  Voyez  Dameisei;». 

Pemi-chiot.   Foyez  Demi-ceiht. 

Demioiton  :  Terme  de  musique  ; 
la  tierce  mineure. 

Demie  :  La  moindre  chose ,  rîea. 

Par  nuit  entrerai  chiex  t*amie , 
Et  li  dis  que  tu  D*as  démit 
Ne  denrée  de  ton  aroir, 
,      Xot  as  perdu  à  icett  coir  » 

Te  vueUe  icest  soir  herbergier^ 
.  Ao  matin  t*en  voudras  aler 
Ains  jor ,  por  ce  c*ou  ne  te  Toie. 

FeJfL  de  la  Borse  pleine  de  sens, 

Demierkes  :  Mercredi  ;  dies  mer- 
turii. 

Demi-heâulme  :  La  moitié  d'un 
Heaume  ;  un  casque. 

Et  Saintré  le  fiert  an  bas  du  demi-Jteaidate 
ctsaUnce  dinssa  entre  la  pièce  et  la  rondelle. 
Roman  du  petit  Jehan  de  Saifitré. 

Deminem EHT  :  Saisie  faite  au  nom 
du  seigneur  ou  du  propriétaire  de 
,  Tobjet  saisi. 

DEMiirER:Mettre sous  la  main  du  sei- 
gneur ou  propriétaire,  réunir  au  fisc. 

DEMI  lie  A  :  Diminuer  >  amoindrir; 
•  diminuere. 

Demion  :  Dcmi-septier,  mesure. 

Demi  quart  :  Monnoie  d*argent 
frappée  par  ordre  d'Henri  m  ; — coi- 
g née  en  la  pile  à  Técusson  de  France, 
timbrée  de  couronne  fleuronnée  et 
impériale ,  et  en  l'autre  face  à  la  croix 
flprencée  9  valant  sept  sols  six  de- 
awr$  tournois  »  qui  font  la  hoîtième 


DEM 

partie  de  soixante  sous  tournon,  fkî- 
sant  la  valeur  de  Técu  sol  de  France  > 
pour  laquelle  raison  il  a  le  nom  de 
demi-quart  y  et  porte  en  s»  pile  le  chif- 
fre du  nombre  octonaîre.  —  Nicod. 

Demissionatre  (enfant)K>rphelin. 

Demi-temps  :  Partie  du  bréviaire  y 
celle  d'hiver  ou  d*élé. 

Demoere  :  Retard,  délai,  attente  ; 
demoratio. 

Car  il  ne  proient  estre  leyinée ,  les  Egip» 
tiens  eux  eonstreinans  de  issir ,  et  ne  suflrans 
eux  fere  nule  elemoerey  ne  il  ne  pooient  à 
ecconre  de  rien  apparcillier  de  puhnent. 

Trad  de  la  Bible,  Exode,  cA.  12 ,  'vers.  ^9. 

Ifeque  enim  poterantfermentari,  coeenii' 
eus  exire  AEgjrpdts ,  et  nullamfacere  sutenii^ 
bus  moram  :  nec  pulmenti  quidquam  occwrv- 
rai  prteparare» 

Demoigh E  i  demojrne  :■  Domaine  > 
propriété. 

Demoiselle  :  Fille  de  joie,  et  celle 
qui  les  gouverne. 

Demonceler  :  Oter  d'unmoncean. 

Demohiacle  :  Fou  ,  insensé. 

DËMOiiiAR:Etrc  possédé  du  démon. 

Demonie  :  Obstacle,  opposition» 
chose  désagréable. 

Demohiteir  :  Intenter  un  procès. 

Demohhement  :  Procès,  difficulté. 

Demoitoir:  Poursuivre  en  justice. 

Demonstrauce  :  Signe  ,  démons- 
tration »  exhibition ,  indication  ,  re* 
présentation  ^  demonstraniia. 

Demonstréeur  (doigt)  :  L'index, 
doigt  qui  montre  ,  qui  indique. 

Demoustrebe  ,  dcmonstreresse  : 
Qui  démontre ,  qui  prouve  ,  qui  en- 
seigne ,  qui  indique  ;  demonsirator, 

Demor,  demoraige ,  demorance, 
demoréCy  demoremcnt,  demorie^de- 
morison  ,  demouraison,,  demourance^ 
dcmourée  :  Délai ,  retardement  y  ab- 
sence, séjour;  demoratio.  Sans  de^' 
mor  :  $ur-le-cliamp  ,  sans  délais 

Et  ont  ponrpensé  sans  ralaoa 
Une  trop  mortele  tnison  » 


DEK 

U  cmîdeBt  tôt  de  TOir 
■  It  paîc«  d«ceToir  » 
it  pUu  grant  demorée 
ODt  eBMmble  atonée. 

MonuM  de  Dohpatot. 

.HT  :  Le  restant ,  le  résidu. 
;k  ,  demourer  :  Retarder , 
habiter,  s*arréter,  atten- 
;  demoreui;  en  anc.  Prov. 
en  Langued,  dëmoureu 

hom  de  grant  hurdement, 
eles  Guinguebrcfil , 
os  eonnnîs  est^îl; 
il  TÎaut  plot  demorer 

kardement  esprorer. 

\n  de  PereeviU,  fol,  1 1 1 ,  F*. 

ftisoN  :  Retard  ,  délai ,  de- 
ttente;  demoraiio.  Voyez 
rcB. 

KAMEir  :  Apparence,  mani- 
apparition;  demonsiratio, 
i  :  C*étoit  le  temps  qui  s'ê- 
tre prime  et  tierce  ;  démo- 
i  Charles  vi,  depuis  P&ques 
mi-août,  on  n'ayoit  laper- 
;  Tendre  de  la  viande  frai- 
epuis  les  prières  de  prime 
Iles  de  tierce. 

LANCE,  demoraige,  demo^ 
sidence ,  et  bien  -vacant  par 
r  demourance  :  Séjourner, 
Tenir  demourance  en  un 
y  fixer  son  domicile. 
lÂNT  (au)  :  Au  reste,  après 

iim  :  Absence ,  séjour  ^ors 
i ,  retardement  ;  de  démo- 

iBB  :  Repos,  tranquillité. 

(ELLE  :  Fille  de  joie,ou  celle 

lYcrnoit.  Voy^,  Dameisblb. 

cz  :  Auprès ,  proche. 

;iL  ,  Dompter,  assujétir, 

;  donùtare. 

ïB  :  Dissimuler ,  éviter  d'à- 

dédire  ;  denuUare  ;  en  bas. 

tare* 


DEir  36f 

DBMirsaBm  :  Cacher ,  sonstfatre  à 
la  eonnoiêiance ,  couTrir. 

Dbxt-cjuiom  :  Chalumeau  ,  flûte  » 
instrument  ée  musique;  de  canon. 

Dbhamt  :  Avant ,  auparavant  ; 
aniê. 

DBiTAmxAL  :  Étalon  du  poida  de 
l'espèce  de  la.  monnoie  qme  l'on  la- 
brique  ;  de  denarius, 

Deitaus  :  Haut-de-diausses  »  une 
culotte  ;  en  Prov.  dénaou, 

Devcueb  ,  iTen  ekies  :  De  ches, 

Dehoespet  :  Depuis  le  temps. 

DiviAETitE  :  Eut  vil,,  abject  » 
d'une  extiéflae  bassesse. 

Denjkiae  :  Nettoyer,  purifier. 

Deeeie  :  Donner,  fiire  présent» 
gratifier  ;  don4am* 

D^HixAET  V  NqmkttémeBiL 

Dbhbxee  :  Dénommer,  nommer, 
donner  un  nom;  tknùmimanK 

Deheb^bs  ,  denierées  s  Choses  ou 
denrées  de  peu  de  valeur  qui  s'àche- 
toient  à  vÛ  pris;  de  denarius;  en 
anc.  Prov.  4Êënëiradas. 

Dbhibb  blahc  a  la  coubohke  : 
Monnoie  qui ,  sous  le  roi  Jean ,  va- 
loit  cinq  deniers  tournois.  Le  nom 
de  denier  étoit  donné  indbtincteinent 
à  toutes  les  monnoiesfnnçoises.  Uhc 
pièce  d'or  o«  d'argent  étoit  appelée 
€lenierd*oT,  dIsiiMr  d'argent.  Le  de- 
nier parim  valoit  un  quart  de  plus 
que  le  denier  tournois*  Aussi  les  pa- 
risis  étoient-ils  nommés  monnoie 
royale ,  forte  monnoie  ;  et  quand  on 
àisoit  un  denier  à  valeur  dor  ,  ou 
un  denier dt or ^  il  u'étoit  question  que 
du  parisis ,  et  non  d'une  monnoie 
d'or ,  parce  que  l'évaluation  de  ce 
métal  étoit  alors  plus  forte  que  celle 
de  l'aigentn  est  fiiit  mention  de  plu- 
sieurs sortes  de  deniers  qu'on  nom- 
moit,  aux  xiii^et  xiv«  siècles,  Barois^ 
Blancs,  Bourdelois,  DonisienSf  Farts^ 
Lomsiem,  iftinsois,  Ntrets^  Pmriris^ 


352  T)  E  N 

Piclevin  ,  Tournois ,  Fiennois ,  fcc. 
et  de  deniers  d*or  ,  autrement  ap- 
pelés//on'/i.f ,  savoir ,  denier  d'or  à 
la  chaise ,  valant  25  sols  ;  denier&ov 
à  la  masse,  valailt  22  s.  6  d.;  denier 
d'or  à  la  Reine ,  valant  16  s.  8  d. 

Denise  Dibu  :  Ce  que  Ton  doiîife 
pour  la  sûreté  d*un  marché ,  de  la 
location  d'une  maison ,  à  présent  on 
dit  9  le  denier  à  Dieu. 

Nous  «Dtendons  que  nurchié  est  {i%y  si  tost 
eonme  il  est  créantes  à  tenir  par  Taccord  des 
parties  ,  entre  gens  qui  pueent  (peuvent)  fere 
mardi iés  où  conTenancbes'^le  ce  dont  il  font 
marcliié .  où  si  tost  coume  le  tienier  Dieu  en 
est  doiféd  ;  car  chascun  de  cbes  trois  choses 
rault  coniPvnnement  (  confirmation  ,  sûreté  ) 
mais  che  entendons  nous  desmarchiés  qui  sont 
fets  purement  sans  condition  ;  car  la  ou  con- 
dition i  est  mise ,  il  conrieut  que  la  condition 
«oit  aemplie  ,  ou  le  marchié  est  du  nule  valeur. 
Couttune  de  Beauvoisis  ,  chap,  34. 

Denie&s  de  testes  :  Capitation , 
impôt  pour  subvenir  aux  frais  d'une 
guerre  ;  de  denarium, 

Deicoi  y  dermjre,  denoie ,  denojre, 
desni  :  Refus  ,  négative  ,  désaveu  ; 
denegatio, 

Deitoieitt  Inutilement  ,  qui 
n'existe  pas  ,  de  nihil  sians. 

Deitoier  :  Refuser,  dénier,  assu- 
rer le  contraire  ;  denegare, 

Denols  :  Les  genoux ;.^/2i«i;  en 
Prov.  mod.  denoidl. 

Denomb&ance  :  Dénombrement, 
ënumération  ,  détail  ;  dimtmeraùo. 

Dehommement  :  Dénombrement, 
déclaration  ;  denomineitio. 

Dénonciateur  :  Courtier,  «agent. 

Dbnqui  :  De-là  9  jusques. 

Denrée,  denerée  :. Revenu iie de- 
niers ;  den€uium»  C'étoit  ce  qui ,  chez 
nos  aïeux  ,  se  «lonnoit  pour  un  de- 
nier ,  et  qui  étoit  alors  d'un  prîxbien 
plus  considérable  quamjourd'hiii. 
Dans  le  temps  où  Targent  étoit  extrê- 
mement rare  ,  le  taux  des  espèces 
très-bas  rendoit  Je  rapport  des  ier- 


res  très^oible.  On  nomaoit  éénree 
de  terre  un  terrein  qu'on  estimoit  de- 
voir rapporter  un  denier  par  an.  Ce 
terrein  étoit  selon  «sa  bonté ,  ou  le 
pays  dans  lequel  il  étoit  situé,  de  240, 
2 1 3  ou  180  verges ,  de  chacune  dix 
pieds  de  roi.  Une  denrée  de  vin, dans 
le  Fabliau  de  la  Crote ,  étoit  une  me- 
sure qui  contenoit  pour  un  denier  de 
vin ,  ainsi  des  autres  choses  ;  et  de-Ia 
on  a  appelé  toutes  les  menues  mar- 
chandises des  denrées ,  parce  qu'elles 
se  vendent  à  des  prix  médiocres. 
Beaumanoir ,  dans  la  Coutume  de 
Beauvoisis  ,  ehap.  â5  ,  explique  la 
différence  des  denrées  menues  mar- 
chandises ,  d'avec  les  autres  effets.  Ce 
mot  a  aussi  servi  pour  exprimer  quel- 
que chose  de  peu  de  valeur.  :Du.  La- 
tin denariusy  Ton  a  fait  €iemer;tt4fi 
celui-ci,  denrée. 

Sire  Reniers  i  est  Tenus, 

<Si  li  demande  que  il  faut , 

£t  cil  jure  que  Diex  le  saut  (sanvc) 

C*onques  à  nul  jor  de  sa  vie. 

N'en  sot  denrée,  ne  demie. 

FiUL  de  la  Borse  plaime  de  mms. 

Denrener  :  Trafiquer ,  négocier; 
exercer  le  commerce. 

Dens  :  Epais,  épaisse  ;  densus, 

Estcn  ta  main  en  ciel ,  et  soient  ténèbres 
■  sour  la  terre  de  Egipte,  tant</<evuei-qa-*il  pat- 
seut  palpicr.    Bible,  Exinie,  eh,  io^vers»%i. 

\Extende  maaum  tuant  m  cœlum  »  et  sint 
tenebrœ  super  terrant  M>gjrpd,  tam^àueàm 
Ut  pçfipari  queant, 

«Dental  :  Ce  qui  tient  Je  contre  de 
la  charrue ,  Tendroit  où  il  est^atta- 
ehé  ;  dentale  ;  en.  Prov.  detUaau. 

Dentilloun  :  Chicot ,  dent  cassée 
dont  il  ne  reste  .qu'un  petit  morceau  ; 
de  dens, 

•DsNUNCEOR  :  Traître,  dénoncia- 
teur ;  denuntiator, 

Deooande  :  Accident  mortel  ;  et 
.selon  Ducai)ge ,  .accident  qui  îêx\  per- 
dre la  vie.   ' 


DEP 

BSouTsirï,  dëoutetrên  :  Débiteur, 
obligé^  redevable;  debitor. 

D^PAisié  :  Furieux,  qui  est  en  co- 
lère; dispacatus. 

l!>EPAif  i  ,  dépanné  :  Déchiré ,  dé- 
guenillé ,  mal  Têtu  ;  ce  qui  est  en  lam- 
"beaux  ;  de  pannus;  en  bas.  la  t.  de^ 
punnùy  depanus. 

DEPAirsa  :  Déchirer,  mettre  en 
laïnbeaux  ;  en  bas.  lat.  depanare. 

Depa&igsr  ,  deparaigery  dispdra- 
ger  :  Mésallier ,  marier  quelqu'un  à 
une  personne  d'inégale  condition  ; 
dUparare.  Voyez  Par  ace. 

De  PAROLE  a  :  Médire,,  parler  mal 
de  quelqu'un ,  décrier ,  diffamer. 

Département,  départie,  depar^ 
dr  :  Départ ,  séparation ,  éloigne- 
aMBt,  distribution,  division;  dispar- 
iio;  en  une.  Proy.  dèparièmen. 

«Departbresse  :  Exécutrice  testa- 
'■lentaire ,  femme  préposée  pour  faire 
les  partages  d'une  succession. 

Départie  :  Départ  ,  séparation  ; 
ie  trépas. 

DsPARTiniv  :  Dénombrement , 
contestation ,  diTision  ;  dispardo. 

Départir  :  Partir,  s'en  aller,  s'é- 
loigner ;  séparer,  diviser,  distribuer, 
'faire part ,  accorder,  donner,  com- 
muniquer ;  dispèrtire.  Barbazan  le  dé- 
rive de  pardri  ,  imperùri  ;  en  ancien 
VtOY .  départir  y  se  retirer. 

I«*i^>coliicion  TOUS  dépars 
Od  nom  d*ainours  le  Dieu  Taillant 
Et  par  ainâî  de  vou«  me  pars. 
Or  ne  aoîes  pins  deffaillant. 

Confession  de  la  Mie  Fille, 

Depasié  :  Transporté  de  colère , 
furieux  ;  formé  de  peur. 

Depecast  :  Il  manqua ,  il  faillit, 

Depecemeut  ue  mariage  :  Sépa- 
ration ,  divorce. 

DEPEctfEUR  :  Qui  transgresse  la 
loi  f  infracteur. 


D  E  P  363 

Depscrier  ,  depeeier  :  Déchirer , 
rompre  ,  mettre  en  pièces. 

DsPEGiER  UH  jugement  :  C'est 
l'aimiiler ,  le  casser. 

Di&PXNAiLL'é  :  Mal  vêtu,  f^oyet 
Dbpa'»^. 

Depeic UEUR  :  'Trodigue ,  qui  'dé- 
"pense. 

DEPEmncE,  despendre  :'I}é^etî^T^ 
'payer,  prodiguer,  donner  en  paie- 
ment; dependere  y  dispendere. 

En  c*cit  antM  fablel.  parole 

De  deux  clers  qal  Tiennent  d*escolef 

Despendu  orent  leur  aroir 

En  folie  plas  qu*en  saroir. 

Pmbliau  de  Gomèert  et  dês  deux  Clercs, 

Depekhiê  (  S.  Etienne  le  )  :'Le  jour 
de  l'invention  du- corps  de  ee  saint; 
depenné  vient  de  à  pœrds'Uberatus. 

Dépense  :  Lieu  d'un  couvent  où 
l'on  serre  le  pain ,  le  vin  et  la  vais- 
selle. 

Depert  :  Perte,  ruine, dommage; 
de  disperdere. 

'Depescuement:  Division  ^partage. 

De  pie  ,  depié  :  'Mutilation ,  rup- 
ture ;  démembrement  de  fief. 

Depieça,  hsez  de-piece-a  ;  Depuis 
long-temps ,  il  y  a  long-temps  ,  il 
"s'est  passé  un  long  espace  de  temps. 

Je  suis  de  pieca  disposé 

A  mon  poToir  de  te  respondre 

Sor  ce  qui  sera  proposé. 

Danco  aux  Avmtgks, 

Depier,  depeder,  depiecer  tViffm- 

pre ,  diviser,  séparer  ;  démembrer  un 

'fief,  désunir,  couper  par  morceaux  , 

-abolir,  subroger  ;  t/^/^eoeare •  et  de- 

peseare. 

Bone  Canse  a  le  femme  de  sol  partir  de  son 
■  mari,  en  depeciant  do  tout  le  mariage,  on  en 
-soi  eslongier  de  lui ,  qvant  ele  a  mari  jqui  Ha 

▼eut  faire  pechier  de  son  cors ,  ne  par  loier  » 

ne  en  antre  manière. 

Coutume  de  Beauvoisisy  chap.  57. 

Depiqusr  :  Gataoer  9  adoucir ,  ap- 
poiser. 


■  f 


364  B  E  ? 

DipiriMFif  T,  depiteusement  :  Ayee 
chagrin ,  avec  peine  et  colère. 

Di^piTKUs  ,  depitos ,  depittecdre  y 
despiteux  :  Mutin ,  qui  se  dépite  abé^ 
ment ,  colère  ,  sans  pitié ,  cruel  ;  de 
dispectus.  Se  dépiter  :  $*indigner« 

DsPLAiir  :  Sommairement. 

Deplainte  ,  déplante  :  Plainte , 
gémissement,  lamentation  ;  planctus* 

Eiui  ke  lo  ris  tomet  en  plor^  lo  cliaat  en 
depltmte.  Sermons  de  S,  Bernard^ 

Ut  risum  in  luctitm  ,  cantum  in  planctum , 
gaudium  in  mœrorem  convertebat, 

Deplaisange  :  Mélancolie,  cha- 
grin, tristesse,  àé^\2L\ÛT\dispUccntiam 

Deplayer  :  Couvrir  (k  plaies , 
faire  des  plaies ,  en  être  couvert , 
blesser  ;  en  bas.  lat.  depoUare. 

Déplia  BLE  (temps)  :  La  saison  où 
Ton  relire  des  champs  ce  qui  n'y  est 
utile  qu'en  été. 

Depointer  :  Oter  de  place  ,  pri- 
mer d'un  emploi ,  d'un  office ,  ou  de 
quelqu'autre  chose  ;  dcpunctare, 

Dkpopuler  :  Dépeupler ,  ravager , 
détruire ,  anéantir. 

Déport  ;  Réjouit ,  s*amuse,  se  dé- 
lasse ;  du  verbe  déporter. 

Déport  :  Délai ,  retardement ,  fa- 
veur,' ménagement ,  dépôt,  surséance 
accordée  ;  badinage  ,  raillerie  ,  joîe  , 
contentement ,  plaisir  ,  délassement. 
A  grant  déport  :  Fort  vite ,  à  grande 
hâte  ;  formé  de  la  particule  de ,  et  de 
portas,  selon  Borel. 

Déport  :  Droit  que  le  Seigneur 
prend  sur  un  fief  servant,  lorsqu'il  n'y 
^  point  d'homme  pour  le  desservir. 

Déporter  :  Se  réjouir ,  se  délas- 
ser ,  se  divertir  ,  se  récréer  ,  être  en 
joie ,  cesser  de  travailler  ,  exempter, 
favoriser ,  épargner  ,  donner  du  dé- 
lai ,  porter ,  supporter. 

Amors  TaToit  fait  à  «es  mains 
Por  les  fiuB  amans  conforter , 
Et  por  les  maolx  miex  déporter, 
*  Homan  de  la  Rose^  vers  1866. 


DEP 

Dépovrter  (se)  :  Se  dispenseF. 
'  Deprehender  :  Surprendre  ,  at- 
traper ,  prendre  sur  le  fait  ;  depre- 
hendere, 

Deprkhension  :  Surprise ,  décou- 
verte ;  deprehensio, 

Depreu DRE  :  Découvrir  ^ .  sur- 
prendre. 

Depri  ,  <ie^wr:  Diminuer  de  prix; 
Ce  mot  étoit  encore  en  usage  lorsr 
qu'on  vouloit  acquérir  un  héritage. 
On  alloit  trouver  le  seigneur  en  la 
censive  ou  dans  le  fief  où  il  étoit  sp- 
tué  pour  avoir  diminution  des  droits 
de  relief  :  ce  que  l'on  appeloit  deprUnf'. 
Déclaration  d'un  héritage  acquis  ;  dé- 
lai accordé  par  le  seigneur  pour-  le 
remboursement  des  droits  seigneu- 
riaux» 

Deprier  :  Prier  avec  instanee, 
supplier ,  invoquer  ;  deprecari.  Lés 
modernes  se  sont  servi  de  ce  mot 
pour  révoquer  un  engagemeat  y  vat 
promesse. 

Déprimer  :  Réprimer,  contenir, 
mettre  un  frein  ,  modérer  ,  retenir. 

De  PRIS,  deprisahle  :  Méprisable, 
dont  on  ne  fait  pas  cas  ;  et  conveu- 
tion  sur  le  prix  de  quelque  chose. 

Deprisemeht  :  Mépris,  dédain. 

Dé  PRISER  ,  desprisier  :  Mépriser, 
ravaler,  rendre  vil;  depretittre* 

'Bbsmer  Toldrai  et  desprisier 
Ceuls  que  je  roldrai ,  et  prisier 
En  dix  plesanz  sans  Tilonie. 
*  Bible 


De  PRIVER  :  Cesser  de  traiter  quel- 
qu'un avec  la  familiarité  accoutumée. 

Déprourer  :  Députer,  hâter,  pré- 
cipiter :  depmperare. 

Depser  :  Fouler, pétrir  ;  depsere; 
d'où  l'on  a  pu  faire  dépecer,  couper 
en  morceaux.  Voyez  Depiei^. 

Depues  :  Depuis* 

Drpulier  :  Publier  ,  annoncer  ,l 
divulguer  |  rendre  public  ^publicare. 


D£R 

S.  Grégoire,  dans  ses  Dialogaes,  Uy.  t, 
A,  s,  parlant  du  moine  Ldberlinus  : 

D«  cni  ja  toit  ce  ke  plaison  Tertus  certaÛM 
raoootemeiu  de  ^\\xitort9\tdeptUiee,  Mkedent 
Laurent  li  religions  beirs  à  loi  fut  très  priveis. 

De  quo  quanwis  'virttues  multas  pbirimo- 
numnarratio  C€rta  rvl^yertl^rrofdtctus  tq^n 
LmttreMtùu  niigioêut  vir  ei  /àmiiiarisstmus 
fuit. 

D'où  notre  mot  chanter pouiUe ,  di- 
Tnlguer  y  publier ,  déclarer  les  fautes 
de  quelqu'un  ,  lui  reprocher  ses  fau- 
tes ;  de-là  aussi  le  -motpouiUé  ,  qui 
est  l'inTentaire  de  tous  les  biens  d'un 
état,  d'une  province,  d'un  diocèse , 
et  qoi  doit  en  donner  une  juste  con- 
noîssance. 

BxpDTÂXEE  ,  deputere ,  deputers  , 
deputhaire  :  Méchant,  cruel ,  traître , 
pôrfide ,  de  mauvaises  moeurs ,  bas , 
abject  ;  de  depudere. 

DspuTsa  :  Croire,  penser,  repu- 
ter ,  accuser  une  femme  de  débauche; 
deputare. 

DEQUEKia ,  dequeurir  :  Découler , 
couler ,  fluer  ;  decurrere, 

Dequeurt  :  n  découle. 

Dbqubuyeie  :  Découvrir^  iHsco- 
qperire, 

DxaAiHÂ  (à  la)  :  En  dernier  lieu. 
DEaAiirBME]ffT:Dbcours,harangue. 

DsEAiHiER  ,  deraisner  :  Parler, 
discourir ,  haranguer  ;  prouver  son 
droit  en  justice  ;  de  ratiocinari. 

Desaihiess  ,  derainiere  :  Haran- 
gueur ,  parleur ,  discoureur. 

ÏÀ  lirref  de  Salomon  en  cni  ces  choses  sont 
«tcrites ,  Eeclesiastes  est  apeleiz.  Or  Kccle- 
sUstes  proprement  dertùniers  est  dit.  Or  cl 
deramement  est  fors  mise  la  sentence  parmei 
cni  b  frintoose  noise  de  la  turbe  soit  rapres- 
aeie  t  et  quant  li  plnîsor  sentent  diverses 
choses  parmei  la  raison  del  derainant ,  sont 
Deneit  à  une  sentence  gieres  ici  si  livres  por  ice 
deramieres  est  dit;  car  Salomons  prent  en  lui 
lo  sens  de  la  frintant  turbe ,  par  ke  il  ces  choses 
4ict  par  denuuidjses,  lesqueiz  estre  se  puet 
par  temptation  sent  la  nient  sage  pense. 
Diatomées  de  S.  Grégoire,  ftV.  4,  chap,  4. 


DER 


365 


Stil9ffioii«r  Uber  m  quo  kofe  tcHpia  smnt, 
Ecclesiastes  appeUatus  est,  EecJesiasteâ  autem 
ffropriè  concionator  Mdtur,  In  concione  'verb 
sententia  promitur  ,  per  quam  fumuiettosut 
iarbce  seatiio  eomprùnatur ,  et  cùm  multi  c/.'- 
¥ersa  sentiunt,  per  coucionantis  ratioa^m  ad 
unam  sententiam  perdueuntur.  Hie  igitttr 
tiber  id  eirco  concionator  dieùur,  quia  Salo- 
mon in  eo  quasi  tumultuantis  turbœ  suscepit 
senmm ,  ut  ea  per  inquisidonem  dieat ,  quœ 
fartasse  per  tentationem.  imperita  tnenssentiau 

'  Déraison  :  Malice ,  folie ,  raille- 
rie ,  mauvaise  action  ;  ce  mot  est 
formé  de  rado, 

Derârarâ:  Dernière.  FoyezJdkL-- 

EAIN. 

Deris  :  Peau  de  mouton. 

Derature  :  Sillon  plus  profond 
que  les  autres  qui  sépare  deux 
champs ,  et  sert  à  les  faire  distinguer  ; 
de  radius. 

DÎBRAziOAR  :  Déraciner,  arracher  ; 
deradicari;  en  Prov.  mod.  dëriga, 
dërega,  dariga. 

De  rechief  :  De  nouveau ,  une 
seconde  fois  ;  d^'teriim  et  de  caput  ; 
en  anc.  Langued.  dërëco  /  en  Prov. 
dfirëcap  et  dërec ,  de  suite.  Voyez. 
Chief. 

Deréiral,  derêr  :  Le  dernier.  Foy* 
Daarain. 

Deresicer  ,  deresnier  :  Mériter, 
être  digne.  Voyez  Derainier. 

Drresnié  :  Harangué;  et  suivant 
Borel ,  mérité. 

Deresnier  :  Parler ,  haranguer , 
plaider. 

le  suis  confès  reraiement. 
Et  reçni  ton  cors  dignement; 
Qui  ensi  mnert  Ten  nous  tesmoîgna 
Que  Diex  ses  péchiez  li  pardoigne , 
Vos  saves  bien  se  je  Toir  di, 
Céens  entrai  sans  contredit , 
Quant  cécns  sui ,  porqu*en  iroie , 
Vostre  parole  desdiroie , 
Quar  ottroié  ares  sans  faille 
Qui  séens  est  que  ne  s'en  aiUe, 
TSe  TOUS  n*en  mentirez  por  moi. 
Vilains,  dist  Diex,  ^t  je  Totroî 
Paradis  as  si  deresnié. 


366 


DBR 


Que  par  plAidi«r  Ta*  gaanBi^» 
Bien  ses  avant  mètre  ton  verbat 

Ft^l.  du  VUam  qui  conqui$tParadupmrfltU 

Dee£ze  :  Usé ,  vieux  à  force  de 
servir. 

Debider,  deriser  :  Se  railler,  se 
moquer;  deridere.  ' 

DEaxLÈ&E  :  Espèce  de  sablonnière». 
lieu  où  Fou  tire  de  1»  terre. 

Dérocher  :  fouler  d*ua  rocker, 
tomber,  écrouler  ;  et  suivant  Monet , 
purger  de  crasse. 

De  rouer  :  Cultiver  ;  derodere. 

De  ROI ,  desroys  :  Désordre  ,  dé- 
faite entière  ,  déroute;  disrupûo  ;  en 
anc.  Prov.  derocs ,  ruines. 

Deroié  :  Déréglé,  sorti  de  la  règle^ 
de  la  raie. 

Derompre  ,  desrompre  :  Briser , 
rompre,  fracasser,  casser  »  déranger, 
débaucher;  disrumpere. 

De  ROM  PU,  dcrosy  deroup,  deroups, 
deroupt ,  deroupts  ,  derouts ,  des^ 
rompu,  desros  ,  desroupt ,  desrouts  : 
Kompu  ,  brisé ,  fracassé  >  dérangé  , 
débauché  ;  disruptus, 

Derohig  :  Plante  bonne  pour  1^ 
guérison  des  morsures  de  bétes  veni- 
meuses ;  doronicum, 

Deroupte  ,  déroute  :  Rompue,  bri- 
sée ,  déchirée  ;  disrupki  ;  et  inter- 
ruption ,  désordre ,  confu&ion  ;  rup- 
ture ,  hernie  ;  disruptio  i  en  ancien 
Prov.  dërompëmën. 

Deroutte  :  De  suite. 

Deroti^  ,  desroyé  :  Fou ,  égaré , 
qui  s'écarte  de  la  voie  du  bon  sens. 

Deroter  ,  desrojrer  .*/  Dérégler , 
égarer.,  déranger,  sortir  de  son  che- 
min ,  du  bon  sens ,  dérouter ,  dé- 
tourner du  bon  chemin ,  corrompre. 
Selon  Borel  ce  mot  est  composé  de  la 
préposition  de,  et  de  roye ,  qui  veut 
ciire ,  ornière,  sentier;  deviare;  mais 
il  vi,?n^.  de  deruere»  Mettre  en  dé- 
roule ,  n'est  -  ce  pa5  jeter  en  bas , 


DER 

• 

précipiter ,  abattre ,  renverser  ?  en- 
anc.  Prov«  dcrocar  ;  en  Prov.  modk. 
dërouca.  Se  deroyer,  c'est  se  mettre 
en  déroute. 

Les  Grejois  qui  trop  se  desrqyent 

Menèrent  à  destruction. 

•  OvitU ,  Mss,  cité  par  BcnL 

Derrabs  :  Un  pain  du  prix  de 
deux  deniers. 

Derrain  ,  derraaine  ,  derraine , 

derrains  ,  derrenier,  denien  ,  des- 

rein  :  Dernier,  dernière  ;  et  derrière'; 

au  figuré  ,  les  dernières  années  ,  la 

vieillesse. 

L*hoîr  mÀle  de  la  famé  derraine  emporte 
Taineetsée,  chest  à  saroir  les  deux  partadea 
fiés  et  le  chlef  maooir  et  Tournage  de  aea  aer 
retirs  de  la  tierche  partie. 

Coutume  de  Beauvoisis ,  chap,  i3.- 

DERRAINSTEZ9  deireneteZf  derrei^ 
netez  :  Extrémité ,  fin ,  bout ,  limite. 

Oiea  cousait,  et  pren  discipline,  qn«  ta 
aoiea  sages  en  tes  deirenetez, 

Trad,  de  la  Bible ,  Prov,  ch,  1 9,  vers,  sa 

jdiuK  comilium ,  et  suscipe  discipUnam.,  ut 
sis  sapiens  in  novissimis  tuis. 

Remembre  tes  derraimetez  en  tous  tea  ore- 
reigoes ,  et  tu  ne  pedieras  en  pardurable. 
Trad,  de  la  Bible,  Ecclesiase.  ch.  7,  vers.  4a 

In  omnibtts  operibus  tuis  memorare  aoTii* 
sima  tua,  et  in  œtemum  no/» pecemèis, 

Derramme  :  Serment  fait  en  jus- 
tice ^  par  lequel  on  s*engage  à  prou- 
ver par  témoins  la  vérité  de  ce  ^u*oii 
avance. 

Derruble  ,  deruble  :  Cavité  d*un 
rocher,  précipice  ;  deruptum, 

Dessoi^s  celle  roche  où  il  ert 
Batoit  la  mer  en  un  aouble 
En  un  barre  sous  un  derruble. 

Roman  de  Gojuvain, 

Ders  ,  dersclet:  Ciel  ou  dais  ({u'on 
meltoit  au-dessus  de  la  table  du  Roi, 
dais  à  porter  le  Saint  Sacrement. 

Drrtre  :  Dartre  farineuse. 

Dertrutie  :  La  maladie  de  dar- 
tres y  grattelle. 


Btev  :  Ckène^  du  Gttcihms;  d'oh 
i  hàs  Bret.  dentu,  et  le  Françoi»- 
'rujrdcm 

D^RUMrPAS  9  derumpeir  :  Rompre , 
riser,  détruire,  emporter,  mettre  en 
ièces;  disrumpere. 

Trt 


ies  et  feir  corre  à  plenté  lef  fon* 
et  les  nit  des  pluiet. 

Com.  sur  le  Soutier,  foL  i5i ,  F^* 

DsKimsA.  Foyez  DËsmuimi. 

DftRti ,  </(frif^  ;  impertineut,  fon, 
isensé,  hors  de  sens;  deviusé 

Dbuvke  :  Lieu  planté  de  chênes , 
bénaie;  dervum, 

]>B  ATE  A,  </emr,  dervoier,  dévoyer: 
ortir  du  sens ,  n*étre  plus  dans  son 
on  sens  ,  être  insensé  ,  extrada- 
uer;  deviare. 

DxavxaiE  :  Folie  ,  extrayaganee , 
âge ,  colère  excessive. 

Des  ,  dois  :  Un  dab. 

Des  :  Que  les.  Fbjrez  De. 

Et  au  bout  da  tertre  vît  seoir  on  Roy  plus 
iies  antres. 


Jcùtvilk,  Fie  de  S.  Louis  ,/hL  a5o. 

^EaiÂfOE  :  Ifinorité ,  bas  âge« 
HsABiLLtK  :  Déplaire ,  être  désa^ 
ible;  de  abelimentum. 
^UsAGCovmAKcfl  5    djesscouêU" 
che  :  Perte  de  quelque  eoucume 
abitude. 

.SACH1E&  :  Agiter,  secouer,  firer« 
\  Cacstbr. 

iicoitl  t  E  a ,  déscècointier:  Cesser 

Tami  de  quelqu'un ,  se  broail- 

séparer,  rompre  une  liaison , 

r,  cesser  de  vivre  en  familial- 

ec  quelqu'un. 

icoiNTiÉ  :  Qni  est  moins  ami 

coatnme ,  désuni ,  disjoint , 

^mpu  société  ,  qui  cesse  de 

ec  quelqu'un. 

)NARDER  :  Défricher. 

voNf^UES,   Ibes  des-a-don^ 


BESi  367 

^es  :  Dèft-lôTS ,  dès  ce  temps-là ,  de 
ce  moment. 

Desabrurb  ,  desaherdre  :  Se  déta- 
cher, quitter,  abandonner. 

Hom  enten  du  bontOlier  joie , 
Hom  ne  boit  que  il  ne  s^esjoie 
De  trois  bons  Tins  de  quoi  il  sert, 
Dupremier  sert  quant  Diex  enrôle 
GrSce  an  pecheonr  qn*il  r*aToie , 
QoMit  de  pecbié  se  desaert 
Lî  hocu,  et  à  vertn  s^aert , 
En  aberrant  li  ront  la  toie 
Dont  TneO  du  cner  aroit  conrert  i 
Aussi  com  par  Tnis  entre  onrert 
Soo  obdier  11  a  joie  orert , 
An  mai  U  nonviau»  jours  radote. 

Miserere  du  Reclus ,  strophe  1 83. 

Desafeuteee  un  chetax.  :  Lui 
6ter  le  caparaçon ,  déharnacher. 

DisAPFUBLEE  :  Découvrir ,  dé* 
pouiUer,  enlever,  ravir. 

DisÂFiEE  :  DMer,  faire  un  appel. 

DiaAFUBLi  :  Déshabillé,  dépouillé. 

Desâgié  :  Miueur,  qui  n'a  pas  l'âge. 

Desaheedee  :  Débarrasser,  dé- 
tacheis  arracher,  dégager. 

Desaier  :  Abuser,  tromper. 

Desaillbb  :  Desceller,  enlever. 

Desaxsb  :  Mal^se,  incommodité , 
infortune  ,  disgrâce.  Voyez  A  aise. 

Dbsaiser  :  Incommoder,  faire  du 
mal ,  ruiner,  réduiae  à  la  misère. 

DESALoi  ,  desaloez  ,  desahué  : 
BUmé ,  repris.  Voyez  Loi. 

Desami  :  Familier,  fort  ami. 

Desamoncelbe  :  Séparer,  disper- 
ser, désunir.  Voyez  Amont. 

Desakcrer  :  Lever  l'ancre ,  se  sé- 
parer, s*éloigner  ;  à^anchora. 

Li  Eoia  a  son  conseil  priré , 
Oà  gens  a  hardb  et  osés 
Parlent  entre  ena  de  maintes  chotci 
Et  deriaent  que  il  feront 
Quant  il  se  desancreront, 

Gaillaume  Guiart, 

Desanfeutreb  :  Désarçonner ,(aire 
perdre  les  étriei*»  à  un  cavalier. 

Desanger  :  Détruire  l'espèce ,  la 
race  de  quclqu'animal. 


368  B  £  S 

DssAOKRi ,  desaowmé  :  Qui  est 
sans  ornement  ;  d^ornamentum. 

DESAO&iTEa ,  desaourner  :  Désha- 
biller, prlyer  d*ornemens^  ôter  la 
charge  de  quelqu'un. 

Desapetissangk  :  Défaut  d'appé- 
tit ,  dégoût. 

Desapointee  :  Priver,  ôter  les  ap- 
pointemens  d'un  employé  ou  d'un 
homme  de  guerre  ;  ôter  la  pointe 
d'un  couteau,  d'une  arme;  il  a  aussi 
signifié  déshabiller. 

Desaeboeee  :  Oter,  abattre  une 
chose  exposée  en  public ,  abattre  une 
forêt;  ÔLorbor. 

Desaeee  :  Errer  çà  et  là. 

Desaenie  ,  deshamir  :  Défaire  , 
dégarnir,  se  déshabiller;  ôter  les  har- 
nois  d'un  cheval. 

Dksareivee  :  S'éloigner  delà  rive. 

Desaeeot  ,  désarroi  :  Déroute , 
dérangement ,  destruction,  désordre, 
confusion.  Fbjrez  Aeeoi. 

Desaerotee  :  Troubler,  décon- 
certer. Voyez  Areéee. 

Dbsassamblement  :  Déroute. 

Desâsseublée  :  Assemblée. 

DssAssoGAR  :  Avorter. 

Desassotee  ,  desasoter  :  Rendre 
raisonnable,  polft*,  instruire,  corri- 
ger, détruire  un  prestige  ,  une  illu- 
sion, montrer  la  vérité,  faire  revenir 
d'une  erreur.  Voyez  Assotee. 

Car  porretez  fet  admirer 
A  cealx  qui  Tamour  Taelent  folirey 
Qui  ne  leur  fait  fors  toujours  nuire; 
Bien  le  yous  kceut  raison  coter; 
Mais  ne  vos  puet  dtsassoter. 

Roman  de  la  Rose, 
Bren  le  tos  sot  reison  noter , 
Mes  ne  tos  pot  desasoterr 
Sacbies  quant  tos  ne  la  créustes , 
Cruensement  tos  decéustes. 

*  Roman  de  la  Rose,  Ders  10457. 

Desasteeux  :  Infortuné ,  mal- 
heureux. 

Des  A  TOSJOES,  tosjors  maix  :  Dès 
à  présent ,  toujours. 


DES 

Desatouehee  :  Oter  les  omcmicei» 
défigurer;  desornare. 

Et  quant  Ten  ditt  d*aut)re  partie» 
Que  quant  Tâme  sVat  départie , 
Ainsi  du  cors  desatourné 
S*el  tmeve  le  cors  bestonméy 
£1  ne  puet  ainsi  revenir. 

Roman  da  la  Roê9* 

DiÊsATTELEE  :  Dételer. 

Desittiez  :  Maladie. 

Desattremp^  ,  destUempré,  duo- 
tenpré  :  Excessif ,  immodéré ,  dénte- 
suré,  déréglé,  qui  n'est  pas  en  accord. 
Voyez  Atempeee. 

Desaubage  :  Repas  qu'on  donnoit 
huit  jours  après  le  baptême  d'un  en- 
fant, et  dans  lequel  les  parena  don- 
noient  des  gâteaux  aux  autres  enfans. 

Desaubee  :  Oter  l'aube  ou  la  robe 
blanche. 

DisAvANCEE  :  Reculer,  empêcher, 
retarder,  prévenir. 

Li  tens  qui  enrielUst  nos  perea , 
Et  TÎdlist  Rofs  et  Emperierett 
Et  qui  toz  nos  enviellira , 
Où  mort  nos  desa/vtmcenu 

*  Roman  de  la  Rose,  iwn  385. 

Desavant  :  Qui  s'écarte  du  che- 
min ,  qui  devient  fou.  Desavami  de 
son  sens  :  Qui  est  hors  de  sens. 

Desavaedee  :  Essarter ,  couper , 
retrancher, 

Desavenance  :  Disgrâce  ,  désa- 
grément. 

Desavenant  :  Inconvénient,  mau* 
vaise  aventure.  Voy.  Avekancb* 

Desaveit ANT ,  desavenanz  :  Indé- 
cent, malhonnête ,  indiscret,  qui  n*est 
pas  convenable ,  disgracieux ,  désa- 
gréable. Voyez  Avenant. 

DESAvEST,^epef/  :  Dépouillement, 
abandon  d'une  possession. 

Desbaratée,  desbarettéez  (mat- 
sou  )  :  Maison  en  très-mauvais  état. 

DEShAKATw.n  y  desbitreter:  Dépouil- 
ler, détruire,  vaincre ,  renverser. 


DES 

DBSBàftTONNKR  :  D^satoièr. 

DESBLA.E&  :  Débarrasser ,acqnitter. 

pssBLAMEB  :  Dlsculper,  justlficr. 

Desblâybb  ,  desbléer  :  Nettoyer  « 
déblayer  ;  d*où  desblavement,  déblai, 
dégagement. 

Desblaveb,  ^/e^^/e^r:  Moissonner, 
couper  les  bleds ,  les  engranger. 

Dbsblée  ,  deshlewre  :  Moisson ,  le 
temps  de  la  moisson;  de  bladum, 

Desbochieb  :  Déraciner. 

Dbsroubseb  :  Retirer  ua  héritage 
des  mains  d*un  acquéreur. 

Drsrusghek  :  Oter  .les  fers  À  un 
prisonnier  ;  en  terme  de  chasse  il 
signîfîoit ,  sortir  du  bois  ;  il  indiquoit 
que  le  cerf  on  la  grosse  bêle  que  Ton 
chassoit  s*étoit  retire  ;  et  6ter  les  fers 
ou  liens  dont  est  entravé  un  cheval. 

Dbsc  :  Un  plat  ;  diifcus. 

DescichIkh  :  Pousser,  presser, 
persécuter,  chasser,  çigitcr.  Voyez 

CàGHIKU. 

Dkscaieb  :  Couper,  fendre ,  scier. 

Dksç-uîcct,  dcscaint  y  desrcinct , 
desçeint  :  i^nx  est  sans  ceinture,  à  qui 
l'on  a  6 té  la  ceinture  ;' diséinctus. 

Descaindbe  :  Délier ,  dénouer , 
6ler  uneceinture  ;  de  tUscingetè. 

Par  le  poing  a  prise  la  Dame 
D'niMs  pai^'  vont  en  une  açalute 
Dctloié  Ta  et  desçainte 
Sot  le  faerre*  noviao  bâta    *la  paille. 
ht  «ont  andai  entrebatu. 

Le  rilain  do  BaUlmei. 

DKsnALAjfOB  :  Rétabli  en  son  hon- 
neur, fo/w  Dec  alangé.  *' 

DKBo/^<.AiiroEB  :  Décharger  de  rac- 
eu  M tiôrr-V  justifier,  cesser  dé  blâmer, 
d'acch'Aer>  de  calomnier,  cesser  des 
pou^uîtes  contre  quel*[u'nn;  réta- 
blir la  réputation  de  quel^Vun.  foy, 

DfiBCAdKïBB  :  Déchausser;  discal- 
céarëi  i;    .  •■     •  •••  '•  '^ ^^ 

Ciz  Prèater  par  un'*jor  'd«  Ji*  votft  retor- 
1. 


DES  3nr) 

neix  à  maison,  k  ton  lerjana  négligemment 
parlant  comandat ,  disani  :  Vien  diable« ,  dts- 
caice  moi. 

«Si  Grégoire ,  Uv,  3 ,  eh.  20 ,  parlant  d'un 
prestie  nommé  Etienne ,  de  la  pro- 
vince de  Vtdeire, 

Qui  quadam  die  de  itinere  domum  regrts-' 
sus ,  tnoMcipio  suo  negliffenter  loquens ,  prj> 
eepit,  dicens  :  f^eni  diaâole ,  discalcea  me, 

AuMÎ-tût  le*  cordon*  de  set  bottines  se  d«r- 
lierent ,  le  diable  agit  dau»  le  moment ,  et  U 
d^hausisa. 

Desca5T£b.  F'oyez  Drschantkr. 

De^sc  ABC  HIER  :  Décharger,  déli- 
vrer ;  descargare. 

Descabné  :  Maigre,  décharné. 

Desgabnkb  :  Rendre  maigre ,  dc- 
charner. 

DkscAUPEB:  Retrancher  «diminuer. 

Desgaus  :  Déchaussé  ;  discalceatus^ 

Or  conrient  doner  à  boire  et  à  mangier  a 
chans  qui  ont  fain  et  soif,  rerestir  les  nu»  « 
les  descaus  rediaucier.  Miroir  du  Cfiresrieu. 

Descéelement  :  Ouvertement  , 
sans  précaution. 

Desckh DEMENT ,  deschcndement  : 
Succession,  héritage  en  ligne  dbrecte  ; 
descensio» 

Descendues  :  Adversités  ,  tra- 
verses. 

Desgenim ENT  :  Sorte  de  défense. 

Descens  :  Maladie  de  hernie ,  la 
descente;  descensio. 

Descepline  :  Punition  corporelle, 
discipline.  '     ' . 

DEscÈBNBitENT  :  Réglémènit,  drvi- 
sion ,  séparation  ;  de  discefnerè. 

Descebneb  :  Séparer,  diviser. 

Desceit  :  A  Tinscu. 

DESCRAiNbBE  :  Otcr  la  ceinture. 
Voyez  Desçaindre. 

Deschalceb  :  Déchausser  ;  ats- 
calccanè, 

Deschalleb  :  Défricher,  mettre 
une  terre  en  valeur. 

Descuant  :  Discordant,  qui  n*C!»t 
puint  d^aècord ,  chant  ou  ramage  des 
oiseaux,  ^j-w  Di<îHANT. 

A  a 


370  DES 

Deschanter  ,  descanter  :  Cbanter 
en  faux-bourdon  ou  en  ]>artieft. 

Deschârnek  :  Lâcher  les  char- 
nières. 

Dbscharpir  :  Échapper,  dégager, 
séparer,  dt'^barrasser. 

DxscuAVFFAUUKR  :  Oter  un  écha- 
faud. 

Deschaus,  desckauLr,  descauchié, 
descaulchié  :  Déchaussé;  de  Cidceus; 
en  Prov.  déscaott. 

DïiscuAussAiLLE  ,  desckaussQge  : 
Ce  qu*une  nouvelle  mariée  donnoit 
aux  jeunes  garçons  le  jour  à»  ses 
noces  ,  pour  boire. 
"  Descuaussoèrk  ,  deschaussoire  , 
deschaussouere  :  Hone  ,  instrument 
propre  à  remuer  la  terre* 

Descuendemknt:  Succession,  hé- 
ritage eii  ligne  directe. 

De9CHEvacher  ,    deschevaucher , 
deschevauçhier  :  Démonter,  ôtcr  le 
cheval  à  quelqu'un. 
Desgueverks  :  Trompeur;  t/eç^tor. 

Lori  leva  la  main  en  haut ,  ai  fi  leaigne  de  la 
vraie  croix  detus  lui  ke  tle  li  fiikt  c*eua  con- 
tre diables  qui  e»t  dt^schevcrts  pardurable , 
car  il  de  biée  fors  qu*à  dechcvoir  toz  chaus 
qui  l'amour  Dieu  sont  espris.         S.'Grtud, 

Descica  ,  desciqua ,  Ibea^  des-ci- 
,  c'a,  des-cl-qu'a  :  Jusques  ,  jusqu'4  j 
depuis  ici  jusqu*à.  Trestot  le  pour- 
femli  desciqua  la  corée,  jusq[u*aux 
«ntrailles  y  et  non  pas  la  corde  m.  com- 
me Tont  marqué  plyisieurs  diction- 
naires. 

Descirer  :  Déchirer,  mettre  en 
pièces  ;  dUsçcarc ,  dUcerpcra» 

Descirêure  :  Déchirure,  plaie, 
Wessurç, 

Desclairer,  desclaircir,  disclai- 
r((rr  ;  Expliquer,  éclaircir,  démontrer, 
prouver,  mettre  au  jour,  faire  en- 
tendre. 

L]9po»BtMneiift  qM  ie.desofaire 
l^ôiicham  la  csittf  dca  iuih 


DES 


Pour  la  matière  discfairien 
H  convient  bien  Texaimuer. 


Tragéd,  de  la  FengetMce  âe  /.  C. 

Descliquer  :  Babiller,  bavarder, 
dégoiser,  selon  Borel  ;  et  dans  Pa- 
thelin  ,  parler  rapidement ,  et  ponr 
ainsi  dire  ^ans  ordre.  II  s*est  dit  aussi 
pour  détendre ,  débander. 

Desclore  :  Ouvrir,  découvrir, 
paroftre  ,  sortir,  délivrer  ;  il  a  aus^ 
signifié,  diviser,  partager,  eiidore; 
de  disctudere  y  disclaudere. 

DEschos  ^  desclot  :  Crevassé ,  ou- 
vert ,  découvert  ^  disclusus. 

Donc  lî  parc  bien  devona  garder 
A  ce  que  nos  somes  deselos , 
Que  nos  teigoions  Us  bien^  endoa 
Kt  les  droits  chemins  droitnrien  , 
Que  oostre  pars  n'est  mie  entiera , 
Kt  œalve«ement  ae  regardeat 
Nostre  Pastor ,  qu^il  ne  nous  gardcat  s 
Il  ne  tieiineut  reson ,  ne  droit , 
If  e  nos  aèrent  gnier  a^lrott. 

Bibfe  Guiot,  nrers  790. 

Desgo  :  Corbeille ,  panier  d*oiier  j 
dise  us  ;  en  bas.  la  t.  desca. 

Descovrir  :  Découvrir,  apperce- 
voir  ;  discooperirc,  , . 

Descogiioisi^ance  :  Méconnoi^- 
sance,  ingratitude,  ignorance  ;  action 
de  ne  pas  rèconnoftre,  P^oj-ez  Con^- 

GïfOISTRE. 

Descognoissaut  *dk  BAtftoir  :  Dé- 
raisonnable,  usant  peu'desa  raison. 

Dftseoitk ,  dcsoif^:  Inimitié ,  haine. 

ri|£scoLi<ii  :  Ëxtuse  ,  justification  ; 
disculpaÙQ.  .    .  , 

■Di^coLPEiL  :  KsK^uter^jfuitUler,  dé- 
charger de  Vacoi^tion  )  diààtipiur, 

Descpm^rkir.)  Levcar,  ûier  l'hypo- 
thèque d*uu  bien,  débarrasser. . 

DucQtioaER  :.  Défjhavger  i  api- 
toyer, déboucher ,  débarv^^sser^.  jkIr- 
guer>  délivrer  d'embavraA),.4a  pf  î"*') 
de  tourment,  sauver  de  rinïTurliiiMfi 
découvpjp  \  dUcumulare  ;  ca  Lan^^ 


DIS 

escombfif  ordures  ,  et  désccmbra  , 
6ter  It  dessus  d'uAe  carrière  pour 
troHver  la  bonne  pierre. 

Kt  Dîex  font  mamtenaDt  i  cnrte 
Qui  MU  cuer  descûtàbra  et  dietCtfaTre 
D'orgiiel ,  et  de  tome  durté  « 
Si  remp1i»t  tout  d^uinilité  , 
Si  gete  •!  trhi  grans  toopirs  , 
Qae  cbe  semble  que  ses  eipira 
A  casoOB  GOp  U  «alUe  hori . 

Le  Dkt  du  Barisel. 

Dkscoxpotbr  :  Changer  le  temps 
des  engrais  des  terres. 

JDsscoNFÈs  :  Qui  meurt  sans  con- 
fession. Voyez  Dbconfez. 

DBS(K>irFiBB  :  Ruiner,  réduire  à  la 
pauvreté  ,  défaire ,  détruire  entière- 
ment Tennemi;  disconficere, 

.Dbsconvituks  :  Malheur ,  perte  , 
bataille  perdue. 

DEscorrronT  :  Tristesse ,  douleur, 
acddent  fâcheux. 

Je  suis  trestout  c-sihevTftîllé 
Des  pt^haes  et  Ae  hr  ddrté  , 
Dont  TomA^  si  eèt  travainé, 
Qu*est  assaUIy  de  postée  ; 
Pert^de  bleni ,  iAal<nir<té , 
FaiiD ,  soif,  désespoir ,  deteonfùTti 
Battu ,  flagellé ,  tormenté , 
Et  puis  au  dernier  mis  à  mort. 
i^àhcê  atix  Jveugîés ,  pag.  33  x  ,  Débat 
de  Fomme  Mondain  et  ml  RtUgieux, 

Dits^oirFonysR  :  Se  désoler,  s'af- 
fliger, craindre ,  6ter  FespétaùCe; 

DBsÊtMTFOETEZ  :  Affligé ,  malheu- 
reux. 

Edeorefe  viieli  que  tous  fb^ssiez  l^s'ctarret  de 
jBuericorde,  assavôit,  les  Yioes  d'antmi  ce* 
1er,  tes. injures  supporter,  les  decoi^rtez 
cooaolêr  et  pour  tou*  les  pécheurs  prier. 
Roman  du  peut  Jehan  de'Saintré, 

DascoNCifoissANÇE  ,  âesconnois^ 
9ance:  Oubli  des  bienfaits,  ingrati- 
tude ,  méconnoissance. 

Dkx  h«t  ingratitude ,  Diex  het  celé  et  cell 
Qui  en  descongn<nuance  sunt  trop  enseveli  : 
Soioûa  à  lui  servir  preuz  et  deftjjbi'deli , 
Et  osona  bien  des  grâces  que  nous  tenons  de  U. 
*  TesL  de  Jehan  de  Meung-,  vers  a65. 

DssooiiOiiioifTAa,  th^o/Hnoitte:  Se 


D  E  S  371 

déguiser  ,^e  travestir,  se  méconirtfoitre. 

Desconsbilli^  ,  descohseillé ,  des- 
consilUé  :  Abandonné ,  qui  ne  sait  à 
qui  avoir  recours ,  à  qui  demander 
conseil,  infortuné. 

Desconvenue  ,  desconvenancè  : 
Malheur,  défaite ,  douleur,  tristesseï 
accident. 

Bescoro  ,  descor,  descordance  * 
descorty  discort  :  Débat ,  procès ,  dif- 
ficulté ,  querelle ,  dispute  ;  discordiom 
Desiêccordé  :  Qui  n'est  pas  d^accordf. 

Car  cbascnns  de  ans  sdonc  Tacort 
De  son  instrument  sans  descort. 

Le  Temps  Pûsnar, 

D£sdOEnABLE  :  Qui  est  en  dispute» 
contentieux. 

D%sCOE0£  :  Le  sujet  du  diiJTérend , 
ce  qui  est  disputé. 

Descobd^bhknt  :  Avec  discorde. 

t)KSGORDKa  :  Quereller,  débacitre, 

n^étre  pas  d'accofd ,  désunir  ;  dis- 

cOr'dàr'é. 

Quant  li  Abés  et  lî  priors  se  descordent  en 
aucunes  dioset ,  il  covlent  par  ce  deseorder^ 
âmes  perîllîer ,  et  cil  qui  sont  dnoB  ana  vont 
à  perdition.      Aègle  de  S.  Benott,  foL  i43. 

.  Descobs  :  Espèce  de  poésie  ,  de 

chanson  à  refrain. 

n  monte  le  sôlr  as  kemits  ,• 
Et  atrempè  ses  chalemiax. 
Et  ses  buHines  et  tes  cars  : 
tJne  ore  dit  laix  et  descors  g 
Et  iortnet  dotif  Aé  Côdtfxitliinè 
As  cstives  de  ComociUe. 

*  Moman  de  la  Rose  ,  vers  Sçir. 

Descote  a  :  Frapper  sur  les  côtes  ; 
de  éosta. 

DESooncHEB ,  desdùttchier  ;  Se  Je- 
ver  du  lit  ;  le  lever,  l'heure  où  Tod 
sort  du  lit. 

Dbscoulpe  :  Excuse  $  défense ,  jus- 
tification; disculpation 

D)esc6vlp£b  ,  descoupêr  :  Absou-^ 
dre ,  purger,  disculper,  décharger  de 
l'accusation,  justifier;  discu^nire. 

n  fu  jugié  que  puisque  Jéban  avolt  este  d!r/* 
compès  dî;«faciiiâ  pour  qui  U  a^ur-esloit,  «t 


s?» 


DES 


autref  accusez ,  il  n* j  «voit  nat  g^ge»  contre 
ledit  Jehan  ;  nuis  se  il  fust  ainsint  avenu  que 
chil  pour  qui  li  apiaus  ettoit ,  n*eust  nnlui  no- 
me de  chaut  qui  chelni  firent ,  ne  nulul  des- 
coupé,  li  apia««  fust ,  et  se  il  en  eust  descoupé 
Jehan  et  ne  vouUist  dire  que  cheli  fist ,  si  com 
21  avient  que  Ten  pardone  sa  mort  pour  Dieu , 
ponr  che  ne  dculdurasf  pas  que  li  apians  ne 
tenist.     Coutume  de  Beauvoisis,  chap,  63. 

DeslCoupa^le  :  Exempt  de  crime, 
innocent ,  intègre ,  pur. 

Dkscourâble  :  Échappé  de  prison, 
qui  est  en  fuite. 

DEscouapKm  :  Laver, disculper, 
décharger,  éviter  une  réprimande  y 
disculpare, 

Descoustumanche  :  Droit  auto- 
rué  par  la  coutume. 

DEscouTAiTGEa  :  Défrayer ,  payer 
les  frais. 

Descouvrance  :  Action  de  décou- 
vrir ,  d*appercevoir  ;  discoopertura. 
En  descouvrance ,  à  descouvrance  , 
descouvertement  :  A  découvert ,  ou- 
vertement 'y  discoopertè, 

Descovees  :  Découvert,  en  vue  ; 
éUscoopertwt. 

Cil  ki  mis  est  az  dispensations  des  terrienes 
choses  ,  est  plos  legierement  dètcoven  as 
•aettes  del  repuus  enemis. 

MonJ,  de  S,  Grégoire  sur  le  JUv.  de  Job, 
fol,  45. 

Descovree,  descovrir^  descuevrir: 
Découvrir,  dévoiler  ;  discooperire. 

Cil  qui  diront  faus  tesmoinz,  ou  rers ,  ou 
qui  les  deseovrent  as  parties ,  le  jnge  les  doit 
punir  hautement. 

Liv,  de  Jostice  et  de  Plet^/oL  qS. 

Desceiee  :  Décrire,  raconter,  faire 
rhistoire  d*une  chose ,  d*un  fait  ;  de- 
tcribere. 

Coustume  saet  estre  des  reconteors  ke  cant 
Il  descrient  la  bataiUie  de  la  Ji'alestTe,  premiers 
d^efcr/enf  les  membres  dis  luzteors,cnm  larges 
soit  1.  piz  e  cum  forz  et  sainz,  com  soient 
plain  et  gros  U  braz  e  com  li  rentres  desos 
»oit  dt-iz  ke  il  ne  soit  pesa&z  de  groissece  nt 
floibles  de  teueuece. 

lHahguetds3,GrégQir9,Jbl%fy:^. 


DES 

Desceipteâi  :  Je  décriraL 

Desceois  :  Détroit.  LidescmUât 
Marroc  :  Le  détroit  de  Gibraltar. 

Dksceoisemeiit  :  Embarras ,  in- 
convénient ,  déclin  ;  decremeroum, 

Descroisier  :  Etre  dans  la  peine, 
dans  l'embarras  \  et  relever  du  vœu 
de  se  croiser. 

Descubjêr  :  Découvert ,  révélé. 

DJBscuBRiM£!f  :  Découverte,  révé- 
lation. Voyez  Descouvrâmce. 

Desdainc  :  Mépris. 

Desdepter  :  Payer  ses  dettes,  s'ac- 
quitter ;  de  debitum. 

Desdikier  :  Rejeter ,  dédaigner^ 
mépriser,  rebuter  ;  dedignaii* 

Quant  ce  ot  oit  li  sains  hom ,  sî  ri>t  ca  4es> 
dÎMiant,  S.  Grégoire,  /&.  4. 

Quo  audito  "virsanctus  dedjgnando  su^rûk. 

Desdire  :  Se  taire ,  ne  rien  dire^ 
formé  de  dicere. 

Sire  Hains  quMe  ne  11  feist 
Trcktout  ce  qu'il  li  requeist 
De  lui  serrir  s*avolontoit , 
Et  porce  que  les  cops  doutolt 
Knl  desdisoit  de  unie  chose. 
Fab,  de  sire  Ueûns  et  de  dame  Amettse, 

Des  doii s  est  avant  :  Dorénavant, 
pour  la  suite ,  à  Tavenir. 

DEsnoujLoiR  :  Réjouir,  amuser, 
tirer  de  peine.  ■ 

Desdruir  :  Rendre  moin»  fort, 
moins  robuste,  affoiblir. 

Desouire  :  S'amuser,  se  réjouir; 
deducere.  Voyez  Deduir. 

Deseagé  :  Mineur,  enfant,  jeune 
homme. 

DiêsiiG  :  Désir  ;  desiderium. 

Desemparer  ;  Détruire ,  démolir. 

Desempecuer  :  Délivrer,  lever 
Tempéchement  mis. 

Désempere  ,  désempenné  :  Flèche 
ou  matras  dégarni  de  plumes  ;  de 
penna. 

Desempenner  :  Plumer,  arracher 
les  plomes  d'un  oiseau,  d^une  volaille. 


DES 

DESEVcoMBRKa  :  Dégager,  déchar- 
ger. Voyez  DsscoMBaJKR. 

Desbvcusbe  :  Jastifier,  décharger 
d*ane  accnsalion. 

Dbsbvcâceb  :  Saisir,  prendre  gage 
et  assurance  pour  sûreté  d'une  dette. 

Desengeb  :  Faire  périr,  détruire , 
abolir  la  race ,  l'espèce  d'une  chose , 
se  débarrasser  de  quelqu'un. 

Desenbeureb  y  deseneurer:  Ren- 
dre malheureux;  à*hora.  Voyez  £ur 
et  Heur. 

Dbsenbortement  :  Dissuasion, 
action  de  dissuader. 

Deserhorter  :  Conseiller  le  con- 
traire, dissuader. 

Desenir  :  Sortir  du  bon  sens  ; 
de  tensus, 

Sourent  iii*aTient  qoe  je  loniri 
De  anaotalent,  d*ardear  et  d'ire, 
Qfunt  j*ot  à  aocao  buinarl  djre^ 
Qae  iet  miradef  ne  croit  mie 
De  ma  Dame  sainte  Marie  » 
J*en  desenis  toua  quant  je  roi. 

Plus  loin  Théophile  dit  : 

Elle  est  si  forte  que  son  doit 
Boute  ele  jus  Les  mura  dVnfer, 
£ofer  qui  a  1rs  dens  de  fer  » 
Del  sien  ne  puet  riens  retenir , 
Elle  le  fait  tout  desenir 
Elle  le  fait  tout  frémir. 

Gauiier  de  Coinsi,  Miracle  de  Théophile. 

Des- EH-Qui-EN- AVANT  :  Désor- 
mais ,  dans  la  suite. 

Desenroui  :  Dérouillé,  décrassé, 
nettoyé ,  poli. 

Deserselleb  :  Jeter  quelqu'un 
hors  de  la  seHe  de  son  cheval. 

Desebiteb  :  Ruiner,  dépouiller,  en- 
lever, priver  des  biens  ;  exhœredare. 

Les  genti chômes  deshonore. 
Les  sers  f t  Irs  caitis  honore  , 
De  ce  les  malvais  srs  erite. 
De  coi  les  nobes  deserite, 

Moman  de  Dolopatos» 

Dbsebpilé  :  Mal  vêtu,  déguenillé^ 
Desebpilleb  :  Dépouiller,  déro» 
ber,  spolier,  rayir. 


DES  373 

Désert  :  Ruiné,  dépouillé,  frus- 
tré de  ses  biens. 

Desertation  :  Abandonnement , 
délaissement. 

Déserte  :  Crime ,  méfait  ;  il  s'est 
dît  aussi  pour,  mérite ,  récompense  , 
salaire. 

Déserta  (estre)  :  Etre  prive ,  être 
ruiné. 

Par  ceste  raaurai&e  rente  Landnlphe  (bt 
presque  déserté  de  ses  biens.  Beeciice, 

Déserter,  desertir:  Détruire,  rui- 
ner, rompre,  ravager,  gâter 5  de^ 
sertare. 

Desertine  :  Désert,  solitude. 

Deservir,  desservir:  Mériter,  ga- 
gner, obtenir,  servir,  obliger  ;  deser- 
vire.  Deservir  lepandre,  c'est  mériter 
la  corde. 

Dieu  fist  le  monde  à  son  rolloir 
Pour  ce  que  il  peust  aroir 
Ancuue  rien ,  qui  telle  fuist , 
Que  ses  biens  dessen^ir  peuist. 

Roman  du  second  Renard,  fol.  8t. 

Dbsespebaiicb  :  Désespoir,  perte 
d'espoir,  affliction  outrée. 

Plaine  d*angois«e  et  de  pesance 
De  duel  et  de  désespérance. 

Ovide ,  Mss.  cité  par  BoreL 

Desespoir,  desespoire  (je)  :  Je 
désespère. 

Se  je  pera  rostre  blenreiUance , 
Jamais  n'aurai  ailleurs  fiance , 
Et  si  Tai  perdue  espoir, 
A  peu  que  ne  m*en  desespoir. 

Roman  de  la  Rose, 

Desxstans  :  Absent ,  éloigné. 

Dxsëstansa  :  Absence,  éloigne-' 
ment. 

Desestimer  :  Mépriser,  faire  peu 
de  cas. 

Deseur  ,  deseure  :  Sur,  dessus  9 
parnlessus  ;  super,  supra. 

Si  puet  on  par  cest  dit  aprendre 
C*on  ne  doit  blasmer  ne  reprwdr* 
Les  amicA.  ne  les  amaaa , 
Qu^Amor  1  pooir  et  coattoa- 

3 


3:/,  DE» 

Par  deienr  toz  fet  deseur  tonte», 
£t  dVuU  fet  ses  rolentex  toutes , 
Kt  tret  à  honor  tos  ses  fcx , 
Despais  que  cîl  eu  soustJent  fes 
Qui  ftt  mestre  en  toute  science. 

Le  Lai  tTAristote. 

PpsEUiiANpE  :  Déroute,  défaite , 
désordre ,  désastre. 

Peseuesr.  Voyez  Deseyree. 

DésEYER  :  Tromper,  surprendre  9 
abuser;  decipere. 

Pbseteuzer  :  SVxcuser. 

DssEYRiLiLLE,  deseurmlle ,  deseu- 
ra fiche  ,  desevrance ,  desevranche  : 
Séparation  ,  désunion  ,  privation  , 
départ. 

Quant  home  tt  femme  s^Msemhlcnt  d*espu- 

saille, 
Grtat  est  la  joîe  à  ceHe  començatlle  ; 
lies  il  ne  serent  cumbicn  dure ,  e  quant  fcille  y 
A  coutume  suut  à  dol  la  destvraiUe, 

ftoman  des  Rornans,  siroph,  x6. 

Desevre  y  lisez  deseure  :  Sur,  des- 
sus ;  super  ;  et  non  pas  dessous  , 
comme  le  dit  Borel. 

Deseyrer  ,  deseurcr  :  Diviser, 
rompre,  séparer,  discontinuer,  aban- 
donner \  d'où  vient ,  selon  Borel  ^ 
sevrer  un  enfant.  Barb^zan  le  dérive 
de  scparare ,  dissipare. 

Desfâito  :  Aboli ,  non  avenu  ; 
disfàctus, 

D£SFiciRE:DéfailIir,  quitter,  aban- 
donner, manquer  ;  deficere^  en  Pro  v. 
dësfëci^  défaillance. 

Desfois  :  Bois,  terres,  étangs  dont 
Tusage  est  interdit. 

Desfortune  :  MaUieur,  infortune» 
accident  ;  disfortuna, 

DESFORTUifE  :  Malheureux  ,  in- 
fortuné. 

'    Desfriper  :  Faire  de  folles  dé- 
penses ^  prodiguer,  dissiper. 

*       Quant  de  ma  biauté  me  so vient , 
Qui  ces  'mHez  fesoit  triper , 
Tant  1<»  feaoie  desfiiper 
Qttf  M  a*îert  §«  merveilU  non  : 
Trop  iere  lors  de  grast  reaoo. 

*BûmQMd$UBùÊ89if«ni^ii. 


DES 

Iféîa  pncM  :  et  oriUi«eat 
SVles  ierent  entortiUiéca 
£n  dormant  dedenx  lor  orellfes» 
Les  gréveroîent  à  merreilles  ; 
Poous  néis  ,  sirons  et  lentes* 
Tant  lor  livreiit  sorent  ententtt, 
Qu*il  lor  font  lor  œurres  lessicr» 
Et  els  flécliir  et  abessier, 
Ganchir,  tomer .  saillir  ;  triper 
Et  desgrater,  tt  des/riper  9 
Et  despoiUicr  et  deschancûer^ 
'(kuit  les  puent -il  enchancier. 

*  Roman  de  la  Rose  ^  vers  1S3S7. 

Desfuler  ,  dcfculer  :  Découvrir; 
du  verbe  afubler,  formé  àa/ibuia  pu 
dUnfufa.  Ce  mot  est  encore  e|i  usage 
en  Picardie;  on  dit  desfuler  y  pour  6ter 
son  chapeau  ou  son  bonnet,  se  décoif- 
fer ;  et  affaler  qu  afeulery  pour  mettre 
sou  chapeau, son  bonne  t,ou  se  coiffer» 

Desgigler  une  femme  :  (Test  » 
suivant  Borel ,  la  déshabiller. 

DESGLài9ER  :  Couper  un  épi;  et 
par  métaphore,  couper  la  gorge,  tuer. 

Desglanier  :  Couper,  détruire, 
renverser,  selon  Borel  :  il  fiaiul  lire 
desglavier  y  degUivier,  U  se  trouva 
dans  le  Roman  de  la  Rose ,  où  Tan- 
te ur  pavlant  qu'il  faut  se  rendre  à 
Antéchrist ,  dit  : 

Ceux  qui  ne  si  rodront  aberdre , 
La  Tic  lor  couvieudra  perdre , 
Et  les  feront  desglavier 
Ou  par  autre  murt  derier 
PuUqu*il  ne  nous  Tourroat  easaîfre. 

Mommn  de  la  Rm^ 
Cil  qui  ne  s*i  Todront  aerdre , 
La  Tie  lor  corendra  perdre  ; 
Les  genz  encontre  eulz  esnoTrons 
Par  les  baras  que  nos  cuvroas 
Et  les  feropf  de^lawier. 
Ou  par  autre  mort  dcTier. 

*  làid,  vers  laagS. 

Desglavier  :  Dégainer,  faire  mou- 
rir par  le  glaive  ;  de  gladius. 

Dksgokdoit  :  Qui  fait  sortir  des 
gonds. 

DftSGOROER  :  Babiller,  bavarder. 

Desgougeser,  desgougoHntr,  des- 
goujonner  :  Oter  les  chevilles  ou  gou- 
jons de  fer  d'un  coffi%  9  4*vait  porte* 


DES   . 

DssttoimnKUs  :  Vigilant ,  chaud , 
)1ein  de  feu ,  alerte  ^  habile  ;  dont  on 
I  fait  dégourdi. 

>i(>a  hait  Ingratitude ,  Dieu  hait  celt!  et  eelî , 
^ui  en  deteottgoolMaBCe  soot  tro]!  eaieTeli , 
ioi'onf  à  le  «ervlr  prompts  et  desgouMieiii , 
A  iMona  bien  des  grâces  que  nous  avons  de  lut. 

Testament  de  Jehan  de  Meung, 

DiR&OKÂiJX  ^  desgren ,  desguerain  : 
>  droit  de  moudre  son  grain  a\ant 
es  autres  sans  payer  la  mouture  ;  ce 
[u*on  appeloit  degrener. 

Desceaive  (se)  :  Perd  sa  couleur, 
'éteint ,  se  dissipe. 

Lmoiir  d*oiBe  envers  fkme  n>st  mîe  taitite  en 

graine ,  .    . 

*ar  trop  pou  se  deffet ,  par  trop. pou  se  deS' 

graine. 

*  Tesiam,  de  Jehan  de  'Meung  ^  'Vtrs  437. 

DEsoftAUDEm  :  Dégrader ,  priver , 
lestituer;  du  composé  ^ra^'or;d*au- 
res  le  dérivent  de  gravure. 

Dksgucher  :  Forcer  quelqu'un  à 
|uitter  une  place  qu'il  occupoit. 

DmacuisK  »  desguysé  :  Varié ,  dif- 
férencié ,  diversifié  ,  changé  ,  orné  > 
paré  ,  ajusté  ;  de  diversus. 

Dbscutser  ,  desguiser  :  Orner ,  ert- 
lollyer,  pyer,  changer  d'habillemens, 
de  manières ,  d'humeur. 

Maisons  rober,  enfans  ocire, 
Et  ça  et  là  à  Tafoler, 
Tmiaa  et  plés  et  poins  yoler , 
$imc  Termeil  de  char  nue  traire. 
Et  oissiez  les  navrez  braire , 
De  trop  desguisée  manières. 

GuiUaume  Guiart, 

D*orfroIs  ot  an  chapel  mignot 
Q«*oiM|iaes  noUe  pucclle  n*ot 
lit  plus  coiut,  ne  plus  desffuisé , 
If e  Tavroie  hui  bien  devisé. 


DES 


375 


n  estoit  joene  damoiseax. 
Son  baudrier  fn  point  d*oiseiix , 
QttS  tout  estoit  8  or  batn, 
Très  richement  estoit  vestu, 
D*one  robe  moult  desgtdsée  ^ 
Qoi  fut  en  maint  lieu  incitée , 
Et  dieconpée  par  grand  cointixe. 

Roinan  de  la  Base. 


Desgutseeib  ,  desguiserie ,  des» 
guiseuse ,  desguisure  ,  desguyseure  : 
Parure  ,  ornement  ^  habillement , 
changement  ;  différens  habiUeraens  , 
mascarade. 

Si  pren  pour  faire  ma  compalgne 
Qui  me  soidace  et  acompsùgne* 
C*est  dame  Astlaence-contrainte  ^ 
Qui  porte  desguisures  maintes, 
SI  com  il  loi  virât  à  plaisir, 
Pour  acomplir  le  sien  désir. 

Roman  de  la  Rase, 

SI  preng  por  sivre  ma  confiaigtte 
Qni  me  solact  et  m*acompaIgne , 
(C*est  dame  Ateoance- contrainte) 
Autre  desgidséure  mainte 
SI  com  II  fi  vient  i  pleslr 
Por  aconplir  le  sien  désir. 

*  Ibid.  vers  i  x463. 

Dbssâirike  :  Hair  9  déchirer ,  dé- 
tester ;  formé  à* ira. 

Dessâit  :  Tristeue ,  abattement. 
Voyez  De  HAIT. 

DESHÂiTté ,  deshaitiez  :  Triste ,  ta- 
cit«riie  ,  abattu ,  incommodé  ,  mal 
disposé  ,  malade  ,  languitêant ,  in- 
firme ,  morne ,  qui  se  déplaît  à  lui- 
même.  Voyez  Dewaitii&. 

Deshâitier  :  Rendre  triste»  don« 
ncr  du  chagrin.  * 

Déshérence  :  Droit  qu'avoit  un, 
seigneur  de  fief  d'entrer  dans  un  bien 
pour  lequel  il  n'y  avoit  pas  d'héri- 
tiers ;  à!  exhœredare. 

Desheritascce  :  L'action  de  dés- 
hériter, exhérédation;  ^exhœredaùo. 

Sonfrance  à  la  fola  (qoelquefoiff)  toorne  à 
desherit€Mce.  jineien  Proverbe, 

Desbers  :  Dépouillé  de  ses  biens , 
ruiné. 

Desheurer  :  Rompre,  séparer, 
quitter,  abandonner. 

Deshiretkr  ,  deshoirer  :  Deshéri<- 
ter,  rejeter,  bannir  ;  ^exkœredare^ 

Convenanche  qui  est  lete  contre  droit ,  si 
corne  si  je  done  en  mon  testament  plus  dm 
quint  (cinquième)  de  mon  hiretage ,  on  se  je 

4 


37G 


DES 


doue  à  ma  femme  première  plus  dcf  la  moitré 
de  moa  htretage ,  oa  à  ma  fecoode  famé  plus 
du  quart ,  ou  je  doue  par  couTeoanche  à  l'un 
de  mes  enfans  ,  tant ,  que  li  antres  en  seroient 
deshiretez  et  se  il  estoit  souffert ,  toutes  tex 
cuuveuauches  ne  doivent  mleestre  soustenues. 

Contutne  de  Beauvoisis,  chap.  34< 

DESHOTTESTEm  :  Déshonorer. 

Desaouser  :  Oter  ses  houseaux, 
se  débotter.  Voyez  Hou  ses. 

Dëshues,  deshus  :  Dues,  dû». 

Desic  :  Jasques  y  desica  ;  lisez 
de-si-c'à ,  jusqu'à. 

Couvert  d*un  riche  siglaton 
Trestottt  de^si-c'à  IVsperon. 

Roman  de  PerceveU 

Desichi  :  Depuis  lotig-temps ,  jus- 
qu'ici ,  jusqu'à  présent. 

D  EsiE  R  :  Desir,To]onté;  desideratto. 

Dksieurie  :  Demande  en  justice. 
.  Dksixbringuer  :  Affranchir,  dé- 
charger, dégager,  libérer  un  bien  de 
toutes  charges.  ^ 

Desiri.dk  •:  Désir,  souhait,  envie  ; 
desideratio* 

Desirâules  :  Désirable ,  souhai- 
table ;  desiderabilis. 

Tor.  est  suejs,  tox  est  sains,  toz  est  delei* 
tauhles ,  toz  est  à  la  parsomme  tiesirau/es  se» 
Itfuc  la  Toix  de   Tesponse. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foi.  90,  H". 

Ta  fus  stiains  est,  totus  safubris  est  »  totus 
deU'Ctabilis  ,  iotïis denique secundwnsponsœ 
Docem  desiderabilis. 

Désirée,  désirer  y  destrier ,  subst.  : 
Désir,  envie  ;  et  adject,  chose  désirée  ; 
dcsiderium;  en  bas  Bret.  désir. 

Desirier  :  Désirer  ,  convoiter  , 
avoir  envie  ;  desiderare, 

Desirox  :  Désireux ,  convoilcux  ; 
ilesiderans» 

Desirrer  :  Déchirer,  mettre  en 
pièces  ;  dilacerqfe  ,  ou  du  Grec  ^-y^it^u  y 
selon  Nicod. 

Dksirriers  :  Prières ,  actes  4e  re- 
ligion* 


DES 

Desist  :  Il  dit,  dîjcit.  DesùP^M, 
ils  dirent  ;  dùrerunt» 

Drsjeunemeivt  :  Déjeûner. 

Desiogle^e  :  Enjoindre,  ordonner 
d*in  ter  rompre ,  ou  de  finir  une  chose 
commencée. 

Desjougler  :  Se  moquer. 

Desjugier  :  Mat  juger. 

Desres  :  Depuis  ,  dès  que  ;  et 
jusqu*à. 

Sairement  ceane  desÂes  le  commencement 
de  l'avent  duskes  à  lendemain  de  TifTâîgne 
(ITpiphanie)  ,  et  AsAes  raUelui«  do»  dtsk^a 
la  quinzaiue   de  Paskes^ 

Les  Conseils  de  Pierre  Des/ontaines. 

DESRKvtLLAGE  :  Impôt ,  taxe  levée 
sur  un  village. 

DBSLArRR«  ^Mal  habille,  débraillé, 
sale  ,  mal-propre ,  celui  dont  les  ha- 
bits sont  mal  attachés. 

Drslàvé  :  Qui  n'est  point  lavé* 

Deslâvure  :  Mal-propreté. 

Dksleal  ,  desleaiis,  desteax  ,  des- 
/eW  ;  Déloyal ,  contraire  aux  Idix, 
qui  ne  les  suit  pas;  traître,  infidèie, 
perfide.  ^ 

Cil  qui  fait  desleel  *  {*  alias  desletuts)  »• 
semblée  et  bordeliere,  doivent  perdre  la  viUe 
(être  bannis).       j4 ne.  Coutume  d60rléaMS. 

Deslkauté,  dcsleallé^  desleaulté: 
Déloyauté,  inGdélité,  mauvaise  foi. 

Dkslenoier  :  Injurier  de  paroles. 

Desli]^,  :  Fin ,  menu ,  mince  de 
façon  qu'on  voit  au  travers. 

Le  mantel  estoit  dcsUé , 

£t  s'estoit  d'un  fil  d'or  trecîé. 

Boman  de  Dotoptoot. 

Desliener  :  Refuser,  dénier. 

Dksligkment  :  Solde,  paiement, 
acquit  ;  de  disU^atio. 

Desliteler  :  Oter  la  lisière. 

Desloer.  Voyez  Delorr. 

Desloier  ,  desloer:  Oter  de  place, 
conseiller  le  contraire  ,  dissuader , 
détourner. 


DES 

JD^ESLoma  :  Délier,  déplacer,  dis- 

locfuer  ,  dé&approuver  ;  disiaudare  , 

iiisiocare, 

DIêx  mesmei ,  ce  dîst  la  lettre , 

A  tes  Apottres  dist  jadis, 

li  iert  loiiez  *  en  Paradis         (  *  lié  ) 

Qaanqae  en  terre  lotirez  *     (  *  lierez  ) 

Kn  Paradis  iert  desfoiiez  *      (  *  délié  ) 

C«  dont  nos  a  Diex  otroiez. 

Gautier  de  CoifuL 

Dbsloyauter  :  Manquer  à  sa  pa- 
role ,  à  la  foi  donnée  ;  adlegiare, 

Drsmâble  :  Sujet  à  la  dime. 

Desmâillee  :  Briser  les  mailles 
d*nne  armure. 

Desmaler  :  Sortir,  se  débarrasser, 
éviter,  se  retirer  de  la  presse. 

Tolent  sajettes  empenuées , 

QiHint  des  ars  getans  se  tlesmaJent, 

Cil  d*en  hant  qnarriaux  redevaieut  *   (  *redes- 

cendent) 
Sas  persones  sages  et  sotes , 
Et  lancent  pierres  à  très  grant  Actes, 
Là  oà  cil  d>ii  bas  s'atroupeleot , 
£t  grant  plenté  en  escervelent. 

ddliaume  Gu'uurt. 

Desmanoter  :  Déménager,  quitter 
son  manoir,  sa  demeure  ;  de  manere. 

Desmanteler  :  Oter  le  manteau; 
dépouiller  ,  détruire  les  murs  d'une 
ville. 

Deshântehetvt  ,  desmentement , 
desmendssement ,  dcsmentoison  :  Dé- 
menti, reproche  de  faux  exposé. 

Desvârcher  ,  desmarchier  :  S'é- 
carter, se  ranger,  marcher  en  arrière. 

Desxarroner  :  Aplanir ,  mettre 
de  niveau. 

Desxembrance  :  Démembrement; 
Taction  de  démembrer,  de  couper. 

Dessieeie  :  La  dîme ,  ou  le  droit 
de  la  lever  ;  de  décima. 

Desmesure  :  Outrance,  excès  ;  for- 
mé de  mensura.  A  desmesure  :  Hors 
de  règle,  extraordinaireraent. 

Desmesuré.  Voyez  Démesuré. 

Desmeublé  :  Ruiné  ,  appauvri , 
dépouillé  y  dénué. 


DES  377 

Desmokler  :  Oter  la  moelle. 
pESMOLER  :  Démancher. 

Bfaistrc  furent  de  bone  eseole  , 
De  lenr  fait  et  de  lenr  parole 
Sainte  Glise  fut  escolée. 
Car  sage  langue  o  rie  foie 
Soit  despit,  ou  autrui  afote, 
Ponr  chou  est'mainte  âme  afolee  ; 
Dis  sans  fait,  cheste  flunrs  defolée,. 
Dis  sans  fait ,  chest  fans  desmoUej 
Que  Tant  motins  à  une  mole , 
Ne  cauchemeote  desaolée  ; 
Ne  puet  faire  liante  Tolée 
Oisians  qni  a  une  é\t  rôle. 
Miserere  du  Reclus  de  Maliens  ,  strophr  tt. 

Desmouvoir  :  Détourner,  ébran- 
ler ,  faire  changer  ;  apaiser  une 
émeute. 

Je  ne  te  pourroîs  desmonvoir  , 
Parquoi  plos  ne  t*en  parleray  ; 
Mais  au  surplus  tu  dois  saroir 
Qn*au  monde  ma  rie  useray. 

Dance  aux  Aveugles ,  page  xSoo ,  Déhat 
de  Tomme  Mondain  et  du  Religieux. 

Desmurer:  Mettre  hors  de  prison. 

Desnoquer  :  Lâcher  la  noix  d^une 
arbalète. 

Desttouer  :  Rompre,  disloquer. 

Dfsociner  :  Couper  les  veines  « 
affoiblir. 

Desogier  :  Finir,  terminer,  juger 
un  procès. 

Desoicner  :  Tirer  d'embarras  « 
décharger  d'inquiétude ,  dé  soins. 

Des-oirs  ,  dès-hoirs  y  aus-oirs  :  Des 
héritiers ,  aux  héritiers. 

Desoivre,  desoivrer  :  Tromper, 
surprendre ,  détourner,  abuser;  tle- 
cipere. 

Desor,  desore  y  lisez  des-or,  des- 
ore  :  Dorénavant ,  aussitôt  ;  de  hoc 
hora, 

Desor,  desore,  desour,  desoure : 
Dessus ,  par-dessus  ,  ci-dessus  ;  de 
super;  al  desor,  au-dessus. 

Desor  OEITANCB  ,  desordonnancc  : 
Combustion ,  désordre. 

Desors,  des'oirs:  Alors,  dès- lors. 

Dxsou  BiTEE  :  Irriter ,piqtter  au  vif. 


/ 


37«  DES 

I)Rso0GBm ':  Pilier,  dépouiller. 
Desoyvrb  :  Bornage. 
Desoz  :  Devant  y  dessous ,  en  des- 
sous. 

C*ans  chascuns  ne  t^aliast  mîes  «olraient 
^l'soz  les  devaiitriens  ,  mais  aes  assi  deso»  Us 
|ilus  jouues.  StrmoHs  de  S.  htmard,Jbl,  a64> 

Despaicbea  «  despairç^er  le  Icu  : 
Partir,  déloger,  changer  de  domicile. 

Despaier,  dcpayer  :  Payer,  rem- 
])ourser. 

Despaisiiê  :  Qui  est  transporté  de 
colère,  furieux. 

Despaîsier  :  Aller  hors  de  son 
pays ,  se  dépayser  ;  dîxpatriare, 

Despaissir  :  Rendre  une  chose 
moins  épaisse,  la  rendre  fluide. 

Dkspaiturr,  despettfire  :  Dépen- 
ser ,  prodiguer  ;  tlcpendcre, 

Desi*aner  :  Déchirer,  dépouiller, 
mettre  en  pièces,  détruire,  disjoindre; 
i\^  pannus. 

Tant  le  cardia ,  ce  t%X  la  some  , 
Qu*à-Tal  la  ville  vit  un  home  , 
Uns  et  detpris  et  despatté , 
Mef(re ,  et  remis  et  e.nciiaroé , 
Frileux ,  paUe  et  enfonau , 
Bien  bertondé  et  tout  tondu. 

Gautier  de  Cot'nsi. 

Desparacer  ,  deparagier  :  Mésal- 
lier; disparagare. 

Desparkillk  :  Dépareillé,  diUSé- 
rcnd,  dissemblable;  di^par. 

Après  la  baniere  rermoillft 
Yenra  une  autr«  despareiUe, 
Qui  sera  toute  fine  uoire.' 

lYngédie  de  la  Vengeance  de  J,  C 

Despartxe  :  Séparation ,  division, 
partage  ;  de  dispertio. 

Despartir  :  Séparer  ,  partager  , 
diviser,  donner;  iUspertire ;  en  anc. 
Prov.  dëspariir f  chasser,  séparer. 

Despartir,  suhst,  :  Dons,  lar- 
gesses ,  et  séparation.  Au  despartir  : 
An  départ. 

DispÎGBiia ,    defpechor ,  despe^ 


DES 

€Îer  :  Dissoudre  ,  séparer ,  toniprr» 
détruire ,  briser ,  débarrasser;  et  dé- 
pêtrer un  cheval. 

Compaif^n.'e  doit  estre  despeeiée  \»nf^ 
Tuu  du&  uiarchaanA  vient  entrer  en  reltgioa.' 

Coutume  de  Beainfoists ,  ckap,  ai. 

Drspecikis  :  Quiesldétruit,eonpéu 

Despecif.r    :   Couper ,  détruire  , 

mettre  en  pièces.  Despecicr  un  mar- 

elle  y  c'est  le   rompre  ;  elexjiecier  la 

noise  :  apaiser  la  querelle. 

H  tut  Tist  despecier  et  e^mier  c«'I  TÎIaln  si- 
mtilaere  (de  Priapc);  kar  ço  ert  ydle  depec- 
chic  et  de  Irclicrie. 

Le  Livre  des  Mois  ,  H%>.  ^,fi»l.  107. 

Despéescheueiit  Expédition 

militaire. 

DKSPENnRE  :  Dépenser, prodigner, 

Despf.:vs  :  Rompu,  brisé. 

Despe^i s  :  Dépense ,  paiement  ;  de 
ilepcnxus, 

Dkspknsk  :  Boisson ,  petit  irin 
qu'on  donnes  boire  aux  valets  :  il  est 
fait  avec  de  Teau  qu'on  laisse  cuver 
sur  le  marc  pressuré. 

Despetvse  :  Buffet,  office  oà  Ton 
serre  le  manger,  ^oyrz  Di^pehsb. 

Dkspensier  :  Muhre-d*h6tel  ;  </û^ 
pensator, 

Dfsper  ,  desperx  :  Désespéré,  dur, 
méchant ,  inhumain  ,  cruel.  Fbffz 
Dkspitaire. 

Se  tu  as  eu  mai.«ou  tes  sers, 
1*1  e'  soies  pas  vers  eu»  éespers 
Si  sont  il  hoine  comne  noa  aomcs. 

Distiques  de  Cttùm, 

DvspBRANCE  :  Désespoir,  ehagrin 
violent  ;  dcsporatio* 

Dkspertemir  :  Appart>enir  ,  con- 
cerner, touchor;  de  perttnere. 

DsspKscHiRR  :  Décharger,  libérer. 

Dkspessa  :  Charge,  ministère,  (^s- 
pensatioii  ;  dispens/Hio, 

Despksse  :  Dépêche  ,  message. 

Dkspestrer  :  Débarrasser,  délî- 
vrer,  débrouiller,  dégager. 


DES 

.    Dc$9f^  :  I>émembreiBent,  dWision» 

Dkspi jECA  ou  depieça  :  Depuis  fort 
long'temps. 

Despibch  :  Dépit ,  colère ,  dédain  ; 
fiespicaÛQ  ;  en  Prov.  dëspié. 

Despikos  :  Allons,  courage,  alerte; 
expression  pour  exciter  un  paresseux 
à  trayailler. 

DxsPtRE  ,  despeiter,  despirer,  des- 
piter ,  desprisier  :  Braver ,  mépriser, 
dédaigner  ,  défier  ;  despicere  ou  des- 
picari;  en  Prov.  dëspita. 

Se  Tollex  oser  de  travoir , 
Tenez  tous  de  folie  dire 
Qui  Tostre  sens  fait  à  dtsmrê, 
Bonu»  du  second  Renard,  fol.  a5 ,  f'*' . 

CSl  kî  mon  est ,  despeicet  assi  bien  lestuejf 
çiiOAM  de  ceat  mande  cnm  les  asprct. 

Sermons  de  S,  Bernard,  fol,  3x  i. 

Despitaire  ,  despitey  despitéy  des- 
pîteur,  despiieux ,  despitieres  :  Cour- 
roucé, méchant ,  cruel ,  de  mauvaise 
huifieur,  dédaigneux ,  rebutant  ;  des^ 
picieas  et  despicatus  ;  en  bas  Bret. 
despetus  ,  despitus. 

Car  q[iielcoDqacs  Roy  qui  sonbzmet  ton 
royanlrae  et  sa  selgnourîe  à  la  loi  divine  ,  tel 
Seigneur  est  digne  de  régner  et  d'aroir  sei- 
gnourie  honnourable  ,  mais  le  Prince  qni  met 
eu  aerTage  la  loy  divine  e^t  transgresseur  de 
▼erité  et  despiteitr  de  sa  loi  meismes. 

Ijcs  Secreu  d^Aristote ,  foL  8 ,  n**  7063. 

Despitâk CE  ,  despision  ,  despti  : 
Méchanceté  ,  mauvaise  humeur ,  dé- 
dain^ mépris;  despicientia ;  en  bas 
Bret.  despesy  despeU 

Despit^ment  :  Avec  colère ,  d*un 
air  f  jk;hé. 

Despitsr  :  Dédaigner  ,  faire  peu 
de  cas ,  mépriser  ;  de  iiespecturriy  par- 
ticipe de  despicere, 

Despiteusemeiit  :  Avec  mépris , 
avec  colère. 

Desplâisahge  :  Ennui ,  dégoût. 

Despliânce  :£talagede  marchan- 
dise ;  4^011  qa*oji  piaie  au  seigneur 


DES  370 

pour  avoir  le  droit  d'étaler  dans  les 
foires  et  marchés  de  son  domaine  ; 
d^expUc€Uio. 

Desploier  :  Délier,  étaler. 

Dbspoilie  ,  despoilU  :  Dépouille  ; 
vétemens  dont  on  est  vêtu  ;  de  .^o- 
liatio, 

Despoinctiee  ,  despointer  y  des^ 
pointier  :  Destituer,  ef&oer,  priver 
d*un  emploi. 

DxspoiaE  :  Désespère. 

Despoieeh  :  Désespérer  ;  de  spes. 

Dfspoise  :  De  differens  poids  i  il 
signifie  aussi  poids,  mélange  d'ar-' 
gent  et  d'étain  qu'on  met  dans  les 
monnoies  pour  en  altérer  la  bpnté. 

La  seconde  maglere  .de  faux,  moooiers ,  clie 
•ont  cbil  qui  la  font  de  bone  ilespoise ,  mais 
la  monoie  n'a  pas  sou  droit  poids. 

Coutume  de  "Beauvoisis ,  chap.  3o. 

Desponoee  :  Expliquer,  exposer, 
ratifier  ;  et  se  décourager  ,  se  laisser 
abattre  ;  despondere. 

■  L'Rgyptiene  li  respont  • 
Que  diras  or  ,  se  te  despant 
•       Mes  ors  peekiet,  auà  mauvaise  «vre; 
IVe  sai  comment  les  tt  dtscutvrea 
Ne  li  airs  seroit  ordoiex,     . 
Se  les  avoie  desploiea. 
Nequedent  je  les  te  dira! , 
Que  ja  de  mot  n'en  mentinû. 

Fie  de  Ste,  Marie  Egyptienne. 

Si  parleremt  tant  tnsemblt  que  li  Conetta- 
ble  s'amolia  auqun,  et  si  taillierent  entre 
ians  une  paix  tele  que  les  deux  parties  s*eu- 
Toisent  arrière  &  Raveniske  et  là  le  deponde^ 
ront  communément  (publiquement). 

ViBe-Uardfiuin. 

Despoetee  :  S'amuser,  cesser  de 
travailler.  Voyez  Diépoet. 

DispouniÊEÂ  :  ^tropié  ,  paralyti- 
que ,  impotent,  privé  de  l'usage  d'un 
eu  de  plusieurs  membres. 

Despoueveumevt  :  Inopinément  ^ 
témérairement ,  à  l'impréru,  sans  ré- 
flexion. 

Despeendbe  (se)  :  Se  troBiper> 
^tre  dans  l'eireiiri^ 


38o  DES 

Dbspets  9  drxpuis  :  Méprisé ,  tH  , 
abject ,  digne  de  mépris  ;  dé^enillé , 
pauvre  ,  infortuné  y  baffoué  ;  de  de^ 
jjuere» 

Desprisif.r.   Voyez  DRPiiTSEm. 

DESPROiRm  :  Prier,  supplier. 

Df.spucelace  :  Perte  de  la  virpi- 
nilé  ;  défloration,  action  par  laquelle 
on  ôte  la  yirginité  à  une  HUe.  Voyez 

PUCELE. 

Et  les  fils  dr  Jacob  respondirrnt  à  Sicliem 
et  à  son  pirre  ru  boisdie ,  se  se  couroucerent 
por  k  despuctlage  de  lour  serour. 

BibU  hist.  Genèse,  ehnp.  34,  i>ers.  x3. 

Besponderunt  flii  Jacoh  Sîchem  et  patri 
0Jus  in  €hlo ,  ng^ienies  ob  stnpmra  sororis. 

Despucellemeict  :  ancien  droit 
seigneurial.  . 

Despumer  :  Écumer,  6ter  Técume; 
despumare. 

Desputoison  :  Dispute  ,  contesta- 
tion ,  chicane  ;  disputatio» 

Df.squant  :  Depuis  quand ,  en 
quel  temps  ;  de  quando. 

Desquarquaigk  :  Droit  pour  I4 
décharge  des  vins  ;  en  bas.  lat.  dis' 
cargatio, 

Desquâsser  :  Rompre ,  briser,  fou- 
ler, abattre ,  renverser. 

Uns  trenchent,  autres  contrepassrnt , 
Les  destriers  «bâtent  et  desqnassent, 

Guillaume  Guiart, 

Desqueequier  :  Décharger,  dimi- 
nuer, alléger,  soulager. 

Desquet  :  Panier  pour  vendanger. 

Desqui  en  avant  :  Dorénavant , 
par  la  suite  ,  à  Fa  venir. 

Desquiex  ,  desquiels  ,  desquielx  : 
Desquels. 

Desraicnbr  ,  desratgm'er,  desrai- 
ner ,  desrainier,  desreigner ,  desres- 
ncr  :  Jouter ,  disputer ,  contrarier  ; 
se  purger  ,  se  justifier  d'un  crime 
dont  on  est  accusé ,  nier  avec  ser- 
ment ;  déranger ,  renTerser  ^  déguer- 


D  ES 

pir ,  restituer.  Ce  mot  est  mtê  an 
Coutumier  de  Normandie ,  comme 
au  titre  de  haro  : 

A  ce  crî  doivent  jsslr  tou$  ceux  qui  Toai 
oui  ,  autrement  xont ,  temi«  à  Tamende  M 
Prince ,  on  sVn  deresner  qu*ils  n*oot  pas  où 
le  cri  s*iU  eu  sont  accusés. 

Dksraimrre  ,  dcsrtjiirmbre  :  Ra*- 
cheter,  retirer.  .Voyez  Raiemrre. 

Jhcsu-Crist  morot  à  grant  destresce  et  à 

Sraut  pa»kioi)  pour  uoc  desraimbre  des  peints 
^infcr  et  tormenz  pardiirables. 

Le  Miroir  du  Chre$àen» 

Deskâiv ^desrains,  f  bj'.  Daaraiv. 

Desrainable  :  Déraisonnable. 

Desrainkr  ,  desrainier ,  desrti- 
gnier  :  Défendre  en  justice ,  plaider, 
et  choisir,  prendre  par  raison.. 

Desraison  :  Tort ,  insulte  y  injus- 
tice.  Voyez  Déraison. 

Desrâmme  :  Serment  fait  en  jus- 
tice ,  par  lequel  oià  s*engage  à  prou- 
ver par  témoins  la  vérité  de  ce  qu*on 
avance. 

Desrâsmé  :  Usé  ,  vieux  à  force  de 
servir  ,  déchiré  ,  séi>aré ,  éloigné. 

Desrayer  :  Arracher,  enlever. 

Desree  :  P^^aré,  perdu. 

Dksrei  :  Dérèglement,  égarement. 
Voyez  Dksroi. 

Desrene  ,  dcsraîgne ,  desraine  : 
Plaidoyer  ,  discussion  ^  dénégation 
d*une  chose  qu'on  assure  par  serment 
n'être  pas  ;  d'où  desrener,  plaider  » 
défendre  eu  justice. 

Desrenement  :  Déplacement  de 
quelques  os ,  entorse  ;  de  dlslocare. 

Desreng  :  Séparation  de  terre 
faite  par  un  sillon  ou  une  raie. 

Desrknikr.  Voyez  Derainieb. 

Desrennement  ,  desrenement: 
Colloque  ,  pourparlcr  ,  conférence , 
plaidoyer,  dispute,  contestation,  dis- 
cours. 

AÎBt  dit,  poisipie  par  jogement 


DES 

YmUot  Curt  desrenement 
D*aToir  les  armes  a  AchlUcs. 

JLes  Métamorphoses  tT Ovide,  Mss. 

DiSRESifiKR  :  Expliquer  quelque 
chose  ,  en  rendre  raison. 

DESEKsor ,  ilesroùon  :  Tort ,  in- 
jure y  injustice  ^  mauvaise  action. 

Dbseiequia  :  Défricher. 

DKiiiiKR  :  Derrière  ;  retrà, 

Desriruglaicck  :  Dérèglement. 

Desrieuclé  ,  desrieuglée^  :  Déré- 
glé ,  déréglée  ;  de  régula. 

DÀRiSER  :  Se  moquer ,  rallier. 

Desriver  :  Détourner,  déborder, 
sortir  d«^  ses  limites  ;  dcrivarc  et  de- 
viiure. 

Desrobeor  :  Voleur ,  pirate. 

Desrorea  :  Se  déshabiller,  ôtér  sa 
robe. 

Desroguer  :  Abattre  ,  détruire. 

Desroi  ,  desrois ,  desroy  :  Désas* 
tre  ,  infortune,  désordre ,  confusion, 
surprise  ,  dégât ,  ruiue  ,  dommage , 
dérèglement,  discorde,  trouble,  faute, 
égarement ,  dérangement ,  renverse- 
ment ,  mauvaise  action.  Barbazau  le 
dérive  du  composé  de  régula  ,  ou  de 
radius,  Louis  i**",  roi  de  France,  prêt 
à  être  fait  prisonnier  à  Meuilan  : 

Uns  (le  Meullent  quoûû  le  Roi 
Par  le  fraUi ,  Ito  prikt  à  tUsroi 
'    1^1  dlst  le  Roi,  Roi  tu  I  ck  pris;         , 
Voas  mentez ,  dist  le  Rois ,  de  prit 
C*oaques'Roi  te  n*cst  mies  gas 
Ke  fu  mii^  jus»  al  gin  d'escas, 
A  tant  Hca  le  bcaa. divers  .    . 

Si  Ten  a  féru  à  travers 
Parmi  les  flancs,  pourfendu  là. 
Que  l*une  rooitierc  lai  la 
£t  Taotre  reipt'st  fl  ce  val. 

Philippt  MouskeSffoL  485. 

Advjsez  bien  eu  rostre  fait,  et  cornent  root 
|»arlt;r«>x  «t  si  vous  pr!  que  vous  ue  faciez  au- 
cun desrojr  en  mon  liostel,  ne  au  chevalier. 

Rouum  de  FlurUlan. 

Desroier  :  Composer  pour  avoir 
diminution  du  prix  demandé. 

DttSROitfikJt  9  disromjpre  ,  disrwin- 


DES  33i 

pre  :  Briser ,  rompie ,  mettre  en  piè- 
ces, mettre  en  déroute,  fracasser  \  dis- 
rumpere. 

Desroquer  :  Jeter  d*en  haut,  pré* 
cipiter  du  haut  d'un  rocher. 

Desroter  :  Retirer,  enlever. 

Desroupt  ,  deroup ,  deroups,  des- 
roux ,  desrupt,  disroupt  :  Rompu  , 
brisé  ,  mis  en  pièces  ;  disruptus, 

Desrotauter  :  Oter  la  couronne 
à  uu  Roi. 

Desroter  :  ChJEingerrusage  d'une 
terre  destinée  au  labour,  la  destiner 
à  auire  chose  qu*à  avoir  des  roycs , 
comme  il  y  a  entre  les  sillons  ;  de  ré- 
gula ou  ratlius ;  et  tromper,  sublili- 
ser ,  dérouter ,  dérégler,  égarer ,  dé- 
ranger, sortir  de  son  chemin ,  du  bon 
sens.   Voyez  Dsroter. 

DesroySj  iUs^rrof  :  Désordre, 
confusion  ,  désastre  ,  infortune  ;  dis- 
f-uptio, 

Desru^  ,  derué.  Voyez  Derv^'.  '^ 

Desruner  :  Défaire  ,  déranger, 
renverser  ce  qui  est  bien  arrangée 
Voyez  Desroupre.  *    * 

Desryver  :  Sortir  des  limites* 
Fb/cz  Deroyer.     •■'  ■       '    '* 

DËssA  è  dëssâ  :  Des  deux  c6tès. 

Dessacrer  :  Rendre  profane,  pj:^ 
faner,  suivant  Pomèy.    '  '      '  ' 

'Dessaigniér  :  Otèr  un  signe,  une 
marque  ;  de  sîghiàn, 

Dessaison NER  ,  z  ''  Faire  quélcjii'e 
chose  hors  de  la  sabon ,  et  le  temps 
convWnable  et  ordinaire. 

DessâmblI^r  ,  dessembler  :  Déguî-î 
ser ,  changea  lit  ressèmbliknce  ;*  sépa- 
rer, diviser. 

Dessarter  ,  dessenarder  :  Essa^/ 
ter ,  défricher. 

Dessegier  :  Lever  le  siège  de  de- 
vant une  ville,  délivrer; 

Desseicxer  :  Prescrire  ,  limiter , 
former  une  idée,  donner  ou  faire  un 
modèle  \  designare* 


384  DES 

Qa*j|  ne  pfaÎMe  plat  haut  noBter , 
Ii«  en  Angleterre  passer. 

Romtm  du  Rqu  ,  foi.  a3o ,  V^. 

Moult  grant  folie,  arez  emprise  qui,  cur- 
diex  tant  faire  par  ros  parole»  de  moy  dfs^ 
tourber  (détonrurr)  à  ment-r  une  vie  que  j^ay 
accouatumée .     Roman  de  Gérard  de  Nevers. 

Destourbkur  :  Perturbateur,  fac- 
tieux, intrigant;  disturhator. 

Destourbier  :  ËmpécLement  , 
embarras ,  inquiétude  ;  du  Latin  dls- 
turbium ,  trouble ,  obstacle. 

Car  tant  estoit  aimée  des  petits  et  dea  grans, 
que  se  à  la  vérité  enaauot  sceu  son  destour- 
bier, jamais  pour  rien»  ne  Ten  eussent  laissée 
partir  d'enlx. 

Roman  de  Gérard  de  Nevers,page  29. 

Dkstournée  :  Égout ,  canal  fait 
pour  détourner  Teau  de  son  cours 
ordinaire ,  écoulement. 

Destourra  :  Détournera ,  embar- 
rassera. 

Destr'Age  :  Maison ,  demeure. 

DESTBAiGifANT  :  Fait  par  con- 
trainte ,  tourmenté ,  afQigé ,  réprimé. 

DESTRAioirEMBUTT  y  destrtnzon  : 
Tourment ,  contrainte,  chagrin  ,  in- 
^uiétad«,  peine,  punition,  affliction. 

Quant  en  a  aucun  ifrere  plnssors  foiz  cliastié 
et  destreint,  rt  il  ne  se  veult  amender,  ne  por 
escommirniement,  ne  por  autre  deêtraigfte-  . 
ment,  si  U  doit  on  eofttrcier  sa  poine  et  des- 
traindre  par  batt^ures. 

frad,  de  la  Règle  de,S,,BenoCt,  ch,  28. 

Drstrajic DRK  ,  destraigner,  des^ 
treindre  >  dtstroindrt  :  Presser,  con- 
traindre, arrêter,  tourmenter,  yexer, 
tenir,  serrer;  se  chagriner,  ]>érir  d'in- 
quiétude ,  réprimer,  punir  sévère- 
ment ,  être  forcé  d'agir  contre  son 
gré  ,  affliger ,  blesser-;  destringere  , 
distringere  ;  en  anc.  Prov.  dëstrainër, 

Granz  est  roirement,  cliier  frcire,  li  sol- 
lerapuiteix  ki  vi  est  de  la  Nativlteit  Nobtre 
Signor  ;  mais  li  bries  jors  nos  destreint  ke  nos 
abreviena  uostre  sermon. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foi,  47. 


DES 

Destbains  :  En  grande  tristesse. 

DestrIins  :  Les  différentes  pièeei 
d*un  procès. 

Destraisit  :  Affligé ,  pressé  par  It 
douleur  ;  districtus;  et  retient,  serre, 
délient. 

Destraire  :  Médire ,  décrier,  ca- 
lomnier; detractare, 

Destraiter  ,  destraitter  :  Débar- 
rasser un  cheval  de  son  harnois,  des 
traits  avec  lesquels  il  tire  la  voiture 
ou  la  charrue. 

Destrale  ,  destrài ,  destrau  :  Ha- 
che ,  cognée  ;  en  Prov.  dëétraou, 

Destrancuer  ,  destrartchier,  dex- 
trenchier  :  Couper,  trancher  par  mor- 
ceaux ;  distruncare. 

On  devroit  Pilate  cscorchier. 
Et  tout  par  pièces  destranckier. 

Tragéd  de  ia  Fengeance  de  /.  C. 

Destrapat  :  Relâché,  détendu. 

D  EST  RAPER,  destrapper  :  Dégager, 
dépêtrer,  débarrasser. 

Dbstrar  ,  déstrair  :  Mesurer ,  ar- 
penter. 

DjÊsTRASsouNA  :  Éveillcr  en  sur- 
saut ,  rompre  le  sommeil  ;  d'eJttrà 
som/iium ,  en  sous-entendant/>o/K^/v. 

Destrz,  dextrc  :  A  droite,  du  côté 
droit  ;  dextra  ;  eu  anc.  Prov.  dëslra, 

Gérard  Tespée  ou  poing  resgarda  «urdestre 
et  choisist  le  Coûte  d'Auvergne  a  toute  sa 
rovte,  et  le  Seigneur  de  GarlBnde,  qui  *V)- 
toient  fcruz  en  la  bataille  du  Comte  de  Mou- 
fort.  Roman  de  Ger<ird  de  Nevers. 

Destreche :  Contrainte, exaction; 
angoisse ,  peine ,  af^iction  ,  détress*"  ; 
en  anc.  Prov.  dëstrécha  ,  dëstrë'Ua. 
Voyez  Destraignement. 

Destrecuenie  :  Défrichement  ; 
de  striga, 

Destrecher  :  Désourdir,  séparer, 
détresser. 

Destreionablb  :  Saisissable,  forcé 
par  contrainte;  distrîcuig. 


DES 

nia  :  Contraindre, forcer; 
.  Voyez  Destrâindbe. 
îf».  Voyez  DRSTmois. 
T  :  Déserf ,  lieu  non  habité. 
TAMS^s  :  Étroitement ,  se- 
rigoureusement ,  forte- 
'ictè» 

rPÂNCE  :  Désordre  ^  mau- 
gement  ,  désaccord  ,  in- 
?,  dérèglement,  intempé- 
oeratio;  et  noh  pas  ordre, 
lit  le  Glossaire  des  Chan- 
►i  de  Navarre. 

cors  a  tel  poissance 

s  Ciex  la  destrempance ,  etc. 

mon  de  la  Rose ,  'vers  18149. 
ruÉMENs  :  Peine  ,    tour<«- 

?Z  DKSTRAICIf  KMENT. 

fHKR  :  Serrer,  étrangler, 
Tre  ;  (Ustrlngere. 
CHER ,  desu eschier  :  Dé- 
erre ;  de  striare* 
SE   :  Disette ,  tourment , 
flrictio  ;  en  ancien  PrOv. 

',  aflf.  :  Forcé ,  contraint , 
lige ,  pauvre  ;  desuictus, 
',  drstroît:  Embarras,  pei- 
>n.  Vojrez  Destreche. 
MSN  ,  desWiansa  :  Discer- 

NCE  :  Opposition ,  appel , 
refus  ;  detrectatio. 
R  :  Séparer ,  distinguer , 
a  différence. 

:  Démêlé  ,  contestation , 
ispute ,  différend. 

:  Divertissement, 
MENT  :  Délai ,  longueur  , 
ilongation. 

R ,  denier,  dcjrtrirr  :  Che- 
n  et  de  bataille  propre  à 

d'armes  ,   cheval  dressé 

pour  les  maîtres  qui  s*en 
ux  fêtes,  aux  joutes,  aux 
;  à  Tannée  ;  dea-troHus , 


DES  385 

dextraÙs ,  parce  qu'on  le  menoit  en 
main  ;  ad  dexterani  ;  en  anc.  Prov. 
déstrë  y  déxtrë  ;  il  étoit  opposé  à  pa- 
lefroi ,  cheval  de  parade ,  de  céré- 
monie ,  et  qui  servoit  de  monture 
aux  dames.  Le  destrier  s'appeloit  en- 
core ,  coursier ,  cheval  de  lance ,  de 
service ,  coutserot.  {^es  noms  donnés 
aux  chevaux  se  rapportoient  à  leurs 
qualités  s  leurs  services ,  leurs  tailles 
et  leurs  couleurs.  Les  espèces  diffé- 
rentes étoîent  *  le  courtaut,  le  double 
courtaut,  le  traversant,  le  roncin  on 
roucin ,  Taufferant  ou  ferrand  ;  &c. 

PaJen  i  tnefrent  grtat  ahaa» 
La  forent  destrier  à  lagan  ( 
Cil  preot  ferraut  <*t  cil  morld, 
Kt  cil  Tairon  et  cil  suriel, 
Ft  cil  Uart  et  cU  Bandant  ( 
Cil  foit  et  cil  ra  Kocant 
Kt  cil  autres  fauvicl  amainnc, 
Li  XXI  Pera  i  sont  demainne 
Al  bieo  ferir  mainte  prorce 
Fiscnt  li  autres  à  la  destreCc» 
Kt  II  sergant  et  li  archier 
Maint  Turc  i  fissent  trcbnchier. 

PhiLMousAesi/6l.i%$k 

Destrier  :  Sorte  de  marteau  à 
Tusage  d'une  forge. 

Destrier  bxvrexknt  :  Décrier  ^ 
s'opposer,  réclamer  contre  une  sauve- 
garde accordée  mal  à  propos;  Je- 
trectare. 

Destrxs,  destriz,  destroùt  :  Amende 
prononcée  en  justice. 

Destbocrsrs  !  Fanon  o}i  mani- 
pule que  le  prêtre  célébrant  porte  au 
bras  gauche  ;  dextrocherium, 

Destrois,  destreins ,  adj.  :  Op- 
pressé ,  dans  l'affliction ,  contraint , 
poussé,  triste,  mélancolique,  trou- 
blé ,  chagrin  ,  abattu,  embarrassé  , 
pressé ,  agité ,  gêné  ;  districtus. 

Se  fins  amis  ,  destrois  et  angoissous  , 
Doit  joie  avoir  pur  servir  leaum^ut , 
Dont  doi-je  bien  par  droit,  fstre  joienx. 

Chastelain  de  Coucjr, 

DfiSTi^OfS  I   décroisse  ,    destroU  : 

Mb 


366  DES 

Embarras ,  cmpéclieneni  9  dlfficiiU^ , 
oppression ,  peine ,  ennui ,  d/élreM€  « 
angoisse  ;  detrectaUo, 

Desteoit  ,  désirait  :  District ,  ju-» 
ridiction  ,  territoire  ;  distncfio  ;  ^ 
lieu  fort ,  recula ,  écarté ,  d'un  abord 
difficile. 

D£âTaoiT£ifS|^T    :    Etroitement , 

exactement. 

DESTRoircjBirM  :  BrÎMrt  mettre  en 
pièces;  eUstnngert. 

DKSTEOsuiiûf  :  Perte  ,  doBU9ag#  > 
destruction  ;  dtttunuUum. 

DfiSTAOsiE  :  Agiter,  pousser,  jeter 
violemment  ;  detrudem;  çt  détruire, 
abattre ,  renverser  ;  deso-uerg. 

Des  raossE  :  Vol ,  brigandage  j  ac- 
tion de  voler  les  passans. 

Destroussemeh T  :  Ouvertement , 
^rectement. 

Desthousse a ,  rfwirojf^r  ;  Piller, 

Toler  les  passans  ;  destruere. 

Desteou&seue  :  Voleur  sur  les 
ffrands  chemins. 

Desteot  :  Triste ,  détresse ,  peine , 

rigueur. 

Desteuimekt,  destruienfCRt ,  des- 
truisement  :  Euinie ,  désolaliop ,  des- 
truction ;  destrucUo» 

Luxure  e»t  dtstruiiMHtnià.9  corp»,  etâbfli- 
gemeut  de  Tîe. 

SçcreUd'Jrisiott,  fol  xo,  T*. 

Destuiee  :  Découvrir,  délivrer. 

Destuepation  :  £ndommagei9ent, 
renversement ,  ruine  ,  trouble  5  di^ 
turbatio. 

DKSuiEL ,  dewéel  :  Détourné ,  dé- 
voyé, hors  de  la  bonne  route. 

Desulteue  :  Sauteur  qui  passe 
d'un  cheval  sur  un  autre  ;  desuUor. 

Desultueition  :  L'art  de  voltiger 
cheval  ;  desukura* 

sur  m.        Trompa  ;  decepU;  di|  verbe 
Desut:- 

desoivre.  .^^^  soupçon- 

DESVi.iowi«a  :  Dev^       ^'^Hwe. 
ner,  prédire ,  pressentir  ;  ru.7~^ 


DES 

DESVA1C.LBE  :  Tomhert  fll»W« 
Voyei  Dévalée. 

Desvé  ,  desvéf  :  Rempli  de  dia- 
griu  ,  d^awertume  ,  rebuté ,  làcké  9 
fou ,  hors  de  sens  ;  deviéMuf. 

Quant  MorgaÎQ  Toîit  les  CbeTaliert  rrr»* 
ntr ,  si  fut  dolente  et  si  det^ée  ,  que  à  pc« 
^B'eUe  ^*earage»it  de  deuil.  TritUau 

Desvee  ,  desvier  :  Etre  fou  ,  être 
fâché,  s*éfi[arer,  se  chagriner;  d'où 
le  mot  endiéver  ;  deviare, 

Desveeie  ,  desveiiie:  Manie,  folie^ 
chagrin ,  jalousie ,  extravagance. 

Desveetoile  ,  desvertoiUe  :  Le  lo- 
quet d'une  porte  ;  v^rticillum. 

Desvest  ,  desavest ,  devestiture  : 
Abandon  ,  déguerpissement  d*unc 
possession. 

Desvez  :  Fou ,  hors  de  sens ,  cha- 
griu  ;  deviatus. 

Pins  est  fon  mu  i2eii«^  qat  dot  «nivehonti 
Comm.  fur  le  Stmder,  Ps,  SSt/ôL  tiS. 

Des  VI  Al  a ,  desvier  du  monde  :  Mou- 
rir, décéder;  deviare,  disviverem 

Quant  sei  fia  la  morte  réuç 
Dokns  fu ,  <pie  par  son  parier  p 
Oft  fet  aa  mère  ietvitr. 


le  Philosophé 

Desvoi^  :  Égaré ,  fon ,  insensé, de 
mauvaise  conduite;  mort;  depîatus. 

Desvoie E  :  Mourir,  égarer,  per- 
dre, détourner  de  la  voie,  dissuader; 
deviare. 

Desvoilement  :  Révâation ,  dé- 
couverte. 

i5esvoilee  :  Révéler^  découvrir  ; 
disvelare. 

Desvoindiee  :  Revendre,  débiter; 
devacuare, 

Desvoleper  :  Découvrir,  déve- 
lopper, rendre  évident  ;  disvolvert* 

Sire,  ma  Dame  f<ï%  salue,  et  tous  eiiToie  à 
mengier,  et  ]e  pris  la  toiaule  (napc,  aer- 
viette  )  ai  le  desiçk/ai,  et  en  trait  oa  gaateL 

JtofHffft  du  Sm  GnÊitl 


Dbi^OECx  :  Séparée. 

Bt  «on  ■«•p«rît  «B  Dien  fôa^e 
Taot  que  de  ton  •corps  luît  detParoè 
L*ame  à  qoi  doiioa  li  gnint  bonde 
Charité  qui  en  lui  habonde. 

*  CodicUe  delthan  de  Meung,  vers  1 16«. 

Destoutousax  :  Dévidoir. 
Des  VOYANT  :  Détournant,  évitant. 
DssvoYDSE  :  Dévider. 
DESvoTi  :  Écarté,  éloigné  de  tomt 
lieu  public  ;  de  d^viare. 
DMvuioxBa  :  Expliquer. 

Tu  qui  contre  enlx  ne  fine»  de  ton  renln  Toîdîer, 
Ke  «ei  eipoir  leur  Ucute  jittqn^nn  Ttf  ites* 
vuidier, 
*  Testum,  de  Jehan  de  Meung,  'vert  8^ 

Dbswaioiee  :  Dégager,  prendre 
des  assurances ,  des  nantissemens. 

Dit  :  Le  doigt  ;  digitus. 

Detager  :  Oler  une  couverture , 
ttac  enveloppe,  découvrir  ;  detegere. 

DETAiLLEaiK  :  Dr(At  levé  sur  les 
marchandises  vendues  en  détaiL 

DBTAU.LIEE  :  Détaiileur,  qui  vend 
«B  détail. 

Détao  ,  dété  :  Débiteur,  qui  a  des 
dettes;  debàor;  il  s'est  dit  aussi  pour 
caution ,  répondant. 

DaTAYEa  :  Découvrir,  dévoiler; 


DETEiiEE  :  Détacher,  quitter,  6ter 
les  chevaux  d'une  voiture  ;  du  mot 
4uteUej  et  celui-ci  d*kasta  ,  morceau 
de  bob. 

DiTENiE ,  dednée  :  Arrêt ,  obsta- 
cle, empêchement. 

Détenir  :  Retenir,  arrêter,  retar- 
der, empêcher  ;  detlnere, 

DiItenteur  :  Possesseur,  qui  oc- 
cupe une  chose  ;  de  detinerc. 

Detsrgir  :  Nettoyer ,  mondifier^ 
purifier  ;  detergere* 

Détériorer  :  Dégrader,  ruiner, 
g^ter  ;  de  deterion 

DaTKâsa.  fT^ea  Dbstssbe. 


»  1 1  387 

t)Bt^E§tABLETEz  :  Inttabflilé ,  in«- 
Constance ,  bixarrerie. 

Uêe  ta  TÎe  od  la  femme  qne  tu  aimes  tooa 
les  jours  de  ta  rie  de  tes  detestabletieM  les- 
quds  soant  à  toi  donëes  south  le  solail  tat  ïù 
temjM  de  ta  Tanitée. 

Trad,  de  la  Bible,  Ecclesiast,,  eh,^*iferg.  ^ 

Perfrnere  i>Ua  cum  uxore,  quant  diiigù^ 
cunctis  diehus  ^vitœ  instahilitatis  hue,quidatï 
tant  ubi  mb  êoie  omni  tempore  'vanktumiuet^ 

Dbtibrres  :  Caution ,  répondant. 

Detinéb  :  Permission,  voie  licite-, 
selon  Borel.  Il  me  semble  qu'il  signifie 
plutôt ,  amusement ,  récréation. 

Détinue  :  Retenue ,  détention  \ 
emprisonnement  ;  detentio.    ' 

Detor  :  Détour ,  tergiversation  , 
voies  obliques. 

Detor  :  Débiteur,  quia  des  dettes^ 
debitor, 

Ja  se  ce  qne  li  bien  au  detor  ne  soient  |^ 
porsis  sanz  contredit ,  ne  porquant  li  4ïtm^ 
ciers  qui  fu  mis  en  possession ,  est  aiUtvtt 
tomme  s*il  fussent  porsis. 

XiV/v  de  Justice  et  de  Plet,fil,  i3S. 

Detort  (être)  :  Tourmenté ,  per- 
sécuté, chagriné,  affligé. 

Detortant  :  Se  détournant. 

Detortexent  ,  detournemeru  : 
Action  de  détourner ,  contorsion  ; 
detorsio. 

Detorter  :  Se  détourner,  se  dan- 
diner en  marchant;  de  distortum, 
participe  de  detorquere^ 

De-tot-bn-tot  :  Absolument  ^ 
entièrement. 
.  Dbtourber  :  Détourner ,empêoher. 

Détour BiER  :  Obstacle.  Fby.  Dbs^ 
tourbance. 

Detractéxent  :  En  blAmant,  en 
médisant. 

Détractéor  :  Détracteur ,  médi-^ 
sant ,  calomniateur  ;  detractor. 

Detraction  :  Médisance  ,  calom- 
nie ;  deiraetîo;  en  Prov.  destrazëmàn, 

Dbtrahbvt  (paroles)  :  Parolas  i 


388 


D  E  T 


discours  qui  tendent  à  détruire  la 
réputation  de  quelqu*un. 

Detraignkr  :  Se  retirer  de  la  com- 
pagnie de  quelqu'un ,  ne  le  plus  fré- 
quenter ;  ôter,  retrancher,  diminuer  ; 
detrahere  ;  en  Lang.  destragna» 

Dkteaire  :  Médire ,  détracter,  ca- 
lomnier, décrier;  detrahere, 

Y.%  tôt  ensl  ot  ceos  k*el  loent ,  cam  ceot 
k*el  laidangent ,  tôt  eaû  ot  ceos  k*el  losen- 
geiit ,  cum  ceot  k*el  detraient ,  aoz  n'en  ot  ue 
1m  uns ,  ne  les  altres  ,  car  il  est  mors. 

Sermons  de  S.  Bernard  ,foL  laa. 

&c  vitupérantes  et  laudantes ,  sic  adulan- 
tes  audit  ut  detrahentet ,  immb  verb  nec  au- 
dit quia  mortum  est,  • 

Détraise  :  Obligation ,  nécessité. 
Voyez  Destrois. 

Detrait,  detrcUct  :  Fatigué ,  exté- 
nué i  detractus. 

Detrancher  ,  détranchier^  détrcnr 
cher  :  Trancher ,  couper,  diminuer, 
fendre  en  deux ,  découper  par  mor- 
ceaux ;  detruncare  ;  en  anc.  Prov. 
dëtrèncar, 

DéTRANCHiés  :  Souliers  d'une  lon- 
gueur extraordinaire ,  qui  furent 
long-temps  de  mode  ,  sur-tout  dans 
le  xiT^  siècle.  Plus  la  qualité  de  celui 
qui  les  portoit  étoit  émincnte ,  et  plus 
les  souliers  étoient  longs.  Ceux  d*un 
prince  avoient  deux  pieds ,  et  ceux 
d*un  chevalier  un  pied  et  demi  ;  c*est 
sans  doute  de  là  qu'est  yenu  le  pro- 
verbe :  Il  est  sur  un  grand  pied  dans 
le  monde,  pour  dire,  considéré ,  d'un 
grand  état ,  d'une  grande  fortune. 

Détrapkr  ,  détraber  ,  détraver  : 
Dégager,  débarrasser,  ôter  des  chaî- 
nes ,  délivrer  de  quelqu'embarras 
que  ce  soit  ;  et  suivant  Monet ,  dé- 
ménager, tirer  les  meubles  d'une  mai- 
son ;  du  Latin  trabs  ou  trabes ,  pou- 
tre ,  solive.  On  mettoit  anciennement 
les  coupables  dans  des  solives ,  c'est- 
àrdire,  que  leurs  pieds  étoient  en- 
fermés dans  une  solive  coupée  en 


DET 

deux  et  échancrée^  que  Ton  rejoignoîl 
après  y  avoir  mis  les  pieds  ;  otL  les  t 
faites  ensuite  de  fer. 

DËTRAS,  flëtraz  :  Derrière,  par- 
derrière  ;  de  retrd. 

Detreitant  :  Médisant,  calom- 
niateur ;  de  detractum  y  participe  de 
detrahere. 

Remue  de  toi  maie  boache ,  et  lèvres  de- 
treitans  soient  de  toi  loins. 

TraeL  de  la  Bible,  Pro?,  ch.  4,  vers.  a4. 

RenuH^  à  te  ospravain,  et  detralieatia  loi' 
bia  sint  procul  à  te, 

DËTRËNCAT  :  Déchiré,  conpé ,  mis 
en  pièces  ;  de  detruncare, 

Détret  ,  dcstret  :  Étau  de  serru- 
rier ;  de  stringerc, 

Detri  :  Retard ,  délai. 

Detriadamën  :  Différence ,  chan- 
gement. 

Detriance  ,  detrianche  :  Délai  ^ 
retardement ,  prolongation. 

DËTRiAR  :  Discerner,  choisir. 

Detriement  :  Délai,  retard,  dé- 
tour, empêchement ,  obstacle ,  trou- 
ble ,  assignation  \  don  d'une  portion 
légitime  et  convenable  ;  en  basse  lat. 
triatis, 

Dunkes  dist  It  im§  d*eax  ke  por  U  oolpe 
cni  avoient  fait  al  serf  Deu  en  la  rôle  ,  aoûf- 
froient-il  cel  detriement  de  lar  voie. 

S,  Grégoire ,  /ic  i ,  chap,  %. 

Unus  eorum  intulit,  quia  ex  caUpa  quam 
servo  Dei  in  via  fecerant ,  iUa  sut  itmeris 
dispendia  tolerabant, 

Detri ER  :  Retarder,  différer,  pro- 
longer, retenir,  refuser,  arrêter;  don- 
ner, assigner  aux  puînés  une  portion 
légitime  et  convenable  ;  en  basse  lat. 
detriare.  Voyez  Destrier. 

Detriez  :  Par-derrière  ;  et  dans 
la  Coutume  de  Beauvoisis ,  chap.  3  > 
reculez  ;  en  anc.  Prov.  dèstras. 

Detroi,  detroy  :  Tribut ,  imposi- 
tion ,  amende  ou  peine  pécuniaire 
imposée  par  le  juge  ;  de  trikutum. 


D  EU 

Det&oploing  ,  lisez  de  irop  loing:^ 
Depuis  très-long-terops. 

Et  quant  ladite  Katerine  ot  fait  ce  ren, 
«le  dormi  miex  detroploing  que  ele  n*aToit 
dormi  de  tonte  la  quarantaine. 

Miracfes  de  S.  Louis ,  chap,  55. 

DcTaT ,  detril  :  Dommage ,  délri- 
ment;  detrimêntum, 

Detuebi^r.  Foyez  Destoueber. 

Detuepee  :  Gâter,  salir,,  défigu- 
rer ;  deturparë. 

Detyeetee  :  Remuer ,  tourner  ; 
vertere, 

Deu  ,  Dé  f  Dex  y  Di,  Dié  ^  Diex, 
Diu  :  Dieu ,  l'Etre  Suprême  ;  Deus  ; 
en  anc.  Prov.  Dëu,  Dëou, 

Deuoonei  9  Deudoneit,  Theodat  : 
Dieudonné ,  nom  d'homme  ;  à  deo 
deUus. 

Lt  qneiz  Romaina  TÎToit  en  un  monttier  de* 
aos  la  revle  del  père  Deudtmeit. 

S,  Grégoire,  fiv.  i,  chap,  a. 

Qui  Momanuf  in  montuterio  smb  Theodatl 
jfotris  régula  degebat, 

Deues  9  duels  :  Deux  ;  duo. 

Deucies  :  Joues ,  gencives  ;  et  ma- 
niables 9  suivant  Borel ,  qui  cite  ces 
deux  Ters  d'un  ancien  poète  : 

Armet  Itgieret  et  deugies ,, 
En  Egypte  furent  forgiet. 

Je  ne  l'ai  jamais  trouvé  que  pour  fin, 
mena ,  délicat ,  délié ,  mince. 

L*ETangile  méiame  afiche , 

Plus  grief  ohote  est  d*un  home  riche , 

En  la  gloire  Deu  fere  entrer , 

Que  de  fere  un  chamel  passer 

Par  la  chasse  d^une  aiguntette 

Qui  soit  deugie  et  petitete. 

Le  Bestiaire  parlant  de  la  Bellette, 

Deul  9  dcoil ,  deuil  y  deuls  ,  doel  : 
Peine  9  chagrin  ;  dolor. 

pEULEE,  douloir(5e)  :  Selamenter, 
s'afïliger  ,  se  désoler  ,  se  plaindre  ; 
dolere. 

Dsjjif  AE ,  tièoumtxr  :  Dlmer }  de^ 
Gimare^ 


DEY  3% 

Deussiemes  :  Devrions,  aurions 
dû  ;  debuissemus. 

Dkut  :  Se  plaint ,  fait  mal^  dolet* 

Deu V RE  9  devre:  Devoir,  avoir  des 
dettes  ;  debere. 

Dévalue  :.  Descente  ;  de  vtilUê  ; 
en  bas  bret.  devaL 

Dévalée  :  Descendre  ;  in  vallem 
ire  ;  en  bas.  lat.  devalàre  ;  en  bas 
Bret.  devalein» 

Le  Tertuenx  conte  Lanyvolara 
Italien ,  droit  à  Tassaut  alla , 
Trois  fois  navré,  son  bon  sens  ne  a^eigare  , 
Trois  foia  remonte  ,.et  trois  fois  devaUu 

Marot. 

DzyrjLVcnvBfLSj  devanciers  :  Les  an- 
cêtres ,  prédécesseurs^  auteurs  ;  d'an- 
tecessor;  eu  Pcov.  dëvanciës. 

Dbva^eeit  :  D  deviendroit. 

Devant  :  Sur-tout,  principale*- 
ment ,  au-dessus ,  par-dessus. 

Mais  partant  k*ele  amoit  une  femme  sainte 
nonain  en  cel  meisme  monstier  devant  lea 
altres.  S.  Grégoire ,  Hv,  4,  chap,  xi» 

Sedquia  quamdam  sanctimonialemfwmi- 
nom  in  eodem  nwnasterw  pra'  eœteris  dUt" 
gebat. 

Deyau T  QUE  :  Auparavant  ;  aMe-' 
quàm  ;  en  bas.  lat.  deantea, 

Devahteau,  devante  ,  devantel , 
devantier,  devandere,  devantrin  :  Ta- 
blier de  femme. 

Devantbiee  :  Avant- bier». 

Deyantiee  :  Ornement  qu'on  met 
devant  l'autel. 

DEVANTiài^E  :  Jupe  fendne  par- 
derrière  ,  que  les  femmes  portoient 
quand  elles  montoient  à  cheval. 

Devaii.tusie  :  Sortir  devant,  pré- 
céder ,  prévenir ,  aller  a^ant  ;  antê 
exire, 

Pirret ,  ToNivre  est  del  don  «  nient  li  dons 
del  OBUTre ,  se  ce  non  k  grasce,  ia  B*est  plus 
grasce ,  quar  li  don  devantissentxotn  oMivret. 
S,  Grégoire,  H»,  x ,  chap,  4« 

Opus ,  Petre ,  ex  dono  est,  non  donum  ex 
opère  ;  aliofuin  gratta  j'am  non  est  gratia  : 
omtt€  fiff*  opui  dêna  pranreniuat. 

3 


3go  I>E  V 

DETAifTBiÂiir,  devanin'ert,  deven- 
trien  :  Ancien  ,  précédent ,  passé  y. 
premier,  ancêtre  ,  prédécessear,  an- 
térieur»  supérieur. 

lU  dotent  ^e  il  ci  ne  rezoîvent  les  frais 
àe  hir  traralz  »  Ils  dotent  ke  U  divine  justice 
ne  Toiet  en  cas  alcuae  aUpissaat  pUle ,  et  qne 
•U  ne»  ostet  des  elêventriens  biens. 

Les,  Mfirqles  de  S^  Grégoire  sur  Joh  , 

Deyinteiennement  :  A.ncieoue-' 
ment ,  préeédemmeat. 

BAYATES  :  Débats ,  querelles* 

DBTi,  dcsvejre  ,  dévoyé  :  Fou, 
kors  de  sens ,  chagrin  ;  devius, 

Dsvë^AMEN  :  I>éfease. 

DËvËDAE  :  Défendre,  empécber. 

DcyJBUB&  ,  dëvëzir :  Diviser,  par- 
tager, distribuer  ;  dividere, 

DéviE  ,  desvée  :  Folle  ,  insensée  ; 
dcvia.  Voyez  Dssvé. 

Puis  quant  elle  se  fat  levée 
KUe  couroU  oomnie  desvée. 

itoman  de  la  Rose^ 
DsY^EE  y  deveier ,  dever ,  véer  : 
Défendre ,  prohiber,  refuser,  empé- 
cbfir  ;  vetare  ;  ea  bas.  lat.  devetare. 
\oyez  Dbsveb. 

Quant  aucuns  fait  son  jardin  on  son  prael  y 
<t  1»  où  il  n*y.  a  nule  vene  de  voisins ,  et  au- 
cuns des  voisins  veut  maisonner  joignant ,  Vaa 
ne  lui  puet  devéer  que  il  ne  face  huis  ne  fe* 
aestres.  par  coi  les  privetez  don  prael  ne  dou 
JArdiu  soient  empiriee., 

Coutume  de  Beaupotsit,  ckap.  s4« 
D]ftY]éNEE  :  Dévider  du  fil  ou  deJa 

teine  sur  un  dévidoir;  depem're;  en 

Langued.  dehana. 

DBvËîfiDOR  :  Futur,  à  venir. 
Devenues  :Vendrcdi;r/fVf  venerès. 

£t  si  passa  li  Uns  et  vint 
Kt  tant  qu*â  un  qnaresme  a  vint, 
T6ut  droit  a«  jonr  du  bon  depemres  ^ 
Gliil  qui  vess  Oiu  estoit  peu  teores.. 
Se  Ai  Jeves  moût  très  matin , 
A&  keus  a  <lit  en  son  latin , 
Atirez  tost  cbest  veaisons. 
Car  il  est  de  meogier  saisons  , 
le  vaunl  nMtlHet  man^ier. 


DËY 

Et  puis  iromes  gaaignler  ^ 
Li  keu  furent  tout  esmarri  ^ 
Si  respoudent  triste  et  marri  , 
Com  chil  qui  ne  Tosent  desdire  ^ 
Ifons  feront  vo  volenté  Sire. 

Le  Dit  du  BarîseL 

Deventail  :  Tablier  de  boucher^ 
Voyez  Devanteau. 

Dévergonder  :  Violer  ,  ravir 
rhonneur  d*une  fîire  ou  d*uae  fem- 
me ;  de  deverecurulà, 

Devercondeye  ;  Dévergondée  , 
libertine;  de  deverecunda;  enVto\, 
dèi>èrgougna  ;  en  bas  Bret,  diver^ndt^ 

Devers  :  Préposition  relative  au 
temps  et  au  li^u  dont  on  parle  ;  près , 
vers ,  contre ,  proche  ;.  de  versus. 

Devert  :  Transport  de  la  pro- 
priété d'un  héritage  à  une  autre  per- 
sonne ;  de  devertere, 

Deves  :  Défense  de  faire  une  chose^ 

Devese  :  Pâturage  réservé  et  dé- 
fendu ;  lieu  où  il  n*est  permis-  qu  a 
certaines  personnes ,  telle  que  le  pro- 
priétaire ,  de  faire  paître  les  bestiaux  ; 
en  bas.  lat.  deferisum,  defecium,  de- 
vesium  ;  du  Latin  ciiviium;  en  Lan- 
gued^et  Prov.  det>è'zo;en  T.sp^defiesa. 

Devest  :  Dessaisine,  abandon. 

Devestir  :  Oter  ses  vètemens,  dé- 
pouiller, priver  quelqu'un  de  ce  qu'il 
possède  ;  devestire, 

Devestison-  :  Droit  seîgoearial 
dans  les  mutations. 

DsvETTCERE  :  DévidoÛT. 

Deveurer  :  Dévorer  ;  fievorare^ 

Deveureur  :  Homme  qui  mange 
d'une  manière  gloutonne  ;  TXjraccM 

Dbvia  ,  déviai  :  U  moarut  ;  de 
deviare. 

£t  dévia  ,  si  que  percevit  les  Anges  qui 
Vemportereni  à  la  nuje«té  du  Ciel  avec  son 
Père.  Ronum  de  MerSm, 

Device  :  Mignardise ,  délices  y  ri- 
diesses ,  abondance  ;  iUvitiœ, 

Li  pais  si  a  non  Coqnaigne, 
Qui  pins  i  dort ,  pins  i  gaaigne  s 


DEY 

n»  Imn,  fia  Mumont  ^  «t  d*«UMes» 
1  sont  toutes  1«»  nuitont  doMi^ 
Lft  oherroo  i  font  d'eftturgoDt , 
Les  éoorertare*  de  bacont., 
Et  lei  l«tet  tontAe  umdcM , 
Bloalt  •  oA  piîs  de  deyieés, 

PahL  dk  Coquaignfi,  Mu,  n9  761^. 

Dbyiueb  :  Diviser,  partager,  dii 
trlbàer,  faire  part  ;  dividere. 

Devis  ;  Trépas  ,  mort ,  fin  ,  inar 
qae ,  signe  ,.  enseigne^ 

Déviée  :  Folle ,  foreenée. 

Devise  ^  Mourir,  périr,  égarer 
da  chemin  ;  de  vita  egrediet  iieviare, 

U  renoheist  en  gnnt  malnge ,  et  tiraz  te  ••> 
•ovrt  d*im  mire  îl  anroit  tUvi^  Mot  faHle. 

Gérard  de  ffeyert. 

Devicnaille  :  L'action  de  devi- 
ner; et  chose  à  deviner,  énigme,  pré- 
diction ;  ilivinatio. 

En  U  Bible  coTÎent  ngoot  dire 
l^arolet  dares  et  à  sans,  (sent^t^ 
Q\ii  De  pl^roDt  à  totes  gens  ; 
Mis  ja  memçoDge  oVn  iert  dite  , 
Que  j*ai  bien  la  manière  etcrite 
Dedenx  mon  coer  ,  et  la  verti  ; 
là  ne  me  sera  reproTe 
Qii*en  la  Bible  mente  ,  ne  faille  ; 
Sans  cuider  et  sans  devignatUe, 
i*en  dirai  réton  tôt  debout , 
Et  droite  vérité  par  tout. 

La  Bible  Guiot^fot  9). 

DEtiiriEÀ ,  dévinaiUe  :  Devin,  sor- 
cier ;  en  Prov.  tievignaire.  Ménage 
dérive  ce  mot  de  dîpinus, 

Devinieee  :  Espèce  de  moucheron 
appelée  cousin,  C*étoît  aussi  le  noA 
de  la  petite  maison  de  campagne  de 
Rabelais. 

Dévie iLisiEE  :  Faive  Topératiôm 
de  la  castration. 

Devis.:  Plaisir,  joie.  A  depts  :  A 
plaisir. 

Devis  (avoir  son)  :  Avoir  tout  éa 
^œ  Ton  toufaaitev<{uia  tontà  son  gré. 

Devis  (Rime)  ,  pour  devise  :  Jk^ 
plique. 

Monlt  ■  bon»  clôîtdH'  et  AfM 
£a.  jf^çkOM  ct'ea  coafoxt^ 


DEY  391 

Qni  tel  Ta  corn  je  toos  devis , 
Meiiia  puet  douter  set  «nemii. 

La  Éihte  6uhè,/ûl  ^. 

Devisance  :  Division,  distriba-* 
tîon ,  séparation ,  partage;  divisio. 

Devise  :  Il  parle  ;  du  vcfbe  deviser. 

ï>EviSE  :  Devis ,  discours ,  expli- 
cation ,  propos  familier ,  enti^tien  , 
conversation  ,  conféreiice  ;  action  àt 
{)arler ,  de  causer ,  volonté,  gré,  con- 
vention ,  avis ,  plaisir,  sétvice.  Etre  à 
la  devise  de  quelqu'un^  c*estétre  à  tes 
ordres,  à  son  ^vé;  faire  sa  devise  y  faire 
son  testament,  lardivisioh  de  ses  biens  ; 
de  dividere;  en  bas  firet.  devis ^  divis* 

Lors  fera  Dlex  à  sa  devise, 

Ovidâ,Mss. 

Dévise  (à)  :  A  peindre,  à  décrire, 
à  expirquer ,  qui  mérite  de  Fétre. 

Ains  fi  laide  rien  à  devise  ^ 
Ile  fut  née  dedans  enfer. 

Menititik  de  fercepùl. 

Devise  :  Division  de  son  bien,  par- 
tage^ testament ,  dernières  volontés, 
acte  devant  notaire ,  clause  de  teata- 
ment ,  explication ,  ordonnance  de  la 
dernière  volonté  ;  Mvisio, 

Dsvi^EOR  ,  devisor,  devisur  :  Tes- 
tateur, qui  déclare  sea  dernières  vo- 
loutés. 

DevIseoue  :  Juge ,  arbitre  ,  no- 
taire ,  expert. 

DÉvrtEE  ,  déifkier  :  Stipuler,  con- 
venir par  écrit,  disposer  par  testa- 
ment' ;  catiser ,  jaser,  parler,  discou- 
rir, s*entrelenir ,  converser,  expli- 
quer, partager^  sépax'er,  dissiper,  ra- 
conter, réciter,  dire ,  exprimer ,  ex- 
poser, redire;  dividere, 

Àesn  Sirac  dîst  moult  bien , 
Ue  Cf  qui  ne  te  touche'  rlén 
If  e  tViléobUre  A  aollr  gnie^i 
lÊt  Salomon  s!  nëns  dense  : 
Qni  d'autrui  rioe  s'entremet , 
Propr<>meBt  eellui  contrefait 
Qui  (Ifent  Ifer  eWra  |tar  1er  tfrefllet, 
S*il  le  mort ,  ce  n*est  pas  merTeîlIea. 
âomaÂdssfêeomiBmardffoLxt, 

4 


3gi  D  £  Z 

Deyisierc  :  Narrateur,  conteur. 

Dkvois  ;  Pâturage  réservé ,  dé- 
fendu. 

DJÊvoL  :  Foible ,  estropié  >  debilis^ 

Dkvoroee  :  Dévorer,  consumer. 

Devotieusemen T  :  Avec  dévotion. 

Dévotieux  :  Dévot ,  dévoué,  con- 
sacre ;  dévolus, 

DÉvouLoia  :  Cesser  de  vouloir; 
formé  de  la  préposition  de  et  du  verbe 
volo.  Ce  mot  fort  significatif  est  de 
rinvention  de  MalLerbe. 

Dévoyer  :  Se  réjouir ,  écarter  la 
tristesse  ;  deviare, 

Dex  :  Deux  ;  duo  ;  dix  ;  tlecem, 

Djtx ,  Diex ,  Diez  :  Dieu  ;  Deus, 

Dex  :  Amende  pour  dommage  sur 
les  fruits  de  la  terre  ;  limites  ,  éten- 
due ,  district. 

Dkxaie  ,  lisez  Dex-aïe:  Dieu  nous 
aide- 1  cri  de  guerre  des  Normands* 

Dexciwt  :  Quinze  ;  formé  de  de- 
eies  et  de  quinque.  , 

Dexime  :  Dixième  ;  décima, 

D EXTRAIT  :  Exténué ,  affligé,  tour* 
meiité.  Voyez  Destrain  de  e. 

Dextre  ;  La  main  droite  ;  dextra. 

L'autre  image  aprèc  Félonie 
Si  fu  nomée  Villeaie, 
Geste  ci  estoit  devers  dextre , 
Kt  estoit  presque  de  tel  rstre 
Corne  l'autre  »  et  de  tel  faiture. 

Roman  de  la  Rose. 

Dextrement  :  Adroitement,  avec 
adresse,  avec  prudence;  dexterè. 

Dey  :  Deux;  duo, 

Dkycier  :  Faiseur  de  dés. 

Deyve  :  Dîme  ;  décima, 

Deytrâu  ,  deixtrau ,  destrau:  Ha- 
che ,  cognée. 

Dez  :  Dix  ;  decies ,  decem, 

DËZADORDENÂMEif  :  £xorbitam- 
ment ,  extraordinairement. 

Dez  AI  :  Au-delà ,  au-deçà. 

Or  pues  veoir  k*il  est  uns  obH jemens  ki  fct  à 
duerre  »  car  ae  toi  tfanasiet  ae  treipeasct  lo 


D  I  A 

ftan  Jbrdaïn  ,  ne  tos  n'en  Oileit  dè9élt  ■»«. 
sien  à  soD  vés. 

Sennpns  de  S,  Bernard,  fol,  44* 

Vides  quàmfugienda.  qufedam  ,  quàm  sii 
çuœdam  oblivio  capienda ,  neque  emn\  Mms 
Manasses  Jordanem  iransiit  ^  sed  née  totuâ 
citra  sibi  elegù  mansiofwm, 

DszAMPARAR  :  Abandozmer  »  dé-^ 
laisser. 

DËziAT  :  Désiré  ,  attendu. 

Dezour,  desour  dit  :  Dit,  cité  ,^ 
nommé  plus  haut. 

Dez-tradictioks  :  Le  mercredi  de 
la  troisième  semaine  de  Carême  ëtoit 
ainsi  nommé  de  Tévangile  qui  parle 
des  fausses  traditions  des  Juifs  qua 
les  Apôtres  n'observoient  pas  dans 
leurs  repas.  On  trouve  des  titres  da- 
tés de  ce  jour-ïà. 

Di  :  Jour  ;  dies, 

Maistres  »  qui  tant  nous  espoantes. 

Je  ne  di  pas  que  tu  oouh  mentes  , 

71e  jou  de  rieu  ne  te  desdi. 

Mais  je  voel  savoir  que  tu  sentes,. 

De  dieux  qui  vont  les  dures  sentes  ^ 

Se  cil  que  Diex  bat  cascun  di 

Seront  rebatu ,  clie  me  di , 

Che  sunt  chil  enferm  ,  chil  meudl 

Il  semble  de  ches  gens  dolantes 

Que  Diex  unqiies  ni  entend! 

Qui  u'acata  ne  ne  vendi. 

De  quel  marchié  paiera  ventes. 

Roman  de  Charité,  stropke  %o(k 

Di  :  Dieu  ,  TEternel  ;  Deus» 

DiA  :  A  gauche. 

DiABLAiEMENT,  diabiciment ,  dia- 
kloiement:  Action  de  jurer,  de  décrier^ 

Di  AB  L A 1 K  R  ,  diableier,  diabler^  dia- 
bloier  :  Jurer,  tempêter^  faire  le  dia* 
ble ,  décrier  quelqu'un. 

DiABLAiEDR  ,  diableicuT  ,  dia- 
bloieur:  Jurcur,  qui  jure,  qui  décrie. 

Diablerie,  diablie :  Maléflce,  sor* 
tîlége  ;  de  diabolus, 

DiABLETEAu ,  diablotcou  :  Petit 
diable. 

DiAcoNiE  :  Sacristie»  et  le  trésor 
des  aumônes  qu'on  dbtribuoit  aux 
pauvres  \  da  Grec  inu^nm. 


.DiACftizKR  :  Faire  les  fonctions  de 
diacre ,  suivant  Henri  £tienne. 

Dia>d'oi  :  Jour-d^hni  y  dieshodiè. 

DiAGBE  :  Ltéviie,  diacre  ;^<Vico/ii«£. 

DiAiRE  :  Journal,  livre  de  co^^ptc; 
de  eUan'urn ,  division. 

DiAiz ,  iiials  y  Usez  (Ticiiz^  d'ials  : 
D'entre  eux.  Ljr  ung  d'ialz  :  L'un 
d'eux. 

DiALATEMENT  :  Fuitc ,  évasiou , 
délai ,  retardement ,  échappatoire. 

DiALOGisER  :  Discourir,  parler, 
faire  des  dialogues  ;  de  dialogus, 

Diane  :  Le  son  du  tambour  à  la 
pointe  du  jour  pour  éveiller  les  sol- 
dats. Borel  le  tire  de  dies.  Ne  vien- 
droit-il  pas  plutôt  dedianœa  »  grand 
bruit  de  chasse  ?  Pomey  le  dérive  de 
rEspagnol  diana ,  qui  a  été  fait  de 
di'a  ou  de  dt'es. 

Diantre  (au)  :  Sorte  d*imprccation, 
diable ,  au  diable. 

DiJiPRÉ,  y  diaspré  ;  Ornement  d'é- 
toffe précieuse ,  qui  est  varié  de  plu- 
sieurs couleurs  ;  diasprus,  diasprum. 

Diaprée R ,  diasprer  :  Orner  ,  dé- 
corer ,  ajuster. 

Di APEURE  :  Variété  dans  les  cou- 
leurs. 

DiAROOU  :  Cri  des  charretiers  pour 
faire  aller  leurs  chevaux  ou  leurs 
inules. 

Di ATONIE  ,  diatone  :  Deux  tons 
qui  se  suivent  ;  de  diatonus, 

DiAU  :  Tristesse  ,  deuil ,  chagrin  , 
libattement  ;  dolor, 

DiAUL  ,  diaule ,  lisez  diavle  :  Le 
diable ,  le  malin  esprit ,  le  démon  ; 
diabolos  ;  du  Grec  diabolos^ 

Pi  AULX  :  Deux  ;  de  duo, 

DiAx  ,  lisez  itiax  :  D'eux ,  de  eux. 

Diax  se  doit-on  hien  traire  arrière 
Car  Diez  inéesme  t'en  desioame. 
Çauiier  de  Coinsi,  parlant  des  Hypocrites • 

PiAx ,  dUx  :  Deuil ,  chagruu 


DIB  393 

DiBEKDRE  :  Vendredi;  dîes  veneris^ 
DiBLER   :    Plat    pour    servir  de& 

viandes. 

DicAZE  :  Dédicace ,  consécration 

d'une  église;  deilicatio. 

Mais  en  celé  meiame  nuit  qoant  el  dcTOtt 
el  après  »iv«ut  jor  ab:ir  à  procession  à  U  di- 
caze  del  devant  dit  Oratoire. 

S.  Grégoire,  chap,  10. 

Nocte  verà  eadem  quee  subséquent  die  ad 
dedicationcm  pradicti  Oratorii  fuerat  pro* 
cesswax 

DiccER  :  Faire  une  Ievée,unedigue« 

DicNERS  :  Digne ,  capable  ,  qui 
mérite  ;  dignus  ;  en  bas  Bret.  dign, 

DicoFRiT  :  Sorte  de  corvée  en 
usage  dans  la  Bretagne  ,  espèce  de 
travail  qu'on  devoit  au  seigneur. 

DicT,  ilictéy  dicdery  dictiez,  dicton^ 
dis ,  ditier  ,  ditié  :  Récit  d*une  aven- 
turc  ,  discours  ,  traité ,  harangue  , 
proverbe,  poème ,  vers,  livre,  conte^ 
fabliau  ,  satire  ,  maxiige ,  sentence  » 
ouvrage  d*esprit  ;  dicterium ,  dictunim 

Dicton  ,  dictum  :  Original ,  mi- 
nute, prononcé  d*un  jugement  '^dic" 
tum.  Voyez  Dict, 

DicwELLiNGHE  *.  L'actiou  de  rom- 
pre une  digue. 

DioAL  :  Dé  à  coudre;  digitalis. 

DinEAU  :  Grand  filet  pour  la  pé- 
c)ie ,  qui  sert  à  barrer  une  rivière 
pour  arrêter  tout  ce  qui  passe. 

Die  ,  pour  dit  :  Dise  ;  dictit* 

Usages  est  en  liormandie 
Que  qui  liébergiex  est ,  qu'il  die 
Fahle ,  ou  cliausou  à  kon  oste. 
Geste  costume  paa  n'en  oste 
Sire  Jelians  li  clupelaius. 

Fabliau  du  Segretain  (^Sacrtseaik) 
de  Clttgni. 

DiEGUER  :  Faire  une  digue  ;  d'où 
diégucrie ,  l'action  de  la  construire. 

DiELx  :  Chagrin ,  deuil,  tristesse  , 
ennui,  affliction,  abattement;  dolor^. 

Tant  ai  foi ,  çaiena  sais  enbatu^ 
J«  à  U  fofi  ai)  pftT«iUoBS  tcndafi 


394 


]»IB 


Ja  |>ar  tôt  tôt  nVn  iert  ont 
De  damet  fu  ci^t  dampiiés  eotendos. 
Maint  peliçous  hermins  en  fa  rompus^ 
BUaus  trencbiez  et  oherax  despompas , 
Ne  futiex  dielx  ne  oit ,  ne  veuz 
€om  le  jor  fu  en  Orange  rendm. 

Roman  de  Guiliaumâ  €Ui  touri  nem, 

BiELX ,  lisez  d^ielr.  :  D'eux. 

DiKMÂNCE ,  diemaine ,  diemange  , 
éiemence  y  diemenche ,  diemenge  , 
dimane  ,  dimence ,  dimcnche  :  Di- 
manche >  dominica  dies  ;  en  ancien 
ProY.  et  en  Langned.  dirnërgus. 

Theopbilus  sa  chartre  a  prise 
Plorant  vient  à  la  mère  éf^ie  » 
O  TËvesques  chante  la  meise. 
Bè  gent  i  trente  moult  presse 
Si  eom  el  jor  de  diëmnine, 
Saint  Ksperit  qni  le  maine 
]>èt  ifçCk  Tautel  l*enmaine  droit. 

Miraek  de  Théophile. 

Maïs  as  sains  jors  et  as  diemengm 
Prenons  tex  cors  corn  tu  vois  ore , 
Dieu  wana^des  en  q^emoire. 

Image  du  Monda. 

DiAme  :  Dîme,  redevance  ;  décima. 

DiEN  :  On  dit ,  il  est  dit. 

DiEN ,  dienz  :  Doyen  ;  decanus. 

DiiiTBR ,  diénler:  Valet,  serviteur, 
homme  gagé,  aux  deniers  d*un  mat- 
Ire  ;  de  denarius  ;  en  ancien  Prov. 
dlënar, 

DiENSTM AN  :  Sergent ,  valet  de 
Tille, dont  Toffice  se  nommoit  <û>/wt- 
manschepe ,  mots  tudesques  fran- 
cisés. 

DiENT  :  Ils  disent. 

DiEosDi  ABSOLU  :  Le  Jeudi  Saint , 
auquel  jour  on  fait  une  absoute  pu- 
blique. 

Et  si  corne  je  gisoîe  en  cel  lien ,  dont  tous 
•Tes  ot  parler  le  dieosdi  absolu  et  rendresdi 
beaoist ,  et  si  avoie ,  •<•  à  Nostre,  Seignor  pLaiat 
oit  le  serviclie  k*cni  apiele  ténèbres. 

Roman  du  S,  OraoL 

DiER  :  Dire ,  prononcer ,  parler  9 
caïuer^  converser  j  dicerâ. 


DiïRTi  :  Extravagant ,  iHaeiiaéK 

DiBS ,  diez  :  Deux  ;  dttOi 

DiESHEs  :  Nous  disions;  tiiceha^ 
mus  ;  il  s'est  dit  aussi  pour  dfme  j. 
deciil$a. 

Dieu  :  Uaulel  on  Tort  conserr* 
l'Eucharistie  et  où  Fon  oéUbre  U 
messe. 

DxEUESSE  :  Déesse. 

Mes  en  une  sauchoie  espesse 
I4J  dieu  a* Amours  et  li  diçuéssê, 
Cupido  et  Venus  ensamUe 
Remontèrent ,  si  com  moi  samblc  ^ 
Fornication  de  Prim-sault 


Vis  me  fut  que  devant  moi  Ttoi 
Eu  tele  forme  come  doit  estre  , 
Forme  de  dieuess^  celestre  » 
Là  ou  ère  en  ma  cession 
Yenns  à  grant  processtoa 
De  dieucsses  qui  par  amora 
Yindrent  por  mui  doner  secovt 
Du  mal  c*avoie  au  cuer  ded«is  ^ 
Qui  est  pire  que  mal  de  dent. 
Atant  s'asistrent  enTirbo 
£  la  dieuesse  eu  son  giron 
Me  tint  le  chief  pour  alegance. 

/>  Tournoiement  d'jéntecnsik 

DiEULEE  :  Se  plaindre ,  marquer 
son  mécontentement  ;  dolere. 

DiEUTEiET  :  Dieu  subalterne  de 
la  Mythologie. 

DiEX,  lise»  d'iex  :  D'eux*  Toj.  Ibx. 

DiEx  :  Dieu  ;  Deus,  Ce  m'ait  Diex: 
Dieu  m'aide  ;  serment  venu  des  La- 
tins ,  qui  disoient  :  Sic  me  Deus  ad- 
juvet;  de  là  sont  venus  les  jurons,. 
madia,  madienCy  mordiene,  morgue, 
morguiéy  morguene. 

DiFAMAR  :  Corrompre  ,  séduire  > 
suborner,  débaucher  ;  diffamare.  ^ 

DiFFALMEMENT  :  Diffamation,  in- 
jure ;  diffamatio. 

DiFFAMv  :  Honte,  opprobre , blâ- 
me, diffamation,  déshonneur,  mau- 
vaise réputation  ;  diffamatio. 

DiFFAMEua  :  Diffamateur. 

DiFFERANCE  :  Disputc ,  contesta- 
tion idiflMrciidi  diffcremia^ 


DIG 

IhiriDATioN  :  Petite  guerre  qne 
les  seigneurs  particuliers  se  faisoient 
cfitr*eiix  ;  dyffiekuio  ;  en  basae  lat. 
dtffidentia. 

Dir FiNissEM EiTT  :  Extrémité,,  mort, 
fin,  définition,  explication  ;  defimdon 

DirrosoT ,  d^'osoi  :  INom  d*une 
corvée  due  au  seigneur  par  les  ¥as- 
saui^en  Bretagne. 

DiFFUcx  :  Chicane  ,  subterfuge , 
mauyaise  difficulté;  diffugium, 

DiFFUTa  :  Fuite ,  retraite. 

DiGAME  :  Bigame,  mari  qui  a  deux 
femmes  en  même  temps  ;  digamug. 

DiOAMiE  :  Bigamie;  bigarnia, 

DiOAET  :  Éperon. 

DiGEHois  :  Monnoie  frappée  sons 
les  ducs  de  Bourgogne ,  dans  la  ville 
de  Dijon  ;  de  Divionum, 

DiCEEEE  :  Réfléchir,  méditer.  * 

Amy ,  quant  bien  digéreras 
Qn'il  te  fault  une  fois  mourir. 
Ces  foUes  tu  oblieras. 

Dialogue  du  Mondain, 

DiCNA  :  Daigner  ;  dignari, 

DiGNANDiER  ,  cUnandicr  :  Mat- 
chaud  de  cuivre  jaune,  chaudronnier. 

Digne  :  Noble,  de  haute  nais- 
sance ;  dignus, 

DiGNEE  ,  disgner^  dispner  :  Le  di- 
ner,  repas ,  ainsi  nommé  de  la  prière 
qui  se  faisoit  avant ,  et  qui  commen- 
çoit  par  ces  mots  9  rii^are^  domine; 
en  bas.  lat.  dignerium ,_  disnerium  , 
disnarium.  Henri  Etienne  fait  venir 
le  verbe  dùier,  du  Grec  /iliryiiv;  Mé- 
nage ,  de  desinare  pour  desinere , 
comme  le  disent  encore  les  Italiens  ; 
et  Ducange ,  de  la  bas.  lat.  disnare. 

DiGNETé  :  Noblesse ,  haute  naia^ 
sance  ;  dignitas» 

Quj  n'est  dignes  de  petite  digneti,  n*ett 
pas  dignes  de  la  grant ....  se  famé  est  digne 
par  lignage  ou  par  mariage ,  et  se  «le  se  mari« 
à  non  digne,  ele  pert  sa  digneté, 

Mss.nT  %^^fbL%u 


DxcûBK  :  Éperonner ,  donner  de 
Téperon  à  un  cheval. 

DsiccAGX  :  Digue. 

DiiccBE  :  Faire  une  digue. 

DiicwELLinoBB  :  L'àotàon  de  rom- 
pre une  digue. 

DiJAu ,  dijou  :  Jeudi  ;  dies  j'ovis; 
en  bas  Bret.  dir-j'ou.  Voyez  Jou. 

DiEAGE.'Construction  d'une  digue« 

DiLAcioH  ,  diUùetnent,  dilais,  di- 
lation ,  diiajr  :  Délai ,  retard ,  remise« 
fuite  ,  chicane  ;  dilado» 

DiLAiANT  :  Qui  diffère,  qui  re- 
tarde. 

Lesquelles  peines ,  et  chaseune,  avec  lea 
autres  eouts ,  domages  et  Inieréts  ,  lesdittea 
parties  ont  promis  payer,  c*est  assaToir  fai 
partie  dtlaianùf  et  deifVailknte  >  »  la  partie» 
obéissante. 

Ordonmmee  d Alain  sire  ttJWret, 

DiLAiEE ,  iUiayer  :  Différer,  retar* 
der  ;  dilatare. 

Dilapider  :  Dissiper ,  prodiguer 
mal  à  propos ,  dépenser  ;  diiapidare. 

Dilater  ,  dilayer  :  Différer ,  re- 
tarder, user  de  remise;  de  dUaius , 
participe  de  differo» 

DiLATOiàE  :  Ce  qui  tend  à  9DSpen^ 
dre  ou  retarder  une  affaire  pendante 
au  palais  ;  dUatorius. 

DiLAToiEEMEHT  :  Aveo  W  délais 
ordinaires  ou  convenus. 

Dilatait»  :  Étant  en  retMd ,  qui 
est  en  retard  ;  de  diiatus, 

DiLiOAUMENT,  dtUantrement,  diU" 
gentement ,  diUjantremeiU  ,  dilijau'» 
ment  :  Vivement,  prompCement,  avec 
diligence  ;  diligenter. 

Et  ceste  Toye  doyens  nos  molt  dUiantrt' 
ment  querre ,  ki  où  uoa  poyaiia  digncmea; 
aleir  encontre  luy. 

Sermons  de  S,  Bemmrd,  foL  5. 

Unum ,  restât  via,  seHfeetp^  quam  ifenit^ 
et  htec  quoque  diUgenter  reqmrenda ,  nf 
possimus,  sicutdignum  est,  eioccurrere^ 

DiuoiA  ;  iôme r,  chérit • 


396  D  I  Bf 

DiLooiE  :  Double  sens,  ambigaîtë» 
équivoque  ;  dilogia. 

DiLON ,  dile ,  dille ,  dillon  :  Faus- 
set ,  petite  broche  de  bois  pour  bou* 
chéries  trousdes  tonneaux;  au  figuré, 
le  membre  viril. 

DiLoiJS  ,  dilung ,  diluns  ,  dilus  : 
Lundi  ;  dies  lunœ  ;  en  anc.  Prov.  et 
€n  Langued.  dilus. 

DiLuciDE  :  Clair,  évident ,  expli- 
que ,  démontré. 

DiLuciDER  :  Expliquer ,  rendre 
clair,  démontrer. 

DiLuciDXTÉ  :  Clarté,  démonstra- 
tion ,  explication. 

DiLUVE  :  Déluge  ;  diluviunu 

«...., Tant  pécha. 

Li  mondes  et  folia, 

Ke  Dlex  et  siècle  envoûi 

Lt  difuye  qot  noia 

Fors  Noë  ki  escliapa» 

Par  lui  donc  s'ar«;kua , 

Hecrut  et  recommeura 

Li  mondes  dès-lors  en  chft. 

Pœt,  FroMf,  avant  i3oo,  tom,^,JbL  ^74. 

DiMACHERES  :  Soldats  à  pied  et  à 
cheval  qui  combattoient  avec  deux 
armes;  dimachœ ,  dimachcwutn. 
-DiMAiRE  :  Dimanche. 

DiMANCHER ,  dimenchsr  :  Se  parer 
de  ses  plus  beaux  habits  ,  de  ses  ha- 
bits des  dimanches. 

Y^MÊL'SkQWi.^^iydymenchcrès :  Paré 
de  ses  beaux  habits. 

G^est  hi  façon  da  temps  qui  court , 
De  ses  Tarktx  djmencheiès , 
Qni  sont  Testus  sur  le  gourt  » 
De  nous  appeUer  tous  Joannes. 

Coqmliart,  Monologue  du  Puits. 

DiMANDERiE  ï  Yaisselle  de  cuivre , 
ustensiles  de  cuisine. 

DiMANDiER  ,  magnan,  maignen  , 
meignen  :  Chaudronnier,  homme  qui 
fait  et  raccommode  la  vaisselle  de 
cuivre. 

DiMk^^dimars:  Mardi;  dies  martis» 


DIN 

DitiECRE ,  dùnercre  :  Mercredi'  ;; 
tUes  mercurU. 

DiMÉE  :  Le  droit  de  dlme ,  et  la 
dime  même. 

DiMEMCE ,  dimentche ,  rlimoinge  ^ 
iUoesXRoy  des)  :  Le  jour  de  la  Tri» 
nité.  Vojrez  Diemance.. 

Sire ,  dist  maistre  Daneillas ,  or  m*escoales/ 
n  avint  jadis  en  ceste  ville  par  on  j«r  c*ob 
apele  le  Roy  des  dùnences ,  o*est  li  jor  de  la 
Trinité ,  que  li  Chevalier  se  deduieut  an  pré.. 
Roman  des  Sept  Sages  de.  Rome. 

Les  anciens  actes  étoient  souvent 
datés  du  dimanche  avec  un  mot  Latin,, 
qui  étoit  le  premier  de  Vintroït  de  la 
messe.  —  Dimanche  Invocabit ,  le 
premier  de  carême ,  ou  dimanche 
beourdich  y  des  brandons.  Voyez  ce 
mot.  —  Dimanche  Reminiscere ,  le 
second.  —  Oculi  y  le  troisième.  «^ 
Lœtdre  Jérusalem ,  le  quatrième.  — 
Judica  y  le  cinquième  de  la  Passion. 
^^  Des  Palmes,  ou  Ozane,  ojhPeukes 
fleuries  y  le  dimanche  des  Rameaux.. 
'^^  Quasimodo ,  le  premier.  —  Mise- 
ricordia,  le  deuxième..  — /nW/aiie,  le 
troisième  après  Pasques.  —  Circutn- 
dederunt  y  Septuagésime  ;  et  ces  acteSi 
sont  datés  ainsi  :  Le  tel  jour  avant 
ou  après  le  dimanche ,  qua  cantatur,, 
ou  que  Ven  chante  Judica,  ou  autres. 
Dans  les  actes  de  Limoges,  Mss.  de  la 
Bibl.  Impér.,  on  voit  un  contrat,  pi^r 
lequel  Roger  Bernard ,  Comte  de  Pé- 
rigord ,  promet  d'exécuter  les  condi- 
tions de  la  donation  à  lui  faite  par 
Pierre  de  Pamiers  ,  de  la  terre  de 
Maurenes  ,  qui  est  daté  ainsi  :  Con- 
fècto  sub  data  dici  crastinœ  fesù 
Annunciationis  beaUp  Marias  Firginis 
antè  pascha  ,  videlicet  die  sabbaû 
antè  domimcam  qua  cantatum  fuit 
judica  me ,  anmo  1 34o. 

DiMiNUisER:Diminuer;  diminuera, 
DîMouvoiR  :  Détourner;  dùnovere. 
DiNA2(JU£JUL£  :   Marchandises  da 


Bf  Q 

cfUÎTre  jaune  qui  m  fabriquoîent  dans 
la  ville  -de  Dinan  ;  de  Dinantium. 

DiNAWDiEB,  dinantier  :  Fabricant 
ou  marchand  de  ces  sortes  d'ou- 
Trages. 

Dîne  :  Repas  que  l'on  prend  à. 
midi.  Foirez  Dignee. 

DiNEK  :  Un  denier  ;  derumus, 

DiNiTÉ  :  Rang ,  dignité  ;  dignitas* 

Et  diat,  Sîgnor,  ça  en  arrière 
£§toU  11  tant  d*altre  manière, 
A  Rome  li  noble  cités, 
19*ere  pas  de  tex  dinités* 

Roman  de  Dohpatos, 

Dms  :  Dans. 

DioLs  :  Affliction ,  deuil,  douleur, 
chagrin;  dolor, 

DioMs  :  Nous  avions  dit  ,  nous 
disons. 

If  OQS  Teismes  N.  S.  od  toi  et  por  ceo  ore , 
le  TOUS  dioms.     Genèse,  chap,  a6,  "vers,  a8. 

VùUmus  tecunt  esse  Dominum,  et  idcircb 
nos  dlximus. 

D109S  :  Disions  ;  dicamus* 

Bien  est  que  nos  le  dions 
Car  malles  coUocutions 
Blesse  et  corrnnt  les  bones  meurt 
Et  moult  empire  lez  pluseuri). 

Gautier  de  Coinsi,  Mir,  du  Moine  Pouaere, 

DiORÉ  :  Doré« 

Dios ,  dius  :  Chagrin ,  deuil ,  tris- 
tasse;  dolor. 

lioiaus  Prince  fu  Hanrîs 

£t4)olns  et  biaus,  et  dos  et  fins. 

Et  cortols ,  ne  fn  ce  <lios  grains,  (grand) 

Quant  tes  Prince  sitost  moru 

Corne  11  bons  Dus  Henris  fu 

De  sa  mort  fat  dius  et  pitlez  , 

Mais  ne  pot  estre  resplties 

De  la  mort ,  ca»  avoir  le  volt , 

Cil  ki  bien  poolr  de  fere  ot , 

A  son  oués  por  ce  tost  le  prîst. 

Poës.  d^Adnes ,  ménestrel  du  duc  Henry 
de  Flandres  qui  était  son  protecteur 

DiQUES  :  Digue  ,  ouvrage  de  uia-- 
çonnerie ,  et  charpente  pour  arrêter 
et  retenir  les  eaux  ;  du  Grec  rtlz^f  9 
selon  Ménage  et  Saumaise. 


DIS  3g9 

DiQUi ,  lisez  d^iifui  :  D*lci ,  de-là  ; 
hic  ;  en  Langued.  daqui, 

DiRECToiEE  :  Règle,  conduite; 
direcùo* 

DiKE  n'uNE  FLSUTTE  :  Joucr  de  la 
flûte. 

DiEE  FEVES  :  Badiner ,  railler ,  se 
moquer;  dicerefabas, 

DiaauER  :  Abattre ,  renverser,  dé* 
truire ,  démolir  ;  diruere. 

Dis,  diz  :  Le  jour,  la  journée  ;  dîes; 
en  bas  Bret.  dis ,  dez,  ileiz  ;  le  nom- 
bre dix ,  decem.  Dieu  ,  le  Tout-Puis- 
sant ;  Deus, 

Dis  ,  ilit ,  clits  :  Dbcours  ,  pro- 
verbe ,  sentence  ,  vers ,  poésie. 

C*est  un  proverbe  et  commun  dit 
Qu*à  la  coutume  de  Lorris , 
Quojque  on  ait  juste  demande. 
Le  batn  paye  Tauiende. 

Traité  du  Franendeu» 
Dis  :  Dé  à  jouer  ;  dtscus. 

Défendons  que  nue  jene  aux  dis  en  nule  ma- 
nière ,  se  ce  n'est  es  tables  et  es  eschas ,  et 
defendon%lrs  escoles  ded^'s,  et  votons  qu^dles 
soent  deffendues  en  toutes  manières,  forge 
de  dis  soit  défendue  par  tout. 

Ordonn,  de  S.  Louis  de  xs54. 

Dis  (tos)  :  Tous  les  jours  y  totis 
diebus. 

Tant  a  11  mal  pins  d*oseiirté. 
Et  de  doleur,  de  vlleté 
En  enfer  ou  il  ert  toséUs 
Tant  com  Dlex  îert  en  paradis. 

V Image  du  Monde. 

DisAoaiEE  :  Refuser* 

DiscENT  :  Succession  ,  héritage  ; 
de  discedens, 

DiscENTia  ^discepter:  Contredire, 
s'opposer,  disputer ,  débattre  ,  con- 
tester ;  disceptare» 

DiscEPTATEua  :  Qui  conteste,  qui 
dispute ,  qui  contredit. 

DiscEENÂL  :  Qui  esta  juger. 

Discerner  :  Décerner,  ordonner. 

DisciNCT  :  Qui  ii*a  point  de  ceinr 
ture  ;  discinctus» 


S^  DtS 

Diicmm  :  Celai  cpii  prile  teCoiiri 
à  un  autre  »  recors. 

DisciPUL4GE  :  Ecole  ^  noviciatk 

li  très  redotable  Beirs  Libertins ,  kî  el  tens 
lo  TOjTotfie  (utProroéàt  cde  aieiunesabeie 
f aodease ,  il  conrertat  el  diseipuloffe  de  celui  , 
et  fa  ouriii.       .SI  Grégoire,  Iw,  i ,  chap.  ^ 

Fir  reverentûsimm  lÀbertinm,  qui  tempore 
Totilœ  régis  Cotkorum  ejusdem  fundensii  ma- 
nasterii  prœpasiius/uit ,  m  ditcipaLrto  Hiius 
coiwersatus  est  utquê  ensditus, 

DiscLAiMKii  :  Renoncer  y  mëcon- 
noitre  ;  de  la  préposition  iiis  et  cie»- 
mare» 

DiscoMBREE  :  Juger ,  expédier  an 
procès. 

DiscoMMODEE  :  Incommoder,troa- 
bler,  rainer,  chagriner. 

Discontinu AifcE  :  Interruption  , 
Faction  de  discontinuer  ;  discond- 
nuatio, 

DisGOED  :  Différend,  démêlé,  con- 
trariété de  sentimens. 

DiscoED  :  Qui  est  toujours  d'avis 
contraire,  qui  n*est  jamais  d*accord , 
différent ,  opposé  ;  discors*  * 

DiscoEDE ,  discors  :  G>lèr« ,  «m- 
portement  ;  dispute ,  querelle ,  désu- 
AÂon ,  mésintelligence  ;  eUfcordis. 

Donques  et  pourtant 
Coj  Charles  régnant 
ILn  France  pour  lors , 
Bepens  toy  plonrant 
Des  manlx  eue  fais  tant 
As,  et  des  discors. 

Malheur  de  la  France. 

DiscoEDEE  :  Détonar ,  n*étre  pas 
d*aecord;  disputer ,  quereller^  dis- 
cordare. 

DlSCOUEIE»  ^C^»  DlSCUEIE. 

DiscouETOis  :  Incivil ,  maihon^ 
liéte  envers  les  dames.  f^o^.CovETois. 

DiscoUEToisxE  :  Grossièreté  ,  in- 
tnvilité ,  impolitesse. 

DiscovEE:Découvrir;d!wcoqptfrr>e. 

DisGOVEEY  :  Découverte;  disco^ 
tperttira. 

DisGEiFANCB  :  Différenoe. 


l^iscEiÎTOTEE  :  Lieu  à*ûS$ènAAèè 
des  mères  discrètes  dans  les  couvens 
de  femmes  ;  discretorium, 

DiscEEz  :  Prudent ,  circonspect  ^ 
discret. 

DiscEiME  ,  discrimem  Danger, pé- 
ril ,  différence  ,  distinction  ,  sépara- 
tion ,  intervalle  ,  éloignement ,  ns- 
que  ,  combat ,  rencontre  ;  discrimen, 

DiscuEiE  ,  discourir  ,  discunir  i 
Parcourir ,  vaguer ,  aller  çà  et  là. 

Les  justes  resplendirount  et  il  discmrrtrotatt 
el  roseal  corne  estencelles ,  si  jogeront  il  na- 
eiounset  enseîgnurrontpoeple  et  lonr  Seignor 
régnera  sans  fin. 

Trad. de  U BiWe,  Sagesse,  cA.3,  onerv.  7. 

Fuiffebunt  jusU ,  et  tamquàm  seùuiBm  in 
itruiuuneêo  dJacarreBt^judica^uHt  matiomes,  et 
dominabuntur  popuJis  ,  et  regnabit  DoMnimmt 
illorum  in  perpetuum. 

DisEAu ,  disain ,  disein  :  Nombre 
de  dix ,  dixaine  ;  de  decies. 

Dise  LE  R  :  Mettre  par  dizaine. 

DisETEux,  disetei,  disitetur  :  Qui  est 
privé ,  à  qui  il  manque  quelque  chose, 
qui  en  est  éloigné  ;  pauvre ,  indigent, 
qui  est  dans  la  disette  ;  dissitus. 

DisEUE  :  Arbitre  ,  juge  choisi  par 
les  parties  pour  prononcer  sur  un 
différend. 

DisGNEE ,  dipsner  :  Prendre  le  re- 
pas à  midi ,  diner.  Borel  le  dérive  de 
^tîwff.  Voyez  Dignee. 

De  quatre  choses  Dien  me  garde  » 
C'«M  de  petit  disgmer  qui  tarde» 
De  char  salée  sans  moustarde. 
De  toute  femae  qui  se  farde  » 
Et  de  TarUt  qui  se  regarde. 
Pren  compagnie  à  ton  di^iter 
Et  soies  seul  à  ton  souper , 
Le  tard  coucher  fait  apourrlr. 
Et  matin  lever  enrichir. 

tes  Dits  de  TigmmviUt, 

DisGRECÂTioN  :  Séparation  ,  dis* 
persion. 

DisGREGEE  :  Séparer,  disperser; 
delà  préposition dfx^et  de  cortgrrgare. 

DisGUOxiA  LA  VUE  :  Le  ûnictter 


DIS 

par  mif  trop  frange  appUcalioni  dUe^ 
jicere. 

DisiEMES ,  disùnes  :  Nous  disions  ; 
dicebfwwSp  du  Terbe  distrer. 

Hoai  baillennit  or  et  argent , 
A  cette  fin  que  nom  Jiuesme», 
Ses  dcciplet  secrètement 
t<*os(er^nt  hors  éa  mommesC. 

DisiHBiRiTÂHOE  :  L'actioii  de  dés- 
hériter ;  exhœredaJdo. 

DisMET  ,  dismage  ,  dismeuie  :  Le 
droit  de  dime ,  et  retendue  de  terri- 
toire sujet  à  ee  droit  ;  dedmagiam, 

DiSMiBE  :  Le  dimeur ,  celui  qui 
lèye  la  dime  ;  decimanus. 

DisvEEiE  :  Diner ,  repas. 

DisoLus  :  Débauché,  débordé,  que 
rien  ne  retient. 

DisoE,  diseur  :  Juge,  arbitre  choisi 
par  1^  parties  pour  prononcer  fur 
|uie  ççiutiîstatipn  ;  dùçi$sfon 

DisPABAGEMENT  :  Mésalliancc. 

DlSPÂRAQEE.  Voyez  PiPlEAOBE. 

IXiSF^ILf  :  Pispersé ,  éparpillé,  jeté 
çà  et  là  ;  disjpersus* 

DuPiTBi^B  ,  dispatuçr  :  Bannir  , 
chasser»  f^vi^V%  expulser ,  expatrier. 

DisPEVSACioN  :  Dispense ,  permis 
sion,  Uçf^oe  accordée. 

Dispersion  :  Dissipation ,  #épara^ 
lion  ;  diffusas* 

DispiREB  :  Mépriser,  diviser, sé- 
parer; dispurarf» 

Dis^UTOisoif ,  dispufison  :  DisputCf 
contestation ,  débat ,  controverpe  \ 
disputatio, 

PisQUBs ,  dmques  :  Jusques. 

DiSRUMPRE.  Foyez  Desrompre. 

DiisABTE  :  Samedi  ;  dies  sabbaiL 

Dissecteur  ,  dissector  :  Ecor- 
cheur,  dépéceur;  de  lUssccare, 

DissEVSB  :  Dissension ,  débat. 

DissiiTTERE  :  Dyssenterie. 

DissizE  :  Décize ,  petite  ville  du 
d^partencuft  de  U  Ntèrjre,  titfiée  daM 


DIS  3^9 

une  âe  de  la  {^oire  ,  à  Tembouchure 
de  la  rivière  d*Airon  ;  Deceticu 

Je  ne  scaî  TÎUe  niex  assise , 
Si  ekott  appelée  Dissixe , 
Et  siet  en  une  isle  de  Loire. 

FmhL  de  ta  Bourse  pteme  de  setu*  • 

pissoLUTEVEXiT  :  Saus  règle,  ni 
mesure  ;  dissoluiè* 

Dissonant,  dissonent :  Qui  n*est 
point  d*accord.  Dans  le  Roman  de 
la  Rose ,  il  est  employé  pour  rendre 
un  son ,  faire  du  bruit ,  et  murmura 
d'un  ruisseau  ;  de  dissonans, 

DissoNER  :  N*étre  point  d*accord. 

DissuT  ,  dissute  :  Trompé ,  déchu, 
tombé ,  rompu  ;  dissoluias. 

Dis-TAUT  :  Dis  fois. 

DisTENORB  :  Étendre,  élargir  ;  tiis*' 
iemdere, 

DisTENTioN  :  Relâche ,  cessation. 

DisTER  :  £tre  éloigné ,  distant,  sé- 
paré ;  dùterminare» 

DisTiNGTBR,  dMaier  :  Distinguer, 
Tarier,  démêler;  eUttinguere, 

If  ni  ne  see€  û  bien  dUtincter 
Qu*il  to  OS0  n«  ^epl  mot  soner. 

Momam  de  la  Mùm» 

DisTiBPBR  :  Vendre ,  débiter. 
DiSTRAiHER  :  Saisir ,  enlever  par 
force  ,  arracher  i  tlistrahere, 

DisTRENT  :  Us  dirent  ;  dixerunt. 

Et  ses  Barons  lui  tUstrent  que  trop  seroît 
graut  péril  s*il  7  aloit  et  loerent  qu*il  7  en» 
Toyast  en  son  lien  aucun  Evesque  ou  aucun 
Prélat:  si  s'accorda  lyRoys  à  ce  que  ses  Baron» 
Ini  conseilloient.  Mare  Paiul,JôL  90. 

DisTRER  :  Dire ,  parler ,  coinman<« 
der  ;  cUcere, 

DiSTREssB  :  La  diose  saisie. 

DisTRiYER  ,  distriuer  :  S'éloigncTf 
^écarter,  le  débarrasser  ;  distruere. 

DisTRoi  :  Détroit  y  bosphore,  paK 
sage  étroit  ;  districtus, 

DisTRoiT  :  District,  étendue  é4 
juridiction^  doiBaainCf  tfrcitairc  »  diê* 


%où  fi  t  V 

Dit,  dite,  didéf  didery  dittée , 
dittelet  :  Maxime ,  sentence,  ouvrage, 
traité ,  discours  d*ua  aateur  ;  €iiù^ 
terium  ,  dictutn. 

Et  cesti  «Uttée  toit  à  moi  pont  tesmol'' 
gnannce  entre  les  fiU  de  Israël. 

Trad,  de  fa  Bible,  Deuter.  cA.  3 1 ,  'vers.  19. 

Etsitmiki  carmen  istud  pro  testimonio  ûi' 
ter/ilios  Israei, 

U  glorieuse  Trîoîté 

Qui  vivre  et  entendement  dones» 
Et  tous  les  biens  nous  abandones 
Aide  moi  en  ce  ditté. 

Les  sept  Articles  de  Foi. 

Dit  :  Enchère ,  offre.  Mettre  en 
dit  :  Mettre  à  Tenchère. 

DiTANT  :  Pendant  le  temps ,  pen- 
dant qae ,  du  temps  que. 

DiTKLET  ,  ditcrcl,  dittelet  :  Opus- 
cules ,  petit  discours  d'un  auteur. 

DiTEA  )  ditier  :  Dicter ,  écrire  , 
'   composer  un  ouvrage  ;  dictare. 

DiTEY  :  Ouvrage  en  vers ,  poème. 

DiTiE  :  Pièce  de  poésie ,  qui  étoit 
composée  de  dix  vers  ;  dictum* 

DiTiÉ.  Voyez  Dit  et  Dict. 

Diu ,  Dius,  Dious,  Diw,  Voy.  Deu. 

Divâ  :  Dame ,  exclamation  \  diva. 

Diva,  fet-elle,  renoîet, 
Cornent  iea  tu  si  faunoiez 
Que  tu  le  haut  Seigneur  appelle 
Que  j*alletat  de  mes  mamelles; 
Ne  mor,  ne  lui  pourquoi  reclaimes 
Quant  tu  ne  Tun  ne  l'autre  n*aimes? 
Ja  puant  bouche ,  orde  et  glnease , 
Cornent  est  si  presoroptaeu.te 
Que  moi  ne  lui  apeler  Toses. 

Miracle  de  Théophile,  la  Vierge 
parlant  à  Théophile. 

Divaguer  :  Aller  de  côté  et  d'au- 
tre ;  divagari. 

DivE  :  Saint, divin;  <//V<i^ ;  déesse, 
sainte ,  divine  ;  diva, 

Di VENDRE  :  Vendredi  ;  dies  vene^ 
ris  ;  en  bas  Bret.  dergwener. 

Divers  :  Rude ,  cruel ,  dur ,  mé- 
chant ,  contraire ,  flfl^cheux ,  incon- 


fi!V 

slant ,  bÎEârre ,  désagréable ,  inîWMB^ 
mode ,  insupportable  ;  diversuSh 

Contre  fortune  la  diverse  , 

N'est  si  bons  diartiers  qnî  ne  Téne. 

Anciem  Proverhe^ 

Le  Roy  est  si  divers  qae  il  ne  me  lerroit 
jamès  aler  contrariant. 

Joinville,  Fie  de  S.  Louis, /bl.  319. 

Diverse R  :  injurier  ,  maltraiter, 
contrarier;  diversitare. 

Diversifier  :  Séparer,  partager  « 
diviser,  distribuer  ;  dividere» 

DivERsotRE  :  Auberge ,  hôtelleriei 
maison,  lieu  pour  loger;  diversorium» 

Ou  est  le  d/versoire  où  jeo  mangue  Ptske 
ouec  (arec)  me»»  Disciples  ,  il  voua  mosterrat 
un  graut  cenaille  covi'rt  et  illeqaes  li  appa- 
railliez.  S.  Luc,  chap.  aa,  vers,  xi. 

£/^reir  diversoriom  uhi  Pascha  cum.  Hûa- 
ptdis  meis  manducem ,  et  ipse  ostendet  ifoèà 
cœnaculnm  magnum  stratum,  et  ibi  paraie. 

Divertir  :  Détourner,  soustraire* 

DivEssA  :  Déesse,  femme  divine  ; 
diva, 

DivESTER  :  Dénaturer. 

Divinateur  ,  deviniere  :  Prétendu 
sorcier,  devin  ;  divinator. 

Divise  :  Devis ,  énumératioti,  tes- 
tament ,  donation  ;  borne  ,  limite; 
divisio, 

DivisEMENT  :  Séparément ,  avee 
division  ;  divisim. 

Diviser  :  Faire  un  devis. 

DivtsioN  :  Folie ,  frénésie  ;  cou- 
pure ,  séparation  ;  divisura.  Ancien-* 
nement  on  célébroit,  le  1 4  ou  le  i5 
juillet ,  la  fête  de  la  division  des  Apô* 
très. 

DivoNA  (mot  celtique  de  la  meiU 
leure  qualité ,  suivant  les  amateurs 
du  Celto- Breton  i  autrement  dît  jar- 
gonbas  Breton):  Fontaine  des  Dieux. 
Ausone,  dans  ses  vers  sur  Bordeaux* 
fait  mention  d*nne  fontaine  près  celle 
ville  qui  portoit  le  nom  de  Divonat 
et  dit  : 
DÎTona  Ceharum  Umgua,/9ms  mddù$  dmt* 


DOC 

Ce  prétendu  mot  celtique  est  formé 
de  de«x  mots  latins  diva-fontana , 
desquels,  par  abréviation ,  on  a  fait 
^v^ona,  Bochart  l'explique  ^f^wcfons 
'divinusy  sacer. 

DiwoHART  :  Sorte  de  corvée  due 
«u  seigneur  par  ses  yassaux  >  et  en 
usage  dans  la  Bretagne. 

Dix  :  IHeu;  Deus» 

DixiME  :  Le  dixième ,  la  dtme. 

DixMiEii  :  Décimateur ,  celui  qui 
lève  la  dlme  ;  decimarius. 

DixoiTS  :  Disons.  En  ensi  le  dirons 
nos  :  Et  ainsi  le  disons-nous. 

Diz  :  Parole ,  discours  ;  dictum, 

DiziiNiER ,  dizenier  :  Officier  qui 
UTOît  le  commandement  de  dix  hom- 
nes  ;  de  decies. 

Do  :  De ,  du. 

Do  :  Le  nombre  deux;  duo,  Y.  Doc. 

Do ,  au  plur.  dos  :  Un  don  ,  un 
présent  ;  donum, 

DoÂiRE,  doale  :  Récompense, dot, 
dotation ,  don  ;  dotarium ,  de  dotare. 

Herbf n  le  Telt  en  roman  traire , 
Kt  de  rumans  uo  livre  faire , 
£1  nom  et  en  la  revereuce 
Del  fil  Felipe  al  Roy  de  France 
Lœi  c^on  doit  tant  loer. 
Car  le  fil  Den  le  val  doer, 
Del  doaire  de  vaMelage. 

Roman  de  Dolopatot* 

DoBER  :  Battre,  frapper. 
DoBLETiN:Double,doublé;^a/7/(?:r. 

n  ot  resta  an  hauberc  dobletin , 

Ghande  est  la  maille ,  ne  pot  Tacier  soffrîr. 

Roman  de  Garin, 

DoBLiSE ,  dobloSy  doblous  :  Chose 
double  ;  et  espèce  de  chandelle  à  deux 
lumignons  ;  duplus. 

DoBTAR  ,  dopiar  :  Craindre  ^  dou- 
ter ,  redouter  ;  dubitare. 

Dobte  :  Doute,  crainte,  incerti* 
tude  ;  dubitatio. 

Doc,  doccy  dolc  y  doue  y    dox  : 
Agréable ,  doux  ,  siuve  ;  dukU^ 
I. 


DOS  4ot 

DôGE  :  Le  nombre  douse^  duo^ 
de  ci  m, 

DocET  :  Paquet,  ballot  de  mar^ 
chandise. 

DocouR ,  doucour  :  Douceur. 

DocTÈRE  :  Docteur ,  savant,  éru- 
dit  ;  doctor. 

DocTORiE  \  ^Qualité  de  docteur. 

DocTORiriEE  :  Conférer  le  grade 
de  docteur. 

DocTRiNÉEUR  :  Docteur,  celui  qui 
instruit. 

DocTRiNER  :  Instruire,  enseigner  ; 
châtier,  corriger  ;  doctrinare. 

DoDAE  :  Doter ,  faire  ou  donnei^ 
une  dot;  dotare. 

DooASNE  :  Rivage,  terre  qui  est 
au  bord  d*une  rivière. 

DooE  :  Soufflet  donné  avec  le  dos 
de  la  main. 

Dodeliner  :  Bercer  pour  endor-- 
mir ,  remuer  doucement,  branler, 
s*agiter  ;  de  dormire  ,  dont  on  a  fait 
dodo  et  dodeliner, 

DoDiN  :  Nom  propre,  diminutif 
de  Claude. 

DoDiN  :  Indolent ,  négligent. 

Dos  :  Douve,  fossé,  canal  ;  ballot , 
paquet. 

DoE  :  Doté  ,  fondé ,  avantagé  ; 
dotatus. 

DoEL,  duel  :  Deuil,  tristesse.  Faire 
doel  :  Gémir,  s'attrister. 

DoELLE  :  Douve  de  tonneau. 

Doer  :  Doter,  donner ,  remplir , 
combler  de  biens,  assigner  un  douai- 
re ;  dotare. 

DoEH  :  Douaire ,  avantage  fait  à 
la  femme  par  contrat  de  mariage  i 
en  bas.  lat.  doarium, 

DoEssE  :  Ballot  de  marchandise. 

DoEUL  :  Tristesse ,  deuil,  chagrin; 
dolor. 

Doncques  <&eii/ porter 
Doib»,  et  lamenter, 
D*afOîr  faUla  debte» 

ce 


4oa  D  O  I 

QoaDt  tn  Toulz  Uûifr 
Lt  habandoiuier 
Si  noble  flourrtte. 

Lt  Malheur  de  la  France, 

DoOHOi£B  ,  dognayer  :  S^ébattre  , 
«rendre  ses  aises,  s'amuser,  se  dissi- 
per, se  réjouir. 

DoGiroiER  ,  subsU  :  Plaisir,  amose- 
aient ,  dissipation. 

Dogue  a  :  Se  dit  des  animaux  por- 
tant des  cornes  lorsqu'ils  se  battent. 

DoGUiir  :  Brutal^  hargneux. 

Doi  :  Doit  ;  débet;  doi(^t  ;  tligitus ; 
deux  ;  duo  ;  et  non  pas  tliu ,  tUcti , 
comme  le  dit  Pluclie. 

DoiANT,  doian  :  Sergent,  huissier* 

DoicKHT  :  Doivent  ;  debcnt. 

Doigtée  :  Autant  qu'on  peut  pren- 
dre avec  les  doigts  \  de  digitale, 

DoiD  :  Doigt  'y  digitus. 

Dois  :  Doive ,  doit. 

Doi£2CT,  daignent;  doing,  doins  , 
doinst ,  daim ,  dont  •'  Us  donnent , 
accordent  ;  il  donne ,  accorde. 

DoiGNER  ,  doiner  :  Donner,  faire 
présent ,  gratifier  \  donare* 

Enti  ke  ta  a  dès  lo  ffemoigaet  à  meillort 
choMt  par  ton  exvnpU ,  «t  li  daignes  conseil 
ne  mies  par  parole  et  piur  langue ,  mais  par 
oyvre  et  par  ycriteit. 

Sermons  de  S,  Bernard,  3"  Sermon 
sur  l'Jventffol  ii,  F"". 

DoiLLE  :  Douillet,  mou,  cCtéminé, 
délicat }  deiicatus, 

DoiN T,  doinst  :  Il  donne  ;  du  yetbe 
doigner;  dare. 

Dois,  doys  :  Siège,  dais,  ciel  de  lit  ; 
en  bas.  la  t.  dagus;  de  tectum,  toit. 

Sîre  léans  sied  à  cel  dois 
Sor  le  clûef  du  dois  s'apoia. 

Moman  de  PercevaL 

Ce  mot  est  encore  pris  pour  dé  à 
jouer  ;  tliscus;  canal,  conduit  ;  ductus. 

Les  oreilles  font  Toye  et  dois 
Par  où  vient  jusqu'au  cuer  la  voix. 

CknstitH  de  Trojres, 


D  CL 

DoisiL  ,  douet  f  dottit ,  douai  9 
doYCf  didt,  duizil  :  Canal ,  conduit  9 
fontaine  ;  ductus  ;  en  bas.  lat.  dàiouf 
en  bas  Bret.  douet, 

DoiTK  :  Dette ,  chose  dâe. 

Doi  z- MI  a  E  :  Doigt  médecin  ,  le 
doigt  annulaire. 

DoL  ,  doion  :  Fraude  ,  tromperie; 
du  Grec  dolos  ;  en  La  t.  dolus  ;  en 
Arabe  datas  ;  en  bas  Bret.  doL 

DoL  :  Deuil ,  doaleur. 

DoL,  dole  :  Plainte ,  gémissement , 
chagrin  ;  de  dolor;  en  bas  Bret.  et 
en  Gall.  dol ,  dolur  et  doul. 

DoLCE  ,  dois  y  doulce  :  Bonne , 
suave  ,  douce  ;  dulcis  ;  en  bas  Bret. 
douez, 

DoLCEMENT .'  Doucemcnt;  dtddter. 

César  Pacole  dolcement 

Et  moult  li  prie  de  sa  nièce , 

^el  Terra  mais,  ce  quide ,  à  pièce. 

Roman  de  Dohptuot, 

DoLEiERE  :  Doloire  ;  dolabra. 
DoLENTEz  :  Douleurs,soufrrances. 

Conceu  est  de  mult  grant  dolentez , 

A  dolur  vit  tant  com  il  est  portez , 

A  dolur  ueiKt ,  et  quant  sur  terre  est  nts , 

De  dolur  vient ,  denl  greigneur  est  entres. 

Roman  des  Romans ,  parlant  de  tÂamme, 
strophe  3i, 

DoLEQUiN ,  dollequin  :  Courte 
épée  à  deux  tranchans ,  sorte  de  poi- 
gnard; dolabra,  dolon, 

DoLER  :  Polir  avec  une  doloire. 

Kle  flséisme  le  bordon 
M'avoit  appareillié  por  don  , 
Et  voit  au  doler  la  main  mètre 
Ainz  que  ge  fusse  mis  à  letrc. 

*  Roman  de  la  Rose,  ifers  siSS). 

DoLEREx  ,  dolereus  ,  dolereux , 
dotoros ,  dolourous  :  Douloureux  1 
qui  sent  de  la  douleur  ;  dçlorosus. 

Au  pont  caïr  fu  la  criée. 
Moult  dolereuse  et  efïrée  ; 
Moult  vets&îe«  bamas  floter. 
Homes  uoier  et  afondrer  > 


DOM 

}fm  nt  M  pot  «c«per , 

S*il  ne  fa»t  bien  duit  de  noër. 

■Roman  du  Mou  ,foL  299. 

DoLoià ,  doloser,  douloir,  doulow- 
ser  :  Se  plaindre ,  souffrir,  sentir  de 
la  douleur;  dolere.  Voyez  Dodloir. 

Je  chanteré. ......  non  mie  U  foie  cbia* 

^on  de  Bablluiae  qui  rient  de  yin  de  confu- 
sion ,  qui  fet  lo  sen  perdre  et  lo  chief  do- 
■hnr  ;  mes  cliauçon  qui  yient  dou  rin  de  Lécco 
qui  rehete  lo  CtH**  et  garitt  Vkmt. 

Corn,  sur  le  Soutier,  Ps,  74  ,yb/.  i53 , 
'vers,  10. 

DoLoisoif  :  Douleur,  souffrance. 

DoLoir  :  Bâlon  à  grosse  tête,  bour- 
%lon  de  pèlerin  ;  fiolon. 

DoLONs  :  Souffrons  ;  du  verbe 
^ioir. 

DoLopATos  :  Héros  du  roman  de 
tîft  nom ,  que  le  poète  Hebers  ,  Her- 
bers  ou  Herbert,  son  auteur,  a  fait 
régner  en  Sicile^  et  que  Borel  a  pris 
pour  un  poète  français. 

Tq  nez  nn  Roi«  moult  nobles  bon 
Qui  Dohpatos  ot  à  non, 
Vaufcmeut  fn  emparentez. 
De  TiH>]re  fu  tes  pareutea  ; 
Saines  hon  fu,  et  de  graut  Iok» 
Vqt  ce  ot  uon  Dohpatos , 
Car  il  sofri  trop  à  ta  rie 
De  dolor  et  de  tricerie. 

DoLOR  ,  dolour,  dolur  y  doulor  : 
Peine  ,  affliction  ,  douleur  ,  souf- 
france ;  tlolor. 

De  l^aogiae  (angoiwe)  et  de  U  doktr 
Ot  ai  le  cuer  serré  et  noir, 
Qnant  el  leu  ne  le  vi  aeoir 
Que  por  un  poi  ne  fui  desTe%. 

hownom.  de  Percevait  foL  146 ,  F'*. 

DoLosAifT  :  Souffrant. 

DoLosB ,  doulouse  :  Il  souffre ,  il  se 
plaint. 

DoLOfER  ,  doulouser:  Se  plaindre , 
gëmir,  s'affliger,  lamenter,  sentir  de 
la  douleur,  attrister;  dolerc. 

DoLu»  (s'est  à  nous)  :  Il  s'est  plaint 
à  nous. 

Ooic  :  Petit  monsieur,  diminutif 
de  dominas ,  maître  »  monaîeur,  set- 


D  O  M  4o3 

gneur  :  ce  titre  s'est  donné  à  certains 
ordres  religieux  ;  il  étoit  en  usage 
parmi  les  membres  de  la  savante 
Congrégation  de  S.  Maur.  Les  Es- 
pagnols écrivent  don  ,  et  y  attachent 
tin  sens  plus  relevé.   Vojez  Dam. 

DoHAiz  ,  damais  :  Surtout  dç 
toile ,  souquenille  de  charretier. 

DoMAiGE,  domq/€,dommaige:T}om' 
mage ,  perte  ,  préjudice  ;  damnum^ 

DoMAJouR  :  Dommageable ,  qui 
est  susceptible  de  dommage. 

DoMANGER  :  Gentilhomme  ;  àtdo-' 
minus, 

DoMAHiER  :  Homme  qui  possède 
des  domaines,  des  fonds  de  terre', 
seigneur  justicier  ;  de  domtnium, 

DoMAS ,  dommas  :  Semainier,  h^i- 
domadier ,  qui  est  à  la  semaine  ;  cha- 
noine qui ,  dans  les  collégiales  et  les 
cathédrales  ,  officie  ou  préside  à  l'of- 
fice pendant  une  semaine. 

DoMEiNiQUE,  dofnjnique:  Diman- 
che ;  dominica, 

DoMEifiER  r  Qui  habite  sur  le  dor- 
maine  d*un  seigneur ,  qui  y  possède 
des  biens  ;  de  dominium. 

DoMENTRE  ,  dœmentre  :  Taad^ 
que ,  pendant  que  ;  dum  iniereà. 

Doue  RIE  :  Eglise  ,  bénéfice  parti- 
culier qui  donne  le  titre  de  dom  à  ce- 
lui qui  en  est  pourvu  ;  de  domination 

DoMESCHE  :  Domestique  privé«qiy 
est  de  la  maison  ;  domesticus  ,  de  do- 
mus  ;  en  anc.  Prov.  domëjhës  et  ^o- 
mézia, 

Oisiax  prives ,  bettes  domesches, 
Bacrleriet ,  dances ,  tretclies. 

*  Moman  de  la  Bote,  "vers  16499. 

Aocaaa  ont  cerf»  ai  domesehes  qni  ront  an 
bois  et  revienent  et  »i  uï  en  a  nus  que  lor  na- 
ture ne  soit  sauvage  ,  et  en  ces  maiiierea  de 
bestes  qui  par  Costume  soleut  aler  et  revenir 
«at  tele  régie  douée  que  IVn  entende  que  eles 
soient  nostres  tant  corne  elta  ont  corage  de 
revenir,  et  se  eles  It  *»  ut  à  ^\Qil  Ce  corege , 
eles  lessent  à  estre  nos  et  sont  à  cela  qui  les 
preaMt.  L*éa  estead  qa'^lcf  lustat  à  «voit. 


4o4 


DON 


cirage  cle  rereair  qoant  eles  ne  rerâencnt ,  A 
'corne  eleft  oat  acotutamé. 

Mss.  de  la  Bibl.  Impér,  n^  8407, /ô/.  127. 

Dominer,  subxt,  :  Domination. 

DoMiiricÀL  :  Voile  blanc  sans  le- 
qnel  les  femmes  ne  pou  voient  appro- 
dber  de  la  sainte  Table  ;  dominicale. 

DoMiHiEN s  (saînct)  :  S.  Damien. 

DoMiHo  :  Coiffure  des  prêtres  pen- 
dant l'hiver ,  pièce  de  drap  qui  leur 
couvre  la  tète  ,  leur  serre  le  visage , 
et  descend  jusqu'au  -  dessous  des 
épaules  ,  ou  jusqu'aux  talons. 

DoMiiro  :  Sorte  de  papier  marbré 
ou  veiné  de  diverses  couleurs. 

DoMnroTERiE  :  Ouvrage  de  domi- 
notier  ,  l'art  de  faire  du  papier  mar- 
bré ,  coloré ,  et  des  images. 

Doxiif  OTiER  :  Ouvrier  qui  fait  du 
papier  marbré  et  autres  papiers  de 
couleur. 

DoMixouL  :  Damoiseau  ,  titre 
d'honneur  accordé  aux  enfans  des 
grands  seigneurs  dans  les  xii*,  xiii* 
et  XIV*  siècles  ;  en  bas.  la  t.  domnulus, 
domiceUus,  On  leur  donnoit,  ainsi 
qu'aux  saints,  celui  de  domnus ,  par 
syncope  de  dominus,  qui  étoit  réservé 
à  Dieu  seul;  par  grâce  spéciale  et 
unique ,  il  fut  accordé  à  Monsieur  le 
très -noble  baron  Saint  Martin.  Foy. 
Dàm  et  Dameisel. 

DoMMAixE  :  Domestique. 

Domne  :  Titre  d'honneuf  accordé 
aux  femmes  ;  dame ,  femme  noble  ; 
de  domina  ;  en  bas.  lat.  damna  ,  da- 
ma ;  en  anc.  Prov. ,  en  fiasque ,  en 
Ital.'et  en  £sp.  dona.  Voyez  Dam. 

Don  :  Doncques  ;  donec. 

Don  9  lisez  if  on  :  D'où  ;  undê. 

Don  :  Présent ,  et  impôt  exigé  sous 
ce  nom  ;  donum, 

DoNADOR  :  Qui  donne,  et  à  qui 
l'on  donne  \  donaiantu ,  de  dnior* 


DON 

DoNiiRE  :  Secrétaire,  nolain^ 
écrivain  public  ;  de  donatarùis, 

DoNATiF  :  Ce  qui  se  donne ,  ou  se 
peut  donner  ;  présent,  libéralité  ;  iio- 
nativus. 

DoNAzoN  :  Donation ,  cession  faite 
par  libéralité  ;  donatio. 

Donc  ,  donkc  :  Donc  ;  donec  ;  ea 
anc.  Prov.  doncas  ,  doncs. 

Donc  ,  donkc  :  Alors  ;  tune. 

D0NDAINE  ,  ilondeine  :  Machine  à 
jeter  des  grosses  pierres  ;  de-là  les 
noms  de  Dondon  et  bedaine  pour  un 
gros  ventre,  et  une  grosse  femme.  On 
appelle  dans  le  Gàtinois  dondaine  une 
espèce  de  bouteille  qui  est  d'un  verre 
très-mince  et  très-délié  que  l'on  fait 
dans  les  verreries  :  le  cul  est  plat  et 
troué  ;  on  la  tient  par  le  goulot ,  et 
en  chantant ,  l'air  entre  dans  cette  iion- 
daine ,  et  forme  un  écho.  Ou  l'ap- 
pelle dans  le  Perche  une  cJumtreine* 
Oudin  dit  que  c^iXstrumeniodO'  ven- 
to,  conflauto  opiva.  Il  n'a  voit  point 
connu  cette  espèce  d'instrument. 
{Note  de  Barbazan,) 

DoNDAR  :  Dompter,  assujettir;  do- 
mitare. 

Don  DÉ  :  Gras ,  replet ,  engraissé. 

Dondellb  ,  donzelle  :  Demoiselle, 
maîtresse  ;  domicella. 

Ta  femme  troarenis  ,  ce  cait 
De  moult  plus  courtoise  dotcUc  , 
Que  tu  ne  feras  ta  dondelle , 
Que  qu'elle  die,  elle  est  ta  fam«. 
Garde  ton  cors ,  pense  de  t*ame  ; 
Ainsi  corn  je  t*ai  devisé , 
Va  t'en ,  je  te  comande  à  Dé. 

La  Fab,  de  la  Borse  pleine  de  sens. 

DoNDONNE  (une)  :  Une  fillederien, 
une  donzelle,  une  coureuse,  uneliJJe 
de  joie. 

DonÊ  :  Demoiselle.  Foycz  Dam  et 
Damrisele. 

DoNE,  doneires,  doneor,  doneour, 
donor,donour:  Donateur,  qui  fait  un€ 


DON 

^nation  y  qui  fait  des  présens  ;  ^o- 
aatarius, 

liais  n*eii  e»t  qui  lembUnz  soit  ft  ti ,  très 
larges  doneires ,  très  droitiiricrs  rew«rdone- 
res^  et  très  pis  delivreires. 

Serinons  de  S.  Bem€urd,  foL  i38. 

Non  est  qui  similis  sit  tibi ,  mtinerator  co^ 
piosissime,  reinunerator  œquissime ,  piissime 
UbenUor, 

Sachiez  que  dont  le*  gens  allfolent , 
Aus  mes-disans  les  jangles  tolent , 
Se  mal  as  doneotws  scavoient , 
Tout  le  bien  doo  monde  en  diroient. 
Biau  don  soutienent  maint  bailli. 
Qui  fussent  ores  mal  bailli. 
Bons  dons  de  Tins  et  de  viandes. 
Ont  fait  doner  maintes  prorendes  ; 
Biau  don  si  fait ,  ne  doutes  mie , 
Porter  te&moing  de  bone  vie. 

Mo/non  de  la  Rose. 

DoHEia ,  danger  :  Donner  ,  faire 
présent  ;  donare. 

Doner  ,  subsL  :  Don ,  présent ,  ca- 
deau ;  donum. 

Bien  pnet-on  de  #es  anemis 
Par  doner  faire  ses  amis. 

Boman  de  Dohpatas. 

DoRGEssEux  :  Dangereux ,  désa- 
▼antageux. 

DoiiGiEE  :  Domination  ,  gouver- 
nement, puissance^  pouvoir  ;  de  do- 
minatio.  Voyez  Djlngier. 

DoNGOif ,  dongeon  ,  donion  ,  lisez 
donjon  :  Forteresse ,  tour,  Tendroit 
le  plus  élevé  d'une  ville  ou  d'une  mai- 
son ;  en  bas.  lat.  domnionus  ,  dungo, 
donjo ,  dunjo  ,  donjonnus,  Fauchet  l€ 
dérive  de  domicUium  ;  d'autres  de 
domus  Juin  Cœsaris  ;  et  enfin  de  do~ 
mus  jugi, 

Od  cens  Inr  baille  on  engeuiens  maçon 
Ke  Ten  appelle  sainte  confession, 
En  poi  d*ure  ad  refermé  un  dongon 
Od  lel  ert  oiment  de  satisfaction. 

Rotnan  des  Romans. 

Donna  ,  donne  :  Une  dame ,  une 
mftitresse  ;  domina  s  eu  Langued.  et 


D  O  a  4o& 

Prov.  dono.  Donne  s'est  dît  aussi 

pour,  don ,  concession  ;  donum, 
DoNNi  :  Serviteur  perpétuel  d'un 

couvent  ;  datus,  donatus;  et  bâtard  , 

illégitime;  valet. 

Donnée  :  Largesse,,  gratification  y 

distribution  ;  donum. 

n»  font  d*im  sot  un  Taillant  homme  » 
Ils  jugent  Empereurs  de  Romme 
Un  chetif ,  pais  qa*il  leur  donrra , 
Kt  puis  que  leur  parler  tenrra 
Lieu  de  bien  et  de  renommée    \ 
A  ceuls  qui  leur  font  la  donnée  g 
Supposé  qu'ils  ne  Taillent  rien. 

Eustache  Deschampr,  DorlanC  de$ 
Poètes  de  son  temps,  fit.  553;  C0/.4. 

DoNNiE&E  :  Homme  libéral ,  géné- 
reux. Voyez  DoNE. 

DoNNisoNs  :  Droit  de  conférer  un 
bénéfice ,  collation  ;  de  donatio». 

DoNoiEE  :  Caresser  une  femme , 
faire  l'amour. 

Don  OISON  :  Don ,  donation ,  pré- 
sent ;  donatio. 

Dons  ,  ^dons  :  Alors.  Dedans  , 
évadons  :  D'alors  ,  de  ce  temps-là  ; 
tune. 

Dont  ,  lisez  d^ont  :  D*où  ;  unde» 

Joie  aurai;  mes  ne  sai  dont. 
Se  à  merci,  ma  dame  ne  s*apont. 

Poètes  franc,  avant  i3oo ,  tom.  %  ^foL  6a  7^ 

DoNZBLLA  :  Demoiselle  ;  ee  mot 
est  dit  pour  dontzelia  ,  diminutif  de 
domicella.  Voyez  Dàmeisele, 

DoNZELLE  :  Anse  de  fer  pour  sus- 
pendre une  marmite  ou  un  chau- 
dron. Voyez  DoNOELLE. 

DoQUES  :  Sorte  de  dlrogues.^ 

Son  sacbelet  et  ses  mindoques 
CKngoeroeut  sToit  fait  de  doqnes 
De  Tif  argent  et  de  Tieux  oingt. 

Fabel  de  la  vielle  Emande. 

DoEABLETÂT  :  Duréc ,  éternité  ; 
dumdo* 

Doraige  :  Celui  qui  lève  un  péage 
établi  éur  le  poisson  de  rivière. 

3 


4o^  D  a  R 

DoRBUs  :  Excrémens  pnlTfhrisés. 

DoRCHOS  :  Courbé,  voûté,  bossu.. 

DoROONirois  :  Nom  d'une  épéc. 

DoEDOREL  ,  dordoriz  :  Monnoid 
d*or  valant  un  florin. 
.    DoRR ,  deur  :  Porlc  de  maison. 

Dorer  :  Tarie,  pâtisserie. 

DoRELOT  :  Mignard  ,  enfant  gâté; 
homme  qui  a  trop  soin  de  sa  per- 
sonne ;  et  parure  recherchée  ,  orne- 
ment à  Tusage  des  femmes. 

Et  Dien  sçet  te  on  faict  la  galle 
^  A  mener  dancer  ses  bourgeoises  , 
Ces  dorelot* ,  ces  gorgias , 
Menoient  les  meilleures  galuises. 
On  ne  sentoit  que  muglias. 

Coquillard,  Monologue  du  Pays, 

DoRKLOTERiK  :  Mclicr  de  ruba- 
îiîer,  franger. 

DoRELOTRUR  ,  dorcloùcr  :  Ouvrier 
ou  marchand  rubanier,  faiseur  de 
franges. 

DoRESBiTAVANT ,  lisez  (Vorcs-en- 
avant ,  de-ores-en-avant ,  ou  a  nuU 
jours  mais: Désormais,  dans  la* suite, 
à  l'avenir  ;  tic  hac  ora  in  antè  ;  on 
disoit  aussi ,  de  ci  en  avant,  dès  don- 
ques  en  avant, 

DoRKUs  :  Mesure  de  forains. 

DoROASSK  :  Terme  d'injure  qui 
signifie  vieille  béte;  il  n'est  en  usage 
que  dans  le  Dauphiné.  Ménage  rtp- 
porte  qu*£xpill^  (Arrêt  97.)  *  ^^^ 
que  ce  mot  avoit  été  pris  en  cette 
signification  ,  parce  qu'un  nommé 
Claude  Chambrier  ,  vice -châtelain 
de  Voiron  ,  appeloit  ainsi  une  vieille 
caVale  qu'il  avoit.  Cette  injure  ,  dite 
à  une  femme ,  amena  un  procès  dé- 
volu par  appel  au  parlement  de  Gre- 
noble ,  et  jugé  par  arréi  en  1 585. 

DoRGKR,  dorgir:  Dormir,  se  livrer 
au  sommeil  ;  dormire. 

Ne  (loignes  point  dormir  à  tes  oels ,  ne  ne 
dorment  tcb  palpieres. 

Traduct,  de  la  Bible  ,  Proveràes, 
ehajf.  6,'vertei  ^ 


DOlt 

IVe  dederis  somnam  ifemlu  tuis  ,  ttêc  êùr^ 

niteot  palpebrœ  nue. 

DoR-LOR  :  Or,  maintenant. 
DoRMATfT  :  Sommeil.  Estre  en  ton 
dormant  :  Etre  endormi  ;  de  dormire^ 

Couchié  mVstoie 

Une  nuit  comc  je  souloie 
Et  me  (lormore  moult  formant. 
Si  ri  un  songe  en  mon  dormant  ^^ 
Qui  monlt  fu  bel  à  deviser 
Corne  Toos  orrex  deviser. 

Koman  de  la  Eost* 

DoRMp.iYTERfE  :  Ancieu  offîce  eo-. 
clésiastiquequi  a  subsisté  long-temps 
dans  l'église  de  Reims. 

DoRMRiiToiRK  .*  Dortoir ,  li«u  où 
l'on  couche  ;  dormitorium, 

DoRMTcioir ,  dormie  :  Extrême  en* 
vie  de  dormir,  sommeil  ;  dormitio. 

DoRMiLio?rs  :  Poisson.,  torpille. 

Dormir  au  sKicxKtJR  :  Etre  mort^ 

DoRMiToiRK  :  Qui  fait  doriBir. 

DoRoPHACK  :  Qui  vit  de  présens^ 
Rabelais  appelU  ainsi  les  gens  de  pa^ 
lais  ;  du  Grec  ^Hifét ,  présent ,  et  de 
Çuyoftaiy  je  mange. 

DoRRK.  P^orez  Douloir. 

Dors  :  Le  dos ,  le  derrière  de  quel- 
que chose  j  dorsum. 

Dorsal  :Tapisserie  ou  autre  étoffe 
suspendue  à  un  mur  ;  de  dorisaiit,  - 

DoRSKR  :  Rompre  le  dos  ,  casser 
les  reins. 

Dort  F  likr  :  Clerc  qui  devoit  cou- 
eher  danaTancien  dortoir  des  cha- 
noines ,  pour  étr<'  à  portée  de  veiller 
à  fa  garde  de  IVglisé. 

T^oi{TO%  y^  dortcoir ,  dorloter,  dor^ 
loyer  :  Un  dortoir;  dormitorium; 
galerie  dans  les  couvens ,  divisée  en 
plusieurs  cellules,  où  les  religieux 
liabi! oient  et  dormoient.  Les  anciens 
dortoirs  nVtoient  pas  divisés  comme 
ils  Tétoient  avant  notre  révolution  , 
c*étoient  de  grandes  salles  où  il  y 
avait  plusieurs  lits. 


DOS 

Moult  ioaC  de  nobli?  contenance, 
Met  il  ne  tiennent  pa»  silence; 
Il-paroleot  bien  au  mengier, 
£t  en  dorior  et  en  mouttîer. 

Bible  Guiùt ,  fçL  i  oow 

Dos,  (ioz  :  Dieux  ;  Du;  deux  ;  duo; 
présent  ,  cadeau  ;  donum  ;  doux  , 
suave;  dulcls;  armure  du  dos;  dorsum, 

DosAiME  :  Douzaine,  paiement  de 
douze  deniers;  duodecim. 

Dos  DE  CEis  :  Garniture  des  habits 
des  gens  de  palais  et  des  clianoines. 

jyosiT*  ^dousil ,  dmset ,  duisil,  du- 
sil  :  Petit  morceau  de  bois ,  ordinai- 
rement en  eoudrier  ,  taillé  en  pointe 
ou  en  cône ,  dont  on  se  sert  pour 
fermer  ou  boncber  un  tonneau,  faus- 
set que  Ton  met  à  un  tonneau ,  ro- 
binet ,  fontaine  de  lonneau  ,  cheville 
du  robinet  ;  en  bas.  lat.  ducicu/us* 

DosiN  :  Mesure  de  bled  équivalant 
an  boisseau  de  Paris^;  de  duodedm, 
Dosivoiement:  Amusement,  plaisir. 
DosifoiER  ,  dosnoyer  :  Se  réjouir, 
passer ,  tuer  le  temps ,  se  dissiper , 
ne  savoir  à  quoi  s'occuper ,  faift 
Tamour ,  cajoler  une  femme ,  se 
caresser. 

Uo  jor  li  bons  Rois  t^aviu  , 
De  bien  faire  se  porpensa , 
Car  bien  sot  que  cil  Cheraller 
De  sejorner,  de  dotFwkr, 
Estoient  lâches  deTenut, 
Ce  n*ot  il  mie  à  gas  tenus. 

Roman  de  Dohpatos, 

Dosn oiER ,  subsi.  :  Galanterie ,  dis- 
sipation ,  amusement. 

DossAGB  :  Droit  que  dévoient  les 
marchands  de  fourrures  de  petits  gris. 

DossAii  :  Manteau  très-riche  d'or- 
nemens  qui  n'étoit  porté  que  par  les 
gens  de  haute  condition  ;  doxsale, 

DossE  :  Hache  ,  cognée  ;  dassa, 

DossEL  ,  dossal  :  Dossier. 

DossEEET  :  Dais ,  dossier  ;  de  dos* 
suarius, 

DosTÀ,  dostar,  dousta  ;  Oter,  re- 


D  O  tJ   .  407 

prendre ,  balancer,  hésiter;  dubUare. 

Dota  BLE  :  Redoutable,  à  craindre. 

Dot  ANGE.  Kofez  Doutance. 

Dote  :  Doute ,  crainte ,  soupçon  ; 
dubitatio  ;  en  anc.  Prov.  dotzè. 

Dot  sa  :  Douter,  craindre ,  redou* 
ter  ;  dubUare, 

If  ôstrei  Sires  les  abatra  de  sos  qos  pies  et 
Yos  ne  les  dotez  de  nient. 

Trad,  dûs  Muchabéts,  /iV.  i  ,/6L  xSg. 

Doter  :  Orner,  combler  de  biens  y 
de  grâces;  il  s'est  dit  aussi  pour, 
dompter,  vaincre. 

Dots  :  Canal ,  ouverture ,  tuyau , 
conduit  ;  ductuê. 

Dots  ,  dotzê  :  Douze  ;  duodecim. 

DoTTEua  :  Fondateur  d'une  église 
ou.  d'un  couvent  ;  de  dotaré. 

Dou  :  De,  du  ;  et  deuil  ;  de  dolere. 

Pour  ranoar  dou  Cb«Tal9er 
Baise  la  Dame  re««tti«r. 

Ancien  Properàe, 

Dou  AiEE,  dowaire  :  Domaine  d'une 
paroisse,  fixiB ,  revenu  ;  doUmum,  de 
dotaré. 

DouALLE  :  Conduit  de  latrine. 

Double  :  Petite  monnoie  de  cui» 
vre  qui  valoit  deux  deniers. 

Double»  :  Chose  double ,  pliée  en 
deux  ;  duplex. 

Doubler  :  Sac,  besace;  et  dou* 
bler,  jeter  par  terre. 

Doublet:  Sortede  vètement,houp- 
pelande  ;  il  s'est  dit  aussi  d'une  espèce 
de  filet. 

DouBLETiER  :  Tailleur  on  ouvrier 
en  doublet. 

DouBLBTTE ,  doubUer  :  Filet ,  sac , 
besace  ,.  vêtement ,  houppelande  ;  de 
dupUc€Uio  ;  et  sorte  de  poésie ,  sui- 
vant l'art  de  rhétorique  de  Fabri. 

Et  tout  à  pt^t  enfin  Inri 
Et  sans  moonoié  ni*en  irai. 
Que  ja  n*«nporterai  denier 
T*f e  pain ,  ne  «1  en  mon  douhlier 
L*crmitv  Tôt ,  tenreuient  pleure. 

lAÙitdu  Barisel 


4oS  B  G  U 

DouBLiER  ,  doubliere  :  Linge  on^ 
yr^,  double  nappe  ou  serviette  qui  se 
met  sur  la  table  à  manger  ;  de  du- 
plaris  ;  en  bas.  lat.  doublenutn^  ser- 
TÎeUe  ;  en  bas  Brer.  doubler^  nappe. 

D0UBLIE&  :  Bourse  ,  petit  sac;  en 
bas.  lat.  doblerius  ;  et  plat ,  assiette  ; 
il  s*est  dit  aussi  d'une  sorte  de  solive 
et  de  tonneau. 

Doubliere  :  Béte  t|ui  porte  deux 
petits  à-la-fois  ;  duplaris  ;  en  Prov. 
doublis ,  cbarrue  traînée  par  deux 
mules. 

DouBTÀBLE  ^doublé  :  Puissant  y  re- 
doutable y  dubitablUs. 

DouBTÂMCE  :  Crainte,  incertitude, 
irrésolution  ,  peur  ;  dubitaiio, 

DouBTEE  :  Craindre  ,  redouter  , 
dputer;  dubitare. 

Le  seigneur  Marquis  Toyant  quMaToitperda 
b  plus  belle  ,  la  meilleure ,  la  plus  saige  ,  la 

plus  honneste et  la  riens  au  monde  que 

plus   il  amoit ,  nVst  à  doubler  t^ih  fut  fort 
•illici  y  dolent  et  eourroussé.  ' 

f^ie  de  Gaston  If^,  Comte  de  Fofx  , 
ptw  Arnaud  Sjuerrér, 

DouBTEUR,  doubteuse  :  Qui  doute, 
^ui  craint ,  timide  ;  dubius. 

DouBTiF  :  Timide  ,  craintif. 

DouçAiN E ,  douceinne ,  doucette  y 
doucine ,  doulcine  :  Flûte  douce. 
Symphonie  doucette  :  Petite  corne- 
muse à  long  pavillon  ;  c^étoit  aussi  la 
yieile;  dulcisonus^ 

DouçouR ,  doçor,  doçour,  douzor  : 
Douceur  ,  bonté  ,  calme  ,  modéra* 
tion  ;  dutcor. 

O  te  ta  ceste  douxor  poies  par  arentnre 
aMavorer  et  easmcr  ceste  glore. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol.  1 8. 

T^QXi%\A.Y.^douiUe :  Fer  creux  qu*on 
met  au  bas  d*une  pique  y  tubulusfer- 
reus  ;  douve ,  petit  ais  dont  ou  fait 
les  tonneaux  ;  de  doUum, 

Douer  :  Douter,  craindre,  refuser; 
duhiuire. 

Doux»  :  Deux  3  duo. 


D  OU 

Docesirhs  :  Monnoie  frappée  k 
Douai  en  1 220  ;  de  duacensU» 

DouET,  douit  :  Canal ,  égoat  »  cou- 
rant d*eau  ;  ductus* 

Douce  :  Délié  ,  iîn  ;  au  figuré  » 
rasé, subtil,  suivant  Borel  et  Ménage» 

Le  eors  ot  bien  fet  et  domgié 

L>n  ne  sëtkst  en  noie  terre 

Hul  plus  bel  cors  de  famé  qverre. 

*  Roman  de  la  Rose,  imrs  55e. 

DouioN.  Voyez  Doircoif. 

DouisiL ,  dousil  :  Fontaine  de  ton- 
neau ,  robinet ,  cheville  de  robinet. 

DouiT ,  douis  :  Canal  y  conduit 
d*eau ,  égout  ;  ductus. 

DouLANT,  doulens ,  doutent:  Qui 
sent  du  mal  ,  de  la  douleur ,  qui 
souffre  ,  triste  ,  fâché  ,  affligé  ;  du 
▼erbe  deuleir;  dolens. 

Le  corp«  qui  est  corruptible  en  eat  triatt  cl 
doutant ,  et  pour  ce  dois  tu  sçavoir  qaa  l*ef- 
forcenieot  de  mauvaise  délectation  engcadrt 
amour  charnele. 

Les  Secrets  dJristote,foL  8,  n"  706». 

DouLCEMER  :  Instrument  de  ma* 
sique  ;  de  dulciter, 

DouLE,  douule,  dovule,  lisez  dovîe: 
Double,  épais  ;  duplex. 

11  porfairoQt  en  lor  terre  dousde  bîcuaanr» 
teit  por  la  dovule  coufusion  et  la  domh  konta 
k*il  ftoffrirent.  Serm.  de  S  Bernard,  fid.  is8. 

Pro  confusione  enim  sua  duplici  ei  rukore, 
in  terra  sua  duplicia  possidebunt, 

Doï}hi.vs^Doulans,Doullens  .•DowC" 
lens ,  ville  de  Picardie  ;  Dorianium, 
Dulendium ,  Doncngium. 

DouLER  :  Unir,  polir;  dotare. 

DouLESis  :  Chagrin  ,  douleur-; 
abimé  de  douleur  et  de  peines. 

DouLLL  :  Ivre,  plein  de  vin. 

DouLoiR  ,  doloir,  doloser,  doubHt' 
ser  :  Se  plaindre,  souffrir,  s*attrister, 
être  triste,  gémir,  s*af}Iiger,se  lamen* 
ter  ;  dolere  ;  en  anc.  Prov.  dorré* 

Femme  se  plaint,  femme  se  deuk. 
Femme  plenrt  quant  elle  Tcult. 

jâmciem  Pnwtrèe, 


D  O  U 

Ces  vers  pourroient  être  une  imita- 
tion des  suivans.  Un  jeune  clerc  est 
tué  par  un  Juif ,  parce  qu'il  chantoit 
les  louanges  de  Notre  Dame ,  et  sa 
mère  s*adresse  à  la  Vierge  : 

Del  tout  «Vn  prent  à  Notre  Dame 

Et  bien  li  dit  toat  en  apert , 

Que  »*ele  ainsi  son  enfaut  pcrt. 

Jamais  nul  jor  n*ara  fiance 

H*en  sa  douceur,  n*en  sa  puissance , 

Assez  ££t>i</t>£i^e,  assez  lamente,  ' 

Moult  te  complaint,  moult  se  démente. 

Moult  est  en  grant  amaritude. 

If e  TOUS  sai  pas  la  multitude , 

De  s«  tristesse  reeorder. 

Gautier  de  Coins! ,  /iV.  a ,  ehap.  5. 

DotiLOT  :  Douillet ,  délicat  ;  </e- 
Hcaius, 

DouLOUSEE.  Voyez  Douloie. 

DouLUST  :  Se  fâchoit ,  se  chagri- 
Boit ,  souffroit. 

BouLX  :  Dos  de  la  main  ;  dorsus* 

DouMAi  :  Plus  ,  davantage. 

DouMENiCA  :  Dominer»  maîtriser, 
avoir  un  empire  absolu  ;  dottiinaru 

DouMENiQUK  :  Nom  propre  ,  Do- 
minique; DonUmcus  ;  en  Langued. 
€t  en  Prov.  Doumènjhè,  Doumér^ië  ; 
en  Espag.  Domingo, 

DouJttJÊacADUEO  ,  dominicature  : 
Domaine  d'un  curé  de  campagne  at« 
taché  à  la  cure  ;  en  Langued.  et  en 
ProT.  doununicaturo, 

DouMis  :  Maison ,  demeure ,  habi- 
tation 'y  du  Grec  do/na  ;  en  Latin 
domns. 

DouiTT  ,  lisez  d'ount  :  D'où ,  lors- 
que ,  quand;  de  ubiet  dum. 

Doue  :  La  quatrième  partie  d'un 
pied  géométrique. 

DovwLCOfdoi^rgue:  Cruche  de  terre 
ou  de  grès  ;  orca ,  dont  on  a  fait 
dorca  et  dourco  ;  en  bas  Breton 
dourg^en. 

DouEOEEE,  dourderety  dourdret: 
Monnoie  d*or  frappée  à  Dordrecht , 
et  valant  14  ou  16  sols* 


D  O  U  4o<:) 

Dous  :  Deux  ;  duo, 

Dous  gerbes  bôot  Le  tu  quiers,  li  une  si  est 
d*onor,  li  «Itre  >i  est  de  repos. 

Sermom  de  S,  Bernard,  foL  iftS. 

Duo  manipuli  snnt  çuos  çuœrtÂ,  honoriê 
tcUicec  et  quietis, 

DousiL.  Voyez  DosiL. 

DousiNE  :  Douzième  ;.  duodecim. 

DoussELET,  doussier  :  Dais,  ciel 
de  lit.  Voyez  Dors*  ^ 

DouT ,  lisez  d*^out:  D*où;  uhi.        ( 

DouT  :  U  redoute,  il  craint;  dubitaU 

DouT,  douteux  :  Homme  qui  doute 
de  tout ,  homme  craintif  et  à  crain* 
dre  ;  dubiosus. 

DouTANCE ,  dotanee^  douteis,  dou* 
tis ,  dubitance  :  Doute ,  crainte  ,  in- 
certitude ;  dubietas  ,  dubitatio  ,  du^ 
bium  ;  en  bas  Bret.  doui.  Sans  dou" 
tance  :  Sans  doute ,  certainement. 

Doute  :  Crainte ,  peur. 

Douté  :  Craint ,  redouté. 

Doutée  ,  douteir  :  Craindre  ,  re- 
douter ,  avoir  peur ,  soupçonner  ;, 
dubitare^ 

Rutebues  nos  dist  et  enseigne. 
Qui  deniers  porte  à  sa  besoigne, 
I9e  doit  douteir  maurais  lyens , 
Li  asnes  remesC  Cretient. 
/>  Tesuunent  de  t'jâsne ,  par  Ruteheuf, 

Discrez  et  sages  est  sans  doute  ^ 
Qui  bien  crient  Dieu  et  bien  le  doute, 

Gautier  de  Coinsi, 

Doutée  ,  douteir  :  Se  plaindre , 
souffrir  ,  avoir  du  chagrin ,  de  la 
douleur  ;  dolere. 

DouToiT  :  Plaignoit  ;  dolebat. 

DouTEiNEMENT  :  P réccp te ,  ensei- 
gnement ,  science ,  savoir  ;  tioctrina. 

DouTRiNEE  :  Instruire,  enseigner, 
montrer,  apprendre. 

Tu  quiteTeui  doutrineràe  droit  et  de  terre 
tenir.  Desfontaines ,  chap,  2. 

DouTs  :  Source  d'eau  ;  ductus. 
Douve  |  douvre  :  Fossé  ,  canal  1 


4io  Dor^ 

cgout ,  creux  ,  mare  ,  liéa  où  Teau 
séjourne;  doava,  dova^ûe  ductus. 

DouYLEifl  :  Double,  doublé,  ployé 
en  deux  ;  sorte  de  mofifioie  ancienne  ; 
duplear. 

Doux  :  Deux  ;  duo. 

DouYME  :  Dixième;  decimus, 

DouTR£  :  UiHfy  aplanir,  adoucir  ; 
dolare. 

DouzEMACNE  .*  Droit  de  douzième 
denier  qui  se  prélevoit  sur  les  Tins 
\  qu'on  vendoit  ;  duodecimus.  On  ap- 

peloit  douzemier,  duotieruirius,  l'offi- 
cier préposé  pour  la  levée  de  ce  droit. 

DouzENi^B  :  Paquet  de  douase 
pièces. 

DovziL  :  Fausset  d'un  tonneau  , 
robinet ,  cheville  du  robinet  ;  ductus. 

DouziN  :  Mesure  de  bled ,  ainsi 
nommée  parce  qu'elle  est  la  dou- 
zième partie  d'une  plus  grande. 

DovE  :  Bord  d'un  fossé  sur  lequel 
on  a  jeté  la  terre  qu'on  a  tirée  en 
creusant. 

DovELLE,  douelle  :  Douve  de  ton- 
neau ;  dova. 

DoY  :  Taille  due  au  seigneur  ; 
doigt  ;  digitus  ;  canal ,  fossé  ;  ductus. 

DoTEH ,  doyenné  :  Titres  de  di- 
gnités de  chapitres ,  abbayes  ,  &c.  ; 
decanatus.  Doyen  éloit  wn  titre  d'of- 
fice à  Metz ,  lorsque  cette  ville  étoit 
république,et  c'étoient  les  trois  maires 
de  la  cité  qui  élisoient  tous  les  ans 
chacun  leur  doyen.  Les  charges  de 
ces  doyens  ressembloient  à  celles  des 
lieutenant-criminels  ;  en  général ,  le 
doyen  éloit  un  préposé  sur  dix  per- 
sonnes :  c'eat  ce  que  prouve  sou 
étymologie  decanus,  de  decem.  Bar- 
bazan  le  dérive  de  ducens ,  participe 
de  ^i/ce/v.  VoyezDizAiifiER. 

DoYENif  ESSE  :  Doyenne,  la  seconde 
ou  la  troisième  dignité  dans  les  mo- 
nastères de  fiUes  ;  dectina. 


DR  A 

DoYEirs  DE  sEiGJiEuas  :  SergeBiv 
huissiers  ;  decani. 
DoYiN  :  Grand  vase  à  boire,  cradie*. 

DoYOïfs  :  Devons.  Nos  ly  doyom 
chec  an  payer  €iu  deux  ttrmmet  Z- 
P^ous  les  devons  payer  chaque  aimée 
aux  doux  termes  fixés. 

DoYs  :  Distance  fort  petite. 

DozAiN ,  douzain  :  Sol ,  pièce  de 
douze  deniers  toumob  ;  en  bas.  lat. 
dozenus.  Il  y  avoit,  sous  François  i^, 
une  espèce  de  douzain  qu'on  appe^ 
loit  grand  6^/ic;  il  avoit  d'iui  côté 
pour  légende ,  sit  nomen  Dominé  be^ 
nedictum  y  avec  une  croix  au  milieu 
de*  l'épée  ;  et  de  l'autre  ,  Franciseus 
Francorutn  rex ,  avec  un  écuasca 
couronné ,  dans  lequel  il  y  avoit  troii 
fleurs  de  lys.  U  y  avoit  aussi  aoiis  le 
même  règne  ,  des  douzains  à  là  Sût* 
mandre,  qui  furent  frappés  en  i539;. 
il  y  avoit  encore  des  demi-douzaim p 
valant  la  moitié  d'un  douzain» 

DozAiNB  :  Douzième;  duodedmuÎK 

DozE  :  Douze ,  le  second  nomJ>re 
de  la  seconde  dixaine  ;  duodecûn. 

Du  4,  tlrojc,  dracon,  drage^  dnut^- 
Fée ,  lutin  ,  esprit  follet ,  sorcière  ;. 
de  draco  ;  en  bas.  lât.  dracut  ;  tira 
est  Grec  d'origine. 

Drac  :  Dragon  ;  d'où  le  mot  Lan- 
gued.yrt  le  drac,  pour  faire  le  diable. 

Dragan  ,  draJian  :  Ancienne  mon- 
noie  du  Levant,  qui  peut  être  évaluée 
à  i5  ou  16  sols  d'à  présent.  Cette 
espèce  de  mon  note  est  aujourd'hui 
inconnue  dans  le  Levant;  mais  son 
nom  et  son  évaluation  portent  à 
croire  que  le  dragan  n'étoit  autre- 
chose  que  la  drachme  ancienne. 

n  (Louis  IX )  f«*soit  donner  à  aucna  ont 
deniers  de  U  monnaie  du  payi  qui  sont  apdex 
dragans ,  dout  cliïscun  {tretgan*  Yaloh  wpi 
petix  tornois. 

yic  de  S.  Lotus ,  par  Joimnlle  ,foL  349. 

DaAGEoia  :  Vase  à  mettre  des  dra- 


B  R  A  i>lK  h,                41 1 

Âte boite  en  forme  dfe  montre,  '«aitlerv piquer  quelqu'un ,  lui  rcpro- 

dames  portoient  par  orne-  cher  des  défauts,  le  blâmer. 

fa  ceinture,  et  dans  laquelle  Dr  a  pb  a  iE,^rr7y>^<*r/>:  Garde-robe, 

ttoient  des  dragées  ;  en  bas.  magatîn  d'habits  ,  habits  qne  l'on  a 

jwiiwi.  sur  le  corps.  On  dtt  à  présent  fri- 

BON  :  Bourgeon  de  TÎgne  ;  perte.  Ah  !  si  je  tombe  sur  ta  friperie. 

î  a  oeillet.  Et  ^^  disant ,  ■▼<  c  un  groi  baston  et  k  tdav 

BON  :  Dragon,  soldat  qui  fait  de  bru  commença  à  ruer  sur  «a  drappâne  (de 

e  à  pied  et  à  cheval  ;  de  draco  ;  •»  ^«■•m')  q»«»<l  !«•  hou  Ttace  •>  qipose  et  »• 

\     \     rlr          t»  met  entre  deua.      DesjHfrriers  ^  f0uyel/c  S\ 

ETES  :  Dragée  ,  petite  confî-  Drapier  :  Moqueur,  mauvais  plai- 

sucre  durci;  en  basse  )at.  sant ,  railleur  ;  et  celui  q«i  frappe  ,. 

,  de  tragea ,  qne  Nicod  dit  ^^  quelqu'un ,  qui  tombe  sur  ki  dra- 

î  fait  de  rp«yj,/*ie.  perie  î  la  friperie  de  quelqu'un/ 

ORMENs  :  Interprètes  de  lan-  Drappklaice  :  Linge  de  lessive  , 

angères.  roy.  Druooemeiit.  !»«"«  liuge. 

UE  :  Sorte  d'oiseau  de  proie.  Drapper  :  Faire  du  drap  ;  il  a'est 

E  :  Grand  chemin  ,  sentier,  ^'^  aussi  pour,  chiffon,  morceau  de 

de  traverse  ;  du  Grec  drcmâ,  ^^^V  ^^  ^«  i"»fîc- 

le  •  en  Prov.  dralio,  Drappbrie  :  Impôt  sur  les  draps. 

MER  :  Drapier,  marchand  de  I^'^^m  >*«  quelqu'un  (être  aux  ou 

lu  figuré,  railleur,  mauvais  <^^*)  -Etre  à  son  service,  porter  sa 

livrée. 

GUELLE  :  Filet  pour  la  pèche.  .  ^^^*  »  draaz,  draps  ,  draz  :  Ha- 

AILLE  ,   drapais  ,   drapeau  ,  bits,  bardes,  vétemens. 

j^,  drapel,  drappeauLr  :  Chif-  Elle  esloît  heBe ,  le  cors  bien  fait ,  le»  brai. 

lillons  ,  habits ,  bardes ,  mor-  lo"g*  t  le»  maio*  bUoches .  un  bien  petit  avoir , 

linge  servant  à  emmaillotler  *^«l>»»^^!  •'•  ^ff,;  Pf' a«oi  «n  po.oit  kieu 

p  apercevoir  son  petit  pied.         \ 

is  ;  de  trabea;  en  b.  lat.  êrapits,  Gcrard  de  Nevtrs. 

drappus;en  Prov.  drapel.  Drasche,  rfr^Me,  drague,  dran-^ 

venue* .  îcîU  «fer.,  ^^^   dréche ,  dreschc :  Marc  de  Ifière, 

▼eiliiera,  ic»l»  pensert,  '                '          .                                      ,    ^ 

aux  amans  sou»  les  drapeaux ,  gousse,coque  qui  enveloppe  le  grain; 

meut  amegrir  Uurs  peaux.  en  bas.  lat.  droscus  ,  drosqua  ;  eu 

lan  de  ta  Rose ,  parlant  des  Âtnans.  Pj>ov.  draco  ,  marc  de  vendange. 

feLEZ  :  Lambeaux  ,  chiffons  ,  g^  g,.^,  £^„^  „,  f^j^^  ^,  ^^^  ^^j,^  ^ 

et  il  comença  à  beaoigner  et  il  covoita  em- 
re  len»  aUîment  vinrent  à  lui  alcun  pl»r  1«  ventre  del  drasche  que  les  por»  man- 
iant la  merci  à  dechireii  vestîmens  ^olent,  et  mI  home  ne  doua  i  hiy. 
rape/ew  si  que  il  scmhl«-  vent  anaiaea  ^'>»^  de  ia  Bible,  S,  Luc,  ehap.  i5, 
»*a/.  de  S.  Grégoire ,  liv.  3 ,  cA.  14.  '**^'-  »4- 
oque  tempore  accesserunt  ad  eutn  Et  postquam  omnia  consumMOStet ,  /acta 
juidatn  misericordiam  postulantes ,  est  famés  va/ida  in  regione  illa,  et  ipse  ccr- 

tibus  ,  pannis  obsiti ,  ita  ut  penè    pitegere etcupiebat  implereven^ 

fentur.  trem  suum  de  siliquii ,  quas  porci  manduca'». 

ihhi  :  Qui  est  drapé,  per-  bsmt, et nemo  ifli dabat, 

i  laquelle  on  se  moque.  '  Drat  :  Crible  >  tamis  }  en  Prov« 

sa  :  .Se  moqser,  tromper  ^  drajhe* 


4i^  D  R  1^ 

Dbàte   :  Grand  chemin.    Voye^ 

Dh41E. 

D&é  y  drech  ,  drecké  ,  drecfiie  , 
dres ,  (irez  :  Droit ,  qui  est  droit  y 
dressé ,  redressé  ;  directus, 

D&ECOER  :  Rendre  droit ,  dresser, 
redresser  ;  dirigere  ;  en  bas  Bret. 
drecza. 

Drechurâ  y  drëitura  :■  Droiture  y 
justice  ;  directura, 

Drechurxiramxn  :  Droitement , 
ëquitablement  ;  directe. 

Dredrs  :  Onomatopée  du  claque- 
ment des  dents. 

Dreiturier,  dreit  :  Juste ,  droit , 

intègre  ,  légitime  ;  en  ancien  Prov. 

drèiturëirfK 

Dex  est  dreituriers ,  comme  cil*  qui  rent  a 
ciiatcou  telooc  ce  qa*il  désert. 

Comnu  sur  le  Souder ,  Ps.  7,  vert,  X3. 

Dr^s  :  Dès  y  à  rinstant ,  de  ce  mo- 
ment-là 'y  directe. 

Dresse  :  Dressoir,  armoire,  buffet 
de  cuisine  ;  en  bas.  lat.  drcssorium, 

Drrssehknt  des  criÉanciers:  Or- 
dre, état  d'affaires  d'une  personne 
en  faillite. 

Dressouel  :  Buffet,  dressoir  où 
rôn  étale  ce  qui  doit  servir  à  table. 

Esquelles  maisons  a  voit  gentes  salles,  cham- 
bres,.garderobcs,cliailitz,  dressouelz  «bancs, 
tables.  Le  petit  Jehau  de  Saiiitré, 

Deessouoir  :  Grande  cuiller  à 
servir. 

Dr  ET,  ttreit  :  Droit  ;  établi.  Dret  h 
dret  :  Vis-à-vis;  de  directus  et  de 
derter^ 

Dreture  :  Ce  qui  est  dû  ;  droit  et 
droiture  ;  dexteritasy  directura, 

Dkevy.$,  Dreuez  :  La  ville  de  Dreux 
dans  le  diocèse  de  Chartres  ,  sor  la 
rivière  de  Biaise  ;  Drocum, 

Drezer.   Voyez  Drecher. 

Driurillànt  :  Onomatopée  du 
bruit  des  sonnettes  que  portant  les 
mulets. 


D  R  a 

Driguet,  dringuet  :  Sorte  dejeift 
qui  ressemble  au  trictrac. 

Dril  :  Brillant ,  lueur,  dartéé 

Deillant  :  Étincelant. 

Drille  ,  drilie  :  Chiffons  de  toile 
de  chanvre  oa  de  lin ,  qui  servent  à 
faire  le  papier. 

Deiller  :  Luire,  étinceler. 

Drilleux  :  Homme  mal  vêtu ,  qn& 
n*est  couvert  que  de  lambeaux,  seloa 
Pomey. 

Drillier  :  Celui  qui  ramasM  les 
vieux  chiffons,  ou  qui  en  fait  le  com* 
merce. 

Dritat  ,  dritura  :  Droiture ,.  jus- 
tice ;  directura, 

DaiTORËiRAMËir  :  Très-bien  ;  ^- 
rectè, 

Dritorer  ,  drlturer  l  Juste,  droit. 
Voyez  Dreiturier. 

Dro  :  Directement, positivement:. 
directe, 

Droe  :  Drague,  marc  d*ocge  cnit; 
drcksqua,. 

Droila  ,  Xi^tttdroi'i-la  :  Près  de  là,, 
vis-à-vis,  directement  en  cet  endroit.. 

Drois  :  Justice ,  équité. />nM>  en  r 
U  est  juste  ;  de  directio-,  directura. 

Drc^t  :  Jxiste,  équitable  ;  directus^ 
A  mon  droit:  A  ma  volonté. 

Droit  de  ville  (vente  à)  :  Vente 
par  autorité  de  justice.  Par  droà: 
Par  ordre  de  justice  ;  ce  par  droit 
non  :.  sinon  par  ordre  de  la  justice  ; 
droits-hoirs ,  héritiers  naturels. 

Droitoier  :  Comparoitre  en  jus- 
tice, poursuivre  son  droit. 

Droit  pris  ,  droite  prizy  dratt 
priz  :  Le  juste  prix  d*une  chose  ;  droit 
datres  y  droit  d'atours  :  obligation 
que  des  personnes  engagées  solidai- 
rement sont  tenues  de  remplir. 

Droiture  ,  droicture  i  Équité,  jas^ 
tice,  proportion,  .sévérité;  directura, 
A  sa  droicture  :  A  sa  hauteur,  s» 
proportion ,  au  niveau.  A  droicture  * 


DR  n 

Uen  prc^ortiouné^  bien  pris  ;  deie2i- 
rigere. 

Dkoitubkl,  droicturel  :  Légitime , 
conforme  au  droit. 

Droitueek  :  Égard,considération. 

Deoituees,  droictures  :  Droita  sei- 
Ipieuriaux,  redevances  seigneuriales. 
On  éteudoit  abusÎTement  ce  mot  aux 
redevances  foncières.  V,  Quaetiees. 

Deoitueiee  ,  droituriere  :  Équita- 
ble ,  juste,  droit ,  sincère ,  raisonna- 
ble ;  de  direcUtra, 

licaiu  amon  et  fine  et  droUuriere 
M*a  si  i  son  Toloir 
Qoe  je  n*en  puis  partir. 

Chastelain  de  Coueî, 

DaoLiE  :  Réserve  faite  dans  un 
bail  ou  dans  un  contrat. 

Deomon,  dromoni:  Gondole,  vai^ 
seau  de  guerre  ;  dromon. 

En  celé  navie  aroit  soixante  dix  galles  et 
antres  dromons  chargiet  et  garnies  de  quan» 
qne  mestier  estoit  i  la  Tîle  dépendre. 

GuUl  de  jyr,foL  aiS,  T». 

Deonos  :  Mot  indéclinable;  coups, 
tapes.  Rabelais  Ta  employé  souvent , 
et  il  est  encore  en  usage  dans  TAn  jou 
et  le  Languedoc.  Le  Duchat  croit  que 
cemotpourroit  bien  être  une  onoma- 
topée vernissée  de  latin  par  des  éco- 
liers qui  auront  appelé  de  la  sorte  les 
coups  de  férules  qu'on  leur  donnoit 
dans  les  classes.  Dron ,  continue-t-il , 
est  en  quelque  sorte  le  son  que  rend 
une  houssine  pendant  qu*on  en  frappe 
Tair  ;  et  comme  on  a  dit  au  collège 
avoir  campas,  il  se  peut  qu'on  y  aura 
appelé  dronos  des  coups  de  baguet- 
tes ,  et  vert  dronos  y  de  ces  mêmes 
coups  assenés  vertement  sur  les 
doigts. 

Daou  :  Alerte,  vif,  prompt. 

Deouille  :  Présent,  pot-de-vin 
d'un  marché  qu'on  donne  au-delà  du 
prix  d'une  vente. 

Dec,  drud,  drue,  druhe,  dnu ^ 


D  R  ir  k\\ 

druts  :  GroSy  épais,  fort, robuste,  gai, 
gaillard,  formé,  nubile;  ami,  amant, 
Êivori,  galant,  amoureux,  élevé;  for- 
mé, serviteur,  fidèle  ami,  compagnon; 
en  bas.  lat.  drudus.  M.  de  la  Mon— 
noyé,  dans  ses  notes  sur  Desperriers, 
tom.  I ,  p.  I  AQi  ledérive de  duras,  fer- 
me, dur^  solide;  en  Prov.  rsioà.drude, 
drufho ,  vigoureux;  en  anc.  Prov. 
ilruz  et  drudarië,  amitié  ;  en  bas.  lat. 
drudaria^  et  en  bas  Bret.  dreau, 
dreu  ,  dretv  ,  drud. 

Or  seron  bon  ami  et  dru 
Secong  raison  m^avea  Taincn. 

Roman  de  Florimamd. 

S^aTonjr  perdus ,  et  je  et  tous  asaes 
Amis  et  drus  et  parens  et  priva. 
Roman  de  Guillaume  au  court  nez, 

Li  autre  dirai  sagement , 
Qui  prier  sara  doucpmen^. 
Or  m*otroiez  ma  douce  amie 
Un  baiftié  par  Vo  courtoisie. 
Ainsi  m*aurex  tout  retenn 
A  Tostre  ami  et  Totre  dru, 

L'Art  d  Amour, 

Gardes  que  ne  getes  en  voie 
Riens  qui  jamais  aidier  te  doit  t 
Teus  puet  estre  riclies  et  drus 
Qui  puis  devient  povres  et  ilus. 

Trad,  des  Dist,  de  Coton ,  p€wdu  SaeL 

I  Deue  :  Amie ,  amante ,  chère , 
fidèle ,  maîtresse. 

Car  cil  qui  la  vek  retenir 
Qu*elle  ne  puisse  aller,  ne  venir. 
Soit  sa  moillier,  ou  soit  sa  drue 
Tantost  en  a  Tamor  perdue. 

Roman  de  la  Rose,  parlant  des  femmes. 

Deuement  :  Fortement ,  souvent. 
Aimer  druement  :  Aimer  de  grand 
amour,  aimer  tendrement. 

Deu^eib  ,  drurie  :  Fidélité ,  ami-> 
tié,  amour,  attachement,  galanterie, 
vie  joyeuse;  en  bas.  lat.  drudaria; 
en  anc.  Prov.  drudarié ,  drudaria. 

Par  druérie  et  par  tolss 
Tii  ot  sa  mie  fait  un  cliapel 
De  roses  qui  moult  li  fu  bel. 

Roman  de  la  Rose. 


4i4  »  "9 1> 

Et  tsnt  Toos  alez  detoTtanl 
Ne  &ai  comeot  ce  va ,  fors  tapt 
Que  bien  vol  je  que  ma  druerie  , 
Jite  mon  AOuUs  ne  tou»  plaist  mie. 

Roman  de  la  Mom, 

DnuCE.  Ployez  Drtj. 

Druge  :  Le  GlosMÛre  au  ttomàfi 
de  la  Rose  tilt  que  ce  mot  signifie  une 
souris  ou  une  maîtresse  :  iL  me  sem- 
ble plutôt  être  employé  pour  bruit , 
Tacarme ,  fuite,  retraite» 

Moult  a  flourîs  poTre  recourt, 
Et  met  en  grant  péril  sa  druge 
Qui  n*a  qu*un  pertnis  à  refuge. 

iloffUM  de  h  âose. 

Mont  ••■onrît  povrc  seconn , 
Et  fait  en  graut  péril  ta  druge 
Q^i  «*«  qii  un  pertuj*  à  refuge. 

Botnan  de  la  Rose,  Màs, 

Moh  a  sorîs  porres  secora 
Et  fet  en  grant  perîl  ta  druge 
Qui  n*a  c*un  pertuis  à  refuge. 

*  Roman  de  la  Rote  ,  vert  x  35g6. 

Leurs  graot  cris ,  leur  horrible  druge 
Semble  le  mescliief  du  déluge 
Que  Dieu  ait  là  reprctenté  * 
Cil  qui  sout  par  terre  adeoté. 
Et  en  saog  Tcrmeil  se  tribonlent, 
Si  com  li  destrier  les  desfoulent , 
ToussisKent  lors  estres  à  Naples. 

Cuill,  Guiart,  parlant  et  une  Bataille. 

'Bruguement  ,  drogetnan,  dtogue- 
man  :  Interprète  ,  truchement.  Më* 
nage  le  dérive  du  Chaldéen  targe^ 
mariy  qui  signifie  expositeurj  un  ex- 
positeur  est  un  interprète. 

Drus  ,  drutz  :  Galant ,  ami ,  (!bcri , 
fidèle  ,  amant.  F  oyez  Dau. 

Drutdes  ,  druyndes  :  Prêtres  ou 
devins  des  anciens  Gaulois  ;  druidœ; 
du  Grec  drus,  chêne ,  arbre  consacré 
à  leurs  cérémonies  ;  leurs  prophé* 
tesses  s'appeloient  dryades. 

Drylle  ;  Chêne  femelle ,  et  le 
gland  d'une  espèce  de  chêne,     x 

Du  î  Eh  î 

DuBKBT  :  Ouvert,  fendu  ;  apertus, 

DuBÎBRTQ  :  Tranchée ,  ouverture; 
apertura. 


btJO 

buftiTATioH  :  Doute ,  iocertifttiAfc) 
dubitatio, 

DucAssK  :  Fête  du  patron  d'an 
lieu  ;  de  dujr ,  chef. 

Ducat,  duchée  :  Duché ,  terre  da- 
^le  ;  ducatus.  Ce  mot  est  iiré  de  It 
basse  latinité,  et  Ton  s*en  est  toQJonrt 
servi,  faute  d*en  avoir  Vautre;  sa  vé^ 
rilable  source  est  dwe^. 

DucATioN  :  Dédicace  d*uiM  église; 
€tedicatio. 

DucHÀME  ,  ducheaume  :  Dnché. 

DucHoisE  ,  ducessc  :  Duchesse , 
femme  d'un  duc  ;  ducissa. 

Et  ce  jour  quant  riot  au  man^ier^ 
Moustra  li  Dut  au  Cevalier, 
Plus  biau  samblaut  que  n'arott  £tlt| 
Et  tel  courouc  et  tel  déliait 
Eu  ot  la  Ducesse  sans  fable, 
Qu*ele  se  leva  de  la  table , 
Et  a  fait  samblaut  par  fainrito 
Que  maladie  li  soit  prise. 

La  Chastelainede  F'ergu 

DuEiLLER  :  £tre  triste ,  chagno  # 

5*aff)iger;  dolere. 

Duel  :  Chagrine. 

Duel  ,  doel,  dueii,  subst.  :  Duel» 
combat  de  deux  personnes  -,  duellum; 
et  peine ,  ennui ,  tristesse ,  chagrin  j 
deuil  ;  de  dolere.  Faire  duel  :  S'at- 
trister, gémir.  , 

Là  ot  grant  duel  de  trettoua  t«t  aaut  \ 
L'asaut  remaint  qui  estoit  entreprit; 
Se  cil  durast,  Guillaume  i  fust  prît; 
Mais  por  Rigaut  le  laissierent  enti 
Del  duel  de  Ui  font  les  très  recoillir^ 
U  t*en  toruerent ,  s*oi^t  le  cliattel  guerpît. 
Roman  de  Garin,foL  ii3. 

DuËLAivzA  :  lùnulatîon  ,  ardeur  ; 
et  tristesse  ,  deuil  ;  de  dolere. 

DuKLLÉ  :  Triste,  chagrin,  aiBigé; 
de  dolendus. 

Duo,  dugue  :  Chef,  conducteur; 
dujr;  en  bas  Bret.  dug, 

DucANEL  :  Le  grand-duc,  oiseau 
de  proie. 

DuGEAUL  :  Tranquille ,  aisé  à  con- 
duire i  ducUlù. 


b  tri 

Dni  :  Denx  ;  duo» 

lÀ  dui  frères  tVn  Tont  niMnble 
£ii  U  meson ,  si  com  bkm  Mmble 
Oà  les  trois  puceles  estoieot. 

Fabliau  du  Jugement  des  €***• 

Dui, lisez  d'ui:  Aujourd'hui;  hodiè. 
Dui  :  J*ai  dû  ;. début. 

Oa  que  il  dist ,  Sire,  j*aî  en  le  cheTtl,  et 
^i  les  tmx  livres ,  mais  j'en  ai  fait  plaio  paie-  ' 
ment.        Coutume  de  Èeauifoists,  chap.  9. 

Doi  ▲  DUI  :  Deux  a  deux. 

Si  nos  diliantremeot  eswardons  et  U  ma< 
BÎere  et  Tonlene  de  la  procession ,  nos  doyens 
aleir  dui  à  dui  en  la  procession. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol.  io3. 

Processuri  sumus  bini  et  bini. 

Dui  ES  :  Dresser  y  accoutumer , 
prendre  plaisir ,  être  propre  à  quel- 
que chose  y  appartenir,  conduire,  es- 
timer, penser,  convenir,  être  à  la 
bieniéance;  plaire  ;  instruire,  élever  ; 
decere,  tlocercp  ducerc.  Se  duire  :  Se 
parer ,  s*orner.  Cela  me  dtdt  :  Cela 
me  convient;  hoc  me  deceL  Se  lui 
duit  :  S'il  lui  convient. 

EsTie  cliele  senre  amere , 
Dîêt  qu'ele  toIoU  estre  mère. 
Et  mètre  au  monde  de  ton  fruit. 
Par  pechié  plus  lait  c*avoutere, 
Al»  concilier  avoec  son  père  » 
Par  ooe  mottt  orrible  nnit. 
Menèrent  orrible  déduit , 
Il>n  leva  pas  à  rentre  vair. 
De  son  père  conchut  nn  frère , 
Que  on  nome  Mesdit  naodit  ; 
I^a  mère  Ta  en  ses  meurs  duit 
Kt  il  retint  bien  »a  matere. 

Miserere  du  Reclus ,  strophe  1 13. 

Du  ISA  NT ,  duisible  :  Propre ,  con- 
Tenable  ;  capable  ;  de  ductus. 

Duit  :  Appris,  montré,  expéri- 
menté ,  babâe  ,  instruit ,  conduit. 

Cascnns  1«  baise  et  semont 
Au  geu  d'amors  et  à  déduit , 
Mais  ne  l'ont  pas  trové  bien  duit, 
Tîe  d'acoler,  ne  de  baiaicr, 
Ke  de  belle  dame  aaitier; 
Devant  lui  dancent  et  euvoisent , 
De  joie  faire  ne  se  coîsent. 

Mommn  de  Dolopatos, 


DUN  4iS 

Duitax  :  Guide  ,  conducteur  ; 
ductor. 

DuLciFiKR  :  Adoucir)  rendre  plut 
doux  ;  dulcorare, 

DuM.  Voyez  Duir. 

Dumas,  doumas  :  La  dime;  decidta* 

DuMATS  :  Dimé ,  imposé  à  la  dime  ; 
decimatus.. 

DuxsT  :  DuTet  ;  dumeOlm. 

DuMETKUx  :  Endroit  rempli  d« 
buissons,  de  halliers;  dumotus. 

DuH ,  dum  ,  dunum  ,  tum,  tun  : 
Montagne  ,.colline,  dune ,  élévation, 
émin€noe,  tertre,  lieu  élevé,  sépul- 
cre ,  tombeau  ,  monument  ;  utmulux. 

Cette  étymologie  déjà  donnée  par 
Barbftsan ,  a  voit  été  vivement  criti- 
quée ,  quoique  dans  les  nombreuses 
discussions  qu'elle  fit  naitre  ,  j>ei-- 
sonne  n'en  présentit  de  meilleure ,  ni 
ne  put  prouver  que  celle-ci  étoit  mau* 
.  Taise. 

Les  auteurs  des  Dictionnaires  et 
les  amateurs  de  la  prétendue  langue 
Celtique  (qui  de vroit  à  plus  juste  titre 
s'appeler  ramas  de  tous  les  jargons  ), 
sont  aussi  peu  d'aceçrd  sur  Taocep- 
tion  de  ce  mot  et  sur  fon  et jmolo- 
gie,qu'ils  le  sont  sur  celles  des  mots^v^ 
/wiHy  al,  ar,afven,  aunn,  bal,  bar,  bri, 
et  d'une  infinité  d'autres,  desquels  île 
n'ont  pu  donner  la  véritable  défini* 
tion.  Pour  parer  leurs  rêveries  d'un 
air  de  venté ,  ils  ont  recours  à  'des 
détours  que  le  goût  et  le  bon  sens 
réprouvent  également.  Lisez  la  pre- 
mière partie  de  Buliet ,  vous  trouve* 
rez  trois  à  quatre  cents  mots  (dont  la 
plupart  sont  forgés)  pour  signifier 
eau ,  aqua.  Il  n'y  a  pas  de  raison  , 
avec  cette  facilité  ,  pour  que  chaque 
mot  Celtique  ,  ou  prétendu  tel  ;  ne 
signifie  tout  ce  que  Ton  voudra. 

Les  auteurs  celtiques  n'ont  pas  en- 
core bien  expliqué  le  mot  dont  il  esr 
ici  question  ;  mais  en  attendant ,  ii# 


4i6                DIJN  DU» 

le  présentent  à  leurs  fidèles  comme  pour  signifier  profond,  bas,tntérieiifi 

une  relique,  comme  du  Celtique  pri-  et  qu'il  n'avoit  jamais  été  employé 

mordial ,  du  Celtique  de  la  meilleure  pour  lieu  élevé.  De  S.  Julien  dit  que 

qualité  ;  ils  lui  donnent  la  significa-  dun  veut  dire  ville,  et  le  plus  soaTent 

tion  de  haut ,  bas,  élevé,  profond,  une  ville  située  sur  une  montagne* 

montagne,vaUée,  large,  étroit,  grand,  Coquille  croyoit  qu'il  étoit  pris  pouf 

petit ,  jugement  ,  décision  ,  union ,  mont  de  terre  relevé ,  et  fait  de  main 

maison ,  habitation  ,  enfin  plusieurs  d'homme. 

autres  applications  qui ,  d'après  cet  Je  me  résume,  et  je  dis,  que  le  mot 

extrait^  ne  doivent  pas  manquer  d*a-  dunum  a  eu  deux  significations  :  la 

muser  beaucoup  le  lecteur ,  et  sur-*  première ,  de  montagne ,  tertre,  émi- 

tout  de  rassurer  infiniment  son  opi-  nence,  élévation  ,  et  la  seconde,  de 

nion  sur  la  véritable  acception  de  ce  tombeau ,  sépulcre,  monument  ;  que 

mot.  Au  reste  ,  je  renvoie  aux  ou-  ce  mot  n'a  jamais  été  employé  pouf 

vrages  de  Bullet,  Lebrigant,  Pezron,  profond,  ni  pour  vallée  ;  que  dans  la 

Davies ,  Kostrenen ,  dom  Lepelletier,  première  signification ,  il  a  été  adapté 

Latour  d'Auvergne,  M.  de  Kéralio.  aux  lieux  hauts  et  élevés  ,  anx  dunes 

Tant  de  significations  différentes  ou  montagnes  sur  le  Bord  de  la  mer; 

n'ont  été  données  par  les  amateurs  de  enfin ,  à  tous  les  lieux  éminens.  Dans 

Celtique,  au  mot  dunum  ,  que  pour  le  Roman  du  Brut  ou  des  Rois  d*Aih 

parera  Tinconvénient  des  villes  qui  gleterre  ,  qui  fut  composé  en  ii55 

ont  cette  finale  ,  et  qui  sont  situées  par  Vace  Wace  ,  Witace  (Euslaehe)) 

<lans  des  plaines.  Telles  sont  celles  il  est  dit  qu'un  géant  enleva  une  jeune 

d'Autun  ,   Augustodunum  ;  Tours  ,  fille  d'Angleterre  ,  qu'il  la  transporta 

CœsarodÊinum;  Melun,  Melodunum;  sur  une  montagne  .située  sur  le  bofd 

Leyde ,  Lugdunum  beuavorum;  Ver-  de  la  mer,  entre  la  Normandie  et  la 

dun,  f^en)^/i//ii//72;  et  plusieurs  autres.  Bretagne  ;  qu'après  la  mort  de  cette 

Si  les  diss<ertations  de  MM.  Falco-  fille ,  le  géant  nomma  celte  montagne 

net,  Fenel  et*Freret  (Mém.  de  l'Acad.  le  tum  Hélène  (tumuius  Helenœ)^  qui 

des  Inscript.)  ne  donnent  pas  l'exacte  est  aujourd'hui  le  mont  Saint>Mi- 

définition  de  ce  mot ,  elles  servent  à  chel  ;  dans  la  seconde  signification, 

faire  voir  la  variété  de  senlimens  des  il  convient  à  tous  les  monumens  érî* 

auleursquienont  écrit.  Par  exemple,  gés,  soit  dans  des  lieux  élevés ,  soit 

Saumaise  ne  vouloit  pas  que  ce  mot  dans  des  lieux  profonds  et  bas.  Cest 

fût  d'origine  celtique  :  il  le  tiroit  du  par  cette   raison  qu* A ugustoduMum 

Grec  Cvyof,par  le  changement  du  ^  en  enVAugusti  tumuius,  le  monument 

^.  Selon  Scaliger,  ce  mot  ne  signifioit  d'Auguste  y  Julio  -  dunum, ,  le  Jula 

qu'une  ville.  Bochart  le  dérivoit  de  tumuius  ;  enfin  Cœ.^arodununi ,  Bri- 

l'Arabe  thun,  Dom  Pezron  vouloit  tannodunum,  Casteiiodunum,  Castro- 

que  le  Grec  Qêvfcç  fût  le  même  que  le  dunum,  Verodunum ,  ne  sont  autres 

Celtique  dunum.  M.  Falconet ,  d'à-  que  les  monumens  ou  villes  de  César, 

près  Guichard  ,  croyoit  qu'il  étoit  le  des  Bretons ,  du  château,  de  Verus. 

i'ii' ou  f  if  des  Grecs,  qui  signifie  bord,  Dun  et  del  ,  lisez  d'un  et  d'ei  : 

rivage  ,    élévation.    Dom  Toussaint  De  chose  et  d'autre ,  d'un  et  d'au!re. 

du  Plessis  soutenoit  que  le  mot  dun  DuK£E,Z>a/ioi/t'.'LeDauube,gi'aiid 

ne  se  trouvoit  dans  le  bas  Breton  que  fleuve  d'Allemagne^  Danubius, 


DUIC 

y    Ihroxr  (rime).  Voyez  DuBt. 

buoLs ,  devais  :  Boiteux ,  infirme^ 
^hilis. 

DuPEUR  :  Trompeut  ;  dupUuis.  On 
le  dérive  aussi  de  deceptor. 

Dupliquer  :  Augmenter,  accrot* 
tre  ;  et  du;  er,  tromper  ;  dupUcare. 

DuQO^A  ,  duqu'au  >  duques  ,  dut^ 
ques  :  Jusques  à,  jusques  au. 

Dur  :  Rude  ,  fâclieux ,  mauvais , 
fort  ;  duras, 

DuRABLAMSif ,  dorabîament  :  Érer- 
nellement ,  toujours  ;  de  tlurahiUs. 

Dur  AL  :  Terme  de  musique  ;  le 
chant  durai  étoit  le  chant  marqué 
d*nn  bé  quarre ,  et  opposé  à  celui  du 
cliant  marqué  d*un  bé-mol. 

Dur  AND  AL ,  durandarty  durcndal: 
Hom  de  l*épt*e  de  Charlemagne  et 
de  celle  de  Roland.  Turpin  nomme 
répée  de  Charlemagne  et  de  Roland, 
dtirus  ictus. 

Fort  ifue  tktrendat  et  cortaînt 
Dont  Ogl  r  »e  combat  à  plain. 

Ph,  ilousÂes ,  pag.  iq4. 

Tiflii,  Atropos ,  et  me  coupe  la  tei»te. 
De  dkr€Uî€kH ,  joTnise,  ou  CLirence, 
CHi  de  eourtain,  ou  fliirMb<*rge  qvVst  prMto, 
AioM  auniT  de  met  mauU  alegeance. 

Départie  d^ Amour,  foi,  343,  col,  9. 

DuRDERE,  ilnrdrct  :  Mon  noie  d*or 
de  la  valeur  de  14a  1 6  sois ,  frappée 
k  Dordrecht  ;  de  Dorderacum. 

Durement  :  Avec  excès,  bien  fort, 
beaucoup,  considérablement,  cons- 
tamment, abondamment,  tristement, 
durement  ,  attcittivement ,  violem« 
ment ,  grandement  ,  respectueuse- 
Baent;  duriler. 

Une  abbée»se  fu  jadis , 
Qni  la  Darae  d«*  paradra  « 
Amoit  moult  tavoureusement , 
Son  caer  et  sou  eut«*Qdement 
En  li  servir  dou  tout  metoit. 
Et  durement  »Vutrrmetoit 
De  garder  Tordre  et  le  convenu 
••••    •••••••••••••«••• 

L^abbécise  sVst  esTîHie, 


Dus  417 

llonlt  durement  8*est  merrfllîe, 
t(^nt  si  tegiere  sVst  sentir. 

Geuitier  de  Cbinsi,  I».  i«  ehé^,  ii. 

Tnit  cil  qui  ce  myracle  oirent, 
Monlt  durement  it*i^n  eajoirent, 
La  mère  mielz  eu  amierent. 

Ibid,  ohap,  iS. 

Durer  :  Soutenir,  être  en  repos  ^ 
supporter,  résister,  vivre,  subsister, 
avoir  encore  ;  durare, 

Durescb  :  Dureté ,  insensibilité  ; 
durides,  duntia. 

Mais  ce  dist  Moysea ,  por  la  daretce  da 
Tostre  0|er. 

Sermons  de  S.  Bernard, /oL  x38. 

Sèd  ad  duritiam  iapidei  eordû  ifestri ,  ille 
locutus  est, 

DuRPEÎ/s ,  dutfeù.:  Malheureux, 
abandonné  ;  impudent  ,  effronté  , 
paresseux,  fainéant ,  lâche. 

11  fu  uns  clers,  uns  damoisiana. 
Qui  le  cuer  eut  si  ])lain  d*omians» 
>.t  tant  en  dru»  et  envoisies, 
Qu*il  ne  pooit  estre  accoisieXy 
De  lettres  et* t  bien  embens  , 
Mais  tant  ert  sox  et  durfeûs 
Qu*il  ne  pt-nsoit  k  nul  bien  faire. 

Cautier  de  Coinsi,  Iw.  i ,  ^ap,  3o. 

CiU  rlbaus  qu*ai  ramenteu» 
Arec  un  antre  durfiu  , 
En  une  place  d*une  part. 
As  des  jooit ,  et  à  bar^rt 
Mais  li  dez  li  toma  le  dos. 

Gautier  de  Coinsi,  li»,  ft ,  dl.  t4* 

DuRiLLONER  :  Devenir  duF,  eodor- 
cir  ;  durescere, 

DuRTé  :  Dureté,  rudesse,  cruauté  ; 
duritiès ,  duntia. 

Les  ilarteM  que  la  Royne  Blanche,  fist  à  la 
Boyne  Marguerite  furent  tiex ,  que  la  Royne 
Blanche  ne  vouloit  soufrirà  sou  pooic  quelon 
filz  feuit  en  la  conpaiugnie  sa  ffdime  ne  mes 
que  le  soir  quaut  il  aloit  coucher  avec  11. 

Joinvi/le ,  Histoire  de  S,  Louis, 

Dus ,  duc  :  Conducteur.  V,  Dux. 

Dus-cA  :  Jusqu'à  ;  on  disoit  aussi 
dusqu'à, 

DuiiENs  :  Prétendus  démon^  qu*on 
nommoit  incubes  ;  incubi'.  On  sup«* 

nd 


4iS  £ 

posoit  qu*iU  avoient  commerce  avec 
les  femmes  qu'ils  conduisoîent  au 
sabbat ,  et  dans  le  fait  ,  ce  n'étoit 
autre  diose  que  le  cauchemar  ;  de 
dux  ,  conducteur,  guide.  S.  Aiigus> 
tin  ,  Cité  de  Dieu ,  liy.  1 5 ,  cbap.  23 , 
lés  appeUe  dusii  ;  dans  S.  Isidore  y 
dusius  ;  en  bas  Bret.  dèuz  ;  en  Fran- 
che-Comté dese, 

DusKBS,  dusque ,  dusques  :  Jus- 
ques ,  jusques  à  ce  que  ;  usque. 

Btnnpiie  fuit  ta  robe  t^nf  « , 
Contrerai  dusqu*à  la  poitrine , 
Dusque  derint  le  Eoyne  fine 
Âmk  toMi  •*«!•  fnst  balne. 

Roman  de  Dohpatos. 

DosHB  :  Dune,  lieu  élevé.  V.  Ddk. 

DusToaaz  :  Haintenanl. 

Du-TOT,  du-tout;  du  doui  en  toui  : 
Entièrement.  De  toto  in  totum  :  Se 
mettre  du  tout  en  quelqu'un  :  S*en 
rapporter  entièrement  à  lui.  ^ 

Douce  Dame  de  haut  renom , 
Je  n*ai  fiance  s*en  tous  non- 
De  ma  besoigne  me  deunet  ; 
£n  TOUS,  Dame ,  €lu  tout  la  met 
Or  eftt ,  Dame ,  en  rostre  rooloir 
On  dn  jonir  on  dn  donUir. 

Fié  des  Ermiêts. 

Dux  y  du±aire  :  Conducteur ,  gui- 
de ,  berger  »  gardeur  de  bestiaux  ; 
dux;  «n  bas  Bret.  dug», 

Là  s*aMMt  Pan  le  dux  des  beitet  » 

Et  tint  nn  freitel  de  rotianz , 
Si  chalemeloit  li  dànzianx. 

Onde  Mu, 


EAO 

Dqtab  :  Apprendre,  dreaier  à 
quelque  chose. 

Dutt  :  Propre»  enclin ,  biensëuity 
convenaMe. 

Dtablie  :  Àlalignité,  scélératesse; 
de  dîabolus.   Voyez  Df  ablerib. 

Dtaitika  :  If om  propre ,  Déjauire. 

Dtape^s  ,  diaprez  :  Etoffe  de  dif- 
férentes couleurs  et  de  différens  des- 
sins, f^oy.  Diapeé. 

Sandaux,  moleqoins,  malebmnf  , 
Indes  rermanlx ,  jaunes  et  brans , 
Samits,  djrapréi ,  camelos. 

Roman  de  la  Rose  ,  parlant  et  étoffes 
dtsose, 

Dyéks  :  Certaine  prière  par  la- 
quelle on  terminoit  les  différentes 
heures  des  offices  les  jours  de  jeàne- 

DvEa  :  Dire,  raconter,  parier; 
dicere. 

DykaH  9  dynandier  :  Chauânni- 
nier.   Voyez  Din andier. 

DYKANnEEiE  :  Marchandiset ,  ou- 
vrages en  cuivre. 

Dtscole  :  Qui  est  d'un  sentimot 
différent  de  celui  des  autres  en  ma- 
tière de  doctrine  ;  et  rude ,  Dlobcaa, 
de  mauvaise  humeur ,  difficile  à  ttnt- 
tenter,  selon  Cotgrave  ;  dyttotus,  du 

Grec  /nrxeAsJ. 

Dtstémie  :  Anxiété ,  crainte,  va^ 
aise,  abattement;  dysthimim^  du  GriC 
ihf#  et  Iv^if . 


£ 


£  :  En,  dans;  in;  y  ,  au ,  et  ;  ad; 
et,  et. 

Jf  II  Rei  kl  forent  Tcnua  en  Taie  le  Rei  Ada- 
deser  e  ftireut  descwifix,  firent  pais,  e  plaît 
(accord)  al  Rei  David  ,  s^l  servirent  e  u^ose- 
reut  pois  aie  fkire  as  fis  A  mon. 

Livre  des  Rois,  liv.  3  yfoL  5a. 
É:AÎ. 
Mes  qnant  nut  poîs  catrVfpoatë»^ 


SI  com  cî  nconté  tous  é. 
Lors  iert  tomée  la  ro<4e. 

*  Roman  de  la  Rote,  vers  gS65. 

Eagb  ,  aige ,  eaige  :  L'âge ,  la  do- 
rée de  la  vie.  Barbazan  dit  que  ce  mot 
est  formé  par  interversion  d*œtas,  en 
changeanC  le  ^  en  r  par  contraction 
de  l'ablatif  artate.  Voyez  Aaok  et 
Eav. 


EÀtr 

Eagli  :  ÂMfity  oweau  dt  proi«  ; 
mfuiia. 

Tofm  ittcfîtiBetf  Tcittra  ceù  que  jeo  fit  as 
S^ptientf  coBient  jeo  toua  portol*  sar  1m 
«Im  de  Vwngie  «t  Ton*  aroi  à  moi  pri». 

J>a£  de  laBibh, Exode,  ch,  ig^iwrv.  4. 

.  Vot  ipsi  'vidistis  ,  quœ  ftœrim  .^gyptiit , 
quomodo  portavtrim  'vos  super  ahu  «qaila« 
tfma,  et  assmnpserim  mUn, 

£asm£e  :  Estimer ,  faire  cas ,  avoir 
bonne  opinion,  apprécier  ;  œstimare. 

O  M  t«  cette  douBor  poîea  par  afeutnre 
iCMTorer  y  et  easmêr  cette  glore. 

Sermons  de  S.  Bernard,  Jbi,  iS. 

O  si  forte  gustare  dulcedinem  hanc,  si 
/trtèghriam  istam  'vaieas  «itimare. 

Eau  :  Eau  ;  aqua.  Ponr  répondre 
ans  observations  que  plusieurs  per- 
sonnes m*ont  faites  sur  ce  que  j*ad- 
meltoîs  qu*il  falloit  dire  de  quelqu'un 
en  sueur ,  il  est  totU  en  dge  y  et  non 
pas  comme  on  le  dit  et  Técrit  com- 
munément ,  tout  en  nage  ;  pour  ré^ 
pondre ,  dis-je ,  à  cette  objectioo ,  je 
rapporte  ici  les  différeutes  orthog;ra* 
j>&es  dont  on  s*est  servi  ancienne- 
ment ,  et  qui  toutes  dérivent  d*/i- 
^ua,'  étymologie  reconnue  ,  et  qui 
convient  parfaitement  à  l'expression 
que  j*ai  citée  comme  étant  la  vérita- 
ble ;  car  sans  cela ,  il  faudra  chercher 
éelle  de  natatio,  qui  n'a  pas  la  même 
justesse ,  puisqu'elle  ne  signifie  autre 
chose  que  l'action  de  nager.  Voici  les 

différentes  leçons  : 

* 

ji4»ge,  aaigey  aau ,  âge ,  Me,  aife, 
otffcy  aige  y  aigne,  oique,  aivCy  aiwe, 
€ttve  y  eage ,  eagues ,  eaige  ,  eauve , 
^awe  y  eeuey  effcyeffvey  eveyiaue, 
iéutwe  y  iave  ,  jauc ,  y  ave  ,  jrawe. 
De  ces  mots  se  sont  formés  les  sui-' 
vans  :  agaly  agaouy  agoualy  agos, 
agoty  aigaily  qui  signifient  égout  y 
évier,  aiguière,  et  conduit,  canalj  d'à- 
qua.  Vojr.  Agoust. 

L*ea  ne  pnet  avoir  eondnh,  joint  à  la  mè- 
■onrcowmiiBe  qui  reçoit  Vaau  ou  et  del,  ou 


EAU 


(19 


àè  IMrsU  (iMMU),  et  Peu  «e  |MKt  Mlhûdr* 
aoa  Toiaia  fD'd  i  ah  «on  a^t  {jtmt^^  1»  paroi 
comaoe.         Mss  de  la  Bihl,  ùftp,  m^  8^07. 

JbeMt»  leur  dist  :  emplez  lea  pata  <le  tagtf 
et  oil  les  empiifttreof  tant  que  al  aommat. 

Dicit  fis  Jésus  :  impiété  hydrias  a^oâ  ;  «f 
implefenmt  eat  usqaé  nd  sumnUtm, 

Et  coin  Arehitriclhi  enat  gouaté  le  enflait 
TÎn,  et  il  ne  tairoit  àomt  eeo  foM,  «t  lea  mi- 
nittre»  sayoient  qoé  avoieat  eaposM  éMge, 

Trad,  de  la  Bible,  S,  Jean,  c À.  s ,  «v.  ^  er  9. 

Ut  tuitem  gustavii  ArchitrieUmu  aqaatti  iw- 
numfactam,  et  nonsciebai  undàesêet^minit' 
tri  autem  sciebant  qui  hauserant  aquin. 

Un  joar  donqe  dift  Dien  ;  soit  le  finnamenk 
ttSit  en  miliea  des  eawes,  et  départe  emvet 
dei  eawes  qui  estoient  ftous  le  ûrmmmmtL  el 
diMerari  lea  €awes  que  ettoiant  aoaa  le  fir- 
mament. 

Trad,  de  la  Bible,  Genèse,  ehap,  x,  *9ért,  6. 

JDlxrt  quoque  Deus  :  fiât /îrmamektùm  in 
medio  aqaarnm  :  et  dipidat  aqaaa  aif  aqaia,  et 
fecit  Deus  fimuunentum ,  divisitque  aquaa 
qtéœ  erant  suh  firmamento* 

Monseigneur  Jelian  de  Chaatenay  che^* 
lier ,  fust  e»  la  forest  de  BeUe4>aaaaa  en  la 
diocèse  de  Roen ,  oè  li  Roia  da  Ftaaav  eha- 
çoii,  CiUnéesme  Cbevaliert  cornât  a^^  chiena, 
pourquoi  il  s'estait  moult  esc^ufVi^  et  il  fu^ 
•aat  Teaus  an  me  /«•«  *u  on  maréa  oè  H  j 
aroit  deux  sanglers  ocis  (qui  estoient  en  VjaiMi 
mors}  que  U  Rois  aToit  sîti  ;  icèluî  mêesmd 
Chevalier  qui  aivit  heusea ,  aâèa  Boir  pat  ^iem 
fors  es  pies  entra  ear«nit  si  eeme  li  Roia  et 
le  antres  lesoient  pour  trère  lea  sauf^fiv  de 
VxOxt/e.     Miracles  de  S.  Louis  ,  Mss*  ah,  6oé 

Un  moine  avoit  été  fort  régfuUcr , 
etavoit  toujours  vécit  d'Ane  nMinîiM 
eiemplaire  : 

Biais  dyabletf  qui  en^eift 
Bel  dé  foa  cîius  qee  biea  teft  hAié 
Trop  grani  duel  et  de  eel  afiûe» 
Tant  Tassailli,  tant  la  tenu,* 
CTone  pensée  li  enta. 
En  son  cor^ge  qui  tant  crut 
Qtf*il  Tengingna  et  deeet» 
D'une  dame  tant  reniama», 
Qae  si  desréement  l'ama , 
Et  si  durement  par  saint  Pou  (t*anl) 
Qu'à  ton  sertisse  pensa  potf. 
.  JPeor  ataerir  sa  ▼olanté 
▲  M  dokate  asoelt  haai^ 
Vage  passer  li  cuavcaoit. 

SI 


439  £  B  A 

Le  diable  lui  fait  donc  faire  une  msti^ 
tresse  qii*il  alloit  visiter  toutes  les 
nuits.  Pour  y  aller  ^  il  falloit  passer 
une  riTière  sur  laquelle  il  y  a  voit  uu 
bac.  Un  soir ,  après  avoir  (ainsi  que 
dit  Tauteur)  assouvi  sa  volonté  : 

Atant  s*en  part  sans  délai  er, 
l^agc  passe  sans  atargier , 
AXjage  ▼ieot  et  au  passage 
Cil  <|ui  le  cuer  n^avoit  pas  sage, 
En  la  nef  entre  isnelement, 
La  mère  Dieu  dévotement 
Ya  depriant  quVl  le  consant. 

Gautier  de  Coinsi,  Miracles  de  N.  D. 

Eau  ardente  :  Potion  faite  avec 
de  la  rué. 

£au  grasse  :  Potage  ,  brouet. 

ËAULS  :  Eux  ;  ilU, 
Eauve  ,  eave ,  eawe.  Voyez  Eau. 
Eaux,  caus  :  Ail ,  aulx  ;  allium, 
"EBAfn^csba/u,  esbaïs  :  £tonné,sur- 
pris,  dans  Tadmiration. 

Cils  défirent  bien  estre  esbaki. 
Quant  maleur  les  envaî. 

Roman  du  second  Renard, ^l.  5g. 

'    Ebahir 9  esbahtr  :  Etre  surpris, 
8*étonner,  être  dans  l'admiration. 

Ebahissement  ,      ebahistemerU  : 
£tonnement ,  surprise. 
'    Ebalaçov  :  Ruade  de  cheval  ;  il 
s*est  dit  aussi  pour  estrapade. 

Ebandir  :  Se  divertir,  suivant  Bo- 
rel.  11  s*est  trompé  :  il  devoit  lire 
ebauclir,  qui  a  en  effet  cette  signifi- 
cation, f^o^ez  Ebaudeir. 

Ebandisse  :  Mot  cité  par  Borel , 
pour  signifier  hardiesse.  Il  a  fait  la 
même  faute  que  Fauchet  :  ils  citent 
tous  deui(  les  Poésies  du  Roi  de  Na- 
varre ;  mais  dans  trois  Mss.  de  la  Bi- 
blioth.  Imp. ,  et  à  la  Sa"  Chanson  de 
Tédition  de  M.  Leveque  de  la  Rava- 
lière,  cette  faute  n*existe  pas;  il  y  a 
esbaudiry  au  lieu  à^ebandùse.  Si  par 
lusard  le  mot  ebandisse  subsistoit 


£B£ 

dans  quelqu*aQtre  Mss.  ^  il  ne  tîgtii- 
fieroit  point  hardiesse  comme  le  dî« 
sent  Borel  à  ce  mot ,  et  Fauchet  aa 
chap.  ]  5  des  Poètes  François ,  page 
1 2 1  de  Tanc.  édition ,  et  565  de  Ik 
nouvelle  ;  mais  joie  ,  gaieté.  Thibaut, 
par  la  strophe  suivante ,  veut  dire 
que  Ton  gagne  souvent  les  bonnes 
grâces  de  sa  Dame  par  la  joie  et  la 
gaieté  ;  mais  que  pour  lui ,  il  ne 
sait  que  dire  quand  il  est  devant  elle, 
tant  il  est  troublé  par  la  peine  et 
l'ennui.  (Note  de  Barbazan.) 

Se  ma  Dame  ne  Tuet  amer  nulni , 

Moi ,  ne  aatmi ,  cinq  cent  merci  Ten  rtatf 

Assez  j  a  d'autres ,  que  je  ne  su! , 

Qui  la  prient  de  faint  cner  baudemcat, 

EsbautUr  fait  gagner  soient. 

Mai  ne  sat  rien,  quant  je  deyant  li  toi 

Tant  ai  de  paine  et  de  mal ,  et  d*aniii: 

Or  me  covient  dire ,  à  Dieu  me  conaal. 

Chansons  du  Rojr  de  Ifavt^rt. 

Ebanier  ,  ebanoier,  esbanier  :  S'é- 
gayer, se  réjouir,  se  divertir ,  se  dis- 
siper, s*amuser. 

Ebaitoi  ,  ebanoie  :  Joie ,  plaisif} 
divertissement. 

Ebarbeh  :  Raser,  tondre  de  près; 
de  barba. 

Ebat  ,  ebatement ,  ebattemeni,  e^ 
baieme/it  :  Passe-temps,  amusementY 
divertissement ,  ébat ,  délassement , 
joie ,  plaisir. 

Ebathe  ,  ébattre ,  esbatre  (s*)  :  Se 
réjouir  ,  se  divertir  sans  contrainte  » 
se  dissiper. 

Ebaubi  :  Etonné ,  surpris.  Fojres 
Ebahi. 

Ebaubie  ,  abaubir,  ebaubyr.:  Sur- 
prendre ,  épouvanter,  étonner. 

Ebaudeir  ,  cbaudir:  Tressaillir  de 
joie ,  s*amuser,  se  réjouir,  se  divertir. 

Ebauderie  :  Joie.  Voyez  Bau. 

Eb  AU  DISE  ,  ebaudissement  :  Hu- 
meur gaie,  amusement ,  joie,  réjouis- 
sance. 

Ebe  :  Reflux  de  la  mer  lorsque 


£  B  R 

Ift  marée  baisse ,  on  que  la  mer  re- 
foule ;  eo  bas.  lat.  ebàa. 

Ebée  :  Vanne  qui  retient  ou  qui 
laisse  écouler  Teau  d'un  canal. 

Ebetude  :  Pesanteur ,  lourdeur 
d'esprit  ;  étourderte,  sottise ,  bêtise  ; 
ëtourdissement  ;  hebetudo. 

EaoiLEa,  ebouailler  :  Eventrer^ 
^ter  les  boyaux,  arracher  les  entrail- 
les.  Foyez  Boel. 

Et  cil  qui  chassent ,  les  destranchent 
Et  for  chevaux  les  eàoeilont. 
Et  Tîfs  desor  les  mors  rœUnt 
Qui  s*aiitr*affoleDt  et  ocicnt , 
Laidement  s*entrecontralient. 

Roman  de  Troye ,  par  ChresHen, 

Ebonkeh  :Hanger,  ordonner,  met- 
tre en  ordre  ;  de  bonna,  borne.  Fojr, 
Abokheb. 

Ebobeh.  Je  n*ai  vu  ce  mot  que 
dans  Borel.  Voyez  Elaboueeb. 

Eboit AILLE  :  Épouvantai!. 

Eboueb  ,  ebover  :  Effrayer. 

Eboup  fer:  Crever  de  rire,  étouffer. 

Ebousineb  ,  ebouziner  :  Tailler , 
couper,  rompre ,  fouiller,  remuer  la 
terre ,  essarter ,  défricher  ;  en  anc. 
Prov.  ebouzigary  ëbozigar. 

Ebbeuille  ,  Ebreule  :  Nbm  d*un 
des  quatre  principaux  châteaux  de 
liOuis-le-Débonnaire  lorsqu'il  étoît 
Toi  d'Aquitaine  ;  Eboroiactun ,  Evro^ 
gilum, 

Ebbiax,  ebrieu  ,  ebriewx,  ebriu  : 
Ivre ,  plein  de  vin  ;  ebrius, 

Ebbieté  :  Ivresse  ^  ivrognerie  ; 
ebriosttas;  en  anc.  Prov.  èbn'ana  ^ 
ébriaza. 

Ebbiex  :  Hébreux ,  Juifs. 

Biex  n*ot  onques  aroir  tant  chier 
De  rien  qu^il  ait  en  tôt  le  monde  » 
Com  il  a  la  Vierge  et  le  moqde^ 
Où  il  la  char  et  le  sanc  priit 
Dont  il  les  fax  Ebriex  desdîkt, 
Et  acompli  les  prophéties, 
Qne  de  lui  furent  replantes» 
Et  de  celé  Virge  pucele 
Xot  Tint  celé  joie  novele. 

la  Bible  GuùH,  *9crs  aaSl*. 


ECH  4ai 

Ebvaad  :  Gros  coin  de  bois  dur , 
qui  sert  a  fendre  le  bois.*   • 

Ebudes  :  Terreins  inculleiii 

EciCHEMEïiT  :  Brisure»,  rupture  » 
eontttsion. 

EcACHEB,  eseacer,  esKockery  esÂa» 
cher,  esquacher  :  Aplatir ,  froisser  » 
écraser,  briser,  casser,  presser  ;  de 
ealcare^ 

EcAPER  :  Fendre  l'osier  en  deos 
pour  le  disposer  à  être  employé.'    -  ■ 

Ecaillons  :^  Les  quatre  dÂita'  da 
cheval ,  on  les  nomme  crocs«  >  '    .  *  • 

Ecallate:  Couleur  roug«;ik:arkte. 

EcANo  :  Morceau  de  bois  dont  on  se 
sert  pour  faire  tomber  lapaiïledulia» 

ECABBOUILLEB.    VoyCZ  EcACHEB. 

Egaequillement  :  Action  d'élar- 
gir^ deséparerv 

EcABQUiLLEa ,  ecortiUert  Écarter, 
divisery  élargir,  agrandir^ 

ECAEXDIf  GLOCHEB  ,  OUOU.MILIBa 

DU  viiïLAOE  :  Alignement  qui  sert  de 
limUe  au  parcours* 

EcBOLiQUE  :  Eemède  qui  &Ajie  Tac- 
couchement  ;  du  Grec  i»IÙi^u9,^ 
chasser. 

EccLEsiAisTBE  :  Eéclésiâste ,.  co- 
clésiastique  ;  ecclesiasticus, 

EcGLisE  :  Eglise  ;  ecctesiOm 

Et  tant  molfstement  le  poBrimirlf«Bt^  qa*Il 
fut  contraint  soi  reposer  sar  les  tonrs  de 
VcccUse  Noire-Dame.  Rabelaii,  ^,  i ,  cA.  1 7. 

EcHALiEE  :  Clôture  de  champs 
faite  de  branches  d'arbres  pour  en 
fermer  l'entrée  aux  bestiaux.  Vecha- 
lier  diffère  de  la  haie ,  en  ce  .que  celles 
ci  est  faite  d'arbres  vifs ,  et  l'autre  de 
bois  sec.  Pf icod  dérive  le  mot  échaUu 
du  Grec  A^«f«{  ;.mab  il  vient  de  scala. 

Echangiste  :  Qui  fait  On  ètluùige; 
de  cambium  y  change. 

EcHAVTiLLEB  :  Coufroutcr  un 
poids  avec  le  poids  original  ;  de  can- 
tilioy  diminutif  de  conlici;  sieloa  Mé- 
nage. •  *-•    -     ' 


421  E  C  H 

JltÇWAJTfti^oi^  :  In^rtuneiit  qoi  sert 
à  séparer  les  chevenottes  du  cLanvr» 
de  ce  q]Ai  doit  être  ûlé. 

£çi9A^:D,  echars  :  Avare»  qni  re- 
tranche,  qui  épargne;  homme  mal 
halnUé.  Ménage  le  dérive  de  scarsus, 
iJ^riyé  i^ejrpareus.  Suivant  Borel ,  il 
ytent  4#  l'^iicienl^'ranGais  ckarci,  qui 
signifie  maigre;  enfin  Barbazaji  le  tire 
«lu  {«alin  excidere ,  retraqclier ,  d'où 
les  IliJiens  ont  pris  scarso ,  dp^s  la 
in^mf  «igntficatîoo,  6vivao.t  Oudin, 
ou  >  si  r^Q  veut ,  de  J(canficare,  d*où 
Ton  n  fait  ^uarrir  du  bois ,  en  re- 
trancher ;  et  édiasMer,  boiteux,  qui  a 
Plipjiusibe  de  moins,  et  qui  va  sur 
di9i  écfafissies. 

Cneret  n*7  t  de  temps  que  je  arrivti  k  un 
Biarchand  qui  ettoit  moult  uLee  et  lotirt,  et 
k  pifift  éehars  ettoit  du  monde. 

^moM  de  Gerari  dç  ff^y^TM, 

EcRAADK  :  Petit  éclat  de  bois. 

EcHAECUET  ,  eMiuguet  :  Qui 
veille  f  (ji^i  fait  le  guet  pendant  la 
huit ,  et  qui  veille  à  la  conservation 
des  antres  habitans  d'une  ville. 

EcH^Airia  9  echernir:  Railler,  plai- 
santer. 

EcHias  :  Raillerie,  plais^mterie. 
Voyez  EcHAHD. 

£cHÀRS£MEif  T,  echax,s'ement:ï)*unfi 
manière  avare ,  vilaijote. 

£c9ARSi^T£  :  Défaut  de  poids  dans 
les  monnoies;  et  avarice,  vilenie. 

EcHAssES  :  BéquiUes. 

EcHASsiER  :  Boileu]| ,  q^i  marche 
avec  des  béquilles. 

EcBAVFFOuaiE  :  Emotion,  trou- 
ble, ènga|[ement  déraisonnable. 

EcBAjOQU^TTE  ^  echargueite  :  Lieu 
couvert  et  âevé  pour  placer  une  seo- 
lioeUe  ;  à'excukice. 

EcHAux  :  Rigoles ,  petits  fossés  qui 
longent  et  qui  traTcrsent  une  prairie 
pour  r«rraaer« 


£  C  H 
EcBE  :  Amorce  pour  le  poiaion  | 


esca. 


Echues  :  Amendes  qui  font  partie 
des  Viroits  d*aubaiue  des  seigneors 
hauts-justiciers. 

EcHELACE  :  Droit  de  poser  nnc 
échelle  sur  la  propriété  d'autroi  pour 
refaire  un  mur,  un  bâtiment  :  ce  qui 
étoit  droit  à'échelage  d'un  c6té ,  étoi| 
servitude  de  l'autre;  en  bas.  \Mt,sca* 
l€iriutn, 

EcHELEa  ,  eeheller  :  Escalader, 
sauter  par-desstts;  eiposer  qii€lqa*an 
sur  une  échelle  pour  le  punir  de  quel- 
que crime  ;  scalix  invadere» 

EcuELiEa  :  Râtelier  ;  de  scûIéu 

EcuEMER,  echamer  :  Faire  un  noor 
vel  essaim  d'abeilles,  suivant  Pomey. 
.  Eghkztal  ,  eekcneau  ^  eckemet, 
echenez  :  Conduit  pour  faire  couleç 
Teau  ;  gouttière  de  bois  ou  de  plopib 
pour  recevoir  l'eau  qui  découle  des 
toits  ;  de  canalis» 

EcHBQuiEa ,  échiquier^  eschiqmer: 
Modérer  \e%  amendes  ;  ancienne  oouf 
souver^inç,  ou  ehambre  du  trésor 
établie  en  l^îormandie  par  GuiÙaume 
Je  Conquérant. 

EcnEAPiLLER  :  Voler  9  dérober, 
piller,  r^avager. 

.£cH£Rpii.LERjE  :  Yol,  brigandage 
sur  les  grands  chemins. 

EcHÈTE ,  échelle  ,  eehoite  :  Hérita- 
ge ,  succession  ;  du  verbe  échoir, 

EiuHELXENT  .*  lis  échureut. 

EcnEuxRE  :  Echoir;  ej:cidcre,  ac- 
cidere, 

EcHKVER  ,  echiver  :  Fuir,  échap- 
per, éviter.  Le  Dieu  d*amour  pariant 
à  Faux-semblant,  e'est-é-dire ,  l'hj- 
pocrisie  : 

Dont  ne  croit  lu  pas  Dieu?  non  certes, 
QuVovi»  puet  a  giaat  chose  actaindre 
En  cVst  slede ,  qui  veult  Dieux  craindre; 
Car  li  bon  qui  le  mal  eekinmtU  , 
£t  loiaument  dn  leur  se.TlTcnt 
£l  qui  selon  Dien  se  maintiennent. 


EC  L 

Xnyîf  de  pain  à  autre  Tiennent , 

*•  Tel  gcnt  boirent  trop  de  aetaUe 

ll*«ftt  ri*  qpk  tant  ne  deaplaiw. 

Roman  de  la  Ros€, 

EcHBviiiê  DS  piaoïêSE  :  Adminis- 
trateur» des  revenus  d*uoe  paroisse  y 
^oe  nous  nommons  marguilliers  î  de 
scabinus. 

£cHiirsa  »  echigner  :  Rompre  les 
os ,  récliine ,  tuer»  assommer,  massa- 
crer; de  spina, 

EcMip^E  :  espèce  d'estrapade ,  de 
laquelle  on  jetoit  les  coupables  dans 
ane  eau  boueuse,  d*où  le  bourreau  ne 
les  liroit  que  pour  les  fustiger ,  et  les 
chasser  ignominieusement  de  la  ville; 
de  teopa» 

EcHiQuixas  :  Portions  d'une  même 
terre ,  d'une  même  paroisse,  ou  d'un 
même  lieu  qui  avoient  différentes 
conlomes ,  et  qui  appartenoient  à 
âifiérens  souverains  ;  scacarium, 

£cBU  ,  echiust  :  Jl  échut,  il  tomba» 
il  arriva;  du  verbe  echeujcre. 

SçHULAsiÉGhçUet^aia»;  d.e  scala. 

EcHUTE,  Voyez  Ec^ir^. 

EciBif.   f'o/ez  Escient. 

£ciM£R  ,  ecimier,  ecoter:  Couper 
la  cime  d*un  arbre^  d'une  plante  ;  de- 
caeutninare. 

EcLABOTEE  :  Couvrir  de  boue  : 
e*esl ,  selon  Borel ,  de  là  qu'est  venu 
édaboussé,  formé  des  deux  mots  éciat 
et  6oire. 

EcLAPFEB  :  Eclater,  fendre. 

EcLBCHE  :  Dénombrement  de  fief. 

EcLissEB  :  Diviser,  partager. 

EcLisTRES  :  Éclairs. 

Or  quant  1i  hom  Dea  astolt  etchalfeit  el 
■ink  cKalt  solhoil ,  enyirones  de  ceaz  rneimef 
Gothet ,  et  enclos  par  Tensengement  del  cer« 
^eê ,  dnnkes  Tint  todalnement  ech'stres  et  to- 
■oûrea  et  aï  grant  force  de  ploge ,  ke  cil  ki  qui 
TsTOMiit  pria  à  gardeir ,  ne  porent  paa  aofïrir 
b  grandrce  de  la  ploge. 

Dial.  de  S,  Grtfgoire ,  liv.i,  eh,  la. 

Otmqtte  vir  Dei  in  4ok  nimio  œsiuaret,ab 
Gatkù  circmmdiUau,  et  4osignationc 


ECO 


433 


eireuli  inelusus,  repente  conucatlones  ettih- 
nkrmm,  et  HùUa  mufbmm  ^rufk,  mi  ki  fui 
ettm  custodiendum  aeceperaiu^  mm^mUatem 
pbmoe  ferre  nenpouenU 

EcLoi  •  echy.  tscofy  :  Urine  ^  èlo^ 
tium  ,  ea>4otium. 

EcoBUBB  :  C'est  le  nom  d*ajit  cul- 
ture fort  usitée  xlans  les  Ardcmiea» 
Elk  consiste  a  rea«er  ayec  la  houe 
un  terrein  en  (riche ,  e»  faîne  sécher 
les  gazons,  lesl^rùler  sur  place  ayec 
les  bruyères  et  lesgenéts«piUs  en  ré- 
pandre les  cendres  sur  le  lenem  aou^ 
▼aUement  4éfinché ,  le  la]NHU«r  btcc 
une  espèce  d'araûneqmi  «'appcUacroc» 
et  enfin  l'ensemencer. 

Ecocb  :  Ecosse,  l'un  des  trois 
royaumes  de  l'Angleterre  ;  Scoéut. 

Yoaa  d«î«#îé«  que  ea  fiaat  mm  oat; 
La  RiMM  ^Eùoee  i  Tua» 
Qui  491  aa  route  ot  qtiatra  fii^jt 
De  Damea  monlt  chaValenDenaea. 
#bM.  dm  TcmuÀemtmt  des  Jktmes. 

FiCOf  BAI  :  Grosse  ta]>le  un  madrier 
qui  sert  aux  artbans  pour  travaillera 

Ecois^N.  Voyez  Encoissoir. 

EcoLAOE  ,  escollage  :  Ecole;  teho' 
là;  et  p^ement  d'une  pension. 

EcoLATBBBiB  :  Dignité  d'écolAtre  ; 
de  scholastcnum.  Toy.  Escolitbes. 

Ecole B  :  Instruire ,  enseigiier. 

EcoNDuisEMENT  :  L*action  d*écon- 
duire  «  de  renvoyer ,  de  se  défaire  de 
quelqu'un  ;  éeconductio,  educào. 

EcoPE  :  Pelle  creuse  ;  tucopa. 

EçoBMOUELLE  :  Saligots ,  châtai- 
gnes d'étangs  ;  fruit  qui  vient  dans 
les  étangs  du  Bourhonnois ,  du  Ni- 
vcmois  et  dans  la  Puysaie.  La  coque 
en  est  fort  dure  et  armée  de  qua- 
tre pointes  trcsi-piquantes,  et  ren- 
ferme une  amande  fort  blanche  qui 
est  bonne  à  manger,  U  9'en  mange 
beaucoup  dans  lies  provinces  que  je 
viens  de  citer.  Ce  fruit  est  en  matu- 
rité à  la  fin  du  mois  d'août ,  et  on  le 
fait  cuire  dans  Teav. 

4 


4a4  ECU 

EcomNs  :  Affront ,  perte ,  domina* 
ge  ;  de  sperno. 

EcoTER  :  Eiéter  un  arbre. 

EcoTiKE  :  Nom  de  certains  cban- 
tres  dVglise. 

EcouEMBiTT  :  Action  de  couper  la 
^eue. 

-  EcooKR  :  Couper  la  queue  à  quel- 
que animal  ;  de  cautia. 

EcovRO£%  :  Fouet  ;  scutica;  en  bas. 
lat.  scoriatd, 

EcouTBua  :  Espion  ;  auseulfator, 
\  EcouvETTS  :  Vergette  à  épousse- 
ter  ;  iirosse  de  crin  de  sanglier  ;  de 
scopa. 

■  EcRAiONB  ,  eereignes  y  ecrennes  : 
Maisonnette  on  hutte  faite  avec  des 
perches  fichées  eu  rond ,  et  recour- 
bées par  en  haut ,  qui  étoient  recou- 
-vertes  de  paille ,  de  gazon ,  et  où  les 
femmes  cl  les  filles  de  village  alloient 
faire  la  veillée  ;  de  scrinitim» 

EcRENtfEa  :  Ecorner^  les  villageois 
proiioncent  escortwr  et  scorner, 

EcREvicEs  :  Cuirasse  de  lames  de 
fer,  mises  les  iines^ur  les  apires;  jco* 
rabUca ,  de  scarabœus. 

Ecrits  d'arc bks  :  Ecrits,  actes  au* 
thentiques  reçus  par  les  notaires. 
f^oj\  Arche  et  Airchk. 

EcRivAiLLER  :  EcHre  beaucoup  et 
mal,'cbmmefont  les  mauvais  auteurs. 

Ec  HIV  AILLE  RIE  :  Démangcaisou 
d'écrire. 

EcRivAiLLEVR  :  Mëchant  auteur. 
Ces  trois  mots  sont  de  Tinvention  de 
Montaigne. 

EcRouTER  :  Oter  la  croûte  ;  de 
crusiare. 

EcRouYi  :  Ecroué ,  enregistré  sur 
le  livre  d'un  geôlier  ;  inscriptus, 

Ecu  :  Arme  défensive  que  la  gen- 
darmerie ,  en  combattant  avec  la 
lance,  portoit  au  bras  L*écuavoitla 
forme  d'un  bouclier  léger  :  on  s'en 

aervoii  ordinairement  dana  les  (our- 


EÉS 

nois ,  et  alors  on  y  faisoil  peindre dcfl 
devises  et  ses  armoiries  ;  scutum*  Voj. 
Escu. 

Ecu  ACE  :  Droit  qu'on  payoit  pour 
s'exempter  du  service,  on  pour  faire 
servir  un  autre  à  sa  place;  servitium 
scuti» 

EcuiAGE  :  État,  condition, service 
d'écuyer;  en  bas.  lat.  scutagium.  Voy. 

ESCITIER. 

Ec-vos  :  Voilà,  le  voilà ,  tous  voi- 
là ;  ecce  vo.*. 

Eded  :  Age;  œtas» 

Hf  ly  estcit  de  graot  edetL 

Premier  Liv.  de*  Rois,  ch,  a,  iMn.  sa. 

Heli  {mtem  erat  senex  vaUè» 
EoEFiEMEifTiÉdification^exemple. 


Qui  teot  à  bonne  fin  de  bon  commcBK 

11  doit  teudre  il  troi*  chose* ,  »*il  a  bon  fonds  i 

meut; 
A  la  gtoire  de  Dieu»  et  à  son  saumnentg 
Kt  à  donufr  p.irlout  bon  édefiemeni. 

*  Test,  de  Jehan  de  Meiutff,  ifert  r5L 

Edel  :  Ancien,  noble,  illustre, fa* 
meux  ;  œdiUs, 

Edifices  abloquiez  et  solinxi* 
Selon  Dumoulin  «Coutume  d'Amiens» 
art.  i38,cc  sont  des  édifices  donnés  à 
cens.  Abloquiez  vient  à^ablocare;  les 
édifices  wlinez  sont  la  même  chuse^ 
Barbazan  dérive  ce  second  mot  de 
solidum  ,  et  avec  raison  ;  il  récuse 
Ragueau  et  sou  langage  Teutonique , 
qui  ne  peut  avoir  rapport  au  texte 
de  cette  coutume. 

EoiFiciER  :  Édifier,  bâtir  à  neuf. 

Edifieur  ek  meurs  :  Exemple  « 
modèle  de  vertu. 

EniTER  :  Prodamer ,  publier  une 
ordonnance  ,  une  loi ,  un  mande- 
ment ;  iïedere, 

Edulcorer  :  Rendre  doux,  adou- 
cir; dulcorare. 

Elis ,  es  :  Abeilles ,  mouche»  à  miel» 


EFF 
*abe01es  ;  €^es^  Voy.ExAiir. 

>nt  feloneftseï  et  lâiiêent  lor  agnil- 
es  quV llrs  font  ;  mais  nature  a  or- 
loi»  des  eét  n*a  point  d*agulllon  et  ce 
lamples  js  Princes ,  kar  de  tant  ke 
pins  à  douter  ke  l*ire  dou  Roi  des 
•nt  ils  estre  plus  rassis  et  plus  at- 
It  autres.    Proverbes  de  Àne^ue, 

Ciif  ;  ovum. 

KL  :  Jeune  enfant  ;  jeune 

nfantulusi  en  Prov.  è/ans , 

ëfantouneL 

s.  Voyez  Eicferme. 

ER  :  Oter  aux  grains  la  trop 

sse  qu'ils  font  avant  Thiver 

in  temps  ;  àtfœnuin  ,  foin. 

r  :  Enfant  ;  inftins. 

Eau ,  ëtang ,  marais  ;  aqua. 

rÉ  :  Affecté ,  hypothéqué  ; 

ruALs  :  Exécuté ,  effectué  ; 

DER  :  Inféoder ,  donner  en 
odare. 

UER  .'Quitter, abandonner, 
•  ;  effectuer  ;  ef/ù'ere, 
(LLEUR  :  Celui  qui  cueille  ou 
iiilles, 

iSE  :  Pouvoir,  capacité.  Pc- 
'ise  :  Petit  pouvoir,  petite 
'fficacitas, 

[ER,  efflchier  :  Penser,  in- 
na^iner;  efficere., 
:e  :  Apurer  un  compte;  le 
clair ,  le  terminer  \  eu  bas. 
vre  compotum, 
(iCE  :  Effet ,  cause. 

nanes  fut  rrmeneia  ri  cors,  et  Ste- 
ciers  ki  deltiz  lui  nianoit  en  ccle 
'e  morut  et  en»!  fut  pruuveit  ke 
;t  1rs  paroles  cui  il  oit ,  quant  la 
la  mort  Stevenoo  le»  demuatrat. 

de  S,  Grégoire,  liv.  4 ,  ch.  36. 

n  reductiu  in  cor  pore  est,  et  Ste^ 
•arius  qui  juxta  eum  habitabai, 
defunctus  est,  sicque  probatuin 
lisse  'verba  quœ  audierat,  duia 
I  monis  Stephani  demonstravit. 


EFF  41S 

Effoaxob  :  Chaufifage;  àe/ocus. 

Effoel  ,  effoueil^  effouely  effouil: 
Augmentation  du  bétail  dans  la  ber- 
gerie; à!effœtay  et  non  pas  ^ex/o- 
lium  ,  comme  le  dit  Borel. 

Effonoemert  :  Largement  ;  avec 
abondance ,  profusion  ;  rffuxè. 

Effomurer  ,  effontiery  effondre , 

enfondrer  :  Couler  à  fond ,  enfoncer, 

submerger,  rompre  ;  effundercy  ex- 

fundare^  infi^re  ,  infundere.  Voye» 

Affoudrer. 

Kt  pies  et  paiof  li  ont  estrolt  lié, 
Kn  la  santine  aval  Tont  avalé,  * 

La  barge  effomdrent,  ataot  sVo  sont  toméa. 
Momaa  de  Garin^JoL  i53. 

Effonurer.  :  Évenirer,  ouvrir 
avec  une  lancette  ou  avec  un  autre 
instrument  tranchant. 

Effon  drilles:  Ruines,décombres. 

Effondurb  (  vilaine  ):  Construc- 
tion quelconque  qu'on  n'est  pas  tena 
de  réparer. 

Efforcemevt  :  Dérèglement ,  ex- 
cès ,  violence ,  viol. 

Alexandre ,  beau  fib  ▼oeflles  fuir  et  cache» 
▼erles  efforeemens,  cogitations,  et  occasiona 
des  charurla  prchiex  et  bestiaux  drlices  ;  car 
ilz  sont  TÎb ,  eormmpables ,  et  de  très-petit* 
durée. 

Les  Secrets  d'^ristote,  n®  706a  ,yb/.  8. 

Efforcer  :  Devenir  plus  fort , 
augmenter. 

Efforcxé  ,  adjecU  :  Extrême,  tré*- 
grand. 

Dr  glotonnie  nesaent  oultraiges  et  yrreacc , 
£t  proiiigaljté  qui  est  foie  largrsce , 
Avuglément  de  cuer ,  efforeièe  frblrsce  : 
Clotoonie  est  ana   Tiers  qui  trop  durement 
blesce. 
*  TesL  de  Jehan  de  Meung,  'vers  1741. 

Il  signifie  aussi  surmonté ,  vaincu. 

Croix  acqiiite  sans  eodrbter. 

Croix  aide  sans  baréter; 

Et  quant  elle  est  en  cuer  fichée, 

Dyable  n*y  poet  sa  ruis  getter , 

Vt  giboier,  ne  fureter, 

Car  croix  ne  paet  estre  efforeièe. 

*  Codiàlt  du  même,  ifers  643. 


4i6  E  F  F 

Effohcikmekt  :  En  force. 

Efforgier  peis  :  Rompre  un  Inûtë 
de  paix. 

ËFFORMiEa  :  Fourmiller ,  être  en 
grande  quantité. 

Effouage  y^ouaige  :  Somme  que 
chaque  feu  ou  chaque  famille  devoit 
payer  au  seigneur  ;  chauffage  ;  de 
Jocus, 

Effoucil,  effouely  effouil  :  Le 
profit  qui  retient  du  bétail ,  la  por- 
tée, la  crue  du  bétail.  f7>/.  Effoel. 

Ef  F  ou  DUE  :  Eclair,  d'où  effoudrer^ 
éclairer. 

Effouie  :  Fouir,  creuser;  effodere, 

Effeaer,  effrayer^  tffréer  :  Epou- 
Tanter,  courroucer ,  irriter,  fâcher  ; 
effiingere  ,frangere, 

Mail  •osaicom  le  Publican»  qui  n*osoit  rt^ 
garder ,  tel  paor  arolt  il  que  nostres  Sires  se 
tffraast  de  clie  que  il  estoit  ai  pedilerres, 
■infoia  catoit  loina  de  Tauteà. 

Roman  du.  S.  GramI. 

Effeakcke  :  Ridelle,  pièce  de  bois 
qui  règne  le  long  des  c6tés  d'un  cha- 
riot ou  d*une  charrette. 

Effeate  :  La  f resaie ,  espèce  d'oi- 
aeau  de  nuit  que  Ton  croyoit  être  de 
mauvais  augure  ;  strix, 

EFFaiEMEMT  :  Ayec  frayeur. 

Elle  trouva  le  Duc  à  qu!  elle  dit  moult  ef- 
fréement  que  tost  Tenitt  en  la  chambre  de  sa 
tlfeor .  Rommm  dt  Gérard  de  Nevrt, 

Effe^ee  ,  efféer  :  Parler,  dire,  ra- 
conter; effari.  Voyez  Effeâer. 

EFFEEREMEKTiViolemment,  d'une 
manière  effrénée  ;  (ffrœnatè, 

Effeeoue  ,  effreor:  Frayeur,peur, 
effroL 

Effeeslee  ,  eff rouer  :  Froisser, 
rompre,  briser,  mettre  en  pièces  ;  ef- 
/ringere, 

Effeondee  :  Couler  à  fond  ;  ef- 
fundere, 

Effeovtbe    :  Attaquer   front  à 


EGA 

front  comme  les  béliers  lonqu'iLi  se 
battent  ;  de/rons. 

Sua  aea  oreilles  port  Ciox  comca. 
Que  cerfs ,  ne  baef ,  ne  onicorBCS  , 
S'il  se  deroieat  effrontgr, 
Kc  pnJH  ses  cornes  somonter. 

*  Roman  de  la  Rtue,  ifers  x374}. 

Effeouee  :  Froisser,  réduire  en 
miettes  ,  en  poudre  ,  ^^mgtr  ;  de 
/ramgere. 

Effeot  :  Emeute  ,  sédition. 

Effumee  :  Esquisser,  peindre  légè» 
rement,  selon  Pomey. 

Effcstument  :  Charpente  »  toit  de 
maison  ;  de/ustum, 

Effutaige  :  Bien-Tenue  qne  paît 
un  garçon  charpentier  à  ses  nonveanx 
camarades  ;  de  la  bas.  kt.  effhttu€ttre, 
mettre  en  possession. 

Efloitd.  Ce  mot  se  trewre  tp 
Glossaire  du  Roman  de  la  Rose,  peur 
signifier,  faire  paroitre ,  expliqncr  :  il 
n*a,je  crois,  jamais  existé  dans  ee  ssns, 
pas  même  au  vers  67 1 5  de  ce  fonuB  p 
•û  Fauteur  reny oie,et  on  il  y  n  esp^mk 

Maïs  lui  mesmes  à  ce  respoad 
Et  la  cause  noua  en  mpotuL 

En  effet ,  espondre  yeut  dire  eipli* 
quer. 

Efeacer  :  Déchirer,  briser,  uiet-> 
tre  en  pièces  ,  rompre. 

Efeevolits  :  Infirme.' F'.EirrsEVE. 

EruciTioN  :  Effusion ,  épandie- 
meut. 

Egail  :  Rosée ,  humidité ,  mohenr 
qui  se  forme  sur  les  feuilles  et  sur 
rherbe  le  matin  ,  selon  Monet. 

EoAiMEiiT  :  Gaieté,  joie  ;  §audium. 

Egalable  :  Comparable,  qui  peut 
être  égalé  ;  d'œquaUs, 

£gai.ation,  eg€disad0m  ,  eg€Ui$e- 
ment  :  Ad  ion  de  rendre  égal ,  d'éga- 
liser, égalité,  uniformité,  supplé- 
ment de  partage  ;  d*œqtuUiias, 

EcALEUE ,  égaliseur  :  Nom  de  fcc* 
tieux  j  œ^uatOTm 


£GI 

EfiALTrt  ;  Parijté^égaltté;  œquaiitas. 

EcAVDiLLER  :  Étalonner,  marquer 
les  poids  et  les  mesures  sur  l'étalon 
de  la  TÎUe  ;  confronter  ceux  des  mar- . 
chands  suspectés. 

Egaed  (prendre)  :  Faire  attention, 
prendre  garde  ;  à^advertere, 

EoARDEn  :  Considérer  )  avoir  des 
égards  9  regarder. 

ËGAaDKua,  egiurleor  y  esgardeor, 
çsgardeour  :  Juge  9  arbitre. 

EcAmnisE  :  Égard  ,  considération  ; 
sentence  de  juge  rendue  en  connois- 
sançe  de  cause  ;  en  bas.  lat.  esgar- 
diumt  scardium. 

Egards  :  Maîtres  et  gardes  jurés. 

£cAt ,  eg€iz  :  Décision ,  jugement. 

EcAU,  egaue:  Égal, égale;  cequaUs, 

EcAUDia  :  Réjouir  ;  gaudere  ;  et 
cbasser,  aller  dans  une  forêt.  Voje^ 
Gault. 

EoAUMSif T  :  Egalement;  œquaUier. 

$1  pprex  por  la  preuve  eotendre 
B«  mes  deux  chiens  ex  ample  prendre, 
Dont  II  on  TJeol  pour  moi  delfendre. 
Et  li  autre  nU  puet  renir, 
liée  Tolentien  il  i  rensitt , 
Se  les  Ueos  ne  le  tenist 
Et  lirait  pour  ce  qu*il  ne  sVn  îst , 
Egaument\t%  doit  chier  tenir. 

Testament  de  Jehan  de  Meung, 

Egaux,  esgaudée,  gaut  :  Bois,forét. 

Egaveurs  de  MATIERE  :  Praticiens, 
chicaneurs  qui  cherchent,  autant  que 
possible  4  à  faire  perdre  de  vue  le 
vrai  point  du  procès  par  Texposilion 
d'une  foule  de  faits  inutiles. 

Egener  :  Tromper,  frauder  ;  ap- 
pauvrir, diminuer. 

EcioïKirs  :  Monnoie  frappée  par 
les  comtes  de  Toulouse ,  à  S.  Gilles 
en  Languedoc;  JEgidiam,  à^^gidius. 

EciPTiEir  :  Sorcier ,  bohémien. 
Ge  mot  se  dit  principalement  de  cer- 
tains gueux  errans  et  vagabonds  qui 
vivent  de  larcins. 

Egite  :  L'Egypte  ;  JEgyptus* 


EcxTisiEVS;:  Egyptien»  babitant 
de  l'Egypte.        . 

Moult  par  fu  prendoaa  «et  anîa, 
Toot  fon  aTOir  Ini  a  mff{aif| 
V,*ISgitisiem  s*e9  est  uës*» 
A  moult  grant  Joie  ett'ivHiraes. 

Fab,  des  dêum  èmUyJmb  Max, 

Eglegib  :  Eglise •cleiSfé..!,. 

EcLiFER  :  Glisser,  oomer»ri 

Eglogaire  ,  eelogaire  :  Savant  qui 
fait  des  églogues  ;  ecioganus, 

Egneulsr  ,  egueuUr  :  Casser  le 
goulot  d'une  bouteille  «  le  haut  d'une 
cruche,  d'un  »ot^  de  guia. 

EGOHiNBVlwite  scie  à  maiu* 

Egoussbr  :*Ëcosser,  ôter  la  cosse. 

EoRAFicNEa  ,  egrqfftgner  :  Égra- 
tigner,  déchirer,  écorcher,  éerirefnal 
et  peu  lisiblement  ;  de  graphium. 

Egraimoire  :  Petite  cage  de  bots 
ou  quelques  bâtons  qu'on  lève  ser^ 
vent  de  portes. 

EcasMENT  :  Fortement,  vivement, 
avec  violence  ;  acriten 

Egresse  :  Issue ,  sortie  ;  egresuts. 

Egruv  ,  egran  :  Nom  qu'on  don- 
noit  à  toutes  sortes  d'herbes ,  de  lé- 
gumes ou  de  fruits  acides  ;  agacer, 

Egueills  ,  egueuiiie ,  esguelUe: 
Aiguille  ;  acuiea. 

Eguxilles  :  Pilots  ou  pieux  ter- 
minés par  une  pointe  de  fer.  Ils  ser- 
vent à  asseoir  solidement  un  bâtiment 
sur  une  rivière  ,  ou  sur  uu  endroit 
marécageux  ;  d*aculeus» 

Egubr  ,  oiguaier  :  Tremper  le 
linge  dans  de  l'eau  claire ,  lorsqu'il 
a  été  savonné  ;  à^aqua, 

Egues  mortes  :  La  ville  d'Aignes- 
mortes  en  Languedoc ,  à  deux  lieues 
de  la  mer.  Elle  preud  son  nom  des 
eaux  mortes  d'un  lac  qui  arrose  ses 
murailles ,  et  non  de /b/xa  mariana  , 
qui  est  le  canal  du  Rhône  plus  près 
de  Ifarseille.  Dans  Monet  ,  egiiex 
mortes,  c'est  aqua  martua,'eèu  dor- 
mante ,  qui  ne  coule  point. 


42S  E  I  D 

EcviLAm.  yoyez  ÀGinxAirNEir. 

Eguillier  :  Étui,  pelote  à  ficher 
des  aiguilles. 

Ehkhbbr  :  Sarcler,  séparer  la  mau- 
Taise  herbe^de  la  bonne  \  ^herba. 
Voyes  EnHBsvEa. 

ÊrloighY  :  Pélaî  \  elongado. 

ErloUôh EH  :  Différer ,  retarder , 
prolonger,  éloigner;  elottgare. 

Kt  celai  qu*il  ronldroit  le  plett  ehlongner 
denunderoît  on  re ^it  pin*  loingtain. 

jissisesde  JénutUem,  chap,  i6. 

Ehohté  :  Déshoni^S^lunbne,  sans 
pudeur ,  couvert  de  Honte. 

Ehoupee  :  Couper  là  tête  d'unar- 
)ire;  èiupupa.  Voyez  Ecimer. 
'"  Euu  :  Eu;  du  verbe  avoir ^ 

El  :  J*ai  ;  habeo. 

EiANS  :  Gens  ;  gentes,  suivant  Bo- 
rel.  Je  ne  l'ai  jamais  vu  nulle  part  : 
il  signifieroit  plutôt ,  ayant. 

EicJsLLos  :  Les  aisselles  ;  d^axîlia, 

EicETTE  :  Petite  hache  ;  d*ascia. 

£iciBx  :  Easieu  de  voiture  ;  axis. 

EiDE  :  Aide  ,  secours;  adjutorium, 

Toiex  que  Itê  citez  dairent  ettre  jages  e» 
#û2ede<faitis  letqaez  espanderont  sauak  nient 
▼oiUmit.  Biile ,  Nomb.  eh.  35, 'vers.  1 1 . 

DecemUe  quœ  urbcs  eue  debeantin  prassi- 
dra  fugiâvomm,  qui  nolentes  sanguinemfu- 
derint, 

EiDER  ,  eidiery  eidieres  :  Qui  aide, 
qui  secourt  ;  adjutor, 

Adjtttor  in  opportonitatihos ,  et  eidieres^  et 
ou  tes  conTenabletez ,  ce  est  quant  il  est  mea^ 
tiers ,  et  cant  est-ce  f  In  tribuUtione ,  en  la 
tribulation  de  cest  siècle  aelonc  la  lettre,  et  de 
Tautre  an  jor  de  joïse. 

Comm,  sur  le  Souder,  Ps,  9,  Denet  lOb 

EiDER,  subst.  :  Aide,  secours  ;  ad" 
jutorium. 

Beneit  es  tu ,  Israël  :  qui  est  semblable  à  toi, 
porple ,  qui  est  saluez  en  Ifostre  Seignor?  let 
escus  de  ton  eider  et  Téspée  de  ta  glorie. 
Bible,  Deuteron,  cbap,^^,  vert,  29. 

Beatus  et  tu,  Israël  :quit  similis  tui,poptde. 


El  S 

qmtdHuis  in  Domino?  sastum  autOQ  tm,  0 
giadius  ghriœ  uue. 

EiENs  :  Jamais. 

EiEz  :  Ayez ,  possèdes  ;  haBeaiis, 

La  terre  est  en  TQstre  pœsté,  aleseifidtat 
Tos  bosoignes  et  la  eiez, 

Trad.  de  la  Bible,  Genèse,  eht^  34, 
'verset  10» 

Terra  in  potestate  'vestra  est,  exerotU, 
aogotiamini,  et  possidete  eant, 

EiGADiÈRE  :  Aiguière ,  pot  k  Tecs; 
aquarium ,  aqualis. 

EiCAN  :  Rosée  ;  d*aqit€t. 

Eic^ssous  :  Aqueux  ;  aquosus. 

EiciiE  :  Aîné,  ainée.  Fojr,  Ajvsvf. 

EiCNES  ,  egncs ,  ignée  ,  ignés  :  Le 
marc  des  raisins  qu^on  brùléit  dans 
Talambic  pour  en  faire  de  l'eau-de- 
vie ,  ou  au  feu  pour  en  avoir  d» 
cendres  ;  d'ignis, 

EicuiER  :  Évier ,  égout  ;  aqtutrùim* 

EiLE  :  Aile  d*oiseau  ;  ala* 

Eiirçois ,  einsois ,  ençois  :  Avant , 
au  contraire ,  mais ,  plutôt.  Foyet 
Aiirçois. 

Eiif  FERMETÉ  :  Infirmité ,  maladie. 

Eiif GLISSE  :  Église  ;  ecclesia, 

EiNE  :  L'aine  ;  inguen* 

EiiTs,  einz  :  En,  dans,  jamais» 
mais ,  au  contraire.  Voyez  AiHSy^ 

Maudis  soit  fruit  qui  ne  méore» 
Et  li  hom  qui  tant  s'aséure 
A  dire  mal ,  qu*il  acoustnme , 
Kt  bi  que  son  ctier  en  alume} 
Qui  ne  se  puet  mie  tenir , 
Einz  viaut  tôt  le  monde  eschemir 
Par  sa  langue  qui  trop  est  foie. 

Roman  de  Perceval,foL  aaô ,  F*. 

Elit  SI  If ,  einsi  feinsinc,einsint,  einsii, 
ensi,  ensing  :  Ainsi ,  en  cettç  sorte. 

lios  nos  gtorefions  en  nos  tribulations  ;  end 
deit  cbascuos  soffrir  et  aveir  joie  de  son  tri- 
boa.     Comm,  sur  le  Sautier,  foL  ii5, Pt.  5^ 

'verset  8. 

Eis  ,  impératif  du  yerbe  issùr-^ 
sortir. 


£IS 

EiSABXOu ,  Isabeau,  Isabelle  :  Eli-^ 
ibelh,  nom  de  femme;  Elisabetha, 
irmé  de  deux  mots  hébreux,  qui 
eulent  dire  dieu  du  serment.  De  ce 
om  sont  venus  Babeau,  Babet^  Ba^ 
on,  Belon ,  Elisa ,  Elise,  Elisse , 
ise  ,  lÀson* 

EiSE  :  Aise ,  contentement ,  repos, 
>ulagement;  œsantia;  du  Grec  aizios» 

Qui  aime  s*aine ,  ce  ctt ,  m  vie ,  Taeite  et 
t  de  aet  délia,  il  la  pert;  et  qui  la  het  en 
*tt  ftièele  «  ce  est ,  qui  li  soitret  aet  eises  por 
imor  Den ,  il  la  garde  et  Muve  en  Tautre. 
Comm,  uu-  le  Soutier,  Ps,  ai,  nwrs.  3x. 

EiSBMEMT  :  Faculté,  pouvoir. 

Chapiax  de  floars  en  etcUcetes, 
Aotmonieres  on  crespînetes , 
On  antrea  jorlcx  petia, 
Cointes  et  biaz  et  bien  fetiz. 
Se  TOt  en  avri  Veisetnent, 
Snnz  Tos  mètre  à  drstruiement. 

*  Roman  de  la  Rose ,  'vers  7635. 

Eisiif  E  :  Ustensiles ,  batterie  de 
uisine. 

Eisios ,  eivos  :  Voici ,  vous  voici  ; 
cet  vos.  Voyez  Ec-vos. 

EissALET  :  Vent  du  sud-est. 

EissAMSif  :  De  même,  pareillement. 

EissA-ORA  :  Sur-le-champ,  au  mé— 
ae  instant  ;  ipsa  hora, 

EissAussAR  :  Etre  transporté,  tres- 
aillir  de  joie  ;  hausser,  élever  \  exal- 
mre ,  exsuliare. 

EissEN ,  etssant  :  Sortant  ;  partie, 
lu  veii>e  eissir. 

EissEaons  :  Sortirons. 

EissiLLER  ;  Exiler ,  bannir  ;  dé- 
mire ,  ravager. 

EissiE ,  issir  :  Sortir ,  s*ea  aller  ; 
•xire. 

Elle  pat  appellat  lef  frères ,  si  comendat 
n  icele  meisme  bore  ke  Tom  appareillait  les 
nmens ,  et  si  comenzat  son  mossagier  mult 
forment  aogoissier ,  ke  il  mânes  deusseut  eis" 
rir  ;  z  cni  oUst  Juliens  ,  ce  ne  pnet  esire  fait 
m  nnlc  manière ,  car  ge  lasseia  de  la  Toie  hui 
:est  jor  n*en  puis  paa  eissir»  Dnnkea  respon- 
dit  icUy  fiby  tv  moî  £ita  dolent,  car  te  noa 


EKE  419 

bVûioiu  hnl  cest  jor ,  ja  dtnaSn  n*êtsteromÊ 
noa  mie.     Dm/,  tle  S.  Grégoire,  liv.  i,  cA.  4. 

/ffiwo  'voeavU  fraires^  prœcepit  hora  e»- 
dem  jumenta  prœparari ,  atque  ejcecutùretm. 
suum  eœpit  ifehementer  urgere  ut  staàm 
exiro  deUiissent.  Cui  Julûutus  ait  :  hoc  fSeri 
nuUaieniu  potest,  quia  lassatus  ex  ùmert 
hodie  non  valeo  exire.  Tune  ilie  respondii  .* 
eontrisias  me,  fili,  quia  si  hodiema  die  mm 
egredimnr,  jfam  erastina  non  exibimua. 

EissoNS  :  Sortons. 
EisTEA  :  Sortira. 

Prenez  nn  Tert  freine  d*wie  teîte  lone,  d 
metes  el  fen  •  et  puis  si  prenea  le  jus  qui  eô- 
tra  hors  ana  doua  cliief ,  et  la  sere  de  noîer  , 
et  le  jus  de  joubarbe ,  et  rin  ,  et  saim  de  ai- 
guille freis,  si  metea  tôt  ensemble,  et  coles 
parmi  nn  drap  ,  si  metea  en  Toreille  quant  il 
se  couche ,  desqn*il  soit  guéri. 

Mss,  de  fa  Biblioth.  Imp,  Fonds  de  fEgCse 
de  Paris,  W  g,  parlant  d^un  remède 
pour  les  maux  aoralles, 

EiTEE  :  Aire,  aitres,  place,  grange  ; 
titrium, 

n  fn  illequea  emprès  le  tombel  jnsqn*e« 
Teure  que  Ten  done  congié  aua  malades ,  el  co 
fu  el  tens  que  la  foire  de  Lendit  siet  ;  et  ile- 
ques  estoit  il  tôt  le  jor  et  par  nuit  if  gïsoit  em 
1  eitre  emprès  la  porte  de  IVglise  à  deco»- 
▼ert.  Miracles  de  B,  Louis  ,  chap.  63. 

Ejection  des  meueles  :  Ordre 
porté 'par  le  parlement  de  Metz 
1 334  9  de  vider  une  maison ,  ou  d* 
sortir,  sous  peine  de  voir  ses  meubles 
jetés  dehors;  efectio. 

Ejetée  :  Egetée  hors  opens  :  Dé- 
jetée ,  rentrant  en  dedans  ;  éjecta, 

Ejouie  :  Réjouir  ;  de  gaudere.  Se' 
jouir  :  S*amuser. 

Exe  :  Voici ,  voilà  :  ecce. 

ExEViN  :  Echevin  ;  sctUnnus. 

ExEvos  :  Voilà  ,  voici  ;  ecce. 

Li  hom  ne  seît  oïr  nnle  chose  ae  char ,  non , 
et  ektvos  ke  li  parole  est  (aite  char,  or  Tojet 
amoens  en  char. 

Sermons  de  S,  Bernard ,  fol.  56. 

Si  nikil  prœter  camem  novit  audire ,  ecco 
Fèrbmm  caro  Jaetum  est  :  mudiai  illud  imi 
in 


|3o  fe  L  E 

El  :  Le  9  la  9  elle,  lui ,  en,  dans,  il , 
rien ,  pas  ,  autrement ,  autre  chose , 
au ,  au  contraire ,  dedans ,  aussi  ;  en 
ItaI.,Prov.  et  Lang.  al,  el.  Parler,  dire 
'  d'un  et  c/W:  Parler  de  choses  el  d'au- 
tres ,  de  Tun  et  de  l'autre. 

ELABOUftER ,  élaborer  :  Travailler 
avec  constance  ,  avec  application , 
avec  assiduité ,  avec  soin  ;  elaborare. 

Elâiae  :  Hilaire,  nom  d'homme  ; 
HUarius, 

Elancs  :  Landes  de  terre. 

Elatis,  eladon ,  elation  :  Hau- 
teur^ fierté,  amour-propre;  elado. 

Cît  que  en  fèt  ordener  etchit  orgueil  et 
eladon  et  ne  face  mie  chose ,  te  ce  non  que 
li  abét  commande. 

La  Règle  de  S.  Benoù,  ehap.  62. 

Elavasse  :  Crue  suinte  d'eau  de 
torrent ,  ou  de  pluie  ;  alluvio. 

Ele  ,  eles ,  elles  :  Ailes  d'oiseau  ; 
alœ. 

Un  oîael  qnî  Anatmiae  a  non 

Porte  signification 

Dn  mantel  qne  j*a7 ,  et  de  moL 

Eles  et  plomea  entonr  soi 

A ,  et  tontes  voles  Toler 

Ke  pnet  en  Tair  soi  lever. 

Guilleinlle,  PékrùutgedeU  Vie 
humaine,  Ceit  tHjrffoerisieqmi 
parle  en  cet  endrxnL 

Elb  :  AieuL  yàjrez  Ael. 

Elef  ,  clefe  de€ui  :  Le  flux  de  là 
mer  ;  à^elevaùo. 

Elefantie  :  Maladie  ;  eleptumûa* 
Dans  Celse,  elephantiasis ,  gale,  lè- 
pre ,  maladie  qui  engendre  des  poux* 

Ge  conu  racontant  Antoine  lo  noble  Baron 
k«  disoit  kft  sériant  son  père  estre  femt  del 
foA  ^elefantie ,  ensi  que  ja  oheanx  les  pous , 
li  cuirs  en  enAoit  et  ne  pooit  pas  repnnre  la 
croissante  maladie. 

Dial,  de  S.  Grégoire,  Ih,  a ,  ckap,  06. 

Ulustri  viro  Antonio  narrante  cognovi, 
qui  aiebat  patns  sui  puenun  morbo  elephan- 
ttno  fuisse  eorrepttun  ,  ita  utjttmpiUs  eaéknf 
ii&as  emiif  intmmeteerêt,  aifue  inereteefê* 
eem  saniem  oceuUare  mmpotseL 


ELL 

Eleic CHE  :  litre  d*itn  firre  qm 
nonce  les  faits  les  plus  intéremns 
rapportés  dedans,  sommaire;  du  Grce 
elenchos. 

Eles.   Fbjrez  Ele. 

Eles  :  Pas ,  point,  a  l'instmiit. 

A  cest  apel  TÎenent  poceDes, 
Tirges,  Dames,  et  Damoisellcs, 
Apostres ,  martirs ,  innocens , 
Se  j'avoie  langues  cinq  cens, 
H e  Tos  porroies  eles  dire 
he  grant  biauté  qa'avoit  U  pire. 

La  Court  de  Parmiss. 

Eles  :  Flûte  du  genre  du  frestel , 
sorte  de  syrinx  ;  à*aia ,  à  came  de  sa 
forme. 

Elesser  ,  elessier  :  S'élever ,  se 
hausser;  exallare. 

Qnanqn*aions  fet  en  no  jonesre  , 
Qaaot  aprochomes  de  Tillesce 
Qui  blanchit  et  nous  fet  florir» 
Bien  deroni  an  siede  morir. 
Le  siècle  et  sa  douceur  lessona , 
Après  Dieu  tous  nous  elessons 
Qui  bien  se  Teult  droit  elessier , 
Tout  li  convient  ponr  li  loaeier. 

Eleu  :  dus,  ici ,  vite,  allons  donc 

Elbvem B9T  :  Orgueil ,  fierté  ;  ele- 
patio. 

Eli  DE  R  :  Cacher ,  éluder ,  briser , 
casser  ;  etudercy  elidere, 

ELicii  :  Estimé ,  apprécié. 

Elin  :  Gentilhomme  ;  an  mot  eU, 
lAioisi;  elettus. 

Eliou  :  Éclair,  étincelle  ;  du  Gréé 
helios ,  soleil  ;  en  bas  Bret.  d»;  en 
bas  Làngued.  liant,  lieus  et  Uëusia, 
éclairer,  faire  des  écktii^. 

Elisée  une  pièce  i>e  drap  :  Cest 
la  tirer  par  ses  lisières  ;  elidere, 

Eliseurs  :  Électeurs. 

Eliter  :  Prendre  la  fleur,  l'élite 
d*une  chose  ;  d*electus. 

Ellsu  :  Choisi ,  élu  ;  elecuts. 

Hnchans  efts  cners  det  eUetM  la  remissioÉ 
de  tns  les  pcthles. 

Sermom  de  S  BrnnHrd^fiL  HS. 


X 


ELU 

Ùamam  m  eùnUêus  dtctomm  rÊmissiù- 
mêm  ommum  p0oeaiorum, 

Elleict  :  Elan ,  qntdnipède  de 
Tordre  des  cerfs ,  et  que  l'on  regarde 
comme  l'alcée  des  anciens  ;  alce. 

Elles  :  Ailes  ;  rideaux  dont  on 
pare  les  ailes  ou  les  côtés  d'un  au- 
tel; à*ala. 

EllieItet  :  Élevé,  liaussé  ;  elevatus, 

Ib  MTent  ke  la  pensé  ne  toi  elUevet  mlet  as 
soTrainet  choses ,  se  ele  rst  en  ces  basses  en- 
songié  contlmielment  es  frintes  des  songes. 

Morales  Je  &  GrégoinsurJobJbl.  a6ft,  ^ . 

Elme  ,  elmete  :  Heaume  y  casque , 
arme  défensive  qui  couvroit  la  tête. 

Elocer  ,  clocher^  éloscher,  eslo^ 
cher,  esloichier,  essolchier:  Ébranler, 
déplacer,  remuer,  secouer ,  agiter  ; 
elocare. 

Si  deflandi  qu*n  n*î  enst 
If  «s  si  lurdi  qui  que  il  fnst* 
Si  comme  il  avoit  son  cors  chier, 
Qui  pierre  en  osast  eiioichier. 

Roman  de  Percevai,f6L  47,  F"». 

Elooiste  :  Homme  qui  donne  des 
louanges  ;  à*eiogium ,  selon  Pomey. 

Eloise  ,  élude  :  Éclair  ,  clarté  ; 
d*elucere;  en  Langued.  liaus,  lieus. 

£ls  :  Eux  ,  elles  ;  illi, 

Els  :  TeuX  ;  oculi, 

Els  :  Abeilles  ;  apes, 

Elsamens  :  Ensemble  ;  insîmul. 

Elsas  :  L'Alsace  ,  province  d'Alle- 
magne joignant  à  la  Lorraine  et  au 
Rhin ,  selon  Monet. 

Elucidâtiok  :^xamen,  éclaircis- 
sement ;  elucidatio. 

Eluer  :  Paroitre,  éclairer  ;  eîmcere* 

Suer  AnlaHe  estoit  nomée, 
La  dottce  mère  au  Roi  de  gloire 
ÀToit  en  si  très  grant  meoioire , 
Et  tant  Tamoit  dedens  sen  cuer^ 
Qoc  pour  nule  essoigne  à  nul  fuer, 
tins  seus  jours  ne  lui  eluasi 
Que  a*image  ne  saloast 
Par  cent  et  cjqaantes  foiees 
A  jomtei  laaipstîanbca  ploies. 

Gautier  de  Coinsi,  Uv,  i  f  chap,  90. 


E  MB  43c 

Elugi»  :  fitre  troublé ,  avoir  la 
tête  troublée. 

Elusion  ,  elusioun  :  Tromperie  » 
illusion  ;  illutio, 

£m  :  Nous  sommes  ;  sumus. 

Emai  :  Trouble  ,  étonnement ,  in- 
quiétude ,  tourment. 

Prince  ,  je  suis  en  grant  emai 
De  moi  qui  les  autres  chastle  : 
Car  je  mesme  tout  le  pis  fai 
Et  si  n*amende  |^oint  ma  yie.  \ 

Balades  de  Bourgogne. 

Emaier,  esmaier:  S'étonner,  éton- 
ner, troubler,  surprendre  ;  mirari. 

Bel-Accueil  de  chambre  en  chaaibre. 
Qui  s*iert  aus  creaians  apuies 
De  la  prison  tons  esmaiez, 
Pensîs  le  tmeve,  trikte,  et  morne, 
#   De  li  confortar  s'atome , 

Biaz  fils ,  djst-ele  ,  moult  m'emme 
Quant  vous  truis  en  si  grant  emaL 

Boman  de  la  Rose, 

Emaies  :  Idoles  ;  de  simultscra» 

Emasculee  :  Châtrer,  rendre  eu-* 
nuque  ;  emasculare. 

Ematolee  :  Donner  un  mai ,  ua 
bouquet  à  quelqu*un  le  jour  de  sa 
fête  ;  de  moins. 

Embabouinee  :  Amuser,  tromper 
par  de  vains  discours  ,  par  des  rat- 
ions frivoles  ,  jouer  que]([u'un ,  lui 
en  imposer,  selon  Monet. 

Embaciv^  :  Armé  d'un  bassinet. 
yoyez  Bacinet  et  Bassinet. 

Embaisgae  (s*)  :  Prendre  du  souci, 
s'inquiéter,  s'embarrasser. 

Emeaissa  :  lAssé  ,  fatigué. 

Embaissae  (s*)  :  Se  lasser ,  se  fa- 
tiguer. 

Embaisseur  :  Ambassadeur. 

Embalas  :  Une  civière  ;  du  Grec 
emballo, 

Embanie  :  Réserve  de  terres  su- 
jettes à  la  vaine  pâture,  sur  lesquelles 
on  la  défend  pour  un  certain  temps; 
de  hannunu 

£mbannie  :  Proclamer  un  ban  oa 


4U  E  M  B 

\W(^nt^  5  àû  hanmum.  ^Voyci  Croi* 

K.«ii\R»KLKR  (sagette)  :  Flèche  au 
Wut  de  laquelle  il  y  a  des  plumes. 

Kvharuklkr  :  Rendre  barbu  ,  de- 
Ytuir  barbu  ,  garnir  une  flèche  de 
plumes  ;  itnbarhcscere, 

Kmrarnir  :  Croître,  fortifier,  gros- 
sir. Richard  i*"^,  roi  d*AngIeterre , 
Toulant  faire  assassiner  Philippe- Au- 
guste son  ennemi  : 

FaÎKOÎt  enfanz  endoctriner. 

Pour  lui  ueire  et  aiioer 

Qui  ja  iereot  (ouk  embiunit, 

£t  de  tele  «prison  garuiz  , 

Que  cliascuns  d*ens  homme  océift, 

Tel  con  «on  meistre  li  déitt. 

GtàlL  Guiart,foL  Sg  ,  A«. 

Embareer  :  Ficher,  pousser,  en- 
foncer. Monet  le  dérive  à^impulsare; 
en  Prov.  embara  ,  emhara^na, 

Enbasmé  ,  ernbasmant  :  Qui  ré- 
pand une  odeur  agréable. 

Embâsmkr  ,  embasmeir  :  Embau- 
mer, rendre  une  odeur  agréable  ;  de 
balsamuin» 

Embâssade  :  Ambassade. 

Embassadeur  :  Ambassadeur.  Ces 
mots  sont  ainsi  écrits  dans  Monet  ; 
Barbazan  les  croit  mieux  écrits  ainsi, 
que  par  un  a,  parce  qu*ii  les  dérive 
du  verbe  immiitcre,  envoyer,  inspi^ 
rer,  aposter,  lâcner  la  bride ,  c'est-à- 
dire  ,  donner  plein  pouvoir. 

Embaster  :  Garnir  de  b&ts  ;  an 
figuré ,  engager  dans  une  affaire  em- 
barrassante et  onéreuse,  selon  Monet. 

Embataitt  .'.Combattant. 

Embatemritt  :  Action  de  pousser, 
d*enfohcer,  de  plonger. 

Embatonher,  embastonner  :  Four- 
nir d'armes  offensives ,  armer,  don- 
ner des  coups  de  bâton,  selon  Monet; 
en  Prov.  embastouna, 

Embatre  ,  embattre ,  enbatre  :  En- 
foncer y  pousser  »  entrer ,  fourrer  » 


EMB 

précipiter,  mêler,  avancer,  plongfri 
courir-sus,  entrer  à  force,  fondre  8«r 
l'ennemi,  engager  une  bataille;  immit' 
tere.  Je  crois  que  ce  mot  n*a  pas  eu  les 
significations  que  lui  donne  Tanteo^ 
du  Glossaire  du  Roman  de  la  Rose, 
qui  l'explique  par,  se  divertir,  le  plvf 
souvent  dans  la  vie  joyeuse,  et  quel- 
quefois d'une  manière  très-viTC  «  ae 
réjouir,  se  délecter,  s'attacher,  s'ar- 
rêter, survenir,  venir,  et  rendre. 

Li  Dut  Wiltanme  se  combat. 
En  la  griguor  presie  %'embat , 
Moult  en  abat,  nVst  qui  reacouef 
Bien  pert  que  U  beaoigne  e«t  aoue. 

Boman  du  Jhm, 

Se  TOUS  une  autre  foU  voua  embaiiez  ca  • 
tatre  tA  point ,  dont  Di«x  Tout  gait  t 
nous  reudromca  chi  endroit  tout  çoa  que 
teuomet  de  tous. 

yUle-Hardouin,  Mss.fii,  3s. 

Ce  sont  les  Barons  qui  parlent  ainsi 
à  TEmpereur  Henri ,  qui  s*étoit  trop 
avancé  dans  un  combat. 

Mais  pour  cela  point  n^atendes, 
Requi-r<^s-li-s ,  et  leur  tendes 
Les  latx  pour  vostrc  proye  prendre; 
Car  vous  pourriez  bien  tant  attendri 
Que  tost  se  porroient  embattrt 
A  ung  ou  deux ,  ou  trois  ou  quatre, 
Voyi'e  ciiiquaute-deux  douxaioea. 
Dedans  cioquaute  et  deux  sepmaiacft. 
Rotnan  de  la  Rose ,  V€rs  8019. 

En  acquerre  est  toute  m'ententc, 
Miex  Tault  mon  pourchas  que  inareBte, 
S*on  me  de  voit  tuer  on  batre 
Si  me  Tueii-je  partout  embturt. 
Et  ne  querro>e  ja  cesser 
De  ces  Empereur»  confesser. 
On  Roy  s ,  ou  Ducs,  Barons  ou  CoBtct; 
Mais  de  poures  geus  sont-ce  liontea. 
Roinan  de  la  Rose,  vers  zaa87. 

Moult  sout  d'intention  amere 
Qu*iiK  deviendront  toutes  moussnts. 
Se  sont  en  oy&euse  tenuè's, 
Qnaut  sans  coupz  de  martel  ferJr, 
Laissent  les  endumt-s  périr; 
Or  s*i  puet  la  rouille  embattre 
Sans  ferir,  marteler,  ue  battre. 

ibffuui  de  la  Rose,  vert  10471. 


( 


EMBÂUFAMi  :  De  bonne  réputé- 
ion;  àtfama. 

EMBAUFFUMii  :  Fâché  ,  étourdi , 
rtonné. 

EhbI  ,  ambè,  amê ,  ëmt  :  Avec  y 
Jisemble  ;  dn  Latin  ambo.  Voyez  Am- 

ExBELiB ,  embellir  c  Plaire  «  être 
Lgréable ,  être  avenant.  Ce  verbe  est 
Nretque  toujours  neutre  :  il  est  rare- 
nent  actif  ou  passif. 


us  sans  cehiî  ne  peoMe  rlrrt. 
Et  l«  ToiutiMe  tx>Dsjoiirt  soîTrei 
S^il  fonltt ,  bifla  l'aUsiie  qaerrc 
Jutqaei  à  Loadre  en  Engleterre, 
Tant  me  pleust  et  tant  ta'etnbelti, 
Qu*à  home  me  miiit  et  Je  loi. 

Botnan  de  la  JEoitf» 

IfittBEBOUEB  :  Couvrir ,  mettre  à 
'abri;  apncari. 

Embbelugoqueb  :  Couvrir  la  tête; 
mH>here.  Voyez  Embitreliquoquee. 

Embesoigre  ,  em6exo/ig7te  .'Travail. 

EvBBsoBrcvER ,  embesogncr,  eiti" 
^soignier  :  Travailler,  embarrasser, 
lecuper,  s'intriguer ,  charger  d'af- 
aires. 

Embeu  :  Imbibé  ,  imbu  »  ivre;  im- 
*iitus;  en  Prov.  ëmbegurcU. 

Embliblb  :  Terre  en  état  d'être 
nsemencée. 

EvBLADEB  ,  emblaer ,  emblaver, 
fnhlayer,  embléer  :  Ensemencer  un 
hamp  en  bled  ;  en  bas.  lat.  imblu'- 
^ure ,  de  bladum* 

Embliitt  :  Allant  Tamble ,  le  paa 
*uu  cheyal  ;  ^ambulare^  • 

Ljsiart  qui  des  honneurs  mondains  saroit 
(•es ,  au  pUastost  qu*U  pent  quant  il  la  rit , 
sscendît  de  son  mulet  enMtuU ,  aussi  firent 
(ox  que  avec  lay  furent  Tenus. 

Roman  de  Gérard  de  Nevers, 

ExBLAiTT  :  Volant,  enlevant. 

EvBLivEUREs  ,  cmblavurcs  ^  em- 
leures  y  emblures  :  Bled  pendant  par 
s  racines  ,  qui  est   sur  pied  ;  de 
ladagium. 
1. 


£  M  B  433 

Rmbi.at  :  Instrument  pour  faire 
tourner  la  vis  d'un  pressoir. 

Emblayeb  :  Empêcher ,  embar- 
rasser. 

XMaLE  :  Le  pas ,  la  marche  ;  om- 
buloùo^ 

Emblbb.  Voyez  Amblbb. 

EMBLEE,  antbler^  enbler:  Prendre, 
6ter,  enlever,  voler^  dérober,  sous- 
traire ,  ravir,  fuir,  éviter  ;  s*embler, 
s*esquiver,  se  soustraire,  s'enfuir,  se 
dérober ,  se  sauver  ;  dérivé  ,  selon 
Nîcod ,  du  Grec  s/tC«ÂAiiy  ;  et  Ménage 
à*involare  ,  qui  a  été  fait ,  selon  Ser- 
vins ,  de  vola  y  qui  signifie ,  paume 
de  la  main ,  et  voler  comme  les  01*- 
seaux.  Borel  est  de  l'avis  de  Ménage  ; 
Ducange  le  fait  venir  de  la  bas.  lat. 
ùnbladare,  (Voyez  EvBLinBa.  }  Je 
ne  vob  pas  beaucoup  le  rapport  qu'il» 
peuvent  avoir  ensemble  ;  Ragueaii 
le  tire  ^invadare ,  qui  a  été  fait  du 
Grec  emballo  ;  d'autres  le  4érivent 
encore  ^eveilere  ;  en  anciea  Prov. 
amblmr. 

De  la  cité  s>a  est  0mbUz,^ 
.   Eb  «ne  pouro  malsonette 
S'en  est  entrei  priréement^ 
ÏAtùM  a  prit  Isnelement 
Une  soigale  et  grant  et  bdto. 
Et  vint  à  une  Ties  chapelU 
Qui  (n  fondée  et  henéie 
De  Madame  Sainte  Sfaria 


tiéens  aloit  tonrent  orer 

Et  ses  peehiea  plaindre  et  plortr, 

Et  si  fesoit  à  la  fieie 

Grant  luminaire  et  grant  soignie 

Quant  fl  pooit  argent  avoir. 

Goitiùrde  CoituL 

Qvant  li  cherax  est  embtez,  si  ferme  0% 
Testable.  Ancien  Proverhe. 

Embleteb.  Voyez  EMBLinEa. 

Emblez  (en)  :  En  cachette,  en 
secret. 

EuBLOTSB ,  a/7t6/a/er,  emblaiet: 
Empêcher,  arrêter  les  progrès  de  quel- 
que chose;  abladiare. 

Et 


434  E  M  B 

EvBtùâi:  Champ  éiise'nieiicé.  f'ay, 
EmblaAer. 

Emboéeliker  :  Alléchef ,  Attraper, 
séduire  par  des  mensonges  ,  suivant 
Cofgrave. 

Embocher  les  porcs  :  CVn  léi 
mettre  à  la  glândéc  ;  dé  bôseiu  ou 
de  bucdà, 

Emboslleb  :  Arracher  lesbojraut. 

Emboeà  :  Couvrir  dé  Boue ,  en* 
duiré  de  lK>ue ,  suivant  Pomèy. 

ExàoiSR  :  Piercér  de  pan  en  part. 

Emboiét^  :  Ivre 9  trop  plein. 

EifRois^R  :  Amuser,  ffbmper,  sur- 
prendra. f*OyéZ  ClIBtJCHKB. 

Emboisuur  :  Charlatan ,  fourbe. 

Embolbeur  :  Animer  ,  exciter  , 
émouvoir. 

Embolisme  :  Infeercalation  ;  de  la 
bas.  lat.  emboUsmus. 

Emborber  :  Environner,  border. 

Car  an  palU  ^Tfcnt  troral 
Qne  je  sebs  bien ,  et  pM  né'  fdî, 
9oa«  raréhi«M  &iR  ««r^wrdUe 
Dès  lors  que  premiers  fu  fondée 
Qui  estolt  près  de  U  bordure  ^ 
Si  en  (m.  plut  fort  eC  plus  seu#e. 

Moman  de  Uk  Mo§ê. 

Embotèr  :  Emboîter ,  enchAsser 
une  choM  dans  une  autre. 

Embougler  :  Attacher,  serrer  avec 
une  boucle ,  suivant  Pomey. 

Embouer.  Fojrez  Ehboer. 

EnBouFFiiBEiiEifT  :  Opgueilyficrté. 

Emboitcér  :  Mettre  de»  poches  à 
mn  habit. 

EiiBouQuii  :  Corrompu ,  g^té. 

EiÉBoosBR  :  Gâter,  salir,  souiller, 
couvrir  de  boue  ;  enduire ,  crépir. 

EMBftACBiE ,  embrassée  :  Embra»- 
sement  ;  dUmbrachiare,  formé  de  bra- 
chium;  en  bas  Bret.  embrcga, 

Embbâcb'er',  embracier  :  Embras- 
ser, serrer  ei^tre  ses  bras. 

Embragbez  ,  enbronchiez  :  Baissé , 
couvert,  eh  bas. 

j2«iBt  Oenrd  ci  W  CheTiUer  virent  les 


EMB 

oitâgM  entnarmrchittd,  Sf  «er 
pour  prendre  leurs  courses  *  p«ii 
les  Uncei  baissées:  lesbeanLoMs 
les  escttz  avant  mys. 

Roman  de  Gérard  de  Ni 


EmmmàOMM  :  Empêcher,  mettre  abih 

tacle ,  entraver. 

EnamsiciisR  :  Mettre  des  lert  au 
pîeds  et  aux  maint. 

EiiBRÉfirRirBHT  :  Action  d*eMbi«- 
ner,  suivant  Poinej. 

Embre^hrr^  y  embrenier  :  Salir, 
souiller^  ea  Prov.  èmbréma* 

EmBreyvr  :  Faire  entrer  «mepiiot 
de  bois  dans  une  autre,  selon  Pomej. 

EmbrevurSt:  Registres,  archives^ 
chartf  es ,  capitulaires. 

Embrezsr  :  Allumer,  enflamwer. 

Ceste  espérance  k'en  nsél  «st  coiice«tM*cB- 
•otagef  à  penitenoe ,  et  embrezeiSonÊtaê  Bon 
desier.        Sermons  do  £  Bernard,  fiL  S?. 

Animât  itaqne  ad  pmnitemtian^,et  acendit 
*vehementius  desiderium  s/tes  concepUu 

Ehbricoitsr  ,  eofArrcbffUBer  £  Ci9- 
rompre ,  séduire  ^  et  nou  pas 
per,  décevoir,  abuser.  Vojti 
COlf  nbr. 

Amottr*  est  et  utile-  tit  Bouée 
lie  plus  mesurable  en^^fe. 
Et  le  plus  sage  emhncona* 

Maotdde  Ferrières,  eiiéparMêtéL 

EfVBRitpvER  :  Citer  en  j«scîee< 

ËmbrIbyer  :  Éteindre,  aeMrtîr. 

EMBRiviMiN  :  VMeBee,iaiipéla^ 
tifé ,  véhémence. 

Embbiver  (»')  :  Faire  quelque  drase 
avec  empressement ,  s'empresser. 

Embrochi  :  Couvert ,  afMilé  ;  i 
Metz  on  dit ,  embroué, 

Embrochie  :  Embarrassé  y  incer- 
tain ,  indécis. 

Embroiloir  :  Bâton  qu^ou  intro- 
duit dans  une  corde  qui  entoure  un 
ballot ,  et  qu'on  tourne  jusqu'à  ce 
que  la  corde  soit  asses  serrée. 

Ex  sjioir»  embronchip  etnàroms,  est- 


EUS 

9rMeK,  embruns  :  Triste ,  tnofne  , 
obscur,  cacbé  ,  dissimulé ,  inquiet , 
diagrin  ,  colère ,  soucieux ,  silen- 
cieux-, pensif. 

Ik  cormb  eoer  et  U  geaUf , 
Xit  au  bien  entendre  ententiz , 
Et  li  f«l  cn«*€«a  trthistre» 
di  Mt  toigonn  embrons  et  triâtes  ». 
QaAnt  il  ot  le  Bien  recorder , 
Qaar  U  wt  »*!  paet  «corder. 

Le  EHidmBuffti. 

Embeorcher  ,  emhronchier ,  em- 
hruneher,  emhrunchier^  emhrunger  : 
CoiiTrir,  cacher,  affubler,  serrer; 
^*oàumbrare, 

Adès  qniercnt-ib  le  sepucre 
If  OAtre  Seiraeur ,  ««  iD*e»t  ark  » 
Mtmèronckuz  onli  tantes  les  vis 
Et  ipar  samUant  mont  se  despiseat» 
Poor  ans  acroistre  s^apetisent , 
Por  ce  les  haa,  por  ce  am  nttîsent* 

Gamtkr  de  Coinsi,  lip,  i,  cÂap,  i  » 
^ariani  des  Pap0lâtds. 

EiiBmuiNER  :  Gâter,  brûler  par  la 
iimine ,  sorte  de  brouillard  ou  de 
gdée  Manche  qui  noircit  et  gâte  le 
Isied;  éeprtana,  suivant  Pomey. 

Embeuir  :  Se  mettre  en  colère  « 
«^approcher  de  quelqu'un  pour  l'at- 
taquer. 

£iiBBtiissEHXif T  :  Assaut ,  attaque. 

KsfBKfJiCEa  :  Obscurcir  ;  de  bruma, 

Skbeuhche  :  Embuscade. 

Embbuhcheb  ,  embrunchier  :  Em- 
barrasser, entortiller,  couvrir  ;  d*où 
^mbrunckement ,  entortillement. 

Embu  ^  embout ,  cmbus ,  embut  : 
Entonnoir  pour  les  liqueurs;  dVira- 
butus;  en  Prov.  ëmbu  ;  en  Espagnol 
embudo  ;  en  ItaL  embouto. 

Evbubee  :  Infuser,  pénétrer,  dar- 
der, faire  couler,  faire  passer  ;  im- 
bibere» 

ExBvctTEMENT,  embosche ,  embus^ 
ckement  :  Embuscade  ;  action  de  se 
cacher  pour  surprendre  ;  et  abou- 
«lismeat,  reodex-vooSf  entrevue; 


EUE  g(05 

de  buccM}  en  ane.  Prov.  AnAofca. 
n  vient ,  dit  Borel ,  de  bosc,  forêt  oh 
se  cachent  les  soldats. 

Eh BVCHEB  ^Tendre  des  embûches, 
Hiettre  en  embuscade,  se  cacher  pour 
surprendre ,  déguiser  sa  peiuée  ,  te 
contrefaire  ;  entraver,  mettre  des  fers 
ou  des  liens  aux  pieds  ;  en  ancien 
Prov.  êmbosear. 

ExBUFFLXR  :  Tromper. 

EmbuHeliquoqubr  ,  embureluquo^ 
quer:  Occuper  de  fadaises  et  de  cho- 
ses ridicules ,  amuser  de  paroles  et 
de  discours  pour  tromper.  M.  Le  Du- 
chat  dit  que  ce  verbe  signifie  propre 
ment,  s'emplir  la  tête  de  diimèrea 
semblables  à  celles  des  moin  A  |  qu'ils 
ont  accoutumé  de  loger  sotii  leurs 
capuchons.  Le  Fauvel  dentandaiit 
Fortune  en  mariage ,  dit  : 

Pourquoi  s*il  tous  plesoit  entendro 
Qu^à  mari  me  voussîssiez  prendre, 
Donquet  séries  tous  trop  plm  sénTo 
De  Tos  biens,  ei  je  on  pku  graai csfo,  ' 
Car  aussi  seroi-je  ass^ur, 
Qoe  me  touldries  mon  éar. 
Car  par  vostre  foj  séries  moie. 
Et  je  rostre  «  lors  penseroie 
De  TOUS  amer,  terrir,  et  plaire. 
Trop  plas  qae  Tenfant  à  sa  bmiv^ 
Lors  se  taist  Faurel  et  soaspire, 
D*aa  fimx  soopir  dont  il  est  sire , 
Et  cuyde  par  nuit  à  la  hme  » 
Jjnâitfwlif  «ofriier  Ibrtimé. 

MomoM  dm  FatuftifféL  59. 

EvBiTT  :  Entonnoir;  imbutut. 
EifcHipEicEirt  :  Ce  qui  couvre 
quelque  chose. 

Emb,  éi^me.*  Respiration,  haleine, 
ame,  esprit;  anima. 

EifB ,  œsme  ,  aesme,  esnte  :  Prix  , 
taux ,  estimation  ;  œsdmatiô. 

Eue  ,  embé  :  Avec ,  ensemble  ;  du 
Latin  ambo. 

EmEc  ,  emè'd,  emëg:Xii  milieu. 

Emehoâtion  ,  emainde ,  emande. 
entende:  Amande,  fruit ,  et  amende , 
eonection^  réforme;  emembuio* 

'A 


436  £MI 

EKBV9E&  t  ememdeur  :  Réforma- 
teor*  méduteur,  correcteur;  emen- 
dator;  tn  aac.  ProT.  éfNéiansér. 

Emevdee  :  Corriger ,  réformer , 
régler  ;  emendare  ;  en  ancien  ProT. 
éméndar. 

Après  que  les  utîsM  forent  fahei ,  le  Duc 

Goddiroi  et  les  Seigsors  le»  etntmdertmt  par 

pltuieurt  fois,  c«r  les  cfaosrs  qa*iis  Teoleot 

tftnnir*  à  acroistre  es  assises ,  iU  le  fe soient. 

Assîtes  de  Jénuukm,  chap,  3. 

EvEKCEâVf  :  Concernant ,  prove- 
aant  ;  emergenâ. 

EMsacEa  :  S'échapper,  se  retirer, 
se  débarrasser,  se  délivrer  ;  emergere. 

ExEULLovB  :  Gai ,  éveillé  ,  vif  ; 

de  mftiUus. 

Embeveillable  :  Digne  d'admi- 
ration ;  adtmrabiiis. 

Emesee  :  Bander,  tendre,  tirer  un 
arc  ;  diriger,  envoyer;  emiiiere. 

E^ESSUEE  :  Charge  ,  accusation. 

Emeussaixitz  ,  emussaintz  :  Se  ré- 
voltassent ,  s*émussent. 

Uns  home  ne  doit  soffrir  palne  de  sa  pen- 
sée ,  li  encien  fnrent  meu  et  orent  grant  cure 
que  li  homes  ne  se  emeutsaint*  pas  legiere- 
Bent  à  pleidier,  et  nous  meismes  en  arons 
frant  pensée  à  ce  que  le  fol  hardement  «oit 
ancniia  fois  refrcneu  par  paine. 

jimcUnne  Couiume  dOrUmns, 

Emeut  :  Fiente  ,  excrément  d'oi- 
seaux  et  d'autres  bétes. 

Emeutee  ,  emeutir:  Élernuer,  cra- 
cher, expectorer,  rendre  les  excré- 
mens  ;  à^emittere. 

Emi  ,  enuni  :  A  moitié,  au  milieu  ; 
in  mediom 

ÏMicTEK^ émier:  Réduire  en  miet- 
tes ,  en  parcelles  ,  écraser  ,  piler , 
liroyer. 

Emi  H  AL,  eminau ,  emine,  emineau, 
eminée  :  Mesure  de  terre ,  de  grains 
et  de  liquides  ;  achemina, 

Emihchez  :  Eunuque. 

!•  MràcA»,  les  coîl. ., .  defbles,  o«  de- 


EMM 

trcschea.oale  t..  dctreachei,  3  at' 
point  en  la  église  de  Dien. 

Trad^  de  lu  B'Me ,  Demtenm. 
vers.  I. 

Nom  imtraàie  eanochus  attrùû  i 
uuis  tesûemiâ  et  akteàso  verUro, 
Domùu. 

Emiouèee  :  Moulin  on  machine 
propre  à  broyer,  à  réduire  et  à  nel- 
tre  en  poudre. 

Emm  a  I  g  e  1  e  ,  ammaigr/r,  emegrour: 
Maigrir,  dessécher,  devenir  maigre; 
emacerare  ,  emacrescere. 

ExMAiziE  :  Le  Maine,  proTÎnce  da 
France  ;  Cœnomania. 

Apres  si  oirre  on*  grant  pièce. 
Et  si  erra  trefttont  Poitav , 
"VEsnmmme,  Tonraiue  et  ABgan, 
Kormendie ,  Fraoche  et  BoorgoigBa 
Provenche,  etEkpaignc,  et 
Et  Hongherte  et  Moriane 
Et  Puille,  et  Calabre  et  T« 
Et  Loheraioe  et  tout  Ausai 
Par  tout  mikt  son  cors  en 


U  Dit  dm  Bmmà. 

Emmiih  EE  :£mmener;iiutii«riAMenft 

Emmubstii  :  Réfléchir,  niimncr. 

Emmaladie  :  Devenir  plus  ■*- 
lade.  Voyez  Malaolux. 

EMM ALAJHAT  ,  cmnalagat  :  Enve- 
nimé,  devenu  plus  malade. 

Emma  LEE  :  Faire  des  paqueU. 

Emm  ASIE  :  Rempli  de  manne  «  selon 
Nicod. 

Emmantelee,  emmenteter  :  Enve- 
lopper, couvrir  d'un  manteau. 

Emmaeee  :  Tomber  ou  enfoncer 
dans  un  marais. 

Emmaegiee  :  Plonger,  enfoncer, 
faire  rentrer  ;  iminergere, 

Emmateiculer  :  Enregistrer. 

Emméemekt  :  Par  amour,  de  toat 
mon  cœur,  avec  tendresse. 

Sire,  fet-il,  pour  le  renom 
Qui  si  renome  vostre  nom , 
A  Toiu  me  vient  oomméement. 
Et  sachiez  bien  quVmin/efTM'Jif , 
Et  plaisamment  tous  serriruie. 

ûatitifr  de  GoM,  Iw»  i  y  dby.  99- 


EMU 

EMttf  vznsiiT  :  Rapt ,  tîoI  ,  enlè* 
▼emenl. 

ExHBirsissuRE  :  Altération ,  dépé- 
rissement ;  à^emarcescere, 

EmiSR  :  Aimer,  cBérir;  amorti 

EvMESLÉ  :  Confas ,  brouillé. 

EififEssé  :  Qui  a  ouï  la  messe;. 
de  missa. 

EiiMBSsnaE  :  Charge ,  accusation. 

J^Mi  :  Entre ,  parmi,  à  moitié ,  au 
ieu;  in  medio. 

Xmmi  le  cluistel  en  etUnt 
Kft  Doe  tor  et  fort  et  gjnint  ; 
Un*  barbacane  mont  fort 
Avoit  tome  Yem  le  regort 
Qui  à  la  mer  ae  combatoit, 
QiM  U  mera  au  pié  li  batoit. 

Bommn  da  PerctvaL,fol.  lo,  F*. 

EvmirBm  :  Emmener. 

Emmitofler  ,  emmitoufler  :  Se  ca- 
cher,  s*enTelopper  d'habits  ou  d'autre 
dose,  dans  k  crainte  qu'on  ait  froid, 
on  pour  n*étre  pas  reconnu. 

EmiTRsa  :  Mettre  la  mitre  à  un 
éTéque ,  le  sacrer. 
•  EWitiUDREMENT  :  AméHoFatioB  , 
augmentation. 

Emmiuorer  :  Am^iorer,  rendre 
Biâfieur,  augmenter. 

Gbo  qui  aegligenae  empire ,  emmiudre  so- 
lonra,  porteancbe  emmuuire  le  aens  et  la 

Miroir  du  Chresùen, 


Emmoeler,  emœUer  :  Oler  ou  tirer 
la  moelle ,  selon  Monet  ;  emeduUare, 

Emmolxer  ,  amoUoiery  eînoUier, 
emoioier  :  Amollir,  rendre  doux  et 
flexible  ;  emoliire, 

Emmoiter  :  Emmener. 

EmiovRER  ,  emmurer  :  Entourer 
de  mort,  enceindre ,  renfermer,  met- 
tre en  prison  ;  de  murus, 

EmcouREUsEMBHT  :  Amoureuse- 
ment ,  RTec  grand  amour. 

Une  Abesae  fn  jadii 
Qoj  la  Dame  At  paradla 
EouDoît  mMiX0mmourtut9m9nt, 


E  M  P  437 

Seu  cuer  et  ten  entendeoieBt 
A?  oH  mia  à  k  bien  aerrlr. 

GoMitifr  de  Càiiui» 

Ehvtjrxr  :  Renfermer,  mettve  en 
prison. 

Emmuseler  un  FouLAxir  :  Li|imeU 
tre  une  muselière  pour  Tempécher 
de  téter ,  selon  Monet. 

Emmusquer  :  Parfumer  de  musc» 

Emoi  :  Crainte,. surprise, admira- 
lion  ;  émotion  ,  souci ,  inquiétude. 

Emoibr  ,  êmojeit  (s')  :  S*tnquiéter» 
se  mettre  en  peine  ;  emovere, 

Emoigiiier  :  Mutiler,  ne  laisser 
que  les  moignons ,.  estropier. 

Emolooatior  :  Homologation; du 
Grec  •fêêXêyuf» 

Emologukr  :  Homologuer,  ap- 
prouver, ratifier,  eoofirmer  un  acte 
passé  ;  homotogare;  du  Grec  •ffXtytiu 

ExoRCTOiRX  :  Chair  spongieuse^ 
derrière  les  oreilles ,  aux  aisselles  , 
aux  aines,  par  où  se  vident  quelques 
parties  vitales  des  malignes  humeurs, 
selon  Monet. 

Emorcx  ,  emordke  :  Charmes  , 
amorce. 

En  ousTiLLER  ,  emoueher  :  Rendre 
gai,  de  bonne  humeur,  chasser  les 
mouches. 

Emotbr  r Émouvoir,  remuer,  se- 
couer ;  emovere;  en  Prov.  émoouré  , 
émoirè. 

Enpjkcsis ,  empagemtfH  :  Embar- 
ras ,  empêchement  ;  imptâimemàm  , 
impedido;  en  anc.  Prov.  e9npaii;ta 
Prov.  mod.  empach,  empackës. 

Ehpachuoar  ,  empargar:  Erapé* 
cher ,  embarrasser ,  mettre  obstaole 
impedire, 

EnPAiRnaB  :  Transporter,  henr- 
ter,  pousser,  entrer ,  précipiter  ^  en- 
foncer, se  mettre;  impingere. 

Si  me  faîtea  porter  dedéni  Ik  ▼*&•€!  dans 
lit ,  Ion  fi  ac  0mpmiulr$M'  <■  k 

i 


4*^ 


EMF 


tout  seol  et' M  je  ^nriens  à  gariiOB»  je  re- 

toarnerai  à  ÇorooiuiUes Qnant 

Tristan  voit  k  dHeii  tî  grant ,  H  lai  anoie  trop 
de  demorer,  ei  se  (ait  emp€Ùndre  en  mer,  le 
^wile  ttadn;  et  en  pe«  dlieare  fut  eeloacné 
du  rÎTage.  Roman  dt  Dristan. 

Cmr AiiTTB  :  Attaque ,  choc ,  oura- 
gftfi ,  tempête  ;  impaetio, 

£xpiLETOQCRa  :  S'habiller,  se  vê- 
tir, s'envelopper. 

Empâit  :  Etendue  delà  main  depuis 
Textrémité  du  ponce  jns<{u'an  boni 
dn  petit  doigt ,  ou  de  Textréraité  du 
pouce  jusqu'à  celle  du  doigt  du  mi- 
lieu ;  en  sorte  que  Vempan  d'une 
main  ordinaire  fait  les  deux  tiers  du 
pied ,  c'est-à-dire  huit  ponces-  Monet 
s'est  trompé  Y  en  disant  que  X empan 
avoit  un  pied  et  demi. 
■   EiiPAifAGa  :  Apanage;  apanagium^ 

Empav^  «  empené  :  Ailé»  qui  a  des 
plumes  ;  de  pennatus^ 

Empara  :  Garni  de  pain  ;  depams, 

£MPAirE»£&  :  Mettre  dans  un  pa- 
llier. 

EMPANaE  ,  empenre  :  Entrepren- 
dre ,  former  une  entreprise  «  et  non 
])as  apprendre  ,  conune  le  dit  Bord  ; 
iVappnBhfimlere, 

Mâh  girdea  que  tu  ne  lea  croire 
Ce  diront  il  pour  toi  traïr, 
Grai»  tomeaa  te  feroaa  êoafbiw 
Et  gran»  dolort  et  grans  abao 
€e  ne  leste  ce  qu'ai  emptuu. 
Puis  te  diront  li  adTertier, 
Se  ta  te  ▼•«»  aller  arrier 
Por  esebaper  de  ee  péril» 
Sain  et  sauf  te  diront  que  il 
Te  remenroot  à  lauTeté 
Par  la  porte  où  tu  as  entré. 
Ce  te  dirons  por  espoaater 
Et  p«ar  de  ton  propos  giter. 

Kncor  li  diables  adrcrsier 
Le  torMeatoient  d^autre  part , 
D*«iii  ocir  lor  estoit  tart , 
Et  pnif  le  Chevalier  prit  opt 
Li  aoeml ,  et  di  li  ont  : 
Sofltirir  te  feroat  cet  toriPent 
^  PC  Icate  C9  qii'si  empoiu. 


EMF 

Se  de  ton  propot  te  retraîe  p. 
If oos  te  remettrons  tout  an  palfj 
A  la  porte  par  où  renit. 

Le  PurgmtoirÊ  âe  JL  Pmtnm,pm 
MarifÊdÊ  Wnmem, 

Empaoubrezit  ,  empaourëxà:  Ap- 
pauvri ,  tombé  dans  la  misère  ;  t^o- 
riants. 

ExpiaiCEE  :  Egaliser ,  meftpe  de 
niveau ,  marier,  unir  deux  personnes 
de  la  même  condition,  du  même  nuy» 

Emparar  :  Protéger,  défendre,  or- 
donner,  commander  ;.£0fpevisre;  en 
bas.  lat.  emparare. 

Empaechek  :  Enfermer  dans  «m 
parc. 

EMPAREVKifr  :  Réparation  »  pro« 
tection  ;  imparatio.  Ce  mot  ftétéanut 
employé  pour  rempart  ^  fortificatîoB. 

Emparen TÉ ,  apparenté:  Qui  a d^ 
parens  nobles  ,  riches ,  pnissan». 

Emparée  ,  emperer  z  Fortifier  > 
élever  des  remparts. 

Empaefcvee  :  Parfumer,  donser 
bonne  odeur ,  selon  Ronsard. 

Eu p AELE ,  emparlere,  emparUns^ 
emparlieryemparUereSypariier  :Hmi- 
me  éloquent ,  beau  parleur,  orateur» 
avocat  ;  d*où  efnparlerie,  offioe  d'u» 
avocat. 

Empaeler  :  Causer, pax^er y  plai* 
der,  dire ,  raisonner ,  disserter  ;  par 
raholare. 

Uns  Chevaliers  de  BoaaKNst , 
Emporta  mont  retnaJblement» 
Seignors ,  fait-îl ,  entende!  mol 
IfoQS  sommes  tuit  hoomie  le  Roi» 
Ver»  lui  sommes  en  screaHtaA 
Et  jel*  n'isai  premièrement. 

Biotnan  dt  Tiebes ,  m?  6737. 

Empaeleue  :  Traquet  de  moulin. 

EuPAETXE  :  Accorder ,  donner  » 
fiiire  part ,  octroyer  ;  impartirL 

Empas  :  Liens,  chaînes;  tVimpedirt* 

Empastueee  :  Faire  paître,  mettre 
en  pâture  ;  de  pascere» 


ExFATEOiri&  V  empaironner  :  JMet- 
tre  en  possession,  rendre mattre  d*tuie 
chose  «  juû&ir,  donner  J'IoYestîtore  et 
la  propriété  d*une  yiUe  ojx  «jUxie» 
biens. 

£ihpavjU>os  :  Fossé  »  trou  •  et  gé- 
néralement toute  espèce  de  cavité» 

ExPAVEiTTEjL  :  Pavcn 

EupEàu,  ampeou  :  Fente, crevassât 
ente  ,  insertion  ,  cLéfaut ,  mauTaise 
qualité  ;  à'impedicula  ,  ou  à^impid- 
sio  9  suivant  Monet. 

Émpbchb  :  Empêchement ,  embai^ 
ras  ;  impedimetUum, 

EuPEcasji  UN  FiEjp  :  Le  saisir  féo^ 
dalemenC 

EvPBci  «  €mpegié:  Pris  aux  kcs^ 
tombé  dans  le  piège ,  poissé ,  gluant^ 
imptcauu^ 

Ovgnieat  ^  m  Angelei  fwat  pUie  » 
Ik  «r  1m  lionitA  replaie 
Bl  ckM  et  un»  «  dUoMigîéi 
Oi^oMPi  pr«ot  tAat  §«e  p«a  <aUi«y 
Quant  a  le  Prélat  ea^egié. 
Qui  le  pueple  a  mê  DieuaUffié  p 
Toftt  tiuit  li  autres  deslogi^ 
O^aaieps  lf«  vieE  vaîBaat  aawia  t 
PxkBet  devenre  le  dergii^  » 
Paateart  et  berbît  a  mengi^. 
Son  fourriers  est  peu  fait  d*assaîe. 

Miserere  du  Âedus  de  MoUem. 

"En^ziVDfiUfefmpaindre  :  Jeter  vio- 
lemment, lancer,  heurter,  frapper 
avec  force,  enfoncer  ;  impingere  ;  en 
wtnc.9Tor,empènhér,  emprênhen 

Tel  i  ot  ^  «•  eieapereat 

fit  en  lan  aét  fuiaiit  «■trèrcnt , 

Et  en  mer  se  firent  empiùndre. 

.  RamtMdu  Brut» 

ExPEiTous  :  Impétueux ,  violent , 
emporté  ;  impetuosus. 

Êm PKLLBXBirii  :  Machine  k  lancer  « 
palle  ou  bonde  qui  se  lève  et  se  baiase 
pour  faire  sortir  ou  retenir  Teau  d'un 
étang. 

SiiPBiri^ ,  empennez  y  empennon  : 
Garni  de  plumes  ,  ailé  ;  Tandroit  de 


EM  P  439 

la  flèche  où  sont  fic)ié«s  les  filumea 
d*une  flèche  i  depeamu 

Alors  de  tons  «Ates  aueîroaoianl  Gutà 
en  luiJançiBt  dare  empemmea. 

Mtman  de  Gérard  de  Neeen^ 

ExpBiriiBa  ,  empener  :  -Garnir  de 
plumes ,  mettre  des  ailes:  Aejpemna^ 
en  bas.  lat.  impennare. 

Vae  avtre  en  i  ot  «pelée 
Francbiae  ;  eele  îert  en^pméê 
Da  Talor  at  4a  cortoiaie. 

'*ë0mmmdeimtkm,*9en^, 

ip  pris  A  mea  deas  mnkmUê^kêmp 
Et  flCH&Beaçai  fort  à  tirer  « 

Et  en  tirant  à  souspirer^ 
Et  tant  tiré  que  JWnené 
l«  lîiatèjpai  tôt  empené, 

fiM^BimBa  :  Ctmdamner  è  una 
peine ,  punir  »  châtier  en  frappant; 
de  pœnm, 

EvPEiivoif  :  LVndroit  Ae  la  flécha 
wà  sont  fichées  les  phimes.         * 

Empeheb  :  Entreprendre ,  em^ 
•]^1^>er  ;  impendefT.  T07.  Ewiiiax. 

ZMPMsé  :  Héflédn ,  pensé  mùre- 
mefit  \  tittpêftsttiuSm 

EupBirrBa  :  Voir  ,  regarder ,  exft- 
«niner ,  c/bserver  ;  inspicetr, 

EvpBBB  :  Empire ,  juridiction. 

EwEasAua  :  impériana. 

Ev^Bacait  :  Impératrice. 

ExPEBBum  DBS  soTAis  :  Titre  du 
chef  qu'on  éUsoit  tous  les  ans  à  Nesle 
pour  gouverner  la  jeunesse. 

EliPEEiEB ,  emperaory  empereor, 
emperere ,  empery,  ùnperear:  Chef, 
commandant ,  empereur  ;  imperatùr. 

Maladie  priât  à  YJSmptrmorg  parqnoi  il  no 
se  pot  ineire  en  mer  ;  il  manda  pour  le  Pa- 
triarche Girart ,  et  li  dist  que  il  ne  pool!  pas- 
•er  à  ce  passage  pour  «on  dabait. 

Guillaume  de  jyr,/hl.  Sga. 

EMPBBisax  :  Qui  exoelle  en  toutes 
choses^  d'imperatar. 

4 


44o  IS  M  P 

CvPERiSBit ,  empereis,  empererù, 
emperix  :  Impératrice  ;  imperatrùc. 

8«  li  Eaupererct  de  Borne  « 
Sons  qui  doivent  ettre  toit  howe. 
Me  diûgnoit  voloîr  prendre  à  laine  ^ 
Et  fere  moi  don  monde  Dame , 
Si  Todroie-je  mies ,  f et-ele  « 
(Kt  Diex  à  teimoîog  en  apele) 
r.itre  ta  pnt. .  .  apelée  , 
Qae  Empererit  coronée. 

*  Roman  de  la  Rose ,  vers  QOiS. 

Se  TRmperere  qai  ett  à  Rome , 
Soubz  qoi  doirent  estre  tont  home 
Me  daignoit  prendre  pour  aa  famé 
Et  me  faire  du  monde  Dame , 
Si  Tondroie  orea  mienx  dist-elle» 
Et  Diez  en  tetmoiog  en  appelle 
Kstre  ta  pot. . .  apptllée 
Qa*eftre  Emperiere  appellée. 

Roman  de  la  Rose. 

Empescbe  :  Obstacle  ,  eropêche- 
,inent  ;  impedimentum,  U  se  dit  aussi 
pour  pèche  y  fruit.  i 

ËM  p E SGH E  R  ,  cmpcschier  ,  empes^ 
lier,  empesquier  :  Mettre  obstacle , 
arrêter ,  empêcher,  embarraséer  ;  im- 
peilire. 

Empesée  :  Fâcher  ^mettre  en  colère. 

Empestée  E  :  Se  laisser  prendre  , 
sVmbarrasser  dans  quelque  obstacle 
.ou  piège,  gêner;  impedire* 

Empeteee,  empetrécr  :  Obtenir  à 
force  de  prières,  impctrer;  impetrare. 

Car  poor  pals  em^frerll  Tenlx  dire  mea  dia. 
Et  qtii  demande  acort  et  pais,  il  m*est  arls, 
QirU  doit  de  tontes  gent  Tolentiers  estre  oys. 

VU  de  du  Guesclin. 

Empriteose  :  Bail  d'héritage  à  per- 
pétuité ;  du  Grec  emphyteusis. 

Empienee  :  Obliger  quelqu'un  à 
marcher  à  pied 

Em  pi  EN  HE ,  empiengne  :  Le  cuir  du 
dessus  du  soulier ,  l'empeigne. 

Empieeeee  :  Remplir  de  pierres , 
changer  en  pierre,  pétrifier,  selon 
Pomey. 

Empieeeier  :  Empirer ,  dcYenir 
pins  mauvais  ,  suivant  Borel  ;  i/ipe" 
jus  ruerCf  inpejorem  statum  ire. 


Empietemsht  :  Inrmùgm ,  uiiir^ 

pation. 

Empiétement,  twipataneM  :  IKed,. 
base  d'une  colonne. 

Empiffeee,  empifreer  :  FaireflBan* 
ger  à  l'excès,  causer  nue  grande  rf- 
plétion. 

Empigee  :  Graisser  ,  enduire  de 
poix  ;  impicare. 

Em  PIMENTEE  :  Parfumer,  rendre 
une  odeur  agréable. 

Empiquee  :  Empaler;  ùnpalart, 
de  palus. 

Êmpieince  ^emptrement:  Corrup- 
tion qui  augmente ,  détérioration  , 
perte ,  dommage  ,  mal  qui  accroît 
toujours  ;  substantif  d'empirer ,  de 
pejùr. 

Se  le  chose  prestée  empire  pnia  snr  mol» 
par  la  defaote  de  ce  qne  ele  ne  ne  tk  rendue 
quant  je  la  demandai,  je  pnia  deaiander  par 
YesoQ  le  damage  de  Vemptrememt  de  le  cfeiose 
prestée  ;  car  je  ne  doî  pas  damage  de  Yempi* 
rtment  de  le  chose  prestée. 

Coutume  de  Reauvoisis,  p.  197,  eh.  37. 

Empieee  :  Décrier,  décréditer. 

Empiex  :  Endommagé  »  tahrant 
Borel. 

Empiriee  :  Nuire ,  endommager  ; 
empirer,  devenir  plus  mauvais. 

Ëmpitivee  :  Avoir  pitié ,  avoir 
compassion. 


Kt  il  ert  de  nous  empiÙHmt  si  noat 
gardée  et  fait  tons  ses  comandemena  devant 
le  Seignor  nostre  Dieu  si  com  il  nooa  tnannda. , 

Trad.  de  la  Rible ,  Dealer.  cA.6,  *ven.  a5. 

Erlique  nostrC  misertcors ,  si  euâtoduri* 
mus  etfecerimus  ofhnia  prœcepta  ejus  coram 
Domino  Deo  nostro ,  sicui  maadasnt  aoèig. 

Emplage  :  Emploi,  proportion, 
rate  part,  rate  partie  ;  et  remplissage, 
addition  ;  àUmpHcare. 

Le  quintal  de  canelle  vant  cinquante  etcns 
et  Tonce  au  feur  V emplage,  on  à  proportion. 

Momet. 

Emplaibee  ,  emplaidicr ,  emptt^ 


ÉllP 

%r  .'  Intenter  un  procis  «  plaider  « 
mettre  en  cause  ,  appeler  en  justice. 
Voyet  Plais. 

Emplaistse,  ^m/»i^Av  .-  Empla- 
cement ,  place  Tide. 

EupLAiT  :  Procureur ,  cliargé  de 
procuration  \  impUcatus, 

Emplb,  empU  :  Grand,  large  ;  am- 
plus;  et  plein ,  rempli  ;  impletus. 

TVx  ôt  galres  iî  vil  garçon 

Ki  D*enmena«t  François  prison. 

Et  bians  dcitriert  n  cinq  »  n  troîi 

Et  aant  Tautre  menu  harnoSa  ; 

IV 'ot  chartre  en  tonte  Ifonnendie« 

Kl  des  François  ne  fuat  emplie. 

Roman  du  Hou  ,/bi.  laS. 

EiiPLiia ,  empler  :  Doubler,  aug^ 
menter^  étendre ,  emplir ,  remplir  ; 
implere, 

Tehaas  le  TÎt ,  monlt  s*en  coreee , 
La  maçue  qn*il  tint,  adrece, 
Tel  cop  U  done  lex  la  temple 
Qne  tonte  la  bonche  li  tmple 
De  aanc  et  de  cerrelle  ensanble. 

FM.  de  d'Estormt, 

Emplet  ,  enpiet,  lisez  cmplet,  en 
fltt  :  Dans  le  procès ,  dans  la  contes^ 
tation. 

EiiPLiyé  :  Commis,  employé  ;  /m- 
pUciUus, 

Emploe  :  Petite  caraffe,  burette 
dont  on  se  sert  à  Téglise. 

Emploite  :  Achat  de  marchan- 
dises ,  emplette  ^  àiimplere ,  suivant 
Ménage. 

Emploitbb  :  Acheter  des  marchan- 
dises,  acheter  ses  provisions,  vendre , 
.débiter  ;  impUcare. 

EMPLoaEa ,  emplourer  :  Pleurer , 
ae  désoler ,  se  chagriner  ,  implorer , 
appeler  à  sou  secours  ;  implorare. 

As  Damoiseles  demands 
De  quel  part  lor  Damme  Tenoit. 
Celés  qui  furent  emplories , 
Ont  les  chières  en  haut  ler^s , 
Et  contèrent  à  lor  Seîgnor 
X^  grant  hontt  et  le  dtsennor 


ISMP  44l 

-  De  celm  qnl  l'en  ot  portée  , 
Empiorant  et  descoufortée. 

Roman  de  Percevais  foL  55o. 

Emploueez  :  Triste,  éploré,  lar- 
moyant ,  pleurant ,  fondant  en  lar- 
mes ;  implorons, 

Emplovoie  :  Pleuvoir  sur  quelque 
chose  ;  mouiller  ;  impluere* 

Emplumee  :  Plaisanterie  dont  on 
punissoit  un  homme  surpris  en  adul- 
tère. 

EvPLus  :  Mouillé. 

Empoint  :  État ,  disposition,  situa- 
tion ,  point  d'une  chose. 

Empoint  (bien)  :  Bien  armé ,  de 
bonne  contenance ,  bien  portant ,  en 
bonne  santé. 

ExpoET  (rime)  :  Emporte,  enlève, 

Empoet  :  L'action  d'emporter  ^ 
d'enlever  par  force. 

Et  pour  ce  qne  je  n*eusse  point  à^empôrt, 
je  rae  levoie  dn  conseil,  et  en  ting  qtaanqn* 
il  rapportèrent  sans  débat. 

JoinviUe,  Mu./ol.59. 

EMPOTiONirEMEirT  :  Potion  médi- 
cinale ;  depotio. 

Empouillee  :  Garnir,  ensemencer 
une  terre. 

ExpEAiNTUEE  :  Tableau^peiuture, 
empreinte ,  rq>résentation. 

ÈuPEEiGNÂifT  :  Fertile,  vert,  qui 
pousse  bien  ;  de  prœgnans, 

La  tient  sa  foille  tote  flestre 
Li  lorier  qui  Tert  déust  eatre  ; 
Et  séclie  i  redeTÎent  olire , 
Qui  doit  estre  empreignant  et  rire. 
*  Roman  de  la  Rose,  vers  6101. 

Empesnaiit,  enprenant  :  Entre- 
prenant, courageux. 

Empeendee,  enprendre  :  Entre- 
prendre. Barbazan  le  dérive  à^impri-^ 
mère.  Voyez  Expanee, 

Or  dit  dooc  en  la  persone  de  seinte  E^te, 
cui  pechica  il  tome  seur  sei  et  dit  qu^il  sunt 
sien ,  ne  mîe  par  ce  qn*il  les  eit  fez  ;  mes  par 
ce  qu*il  les  a  enpris  à  effacier  par  sa  pas.sioa« 

•  Comm,  iur  le  Snutier,  Ps.Zt,  Tfert*  u 


4<3  E  W  P 

Graat  palne  emprent  <piî  fini.  •  •  pr«Bt  à 
carda.  AinciêM  PfOPfroû, 

ËMPEEKT  :  n  entreprend. 

Coment  raîton  de  Dîeu  amée, 
Zst  jos  de  la  tour  deralée , 
Qui  l*amaiit  chastîe  et  repreat 
0e  fit  ^e  foie  Mpoar  emprent, 

Mûfium  de  /«  Boie. 

EvpRÂs,  enprès,  en  après  :  En- 
suite ,  après ,  auprès,  proche  \propè. 
Xi  se  dit  aussi  pour,  exprès ,  précis. 

Se  anoon  fet  miae  à  Rewc ,  et  enprès  Tient 
en  mesage  à  Rome  ,  Il  arbitres  ne  doit  pat 
tatre  forciez  de  dire  son  dit. 

Lw,  de  Justice  et  de  PUt,Jol  38. 

Emp&essee  :  Mettre  en  presse,  imr- 
primer.  Barbazan  le  dérive  d'imprî-- 
tnere ,  ainsi  que  notre  mot  empresser, 
pour  se  hâter,  ^empresser  n*est  au- 
tre chose,  dit-il ,  que  de  vouloir  tra- 
verser une  foule  de  monde  pour  arri- 
ver à  son  but ,  franchir  les  obstacles. 

EMFmEir  :  En  premier  lieu. 

EMPESSt  :  Briéyeme&t ,  en  peu  de 
mots. 

Shpesvx  ,  empreut  :  Le  premier, 
en  premier  ;  du  Grec  î»  «-p^vreir. 

EvFRiMB ,  oprume  :  Seulement. 
Voyez  Opeome. 

Emprih oaB ,  empriendre  :  Prendre 
feu ,  exciter ,  opprimer ,  fouler  ;  ûit- 
primere. 

Et  quant  iU  eatoient  emprient,  Uat  plut 
tstoient  il  multipliea. 

Trad,  de  la  Bible,  Exode,  ck,  i«  vers.  1 2. 

.    QuoMthque  opprtaiebant  eos^  tantd  mk^û 
msUtipUcabantur  et  crescebant. 

Empein se  ,  emprise ,  enprise  :  En- 
treprise ,  projet  ;  àUmpressio  ;  en  bas. 
)ft.  emprisia;  en  Ital.  ùnprese;  en 
£spag.  empresa. 

Une  folie  eat  toat  emprise  p 
Ifaia  d'ea  iatir,  e*e«t  la  maiatriae. 

Boman  de  la  Base, 


EHF 

Oa  fonB«  facileDeat  nae  folU  iilr^ptîia^ 
le  grand  talent  eat  de  pouToir  tn.  aortir. 

Ha  Sires  »  ce  dîst  Gérard ,  Je  Tooa  sapli^ 
humblement  que  ceste  chose  tous  Teuiles  ém^ 
porter  d*en  phn  parler  à  Lyaiart,  aarda  cer- 
tain cnide  savoir,  que  avant  ^oe  eeÀ  Met 
Tenist  de  son  emprinse  phislot  aaroit  ffia^iiia 
toutes  Ick  AUemaignes. 

Boman  deCerardde  Wmêt't, 

Empris  ,  enprins  :  Entrepris  ,  em^ 

barrasse ,  opprimé  ,  accablé ,  MÛsi  % 

surpris. 

Nous  ne  pourrions  trop  lionourer 
Leur  sens ,  leur  rateur ,  ne  leur  pria  ; 
Car  assez  ne  serions  louer 
Les  biens  qu*en  elles  sont  comprias 
£t  quant  est  à  raoy,  j*ay  emprù 
De  les  servir  de  ma  puissance , 
Fust-ce  pour  coaibattre  à  oultranee* 

Le  Mirmr  des  Dmimes^ 

CVst  que  congé  et  liardemeot 
N'aras  eu  d*ele  araisoner; 
Aiuc  a  esté  sans  m6t  soner  p. 
Près  d*ele  confus  et  empris 
Bien  cuidoies  avoir  mespria* 
Que  tu  n'as  la  Belle  appelée. 

Boman  de  la  Bùse, 

Emprise.  Voyez  Emprinsr'. 

Emproforoir  :  Creuser ,  appro- 
fondir. 

ExpTioN  :  Achat ,  aeqnisition  \ 
emptio, 

Empucter  ,  empucteir  y  emptiier  ^ 
emputeir :  Imputer ,  accuser,  caloBW 
nier;  imputare. 

EMPUiCNER  :  Saisir  avec  lepoii^t 
empoigner  ;  de  pugnus. 

Car  nus  ne  me  puet  empuigtmr,  ae  jaisadi 
ne  m*empuignera, 

Boman  de  S,  Graal,faL  Kl  >  p^Uni 
d^wee  poigméo  d^épée» 

Empullenter  ,  empulietUir  :  S«k 
tir  mauvais  ,  rendre  ^une  nuraraise 
odeur;  empuantir;  àUmpuriiia, 

Lî  enemis  »i  le  demaine  , 
Que  9\  très  fort  sonf6«  et  alatee  , 
Que  trop  graot  Jiide  est  du  vooîr. 
Et  sue  de  h\  très  grani  pooi^ , 
D'une  sueur  si  très  puUente, 
Tout  le  moustier  en  empaUhnte. 
Gautier  dt  Cwui,  liv,  a»  cA^yu  iSL 


ENA 

SMlH9VAitti«  :  Corronipre. 
.  EnFUTUs  :  Accnté ,  calomnié  ;  im' 
putatus, 

£if  puTma  :  Accuser ,  dénoncer,  im* 
puter  ;  d'on  empâtement,  dénoncia- 
tion ,  accusation . 

Emputbue  :  Calomniateur  »  déla- 
teur; imputaton 

Emuchies  :  Rendu  mince. 

Emuchies  ,  émouché  :  Évincé  « 
renroyé ,  chassé. 

Ehulâteue  :  Émule ,  rival ,  en- 
Tieux,  méchant  ;  œmulator;  du  Grec 

EvusEUS  :  Moucbettes. 

Et  il  iUt  sept  lasaUroM  od  l«ar  tmmtnUf 
«t  Us  vasMttx  doal  les  Uonterses  Mtaîtat 
■iQscbées  tut  de  très  net  or. 

Trttd.  de  la  Bible,  Exod,,  eh.  ^^^ven.  iSu 

Feeit  et  lucemas  septem  cum  emunctorUs 
guis,  et  Tfosa  M  ea  fum  emmneta  sunt  extiti' 
guanatr,  de  auro  mÊmdissima, 

Eir  :  Préposition  employée  pour  on, 
en,  eux,  dans;  i/i.  Borel  dit  qu*on  la 
plaçoit  souvent  devant  les  noms  pro- 
pres d*hommes  :  il  se  peut  que  dans  le 
Languedoc  ,  Ton  s*cn  soit  servie  mais 
jamais  dans  notre  ancien  François. 

£n  ces  cheienes  ej^lises 
Forent  les  proreades  assises 
D*ainnosoes  ,  par  itel  corent 
Qn V/i  les  douast  honestement , 
Mes  en  les  vent ,  en  les  acliate , 
lai  a  TiUine  barate 

Jiiàle  Guiot,/oL  96. 

ExAAGEE  ,  enaagier  :  Déclarer  ma* 
jear;  d*œvii/n, 

£h-aima  :  Comme ,  selon  Bord. 

EifiiMi  :  A  savoir,  selon  Borel. 

Ehaxits,  enans  9  enant,  denant  : 
Avant,  auparavant  ;  anté» 

En  AME  a  :  énamourer,  s^enamoêt^ 
rer  :  Aimer  tendrement  ,  avec  pas- 
sion ,  prendre  de  Tamour;  d'amare, 

EifiMEEER  :  Rendre  amer;  ina- 
maricare,  d*amaror.  Ce  mot  se  trpuve 
dans  Itoosard* 


EN  A  443 

Etràxoirai  «  enmmoMreux:Dtreau 
loureux,  épris  d'amour  ;  d*«0i#r. 


Grant  pîece  aï  Illee  denoré. 

De  Bd-Aenefl  emamomré  , 

Oà  ja  trouvai  graat  coaipaîgiÉla. 

Momamdelm 


Eir  AoujHA ,  enafhar  :  Ennuyer. 
En  A  PRÈS  :  Ensuite  ,  aprèa. 
Enabchiez  :  Voûté ,  coiiribé  en 
arc,,  arqué  ;  â'arcus, 

La  front  ot  lUane,  polU  aana  froaca. 
Les  sorcls  bmaa  et  emmvkitM, 

^  Homo»  de  la  Étosej  iren  SSo>. 


EiTAaMB  :  Anse  ou  courroie  d'un 
bouclier  ;  ce  qui  servoit  à  le  suspen- 
dre ;  alarma.  Selon  Borel ,  c*est  une 
guige ,  espèce  d*armes. 

EiTAERHEMsifT,  orrkemeni.'Axldùn 
de  donner  des  arrhes  ,  engagement , 
achat  de  grains  sur  pied  et  avant  la. 
récolte  ;  d'arrha, 

ENABKHEm  ,  arrher,  enerer  :  Don- 
ner des  arrhes ,  acheter  des  grains 
sur  pied ,  avant  la  récolte  ;  arrham 
dore.  Barbaxan  dérive  le  mot  arrhes 
de  tuirt,  lien ,  ramus  ,  parce  que  les 
branches  d'arfaret  servent  à  lier  lea 
fagots  et  autres  objets  ,  et  principa- 
lement les  gages  qu'on  remettoît  au- 
trefois aux  juges  ;  en  bas.  lat«  arrka, 
gage ,  lien.  Fofez  HAmcxiOia. 

EiTAaT  :  Échafaud  de  maçon. 

Enasee  ,  enazier  :  Couper  le  nez  ; 
enasarc ,  de  nasum. 

Enaspeies  :  Aigries ,  piquantea. 

Et  por  kal  n'apeleroî-je  ju  nnotioa  cen  k* 
oiedacin  et  les  plaies  at  assuaget  les  enaspnm 
ooMataoaas. 

Sermons  de  S.  Bernard,  Jèl,  iia. 

Quidni  tUjterim  uneti&mem ,  qvm  et  mede^ 
fur  TfMÙiariàms,  et  axaspcratas  fomfitmim 
Um't. 

Ehavaitt  :  Dorénavant  ;  tVi  antê. 
Enâvieo  :  Versi  environ»  à-pen» 
près. 


44 


K  l^B 


E^BAÏF. ,  envahie ,  envoie  :  Joùf^t 
combat ,  lutte ,  attaque  ;  dUnvadere; 
en  Langued.  enbait,  étourdi. 

Pitirz  fiert ,  qui  iot  trop  d«  rose» 
Lor  la  rendit  presque  confuie» 
Blaifttdoat  est  renux  Délit, 
Biax  Baclif  1ers  seur  t07.  e«1it , 
Cil  fist.à  Honte  nue  enbaïe^ 
Kspée  aToit  de  plaisant  TÎe , 
Kscu  d*aise ,  dont  point  n^aroie 
Orlé  de  sobz  et  die  joie. 

Aoman  de  fa  hose. 

ExBALDiR  :  Publier,  proclamer, 
promulguer,  signiGer. 

£zfBiRNXR  :  Grossir,  deyenir  gros , 
prendre  de  Tembonpoint. 

ExBASMÉ  :  Embaumé. 

Enbatbe  :  AJ)attre  ,  jeter  à  bas. 

£:fBAucHURE  :  Travée. 

ExBEGUiN^  :  Ivre ,  plein  de  vin  ; 
coiffé. 

EirBESoNCNER  :  Faire  travailler , 
mettre  en  besogne. 

Eubeuree  ,  cnbeurcir,  lisez  enhe^ 
vrcr^  enhcvreir  :  Munir ,  remplir  ^ 
garnir,  instruire. 

Certes  ans  moines  Justes  par  non  fu  «/► 
ôeuretz  de  Tart  de  medicine ,  M  qneiz  à  moi 
mtablit  en  cel  titeisme  raonstier  sonionse* 
ment  solott  aer? ir  et  Telkier  en  me»  asai  dnei* 
maladies. 

Diai,  de  S.  Grégoire ,  //V.  4,  chap,  55. 

Quidam  namque  monacktu,  Justits  nomtne,. 
medinnali  a rte /itérai  imhutu»  ^  quimihiin 
eodetn  monajterio  constituto  $editlè  ohsequi , 
eUque  in  Msiduis  œgriiudittibus  mets  excu- 
bore  coMsueverat, 

Enbeus  :  Garni ,  rempli ,  orné  , 
savant  ;  imbtttus, 

Enblader,  enblaer^  enblaier  :  Eln- 
semencer  les  terres,  y  semer  du  bled  ; 
en  l)as.  la  t.  imbUidare  ^  de  bladum^ 
Voyez  Emblader. 
.  ÉifBLAKR  :  Embarrasser. 

*-  ftire ,  fi*t-ele ,  je  Tons  demande  congîé  d*a- 
1er  uvficc  tous  en  ce  TOTagc ,  quant  Mcaire 
Ticbaut  Toi ,  si  fust  moult  dulant ,  et  dîst , 
douter,  raie ,  dou  menor  esquier  que  tous  ares 
fcrea  tous  plu&  enblaex  que  moi. 

Homan  du  Qtteiu  de  Pontkrem, 


ENB 

Enblavchir  :  Vêtir,  habiller, bliRi* 
clûr  ,  rendre  blanc,  couvrir  de  blanc. 

Tel  se  fait  moult  reagarder , 
Par  %'enbletnehir^  par  aVafarder 
Qui  plus  est  laidfl  et  plu»  eat  pcssM 
Que  pe«liiex  mortelx  en  quârcame.. 

Gautier  de  CoiMsi,  Ue,.!» 

EirBLAKCBiz  :  Habillé,  vèta,  cou- 
vert de  blanc. 

Or  trespasseit  lo  pont,  astoient  li  ddîta- 
blés  preit  et  verdoians  aomett  de  bien  flai-« 
rantes  flors  des  iierbes  ,  etqueis  astoîent 
Teues  estre  assembici?.  à'enblanckiz  borne*. 

Dia/.  de  S,  Grégoire ,  liv.  4 ,  chap,  36L 

Transacto  autem  ponte  ,   ameena   ermnt 
pra(a  atque  uirentia  ,  odoriferit  kerbantm 
Jîoribiu  exornata ,  in  quibtu  albatomm  àmmi» 
nam  convtntictda  esse  *videbaiUur. 

EzTBOER  :  Salir,  tacbec,  couvrir  de- 
boue  ,  remplir  de  pus ,  apostumer. 

Gsl  miracles  bien  nona  enaaigne 
Que  cler« ,  ne  moine  nr  se  praigne 
A  Icclierie,  ne  à  luxure, 
Qui  «'entente  i  met  et  sa  cnre  » 
De  s*aue  perdre  est  curieux. 
Prestre  qui  est  luxurieux 
Si  puant  a  le  cors  et  Tame, 
Qu*a  Dieu  put  et  à  Mostre-Dame  y 
Luxure  est  si  enboant  boe , 
.   Que  le  cors  bOtUe  et  Tame  enboe. 
Gautier  de  Coinsi  ,li»,i^  chap,  83. 

ExBoizE  :  La  ville  d'Amboise  snr 
la  Loire  ^  au-dessous  de  Biois-  ;  Anh- 
bacia, 

EiTBoucHiER  :  Mélangerune  bonne 
chose  avee  une  médiocre  ou  une  mau- 
vaise ,  mixtionuer. 

Ei^BouRCER  :  Amasser  ,  recueillir. 

EirBRAOAR  :  Empêcher,  mettre  obs- 
tacle. 

Enbrechie  :  Action  de  cacber. 

Enbr ECRIER  :  Cacher,  couvrir. 

Ife  purquant  tus  di  sapience ,. 
Kature  ele  enbreehie  science , 
.  £mes  ke  ja  n*eusse  dit  ceo  kest  avant 
Fors  sus  le  son  ke  es  tm  aivaui  (suiTxnt) 
Eufin  ras  suffira  assea 
A  t«  Tos  eoTTCs  ke  fem. 

Emeigmmtm  étAmêêt^k. 


ENC 

'  ElrnioircnBE  (et  non  embrochier, 
cbmlkie  l'écrit  Borel  )  :  Cftcker»  bais^ 
ser,  couvrir  ;  oburnbrarc. 

Quant  Genird  et  1i  Chertljert  Tirent  lei 
OêUges  etttrer  oa  cbattel ,  il  se  eslongiefent 

E»ar  praudre  lor  coimes,  pu!»  retorncrentle» 
Dce»  beMÎéex ,  le«  heaumct  enbronchieK  ,  lef 
Cftcuz  avant  mis ,  fcrirent  le»  destriers  des  espé- 
rons, si  que  à  les  Teolr  venir  lembloit  foudre. 

Moman  de  G&wrd  de  Neven^ 
Mu.  /!**  4107. 

Si  eoroutra  un  Cliemlier  et  Dames  tovtn 
itnbronchiés  en  lor  ebapes  qui  peneaoce  fe- 
foieut.  Âoman  de  Merlin, 

EirBRON S  ,  enbrunché ,  enbruns  : 
Triste ,  obscur,  caché ,  couvert,  f^oj. 
Embion. 

ExBULLBTKK  :  Donncr  un  billet , 
un  certificat  ;  de  bulla, 

Enbuvse  :  Imbibcr,mouîller,  abreu- 
ver; imbibere.  Voyez  Abeyiee. 

Engachee  :  Chasser ,  expulser  ^ 
rejeter. 

Li  paour  est  pourfitaLle ,  il  emeaehe  les  pé- 
chiez et  restrajnt  les  vices  et  fait  TAme  soli- 
teuse.  Miroir  du  ChresHen, 

Encal,  pour  sénéchal. 

Eirc  Air  CHER  :  Embarrasser. 

Encant  :  Autant  que. 

Emcantaibe  ,  encarUador:  Magi-» 
cien ,  enchanteur  \  incanUitor» 

En CANT1&  :  Ensorcelé ,  charmé,  en- 
chanté ;  incantatus, 

Encantemext  :  Chamie,  sorti- 
lège ,  enchantement  ;  incantatio. 

D'autre  cose  s'est  porpensée 
Par  erbes  et  par  encantem^u 
Yelt  faire  son  propo&ement  ; 
Ses  sors  et  ses  ormes  atrempe, 
Se«  erbc«  travaille  et  destrempe 
Od  le  vin  li  velt  faire  boire. 

Rotnan  de  Doiopalat, 

EzfCANTER  :  Charmer,  enchanter ^ 
ensorceler  ;  incantare. 

Car  je  sui  clill  qui  jamais  n*iero 
Jour  sans  travail  et  sans  essil , 
Pour  cliest  diable  de  baril , 
Que  juaufez  et  mil  iiaoto  arde 


£NG 


445 


Li  naufea  Tont  eu  eu  garde 
Qui  Tout ,  je  cuis ,  tout  encante. 

Dict  du  BariseL 

Encaous  ,  encaousscment  :  Pers'é- 
cution,  accusation;  incusatio, 

Encaoussaiior,  encaoussaire:  Per- 
sécuteur, accusateur  ;  incusator, 

Encaocssir  :  Persécuter;  incusare. 

Encaper  :  Couvrir  d'une  cape> 
donner  une  cape. 

Encar  A,  enkeras  :  Encore  ;  in  hanc 
horain.  Voyez  Encoures. 

Encarater  ,  ertcarauder:  Enchan* 
ter,  ensorceler. 

Engarchier  :  Charger,  recom-* 
mander.  Voyez  Carger. 

En  CARIER  :  Charrier,  voiturer. 

Encarner  :  Prendre  chair,  s'ln-> 
carner  ;  de  cearo ,  carnis.  C'est  aussi 
l'action  de  l'oiseau  de  proie  ,  quand 
il  met  ses  griffes  dans  la  chair  du 
gibier. 

Encarter  :  Rédiger,  passer  tut 
contrat  ;  de  charta, 

Encassiller  :  Enchâsser. 

Encaucer  :  Poursuivre  ;  d'oà  en^ 
caucàieret  encaus,  poursuite. 

Enceinturer  :  Concevoir,  deve- 
nir grosse;  en  Latin  et  en  Italien 
incingere» 

Engenble  :  Ensemble  ;  in  simul. 

Encencier  :  Encensoir. 

Encenobicent  :  Incendie,  embra- 
sement. 

Engence  :  Certaine  mesure  de 
terre  ,  ainsi  appelée  parce  qu'elle 
étoit  enceinte  de  haies  ou  d'autre 
clôture. 

■ 

Engensir  :  Donner  à  cens. 

Engentrbr  :  Enter  un  arbre  ;  dV/i- 
sercre,  ou  plutôt  du  Grec  iyKitrft^ut. 

Enceque  :  Pendant  que. 

Engequete  ,  encenqueta  :  Aveu- 
glement ;  de  cœcitas^ 

Engerghaui.es,  encercheur:  Qui 
épie ,  qui  écoute ,  qui  approfoudit  » 


446  S  N  C 

qui  examiné ,  tcrutateur  ;  ùtquisitor. 
Barbazan  le  dérive  de  scrutator, 

VtrlsiM  est  li  cuers  de  l*ome  et  niant  en- 

Sermons  de  «SL  Bernard ,  fil.  ilo ,  r^. 

Profimdum  namque  est  cor  hominis ,  et 
iMpcrftCmtabile. 

ExGBairxR  :  Eocliisser,  entouver, 
environner»  ceindre  ;  incingere» 

ËKCBRQUBa  :  Recliercher»  pour- 
suivre ,  f 'informer  ;  inquirere  ;  en 
bas.  lat.  eneercare. 

Cil  qui  let  forfez  encerque  \%  proMOtenr. 
FmèL  de  ComstûtU  du  HmmeL 

£hcestf4xt  :  En  effet»  a  cet  effet. 
Enchàcier  :  Chasser,  renvoyer, 
bannir,  poursuivre. 

Et  Inî  dift»  noUe  Roi ,  aide  vona  requîer 
Contre  Piètre  le  fel  qui  me  fait  enchacier, 
Ihx  roiaume  raillant  que  je  dois  justicier. 

Fie  de  du  GuescUn, 

EiicHÂiirnRE  :  Environner;  deve- 
nir grosse  ;  incingere. 

Dolonrt  de  mort  moi  enchamdrttU  «I  lea 
périls  d^enfem  moi  troereront. 

Comm.  sur  le  Soutier,  Ps.  ni,  ifers,  3. 

CîraimdedeniDt  me  dohres  mortis  .*  etpe^ 
ricula  inferni  invenerunt  me, 

Encraince  :  Échange ,  troc  ;  de 
cambium. 

Enchaintb  :  Environnée;  enceinte, 
femme  grosse  d*enfant. 

EncHAiNTURER  :  Devenir  grosse 
d*enfant ,  être  enceinte. 

Et  Toi  ta  cosine  Elisabeth ,  elle  est  «mcAmis» 
ntréû  et  ad  conçen  un  fils  en  sa  rieillesce. 

Bible ,  Lue  ,  chap,  i ,  i>ers,  36. 

Si  eeee  Elizabeth  oognat^  tua,  et  ipm  eon- 
cepit  filium  in  senectute  sud, 

Eiictf  lîR ,  encheoir,  enheoir:  Tom- 
ber, se  prosterner  ;  incidere. 

EncfHÂisoir ,  tnchaiioun  :  Caase , 
sujet,  occasion;  occatl^ 


sue 

A  qaî  s«nt  dolovra?  à  qni  ptrs  art  Mtvst 
a  qui  sont  foessées  ?  à  qoî  sont  pUioa  saap 
enchaisoun?.k  qui  roiller  des  oeb? 

Prov.  de  Salomon ,  chap,  23 ,  Tfers,  %^ 


OU  vm?  eujus  patri 
five^e?  cmi  sine  causa 
oculontm? 


I  tfo/?  eus  rtxmr  ctsi 
imbsera?  eui  ssfffmêm 


EifcuAiTivER  :  Rendre  valbes* 
remx ,  être  malade.  Voyez  Caitif. 

EircHAMifADER  :  Borel  dit  que  c'est 
enjamber,  comme  qui  diroit  encam-* 
hader;  car  combe  en  Languedoc  est  la 
jambe;  d'où  est  venu  le  mot  escambar- 
lot,  qu'on  donnoit ,  au  temps  de  not 
guerres  civiles,  à  ceux  qui  étoient  par- 
tie pour  les  uns ,  et  partie  pour  les 
autres ,  c'est-à-dire,  ayant  une  jambe 
d'un  côté  et  l'autre  de  l'autre  ;  car 
ce  mot  signifie  proprement  èx^nor- 
quiUié,  Je  ne  sais  si  Borel  a  compris 
son  explication ,  pour  moi  je  ne  la 
comprends pas.Ce  mot  se  trouve  ausu 
dans  le  Glossaire  du  Roman  de  la 
Rose ,  pour  démener,  remuer.  L'an- 
teur  renvoie  au  Codicile  de  Jeban 
de  Meung ,  vers  819,  où  est  cette 
strophe  : 

Orant  sens  est  d'amjs  faire  et  grtigBear  dm 

garder; 
Hais  pou  en  fait  Ten  ganU  qni  les  venlt  es- 

charder; 
Oncqnes  gens  mieulx  ne  scenrent  orea  «it> 

ckan^tider. 
Que  cenU  qui  en  leurs  marrm  veulent  hita 

esgarder. 

Barbazan  dit  n'avoir  jamais  vu  ce 
mot,  non  plus  que  M.  M**%  qui 
s'occupe  depuis  quinze  ans  d'une 
édition  du  Roman  de  la  Rose ,  colla- 
tionnée  sur  trente  Illss.  les  plus  an- 
ciens qu  il  a  pu  se  procurer  à  Paris. 
Voici  la  stro]>lie  telle  qu'elle  est  écrite 
dans  les  Manuscrits  : 

Grant  sens  est  d*amis  fere ,  et  greignonr  don 
garder, 
>a  eafct  et  garda  qui  la  Taell  eaeksrdcr: 


£lf  G 

^MM^IMV  ^MW  IMlK  ttt  06Wflt  PnlM  M^um 


Qmt  «fls  foot  <|h1  leon  cravnt  Tocilent  hlm 
et^arder. 

*  TWir.  d(»  Jehan  de  Weung,  vers  8171 

**  Tromper,  amiifter;  Tautcnr  parle  dct  moi- 
net  qui  tareot  ai  bien  «c  coutrefaire,  qa% 
tPioipvat  lea  prclato. 

EircHAiTDSLisiER ,  eschfmdelisur  : 
Répandre  de  mauvais  bruits  sur 
quelqu'un. 

EircHANTELfiA  :  T^ver  sur  les  cliafih 
tiers ,  ranger  des  pièces  de  vin  sur 
des  morceaux  de  bois ,  sur  des  pou* 
très ,  ranger  du  bois ,  Tempiler,  selon 
Monet  ;  incanierire. 

EircHAiTTEMENT  :  Encsn  ;  et  e/t- 
chanteur,  celui  qui  vend  à  Fencan. 

ËNCHiHTERB  :  Sordcr»  magicien  ; 
incantiUor, 

Ekchanterie  :  Effet  provenant 
d'une  science  magique  \  incantatio. 

EifCHAPELER  :  Mettre  un  chapeau 
de  fleurs  sur  la  tête ,  selon  Monet. 
Voyez  Chapel. 

Ekchapelsueb  :  Action  de  mettre 
tnn  chapeau  de  fleurs  sur  la  tète. 

EircRAPPER  :  Couvrir ,  revêtir 
d*une  chape. 

EncSAEAUDEE  :  Ensorceler. 

EzfCHAROEa  y  encharier ,  lisez  en-^ 
eharjer  :  Engager,  charger  quelqu^un 
de  faire  une  chose  ,  recommander , 
ordonner^  commander  ;  angarîar^» 

Or  oex  ce  qoe  m'emekarfm 
Ma  Dame  qui  m'envoia  ça. 

Rutebeuf,  DU  de  VErherîe, 

EiccHARNÉ  ,  encharneie  :  Incarné  f 
qui  a  pris  chair  >  incarnaius* 

0  sapience  kt  de  dedens  eit  traite  !  b  sa* 
pieoce  vraiement  enehameie  et  coverte. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foL  55. 

O  sapientia ,  çtue  de  occultis  iraheris  /  4 
*»erè  iucarnata  et  ifelaia  sapientia, 

ExcMARNER  :  Prendre  chair,  s'in- 
carner, devenir  homme. 


E  N  C  4«7 

Eh  cKAftTi ,  énchannh  Prisonninr, 
détenu  ;  incarceratus.  Voyez  CAATafc 
et  Chartre. 

Encbartrer  :  Mettre  en  prison. 

EircRASsi  ,  enchaudez  :  Chassé , 
exilé,  banni,  poursuivi  ;  de  quassatus, 

EircaAUCER,  encauchier,  encha-r 
ceir,  enchacer,  encfuicier,  enchaiceir, 
enchalcer,  enchalcher,  enckalzeir, 
enchalzer,  encfuisseir,  enchâsser,  en-- 
chassier,  enchauchier,  enchaucier  : 
Poursuivre ,  chasser,  bannir,  exiler, 
presser,  serrer,  fouler  avec  les  pieds  , 
se  hâter;  qHossure. 

Maît  il  ne  pnreat  pasveoir  ceaz  mafignet  et- 
pirty  lesqueia  icil  enchaUant  à  toi  aolTrok 
grieme«C ,  mais  il  veoient  leur  pretence  en  la 
confusion  et  en  la  palor  et  el  tremblement  àt 
celui  ki  attoit  traîz. 

JDûi/.  de  S,  Grégoire,  Ur.  4,  ehap,  3^ 

Eos  euitem,  quos  i/le  insisteates  sibigrmriter 
iolerabat ,  ipsi  malignos  spirttus  Dtaere  nom 
poterani,  sed  eorum  proïsentiam  in  eon/k» 
sione,  etpmUore,  ae  tremore  Utims  qui  trttkc- 
batur,  'vuiebanii 

Enche  :  Conduit ,  canal ,  gout- 
tière ,  tout  ce  qui  sert  à  égoutter  de 
Feau;  du  Grec  encheo. 

EircREiNTE  :  Femme  grosse  d*en« 
faut  ;  incincta» 

EircHEiR ,  eacheoir:  Tomber,  faire 
une  chute  \  incidere. 

Kar  par  ploia  rient  capenumee 
A»  mardian» ,  e  Inr  aidauce  ; 
En  pluie  soTent  toneirs  Tienent 
Et  fudrea  iorent  auii  encheienif 
En  rKiertt  font  crétine  aoreott 
Lea  miaani  sVn  «iflent  cmement. 

Los  Enseigisemens  d'Aristote» 

Ehcreper  :  Mettre  aux  fers.  Fof. 
Cep. 

£if  CKERCVEvrR  :  Espion  ;  inquisitor, 
Barbazan  le  dérive  de  scrutaior;  il  a 
été  pris  aussi  pour  querelleur ,  qui 
cherche  dispute. 

ENCHERixR^encAer^^y  encherser: 
Reckarcber,  eoqvérir^  itiqmrere;  ea 


448  £NC 

,bas.  lat.  encercare.  Barbasan  le  dé- 
rive de  scrularL 

Wencherke  point  1rs  cote»  tacréet ,  n^ate» 
ciure  de  savoir  chou  ke  il  ne  te  loi«t. 

Miroir  du  Chrestien. 

EircHEREssEMEKT  :  ActioD  d*ea- 
cbérir  ;  et  encherie ,  enchierement , 
enchère. 

Eif  CHEUE  :  Succession  »  héritage. 

ËNCHKVESTRKR  :  Mettre  un  licou ^ 
une  bride  à  un  cheval ,  à  une  béte  de 
somme  ;  au  figuré,  embarrasser,  met- 
tre obstacle.  Foyez  Chevestre. 

Ekchey5on  :  Amende,  impôt. 

Enchi  :  Ainsi,  donc,  là ,  ici  ;  formé 
de  in  et  hic. 

Et  cIieTancIia  tant  qne  II  vînt  k  Mestîno- 
pie  !(or  le  flum  et  enchi  se  herberja  et  fut 
tendre  ses  très  et  ses  pavfillons. 

Vitte-Hardouin . 

£ircBiEF,lisez  en  chicf;  incapite  : 
D*abord ,  en  pr<'mier  lieu. 

Rt  tout  einsinc  si  les  puet  Ten  mètre  on 
champ  ,  et  ■  il  qui  appelé  si  doit  aler  à  Tautre , 
et  le  doit  requerre  ;  et  cil  qui  seru  vencus , 
•t  ne  perdra  ja  ne  vie ,  ne  membre  por  ce  qu^il 
ne  sViitrapcleut  pas  de  murtre  ,  ne  de  traîson 
en  chiefi  mais  cil  qui  sera  vencus  si  paiera 
à  Tautrc  sou  champ ,  et  quanque  il  aura  coûté 
en  chief,  et  les  coûtantes  dou  jour  que  la 
bataille  aura  cêté  jugiéc. 

Etablissemens  de  France,  liv.  i,  ch.  89. 

Enchi  FERRER,  enchifrener  :  Obs- 
truer, embarrasser,  bi>ucher,  empê- 
cher. Barba zan  le  dérive  du  mot 
enche ,  qu'il  fait  venir  mal  à  propos 
du  iavcc  syphon,  conduit,  canal;  et 
àe/reenare,  empêcher.  Borel  dit  que 
ce  mot  signifie  barbouiller,  venant 
ôHensa/rané  ;  il  auroit  au  moins  dû 
établir  le  rapport  qu'il  pou  voit  trou- 
ver entre  safran  et  barbouiller. 

Se  nuls  a  privé  me  tenist, 
l'iulle  n^i  gardast  couditiou  , 
Foi,  ne  veu,  ne  religion. 
Se  ne  fust  aucuns  foraenex 
Qui  fu»t  d^amours  enclûjrenez, 

JSûman  de  k  Mue. 


£NG 

Enghis  ,  encù ,  emùz  ■:  Btettrtit 
d'une  femme  enceinte  »  e|  meurtre 
d'un  enfant  dans  le  ventre  de  M  mère^ 
de  mulierem  inciens,  ainsi  dit  »  parce 
qu'on  tue  avec  l'épée,  cum  eiue$  tn, 
bas.  lat.  incisium. 

Encis  est  si  est  quant  Tcn  ûgtt  temmm  mm 
ceinte  ,  et  elle  et  Tenfaut  se  meurent. 

Ancienne  Coutume  d^Ax^oà. 

Enchiser,  e/ic/rer;  Inciser  jcoupery 
tailler,  hacher,  trancher  ;  inàdércm 

Origenes  qui  les  coil. . . . 
Se  copa ,  moult  pou  me  prisa , 
Quant  à  ses  mainn  les  encisd 
Pour  servir  en  dévotion 
Les  Dames  de  religion , 
Si  que  nus  sonpeçon  n^énat 
Que  gésir  avec  aus  péatt. 

Roman  de  la  âam, 

Enchoisoker,  encheîsoner,cneM* 
sonner:  Gronder,  blâmer,  reprendre» 
accuser.  Barbazan  le  dérive  de  co»- 
sari.  Voyez  Achaisonner. 

Quant  je  me  fus  arée  bien  quatre  jonra  après 
ce  qye  nous  fusmes  venus ,  je  alai  reoir  le 
Koi ,  et  uCenchoisonna  et  me  dit  ^oe  je  n*a- 
vois  pas  bien  fait  quant  je  avoie  tant  tardé  à 
à  li  veoir  et  mecomanda,  si  chier  corne  j*avaie 
s^amour  que  maugasse  avec  lui  adèa ,  et  an  soir 
et  au  maiu  jusques  à  tant  que  il  eut  arée  qaa 
uouk  ferions ,  ou  d'aler  eu  France  ,  oa  de  de* 
mourer.  JoinviUe  ,  Mu*  JhL  sis. 

Encrouer  :  Frapper,  blesser. 

En  CHUTE  :  Ce  qui  échoit  par  sac- 
cession. 

Eif ciEN  :  Vieux ,  ancien;  anttquuim 

Encien  (  mon  )  :  Mon  escient  ; 
scienten 

En ciR AILLER  :  Couper  par  mor- 
ceaux. 

Encirer  :  Enduire ,  couvrir  de 
cire,  selon  Monet. 

£?rcisER.  Fbjrez  Enghisek. 

EnrciTER  :  Provoquer,  exciter; 
ea:citare. 

ExciTEUR  :  Qui  provoque. 

Enclastae  :  Lieu  fermé,  graoge  , 
grenier. 


fiirc 

BtrotiAVift  :  Ce  qui  est  enfermé  ta 
dedans,  et  non  pas  limites»  fron- 
tières ,  comme  le  dit  Bon*  1. 

EircLâTSURK:  C16tare, fermeture. 
Barbasan  dérive  les  mots ,  encùtver, 
^nclapés ,  enciaveurv,  de  claustrum, 
doitre ,  barrière  ;  d'antres  les  déri- 
Tent  de  clavus,  on  de  in  et  de  claudot 
ïfe  TÎendr oient-ils  pas  plutôt  d'i>i- 
Kludere? 

EircLiN  :  Salutation  en  se  baissant» 
révérence  ;  incUnatio. 

EircLiN ,  adj,  :  Baissé ,  prosterné. 

Et  jeo  enclin  ahourai  Nostre  Seiguor  be- 
A^squisnt  NostreSeignorle  Dieu  Monteigneur 
Abraham. 

Bible,  Ognèse,  chap,  ^4,  av/v,  48. 

Pronasque  éuioratui  Dominum  ,  benetUcem 
Dominé  Ùeo  Doinini  /net  Abraham, 

Ekclinfa  :  Saluer  en  se  baissant, 
incliner,  faire  la  révérence  ;  inclinartm 

Devant  \e  Roi  s'agonoîlla  , 

Et  moult  hunibleroent  B*enclina 

£d  m  loi  le  *alua  : 

Lavert  Kiiig  we^bd,  ce  li  dit; 

Li  Roi»  demanda  et  enqulat 

Que  la  l*uc<  le  li  di»oit , 

Car  êùn  langage  ne  sa  voit  1 

9e  li  disoit  un  Latinier» 

Qni  de  Ce  e^toit  coudtumiert : 

La  Mesciue  t*a  salué 

Et  âelguour  Roi  t*a  apelë. 

Roman  du  Brui. 

Ehcloeube  :  Empêchement,  obs- 
tacle, opposition. 

Ev cLoia  ,  enclore  :  Enfermer,  ren- 
fermer ;  includere.  Barbazau  le  dérive 
de  claustrum* 

Eif cLOisTRE  ,  enclostre  :  Barrière , 
Ken,  frein  ;  et  enclos  d'un  couvent  ou 
d'un  monastère  ;  inclaastmm. 

Met  garde  à  ta  bouche ,  scele  tes  lèvres , 
wmdoi»treàe  kîlense ,  ne  parole  iiiîe  souvent  si 
on  ne  te  parole.  Miroir  du  Chrétien, 

EircLos ,  enelous  :  Enfermé  ;  in-^ 
mltuut* 

Ehclotir  :  Se  jeter  datns  un  trou  ^ 


Ë  Ht  d  44^ 

se  cacber,  s^enfermer,  selon  Monet. 

EifCLOUEMENT  .'  Action  de  se  bles^ 
spr  avec  des  cloUs ,  d'attacher  àreâ 
des  clous. 

En cLoùEa  :  Attacher,  fermer  avec 
des  clous ,  se  blesser  avec  des  clous  ; 
de  clavus, 

EifCLuoK  :  Enclume. 

£2rcLi}s:£nfermé,renfermé;moine, 
doitré ,  solitaire  ;  inclusai. 

Ils  nVspargnoit  ne  ders,  ne  moines , 
Bncltis,  hermites,  ne  canolnes, 
Kt  les  nonaiiis ,  et  les  conrer*. 
Qui  plus  erent  à  lu!  ahers. 

Le  Chevalier  au  Barisel, 

Encochkkent:  Action d'encocbcr» 
de  mettre  dans  une  coche. 

Encoche  a ,  encrùcher:  Mettre  une 
flèche  dans  la  coche  d'un  arc ,  tendr» 
la  corde  d'un  arc  pour  le  tirer 

EvcoEUvaia ,  encctvrir  :  Renfiiw 
mer,  couvrir  ;  coopciire, 

Encoisoit  ,  ecoison  :  Pièce  de  bois 
ou  pierre  qui  fait  saillie,  et  sur  bh^ 
quelle  porte  une  poutre. 

Encolpado  :  Coupable  ;  culpAtnii, 

EncoLPAs  :  Etre  coupable  »  con- 
damner ;  culpare, 

Encolpé  :  Accusé,  coupable;  enn 
colper,  accuser,  déclarer  coopable. 

Encolure  :  Isthme,  langue  de  terM 
qui  joint  une  presqu'île  ou  tine  ile 

au  continent,  et  qui  estbaignéed'eaM 
des  dent  c6tés,  détroit  {  de  àoiluên  ,\ 
selon  Monet. 

Engomangemeiit  .  ePttômnîénte- 
ment  :  Principe ,  origine ,  eommènoe^ 
ment. 

Don  Chevalier  blecié  dira! 
Qo*av«>ft  en  le  bras  brisié , 
Formeut  Tcu  a  lu  caer  pesé» 
Qu'il  u*a  esté  en  la  bataille 
Avecques  les  autres  sans  faille  » 
Car  dou  chastel  vit  vraiemetit 
La  fin  et  VencomànoemetU. 

Fabl.  dànê  Femme  pùmreeniffommet, 

E^rcoxBaB  :  Difficulté ,  embarras  y 

r  f 


45o  EH  C 

€bêtMde  ,  rcDCootre  flchrote , 
dcot.  Barittzaû  le  dérÎTc  de  cmsut- 
léUiOf  et  d*aatres  de  combrus. 

fA  arcrqars  ce  ci>«*a'S  fiMrdba* 

Il«  <iÏT«r*  arbr«*  i  raa  taut , 

Qoe  ae  Mroit  !»*««  f&t  meoMAnr 

Ile  les  *o«*  dttàMlrr.r  par  MiMbrt. 

KomoM  de  la  Bâue. 

EvcoMB&i  :  Comblé,  embarras&é; 
malade. 

E?rcoMBaEA  :  ?faîre ,  faire  du  mal , 
obstruer,  conTrir,  combler,  embar- 
t9L%%tT  ;  en  bas.  lat.  eRCombrare. 

EïrcoMBBErs,  escombré  :  Malben- 
rtnv ,  licheax ,  en  nu  jeux. 

E?rcoMBEica ,  enconbrier:  Encom- 
brement ,  dommage,  perte,  malheur  ; 
de  combnu. 

Daiu  qna^re  yvn  \^  «eraî  à  la  fonUioe ,  ic 
Dka  BM  de^ebd  d'eneonhrier. 

Bomande  Tristmt. 

Ehcomiaste  :  Panégyriste,  qui 
lait  l'éloge dec|uelqu*uii;  dV/?co/7i/i/i7i. 

EncoM MEBCEE  :  Commencer,  met- 
tre en  train. 

Quant  toat  fut  en  grant  ttrieté ,  3  emcom* 
menca  â  chanter. 

Roman  de  Gérard  de  Keyert. 

Evcos  •  enson  :  En  La  ut  ;  in  sum- 
mu  m. 

Ehcohcbee  :  Équiper,  arranger , 
parfr. 

EifcosfTiHEirT  :  Avec  excès,  in- 
continent ;  incontinenUr. 

Errcoif TBE,  enconuée,  subst.  :  Ren- 
contre, aventure  ,  combat;  à^ encon- 
tre ,  adv. ,  contre,  vis-â-vis ,  qui  vient 
de  contra. 

£frc:o9TREifONT  :  En  remontant. 

Voyez  COHTEEMOWT. 

ENroiTTEEPLEGEE  :  Donucr  cau- 
tion. Voyez  Place. 

KivroifTBEE  :  Rencontrer  quel- 
qu*un ,  se  trouver  face  à  face  ;  in 
fiontra  ire.  Encontre  lui  :  Au-devaut 


Evco VTE SI  A9CEB  :  Promettre,  ( 
Tenir,  être  d*aocord. 

Tootrs  le*  foîft  tjme 
^  plariex  cIiom«  ,  l'ane  %k 
k  i«baa  ,  je  Toa*  doBrrai  ^ix  I 
val,  il  M  p«<^*  acqniijcr  par 
pleftt ,  on  par  le  dteval ,  «m  par  l*s 

CMcfacaie  de  fff  figioûû-  ■*'^*^r  3^ 


^^ 


EscoFLEE  :  Unir,  joindre, 
pler  ;  coputare, 

EïfcoB PELEE  ,  encorder:  Arrter, 
engager,  einbarrasserdass  uoecotde, 
garnir  de  cordes ,  selon  Monct.  EtH 
corder  un  arc ,  c'est  le  garnir  de 
cordes  ;  de  chorda. 

£?rcoEFEE  :  Garnir  de  cornes.  Eth 
corner  un  arc  :  Le  garnir  de  corBCft 
anx  deux  bouts  ;  de  cornu, 

Ekcoettetee  :  Mettre  dans  des 
cornets,  faire  des  cornets,  suirant 
Monet.  La  Fontaine  s*est  servi  de  ce 
mot  pour,  prendre  une  comelte  de 
femme. 

£?rcoEPEE  :  Accuser, déclarer  coa- 
pable  ;  culpare  y  et  encorpeir,  mettre 
en  prison  ,  charger  d  un  fardeaif , 
incorporer  ;  incotporari, 

Qoe  trestnoz  à  max  eat  Tenus 

Par  Daut  renard  et  par  sa  corpe,  (cal^} 

Et  qu*Yftengrio  i  droit  Vencarpe. 

Roman  du  Rene^^JhL  3i. 

Encoetikee.  f^ojr.  ExcocaTivEE. 
ExcosTE  :  A  côté. 

Pais  arifte  com  bone  archiare 
Par  nne  petitete  arcbirre 
QuVle  rit  en  la  tor  rrposte 
Par  devant,  non  pa»  pareiicofAr. 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  bib^i. 

n  ayott  leu  la  Bible  et  les  lÎTres  q«t  TO«t 
tncost»  la  bibli.      JoUmUe,  àiu.fiL  34a, 


ENC  . 

drcdvLPVft ,  encouper  :  Déclarer 
coupable  ,  accuser  ,  inculper  ;  in*- 
<ulpare. 

MelUatît  •*«!!  aUa  armer,  triste  et  despltî- 
SAiit  de  ce  qa*F.ariant  nVttoit  arte ,  laquelle 
priant  Diea  que  son  chaoïpioa  Toubiat  aidier 
•oaai  rraiement  que  à  tort  estoit  encoulpée. 
Roman  de  Gérard  de  Nevers. 

Encourânge  :  L*action  d'encourir 
«ne  peine. 

Ekcourembht  :  Peine  où  Ton 
tombe  par  sa  faute  ;  d^incurta, 

Encoukes  ,  encor:  Encore  ;  quand 
il  y  a  négative,  il  vient  ô*anié  hanc 
horam  ;  et  sans  négative ,  de  hdc 
hord.  On  disoit  ore ,  pour  heure. 

Eif  COUR  ON  NEE ,  encoronnet  :  Cou- 
ronner ;  coronare;  en  Ital  incoronar. 

ExcooRTiN ER  .*  Fermer  les  rideaux 
du  lit ,  tapisser,  environner,  couvrir 
de  tapis.  Voyez  Cortinkr. 

Les  rues  estoirnt  ^nronrrm/rf  moult  rîche- 
■lent;  tuit  se  penoifut  de  faire  bel  atour. 

GuilL  de  Tyr,fol.  170,  ^. 

Encràiné  (cheval)  :  Blessé  sur  le 
garot ,  égaroté. 

Encravanter.  rbr.  Aoravanter, 

Ekcravkr  :  Augmenter. 

Encre  :  Ancre  de  vaisseau  ;  an- 
chora;  et  encre  à  écrire,  à*incaus^ 
tum  ,  qui  se  trouve  écrit  encaustrum 
dans  un  vieux  Mss.  de  S.  Germain , 
cité  par  Ducange  ;  de  là  inchiostro  en 
Italien  ,  et  encre  en  François. 

Encrksser  :  Engraisser,  croître, 
augmenter  ;  increscere» 

Encretse  ma  doctrine  comme  la  pluie,  de- 
conrge  mon  pnrler  corne  la  rosée  auxint  come 
pluie  sur  la  herbe  ,  et  si  come  gutte  sur  greins. 
Bible  y  DeuteroH,  ckap.  3a ,  'oers,  a. 

Concre»cat  ut  piuvia  thctrina  mea,fluat 
mt  ros  eloqtùum  meum,  qtuui  imber  super 
kerbam  ,  et  quasi  stiila  super  griunina. 

Encre  VER  :  Blesser,  faire  une  plaie. 
ENCRoi ,  encroué  :  Crucifié  ;  de 
eruâfixut. 


END  45i 

EirCROER  ,  encrouer  :  Pendre  au 
croc,  accrocher,  attacher. 

Encroué  (arbre)  :  Arbre  qui ,  en 
rabattant ,  est  tombé  sur  un  autre , 
et  s*est  engagé  ou  embarrassé 'dans 
ses  branches. 

Encrouteju,  encrouster  :  Incrus- 
ter, creuse/,  graver  ;  incrustare.     . 

Encui  :  Avant  la  fin  de  ce  jour. 

Trop  ares ,  dist-ele ,  Tesca , 
Ge  TOk  froissrré  cel  escu , 
Yos  en  gerrez  encui  par  terre, 
ISaz  empréistes  ce^te  guerre. 

*  Roman  de  la  Rose ,  vers  i5^3. 

Encuit  :  Qui  n'est  pas  mît  ;  m- 
coctus  ;  et  trop  cuit ,  selon  Monet. 

EirctRER  :  Tomber,  encourir  ;  //»- 
currere» 

Eif cnsATEVR  :  Accusateur  ;  incu^ 
sator, 

Encusement  :  Indice,  accusation; 
incusatio, 

Encuser  :  Accuser  ;  incusarcs 

EifcuTE  :  Occulte,  secret ,  caché. 

EifCTRER  :  Inciser,  suivant  Borel. 
Sx  ce  mot  a  existé ,  il  n*a  pu  signifier 
que ,  garnir,  frotter,  enduire  de  cire. 

EnczAiHTTE  :  Enceinte  ,  grosse 
d*enfant. 

ErrnABLE  ,  endaibie  ,  cndtijrbie  , 
endeble ,  endesble  :  Qui  s*en  va ,  qui 
se  meurt,  se  corrompt,  débile,  foi- 
ble,  abattu  ;  de  debilisi  et  praticable, 
Pandore*  Gué  endable  :  Gué  prati- 
cable,  par  lequel  on  peut  passer. 

Eif  nAiv ,  cndain ,  cndan  ,  enden  , 
endeni  :  Enjambée ,  mesure  ,  rang  , 
rangée  ;  du  verbe  andare  ;  en  bas. 
lat.  andena*  Yoyes  Ducange  au  mot 

AiroELLUS. 

Endaz  :  Parbleu ,  morbleu. 
Endeble  :  AfiToibli ,  abattu  »  dé- 
bile ,  foible  ;  de  debiUs, 

Ne  dcTons  mette  en  oubUane* 
Le  dit ,  ne  la  seueBance 
Del  cerf  qui  ektrangemeiit  OTr«  ^ 
l^uer  il  neojue'la  colovre 

% 


4S%  END 

Ce  dit  Yen ,  quant  il  est  tmîUi • , 
Puis  est  tos  sains  et  refresckis  , 
Quant  tieil  et  endeble  se  se  ut , 
Si  vet  querre  tout  bêlement 
La  fosse  où  la  coialetre  dort , 
Qui  moult  4e  crient  et  het  de  mort. 

Le  Bësdatre, 

EirDEiK  :  Mesure  pour  les  prés , 
en  usa^e  du  côté  de  Toul. 

En  DEMENE  ,  endemné  :  Volup- 
tueux, lascif,  impudique. 

ËNDEMENTiERs  ,  e/idemenHeres , 
e/fdemèntre  :  Cependant ,  dans  cet 
interTalle,  tandis  que^  à  présent ,  à 
ce  moment ,  pendant  que  ,  pendant 
ce  temps-là  ;  formé  de  ineie  et  inté- 
rim :  c*est  VifUerea  des  Latins  ;  en 
Ital.  mentre ,  et  en  Lang.  demeniré , 
dementreque;  en  Picard  entreian* 

Près  est  nostre  Sires,  chier  freire  ,  ne  soîez 

.'die  nule  ohose  ousenoenols ,  près  est  et  (ot  apar- 

rit ,  ne  defîaillés  mies ,  ne  ne  laisses  miei  : 

qnareilo  endementrc  c'on  le  puet  atroreir, 

apelelz  lo  endementrc  quM  est  près. 

Sermons  de  S,  Bernard,  fol,  37. 

Propè  ett  Domimts,  Jratrts  mei,  hlkUtol- 
Uciti  suis  :  in  proximo  est ,  et  okiuê  apport- 
bit,  Tioiite  dejicere ,  noUte  lassari  :  çugerite 
eum  dtim  invehiri  potest,  invocate  eum  dum 
propè  est. 

Le  R07  pour  soi  retraire  %  demanda  les  es- 
picea   et  tin  de  congié  endemehtiers  fjvC'ài 

ilomMH  du  petit  Jehan  de  Saintré, 

lE^vx>'ijxBJLV%Ay  emiè'nhatnén  :■  Indi- 
gnation ^  colère  ;  indignaiio, 

£nosnb4rsi  :  S'indigner,  être  in- 
digné 'y  inUigHtirin     ^ 

£noent  :  Authentique  ;  teut  dire 
aussi ,  Tespace  que  parcourt  là  Ûl»x 
en  un  seul  coup. 

£ndknt1ër  :  Garnir  de  dents,  Ibire 
des  dents  à  une  scie;  il  s'est  dit  aussi 
pour  appuyer  le  visage  contre  quel- 
que chose ,  renverser  quelqu'un  le 
▼isage  contre  terre. 


XND 

En-ukntuax  :  Temps  de  Is  dcîiti« 

tion  ;  de  dens.  ^ 

En  DENTURES  :  Actes  authentiqMi 
doubles  ;  chartœ  indentatœ. 

Endehoi  :  Dartre  farineuse. 

Endestea  ,  endetter  :  Ent9getj 
être  hors  de  soi ,  être  fâché  ;  indé^ 
viate ,  de  deviate,  être  égaré ,  hors 
du  sens. 

Endeux  :  Tous  deux;  amho*  Voyti 
Ambkdeux. 

En  DETENIR  :  Arriver,  venir;  fonai 
d*inde  ventre, 

Endez  :  En  dépit  de. 

Endezempàeae  :  Abandonner , 
quitter  -,  formé  à*indiicedere. 

Endict  :  Jugé,  convaincu ,  oon« 
damné  ;  indictus, 

Endictkmnt  :  Délation ,  impit  y 
taxe  ;  indictio. 

En  DICTER  :  Dénoncer,  ordonner, 
faire  savoir  ;  indicere;  en  Provençal 
indiere. 

Endictevr  :  Celui  qui  indique , 
dénonciateur  *,  indictor. 

En  DITE ,  enditié  :  Instruit ,  inli»*^ 
mé  ;  indictui. 

En  DITE  R ,  enditier  :  Indiquer^  ins- 
truire i  faire  connoltre ,  eceuaer»  dé- 
férer  en  jugement  ;  indicere. 

SI  K  fu  enditié  Etienne  BoyUMe ,  H^êA 
iMiutalot  et  garda  ai  k  proYbeté,  qMO  ail 
malfaiteur  ,  ui  liarre ,  ne  murtrier ,  n*oM  de- 
Uonrer  &  Paris.        Joinnlle ,  Mss.JoL  370. 

Endive  :  Espèce  de  chicorée }  in- 
tuhum  ;  en  bas.  lat.  indivia. 

Endizeler  :  Ranger,  mettre  par 
dixaine,  selon  Nicod. 

Endoàirer,  endoucUrtr,  endower: 
Assigner  un  douaire. 

Endoctrinbb  :  Instruire^montrer, 
donner  des  préceptes  ;  de  dœtrina. 

Endoi  ,  endui  :  Tous  deux  ;  ambd. 
Voy.  Andeils  et  Ajébedeux. 

Endoier  ,  endoyer  :  Montrer  au 
doigt;  de  indi^tare,  suivant  Borel.^ 


END 

EiTDOiEa  :  Baptiser  un  enfant , 
l^ondpyer;  inundare. 

ENDOLOMKRf  tndouloumer  :  Tuer, 
assommer  par  trahison. 

ËNopaABLSTÀT  :  Éternité  \  dt  du- 
raUlitas, 

Eirooaci  :  Endoês^)  employé  sur 
un  dos  de  papier. 

Endormissemiitt  »  endormisson  : 
Assoupissement ,  engourdissement , 
la  fatigue ,  la  charge  ,  Tincommodité 
de  quelque  affaire  ;  indormitio. 

En  ooERKiL  :  Recouvrird'or^dorer; 
inaurare, 

.  Powtê^itdorréet  ad  cil  en  lits  d*argeAt  »  qae 
parole  en  son  cœr  (ajoater,  iempoire). 

Bible,  Properè,  chap.  a5,  tien.  ii. 

MàUi  aarea  in  îectis  argenteis,  qui  hquitur 
^ttrhum  im  mmport  suo. 

EiTDOiissER  :  Mettre  sur  le  dos* 

Endos  :  Citation,  assignation  écrite 
au  dos  d'un  acte. 

Endossure  :  Dos  d'un  toit ,  cou- 
Verture  de  telle  chose  que  ce  soit  ; 
d*induere. 

Endoulenti  :  Douloureux ,  pé- 
nible. 

EiTDOTER  :  Montrer  au  doigt  ;  in- 
digiiare;  et  baptiser  un  enfant ,  l'on- 
doyer ;  inundare, 

EvDRiÊ  :  Endroit  d'une  chose,  son 
beau  c6i6 ,  celui  par  lequel  elle  doit 
être  vue  ;  in  directum. 

Endroit  ,  endret ,  endrouet  :  En- 
viron ,  envers  ,  contre  ,  égard ,  jus- 
tement ;  in  directum.  Endroit  soy  : 
Selon  sa  charge,  son  office.  En  vostre 
enflrbit  :  Envers  vous  ^  à  votre  égard. 
En  cest  endroit  :  A  cet  égard.  //  estoit 
là  endroit  :  Il  étoit  directement  là. 
Endroit  de  moi  :  A  mon  égard. 

Quicovqae  coida ,  ne  qui  die , 

Que  soit  foUa  on  mosardie 

De  croire  que  songes  atiegne 

Qui  la  ▼oodra  ,  pour  fol  m>a  tlegnt 

Car  endroit  moi  ai-je  fiança 

Que  songe  toit  aigaifiauea 


END  453 

Dn  bicss  aux  gens ,  et  des  aniùf 
Qoar  lespluisors  songent  dennîa» 
Bfaintes  choses  coarertemant, 
Que  Ton  voit  puis  apertf  ment» 

Bommn  de  la  Mote, 

Endruir  :  Devenir  fort  et  robuste. 

End VI ,  enduis,  enduit,  enduiz  : 
Tous  les  deux  \  ambo.  Voyez  Endoi. 

Enduire  :  Avaler ,  introduire , 
faire  entrer,  mettre  dedans ,  couvrir^ 
revêtir  ;  induere;  et  exciter,  indi)ûre9 
engager  ;  inducerc» 

Les  grans  ennemis  Dieu  si  sont  Tes  renoles  , 
Car  il  sont  à  mal  faire  eadais  et  eATOtes  » 
Et  savent  ceux  qui  ont  dedens  Acres  ostoiex , 
Carpar  ceste  gent  furent  mis  à  glaive  et  Roiex* 

Codicile  de  Jehan  de  HÊeung, 

EiiDfj»  :  Eevétu ,  couvert  ;  indu» 
tus;  excité  ,  engagé  ;  inductus. 

J^NDiriMiifENT ,  emduisom  :  Action 
d'enduire  î  inductio  »  selon  Monet. 

EirnvLciR  :  Adoucir,  rendre  j^us 
doux  ;  cdulccrare. 

Le  quers  se  délite  en  ojgnemens  et  de  Aver* 
ses  odoura,  Talma  ast  «m^k/Ici  par  hona  m^n- 
sails  d^amift.    BiUe ,  Pro^erk,  cA.  97,  ven.  9. 

Unguênto  et  vûrOs  odônkm  deUetatmreor: 
et  home  mmici  c^neHiis  anima  dukoratiir. 

Endurant  :  Souffrant ,  patient  9 
selon  Monet. 

Enporexevt  :  Action  de  «mffrir, 
suivant  Monet  ;  et  tolérance ,  pa- 
tience, suivant  D.  Carpentier.  ' 

Endurir  ,  endurcir  :  Rendre  dur , 
durcir,  endurcir  ;  indurcure. 

Par  t*us  de  la  longe  orison  ,  en  ses  contea 
et  en  ses  genoz ,  solunc  la  constoaie  dea  gIi»> 
mot  fu  troreis  U  coin  endaurvt  avoif  aorerint. 

Dûs/,  de  S,  Grégoire ,  /îr.  4  tfiJ.  147. 

Mais  jeo  endurisseroi  son  qner  et  multî- 
plieroi  nés  signes  et  mnscrisona  en  la  tam 
de  Egipte ,  et  il  ne  tous  orra. 

Bible,  MxodêfCàMp.  7,  vert,  3. 

Sed  ego  indnra]>o  cçr  ejus ,  et  multiplicoBo 
eigna  et  oitenta  mea  im  terra  ^gypd,  et 
mm  aiidiet  mu» 


454  E  5  F 

E^TEiwzA  :  AbreuTer^menerboire, 
faire  boire  ;  àiaqua, 

DoDcz  à  boire  as  owaiDet  et  les  remenex 
à  loor  pasture ,  lewjaeut  re^pondirent  :  Kot 
ne  poome»  »!  la  que  tootet  le*  bestet  soient 
atsemblf^e» ,  et  dont  remuerons  la  p^rre  de  U 
bouche  del  putz  que  nos  eneatvomes  lesfonka. 

Genèse,  ehap.  39,  owav.  7. 

Date  antè  potum  ovibus,  et  sic  eas  ad  paS" 
tum  reducUe  ;  qui  responderunt  :  Non  pos- 
sumus,  donee  omnia  pecora  congregeniur , 
et  amoveamus  iapidem  de  ore  putei,  ut  ada- 
quemus  grèges. 

Ekegrir  :  Aigrir,  tourner  à  Taigre. 

Eh  KL,  enneajc  ,  ennel ,  ennifur  , 
esnau ,  esniau  :  Anneau,  bague,  yojr, 
Ankl. 

Enêmistâitsa  :  Haine  ,  inimitié  ; 
inimicitia, 

Enkrrer  :  Arrher ,  arrêter  un 
marche  en  donnant  des  arrhes. 

EîfE5-LK-PAS,  enes'leure  :  Sur-le- 
champ  ,  à  l*instant ,  tout-à-rheure , 
incontinent  ;  de  hora. 

EnESQUE  :  Vaisseau  de  charge. 

En  ESSE  R  :  Exposer  en  vente. 

En FÀER  :  Ensorceler,  jeter  un  sort. 

Eneançon  ,  enfanteau ,  enfechon  , 
enftizon  :  Petit  enfant  ;  infantulus. 

V7n  image  eut  drseur  l*autel 
Qui  moult  estoit  de  belle  taille  , 
IDes.-ur  son  cliief  une  tooaille^ 
X/n  enfancon  eu  sou  devant. 

Gautier  de  Coinsi,  iiv.  1 ,  ehap,  3 , 
pariant  de  la  Vierge. 

EifFAircER  :  Embourber ,  plonger 
dans  la  fange. 

Enfargerie  :  Bourbier  ,  fange  , 
limon ,  vase. 

Enfantemekt  :  Ensorcellement , 
maléfice  ,  sortilège,  suivant  D.  Car- 
pentier. 

Enfaxterbssk  :  Accouchée,  fem- 
me en  couche. 

En  F  AN  TizE  :  Enfantillage; //^/i^a. 

£NFAirTOX£&  )  enfatUosmer  :  En* 


e:^f 

sorceler,  enchanter,  troubler  le  lensa 
faire  perdre  la  mémoire ,  respriU 

Criez  à  Dame  Dieu  merci  « 
Kt  à  mon  Seignor  saint  Orrî  ^ 
Que  Tostre  mémoire  tous  gût. 
Il  pert  bien  à  vostre  regart 
Que  TOUS  estes  em/antomez 
Par  la  rien  que  tous  plus  amen; 
Guidiez  TOUS  ore ,  an  dire  Toir , 
Ln  robe  et  le  «heval  avoir. 

Fabi.  de  la  Robe  vennetWe» 

Enfantomez  :  Ensorcelé  ,  attaqué 
de  vapeurs. 

Enfantommeres  ,  enfentonierts  z 
Enchanteur,  sorcier. 

Enfanture  :  Naissance ,  temps  de 
Tenfance  ;  et  non  pas  grossesse ,  com- 
me le  dit  Borel  ;  à^infantaria* 

Mais  en  droit  de  moi  ne  me  sonTÎent  on- 
ques  de  pechié  que  jVussc  fait  drpois  mon 
enfanture,  Joinville,  Mss./oi,  i83. 

Enfardeler  :  Lier,  empaqueter» 
envelopper,  faire  un  ballot. 

Enfatrouiller  :  Embarrasser 
pour  surprendre,  tromper; /ij^aûcâfe. 

Enfaunter  :  Enfanter. 

Ifostre  Seignor  adecertes  se  remembra  da 
Racliel  et  overi  son  G . .  Uqu*eUe  conceost 
et  enfaunta  un  fils. 

Bible,  Genèse,  ehap.  io^vers.  a«. 

Becordatus  quoque  Domintu  RtscheKs , 
exaudivit  eam ,  et  aperuit  'vulvam  ejus,  qmm 
concepit  et  peperit  fUiutn. 

Enfaxcigner.  Voyez  Enféer. 
Enfechon  ,  enfeçon  :  Petit  enfant^ 
Voyez  Enfancon. 

Lors  li  comence  à  ensignier 
Tout  chou  que  il  li  convient  faire  ^ 
Ghuveus  et  barbe  et  le  viaire 
Li  fait  apparilL'er  moult  bel, 
Ghest  drois  à  Glievalier  nouvel. 
Puis  Ta  fait  en  un  baing  entrer; 
Lors  li  coumenche  à  demander 
Li  Sou  lans  que  che  senefie  : 
Uues  r<'spont  de  Tabarie  : 
Tout  epscment  com  Venjèchon* 
If  es  de  péchiez  ist  hors  de  fona 
Quant  de  baptesme  est  aportes  » 
Sire ,  tout  eusement  de?ai 


\ 


ENF 

hàtr  lani  voie  Tiloonle 
Et  ettre  pltiiu  de  coartoîile; 
Baignier  dertx  en  liooMté , 
En  courtoisie  et  en  bonté. 

L'Ordene  de  Chevahrie  ,  par  Hues 
de  Taèarie. 

EifFisR  ,  CFifeïr  :  Enchanter  »  en- 
sorceler. 

Ehfeloitneb.,  enfelonmr:  S*irriter, 
se  fâcher,  se  mettre  en  colère. 

ENFENTETé  :  Enfancc  ;  d'où  enfen- 
ùvementy  en  enfant  ;  et  enfeniure,  en- 
fantin ;  et  accouchement ,  enfante- 
ment. 

EiTFEiiGB  :  Chaîne,  fers,  menottes. 

EifFEECiEa ,  eirferger  :  Mettre  aux 
fers ,  enferrer. 

Briefment  trop  eit  ehetif  et  nJcet, 
Qa*il  est  serf  à  trestous  les  rices , 
Et  Cous  dedens  soi  les  héberge , 
.Toies  de  quel  fer  il  %enferge, 

Boman  de  la  Base, 

Enferme  ,  enferm  :  Malade  ,  in- 
firme ;  ir^urmus  ;  en  ancien  Prov. 
ëférms. 

Enfermer  en  l'yâte  :  Affermir 
dans  l'eau ,  consolider. 

Enfermerie  :  Infirmerie^ 

En  fermeté  ,  enferté  :  Maladie  , 
infirmité;  infirmitas» 

Plusor  lui  ont  enquis 

Qn*ele  enferté  il  a ,  qui  ainsi  est  palis. 
Eh  Diex  r  ce  dit  Gantiers,  je  n'ai  pas  mes  delis. 
Fabl.  fie  Gautier  dJuptùs. 

Enfermier  :  Infirmier,  qui  a  soin 
des  malades. 

Enfers,  enfert,  enferz  :  Infect, 
corrompu ,  mai-sain.  Voy,  Enferme. 

Enfàs  ,  enfez  ,  infez  :  Enfant  ; 
infans* 

Enfis  est  de  deux  manières ,  car  H  homt 
pnet  bien  estre  enfès  par  eage  et  TÎel  par  bon« 
TÏe  ;  et  citt  hom  est  enfès  en  ses  faiz.. 

Brunetto  LaWti. 

Enfeti  :  Infecté,  puant ;i>;^r£tf. 

Enfeu  :  Enterré,  caché,  enseveli; 
cave  ,  caveau  pour  la  sépulture  des 
9orts;  à'infoderc» 


ENF  455 

XfrvEUCHiKR  :  Enfoncer,  cacher , 
couler  à  fond ,  plonger. 

Enffreir  ,  enfreir:  Effrayer,  faire 
peur. 

ENFiÀRLETi:  Badinage,familîarité. 

Enfibllbr  :  Devenir  amer  comme 
du  fiel ,  selon  Ronsard, 

Enfierir  :  Devenir  fier,  avoir  de 
la  hauteur.  Le  fameux  poète  Ron- 
sard s'est  servi  d'une  infinité  de  mots 
qu'il  avoit  composés  ,  et  qui  l'ont 
suivi  dans  la  tombe.  Selon  lui ,  en^ 
fleurir  les  plaines ,  e'étoitles  remplie 
de  fleurs  ;  %^enfemUer,  se  cacher  dans 
les  feuilles  ;  %*englacer,  se  morfondre. 

Enfleume  ,  enflume  :  Enflure; 
inflatioy  suivant  BoreL  ' 

Enfoîr  :  S'enfuir,  prendre  la  fuite; 
effitgere. 

L*en  demande  à  Proculns  de  celi  (de  Tes* 
clare)  qui  s*arapt  en  la  méson  por  t^ enfoîr  g 
et  it  dit  qu*il  est  fuitis. 

JJv.  de  Jostiee  et  de  Plet,foL  89. 

ENFOià  :  Enfouir,  enterrer;  </i- 
fodere. 

Enfoisseler  :  Mettre  le  fromage 
dans  le  vase  qui  lui  donne  sa  forme 
et  qui  sert  à  le  condenser. 

Énfolezir  :  Ensorceler,  charmer. 

Enfoller  :  Infatuer,  troubler  ^es- 
prit. 

Enfonuu  :  Mouillé,  trempé,  percé. 

Enfondure  :  Éboulement,  dé* 
gradation ,  destruction  ;  ^effrinçere. 

Enforcbmeiit  :  Fortification. 

Enforcer  ,  enforcier  :  Fortifier  9 
augmenter. 

Par  defora  les  murs  du  ehastel 
Seh  barbacanes  fist  drecier 
Por  son  ehastel  miex  enforeier. 

Boman  du  Benard,fol,  xi3. 

Enfobjcsté  :  Enfoncé  dans  une 
forêt. 

Enfobester  :  Etre  dans  une  forêt. 

La  nuit  il  fust  enfbresté, 
La  ploie  ,  les  rents  et  le  tonoire 
11  èi  bette  manière. 

Bomande  PereepoL 


£«f  oajcsm  :  Instruire,  appTMuire. 
K^TFossEE  :  Enterrer. 

bulum  ;  en  Prov.  ënfounil. 

EvFouvDiLKE  .'  I>étn&ire ,  reiiTer- 
«er^  briser»  rompre  avec  effort  et  Tio- 
lence. 

£s  FOU  M  Dm  SE  ySubsL  :  Destruction, 
renrersement. 

Com«  Noktre  SelgoAr  oat  emfoiindri  If*  ci* 
téf*  deeele  regioua,  il  se  rt>m*'iobra  de  Abra- 
liam  et  delivera  Loth  del  enjoundrer  des  ci- 
tez e«qneUeft  il  vint  habiter. 

Bibht  Gemèse,  chap.  19,  tfers.  «9. 

Ckm  êHÎm  subrerteret  Deut  €wiaiei  rtgiO' 
ms  Ulius,  recordatus  j4hraluK,  iiberavù  Loik 
de  tubversJODe  urbium  in  quibus  habûaverm. 

Enfourniau  :  Oiseau  bran  obier. 

ExFEARCHiE  :  Rendre  libre ,  af- 
francbir. 

Enfeknee  :  Mettre  un  frein,  bri- 
der, retenir,  arrêter;  infrenare, 

ENFRuinuRER  :  Incommoder  de 
froid;  in/risgescere ,  selon  Mo  net. 

En FEOQUEE  :  Prendre  le  froc ,  se 
.  faire  moine. 

EiiFEUGTUF.E  ,  eufruitter  :  Semer, 
•nsemencer  ;  dt/ructificare. 

En  F  RU  M  ,  enfrume  ,  enfrun  ,  cn^ 
frune ,  en/runs  :  Désagréable  ,  ren- 
frogné ,  d*un  abord  rude  ,  qui  refuse 
durement ,  disgracieusement,  avare , 
cbiche,  gourmand.  Barbazan  croit 
tju'il  pourroit  venir  du  latin  infruni- 
ius  y  qui ,  dans  Senèque ,  signifie  fou, 
insensé  ,  qui  a  perdu  le  sens. 

«    Ka  Tilaioe  trche  est  loaumia 
Qai  à  gloutemie  e^t  toimiis, 
Car  cheat  uns  pf-ciiiez  trop  rilaiss  : 
Or  eu  soit  li  pecbiez  jus  oiiit 
Plus  est  aise  neutre  demis 
Assez  que  ne  soit  rentre  plains. 
He ,  caitis  glous,  enfruns  coropains , 
De  peu  mengier  est-on  plus  sains , 
Et  si  en  fait-on  bons  amis , 
.  Souvent  de  chou  qu'on  despent  naîu. 
Hom  fnfruns  et  d^areres  ouins 
Ne  puei  estre  sans  anemis. 

Miserere  4**  Reclus,  strophe  47, 
parlam  du  mauvais  Riche, 


Enfcee  ,  Kses  en/ster  .-  Pow^,  as 
lieu ,  en  place ,  pour  le  prix» 

Arers  en  soi  mal  Mpin 
Qui  de  tel  marcbié  rcffita. 
Lui ,  sen  oors ,  et  s^ame  sooaniet 
Enfuer  de  rien  qui  poorira  , 
Soi  gete  puer .  et  puer  ira. 
Las  !  set-il  combien  soi  manoMt  » 
Et  de  quel  honnoor  M  dfit 
Qui  de  tel  marcJiié  a*eatreinct  » 
Set-il  combien  soi  empira 
Li  avers  qui  en  despit  met 
Qu'ooques  Diex  manache  et  prasM^ 
Pour  r.>  us  qui  tantost  perdra. 

M  s*  rere  du  Reclus,  strophe  tS5. 

Ehfumee  :  Couvrir,  oublier, dé- 
guiser, cacher,  aveugler.  Ce  mot  est 
pris  an  figuré  ;  il  avoit  anciennemeoC 
la  même  acception  d^aujourdliuî  an 
simple  ;  àUnfumare, 

Ceiilx  qui  les  deux  marteaux  reçoÎTCHl» 
Et  ne  forgent  si  corne  il  doivent, 
Druitement  sur  la  droite  enciunc, 
Cfux  qui  si  leurs  prchiez  eiffume. 
Par  leur  orgueil  qui  les  desTOÎc , 
Qu^b  dehprikent  la  droite  voie , 
Du  cliamp  trè«  bel  et  planteorenz. 
Et  vont  come  fui  maleureux  , 
Arer  en  la  terre  déserte. 

Roman  de  la  Jkue, 

En  FUS  :  Couteau  d*affùt ,  outil  de 
relieur  de  livres. 

£!f FUSELER  :  Mettre  du  fil  snrnn 
fuseau. 

Engacha  :  Guet  ,  agnet.  Fojret 
Agait  et  Gait. 

Engachar  :  Faire  le  guet.  Voyez 
Agaiter  et  Gaiter. 

Elf GAGEMEITT  POUR  TOUT  TÂIBB  ET 

TOUT  PRENDRE  :  Celuî  quî  donne  le 
droit  de  jouir  des  fruits  d*un  immeu- 
ble engagé,  sans  en  faire  état  sur  la 
créance,  seulement  à  cbarge  de  fjûre 
les  réparations  nécessaires.  Engage- 
ment vient  de  vadimoniurn  ,  comme 
engager  à*invaf^nare. 

Encaoez  :  Créancier,  préteur. 

Le  poerres  et  le  engagés  le  encontreront, 
Ifoflie  Seiguor  et  le  aUegeor  de  ambodtnz. 
Bible ,  Proverbes,  chmp,  99, ^verê,  j[3é . 


fue  illummçttor  eti  Domùuu, 

£if  CâONE ,  engaaingne  ,  engaigne  , 
engaine  :  Tromperie ,  rose ,  finesse , 
adresse ,  talent ,  industrie  »  subtilité  ; 
ùigenium.  Voyez  £ircis|k 

Certes  jt  nu  pis  le pooir 
De  teUe  corateric  reoir 
De  cet  ribMiz  Mif5*es  friaat , 
Qui  cet  pot ....  Tont  «tpiaat  ; 
Eatovr  tou  remirent  et  Toient , 
l^nt  par  cet  ruet  vont  cooToient  : 
A.  i|ui  pelez  tous  tele*  ehataignet , 
Qni  nie  puet  phit  faire  à^emgmignes. 

Rotrutn  de  fa  Rose. 

XtroÀiCERiE  :  Engagement ,  alié- 
Jiation  faite  poar  on  temps. 

Enoâiohkr  ,  engnner  :  Tromper, 
almser.  f7>^ex  EivcicirEa. 

Abét ,  tu  at  toi  engané 
Qui  bâton»  at  droit  et  plané 
6*enai  toi  ne  «Irechea  et  planes. 

Mauum  de  Charité,  strophe  114. 

EnGàicNiER  :  Fâcher,  irriter,  ai- 
grir, animer. 

Encaioler,  engajoler  :  Emprison- 
ner. Voyez  Gaiole. 

Eucamee  :  Instruire  ,  apprendre* 
Ce  mot  est  encore  en  usage  dans  la 
ClTampagne ,  et  on  dit  engammer , 
pour  instruire.  Voyez  EivoicivEa* 

Vierge ,  trè»  precieute  Dame , 
Trèt  glorieuse ,  trèt  grnrib , 
Bêle  et  bonne  de  cor»  et  d'âme: 
Sur  «outet  le»  benoitte^  famé  , 
Tu  ea  à  droit  nomée  Dame , 
Car  chatcunt  doit  ettre  ententit 
A  toi  louer  il  haute  game*,    *voix. 
8elonc  ce  que  Dien  le»  engaine. 
Qui  ce  fait  nVtt  pat  apreutit. 

Test,  de  Jehan  de  Meung. 

Enganee  ,    enganner  :  Séduire  , 

tromper,  abuser. 

Eif  cAouzENTs  :  Réjoui  ;  gaudens, 
Engaouzir  :  Se  réjouir;  gaudere. 

■    .EifCAEAiaB  :  Sujet  à  corvée ,  Â  un 

service  manuel. 


£  N  G  457 

EwcAmAVTiE  :  Caution ,  garantie  , 
denier- à-Dieu. 

£iroAaBAa»](L  :  Taché,  souillé. 

Se  pechîé  de  fanare  B*eat  de  tr^p  prfagardet  « 
I/en  puet  par  tout  crief  :toii»  ardieK«TOQt  arder.; 
Preaque  trettout  li  mundet  en  ett  engarhardez. 
Huit  ne  te  pert  titott  par  tablet ,  ne  pir  dea. 
*  Test»  de  Jehan  de  Meung,  'vers  ^^B^^ 

EnoAaBEE  :  Emplir  de  gerbes  de 
Ued  ;  an  figuré,  amasser,  accumuler. 

Abèt,  SatJianat  point  ne  b^,. 
Se  ta  grange  ett  bien  engarbée 
Que  il  let  garbet  fort  en  traie, 
He  que  par  loi  toit  dftgarbée, 
Ne  il  a  chou  pat  ne  rebée 
Que  il  te»  vakeft  te  retraiet. 
Si  faitet  cotet  aler  laiet, 
Eati  com  li  rent  let  balaies  « 
Se  ta  tnttanche  est  detturb^ 
Che  ne  tient-il  pat  à  graat  plaies 
Malt  il  bée  à  chou  qu*il  te  traj* 
A  toi  par  ta  croche  courbée. 

Roman  de  Charité,  strophe  io5. 

EifOKiGHEE,  engeignier:  Tromper. 
Voyez  EirciGHER. 

EifGfeLE  ,  engle ,  englts  :  Ange  ; 
du  Grec  angelos  ;  en  Latin  ungebu* 

Eif GKVCB  :  Race ,  semence  f  ori* 
gine  ;  à^ingenerare, 

EifGEifDBUEE  :  Génération  9  racp, 
production. 

Kl  jeo  te  ferol  grantement  crettre  et  toi 
mcttroi  entre  gent ,  et  Roit  de  toi  itterount , 
et  ettablieroi  moun  conrenaunt  entre  moi  et 
toi  et  entre  ton  t emoil  apr^  en  lonr  emgen- 
druresquf^  jeo  toi»  ton  Dieu  en  ton  temoii  par- 
durable  aprèt  toi.  Bible,  Genèse,  ch,  17,1^*  6. 

Faciamque  te  creseere  'vehementissimè ,  et 
ponant  te  in  gentibus ,  Regesque  ex  te  egre» 
eUentur.  Et  statitam  paetum  memm  ùuer  me 
et  te ,  et  inter  setnen  tuum  post  te  in  gênera- 
tionibut  suis,/êtdere  sempitemo  :  at  sim  Deus 
tuas ,  et  seminis  tuipost  te, 

EvcENiER  :  Acquérir  de  Tesprit, 
orner  celui  qu'on  a  par  la  lecture  ; 
d*tngenium. 

Engee  ,  cngenerer,  engenrer,  en" 
gerier  :  Créer  ,  produire ,  former  , 
remplir,  engendrer^ //igviierar^.  Yoy. 
ExcoiGM&a. 


^58  E  N  G 

E^rcET  :  Contrat ,  obligation ,  en- 
gagement. 

E^GETBE  j  engerer  :  Chasser,  met- 
tre dehors ,  délivrer  ;  ingerere. 

Engevexeie  :  Enjayeler. 

Enghes  :  Les  aines;  inguina. 

"Ev ciEV  ^  engein  f  engig^  engigne- 
ment,  engignoison,  engin,  engucigne  : 
Esprit ,  Tolonté ,  génie,  invention, 
découverte ,  art ,  industrie  ;  machine 
de  guerre,  instrument  ;  ruse ,  finesse, 
subtilité,  détour,  fourberie,  trom- 
perie ;  ingenium  ;  en  anc.  Prov.  en- 
gon,  enjhëns  ;  en  Ital.  inganno  ;  en 
Espag.  engano.  Mai  engin  :  Ruse, 
méchant  projet  ;  malum  ingenium, 

Li  Pisain  firent  on  engien  à  quatre  roues , 
qvM  Ton  noannoit  le  chat ,  et  le  menèrent  jus- 
qoe»  as  mars.  Li  Sarrazins  boutèrent  le  feu 
aedens  et  jetèrent  par  dessus  bacons,  huile  , 
et  pois  que  ils  trouvèrent  en  la  cixé ,  u  que  ils 
arstrentlecbat  et  les  gens  qui  esloient  dedans. 
GuiNatune  de  TjT,f6L  345. 

Femmes  n*ont  cure  de  chasti , 
Ains  ont  si  leur  engin  basti , 
Qa*aTis  lor  est  quV-l  n*ont  mestier, 
D*efttre  «prises  de  lor  mestier. 


Quant  j'uï  les  oisraux  chanter. 
Tonnent  me  pris  à  guf  rmenter  , 
Par  quel  art  et  par  quel  engin 
Je  péusse  entrer  où  jardin. 

Rotnan  de  la  Rose, 

Engicve  :  Arouse,invenle,trompe. 

EtiGiGNÉ  :  Trompé ,  subtilisé. 

Eifcioif  F.MENT  ,  engignoison  ,  e/i- 
gueigne  :  Ruse,  adresse  ,  fourberie , 
finesse,  action  de  tromper  -y ingenium^ 
■  'Encicift.oti,eng'gneour,engignere, 
engigneur  ,  engigneux  ,  engigniere , 
engignour  :  Subtil ,  adroit ,  iiidus- 
trieftx ,  ingénieur  ,  ingénieux  ,  trom- 
peur; en  anc.  Prov.  enganador,  en- 
ganairë  ;  en  Langued.  enjhincous, 
Charlemagne  montrant  à  Agolaut  , 
roi  sarrazin  ,  ceux  qui  étoient  à  table 
autour  de  lui ,  dit  : 

Et  cil  sont  ml  arbalestier. 
Et  cil  là  ontre  mi  arcier , 


E  W  G 

Et  cil  antre  sont  wiaèomr^. 
Cil  de  la  sont  engigméomr. 
Et  cil  bons ,  et  mi  fauconnier» 
Et  cil  avant  mi  ossegier» 
Cil  autre  sont  ml  Tenéor  , 
Qui  gardent  mes  ciens  naît  et  je»v 
Et  les  aenisQps  nos  aportent , 
Dont  mi  cevalîer  se  déportent , 
Et  cil  a  ses  dras  fieretés  » 
Partis  en  Toissiea  couetéc  , 
Mi  cevalier  de  prime  barbe  , 
Si  n*ont  cure  des  couse  barbe 
Mais  armes ,  et  ceyaus  désirent. 
Et  les  biaus  dras  dont  il  s*etireBt» 
S*aiment  trop  bataille ,  et  ealor  ^ 
Pour  cou  sont  il  de  tel  atonr. 
Si  me  siervent  à  mon  mangter  , 
Sans  rilounie  et  sans  dangier. 

Phil.  Mouske$,foi,  i^S. 

ExGiGNEE  ,  cngagner,  engaigner^ 
enganner ,  engcigner ,  engeiner  ,  en" 
gêner,  engignier,  engingnier,  enginer^ 
enginier,  enguener,  enguiner,  engui" 
nier  :  Tromper,  surprendre,  séduire» 
duper  ;  créer,  inventer,  imaginer,  en- 
gendrer,  produire  ;  intriguer ,  amu- 
ser ;  ingignere ,  ingenerare  ;  en  bas. 
la  t.  enganarc  ;  en  liai,  ingarmarei  ^^ 
Esp.  enganar  ;  en  Langued.  enganer» 
M.  delà  Monnoye,dans  ses  notes  sur 
Desperriers  ,  nouvelle  18,  regrette 
beaucoup  que  ce  root  soit  trop  vieux, 
et  qu*on  ne  puisse  en  faire  usage*.  Il 
a  d*autant  plus  raison ,  que  nous 
n*avons  aujourd'hui  en  notre  langue 
aucun  mot  qui  puisse  le  remplacer , 
et  qui  soit  aussi  énergique.  La  Fon- 
taine, liv.  4>  xi^  fable,  de  la  Grenouille 
et  du  Rat ,  s*en  est  servi.  U  dit  agréa- 
blement : 

Tel ,  comme  dit  Merlin,  cuide  engeigtÊgrwatnù^ 
Qui  souvent  uengeigne  luinnème. 

En  la  ville  loin  du  mostier , 
Ont  fait  pour  la  gent  engignier 
Un  ho(»pital  plain  decoutrai^; 
Ains  tiex  barat  ne  fu  mes  fais. 

Bible  Guiot,Jbi,  3#. 

ExGiic.   Forez  Engien. 

Enciw  (rime) ,  engigne  :  Trompe. 

Honte,  se  je  ne  vous  engin ^ 
Pou  prise  mon  art  et  eu^îa 


ENG 

Qo*anion  j«  ne  m*en  cUmertî ,  * 
Certes  ja  ne  tous  amerai 
If  e  vous ,  ne  raison  vostre  mer« 
Qui  tant  est  ans  amans  amere  ; 
Qui  vostre  mère  et  tous  croiroit. 
Jamais  par  amors  n*ameroit. 

Roman  de  la  Rote, 

Engih KUSEMEKT  .*  Avec  ««prit ,  in- 
géuieusement  ;  ifigeniosê, 

£ngiiviek  :  Trompé ,  suq)ris. 

ËNGia  :  Agrandir,  grandir;  ingi^ 
gnerc. 

Engironee  »   engironner  :  Envi- 

Tonner,  mettre  dans  le  centre  ,  dans 

le  milieu  ;  girare.  Barba zan  le  dérive 

de  in  greinium ponere,  Engironer  une 

famcy  la  rendre  enceinte^  Tengrosser. 

Engle  :  Coin  ,  angle  ;  angulus. 

Engle  ,  engtcs  :  Ange  ;  angélus, 

Li  Eng/es   semarent  quant  ils  esturent  al 
trabuchement  que  U  altres  fisent. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol,  118. 

Ancfli  quoque  seminaverunt ,  fuando  ea- 
denHout  aUis  tpsi  steterunt, 

Engles  ,  Jnglès ,  Engle  ,  Englès ." 
Anglois  \  Anglus, 

Un  poi  après  en  ccl  me isme  au ,  (  i  aa8  ) 
Messire  Pierres  Malclers  Cueus  de  Bretaigne , 
par  le  conseil  et  par  Taide  des  devsns  dix  Ba- 
rons ,  prist  si  grant  orguel ,  qu'il  se  relera 
contre  le  Roy  apertement,  et  fist  venir  le  Roy 
Henry  à  moût  très  grant  plenté  à^Englès  en 
a*ayde  coutre  le  Roy  de  France  son  Seigneur. 
Guillaume  de  Nangis ,  Fie  de  S.  Louis, 
Mts.Jôl,  a  et  pag,  167  de  Cimprimé. 

Englesche  :  Angloise  ;  Angla, 

Enclinckler  ,  engUceler ,  cnglo^ 
mer,  engloumer  :  Entasser,  accumu- 
ler ,  pelotonner  ;  d*inglomerare  ,  se- 
lon Barbazan. 

Enclise  :  Eglise  ;  ecclesîa. 

Encloutement  :  L*embouchure 
d'une  rivière  ;  et  gourmandise,  glou- 
tonnerie ;  ingluvi'es. 

Englue  :  Attache  ,  attire. 

EifGLUME  :  Enclume  ;  d'incus,  se- 
lon Ménage,  Barbazan  le  fait  venir 


E  N  G  459 

â*inglomerare,  ramasser,  réunir,  res- 
serrer, mettre  en  masse.  Battre  sur 
l'enclume  ,  n*est  autre  chose  ,  dit-il  9 
que  de  resserrer  la  fonte  ,  et  en  Caire 
du  fer  en  masse  ,  réunir ,  joindre. 

EnGHUSELEE  :  Emmusclcr,  mettre 
une  muselière ,  et  cacher  le  visage 
sous  son  manteau ,  selon  Borel.  Bar* 
bazan  le  dérive  de  musculus, 

EvGHis  :  Agnès  ,  nom  de  fei^me; 
Agnes. 

En GNoissÂHCE  :  Désir  amoureux , 
flamme,  passion  amoureuse. 

Engoiseusemevt  ,  engoisseuse^ 
ment  :  Avec  douleur,  violemment  i 
angustè, 

Engoisseb  ,  engosscr  .*  Serrer  de 
près ,  opprimer,  tourmenter,  causer 
de  la  peine ,  du  chagrin  ,  affliger  ; 
angustare» 

M*en  Tois  tout  seul  en  n*esb«tanf , 
Kt  ces  oisillons  eseoutant , 
Qui  de  chanter  moult  ê*engoissoient 
Par  ces  buissons  qui  florissoient. 

Roman  de  la  Rose, 

Eif  goisseux  ,  angoissex  :  Qui  souf- 
fre, triste,  chagrin  ;  angustus, 

Encolé  ,  engoulè  :  Orné  d*une 
goule  ou  collet  de  couleur  rouge. 
Hermine  engolé  :  Fourrure  teinte  en 
rouge.  f'o/tfzGuELE. 

Engoiibrxb  :  Succomber,  s'em- 
barrasser ;  en  Ital.  ingombrarm,  Voj. 
Encombrée. 

Engou CEE  :  Cacher,  couvrir  ;  ahs- 
condere.  Voy.  Esconceb. 

Engobgie  :  Homme  qui  fait  le  glo- 
rieux, qui  aime  à  se  parer,  à  paroitro 
beau. 

Li  bon  clerc  solnnc  lur  escient , 
Qui  plus  Terrunt  cuntcnir  leaument  • 
Icclui  (loiTent  il  eslire  dignement  , 
Rient  Vengorgié  qui  se  mire  souvent. 
Roman  des  Rotnans,  strophe  zu8. 

EiiGossE  ,  engitisse  :  Elreinte ,  oj>- 
pression,  douleur;  angnstia;  en  ane. 
Prov.  engoissa. 


i$o  EN  C 

EircouEMEVT  :  Obstruction  ^  suf- 
focation ;  de  guttur. 

Engouée  (s*)  :  Se  suffoqner  en 
mangeant,  boucher  le  conduit  du 
gosier  en  mangeant  ou  en  buvant  trop 
avidement.  M.  Huet  le  dérive  d^an- 
gere  ;  mais  ne  viendroit-ilpas  plutôt 
de  guttur? 

É500ULBMBHT.  VoyCZ  EnGLOUTE- 
XENT. 

Engouler  ,  engouleir  :  Manger  , 
avaler  avec  avidité ,  engloutir  ^  ingu- 
iare  ,  de  gula. 

Car  U  douceur  si  fort  le  boule , 
Qu*il  n*est  nul  qui  Unt  eu  engoulcg 
Qu^il  n*en  ruelle  plus  engotUer 
Tant  les  sçait  U  douceur  bouler. 

Âonuui  de  la  Rose. 

Engousser  :  Enfler ,  grossir.  Jam- 
bes engoussées  :  Jambes  enflées. 

EiroRÂiGVER ,  engreigner  :  Ne  si- 
gnifient pas  environner  ,  entourer, 
comme  le  dit  Borel  ;  mais  accroître  , 
augmenter  ;  de  grandire. 

Se  Tire  jalousie  engraigne , 
£Ue  est  looult  fiere  et  moult  grifalgne. 

Roman  de  la  Rose, 

EiTGRAiirG  :  Accablement ,  pesan- 
teur de  tète. 

Engrais  :  Bétes  tenues  en  roue 
pour  engraisser  :  c*est  aussi  le  lieu  où 
Ton  met  les  b^tespour  les  engraisser. 

Engrais  :  Prorapt ,  empressé  ,  ar- 
dent. 

Engraisses  :  Amendemens  ;  en- 
grais. 

Engrand  ,  engrande ,  engrans,  en- 
grant:  Prompt,  vif,  empressé,  ardent. 

Quant  lî  Rois  entendi  dou  félon  la  demande , 
Ambedous  les  deux  frères  à  luy  Tenir  comande  ; 
Li  atnsnes  qnJert  la  terre  dont  il  est  moult  en- 

grande 
Et  li  mainex  parole  et  d*aumosne  et  d^of- 

fraude. 

Le  Jugement  de  Salonum, 

Engranger,  engrangier:  Agrandir, 
croître ,  augmenter  ;  ingrandèscere. 


ENG 

Engrans  :  Empressement,  bonat 
volonté.  Voyez  aussi  Enc&amd. 

Engrant  (estre)  lEtre  porté  à  faire 
quelque  chose,  prendre  en  gré  quel- 
qu'un ,  le  trouver  aimable. 

Engrant.  Voyez  Engrks. 

Engeavk  :  Gravé  »  imprimé* 

Vous  y  Terrez  TOtre  Bom  emgrm^ép 
ÀTee  k  deuil  qui  me  tient  aggrafé» 

Encré  (estre)  :  Etre  fort  empressé» 

Engréger  ,  engregier  :  Rendre 
plus  coupable ,  agraver ,  augmenter 
soit  en  bien  ou  en  mal  ;  et  excom- 
munier ,  suivant  Borel  ;  aggrmuut^ 
ingravare, 

Engregier  :  Désirer  pasaîoiaé- 
ment.   Voyez  Engresser. 

ENca£GNi£R,e/i^â^/ti>ry  eMgnuh 
ner  :  Entourer ,  environner. 

Engrengir  ,  engrengier  :  Agran- 
dir, croître ,  augmenter. 

En  GR  E  PESI R  :  Engourdir^enmciner* 

Engràs  ,  engrant ,  engrées  ,  en- 
gresse  :  Entêté,  opiniâtre,  violent ^ 
acharné  ,  impie  ,  méchant  ,  impé- 
tueux, cruel,  jaloux,  désireux,  avide; 
d^ingruens. 

Tu  ne  prendras  la  Toie  de  mensoungc ,  tB 
ne  joindras  point  ta  main  ,  que  ta  dtes  lus 
tesmuigne  pour  U  engrès. 

Bible,  Exode,  chap,  a3,  'V«n.  r. 

Ne  délites  point  les  festes  dcc  emgrès,  ne 
les  chemins  des  engrès  ne  toi  agréent. 

Bible,  Proverbes,  chap.  4»  "vw.  i4« 

Li  Juste ,  mengue  et  replenist  ta  alaie  et  1# 
Tentre  des  engrées  ne  poet  estre  aaaacté. 
Bible,  Proverbes,  chap,  x3,  'vars,  aS. 

Jtistus  comedit,  et  replet  animam  smmm, 
'venter  auttm  impiorom  insaturakiHs, 

Engressement  ,  fubui.  :  Emprcs* 
sèment ,  excès. 

Engressement  ,  adu.  :  Avec  im* 
portunilé ,  fervemment. 

Engresser  ,  agresser  :  Attaquer» 


EN  G 

'Ttoler,  atiaiUir  ,  presser ,  aiguillon- 
ner^ i/^TEf^re;  engraisser ,  augmen- 
ter ;  increscere, 

ÉiroEESTiÉ.  Voyez  EitoansTi. 

ENGaïKGBitKiiT  :  Perte,  tort,  dom- 
mage. 

£if oaiETi ,  engrestié  :  MéchanCf^- 
té ,  malice  ,  injustice.  Suivant  Borel , 
ces  mots  signifient,  envie ,  jalousie; 
étgrestis;  en  bas  Bret.  encres, 

Cîl  soit  loué  qui  le  dessert , 
Mais  cil  qai  de  nul  bien  ne  sert , 
En  qui  Ten  troave  malvesties , 
Vilienies  et  cngrietez. 

Roman  de  la  Rose. 

ENoaiGsa  :  Augmenter.  Fojr»  E5- 

CmANGER. 

EifGai5É  '  Gangrené. 

E5GAOIS  :  Fâché,  courroucé. 

EvoabissER  ,  engroissier  :  Gros- 
aoyer,  expédier  un  acte  en  grosse  ; 
rendre  enceinte,  le  devenir  ;  et  aug- 
menter»  élever ,  grossir,  croître  ;  in- 
gravesdere. 

Et  faisoyent  eulx  deux  souvent  ensemble  k 
beste  à  deux  dos  joTeusriDt>ut  se  frotaat  leur 
lard  ,  tant  quVlle  engroiua  d*nng  beau  fils , 
et  le  porta  jusque»  à  runxirme  mois. 

Rabelais,  liv,  1 ,  chap.  3. 

Encroitee  ,  engroter^  engrouter, 
efigntter  :  Tomber  malade,  enfoncer  ; 
enfermer,  eacher  ;  œgrotare»  Leé  ex 
ot  ou  chiefengroute»  :  Les  yeux  eut  en 
la  tête  enfoncés. 

Engeonhee  ,  engrouner  :  Entou- 
rer, environner,  mettre  dans  le  cen- 
tre ;  girare. 

Eif  grume  LEE  :  Mettre  en  petites 
mottes ,  en  grumeaux. 

Engrùtt  :  On  nommoit  ainsi  tout 
ce  qui  avoit  un  goût  aigre  ;  à^acn- 
culus, 

Engeunatges  ,  cngrugnates  :  Re- 
devances qu'on  payoit  eu  ïk\t%» 

EicGRUTEifENT  :  Maladie. 

Une  gent  font ,  derex  sarer 
Ke  sans  fia  Jie  pnrmat  manger , 


ElfH 


4«t 


S  abtre  gcat  •ont  sanz  datante  ^ 
K.e  de  vin  beirre  ont  greyauce  : 
EsqueU  le  manger  od  vin  beu 
Est  en  t*estoroac  corntoptt , 
£  repkciuu  fet,  e  engruiemetU 
£  fièvres  engendre  eusement. 

Les  Enseignemenê  dAmtoHe* 

Enguener,  enguainer,  engignie^p 
engueigner,  enguigner  :  Tromper,  ru- 
ser. Voyez  Engignee. 

EirouKViriLEE  :  Courrir  de  hail- 
lons ,  vêtir  de  guenilles. 

E5CUERMENS  :  £u  sc  contrlstaot ^ 
en  se  plaignant ,  qui  se  plaint ,  sui- 
vant Borel.  Je  crois  qu'il  devoit  lire 
en  guerrfiens.  Voyez  Gueemkfder. 

Enguioniberes  ,  enguieres*  Voy. 

EsfGIGÏVEOE. 

Encuil  ,  enguile  :  Une  anguille  ;. 
angidUa ,  d^anguis. 

E^GUiiTAiLLE  :  Aine  ;  inguen^ 

£ngi}isse  :  Taille ,  tribut ,  imp^  \ 
d^angusùa» 

Eif  HACHER  :  Enclaver,  rentrer  ru» 
dans  Tautre,  tenir  contre,  être  at« 
taché  ;  inhœrere ,  inhœrescere* 

Enhaee  :  Chasser  ,  vexer,  tour- 
menter. 

ENHAH^Ni  :  Enchaîné  :  je  cro^ 
qu'il  y  a  faute ,  et  qu'on  doit  lire  e»- 
kaéné. 

Enhaiher,  enhaneir  :  Eosemen* 
cer ,  semer.  Voyez  Ahakee. 

EnhaIr  :  Haïr  fortement. 

E5HALER  ,  ahaler  :  Embarrasser. 

Enhalt  :  En  haut  ;  d'aUus,  Parler 
enhalt  :  Parler  à  haute  voix. 

f^ffnijfEK  ^  enàaneir  ,  enhanner: 
Labourer,  cultiver;  herser;  d*où  en- 
hannahle ,  labourable.  V.  Ahaitee. 

À  cui  li  hom  del  Senior  Paulins  respoadir , 
disant  ,  aicun  art  voiremeut  ne  sai-ge  mie, 
mais  bien  sai  en/ianeir  uu  cortil. 

Dial,  de  S.  Grégoire,  Uv.  3,  chap,  i. 


Cui  ifirDei  Paulinus  respondit,  dicens  : 
tem  auidem  aHquam  nescio,  sedhortum  heu» 
eieciere  «rib. 


46»  £  N  H 

Enhakseb,  enkansser  :  Enchâs- 
ser, enclaver. 

ElfHAlfSTER.  Voyez 'EvVLkST^'ti, 

ËNHANTRii  :  Emmancher. 

ENHAaNESRiER  ,  enhctmesquicr  2 
Enharnacher,  mettre  les  harnois  à  un 
cheval. 

En  BASER  ;  Emhesogner,  embarras- 
ser, selon  fiorel. 

£?f  HASTER,  enhastir^  enhaùr  :  Em- 
brocher, percer  d*une  broche ,  d*une 
lance  ;  de  hasta. 

Kncor  i  a  fier  jagement 

Qui  après  vient  d'autres  chetit , 

Enhastez  les  a  t*oo  tous  ris , 

Kt  les  met-on  en  feu  rostir; 

Et  H  antres  sont  sans  mentir 

De  metall  foodu  aboivré. 

Et  11  autres  sont  graillé 

Sor  les  rostiers  de  feu  ardans , 

Ainsi  sont  livrez  à  torment 

Les  âmes  qui  là  mises  sont. 

Le  Purgatoire  de  S.  Patrice. 

Enhasteb,  enhastir  :  Presser,  ex- 
citer ;  de  hasta. 

Sire  Gauvain  estoit  enhasti 
De  foler  sur  ceux  de  defors. 

Roman  de  Merlin, 

Enherber  ,  enierber  :  Empoison- 
ner ;  d'inherbare,  qui  vient  à^herba; 
en  Espagn.  enerbolar, 

Enfans  qui  caillez  les  florettes. 
Et  les  fraises  fraiches  et  nettes , 
Soubs  gist  le  frès  serpent  en  l*herb« 
Foiez  enfans ,  quar  il  enherbe 
Et  empoisoune  et  envenime 
Tout  home  qui  de  lui  s'aprime. 

Boman  de  la  Rose. 
C'est  rimitation  de  Virgile,  églog.  3. 

Qui  legitis  flores ,  et  kumi  nascenàa  fraga  , 
Frigitàu,  ^ pueri  ,/ugite  hinc,  latet  anguis  in 
kerba. 

Enherdance  :  Adhérence ,  atta- 
chement. 

Enherdure  :  Poignée  d*épée  ,  an- 
neau, et  tout  ce  qui  sert  à  accrocher. 

Vint  un  autre  Ange  qui  portoit  une  espée 
dout  li  poins  estoit  d*or  y  et  Venherdure  dW 


EN! 

gent  et  tote  l^alemele  estoit  toat  ■ntrat!  tt^ 
meille  corne  est  un  rais  de  fa  embrasé. 

Roman  du  S,  GraoL  . 

EifHERED^  :  Attaché  parles  pieds. 

Enheritrix  :  Héritière. 

Enhers  :  Toute  espèce  de  fruits 
que  produit  une  terre  labourée.  JSstre 
enhers ,  c'est  consentir  ou  adhérer 
à  quelque  chose. 

Èiïheudé  :  Qui  est  attaché  par  des 
heudes.  Betes  enheudées  :  fiétes  rete- 
nues par  des  heudes ,  qui  sont  des 
liens  qu'elles  ont  aux  pieds  de  devant 

Enhort  :  Ame,  courage  ,  valeur; 
honor;  et  conseil ,  suggestion. 

Enhortement  :  Exhortation,  ins- 
tance ,  instigation  ,  incitation  ;  er- 
hortatio. 

Cornent  tout  par  Venborternenû 
De  la  vieille ,  joieuseraent 
Bel-Acueil  receut  le  ciiapel 
Pour  erres  de  vendre  sa  pel. 

Roman  de  la  Rose, 
'  Enhorter  :  Exhorter,  exciter,  en- 
gager j  exhoriarL 

Pour  estrene  je  vous  enhone 
Fuir  d*ainour  la  cruaulté. 
Mais  si  vous  u'estjez  la  plus  forte, 
Je  vous  estrene  en  privauté , 
D*uu  amy  plein  de  loyauté. 

Marot,  Etrenne  à  Jetume  Fajre. 

Enhuiller  ,  enhniUer^  ennuilier^ 
enolier:  Administrer  TExtréme-Onc- 
tion. 

If  e  dois  aourer  haute  ouroison  , 
Ke  faire  commendation , 
Baptesmes,  Visitation 
Sans  estole ,  n'enoUer 
Enferme. 

Le  Reclus  de  Moliens,JoL  74. 

EiiHUY  :  Aujourd'hui;  hodie. 
EifiNAACE  :  Le  droit  d*ainesse. 
Ere iNS  :  Bien  avant,  profondément. 
EprioLAR  :  Violer. 
Eniot,  lisez  en-i-ot  :  Il  y  en  eut. 

Il  ot  en  Egipt«  jadis 

Clers  geatialioxDes  josqu^à  dis , 


ENS. 

Qui  en  mif  eglUe  terToient 
Par  lec  rentes  qu*jl  aboient , 
Dont  il  richement  se  Tiroient , 
Trois  -eih-i^e  ki  s*entr*amoient 
En  bon  amoor ,  sans  nul  descort. 

JUii.  de  la  BibL  Imp.  Fonds  de 
Sorbonne,  cod,  67. 

Enjall^s  :  Gelés. 

£ir JALOUSER  :  Rendre  jaloux,  don- 
ner de  la  jalousie,  Senjalouser  :  De- 
Tenir  jaloux ,  selon  Cotgrave. 

ENJKNCLé  :  Babillard  ,  railleur. 
Voyez  JoRCLKoa. 

Enjoelee  ,  enjoeller  ,  cnjailer  : 
Donner  des  joyaux ,  des  bijoux. 

Enjombaeoee  :  Tromper,  amu- 
ser y  subtiliser. 

En JOUEREE  :  Le  point  du  jour;  de 
dies,  , 

En  JOUTE  E  :  Tromper,  duper ,  sé- 
duire. 

Enjouts  ,  enjhos  :  Eu  bas  ,  là-bas. 

Enjupee  :  Donner  ou  mettre  une 
jupe. 

Enjus&ai  :  Depuis  tel  endroit  jus- 
qu'à tel  autre. 

Enkakn  EE  :  Enchaîner;  incatenare, 

Eneembelke  :  Jouter ,  combattre 
dans  un  tournoi. 

En  E  KOI  a  :  Tomber  ;  incidcre» 

Eneeerkz  :  Vous  tomberez. 

A  chou  doivent  garder  Tostre  oel. 
Si  uenkerrez  pas  rn  or^url , 
Car  orgucus  ne  dois  pas  régner, 
£n  Chevalier,  ne  domourir, 
A  sîmpleche  doit  a'iès  tendre. 

Ordcne  de  Cheviderie,.  . 

Enei  ,  enkeis  :  Ces  roots  n*ont  ja« 
mais  signifié  ou  ,  ainsi ,  comme  le  dit 
Bbrel,  qui  cite  Ville- Uardouin  :  ils 
ont  été  employés  pour,  là ,  ici  ;  hic. 

Ha  com   graot    damage  fu  quant  h  autre - 
(navire)  qui  as  autres  purs  alvrent ,  ne  vin- 
rent enÂi,  bien  en  fn  li  chrestieutea  es*au- 
clûe ,  non  mie  abaubi<r. 

nUe-Hardouin  ;  Mss.  fol.  5. 

Ft  Tint  à  une  porte  (;ue  Ton  cla'inc  porte 
•erre ,  par  emki  sVnftii  et  guerpi  la  chité. 
FiUe-Hardoum,  Mu./id.  i6>. 


£  N  L  463 

Eklacbe  :  Surprendre,  engager, 
obséder. 

ENLANGAoi,  enlangagiez  :  Beau 
parleur ,  éloquent ,  qui  parle  avec 
facilité  ;  de  lingua. 

Enlancagee  :  Dire  des  choses  ob- 
scènes ,  baiser  de  la  langue. 

Enlancoueé,  ellangouré  :  Lan- 
guissant 9  langoureux  ;  de  languens* 

Eklaeoea  :  Embrocher. 

Ei^LAEGEE  :  Etendre,  augmenter. 

Enlayee  ,  enlojer  :  Déférer  le 
serment  ;  lier,  engager,  obliger  ;  il- 
ligare. 

Enlevée  :  Relever,  redresser. 

Enlevkure  :  Rapt ,  enlèvement  ; 
relief  en  sculpture ,  en  menuiserie  ; 
pustules  qui  se  forment  sur  la  peau 
par  la  brûlure ,  bosse  ,  abcès. 

Enli  ,  enicu,  eniieu ,  lisez  en  lî, 
en  leu ,  en  lieu  :  Au  lieu ,  à  la  place. 

Tetin  grilK' ,  tetin  pendant , 
Tetin  flftrr,  tetin  rendant 
Vilaine  bourbe  enlieu  de  laîet , 
Le  d'ablc  te  feit  bien  si  lait. 

Maroc,  Epigtainme  du  laid  Tettm. 

Celle  qne  tant  j'arme  et  désire  , 
£n  lieu  de  me  rix^nforter, 
Tutibjours  le  cul  arrière  tire  : 
Le  diablt>  la  puisse  emporter. 

IHaroe,  Epi^rainiiie  des  deux  Êenrntes. 

Enliégee  :  Défier  ,  appeler  en 
duel. 

Enlionagee  :  Prouver  sa  descen- 
dance ,  sa  parenté  ;  de  tignare. 

Enlignaigé  :  Allié,  apparenté. 

Enloconl  :  Eloquent ,  bien  em- 
bouché ,  beau  parleur. 

Enloikmant  :  Obligation,  hypo* 
tbèque;  ligatio. 

Etyloiee  :  Lier  ,  environner  ,  ob« 
sôder  ;  ligarc. 

Or  quant  nos  sarons  cel  mcîsroc  homearoir 
esteit  cfiloiee  des  seculeirs  currs  et  convoitana 
terriennes  gaangm ,  dont  pot  il  ce  derant  dire 
te  ce  non  £•  meisme  la  force  et  b  sobtilitetE 


464  E  N  N 

de  Tânnne  deriBl  ftoH  te  ke  à  !•■  oort 
derolt  avenir. 

Diai»  de  S,  Grégoire,  liv.  4,  chap.  26. 

£r  eàm  emmdem  virum  euris  secidarihus 
otii\%9X\un^lucrisque  terrenis  inhiantem  fuisse 
noverimus  :  undè  hoc  prœdieere  potuit,  nisi 
guia  id  qwid  ftttarum  erat  corpori  ejtis,  ipsa 
vis  aninuB  ac  iubtUiuu  pratvidekat» 

Enlouedi  :  Étourdi  d*an  coup 
qu*on  a  reçu. 

Enloydër  :  Faire  des  éclairs , 
luire ,  éclairer  ;  elucere, 

ËNLoYER  :  Lier,  engager,  obli- 
ger. Vojez  Enlayee. 

EriLUMiifE&  :  Éclairer,  répandre 
de  la  clarté. 

Donc  fist  Deac  granc  luminaires,  le  plas 
%t%xA  luiiiflt  au  jor  et  le  meindre  à  la  nuit  et 
les  esttiles  et  les  mist  el  firmament  por  enhs- 
miner  la  terre  et  por  départir  la  lumière  dea 
tenabres.     Bible,  Genèse,  chap.  i,  vers.  16, 

Sibi.  de  r  Arsenal. 

Ehluzxmen  :  Clarté  ,  lumière  ex- 
trêmement vive. 

Enmalaoib.  :  Tomber  malade. 

EifMASEn  :  Amasser,  mettre  en- 
semble ,  entasser. 

Enmeisme  :  Pendant. 

Enheecimeiit  :  Amende  pécu- 
niaire proportionnée  au  délit. 

Ehmi,  en -moi,  enmy  :  En  tra- 
ders ,  au  milieu  ;  in  mcdio, 

"LoYû  ohlct  pasmée  enml  la  tné  , 
Ses  clievox  trait ,  ses  chevox  rue, 
Son  pis  débat  «t  sa  fourcelie , 
Harou ,  harou ,  Dame  dist-ele , 
Di  moi ,  di  moi  où  est-Il  donqnes  ; 
•Ah  !  mefe  Dimi ,  il  u^avlnt  onques, 
Que  fust  perdue  et  adirée 
Riens  qui  a  toi  fu  comandée. 
Gautier  de  Coinsi,  Miroir  de  la  Vierge. 

Enxoeache  :  Instrument  de  mu- 
sique. 

Enmoudre  :  Aiguiser. 

Enmuceliil  :  Mettre  en  tas  ,  en 
meule. 

Eif  xAMouâK  :  Passionné  ,  amou* 
reux. 


E»  N 

EwwE  :  Une;  una.  "* 

En  NE  :  Cane  sauvage. 
Ennement  :  Mot  de  FinTentîmi  de 

Coquillart ,  qui  servoit  de  réponse  à 
une  interrogation.  U  signifioit,  vrai- 
ment ,  sans  doute ,  en  vérité  ,  assa- 
rément ,  et  non  pas  ,  quoique  ,  et 
aussi  bien ,  comme  le  dit  BorèL 

Ma  dame ,  vous  plaîst-il  dancer  ? 
Et  grant  raercf  se  me  dist-«Ue  , 
JSnnetnenele  ne  puis  aller. 

Coquiiiart,  Monoi.  dm  Pmyu 

Et  poi< ,  et  puis  o&  est  ma  Dune  ^ 
Que  fa'cMllr?  y  a  t*il  ama? 
Emnernent  elle  est  sur  le  Lct , 
KUe  repose  uag  petit. 
Ce  me  dit  lors  la  cliamberl^re. 

CoquilUrt,  Mônoi.  dm  Pmfru 

On  Tient  à  Tliostel,  c*-.-bt  bien  dit, 
Jenuin  dit ,  rout  mette?  asaea  ; 
Ma  boiirgeovse  saiifc  contredit 
Respoiidra ,  tonsjours  tous  tcoaex  ^ 
Etineinent  que  bleu  le  sachez. 
De  trftrail  le  frotict  me  dégoutte , 
Je  viens  de  Sainct  Mur-dez-fossex  , 
Pour  estre  allégée  de  la  goutte. 

Coquillart,  Monol.  des  Perrmfmet» 

EitNRMtSTiÉ  :  Inimilié  ,  hofttililé, 
ressentiment;  inirnicitia. 

EifNEu,  ennoy,  ennuy,  enojyetmyi 
Blessure,  douleur,  offense,  injusliee, 
obstacle  ,  incommodité  ;  de  noxim, 
innoia;  en  basBret.  €noë;en  Espagn. 
enojo. 

Ennéur  ,  enor :  Honneur;  honar; 
en  bas  Bret.  henor  y  enor. 

Li  dis  Philippe  curé  de  S.  Nicolas ,  quant 
il  07  q«e  Nicole  avoit  esté  g«eri«  ,  il  viat  cn- 
ooatre  li  pour  la  solWnnité  du  miracle ,  a 
toute  la  cruiz  et  Tiaue  beneoite  josqnes  à 
S.  Ladre ,  et  quant  II  parvint  jusqnes  à  U ,  il 
s^agenoillà  devant  li  pour  Ve^meut  de  lî  griiC 
miracle.  Miracles  de  S,  Louis^ 

EzfKRUx  ,  enieuf  ,  ennujreulr , 
enuie.r ,  enuiox.  :  Nuisible,  malfai- 
sant ,  importun ,  incommode.  Foy. 
Anoi. 

ENNHossjift  :  Tmer ,  massacrer.  T.. 
ENirossBa, 


ENN 

ISfrKisvx ,  enmdyouxy  enossé:  En- 
nuyeux, fâcheux,  piquant. 

Ènitigence  :  Dépendance. 

£iiMioif,  annion  :  Retard,  délai 
d'un  an  accordé  à  un  débiteur  par 
lettres  de  chancellerie. 

Envoie E  ,  ennuier ,  enmUr,  en^ 
muoyer^  ennuyer  :  Nuire  ,  souffrir , 
être  impatient  ;  de  nocere ,  innoiare  ; 
«n  anc.  Prov.  ènoiarsë;  en  bas.  Bret. 
ennoier. 

EirifoiNDES  :  Oindre  ,  frotter  ; 
inungeref 

EififoiTEMEiTT,  ennortement  :  Ex- 
hortation ,  conseil  ;  adkortatio. 

EifNOLixMENT  .'  Lcs  saiutcs  huiles, 
rextréme  onction. 

EifNOLiER.  f^o/ez  Enhuillee. 

Ehhoe  :  Honneur,  domaine,  sei- 
gneurie ,  ^tî  ;  à'honor, 

Enicoeee  :  Honorer,  respecter; 
honorificare. 

Cette  eoTie  doiTent  mulone  avoir  et  eut- 
bracter  par  ardant  amor,  que  tuit  »e  paiiment 
d^avaocier  lî  uus  Tautre  et  ennorer,  et  porter 
Vl  ODé  Tautre  eu  graDt  pacieuce  et  lor  enfer- 
metez  et  de  cors  et  de  uom  et  eitre  obedieoc 
li  «UM  à  Tantre  à  eitrif. 

^  La  Bègle  de  S,  Benoit, 

EsTifOEtEMENT  :  Exhortaliou. 
Ehitoetee  ,   enorter  :  Exhorter  , 
inviter  ;  exhortari, 

Fjoableoient ,  Critobolui  ayant  finëe  ou  di»- 
•tinnlée  ta  tremeur ,  cuniioença  à  enorter  le 
Roy  qu*il  fle*ii«t  tenir  taudis  qu'il  esrachcroit 
le  fer,  disant  que  uog  petit  ou  Icgier  mou- 
Tement  du  corpi  lui  »eroit  dommageux  ,  et 
comme  le  Roy  afferma&t  qu*il  uVktoit  ja  b«- 
•oing  de  le  tenir  ,  il  tint  &on  corp«  kan»  mou* 
Tement  aiusy  comme  ordonné  lui  estoit. 

Trad,  de  Quinte-Curce ,  //V.  8  ,foi,  ao4, 
chap.  8 ,  ]V.  a 

En xosQUKR  :  Mettre  la  flèche  dans 
la  noix  de  Tarbalcte;  de  niur. 

E5ri09SEE ,  cnosser  :  Mourir,  tuer, 
étrangler,  casser  les  os  ;  enlever,  em- 
porter par  une  maladie  ^  serrer,  ca- 
1. 


E  N  O  465 

cher,  enterrer,  couvrir  de  terr«; 
inoccare. 

Ct  ae  la  maie  mort  Venosse, 
Bien  le  convoi  jusqu'à  la  fou«. 

"*  Roman  de  la  Rose ,  vers  1 1685. 

Ennubli  :  Fâché ,  contristé  ,  obs- 
curci ;  de  nrbula,  nuée. 

EiiNCiÀUMEjfT,  ennuiement ,  en- 
nuyaument  :  D'une  manière  cn- 
lyiyeuse,  ennuyeusement. 

Eniïuict,  en/iui ,  enhuj ,  ennuist, 
ennuitj  ennuyst^  ennuyt  :  Aujour- 
d'hui ,  en  ce  jour  ;  m  hodiè,         s , 

Puisque  Déduit  le  bel  et  geuC 

£st  orendroit  avec  sa  geut  ^ 

£n  ce  vergier ,  ci-ste  assemblée 

Ife  me  doit  pas  estre  véée 

Qu»  ne  la  voie  encor  ennuyt. 

Si  vous  prie  ne.  soie  e*coadit. 

Roman  de  ia  Rote*    . 

Ma  fille  Anne ,  despesclicz  vous , 
Si  serez  au  temple  menée  : 
A  Joachim  vous  ai  menée 
Qui  ennuit  vous  espousera. 

fFace,  Mjitère  de  la  Conception, 

Enhuiliee.  f^oyez  Enhuiller. 

Ennuiter.  Foyez  Akuitikiv. 

Enmj  yàument  ,  ennuyemtnt  :  En- 
nuyeusement. 

Èif OINDRE  :  Oindre,frotter  d*huile, 
confirmer,  donner  rexlréme-onction  ; 
inungere, 

Uom  CrestiJens  de  Crist  méesme 
Ks  noumez ,  et  enoins  de  cresmd 
Defeu  Tonour  de  ton  parage  , 
Fies  Diu  devenir  en  baptesme  , 
R(»iaus  ies  Koiaumeut  t'aciiesme. 
Fiex  Uiu ,  frans  ts ,  fui  le  servage 
Du  monde  et  du  caniel  usage 
Trop  as  esté  en  loue  carnage. 
De»-ores-mais ,  refais  quaresme , 
Du  remanant  de  ton  eage. 
Jeune ,  mais  de  ton  outrage , 
Ouques  mais  n'atcndes  quaresme. 

Miserere  du  Reclus,  strophe  217. 

Enoiter.  Foyez  Enoyter. 
Ekulier  :  Administrer  les  saintes 
huiles ,  rexlrenie-oncliou. 

EifovTE  ;  Celui  qui  veilioit  k  ۥ 


4M  ENP 

qne  tous  les  conTÎTe»  d'un  festia  fas- 
sent également  bien  servis. 
EiiOR  :  Honneur  ;  honor. 

D«  tote  France  l«  fikt  goofanonier. 
Et  seoeMbâl  por  i'emor  «'•kanc.'er. 

Bois  tU  Càtnàrar. 

Enoedih  :  Salir,  noircir,  rendre 
Mie ,  souiller  ;  â'horridus. 

Bom ,  or  enten ,  ta  dois  oïr 
Qui  tu  e« ,  ne  te  doit  joîr , 
Qui  es  tu  donc  ?  sas  |>Ijius  de  fi«ns. 
Ta  te  reux  Câscons  jour  easplir, 
Kt  pais  Tuiditr ,  et  puis  remplir  , 
Quant  tu  es  ruis,  mal  te  contiens. 
Et  quant  to  es  tnip  plains  si  gicot  » 
Asseï  as  fiens  ente  li  jens , 
Ja  ne  te  taras  tant  polir , 
Tu  enordu  qaanque  tu  tient , 
Car  n'atoucfie  taut  nette  rient  * 
A  toi ,  que  ne  fachet  soillir. 

Miserere  du  Reclus,  strophe  19. 

EironniTioN  :  Désordre,  confusion. 

Eifossi  ,  ennuyoux  :  Ennuyeux  , 
pesant. 

EirossER  :  Perdre  la  vie,  tuer,  mou- 
xivy  s*étrangler  avec  un  os  dans  la 
gorge  ;  de  nocere. 

Atati  ehe?Irent  de  lettr  otte, 
Ve  Tout  autrement  enosté  , 
Puit  le  tambeat  eu  ung  fosté. 
Sans  defTenset  la  porte  cassent  » 
Caatée  Pont ,  oultre  s*enpatsent. 

Roman  de  ta  Rmê, 

Enouzr  :  Éplucher  une  étofTe ,  en 
6ter  les  nœuds  ;  enodare. 

Enoysellemkht  :  Action  d^ins- 
truire  et  élever  les  oiseaux  de  proie. 

EifOYTER,  enoiter:  Accroître,  aug- 
menter. 

Jeu  te  orroy  adeccrtes  sour  Thmat'l  ;  roj  jeo 
le  benesquieroy  et  jeo  lui  enojrUrojr  et  mul- 
tipUeroT  trope. 

Bible,  Genèse ,  chap.  17,  'vers.  ao. 

Super  fsrnael  quoque  exaudivi  te  ;  ecce 
benedicum  et,  et  augebo ,  et  muitipiicaèo  eum 
nnUdè, 

£k  PAIE  Ni  :  Attaché  à  la  religion 
|Kiycane. 


E5P 

EirrifirDmK  :  Enfoncer,  fntppetf 
pousser,  culbuter  ;  impii9çere;  et  dé* 
l>enser,  emplover;  impendere* 

EifPÀPRER  :  EfTenillerua  arl»re« 

Enpeinte  :  Empreinte,  secousse, 
attaque. 

En  feemesiakt  :  ÉtemelleiiieDt. 

Et  li  Tcriteix  Noktre  Signor  auLÎot  tm  mer 
mentmt.         Sermons  de  S,  BermtÊrd,foi.%. 

Et  Veritas  Domini  numet  in  «f  enraa. 

Ehpesee  :  Chagriner,  fâcher.  // 
m'enpese  :  Cela  me  fâche. 

E:vpESQUE  :  Empêchement,  olista- 
cle  ;  impedimentum, 

Enpieum E2iTER:Rendre  une  agréa- 
ble odeur,  parfumer.  * 

Enpipàuder  :  Piailler ,  crier.  Gr 
mol  vient  de  pipe  y  ancien  instru- 
ment de  musique ,  qui  à  son  tour  a 
été  formé  de  pipa ,  comme  qffutokr 
a  été  fait  de/istula. 

Enpitiyer  :  Avoir  pitié,  être  tou- 
ché de  compassion. 

Cil  prestes  à  If  ostre  Signors  »  qae  tmpikè 
al  poeure,  et  il  li  rendera  son  locr. 

Bibie,  Proverbes,  chap,  19,  'wen.  17. 

Fœneratur  Domino  qui  miaermtut  jMUptrit  t 
et  'vicissitudinem  suam  rtddet  ce. 

• 

Enploré  :  Affligé ,  qui  répand  des 
larmes  ;  exploratus, 

Enport  :  Emporte. 

Emporter  :  Obtenir  par  prières  > 
transporter,  voiturer^  imponare^ 

En  POSTE  :  Fourbe  ,  mensonger, 
imposteur.  Un  de  nos  anciens  poètes, 
parlant  des  médecins  qu'on  nomaMMl 
Physiciens ,  dit  : 

Qui  les  orroit  de  colcriqtie 

Pledoier ,  ou  de  fleumatiqae  , 

Li  uns  a  le  foie  ckcliauCfé, 

Kt  U  autres  ventuuseté  • 

Trop  par  sout  lor  liiievres  rcpoites, 

Kt  lor  paruhs  si  enpostes  , 

r«'i  a  bC  viloiinic  non, 

Kt  par  ce  coiiiruce  lur  non  : 

Fikic'ieu  sont  apclé. 

Sans  fî  ne  sont-il  pas  nommé. 

La  Bible  Caio:,  vers.  a5;|- 


SNR 

ïirpoum&vm  :  Appauvrir;  itptiu- 
t;  et  jeter,  faire  de  la  pou»9ière. 
EvtasvoaK  :  fintrepreodre. 


E-NR 


4«? 


I  proif  s  MBS  eMoin« 
Pur  ËTtrard  le  Moîm 
<^  Mflt  ourrtigof  çmjNWU^ 
Or  protei  pur  le  Muine 
%9  Dnit  «un  qiier  esloigne 
,  De  mal  e  de  pechié. 
£  qu*il  lui  doînt  la  grâct 
%9  i\  U  vliuse  face 
5«luiic  U  Terité. 
Amen. 

Fin  de  la  Traduction  de  Cmton, 

EirraÈs  :  Après ,  ensuite. 
EN^aÈs  :  Auprès;  propê.'Yojez 

«PRÈS. 

EurcEE,  lisez  en-pwre  :  N'ayant 
le ,  ayant  seulement,  bans  le  Join-> 
lie  Mss. ,  fol.  60 ,  enpure  chemise  • 
'ayant  qne  sa  chemise. 
EiTQUE  :  Encre  ;  d'incaustum, 
EirQVEHAïf  CES  :  Commencer. 
EifQUEREUE  :  Qui  cherche ,  qui 
cherche;  inquirens ,  inquisitor. 
Enqueerer,  enquierer:  Informer» 
iquérir,  interroger,  demander;  i/t* 
drrre  y  inquœrere, 

S*au]cun  m^enquieri  à  qui  je  sol. 

Je  puisse  dir«  que  j'eusui 

1m.  eourt  de  U  Êoloe  des  cieuls. 

Testament  de  Nettoie 

Aînt  se  doit* on  bien  garder, 
VenquerFe  par  jalousie , 
Coo  c'on  oe  vouruit  croire» 

• 

EirQuiETEUR  »    enquciieur  :    Qui 
lerche  ,  qui  s'informe  ;  inquisiior. 
Emquitie  :  Raison,  moyen,  re- 
terche ,  information  ;  inquàUio. 
Enquoison  :  Occasion ,  fraude  , 
iquête.  yoyez  Acuoisk. 
Enquuste  :  En  question. 
Eiirabàsseur  :  Fou-,  furieux,  im~ 
ident  ;  de  rabiosus  ;  en  Provençal 
xrabia, 
EiiRACiTVER  :  Arracher;  eratlicarc. 

Temps  est  de  plaunter  ,  et  temps  de  ennui- 
T,  MiMe ,  £cdesiaftet,  ch,  3,  ifers.  a. 


Jf^Mi^  pUmuuuU,  ei  Êemjmt  «vdlettdl 

fiiçd  fkmiatum  «yr. 

Enracler  :  Se  dit  d'une  voiture 
enfoncée  dans  une  ornière ,  et  d'oà 
l'on  a  peine  à  la  retirer  ;'en  Picardie 
ou  dit  emraquer, 

EvRAOEMENT  :  Avcç  rage  ;  de 
rabiosè,  selon  I<ficôd  et  Monçt. 

Enrager  :  Arracher;  eradicmr$^ 

La  knpe  est  via  oiseaus  TîUinf , 
Ses  nii  n*est  uas  cortoif  ne  faini^ 
Aîns  est  fais  df  tai.et  d^ordure; 
Biais  moult  sont  de  bone  uature 
Li  oiaeiUoQ  qui  df  H  Jsfept^ 
Car  quant  lor  père  «nvieillifue^t  t 
QuM  ont  perdu  tout  le  pooir 
Kt  de  Toler  et  de  troir, 
Dont  les  reoçonf»rteat  Wr  is 

t  Quant  les  Toieut  si  «nfieillif « 

T         i>l  lor  enragent  tôt  adès , 

Les  vieilles  plumes  à  lor  bel  ^ 
Puis  les  rechauffent  durement 
£t  !•#  oiMTrtat  doucement. 

Le  Volucrmù^e* 

EiTRAGERiE  4  TracasseTie  ;  ragf  ^ 
fureur;  de  rubies. 

£hr  AILLER  :  Ouvrir. 

Emraviestir  :  Remettre  en  po^ 
session  ;  de  vestire, 

EiTEé,  en-reire  :  En  arrière;  de 
retrd. 

Eif-mECpx  :  En  cachette ,  ea  secret , 
à  part,  particulièrement. 

£HaEDEmiE,eic/Y>x^e  ;  Efirooterie, 
impudence. 

£irRErAitER,/fi6^.  .-Concubinage. 

Tu  ne  prendras  la  serour  de  ta  frmme  «ft 
^nrrfiuier,  tu  ne  demoustreras  «a  leadaace, 
icele  vnquore  Tirauiit. 

7>tùL  dé  ta  MiUe,  JUvit, ,  çh.  iB,  verf.  1 8. 


Sororem  uxoris  tuœ  in  pellifeàtnm  iUim  mpm 
aceipies ,  née  re%>eiaéis  (urpùudinem  ejtn  ad- 
hue  illa  'vivente* 

EvRELisR  :  Piquer  les  boeufs  avee 
la  pointe  du  soc  ;  <^n  Lang*  enrëUtL. 

Enrer  :  Chercher,  qti^rir. 

EiTRESDiv  :  Hagefviolenee» dureté, 
fureur,  «ruauié^  de  nMês*,  ^  Cn  l\kl 


468  E  N  R 

est  furieux  dViitendre  un  jeune  clerc 
chanter  un  répons  de  la  Vierge  dans 
les  rues  ,  en  présence  du  peuple 
assemblé  ;  il  forme  le  dessein  de  le 
tuer  ;  il  réfléchit ,  il  pense  ,  et  : 

Moult  sVn  va  prè»  que  d^ua  baston 
^e  Ta  féru  parmi  le  chief, 
Mais  il  voit  bien  qu*a  graiit  mcichief 
De  &enresdi'e  tost  Tenroit, 
A  morir  tokt  le  conveuroit. 
Se  seur  reofant  metoit  la  main 
Ja  ne  Terroit  mais  lendemain. 
Gautier  de  Coinsi,  MiracL  de  Notre-Dame, 
liv,  a ,  chap.  5. 

EwaEsvÉ  :  Rêveur,  soucieux  ,  in- 
quiet ,  fou ,  évaporé. 

Enreué  :  Opiniâtre,  entêté. 
-    ENEicHissiLRREa:Qui donne beau- 
:L        -ftoup ,  qui  enrichit. 

Eneichoiee  :  Enrichir ,  rendre 
riche. 

Car  don  fil  de  lour  couverture  tant  que  as 
amendes  de  lour  ckauces  ue  prendrui-jeu  rien 
de  totes  choses  que  sont  le»  tues  que  tu  ne 
dies  I  jeo  enricKoi  Abram. 

Bible ,  Genèse  y  chap.  1 4,  ixrs  a3. 

Qubd  à  fih  subtegminis  usque  ad  coni- 
fpam  caligœ ,  non  accipiam  ex  omnibus  quœ 
tua  sunt,  ne  dicas  :  Ego  ditavi  Abram, 

En EiMiif  T  :  Enrhumant ,  qui  en- 
rhume; du  Grec  rhcuma,  fluxion. 

Eneimee  :  Enrhumer  ;  ce  mot  pris 
figurément,  signifie  ennuyer. 

Enrisé  :  Fou,  évapore,  qui  rit 
de  tout  sans  savoir  pourquoi. 

Enroier  :  Se  mettre  dans  le  droit 
chemin. 

Enroiser  :  Mettre  le  chanvre  dans 
l'eau  pour  Taltendrir. 

Ettrollkr  :  Rouler  autour  de 
quelque  chose. 

Ekkomanckr  ,  enromanciery  en^ 
roumancer :TrM\mTG  tel  langage  que 
ce  soit  en  François ,  en  langue  Ro- 
mane  ou  Romanse,de  romana,  sous- 
cn tendu  Ungua, 

F.l  non  et  en  la  rcveraiice 

Ûd  fil  PbcUpe  al  K07  d«  France 


ENS 

Loey  c'en  doit  tant  loer 
Pour  s'oiibr  encomenceniî  , 
Ccste  iiifttoire  enronumcemL 

Herbert,  Prologue  du  Roman  de  DofopmtBê, 

Il  a\oit  gens  illec  qui  aavoient  le  SarraxJBois 
et  le  François  ,  que  Ten  app^-Ue  Drugemcns, 
qui  enromtuicoient  le  Sarraxinoia  au  Coortt 
Perron  de  Lretaiugne. 

Joinvi/le,  Mss,J6i,  171. 

Cil  qui  aiment  pierres  de  pris. 

Doivent  oir  qui  Ta  enpris. 

Cil  qui  les  pierrf  h  aiiue  et  prise  » 

Moult  h^eutrcmct  de  haute  «-mprise , 

Dou  Lapidaire  enrornancier , 

SVst  entremis  dou  comencler, 

L*aiicien  Utiu  enroumance  , 

Li  roumans  dr^  pierres  comence. 

Prologue  du  Lapidaire^ 

Enromant  ,  se  trouve  dans  Bord 
pour  subitement  ou  ensemble  ;  il  cite 
le  Roman  de  Perceval.  Il  a  raisoa 
d*estimer  que  c'est  une  erreur,  et 
qu*on  doit  lire  errautnanU  Le  mot 
enromant  vient  du  verbe  enromancer, 
et  n*a  jamais  existé  que  dans  ce  sens. 

EifRossiNER  :  Piquer  avec  des 
ronces. 

Enrotuler  ,  enrouUer  :  Inscrire, 
enregistrer,comprendredans  un  rôle. 

Enrouler  :  Rouler  une  chose  dans 
une  autre. 

Enroussi  :  Endurci,  selon  Bord. 

Enroyrr  ,  aroycr  :  Entreprendre, 
commencer  à  labourer. 

Enrue  :  Sillon  très>large  dont  les 
raies  sont  relevées  par  la  charme. 

Enruillié  :  Rouillé  ,  chargé  de 
rouille. 

Enrunger  :  Rouiller,  se  rouiller. 

Se  ors  enrnngtt  quels  ert  fers! 
Qui  gaagnera  ,  se  tu  pers  , 
Se  tu  es  fc-1 ,  qui  sera  pieux. 

Roman  de  Charité. 

Ens  :  Dedans  ,  intérieurement  ; 
intùs  ;  en  Langurd.  atazins ,  là-ile- 
dans.  Boret  estime  avec  raison  qut 
ce  mot  a  dû.  s'écrire  ent.s ,  coiuuît 
Tenant  du  Latin  intùs ,  que  ces  chau- 
gemens  d'orthograplie  oui  fkitperdi:e 


EN  s 
la  •oanedeiTDOtSiCtqu'on  ne-recon- 
noll  plus  l«ur  originf.  Ses  autres  ré- 
flexions ïont  fort  sage»;  ■  force  (ie 
Touloir  épurer  le  langage ,  d'y  ad- 

dëprécier  les  anciens,  la  l3n(;ue  dei 
Corneille ,  des  Buileau ,  des  Racine , 
finira  comme  celle  de  nos  père»  ; 
elle  demandera  nn  Glossaire  ponr 
erre  intelligible.  On  trouve  déjà 
Pierre  Corneille  suranné, et  l'inimi- 
table La  FonUine  ne  sera  bientôt 
plus  entendu. 


'        E  K  S  4^ 

noiiYri  acquéreur  d'un  bien  de  se» 
domaines  pour  son  tenancier. 

Ehshsikeb  :  Faire  l'acte  dont  il 
est  parlé  dans  l'article  précédent. 

Ensikisiii  ;  Se  mettre  en  possession. 

EnslLE  :  Ensemble  ;  insimul. 

Ert siHPLK    :    Modèle  ,   exemple  ; 

Noui  uuno  KumoiKii»,  face  Nailn  Stl- 


Et  pu'i  I 


Banum  dt  la  Bote.. 


D  Kpliri». 

BiHc,  Ruih,  ehap.  k.,-vtrt,  ii. 

ffbf  Uiitt  tumui  :  fariar  Dominai  Aime 

mu/iertm ,  qua  ingretiiiur  r/amum  laam  ,  li- 
ent Baektl  et  Lùm ,  gvir  irdijicaterant  do- 
mum  broïl  .-  ut  lil  eicmplum   ■elrlalà  Ùt 

EnsiKCK    :    Certaine    mesure  de 
terre  entourée  de  baies. 

EHSUtLB  :  Ensemble;  insimul. 


Oignei  II  piaDt  d'un  vilain, il  rnniehitr» 
«Ht.  Ancien  Proverbe. 

Ehsicbeh  :  Mettre  dans  un  sac; 
de  saccare;  en  ane.  Prov.  Msachar. 

EnsicES  ,  ensangtie.!  :  iftiseignes , 
marques  de  limites  ,  droits  seigneu- 


L<  Can 


!tli  Biri 


EnsAiNKKB  :  Répandre  de  h  grais- 
e,  graisser. 
E:isii)iNEk  :  Devenir-fou,  extra- 


sanctus. 

M>;dt  Sa 

It.f  1  i'«i  T*u  morir 

Et  maiDl 

ri  Sn'Dif  t  glnrieoKi 

Dxorr. 

"omlifu^rV-Vi-r., 

Qui  dr„ 

Wonqu,, 

ipor«in>)D<:n'e<I» 

•  BomaadelaBoie. 

Ersauikeheiit  :  Acte  par  lequel 
le  seigneur  ccnsier  reconnoisiait  le 


yille-Har Jouùi,  Mil.  fol.  6,  V. 

ARCBEXEnT  ;  Examen,  recher- 
enquête  ;  de  quœrere. 
±:»sARis.  ansaries  :  Paniers  qu'on 
met  il  un  ine;  en  Lang.  ënsarios. 

£:fi4aBEB.   To/fï  KnSMBEB. 

Eitiiy  :  Essai  .épreuve.  En  entay: 
Pour  essai. 

Ensatmrb  ,    cnsajmmer.    Voyez 

EHSAinifER. 

Eksr  ;  Envie,  jalousie. 

EssÉELEB  :  Donner,  imposer  un 
nom ,  nommer. 

EasicnADan  ,  ensegnaire ,  rnsei- 
gneur  :  Qui  montre  ,  qui  instruit. 

EitsiÉtiKta  :  Montrer,  apprendre  , 
signaler,  Hlusirer  ;  insigatre. 

EnsECTiE  :  Billet  parlequel  on  in- 
dique celui  qu'on  cJioisii  pour  rem- 
plir une  charge  ;  insigne. 

Ehsei  :  Baquet,  tonneau  pour  la 
vendange. 


47^  T.  y  S 

£xlEi<flr%  «  ensengnie  :  PMilê  mon* 
noie  qa*on  noinmoit  maillr  ;  signal , 
filon tre,  enseigne  ;  à^nsigne,  imsigtds, 

E'vsF.icKÉ  :  Docte  ,  savant. 

£?f6KiGif ER  :  Mettre  ,  apposer  ses 
armt  s  ;  in^ignire.  Saumaise  le  dérive 
à^insinuare  ,  el  Ménage  d'insignare  , 
fait  de  signum. 

E>  !:iG!fEua  ,  suhst.  rnasc,  :  Qui 
enseij^'tie  ,  qui  fait  coonoitre  ;  m- 
signior. 

Et  i!  nr  n'ânit  point  qQ*i1  fait  f^uilile  de 
trourt  r  luiiurLe  si  fidèle  ensétgneur  et  qui  loi 
•çetwt  ti  bien  monstref. 

Contes  de  Dnp^ritm,  ffam^eUe  7. 

ExsEicniE  :  lufttruîte ,  qui  est 
an  fait. 

EifSELER  :  Seller  un  cheval  %  mon» 

ter  à  cheval ,  charger   un   cheval  ; 

insicierc, 

La  Dame  Toit  que  m  défense 
^e  li  ptiet  Diilf'f  rieuft  valoir^ 
Si  ■  tuiit  uii»  a  non  chaloir 
Tant  que  ce  vint  k  lendemaîa 
Que  li  biirgoift  titt  enpfier 
Et  sch  C.'urreteit  aulrr. 

Fub  de  Ut  Borse  pleine  de  tefn. 

ExsKMnLKMKifT  ,  cnsvmcut  2  Tou- 
jours, aussi,  ensemble,  conjointe* 
inenl , conlinuellement, pareillement, 
semblablement,  en  mc^uie  temps;  in- 
êimul;  en  liai,  insicmû ,  sûrement. 

Set  peres  premier  le  congée , 
Toute  «a  terre  li  devée  , 
V\  en  après  tuit  si  parent 
Le  congéereut  ensemeht. 

Roman  d'Atis  et  Profiliat, 

Ensencnkmknt  :  Jugement,  indi- 
cation, désignation,  .sentence;  insigne. 

Or  quant  muU  grant  in^dkie  astoit  faîte  de* 
vant  cel  cnsengneme.mt  ik  1  cercle  n  li  lioni  Deu 
t^ulgicus  cstiut  ,  ne  do»ceiidi  Toiremeut  i»e« 
uue  gou!c  de  ployé. 

Dialog.  de  S.  Grégoire ,  liv.  3,  chap.  i». 

Et  dum  magna  nimis  inundatio  fieret ^  in- 
trti  camdem  designatioucni  circuli  in  aua  'vir 
i^ntmi  Fufgentimstelit,  ne  tma  qaiaemplu- 
viœgutta  demendit* 


E^rsEinÉ  :  Instruit,  seAfté,  lâ^tAt; 
UksignU. 

Eicst^otTLTOBmEii ,  ensepelir^  etè-^ 
s^ulcrir,  ê9ksepttltur&t  :  Mettre  an 
ftëpolcre ,  inhumer,  ensevelir,  enter- 
fer  ;  de  sepnltura  et  de  irpuitsifit . 

Kt  quant  le  cor*  de  Gautier  de  Brteme  fat 
▼enu  rn  Aère ,  Madame  de  Seete ,  qui  cttoit  u 
eonaiûe  germaine  print  les  ôa  àmXkX  f«a ,  etiet 
i«t  wnsefêdiarer  eu  Tagliae  de  roafMtal  d*Aera. 

ExsKcûtKT  :  Ensuivant  ;  //tf^^ireftf. 

EfcsEE  :  Ente,  greffe,  OiiTertiut, 
fente. 

Enscicbibr  :  Cherdier)  recher- 
cher soigneusement,  s'informer; ith 
scrutari.  Voyez  Enquerrer.  * 

Rn  ensergnemetis  emiTÎetit  eaehîver  doaa 
chof ea ,  b  première ,  si  est  cfu^  cens  cuideBt 
conuis're  chnae  qui  Ja  ne  ronnist  ttiie,  lias  û 
aeorde  folemenC.  f.  qnl  ço  «rent  esehirer.S 
met  sun  temps  a  aa  pensée  as  chr  ses  eigarder 
e  enserchier. 

JJv.  de  JtoraiitrZy  Mss.  Bihh  Imp,fai,  itS^ 
Fonds  de  t Eglise  de  Paris, 

Eif  SRRÉ  :  Fâché ,  qui  est  dans  h 
peine  ;  q«i  est  égaré  de  son  chemin. 

KirsKRMKNtF.R  :  Ramasser  du  sar- 
ment ,  en  faire  des  fagots. 

Enserrkr,  #'«ve//<*r,  enscrtir :  ^ifT- 
rer ,  renfermer,  mettre  saus  clcf> 
plonger  ;  insererc ,  inscrtarc^ 

De  la  ln:ie  qui  tant  est  bele« 
Au  cliicf  dôu  mois  quant  est  novela» 
Sera  muée  eu  vcrinoille  snçc, 
Celor  ara  semblant  à  sane. 
Moult  près  do  terré  descendra.  « 
Mais  moult  |»etit  I  demourm  ^ 
Courant  ira  droit  à  la  mer , 
Dedans  se  voudra  enserrer , 
Por  «'fcclMver  l«  jor  de  Pire  , 
Quf  uok  uiosterm  aostre  Sire. 

Le%  quinze  Signn. 

Enseuvee  :  Assujétir ,  mettre  en 
servitude  ;  insen'nre, 

Ënseu  ,  en/t^u  :  Tombeau  ,  sé- 
pulcre. 

JËMSlEtJtT  :  n  s'ensuit. 


EN  s 

Ensktmï m  :  Frotter  »  enduire  de 
saif  ou  de  «ain-douv. 

Ensgetkr  :  Injecter,  jeter  dedans 
ou  dessus  ;  iiyectare. 

En  SI ,  einsi^  enseinc  ,  insing:  Ainsi, 
aussi  ;  sic.  Voyez  Eiirsiif. 

EîfsiAWT.  Voyez  Esciant. 

ElfSIANTHZ.   VojeZ  ASCIEITTI^K. 

Ensicork  :  Imiter,  suivre. 
EirsiEVANT  :  Suivant,  après,  selon. 

Laqnele  ong  enfant 
Kubt ,  Tan  ensievant, 
Àiuf  j  qu*ou  récite. 

Lt  Malheur  de  la  France. 

Ensirtre.  Voyez  EîfsuEvaK. 

EzfsiGNE  :  Borne  qui  sépare  deux 
héritages ,  hypothèque.  ÈsWe  ensi- 
gne  y  se  dit  d*un  prébendier  auquel , 
quoiqu*absent ,  on  accorde  les  rélri- 
bulioDS  manuelles  ;  insigne, 

Ensimer  :  Humecter. 

Ensih  ,  ensinc.  Voyez  Einsih. 

EifsiNNKS  :  Fumiers  qu'on  répand 
sur  les  terres  pour  les  engraisser. 
Mener  à  l'ensinne ,  c'est  conduire  les 
fumiers. 

En  SIR  :  Sortir;  e.rire.  Ensirfors  : 
Sortir  dehors. 

Ensogitie  ,  ensoine  :  Excuse  ,  rai- 
son qu'on  allègue  pour  s'excuser  de 
n*aToir  pas  comparu  en  justice. 

Ensoicif  AVTE  :  Concubine,  femme 
débauchée;  du  Grec  >iz*f  mmêêtcmf. 

Ym éoicff E^ensoignement :  Qualité, 
mérite,  indication,  marque,  enseigne, 
témoignage ,  preuve  ;  insigne, 

Li  boni  Endec  Duc  de  Bourgolgne 

De  sa  bonté  laÎMoit  ensoigfte 

De  fooder  dtfersca  église» 

De  CUartroosains  et  d*au(rcfl  gnitea. 

Histoire  des  Ducs  de  Bem\ 

EnsoiGiiK  :  Qui  est  dans  l'embar- 
ras ,  accablé  de  soins. 

•EnsoiiiR  :  Jugement  contre  un 
âl^scttt  appelé  ^  justice. 


E  N  S  47« 

Eirsoiiie  :  Vers ,  de  côté. 

Ensois.  Voyez  Einçoisr 

Ensoler  :  Couvrir  le  sol  de  pavét« 
de  carreaux ,  d'une  manière  qiitl-^ 
conque. 

En-somme  :  Enfin ,  à  la  fin, 

Ensongner  ,  ensonier,  ensonmcT' 
Embarrasser,  soigner,  avoir  soin, 
être  occupé  ,  occuper,  excuser. 

Qnela  foraennerie  ect  cea  k*aprèa  TaTene» 
meut  de  ai  grant  R07  ae  vaelent  ou  oaent  tt 
home  ensonier  de  nul  atre  affaire,  ne  dove^ 
rpient  il  dont  ayer  do»  mcUre  totet  altiyift 
C^AOses ,  et  entendre  aolemeut  à  aoa  aerTtac. 

&  Bernard,  y  Sermon  de  tA¥€ni,fiU>  9. 

Qttontte  entm  insaniee  est,  ut posî  tanii 
Begis  adventum  ,  aliis  auihusiibet  negotUs  hO' 
mines  vetint ,  seu  audeemt  occupan  ;  et  non 
magiSfOmissis  ontnibus,  soii  ejus  cuhui  vacent/ 

Ensor  :  De  plus ,  en  outre. 

EvsoRQUETOT  :  De  façon  que ,  de 
sorte  que ,  aussi ,  en  outre ,  de  plus  9 
sur-tout ,  auparavant;  insuper, 

EnsorfU€'tot  no$  cooToltaat  «faaatier  les 
compleinlea  des  cbotea  qai  août  nauTeaeiaent 
faites  à  Doatre  pooir  en  Bailliea  et  ea  autrea  de 
la  cort ,  nof  avoné  eatraintlea  B«iU'a  par  sera» 
ruent ,  les  Viscontes  ,  les  Meora  des  TÎles ,  les 
Foreatiera  ,  lequel  aeremeut ,  se  il  treapaaaent, 
il  ea  recevroQt  paioea  de  lor  biens. 

Ordonnance  de  S.  Louis  du  mois 
de  décembre  ia54. 

EirsouDRER  :  Assaisonner ,  sau- 
poudrer, 

Ensouple  :  Rouleau  autotir  du- 
quel les  tisserans  roulent  leurs  étof- 
fes ;  insubulum, 

Ettsourdir  :  Rendre  sourd  ;  de 
surdus, 

Ensoyer  :  Faire  une  ligne  pour 
pécher  avec  de  la  soie  de  porc. 

Eh  SOT  s  :  Aussi-tôt.  Voy,  Ainçois. 

Ensprenurf.  :  Exciter,  allumer, 
enflammer,  embraser. 

Leqneil  (le  moine  Quarentisme)  el  tena  lo 
Roi  Totyle  trouèrent  li  Gothe ,  ai  soi  penerent 
de  lui  ensjfrendre  a^oc  aa  celé.  CerUs  As  misent 
lo  fou  niaia  tft>taa«h0ac«  arnot  enTtroD,  nais 

4 


<7* 


t.y  T 


M  crie  rtf!  pot  pas  estre  bmneie  dri  fott  ;  ta« 
qoeile  chose  Tcaot  li  Gotiif ,  et  niiez  fors^* 
nauit ,  et  lui  traaut  fors  de  son  Ii.ibi!Aclt>  ,  il 
▼Ireot  uifftit  lonr.  un  for  empris  eut  hoin  appa- 
reilhoit  por  cuire  paiii^^  rt  en  ci  lui  1<>  f;ette- 
reut  et  clossent  lu  for ,  mais  eu  Talln;  jur  fut 
enst  »aiiis  troveiz  ,  ki  ke  nient  solcmeut  sa 
char»  (Ici  f<)(i,  inaik  encorsei  darrain  Tettltnent 
n'aatoienr  p's  briill''it. 

3ia/.  de  S.  (irégoirt ,  //V.  3 ,  ch<^>.  i  ^. 

Quem  Totiiœ  Régis  tempore  eùm  (iothi  repe^ 
rtfsene  ,  hune  iucf  uderc  cuin  sua  ceila  mnlUi 
tune.  I^em  namque  supposuerunt ,  sed  in 
circuiiu  arseruiU  omnia  ,    cella  ifero  UUus 
îgne  comburi  non  potuit,  Qitod  vidantes  Go- 
mi ,  magisque  seevi^-nUs ,  atnue  hune  ex  suo 
habitacuh  trahentes ,  non  longé  aspexerunt 
ftaccenaum  cUbanum ,  qui  coqueneUs  p€tnibus 
parahatur ,  eumque  in  iUo  projecerunt ,  cH- 
banuinque  claustrant.    Scd  aie   aitero  ita 
Hlœsus  inventus  est ,  ut  non  soiàm  ejtu  caro 
<tb  ienibus  ,  sed  ne  que  extreina  ullo  modo 
'vesttinenta  creinarentur. 

ËNSUCAR  :  Assommer,  tuer. 

Ensuevue  ,  é'/îAejre,  ensievir,  en- 
sievre,  ensir,  ensuir,  ensuire  y  ensui- 
vre, ensuivre  :  Suivre  ,  sortir,  imiter, 
ressembler,  obtenir  ;  insetjuor, 

S!  nos  volons  estre  meubre  de  Critt ,  il  nos 
eoTient  scu/.  dutte  ensevre  noitre  rhiof. 
•  Sermons  de  S.  Bernard ,  fol.  iG. 

Ensui^aiît  :  Sortant,  ressemblant, 
imitant ,  obtenant ,  suivant  ;  sequens. 

Le  jour  ensuivant ,  qui  fust  le  dernier  jour 
d'avril,  auk&I  tost  qu'il  fust  jour,  Saintré  dV 
voir  qui'u  et  viaudeb  de  d.'vtrîws  façons ,  fist 
dil.^e'io-.  Jehan  de  Saintré. 

E:^sus  :  Enceinte.  Femmes  ensus 
de  leurs  maris  :  Femmes  séparées  de 
leurs  maris  pour  cause  de  libertinage. 

Ens-y  :  A  eux. 

Ext  :  Plutôt,  avant ,  auparavant  ; 
antè, 

Entabler  :  Exposer  sur  une  table. 

Entarlissement  :  Entablement , 
diaperoti  d^un  mur;  inUibulamentutn. 

Entacher,  vntachier  :  Infecter, 
tacher,  salir,  rendre  impur,  ternir  la 
réputation  ^  de  langer e. 

Après  tout  ce  d*orgueiI  te  garde , 
Car  le  rorgucUleus  ••  rcgat d«  , 


EN  T 

Or^^elt  eat  folie  et  pechîé  » 
Rt  qui  d*or{^ell  est  entaehw  , 
U  ne  puet  son  coer  enploler 
A  servir  ,  ne  à  swploier. 

Roman  de  la  Rose» 

Entaile  :  Qui  a  la  faculté  de  suc- 
céder à  un  fief  conditionnel. 

'EmTJiiLi.EK  y  entaillier  :  Graver, 
seulpter,  former  en  taillant;  îMa- 
liare. 

Entailler  es,  entaiUiere  :  Sculp- 
teur, i,raveur. 

Pigroalion  fust  entailleres 
Pourtraiant  en  fust  et  en  picrea» 
Kn  metaus  ,  en  os  et  en  cirea  , 
Et  eu  toutes  autres  matirea. 

Roman  de  la  Rom. 

Entatllevre  ,  entaiUure  :  Sculp- 
ture ,  gravure  ,  ciselure  ,  ouvrage 
d'orfèvrerie. 

EîfTAis  (rime)  :  Attentif.      ^    . 

Entalanter  :  Désirer  ardemment 
de  faire  une  chose. 

Entalent^  ,  entalenlis  :  Disposé» 
empressé,  résolu,  qui  a  bonne  vo- 
lonté ;  de  talcntum.  Borel  le  dérive 
du  Grec  %U>^ùifrnç, 

Entalkntem'ent  :  Désir,  volonté. 

EîfTALLER  :  Tailler,  découper. 

Entan  »  entant ,  enten  :  Antérieur 
remenl ,  précédemment  ; a/îrè  annum^ 

Tels  Ht-  domrntc  de  sun  vivre  à  un  an» 
Qui  n'estoet  avoir  gueres  de  alian , 
Kar  nostrc  vie  n'est  mie  à  nostre  bas. 
Tel  mil  suut  mort  qui  viveient  enta». 

Roman  des  Romans,  stropk,  x58. 

HunkVDii^  entanterin  ,  entendu: 
Cependant ,  pendant  ce  temps-là. 

Ente  :  Greffe  ;  enter  un  arbre  , 
cVst  le  greffer  ;  ensitum. 

E  X  t  r  r  H  F.  R ,  endechier ,  entéehier  : 
Erre  plein  de  taches,  salir,  tacher^ 
de  tan:irre. 

Mais  s'il  vous  phisf ,  vous  roe  dires 
Kt  \ostre  vil*  et  vo»  pechiex 
Douk  vot:s  cj»ttfi  !»I  entachiez  ; 
Je  voil  savoir  trestout  votre  ectre. 

Jjg  Clkeyalier  au  Baritet^JhL  k* 


ÏNT 

EiTTCcii ,  endechiéy  enteehié  ^ 
tecfùez  :  Qni  a  de  bonnes  ou  man- 
vaises  qualités ,  sali ,  entaché. 

L'en  dlioit  par  tont  le  palii  que  uns  hérites 
Tiot  nne  foiz  à  lai  entechiez  d'une  manière 
d*ereflie  qui  lors  couroit  par  toute  Egypte. 
La  Fie  des  SS,  Pères  ,fo/.  %5 ,  F*, 

Entée  :  Maladie  de  langueur. 

EiiTELKCHiE  :  Perfection,  enten- 
dement ;  inteiiecius, 

Entencieux  :  Attentif,  appliqué, 
occupé  ;  intentas,  ^ 

Entendable  :  Facile  à  entendre  , 
et  intelligent,  doué  d'un  grand  en- 
tendement ;  intclligibilis ,  intellecti- 
bilis. 

EifTïWDAWT  (faire)  :  Faire  enten- 
dre ,  donner  à  entendre. 

Entendeour  ,  entendeor  y  enten" 
deur,  entcndour  :  Auditeur,  qui  écou- 
te, qui  entend;  â*tntcndere, 

Entenoible  :  Intelligible  ,  qu*on 
peut  entendre  ;  d*où  entendiblement, 
intelligiblement. 

EîTTEWDiEs  :  Entendez-vous. 

Entendis  ,  entendiz  ;  Cependant , 
pendant ,  tandis ,  lorsque. 

Entendis  que  Icellui  Kibault  entendoit  à 
dourre  et  fermer  Icsdittes  feuestres ,  la  Pu* 
celle  désirant  la  victoire  de  le»  aonemis  et 
entre  prékerTée  de  ce^i  garçoDA  et  de  &ou  pu« 
cellage ,  tira  uug  coutel  et  »Vn  trenrha  U 
gorge.  Roman  de  Floridan» 

Entenditement  ,  entendement  : 
AttentiTcment ,  avec  attention  ;  in- 
tenté. 

Le  bonpleydeoir  doit  (dire)  tes  paroles  tout 
baudcment  et  entendement. 

Les  Assises  de  Jérusalem ,  fol.  44. 

Entendre  ;  Espérer,  demeurer, 
attacher  ;  intendere. 

Enténébrer  :  Obscurcir  ,  rendre 
sombre  ,  se  couvrir  de  ténèbres;  de 
tenebre^cere. 

Entente  ,  entcncion  ,  entention: 
liitenlion ,  dessein  ,  attention  ,  ap- 


E  IV  T  475 

plication  ,  entendement,  volonté ^ 
interprétation, intelligence,  industrie^ 
affection  ,  pensée;  espérance  ;  inten^ 
tio,  €Utentio;tn  anc.  Prov.  cnténta. 

Mont  fut  de  cruel  nature  4 
Qni  Amors  feist  sans  raison. 
Qu'en  It  ai  mibe  ma  cure 
£t  tote  m*fmtencion. 

Gasse  Brûlez, 

Ententer  :  Intenter  ;  intendere, 

Ententip  ,  entcntieux ,  entende  r  ^ 
ententis  :  Attaché  ,  attentif,  qui  écou- 
te ,  qui  entend  ;  atientus ,  intentus. 

Entention  :  Espérance  ,  dessein  ^ 
intention  ;  intentio. 

Entbntive  :  Appliquée,  attentive; 
attenta, 

Ententivement  :  Avec  attention  , 
soigneusement  ;  attenté. 

Enter  ':  Entrer  ,  enregistrer,  s'io- 
sinuer  ;  intrare  ,  inscrtare, 

Enterein  ,  enterin  :  Entier  ,  par- 
fait ,  complet  ;  d*integer, 

Enterignement  ,  entérinement  : 
Parfaitement ,  entièrement  ;  intégré. 

Si  mostrarent-il  bien  (les  Magrs)  ke  ior 
offrandes  porteveut  aucune  espiriteil  sigaifî- 
chance  ,  li  ors  est  entre  1rs  richei»ces  del  scxle 
lî  plus  halte  richosce ,  cuy  nos  à  salvaor  ofir<»i>s 
tnit  derotement  par  f>a  grâce ,  qnant  noii  enfe^ 
rignement  dewerpons  la  sustance  del  muude 
por  son  nom. 
^  Sermons  de  S,  Bernard  ^fid,  S4. 

Sine  duhio  spiritualis  ohlationis  genns  in* 
stnuant;  aurum  enim  inter  divitias  sœculi 
'videtur  excellere  :  quod  per  ejus,  gratiam 
omnes  nos  devotè  obtuHmus  Salvatori ,  cuin 
pro  ejus  nomine  ex  iutegro  dereiiquimus 
substaneiam  hujus  mundi, 

Enterin  :  Intègre,  irréprochable» 
sincère  ;  entier,  sans  partage. 

Entrrinance  :  Caution  ,  sûreté. 

Entérine  :  Entière ,  parfaite  ;  iit» 
tegra. 

Et  tont  soit  araor  bonne  et  fine 
£utr«  nous  et  pais  entérine» 

tes  Métamorphoses  ttOvidc,.  ' 


47*  E  >  T 

Entluîwlment  :  EntitTement. 

Entériner:  Enregistrer, approu- 
Ter,  adincUre  une  requête  et  en  adju- 
ger les  conclusions,  exécuter,  accoui* 
plir  ;  cautionner,  garantir;  integrare; 
et ,  suivant  Ménage  ,  ^ intcgrinare  , 
formé  à^intcger.  Ce  mot  a  encore  si- 
gnifié achever ,  rendre  parfait ,  com- 
pléter, mettre  la  dernière  main.  Le 
Roman  de  la  Rose  parlant  des  planè- 
tes qui  tournent  par  mouvement  con- 
traire ,  dit  : 

Sus  le  ciel ,  rliascun  jor  acquièrent 
Les  portions  qui  1e0r  nffiereut , 
A  leur  cercles  entériner. 
Puis  recomeiiceat  saos  finer. 

EifTERiifÉTÉ  ,  enterieté  :  Intégri- 
té ,  pureté ,  perfection ,  achèvement  ; 
integritas. 

Enterinsable  :  Trame  que  Ton 
-passe  à  travers  d'une  étoffe  ,  d'une 
toile. 

Enteepretek  :  Interpréter,  expli- 
quer ;  interpretarL 

EifTEiiQUEii  :  Enduire  de  goudron. 

Enteerage  ,  enterraige  :  Enterre- 
ment ,  sépulture  ;  de  terra. 

Entées :,  entirg:  Entier,  accompli  ; 
integer, 

Entkeyee  :  Mot  cité  par  Borelsans 
explication,  et  qui  se  trouve  dans 
Coquillart ,  pour  soustraire ,  enlever 
adroitement.  Barbazan  pense ,  avec 
raison,  qu'il  peut  être  formé  dV/tl^r- 
¥ertere. 

Partir,  dire  adieu  à  la  fille, 
Eit-on  prest  la  bouche  laver. 
De  mesrae  le  trou ,  la  cherille  , 
Tenir  ferme  pour  ententer  : 
Courre  de  nuct,  ribler,  resver. 
Porter  nngz  dieveulx  d^Absalon, 
£t  tous  les  jours  de  cest  yver 
I>«uz  nules  à  diascun  talion. 
CoquUiart ,  Monologue  des  Perruques , 
pag.  167. 

Entese R,  ^nrezer^  entoiser  :  Ap- 
prêter une  arme  ;  àUntensus ,  part. 
i*ùUemdere.  Eateser  une  lance  ^  là 


ENT 

prendre  pour  fondre  sur  TcaufinL 

Enteser  un  arc  ^  l'ajuster,  le  bandfr, 

le  courber  en  le  bandant.  Engouer 

une  espée,  la  lever  pour  en  frapper. 

Il  a  tantost  pria  «lae  flescJie, 
ï.n  la  corde  U  m'tU  tn  ooîcIm  » 
Si  enttsu  jusqu'à  ToreiUe, 
L*arc  qui  estoit  fors  à  merveSle, 
Et  trait  à  moi  par  telle  deria* 
Que  parmi  Tueil  in*a  où  cuer  i|iia# 
La  sajette  par  grant  roidror. 

Koman  de  im  Roff. 

STEVAT? ,  entcvin.  Voyez  Ektev. 
THE  :  Conduit. 

Enticf.ment  :  Impulsion  ,  insti- 
gation. 

Eif  TiCER  :  Exciter,  provoquer. 

Entievt  :  Mot  cité  dans  Je  Glos- 
saire des  Poésies  du  Roi  de  N^Tarrt, 
et  qui ,  je  crois ,  n*a  jamais  existé 
pour  désigner  avis  ,  entendement. 
M.  de  la  Ravallière  a  mal  lu  le  na- 
nuscrit  ;  il  a  pris  le  c  pour  un  /.  Il 
devoit  lire  mon  encient ,  mon  tn»- 
dent 'y  xcientcr.  Ce  qui  fonde  mon  opi- 
nion ,  c'est  aue  dans  la  difTérence  des 
leçons ,  il  y  a  a£/  mien  quidier,  Voyes 

ESCIANT    et    ESCIEKT. 

Amors  m*a  fait  grant  bien  en  jusqu'ici, 
Ele  m*n  fait  «mer  sans  rilonie  ^ 
La  plus  très  belle  et  la  meillor  anaat 
Qni*onques  fust  mien  encien  roistc  ; 
AulorH  le  vnet ,  et  nia  Dame  mVnprîc 
Que  m'en  parte ,  et  je  moût  l'en  mereî, 
Qnaat  par  le  gré  ma  D^me  m*en  cliasti, 
Meillor  raison  nVn  ai  de  ma  partie,  (départ.) 
Troisième  strophe  de  ta  6<r  CAsuuom . 
pag.  47  ee/oi  33  dn  Mss.,  WamdtdM 
(iitjron  de  Sardiere,  Bibl.  Imp. 

EiTTiEE  :  Intègre,  franc,  judicieux; 
integer,  • 

Entieecee  ,  entierchier  :  Mettre 
en  main-tierce  ,  séquestrer ,  saisir  ; 
enlever  un  gage  à  son  créancier;  /n- 
tertiare, 

Ertieechb  ,  entiereement  :  Sé- 
questre. 

Entier CKBUE  :  Celui  qui  éloii  d^ 
posiiairc  du  séquestre. 


\ 


E  WT 

EirTiEftRBa  :  Enterrer ,  porter  en 
terre  ;  in  terra  condere. 

Entikatie  :  ToUilité,  un  tout  ;  in* 
teffHtas. 

EicTiLATuaB  y  entiUueure  :  Titre  ; 
de  titulus,   . 

EHTiREMKNTiEntièrement;  intégré, 

Entiues  :  Pendant  ce  temps-là. 

Ehtoir,  e/}/or;  a  rentouryautour» 
proche,  auprès,  environ. 

En Totsfia  :  Apprêter ,  ajuster  une 
arme,  f^o^ez  Euteskr. 

Lon  «Vit  Yettut  hflut  eteoreie. 
Bien  semble  famé  courreciw^ 
L*arc  teat  et  le  braodou  encoche, 
Kt  quant  rie  ot  bien  mia  en  coche , 
Jusqu'à  roreillc  lare  en  toise  , 
Qui  bMert  pas  plus  long  d*une  teJM 
Puis  avise  corne  boo«  archiere» 
Par  une  petite  archiere 
Qo*ene  TJt  en  la  tonr  reposte , 
Par  devant ,  non  -pas  par  enroste 
Qne  Natnrc  ot  par  grant  maiatria* 
Entre  deux  pilerets  assise. 

Roman  de  la  Rose, 

EwroKBi:Étonn<^,  surpris,  ^*tourdi. 

Ektombie  :  Mot  encore  en  usage 
en  INormandie.  Fojez  le  suivant. 

EvToaiiR  :  Engouniir  ,  endormir, 
étourdir  ,  étonner ,  retentir. 

Aoâi  coBi  li  poÎMaAS,  con  U  riches  uem 
(homme  ]  •  entomi*  d«  vin. 

Comm.surle  Sautier,foh  164,  V*, 
Ps,  77,  vers.  65. 

Et  estoit  avis  ladite  Jehenne  qD«  lesdii 
■aembres  estoient  ja  aus«i  corn  amortis,  et  que 
Sis  Mtotent  ansi  com  le  membre  de  cens  qui 
longuement  se  sont  sis,  et  ont  m«l  Tena  1« 
pié  ou  U  jambe ,  si  que  il  ne  se  puëent  movoir 
qui  ont  les  membres  ausi  come  entomis  et  en* 
dormis.  Miracles  de  S,  Louis,  ch.  49. 

EsTToa  :  Torlu;  intortus.   Voyez 

EîlTOlR. 

EifTORD ,  entordé  y  entordi  :  Lié  , 
garrotté ,  obligé  ,  contraint ,  lié  de 
cœur  et  d'intérêt  à  faire  une  chose. 

Ektoiiimie,  Httoréiir:  Tordre ,  en«> 
tortiller,  lier,  garrotter  ;  intorqmerf^ 


E  rc  T  47* 

Eif  TORSTEE  :  Retourner ,  revenir  « 
s*en  aller. 

Qnant  il  salireat  de  la  bmetle  novele  ; 
J«  m*entormai  fuiant  parmi  cette  eva. 

Roman  de  Gann,foL  i^^. 

Etttorsre  :  Mettre  autour,  entou- 
rer, enyironner  ;  faire  un  trousseau, 
mettre  en  paquet  ;  se  donner  une  en* 
torse ,  faire  un  faux  pas  ;  intor^uere. 

Une  enseigne  tote  Termoîle, 
Qui  icrt  entorse  entor  sa  lance, 
Desploic ,  et  vers  celui  se  lança 
Qui  vint  ct>m  chevax  pot  poindre  « 
Lance  letée  por  lui  poindre. 

Roman  de  Perceval,  foh  335. 

Ehtour  :  Environ.  Voy,  Ertoir. 

Ertourner  :  Entourer ,  environ- 
ner ,  mettre  autour  ;  intornare» 

E:!f  T0USS1I  :  Enrhumé ,  qui  toustt 
l>eauc'oup. 

EifTOTER  :  Envelopper  d*nne  toi- 
le ;  d*ott  est  venu  tajc  y  nom  qu*on 
donne  au  sac  dans  lequel  on  met 
l'oreiller. 

Entracouler  :  S*entre-frapper 
avec  des  lances. 

Entrafolrr,  entraffiUer  :  Percer 
de  coups;  blesser,  se  blesser  ;  inîcrffh- 
dere.  S* entraffoler  :  Se  bleaser  ré* 
ciproquement. 

Les  TÎf  desor  les  mors  roelleiit 
Qui  %'entrajoknt  et  occient 
Laidement  s*entrecontralient. 

Christian  de  TVv^vs. 

Ehtrage  :  Droit  qu'on  pftie  en  et»* 
trant  en  possession  d*un  fief  ou  d'un 
bail  à  cens  ;  d'iViCrore. 

Ektrague  :  Terrrin  situé  erHre 
deux  rivières  et  au-dessus  de  Teti-» 
droit  où  elles  te  joignent;  inter  aquas; 
en  ancien  Prov.  tramés  ^  aigos  ;  m 
Langued.  entrai^, 

Entrail  :  L'espace  qni  ae  trouva 
cotre  les  yeux,  ^ojrez  Eittruil. 

ElTTAAII*    :    Coeffe  ,   €!0«V€ftQt«» 


47(Ç  E  IV  T 

chose  cm  couvre ,  ce  qui  enTcloppe 
les  inlestins ,  le  foie  «  crcpe. 

Les  doux  reins  dont  If  «  illcs  sounf  couverts 
é*.  Ventraii  du  geier ,  od  les  petix  reinii  si  nM>t« 
trout  il  biir  le  alticr  en  sacrifice  le  feusuzmise 
«n  Tohlatioun  de  très  Houef  odour  à  Nobtre 
Seignor. 

Trad,  de  la  Bible ^ Lcvitique^ch.  3,  fers.  4. 

Duos  renés  ctitn  adipe  quo  te^intitr  ilia,et 
reticuluin yVconV  cum  renuncuhs  f  adolcbunt" 
que  ea  super  altare  in  kolocanstum ,  lignis 
ifitte  snpposito ,  in  oblaûonem  suavissimi  odo- 
ris  Domino. 

îIntriit  :  Extrait ,  sorti ,  tiré  ;  ea>- 
trnctus, 

Entraitter  (s*)  :  S'empêtrer  , 
s'embarrasser  «lan»  ses  traits. 

En TR  4.WT  :  Droffiies  qui  servent  à 
composer  une  méileoine. 

Entrapkr  :  Embarrasser ,  arrêter, 
entraver. 

Entrassaier  (s')  :  S'animer  ,  s'ex- 
citer. 

EifTRASSAMRi.F.R  ,  entreassamhler : 
S*assembler,  se  pren«îre  l'un  à  Tau- 
tre  pour  se  battre.   Foyez  la  citation 

du    mot  ËNTRECOMRATRE. 

Entraver  :  Mettre  les  fers  aux 
pieds  ;  au  figuré  ,  embarrasser. 

EsTRAVRRSKR  :  Faire pencher,rcn- 
▼crser  un  peu. 

EwTRAVKSTlSSKMElfT    !    DoU  CUtre 

mari  et  femme. 

Entrax  :  Entr'eux  ,  dedans ,  en 
dedans  ;  intcry  inlrà. 

Entre  BAN  DE  ,  enlrrhcnrle  :  Pièce 
de  bois  qui  en  soutient  deux  autres. 

Entrerée  :  Bouche,  ouverture. 

Entrebie  :  Fraise  de  porc. 

Entrecambiable  :  Mutuel ,  sem- 
blable. 

Entrecbanier  :  Entrecouper , 
parler. 

Entrechapingnikr  :  Se  tirer,  se 
prendre  par  les  cheveux. 

Entrecbapler  :  Se  battre  à  répée. 
Fcjrcz  Cbaploizr. 


ET^  T 

ENTRECHArNCEABLEKF.KT    :     Mq-* 

tnellement,  alternativement,  respc^ 
livement,  en  troc,  en  échange. 

Deu\  Chérubins  en  chascun  des  lurateseet 
del  propitiatorie  les  <^e)es-et  govenuint  lepro-. 
pitiatnrie ,  et  regardant  soj  entrechaaasgmk^ 
bleinent. 

Trad.  de  la  Bibles  Exode, ch.  37 ,  vers.  g. 

Extendentcs  alas ,  et  tegenfes  propitime»» 
rium ,  seque  inutuù  et  illua  resptetentes. 

Lors  se  leva  elr  cinsqtie  !  'S  homes  M  CO-» 
Bustrojent  entrechaungeoblement. 

Ibid.  Ruth  ,  chap.  3  ,  'vers.  14.  ' 

Surrexit  itaque  antequhm  hamùtes  se  e<^ 

noscerent  mutuo. 

Entrechevaucher  :  Fouler  aux 
piods  d'un  cheval ,  aller  à  cheval  » 
monter  à  cheval.  ^  oj .  Chevaucher. 

Entre  chien  et  loup  :  Mots  qui 
servoient  à  désigner  le  temps  du  soir 
ou  du  matin ,  auquel  il  ne  faisoît  pat 
asse?)  clair  pour  pouvoir  dUtinguer 
un  cliien  d'avec  un  loup. 

Une  famé  avoit  fet  ^011  plot  à  dons  ribant 
que  il  li  tucroicat  hon  bnron  ,  et  rlc  leur  me* 
troiten  id  poiuf^qur  l  ^irrrinent  lepouroient 
ffre;  et  leur  dint  ipit?  il  vrp.ÎKM'nt  en  se  mesoB 
entre  chien  et  loup  ,  et  il  Ironveroient  qae 
et»  li  laveroit  se  teste ,  et  en  cet  point  le 
puuriez  vous  assonier  ,  et  li  ribaux  le  meup» 
trirciit  eu  telr  manière. 

Betuunemoir,  Couttnne  de  Beawfoisàp 
chap.  fK) ,  page  34«> 

Entrecloz  :  En l réouvert ,  pat 
tout-à-fait  fermé  ,  à  demi-fermé  ,  en- 
tre-bâillé. 

Entrecomratre  :  Se  battre, com- 
bail  re  ;  de  hatucre. 

Quant  mairs  gens  Tenir  sololent. 
Qui  Kficoce  gastcr  voloieut , 
Tout  li  aigle  entrnssauibloient, 
CJombatoii'nt  soi  et  crioieut , 
Un  jor ,  ou  drux .  ou  trois ,  ou  quatre 
Les  entrecombatre  ; 
iJe  ert  signiliration 
Encontre  graut  destruction. 

Roman  du  Drut. 

Entrecontralier  :  Contrarier  y, 
se  diftputcr. 


E  N  T 

-  •  EiTTBBCOHTaER  :  Rencontref. 

£!fT&ccoRs  :  £ntre  cour  et  jardin. 

Entrkcours  :  Sociélé, convention 
faîte  ou  contractée  entre  deux  sei- 
gneurs ,  en  vertu  de  laquelle  les  vas- 
saux de  chacun  d'eux  pckivotent  li- 
brement et  sans  danj^er  de  perdre 
leur  franchise ,  aller  demeurer  et  s'é- 
tablir sur  les  terres  de  Tautre  sei- 
gneur; de  curia  et  cortex,  Voy.  aus&i 

CORT. 

Entrkcours  :  Commerce  mutuel. 

Entrecuillir  :  Cueillir  avant  la 
saison  ,  cueillir  trop  tôt  ;  de  colUgere. 

ENTRE-Dhux  :  Fente  ,  ouverture  , 
abîme;  inter-iluo. 

Entre-dire  :  Interdire ,  défendre  ; 
interdicere. 

En T REEL  :  Entre-deux  des  sour- 
cils. Voyez  Entruil. 

Entre  kns  (s*)  :  Entre  dedans. 

Entréesrr  (s*)  :  Se  récréer,  se  ré- 
jouir ensemble. 

Entrefaire  compagnie  :  Fréquen- 
ter quelqu'un.  , 

Entrefait  :  Cependant.  Voy,  En- 
tresait. 

Entrefkrir  :  Blesser.  *irew//*<yi'r/r, 
se  blesser  l'un  l'autre,  se  frapper  mu- 
tuellement ,  respectivement.  S'entre- 
Jlerenty  s'en  ire- blessent  ;  formé  tinter 
et  Aejerire, 

Entrkfiel  :  Le  troisième  ventrî- 
cmle  des  animaux  ruminans ,  appelé 
le  millet  ou  le  livre. 

Entukflaer.  /'ovrz Entreférir. 

Entre  fusle  :  Lo  fil  dévidé  au- 
tour d'un  fuseau  ,  fusée. 

Entreget  ycntrc^U't  :  Adresse,  jeu 
de  ]>asse-])asde ,  tour  d'adresse  entre 
gens,  entente,  compréhension. 

Entrkcuetteur  ,    enlrcguetenr  : 
Espion  ,  homme  qui  épie  ,  qui  cher- 
che à  surprendre  ;  interjectrjr. 
Lork  auras  bui.s  Lgi»Uft,  et  diurM  l^ObJ  prct- 


Cueurk, 


E  N  T  «r7 

Kt  hotkt  phisiciens ,  «t  très  bou  coofcillcuray 
Kt  pourra»  accu»er  ces  graok  entreguetcurs 
Duut  courrous  et  rcprocJies   te  vifuueut  «t 
paeurs. 

Codicih  de  Jehan  de  Meung, 

Entreguignee  :  S'entre -regarder. 
Voyez  Guignée. 

Entreingne  :  Aine,  jointure  du 
ventre  et  de  la  cuisse  ;  iïinguen. 

Entrejetteiiie.  Voy,  Entrecet, 

Entrejointe:  Jointure; //ï/^/y>c//o« 

Entre-la  :  Cependant,  pendant 
ce  temps-là. 

Entrelaidir  :  Dire  des  injures. 
Voyez  Laiuir. 

Entrelaissier  ,  subst.  :  Inter- 
ruption. 

Entrelas  :  Entortillement,  entre- 
lacement ,  entremise,  intrigue  ,  em- 
barras. 

Entrelessier  :  Se  charger  d*une 
affaire ,  d'un  service ,  ne  s'en  rappor- 
ter à  personne  pour  le  rendre.  Voyes 
la  citation  du  mot  Emmer. 

Entrelioneuse  :  Interligne. 
•  Entrelouir  ,  entreluire  :  Luire  à 
demi,  luire  au  milieu  ;  interlucere^ 

Entremelemf.nt  ,  entremelléC" 
ment  :  Péle-niéle ,  avec  confusion , 
sans  ordre  ;  d'intermiscere. 

Entrementiere  :  Fourniture. 

ENTREMENTiERs.'Pendantce  temps; 
intereà,  interdùm. 

Uns  Preudons  qui  a  voit  usages  en  aopréali 
en  se  markaadlse ,  et  bien  dcoioura  dix  ans 
on  plus.  Nfkrdent  emtrementiers  uui  n*usa  vm 
S(»ii  HOU  dt;  l'u^agi;  k'il  avuit  uù  pré;  li  Prn- 
douH  redemande  ru^agc  ,  et  requiert  aussi  au- 
tre» terres  par  pruimeté  ke  ses  ligoagc» 
a  voient  vendus  .  il  0*7  peut  rentrer . 

Conseil  de  Desfontaines  ,  chap,  1 7, 
article  3. 

Entremeteur  :  Métayer  qui  fait 
valoir  un  terrein  sous  la  conditioa 
d'avoir  la  moitié  du  ra]>port. 

Entremetre  I  enticiiietiru  :  Entre- 


4^i  E  N  T 

prendre ,  tenter  de  faire  ane  chose , 
donner  ses  soins ,  s'interposer. 

Seignor,  bcsoing  fet  moult  emprendre, 

Et  tel  chute  «eirent  à  «prendre, 

Que  ja  ne  .<i*«'n  entreinetrotent 

Ik  très  grant  betuiog  n'en  aroienf. 

Roman  du  Renard,  foL  88. 

Ertremi  :  £nlre-deux,  espace  qui 
est  en  ire  deux  choses  ;  intermedium* 

EifTaiMoiEM  :  Cloison,  séparation; 
intermùisio, 

Entremuie  :  Trémie  d'un  moulin, 
lieu  où  elle  est  placée. 

ËNTEEPAS  (aller  V)  :  Aller  au  petit 
pas.  Amhler  Ventrepas  :  Marcher 
doucemeiiL 

Entrepassaule  :  Ce  qu'on  passe  à 
travers,  comme  la  trame  d'une  étoffe 
ou  d*une  toile. 

Euteepoignee  :  Prendre  avec 
force,  empoigner,  serrer,  attaquer, 
•e  battre,  s'entredonner  des  coups 
de  poing  ;  interpugnare. 

ConTÎnt  Irt  lancrs  à  croisir. 

De  si  grant  force  \  entrepoigntnt ^ 

QuiU  trabuchent  et  t-Uek  fraingnent. 

Roman  tf/éeis  et  PraJitUu, 

Ekteeposéemen T  :  Petit  à  petit. 
Enteepeesure  :  Contravention. 
EntrÉpretke  :  Interpréter,  ex- 
pliquer ;  iRterpreUui,, 

Cil  respondirent  :  noas  Teitmet  noatre  aoan- 
|[e,  et  cil  u'i  eat  qui  entrepretUe  le  aovnge. 
Trad.  de  la  Bible,  Genèse,  ch,  40,  iwrf .  8. 

Qui  responderunt  :  somnium  wdimits  ,  et 
non  est  qui  interpretetur  noèis, 

Entreromprs  :  Suspendre  9  iu- 
ierrompre. 

Ektresaiii  ,  entresegnt  :  Marqne, 
trace ,  impression  qui  reste  sur  quel- 
que cliose;  de  signum. 

Entresait,  entretant  y  entrués  : 
£a  même  temps  ,  pendant  ce  temps , 
pendant ,  en  attendant  ,  à  propos  , 
•cepondant ,    dans    ces    entrefaites  ; 

J£?(TR£TEirEHEirT  :  Ilépense  ^ue 


l'on  fait  pour  les  ehoset  n 

à  la  vie  ,  entretien  d'un  bien  ,  d* 

personne ,  réparation. 

Entreterrer  (s*)  :  Se  renTcrscè 
par  terre ,  s'atterrer. 

EiTTRXVEScBSft  !  EmbrouîHer,  €11* 
treméler,  s'embarrasser  les  pieds  I' 
dans  l'autre ,  ou  dans  ses  vêtement. 

EiffREvEz  :  Qui  parolt  peu, 
trevu. 

Entre  vous  :  Espace  qui  est  entre 
les  solives  d'un  plancher;  iniervaUum. 

EnTRurcirER  :  Achever,'  exécuter, 
accomplir. 

EiiTRO  :  Jusques ,  dedans  ,  en-de* 
dans  ;  intrà,  Entro  cora  :  Josqa'à 
quand. 

Entroblier  ,  eiUroblir  :  Suspen- 
dre ,  faire  trêve ,  troubler  ;  d'ûifier 
et  de  turbare. 

Mais  science ,  qui  est  teae 
Est  tost  oublia  et  perdae, 
Ki  tet  et  nVnsoigue  et  ne  dit* 
Ne  paet  ettre  ne  h'entrobUtp 
Science  qui  est  bien  oie  , 
Germe ,  flurist  et  fructefie. 

Roman  de  Trtryt, 

Entrués  :  Tandis  ,  pendant  ;  iit- 
terdùrn, 

EîTTRUiL ,  entroeil,  entroel  :  L'en- 
tre deux  des  yeux;  intef^œuU ;  et 
l'espace  qui  est  entre  les  deux  soor* 
cils;  inter-cilium, 

Entry  :  Entrée;  à*intrare, 

Ertule  ,  entulle y  enturlé  :  Sot» 
ridicule,  fou ,  étourdi,  extravagant, 
lunatique  ,  insensé ,  imbécille.  Jehan 
deMeung  se  plaignant  de  ce  qu'on  ne 
voyoit  point  de  son  temps  de  véri- 
table amour,  dit  : 

N'encor  u*av  en  nul  lieu  tcii 
Qui  ouques  en  ait  uu  tel  eu, 
Kt  sui  je  plus  sage^  que  Tullea; 
Bien  teroie  fois  et  entuiles , 
Se  tels  amours  voulole  querre. 
Puisqu'il  uVu  a  m»*»  uul  eu  terre  , 
TcUes  amours  donques  où  querroi* 
Quant  $a  jua  ne  la  troiureroia , 


ETf  V 

Pràt  ]t  toi»  ftTcc  let  grnei  » 
Voire  saillir  oultrc  les  nues 
Com  Cst  li  cignet  SocraCts  , 
N  «oquier  plu»  parler,  j«  m*eD  tés. 

Roman  de  la  Rosë, 

EvOMBKE  :  Se  dUoit  pour  Flncar-* 
nation  de  J.  C. 

Enyaîe  y  envahie  ,  enuaisernent , 
envaye  i  envay sèment,  enversiement  : 
Choc  ,  assaut  ,  invasion  ,  attaque  9 
combat  y  envahissement  ;  invasio  ;  en 
anc«^ProY.  ènvtuia. 

Pitié  fi«rt  qui  trop  fort  la  ruse  , 
Lors  la  rendit  presque  couluse. 
Mais  adoDC  est  renu  Délit  » 
Beau  baclielier  sur  tous  e&lit. 
Cil  fist  a  Honte  une  envahie  ; 
Êspée  aroit  de  piaisante  rie  , 
Ksca  d*aiae  dont  point  u*avoie 
^Otàk  de  soûlas  et  de  joie. 

Jîoman  de  la  Roté. 

Envaia  ,  lisez  envaïr  :  Prendre  9 
ravir ,  attaquer ,  enlever  de  force , 
charger,  assaillir;  inuadere ,  invefU ; 
en  auc.  Prov.  envazénin 

Tostre  Signor  osastes  envmr 
Paf  traiftou  et  !»a  femme  tolir. 

Roimm  de  Garin,foL  45 ,  V^» 

Envaisseler,  envasseller:  Enchâs- 
ser, enfermer. 

En  VAN  :  Auvent ,  petit  toit  qui 
avance  au  -  dessus  d*une  boutique 
pour  la  garantir  du  mauvais  tei^ps. 

Envahie  :  Évanouir,  disparoitre  , 
devenir  à  rien  j  evanescere. 

Or  dunkes  saches  toi  cstre  oit  quant  tu  ci 
Tenra»  por  lart* ir,  rt  moi  ne  trorcras  mie ,  es- 
queis  paroles  il  drsparut ,  et  c<l  kî  seraliioit 
estre  hum  en  envanissant ,  fist  couoistre  ke 
n  estoit  e^pirii. 

Dial.  de  S.  (Grégoire ,  iiv.^f  chap.  55, 

Et  tune  exaudicuiH  te  esse  cognosce ,  càm 
hnc  ad  lewandum  'veneris,  et  tne  muiùnè  repe» 
rtrts  ,  in  quitus  'verùis  disparu it ,  et  is  qui 
homo  esse  indebatur ,  evaucitcendo  innotuit 
fuia  spiritus  Juit, 

EïfVAYKA.    foj^eZ  EnvAIE. 

ExvAY&s&xsiTT.  Fofe%  EirvAin. 


E  N  V  479 

EifTSift  :  Désirer,  conToiter,  en- 
jvier  ;  et  envahir,  s*emparer.  Voyez 
Envaie. 

EirvE LIMEE  :  Empoisonner,  enve- 
nimer ;  invenefïcare. 

Paroles  rapportées  sont  envelimées. 

Ancien  Proverbe, 

ENVEiriMoisoN  :  L'action  d'empoi- 
sonner. 

EifVENTEEE  :  Accoucher  une  fem- 
me ,  préparer  le  travail  de  l'accou- 
chement ;  il  s'est  dit  aussi  pour , 
dévorer,  engloutir,  avaler,  selon 
D.  Carpentier. 

I*fc  sont  pas  les  Ebreus  comme  1rs  femmes 
Egiptiennes ,  car  celés  ont  la  science  de  ei^ 
ventrer  ,tX  eufaantent  eiax  que  nous  Tie^uXi 
à  eles. 

Trad.  de  ia  Bible ,  Exode  ,  ch.  i,  vers,  19. 

Non  suntHebnfif  tient  j^^gyptUe  mtdierei/ 
iptœ  enim  obstetricandl  habent  scientiam  :  et 
priutquàm  veniarnut  ad  cas ,  pariunt, 

Enveece  ,  envers,  enverse:  A  Tett» 
vers,  en  l'air,  à  la  renverse  ;  inversus* 
Coucher  envers  :  Coucher  sur  le  dos« 
à  la  renverse. 

Tant  crent  bea  à  Gersay 
De  Ttn  que  pas  ue  rersay, 
Aus  meismts  Torcnt  versé. 
Tant  que  tuit  jurent  enverse 
Dormans  et  y?res  ka  estranglent , 
Ja  ae  seront  maia  lA  qn*ils  janglent. 

Moman  de  la  Rom, 

Enveecellee  :  Ench&sser,  mettre 
dans  un  reliquaire. 

En vjsaiif  A  :  Envenimé  ,  irrité  ;  im^ 
veteratus, 

Envees  :  Renversé,  mis  sur  le  do»; 
im»ersus. 

Quant  les  nuis  rennes  seront 
Mille  desplaikir.^  te  vendront» 
Tu  te  coucheras  en  ton  lit , 
Ou  tu  aura»  pou  de  d<'lit , 
Quar  quant  tu  cuideras  dormir. 
Tu  comcnccras  a  frémir  , 
A  tressaillir ,  à  démener , 
D*aa  eoaté  scur  Taotra  toroer^ 


4do  £  N  V 

Une  heure  envers  et  Tantre  adeiu 
Come  cil  qoi  a  mal  aus  dens. 

Roman  de  la  Rose.     | 

Enyeesai&c  :  Anniversaire. 

ËxvEESLE  :  Renverser,  mettre  à 
Tenxers  ,  jeter  par  terre  ;  invertere. 

Ex  VESTE  ME  NT  :  Prîse  de  posses- 
sion ,  ensaisinement  ;  invasio. 

Envi.  Voyez  En  vis. 

Envi  :  Malgré. 

En VI 4  :  2^ie,  bonne  volonté;  in- 
vidia. 

En VI AL  :  Voyage  ,  selon  Borel  , 
qui  cite  le  IVoman  de  Perceval.  Bar- 
bazan  n'a  pas  trcuvé  ce  mot  dans 
ce  Koman  ;  je  n'ai  pas  été  plus  heu- 
reux :  j'ai  eu  la  patience  d'en  par- 
Cf/urir  trois  exemplaires. 

Envieillir,  en\\cillir,  envieUer , 
envie  l tir  y  envicûr  ;  Paroitre  vieux  , 
devenir  \  ieux ,  \  ieiliir  ;  im'eterascere. 

Car  eu  ce»t  ra{;<*  e&t  cdi  cofte  qui  plus  e/i- 
vU'iUist,  ft  ptmr  1  .i  inaJutcnirjoui'Ut-k  et  pour 
targliT  la  viellice  ,  f'.uit  ou  garder  de  troptra- 
.villier  et  de  cuuroak  et  de  peui"e». 

Livre  de  Phjsijue,  chap.  ao. 

Jjt  pri'iiiiere  rtg!ou  d'Aise  (  Asie) 
Kkt  Paradt»  Il  li<  ux  plain»  d*atfte, 
Si  plain  de  joie  ei  de  Milai, 
Que  eus  n'y  puet  dereuir  las, 
Ke  enviellcr  de  uule  rieu». 

L'Image  tiu  Monde. 

Envier  :  Teriiedu  jeudedés,qui 
signifie ,  augmenter,  mettre  au-des- 
sus, enchérir  sur  quelqu'un  ,  mettre 
un  prix  |)Ius  haut;  invulcre. 

Et  qui  bon  Ta ,  s'il  envit  d'une 

Tir  m'en  chaut  qu'elle,  ou  blanche ,  ou  brune  , 

Di«t  li  Jouglere  ,  je  Totri, 

Et  di»t  S.  Pit  rre  je  Venvi. 

Fabl.  de  S.  Pierre  et  du  Jottghor, 

Enviesir  :.  S'user,  périr  par  le 
temps  ;  d'où  cnviesissure  et  enviesure, 
fétusté. 

Envillener  :  Déshonorer. 

Er^viLLEZfiB.  :  Blesser  grièvement, 
mutiler. 


ENV 

ËNTis  :  Plein  de  ▼!«, Ti£«TiTaat| 
vivus. 

Envi  s  :  Désir,  enTie,  jalonm; 
invidicL. 

Envis,  en*nteus  :  Désireux,  em- 
pressé ,  qui  force ,  qui  est  forcé  ; 
invitus. 

Emns  poent  aToir  mil  ddit, 

Ne  de  imit  rwpoter  oîi  lit , 

Ja  n'i  sera  asitrriaiéa 

Toutes  heures  est  attislét 

Du  mal  saoc  qui  an  cœur  loi  Tîeaf. 

Roman  du  second  Renard,  fôL  98. 

Envis  :  Avec  peine ,  malgré  soi , 
avec  répugnance ,  à  contre-cœur ,  à 
regret  ;  invité. 

Moult  regretoit  la  oiorC  du  Conte  d^Aitoii 
son  frère ,  et  di^oit  :  que  moult  etwù  se  te 
souffert'  de  li  renir  vtoir  come  le  Coote  da 
Poitiers  que  il  ne  le  fcust  Tenu  reoir  en  Galic. 

JoinviUe  ,  foL  309. 
L'on  disoit  aussi ,  à  envis  ,  à  envL 

A  envis  iert  ja  de  grant  pria 
Polalus  de  uialvaik  ettalon 
Buiiuc  semence  fait  bon  grain , 
Et  bons  arbres  porte  bon  fmit. 

EikUGmiùt. 

Amîc ,  fet-il ,  ce  puet  bleu  estre , 
Et  sachiez  se  vous  fussiez  via 
Ci  veuisse  moult  à  tnvis 
Tant  que  l'âme  vous  fnst  an  cors. 

Le  ViUcùn  de  BailkuL 

En  VITE  us  :  Désireux  ,  empressé  ^ 
invibis. 

Avant  Dangier  sui  renns  honteux» 
Et  de  ma  paix  faire  ènviteux  , 
Mais  la  haie  ne  passai  pas 
For  ce  qu'il  m'eut  uié  le  pas. 

Roman  de  la  Ro$e. 

Envoer  :  Envoyer-yinviam  mittere. 

En  vois  :  Je  m'en  vais.  £n  voit:  U 
s'en  va. 

Exvoisé  ,  envoisié  :  Réjoui ,  gai , 
joyeux  ;  gaudens, 

Fabloaus  sont  or  moult  en  course, 
Meiut  denier»  en  ont  en  bourse, 
Cil  qui  les  content  et  les  purteiita 
Oraut  couforieiBcnt  aporteut , 


lU  tmmùkM  et  ••  oÎMotv 
Quant  il  n*t  a  geos  trop  DoUeos, 
V9λ  i  cens  qui  sunt  plains  d*ire. 
Faè/.  Mss, »«  76i5,/o/.  aoo,  il*.  eoL a. 

ExvoiSEE ,  envoisier  (s')  :  Se  ré- 
jouir, s*aiùuser,  se  désennuyer;  com- 
posé du  verbe  gauàere. 

Tristan  guerist  et  quant  il  Toit  qu*il  pent 
|M>rter  armes,  si  se  eitpotse  et  joue  et  rit. 

Roman  de  TritUuu 

Blonlt  estoit  au  dnel  attentire , 
La  dolereuse  et  la  chetive , 
Il  ne  lui  tenoit  à*envoisier , 
Ve  d*aceler,  ne  de  baisier. 

Roman  de  la  Rose. 

Entoiserie  ,  envoixéement ,  envoi*- 
^eure,  envoisie  :  Joîe  ,  plaisir^  diref* 
tÎAsement. 

J*7  lais  bien  mes  amïs  aler 
*    Karoler,  dancier,  et  baler^ 
Si  ont  un  pou  de  plaisant  vie 
Dont  nus  saiges  hom  n*a  enrie» 
Là  sont  servis  (Tenvoiserie 
De  traces  et  dVspingneries 
Kt  de  tabours  et  de  vielles 
Et  de  rotmengea  norelbrs , 
De  jeux  d.-  des ,  dVcluz,  de  tables. 
Et  d*outragens  mes  deli tables. 

Roman  de  la  Rose, 

En vouLENTiF  :  Résolu,  déterminéy 
résigné  ,  décidé ,  fixé  ;  involens. 

Ezf  vousTEMEif  T,  envoutemeitt:  Sor- 
tilège ,  ensorcellement ,  maléfice. 

Envouster,  e/7t'o<i/rer;  Enchanter, 
CDSorceler  ;  de  vultus. 

Envoyé  :  Mis  en  voie,  en  chemin; 
de  via, 

ENvuLtER  :  Faire  une  effigie  en 
rire  pour  s'en  servir  à  des  sortilèges. 

EifWAGEMEifT  :  Engagement,  hy- 
pothèque. 

Enwaigier  ,  enwagier:  Engager. 

EifWKRpiR  :  Mettre  en  possession. 

Enynagr  :  Droit  d'aînesse. 

EoEs,  eqfsy  eoueSy  eufs,  eus,  euves: 
CBufs  ;  à!ovutn. 

Tel  drsconfit  an  soir  s*adverse  partie  , 
Qui  anjourd*iiui  perdra  les  membres  et  la  ^ie. 
X. 


£  P  â  48< 

tJjtm  henre  est  de  gagner,  une  antre  n^  Test  mie^ 
t£t  en  droite  STenture,  je  le  tous  (certifie. 
Met-on  les  eus  couver ,  «m  l'a  dit  mainte  fie  » 
Sens  Teoir  les  poucins,  por  ce  qu*on  pert  la  TÎe. 

La  Vie  de  du  Guesdink    ■ 

Ëou ,  eu  :  Lui ,  il  ;  et  je  ;  ego. 

Epandre  ,  carter,  epurdr  :  Épar- 
piller  ,    répandre  ,    disperser  ; 
pandere, 

Ribaces  qni  de  Tost  le  partent  ^ 
Par  les  champs  ça  et  là  %'epàr^rù 
Li  uuk  une  pilete  porte  , 
L'autre  crob  on  maçue  torte. 

Gmllmmme 


Epanir  :  Épanouir. 

Ëpartbau  :  Epouvantail. 

Epanter  :  Épouvanter,  effrayer  ^ 
texpavere ,  expavescere  ;  en  Espag. 
^spantar, 

Eparses  :  Rentes  primordiales  efc 
seigneuriales  qui  étoient  en  usage  en 
différens  lieux  ;  de  sparsus. 

Epaulter  :  Économe ,  receveur  de 
Téglise  de  Toûl  ;  de  scapulare, 

Epauliere  :  Partie  de  Tarmure  qui 
couvre  et  défend  Tépaule;  de  scapula. 

Epauter  ,  epautéer:  Elaguer,  tail- 
ler les  arbres. 

Epave  ,  espaves  :  Chose  perdue, 
et  qui ,  étant  trouvée ,  soit  dans  les 
champs ,  ou  sur  un  grand  chemin  , 
appartient  au  Roi  ou  au  Seigneur 
haut-justicier,  lorsqu'elle  n*est  point 
réclamée  par  le  propriétaire.  Barba- 
zan  le  dérive  di^expavet-e ,  expaves^ 
cere,  expavidus ,  épouvanté ,  dans  la 
crainte ,  agité  par  la  frayeur,  perdu , 
égaré.  On  n'adaptoit ,  dit-il ,  ce  mot, 
qu*aux  bétes  qui  s*écartoient  da 
troupeau,  qui  ne  pouvant  retrou- 
ver rétable  ,  Técurie  ,  la  bergerie  , 
étoient  perdues  ,  égarées  ,  et  pa^ 
conséquent  effrayées  ;  de  là  ,  par 
extension  ,  on  a  appelé  espaue  tout 
ce  qui  étoit  perdu  ,  comme  argent 
monnoyé ,  vaisselle ,  bijoux ,  armes  9 

Bh 


18*  ITt 

meubles,  marchandises,  6lc.  ee  qu'on 
appifloit  espave  mobilialre;  elle  ap- 
partenok ,  dans  plusieurs  coutumes :, 
au  Seigneur ,  haut ,  moyen  et  bas- 
justicier.  "V espave  immobilière  et  fon- 
cière étoit  un  champ  abandonné  par 
ie  propriétaire ,  qui  n'étant  point  ré- 
clamé ,  le  seigneur  s'en  emparoit 
par  droit  à*epave^  Bestcs  espaves  et 
testes  tspavisées ,  suivant  la  Coût. 
d'Hesdin ,  art.  1 6 ,  sont  celles  qui  ont 
quitté  leur  troupeau  ou  leur  étable , 
et  coulant  çà  et  là  sans  pouvoir  la 
retrouver.  Étpaves  d^iweilles,  d'avec- 
tes,  ifeps,  d'esy  abeilles  ;  c'est  quand 
un  essaim  sort  d'une  ruche  et  va 
dans  une  terre  étrangère  :  cet  essaim 
appartient  au  seigneur ,  s'il  n'est 
point  réclamé  par  le  propriétaire. 
hj épave  du  faucon  appartenoit  au 
aeigneur  -  baron  ,  suivant  les  Cou- 
tumes d'Anjou,  art.  47)  cl  du  Maine, 

art.  55. 

Epavité  ,  espavité  :  Droit  d'épave, 
qui  appartient  au  seigneur,  suivant 
la  coutume.  Selon  Aagueau,  ce  droit 
est  la  même  chose  ^  et  suit  les  mêmes 
règles  que  le  droit  d'aubaine. 

ËPETsa  :  Empiéter ,  prendre  sur 
le  terreîn  d'autrui;  depes,pedi9, 

Epeuteb.  :  Faire  peur,  frapper, 
étonner,  épouvanter;  expavescere. 

Ephèbe  :  Jeune  homme  parvenu  à 
l'âge  de  puberté;  ephebus;  du  Grec 
içni^f»  pubère. 

Epicâce  ,  épicaie  :  Équité ,  adou- 
cissement à  une  loi  rigoureuse  ;  efft- 
cacia  ;  du  Grec  i^nuKtm  ,  suivant 
Kicod. 

EpicAisBa  :  Statuer,  prendre  en 
considération  ;  efficere, 

Epicausteees  :  Cheminées. 

Epioimie  :  Épidémie ,  maladie  con- 
tagieuse; epidemia;  du  Grec  iwi^fêêç. 

Epie  :  Espion,  homme  qui  observe 
les  actions  d'autruû 


EPI 

Epier  :  RedeTanee  dooMmkte  ca 
grains  ou  en  volailles  ;  de  spieeusm 

Epiesment  ,  epinient  :   L'actMMl 
d'épier  ;  de  specuiamen. 

Êpietce  :  Empiéter,  gagner  d« 
terrein  ;  de  pes ,  pedis. 

Epieue  de  cHEMias  :  Voleur  de 
grands  chemins  ;  speculator. 

Epi  F  AI  NE  :  La  fête  de  l*£pi;^iaine  ; 
Epiphania;  du  Grec  f]r/f«»fi«,  ap- 
parition. 

Epilense  :  Épilepsie ,  mal  caduc. 

Epilogacion  :  Abrégé ,  récapita- 
lation;  epilogatio;  du  Grec  îs-iA^^r, 
du  Tcrbe  iwiMym ,  je  dis  après. 

Epiloguier  *  Épiloguer,  censnTcr» 
conclure  ;  epilogare;  du  Grec  iwûJiym. 

Epi R AL ,  epiiHH  >  espinoi  :  Liea 
plein  de  buissons*^  de  halliers  ;  spi* 
netum. 

Epiiicer  ,  espmguer  ,  espringsder, 
espringaliery  espringuer  :  TrépigncTy 
frapper  des  pieds.  Foye^  Espimoee. 

Èpinocbe  :  Épinard  ,  plante  pota- 
gère ;  spinachium,  Epinoche  étoil 
aussi  le  nom  d'un  petit  poisson  qui 
a  des  épines  sur  le  dos  ,  et  qu'on 
appelle  savetier  ;  le  piscis  €icuie€Êiut, 

Epinochee  :  Manger  avecdégoàt. 

Epiphaigne  :  Epiphanie,  fête  des 
Rois  qui  arrive  le  6  janvier  ;  Epij^'^ 
nia;  du  Grec  fV<f«rfi«,  apparition. 

Epistle  :  Lettre ,  épilre  ;  epàtoim. 

Arittotle  mut  epistfes  feseit 
De»  morautrz ,  kar  il  detireit 
Ke  ckescun  bon  fust  endreit  m!  , 
Et  endreit  des  autr«^  en  boiM  fci| 
ALisandre  ane  epistle  envea 
De  un  respnnse  ke  lui  duna« 
Quant  Alisandre  aveit  cuuquia 
Les  Persiens,  et  treatot  suunia, 
£udreit  de  ceo  si  lui  mandoit 
Corne  oïr  purrra  ou  endreit. 

Les  Enseigneinens  ttAiittoSe^ 

Epistocbafe  :  Portefeuille. 
Epjstolier  :  Écrivain  public,  ep-'f- 
iolaris.  Oadonnoit  aussi  ce  nom  daas 


«imdqaM  chapUro  su  rhapf1iiii,.qwi, 
i  U  mesK  ,  chantoit  l'éplm  ,  et  afi . 
livre  dont  te  terrent  let  tons-diacre* 
pour  aller  chauler  1«  épltm  aux 
gTand'metaei. 

EpiTONKa  :  Abréger;  SepiUunt i 
dnGrec  iVî,  sDr,etden'/«Mi,jeconpe> 

£rLUE:ElioceUe. , 

boioHB  :  GAtean. 

EroMMui  :  EKpotr  ;  expoMre. 

EpoivçoicaBB  :  Ponuer,  mciler, 
■tgniUoiiner. 

Epoinnaa  :  Piquer ,  élancer  ;  er- 
puitgere. 

Epoibib  ,  rparron  :  Sortede  tance. 

Efohcb  :  Fuite,  ëTaaion  ,  dëguer- 
piatement  ;  erpuncùo. 

EroncKB  :  Tenir  quitte;  ej^irj^iw, 

Efohcieb  :  Harchand  d'ëpongei^ 
de  iponffa. 

Efovffeb  (s*)  :  S'eiquÏTer ,  t'en- 
fiiir  aecrèlMnent ,  en  cachette. 

ErouTit ,  ^uiits  :  litière  det  ani- 
nani  qui  ett  hachée  trêt-menoe  et 
pretqu'en  poussière;  spurcitiet. 

E?o(jvESTEKBHT  :  Fra  jeur,  effroi; 
A^expavescere. 

EprABON  :  Lance,  épieu. 

EvaxiMoBB  :  Presser  une  choM 
pour  en  fiire  sortir  le  contenu;  ec- 


m 


EvBEiHT  :  Serré,  {»eHé;«^pr«artc. 

ErBEHDkB  (t')  :  Se  laisser  tnr- 
prendre  par  nne  paasioi),  snocoMiber. 

EniaçoH  :  Maladie  contagieuse  et 
populaire. 

Eps  :  AJbeillc,  mouche  à  miel  ;  apis. 

EruacBNKVT  :  Excnie  ;^u/yaa'o. 

ËQUABB  :  Alignement  du  clocher 
ou  du  milieu  d'un  village  qui  règle 
le  parcours  des  Toitins  pour  leurs 
Itestianx  ;  de  quadra, 

Eqdb  :  Cavale  ,  jument;  efiM. 

£«BtPiaaTteM    :     CoisparaisoD  ; 


EKC 
E«viM«n  :  Gtwpanrt 

égal  ;  tequiparare. 

Eqouist  :  Pioche ,  iaatramut da 
fer  pour  cultiver  ou  remuer  Ja  ten*. 

Eqdipolbnos  :  Egalké  ; .  d'-d^i»* 
poUentia ,  A'taqvivttiem, 

EqniPOLKHX  :  ÉtjoivalnittégliL 

Equip»  :  Matelot,  naritouiier. 

Eb  :  Air ,  mine,  toarnor^ 

Ebackibb  :  Arracher. 

EBàVLia  ,  efomfitr  :  tfntigare 
avec  les  griffes,  les  onglet,  des  roocaa 

£B«oji«,era^pte,  ermite,  owiw  : 
Araignée;  artuiea. 

Eeil  ,  eraid,  ernlr  :  Héimnt  d'ar- 
met  ;  en  bas.  lat.  eraUiu. 

Ea&HOti  :  Estropié, BaadMlfboi- 

EB*ttoix>  :  Blesser,  estropier. 

Ebâsme  :  Défaut  de  comparaître  A 
l'assignation. 

Ebaumbitt  ,  erramment,  erratU, 
trrmument,  ttrament,  etrammettt  :  In- 
continent, promptement,  finement, 
grand   tnôn  ,    4   l'inilant  ,  ttv-la- 


Af£  êiùnStànt  ttdt  D 
EasEOiBB  ,  eierfer,  erbetfitr  tJjo- 
ger,  héberger,  Fojres  HaBxaeaa. 

D«  iiDi  Birou  fat  »•  U  eonuu  k*!!  H  V 
W^ÉVKBf  Mv  1«  pwt  4e<ut  It  tow  d«  G*La- 
(hai ,  tut  U  obâcisc  frHDoii  ki  voMît  d<  Cnsr 
tulianbli.       FUIa-aardomK,  alii.fit.it. 

£asiXB  ,  erboie ,  erioû  .*  Pré,  plh 
turage,  lieu  coBVert  d'kerbe. 

Ebcb  :  Herse,  machine  de boiaqni 
a  des  chevillet  de  même  on  de  fer,  et 
dont  on  te  sert  pour  reeoavrir  la 
graia^ni  vient  d'être  temé,  et  écra- 
ser let  mottes  de  terre  qui  pour- 
roient  être  restées  ;  porte  de  ville  qui 
s'abaiste  ;  «a  baa.  lat.  enciut ,  afam.  ' 


484  £  R  t: 

EacHlB  t  Trait,  portée  d*iin  arc; 
àiarcus, 

£aDÂ9GB  :  Lien,  jonction,  atta- 
chement. 

£aDoiCE  :  Ardoise. 

EanaE  :  Etre  attaché ,  joint. 

Eau  :  J*étois  ;  eram, 

TA  Leu  re»pont,  j'en  sçaî  le  Toîr, 
Ge  fséisme  me  fist  tes  pore 
A  cette  Siorce  où  o  lui  ère. 

Fable  du  Loup  et  de  C  Agneau ,  par 
Marie  de  France, 

r 

Eaa  :  Étoit  ;  eraU 

le  iraeil,  dîst-ji,  la  robe  chiere. 
Qui  hul  matin  sur  la  huche  ère 
Qne  mea  serorges  m*a  douée. 

Fabliau  de  la  Robe  vermeille, 

Eax  :  Sera  ;  ent. 

n  est  perdu  sans  fin  qui  en  pecliié  dévie , 
Et  nous  n*arons  espoir  que  quatre  jours  de  rie» 
Tant  com  nous  somcs  cy  nous  somes  en  misère. 
Encore  sera  il  pis  qui  en  enfer  mis  ère, 

La  Dance  aux  Aveugles, 

Eas,  Jier,  hère,  hoir  :  Héritier; 
hœres^ 

Eax  :  Place  ;  area.  Voyez  Aïaa. 

8e  nsage  A*ere  m*est  lessica ,  je  |>nîs  faire 
nne  borde  por  ardolr  (  joindre  adhasrere  )  à 
Il  chose  qoi  est  proche. 

Mss.  de  la  Bibl.  Imp.  n**  8407^/9/.  49 ,  F*». 

EaEME  :  Désert,  solitude,  hermi- 
tage  ;  eremus;  du  Grec  erenios  ,  seul , 
désert. 

EaEMODiCE ,  eremodicie  :  Désert , 
suivant  Borel.  Je  n*ai  trouvé  ce  mot 
nulle  part;  s*il  existe,  il  vient  sans 
doute  du  Grec  tftifte^tKiêr ,  et  doit 
signifier,  péremption  d*instance. 

EasNT  :  Etoient  ;  erant. 

C3  qui  devant  erent  aie 
Avoieot  ja  le  cerf  levé , 
Li  un  cornent ,  li  altre  buient, 
Li  chien  après  li  cerf  bruient. 

Roman  d'Eres  et  dEnide, 

]£aEZur  :  Seront  ;  erunt. 

£a£4 ,  errer  :  JAIardieryagir,  Ira- 


ÉRM 

vailler,  voyager,  aller,  rMer  çà  et  U; 
errare ,  arcure. 

Le  jour  durmoît,  la  naît  erroit^ 
Par  jor  au  bos  se  tapiasoit  ; 
Par  nuit  errwt  à  grant  esploit  , 
En  dontance  ert  ù  il  irroiC. 

Roman  du  Rou  ,  foi,,  aao  ,  F^* 

EaEs  :  Hérisson  ;  hères. 

Ebëtat  :  Héritage  ;  hœredîîas. 

EaEux  :  Querelleur  ,  colérique, 
disgracieux  ,  désagréable  ,  sombre, 
fâcheux,  de  mauvaise  hiuneur  ;  d*£r«- 
tus  et  ^hora.  Ce  terme  est  encore 
usité  dans  quelques  départ emeos  par 
le  petit  peuple,  lequel,  en  parlant  dn 
temps  lorsqu*il  est  couvert  et  vilain, 
dit  :  Voilà  un  temps  bien  ^reiur.  Yoj* 
HoRÉE  et  OaÉ. 

EacALicE  ,  ergueliee  :  Réglisse, 
racine  à  faire  des  tisanes. 

EacoTis  :  Disputes  tbéologîqwSb 

Eai  :  Je  serai  ;  ero. 

Erige.  Voyez  Herse. 

Erin  :  L'Irlande  ;  Hiberma. 

EaiifE  :  Terre  aride  et  inculte, 
suivant  Borel.  II  s*est  trompé  :  il  de- 
voit  lire  erme.  Voyez  ce  mot. 

EaiTÂicE  :  Bien  de  succession, hé- 
ritage ;  hœreditas^ 

Testament  proprement  est  li  cscris  qaî  de 
Tjse  et  départ  VerUaige  entre  les  parçoaien 
et  tesmoigne  combien  chascuna  deit  «Tcir. 

Comm,  sur  le  Soutier,  Ps,  %iàt/ôL  i^%,  F* 
vers.  6. 

Erite  :  Hérétique  ;  hœredcus. 

Les  espécs  des  ennemis  :  ce  aoot  les  erùes^ 
li  mauveis  crestien  qui  par  lenr  nuiTeiae  doc- 
trine ocient  les  âmes  des  simples  gens. 

Comm,  sur  le  Sautier,  Ps,  9 ,  vers.  6w 

Seignor,  dist-il,  je  ai  trové 
La  sus  un  erite  prové , 
Il  dist  qtt*il  TOUS  herbergem 
Kt  après  tou»  ledangera. 


Je  n*irai  raie  k  ccl  en'te 
Qui  eu  tel  œurre  se  délite. 

Fabliau  du  sot  CltevaCer, 

EaxAiaE,  ermcre  p  ermmise;  JLJ^ 


BR-R 

moire ,  lien  ou  meuble  à  aEerrer  des 
armes;  armarium, 

£em£  ,  ermes  ,  herems  ,  herme  : 
Terres  en  friche  qui  ne  sont  ni  culti- 
"▼ées ,  ni  labourées  ,  ni  ensemencées  9 
terres  abandonnées;  erernus;  du  Grec 
rremos  ;  en  Prov.  et  en  Languéd.  * 
armas  y  erm  ;  en  bas.  lat.  enaus* 

Eemenib  :  L'Arménie  ;  Armenicu  * 

Ermiic  ,  Ermine  :  Arménien  ,  Ar- 
ménienne ;  Armenius ,  Armenia, 

Ermoufle  y  crmouffle:  Hypocrite, 
faux  dévot ,  et  hermite,  selon  D.  Car- 
pentier.  Un  moine  Tduquel  j*ai  parlé 
au  mot  Eau  )  avoit  une  maîtresse 
qui  demeuroit  de  l'autre  c6té  de  la 
rivière  ;  un  soir ,  en  revenant ,  les 
diables  le  noyèrent,  emportèrent  son 
ame  r  et  dirent  : 

Mais  quant  tenons  par  les  ylliers 

C«s  nonains ,  ces  conrers ,  ces  laoûiei  9 

Ces  provoires  et  ces  chanoines , 

Assez  les  tien^  pires  quVscoufles, 

Os  papelars  et  ces  ennoafles 

Ils  sonent  tant,  braient  et  crient. 

Et  tant  losangent  et  tant  prient 

Dirn  et  sa  mère  jonr  et  nuit  ^ 

Ja  nul  n*a  riens  ce  cnlt 

Se^ii'jert  luxare  nostre  amie. 

Gautier  de  Coiusi ,  iiv.  i^  chap.  33. 

Erhels.  Voyez  Erme. 

EaifSR  :  Disloquer  les  reins,  ren- 
verser, jeter  par  terre;  de  renés ^ 
reins. 

Eehiovs  ,  ergnous  :  Chagrin. 

EmNovL,  ErnouU:  Arnould ,  nom 
d^orome  et  de  saint. 

Eroi  ,  eroy-y  erroy.  Voyez  Aaaoï. 

Eronde  :  Hirondelle  ;  Aim/iefo. 

£RBKâOER,e/râgT>ry  errtugier,  error 
y#?r,  esrager,  esragier,  esraiger  :  En- 
rager, devenir  enragé ,  emporter  par 
force  9  arracher. 

Errâment  ,  erramment  f  crrau^ 
ment  :  Promptement ,  tout  de  suite , 
grand  train  ,  incontinent ,  aussitôt. 

Mats  or  parlons  dea  Jbellet  choses 
.Qui  soBt  fn  ce. beau  parc  «Acloac». 


ERA'  4SI 

le  Toni  dl  généralement , 
X^ùt  faire  m*en  Tyeil  émanent 
n'en  sai-je  proprement  pailer. 

Roman  ée  la  Kose, 

Errandou E& ,  errandonner  :  Maiv 

.  ■  ■  •■ 

cher ,  courir  avec  force ,  faire  un* 
course  violente,  marcher  sans  ordre» 
avec  confusion. 

Errant  :  Sur-le-champ,  à  l'ins- 
tant ,  promptement ,  à  grands  pas  » 
très-vite ,  grand  train ,  avec  violence. 

Erre  ,  erres  :  Arrhes ,  gage ,'  cau- 
tion qu*on  donne  lorsqu'un  marché 
est  consommé.. 

Se  auenns  avoit  sna  fil  qm.  fua^  ^m  boa- 
aa^e  ,  et  li  pères  deist  à  aucuns  ôfi  ses  Toisins« 
TOUS  arex  nne  filla  qui  est  auquel  de  Taage  do 
mon  fil,  se  ros  Tolea  que  èto'liék  à  mon  fil 
quant  ele  sera  en  aag/r ,  je  lou  Tond/oie bien, 
en  telle  manière  que  tous  me  baiilissiex  uno 
pièce  de  vostre  terre  ,  et  je  Touf  baillerai 
10  li?.  par  non  A^erref,  en  tele  manière  quo 
les  erres  me  demorront  quant  il  seront  en 
aage  de  marier  ^  a'eie  ne  .voloit  I5  mariage 
otr<yier. 

EuMiss.  de  France,  ft^9937,  èkdp,  i%%, 

Errs  »  errée  :  Reule  ,  chemin  , 
voyage  ,  marche  ,  hâte  ,  diligence  ; 
à^errare;  en  bas  Bret.  ecru^ 

• 

Les  antres  marchenns  -apêlo,  ■     - 
A  sa  femme  dist ,  ma  sncr  baie  1 
Or  ça ,  fet^il,  la  soope  en  TÎn, 
Quar  nos  volons  mètre  m  chcmûai 
Et  quant  celé  ot  phdar  da  Vmrm  ,  ' 
An  plnstot  qo*el  pot  le  Ta  qmurro 
Quauques  il  Teut  drlivremeut 
Monl  faaoit  la  demorctbédt. 

laBicéduCÊomr. 

Eaas  (grant)  :  Prtimptem^t ,  en 
diligence ,  grand  train.  ■    *  '     ' 

Ainsi  come  en  ce  penser  estoi^,  snrTÎnt  ong;^ 
Escuier  qni  Tfnoit  Ters  Ibt  moule  ^'mhr  err^ 
monté  tnr  nng  chcTal  de  cirasse. 

Rofnan  dé Gm^d dÊtSeven, 

Eaai  (aller  grant)  :  Faire  dibgenee, 
accourir.  '  *  '     .^ 

Eres  :  Ordre  y  manière,  de  vivre  , 
d'agir«  conduite ,  train  de  vie  s  de  U  » 
dit  Barbazan ,  est  venue  régression 


408  ERR 

de  grant  erre ,  dont  ilotts  Sôtlt  ser- 
ions aujourd'iiuî  pour  «xpcimer 
qu'une  personne  a  un  grand  train , 
nn  grand  équipage ,  qu'elle  est  somp- 
tueuse  en  babils ,  et  que  Ton  écrit 
fort  mal  aujourd'hui  air;  j'observe- 
liLÎ  que  ce  mot  ne  s*est  ainsi  écrit  que 
dans  le  xyiii*  siècle ,  et  dans  les  nou- 
veauxDîctionnaires;  car  lorsque  nous 
disonfs  que  quelqu'un  a  Verre  d'un 
autre ,  nous  voulons  dire  qu'il  a  les 
mêmes  manières,  qu'il  agit  de  même, 
qu'il  se  conduit  de  même  ,  et  vient 
également  du  mot  errare  ,  ou  de 
l'Italien  iWia ,  il  mardie,  il  tfgit ,  il  se 
«Conduit  comme  un  tel  ;  de  là  encore 
le  mot  errtment, 

HouEên  et  ribans  et  garçons 
Dont  Verte  ne  r*est  pes  lerie 
Foift  tele  noiie  et  telle  crierle. 

Guittamme  Guiart, 

EaftsmÉ  :  Pou ,  déraisonnable,  opi- 
niâtre y  extravagant. 

ËRaés.  Voyez  Ereb. 

EaRlniEirt  :  Manière,  ordiie ,  con- 
duite. 

Hnet  »  fet-îl ,  par  eKelé  foî , 
Qoe  tu  ^i*  an  Diei>  de  ta  Km  , 
FaÎHDor  âage ,  dont  )*ai  talrot 
De  savoir  trestont  Ygrrûmfmt} 
Et  jet*  ioroie  Tolentiers , 
Coonent  on  fait  les  CbeTaliefi. 

Huêt  de  Tabarie,  Ordeme  de  Chetahrie, 

ERRSVBifTEa  :  Former  en  justice 
une  demande  contre  quelqu'un. 
.  EaRENsa  :  Rompre ,   casser  les 
reins  ;  de  renés, 

EasBR ,  esrer,  oirrer  :  Aller,  mar- 
<hér,  agir,  travailler,  voyager,  navi- 
guer ;  conduire  ,  mener ,  accompa- 


E  Jo  titfMHbaaidoii»,  è  m  po!  à  plé  er- 
JJ»,  des  Jiais ,  iw,  s  ^foL  66,  W*, 


EaaBtfS,  ereut,  entes.  Y.  Erbvx. 
EaaiBB ,  erres,  erriere  :  Dcimre » 


ERT 

EaBomt  :  Erreur,  mépriie,  égara* 

ment  ;  error. 

Or  demande  mont  aonrent  qn'ott  ■■uiua 
Dont  maint  hom  est  de  respondro  «iMiBbiB; 
Maïs  qni  a  droit  sent  les  AodiBea  doolowtf , 
Par  soi  melamet  on  foel  oatre  fagnia; 
On  pis  n*aime  ce  m'est  Tia 
Et  s'il  aime  c*esi  la  TÎe  «i  cdid  oui  «■yloSée 
Qni  Tît  en  si  fol  erremr 
Car  il  dist  qu*il  a  slgaoor 
Et  si  ne  le  eonnoiat  mie. 

Adam  liBoeua,  FoèêÊtWremfOêsenMmê 

Efts  :  Parens ,  héritiers  ;  hearedeS', 

EâsB.  Voyez  Hbbsc. 

EasoiB  :  Hier  au  soir.  Un  jeune 
clerc  avoit  une  affection  partirâlîcR 
pour  la  Vierge  ;  il  chantoit  to«a  les 
soirs  dans  la  rue  un  répons  en  soa 
honneur  ;  cela  déplut  à  un  Juif,  qvi 
l'emmena  chez  lui ,  et  le  tua.  Le  lea- 
demain  la  mère  du  jeune  derc  hki 
des  démarches  pour  le  trouver ,  d 
s'en  enquerrant ,  on  lui  dit  : 

Au  quant  redienC ,  bone  fanso 

Vos  fis  enùir  de  fiotro  Dnme 

Chanu  assea  à  vn  grant  fgm»^ 

Kn  la  grant  me  des  guis , 

Moult  chanta  bel ,  moolt  liants  bîMi 

Hes  li  gai  1»  félon  clit#n , 

Li  faos  Weingoon ,  li  feloa  vîaatrs. 

Aussi  i  Tinrent  corne  li  autre  , 

De  toutes  pars  s*i  assemblèrent  ; 

11  puet  bien  estre  qnM  TemUereAr 

A  ranniticr  quant  s*en  alott. 

Géuuiér  de  Ommù,  Iw*  a^  cimp,  5. 

Eav  :  J'étois,  eram  ;  étoit,  erat  ; 
fut ,  sera  ,  erit  ;  est ,  esi. 

En  Bretagne  ot  nn  Bacelier , 
Karais  TaTOa  oi  nomer , 
Monte  ert  hardis  et  rmprrnana     • 
Et  de  son  cors  ert  moult  Taillans. 

Baaum  dm  BmL 

L*antrîer  entor  la  saint  Rémi 
Cheraurhoie  ponr  mon  affaire  » 
Peu  ois  erftrop,  sont  agraria 
1%  ffuu  dont  Diex  a  pbs  affaire. 

Rmtehemf,  Ditpute  dm  Ck^ùitiL 

Ertatxs  :  Terres  incultes  ,  terres 
en  friche  et  abandonnées*  Y.  Baïu. 


£SB 

EavQVE^  :  La  roquette  ,  espèce 
d*herbe ,  de  plante  ;  eruca. 

Es ,  ^x  :  La  préposition  en ,  dans  , 
in  ;  Yoici ,  eece,  £Ue  est  encore  usitée 
au  palais. 

Saciét  qa«  a|  l*air  tôt  entow  la  Vtm  ioal: 
\**  qoatrt  ▼enrpriiiAiparef  qnatr»  partiei>do 
monde,  «t  cascoos  a  sa  oatarc  et  ton  office, 
*  quoi  il  tBTTt  selonc  ce  que  tî  maroonier 
le  «ereiic  q«i  les  pourvoloit  &  jour  et  de  omt, 

Brunetto  tadni,  Trésor,  Ih.  i. 

Es ,  esp  ,  espe ,  espes,  espîes,  csps  : 
Abeilles  ,  mouches  à  miel  ;  aprs. 
Es  :  Ais ,  petite  planehe  ;  axir. 

If  ou  entendons  de  certein,  que  les  es  de 
Mire  oef  sont  esloehîex. 

JoinpUit ,  Mss,  foL  3s. 

EsBABaTNaa  :  Tromper  en  amu- 
aant  «  en  faire  accroire. 

EsBÂUi  y  esbaï ,  esbaïs  :  Étonne  , 
anrpris ,  dans  Tadmiration.  Fojrcz 
Ebahi. 

EsBÂHift^e'i^Vr^  esbaïr:  S'éton- 
ner, être  surpris ,  être  dans  Tadmi- 
ration.  Voyez  Ebahib* 

H  T«it  en  Vewt ,  claire  et  nete 
Son  %u ,  son  nés ,  et  sa  boacbctM , 
£t  il-  maintenant  êësbakùt. 
Car  son  ombre  si  le  traliist  ^ 
Qu'il  cujda  ireoir  la  figure 
D*aa  enfês  bel  à  desmesnre 

n  avoft  en  ta  compaingnla 
Gens  de  toute  beaoté  garnie , 
Je  m*etBahU  dont  il  pooit 
Eetre  venus. 

Moma»  de  Im  Hôte* 

EsBALEDBE  .*  Knfonccment  des  lè* 
^res  ;  de  labrum. 

Esbânoi,  esbanie,  esbanoiement , 
^sbanoiment  ,  esbanois  ,  esbanoy  : 
Joie  ,  plaisir  ,  dissipation  ,  amuse- 
ment ,  jeu ,  réjouissance. 

EsBAHOiEB ,  esbandier,  eshaneir, 
mhamery  esbanir^  esbanoyer,  esbau-^ 
diri  8*amuser,  se  récréer,  se  réjouir» 


£  S  B  487 

se  divertir,  se  dissiper.  Barl»azan  le 
dérive  de  gaudere. 

\         Lors  m*eo  ala!  parmi  la  prée  » 
Tout  contrerai  eshanoiant 
Tont  le  rirage  costoiaut. 

ttomam  dé  la  Âose, 

IfbiTre  maiatre,  diiC'îl,  c*eft  Madame  ma 
mère  qui  m*a  «nToié  de  Targent  pour  moi  ##- 
banoier,  JHomam  de  Jehan  de  Snntrém 

Quant  li  Rois  ot  mengié  s'apprlla  Helinant 
Pour  lui  esbanoier  comanda  que  il  cbant. 

Kbmmm  dMexmmJke, 

On  voit  par  ces  citations  que  les  mots 
esbamer ,  eihandier ,  n^ont  jamais 
signifié  il  s'attrouper ,  se  mettre  en 
bandes,  comme  l'Indique  le  Glosiair« 
des  Chansons  du  rot  de  Navarre. 

£sBABBER:Tondre,rogner,couper. 

EsBÂS ,  eshaty  esbats  :  Joie ,  plaisir, 
divertissement ,  dbsipalion. 

Hant  cliant  delluble  et  plaîstnf 
Chascun  oisel  aloît  chantaot , 
Lais  d'amour,  et  soaa  trop  ooftoîa 
Chantoit  cm  son  petit  patois 
Les  uns  en  bas,  1rs  antres  en  llinly 
Par  ordVe  s«ns  aucim  dtfffivf 
!«■  BM  bauÉt ,  et  lea  aotrea  bat , 
▲iiiai  Bimoiaat  ils  Unrs  esbtu. 

Roman  de  ia  Ba$€* 

EsBAVAVT  :  Gai,  gaillarde 

EsB^TBMBaT ,  esbattemeMa  :  Amur* 
sèment,  ffâiel  d'esbaiemeni-:  Belle  e% 
agréable  maison. 

EsBATicEB  :  Se  promener  de  côté 
et  d'autre ,  aller  çà  et  la» 

EstfATRE.  Voyez  Esbahoiyb. 

EsiiATT£]fBirT,e^5â^  :  Passe-temps, 
délassement ,  joie ,  plaisir. 

EsBjrVBELx»  :  S>ttrprendre,étonner. 

EsBAtms  ,  esbaubtU  :  Surpris  , 
étonné  ;  mot  *  encore  en  usage  dans 
quelques  provinces. 

Par  saincte  Marte  la  gente , 
Je  me  tiens  plus  etbaubelL 

Putkeân, 

EsBAUDim  :  Amuser,  dissiper,  di- 
Yertir^ressafllir  4^  joie ,  se  réjouir, 

,4 


488  F.  S  B 

jie   recréer  ;  de  ^auderc ,  selon  Bar- 

Quant  il  furent  bien  esbaudi 
y.x  parla  cauipA^ne  tsparti, 
}*'ugH«  ïe%  aloirut  gabant 
Et  dr  parulc»  laldengaut. 

liùman  dti  Hou  ,/bi.  a34 ,  F"*. 

EâBAUDiSK  :  Joie  ,  plaisir,  gaieté. 

EsBAULEUAE  :  Qui  a  les  lèvres  en- 
foncées. 

EsB AYER  :  Écouler  avec  attention. 
f^ojez  Abaikb  et  Arauier. 

EsBBAET ,  çswart  :  Jugement,  sen- 
tence. 

Esbeu,  efôei/pr**;  Ivre,  plein  de  vin., 

Esblocbee  :  Doler,  unir. 
..  ËSBOEI.ER.  Voyez  Eboller. 

EsBois  (rime) ,  pour  esbaïs  :  Éton- 
né ,  surpris. 

Damoi^u  dcbonaire ,  ne  doler.  point  esbois. 
J^oiaan  de  Florence  de  Rome. 

EsitoiTER  ,  esbonner  :  Planter  dei 
bornes ,  borner,  affranchir  sous  cer- 
taines conditions  dont  on  convient  ; 
d^où  csbonnementy  affranchissement. 
Ce  mot  veut  dire  aussi ,  an  figuré , 
limiter,  gouverner,  ranger,  ordon- 
ner, régir  ;  de  bonna  ,  borne  ;  il  n*a 
jamais  àignifiéhonnifier, comme  ledit 
Lenglet  l>ufrcsnoy,daiis  le  Glossaire 
du  Roman  de  la  Rose. 

U  glorieuse  deité , 
Kt  souveraine  majesté. 
Qui  nu  Dieu  d*?  toutes  piirs  sonne» 
.  Qui  toutes  choses  uous  fvis  bones. 
Qui  les  quatre  élf.meus  esbones  , 
Qui  règnes  en  éternité, 
Qnî  TÎyrc  et  entendement  donnes, 
£t  ton»  les  biens  nous  habandouoes 
Aide  moi  à  ce  ditté. 

Testam.  de  Jehan  de  Meung. 

Esboublee,  esbou'er  :  Évenlrer, 
arracher  les  entrailles. 

EsBOUPER  :  Rire  avec  convulsion  ; 
ce- mot  vient  de  bouffe,  joues  enflées. 
On  dit  encore  une  bouffée  de  vent , 
poar  un  tourbiUoiL  ' 


ESC 

EsBovFFER  :  Rejaillir,  ëcIabonsAer, 

EsRouLLissAifT  :  BouUlaut ,  fort 
chaud. 

EsBouTURES  :  Broussailles. 

EsBRAifniR  :  Allumer,  embraser, 
mettre  le  feu.  . 

EsBRAoïiER  :  Éventrer,  mctlrc  en 
pièces  ,  couper  par  morceaux.  Des 
mariniers  voulant  violer  une  Impé- 
ratrice fugitive ,  elle  leur  dit  : 

Vous  ne  m*are7.  conquisie  à  pièce» 
Aius  (Il  tcura  cha^cnus  sa  pièce 
Et   j'f  «^  ert  tonte  esbmonée 
Que  ja  vous  soie  abandonnée. 

Gautier  de  Coinsi,  Uv,  a ,  ekap^  i. 

EsBRouER  :  Oter  d'un  drap  les  fils» 
pailles  et  autres  ordures  qui  s'j 
trouvent. 

EsBRouiR,  rfôri/zrr(s')  :  Se  troïK- 
bler,  s*épouvantcr. 

EsBRUDi  :  Verser,  répandre. 

EsBURucHER  :  Se  ranimer ,  prendre' 
vigueur. 

EsBUSQuiER.  Voyez  Esbrover. 

EscAANOE  :  Succession,  héritage^ 
échéance,  échange,  troc. 

EscABORT,  escabousseur  :  Htuvbl- 
peur,  coquin  ,  fripon;  scaber, 

EscABouK,  escadoue  :  Troupeau 
de  moutons. 

EscAcuE,  estache  :  Droit  d^amar- 


ragc. 


EscADAFFAULT,  escufiidout:  Écha- 
faud  ,  théâtre  ;  de  scaphtis. 

EscAfTK  :  Héritage  ou  rente  qui 
n*est  pas  noble ,  et  qui  vient  de  suc- 
cession. 

EscAFiGNON,  .fc/7/7^  :  Escarpîn ,. 
chaussure  légère  ;  de  scaplùum ,  sca- 
phay  parce  que  les  souliers  avoîen( 
la  forme  d'un  petit  vaisseau ,  et  une 
pointe  qui  s'avançoit  fort  au-delà  du 
pie^l  ;  cette  pointe  s*appeloit  pou- 
laine  ,  peut- être  à  Timitation  de  Ja, 
poulaine  des  navires  ,  ou  parçe^  que 
la  mode  en   vint  du  '  royaume    de 


ESC 
Pologne.  Voyez  Dbt&aiccrks  et  £s- 

COAPIN. 

ËSGAFui  :  Clienet  de  cheminée. 

EscACNE  :  Dévidoir. 

EscAi  :  Gauche ,  côté  gauche  ;  du 
Grec  scedos, 

EscAiELE  :  Echelle  ;  xcâ/0. 

EscAïKE  :  Gaucher ,  qui  se  sert  de 
la  main  gauche  ;  scœva. 

EscAiGN  E  :  Echeveau  de  fil. 

EscÂiLLRE ,  cscailleur  :  Couvreur 
de  maisons. 

EscÂiLLoir,  ecaillon ,  escaille  :  Kt- 
doise ,  tuile  ,  écaille  ;  squamula, 

EscAiRE  :  Equerre,  règle,  niveau, 
compas;  de  quadra.  On  donnoit  aussi 
ee  nom  au  côté  gauche ,  et  à  celui  qui 
ëtoit  gaucher. 

EscAiT  :  Sorte  de  mesure  servant 
à  l'arpentage. 

EscÂLAvoRGEMENT  :  Dérèglement; 
d*où  escalavorçans ,  libertin. 

Escâlborder  :  Monter, parvenir, 
suivant  Borel ,  qui  cite  ces  deux  vers 
de  rOvide  Mss.  ,  ou  des  Métamor- 
phoses d'Ovide,  par  Philippede  Vitri. 

L*4ioe  escalborde  de  reclief 
A  duel ,  à  honte  «t  a  mebchief. 

Barbazan  n'avoit  pu  trouver  ce  mot 
ni  ces  deux  vers  dans  le  Mss.  de  Saint- 
Victor  ,  a  présent  à  la  Biblioih.  Imp. 
Je  n'ai  pas  été  plus  heureux  dans  ce- 
lui de  l'ancien  fonds  du  Roi  et  dans 
celui  de  la  Biblioth.  de  l'Arsenal. 
'  Escale  :  Amende  qu'on  exigeoit 
d'un  prisonnier. 

Escale  ,  escalle  :  Coque  ,  enve- 
loppe ,  écaille  ;  squama  >  squatnula» 

Totes  les  choses  qui  ont  pennes  et  escales , 
«Itrefti  bien  en  métr^  comme  eu  flots ,  estaunks 
mangerez  vous. 

Traduct,  dô  la  BiMe,  Lêvitique, 
ckap,  XI,  'verset  9. 

Omne  fuod  hahût  pinnuias  et  Mianinas  , 
tam  in  mari,  fmàm  inJéimUnibus  et  stagna. 


ESC  48§ 

Esoalette  ,  eschclete  :  Crécelle  » 
sonnette  ;  petite  échelle  ;  scalam 

EscALiBOR  ,  eseatibourne  :  NJ^jpU 
l'épée  du  roi  Arlus ,  qui ,  suivant  nos 
Romanciers ,  étoit  ]>assée  à  Charle* 
magne.  Ce  mot  est  tiré  de  l'Hébreu  » 
et  veut  dire  tranche-fer. 

Messire  Ganvaîn  Tient  k  lui  ponr  reprendre 
soB^  alaine  et  Toit  que  midy  sera  par  temps» 
si  se  appuie  au  pilUer  de  la  chaussée  et  aussi 
escaUbor  son  espée  qui  toute  estoit  ensan- 
glantée, et  Hector  faict  ainsi  de  la  sienuc  et 
Messire  Gauvain  la  regarde ,  si  coognoist  Te*- 
pée  au  plomeau  et  au  hault  et  aux  lettres. 

Roman  de  Lancelot  du  Lac ,  MtK 
tom.  a,/&/.  3a. 

EsGALLB  :  Escalier,  degré. 

EsGALOGirE,ejrâ/o/^e  ;  Échalotre» 
sorte  de  plante  ,  roquette.  Les  esca^ 
iognes  d'Ëtampes  étoient  autant  es- 
timées que  les  oignons  de  Corbeil. 

Li  Baron  s^esmerreillierent  moût  de  «est 
cose,  et  direut  que  onques  mais  ne  virent 
home  de  son  eagc  si  redotv ,  et  s*il  empiroît 
gaires  plus ,  il  ne  donroîent  mie  une  escahi^ 
gne  de  dix  autres  teus ,  moût  s*en  escarnircat 
eutre  ex,  et  tinrent  lor  piait  tant  que  il  orent 
mengié,  si  que  TEroptreres  sVn  aperchat 
bien.  Roman  de  Mark  Caion» 

EscAMBiER  :  Échanger  ,  troquer  ; 
de  cambîi'e» 

EscAMK ,  escamel  :  Siège  de  bois« 
escabeau  ,  escabelle,  tabouret ,  prie- 
Dieu  ;  scamnum,  scamellum  ;  en  anc« 
Prov.  escanouël;  en  b.  Bret.  escameU 

Quant  sers  vers  son  Stigoor  s*enfl«Ba 
D*orguel,  et  serve  rers  sa  Dame 
Novele,  et  veut  mener  dangier, 
S*il  ne  deffendent  leur  ruiaume , 
De  haut  estai  en  ba>  escame 
,  Puéent  bien  lor  siège  cangier. 

Miserere  duRflcimdeMoliem,  ttropkâ  i65« 

'  Hier  al  soir  por  mes  pecliiex  ki  ce  faisoJeat , 
moi  hortai  à  un  escainel  de  dessoc  les  pîex  et 

si  sofTri  ceste  chose Kt  partant  qut .  il 

ne  trorat  paf  la  verge  dont  il  poist  ferir ,  H 
prist  on  escamel  de  desox  les  pies,  m  li  ferit 
%oa  cliief  et  aa  face. 

DiaL  de  &  Grégoire,  ^.  i, cA.  is 


«go  ESC 

BBStermo  dîe  Mtrh  peccatis  m^is  exîgtmtîbui 
(«  Màn^^adentibits)  in  scabeUo  suppedaneo  im- 

jpÊtaÊkfue  hoc  pertuU Et  ^uia  vir- 

IpMi^M  eum/êrire posset ,  minime  invente, 
eomprehenso  seabello  suppetUmeo  faciem  ei 
ae  capui  tutudit, 

EscAMPEu  ,  escanper  :  Fuir ,  dé- 
camper,sortirprécipitamn)eiit,échap- 
per  ;  excipere  y  ou  ^ex  et  de  campuxy 
comme  le  dit  Bore),  ou  à* ex  et  de 
sepire,  suiyant  Barbazan  ;  en  ancien 
Prov.  escampa, 

Qutnt  n  forent  defort  la  porte ,  n*î  of  c«lui 
Bf  fiut  midt  lies, et  ne  fo  mie  gmnt  merreille, 
qne  il  erent  molt  «le  grant  péril  esctunpé, 
FUle'Bardoain ,  Mss.fii,  75. 

EscAMPiE ,  escampa,  escampette  : 
Fuite  ,  échappée ,  évasion  ;  en  bas. 
lat.  escapium. 

Rompre  barreanx  ,  erîer  et  braire  ' 
Saillir  en  bas  pour  Yescampie. 

CoquUlart. 

EscAiVDÂLE ,  cscande ,  escandele , 
escandle  ,  escandre  ,  eschandc  ,  es- 
ekandele^  esclandre  :  Eclat,  dispute, 
dissention ,  scandale ,  mauvais  exem- 
ple, scandalum.  Ces  mots  se  pre- 
noient  aussi  en  bonne  part ,  suivant 
la  citation  suivante  : 

Or  eacoate  maintenant  chose  de  grant  mer- 
veille et  eseande  et  digne  de  mémoire. 

Roman  de  Ftéridan. 

EscAiTDE  :  Bateau  ,  nacelle  ;  sca^ 
pha  ;  et  petit  ais  de  planche  propre  à 
Couvrir  les  toits  ;  sctmdula, 

EscAiTDBLia ,  escandeliser y  escan- 
delisier  :  Offenser  ^scandaliser  ,  pn- 
blier  ,  divulguer ,  sur-tout  lorsqu'il 
s*agit  du  mal  ;  scandalizare. 

ÈscAïf  DSLisiBua  :  Qui  scandalise, 
cfoi  donne  mauvais  exemple. 

9  *afiert  pas,  ee  dist  Ten,  à  nvl  trcrr  presrliéenr, 
He  à  frère  meneur  que  il  soient  pledéeur 
Loue  tans  se  sont  mostrë  simple  conterapléenr» 
Jt  ne  puissent  H  estre  eiemndeiiséemr, 

CoéEeiit  de  J^htm-  de  Meun^ 

EscAiroELissEMEKT  :  Rcprociie  9 
crime  dont  on  est  accusé. 


EscAimcR  :  Monter, grimpcVygnh 
vir  ;  scandere, 

EscAiTDiLLER ,  escandUioT,  eremM» 
dillier  :  Echantillonner ,  eompafcr 
les  mesures  des  marchands  sur  réta« 
Ion  de  la  ville ,  pour  vérifier  ù  cUcf 
y  sont  conformes  ;  de  scaia. 

Esc  AU  CE  :  Troc ,  échange  ;  eu  Ims. 
lat.  eschangium ,  de  eambimm, 

Clians  qni  mêlent  fere  lofai  eweemgk 
qoel  il  n'ait  peint  de  reseousae,  doîeent 
n«*r  hiretage  pour  liiretage  san»  nnle 
antre  de  muebles ,  et  doit  chaseun  tenir  son 
escange  an  et  jour,  et  doit  estre  lî  escat^es 
tiex  que  Pen  roie  le  ponrfis  de  chascune  par» 
tie  sans  barat,  et  a<kmcques  li  emamfpitfX 
tcnns.      Coutume  de  Beauvoisis  «  eka^  44- 

EscAiiGEm  :  Changer,  échanger^ 
troqirer  ;  en  bas.  lat.  eschangiare ,é^ 
eambire, 

Esc  AN  PIEUSE  :  Escalier. 

EscAXiTAiLLON  :  Modèle,  édm- 
tillon. 

EsCAïf  TELi^  :  Mis  en  pièces  «  parta- 
gé ,  arraché  :  se  dit  aussi  d*ane  mat- 
sue  armée  de  nœuds ,  on  pointes. 

EscANTiA  ,  iscantir  :  Éteindra  § 
amortir. 

EscAP  :  Échappatoire. 

Escapade  :  Étourderie. 

EscAPER  ^oscapetTy  escapier  :%ê»^ 
ver,  échappt^r,  sortir,  soastraire;  sor- 
tir de  peine ,  dVmharras ,  de  eaptî* 
vite ,  d*esclavage.  Voyez  Escahvke. 

Et  de  tiex  cas  arons  nous  ven  esetrptr  phn 
riex  personnes  qui  aroient  diana  oritfa*  qps 
en  cheste  manière  s*estoiao(  embatms  dsiiini 
leurs  manoirs. 

Coutume  de  Beauvoisis,  eke^  3|^ 

Morte  mVust  et  e«cilli^. 
Se  mes  paoeHes  n*i  ▼enisasKt, 
Ft  elf s  ne  m*i  seconrissent , 
ÎVeseapassent  par  net  pooir  , 
Fce  poez  rous  bien  RToIr, 
Trop  ma  ^ilaiuejnent  batne» 
Ma  car  et  ma  robe  rompue , 
Mes  bras ,  ef  mon  tIs  et  mon  con  , 
Tant  que  li  sanc  en  pert  dehora. 

Remmm.  de  ZMoyaâai. 

EscAB,  escars  :  Chidie,  «vueB 


tsc 

licnMie  tfoi  te  retranché  sur  le  néeesp- 
MÛre,  qui  n*est  point  donnant ,  qui 
ne  fait  point  de  dépenses  ;  et  mépris^ 
insnlte ,  raillerie  piquante  ;  de  scari" 
/Uare,  ou  à*excidere* 

lÀ  ans  (des  Sftges)  arolt  deux  fient  et  deux 
fiBM  qa*il  Testoit  moult  noblemeat ,  il  tenoit 
•on  con  chier,  et  U  aatrei  Sages  estoient 
•▼ers  et  esears ,  mont  fa  rices  homes  et  asa- 
•es,  mais  il  m  doobtoit  riens  à  despendre. 
Âoman  des  sept  Sages  de  Rome, 

Lors  dist ,  Hnes  en  son  latin, 
»   ftrt,  nel*  tenex  à  escar, 

Chtst  dras  qui  sont  près  de  to  char , 
Tout  blanc  tous  donnent  à  entendre 
Qne  Cheraliers  doit  adès  tendre 
A  la  char  netement  tenir , 
Se  il  à  Dix  veut  parvenir. 

Ordeme  de  Chevalerie, 

EsGAmAS,  escarchon:  Échalas,  pieu. 

EsciaBiLLAET  ,  escorabiUat ,  es- 
carbiUat  :  Gai,  enjoué,  plaisant,  ba- 
ilin  ,  fin  ,  rusé. 

EscAmcKLLE  :  Petit  sac  ou  grande 
bourse  dans  laquelle  on  serroit  ton 
argent. 

Escar Ds  :  Carde ,  peigne  de  car- 
dejyr;  d'où  escarder^  carder ,  et  es^ 
4mÊteur,  cafdeur. 

EscARDOiLi  :  Maladie  des  yeux. 

EscAaFAT  :  Fendu,  éclaté,  ouTcrt. 

EscAacAiTXR  ,  esgargaUier ,  es- 
Aauguetter  :  Guetter ,  être  en  sen- 
tinelle, examiner,  écouter.  ^^.Gaiter. 

EscARixa  ,  escarié  :  Gaucher,  qui 
se  sert  de  Ja  main  gauche  ;  enital.  es- 
chierdo.  Voyez  ëscaies. 

EscASioT  :  Inhumain ,  traître,  par- 
jure ,  déloyal  ;  de  Judas  Iscarioth. 

EscAaia  :  Dicter ,  suggérer. 

EscAELAMBia  :  Sauter,  franchir. 

EscAEMiE  :  Escrime ,  suivant  Bo- 
T<él ,  qui  cite  le  Roman  de  la  Rose. 
Je  n*ai  tu  ce  mot  ainsi  écrit  que  dan» 
Védition  de  Lenglet  Dufresnoi  ;  car 
dans  les  manuscnti,  j'ai  toujours  n» 
ttcrémie*  U  n'yagtikvsqut  lesédi- 


ESC  49V 

tfOHf  gothiques  qui  l'aient  employé. 
fVr^s  EscEBMiE.  Au  surplus,  Toici 
le  passage  tel  qu'il  derroit  être .  soit 
dans  Borel,  soit  dans  Tédition  ds 
1735 ,  au  vers  i636'2  : 

Hardement  fu  preux  et  hardis  9 

Et  apert  par  fes  et  par  dix  : 

Kspée  ot  bone  et  bien  forbis 

De  Tacler  de  fbrsenerie  ; 

Ses  escuK  iert  molt  reoomes  » 

Bespit  de  mort  estoit  nomex  ; 

Bordé  fn  d'abandonement 

A  tox  perilx.  Trop  folrment 

Vient  à  Paor,  et  si  aesose 

Por  It  ferîr  grant  cop  et  pcame: 

Le  cop  lest  corre ,  et  el  se  coerre  , 

Car  et  saToit  assex  de  Tnerre 

Qui  afiert  à  eeste  eseremie. 

Biens*est  de  son  cop  eseremie 9  (déf  eiwbw) 

Pais  le  fiert  un  cop  si  pesant 

Qn*el  rabat  à  terre  gesant , 

Conques  escn  nel*  garenti. 

*  Rom^n  de  la  Rose ,  ^mn  iSgft  t. 

EfCAEHiE.  Foyez  Escaeitie. 
EsGAEHELLÉ  :  Creuclé ,  fait  à  cré- 
neaux comme  les  fortifications. 

Les  tonmeDes  escamdées 
De  marbre  bis  fait  sans  palntnre. 
Roman  de  la  Destruciion  de  Treffeu 

EscAEVi  :  Raillé,  moqué ,  insuif é, 
calomnié ,  querellé;  et ,  selon D. Car- 
pentier ,  caché ,  secret ,  inconnu. 

EscAEKiE  :  Se  moquer,  railler,  in- 
sulter, blâmer,  rire  au  nés  de  quel- 
qu'un ,  quereller,  calomnier  9  et  noli 
pas  montrer  en  dehors  ,  comme  \à 
dit  Borel.  Voyez  Esgiiaerke  »  et  la 
citation  du  mot  Escalogitb. 

Ja  nul  ponre  bonme  vî'eeemrmr 
De  chou  te  voel  bien  garnir  ; 
Pais  et  amonr  entre  gent  ports 
Haine  et  guerre  deseuhorte. 

Ùât  de  Coton  ^  par  j dam  de  ÙÊdmci,. 
Cest  la  tentenee  mtnmus  ne  ssk- 


EsGAEPiv  :  Soulier  a  une  semelfe; 
de  carpisoultts  ,  dans  Vopiscus. 

EscAnpoisx  :  Sorte  de  bctera.  Foy. 
E^Airns. 


4o»  ESC 

EscARR  ABiL  AT,  cscarbillàfdy  eacar^ 
hillat ,  escarhilUat  :  Gai ,  réjoui ,  en- 
joué ,  gentil ,  de  bonne  humeur. 

Esc.ARRi  :  Dispersé,  écarté.  Ce  root 
n'a  jamais  si^i^nifié  perdu ,  comme  le 
dit  Borel ,  qui  cite  ces  deux  \ers  du 
Loyer  des  fausses  Amours  ; 

Telles  choses  ne  sont  pas  ris 
Yollà  mes  amours  escarris, 

<i*aiitant  plus  qu'il  dit  plus  bas  au 
mot  escarrlr y  disperser  çà  et  là.  De 
ce  mot  noBS  avons  fait  essarter,  écar- 
ter, qu'on  a  écrit  escarlcr,  échancrer 
et  é^uarrir. 

£scAR&iR  :  Disperser,  écarter,  di- 
minuer, retrancher  ;  scarificare. 

EscARs  :  Avare,  ménager,  écono- 
me ,  mesquin ,  qui  ne  donne  qu'avec 
peine.   Voyez  Esc  au. 

EscAR&BMEiiT  ,  echorckentent ,  es- 
carsetat y  escharcement  :  Mesquine- 
ment ,  au  plus  bas  prix ,  d'une  ma- 
nière avare,  tant  soit  peu  ;  en  liai. 
scarsamente  y  en  Laiigued.  cscasso- 
mên;  en  Angl.  searc/fy. 

EscARSSE  :  Qui  ne  paie  pas  volon- 
tiers ce  qu'il  doit. 

•    EscARTEL  AïoE  :  Cc  qui  est  divisé  en 
quartiers. 

EscARTS ,  escas  :  Droit  dû  au  sei- 
gneur sur  tous  les  biens -meubles  et 
à  feux  qu'un  bourgeois  laissoit  à  quel- 
<|[u*un  qui  n'avoit  pas  le  droit  de 
bourgeoisie. 

Escas  ,  eseftas  :  A  peine ,  tant  soit 
peu. 

Escas  ,  eschas  y  escftaty  esitur  :  Le 
jeu  d'écbecs  ;  en  bas.  lat.  scacatus  > 
scacây  scaci,  scac/u. 

EsoASABLE  :  Bien-meuble  sujet  au 
àrtni  jA*escarts  ou  d*  escas. 

EscASSAnouR  :  Réservoir,  abreu- 
voir, 

EscAT  :  Partie,  parcelle. 

.  J[^CAVD;S  :  Petil;e  barque,  p^tit  ba« 
tràu  y  à'excavata  y  suivant  M»  Hue|. . 


ESC 

EscAUDis  :  Biscuit ,  écbaiid^««oiW 
de  pâtisserie  ;  d'où  escaudisseur,  oelai 
qui  les  fait. 

EscAfjFER.  Voyez  Escauffikr. 

KscAUFFSTRE  :  Malheur,  accident^ 
mauvaise  aventure. 

EscAUFFEMENT  i  ChaleoT,  échanf- 
fement. 

Tout  liome  qui  tiendra  reste  c&pée  n*a  garJ« 
de  sfntir  nul  trop  grant  calor,  ne  ponr  ef- 
eaiiffement  y  nVscaufera  trop  ,  alnçois  est  ca 
une  mt&urahleté  de  calor. 

Boman  du  S.  GraaL 

EscAtîFFiER ,  eseaufer  :  Échauffer, 
rendre  chaud. 

Fllr  ne  tint  pas  la  main  coiV, 

Mais  parfont  I.i  mot  et  avoie  , 

Là  où  pluj»  escaujjper  le  caide  , 

(vraiit  paiuf  î  jnet  et  grant  e&tuîdc^   - 

Kn  à  iiu  le  haîi^e  ot  afoce , 

Sacie/  que  la  niair»  et  la  boce 

A  moult  (le  po<»ir  à  ccie  œuvre  ,  •  > 

Totc  s'abandoiie  et  descoRUTre. 

Reman  de  DolopatoSm 

EscAVPE  :  Baraque,  échoppe;  ex* 
cavata, 

Esc  AL  TE  :  Écaillé  de  poisson;  x^«a- 
¥na  y  squarnula.  ^ 

EscAuvAiJS  :  Kgout ,  évier,  cflu 
par  lequel  l'eau  s'écoule. 

EscAvxK  ,  escàat*ie  :  Parfaite  ,  «ac- 
comjxlie  ,  achevée  ;  de  capat,  Yoyea 

ACHIOER.  ^ 

Tant  cevalce  arriéré  et  arant 

Par  la  forebt  à  quelque  paine  , 

.Qu'il  s'erobat  à  une  foutaiue. 

De  Teve  qui  cort  et  nete  et  bêle,,  , 

Blance  et  clfre  fu  la  grarelle. 

Là  trova  bagoant  une  f<^e 

Tote  suie  sans  compaîgnie  ; 

Aveuau»  fu  et  escavie 

De  bras ,  et  de  cors  et  de  via. 

Roman  de  Doia^atam. 

EscAY  :  Érbantillon^ modèle;  reste 
de  roarcliaodise. 

Esc  A  Y  RE  :  Rencontrer,  ^cboir» 
t;omber,  arriver  ;  excidere. 

JEàiCEij  :  iAé^^Jit  fsceit  z  A.  étém 


ESC 

fiscxAPB  ,  escerppe  :  Écharpe. 

EscEEPBA  :  Couper,  retrancher,; 
4gjecipere, 

EscHABLETEE  :  Mcurtrlr ,  blesser. 

EscHABOTEE  .*  EcIabousscr ,  f(^ire 
rejaillir  de  Teau  ou  de  la  boue  sur 
quelqu'un  ou  sur  quelque  chose. 

EscHACB  :  Béquille,  potence 9  bâ- 
ton pour  soutenir  un  infirme. 

Or  oies  ^oa  tîUîq 
Qae  j'eocontrai  ou  plaloy 
Corne  ert  appareîliicz 
Et  par  font  abillîrz , 
Chape  aToit  «t  niantel , 
F.t  cote  »us  goa«l« 
Kt  braic*  et  cliemue, 
Kt  moufle  pour  la  bise  , 
Et  eu  son  chief  cliapel. 
De  mesme  le  burel, 
S*aToit  un  pié  cliaucié 
Et  l'autre  aroit  trencbié  » 
Si  aloit  à  €schace , 
Que  Diex  dotnt,  si  li  place. 
Que  voua  aies  trenchié  , 
Chascons  de  tous  le  pié. 

Le  Dit  de  tEschacier. 

Es€H ACIER  :  Boiteux,  estropié,  qui 
a  un  pied  coupé,  qui  va  sur  des  échas- 
ses ,  qui  marche  avec  des  échasses. 

EsCHAFEUEE ,  eschqffeure,eschaU' 
feure  :  Colère ,  emportement ,  mou- 
Tement  violent. 

EscHACE  :  Redevance  sur  les  terres. 

EscHAiLLEE  :  Écaillcr. 

EscHAiLLioN  :  C*est,  suivant  D. 
Carpcntier ,  une  grosse  et  grande 
échelle. 

Esc  H  AIE  :  Echoir. 

.EscHALACiEE  :  Garnir  une  vigne 
dV'chalas  ;  de  srala. 

EscuALE  :  Écaille  de  poisson  ;  de 

squama. 

C3co  que  adecrrtM  ne  ad  penne»  ne  eschales, 
de  CCS  i|uc  «ont  nit'us  en  eawes  et  vivent,  ert 
à  vous  ablioniinables  et  escomengeables. 

Trtid,  de  la  Bible,  Lévitique ,  ck.  xi, 
^yers.  iO. 

Quidquid  autem  pinnulas  et  squama«  non 
habet ,  eorum  qiue  in  eufuis  movcnCur  et  vi" 
rùnt,.  alfotninabik  'vobù. 


ESC  ^tfi 

E^cttALis  :  Bois  de  lit ,  couchette. 

EscH ALLEE  :  Monter  à  Téchelle , 
mettre  au  pilori  ;  de  scaia, 

EscHALLEua  :  Qui esèalade. 

EscH ALLIEE,  esc/ialicr,  cschcllicr: 
Haie ,  clôture  d'un  champ  ,  parce 
qu'elle  est  faite  dVrchalas,  suivant 
M.  de  la  Monnoie,  xxix^  Nouvelle  des 
Contes  de  Despériers  : 

n  se  chausse ,  il  s*habille ,  et  fut  atmitoK 
prcst  qu*un  cliien  auroit  sauté  un  eschalier^ 

Barbazan  croit  que  M.  de  la  Mon- 
noie s'est  trompé ,  et  que  ce  mot  si- 
gnifie une  espèce  d'échelle  double  ^ni 
se  pose  sur  une  haie  d'épines ,  par  le 
moyen  de  laquelle  on  peut  passer 
dans  un  champ  ou  dans  un  pré;  ces 
sortes  à^eschalUcrsne  se  posent  ordi- 
nairement que  dans  le  printemps , 
lorsqu'il  y  a  un  chemin  ou  sentier  de 
souffrance  dans  an  pré  ou  dans  un 
champ ,  pour  donner  la  facilité  aux 
gens  de  pied  d'user  de  ce  sentier,  et 
en  même  temps  pour  ôter  aux  be»» 
tiaux  la  facilité  d'entrer  dans  ce 
champ  ou  pré  ;  car  dans  l'hiver  il  n'y 
a  rien  à  craindre  pour  les  bestiaux  ; 
ce  mot  vient  de  scala,  dont  on  a  fait, 
échelle  ,  escalier,  escadron  ,  échalas, 
escalader,  échelon ,  &c. 

EsGHALoicNE  :  Echalotte.  Foyez 

ESCALOGXE. 

EscHALPEE  :  Instrument  propre  à 
inciser,  à  couper  et  à  gratter,  ra- 
cloir,  grattoir;  scalptorium. 

EscHAME  ,  cschamel ,  cschemcl  : 
Marchepied  ,  escabeile  ,  tabouret  ; 
scabellum  ,  scamellum.  Un  vilain  en 
labourant  ses  terres  ,  cmpiétoit  sur 
celles  de  ses  voisins  ;  à  sa  mort  il  fut 
sauvé,  parce  qu'il  ne  travailloit  point 
le  vendredi  ni  le  samedi  après  none, 
et  qu'il  honoroit  la  Sainte  Vierge. 

Et  Tolentiers  le  dieniaine  (dimanche) 
Ooit  la  ineiae  et  le  senris«  , 
.  £t  la  iettrt  qui  le  d«Tts« 


494  ESC 

Dît ,  JAtoit  ce  que  »o«lt  IîmI  Itwdi 
Et  (^*auti  futt  roide*  et  gourde 
Com  ont  haitotu  otf  une  eseiuune, 
)     Devant  Tiniafe  Koetre  Dame 
8*agenoiUojt  aaseï  «ouvent. 

Gautier  de  Ceiim, 

EscBAXBt ,  ckames  ,  eschemes  : 
Menues  pUinchesde  bois,  lattes  qvi 
servent  à  Guovrir  les  maisons ,  ii  en 
garnir  les  côtés,  et  à  recevoir  le  pl&tve 
dont  on  se  sert  pour  les.reckaîsipir* 
Vorez  EscAHDB. 

£scHAMPiB  :  Subterfuge ,  ëchap* 
patoire. 

I  ËscBAMpBLBR  :  Blesser  légèrement, 
effleurer;  scalpere. 

EscHAMPSECHB  :  CUic ,  cloison  ^ 
palissade. 

£scHÂMPiB,  eschamper  :  Fuir, 
échapper,  mettre  du  délai  dans  une 
procédure. 

Kt  cnci  aeroîent  trop  graot  arantage  les 
Bortriert  et  maUaicteurs ,  que  il  poroient  les 
poure»  pèlerins  et  ektrangers  et  autres  mur- 
trir ,  tant  ce  que  il  le»  convint  combattre ,  car 
à  envia  seroit  trové  le  plut  prochain  parent 
dn  nurtri ,  ou  c»  lui ,  ou  Ci*le  qui  aeroit  plus 
droit  à  Tapeau  faire ,  que  Tapeau  fist ,  et  enai 
ae  porroieut  eschampw  le  plus  des  rourtris 
aans  bataille  ,  laquelle  choae  seroit  tort  apert 
et  pechié  contre  droit  et  raison,  et  mont  de 
maua  avi^udroient. 

Assises  de  JérustUem  ,  chap,  79. 

£scHAXçoii  :  Officier  chargé  de 
présenter  à  boire  au  Roi ,  et  de  goû- 
ter les  vins.  M.  de  la  Mon  noie  le  dé- 
rive de  la  basse  iat.  scancioj  qui , 
selon  lui,  vient  de  TAllem.  schencA, 
officier  qui  fait  Tessai  du  vin. 

Les  napes  ostent  aergens  et  eschdmfûm 
Le  queux  GuiUaume  miat  le  Roy  à  raiaon. 
Roman  de  Guillaume  au  Court  nés» 

EscHAVçoviTKa  ,  eschansonner  : 
Goûter  comme  font  les  échausons. 
Dans  la  première  Nouvelle  de  Des- 
périers ,  il  est  employé  pour,  essayer, 
éprouver. 

I4sea  liardiflBMit  DMMa  et  DtarayacIlM,  il 
nV  a  rien  qui  ne  Mit  booMte  %  WÊiê  ald**T«a* 


B8C 

tare,  il  y  CM  •  oMlfMt  «Mt  .d*4 
soient  trop  tcndrettea  t  «C  90!  VfmiX 
tomber  en  quelques  paaaagea  trop  _ 
je  leur  conseiUeqn  wea  se  les  faiteat 
par  leara  frarea,  on  par  leaira 


EscBARTBLKT  :  Angle, Saillies  coîii. 

EscBAPELsaiB  :  Toi,  pillage  »  lar- 
cin ,  friponnerie. 

ËicBÀPiH  :  Pantouffle ,  petit  sou- 
lier, escarpin  ;  tcaphium,  carpisctiitu, 

EscBÀrrLii  :  Brandie  d*arbre ,  ou 
arbre  abattu ,  renversé  par  le  TenL 

EscBAQUBB  :  Repartir  également. 

EscBAQUBT^  :  Échiquelé. 

EscHAR,  eschard,  escfutrs,  esehœt: 
Moquerie  ,  dérision  ,  raillerie  ;  et 
avare  ,  ménager ,  qui  s'épargne ,  se 
retranche  ;  exciser;  c*étoit  aussi  une 
sorte  d'habillement ,  une  casaque. 

Douer  faut  aelonc  aon  aatnt 
Car  il  ne  laut  point  eatre  dehors. 
Tragédie  de  la  Vengeamet  deJ.C 

taa- 


Combattre  ne  puet-nm  yingt  mil 

lant, 
A  les  rompre  ces  coffres  où  H  a  d*; 
Eschars  Prince  n*ira  ja  borne  conqaeraat. 

Fie  de  du  GmtclÙL, 

EscHABCEMBiiT  :  Avec  ^par§iie  I 
d'une  manière  ttvare,  mesquine. 

EscHAECEB  :  Diminuer,  aflfbîldkw 

ËscHAECBTi  :  Épargne,  éconoaue, 
avarice ,  vilenie. 

ËscHABçoB,  esduurde  :  Édialatt 
pieu. 

EscRARDER,  cschordw:  Ménagtr> 
épargner ,  être  avare  ;  se  moquer. 
Tailler,  avilir,  tourner  en  ridicule. 

8e  mes  pourpos  me  puet  dnrer  qnînaaÛM 

Entiers ,  par  quoi  il  ne  soit  esohmnftM, 

Je  ne  porrai  mal  emploier  ma  patm 

£n  par  servir  celi  dont  rewardca 

Stti  moult  souvent,  si  tost  que  lew  wwê» 

Ele  me  dit  li  douche  devenue, 

Bé  !  biau  Jehan ,  ke  vous  me  saules  doua 

Mais  je  ne  puis  amer  ce  viela  rodous. 

Servantois ,  Mss.  de  la  Bièliotk,  imp. 
Fonds  de  FSgHse  d»  Fmrà» 

ESCHAACAITE,  CSckOi^UOiU  , 


ESC 

Mhargaeief  escharguetie,  eschargttet  : 
Sentinelle  ,  yedette  ;  et  tour  oa  petk 
bAtiment  construit  sur  le  sommet  des 
ck4teauz  et  forteresses ,  où  se  placent 
les  sentiselles  pour  observer  ce  qui 
se  pMse  en  dehors. 

8«r)«iM  î  Mîst  et  Che^ien , 
St  mshai^gmtm  et  portiers. 

Rotnan  du  iUm, 

EscBAAOÀiTEA ,  eschorgmiter,  es-- 
chargueter,  escharguetter,  eschauguC' 
ier  :  Épier,  observer,  découvrir,  être 
en  iactian ,  faire  sentinelle ,  faire  le 
gnei. 

Ctr  Iffl  eschargahes  le  Toleot 
i^  Tott  etchargaiter  dcToient. 

Sur  chneune  tour  une  gaite 
iskt  anetre  pour  ttehargaitgr, 

Romaa  da  M^murd, 

iâxUon  deost-on  hebergter 
£t  Dure  tout  csckargtuder» 

Roman  du  Mou, 

EscJBAECK  :  Kedevances  sur  les 
ic^es« 

EsGHAaiR  :  Assurer,  affirmer. 

YiSCBXKJfEWi^escar/nir,  escarnir,  ex- 
charair,  eschtwnissier^  eschermir^  esf 
ehermir,  exharmr:  Médire,  parler  mal, 
se  moquer,  railler,  insulter,  offenser, 
blÀmer,  calomnier ,  injurier ,  mépri- 
ser ,  attaquer  la  réputation  ;  et  dis* 
^rser  ,  étendre ,  éparpiller ,  jeter  çà 
et  là  ;  scarificare  ;  en  Ital.  schernir, 

Escherrnirs  est  quant  Tea  gabe  honie  seule- 
■i4*at  d«  buîche  ;  moqnf^  peut  estre ,  cant  V«m. 
^abe  eu  ttl  manière  que  IVo  li  fet  let  sem- 
blant de  vis  et  fronclie  IVn  lou  neis,  et  sene&e 
dekdeing.     Comrn.  sur  le  Souder,  fi/.  4,  F"", 

Juerai-je  dons  encor ,  et  eschamerai-je  ses 
larmes?      Sennom  de  S.  Bernard,  fit.  56. 

jicUiuc  ne  ludam ,  et  deludam  lacrymas 
ejus? 

Et  tôt  à  fait  li  est  cliangiet,  ainsi  k*il  for- 
neis  M>it  por  lui  à  escharmr,  et  li  feos  perma- 
nftot  est  apparillies  à  loi. 

Strmont  d$  X  Btruard^fiL  J99. 


ESC  4(^ 

Owmia  enim  in  amtrarium  devenenau,  ut 
finnatus  sa  t^d  illudendum  ei,  et  ignis  mtar^ 
nu»  prœparatm  sit  iUL 

EscHâaiTissBM£]iT  :  Raillerie,  mo- 
querie, dérision. 

EscHAAirissEua ,  eschamissant,  es^ 
chéirmsftere ,  eschamissor,  eschamis" 
^our  :  Railleur,  moqueur,  mauvais 
plaisant ,  médisant ,  coioumiateur; 
Paroiles  eschamissantes  :  Médisance. 

Jugemeoi  tout  apparaillex  MJêsekamùiom^^ 
et  martels  feraunts  as  oors  des  fols. 

MiUe ,  PfovtrbêM ,  ehmp,  19,  nien,  S9. 

Parata  sunt  Atri»orihu»judiclu  :  êi  maiki 
percutientes  stuitorum  eorporibut, 

EscHAaPiLLBU ,  escfiarper,  escher» 
piller  :  Ravager ,  voler  ,  dépouiller, 
arradier,  piller,  casser,  briser,  estro- 
pier, mutiler,  couper  bras  et  jambes; 
excerpere. 

EsGRAapiLLvaiE ,  escharperie,  es*- 
chtirpilUe ,  eêcherpellerie ,  excherpe^ 
rie  :  Vol,  dévastation,  ruine,  pillage, 
enlèvement  à  main  armée ,  brigan<- 
dage ,  massacre ,  dévastation. 

Hom  quant  en  li  tout  le  auen  on  en  cbenria 
on  en  bois  soit  de  jor ,  soit  de  nnis ,  oe  est 
j^lé  escherperie  (alias  escherpeUerie)  et  tnik 
cil  qui  font  cest  meftet,  doivent  estre  pendu» 
et  traînez. 

Etaétissemens  de  S,  Louis ,  ekap,  97,  Mu* 
de  la  BibL  Imp,,  fondsÂe  toihert, 

EscHuiriLLBua  :  Voleur  de  grand 
chemin. 

EscHAEEsa  :  Mener,  conduire  un« 
voiture. 

£scH4EROGN£us ,  eschoTogneux  : 
Calomniateur,  querelleur,  mauvais 
garnement. 

EscHÀKS  :  Chiche,  avare,  resserré, 
mesquin ,  économe.  Voyez  Escar. 

ËscHAESON  ,  eschalasson  :  Pieu , 
perche ,  latte  ,  échalas  ;  de  scala, 

Esc  HA  ETE  :  Petit  nombre;  chose 
mesquine. 

EscHAETia.  Fqjrez  Esgkjlefee. 

EscHAS  :  A  peioe,  tant  soit  peu. 
/^o/esEsGAS. 


49<$  ESC 

EscHAS  :  Homme  de  néant ,  qal  no 
mérite  aucune  considération. 

EscHASPiLLÉ  :  Eparpillé,  épars  cà 
et  là. 

EscHAssE  :  Éloif^ncment ,  absence. 

EscHASSÉ  :  Absent ,  éloigné. 

EscHAT  ET  MAT  :  Terme  du  jeu 
d*échecs  :  expression  figurée  pour 
avantage  remporté  sur  quelqu^un. 

Car  Esroe  prin«  trndroni  m  nos  serraigc, 
Eschat  et  mat  à  re  jour  lui  dirons  ; 
Maudit  »oit-il  ft  b^noist  hoit  charnaige. 

Eus  tache  Deschatnps  ^foL  1 16 ,  coi.  3. 

EscHAU  :  LVndroit  d'une  cuisine 
où  Ton  lave  la  vaisselle. 

EsGHAucEii  :  Éteindre  une  chan- 
delle ou  un  cierge  en  soufflant. 

EscHAUCKR  ,  eschaucicr:  Chasser, 
expulser  ;  de  quassare. 

EscHAUDKa  :  Echauffer,  aigrir, 
irriter  quelqu'un. 

EscHAUFKTE,  cschaiiffoison  .'Co- 
lère ,  emportement ,  ardeur,  échauf- 
fement. 

EscHAUFFAUDER  :  Échafaudcr , 
ëtayer  ;  d'où  eschauffaudement  et  es- 
chauffaudis  y  échafaudage. 

EscHAUFFRTR,  cschauffeture  :  Co- 
lère ,  emportement  ;  d'où  eschavffé- 
menty  avec  colère  ,  avec  chaleur. 

EscHAucNE,  echaule  :  Ais ,  bar- 
deau, latte,  échalas. 

EscHAiJCiiKTTK  ,  eschaugaîtc ,  cs- 
chauguictc  :  Sentinelle,  garde  ;  et  gué- 
rite ,  petite  loge  pour  abriter  une  sen- 
tinelle. 

Nous  dcffendons  à  nos  Baillis qne  il 

ne  demandant  eschaut^uicte  por  cause  de  tolir 

à  nos  hor.jeis et  lonquaiit  II  (nos  sor.- 

jcis)  la  voudront  fcre  en  lor  per^one,  que  il 
ne  ftéent  forcez  de  douer  deniers  por  la 
raimbre.        Le  Livre  de  Jostice  et  de  Piet. 

EscHAUGUETTER ,  eschaufruîetvr  : 
Observer ,  épier  ,  guetter  ,  faire  ou 
être  en  sentinelle,  f  o/.  Escargaztjlk. 


ESC 

Esc  H  ATI  :  Parfait ,  accompli,  àdi^ 
Té  ;  de  caput.  Voyez  Achiobr. 

Jo  SUIS  ptieelle  ,  jonette  er  escharie 
Si  doia  bien  iestre  des  homes  bargiogvie. 

Aornan  tTAukeri. 

EscHAviN  :  Eclievin  ;  scabinusm 

EscHAvia  ,  eschever^  eschevèr:  R* 
nir,  achever ,  parvenir  au  terme  ;  da 
caput, 

EscHAvoiR  :  Rouet  «  déridoir. 

EscHAX  :  Échecs. 

EsGHAYTER  :  Échoîr,  arrirer. 

Esche  :  App4t ,  amorce  ;  esea. 

Esche  :  Charnière,  garniture dil 
derrière  d'un  coffre. 

EscHEAME?fT  :  Par  hasard  t  isopi* 
nément ,  tout-à-coup. 

EsGHKcs.  yojrez  Escas. 

EscHÉÈTE  ,  escheate  ^  estMeste, 
escheison ,  escheite ,  "escheoUe  ,  ei- 
choite  :  Succession,  héritage,  éc^éaiir- 
ce  ;  biens  qui  arrivent  au  aeigneor 
par  épave,  saisie,  confiscation  faite 
par  autorité  de  justice  ;  en  ba«.  lat 
cscaeta  ,  escaanchia  ,  eschaet»  ;  dt 
cadere, 

Toz  li  conqncz  et  Veschéète  qne  famé  reçoit 
en  son  nuiriage,  soit  premiers,  »oit  tien i  toi 
est  as  eofans  de  celui  de  mariage  et  acgOAtla 
coustnme  de  Tostel  le  Roy ,  quanqae  la  aéra 
a  en  patreinoine  enconques  eu  esckéètet  est 
coinuns  à  toz  ses  eufans  eschéète,  et  aveasa 
est  contée  tantokt  comme  elle  vient  poar  héri- 
tage conquez  ,  nou  mais  ,  ausiot  comr  noblcat 

Afss.  de  la  Bibliotk.  Imp.,  m  '  S407. 

EscHKiDER  ,  excheller  :  Pendre  , 
accrocher,  monter  à  réchellc. 

EscHEiR ,  cschicry  eskier  :  Tomber] 
arriver,  échoir  ;  de  cadere. 

De  son  damage  va  jouant 
Qui  la  folie  va  querant. 
Qui  de  son  maîtres  li  esAiet; 
Il  avient  se  doit  non  Teant 
SVutresievent .  se  chil  devant 
Par  avauture  en  fosse  chiet 
Cil  qui  le  sieut  après  li  rliiet 
Maudite  est  terre  qui  esohiet 
F.n  baillir  de  RoT  enfant. 
Car  je  il  de  »  «nour  dediicl  f 


ESC 

'k  lou  cm  du  rïgoe  mctcbict. 
Q.i  de  iDi  .Kndenl  g.reol. 
MùtrrreJM  Kec/iu  ik  Hâlieni,  imphean. 

EscBEift  :  Essayer,  suivant  Bore). 

EicBEisoir  :  Succession,  héritage. 

EscHBLkTBE  :  Hot  qui  K  trouve 
dam  Barel  sans  explication.  H  pa- 
rolt  signifier  planter,  mettre  des  échft- 
las  dans  une  vigne. 

L'oDg  Ht  toiidn.  l'intrc  itl  llilMi 
L'uog  eichelaire  ,  l'iulrc  la  toonB, 
L'uBg  r>I  cclur  qui  Hme  (TotH, 

foifiei  de  Coqaillart,  tJil.  de  CùoieeSer, 

EscnKLiR  ,  esthellicr  :  Monter  à 
l'éclielle ,  escalader,  mettre  au  pilori  ; 
de  tcala. 

EïCHBLZTE,  «cAeteWe;  Petite  son- 
nette, petite  ^cloche,  cretAlle  ,  ma- 
cliîne  de  bois  dont  on  se  servoit  dans 
Jes  cloîtres  pour  ri^veiller  les  reli- 
gîenx,  les  séminaristes  et  les  reli- 
gieuses. Il  a  encore  Été  pris  pour 
étrier.  J.  C,  voulant  tenir  une  cour 
pUnière  le  jo^r  de  la  fête  de  tous  les 
Saints ,  envoie  S.  Simon  pour  par- 
courir tous  les  dortoirs  du  Paradis , 
et  conTocjuer  les  Ange» ,  Archangei , 
Saints,  Saintes  ,  Vierges,  Marlyrif 
Confesseurs,  Innocens;  en  un  mot  , 
tonte  la  compagnie  célestielle  : 


a-^keleu  prii 

t  «DU 

■lUiD, 

D'ilBM  ti  .'en 

*ODl  inbedui. 

SiIdi  Mitlieui 

ITFC  li 

eituii . 

irUmi 

El™.j™^ 

>  biatit 

El  .«iot  Simon 

>.lipii 

Trfot  tVicAr/c. 

Moult  II»  ri  idddII  fon 
DrI  Hlatr(S.  Mi<rtli,>  i 
S'eicItfUuc  Hinr  iriiit  i 


£  S  C  497 

Kt  uiol  SimODt  ^nt  il  Im  Toit       (1m 

Viere*.  ) 
i'eichelelt  >(ue  il  tenait 
SoHc  trait  Cl»  ds  rfboiKtit , 
Fuit  diM,  •ouffm  qoe  je  toi  di*, 
D«BOiullc<,  le  Din  pUiiir 
Da,.[  je  M  mt  .oil  p..  «îiir       * 
kim  le  TO.  TOll  «trruit  dire. 


Cut. 


La  Court  de  Paradit. 


Ce  fabliau  est  un  de  ceux  qui  pei- 
gnent davantage  les  moeurs  et  l'igno^ 
rance  de  nos  ancêtres.  Quand  bk 
fête  est  ouTerte,  J.  C.  prend  sa  mère , 
et  danse  avec  elle  ;  le  fablier  na 
manque  pas  d'avertir  que  la  Vierg» 
retrousse  sa  cotte  pour  ne  pas  être 
gênée,  fcyeï  les  notes  de  Legrand 
sur  ce  Fabliau ,  t.  iv,  in-S".  p.  3g-53,' 
etBarbazan,  tom.  i,p.  aoo. 

EscHELLE  :  Escadron,  bataillon, 
corps  de  troupes  ,  armée  et  rangea 
en  bataille.   Voyez  Escuif.le, 

EscuKLLE   ;  Petite  cloche. 

EscBELLEMEiiT,  esclielcmeM  :  £»• 

EscuELLF.K,  escheleir,  esckelieri 
Escalader,monteràr<icheIle;defca/î>. 

EscnELLETE:Petite  échelle, étrier 
de  cheval  ;    scaTtsile.  V.  Eschelete. 

EscHKHER.  Foxei  EssEHEa. 

EscKEXiu  ,  eschcncaii ,  esckeno  : 
Canal  pour  conduire  )'eau  d'une 
fontaine ,  gouttière  ;  canalis. 

EscBeniu  î  Petit  et  jeune  chêne. 
Voyez  Cbioine. 

EscwEQvd  :  Ecartelë  ,  terme  de 
blason. 

Ë9CHEQUBE  :  Disséminer  ,  jeter  d« 
c4té  et  d'autre. 

EscHEQVER ,  tscheqtùer ,  essekier  : 
Echiquier ,  cour  souveraine  en  If  or- 
maudie  et  en  Angleterre  :,  et  tableau 
pour  jouer  aux  échecs. 

KscUEQiiEtkE  :  Fente  ,  ouverture, 
Lchaucfure, 

I  i 


n 


49»  «»C 

EsGHZHBOTE  :  Etcarbot ,  sorte  d'în- 
aecte  ailé  ;  scarabœus, 

ESCHERGAITBR.    V.    EsCAEGAITER. 

EfCBBBiE  :  ménagée ,  choisie. 

EscBERirim  :  Mépriser,  railler  ,  pi- 
quer ,  insulter ,  se  moquer ,  rire  au 
nez  de  quelqu'un.  f7>xdz£sGBAaNER. 
Un  jeune  homme  ,  nommé  Honoré , 
ëtoitdansun  repas,  et  par  abstinence, 
ne  vouloit  toucher  à  aucune  viande  : 

Dunket  lo  comencierent  %t%  père  et  ta 
■ère  à  eschtnûr  et  dire  maojoae,  aporteron» 
i^f  dnnkea  à  toi  prisons  ea  icex  moivu.  Or 
«n  icel  Uu  toloient  lipelsson.  estre  oit,  nleat 
^eut  ;  maU  quant  Honoreîx  attoit  escherniz  de 
%ê»  parole* ,  mane»  el  cunTÎve  d«faUt  algue  al 
•erviae.       l^iaL  do  S.  Grégoire,  liy,  i,  ck,  i. 

Cœpenmt  eum  parentes  ejus  irridere  ,  ae 
^icerc  :  comede;  nunquidpiscem  in  hit  mon» 
tHuâ  dbi  ai/tituri  tumus?  Ulo  'verb  in  loco 
puces  audiri  consueverant ,  non  vider  if  sed 
clun  his  sermonibus  Honoratus  irrideretur,  /v- 
getuè  in  conyivio  aqua  ad  tninisterium  defuit, 

£scHBRPE  ,  escherpette  :  Baudrier, 
landouUère ,  écharpe.  Les  Chevaliers 
Français  portoient  autrefois  l'ccharpe 
blanche  pour  marque  de  leur  fidélité 
À  rhonneur,de  leur  candeur,  de  leur 
amour  pour  la  justice,  pour  leur 
Roi  et  pour  leur  Dame. 

Eut  entre  eux  toaa  sur  leurs  atours 
Et  lea  grans  gens  et  les  menues , 
Escherpettes  blanches  cousues. 

GmUaufne  Guiari. 

£sc]ijiE»|R  :  Bfettre  en  échaqte, 
suspendre  en  écharpe. 

ËsGHBEVSR  y  escherpilUr  :  Voler  , 
piller,  ravager ,  détruire.  Voyez  Es* 

CXARPIJUtER. 

ËscHERpiLLEUR  :  VoIeur  de  grand 
chemin  ,  assassin  ^  brigand  ;  d*e^ce/*- 
perc,  et  non  pas,  comme  dit  Borel , 
parce  qu'ils  portoient  une  écliarpe. 

EscBERSON .  Voyez  Escharson. 

EscHREvxLSE  :  Casscr  la  tOtc , 
iaire  sauter  la  cervelle. 

ËSGHESPiE  :  Ciseau. 

£&c]i£sss  :  Bâton ,  échalas. 


ESC 

EscHBSTE ,  eschet,  escheuie  .«  K^ 
ritage  ,  succession  ,  rederance  «n- 
nuelW.  Voyez  EscaÉXTK. 

EsGHKT  :  Peloton ,  échertaii  de  fil. 

{IscHETiE  :  Acheter^  accepêarw. 

EscHEUE  :  Canal  par  )itt|i|al  ii'^ 
coule  Teau  d*an  moulin. 

Esc  HEURS  :  Cri  qu'on  faisoii  dianf 
les  querelles  publiques  pour  doBan- 
der  du  secours. 

EscHBiTs  :Tombé;  (hi  Tevb*  eteheir, 

EscHEUs  :  Querelleur. 

Esche vELLACE ,  eschevéïge  :  Cens 
eapital  qu'on  appeloit  chetHx^. 

EscHEVER ,  escMer^  exchievm:^  et^ 
chir,  eschi^éer,  eschi%H:r ,  eschivier^ 
eschivir,  cschuir.  r  Fuir,  «raindre ,  es- 
quiver, é^ter,  exempter  ;  et  abonocr, 
faire  une  convention  ,  selon  D.  Car- 
pentier. 

Li  hum  sages  eschiewe  le  délit  por  çat 
que  il  encomtrre  et  empéeee  le  intelect  et  ^ 
fomuie  oublier  sou  sens. 

Brunetto  Ladni,  lYéBor,  &l  9^* 

Done  par  estre  Yraîmeat  amoareiUL  coii 
je  TOUS  dis ,  tous  eschevez  tris  deshoacitt 
péché  dVnvie. 

Roman  du  petit  Jehan  de  Saimtré^ 

EscKEVES ,  echeutes  :  Épaves.  Voy» 

ESGHÉÈTE. 

EscHEVETE  :  Peloton  ,  écheveav 
de  fil. 

Esche VI ir  :  Procureur,  juge ,  con- 
servateur, hom;me  chargé  des.  inté- 
rêts de  quelqu'un  ;  scabituts, 

EscHBviNAGE  :  Mauvaîs  lieu ,  mai- 
son de  prostitution ,  suivant  Borcl ,. 
qui  cite  ces  deux  vers  des  Kebours 
de  Mathiolus  : 

Femmes  tiennent  eschrvinage 
De  poidrs  de  concubinage. 

EscHiiÊE  :  Redevance  convenue 
dans  un  bail  ou  dans  un  marché. 

EscHiEF  :  Échcveau  ,  peloton  de 
fil  ;  et  aubaine ,  succession.   Voyez 

ESCHÉJETE. 

"EscuiEhtL ,  escheUe ,  eschteUe^  es- 


'  ■-«= 


B8C 

êieÊê  :  Sonactla;  pieux  nafés  m. 
lîgiMi  V  fur  letqveU  on  étendoît  «et 
marchandiM»  diiBS  le»  foires  ;  droit 
qfo*on  pajoît  pour  en  aToir  U  per- 
mitiion  ;  et  pilori,  écbelle,  gibet  pour 
les  blasphémateurs  et  ceux  qui  fiiî» 
soient  des  faux  sermena  ;  de  tcata, 

n  ett  eftabU  que  chil  tpX  jurent  ▼îlaîneincnt 
àm  Dlea  et  de  Rostre  Dime ,  doîvettC  ettre  ml» 
en  VesehielU  ooe  enre  db  j«a»  en  In  preeenco 
da  qnemnn»  pour  che  que  il  ait  honte. 

Camttîme  de  Bêmmwsà,  ekttf,  i,ft^-  né. 


ttsi  porte  firat  te«noinf ,  et  il  ett  atain«»  il 
don  fongnement  tenir  prison,  et  estre  puis  mis 
en  VescMle  devaot  le  pueple  et  si  est  1  amenda 
à  le  Tolenté  don  Seigneur. 

Je  t1  que  il  fist  mètre  nn  orferre  en  Vet^ 
ekielh  à  Ccaaire ,  en  braies  et  en  cbcntise  , 
las  boianx  et  la  fressure  d*an  pore  entonr  le 
col,  et  si  grant  foison  ,  que  elles  li  aTenoient 
jnsqa*an  nex  pour  avoir  juré. 

/oinviik.  Mu.  fil.  357,  ^'/^V.  i44 
defim     '    ' 


Cette  punition  n'est  que  plaisante, 
en  comparaison  de  celle  que  S.  Louis 
institua  par  la  suite,  f^ojr.  BALivass 
et  rHist.  de  S.  Louis,  de  Joinyille, 
de  1761 ,  Impr.  Royale ,  pa^  144  9 
333 ,  a34 ,  3o6  et  386. 

EscHiELB,  eschele,  cschielle,  es- 
kiele  :  Corps  de  troupes ,  escadron 
rangé  en  bataille ,  armée. 

Pristrent  lea  armée,  ai  s*araiereal. 
Sans  faire  eskiele  et  sans  conroi , 
M  castel  yindrent  à  desroi. 

Roman  du  Brut,  foi,  186. 

Il ieoles  de  Mailli  et  Pierre  de  Brdesenel 
•^abandonnèrent  vers  la  bataille  de  BariUe  qnt 
Êttam  cens  bornes  awoit  en  la  soie  ésckieih. 

FUêe^fftrdoum, 

EscRiKa  :  Séparer,  bannir,  pros- 
crire ,  éloigner ,  retrandier ,  dimi^ 
nuer,  priver  ;  excidere, 

£scKixs  :  Bonde ,  tro«  par  lequel 
Teau  contenue  dans  un  réservoir 
ou  daa»  uis  toauems  s-'éeouie. 


IsotfTsn  :  Ct  mot  a  bien  ptt  signi» 
fier  esfiea  de  voiture  ;  tucU ,  ainsi 
que  le  dit  Borel;  il  renvoie  au  ÉMt 
GnstrcBM  ,  oà  ce  mot  se  trouT«  en 
effet ,  mais  dans  la  même  aeoeptiôft 
qu'esfciAâ.  Borel  a'avoit  pas  réfiéeiii, 
car  il  po  woit  bien  jnger  qa*un  eesiem 
ne  ponroit  rivre  de  vol  et  de  rapiaé» 

1A  ottsiesme  qui  plus  savoit , 
De  gnenebes  et  le  tretteonrs, 
D*assaiis  de  gaene,  «t  d*«aCMv»y 
la  contretint  un  poi  de  tema, 
Stetùeus  devint  si  corn  j*enteda; 
Tivans  de  tolt%  et  de  rapine  : 
Vès  tant  eo^M  il  ers  en  foyne, 
Fiat  Bonlt  d'anny  et  de  damage, 
/  ▲  Hercules  an  fier  corage. 

Philippe  de  Fitry,  Us  Métamorpkoêe$ 
dFOvide  ,  Mu„ ,  citées  par  BcreU 

EscHiEVKE  :  Éviter,  esquiver,  fàv» 
exempter  ,  échapper  ,  craindre  ;  et 
selon  D.  Carpentier,  abonner,,  faire 
une  convention  ;  d'où  eschtévement, 
abonnement ,  convention.  Voyez  £s- 

GBXVXX. 

Escniv ,  esch^e  :  Gnéi ite,  échopcy 
petite  maison  ;  de  scaphm* 

EsGHir,  esdds:  Exilé,  bftnni,  lâche, 
poltron,  déshonoré. 

Si  m*otroie  par  ta  pitié, 
Par  ta  donçor ,  par  t'aniatlé« 
Par  covent  que  m*enfuie  esekxf. 
Se  cbastée  dès  or  n*eséfaif  (ntf  fbis). 
*Bùman  de  lu  tUtse,  *uers  si5!||5. 

EscBiPVLBs  :  Espèce  de  forttfi- 
cation. 

EscBiLLBS,  esMUetêes  ,  tsqmllm  : 
Petites  cloches.  Voyez  Eschxlxtb. 

EscHiLLon  :  BiideUe  de  eharretta , 
échelle  ;  de  scaUt, 

EscHiPAXT  :  Instrument ,  engin 
pour  la  pèche  ;  de  tcapha. 

EscBiQOina  :  Lien  om  a'assem^ 
bloient  les  commissaires  que  ie  Roi, 
les  Princes  souverains  ou  grands  vas- 
sani  envoyoient  ifims  leur»  domai- 
nesk  Dans  \m.  province  dirNormandsi^ 

a 


5eo  ESC 

cette  cour  éloit  permanente ,  et  en 
I  a5o  on  y  portoît  appel  des  seutenees 
des  baiilifs  ;  en  bas.  la  t.  scacarium, 

ËscHis  :  Proscrit ,  banni ,  retran- 
ché de  la  société ,  vagabond ,  errant , 
déserteur  ;  excisas  ;  et  non  pas  guer- 
rier, soldat ,  comme  le  dit  Taulcur 
du  Glossaire  des  Poésies  du  Roi  de 
Navarre ,  qui  fait  venir  ce  mot  dVj- 
cheUe.  Il  est  bien  vrai  que  nos  pères 
entendoient  par  escheUe  y  un  corps 
de  troupes ,  un  escadron ,  mais  eschis 
ne  signifioit  pas  un  aigrefin  ,  un  pil- 
lard. Laravallicre  n'a  pas  compris  le 
sens  de  la  citation  du  Roman  du  Brut 
par  lui  rapportée ,  non  plus  que  la 
quatrième  strophe  de  la  chanson 
d'Auboin  de  Sezane  ,  qu'il  cite  page 
j849/tom.  II. 

Le»  désertés  et  les  ftiUis  , 
Les  robéours  et  les  eschis  , 
Et  ceux  ,  qui  terre  dVo  avoient 
Qui  de  l'autruy  vivre  vouloieot , 
Manda  tous  ,  etc. 

Roman  du  Brut  cité  au  Glossaire  des 
Poésies  du  Roi  iU  Navarre. 

Sire ,  estes  tos  des  eschis  , 

Ki  Taige  (rivière)  ont  pa^ée  , 

Qui  de  Tautre  part  le  Lis 

Font  leur  assemblée , 

Tréckeor  et  fol>mentis,(et  nou Jb$,  mentis) 

Kt  geot  parjurée  , 

Dorenlot  a  »  é , 

Tout  seront  desireté 

A  honte  provée. 

Chanson  d^Auboin  de  Sezane, 

Eschisser:  Glisser,  couler,  tomber. 

EscBius  :  £xil,  lieu  séparé,  désert, 

abandonné  ;  et  banni,  exilé,  proscrit. 

Après  qnant  il  pense  on  il  est  (Adam),  et 
Toit  chest  monde  qui  n*est  fors  un  eschius,  et 
vus  descrs  pleins  de  lions,  et  de  lupars,  et 
de  leus ,  une  foret  plaiue  de  larrons ,  de  pièges 
<t  de  las,  une  mer  plaine  de  teupiste  et  de 
perlas  ;  lors  li  fait  li  grâce  Diu ,  je  ne  di  mie 
entendre  sans  plus,  mes  sentir  aclicrtcs  et 
npercLevoir  se  non-sacliauce  ,  et  que  il  ue  set 
nient.        Les  Demandes  de  Dieu  à  Adam, 

f^CHivE  :  Triste ,  suivant  Borel , 
(fui  cite  le  Roman  de  Perceval  \  ce 


ESC 

mot  ,ne  subsiste  pas  dans  cette  a%ii}- 
iication ,  c*est  Timpératif  du  Terbc 
eschivery  évite,  échappe. 

EscHivER,  escfùvier,  V.  Eschctzr* 
EscuivissEMENT  :  Actîon  de  fair, 
d'éviter,  de  se  soustraire  j  et  négli- 
gence ,  manque  de  soin. 

EsGHOAiTE  ,  eschoaiste  ,  eschoele, 
eschoite  :  Succession ,  héritage ,  biens 
qu*on  attend ,  éthéance. 

11  n'est  pas  resons  entre  chana  qui  sont  iîrerrs 
et  screurs,  que  li  nnsalt  tout  et  li  autre  aient, 
et  quele  partie  chacun  doit  avoir  kIoiic 
nostre  coustume  il  eikt  dit  ei  chapitre  ^liv*- 
cendemcut  et  à'eschoetes. 

Coutume  de  BeaavtMsis, 

EscHoi  :  Esquif,  chaloupe  «  bateau» 
scapha. 

EscHoisoir  :  Occasion  ,  hasard. 

Eschoite  :  Chiite,  accident  ;  et  sac- 
cession  collatérale. 

Eschoper  :  Chopper,  heurter. 

Escuopes  :  Petites  boutiques  ados- 
sées à  des  maisons,  loges  sans  fon- 
dement ,  baraques  des  revendeurs. 

EscHopiER  :  Petit  marchand ,  dé* 
taillant  qui  vend  dans  une  écbope. 

EscHOPLE  :  Poinçon  d^orfèvre,  ou- 
til servant  à  repercer ,  à  réparer  \ 
scalprurn  ,  suivant  Monet. 

EscuuER  :  Celui  qui,  dans  les 
grandes  maisons  ,  avoit  soiu  de  la 
vaisselle. 

EscuuiR  :  Éviter,  prendre  garde. 

Mais  se  tu  sor  altrni  es  deteres  «  est  seaz 
dotte  de  plus  grant  cusenzon  i  car  <5îl  ki  desoz 
ti  est,  requiert  de  ti  warde  et  diacipliac. 
Warde  pur  ceu  k*il  pnist  eschuir  lo  pecbirl , 
discipline  por  ceu  ke  ceu  k*il ,  se  bien  ue  sV^ 
chuist  mifrs  euro  il  doveroit  ne  romai^oet  «enz 
vtujance.    Sermons  de  S.  Bernard,  fol.  1 1. 

Porro  si  cui  forte  prœlatus  es  ,  Aaric  /iV»f 
dubio  tcneris  debiior  soUicUudinis  amplioris. 
Exigit  à  te  et  ipse  ctistodia/n  et  discipiitutm. 
Ctutodiam  quidem^  utpossit  caycn: j>eccuium: 
disciplùiam  verb,  ut  quod  minus  carit,  mi- 
nime meiruat  impunitum, 

Escuuxs  :  Excuse  \  subterfuge. 


E  S  C 

EscHTTiTE,  eschoutc  :  Chute  ,  acci- 
dent ;  et  succession  collatérale. 

EscfANT,  escient,  escientre,  es^iant, 
essient  :  Avis  ,  sens  ,  raison  ,  Tolon- 
%é  ,  connoissance;  sciens.  A  escient: 
A  volonté,  en  connoissance  de  cause  ; 
sciénter.  A  son  escient  :  Sciemment , 
à  sa  volonté.  A  bon  escient:  De  bonne 
fui ,  sans  feinte. 

Pour  emender  à  lor  poo'ir  et  à  lor  escient 
les  assines  et  les  usage»  doudit  royaume. 

Assises  de  Jêrusaiem ,  chap,  3 ,  /n^.  x  5. 

L*avoir  cl*autrui  tu  n^ambleras , 
Ile  retiendras  à  ton  escient. 

Anciens  Commandemens  de  Dieu, 

EsGiEifTEMRNT,  escientieusemcnt , 
escientrc  :  Avec  connoissance  de. cau- 
se ,  sciemment  ;  scicnter, 

EsciKNTiEiTx  :  Sage  ,  prudent , 
avisé;  en  bas.  la  t.  scientiatiis. 

EsciEPE  :  Poche,  petit  sac,  bourse. 

EsciERVELER  :  Casscr  la  tête,  faire 
sauter  la  cervelle. 

ËsciL  :  Bannissement ,  exil ,  peine , 
affliction  ,  chagrin,  ravage,  destruc- 
tion, abattement,  douleur,  accable- 
ment ;  e.riiium. 

Longuement  fu  en  cel  esc'ly 
Tant  que  li  doux  mois  fu  d'arril 
Que  li  tens  est  souez  et  doux 
Vers  toute  gent  et  amourouz 
LI  roxingQols  la  matinée 
Chant**  a  der  par  la  ramée 
Que  toute  riens  se  muert  d^amer. 

Fabliau  d'Afoid ,  vers  41. 

EsciLLER ,  escillier  :  Exiler,  pros- 
crire ,  bannir,  reléguer;  e.vilio  ajfi- 
cere;  et  ravager,  détruire,  blesser, 
couper,  arracher. 

Prvla: ,  je  vos  faz  asavoir 
Que  tuit  en  estes  anilié  ; 
Mesire  GuiUaume  ont  escilli^ , 
Ou  li  Uois ,  ou  li  Apo^toll•s 
Or  TOUS  dirai,  à  briès  paroles, 
Qe  se  TApostoiles  de  Romme 
Puet  escillier  d'autrui  terre  homme , 
Li  Sires  n*a  nient  en  sa  terre. 

tabt,  Mss.  de  la  BibL  !mp, ,  n^  7218, 
fol,2%i,R'.coL  a. 


ESC  5oi- 

EsGiNT  :  Coffre ,  écrin  ;  scn'nium* 

Pour  les  Dames  cofre  son  escint 
Pour  leurs  besongnes  hebergier. 
Miroir,  pigne  à  pigncr  leur  coin. 

Eustache  Deschamps  ,JoL  44a  ,  col.  3. 

EscLABOTxa ,  esclaboçer  :  CuQlrrir 
de  boue ,  éclabousser  ;  d*oii  esclabo" 
teure ,  éclaboussure. 

EscLAP  :  Serviteur,  esclave. 

Esclaffer  :  Rire  de  toute  sa  force, 
éclater  de  rire. 

^cLAïuAOE  :  Impôt  sur  les  mar- 
chandises qui  étoient  transportées 
sur  des  charrettes  ou  des  traîneaux. 

Yj&cisk\K%  y  esclairier  :  Lueur,  clar- 
té, fenêtre,  soupirail  d'une  cave;  le 
point  du  jour,  le  matin. 

Sire ,  ce  dîst  Bertrand,  je  root  Tneîl  conseiller. 
Vous  fassiez  assembler  demain  k  Veselairier 
Dux,  Contes,  Cheraliers ,  à  to  couaeil  pleinier. 
Là  vostre  roLenté  leur  voudrez  de&raiuier. 

La  Fie  de  du  Cuesclin. 

E^cLAiEiBR  :  Ëclaircir,  expliquer, 
examiner,  démontrer,  dévoiler,  ex- 
poser ;  ejrciarare. 

Amis ,  fet-il ,  eselaine  sont 
Des  proplieties  li  dit  couvert, 
Quar  li  Soteraiu  de  chct  mont 
De  le  Vierge  est  nez  en  apert. 

Epitre  de  la  Circoncision, 

EscLAMAssE  :  Accusation ,  plainte 
publique;  exclamatio* 

EscLAME  y  esclamine  :  Manteau  de 
pèlerin  ,  manteau  de  voyage  ;  di/o- 
mys,  suivant  Monet. 

£scLA!!iE  :  Terme  de  manège ,  qui 
se  disoit  d*un  cheval  grêle  ,  maigre  9 
menu. 

Esclave  ,  esclamée  :  Plainte ,  ex- 
clamation, gémissement  ;  exclamation 

EscLAN  :  Sorte  de  petite  voiture 
pour  transporter  les  marchandises  9 
traîneau. 

Esclaivche  :  Le  bras  gauche. 

EscLAiTDE ,  esclanelée,  esclandre  : 
Instdie,  déshonneur,  hxintey  seau- 


So% 


EST 


iàie ,  accident  fâchcaT ,  édat  qni 
*  peut  offenser  ;  scandalum, 

L*iiag  e«t  q««  par  Tâbboft ,  doat  rcntcnde- 
mrot  <i<»  miMUif  eic  ftOHTCnt  offusqvi  ,  ils 
centeinpoent  et  de*prfftent  leur  bonoeur  •  tel- 
lement qu*ih  n*en  foot  conte,  et  ne  leur 
diMilt  de»  eselamérêt  q«*ils  foot  «a  pcnple. 

Damc€  mmx  ji¥€tigleê, 

EscT.ANuï  :  Scandalisé,  fâché. 

EscLAïf  osa,  eselamieù-f  eseiandir: 
Offenser,  trandaliser ,  afficher ,  pu- 
blier, divulguer,  faire  du  bruit  par 
tes  actions  ;  scamdalizare ,  de  sàan" 
dmlum, 

EscLAPAR  :  Fendre  dn  boîs. 

EscLAPos  :  Petite  arquebuse ,  es* 
•opetce. 

ËscLAE  :  Ëdair,  sillon  delà  fondre. 

£sctAacHiEA|CXc/âr££tr;  Éclairciri 
expliquer. 

EscLARissEM RHT .'  Éclaîrcissemeut. 

EscLAS,  esclau  :  Serviteur,  esclave, 
valet ,  serf  ;  sclavus. 

Esc  LAS  :  Fossé ,  fosse  creusée  en 
long,  soit  pour  Técoulement  des  eaux, 
soit  pour  la  di^fense  d'une  place. 

EscLAT  :  Brin ,  morceau  ,  éclat. 

EscLATKs  :  Rejetons,  petits  enfans. 

Donket  coniencerent  sUiment  à  lui  (S.  Be- 
noit) carre  li  noble ,  et  li  religioo*  del  bore 
de  Rome ,  et  duneir  lur  fiU  a  luî  por  norrlr 
jil  tôt  poikMDt  5aaior  ;  dunkei  aUiment  de 
bone  tperance  lor  esciatcs,  Katilius  donat 
llaorum,  Tertallus  li  Patrice»  donat  Plaeidmn. 
Dial.  4t  •£  (kégovrt ,  itv.  m^  chap.  3. 

Cmpere  eùarn  ttme  ad  emm  Âornamm  mrèit 
mobifes  et  reiigiosi  coueurrtre,  suosquê  ëi 
Jflios  omnipotente  Deo  nutritndos  dare,  TYine* 
qmxfue  bonœ  spei  suas  toboles,  Bquitius  Mfaat' 
nrm ,  TertuUns  vtro  Patrkim  PÎaeklum  tru" 
didit. 

ËftCLATiaiE ,  eseiaiùe  :  Robe ,  man- 
•ea«  de  pèlerin ,  selon  Monet.  Bar- 
baaan  pense  que  c'est  une  iaute ,  et 
qu'il  faut  lire  eselamime. 

EscLAviMB  ;  Espèce  de  dard  ou 
javeJot. 

EscLAvoa^BHiVf  :  DéréglcBieiit , 
libartinage. 


ESC 

EscLKCBiE ,  esdesehd,  êiÊcSteké  : 
Sépare ,  désuni ,  démembré. 

EscLECHEE ,  csdeseker,  eseUuJker: 
Démembrer,  séparer,  diaséminer. 

EscLEircHE ,  eëcUuêcke  :  Jjt  bns , 
l'épaule  gauche. 

EsGLEEs  :  Nom  de  peuple»  Esda» 
TOUS ,  suivant  D.  Carpenticr. 

R»  Tos  le  (p^nt  aasMit  iwprk 
Coutre  noè  CbevaEeri  de  pris. 
Moult  fu  for*  li  abattit 
Des  vetcrnu  et  li  ferréîa 
Bien  e»toient  qoinxe  milfers  « 
Sarrasin ,  Persans  et  .Ckelers. 
Ainsi  a  vint  qne  Des  le  vot 
C*une  cité  pria  d  Mf|i  oK 
Où  aToit  Chrestiens  en  trena^n 
Des  Sarraxios ,  et  en  servn^  , 
QnVircnt  dire  la  norelle 
(^\\e  des  Clireatiens  la  roneBs 
Aloit  a  ^tznl  pcrditioo. 

Fabliau  dune  Femmu  poureeiU  BSnmm^ 

EscLEscHB  :  Portion  on  partied'wi 
tout,  séparation  ,  désunion  ,  démem- 
brement. 

EscLKVB  :  Serviteur,  esclave;  dn 
Grec  îœAfitf,  je  renferme,  selon BorL 

KscLicEE ,  escticher:  Démembrer» 
séparer,  disséminer,  diviser. 

EscLicKs  ,  escUcettes  ,  eseUsses , 
escUseUes  :  Tronçon  de  lance  ,  mor- 
ceaux de  bois  dont  on  se  scrvoU  pour 
remettre  les  fractures ,  brins  de  bois, 
et  petits  bâtons  qui  servoient  àfiire 
des  couronnes  de  fleurs  »  qui ,  dans 
le  un*  siècle,  éloient  appelées  cAo- 
ptij  chapeau. 

Après  aussi  vons  «ontandra 
Quant  ans  antres  portiers  ▼«n4res» 
Se  TOUS  y  avenir  poTei  t 
Tels  dons  com  ci  dire  m'tktm. , 
Chapeaub  de  flenn  en  ^ciieeOm^ 
Abnosaieres  en  crespinetes 
Ou  antres  joui'lex  petits , 
Geutils  et  beaux  et  bien  fetis, 
S«  VOUS  en  avea  Taisement 
Sens  TOUS  mettre  à  de»tmiscittent. 

itomatt  de  im  Bote. 

EscLTifCBEa,  esciincer  :  Glisser, 
couler  ;  gladart. 


ESC 

SftctftMtft  :  Faire  voile ,  mettre  en 
mer. 

£ftCLT§tDciiB9T,  efcUsxemem :  Par- 
ta^^  ,  division ,  portion  détachée. 

EscLisiEH  :  Diviser,  séparer. 

EscLissE  :  Tratneau  ;  d*où  escUsier, 
^otiduire  snr  nn  traîneau. 

ËscLOER  :  Expliquer,  selon  Borel, 
qui  ne  cite  rien  ;  il  pourroit  aussi 
signifier  délivrer  ;  exciudere. 

EscLOiE  :  Eau  sale ,  urine. 

EscLoïiiE ,  esclcfinne :  Dispute,  co- 
lère ,  emportement ,  Querelle. 

EscLOPE,^jc/c^^:  Boiteux;  claudus, 

Esc  LOS  :  Sorti ,  mis  dehors  ;  ejt- 
cUtsHs;  signifie  aussi,  esclave ,  valet , 
serviteur.  j|tt* 

EscLos ,  eseiop,  ^^Hf  '  Sabots , 
chaussure  de  bois  qj^JnSiez  les  pau- 
vres gens ,  remplacent  les  souliers. 

Si  ▼•!  ebarticni  «t  aantonnicrt  «nenuit  TOt 
▼jiu  le»  aTolent  buffetes  et  bens  à  demy ,  le 
reste  emplissant  dVaiie  comme  font  les  Limo- 
•hit  à  bals  eseiott ,  comment  en  osteriez  tous 
Teaue  ?  Rabelais,  iiv.  3 ,  ckap.  49. 

EsctdvaE  tJif  MOULIN  :  Le  faire 
OMaer  de  moudre  enbaissaut  la  pale; 
claudere ,  excludere. 

Ebclousure  ,  escloêiifere ,  esclo^ 
ioure  :  Écluse. 

EscLu  NIER,  esclugnier^  cscluigner  : 
Examiner ,  regarder  attentivement , 
rechercher  avec  soin. 

EscLusE  DE  PASQUES  :  Lc  Diman- 
che de  la  Quasimodo. 

EscLusRR  :  i^aire  une  écluse ,  un 
bàtardeau  ;  serrer,  bouch.r,  enfer^ 
mer,  retenir,  fermer  ;  ea-cludcre. 

Gens  petites ,  fneples  meauft , 

Yolei-voas  aprendre  mon  u»^ 

Aine  Toir  dire  ne  refusai , 

Pour  Toir  dire  à  fous  suî  Tenati 

Je  suis  anemis  deTenns 

As  fols  pour  ciiou  c|ue  tel  us  ai  » 

Vj^T  onqnes  de  blauges  n'usai , 

Ife  Toir  dire  ne  refusai. 

Aine  ii*ea  poi  estre  retenus , 

19ia  ^uant  ma  TÎt  pertruisai 


K  S  C  5oS 

Ponr  chou  ma  bouche  n*esebtsai 
Si  en  ani  pour  felmu  temu. 

Roman  de  Charrié,  ttnphe  i5t. 

EscLusiEE  :  Éclabousser. 

EsGo  AKR  :  Oter  Técorce  d*un  arbre. 

EscoBAT  :  Fouetté,  battu  avec  des 
verges;  de  scopure. 

ÉscoBOLËRS  :  Ordures,  balayures; 
de  scc^are, 

EscoEiL,  escoei ,  escueél^  escuel, 
eskeut  :  Accueil ,  abri ,  retraite  ;  élan, 
envie ,  effort ,  detir,  prospérité,  élé- 
vation. 

EscozmiiL^esco/iene  :  Cuir  apprêté, 
et  1  art  de  le  travailler  ;  de  conum, 

EscoFFioif  :  Sorte  de  coiffe  de 
femme.  , 

EscoPFLE  :  Yétement  ou  omemeni; 
de  cuir  ou  de  peau. 

EscoFiBE  :  Marchand  de  cuirs  ou 
de  peaux,  tanneur,  mégissier. 

ÉsùoFLB ,  Isscçfies  :  Milan ,  oiséaa 
de  proie. 

EscopaAi  :  Table,  établi  d'outriery 
selon  Monet. 

EscoHiEa  :  Celui  qm  travaille  les 
cuirs  ou  qui  les  vend. 

EscoiLLii  :  Eunuque;  de  èoleus. 

Escoia  :  Marchandise  de  cuirs  ou 
de  peaux ,  et  le  lieu  où  on  la  vend. 

ÉscoiaKK  :  Déchirer,  écôrcher; 
excoriare;  en  anc.  Prov .  ëscoistëndrèm 

EscoLAOE  ,  escole  :  Action  d*iiis* 
truire  et  d'aller  s'instruire ,  de  faire 
son  cours  d'étude  \  et  les  privilèges 
accordés  aux  écoliers  de  l'Université* 

EscoLAT  :  Scolas  tique ,  xnaitre 
d'école;  scholasùcus» 

EscoLATEE,  escolitre  :  Celui  qui 
étoit  chargé  des  instructions.  L'e^c»- 
latre  étoh  obligé  d'enseigner  lui- 
même,  et  21  avoit  un  revetna  pour 
cela  ;  de  scholaster. 

EscoLii  :  Sage,  instruit,  bien  appris. 

EscoLEiTEK  :  Décoleter,  décou- 
Trir  le  col  ;  de  collum. 

4 


5o4  ESC 

KscoLER  :  Inslniiro ,  enseî(»ncr, 
former  quelqu'un  a  quelque  chose. 

X>à  ot  uiii'  Dame,  de  ri«>T,ilirr&  fu  uér, 
Tiiiepl>a!Mc  *  fu  la  Dame  ]>ar  son  nom  appcUée, 
Ta  fu  '\  •  liftute  gent  ex'riiiK-  et  ergcndrée, 
£t  e^toh  11  pla»  bonne  et  la  plus  doc'rinée , 
De  KCo>  cr.i>itroQomIc  est  oit  b:ro  escolêe , 
Ta  de  p.'iii  isopiiie  estoit  sage  «-^prouvée  , 
Encore,  dîso't-on ,  que  cVs!oIt  une  fée. 
Puis  ot  elî"  Bertrand,  el  fu  son  e«pousée, 
]^augré  uiaiut  CJievalier  dont  elle  fu  rourée. 
Fie  de  Bertrand  du  Guesciin. 

*  Bertrand  du  GueftcUn  épouM  Thiéphaine , 
Thipaine  de  Resnel. 

Escoi.KTé  :  Qui  a  la  poitrine  et  le 
cou  à  découvert ,  décolleté. 

EscoLORiANT  ,  lisez  escolorfant  : 
Changeant  ,  vacillant  ,  qui  retient 
difficilement ,  qui  n*a  pas  la  mémoire 
heureuse. 

EscoLORiT  :  Pâle,  décoloré. 

EscoLTER  :  Écouter ,  entendre  ; 
aiiscultare  ;  en  Ital.  ascoltar,     " 

EscoLURGF.ANT  :  Liquide,  fluide 9 
coulant ,  fondant. 

Cheacane  TÎaiinde  qne  tous  maongez  ,  k! 
eawe  avéra  estée  sur  ceo  eipandue,  ert  oient 
nete,et  cUescune  escnlurgitutt  que  heu  est, 
en  chescune  veAsel  eu  crt  ordc. 

Bible  ,  Lévitîque,  chap,  1 1 ,  'vers.  34. 

Omnh  cibits  qiiem  £omedetis ,  sifusa/nerit 
super  eum  aqua ,  îmmundus  erit  :  et  otnne 
liqueiis  quod  bibintr  de  universo  'vase ,  ùrt' 
mundum  erit. 

EscoMANOP.ADT>K ,  cscomaiiçreable- 
tez,  escomcngcahle,  escoinenç^vahleté : 
Chose  souillée  ,  sale  ,  abominable  , 
excommuniée ,  (tnathématisée. 

Ne  tu  ne  porteras  rien*»  ru  ta  mesoncele  que 
tu  ne  soie  maudit  si  com  ordure  eseomen- 
geab/e. 

Bible  ,  Detitéronome ,  chap,  7,  ivrf.  a6. 

Nec  infères  quippiam  ejr  idoh  in  domum 
tuam,  ne  fias  akuatlitma^sicutctii/udcst. 

QuelcQoqne  adeccrtes  des  quatre»  oiscus  que 
tant  solrmcQt  ad  quatre  pies  ert  à  tous  esco- 
mMfgeab/e. 

Biàfe,  l/pmque ,  chap,  ix ,  vers,  20. 


ESC 

Omne  de  inthcrib  u  quod  gnÊtEtÊir 
quatuor  pedes ,  aboidinabile  erit  voéù. 

Car  tôt  es  ces  eseomangeahfetes  ûrtmt  let 
cultifiours  de  la  terre  deTant  tous  et  la  defo* 

lereot. 

Bib/e  ,  Ltvitique  ,  chap,  18  ,  tfers.  vj. 

Omncs  enitn  rxccrationes  istas  feetrmmt 
accolai  terrœ  quîfuenmt  antè  txu,  ctpoBut' 
ntnt  eam. 

EscoMANGr.MENT,  escomen^mtitt  : 
Excommunication ,  analhème. 

Les  fds  adecertet  de  Israël  fansereat  le 
commandement  ,  prislrent  del  eseomenge» 
ment ,  car  Aclian  prist  aucune  chose  del  et- 
eomengement. 

Bible  ,  Josué ,  chap.  7 ,  'vers.  i. 

Filii  autem  Israël prœv€tricaei  sunt 
ta  m  y  et  usurpÊÊ^Êmt  de  anathemate  , 
Jehan  tulit  amK^me  anatheaate. 


EscOMATfCS 


TfCMT,  e 


,  escomangier,  «foo- 


mcnger ,  escomengicr y  escomemer: 
Excommunier,  délester,  aToir  en  hor* 
reur,en  exécration ,  en  abominadoii. 

Sis  choses  que  Pîostre  Seigoor  haSct  »eCH 
aime  escomange  le  septisme. 

Bible ,  Proverbes ,  chap„  6  ,  7>ers.  16. 

Sex  sunt,  quœodit  Dominas,  etsepdmssm 
détesta tur  anima  ej'us. 


KscombkM.,  escombreir  :  Débar- 
rasser, nello\er,  rendre  propre. 

EscoMKRciT  ;  Abominable. 

EscoMEU  :  Ecume  delà  mer. 

Esco  M 1  xc  H  LR ,  escommicher  :  Com- 
mu  nier. 

EsroMMK:viF.MF.XT  ,  escomminçe: 
Excommunication. 

EsGOMMi'.L  :  Emu,  hors  de  soi, 
épris  ,  enflammé  d'amour;  en  anc. 
Prov.  escomogut,      * 

EscoMOvoiR,  escommovoir  :  Ani- 
mer, ^xciîer,  émouvoir;  f-ii  anc.  ProT. 
escomoourë, 

EscoxcERiE  :  Exaction  de  cacber, 
de  détourner. 

EscoNc.HÉ ,  esconsé  y  escondit  :  Ca^ 
cbé  ,  couvert,  voilé  ;  absconsus. 


ESC 

EscoircBEE ,  encorucr y  engoncer, 
escondre,  esconsety  csconsier,  escoser, 
escoucer  :  Couvrir,  voiler ,  disparol- 
tre  ,  coucher ,  excuser ,  cacher  ;  abs" 
condere. 

Car  il  nie  conTÎent  lui  respondre , 
Ou  par  quelque  mençonge  Mco/i<£rv , 
SVle  le  savoit,  je  tos  pleris 
Mieulx  Toldroie  estre  mort  que  tîs. 

Roman  de  la  Rose. 

Ainsi  a  dolor  démené 
Taut  que  goleil  fut  esconsr, 

FahL  du  ViUùn  Mire. 

Coarage  mes  bons  amis  «  pensez  de  labouref , 
Tous  riches  tous  ferai  aios  soleil  esconser. 

Fie  de  du  Guesdin, 

EscoNDEE  ($')  :  S'excuser ,  se  reti- 
rer ,  s'enfuir. 

EscoNDiRE,  escondre,  cscondmre: 
Empêcher,  défendre ,  arrêter  ;  écon- 
duire ,  repousser,  congédier,  suspen- 
dre, refuser,  retirer,  contredire,  ex- 
cuser, rebuter,  renvoyer,  se  pur- 
ger d'une  accusation  ,  se  défendre 
d'avoir  commis  une  action  ,  d'avoir 
fait  une  chose  ;  de  ex  et  de  co/t- 
dicere. 

If  ul  ne  pooit  estre  bon  Gouremeur  de  terre, 
se  il  ne  saroit  aussi  bardiement  escoruiire 
comme  il  savoit  donner. 

JoinviUe,  Mss.foL  345. 

Si  que  ma  Dame  le  sent  primes , 
Ou  espoir  mes  Sires  méismes  : 
Hé  Diex  ,  dist  il ,  quel  vent  a  ci , 
Par  foi  nous  somes  tuit  boni. 
Fi ,  dist  li  autres  ,  trahi  somes  , 
Ce  n*est  pas  Tins  que  nous  buvomes , 
Pour  le  cner  bien ,  qui  nous  liunikt  ? 
jkdonc  chascnns  s*tn  escondist. 
Rutebeuf,  Fabl.  de  tAne  et  du  Chien. 

EscoNDis  ,  escondit,  escondni ,  es- 
cons  :  Refus  ;  opposition ,  excuse  ; 
et  congédié ,  renvoyé  ,  refusé. 

F.t  sy  conrient  que  tost  il  se  marie , 
IJng  bou  marchant  ne  lui  bsillera  mie 
Sa  fille  ou  niepce ,  aios  lui  contredira  , 
Kt  tscondit  f  le  noble  s*en  ira. 

Vance  aux  Avenues. 


ESC  5o5 

Lors  quant  la  beln  Riiglantine  oni  la  chan« 
çon,  ele  cuide  que  dicte  Teust  pour  escnmliL 

Roman  die  Gérard  de  Nevers. 

EscoNnRE  :  Excuser, cacher;  et  se- 
lon D.  Carpentier,  se  montrer,  étaler. 
Voyez  ËSC05CHKII. 

EscoNDiiisEMENT  :  Actiou  de  ren- 
voyer, de  refuser. 

EscoNDiiiT  :  Opposition  qu'on 
mettoit  au  conduit  et  au  ban  de  très- 
fond.  Voyez  ces  mots. 

EscoNDUiT  (en)  ;  A  découvert. 

EscoNs  :  Caclié  ,  voilé ,  obscurci  ; 
ahsconsus, 

EscoNSAiL  :  Abri,  refuge, cachette; 
ahsconsio, 

EscoifSAXT  :  Couchant ,  cachant. 

Se  li  adjournemrns  en  fais  i  relevée ,  o« 
nus  vekprcs  ,  IVure  de  la  présentation  ai  dnr# 
jusque^  à  soleil  escofuant, 

Reaumanoir ,  Coût,  de  Reauvoisis,  ch.  3. 

EscoKSE  :  Lanterne  sourde  ;  abs^ 
consa. 

EscoNsvH  ,  escoser,  escouser  :  Ca- 
cher, couvrir,  voiler;  abscondere* 

Et  dVodementre 

Qu*il  TOUS  fesoit  ci-lle  response , 
La  deitf'r  «toit  escoiue 
Dessoiibs  la  forme  de  Tenfant. 

Nesson,  en  son  Testament,  forUuU  de  J.  C» 

Escoif  vENENCE  .*  Conveotioii ,  ac>« 
cord. 

EscoiTVENiR  :  Convenir,  être  à 
propos. 

EscoNVEif  UE  :  Provision  nécessaire 
et  suffisante. 

EccoPASsE  :  %SouqueniUe,  casaque. 

Escopi^  :  Poltron  ,  lâche,  sans 
cœur ,  insolent ,  mauvais  plaisant  ; 
scoptes. 

EscoPEL  ,  cscoberge,  escoperche  : 
Long  bâton ,  perche. 

EscoPETTE  ,  escoupette  :  Espèce  de 
petite  arquebuse  qu'on  porte  avec 
une  bandoulière  ;  tciopeta^ 


SoO  t:  s  c 

?lscop£TTËRiL  :  Décharge  de  moiis- 
qiieterie. 

EsGOPiE  :  Insulter,  battre ,  flagel- 
1er  ;  scopare;  et  cracher,  expectorer  ; 
d'cjrpuere. 

EscoRÀBLE  :  Secourable  ;  de  sue- 
currere» 

EftcORABLE  :  Courant.  Selon  Borel, 
il  aura  sans  doute  voulu  mettre  esco- 
riabie»  Voyez  ce  mot. 

EscorcÎe  :  Corée ,  fressure  d'ani- 
mal. 

EscoECER  :  Piller,  ravager. 

EscoR  CHERIE  :  Filet  pour  pécher 
à  la  mer. 

EscoRCHiER.  Voyez  Escorcier. 

EscoRCHouRs,  escorcheurs  :  Sol- 
dats débandés  qui  ravagèrent  les 
Pays-Bas  en  1437,  et  les  Trois-Evé- 
chés  vers  1 444  ;  d'excorarius, 

EscoRCiER,  escorchcr,  escorchier: 

Écorchcr,  fustiger,  battre  de  verges  ; 

relever,  découvrir;  excoriare,  cor^ 

ticare, 

%t  Jacob  pofU  rerdeit  Tcrget  d«  poplei ,  et 
de  amandeler ,  et  de  plane»  et  cil  escorcha 
icellcs  de  Tune  part. 

JHUe,  Ge/tèse,  cfuap,  3o,  vers,  37. 

Tolfem  ergo  Jacob  virgtu  poptûeas'vitidrs, 
€i  amjrgdalinas ,  et  expiatanu,  exporte  de- 
corticavit  eas. 

EscoRO  :  Accord ,  consentement , 
convention. 

EscoRD^EiiEHT  :  Du  fond  du 
cœur;  excordatê, 

EscoRDEiR  :  Faire  un  accord,  con- 
venir entre  soi  ;  de  chorda* 

Escorte  :  Fressure ,  corée. 

EscoREOUT  :  Encouru ,  confisqué* 

EscoROER  :  Piller,  ravager  ;  exca- 
riare, 

EscoRiÀBLE  :  Courant,  fluant, va- 
cillant ,  qui  n*est  point  stable. 

flscoRNE  :  Honte,  mépris ,  affront, 
accusation  fausse  qui  peut  ternir  la 
réputationdequelqu^tfh  ;  perte,dom- 
mage  en  ses  bieus. 


ESC 

EscoRHER  :  Mépriser;  de 
en  changeant  It  p  en  c\ 

EscoRpioR  :  Espèce  de  filet  et  dç 
vaisseau. 

EscoRS  :  Le  sein ,  le  giron. 

R*aparnit  el  con  del*  enfiant  ewf  II  màt% 
Virgine  nurlret  en  Mm  nat  escon,  ae  U  ▼«»- 
teiz  non  de  U  char  ke  reçeae  estoît? 

Sermons  de  S.  Èemard,  JoL  S5. 

In  infatttUi  corpmre ,  quod  Ftrgmeo  mmter 
fovebat  in  gr<>inio ,  qyid  nisi  veritmâ  ststes^fUe 

ctwnis  €ippeiruit? 

EscoRT ,  rscors  :  PrudeÀt ,  discret, 
sage ,  avisé ,  pénétrant.  Ce  mot ,  dit 
Barbazan ,  n*est  pas  très-ancieB  :  je 
ne  Tai  VU  dans  aucun  des  ouvrages 
qui  ont  précédé  Rabelais ,  qui  peut 
ravoir  formé  de  Tltal.  scorto  ,  pru- 
dent,  d*au(ant  que  le  traducteur  de 
Sleiaan  a  dit  vigilant  et  e^rcorf  aulivit 
20^  de  la  réponse  du  Pape  à  la  pro- 
testation de  Tambassadenr  Mendosit. 

Escorte,  escortelle ,  ejscortoire  : 
Baguette ,  lien  d'osier  ou  d*é<!oroe. 

EscossiKRE ,  rcosiere  :  Partie  d*«il 
moulin  ,  et  les  dents  molaires. 

EscoT  :  i^lcossois  ;  Scotus;  cenSt  re* 
devance  ,  dédommagement.  Ihmner 
escot ,  cVst  écouter  attefifiteinent , 
épier.  Conter  exrotg  c'est  friponner, 
escamoter.  JSsroi  est  aussi  ce  que  cha- 
cun paie  pour  sa  part  dans  un  repas  » 
dans  une5>artie  de  plaisir  ;  d^excÊitere, 

Aqisî  «ont  tom  Kirrellnoit 
Et  li  Escot ,  et  1!  Danois , 
Er  Fri»oa  et  clill  dé  Hotandé, 
Tioîs,  B  reliant  et  Avaloîa, 
Tienneut  des  Esterlins  les  lots. 
Et  Flament ,  et  la  gefit  If  ormandft 
Si  com  on  dit  de  l*AimDande 
Bien  va  là  or,  on  ne  le  nuude; 
Li  Ksterlin*  par  maintes  foU 
Four  faire  iM  poesfé  grande 
Li  Esterlins  qaaal  H  CuBiau«l« 
Fait  sauter  »aireineut  et  fois. 

Èomau  de  Charité,  strophe  s5. 

EscoT  :  Délivré ,  mis  en  liberté  ; 

excusas. 


ESC 

Escom  :  Secouer ,  ébranler  ;  €x- 
cutere  ;  et  écouter ,  entendre  ;  aus-' 
culture.  Voyez  Escoltea. 

EscoTiER  :  Celui  qui  doit  payer  sa 
part  de  quelque  chose. 

EscoTs  :  Part ,  partie ,  portion. 

EscouBK ,  escoubie  :  Balai  ;  jicoptu 

EscouBERETTE  :  Jeunc  servante 
qui  balaie  ;  de  scoparius. 

EscouBETB  Y  escoMvète  :  Petit  ba- 
lai ;  scopula, 

EscouBLE ,  escoufle  :  Le  milan , 
oiseau  de  proie.  Un  de  nos  anciens 
poètes  fait  Ténumération  de  tous  les 
animaux  qu*il  assemble  dans  son  ro- 
man ,  et  leur  donne  à  chacun  des  so* 
briquets.  Hubers  est  le  nom  du  Milan« 

Lî  esoou/Us  1  fa  Hubert 

Qui  toujours  a  les  gan*  ouTen 

Pour  prendre  aaMÎ  corne  11  prettre  » 

Pelex  U  ra»,  i  «ist  à  deitre 

Et  il  et  eheiHie  la  aourU. 

Roman  du  Reruurd,  h**  76x5. 

EsGoucsii&E  :  Accouchée. 

EscouDiRE  :  Écouter»  entendre; 
museuUare. 

EscouDRB  :  Battre  le  bled;  excm- 
iare;  en  bas.  lat.  escodare  blmdum. 

EsGOU&R  :  Oter  l'écorce  de  i*arbre  ; 
excoriare, 

EscovFALiii  :  Bassinoire. 

EscouFESTBE  :  Malhcur ,  querelle 
qui  vient  tout-à-coup. 

EscorrFLs:  Milan,  oiseau  de  proie. 

EscouFiT  :  Déconfit ,  à  sec. 

Escoufle  ,  escouffle  :  Moanoie 
flamande.  ^^07*^2  Escouble. 

EscouiLLOM s ,  escoueillons  y  esco- 
wiUmm  :  Gros  torchon  qui  se  met  au 
bout  d'une  perche  pour  nettoyer  les 
fours  des  boulangers  et  des  p&risâcrs. 

lii  prettrea  est  entres  en  ton  moaticr , 
Son  toupdia  Teati  tont  le  plv  diier , 
Qsi  trop  bien  reaanbloit  rois  à  pesdiier  » 
Il  o*en  i  a  voit  pas  plain  pié  d^eatier. 
Si  blans  estoît  renux  du  lavendier, 
Com  li  ëscotteU/oru  à  un  fornier. 


ESC  5of 

EscoTTiR  :  Secouer ,  agiter;  exaitere, 

EscouLERGEiiEHT  :  L'écoulemeut 
du  éemps. 

EscotiLiER  «  escoiiler  ,  eAcouUler, 
escokUer:  Faire  Topera  tion  de  la  cas- 
tration 9  rendre  eunuque  ;  de  coleus. 

EscouLouRCER  ,  escouUowTgicr  z 
Passer ,  s*écouler. 

EscouLouRiABLE ,  escouloriàblc , 
escoulouriant  :  Changeant ,  muable  « 
courant ,  fiuant ,  coulant  «  Tacillaat , 
glissant. 


il«AMM 


Ji^^iSaow 


Mèa  Toîra  rst  pour  «He  que  nmaieàrm 
sont  eseoithurians ,  et  que  forte  cboae  aoit  à 
retenir  si  grant  planté  de  paroles ,  comme  tt 
conrient  en  mont  de  quercdes  ;  li  BalUis ,  on  Is 
justiche ,  puet  et  doit  arreater  en  escrit  brie- 
mentche  surquoi  les  parties  enteodeait  à  avoir 
jugement.     Coutume  de  BtauvoisU  ,pttg.  Sg. 

EscouLouRiER  :  Glisser  ,  vaciller, 
changer. 

EscouLsoirs  :  La  partie  des  tenail- 
les avec  laquelle  on  serre. 

Escou PELER  :  Coupfr  lextrémité 
des  branches  d'un  arbre. 

ËscoupiERS  :  Uouppiers,  faiseurs 
de  houppes. 

EscotjRCHi^  t  Retroussé  arec  une 
ceinture  ,  qui  est  retenu  ,  lié  par  une 
ceinture  ;  ejccoriaceut ,  ou  plutôt  ^jp- 
corrigiatus,  de  corrigia,  courroie. 

Escouaon  :  Accorder,  consentir. 

EscouRE  :  Aide ,  secours  ;  de  iuc- 
currere, 

EscovRGELLES  :  Fruit  ronge  qui 
croit  dans  les  bois,  qui  est  de  la  forme 
d'une  olive:  il  est  très-aigre;  cependant 
il  peut  se  mangt^r  quand  il  esc  noir. 

EscouRRAu  :  Térébenthine. 

EscouRBE  :  Aller  et  venir ,  se  dissi- 
per ,  secouer,  agiter  ;  exau9ert. 

£scouRSA<:sE,  escoursemêt  :  Rouet, 
dévidoir* 

EscouRSEiL.  Voyez  Escarcelle. 

Escous  :  Secoua;  tuccusumi^  et 
secoué ,  remué  ;  smceusuu. 


5o8  K  S  C 

Car  \o  sangler  ne  rcvnclia  , 
Com  Here  et  orgueilleuse  hesle , 
Contre  Adonis  escous  la  tf«te , 
Ses  dens  en  Tayue  U  flati , 
Son  groing  eslort,  mort  Tabati. 

Rçman  de  la  Rose, 

EscoussE ,  esquettsse  :  Rébellion , 
rf  fus  de  faire  une  chose ,  remontran- 
cc ;  succussio ,  succussits'.  Le  vassal 
fait  escousse  à  son  seigneur  lorsqu'il 
persiste  à  vouloir  Texpolier  de  ce 
qu^il  a  injustement  usurpe  s^ur  lui. 
Ordonnance  de  5.  Louis  de  1270. 
JJct  eseottssé  :  Lit  garni  de  coussins. 

EscoussKR  ,  escouver  f  escouvoir  : 
Secouer,  agiter,  hTdniàiVySuccussare, 

Mont  estnît  chis  liom  dclitans , 
Mais  trop  li  fa  cangiei  li  lans, 
Qtiant  U  goûte  d*Jaur  rouva, 
Aosi  durs  li  fa  Abralians; 
Gar  Ir  Ladres  en  s«>«  alians 
Dur  et  sans  pitié  le  trova  , 
Helas  com  la  mort  Vescmtva 
Du  grant  délit  où  il  couva, 
Tonsjour*  mais  sera  lamenta  as  ^ 
Ainsi  com  Dius  d'st,  ensî  va 
A  chest  railif  lionme  prouva 
Jhesus  que  il  n'est  pas  mcutans. 

Miserere  du  Reclus  de  Maliens,  strophe  49, 
ptirlant  de  Lazare  et  du  mauvais  Riche. 

EscoussiisiROS  ,  excourssîè^iros  : 
Hcmparts  d*une  ville  sur  lesquels  on 
se  promène. 

EscoussouR  :  Fléau  à  battre  le  bled. 

EscouT  (faire)  :  Écouter  attenti- 
vement ,  épier. 

EscouTK  :  Espion. 
•   EscouTEMKNT    !    D'uuc    manière 
claire  et  intelligible  ;  d'ausrultano. 

EsGOUTER  :  Écouter  ;  ausculiare. 

Sagremors  le  cri  cscotite 
Kt  maintenant  qu'il  Tentant, 
En  Taigue  se  fiert ,  pins  ni  atant. 
Roman  de  Perceval,foL  3 18,  F**. 

EscouTEs,  escoutetcs:  Aux  aguets, 
aux  écoutes,qui  écoule  attentivement. 
■  EscouTKTE  :  Sorte  de  juge  dans  le 
pays  W.allon  j  auscultator.  11  s'est  dit 


ESC 

aussi  pour  sentinelle  ,  celui  qui  fait 
le  guet. 

EscouTOTER  ;  Écouter,  entendre; 
auscultare. 

Escou  V  F. ,  ecoiibet,  ecouette,  ecouve, 
ecouvrttc ,  cxcoube ,  esconbiilon  ,  es- 
cotwexte  l  escotwette  :  Brosse  ,  ver- 
gette  ,  balai  ;  de  scopa  ,  scopuia;  en 
Langued.  escouho. 

EsrouvERS  :  Rognures,  restes, cri- 
bl  lires. 

EscouvKTTEs  .'  Grauds  manches  à 
balais,  avec  lesquels  on  sùpposdlt, 
dans  les  temps  d'ignorance ,  qne  Jet 
sorciers  ,  ou  prétendus  tels ,  alloient 
aux  sabbats,  en  se  mettant  k  cheTtl 
dessus  ;  de  scopa. 

ïisGoiivi  :  Engourdi. 

EscouviKNT  ;  11  convient; ro/ipewfîf. 

EscoiJviLLKS  ,  e\cotn'j'es  ,  esqiu^ 
villes  :  On]  lires,  bala vures  d'une  nuiK 
son  ;  de  scohiUiv. 

EscouvrM.05  :  Bouchon,  torchon 
de  paille;  de  scnpa, 

KscouvoiR,  selon  le  Glossaire  dm 
Koman  de  la  Rose  ;  mais  il  faut  lire 
estotwoir,  V.  Estivoir  cl  Estuibe. 

EscoiTx  :  Cest  Taire  ou  la  place 
sur  laquelle  on  bat  le  bled. 

EsccL  A  BOULER  :  i^lcraver,  ëventrer. 

EscRACRE  :  Gale,  rogne,  farcin. 

T^oi  iierge  Piostre  S«*ignor  de  la  plaie  d* 
JEgipte,  et  la  partir  de  ton  cora  doot  les  es- 
trounts  sont  portez,  à  escrache  et  à'^tangiie 
issint  que  tu  ne  poes  eittre  garis. 

Bible ,  Deutéronome ,  eh.  a8, iierr.  17. 

Perçu  fiât  te  Doininus  ulcère  /T^grpti,  et  par» 
tem  eorporis,  per  quam  stereora  egerumtur, 
a«abie  qiuxjue  et  prurigine  :  ita  ut  emra/i 
nequeas. 

EscRAssADiiRE  :  Écumoire. 

EscRAVKKTER  .*  Etouffer,  écraser. 

EscREGNE ,  c^crirnnc  :  Petite  mai- 
son ,  lieu  où  s'assemblent  les  fem- 
mes et  les  filles  pour  la  veillée;  de 
scrinium. 

EscREMiE  }  escrernye  :  EKrime  » 


ESC 

combat  à  Técu  et  à  ïéi)ée  qu*oii  fai- 
soit  la  veille  du  tournoi ,  art  de  com- 
battre, de  se  défendre.  Dans  la  c;ila~ 
tion  suivante,  escrcmic  e&t  pris  pour 
escrime. 

Qu*«st-ce  ceci  ?  Dieu  ,  quel  belle  espée  ! 
Quel  batoti  et  quelle  taloclie  ! 
Quelle  dague!  est  elle  cawée  ? 
TlUe  toune  coume  uue  cloche. 
il  n'a  rien  en  mon  fait  qui  loche  ; 
Je  fccay  jouer  de  Vescremie , 
Qui  me  vouiroit  tollir  ra*amie, 
B  ne  Tairoit  pas  davantage , 
Bîeu  7  pourroit  perdre  la  vie. 

JEustache  Deschamps ,  fui.  a37,  col,  x. 

£sc&EMiE  :  Estrapade  ou  corde  à 
donner  la  question. 

Or  ça,  Ribault ,  qui  tant  avez  rendi. 
Dicter  moi  voir?  Tire?,  loy  d'autre  part. 
Dont  fus-tu-nez  ?  ou  m'appelle  Bardi , 
Quel  aage  as-tu  ?  j*en  ai  quitte  ma  part 
De  douze  aoulz.  O  «  tu  fai«  le  couart , 
Donnez  lui  toat  un  tour  à'escremie. 

Eustache  Dcschainps ,  fol,  46a,  <mL  a. 

Esc&EMiR  :  Escrimer,  combattre, 
attaquer,  défendre  ,  résister.  —  Un 
usurier  étant  à  son  heure  dernière, 
un  diacre  rexkorte  et  voit  les  diables 
qui  Tattendent  et  s^pprétent  à  re- 
cevoir son«ame. 

Li  Diacre  «ans  ouïe  fable, 
Scet  bien  que  lout  vif  Deable  , 
Qui  dou  chetif  atendent  Tame  ; 
Souvent  deprie  ?io»tre-r>ame, 
Qu'elle  le  gart  et  escremisse , 
51  que  dou  seo»  por  peor  u'iftte. 

Gautier  iie  Coimi,  liv.  i ,  chap.  10. 

EscREPE ,  escerpe  :  Echarpe ,  cein- 
ture ,  baudrier. 

Esc  RESSEME  NT  :  Accroissemeut. 

EscREVER  :  Accroilre,  augmenter, 
aggraver  en  parlant  du  mal. 

EscREvissE  :  Sorte  d'armure,  cui- 
rasse faite  en  façon  d'écaillés. 

a 

EscRi  :  Exclamation ,  cri. 

EscRiDAR  :  Publier,  écrii*e,  faire 
savoir  ;  scribe re. 

EscRiEcif  E ,  escregne  :  Petite  mai- 
ton  f  scrùiium. 


ESC  509 

EscRiER  (s*)  :  S'écrier,  crier ,  ap- 
peler. 

A  cel  qui  va  les  rans  cerchant 
Esvrie ,  qu'il  ue  sejornast, 
Mè«  vers  lui  son  cheval  toroast , 
Qu'a  lui  vclt  asembler  et  joindre. 

Roman  de  Perceval,fol,  369 ,  V^, 

EscRiCNET ,  escrinée  :  Petit  écrin; 
scrinium, 

EscRiGNiER  :  Faiseur  d*écrins  et 
de  petits  coffres. 

EscRiLLER  ,  escriler:  Glisser,  cou- 
ler, fuir,  échapper. 

EscRiMouR  :  Qui  fait  bien  des  ar- 
mes, bon  tireur. 

Esc  RI  N,  escrinée,  escrinet  :  Coffre  , 
cassette ,  écrîn  ,  petite  maison,  cham- 
bre ,  cabinet ,  étude  ;  scrinium, 

Liqueiz  deairanx  entendre  al  soul  Den , 
laissât  Vescrin,  il  elliut  une  abie. 

D'ial,  de  S,  Grégoire ,  Oc,  i,  chap,  t, 
parlafUtt^nastase  qui  était  Notaint 
de  t Eglise  de  Rome. 

Qui  soli  Deo  'vacare  tlesiderams  ,  acriaiam 
deseruit,  monasterium  elegit, 

EsGRiPRE, i^jcr/r^  .*  Écrire  ;  sciibere^ 

Bien  déustent  avoir  grant  honte 
Cil  dealéal  dont  ge  vos  conte , 
Quant  il  ne  daingnent  la  main  mètre 
Es  tables  por  escrire  letre , 
Tie  por  fere  empreinte  qui  père. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  20007. 
EscRiPSEKT  :  Écrivent. 

Ils  sont  qui  escripsent  le  fait 
Que  Jhesuh  le  prophète  a  fait 
£n  enfer  et  ^u  paradis , 
Encore  escripsent  il  tous  dis, 
Uarau  il  me  font  forsener. 

Tragédie  de  la  yengeance  de  J,C 

Esc  Ri  PS  E  u  R  ,  escribe  ,  cscripteur  , 
escrlvain  :  Homme  savant ,  instruit , 
historien^  notaire ,  secrétaire  ,  dans 
les  XI ,  XII  et  XIII*  siècles;  scriptor ; 
en  anc.  Prov.  escriptortf. 

Si  enquist  Herodes  par  les  escrivains ,  lo 
len  (locus)  où  nostre  Sires  dovoit  naistre ,  et 
cil  awrirent  lo  nom  de  b  citeit. 

Sermom  de  &  Bernard,  fol,  \kK- 


5io  ESC 

EscBiPTXi.  ,  escritel  :  Enseigne  , 
écriteau. 

£«c R iPToiEE,  escriptouere  :  Greffe, 
cabinet  d'écriture,  étude. 

Ësc&ir'TURE  :  Office  de  notaire,  et 
caractère  d'imprimerie. 

EscaoK  :  Espèce  de  drap  ;  lien  , 
bande  de  parchemin ,  lacet ,  cordon. 

EscnoK  :  Rôle  d*écritures  ;  de 
scrîptura, 

EscEOTs,  escroissemcnt ,  escroix: 
Fracas,  bruit  aigu ,  éclatant  et  su- 
bit ,  éclair ,  éclat  ,  bruit  du  ton- 
nerre, explosion,  sillon  de  la  foudre  ; 
grincement ,  craquement ,  bruit  de 
roues  de  chariots  ,  de  charrettes ,  de 
voitures.  Borel  l'explique  par  instru- 
ment à  fendre  les  pierres;  mais  je 
<nroîs  <pi*il  s'est  trompé. 

*     n  tent  SM  bras  haute  à  ton  |ier«  « 
Son  chief  au  puepU  «  et  à  ta  mère , 
KtqaeU  Ir  fniict  de  m  prière 
Desceos  ans^i  com  un  escroix 
Qui  femâi  la  dnre  pierre  , 
Qui  de  bière  eC  de  mort  amer» 
Rcssourt  maint  mort  à  ccl  foi». 

Testant,  de  Jektm  de  Mnmg» 

Cele  nntt  n*onK  gairct  dormi , 
Car  andot  erent  en  eacoui , 
Et  à  cateun  demoroit  moût  , 
Que  U  nolie  et  TeMyioû  oïasenL 
£k  q^  la  clarté  reTeÎMent 
A  le  droite  eure  Xescrois  orent. 

Roman  du  Rou,foî,  a^o. 

Quant  il  ot  ce  dit,  si  cria  nne  toîx  anal 
come  une  busîne ,  et  quaiiC*ele  ot  crié ,  ai  rint 
uns  escrois  si  grans  de  haut ,  k*il  me  foat  aria 

que  le  firmament  feuat  clins 

Ainsi  com  je  pensoie  à  reste  cose,  un  rais 
•usi  com  de  fu  ardant  descend!  du  cliiel  et 
vint  par  deTers  mes  iex  ausi  com  fondk«s , 
mottlt  ressembloit  escrois  de  tonotrea,  ùtn 
tant  que  la.  clartés  en  fu  grande ,  et  vint  par 
«levant  mes  iex  si  soudainement  ke  tôt  mi  oel 
m*en  estinchelerent ,  et  lors  caï-je  tout  pat» 
lues.  Roman  du  5.  Graak 

EscmoissiE  :  Tomber  avec  bruit, 
avec  fracas ,  fiidre  da  bruit,  cnqueB» 
pétiller,  faire  eiploMOD. 


ESC 

EscBoiSTKS  :  Augmenter ,  aeerol* 
tre ,  grossir,  renforcer  ;  de  avM^t. 

EscBOixAKT  :  Augmentation  »  ae- 
croîssement. 

EscmoRHUEE  :  Sorte  de  corrée. 
EscBOUX  :  Pièce  de  drap. 
EscBouBT  :  Rovleaa  ^  ejttndre. 

EscBousBB  :  Creuser ,  faire  une 
ouverture ,  on  fossé. 

EscBUMB  :  Cracfaer,aaliTer;ipirerr. 

EscBUssBBiB  :  Façon  qn^on  doa- 
noit  aif  lin  pour  en  6ter  les  cbene- 
Tottes  ;  cVtoit  aussi  le  nom  du  lien 
où  Ton  fiûsott  cette  opémtion. 

EscBussiB  :  Écraser;  grincer  des 
dents. 

Escu  :  Arme  ancienne  et  prAvr- 
Tative ,.  bouclier  ;  scmùtm  ;  dn  Grec 
mref  >  cttûr,  comme  le  dît  fort  bien 
Borel ,  qmi  ajoiHe  que  c'éloîent  àe% 
rondaehes  de  bois  couTertea  de  coir 
ou  de  1er. 

JA  Cheraller  cni  grant  dolor 
Mestroie ,  don  branc  de  cofor 
FierC  Sagremov  aor  aoa  esMi 
Q«e  d*eur  en  tntre  Ta  famh. 

Roman  de  Ftrtmmi,Jbê»  3ii. 

EsGUAGB ,  escuiage  :  Senrice  mili- 
taire que  dévoient  certains  ileft  ;  ser- 
vidum  scuU;  quelquefois  on  aToit  li 
permission  de  le  remplacer  en  ftigent. 
Tenir  une  terre  en  escuage  ,  c'est-à- 
dire  ,  que  le  vassal ,  en  temps  de 
guerre ,  étoit  tenu  et  obligé  de  saivre 
son  seigneur  suzerain  m  l'armée  svee 
cheval  et  armes,  ou  de  payeren  Ttvrei, 
en  armes  ou  en  argent.  Terre  à  es- 
cuitzge ,  an  Traité  des  teneurs  ds 
Fiefs ,  cbap.  3 ,  est  celle  dont  le  pro- 
priétaire est  soumis  à  la  même  loi 
que  le  vassal. 

EscuALB  :  ÉcueUe,  écbelle;  jck- 
tella,  scaia;  en  anc*  Prov.  escudéUh 
plat ,  écnelle. 

£scvasEii£5  :  Réyâatîon. 


1 


ESC 

EscuciL  :  Éca ,  bouclier  ;  tcutum, 

Hereiîe  ot  escu  trop  coîute , 
Qae  un  publicain  ot  portrait 
A  lin  faut  point,  à  un  fau»  trait. 
De  fauce  iuteq>r«taciou , 
i^aiute  inaavaj»e  opinion 
I  ot  hcrcfti«  portraite  ; 
D^Qoe  tignefiance  traite. 
D'un  argument  d*iiii(][uité , 
A  un  fana  escueei  li«té 
D'avarice,  e  d'ypocrisie, 
A  un  lonier  de  «yinonie 
Cruerdonné  de  dnianpuement. 

Tournoiemient  4fAittecrist  ,fol.  a  20. 

EscucENii  ,  escuchené  :  Écusson- 
né,  coi&Tert ,  chargé  d^écussons;  de 

£scucEvoLs  :  Excusable»,  suîyaM 
Borel. 

Emucke  :  ÉpousMtoir,  balaî  à 
^yomaeter  ;  scopa, 

Escucxixa  :  Faiseur  de  boueliert 
et  d*écus  ;  de  scutarius ,  scutiftr, 

SaculciAU  :  Écusson  ;  pelil  ëen , 
aïOiiDoie  de  France  ;  scutum  ;  et  kiH 
liîtant  de  la  proyince  du  Perche. 

Escu  Ds  GAaTiKi  :  Éou  posé  suv 
le  côté;  scutum, 

EscuBKLLB  :  ÉeueHe  ;  scuùda  , 
scuteHa.  Estre  à  tescucUe  de  quétth 
qu'un  :  Etre  à  la  charge  »  à  la.  suite 
de  <pielqu*uiu 

EscuBiLJLiK  :  Invitation. 

£scvEu.LiK&  :  VaisseUier,  lieu  eè 
Ton  serre  la  vaisselle;  de  scuieHa, 
scuiulu;  ea  Laiigued.  escudelië, 

EscusLLs  :  Sorte  de  mesure  ;  oa 
•ppeloit  aussi  escueltcs  de  poisson , 
un  petit  réservoir  ou  baquet  remptt 
d'eau ,  et  dans  lesquels  ou  conser- 
Toit  le  poisson;  descuiei/a,  scutula. 

EscuELLiEE  :  Marchand  d^écuellcSf 
de  poterie. 

Escu  EH  :  Garnir  d'une  espèce  d'au- 
vent qu'on  Bommoit  escu; de  scutum, 

EsciTERssEE  :  «Avoir  mal  au  cœuTf 
te  trouver  mal. 


ESC 


Sif 


BïcvBZ  à  Jouer  à  ia  palme  ;  IkUle» 
du  jeu  de  paulme. 

Escu  1ER  :  Titre  que  les  jeunes  gen- 
tilshommes prenoieut  à  l'âge  de  qua- 
torze ans ,  et  qui  leur  accordoit  le 
port  de  l'épée;  ils  ne  pouvoient  Tob- 
tenir  qu'après  avoir  été  pages  ou 
varlets;  scutarius,  scutifer.  Les  fils 
de  grands  seigneurs  ne  rece voient  pas 
en  naissant  le  titre  de  chevalier  com- 
me on  leur  accorda  depub ,  et  ilf 
n'étoient  qualifiés /n/ilr^ef  (que  nous 
tradubons  par  chevaliers)  que  lors- 
qu'ils avoient  mérité  ce  grade  par 
leurs  brillantes  actions  ;  mais  ih 
étoieut  appelés  scutiferi  ,  escuiers  ; 
aussi  dans  beaucoup,  d'actes  et  à€ 
titres  anciens ,  un  grand  seigneur 
est-il  nommé  miles ,  tandb  que  ses 
enfans  sont  simplement  désignés  par 
scutiferi:  tous  les  anciens  actes  prou- 
vent ce  que  j'avance.  Les  escuiers  se 
divboient  en  plusieurs  classesL,suÂvant 
les  différens  emplob  auxqueb  Us 
étoient  destinés.  La  première  classa 
étott  un  grade  militaire ,  par  lequel 
il  falloit  passer  pour  être  chevalier  : 
c'étoit  une  espèce  de  baccalauréat* 
Vojez  Bachelee.  Les  fonctions  de 
ces  escuiers  étoient  d'apprendre  Tari 
de  la  chevalerie  >  de  servir  sous  ua 
chevalier»  de  porter  et  apprêter  ses 
armes»  occu^tion  qui  les  fit  nommer 
en  Latin  scutiferi  ;  et  si  le  bachelier 
se  distinguoit  dans  le  métier  des  ar- 
mes par  son  courage,  sa  courtobie, 
sa  prudence ,  et  par  des  actions  de 
valeur ,  il  j;toit  fait  ciievalier  :  c'est 
ce  que  nous  apprend  Coquillart  dans 
son  Blazon  des  Armes  et  des  Dames  , 
pag.  1  aG ,  édil.  de  Coustclier.  Ce  sont 
les  Armes  qui  parlent  ; 

Quoy,  dient  les  armes,  je  hm  pUias^ 
Se  je  u'ay  le  bruit  par  dessus 
l«es  Dames ,  car  j*ea  vj  té\cl  Bulnl» 
Petik^  et  de  h^%  lieux  yMuu, 


5i» 


ESC 


Monter,  eslever,  mettre  tas 
De  terre,  ou  di-  fuus  d*ung  celîer  : 
Je  le%  reos  grubi»  et  moussus, 
Tout  au  tio  fcktc  d'ung  solier. 
Fay«je  pas  uu^  &iniple  escityer , 
$*il  6Ç('t  J)ieu  l.'.'S  armes  coudujre. 
Tout  incoutim  ut  Chevallier, 
Que  cbakcun  Tappf'lle  Messire. 

La  seconde  classe  d^esciuers  c|ue 
Borel ,  Fauchet ,  Loiseau  et  Pithou 
ont  dit  être  une  très-grande  dignité, 
et  ne  se  donner  qu*à  des  personnes 
de  haute  naissance  ,  n*étoit  pas  aussi 
distinguée  qu*ils  Tout  pensé  ,  elle 
n'avoît  d'importance  que  relative- 
ment aux  personnes  que  Ycscuier 
servolt  ;  sans  doute  que  ceux  des 
souverains  ou  des  princes  étoient 
d*une  plus  haute  extraction  que  ceux 
des  nobles  et  {:;enliIshommes  qui  en' 
avoient  aussi  a  gages.  Les  vavassors 
qui  ^'étoient  pas  nobles  ,  niais  qui 
étoient  simplement  des  roturiers  ou 
bourgeois  distingués,  avoient  aussi 
des  escuiers ,  sans  doute  d'une  nais- 
sance convenable  à  la  leur.  La  troi- 
sième classe  coniprenoit  ceux  qui 
gouvern oient  et  commandoient  dans 
les  écuries  du  Roi  et  des  princes  ; 
écuyer  en  ce  sens,  tire  son  origine 
d'equus  y  ah  equo  ,  dont  on  a  fait 
écurie.  Enfin  ,  la  quatrième  classe 
éloit  celle  des  escuiers  tranchants , 
des  cuisiniers ,  de  ceux  qui  achetoicnt 
etservoient  les  viandes;  dans  ce  sens, 
ce  mot  vient  d'escarius ,  cscalis ,  ah 
esc  a. 

EscuTER  :  Mettre  à  récurie,  à  Téta- 
blé  ,  selon  D.  Carpentier. 

EscuiREx  ,  escuireil  :  Écureuil , 
petit  animal  fort  joli  qui  habite  les 
forêts  ;  sciurus. 

EscuiRiE  :  Écurie. 

EscuiTEMENT  :  Accoutumé. 

EscuLER  :  Aller  par  escousses  ; 
à'escuUc^  escousse. 

ESGULXE&  ;  Charge  de  la  maison  des 


ESC 

Ducs  de  Bretagne,  yojr.  £scixsii.UBi« 
EscuMEifiÉ,  escumîegé ,  etcumi' 
nléie  :  Excommunié ,  abominable , 
o^écrable*,  crcommunicatus;  en  anc. 
Prov.  escutnérgat, 

Knsi  leis  ta  assi  en  altre  leo  ,  ke  U  oiîioi 
dcl  ju>te  trekpercet  lo  ciel,  li  orrikooi  tivt* 
percet  lo  ciel  voires  li  oreisons  del  josCe  et  at 
mie  d*aucun  altre  ;  car  cil  ki  tomet  aoo  oye  por 
ceu  qu'il  nVa  ovet  la  loy ,  »oa  oreiaoas  icrat 
escuminiéie.  Serntoiis  de  S.  BemarJgJôL  $4, 

Sic  et  in  a/io  loco  Icgis ,  quia  oraUo  Jmsd 
cœlos  pénétrât,  oratio,  ixqnam  ,  moHcmjmt- 
iiàet,  nom  qui  avertit  aurem  suam  jwmh 
tUat  legem  ,  oratio  ejus  erit  ex»ecrabili». 

EsGUMEifiER  :  ExcomiDunier  ;  €ay 
commiinicare  ;  en  ancien  Provençal 
escumèrgar. 

EscuMLifiMEKT,  escumengc ,  etoh 
meniement :  Abomination,  auathémei 
excommunication  ;  ejrcommuidcalk^ 
en  a  ne.  Prov.  escumërgatnën  ^  esat- 
mcrgansa. 

EscuMER  :  Jeter  de  l'écume,  étie 
couvert  d*écume ,  écumei^  spuman. 

EscuMEUR  :  Pirate ,  corsaire  qui 
fait  des  courses  sur  mer  ;  d*où  eicv- 
merie  i  course. 

EscuKDiRE  :  S*excuser,  se  purger 
d'une  accusation. 

EscupiE  :  Crachat,  salive,  bave; 
spurfUdus ,  spuma;  en  Prov.  escup. 

EscupiR  :  Cracher,  saliver;  en- 
cher  au  nez,  selon  D.  Carpentier; 
spuere  ;  en  Prov.  escupi, 

EscuQiTiTEU  R  :  Exécuteur ,  qui  met 
à  ou  en  exécution  ;  cxsecutor, 

EscuRE  :  Métairie  ,  ferme  ,  petite 
maison  à  la  campagne. 

EscvREL,  cscuricl  :  Ecureuil.  J^tuh 
tel  cl'escurels  :  Fourré  ,  garni  de 
peaux  d'écureuils. 

P^scL'RER  :  IS'eltoyer,  dégraisser. 

EscuRER,  essegurcr,  essmirer  :  As- 
surer, certifier,  affirmer,  promettre, 
jurer,  ratifier,  effectuer,  accomplir; 
d'exicqui  ,  ou  plutôt  dojfsecurare» 


ESG 

£■(»■»  :  Accnter  ;  àcetuare  ;  en- 
ter, empêcher  ;  ereuterv. 

SscttsKTou  :  ExcumUc*  ;  en  Lang. 
eteuiibout. 

EsciiuiAD  :  Espèce  d'ëcnelle  où 
l'on   met    le    feo   d'nm  encensoir; 

EscDMitvs  ,  eteuieU  :  Éeauoni 
ponr  les  armoiries  ;  de  tcutum. 

Le  Conta  it  Japhi  arriT* ,  car  h  galia 
arriTa  loma  po^Ic  dfdeoi  pC  dehort  ■  etcus- 
JÛAX  de  aaa  atobaa-     JoinviUmf  Uts.  jJoL  79. 

EscuTiLLON.  yoy.  ESCOOVILLOH. 
EsDEvBHiB  :  Arriver,  survenir. 
EsDisRK  ;  Égarer,  perdre, 
EiB  ;  Contentement ,  joie ,  plaisir } 

EsEKTsii  :  Déserter,  partir,  dé- 
camper. 

EsRDiiiTEua  :  Eiëcuteur  testamen- 
taire ;  eisecutor. 

EsriçiDUBK  :  Batore,  l'ac^n 
d'effacer. 

£srLiiii  :  EnorfpieillL 

EsronnEK ,  esfondre  ,  e^ondrer, 
t^undrer  :  Enfoncer.  F'oj.  AronoBK. 

£sroB9ïBsx  :  Faire  en  sorte. 

EsrovEMT  :  ETTort,  entreprise. 

EïFBii  :  Peur,  eRroi. 

EsPBAiEK ,  t.\fray«r ,  esfroier ,  es- 
/roier  :  ElTrayer,  avoir  peur ,  faire 

Obci)D«  de  Dille  rieni  aonoMT**  t'»tfraia. 
Par  nuit  autrciiiot  rommc  par  jour  rrra. 

HomoK  du  Bou,/ol.  140. 

EsfBEDiB  :  Refroidir. 
EsrBOncBEB  :  Froncer  les  sour- 
cils ,  animer  une  querelle. 

AÏ  tic  diiïl  rinrpnt , 


S  8  G  5i3 

EiOMTBB  :  Épier ,  faire  le  gnet. 

EsoAouiia  ',  etgaoutiar  :  Se  ré- 
jouir ,  s'amuser  ;  gaudere. 

E*«i>  ,  eigard ,  tMgardemetit',te$~ 
gan,  esgart,  esgan,  eigiiard,  t*gtuirt, 
etguan,  eipard ,  etward,  ettvati: 
Conseil,avii,  regard, inspection, con- 
■idcration ,  «amen ,  égard ,  raison  , 
cause,  motif,  décision,  jugement, 
réflexion,  résolution;  en  basse  1^. 
eigardium  ;  en  anc.  ProT.  etgarda^ 
méit.  Qa'ett-ee  esgar?  Que  Tois-je  ! 

IiDut  li  otIi  da  toi  CDriow  encarta,  ct'da 

Stmau  Je  S.  Btnmd  ,  fil.  11^ 
JeJiiitetocmbuiamoiùt.wftajbnMaiimi 


Son  Blrn 


t  prcnl 


Anfiaïk  l«  vori  ta  haat  i'et/tvncAtf 
Por  «obardLr  Uaac  Ankuc. 
Fait,  de  lira  Haiiu  tl  de  dame  Aiâeiue. 

EscAoouB  :  Abreuvoir,  réservoir 
d'eau. 


EsoAaDBa,  esguarder,  eiwardar^. 
ttwarder,  e^ardetr,  eivarder  :  Be- 
garder,  voir,  penser,  considérer, 
avoirégard,  juger,  décider,  ordon- 
ner, adjuger,  conseiller,  étred'avu; 
en  anc.  Prov.  ctgardar.  Eigita-derun 
germent,  c'est  faire  ordonner  par  la 
juge  qu'une  personne  prêtera  ser- 


court  ut  VagarJe,  H  daci  mel-îles  i'eigart 

etgarder f  ce  loe  lemble  que  pour  cboke  tpie 
la  dafandoirait  dit*,  ne  demoura  qna  il  IM 
a'an  acrda  à  loi  de  MO  co^  cuatre  la  licD. 
JuUa  de  JérmeUm  ,  chap.  89. 

EsojtRDRB  ,  subst.  :  L'action  de  re- 
garder ,  àf  considérer. 

EsoaaDEUBE  :  Aspect,  regard. 

F.SGABI1S  :  Gens  préposés  pour 
examiner  les  ouvrages  et  les  mar- 
cliandises.  Chaque'  espèce  différente 
avoil  son  visiteur  particulier ,  et  il  y  - 
en  Bvoii  aussi  de  généraux. 

Es&ADÉ  :  Hors  de  lui-même. 

EkCABBLos  :  Ualafre ,  plaie  coa- 
sidérable. 


9i4 


E8G 


EfOA&TEE  :  Couper  les  Jarrets. 

EscAUDER  :  Mettre  du  gibier  dans 
un  bois  ,  dans  une  forêt. 

£fGAUDja  :  ^amuser,  se  pronie- 
ner,  se  rejouir  ;  gaudere.  S'esgaudir, 
c'est  chasser  dans  une  forêt  y  s*y  pro- 
mener. 

EscEhonE^^esgeionner  :  Gémir,  êm 
plaindre,  se  lamenter. 

^^CEVER  :  Tromper,  frauder ,  lé- 
ser; appauyrir,  diminuer,  priver. 

£sGERRBTÇR  :  Coupcr  les  jarrets. 

EscLAXTiER  :  Rosier }  T9^i^F  ^V' 
Tftge ,  ronce  à  petites  feuilles  portant 
des  roses  fort  odorantes ,  sflôn  Mo- 
net.  Ce  pourroit  être  aussi  VacantAus 
de  Virgile ,  plante  odoriférante.  Un 
moine  étant  devenu  lépreux,  fut 
guéri  par  le  lait  de  la  Vierge  ;  et  après 
ce  miracle,  il  dit  : 

Béb»!  dulent  ja  ei|  ipa  TÎe , 
"Se  Terrai  maîk  t!  b«-le  diofe. 
Fleur  à'esglantier/w  fleur  èc  ro»e, 
n'est  pas  si  bêle,  ne  si  gente, 
31  TemeiUe,  ne  si  roi^vente, 
"Ke  ai  clere  com  es  ta  face. 

Gautier  de  Coùui,  Miracle^  de.  N,  Damé, 

EsGLiKDEB  :  Glbser,  couler,  fuir  ; 
s*échapper. 

EscLiSE,  esgUxe  :  Eclise ,  dbtrict , 
arrondissement  d'une  paroi^e  ;  eç- 
cUsia, 

EscLsssEE  :  Jeter  de  Teau  dans  la- 
quelle il  y  a  de  la  terre  glaise. 

EsGOELLEE ,  esgoelcr  :  ^Nettoyer  la 
Iboudic.  Voyez  Goule. 

EscRAFFKE,  exgriffcr  :  Ëgratigner; 
d'où  esgriffure  et  csçrifure ,  égrati- 
gnure. 

EscRAriôif  Ea ,  esgrifer  :  Écrire 
peu  lisiblement  ;  ëgratigner  ,.  déchi- 
rer ,  piquer  ;  de  grap/dum, 

EsonAT  :  Gratuilemeut  ;  de  gratis* 

EsGEETTE  :  Aigrette ,  oiseau. 

Escaijr  ,  esgrun  :  INom  général 
donné  à  tous  les  yégétaux ,  les  légu- 


■les  on  berbcs  potagères  qm  osCdr 

Tâcreté 

EsGECiSEE,  esgruner  :  Rédwre  ci 
poudre ,  égrainer  ,  ronger. 

EstoîDes ,  et  aolcfl ,  c|  Inae  » 
Priaca  en  terre  de  gcat  coBoae, 
If  ous  monstrent  par  signe  érideaC 
La  fin  da 


Fai^,  pf  tefîf  qui  UMft  fM^rumf 
Sont  d*orient  en  occident. 

Testamemt  de  Jelum  de  MÊemmg, 

£>GVÉ»E ,  i^guaier  :  Tremper  da 
linge  en  gran4e  ean  poi|r  le  fincfr  ; 
Taiguaier  \  d^qnua. 

EsGUET  :  Guet ,  emlfasGpde, 

EsGciLHADE,  esçuUlée.  •*  AjguIOoo, 
dont  on  pique  les  oœiifs. 

EsGuiLLER  :  ^nfilç;r  une  aigpiQe, 
prendre  un  chemin  détourné ,  f'fit- 
fuir  ac|roitement,  sans  qii'on  ^'eosp- 
perçoive  ;  étui  à  aiguilles  ;  ^qcuU^K|^ 

Lors  a  pris  une  esgnOl^  d*arg«i|| 
D*nn  ef^ii/i/er  nii|;not  et  gent. 
Et  Guidant  f^esgudle  evfiXLtr 
Hors  de  k  TiHé  eos  ulent  d*aler. 

MomoH  de  ia  Aom. 

EsHEHDiE  :  Anîn^er  ^  exciter ,  t/t- 
courager  ,  aider  ;  d*où  eshenditst' 
mentj  aide ,  encouragement. 

EsHEUEs  :  Cri  pour  demander  di 
secours  dans  les  querelles  p^bliqucst 

ËsiL ,  esjouil  :  Vinaigre;  axaUs, 

EsisTANT  :  Évitant,  édiappant. 

EsisTER  A.  17H  COUP  :  L'éditer ,  le 
parer. 

EsjAUBER  :  Enjamber. 

EsjARETEE  ,  esjarrtr ,  exfarreîtr: 
Couper  les  jarrets  ,  estropier  da 
jarret. 

EsJoïR  ,  esJQuir  y  esfoyer  j  Se  ré- 
jouir, réjouir,  amuser;  de  gaudere. 

EsjQÎmty  cant  li  cners  est  si  joitnt,  que 
li  cors  meisuies  en  fet  plus  bel  semblant  ;  cf- 
léeci^rs  est ,  cant  en  se  contient  plua  tcap«éc> 
ment  de  «a  joie. 

Comm,  fur  ie  Soutier,  Ps,  ^fil.  Cl  r 
F\  venet  3. 


ËSt. 

L*  Pat  M  ]■)!•  a/eitVa  mot ,  fil  qèe  ta- 

gendre  It  tK*  «yoînt  CB  loi.  Qnc  ton  p«n  at 

U  mcn  ei/auvnr  yccluT  qac  loi  cugrAdri. 

ïiulut  giudlo  Pater j'iuti  ■•  quiiopienum 
gcnmt,  ùrtaUtUr  Ot  io.  Cbtifeat  jUier  tuu, 
M  nuTer  Au ,  ei  rxhltBl  ^nr  ^A*it  M. 

EsKtnbKLka  :  pBblîcrj  diialf^cr, 
répandre  dès  rdailvais  bruit»  sur  le 
cOiftpte  àé  )]uèl{]u'uii ,  le  diOsmcr. 

ElKiNt  :  Abattu ,  triitc  j  affligé. 

bxKBisMfsnm  :  Celui  qui  dicte  on 
suggère  à  an  autre  ce  cpi'il  doit  àité. 

EsKiBX,  ^sUrr  ;  Etilé,  banni. 

EsLtPKSON  :  Ëqiiipage,fourtiiturt. 

Elt«i ,  etiais,  etlan,  esiaf  :  Bdnd, 
élanoement  ,  galop  ,  rapidité  ,  vol 
prompt,  élan,  saut,  secousse, courit!, 
t:ht*r;  ersuitatio.  Ce  mot  a  auiaî  été 
employé  pour  aiaance ,  lonlagemeAt. 

DoD«  mm,  diil  Dottrc  SSrc, 

U  ■«  vont  Tuïil  mte  dMcKre, 

Oac  il  TO  *ol«it£  ne  bcc) 

JLce/t»i«tUb«c»l>r.ee, 

I^i  irx,  U  buochc,*!  U  iiuiif4l«  ()(n<) 

Qnr  elle  ('Dil  el  leildrc  et  beUe, 

QinrnaùltToiuiiinefinautmid^niiH, 


£81.  SiB 

ËtLillit»l( ,  ètlainttre  ;  Mtelittife  dit 
gaem  propre  a  lancH-  dks  ptéttU. 

£sL*istRB  ,  ettaistier,  eilecer,es- 
téeeer,  etléteher,  etléecfùer,  etléeeûir, 
fiUcr,iMesclKr,  ttléesàer,  eaUttser, 
etUiiier,  esUeicier  :  Sauter  ,  uiUir , 
laocer,  élancer,  s'élever,  s'ébattre,  le 
rqouirj  exsubare ,  exultan. 

Abés ,  repou^maj ,  que  fû-ta  ,      / 
Qui  jidii  ronpii  le  fetlu 

ir  pien  Uhmj 


fabUau  Je  la  Coiiri  du  ParaJÙ. 
•L*i  MDItdu  Purgitoire. 
Et  lion  lai  KinbU  que  put  boute  Inj  )e- 
roit  de  tombatlfe  i  clienl ,  li  imWVA  tout  de 

C»iii  rliaii  jiiE  iln  deWTie*,  •■  l'eprodi»  de 
eljitir.         Roman  de  Gérard  de  Nertrt. 

Son  BirOD  pat  t!  donigler, 

Xini  li  cort  rih  ■  pbm  et/dû, 
ndimei  ile'rrnd'n  le  jcut  kli , 
Quar  lire  Hiiui  u  lime  itaint 
Si  gnnt  fop  ipit  treiloul  li  Uinl 
Lr  cuir,  lor  le  Mircil  en  per., 
f«i.  Je  lire  Uaias  et  Je  dame  Anieate, 
Oarrr  piu«  de  gnat  eslaù , 
Afrti  iroOTerr»  ati  pahii.     ^^ 


Au  inande ,  qif;  bobt  pien  U 
Quant  de  viiioa  dm  ■•  tu  ti 


Jftrtr  JeFrtmtt,  PurgaleSt 


Td  me  moniini  soift  gnot  T^rta, 
A  griDt  cssri  t[tri>  Oien  t'eitaàiai 
Qiunl  i  l'ordre  Ion  eortplutui, 
A  cel  jonr  Slllm  mont  quiiu. 
Sou  toi  l'iToica  abélu. 
Tu  T.™qu;.  qnint  la  ■'■bii.i.t.    .        , 
Miiii  l'honnour,  dont  lai  rtuuchur 
T'*  en  ta  Tieutf  rèinbatâ. 

Konutn  A  {Xiariti,  itrtphe  io(. 

EsLAisHB  ,  eiUùssier  :  LAcher, 
édiapper;  éteniire,  prolonger. 

EsLjiMiBa  :  Rompre  im*:  leue. 

EsLaioE  :  Levier,  gros  bàtoa. 

Eslàboeubmkrt:  Délai ,  retar£ 

ÉsLiBCi  :  Donné,  accordé,  gobp- 
cédé ,  répandu. 

EsLABCiB  :  Donner,  accorder,  ré- 
pandre des  grâces ,  prodiguer;  elar^ 

«">'■  . 

EsLisxMBiTT  :  Elargissement. 

EsLavissB,  eslavej:  Lavasse,  croc 
subite  d'eau  ;  pliiie  d'orage;  aÛit'vio. 

EiLivBB ,  etiauér  ;  Défrir^ber ,  ar- 
racher ,  essarter. 

EïLE  :  Aïeule ,  et  aile  d'aiieaa  ou 
de  bitimefit  ;  ala.  £fU  «toi»  .-  Le 
Toiri ,  lé»  void. 

Fit  qmoy  pnili  ittoiA*' 

Le  brait  de  tneiki, 
Ponr  le  drah  defTeadr* 
D'une  fleur,  et  pf«Bdr* 
Vengeancei  crarUra. 

leMiJhtmr  drlàKvict. 
Elbcbb,  eslecAer,  esUe/utr,  eslée- 
cer,  csiéerytHéeteim-i  Se  réjouir,  être 


5i6  £  S  L 

bien-aise ,  s*élever ,  s*élancer,  saillir, 
lancer;  exsultare,  Voyes  Eslaisser. 

Etléesciez  tous  arec  J«ra»alein,  et  faites 
joie  dedenz  lui ,  tuit  cil  ^i  l'ames. 

GuiUaume  de  iyr,/ol.  87 ,  if». 

EsLECTUAE  ,  esleie ,  esUte  :  Choix  » 
élection  ;  electio.  Mettre  à  esUte  : 
Donner  le  choix. 

()  ^amme  moult  hardie  et  aeare. 
Qui  si  corne  contre  nature 
Demoara»  saoa  toi  deipartir , 
Oà  ceulx  qne  Dien  à  eslecture  , 
Et  créez  et  prins  à  ta  care 
l*i*OfereBt  à  paine  Tertir. 

Testament  de  Jehan  de  Mettng, 

EsLKVBa  :  Accoucher ,  délivrer  \ 
éUvare. 

EsLEvuEE  :  Relief. 

EsLiOKa  :  Glisser,  passer  légère- 
meut  y  presser,  exprimer  un  fruit 
pour  en  tirer  le  jus  ;  le  suc  qu'il  con- 
tient; elidere, 

EsLiciEa  :  Chobir,  élire,  prendre  ; 
eUgcre. 

ËSLiirooERE  :  Attache ,  courroie  » 
lien ,  longe. 

EsLiif GUE  :  Fronde ,  machine ,  flè- 
che ,  arbalète  ;  d'où  esUngour,  celui 
qui  s'en  sert. 

EsLiaE  :  Entendre,  concevoir. 

EsLis ,  eslit  :  Qui  mérite  d'être  dis- 
tingué ,  élu ,  choisi  ;  electiis. 

Le  destrier  de  clies  trois  lis 
Met  Diex  es  cuer»  de  tt»  eslis , 
A  cites  trois  Ils  pensent  adès, 
Quant  li  nions  Icrs  a  assalis, 
Puur  chou  estoit  labeurs  delis , 
As  sains  Martirs  et  as  Confès, 
Kt  as  bous  Krmitcs  proies. 

JUiserere  du  Reclus  de  Moiietu,  strophe  190. 

EsLiTER.   Foyei  Esligier. 

EsLocnKa,  eUochier  :  Ébranler, 
remuer,  arracher,  secouer,  déplacer, 
tirer  quelqu'un  du  lieu  où  il  est  né; 
eiocarc  y  exlocare, 

La  noise  sur  les  mons  coramicc. 
',Où  Biu  hoaa  ne  at  reoToisa , 


£$M 

Tome  la  geot  que  li  Roia  a 
Kt  qui  s*est  o  lui  arrée , 
Se  retient  d*autre  part  acmée  » 
£n  conroi ,  aul  ne  s*ea  esloek^m 

En  U  fin  6t  tant  Tons  en  di , 
Qn*nn  peu  de  giaine  j  capandi 
Quant  jVus  le  bouton  esêockié. 
Ce  fust  quant  dedans  l*cna  toochié , 
Pour  les  feuillettea  rererchcr. 

RomoH  dt  ta  Rose* 

EsLoiDEs  :  Éclair  ;  ^elucert. 

EsLoiGN ANGE  ,  esloigne  :  Retarde- 
ment ,  délai ,  éloignement ,  retraite , 
fuite  ;  elongatio. 

EsLoissiB  ,  eslossié  :  Caasë,  brisé , 
disloqué  ;  exlocaius, 

EsLoifGiEE  :  Éloigner,  écarter. 

EsLosEa  :  Acquérir  de  rhonnear; 
de  laus, 

EsLouEDEMEifT  :  ÉtourdbseflMnl 
causé  par  uu  coup  que  l'on  a  reça  ; 
d'où  eslourdé ,  eslourdi  ,  étonné , 
étourdi,  pesant. 

EsLouEUEE  ,  eslourdir  :  Rendre 
pesant. 

EsLOY  :  AloL 

EsLYEssEE  :  Se  réjouir;  de  ieetitia. 

Ad?int  que  ung  jour  aprèa  diaaer  le  Roy  et 
U  Roy  ne  pour  esljresser  et  faire  feate  k  cêolx 
et  celés  qui  à  sa  cour  cstotent  renaa ,  cob- 
mande  faire  dancer  et  eitbatre. 

Roman  de  Gérard  de  Ifertn. 

EsMAiEE,  esmaïr,  esmarer,  esmarir, 
esmayer:  Étonner,  surprendre,  trem- 
bler, inquiéter;  de  tnirari. 

Li  Dus  Godcfroîs  garda  et  Tit  reair  om 
grosse  bataille  moult  espesse,  où  3  aToitploi 
de  gent  que  en  nnle  des  autres ,  et  bien  M 
pensa  que  se  celé  estoit  déconfite  ,  que  let 
autres  s'en  esmaieroient  plna.  11  guenchi  cde 
part  o  toute  sa  bataille  et  ae  fcri  entr'aas 
uioult  vjgueareiuement. 

Guillaume  de  7>t,  fol  64,  *•. 

EsMAiLLERiE  :  Ouvragc  en  émail. 

EsMANCE  :  Opinion  ,  conjecture 
appuyée  sur  des  combinaisons  ;  œsti- 
matio.  Faire  esmance  ,  c*cst  Aire 


imoe  de  Touloir  quelque  chose ,  pré- 
senter, ajuster,  frapper  ;  œstimare<, 

EsMAHCHiÀ  :  Estropié ,  perclus. 

EsxAircHON  :  Manche,  manche- 
ron ,  partie  de  la  charrue  que  le  la*- 
boureur  tient  arec  la  main. 

EsxAHDB  :  Amende. 

EsMAEia  (s')  :  S*étonner,  être  sur- 
pris ,  appréhender. 

EsMARMiLBa  :  Anéantir,  détruire. 

EsM Aaai  ,  esmarriz  ,  esmemgut  : 
Étonné ,  fâehé  ,  tout  traublé ,  tout 
ému ,  affligé ,  accablé. 

EsMAT ,  esmajance,  esmayement: 
Tristesse,  étonnement  ,  appréhen- 
sion ,  trouble ,  embarras,  inquiétude» 
surprise ,  effroi.  Voyez  Eiroi. 

EsxATAKT  :  Étonné  y  surpris ,  ef- 
frayé. 

ÊsMATsa  :  Planter  le  mai  devant 
une  porte  ;  d*où  esmayement^  plan- 
tation d'un  mai. 

EsMATEE  lÉtonner,  s'ébahir,  sur»» 
prendre ,  émenreiller ,  fâcher ,  attris- 
ter, chagriner,  avoir  peur.  Voyez 

ESMAIBa. 

EsME  ,  esmance ,  esmée  :  Inten- 
tion ,  volonté ,  jugement ,  estima- 
tion, estime,  désir,  poids;  œstimado. 

S«  U  choM  qpl  «tt  prêté ,  est  esmée  ,  cîl 
doit  arolr  tôt  le  penl  qui  reçut  Vesme  de  U 
cbote.  livre  deJàsdce  et  de  Plet,/oL  1 70,  F*, 

Le  Roy  de  Iforgalct  qui  sToIt  esté  ebbata 
et  defonlé,  fnt  remouté  »  si  laîste  courre  à 
Tristan ,  et  le  cnîde  prendre  et  retenir,  car 
monlt  le  hayt  pour  ce  qn*il  Ta  abatn ,  mais  il 
a  failli  il  son  esme,  car  Trifttan  se  deffeat  tI- 
gourcnsemcnt.  Roman  du  Tristam. 

EsMER  ,  easmer,  esméer,  esmeir: 
Dresser  ,  présenter  ,  ajuster  ,  foire 
mine  de  vouloir  quelque  chose ,  pré* 
méditer ,  conjecturer,  viser,  estimer, 
juger,  croire,  évaluer,  mettre  un 
prix  k  quelque  chose  ;  œsttmare , 
txistimare.  Voyez  Aësher. 

Tin  et  forment ,  et  olle  et  blé, 
Bt»t«,  «ar  cl  frésce  et  lalée. 


E  S  IVr  .  5l7 

9\  grant  rîcoltff  et  assemMée,. 
De  par  tôt  par  terre  et  par  aier  « 
Qu  nn»  plna  grmt  ne  pot  estner». 

Roman,  de  Dolopaios, 

A  tout  périls  trop  folemeat 
Vint  à  Paour  et  aï  loi  esme 
Pour  la  ferir ,  mais  rien  nVntecme. 

Roman  de  la  Rote. 

Et  mie X  Talent  en  prîs ,  par  tes  Diex  de  la  mer. 
Que  tonte  ma  grant  terre  qui  la  Tondroit  esmer» 

Roman  de  Florence  de  Rome. 

EsxerA  ,  esmerez  :  Précieux  ,.  re- 
cherché y  émaillé  ;  richement  travail- 
lé ,  purifié. 

Lors  a  de  Tanmoniere  traicle , 
Une  petite  def  bien  faicte 
Qui  fut  de  fia  or  esmeré. 

Roman  de  la  Raset. 

Li  topaee  fut  secons  mis 
•Au  col  Aaron  et  asaia , 
Couleur  a  dW,  mais  mooh  demande 
Le  bel  tans ,  car  monlt  en  amende  , 
Plus  est  de  couleur  estneres 
U*or  et  d*azar  est  «olorex. 

Le  Lapidaire» 

EsMiBEE  :  Affiner,  rendre  pur, 
rendre  parfait,  estimable  et  précienXf 
purifier,  épurer.  Voyez  FjkMzti» 

£sMEavA.OT  (rime)  :  Étonne,  sur- 
prend, émerveille. 

EsMEUDEB ,  esmoidre  :  Éraoudre  «- 
aiguiser,  polir  ;  de  snola ,  molere,  ou  9 
suivant  Barbfeaan ,  de  movere,  parce 
qu'on  tourne  la  roue  pour  aiguiser* 

EsMEUT  :  Excrémens ,  en  général  f 
de  tous  les  animaux  ,  et  même  des 
hommes. 

EsMiBR  :  Briser ,  casser. 

Esmieubes:  Miettes,  petits  mor^ 
ceaux. 

EsxiGAux  :  Bracelets ,  joyaux ,  bi- 
joux ,  selon  Borel. 

EsxiNAOE  :  Droit  sur  les  grains. 

EsMioÈEE  :  Instrument  qui  réduit 
en  miettes ,  ou  en  petits  morceaux. 

EsMiu  ,  esmieSf  esmieux  ,  esmuizp 
exmuys  :  Muet  ^  qui  a  perdu  la  pa- 
role ;.iita(iai#» 


5iS  £  S  IMT 

EsMOATZUR  :  Fléau  à  battre  le  bled. 

£sMocHEa  :  Chasser  les  raoucbes  ; 
de  musca.  W  s'est  dit  aussi  pour  es^ 
crimer,  jouer  de  l'épée. 

EsMOKLER  :  Oter  la  moelle  ;  de 
medulia ,  selon  Monet. 

£sMoi  :  Peine ,  trouble ,  surprise  > 

chagrin ,  affliction. 

Moult  me  conforta  doaoemeD( 
Amis ,  <^ui  mon  avancement 
VouUist  tusti  bien  corne  moi  : 
De  lui  prin«  congié  tan»  esmoi. 

Roman  da  la  Rase, 

EsMoiER  (s*)  :  Etre  en  peine ,  eo. 
inquiétude. 

EsMOLDRE  /  esmouler  :  Éipoudre , 
aiguiser  ;  d*où  esmoieur,  esmouleur, 
coutelier,  taillandier. 

EsMOLUE  :  Aiguisée ,  repassée  sur 
la  meule  ;  de  mola. 

EsMONCHOirNEi^  9  csmouckonfir  : 
Chasser  les  mouches  ;  de  musca. 

ËSMORCHE  :  App&t,  amorce,  se- 
lon Monet. 

ËsMORCHBii.  :  Tendre,  des  pièges , 
4^s.  embûches,  amorcer,  s^lon  Monet* 

EsHOTAEUR  :  Q^on ,  fléai^. 

ËsMOTER  :  Casser  les  mol^^s  sur 
la  terre  labourée ,  selon  Silonet. 

EsMOToiJER  :  Instrument  pour  bri- 
leir  les  mottes  de  terre ,  berse. 

EsuoucHEHENT.  :  Aotiou  de  cha^ 
ser  les  mouches  ;  il  s'est  dit  aussi  d'un 
lieu  où  Ton  se  tient  caché. 
.    EsMOUGHER,  esmoucàier  :  Escri- 
mer, jouer  de  Tépée. 

EsMouGirouif  BR  :  Mutiler,estropier. 

EsMOUi'Ea  :  Aiguiser.,  émoudre. 

EsMOUTER  :  Lever  le  droit  de  mou- 
lure ;  de  molerCj. 

EsMouYEMENT  :  Commotiou ,  dis^ 
pute  9  querelle  anim^  ;  de  movcns, 

Quanque  il  poToit  trorer  de  chose*  an  gen- 
til lioume ,  qui  die  U  aroit  fet  en  te  terre,  o>} 
en  le  terre  de  cheli  qui  che  U  avoit  fet ,  et 
pour  che  que  che  eatoit  drbietement  esmouvt'. 
iaM4^ 4e  guerre  et-  de  mortex  haine. 

Çotmmtt  de  B^awwUt  chap.  ^^ 


BSN 

^IsHoimiu  :  HemuaiP^I».  l^nillott» 
querelleur,  séditieux  ;  mof^jut 

£s¥OVYOIK  LA  UAim  ;  Ld.  le^^ 
contre  quelqu'un  con^me  pour  le 
frapper  ;  mqvcre* 

ÈsMOT ,  esmoYS  :  ^lyifttioyi,  Pren-t 
dre  de  l'esmoy,  c'est  tltS^^v^  pt^a- 
rer ,  avoir  dij^  çljtagrifi,  ;  d^  mot§is. 
Voyez  EsMAT. 

ÊsMucETTEs  :  AfoucLetlesA 

EsAiuii^^  :  Elever,  prend^^ 

Jfl  vieng ,  di^t'il  t  de  celé  cité  où  r«a  fasoSt 
unes  noces,  si  «mu/  une  si  gnuiCim<*^^q|H\ 
•e  sont  prosqufs  toux  entretuer.. 

ries  des SS,  Pères,  Iw,'^,  fol. ^. 

EsMUTATioN  :  ]^meute  ,  alarme , 
dissention  ,  désuiiiqn  ;  de  mutadq. 

EsMiTTiLER  :  Mutiler,  estrcpiei^i 

EsMUYS  :  Muet ,  qui  a  peridii  U 
parole;  mulus. 

EsifATCjRER  :  Dénatni'er,  diaDger 
de  nature,  faire  sortir  du  ^atu^; 
de  natura, 

EsNE  ,  esneche  ,  esne/e,  esneque  : 
Vaisseau  de  charge  ;  outre ,  vase  k 
mettre  du  vin,  vaisseau  où  se  n^etl^ 
vendange  ;  dans  la  Picardie ,  la  V/ne 
et  une  partie  de  la  Champagne,  e'est 
la,  vendange  que  l'on  retire  de  la  cws^ 
pour  mettre  sur  le  pressoir. 

Vous  sarez  bien  qu*au  premier  cop 
T4e  coupe  Ten  pa»  bien  un  chesn^, 
Ne  on  n*a  pas  le  vin  de  Vvsne 
Tant  qu'il  soit  cstraint  et  preaa<«. 

Roman  de-  la  Rose, 
Jadis  ou  tanf  des  premiers  pères 


Ils  cueilloient  où  bois  les  glandea 
Par  raus ,  par  plains ,  et  par  montaîgBCi^ 
Pomes ,  poires ,  nois.et  ciiata^iiei^ 
HputQus ,  et  morrs ,  et  prunrUes , 
Framboises,  fr«>zes  rt  cenf lies  , 
Com  fruits  ,  racines  et  herbettts , 
Fèves ,  et  pois  et  teUes  chosettcs 
Kt  d<ts,e^p!S  de  blez  frpuoient. 
Et  des  roisins  aux  cb<imps  grapoieni 
Sans  mettre  en  pressuuer ,  n*en  esnet 
Le  miel  dencuuroit  des  chesnes 
Dont  ,a}>ondaiiKent  se  Tivoieat. 

Ri^fiuui  de  kkAse. 


ESF 

Eiiri  :'  Aine ,  premier  né  ;  aniè 

naias,  Voyea  Aiirsiri. 
EsKBÂOB  :  Ahiesse  ;  œnesda, 
EsHssQusa  :  Sorte  de  vaisseavlé- 

^r^  en  b«^.  bit.  ismchia,hHnaehia. 

S\±Èàèà  Breton^  ti  IfofmibiW, 
Çaut  <rOrlénoiv  «t  çaiù  dftl  Mittr, 
Al  Tent  k'il  ii*orent  pat  e«troît 
Fitt  ligler  à  U  mue  droit 
Galles  et  barges'  et  oès , 
En^étqrués  et  difoikbnï  fiéMt, 
Royés  et  basses  et  i^siers. 

Philippe  Mouskes ,  fil  566». 

'Esfy^^àiii. ,  éspàeler  :  Ctflt  tHaLV- 
quer  les  poids  et  ài'eiillres  sur  T^tUlbil 
déposé  k  la'  ville;  âepaÙi's, 

EsPAARE  :  Barre. 

EsfADOir,  éfspcfut:  Grande  et  Itfi^e 
épée  qni  avoit  une  loiigue  poignée  et 
qu*on  tenoit  à  deux  mains  ;  de  spada, 

EsPAicNiBRK  :  Sorte  de  table,  etp- 
pè^  de  coffre  monté  sur  quiître 
pieds ,  et  dans  lequel  on  pétrit  le 
pain  dans  les  campagnes'. 

EsPAicNos:  Espagnol;  ffispanus. 

EsPAiLiER,  espaiUer:  Tirer  le  grain 
de  la  paille,  battre  le  bled.  Vajez 

BsPAALBa. 

Lt  oés  se  pmeve  •  rescaîller', 
U  grains  se  ^TVLtfwëkVéspaiBir, 
Aassi  Toit  on  au  depoiller , 
Se  le  pia«s  est  entire  ou  saine. 

ÂiUererû  du  Becbu  de  MoUe/u,  strophe  loi. 

Esp AILLE  :  Broussailles. 

EsPAissE  (en  brief)  :  En  pjen  d» 
temps. 

EsPAi  :  Étalon  d^s  poids  et  me* 
êbre^  ;  palus  ;  d*où  espeUer,  étalbn* 
lier,  échantillonner. 

ÊsPALE  :  Épaule  ;  ^capulà^ 

Cil  vient  kî  toi  nos  péchiez  gîtterat  el  par- 
ffbut  de  la  meir ,  qui  sauvât  totes  nos  enfer- 
^fttatàz ,  et  ki  à  ses  propres  cspaks  nos  report 
terat  à  l'encommencement  de  nostre  ptapro 
digttetett.     Sermons  de  S,  Bernard,  JoL  a6. 

Fenit  qtùpjpe  çéêî  projieUa  in  profimdum 
maris  omniapeccata  nosùra,  qui  sastet  omnia 


«1* 


ESP 


mostroà  ,.qut  nos  propnu  ■roeri» 
ai  propriœ  digniuuis  reparut  ortgineMU 

EsPALiÀEs  :  Armure'  qui  eoùyre 
les  épkules ,  épaulière. 

EsPAÊLnEKT  :  Jaugeage  ;  de 
pains, 

EspAHE  :  Foiblesse ,  pâmoison. 

EspAH,  èspané:  Mesure  de  la  niaia 
étendue.  Fojrez  Empait. 

EsPAiTDiDE  :  Épanouie,  fleurie; 
aexpanstLt, 

Espar  DIE ,  espandre  ,■  espendre  : 
Attraper ,  surprendre  ,  disperser , 
pàrsfKtaeî**,  dis^ipèfr,  diAri&Ùiéf,  ré- 
luAâdré,  verser,  x^nVérsiér,  K*é^dh-- 
diei*,'  s^épanbUtr  éé  plaisir  ;  èjhpan^ 
dere;  en  and.  l^i'dV.  éipàûdir.  Espart- 
drt  le  scety  (f  est  att)àl[îHer  Te  ft<ea\i  à 
un  écrit,  le  sceller. 

Quant  Pareetaz  vit  U  nuit  Teni^  «t  U  o^ 
cnrtes  espattdm  piumi  le -mont  »  il  aè  ooucba» 

Boman  du  £  Graal, 

£sPAin£i|L  :  Ptmir,  receroir  le  châ- 
timent qu'on  mérite  ;  de  punfre, 

'&9£ïïln:  :  Tenir  éutte  ses;  deux 
mcBins. 

EspAiriK  :  Confaiencer  à  fleurir , 
épanouir }  esêpictrtderé. 

Bontoàs*  7  ot  petits  et  cloa , 
I>*autres  lurent  un  poi  plus  f^%  ,  ' 
Si  en  enst  diantre  moison 
Qui  tendojent  àlor  fajson. 
Et  qui  s*aprestoi«à.  d*«f/MiRÎir 
Et  à  perfeetioB  Tepir. 

Rommn  de  la  Bosè, 

^  I 

EsPAirbis  :  Espagnol;  ffispanus* 
EsPAH YE  :  Épanouie ,  fleurie. 
EspARAOE  :  Glissade. 
EsPÀRAbEa':  Répandre',  étendire , 
accorder. 

u  tris  douche  et  lar^e  aumosniçre  » 
Grans  besoins  est  que  ta  nuiin  large , 
As  poures'sa  bbttte  esparagi; 
Car  nostre  vie  est  près  àà  margV. 

Uiserire  dà  Reehùs  diè  MoUehs^  strophe  a6S, 
paflani delà  Vierge. 

4 


S^o  ESP 

EstARDRZ  :  Répandre,  disperser, 
selon  Monet. 

ËSPAEK  :  Javelot ,  flèche. 

£sPABCoiEE  j  expargouer  :  Asper- 
soir;  aspergillurn,  aspersorium. 

EsPARNABLETÉ  :  Épargne  y  éco- 
nomie. 

£sPARPEiLLE&  :  Éparpiller,  sépa- 
rer, désunir. 

Quant  li  nostre  poigaoîent  encontre  au», 
t^ i* esparpeilhient  itLutokt  et  faioient  arrière. 
Guillaume  de  Tyr,foL  197,  i?*. 

EspAREE  ,  espcarer  :  Oreille  de 
charrue  qui  sert  pour  tourner  la  terre 
que  le  soc  a  fendue  ;  barre  de  fer ,  et 
aorte  de  dard  ou  javelot. 

Espars  ,  espart  :  Éclairs. 

Car  li  espars  apert  ainçota 
Qu4>  dt:l  toDOÎre  oîe-on  la  Toît  ; 
Car  li  veoirs  est  pkis  5Utîa 
De  Tome  y  qae  nVst  li  oîrs. 

L'Image  du  Monde. 

EspARTEMEiVT  :  Mis  à  part ,  sépa- 
rément ;  sortie ,  départ. 
•  EsPARTiR  :  Éclairer,  éclater,  épar- 
piller, s*étendre,se  répandre,  s*eH 
àXLev  \  exspéidare.  Un  évéque  deCler- 
mont  fut  visité  par  la  Sainte  Vierge; 
il  vit  une  troupe  d*anges  à  la  suite 
d*une  croix  : 

Lort  Toit,  ce  li  semble  espeirùr^ 
Et  celé  clarté  ferir  laiena 
Que  la  première  fn  naîent  ; 
Celé  clarté  vint  del  cler  tîs 
La  mère  an  Roy  de  Paradis 
Qui  en  réglise  est  lues  entrée 
Corne  Roîue  coronée. 

Gautier  de  Coinsi,  Uv^.  i,  chap,  27. 

EspARTAGB  :  Office  d'un  pilote  de 
rivière. 

Eparx  :  Cosses  de  légumes. 

EspAsiER  r  Fontenier,  construc- 
teur d'aqueducs  ;  fourbisseur. 

EsPASSR  :  Travée. 

EsPAUD,  espaut:  Réserve  dans  une 
forêt ,  ce  qu'on  ne  peut  couper. 


ESP 

EspAiTDE  :  Châlit ,  bois  de  fit* 

EspAULE  :  Aide,  secours  ,  soutieii* 

EsPAULER  :  Soutenir,  seconrir. 

EspAULLE.  Fcyez  Espaliàre. 

EsPAULoisR  :  Remuer  lea  épaoletb 

EspAULURE  :  Fracture  ^e  l'épaolcb 

EsFAURiR  :  Épouvanter,  intimider. 

EsPABT  :  Réserve  d'une  forêt. 

EspAUTER  :  Épouvanter,  effni3rer. 

EsPAUTiER  :  Couper,  ouvrir,  éven- 
trer;  amputare, 

EsPAUvEiR  :  P^^re,  égarer. 

Es9JLyEy€spat'ée:  Aventure  j  dMtte 
trouvée.  Voyez  Epave. 

EspAVEifTEMsiTT  :  Frayeor,  penr, 
épouvante. 

Sodainement  apaiaentat  lea  toîs  des  cèan* 
tans  à  espaventemem  de  grand  cri ,  diUBi  t 
taisiez  Tos,  taisiez  tos. 

Dialogues  de  &  Grégoire,  fol.  x45 ,  ^. 

EspAVEiTTSR  :  Épouvanter  2  eroth- 
ptrCj,  expavescere. 

Cil  furent  moolt  espavcnté. 
Et  li  Dns  a  sor  Sains  juré 
Ke  antretel  loier  atendent , 
Se  le  ctstel  tost  ne  U  rendent. 

Roman  du  Rou ,  JoL  9^7. 

EspAviN  :  Éparvin  ,  maladie  en 
cheval ,  selon  D.  Carpentier. 

EsPAviTÉ  :  Aidiaine. 

EsPATE  :  Épée. 
'    EspcETiER  :  Briser,  dépecer. 

EsPEc  :  Petit  obeau  qui  mange  les 
abeilles. 

Espèce  :  Épice. 

Espèce  :  Épaisseur. 

EsPECER  :  Mettre  en  pièce». 

EspEciAiRE  :  Épicier,  droguiste, 
apothicaire  ;  de  species  ,  specierum^ 

EsPECiALEMEivT,  spcdoument:  Spé- 
cialement ,  particulièrement. 

L*en  appelé  généralement  tort*  ce  qui  B*eiC 
pas  fet  à  droit,  et  especialemenî  est  apdâ 
torfet ,  etc. 

Uvre  de  Jostice  et  de  Plet,/bL  i^S. 

EsPEci  AUX  :  Particuliers,  spéciaux  ; 
de  specialis. 


ESP 

^         EspxciA  :  Grossir,  épaissir,  con- 
denser; spissarCy  esrpissare, 

£spiKB  :  Épée  ,  arme  dëfensiye  ; 
spatha;  du  Chaldéen  sbatin,  suivant 
Bochard.  Voici  les  noms  de  celles  qui 
étoient  fameuses  chez  nos  ajfeux  : 
'  Calibume ,  Escalibor,  celle  du  roi 
Arthus;  Joieuse,  Joyeuse,  à  Charle- 
magne;  Badalcùre,  BeidelairCy  à  Char- 
les-ie-Chauye  ;  Durandal,  à  Roland  ; 
ClèreyClaire,  Haute  Clère,  à  Olivier; 
Courtin ,  à  Ogier  le  Danois  ;  Ftam- 
berge  ^  à  Renault  de  Montauban  ; 
AÊurgal,  Murgalle  i  à  Ganelon. 

£sp£Ea  :  Vendre  ou  faire  des  ëpëes; 
et  celui  qui  les  vend ,  fourbisseur. 

EspfiiGiroLLE  :  Épagneul. 

EspEiNONOL  :  Espagnol  ;  Hispanus, 

EspÎÊLH  :  Miroir  ;  spéculum. 

EsPELLER  ,  espeUir  :  Éclore ,  pa- 
Toltre  en  dehors  ;  expellere. 

EsPENnisE  :  Dépendance  ;  dVj:- 
pensum, 

EspEi^DouÈRE  :  Espèce  de  fourche. 

EspEifER',  espetOier  :  Blesser  avec 
une  flèche ,  heurter,  frapper. 

EspEifiR  :  Punir,  châtier,  souffrir 
la  peine  méritée,  faire  pénitence;  de. 
pœna  et  pœrdtentia. 

EspEifoiR  :  Expier  un  crime  en 
subissant  la  peine  qu'il  méritoit  ; 
explore. 

EspERSEMENT  .*  Épanchcmcnt  ; 
expanslo;  et  épars  çà  et  là. 

EsPENUER ,  espenuler  :  Ouvrier  , 
manœuvre ,  qui  gagne  peu  de  chose 
en  travaillant  beaucoup. 

j£sp:éoNTER  :  Épouvanter;  expa-' 
vtre  y  suivant  Borel.  Je  êrois  qu'il 
s'est  trompé ,  et  qu'il  devoit  lire 
espoenter.  Voyez  Espaventer. 

EsPERAiRE  :  Qui  espère,  qui  at- 
tend avec  patience;  de  sperare. 

EsPEHAMKif  :  Épreuve  ;  experlmen- 
Uim  ;  et  espérance;  de  sperans. 

EspxmoRE  ;  Étonneri  déconcerter* 


ESP  5ajt 

Espsanu  :  Étonné  ,  déconcerté  ; 
penUtus, 

Espère  :  Sphère. 

Espère  :  Espérance,  espoir;  de 
sperare*  Aller  à  l'espère  :  Aller  à 
l'affût. 

Espérer  :  Mot  que  Ducange ,  dans 
ses  Notes  sur  Joinville ,  a  interprété 
par,  craindre ,  appréhender. 

A  donc  fnsme»  tous  etbahis  pldt  que  deranf , 
et  espérions  estre  tous  eu  péril  de  mort. 

Ducange,  hist.  de  S,  Louis,  de  Joinville,  p,  24 . 

Dieux  sceit  es  quel  piteux  point  jVstoie  ! 
car  yesperoie  beaucoup  plus  la  mort ,  que  U 
▼ie  ,  car  j*avois  Tapoustame  en  U  gorge. 

Idem ,  pag.  64. 

EspERCNE  :  Économie ,  épargne. 
EspERCNER  :  Économiser,  épar- 
gner. 

JVnteos  s'il  renlt  faire  devoir 
De  seeller  i^acquit  à  Vespergne. 

Marot,  Epigramme  au  Roi  pour 
avoir  cent  écus, 

EsPBRiAGE  :  Office  de  lamaneur  ou 
pilote  de  rivière. 

EsPERiR  :  Reprendre  ses  esprits , 
revenir  à  soi,  respirer;  spirare. 

EsPERis,  esperity  esperite,  esperiz^ 
esplrity  espirs  :  Esprit,  science,  Ra- 
voir, espoir;  spiritus,  Esperiz  cor" 
porez  :  Les  âmes  dans  les  corps. 
Esperiz  non  corporez  :  Ames  sépa- 
rées des  corps. 

Bien  eurê  cil  en  cnî  esperit  n*a  tricherie  on 
hoisdie.  Comm.  sur  le  Sauiier,  Ps.  3x  « 

/ol.  66 ,  nfers.  a. 

Désire  plus  le  santé  de  Tame  ke  du  cors  , 
et  le  forclie  de  Vespirite  que  de  le  char. 

Miroir  du  Chrestien. 

Saint  Grtgoire  dist  autres! 
£n  ses  livres  k'avons  oï 
Des  non  corporez  esperit 
Qui  ne  poent  estre  ars  et  bmîs 
£1  siècle  dcl  fen  <»rporel. 

Marie  de  France,  Purgatoire  de  S.  Patrice, 

SibiHe  la  Rojme  Libîche, 
Ot  Yéspgrit  d«  prophcdt 


52a  ESP 

De  tootvft  ▼ertas  fu  «i  ricli^ , 
Eu  MOU  et  koonear  exaulcie. 

Jdiroir  des  Damn, 


ESF 

eneonroil  cette  peine  étmt 
noré. 


EspEBiTABLE ,  cxpeiitel,  esperiiejr, 
espiritablej  espirilel;  au  pluriel  e$^ 
peritaux ,  espiritaus  :  Céleste ,  spiri- 
tuel ;  spùituaUs  ;  en.  ancien  Ptot. 
tspèria  f  espcrkai. 

Cil  qui  aparceot  ont  le  drieit  de  Vesperitel 
▼itaille.        Sermons  de  S.  Bernard,  fot.  a3o. 

En  paradU  Vespiritabh 

Okit  grant  part  la  gent  charitable. 

FabL  du  Pei  au  Vitain, 

EspEBiTJLBLBTÉ  :  Spiritualité;  spi- 
ritualitas, 

EspEBiTEB  ,  esperir  :  Reprendre 
«es  esprits  ,  revenir  à  soi  ;  spirare  ; 
en  anc.  Proy.  espéritar,  éclairer. 

EsPEBiTEB ,  subst,  .'  Ame ,  esprit  ; 
spiritus, 

EsPBBiTBB,<i^c.  :  S]Mrituellement, 
avec  esprit;  spiritualiter, 

EsPEBiTEx,  espùitcx  :  Céleste,  spi- 
rituel; spiritus. 

Et  dîtt  :  Père  espiritex , 
Qui  diTiBÎatea  bôm  mortex  , 
2e  TOfia  aora ,  Sire ,  et  merci 
De  ce  que  rot  m^aTez  fait  cî , 
#    Le  dîabla  ea t ,  oel  quer  n4»ier  , 
Qoî  eraoîr  me  Tuloit  noier. 

Rbman  de  Percevai ,fol.  344,  ^* 

EsPEBiTUAULTÉ  :  Le  spirituel ,  la 
règle  d'uD  monastère. 

EsPEBOiT  :  Poignard ,  grand  cou-* 
teau. 

EspEROH  :  Sorte  de  monnoie  d*Al- 
lemagne;  et  bâton  à  l'usage  d*an# 
charrette. 

EsPEBOHZTE  :  Partie  de  la* charrue 
k  laquelle  en  attêle  les  chevaux. 

EsPEBOif  s  (coper  les)  :  L* action  de 
couper  les  éperons  au  talon  de  quel- 
qu'un, et  sur  un  fumier,  étoit  un 
affront  et  une  punition  infamante 
chez  nos    aicus.   Le  cheTalier  qui 


Si  Tooa  Inte»  Aawi  cOtftre  Vi 

▼alerie ,  qoe ïkm  me  ifwli^  j» 
cjperons  de  desuu  Toa  takns. 


Li  espenmâ  U  $ok 

Pré*  del  talon  ta  hmc  d' 


Se  macunt  Gentili  h«iM  catAÎI 
nefiut  paa  GenUabom  de  |Mragc  ,  UMt  k  Imi- 
il  de  par  sa  mère ,  si  ne  le  porroît-îl  ettrc  |ar 
droit  :  aiaa  le  porroit  prenAtT  K  BoiBv  o>  B 
Bera  en  qni  ciuutelerie  ce  aa«il,  et 
rons  trenckier  sus  un/emier,  et 
muebles  ii  celui  en  qui  cbastderie  ce 

Les  Euaàiissemens  de  Framce,  dby.  iil 

EsPEBBiGEB  :  RcTeilIeryBfteUiec» 
mouvement;  expei^ere. 

EspBBTEMENT  :  AdnÂtefltfiit. 

EspKBTiinE&E  :  Espèce  de  gibe- 
cière dans  laquelle  les-  bergers  Mrt- 
toient  leur  goûter;* de  'vesptmm,, 

EsPEBVEB  :  Épervier,  oiseau  i/è 
proie. 

E&pÈs  :  Épais  ;  spissus ,  spissa. 
Espesse  :  Épaisse. 

VeiaaiétiDOfra  etpèr  gc*ir 

Et  navres  moult  esfèt  morir. 

Roman  du  Bon  ,  foL  asfi. 

,    Corne  le  rerre  treapferena , 
Où  le»  rais  se  paMent  par  env. 
Qui  par  ded(>Ds ,  ne  par  derrière 
I<i*a  rien  espè*  qui  le  refierc  , 
lie  peoTcat  les  figure»  moatrcr  , 
Quant  rima  n*y  peuvent  ^nconiree 
Les  mis  des  yeux  qui  les  reiicanc  » 
Panpioi  la  forme  aux  icx  rericnDC, 
Hais  ptomb  ou  quelque  chose  espesm 
Qui  les  raâ  treiposset'  ■€  Iniane. 

ifejiurti  de  w'AbSK.' 

EsplscttE  :  Terre  ou  pré  depouiUé. 

EspEssEMEK T  :  Largement ,  gran- 
dement,  abondamment,  solidement; 
spissè. 

Et  chil  dedens  se  d'.ffendîrent  moult  at- 
prement ,  si  jcttoient  pierre»  et  traioi«nt  qnar- 
riaus  moult  espeisctmnt,  et  mooh  UeckoteuC 
Us  noatre*.  fiae-Uméomim, 


EspEVBSm  ,  esjpeurir  :  £ilink7«r  , 
ouTant«r;  eœpavere,  ovkdepavor, 
iTttnt  Butezftit. 

EspEUs  :  Épices ,  aubaines  ;  species, 
EsPBVSB  (nine)  :  Éponso. 
E^Fic  :  Épi ,  a«pic ,  lavande  ;  spica, 
EsNGEs  :  Oaconipvenoit  soiu  cette 
nomination  le  sncre,  lesdcagëe», 
i  confitures ,  et  toutes  les  épioepies;, 

sjiecics.  Le  défauX  de  irelations 
mmerciales^avec  le»  Indes,  rendoit 
\  épices  tellement  rares  ,  que  l'on 

présentoir  aux  rois ,  aux  princes 
aux  grands,  seigneuca  à  la  fia  des 
pas;  oin  en.donnoit  aiiii personnes 
»nt  on  Youloit  capter  la  bienveil- 
nce  et  la  protection,  comme  aux 
ges,  aux  commissairesr  rapporteurs 
ïs  procès,  aux  professeurs.  Ces  pré- 
ns,  faits  d'abord  par  honnêteté, 
^vinrent  obligatoires,  et  furent  oon- 
»stis  en  argent  ;  de  là  on  a  conservé 
\,  palais  le  terme  d'épices  pouc  la 
(Compense  due  à  celui  qui  a  suivi  > 
Li  s'est  intéressé  à  une  afifaire. 

Si  .eiut  mainte»  homtt. espicei  , 
Clpiu  de  girofle  et  redicft , 
Graine  de  Paradis  nourelle , 
Cerfeuil ,  aais ,  loui  caoeUa 
£t  maint  espùês  delitables. 

Boman  de  la  Rate* 

L'an  i4<)5  le  Roy  festina  les  Ambassadeurs , 
lenr  ii»t  sporter  pain  et  vins  de  tontes  sor- 
s,  liipocra»  ,  espices ,  confi|nrts  et  autres 
>uveletez  singalieres. 

Ld  Ver^r  dkanmfÊÊir. 

EsPiCTER  :  Officier  chez  le  roi  pour 
^s  dragées  et  les  autres  sucreries. 

EspiDE  :  Espérance  ;  de  spes. 

EspiDiMiE  :  Maladie  épidéroique  ; 
ffidemia  ;  et  espidiinié ,  celui  qui  est 
ttaqué  de  cette  maladie. 

EspiE  :  Espion ,  surveillant;  d'//i,r- 
ieere  y  aspicere, 

n  est  a  ut  rt*  ment ,  mais  tous  estes  Tenus  pour 
viMer  Ir» biens  de  ce^te  terre  ;  et  cils  distrrnt, 
iMgnor,  nous  «urne»  douitfjNtrcs«t  tos  s^rfvi 


ESP  5îi3 

«t  Imea  le»  fils  de  un  seul  liome  en  la  terro 
de  Chaoaan ,  li  plus  p<:tit  est  od  nostre  père  ^ 
«t  Ir  antre  n*est  pas  diwire.  Ceo  etit ,  fait  cil , 
ceo  que  jeo  parlai ,  vous  estes  espies. 

Bible,  Genèse  ,  chof,  4a,  vers.  il. 

Aliter  eu  :  inummmttm  teiwee  hujut'  eemsidi^ 
rare  venittiâ.  Au  iih  :  Duodecim  ,  infoituit^ 
servi  tmi,  freîres  samus ,  filii  nnri  attim  ift 
terra  Ckanaam:  miswnus  omsm  pâtre  nostro 
est,  alius  non  e$i  super,  Hoc  est,  ai»,  food 
heutus  sum  :  ezploratores  estis. 

Et  li  Rois  daJarioo  anipota  àRaab,  disannt  ; 
Mesnétc  hors  les  Biers  qui  YÎndreut  à  toi  et 
sooflt  entres  en  ta  maison ,  car  ila  sont  espies 
et  sont  Tenus  iK»r.  t^pier  totn  la  tcne. 

Bible,  Josué,  chap,  a ,  niers.  3. 

Misiif,ue  Bex  Jéricho  ad  Bahaè ,  dicests  .- 
Educ  viros  qui  veneruni  ad  te,  et  ingresn  " 
sunt  domum  tutun  :  exploratores  quippe  iunt, 
et  OMiitem  terram  constderare  venertuU, 

EspiK,  espiel,  espiet ,  espieu  :  Pi- 
que f.épëe,  pieu ,  hallebarde ,  javelot, 
bâton ,  piquet  que  Ton  fiche  en  terre 
et  qui  est  aiguisé  par  le  bout ,  et  en 
général  toute  chose  pointue;  de  spina, 

Derant  Us  autres  Gerbert  le  fil  Garin 
Le  destrier  broche ,  si  a  Vespiel  braudi , 
Flert  un  paien  sor  son  eacut  rôtis , 
Trench  e  le  cercle ,  le  cuir  en  desmiÉpi» 
Desous  la  boucle  li  fist  les  ais  partir. 
Et  le  haubert  desrout  et  dessarti , 
Le  bon  espieléï  cors  li  enbati , 
Mort  le  trébuche  eomi  le  pr^  florî; . 
Trols.en  a  mors  ains  que  Vespiél  j^er^^ 

Roman  de  Garin,  fol,  180,  F**. 

EspiEMVifT  :  Embuscade,  obser- 
vation. 

EspiKE  :  Guetter,  observer,  exa- 
miner ;  inspicere ,  aspicere, 

BspiSBr  :  Redevance  en  bled  qui  se 
payoit  en  Flandre  ;  de  spîca. 

EspiET  :  Ëpieu ,  sorte  d'armes. 

EspiEULE',  epiule  :  Épingle^ 

BspiBULEB  :  Épioglier. 

EspiGACHiEib  :  Parfumer,  rendre 
faorîJlant. 

EspiLLiER  :  Pelote,  peloton ,  épia*» 
glier;  spinulanum, 

EapiifCEAU,  espinchau ,  cspindau  c 
Boucle ,  agrafe  »  épinglcé 


£spi5CHEii  :  Serrer  avec  des  pînoes. 
£spiNETTE  :  Petite  épine;  spinula. 

Car  la  terre  qnî  nont  est  debonaira , 
Et  à  Tjrre  mère  bien  neceftsatre , 
Ne  nont  donroit  fors  qn*amer  à  maiogier , 
Et  ai  feroit  aoo  rert  en  noir  chantier , 
Sans  nnb  arbrea  d*odorans  fruis  chargier, 
Rt  d*orrteft,  chardons  ktespinettes 
Seroit  vestue  en  lieu  de  ses  iourettes. 

Complainte  sur  la  mort  de  la  Comtesse 
de  Charolloà. 

EsPiHETTB  (le  Roy  de)  :  Clief  d'une 
association  célèbre  à.Liille  en  Flandre. 

EsPiHCARDAÎRE ,  espringordaïrc  : 
Tireur  d'arc ,  arbalétrier  ;  et  faiseur 
d*arcs. 

EspiHGAEDE,  espringarde  :  Grande 
arbalète,  gros  mousquet  de  rempart 
assez  semblable  au  biscayen;  en  bas. 
la  t.  spingarda  ;  en  anc.  Prov.  espin-- 
galo  y  espringalo. 

EspiMCEE  ,  expingler  y  espinguer, 
espringaller^  espringuer:  Sauter,  dan- 
ser, s'agiter,  trépigner,  se  réjouir; 
en  bas.  lat.  espingarc  ;  en  Langued. 
espiàga» 

Qaant  anî  en  mon  labonr  aies» 
Tantost  epringuez  et  baies 
Et  démenez  tel  ribaudie  , 
^  Qne  ce  semble  une  diablerie  : 
Puis  prent  sa  muse  et  se  travailla 
Aux  înstmmens  de  Comouaille , 
Et  espringue  et  sautele  et  baie , 
Et  fiert  do  pié  parmi  la  sale. 
Pois  la  prent  par  la  main  et  dance. 

Roman  de  la  Rose. 

EspiHGLEEiE ,  espinguerie ,  esprift- 
giierie  :  Agitation  ,  saut ,  action  de 
danser. 

ËspivGLEUE  :  Épinglier. 

EspiHiLE  :  La  partie  antérieure  de 
la  jambe  ;  de  spinula, 

ËspiHOCHE  :  Kpinards ,  plante  po- 
tagère; spinacia, 

EspiNois  :  Lien  entouré,  enyi- 
ronné  ou  planté  de  haies  d'épines  ; 
de  xpina.  Voyez  £pinâl. 


ESP 

Cbtscime  ett  ea  dans  un  êsfmow 
Comme  ces  maisons  dn  Gattisois. 

FabL  de  la  Dame  qmi /Ui  trûk  maai 
emtour  le  Momstier» 

EspiHTA ,  espùa  :  Enfoncer. 

EspioTE,  espautre  :  Espèce  d'oife.. 

EsPiE  ,  espiris  ,  espUit ,  espin  : 
Esprit;  spirittts.  Il  a  été  pris  Mmà 
pour  espoir. 

En  peu  de  tans  fn  monlt  changics» 
C^T  ses  espirs  si  Te^iim, 
Que  dedens  sen  cner  «tira. 
Et  proposa  moult  Traiement 
Qu*i]  feroit  sans  delaiement 
Une  abéie  et  fonderoSt. 

GatUmr  de  Coùisi,  li».  i\  cké^  19. 

EspiEEE  rSouffler,  inspirer,  animer. 

Esperit  o&  il  rent  espùv 
Et  sa  Toix  oit ,  mais  ne  scaî  dire 
Dont  ce  rieut ,  ne  quVle  part  de  aSBo 
Dont  on  ne  doit  aidli  despiro. 
Car  sourent  fait  meilleur  de  pire. 

Testam,  de  Jehan  de  Meang^ 

EspiEiTABLE,  espiriuUy  espiritat, 
espinùeuhty  espirituelj  espintmemx^ 
Céleste ,  spirituel  ;  spirituaUs* 

Cestc  horreor ,  eeste  merreille , 
Qui  des  autres  est  non  pareille» 
Kt  qui  du  tout  est  Teritable  , 
Me  corne  si  fort  à  Toreille , 
Qu*il  me  semble  quant  je  m'etreSIe 
Que  j*oi  TArcliange  espirUable, 
La  Tenue  Dieu  excitable  , 
Et  la  Bnsine  espourantable 
Qui  les  mors  suscite  et  esTeille. 

Testament  de  Jehan  de  Metmg^ 

EspiEiTAL  :  Volonté ,  projet ,  des- 
sein. 

EspiaiTH  :  Spirituel  «  par  opposi« 
tion  à  temporel. 

EspiaiTUALiTE  :  Bien  d'église,  les 
offrandes   qu'on  donnoit  pour  les  \ 
sacremens. 

ËspisEs  :  Épousailles ,  ce  qui  rere- 
noit  de  droit  au  curé  pour  les  ma- 
riages célébrés  dans  sa  paroisse  ;  de 
sponsalis  ;  en  anc.  Prov.  esposaiusi%  ' 
Voyez  £spicE8« 


ÉSP 

£sm AL  :  Hôpital  ;  d^hospitaHs.^ 
'E^iski^^esplait^espleche,  espUcte^ 
fpleichef  espleU  :  Profit ,  avance- 
ment, exécution ,  usage ,  jouissance ,' 
revenu ,  produit  d*une  terre ,  d'une 
ferme ,  redevance  qu'un  seigneur 
s'est  réservée  sur  une  terre  dans  son 
domaine;  expledo;  en  bas.  lat.  esple- 
cha  ,  expleta  y  expletum  ;  en  ancien 
Prov*  esplëcta,  esplëito,  esplècha. 

Au  main  lever  n*ett  )>«•  fourent  li  esplais, 

jincien  Prot^rbe, 

EspLECHE  :  Terre  ou  pré  dépouillé. 

EspLEiT  :  Revenu ,  produit  d'une 
terre. 

'  EspLEiTER ,  espletier  :  Travailler, 
agir ,  exiger  ,  poursuivre  ,  tirer  le 
revenu  d'une  terre  ;  explere;  eu  anc. 
Prov.  esplëctar. 

Donc  le  purpense  k*il  fra  estraite 
A  la  curt  preudre  que  li  eut  trè»  toleite, 
Li  Vilaîu  dit ,  tut  pert  ki  tut  coveite 
Qal  loer  doue ,  ta  besoigiie  espleite, 

Koman  desÂomans,  strophe  x38. 

EspLoicT,  esploieiCy  esploisy  es- 
ptoity  esploizy  cxplecte  :  Profil,  avan- 
cement ,  utilité ,  avantage  j  expledo. 

Car  li  TÎftioiu  de  Dea  en  nba  est  pronlte  à 
Qoé,  ensi  ke  Deus  toit  totes  cliotet  entos,  c^est 
toz  deleiz ,  toz  esphiz ,  et  tote  honeateis. 
Sermons  de  S.  Bernard,  foL  40. 

Promissa  nobis  visio  mai'estatis  in  nobis , 
ut  Deus  sit  otnnia  in  omnibus  ,  omne  jucun^ 
dum,  oniiie  utile ,  omne  konestum, 

ËsPLoiTKR ,  esploitier  :  Agir,  opé- 
rer ,  marcher ,  travailler  ,  avancer^ 
profiter;  explere. 

Or  etwart  un  chascun  de  nos  enquel  greit 
il  eat ,  et  »i  pensons  de  Vesploitier  de  jor  en 
jor,  car  de  yertuit  eu  vertuit  vairat  om  le  Deu 
des  Deui  en  8ion. 

Serfnons  de  S,  Bernard, /oL  46. 

Pemenuts  nunc  singtdi  in  quo  rradu  quis* 
qwù  sii  positus  »  etstudeamus  proncere  fie  die 
in  diem ,  quoniam  de  'virtiUe  in  virUUcm 
'vidcbiuir  Deus  Deorum  in  S^* 


ESP  SftS 

TA90kvrkiLfespoenUui,espoiniaii: 
Épouvantai! ,  chose  qui  effraie. 

Li  Vilains  a  sa  hache  prise  , 

Qni  moult  bien  samble  espoentaU, 

De  sa  chambre  ist  à  tout  un  mail. 

FM.  de  Constant  DuhameL 

EspoÂif TAHS ,  espoenitms  :  Épou- 
yantable  ,  affreux ,  horrible. 

As  riches  est  espoantans  , 
Et  as  ponres  reconfortans 
Chis  esemple  que  j*al  chi  dit. 

Miserere  du  Reclus  de  Moliens,  strophe  5o. 

EspoAiTTER ,  espoenter  :  Épouvau* 
tef,  effrayer,  faire  peur  ;  expan^ere  , 
expavesccre* 

L*abbez  qui  fn  espoentez  , 
El  del  tourment  kî  tourmentes  , 
Conques  en  deux  jours ,  c*est  la  soaae , 
N^aroit  mengië  que  uue  pome. 

Cksutier  de  Coinsi,  liv,  i ,  chap.  a6. 

Se  tn  ris  bien  et  droitement ,  ne  plaie  »  n* 
mort  ne  te  espoantera. 

Miroir  du  Chrestien, 

.  EspoDx  :  Sorte  d'épicerie.  Vojex 

ESPICKS. 

Espoenter  :  Épouvanter,  effrayer, 
faire  peur. 

EspoiGNER ,  espogner,  espoindre  : 
Expliquer,  exposer,  narrer,  conter; 
exponere, 

EspoiKTAL  :  Épouvantail. 

Espoir,  espoire  :  Peut-être,  vrai- 
semblablement. Ce  mot  est  encore 
usité  dans  quelques  provinces. 

Si  est  meryeiUes  pourquoi  ce  f n  dit;  mèa 
espoir  li  ancien  n*en  soreot  mie  la  reritë. 

Guillaume  de  Trr,foL  aSa ,  K*. 

Espoir  ,  espoire  (j*)  :  J*espère ,  j'at- 
tends ;  spero. 

Je  t'en  pourroye  dire  assea  ;  moiz  la  cooi- 
tume  de  Cupido  est  de  déclarer  sa  puissance 
à  ses  subjecu ,  parquoy  i^ espoire  que  tu  pour- 
ras par  luj  ouyr  ce  que  tu  dcsire». 

Dance  aux  jiveugles, 

8e  je  pers  Tostre  bienveillance, 
Jamais  uVoral  ailleur»  fiance, 


SaC  £  S  P 

Kt  M  je  Taî  perdar  fttpmr 
Qa'a  peu  je  ■€  bVh  4*>»e»|»efr. 

Roman  de  la  R*»se. 

Espois  :  Attente,  espérance,  espoir, 
confiance  ;  spcs, 

Espois  :  Serré,  épais,  gros  ;  sjhssus, 

£sK>iss£  :  Épaisseur. 

Es  POISSE  A  :  Épaissir  ,  grossir  » 
condenser,  resserrer  ;  spUsare, 

Li  air»  espoisse  et  oscorcut , 
Car  la  funirre  le  noircist; 
Aprèft  1«  fum  sailli  la  lia  me. 

Roman  de  Dolopalos. 

EsPOissEi-E  :  Diamètre ,  grosseur, 
épaisseur. 

EspoiT ,  espotz.  Voyez  Espié. 

EspoLET  ,  espoleste  :  Fuseau  de 
tisserand. 

Espo5CE ,  esponcion  :  Abandon- 
nement,  deguerpissement,  quittance  ; 
ejrpositio. 

EspoiccEE  :  Quitter,  abandonner  ; 
ejrponere, 

EspoKDAKS ,  expondours  :  Témoins 
d'un  testament ,  ceux  qui  signent 
conjointement  ayec  le  testateur  ;  d'ejy- 
ponere. 

EspovoE  :  Chaussée ,  digue  ;  bois 
de  lit ,  bord  de  lit  ;  sponda.  Ce  mot 
n*a  jamais  si|;nîfîé  la  ruelfe,  comme 
le  dit  Boudot  dans  son  Dictionnaire , 
qui  traduit  ce  passage  d*Horace  : 
Spondd  in  extretnd  cuhare  ,  par  cou- 
cher du  côté  de  la  ruelle  ;  mais  c'ast 
coucher  à  rextrémité ,  sur  le  bord. 

Quant  Gérard  rît  k  pucele  ploarer,  et 

^Vlle  Tenoit  yers  lui,  il  «e  caida  fererda  Ct; 

nalft  «•lie  aa  pIa«toiit  qu'elle  penst  i*a»u«t  sur 

Vmtponde  du  lit ,  rn  ditaot  à  Gérard  que  Iron 

jour  lui  donasî  Diru. 

Roman  de  Gérard  de  Nevers, 

\j&r%  s*a««î»C  for  Vesponde  et  tint  le  chef  en- 

bfon, 
'ÏMr%  s*apentse  et  porpenise,  à  cni  dira  ion  boa; 
Quaut  tant  ot  porpenské,  »i  dreça  1«-  meatoo» 
FM.  de  Gautier  dAupais, 

Espo«rnAAi  :  Expliquerai,  propo- 
serai ,  découvrirai ,  exposerai. 


EspoHDftE  :  loterpréter,  «xpHfiief § 
proposer,  exposer;  diécoaTiv  le  «as 
d*une  chose  ,  traduire  d'one  IsHfM 
dans  une  antre  ;  ejpo9Êtrc. 

Se  aacims  est  eui  DI««  ait  efaSeif^ 
5a  parole  et  ton  neitîcr, 
Vic^n*  oir  qae  je  ^rai, 
Ja  d*Bn  M  al  aaot  m*\  atatirai. 
Maistre  Guace  ont  clers  aadbaaf , 
IVoft  espont  et  dît  en  roaianf  » 
Kn  qorl  tans ,  CMBeat,  cC  pÉT  tai 
Fu  romeucië  et  cstabli. 
Que  ia  fefttr  fu  célébrée  « 
Que  conçeoe  et  engendrée 
Fu  Madame  sainte  Maria, 
,     K'en  fu  onqoes  paroles  oiea* 
Qu*à  nul  tans  ainçois  feiâl-on 
Frste  de  sa  conception. 
Bat  dt  rEiMigtemeit  de  im/ktdtk 
CbnceptioH  deim  Vierge >  pmr  IFapr. 

EspoifEE  :  ExpKquer  les  artirirt 
contestés  d*nn  testament  ;  erpa/mt» 

EspoTfOE  :  libre,  franc,  dégagé. 

Espo!f  SE  :  Caution ,  répoiidaBt. 

Espohseme!vt:  Mariage, fiançailles. 

EspoirsER  ,  ejrponser  :  AJbandoo- 
ner ,  déguerpir ,  mettre  Lors  de  sa 
main;  crponere. 

EsPOKT  :  Exposé ,  publie  ,  expK' 
que;  ejrposittu. 

EspovT  :  Il  épouTanle. . 

Espoirrii  :  ÉpouTsnté ,  ^ffnjéf 
tremblant  de  crainte  ;  ejtpavidms, 

EspoUTEÈ:  Épouvanter^alrepeor, 
aToir  peur  ;  e.Tpavere  ,  ejyiiwejegfg. 


Qni  d*nn  mort  hoiae  roidroit  le  qaSr 
Mult  en  porreit  les  Tifs  esptmtar , 
Mes  ne  tavec  si  tde  beece  noiaer 
Qm  s'en  deignast  pur  boaoiqg  alvbler. 

Romum  du  Mnmâmt 

EsFOKTisssoE  ,  esponùssour  f  ef- 
poundssevr^  espoimtisxottr :  Crainte, 
efifroi ,  terreur,  frayeur,  épouvante. 

Et  cil  espoantes  et  fems  de  poor  estareat 
de  loin  y  et  dist  Moyse»,  ne  Toillei  douter, cir 
Dea  Tint  qne  il  vous  esprourast ,  et  qte  Its 
espountissoar  de  lui  fnsr  en  tous  et  ■«  pt- 
chesiex. 

Ri^e,  £jtodt,  eht^,  ao,  vtrr.  i8  et  soi. 


£tp$rttrrUi  nepa^ffire  çonemù,  êMfnmt 
froeul,  et  fiie'Ètojrses  :  Nolite  timere  :  ut  enim 
frobaret  'Voi  venit  tkus,  et  ut  teiror  iiliut 
eisei  in  Doàis,  et  non  peccaretis. 

£s9o»L|i  :  Droit  de  reUef. 
EtPOELEE  e  Recoonoiire  son  «ei- 
gneur;  acquitter  ie  droit  de  relief* 
EftPo^pN  >  e^ouron  :  Éperon. 
EspoaTELA  :  Bourse.  Vojea  Es- 

PEETINIEEE* 

£spoET|i|.«  :  S^ljjiire ,  honpraire s , 
prësens  que  les  cliensfaisoient  i  leurs 
juges,  et  quon  a  nommés  depuis 

épices. 

EspoToiLE  :  Le  Pape  ;  à^apostolus. 

EspouissiEE  :  Épouser,  se  marier; 
sponsare» 

EspoUHTEE  :  Épouvanter,  avoir 

peur;  earpavescere, 

^t  Pharaon  te  rcveilU  4e  «oa  repot  et  len» 
demain  ert  il  fait  espountée  de  grant  paour. 
Bible,  Genèse,  chap,  4x  ,  nters,  7. 

EngUiuis  Pharao  post  quietem,  'et  facto 
tnanè ,  p€tvore  perterritu». 

EspouEi  f  espouris:  Effrayé,  épon- 
"vanté ,  étonné  ,  surpris. 

EspouEiR  :  Étonner ,  épouvanter , 
effrayer  ,  faire  peur  ,  surprendre  ; 
eay?avere ,  e.rpavescere. 

Kt  (|iiaat  il  m^Moic  lo  pîe^  cl  cortU  «i  ^i^ 
soduinwkcut  ke  li  ««rpeaz  tei^dua  i^voît  la  voia 
clotf,  or  H  ^ij/i^iirâ  I  darriere  loi  ckaït,  et  sea 
pies  aerst  par  lo  clulcement  en  nne  atache 
de  la  aoH* 

Diai.  €k  S.  Grégoire,  /iv,  i ,  ehap,  3L 

Mieifm  in  hartufn pedem  déponent,  nndii 
enkità  ^lUa  tensuêscrpens  ciausistetviam,  et 
tremefactu»  post  semetipsum  concidit, 

Espovs  :  Éciabou&sure. 
EspousAicEs  :  Épousailles,  célé- 
bration du  mariage.  f7>/dz£spiSEa. 
EspoussRTE  :  Sac,  cbiffon. 
EspousAETÉ  :  Propre, bien  arrangé. 

An.  aoir  en  tonppant  ledîct  Dea  mamis  intvo- 
dnict  nng  ti«n  jeune  paige  de  Ville  gougia, 
npwvmi^  Ku<lemi>n ,  tant  testonné  •  tant  bien 
tir^,  tant  bien  espousseté. 

Rabelais,  Utf.  x,  cbap.  i5. 


Ë  8  P  S37 

£s»ovssETEE  :  EEpulter  la  pous- 
sière ;  au  figuré ,  décrasser  ,  rendre 
propre  ;  expulsare  ,  eapellere, 

EsPODSSETES  ,  espousettes  :  Yef- 
gette  pour  ôter  la  poussière. 

EspouTÂiTTEiiEHT,  espove/îtement  : 
Peur ,  crainte. 

EsPOT  :  Grande  épée. 

EspoTME  :  Volontaire  y  libre ,  de 
bon  gré. 

EspEARiE  :  Mettre  en  pré. 

EsPEAiiroEE  :  Exprimer,  tirer  le 
jus  de  quelque  chose ,  presser. 

EsPEAiVTE  :  Empreinte ,  ifciarque. 

EspEAULE  ':  Soliveau. 

EspEÂVEE  ,  esparrer  :  Dard  ,  jave- 
lot ,  lance. 

EsPEEirnEE  :  Surprendre,  saisir) 
embraser,  allumer,  séduire ,  enflam- 
mer ,  presser  ;  earpandere ,  expetere, 

Anonr  atrait ,  amonr  ettmnge, 
Amonr  fait  de  prives  estrange , 
Amonr  aprent,  amounemprent, 
Amonr  reprent ,  amour  espremL 

Âoinan  de  la  Mose* 

EspEESS^  :  Oppressé;  oppressas» 

EsPEEssiTÉ  (à)  :  Exprès,  a  dessein, 
clairement,  nettement;  ejpressè, 

EsPEEu  :  Escient,  connoiasance., 
selon  Monet. 

EspEiNOALE,  espringaiie ,  esprirt- 
gartle  :  Machine  de  guerre ,  sorte  de 
fronde  qui  servoit  à  jeter  des  pierres 
ou  carreaux ,  lorsqu*on  assiégeoitdea' 
villes.  Fojrez  Espisgaedb. 

Canon  »  ne  etprinf/àUe  ne  leur  Tvndnr  néant. 

yie  de  duGnetelÙL, 

Qnarrtaox  traient ,  au  cliqueter 
Et  font  Vespringalie  gccter  » 
Lî  garroi  «pii  de  la  iat 
Le  plus  Tignereux  efkbahîst. 

Guillaume  Gnimrt, 

EspEiHGikLEE  ,  esprtngaller  y  ts^ 
pringucr  :  Sauter,  danser  ;  en  Lan* 
gued.  espinga.  Voyez  EsiPin oee. 

EsPEiNCAEDiEE  .*  Soldat  armé  de 
VespnmgaU^,  de  la  fronde. 


528 


ESP 


EsFRiHGTEii ,  espringuer  :  Sauter , 
danser  en  trépignant  ;  d*où  esprin- 
gerie  ,  cette  espèce  de  danse. 

£s«»HiNiEa  :  Rejeton^  siou;  bran- 
die qu*on  prend  pour  enter. 

EspRis  :  Allumé  ,  embrasé  ;  ex- 
pressas. 

EspRisiER  :  Estimer ,  priser  ;  de 
pretium, 

EsPRissEKT  :  S^allumèrent  f  s*en- 
ilammcrent;  du  Terbe  esprendre. 

EspRiTÉ  :  Spirituel ,  qui  a  de  Tes- 
prit;  spin'tuaÛs.  Yoy.  Esperitablb. 

EsPROAR  ,  esprobar  :  Souffrir  , 
éprouver ,  charger  d'injures  ;  rx- 
probare, 

EspROUVE,  esprouvement ,  esprott' 
per  ,  susbt.  :  Expérience  ,  épreuve  , 
essai;  crprobatio. 

Sea  donkes  lo  jugement  de  la  foit  et  ne  mîes 
too  esprouvement ,  car  It  fois  est  Yraye,  et  U 
tsprouvement  fais. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol,  i3i. 

Ergo  judicium /idei  sequere,  et  non  expe- 
Timcntnm  tuum  :  qiêoniam  fides  quidem  ve- 
rax,  sed  experimentum  faUax. 

EsPROYAHCE ,  esprouvance  :  Preu- 
ve ,  épreuve ,  expérience. 

Tôt  en  orent  nierTellhe\l  Tolrent  et  par 
Vesprovance  dt-»  dou»  lenguages,  lesquels  ils 
savoient  lui  anzoi»  nient  savoir  creirent  de  toi 
ljsqu«iz  il  ne  porent  pas  proreir. 

Dialogues  de  S,  Grégoire ,  litf,  4 ,  ch.  a6. 

Mirati  sunt  omnes  qui  eutdiebani,  atque 
ex  duarum  iingttamm  experimento  quas  eum 
antea  nescisse  noverant,  credidertint  de  om- 
nihus  quasprobare  minime  valebant, 

EsPROVER  ,  esproveîr ,  esprovoir: 
Essayer,  éprouver  ;  exprobare, 

Kar  de  eus  aveient  comencemeot 
Les  Latins ,  e  les  Indiens , 
Les  Crins ,  e  les  Parniens  , 
De  ces  lar  science  e^puclierent , 
Lur  Princes  de' art  par  eus  trorerent 
>1  secrez  k*en  lur  escrit  mistrent , 
Dunt  bien  piert  ke  de  eus  le  pristrent , 
Kar  en  lur  escris  riens  n>st  troré, 
Ke  ne  seit  reison  esprové. 

Les  Enseignemens  d^Arisiote  à  ÂUsandrc* 


ESQ 

EspucHER ,  espuchier  :  Tirer  4e 
Teau  à  un  puits ,  puiser  ,  épuiser; 
de  puteiis. 


Lors  ert  an  Chepdaio  de  Madîan  aept 
lesquelles  TÎndrent  a  espâtekier  del  cwc.  et 
ses  pailles    emplis   covetoient   abcverer  les 

fottks  lonr  pitre. 

BMe,  Exode,  ekap, 9 ,  ven.  ift. 


Erane  aatem  Sacerdod  Miadiam 
fdiœ ,  qnœ  venenutt  ad  hauriendam 
et   impietis   canalibus  adaqmare  ct^ieàaat 
grèges  patris  soi, 

EAPVKn^espaier,  esputer,  espurtr: 
Soutenir,  appuyer;  poser ,  iftettre ; 
de  podium, 

EspURCE  ,  cspurgement  :  L*aelioa 
de  se  purger  d'une  accusation. 

EspuRGER  ,  espurgeir,  rspurgièr: 
Se  purger,  se  justifier  d*une  «ocosa- 
tton  ;  éraonder  un  arbre  ,  cribler  la 
bled  ,  nettoyer  ;  ejrpurgare» 

EsQiSAR  :  Rompre ,  décbirer;  du 
Grec  scftiso, 

EsQivAR  :  Fuir ,  éviter. 

EsQUAGUER  :  Écraser,  briser,  pî« 
1er,  broyer,  casser,  rompre  ;  de^oof- 
sarcu 

Le  flnn  est  toujours  trouble  «  dont  çaas  du 
paîs  qui  boire  en  Yuelent ,  rers  le  aoir  le  prai- 
nent  et  ef^uocAenr  quatre  amendes,  on  quatre 
fèves ,  et  lendemain  est  si  bonne  •  boire ,  qaa 
rien  n*î  faut.  Joim^ie ,  Mu.g/ôi-  ^ 

EsQUALiER  :  Égaler,  aplanir. 

EsQUARDE  ,  esqtterde  :  Ecbarde, 
petite  esquille  de  bois  qui ,  en  la  fen- 
dant ou  en  la  cassant ,  entre  dans  les 
doigts. 

EsQUARMuifCHER  :  EscrimeT ,  es- 
carmoucker. 

EsQUATiR  :  Aplatir,  briser, 
rompre. 

EsQUELLE  :  Sonnette,  petite  doclie. 

EsQUELLE  :  Échelle  ;  scala;  et  pe- 
tite cloche.  Voyez  Eschrlete. 

EsQUEMBAUx  :  Bottioe ,  sorte  de 
chaussure. 


ESQ 

)Et<tirmHiv,  pour  esquenn  : 
yin;  scabimu. 

EsQUEPPÂET  :  Instrument  de  fer 
|K>ar  remuer  la  terre ,  pioche. 

EsQVEiDE  :  Rondin ,  petite  bûche. 

EsQCERia  :  Faire  une  rechercha 
«zacte. 

EsQUEEMiB  :  Alchimie  ^  suivant 
Borel ,  qui  cite  le  llonuin  de  la  Rose, 
fiarbasan  n'a  jamais  trouvé  ce  mot 
^ans  aucun  des  exemplaires  de  ce 
Boman  ni  ailleurs. 

£sQUBEMiE  :  Escrimer,  chamailler» 
a*eDtrebattre. 

EsQUEEH  :  Moquerie,  blasphème | 
fliédisance. 

EsQUEEPE  ,  esquerre  :  Écharpe  ^ 
ceinture  de  péfaerin. 

EsQUEs  :  Achats ,  acquêts  (  d'iic- 

EsQUEUB  (s*)  :  S'esquive. 
EsQuxuax  :  Secouer  »  ébranler  \ 
<xcuitre. 

Car  U  senglcr  m  )reireiidiâ 
Com  fiere  et  orgueilleuse  bette  i 
Contre  Adonit  ttqaeut  sa  tcete , 
Set  deut  en  Talne  li  flati , 
Son  groing  eitort ,  mort  l*abatîk 

Honum  de  la  Base ,  pmrlant  de  Jb 
mortêtAdoms. 

EsQUETiH  :  Échevin  ;  scabùius. 

EsquiaviUe  :  Habit  d'esclave  ou 
de  paysan. 

EsttOiE  :  Fusil ,  escopette. 

EsQuistLE ,  esqui'ere ,  esquierre  i 
Corps  de  troupes  en  bataille»  esca- 
dron.  Voyez  ÉscHiELE. 

EsQuiER  :  Écuyer;  scutarius^  escor 
rius.  Voyez  Escuxee. 

EsQUiEEEE  :  Équerre;  instrument  à 
mesurer  et  construire  un  angle  droit. 

EsQuiEU ,  esquippe  :  Esquif,  cha- 
loupe, petit  vaisseau. 

EsQuicNEE  :  Éclater  de  rire  ;  ex- 
jkriinere» 

Esquille*  Voyez  Esghxllx* 


£  S  R  Sâ$ 

EtQUiLLXiUTTX  AigtûUette  ; 

œulea^ 

'EsQUiPAaT  :  Binette,  pioche,  bêche. 

EsQUippEE  :  Éclabousser,  glisser  ; 
et  rejaillir,  sauter. 

BsQukEEL,  esquirex,  esqiuroi,  es^ 
quiruel  :  Écureuil ,  petit  animal  fort 
agile  qui  habite  les  forêts  ;  sciurus. 

EsQUiEELLE:Fourrured*écurettils. 

EsQuiEEE  :  Squirre ,  tumeur  q]GÛ 
vient  au  foie  ;  squirrus, 

ÈsQuiTTEi  :  Qiiitté ,  cédé,  rendu, 
acquitté. 

Esquoceexsse:  Femme  débauchée. 

EsQUot  :  Écot ,  ce  qu'on  paye 
pour  sa  part  d'un  repas  ou  d'une  fête 
faits  à  frais  communs. 

ËsQUoux  :  Se  disoit  d^un  arbre 
dont  on  avoit  fait  tomber  lei  fruits 
en  le  secouant. 

ËsEACEE  ,  esracher,  esrachier,  e/« 
ra^r,  esragier,  esrajier  :  Arracher  , 
déraciner  ,  emporter  ;  eruncare  , 
eruere.  Une  femme  ayant  eu  un  en- 
fant de  son  fils ,  va  au  Pape  deman- 
der conseil  : 

ConaiUez  mol  »  je  me  conseil 
A  TOUS  qnt  estes  mes  hons  pastres. 
Vos  oignemens  et  tos  empûstrea 
Doit  le  mOQt  tout  Skoagier, 
Adonc  comeuce  a  eeragier 
Sa  blonde  criue  et  detraire. 

Gautier  de  CàifÊti,  Uv.  i ,  ckap,  ^ 

Un  usurier  étoit  dangereusement 
malade ,  sa  conduire  passée  lui  rêva* 
noit  ;  il  voyoit  déjà  les  Diables  prêta 
à  s'emparer  de  son  am6. 

Cbiez  rnserier  qui  s*estendolt. 
Et  dejetoit  Jambes  et  bras; 
Ostex  ,  ostes ,  fet-îl  ces  efaax, 
Jà  m*aront  les  iex  eeragieM  , 
£nsi  crie  com  un  enragies. 

Gautier  de  Comti,  iw^  i ,  ekap.  lo. 

EsEAFiLADX  :.  Estafilade  «  longue 
plaie ,  longue  cicatrice. 

EsEAUMEM  T  ,  csranment ,  est^u» 
fiêeni  :  Vite  >  promptement ,  tout  de 

Ll 


536  E  S  S 

fuite»  k  rinsUnt,  sans  tarder,  ao&si- 
t^t  y  snr-le-Gbamp. 

Ta  toi  bien  tost  appareillier, 
8i  me  fai  Teoit  le  PreToi»t  ; 
Dî  li  que  il  m'aport  tantobt 
Ce  que  il  in*ot  en  convenant , 
lËt  celé  i  ala  esraumene, 
Qn'cle  en  fait  voler  les  esdai. 

FaàL  de  Constant  Duhamel. 

EsàiiiENT  :  Conduite ,  manière  de 
▼ivre ,  d'agir,  yo^es  Erue. 

EsEER  :  Voyager  ;  d'où  èfrièr , 
Toyagenr. 

ÈsaiLEE  :  Cracfier  avec  effort. 
'    Eskoc  :  Sbrtë  de  bois  du  Poitou. 

KsaotTi  :  Détoùté,  sorti  de  la 
"^oie  ,  dû  chemin  ;  rotupii ,  brisé  ;  de 
ruptus  ;  et  négligé ,  suivant  Bofel. 

Eftsi ,  es-sa  :  Il  est  ici  ;  aàett. 

£sslBOtiia  ,  essaboïr  :  Réjouir  , 
auivant  Borel;  mais  il  signifie,  éblouir, 
tksciner. 

Aatret  menreiUes  vos  dirai , 

Qae  de  cestui.tolail  U  rti 

Il  e  troblent  pas ,  ne  ne  reMrdenC 

Les  iex  de. cens  qui  les  regardent , 

Ne  ne  lès  fout  essaboïr. 

Mes  renforcier  et  resju'ir. 

*  Boman  de  la  Rose,  n>en  2x097. 

EssADE  ,  eùaade  :  Bêche  ,  pioche , 
houe;  asda. 

Essaie  :  Paillé  ,  fourraj^è. 

Essaie R  :  Tenter,  assiéger  ;  et  exa- 
miner la  capacité  de  quelqu'un. 

Bhis  en  essaiant  les  guardet  à  son  énvis  al 
règne.  Morales  de  <SL  Mgoire  ,/6l.  5b .  V**. 

EssÀicHEE  :  Ensanglanter,  cou- 
Trir  de  sang;  exsanguinare, 

EssAtGOUÈRE  :  Fossé ,  rigole ,  tran- 
chée pour  faire  couler  Teauj  et  sang- 
sue ;  sangrUsuga, 

Essai  LL1E ,  essitltre  y  essoiHr  :  As- 
sainir, atteindre ,  attaquer,  snrpreu- 
•  dre  ,  inquiéter  ;  assiUre  ;  en  bas.  lat. 
assailiare. 

EssAixEE  :  Former,  jeter  un  essaim 
d'abeilles  \  de  ^cldsma  ou  à^exùnere* 


Es^AiEGETTB,  eschoirgette  :  Glet, 
patrouille. 

EssAisovvEE  :  Changer  l'orditde 
la  culture  des  terres. 

EssALE,  essaUe  :  Latte,  bande, 
bardeau  ;  axis ,  ojctculus, 

EssALET  :  Vent  du  sud-est. 

EssAMBLia  :  Défricher,  mettre  bue 
terré  en  valeur. 

EssAMPLE  :  Exemple  ;  ejcempbaiL 

EssAKEE  :  Perdre  aoa  aang;  soj^ 
gui/iare,  exsamare, 

EssAHBE  :  Guérir,  revenir  en  san- 
té ;  sanescere, 

EssAECiÈ  :  Agréts ,  toat  ce  qui  est 
nécessaire  à  l'équipement  d'un  iait- 
seau. 

EssAacER  :  Donner,  coticédcr. 

EssAES.  Voyez  Sauee. 

EssART  :  Destruction ,  ruine. 

Toz  jors  est-il  on  seul  fénla , 
Et  vit ,  ahiçois  qu'il  soit  fî£iJat 
Par  cinc  cens  ans  :  au  derreaicr 
Se  fet  un  feu  grant  et  plenier 
D*espicaa,  et  si  boute  et  »*aàt, 
Ainsinc  fet  de  son  cors  eumrt, 
*  Roman  de  la  Rme,  'vers  tÔÎsSw 

EssAET  :  Menu  bois ,  champ  in- 
culte, rempli  de  broussailles  ;  et  seloE 
D.  Carpentier,  terre  défrichée;  en 
bas.  lat.  essartam» 

Essartée  :  béraciner  des  arbies, 
arracher  les  ïiroussailles ,  les  mau- 
vaises herbes,  dévaster  un  champ, 
un  bois ,  émondei:  les  arbres ,  défri- 
eher;  de  s'arrire  ;  en  bas.  lat.  essor- 
tare,  exârtare ;  en  Lang.  eissaharta. 

Mais  ne  poorquâût  conveiiancea  et  oèCga- 
tions  pnéent  bien  corrompre  cbueste  coostnaM, 
si  com  quant  aucun  praot  bos  à  essarter,  mi 
vignes  à  planter  à  chertaine  redevance ,  et  m 
oblige  |>ar  plege  ou  par  foy ,  on  à  cens  dlii- 
rctage  a  paier  Ivs  rentes  doa  lieu  que  il  a  pris 
par  telle  condliloa  que  il  ne  le  puet  Icskîcr. 
Coutume  de  Beauvoisis,  chap.  94. 

EssATs  :  Terres  uouveUcmcat  dé^ 
fricliées. 


ËSS 

Ksi  AU  :  ÉTÎer,  égout,  rigole  par 
où  les  eaux  sales  s'écoulent. 

BiSéàVcnu^nT^essauchement  :  Élé- 
iration  ,  exaltation  ,  exhaussement  ; 
ejcaiiatio  ,  exsuUatio» 

Dîex  lor  monstra  quel  «ertnMtnie»t  il  fitt 
à  rRmpire  de  CoosUntinobU ,  et  ti  (rant 
^aaucÂement  il  Eglise  de  Roume. 

FUie-^ardouin ,  Bùs.,/6l.  34. 

D*iutrai  bien  et  d*autrtti  essauckement  fat 
soies  ontpies  dolans. 

Le  Miroir  da  Ckresàen, 

EssAUCsm^  essaaceir  f  essauder, 
^$S€uUcer  :  Élever,  parler,  invoquer, 
prier ,  exaucer ,  enfler  ;  rxakare  ^ 
ejcsukare, 

l^iilsqae  je  mi  de  ramoreute  loy. 
Bleu  doi  amours  en  chantant  essaucier, 

Essàtvcii  ,  essaulcié  :  Accompli , 
exaucé. 

EasAVGNs,  essaule,  essaune  :  Bar- 
deau ,  latte ,  planche  propre  à  cou- 
vrir les  maisons. 

EssAUPLE.  Fojrez  £ss ats. 

EssAT  :  Quai ,  port ,  endroit  pour 
charger  et  décharger  les  marchan- 
'dises. 

EssATAu  :  Écouîement  des  eaux , 
-rigole  ^  évier,  égout. 

EssAYsaiE  :  Atelier  où ,  datis  lek 
Hôtels  des  Monnoies,  on  fait  les  essais. 

£ssK  :  Écluse ,  bonde. 

EssË,  essèr  :  Exister,  être,  avoir 
existence  ;  earistere. 

Esse  AU  :  Petite  hache  recourbée  ; 

'    EssEAVEE  :  Essuyer ,  dessédher  ; 

EssKAULiiB  :  Latte  ,  bande,  ëoha- 
las;  axts ,  aariculus. 

KsslbAViia  :  Vider,  emporter,  en- 
lever. 

EssccTioTf  :  Choix ,  nomination  , 
éhciiou;  eleciio. 


E  S  S  '53li 

ftomala  tinoient  loor  Boaafo , 
Et  Breton  lour  Bn^on  proçaia , 
IftsI  ot  i)our  Vetsectiong 
Entre  le*  frère»  grant  tençon. 

Âo/HOM  du  Brut, 

EssEUABEEt  :  Gladiateur  qui  eom- 
battoit  sur  des  chars;  à'essedâuius* 

EtsEOE,  essedi  :  Chariot  de  guerre 
des  anciens  Gaulois  ;  etseda* 

EssftooM  :  Char  ;  essedum. 

EêsésGtfta  ,  esséeceoir  :  Asseoir  ; 
sedere ;  et  sauter,  élever,  élancer, 
saillir,  lancer,  réjouir  ;  exsukare. 

JBuéeciez  yos  ,  li  juste ,  et  esjoissies ,  no 
mie  eii  or ,  u^  en  argent ,  ne  en  rer ,  ne  ea 
gris ,  qni  li  larron  pnent  embler  ei  li  fea  toBr, 
Mea  on  oeignenf . 

Comm.  sur  le  Sautier,  Ps.  86  »yWL  i^. 

EssEGHEE  :  Perdre  beaYicoiip  de 
sang;  sanguinare;  et  rouir  le  c?iam- 
vre  ;  exsaniiurt. 

ËSSEGUE1KE  :  Donner  catition  ou 
sûreté  en  justice  ;  excuttre. 

EssEHCEBMEiiT  :  Assu^Mieut , 
caution  donnée  en  jtistîce. 

EssEiGNEE  :  Saigner,  vèrAtt  du 
*wtÊ^  ;  sangtdnare. 

E^EiLER  :  Employer,  occuper. 

EssEiir  :  Mesure  )^ùr  les  grains  ; 
de  seindala  ;  cette  itfesure  ëtoît  fafVè 
av«c  quatre  morceâtix  de  bois. 

Ess^LiE  :  GlÂturè'fliîte'avec  d(% 
|>ethes  lances  ;  d^nxiUa  ,  scànhita. 

EssELEK  :  Mettre  en  presse  eiftfe 
des  éclats  de  bois. 

EssELioNE  :  La  ville  d*fislîiigen  en 
-Souabe;  EsUnga. 

EsSELLETE  :  Copcttu ,  ëclMt  de  bois, 
ais  ;  aadcuius;  d'où  esselletér,  mettre 
entre  des  esseUetes, 

EssEMAGE ,  essemaige  :  La  crtie  dek 
bestiaux  d*une  ann^  à  Tautre;  Ifc 
profit  des  bestiaux ,  ce  que  Ton  sé- 
pare du  troupeau  quand  il  devient 
\ïXf\i  'considérable,  l^ous  disons  en- 
coitf  tfssaho  pour  lès'aAi^SUeB  \  ce  mot^ 


53a  £  S  S 

lelon  quelques-uns  ,  vient  à*cissir, 
sortir  ;  exîre  ;  je  le  crois  plutôt  formé 
de  schisma  ou  d'ejrimcre. 

EssEMÉ  y  cssetnée  :  Terre  ensemen- 
cée ;  d'où  iieu  d^ petite  essemée,  ter- 
ritoire où  il  y  a  peu  de  teire  à  ense- 
mencer. 

EssEMERT  :  Pareillement,  de  même. 

Voyez  EUSEMBLEMENT. 

EssEMsa ,  eschemer:  Séparer,  pri- 
Ter  9  retrancher  ;  de  tchistna  ou 
^ejdmere. 

£ssBMER  :  Ensemencer. 

EssEM s  :  Ensemble  ;  simul  omnes, 

EssENER  :  Assigner ,  convenir  ; 
assignare. 

EssJSNHAR  :  Enseigner,  apprendre; 
ùuignire. 

EssEoi  :  Chariots  ou  carrosses  de 
guerre  des  anciens  Gaulois.  Borel  a 
mal  lu  ,  il  y  a  essedû 

EsssEBEE  :  Oter  les  mauvaises  her- 
bes, sarcler;  d*herba.  Voy.  Essarter. 

EssERMEHTER  :  Emporter  d*une 
Tigne  les  sarmens  taÛlés ,  ébour- 
geonner. 

EssERPiLLER  :  Coupcr,  ravager, 
piller,  voler,  dérober  ;  excerpere.  Ce 
terme  est  encore  usité  en  Bourgogne 
pour  signifier,  ôter,  couper  les  gour- 
mands ,  rejetons  de  vignes ,  couper 
des  branches  nubibles  ail x  arbres. 

EssERPiLLERiE  :  Ravagc ,  pillage , 
Tol ,  enlèvement  de  biens. 

EssËs  :  Encens. 

EssssssR  :  Encensoir. 

EssETE ,  aùetie  :  Petite  hache;  ascia, 

EssEUL  :  Latte ,  échalas  ;  et  essieu 
de  voiture  ;  axùt. 

Esseulé  ,  esseuUe  :  Bois  propre  à 
couvrir  les  maisons  ;  axiculus  ,  scin- 
dula. 

Esseulée  (s*)  :  S'écarter,  s'é- 
loigner. 

EssEUWER  :  Essuyer,  dessécher. 
:  En  avant ,  devant. 


£88 

Du  port  putcat ,  les  voîlet 
Li  vcssel  t'en  TOnt  estevof^ 
Ver»  V'uXt  endltée  de^aat. 

GuUUutme^Gmimrt 

EssEviR  :  Assurer,  rendre  slahlet 
En  asseyant  :  En  assurance ,  en  exé- 
cution ;  nsseverare^  auervate* 

EssiANCE  :  Chicane,  détour,  su- 
percherie. 

EssiAVER  :  S'écouler,  aé  retirer; 

EssiAviERE  :  Bonde  d*aii  étang , 
égout  ;  d*aqua, 

EssiAW  :  Evier ,  canal  ;  d'o^va. 

EssiEF  :  Modèle,  patron;  exem* 
.plum  ;  en  bas  Bret.  eczempl,  esempL 

EssiEiiT  :  Connoissance.  jiessieat: 
Sciemment,  avec  connoissance ;^c(eff- 
ter.  Voyez  Esciant. 

Sont  donqoes  sages  tels  marchaans? 
Pion  y  mai»  bien  fols,  chetifs*  meachcni, 
Qui  choses  à  tssient  achettent , 
Où  tout  perdent  ce  qu'ils  y  metteat. 

Bomam  tk  la  Bote, 

EssiEHTEx  :  Sage  ,  très -savant, 
prudent ,  avisé  ;  sciendssîmus* 

EssiER  :  Chicaner,  tergÎTerser, 
chercher  à  tromper. 

EssiEUTÉ  \  adj.  :  Qui  est  excepté, 
exclus  ;  exceptas. 

Si  comme  nous  avons  dît  que  l*ea  ae  res- 
pond  pas  d*une  chose  i  pluries  personne», 
quaut  cbascuns  le  demande  toutes  fois  èi  cas 
qol  sont  essietttés. 

Coutume  de  Beamvoùis  ,  ekap.  6. 
EssiEUTi ,  adv,  :  Excepté,  hormis. 

Se  li  enfex  innert  sans  hoirs ,  mes  se  li  père 
et  la  mère  vivent  en^aole  où  tnns  qœ  lenr  c»> 
faut  muert  saus  hoirs,  tout  die  que  il  don- 
nèrent à  lenr  enfant  leur  revient ,  se  enfant 
ne  le  aloue  en  son  virant  essieuté  ehe  qae  2 
a  laissé  en  testament  do  che  qne  il  paet  et 
doit  lessier  ;  »i  comme  il  est  dit  où  db^itre  des 
testamens ,  et  essieuté  la  partie  qne  k  fcams 
an  fil  en  doit  porter. 

Coutume  de  Beatuwsù,  cka^  l^» 

EssiEUTER  :  Excepter* 


ESS 

EssiGiTÂTioir  :  H jpotbèqne  ;  assi- 
gnado. 

£ssicHEi&  f  essigner  :  Donner,  hy- 
pothéquer ;  assignare. .  ^ 

£ssiL ,  esstlley  essole  :  Latte ,  écha- 
las,  bardeau;  axiculas ,  scinduia, 

£ssiL  :  Exil ,  bannissement,  ruine, 
ravage  ,  destruction ,  peine  ,  aflflic* 
tion;  exilium. 

J«  ne  feni  pUIt  %\  ylXêÀn 
Tant  que  Dtex  me  taye  la  maîn  ; 
Pniâque  je  ai  perda  mon  fil  » 
Miels  ToU  esire  mit  en  euil 
Qae  n*en  fust  prise  la  Tanjance , 
Car  mouk  eo  ai  duel  et  peMn^. 

Roman  d^Atis  et  ProfiUas* 

Car  je  soi*  chil  qui  jamais  n*iere 
Jour  sans  trarail  et  sana  essil 
Pour  chest  diable  de  baril. 

U  DU  du  Baril 

'EASJthitK,  essiiiier  :  Ravager,  faire 
dn  dégât ,  détruire ,  briser,  extermi- 
Rer,  bannir,  exiler,  mettre  en  capti- 
Tilé;  à'exilium,  S'essiiier ,  ^echiUer 
^une  choit  ,  c*est  s*en  défaire ,  s'en 
dépouiller. 

Jteais  amis  ne  Tons  damast , 
Kt  vosist  penser  et  relUier 
An  cbastel  prendre  et  essiUter. 

Roman  de  la  Rose, 

EssiLLEUR  :  Dissipateur,  dévas- 
tateur. 

EssiMKE  :  Rendre  maigre ,  exté- 
nuer, consumer ,  faire  périr ,  dimi- 
nuer, séparer,  priver,  retrancher; 
ejcimere.  Barbazan  le  dérive  de 
êckisma* 

Essia  :  Sortir;  exire, 

EssjOTssEMBHT  :  Plaîsir,  bonheur, 
joie ,  contentement  ;  de  gaudium. 

Eiso  :  En  son ,  in  suo. 

EssooiTE,  essongne  :  Droit  seigneu- 
rial qui  varioit  selon  Tusage  des  lieux 
on  il  étoit  établi  ;  exoneratio  ;  d*où 
essoigner,  payer  ce  droit  ;  et  peine  , 
latigjae. 


ESS  533 

EssoiE  :  Qiariot  de  guerre  garni 
de  faucilles ,  dont  on  se  servoit  chea 
les  Gaulois  ;  essedum, 

Essoip  ,  essoé/e  :  €k>rbeill&  d*osier 
à  deux  anses ,  qui  servoit  à  mesurer 
la  mine  de  fer  et  le  charbon  ;  de  sepet. 

EssoioiTE ,  essoine,  exoane,  exoine: 
Empêchement ,  difficulté ,  embarras  9 
peine,  chagrin,  fatigue^  soin ,  affairey 
dispense  ,  excuse  ;  d*exoma  ,  selon 
Ménage ,  et  de  sunnis ,  selon  Borel, 
Ces  mots  n*ont  pas  signifié ,  absence^ 
punition ,  comme  le  dît  Borel.  —Un 
moine  s*étoit  enivré  ,  il  étoit  déjà 
entre  les  griffes  du  Diable ,  qui  s*ap- 
prèloit  à  en  faire  sa  proie  ,  mais  la 
Vierge  l'en  délivra  : 

Kt  puis  après  rnonU  saintement 

L*a  taîngnié  de  sa  bêle  main. 

Garde ,  fet-ele ,  qne  demain 

Bien  matinet  lans^nl  etsoime,  (em|pèake- 

i^nt) 
Soiei  confès  à  mon  bon  moigne. 
Le  non  don  moigne  li  a  dit , 
Dame ,  fait-il*  sans  contredit , 
Yustre  plaiair  ferai  partoti 

Gautier  d€  Coinsi,  liu.  1 ,  chojp.  7. 

Fartout  souffri  pour  nous  sener, 

Formené  fn  pour  nons  menée 

Ans  délia  qui  sont  sans  essoine,   (obstacle) 

Où  nuls  ne  povoit  assener 

Sans  lui  qui  se  laiasa  peuer. 

*  Codiciie  de  Jehan  de  Mèmng, 
vers  395. 

JUicnns  dient  pour  tontte  essoine  ,  (cxcate} 
Qu'elle  doit  assaillir  la  porte 
De  rhostel  de  quelque  chanoine.. 

CoçttiBart:» 

Et  li  comandc  que  grant  erra 
Alaat  léens  sa  cutc  qoerre  f. 
Fere  l'en  estuet  sa  be«otgne  ; 
Maia  ele  ne- sot  pas  Vessoigne  (difficolt^ 
If  e  le  CUrs  qui  dessous  séjome. 

FakUaudu 


Quant  aaeane  veut  pronrer  par  recorf  f  n^ 
cun  cas  qui  par  recort  se  rient  pronrer ,  '^. 
comme  de  mariage  ou  de  oonvenanche,  de  par 
chaus  qni  au.  mariage  furent ,  ou  par  aucnn 
errement  plediê  en  court ,  on  de  aucun  juge- 
ment ^et  ébil  qni  doirent  fere  le  recort  .  si 


534  £  s  s 

ne  sont  oa  paît,  on  il  ont  tel  essoùae  qat  tl 
■e  puéent  v-oir,  IVo  df-i  «i'tnner  a  cKelni 
tfiû  a  àproavrr  t^I  ••?riiie  que  îl  -oi^fat  rereniiy 
oa  que  il  toitnt  hors  de  \tur  essoime. 

Coutume  de  Reauvoms ,  ckap.  3^ 

EstoicvER  ,  essoimier  ^  essonier, 
essormer,  eroinier^  exonier  :  Excuser, 
dispenser,  décharger,  cl<^gager,  dé- 
clarer une  personne  incapable  d*agir  ; 
exonerare  ;  en  basse  lat.  essomare , 
€xoniare. 

Ploftîeiin  estoigmet  sont  par  lesqatex  ,  oa 
par  «BCDiia  de»quiex  l'en  poet  essonier  le  joor 
igÊt  on  a  par  errant  ton  acignear ,  ti  comoM 
«■lermeié  da  eorpé  ;  car  quieooqae  a  «aladie 
par  laquelle  il  e«t  aperte  choae  qoe  il  ne  puet 
ftni  grant  grief  aller  à  son  joar  ,  il  pnetloiau- 
■ant  estomier  chil  qni  eat  semoni  par  derant 
aon  Seigneur  i^oareraia. 

Coutume  de  Beamvoisis  ,  cbap.  3. 

EssoiH  :  Placer,  poser  ;  sedere» 

EssoLEs  :  Bardeaux  ;  ce  sont  de 
petites  lattes  qu'on  met  sur  les  toits 
pour  attacher  les  tuiles  ou  les  ardoi- 
ses. Voyez  Esseulé. 

Esso5ER ,  e'^sogme,  exstmnier:  Sorte 
de  filet ,  ceinture ,  enceinte. 

£sso!V!fiE  :  Droit  d*aubaine. 

EssovanBEES  ,  essomeres  :  Celui 
qui  donne  une  excuse  au  nom  d*uu 
cuire. 

Li  essonieres  qui  essoioe  ponr  aotmi.  si  doit 
dire  en  clieste  manière  à  clieljï  qui  ti«>ut  la 
court;  Sire  ,  Pierre  si  es»oine  tel  jour  comme 
il  avoit  à  hui  pardcrant  tous  contre  tous 
clians  à  qui  il  aroit  à  fere,  et  quant  il  sera  dtr- 
lirré  de  son  essoine,  il  le  tous  fefa  à  saroir, 
si  que  tous  le  pnissiex  rajoumer  sM  tous 
plest.         Coutume  de  Beampoisis,  chap.  x. 

EssoFiF.R.  Voyez  K^cuopieh. 

Esso&bth,  esxoreiry  essorer:  Mettre 
à  seç,  sécher,  absorber;  absorbere. 

Essomii  :  Séché,  dessi'*cbé. 

EsfOBKE  :  Sortir,  s'élever,  prendre 
non  essor,  marcher,  aller;  exire. 

EssoBiLLEE,  etaurilier,  essoreilier^ 
rssoziller:  Couper,  arracher  les  oreil- 
les, c'étoit  le  supplice  auquel  on  con- 
damnoit  les  irokurs;  A^exaiu-Uuiare* 


EST 

EtsoBT  :  Hàle,  air  lee. 
Essos  :  Os  rompus ,  désossé. 
EssouL  :  Essieu  ;  axis* 
£ssorLiEB ,  essonUer  :  Coeper. 
EssouMBTE  :  Bob  mort ,  branclM 
desséchée. 

EssovB ,  essomre  :  Smirce.  F^iyez 

ESTTBFE. 

EssoL'TE  :  Abri ,  conTerf . 

EssoTEB  :  Essayer,  goûter. 

Esv>Tif  E,  essoifffit  :  Excoae ,  raison 
alléguée  ponr  sVxctiser  de  ii*aToir 
pas  comparu  en  justice  an  joar 
marqué. 

EssoEB  :  Sécher,  ôter  la  sueur» 
essuyer,  rendre  sec  ;  exsiccate*  Bar- 
bara n  le  dérive  ê^essudare» 


Si  tira  son  etpée  kora  de  la  gong*  d» 
peit ,  puis  a  un  petit  ruissel  cie  fontaine  11 
lava  ,  si  Vessua  à  son  roantel ,  et  la  rcbonta 
an  fourreau       Borna»  de  Gérard  de  Ni 


Essui  :  Yent  ou  chaleur  qui  scdie. 

Essuyer  ,  essuier  :  Évier,  condak 
par  lequel  s'écoulent  les  eaux  saks 
d'une  cuisine;  d*aqua. 

EssuYON  :  Balai,  torchon. 

EssTAVKB  :  Écouler,  faire  couler 
les  eaux  ;  d'aqua. 

Esta  :  Il  comparut ,  il  se  tint  sur 
ses  pieds  ;  stctit  ;  du  verbe  ester. 

EsTABAiTi  ;  Pâmé,éYaBouL 

EsTABLAGK  :  Étalage,  drpit  qu*oa 
payoit  pour  la  place  où  l'cui  étaloit 
ses  marchandises. 

EsTABLAB  ,  estahler  :  Statuer,  po- 
ser, établir  ;  de  xtabiiire  ,  siatuert. 

EsTABLP. ,  estafbic ,  estauhle  :  Sla- 
])!e ,  constant,  ferme,  permanent, 
siahilis;  et  écurie,  étable;  siabuùtm. 

Hrlas  !  des  sept  p<chiezaBorfria, 
l.'liier  pen- ,  j<-  m  Vu  rens  coulpaM^, 
D  .irf>Ufil,  oijquf>«k  nViu  cuer  piteax. 
Mai."  plus  haulraîn  que  conestable  ; 
Vers  crlur  j*aT  paour  qnw  en  tabla 
H Vn  ^oT«  cscriple  sajis  oacrcj  , 
Jamais  u*aroTe  cuer  estahie  , 
2>e  CttfdoTe  qiril  Trust  ainsr. 

/.a  Confcssiwi  de  la  Mie  F^, 


EST 

EsTABLVRiE  :  Étau  où  Ton  tipose 
la  viande  ou  d'autres  marchandises 
pour  ies  vendre;  de  siabilire. 

Esta  BLETS  :  Petite  ëtable. 

EsTABLETiÊ  :  Durée ,  fermeté,  sta- 
bilité 9  solidité  ;  stobtlitas. 

Car  par  ckant  oa  y  aent  froUleur, 
Kt  par  froit  trop  grande  chaleur  ; 
Vé  pour  yrer  ne  ponr  esté  :  ^ 
en  n*a  en  la!  ettahlité 
Qni  reat  telle  vîe  mener. 

Roman  dt  la  Bme, 

EsTABLi  :  Commis ,  constitué,  pro- 
cureur. 

EsTABLiE  :  Édit ,  ordonnance  «  rè- 
glement ;  garnison ,  gens  de  guerre 
établis  dans  une  place. 

EsTABLiEB  :  Étallier,  qui  expose  sa 
marchandise  sur  un  étau ,  suivant 
D.  Carpentier. 

EsTAC ,  esfaœ ,  extache  y  esîmche  , 
estaque,  esteche  :  Lien ,  attache,  pieu, 
colonne ,  but ,  mftt ,  pilier,  poteau , 
fanal ,  guide  ;  en  bas.  lat.  stacha , 
estecha,  de  stadium;  en  Prov.  et  en 
Langued.  estaco;  en  Espag.  ejtiaca. 

là  Marooit  retinondi  que  la  pliu  petite 
pierre  de  'iir  ne  Ii  rendrolNil  mie  poitr  soa 
père  ;  mntê  feht  le  Utr  à  nue  ttackê  en  Tost  \ 
et  il  trairoient  à  lien. 

Le  Continuât,  de  GuilL  de  Tyr,fi^,  3*7,  iî*. 

Faites  là  fors  fichier  deux  estacket  bien  fora. 
Puis  ottes  de  la  bierre ,  cel  home  qui  e«t  mort, 
Kntre  les  deux  estaehes  soit  bien  fichiez  le  cors. 

Le  Jugement  de  Salomon, 

^TACADE  :  Palissade  ,  enceinte 
fermée  de  pieux,  digue  formée  de 
pilotis  ;  en  bas.  iat.  esiachamientum  , 
de  stadium. 

EsTACADi&E  :  Attachée ,  liée. 

EsTACEiiEZ  :  Banquier  ,  agent , 
changeur. 

EsTACHE.  Foye^  Estac. 

^fTAcvEis  :  Combat ,  se  dit  sur- 
tout de  celui  qui  se  donne  aux  palis- 
sades d*une  ville  ou  d*un  château. 

FojfCZ   EsTAC,    ESTACADR. 


EST  515 

EsTACHETTE  :  Petit  pieu,  petit  po- 
teau ;  de  stecha. 

EsTACHiEB  :  Attacher  à  un  pieu. 

EsTACiAN  :  Locataire  ,  fermier  ; 
bail  ;  stabulans. 

EsTAçoH  :  Échoppe,  baraque,  mai- 
son ,  boutique ,  bureau  où  l'on  se 
tient  ;  stabulum. 

EsTAFPiER  :  Domestique,  valet*^ 
de-pied ,  qui  tient  Tétrier  ;  stjipator. 

Est  AGE  :  Salle  à  manger  ;  du  verbe 
escare  ou  de  store  ;  en  ancien  Prov* 
csta^, 

EsTAOE  :  Maison  ,  habitation,  de- 
meure ,  4o!i'?M^U«  ;  place ,  raxig ,  état , 
degré  ;  droits  que  les  seigneur^ 
avoient  sur  les  gens  qui  achetoient 
des  immeubles  dans  leurs  domaines  } 
obligatign  de$  vas^ui^  de  demeurer^ 
en  temps  de  guerre ,  dans  le  château 
du  seigneur  pofcr  le  défendre  ;  de 
stattis  y  statutus;  en  bas«  lat.  stagium; 
en  anc.  Prov.  estaga ,  estaia,  estqjka. 
—  Une  fille  paralytique  s'adresse  au 
bienheureux  Aronce  ;  et  après  Tavoir 
guérie ,  il  lui  dit  : 

LicTe  SOS,  et  il  tint  sfi  main  et  en  son  euags 
la  leyat  eflhefement. 

Dialogues  de  S.  Grégoire  ,Hv.S^  eh.  aS. 

Surge,  pumumque  ej'us  tenuit  et  eam  im 
autum  tuum  protiHàt  erexit. 

Nos  ne  soit  recens  àferedemoreen  taTcme» 
•e  n  n'est  trespassant ,  où  se  11  n'a  ancon 
eiCfl^  en  icde  taverne. 

C^nnaaee  de  ta$4. 

F«STAGE ,  estrage  :  Chemin  publie. 

EsTAoïi.  Voyez  Es^tacian. 

EsTAGixa  :  Habitué,  selon  Borel. 

EsTAGiBE  :  Établir,  domicilier,  ha- 
biter; store  ;  en  Prov.  estairé* 

EsTAGiKEE  (maison)  :  MaiaoQ  où 
l'on  habite ,  domicile. 

EsTAGiEBEMENT  :  Fixc ,  à  demeurc, 
avec  étabJKssement. 

EsTAiBLB  .  estaabU  :  Stable ,  per- 
manent ;  siabiiis. 

4 


i 


S36  EST 

EsTAiCHE  :  Poteau  auquel  on  atta- 
che quelque  chose  ;  siadium;  en  bas. 
lat.  stacàa. 

EsTAicHiER  :  Lier ,  attacher  à  un 
poteau  ;  en  bas.  lat.  estacàare. 

EsTÀiB  :  Terme 9  saison,  arrérage, 
échéance^ 

EsTAiGE  :  Rang  y  place  »  degré  , 
état;  status. 

Oo  peut  éTÎîer  eette  daaee 
Fftr  iToir  Tertii  de  conige , 
Et  «n  MO  estât  Mmffifaaea 
fitiu  désirer  trop  lumlt  estaigie^ 

Ihmce  aux  Aveaglêi. 

EsTAXL ,  étal,  etau  :  Place ,  bonti* 
que  ;  de  stabtlîs. 

Si  one  personne  bsrg^nine  denrée  à  Vettail, 
•V  i  TouTroner  d*im  marchand  oà  il  veult 
acbepter.     âmc.  Coutume  de  Paris,  art^  8^ 

Est  AILS  ,  estailU^:  Copeau,  éclat 
de  bois.  Voyez  Esselletk. 

EsTAiLLAGE  :  Étalage. 

Estai LLAïf^  :  Ciseaux,  forces  à  cou- 
per du  foros  carton. 

EsTAiLLoir  :  Espèce  de  levier,  cer- 
taine partie  d'un  chariot. 

EsTAiMTER  :  Potier  d*étain. 

EsTAiN  :  Ce  sont  les  plus  fines 
étoupes  ou  (liasses  de  chanvre,  de  la 
soie  et  de  la  laine  cardée ,  et  étendus 
en  longueur  pour  faire  l'étoife  ;  sta- 
vùna  f  stamen.  Les  bus  à'çsta  n  dans 
le  Berri ,  la  Bourgogne  et  la  Nor- 
mandie ,  sont  faits  de  la  plus  fine 
laine. 

Estai  M  :  Sorte  de  métal  ;  stamnum. 

EsTAïKCHiKB  :  Mettre opposition , 
cippéchement ,  retrancher. 

EsTAiHDEE  :  Mourir,  finir,  étein- 
dre, calmer,  appaiser,  dissiper;  ejv 
tinguere.  Près  de  Vestaindrc  :  Près 
du  trépas. 

Cîk  fist  le  fa  par  tout  estiUiuEne  , 
Tsnt  sonbtilU,  pour  gens  destraindre. 


EST 

EsTATimms,  sûbsL.  ;  Fû»,  oMilt, 
trépas  ;  ejrstùictus» 

lli  Tirent  in  Dame  gisant  dans  It  tOMi» 
eoanne  tor  ïestaimdre ,  car  airs  U  «atoît  flfe. 
BamoMdu  CmtmséÊ  Fomskkm, 

EsTAiHT,  estainct  :  Fini,  nort»  tré- 
passé ,  éteint  ;  txsttnetas. 

Mes  prières  eseootex  et  laes  plates, 
Faictes  qa*en  moy  soient  de  tout  esÉiEnâB 
Des  ennemis  illosions  daBpnablea.. 

Complainte  sur  la  mort  da  ChmrMk 

Estai  R  :  Se  tenir  deboat  ;  jCoir. 

Estais  :  Lent,  paresseux,  qni  refit 
les  braa  croisés  ;  étamine  ,  sorte 
d'étoiTe. 

Estais,  estait ,  esteit^  estei:  État» 
condition  ;  status, 

EsTAL ,  tstalie;,  Rengt  degré,  état; 
place ,  demeure  ;  piédestal  ,  siège , 
banc;  stallus;  en  bas.  lat.  estaibsm, 
estallagium  ;  et  combat ,  bataille. 
Faire  estai  :  Céder,  abandonner  ea 
paiement.  Prendre  estai  :  Dissqier, 
batailler,  combattre;  à  estais  sans 
cesser  ;  rendre  estai ,  s'arrêter.  — 
Une  Nonnain  vouloit  sortir  de  son 
abbaye  pour  épouser  le  nereu  de 
Tabbesse;  mais  une  image  de  la  Vieiga 
la  retint  d*abord  : 

A  l*aU  envîut  et  passer  cuide  , 
Mais  l*image  son  estai  ru'tde  , 
A  l'iils  en  rient ,  plus  n*y  aient  « 
Ses  bras  encroiea  devant  loi  tent  » 
Oraut  pièce  y  est ,  ne  se  remnet , 
Si  qi:f>  celte  passer  ne  pnet. 

Gantier  de  Coinsi,  li»,  i,  ckap.  ^4. 

Kt  non  ponrqoant  'A  j  eut  de  tens  Lom- 
bardii  ki  orent  honte  de  ckc  que  il>  inioieat, 
si  rendirent  estai ,  mais  trop  le  firent  à  en^i 
TÎs ,  et  pour  ço|i  c^*ils  voient  b.iea  que 
battre  les  convient  par  fine  forclie. 

f^Ue-Hardouin  , 

De  haut  estai  en  bas  escame  , 
Pnéent  bien  lor  siège  cangîer. 
Miserere  du  Reclus  de  Maliens,  su  li/Êb  Mm 

Cbaseans  a  en  <;on  poing  une  pierre  potgnat 
Dttvers  le  haut  an  tertre  leur  ont  livré  eslaL 

Boman  ^Alexand^* 


SST 

EsTAL^E ,  estaUiere  :  Pîetix  eofon- 
€és  dans  une  rivière^  pour  y  tendre 
des  filets  et  prendre  du  poisson. 

£sTALKR ,  eàtaUer  :  Installer,  éta- 
ler, asseoir  ;*de  stallus. 

£sTALLEs  :  Mot  sans  explication 
dans  le  Glossaire  du  Roman  de  la 
Rose;  il  renvoie  au  vers  ao564  9  au 
lieu  du  vers  20672.  Les  estalies  $oni 
ce  qui  donne  le  nom  d*estailon  à  un 
cheval  entier,  un  cheval  de  haras; 
d^extaies  ,  parties ,  boyaux  internes 
et  eztarnes.  L'auteur  du  Roman  parle 
de  ceux  qui  ODuvrent  contre  nature  , 
qui  commettent  le  délit  de  Tépine  du 
dos ,  ou  qui,  selon  Gautier  de  Coinsi» 
joignent  hic  à  hic. 

Quant  Orpheuf  renient  enrayrre , 

Qui  ne  tôt  «rer ,  ne  etcrire , 

Vt  forgîer  en  la  droicte  forge  ; 

Pendns  toit-il  piinny  la  gorge , 

Qui  tel  reiglet  lenr  contronra. 

Vert  nature  mal  aVcproara. 

Cilt  qni  tels  maistrûes  defpî«ent , 

Qoant  à  rebonrs  les  lettres  lisent , 

Kt  qnî  pour  le  bon  lens  emprendre , 

Par  le  bon  ebief  nés  renient  prendre  » 

Aînt  parrertiiaent  Tescripture, 

Quant  ils  Tiennent  k  la  lecture. 

Or  ont  rescomeniement 

Qui  toua  les  mettent  à  dampnement , 

Puisque  là  se  mêlent  aerdre  ; 

AInx  qu*iU  muirent  pnissent-il  perdre 

£t  Taumosniere  et  les  estalles  , 

Dont  ils  ont  signe  dVktre  milles  ; 

Perte  leur  Tienne  des  pendent 

A  qnoy  Tausmoniere  est  pehdent, 

Les  niarteaulx  dedeiis  atuchex 

Paissent  ils  aroir  esrachiez  , 

Li  greffe  leur  soient  toUu 

C^ant  escrirc  n*en  ont  touIq 

Dedens  les  précieuses  tablet 

Qui  leur  cttoient  très  cooTenablet. 

fioman  de  la  Rote, 

EsTALov ,  estallon  :  Cheval  de  ha- 
ras ,  cheval  entier,  parce  qu*il  a  ses 
€StaHes, 

EsTALov  :  Arbuste  qu'on  laisse 
monter  et  pousser  en  haut ,  selon 
Borel ,  qui  le  dérive  de  ttare ,  et 
de  longus. 


E  S  T  53y 

EsTiLoirea  :  Vérifier  une  mesure 
ou  un  poids  sur  Tétalon  déposé  à 
la  ville. 

EsTALoiTH^a  :  Laisser  dans  une 
coupe  de  bois  suffisamment  de  bali- 
veaux ou  à^estaloru. 

Est  AME,  esiamene,  estamet^  esUh- 
mine  :  Étoffe  de  laine ,  espèce  de  che- 
mise ,  Tétement  de  dessous  ;  de  sta-' 
mina,  stamen, 

EsTAMPsacHE  :  Longue  perche  qui 
est  debout;  de  stans, 

EsTAMPois  :  Monnoie  frappée  à 
Etampes  ;  de  stampe. 

EsTAirc  :  Las,  abattu ,  fatigué. 

EsTAHCRAT  :  Dîguc ,  éclusc. 

EsTANCHB  :  Vivier,  étang,  réser- 
Toir ,  lieu  où  Ton  conserve  du  pois- 
son ;  stagnum.  Estanche  de  vin  :  Baa 
pendant  lequel  il  n*étoit  permis  à 
personne ,  excepté  au  seigneur  du 
lieu  ,  de  vendre  du  rin  en  détaiL 
Foyez  EsTAGAPB.  v 

EsTANCHii  :  Héritier  coUatéraL 

EsTAïf  cHiER  ^  estancher  :  Boucher, 
empêcher  de  coulée;  appaiser,  iairt 
cesser,  retenir^  diminuer,  supprimer, 
retrancher  ;  extinguere.  Barbaxan  la 
dérive  de  stagnum^  parce  que  »  dit-il* 
un  étang  retient  Teau. 

Et  pour  ce ,  tant  di  Toaa  en  ai , 
Et  tek  raisont  i  edmcnsî , 
Que  leur  jangle  meil  estanehier. 
Que  nul  ne  a*en  puet  reTanchier. 

Moman  de  la  Rate. 

Lort  Todrent  de  la  mer  pultler , 
Pour  fiin  et  toif  faire  etUmcKier. 

Vie  de  S,  Brandm. 

EsTAVDB  :  Bord ,  rivage  de  la  mer; 
^extentus, 

EsTAifoaE  :  Étendre,  renTeraer; 
extendere. 

Entre  cent  ae  fiert  et  embat; 
Le  premier  qu*il  ataint ,  abat  ; 
Mort  etiamUi  le  laiste  à  terre. 

Roman  de  Pereeval,fol,  SSf. 

EsT4HG9tBBB  :  Rcpas ,  festio. 


538  K  S  T 

y.îTk'sii  :  Ilgoul,  gouttière;  de 
Miannum, 

Estant  (cstre  en)  :  Etre  debout , 
levé  ,  droit  ;  sians ,  xtantis  ;  il  s'est 
dit  aussi  pour  étain;  de  stannum, 
stamnum. 

Lors  en  mon  estant  mp  dirsMf 
£t  puis  «Km  regart  ^àreM^j 

Ver»  l'arbre 

Le  Dit  4c  VEprevier, 

EsTAirTAiLT*o?r,  esciintaiUon  :  Mon- 
tre ,  échantillon  ,  modèle  «  mesure  ; 
de  stans. 

EsTAPE ,  estaple ,  estapple  :  Foire , 
marché  public ,  lieu  où  Ton  Tend  les 
marcliandises  ;  d'où  estappler,  étaler, 
eicposer  en  vente  au  marché. 

ËSTAPPE  :  Pieu  ,  pique  ,  perche  9 
pilotis.  Voyez  Estac. 

EsTAQiJE  :  Poteau ,  blanc  ou  but 
où  Ton  lire;  auditoire ,  lieu  où  siè- 
gent des  juges ,  et  pilori. 

EsTAE  :  Demeurer;  stare, 

EsTAHK  :  Maison ,  habitation ,  de- 
■lenre* 

EtTAELiic.  Voyez  Estrllik. 

EsTAsasMEHT  :  Droit  qu^une  ville 
Avott  sur  les  biens  d*un  de  ses  bour- 
geois mort  sans  héritier  ,  lorsque 
ces  biens  étoient  achetés  par  un  £0-» 
rain  ;  de  status. 

Estât  :  Ménage ,  famille ,  maison  ; 
pension  ,  revenu,  appointement  ;  dé- 
lai ,  trêve  ^  suspension  ;  d'où  tenir 
en  estât ,  tenir  en  suspens  ;  status. 

Estât  :  Qui  est  arrêté  9  debout , 
en  attendant  ;  stat, 

O7  cen  ke  U  ecpoMse  dist  de  recpooi ,  il 
estât  y  disNil,  aprèi  la  paroit. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol.  37. 

Audi  sponsam  de  sponso  canentem  :  quo- 
miam  eece  stat  post  parietem. 

EsTATE  :  Ce  qui  est  propose  en 
échange. 
EsTAU ,  estault  :  BQVtîque  ,  place 


EST 

où  Ton  étale  d«  I4  marcbandiie  ; 
estault  s  est  ^t  ^uhI  pçi|r  «ÛW  lût» 
par  justice. 

EsTAUBLis  :  Etabli ,  fondé  9  âevé» 
bâti  ;  stabiUs.  * 

EsTAUcsa  ,  estaucier  :  Prendre  un 
étatise  vêtir,  s'habiller,  se  parer  sui^ 
vant  son  état  ;  de  siatuere» 

EsTAucEUEE  :  Habit ,  Téfement , 
ornement.  Barbazan ,  qui  ne  Texpli- 
que  pas ,  dit  qu'il  n'a  vu  ce  mot  que 
dans  le  Fabliau  de  Frère  Denise,  Cor^ 
délier,  par  Rutebeuf ,  dans  lequel  uç 
nommé  Frère  Snnon ,  Cordelier,  al- 
loit  souvent  chez  la  veuve  d*fui  Che- 
valier qui  n*avoit  qu'une  fille,  naïf 
la  plus  belle  créature,  selon  le  moinCf 
que  Ton  pikt  trouver  de  Paris  jas- 
quVn  An^eterre.  Cette  fille  étoit 
pieuse  et  naïve  ;  elle  voqloît  eatrer 
en  religion  ;  elle  s'adressa  au  Frère 
Simon ,  pour  le  prier  d'engager  sa 
mère  de  répondre  ^  son  envie.  Jjc  Cor- 
délier  saisit  J*occ4$ion ,  et  il  loi  dit 
qu'elle  ne  pouvoit  mieux  faire  ;  mais 
que,  sans  en  rien  dire  à  personne, 
elle  feroit  encore  mieu^  de  se  mettre 
dans  SOQ  couvent  ;  que  pour  cela 
elle  n'avoit  qu'à  s'habiller  en  jeune 
garçon  : 

Par  M  guile  r*»le  d«^nt 

Qui  à  barat  n*i  enteudi , 

Deatnt  s*arnie  li  delfendi 

Qne  riens  »on  conteil  ne  déiat; 

BÂais  si  Cflcement  félUt 

Copeir  ses  bcles  trt-céê  blofidea  , 

Que  ja  ne  le  êiutt  li  Mondes  , 

Kt  féist  faire  estaneeure , 

Ft  preist  telle  restéure , 

Com  à  )one  home  conTanroît , 

£t  qu'en  teil  guise  venist  droit 

En  un  leu  dont  il  ert  cnstodea. 

La  jeune  fille  ne  manqua  pas  d'ezé^ 
enter  ce  que  le  moine  lui  a  voit  près-* 
crit;  elle  prit  la  resolution  de  quiitff^ 
sa  mère ,  pensant  bien  la  laisser  dans' 
une  grande  affliction. 


EST 

JfâJt  ceUe  a*!  donne  nne  bîUe , 
Aiot  pente  de  li  e^Ioignîer , 
Cet  biant  erhu  a  fait  reofgner. 
Corne  TaUes  fa  estaueiée  , 
ht  fa  de  boeot  iionxiaot  cbaacîée, 
Kt  de  robe  à  home  restue 
Qol  ettoit  par  derant  fendue. 
Pointe  devant ,  pointe  derrière , 
Et  Tint  en  icele  meaiere 
Li  où  cil  li  ot  ternie  rois, 
Li  frères  ,  cui  U  anemis 
Contraint ,  et  teioont  ef  argae , 
Ot  grant  joie  de  sa  TMiBe. 

£sTAUi.AioR  :  Étalage ,  droit  qu'on 
paie  pour  étaler. 

EsTAULB  :  Écurie ,  étahle  ;  stabth- 
lum  ;  permanent ,  stable  ;  stabilis, 

Cen  te  prietchet  cU  estaules,  et  ce  ten  ba- 
chet  celé  mainjnre. 

Sermons  de  S,  Bernard  ^foL  50. 

Hoc  tiki  prcfdicat  ttabolnm  istud ,  hoe 
jfrauepe  elamat, 

EsTiULitf  ,  estauUe  :  Table ,  établi 
d'ouvrier;  de  stabifis. 

EsTAULiH  :  Établir  ,  constituer  , 
«difier ,  élever  ;  siabitire. 

Rn  troît  choiet  maîtmement  tont  estaiilit 
BOttre  detieren  cen  ke  conrenanx  chose  ett  en 
CMi  k*a  etploit  tomet ,  et  en  c«u  ke  deleiteit. 
Sermons  de  S.  Bernard,  foi.  40. 

Ifam  desideria  quidem  nostra  in  tribus 
smaximè  constituta  vidcntur,  quod  decet, 
quod  expedit,  quod  deiectat, 

EsTAULT  :  Saisie  faîte  par  jusrice. 

Est  AULX  :  Stalle  d'église;  stallus. 

EsTAUPifiifua  :  Taupier,  celui  qui 
aplanit  les  taupiuières  d'nn  pré  ou 
d*un  jardin. 

Est  AU  a  K  :  Étau*  feD<^tre,  jalousie 
qu'on  y  met.   • 

EsTAux  :  Vente  à  l'enchère,  vente 
forcée  des  effets  sa  bis. 

Est  AVE  :  Grand  filet ,  et  droit  qu'on 
payoit  pour  pouvoir  le  tendre. 

EsTAVLK ,  estaule  :  Stable,  tran- 
quille ,  ri'soiu  ;  stabilis. 

Savoir  poez  par  clifftte  favle 
SVn  soveR  et  ferme  et  estavlr , 
Le  nieniere  de  maint  geat , 


£  S  T  539 

Bien  le  pnet-on  rëir  soTent , 
Qui  tant  te  vuelent  etsauchier , 
Kt  en  maint  lia  apparillier 
Qni  B*«IBert  pat  à  lor  corskagCt 
li  Vntnrqoetont  à  lor  parafe  : 
A  maint  ett  ainsi  arenn 
Come  à  Tatne  qu*il  ont  batn. 
Fabh  de  fÀsne  qui  ifonhU  eamser 
son  maure,  par  Marie  de  France, 

Est  AVOIR  ,  estovoir  :  Combattre  , 
disputer,  contester,  débattre. 

EsTAvoiH  ,  estovoir,  estouvier,  es- 
touvoi'r,  subst.  :  Bienséance ,  conve- 
nance ,  égard ,  nécessité ,  provision 
de  tout  ce  qui  est  nécessaire.  Barba- 
zan  le  dérive  de  l'ancien  mot  français 
estaee, 

Lt  roary  doîgne  k  ta  femme  honoréemrnt 
et  roTcnablewent  lor  riirre  et  lor  estovoir, 
ciiiiscun  selong  ton  pooir. 

Philippe  de  HoifçiTe. 

Estât  :  Support ,  étaie  de  bois  ; 
de  stabilis. 

EsTATMiKa  :  Potier  d*étain ,  cbau- 
dronnier  qui  étaroe  ;  stnmnamis. 

EsTCLAïav  :  Apprivoisé. 

Este  :  Chappe ,  cbasuble ,  Itfbit 
d'églUe. 

EsTBEB  :  Etienne ,  nom  propre 
dans  Ville-Hardouin ,  édition  de  Vi- 
genère.  JSsteve  del  Perche  :  Etienne , 
Comte  du  Perche  «  que  Vigenère  a 
tradnit  par  celui  de  perche ,  bâton. 
Borel  a,  avec  raison,re]evé  cette  fante. 

EsTSBB  :  Manche  d'^ne  charrue  i 
de  stipes ,  selon  BoreL 

EsTKCHiis.  foyez  Estacvbis. 

EsTKiL  :  Poteau ,  pieu ,  jambage 
d'une  porte.  Voyez  Estbjljle. 

EsTKiRF.s  ,  Esiphene  ,  Esieeme  , 
Mstencs,  Estenvenot,  £*tephane,  -fif- 
tepke  y  Estephenv ,  Esteule,  Estevc , 
Estevenans,  Estcvenes,  Esteveni,  Es* 
tevcnin ,  Estevenon ,  Estevenot,  Este^ 
veny,  Estevi ,  Estieine ,  Estienne  ^ 
Estie\*enes ,  Estone ,  Estphane  ,  Stc- 
venin,  Stevenon,  Thevenin,  Thevenot: 
Etienne  9   non  propre    d'homme  \ 


54o  K  S  T 

Stephanu^  ;  du  Orrc  Stcphox  ;  an  f<*- 
aninîn ,  Kîtrfanie,  EstenveneUc ,  K^te- 
phaneite ,  Estephanie ,  Estcpnc ,  ^- 
tevcnie  ,  Estiennettc  ;  en  anc.  Prov. 
Estëvënës  ;  en  Lang.  Estaki,  Estefë , 
Estëvëy  Estevènou;  en  £.spag.  £stc- 
vaniUez,  Jstevan;  en  Anç^l.  Siephen. 
Pen  de  noms  propres  ont  autant  va- 
rîédansles  orlhographesque  celui-ci. 
Voyez  CoENE.  On  trouve  même  saint 
Ail  pour  saint  Etienne,  nom  d*un  vil> 
luge  du  diocèse  de  Metz ,  près  Briey. 

Jadîi ,  ce  tmîs ,  furent  à  Rome , 
Dni  freret ,  doi  TsUlaDt  borne , 
li  ainsnë.  Pierres  ot  à  nom  ; 
Riches  clers  et  de  grant  renom , 


Li  antres  à  non  Estertes  ot , 
En  la  cité  pins  sage  n*ot 
Mais  par  serrise  et  par  avoir, 
Asses  sooTent  se  meffaisoit , 
Et  souvent  tort  de  droit  fai&oit. 

Gautier  de  Coinsi,  Uv.  a ,  ch<ip,  la. 

EsTBLS  :  Étoile;  Stella;  et  estelé , 
étoile,  en  parlant  du  ciel. 

Cîls  fist  divers  ars  nonveles , 
CQs  mist  nom  et  nombra  esteles , 
Ciia  glnia  et  las  et  rois  fist  tendre 
Pour  les  bctes  sauvages  prendre. 

Roman  d»  la  Rose ,  vert  aoa59. 

EsTBLEiGK  ,  estellaige  :  Étalage , 
droit  qu'on  paye  pour  la  place  où 
on  étale. 

EsTELEa  :  Briller  comme  un  éclair, 

Estelle  ,  esteiles ,  exteilles  ,  es» 
tilles  y  etelles:  Éclat  de  bois,  copeaux, 
latte ,  échalas ,  bardeau  ,  restes  de 
menuiserie  ;  htista ,  hastula. 

Estelle  ,  estelâ  :  Parsemé  d'étoi- 
les ;  steUatus.  On  dit  encore  dans 
quelques  provinces ,  le  temps  est  bien 
estelié  y  sans  faire  sonner  \s. 

Et  li  ciel  qne  Ten  voit  si  plains 
WtsteUes  qnant  il  fait  serains. 
Cil  qui  est  si  ettelkz 
Eat  Û  firBMment 

L'image  du  Monde, 


EST 

E^TF.LLTif ,  estelin,  esterUn  :  Mon- 
noie  blanche  au  titre  de  hait  deniers 
de  fm,  apportée  enFmnce  par  les  An- 
glois ,  et  qui  y  eut  court  tant  qii*ils  y 
eurent  des  possessions  ;  elle  étoit  ainsi 
nommée  à  cause  d'une  étoile  qui  y 
étoit  représentée  ;  sterlinus,  de  steUa. 
UestclUn  étoit  aussi  un  poids,  suivant 
rOrdonnance  du  Roi  Jean  y  de  Fan 
1 35o ,  concernant  la  police  de  Paris; 
elle  porte  que  :  «i  Le  bled couite  vtmg^ 
huit  sols  le  septier;  la  poste  ,  pain  dt. 
Chailly ,  doit  peser  huit  onces  y  dix-- 
sept  estellins.  La  pastc  ^un  demer 
coquiUé poise  six  onces  cinq  esteHinSy 
et  le  pain  cuit  cinq  onces  ci  demie  •• 
Borei  dit  qu*il  y  a  apparence  que  ce 
poids  étoit  de  32  grains ,  comme  l'e»- 
terlin  d'Angleterre. 

EsTEMENT  :  Etat,  situation ,  bien, 

aToir  ;  status. 

EsTEMPEL  :  Course  où  le  Tain- 
queur  avoit  un  prix. 

EsTENDias  :  Etalons  ,  mesurei , 
poids. 

Este N DE,  escende  :  Bardeau,  éehan- 
dolc,  esseau ,  selon  D.  Carpentier. 

Este  n  oei  llee  ,  estendeilUer,  esten- 
diller  :  Se  remuer,  s'alonger,  s'éten- 
dre comme  un  homme  qui  se  réTeille; 
cxtendere.  Un  moine  étoit  pouacre , 
%e^  confrères  vouloient  l'enserelir,  le 
croyant  mort,  mais  N.  D.  le  guérit. 

A  tant  de  li  se  departist 
La  douce  mère  Jliesn  Crist  ; 
Ensevelir  jji  le  vouloient 
Et  mrtrc  en  bière  qnant  le  voîoîeoft 
Kemuer  et  csiendcÛlier  :  « 

Moalt  »Vn  pretment  à  merveilCer* 
En  picz  saut  sas  lue»  qnti  s'éveille , 
Souvent  se  saigne  et  esmerveîlle 
De  Nostre  Dame  qn*à  perdue. 

Gautier  de  Coinsi,  liv.  i ,  cheip,  3i. 

EsTF.NDELLE  :  Lingc  de  corps  et 
de  table. 

£sT£irD|kz  :  Estimer,  apprécier. 


EST 

EsTÈHX  :  Le  manche  dé  la  char- 
me ;  stiva, 

£sTE5£T  :  Latte,  échalas,  bardeau, 
liàton  ,  pieu.  Voyez  Estelle. 

EsTEPBs  ,  estepiés  :  Pièces  ,  mor- 
ceaux de  bois ,  suivant  Borel. 

EsTEPiTE.  ybjrez  Esteines. 

EsTsa ,  esteir  :  Etre ,  subsister , 
exister,  élre  debout ,  se  tenir  droit , 
comparoltre  ;  laisser,  quitter  ;  store, 
stertere.  Ester  h  droit  :  Compavottre 
en  personne  ;  laùiser  ester  une  chose, 
la  quitter,  l'abandonner  pour  parler 
d'autre  chose;  laisser  ester,  laisser 
tranquille  ;  laisse^me  ester,  laisses- 
moi  respirer  ;  ester  en  jugement, 
plaider  en  son  propre  nom. 

Génial  ainsi  la  conforte 

Et  de  œ  qa*il  poet  lui  enhorte 

Qu'elle  UîMe  son  dneil  ester, 

Rommn  de  la  Rose. 

Wtîi  cure  de  rostre  bas  ton 
Ce  dit  Trubert ,  mes  d*uu  baston 
"Vos  batrai-je  ja  les  costez. 
Cornent  deablc ,  estes  vos  tes! 
Ja  ne  vos  ai-ge  riens  forfet. 
Trubert  li  laitse  ester  le  plet  : 
Un  bastou  a  pris  à  deus  uiains , 
Le  Doc  eu  flert  parmi  Us  rains  « 
Smpiez ,  et  eu  jambe  et  embras 

Fabl,  iCEstrubert ,  n9  7996. 

EsTEE  :  Canal  où  Teau  de  la  mer 
monte  pendant  le  flux. 

Ester E  :  Querelleur,  violent,  mé- 
chant, séditieux. 

EsTERE  :  Comparoltre  en  justice, 
se  présenter  devant  les  juges. 

EsTERJHBR  :  Secouer,  essuyer,  net- 
toyer; ejcter^ere. 

Este  RLE  :  Mauvais  sujet ,  mauvais 
garnement. 

EsTERLiN  :  Monnoie,  poids,  va- 
leur. Voyez  EsTELLix. 

EsTERXEis,  esterni  :  Étendu,  ren- 
"versé ,  prosterné. 

Este  r  x  e  r  ,  estemeir,  estemîr  :  Ren- 
Tcrser  Joncher,  étendre,  jeter  à  terre^ 


EST  541 

épandre ,  prosterner,  mettre  sou&  les 
pieds;  sternerc, 

Q  Tirent  ke  une  voie  aloit  par  droite  roîo 
d*Orient  de  sa  celé  joskes  el  ciel,  laqaeile  Toio 
•4toit  estetneie  de  pâlies. 

Dial,  de  S,  Grégoire  ,lw.^^  chap,  $7. 

Viderunt  namque  quia  stratu  jMtliis  atque 
eiutmeris  eonuca  lampadibus  tfia  recto  onen* 
lis  tramiu  ak  ejus  eella  in  ctelttm  usque 
^endebatnr. 

Ester  PB  :  Race,  lignée,  branche. 

EsTERPER  :  Couper,  arracher,  ex- 
tirper. Voyez  Essarter. 

Esters  :  A  Texception ,  hormis. 

EsT^s ,  estez  :  Pont ,  passage. 

Estes -vous,  estes -vos  :  Yolci, 

voilà  ;  ecce, 

Eudementlers  qu'ainsi  estôit, 
Kt  que  pour  le  poeple  oroit  » 
EUet-¥OUs  le  Trais  Jbesns  Crk, 
£n  sa  main  tenoit  un  escrit, 
A  Ini  s*apam  à  deliTres 
Et  en  sa  main  tenoit  on  liTres , 
Xes  saintes  et  bones  eTangites* 
En  qoel  furent  toutes  escrites. 

Le  Purgatoire  de  &  Pturiee. 

Estete  :  Listrument,  outil  de  ton* 
nelier  ou  de  charron. 

EsTEu  :  Mesure  pour  les  liquides. 

Esteuf  :  Balle  pour  jouer  à  la 
paume.  Barbazan  dérive  ce  mot  de 
stupa ,  étoupe ,  parce  que  ces  balles 
sont  faites  avec  des  étoupes.  M.  de 
la  Monnoye  se  trompe  en  disant  que 
c'est  du  mot  toufe,  qu'on  a  fait  esUufm 

Aprenes  enfans  et  notes , 
Aucuns  7  a  qui  ont  beau  faire , 
Gentils-hommes  de  buns  bostelx, 
A  grant  peine  penTent-ilx  plaire  3 
Car  par  force  d*euK  contrefaire  « 
De  batre ,  de  ToUer  aux  griies , 
De  Iiault  tenter ,  crier ,  et  braire  , 
On  Se  mocque  d*«ulx  par  les  mes , 
l^s  deraj  pantoufle  becquiies 
Rondes  par  deTant. comme  un  craf^ 
Se  semblent  racquettes  cousues  ^ 
Pour  fraper  au  ioîng  ung  e$leuf, 

Coquillart ,  Droits  nouveaux, 
n  Tint  entrer  au  jeu  de  paume ,  et  appetta 
Fouquet ,  qui  aToit  desja  bandé  sa  part  d» 
deujL  dousaines  à'esteufs  et  JMBoit  à  Tacquit. 
Sotiu¥.  Destriers ^  va-  /\/qum119. 


643  EST 

EsTEULB ,  estaule ,  esteulle ,  eteu" 
ble ,  eteule  :  Pailic ,  chaume  ;  stipula  y 
dont  on  a  fait  le  verbe  esteuUr^  ra- 
masser de  la  paille ,  couvrir  en 
chaume. 

Et  ^uiM  tadstfei  Sites  fut  «H  la  croix ,  i i 
doQta  li  hom  U  inort  eom  hodi  mortctts ,  «tr 
Il  dist ,  Biâu  per« ,  ne  s««ffrt  pai  cette  pi»- 
siou  ,  «e  je  n<t  garandib  les  mien*  ée  li  mon  , 
car  il  n'estoit  pas  si  comnechtes  encore  de 
raagoiss«)  del  cors ,  come  il  e»toit  de  ce  ke  il 
Teoit  ke  il  n^avoit  encore  conquis  fors  le  Lar- 
ron ,  ki  U  cria  mercliî  en  la  croix  ,  et  se  dist 
Jkesns  en  TEsck-iptare ,  aussi  com  dl  ki  coelle 
Vesteuiie  el  tans  de  mession ,  c'est-ànlire  qu^il 
n*af  oit  racatée  que  li  Larrons  ki  n*estoit  riens 
envers  les  autres  gens.    Roman  du  S,  GraoL 

EsTEUR  :  Balle  du  jeu  de  paume , 
ballon. 

EsTEUBDaE  :  Enlever.  S'esteto'fire  : 
Se  débarrasser,  se  dégager. 

EsTBuasK  :  Délorse  ou  entorse. 

Este  UT  :  Convient  ^  est  forcé. 

Ou  yeate  ou  pleat ,  si  vet  qui  9sKùe, 
Von  those  de  fliîre  YesteUt. 

jinciem  Proverta, 

EsTBVB  ,  Estevemn  ,  Esteuehôn  : 
Etienne ,  nom  d'homme  ;  Siepkanus. 
Voyet  EiTEiNEs.  On  nommoit  aussi 
este^anonSy  estepenam ,  esta^ehùrs, 
ettevenoh ,  ntie  mon  noie  ft^ppée  en 
Bourgogne  Sous  Elienue ,  Comte  de 
cette  provittce  ;  elle  étoit  d'un  trei- 
zième plus  forte  que  le  tournois  qui 
avoit  cours  sotis  \t  Boi  Jehan. 

EstkVoih  ,  subst.  :  Convenance , 
nécessité ,  provision  de  tout  ce  qui 
est  nécessaire.  Voyez  EsTAvoxa. 

EsTEY,ej<sez  ;  Eté,  l'une  des  quatre 
taisons  de  Tannée  ;  œsttis. 

Estez  :  Pont ,  passage  ;  il  a  été  pris 
aussi  pour  fossé. 

EsTVAMMK  :  Fil  qui  sert  de  chaîne 
au  tisserand. 

EsTHEUft  (il)  :  U  étoit  y  il  a  été; 

EsTHuia  :  Oter,  éviter,  faire  par«- 
tli*,  i-^avoyer,  chasser;  ejttruilere. 


EST 

EsTiBAOon  :  MéUyer,  ferttkief  ^ 
tient  une  terre  à  moitié  fruits. 

EsTicQUKTTE  .'  Petit  pieu  qui  aer- 
voit  de  but  pour  certains  jeux. 

EsTiBMES  :  Nous  étious. 

ÀToi ,  Sire ,  dist  11  Vallék ,  m  vo  faow 
nous  jà  se  Difu  plest ,  plus  dure  est  honcvqne 
sottfraite ,  et  que  ferions  non»  donqnes  se  boh 
rsHemes  tronvex  ei&Miint  lé  trésor  à  l*Etfpe- 
reour  ,  noos  serions  honis  k  toc  jors ,  rt  aosii 
lignage  atiliet.  Roman  des  iept  Sagm, 

EsTiENNK  Au^  ouEs  (Saînct)  :  Ainsi 
nommé  de  ce  que  ,  dans  certains 
pays ,  on  apport  oit  le  Jour  de  la  fôtfe 
de  ce  Saint ,  des  oies  dans  les  égliikîs 
dédiées  sous  son  invocation. 

EsTiEa  :  Choisir,  opter. 

EsTihE  ,  ester  :  Canal  ou  la  mer 
reflue;  canal  ponr  conduire  l'ean, 
selon  Monet. 

EsTTE^s  :  Excepté  ,  à  la  réserve. 

EsTiFLET  :  Bagatelle,  niaisene. 

EsTiKCELLES  :  Élincelant ,  pétil- 
lant ,  jetant  des  étincelles  ;  palUette 
d'or;  scintillans. 

Dragons  voulans  et  esdnceltes 
Font-3  par  Tair  sembler  esteUcs  « 
Q|^  de  cieux  en  chéant  descendeiat, 
Si^m  les  foies  gens  entendent , 
Mais  raison  ne  pnet  pas  véoir 
Que  riens  puisse  des  cieiuc  chéoir , 
Car  en  eolx  n*a  rien  corrompable , 
Tant  e»t  fors ,  et  fers ,  et  estable. 

Mmman  €ie  iti  Jkfêe, 

EsTiNDHE  :  Mourîr,  faire  mourir, 
tinir ,  éteindre ,  anéantir ,  détruire , 
supprimer  ;  exsdnguere. 

Esnvs  ,  estint  :  Fini  ,  anéanti , 
mort,  éteint;  ejcsUnctus, 

EsTioLEH  :  I^evenir  mince. 

EsTioMKNK  :  Sorte  d'érysip^le. 

EsTioM^Ni  :  Homme  qui  a  le  corps 
mangé,  rongé  et  attaqué  de  dange* 
reuses  maladies ,  suivant  Monet. 

EsTiy Al.  y  esdvaii ,  estivals  ,  estt- 
vausy  estivaux  y  estîveatise,  esiiwaus , 
tstîviaux  :  Belle  légère  »  boltme ,  ou 


Est 

d*ëté,  qu'on  appeloS  aussi 
house  ;  d^€esiti»aléa  ,  œ9ti9aie ,  esû^ 
valiay  selon  Ducânge  ;  éïi  liai,  stivali, 
Borel  dit  que  ce  sont  d^s  bas  de 
«hausses  ;  Dueançè ,  au  ibot  JÉiri- 
YALiÀfdit  :  Ocreice,  caiceorum  speeie^, 
quitus  œstaie  iàebaHtur ,  Iteùsé  ou 
estivant.  Il  cite  un  passage  de  Ma- 
thieu de  Patîs,  stik*  I«s  Statuts  de 
l'hôpital  de  Saint- Julien  en  Angle- 
terre :  ^stivalihus  lat^  sen  botis 
pro  cakieanvtiktis  tttuntur  ;  et  un 
compte  d'Elieàhe  d^  la  Fohtâiue, 
argentier  du  lloi,  de  l'an  ]35i  : 
Guillaume  Loisel ,  cordoùannier  du 
Hoy,  pour  cinq  paires  ai  estivaux  ^  et 
cinquante-deux  paires  de  soliers.  Bar- 
bazan  prétend .  i  ^.  que  ces  deux  au- 
teurs ont  mal  lu ,  et  qu'il  faut  lire 
€stuiaux ,  qui  sont  des  bottines,  et 
non  pas  des  bas  de  chausses ,  côiAmè 
le  dit  Borel  ;  Wt  en  second  lieu , 
Qu'elles  servôieht  eh  tout  tenips ,  et 
non  pas  seulement  en  été ,  et  que  ce 
mot  ne  vient  pas  î^œstivalis ,  maïs 
û'estuier,  estbujer ,  serrer,  cacher 
et  couvrir,  auxquels  il  renvoie;  il 
«jonttï  qtee  Joinviile  a  dit  dans  un 
endroit  : 

P.t  li  trcDcha  tt>ute  la  jainb«  en  telle  ma* 
«1ère  qàe  eh'e  ne  tîat  c^è  à  Vci/ttM/. 

Icele  nuit  qac  je  vos  dl 
Touna  et  plut  et  elpàt^i , 
Si  lié  p«t  pat  li  Roî»  «lormîr, 
$ea  cliaiibleiaaa  C«t  toz  venir 
Devaut  kon  lit,  et  demanda 
Vue  chaue  ,  si  rafubla  ; 
t}u>  cjfipiif u  Torré»  d*crm!ne  , 
Ciiatt«;a  li  Uoii. 

Rotnan  di:  l*trct^ ,  foL  i88,  V^, 

EsTi'vAif  Dié.  y  oyez  Estibàdou. 

t^TiVE  :  Ins\ riment  de  musitpie , 
connu  parlicuTièrement  dans  la  Coi^- 
iiouaille ,  cornemuse ,  sorte  de  trôùoi- 
pette. 

EsTivBLOT  :  Pot,criiche,  Tasc. 

£^Tiv£a ,  tiùviùr  :  McUrc  les  tefk- 


EST  54Ï 

fiâux  aux  pâturages  d'été;  œstîvtire. 
EsTivos  :  Voici ,  voilà  ;  ecce.  Voy* 

£STKS-V0US. 

EsTME  :  Estime ,  œsdinium;  juge* 
Ihent ,  existimalio;  en  Lang.  eymé. 

EstoBizias  :  Elffrayé  ,  étonné; 
sUipens. 

£stOBi£iixîÊKS:Étonnement,frt7aur; 
de  stupendus. 

EstoBEzik  :  Effrayer,  étooner; 
stupescere, 

Es'ToBtÀoB  :  Droit  qu'on  pa^oit 
^ôulr  laisser  pattre  les  chaumes  oa 
csteules  aux  pourceaux. 

Est^o  :  Ligne ,  pointe ,  pieu ,  po- 
teau ,  tronc  d'arbre.  Iljxirt  ttettac 
et  de  taille  :  11  frappe  de  la  pointe  et 
dte  tMukohant.  Ce  mot ,  suivant  Bar- 
bazan,  ne  date  que  du  xv*  sièdt. 
Ménage ,  et  apirès  lui  Borel ,  le  déri- 
vent de  l'Allemand  stock  y  un  bâton  ; 
de  là'àuUi,  «fit  Borel,  vient  hrin- 
destoek ,  Un  'gttitsA  bâton  à  «anter  les 
fossés.  C'est  sans  Ibndement  que  Bar^ 
bazan  troit  q«i'il  vient  du  Latin  ;r/o- 
rrtàmà ,  4ui ,  dans  Hine ,  signifie  An 
ftr  acéré,  aiguisé  par  la  pointe. 

Car  tof  t  aptrèfe  par  uag  tria  grant  4et|iït 
Strabdaioficaieiit  je  las  frappa  e^^cBTena, 
Rt  m*ont  lolatr  «k  langoir  en  leorlit  \ 
^mUqua  je  liera  à^estoc  à  la  trarerse. 

Dance  aux  Aveugles. 

lEstoc  :  Soilrce,  Mrce ,  oi^ine, 
ligne. 

Qo!  ofr  v^nin  fle  plonrs  et  plaint 'grant  noîi^ 
Aille  véoir  la  mai»on  Bourbonoite , 
Et  iaVgoe  de  «on  «stocpaVtia , 
Xt  il  verra  qne  perte  d*ami»  poiie. 

ComplaiiUe  sur  Us  mort  de  la  CoaUeme 
de  Charolois, 

Estocade  :  Action  de  combattre 
de  la  poiiile ,  de  frftp|)er  de  la  pointe. 

EsTocADER  :  Vrapper  de  pointe , 
combattre  à  la  pointe. 

EsTOGAGE  ,  ettocoége  ,  estogage  , 
estoicage  :  Droit  dh  aft  Seigneur  à  la 
rtiAt  des  iâimey»ltfs  ^i  étoieut  )de 


544  EST 

leurs  dépendances  ;  et  suiTint  la  cou- 
tume de  Desvrene ,  dans  le  Boulo- 
nois  ,  art.  3 ,  droit  de  quatre  deniers 
dû  aux  seigneurs  pour  une  vente 
d'héritages ,  qui  se  devoit  payer  le 
jour  de  la  vente ,  au  lieu  de  relief , 
selon  Ragueau. 

£sTocER  ,  estrochier  :  Frapper  du 
tranchuiÀt  ou  de  la  pointe. 

£sTocQuiKa  :  Boucher,  fermer* 

EsTOFKE  :  Approvisionner. 

£sTOF£BKSSK  :  OuvHère ,  coutu- 
rlère,  lingère,  celle  qui  fait  ou  garnit 
des  bourses. 

EsTOFFE  (gens  d*)  :  Gens  de  mé- 
rité, de  courage. 

EsTOFFKMENT  !  Sc  dit  de  celui 
qui  est  bien  accompagné ,  à  qui  rien 
ne  manque. 

Estoffuhe:  Garniture,  ornement, 
accompaguemen  t. 

EsTOFLER  ^  Meubler,  garnir* 

EsToiANTS  :  Amassant  peu  à  peu. 

EsToiDE  :  Ëclair. 

EsToiER  :  Garder,  réserver,  selon 
D.  Carpentier  ;  et  combattre,  suivant 
Borel ,  qui  cite  un  vers  du  Codicile 
de  Jehan  de  Meung  ;  mais  il  a  mal 
lu ,  cai)|il  y  a  ostoiéy  logé.  L*auteur 
parlant  de  ceux  qui  a  voient  été  pris 
lors  des  Croisades  de  S.  Louis ,  dit  : 

U  Greicneur  aBeml  de  Dien  si  sont  li  renoîé 
Quant  il  sont  à  mal  faire  et  doit  et  aroié , 
Ce  sevent  eeiu  qui  oot  dedf ns  Acre  ottoié , 
Ou  par  ccate  geot  furent  mit  â  gUive  et  aoi^. 

EsToiEE ,  estoyer:  Serrer,  rengai- 
ner nne  épée;  d'où  estuier,  estujrer^ 
mettre  en  un  étui ,  selon  Borel. 

jEsToiEEE  :  Histoire;  historia. 

Jadis  avint,  ce  dist  Vettolere, 
Que  dui  frères ,  Arcliade  et  Honoire , 
Furent  Rmperere  de  Rome  ; 
Ensemble  en  lor  tens  fut  nu  hoiM 
£n  la  cité  boen  Chrestien, 
Ki  aroit  nom  Eufemien. 


Est 
EsTOXu  :  Étiez,  du  Yerbe  éiMi 

Voos  renoiastet  par  troîa  toi» 
Que  n*ciC0Ms  dta  sa  coaqMigak. 

FMmm  dm.  FUaiié  qui  oomqmsiFmmik» 

EsToiLE  I  Éclat  de  bois,  brancbei 
copeau,  ^ojres  Estxlls. 
EsToiEE  :  Histoire  ;  histaria» 

Seigoor ,  ne  toos  q nier  plos  ealir  # 
Un  dit  Tona  rûA  reaoareW  , 
Que  lonc  tens  a  esté  perdus  : 
Onques  mais  Bois,  ne  CohM^baDw, 
n  *oîrettt  de  meillor  étêoùm,  . 
Poroe  ra»je  mis  «n  aénioirt. 
Que  il  est  de  bone  matirs  : 
On  le  scet  bien  par  tont  TEmpIrt. 
ta  Batmiih  dt  Caretme  et€hChmmagt, 

EsToiEE,  estoirement  :  Provisions, 
vivres ,  équipage ,  tout  ce  qui  est 
nécessaire  pour  un  voyage.  On  dk 
encore  dans  le  peuple ,  £i  est  parti  H 
a  emporté  toutes  ses  estoires,  par  cor- 
ruption histoires.  Estoire  a  été  pris 
encore  pour,  flotte ,  armée  navale. 

Celle  nuit  furent  moult  bîea  feitoyti  di 
Comte ,  puis  quant  ce  Wnt  le  matla»  kw 
estoire  fut  aprostée ,  si  s*eii  partireaC  ,  It  ti^ 
jerscrent  la  Champagne  ,  et  en  twàx  taai  ei* 
ploitaut ,  que  a  ung  soir  ils  arrÎTèrent  •  Ifant 
enGastinob.     Romian  de  Gérard  de Kê^mu 

EsToiSEE  A  LE  LBT  :  Subir  la  loî» 
se  soumettre  à  la  loL 

EsToiTE  :  Oibane  portative ,  loge 
de  berger  qu'on  peut  transportes 
d*uii  lieu  à  un  autre. 

EsTOLE  :  Robe  ancienne  qni  scr- 
voit  aux  prêtres,  et  qui  aujourdlmi 
est  réduite  à  une  simple  bandeiqu*ils 
mettent  au  col  ;  stola. 

ËsTOLiKE  :  Qui  porte  une  étole. 

Prostrés  qui  toi  fist  estoHer 
U  te  donna  un  gent  coljer. 

Rotnaii  de  Charité  ,  strophe  n^ 

EsTOLT,  vstoltc  p  estouit ,  esiout: 
Fou  ,  étourdi ,  imprudent  ;  sttttau  ; 
et  rude,  difficile,  hautain  ;  d*e,rtoliere. 

EsTOMBEL  :  Aiguillon  ,  perche  ar- 
mée d*une  pointe  pour  piquer  les 
bœufs. 


EST 

KsTOMi  :  Éventé ,  qui  n*a  plus  dé 
goût  ni  d*odeur. 

EsToxEiE  y  estomir  :  Etonner , 
trembler. 

EsTOMis,  e^/ommtr  .'AbtttUf  étour- 
di ,  accablé ,  découragé  ;  et  en  ru- 
meur, suiva  nt  Rabelais,  Ut.  i,  chap .  a* 
M.  le  Duchat  dit  que  ce  mot  vient  de 
TAllem.  sturmen^  qui  signifie  alarme; 
d*où  vient  Tltal.  stonnire,  et  l'Allem. 
stumty  orage,  tempête,  alarme.  Foj. 

EsTOEMia. 

Lors  Uê  haras  qui  «ttoyeat  titammù 
Trluflupherent  en  roiyal  palelroy. 

Rabelais,  bv,  i ,  chap,  a. 

Estonie  :  Tremblante  ,  chance* 
lante. 

Si  corne  etpîoe  en  main  ettonîe  Isslnt,  est 
parabole  en  bouche  de  foU. 

Bible ,  Proverbes,  chap.  a6 ,  nters.  9. 

Qaomodo  si  spina  naicatur  in  manu  tenus- 
ienti  :  sic  paraoola  in  ore  smltonwu 

'Evtovvt  :  Endormi  du  coup  ,  et 
cODune  col  tors  ;  cela  se  dit ,  selon 
Borel ,  de  ceux  qui  ont  reçu  sur  le 
casque  quelque  grand  coup  de  lance. 

^TONNoia  :  Mot  cité  par  Borel , 
qu'il  dit  ne  pas  comprendre ,  et  il 
ajoute  ensuite  qu*il  peut  signifier,  à 
Fimproviste  ;  il  a  mal  lu  le  Mss.  du 
Roman  de  la  Rose ,  dont  il  cite  ces 
trois  vers  ;  il  me  semble  qu*il  devroit 
j  avoir  estouvair,  convenance ,  pro- 
-vision ,  ce  qui  est  nécessaire.  Fojrez 
EsTÂVOia. 

Souvent  quand  II  te  touTiendra 
De  te«  amours ,  te  couTiendra 
Partir  des  gens  par  estonnoir, 

EsTONPACiEE  :  Mettre  au  pilori , 
ou  au  carcan. 

EsTOPE  (sans):  Sans  tromperie, 
sans  bourde. 

EsTOPER  :  Boucher,  fermer,  enfer- 
mer ,  couvrir  ;  de  stupa. 

Cil  qni  estope  son  oraîUe  al  crîe  du  poeTre , 
il  criera  ,  et  si  ce  ne  ert-il  point  of  • 

Bible,  Proverbes  p  chap,  ax ,  ven,  i3. 


EST  545 

Qui  obtiirat  aurem  smam  nâ  ciamoreni 
pauperis  ,  et  ipse  danUtbit,  et  non  exaudietarm 

EsTOQUAGE  ,  estoquaige  :  Droit 
qu'on  payoit  pour  étendre  du  ling« 
ou  d'autres  choses  sur  des  pieux  des- 
tinés à  cet  usage  ;  droit  de  relief,  et 
droit  qu'on  payoit  au  seigneur  pouc 
prendre  les  souches  d'arbres. 

EsTOQUEa,  cstoquier  :  Frapper , 
pousser  ,  casser  ,  rompre ,  briser  ; 
du  mot  estoc. 

La  péuskiez-Tons  réoir  maint  escn  de  quartier. 
Et  mainte  bonne  lance  dont  le  fer  fu  d^acier,  ' 
Banierec ,  contre  reut ,  et  banieres  baloyer. 
Maintes  haches  pesant,  maint  glaire  pçur  esta» 
quier.  Vie  de  du  Guesclin, 

EsToa ,  estors  ,  estour  :  Choc^  mê- 
lée ,  duel ,  assaut ,  tournoi ,  combat , 
joute,  désordre,  confusion,  embarras, 
conflit  ;  exturbado  i  d'où  vient ,  dit 
Borel ,  le  mot  estourdir, 

iLndromaca  femme  d*Hector, 
Le  jour  qu'Acliilles  le  tua , 
Elle  lui  defreudît  Vestor 
Et  la  bataille  ce  jour  là  : 
Ses  deux  beaulx  fils  lui  mena  ^ 
Lui  supliant  en  cris  et  larmes. 
Que  ce  jour  n'aUast  point  aux  armes. 
Le  Miroir  des  Dames. 
Or  me  dites  que  fêissiez  , 
Se  douze  famés  eussiez  ? 
Se  Tune  ëust  de  vous  son  buen , 
L'autre  vousist  avoir  le  suen  » 
Si  i  éust  moult  grant  estor, 
Chascune  vousist  à  son  tor 
Avoir  sa  joie  et  son  solas  , 
Et  vous  estes  por  moi  si  las  , 
Que  ne  poez  les  rains  movoir. 
Fabliau  du  Valet  aux  douze  Femmeim 

EsToa  ,  estorance,  estour:  Trous- 
seau ,  hardes  qu.'on  donne  à  une  filla 
en  la  mariant,  don  nuptial,  aug- 
mentation de  dot  ',  instauratio.  Voyez 
EsTAvoia. 

EsTOEBAGB  :  Alarme ,  signal  pour 
rassembler  des  gens  armés  ;  exiur» 
batio. 

EsTORCEE ,  estorcier,  lisez  escor^ 
cer,  escorcier :  Relever,  retrousser: 
^  donner  une  entorse. 


B46  EST 

EsTORCBt  :  Effort ,  essai ,  centre- 
prise. 

EsToaDisoir ,  extonloison  .  estor^ 
duison  :  Etoardissement ,  vapeur  , 
mal  de  tête. 

EsTOaDHP. ,  cstordir  :  Détourner  , 
éviter ,  se  soustraire ,  se  débarrasser, 
se  dégager ,  s*abstenir ,  se  délivrer , 
empêcher  ,  enlever ,  èter ,  arracher , 
maltraiter,  tourmenter;  cjctorquere. 

Hom ,  or  tenons  uo  parlement 
De  gaste  bien  le  goustement 
De  qui  moût  peu  de  gent  %^esCordent, 
Car  chîl  qui  aoivent  sobrement 
De  pon  TÎTre ,  et  plus  asprement 
Se  detordenent  et  enordeut. 
lUùertre  du  Reeius  <ie  Moiiens,  ttrophe  1 4a. 

De  Tordre  blanche  sois  reprit 
BIamtcfoi&  et  »i  entrepris  , 
Qu*à  poine  m^en  repuis  esêordref 
SI  ne  fui  onques  de  lor  ordre  , 
Biais  pour  ce  raupouex  eu  «ni 
Que  à  Clervaux  quatre  mois  fui; 
Or  dit-«u  que  mal  m*i  proral 
Por  ce  que  tant  i  sejornai. 
Bibie  Guiot ,  parlant  Jei  atomes  Uancs. 

EsTo&s  :  Histoire ,  l'histoire  ;  his- 
Éoria» 

EsToai ,  estons  :  Fait ,  créé ,  cons- 
truit ,  affermi  ;  instauraius, 

EsTo&^E  :  Flotte ,  armée  navale. 

EsToaBMEMT  :  Construction ,  créa- 
tion, facture,  affermissement;  ins^ 
tauréUio  ;  provisions  ,  munitions  , 
-vivres ,  équipage ,  meubles ,  joyaux , 
lutensiles  ;  estoramentutn, 

EsToaEE  ,  estoirer,  estoreir,  esto- 
rier  :  Créer ,  donner  l'être ,  édifier , 
instituer ,  construire ,  élever ,  b&tir , 
restaurer ,  garnir ,  ordonner ,  arran- 
ger ,  faire  des  provisions  »  meubler, 
doter  ;  instaurare^ 

La  renforça  IVttoor  et  cruelle  mrsiée , 
Oaquin  ▼&  escriant  disant  à  la  volée , 
Or  avant  met  amis ,  à  mms  est  la  jornôe  » 
Que  noos  iTOns  ua  nouvel  Roy  en  France 

Ulée, 
ytiiWi  vpMt  M  cooromie  lui  aoit  bien  Mtrîéc  | 


£8T 

labrs  ni  aostrs  gttt  tosM  iv^gsflraa 
Et  de  tout  ton  o^ebain  fn  mooli  bîe* 
La  Fie  de  Bertrand  d» 


La  Fie  de  Bertrand  dÊS  dBairfti 

EsTOEMEL  :  L*étoameaa,  aoilt 
d*oiseau;  stumus* 

EsTOEMET  (maiatre  d*)  :  Maltn 
d'armes ,  d*esciime. 

EsToama  :  Choc,  combat;  d*o4 
estormùr,  escarmoucher  ,  combattre; 
et  s'assembler ,  t'attroaper. 

EsToama,  estormer ,  etiowma't 
estouinir,  estourmir:  AlanDcryémoii- 
voir,. troubler,  mettre  en  rumeur, 
en  desordre ,  étonner ,  étoticdir ,  ex- 
citer une  sédition ,  soulever,  révàl- 
ier;  exturbare. 

Puis  se  coucrhent  et  t^andoiiuliem; 
Quant  les  gaites  les  ettt^Tminnt, 
Sas  sont  levé ,  messe  ont  oie, 
£t  puis  ont  lor  voie  acueillie. 

Boman  de  Peroevai,JbL  i4DyK 

A  balte  vois  requiert  aie« 

Tote  ta  ^e  est  estarmie, 

5es  DamoifeUes  i  acorent 

Si  eom  oeUi  qui  le»  aceorent  « 

Mais  n*OBt  paa  la  noise  fibaîiiir  » 

Biais  élevoe  et  esaaneie 

Com  fore  del  sens  et  crient  et  bnMBty 

Ler  cavex  tirent  et  deatraieat. 

Bmman  de  DohpaSOÊk 

EsTOEHBL ,  estorniax  :  L*étoar« 
neau ,  sorte  d*oîseau  ;  stsimus, 

EsTOEOia  :  Calfeutrer ,  préparer, 
boucher ,  condamner  une  porte ,  uoe 
fenêtre  ;  A^exstrlngere, 

EsToaoN  :  Dédommagement ,  ré- 
compense. 

EsToas  :  Entorse,  foulenwnt  de 
pied,  yoyez  Earoa* 

EsTOESE  :  Action  de  pressurer, 
de  tirer  du  suc  en  pressant ,  pressa- 
rage  ;  il  a  été  pris  aussi  pour  dernier 
effort. 

EsTOETEE  :  Débarrasser,  dégager, 
délivrer  ;  d*extortus  ,  participe  d'ex- 
torquere. 

ÊsToaTEXsa  :  Mot  tfjoi  se  trouve 


«8T 

iliiii  Bbrd  iftBs  eipllottioa  t  B  cili 
IDC  rên  eu  Romftn  de  Percciral  : 

h  n'en  €tiortriôà  ubu  fiûfle. 
Barbizan  a  diarché  ce  arat  aansiMm»*- 
iroir  le  trouver  ;  ti  ow  tembleii  a'M  a 
cjûtté^ipi'il  doit  airaw  eu  la  néRM  ê^ 
^ification  qn'ettortre.  Voyas  ce  mot» 

EnanciuMVT  :  Détioalefluntf,  air«a 
beaacoup  de  précaution. 

EofroT  ^  tÊtaus  j  êUotÊtp  egumiac  s 
Fou,  extravagant 9  étourdi >  téané*» 

EsTons ,  ^eitotak  i  Folie  «  extm<* 
vaffanca,  éUmrderie,  ténaénlé,  tai* 
lirndtoiioe:  stidtkùu 


liiMrt»u»ta)eiroc^p«f>:Ûiç)ier,  fer- 
mer ,  boucher  %  dore ,  ^éUncher»  conv 
bler, attraper;  et  rassassier,  apaiaçr ; 
df  Otq^  ;  en  bat.  lat.  estopare* 

Latatmi  »  afent  gui  ta  Mii[^a$. 


Bfn  fftit  emoUDcr  llale4»oaelie 
olisme 

iloiaoïi  dè'im  Baièm  ' 


Qii*ilBedlM 


ou  reproifdie. 


Btli  g»i#lier«  lor  dift ,  Sei^Bor »  Tctelilifat 
tCUiH  gaipatlorMaiarilbctiftotetJBtmiBMi» 
reni  la  amime  de  la  cour ,  et  ronpireac  bcif 
et  gambei.  JHomoM  dt  Mark  Caum, 

EsTOuaLAGS  :  Droit  dû  au  teneur 
aur  U  pailie ,  le  cbaume  ;  de  stipula^ 
ea  bas.  lat.  estoublagium,  Hagveau 
cite  une  chajrtre  d*Odon ,  accbev^qiM 
îAe  Rouen,  de  Fan  126a,  Costumti 
denariif  o^U,  veHdœ,/umij  moien^ 
dùui,  moUa,  esioublagiap  &c. 

£sTou«Lx  :  PaîUe,  duiume^  jft'- 
pula;  diamps  de  bled,  de  seigle» 
d'orge,  etc. 

La  eu  gist  d*anDés  et  de  nvt 
Par  JaachiMw  et  par  êstomhkt. 

Et  grant  pbuté  de  charretoat 
Par  ntoubUs  St  ^r  bruieret. 

£sTOtx:B  :  Convienne. 
EsTovuKAU  :  Jeune  coff^  gros  pou- 
let bon  à  cbaponner. 

fiBTOUFSaBSSB.    FI    ESTOf  AkSSE. 

Eatovffe  :  Étoffe. 

EsTouPB  :  Tromperie,  mensonge, 
attrape ,  fourberie  ;  d*o4  tstouper  , 
tromper ,  faire  accroire. 

Ba I  Sire ,  «e  Diex  me  lequeare, 
Fet  Dans  Coûtant,  je  n*l  ai  coupe, 
But  li  PrOTOii,  ce  sont  estoupes 
Dont  Toas  me  r^tz  estomper. 


EsTotonttoir  :  Bouchon. 

EsTosraHaa ,  estoupomwr  ;  Btom-^ 
pre ,  briser ,  renverser* 

EsTouQUET,  ej«oirc^a0/:  Petit  pieu» 
souche  de  vigne. 

Estouii ,  tsUmmUe  .*  Combat  » 
joute ,  tournoi ,  choc ,  mêlée  $  ûMtur» 
baitio.  Voyez  fisToa. 

EêTOOBJugLXjLoa  t  etêçuMilon  t 
Tourbillon;  exturh/oio, 

EsTouEDEB  :  Accorder  ,.oatrojer  y 
céder ,  donner. 

EsTouEBa  :  Forcer  à  Cûxe  quel^p^i^ 
chose  ;  ejrturbare. 

EsTovaVBa  :  Se  cacher  »  se  sauv«r» 
s'éloigner. 

EsTooaaA  :  Il  faudra ,  4  çpn- 
Tiendra. 

EsTouas ,  estout.  Voyez  £s«m1 

£sTons,€3«tMBry  eift>irs .•  Fo« ,. in- 
sensé, furieux ,  téméraire  t  é|our4i» 
déréglé;  siÊiUus. 

SuToossia  :  Tousser. 

EsTouTiB  :  Folie ,  étoui4erie  >  m^ 
^Mcudence  ,  témérité  «  fureur  ,  bar^ 
diesse  ;  stultitia. 

EsTouTUL ,  estottiqyer  :  Etre  fou^ 
imprudent,  avoir  de  la  témérité^ y 
être  insensé;  stuUescere;  il  signifie 
aussi  disputer,  quereller. 

EsTonv£  :  Garni ,  rempli. 

EsTOUviBB ,  estovetr,  eitoviêt,  e*- 
iO90ir,  estouvoir ,  subst.  :  Conve- 
nance ,  nécessité ,  provision  de  tout 
oe  cpM^st  ■uéoetsmre;  en  bas.  laU  es- 


1 


548  EST 

toverium.  Barbazan  le  âérive  At  l'an- 
cien mot  Frànc-ois  estuet. 

Si  renmena  yens  et  aventure  an  port  de 
Mouçon  et  en  qui  fat  la  nef  empirle  ,  et  par 
éstoupoir  le  conrjnt  sejorner  l'ivcr  ^  pan. 

VUh'Hankmm,  Mss. 

Un  Juif ,  pour  engager  un  jeune 
Clerc  à  Tenir  demeurer  chez  lui ,  dit 
qu'il  fournira  à  tous  les  besoins  de 
]a  mère  du  jeune  homme  : 

Foi  que  je  doî  Tâme  mon  père, 
14ieus  en  sera  ta  potore  mère  « 
S^en  ma  maison  viens  avec  moi. 
Par  le  grand  Dieu  en  qni  je  croi , 
'  Ce  répons  »  vueil  encor  oïr , 
Le  cuer  me  fait  tout  rejouir 
Toutes  les  fois  que  chanter  Toi , 
Ta  mcl^e  pour  Tamonr  de  toi , 
livrerai  tous  ses  estouvoiri,  , 

Gautier  de  Coinsi,  U».  a ,  ch4ip.  4. 

EsTOUTOiR  :  Combattre ,  disputer. 
Voyez  EsTAvoiR. 
EsTOY  :  J'étois. 

Monseigneur  Dien ,  en  qaT  tout  bien  habonde 
M*Avoît  preste  des  biens  à  grant  largesse  ; 
Des  honneurs  plain  estoy  jusqu*à  la  bondo , 
Dont  j*ay  mç  en  toute  nu  jeunesse. 

BaUades  de  Bourgogne, 

EsTOTBH  :  Etre ,  subsbter ,  pa- 
roître;  exstare;  serrer,  presser; 
stringere» 

EsTOTNB  :  Pièce  de  bois  qui  entre 
dans  la  construction  d'une  cliarrue. 

EsTEAC  :  Serré ,  étroit  ;  ,stnçiut.i 
à  estrac;  k  l'instant,  dans  le  mo- 
ment, sur-lè-cbamp. 
'     EsTEACB  :  Race,  origine, .extrac- 
tion ,  naissance  ;  extracdo. 

Kar  sovent  traient  an  lignage 
En  fet ,  en  dit ,  et  en  corage , 
Se  aucuns  en  est  forslignie 
Par  gentil  ki  la  force  veie 
Qui  Ta  forsjeté  de  »*orine. . . . 
Moott  li  est  fort  à  tenir 
Ke  lui  nVstouce  revcrtir 
▲  Vesirace  dont  est  venus. 

Les  Enscigncmens  du  Trebor, 

EtTAADfi  :  Houte ,  chemin  payé  ; 


EST 

de  sù-ata  ;  en  Ital.  strada;  d'oà  er» 
trader,  battre  ^estrade  y  coarir  Ici 
grands  chemins ,  chercher  aventure , 
courir  le  pays  ;  et  estradiat,  soldat 
À  pied.  Eorel  dérÎTe  ce  dernier  mot 
du  Grec  rt^tmtiiçy  ou  de  rrp«rt/B. 
.  EsTEAGE  :  Appentis ,  cahatte ,  ca- 
bane, maisonnette  ;  de  strtomm^ 
stratus, 

EsTHAcif s  :  Étrangère  ,  éloignée , 
extraordinaire;  cxtranea. 

EsTRAHERE  ,  estrokicre ,  esÊrmere^ 
estrajer  y  estrajere ,  estiayere  y  e*- 
trayeures  esirejure  yieattràjure  :  Bicnt 
qu'un  étranger  qui  n'avoit  pms'Vilié- 
ritiers ,  laissoit  eu,  mourant ,  et  qai 
appartenoient  au  seigneur  ;  en  bas. 
lat.  estrajcria  y  extrahura  ;  ai  extra" 
nèare  y  extrahere, 

EsTRAiER ,'  estriugne;  estrain ,  e»» 
trainge  ,  estrajer  :  Étranger ,  éloigné , 
marchand  forain  ;  extraneus ;ea adc. 
Prov.  estrain ,  cstran  ;  tn  hàs  Brct 
estran. 

l^ntre  Normendie  et  Bretaîgne  , 
En-  une  terre  moût  estmigne  , 
Blanoffe  jadis  un  mont  hans  bom, 
Qni  moût  estoit  de  grant  renom  » 
Près  de  la  marche  de  la  mer. 

Le  Dit  du  Bojisd, 

EsTRAicx  :  Aire  où  l'on  bat  le  bled; 
de  strata,  U  s'est  dit  aussi  pour  die- 
min  public. 

EsTi^AipiTE  ,  estraine ,  estresnt  : 
Commencement ,  présent ,  étrcnoe 
du  jour  de  l'an ,  don ,  cadeau;  strena. 

Bon  aoir ,  Sire ,  et  tous  boa  aa 
YrayemeAt  ma  mie  et  bimae  estrrtÊK, 

Ne  viendra  mrshuî  GuiUemettc  ^ 
En  maie  estraine  Dieu  la  mette. 
Si  je  le  Tueil  que  je  demeure 
Testament /e 


EsTRAiovE  :  Casaqaie  ,  sorte  de 
vêlement  ;  stragula,  ^oy,  Ecreicux. 

EsTRAiir ,  estrap  :  Paille  ,  four- 
rage ,  chaume  ;  étramen^ 


EST. 

Moult  li  tera  poa  de  sa  paoM  » 
S'il  a  do  fajn ,  et  de  l'araûie, 
U  de  Vestrain  ,  n  de  la  paUle  » 
11  ne  lui  caat ,  mais  qa*Il  a^en  aille. 

Moman  de  Dolopatot,  parlant  <fun  Am^ 

EsTRAiNCT  :  Serré,  lié,  pressé, 
comprimé;  exstrictus. 

£t  aia  qa*eUe  semble  droiete , 
Lot  fatdt  faire  sa  robe  estroicte 
Par  les  flaos ,  et  soit  bien  estrainete^ 
Afin  qu*eUe  semble  plus  joincté  : 
Là,  ne  fanlt  panne  forsque  toiUe, 
Mais  an  dessonbs  fault  faire  voile 
Depuis  les  reins  jusques  au  piet 
Du  cul  de  robe  qui  leur  chiet 
Contreval ,  comine  uns  fons  de  euve 
Bien  fourré ,  où  eDe  s^eneure  ; 
Ainsi  ara  la  mesdiine 
Gresle  corps ,  gros  cul  et  poitrine. 

Euiiache  Detchampî ,  fol,  491 ,  eot  4. 

EsTRAiNDRE  ,  estreindrc  :  Serrer , 
resserrer ,  lier ,  tenir  avec  force , 
presser  ,  comprimer  ;  astn'ngere , 
exsiringere;  en  anc.  Prov.  estraissér, 
CJttrèniar, 

EsTRAiNE  :  Race,  origine ,  extrac- 
tion ;  extracdo.  De  pute  estraine  : 
De  basse  naissance. 

Estraine  ,  estrains  :  Vase  à  mettre 
du  vin.  f^aj^ezEsTRAiGNE. 

EsTRAiNER  ,  estrainge  :  Éloigné  ^ 
étranger ,  qui  n*est  pas  du  lieu ,  mar^ 
chand  forain  ;  extraneus, 

EsTRAniNiERE  ,  estrarmerc  :  Dra- 
peau, étendard* 

EsTRAiMTEs  :  Soptc  de  vêtement , 
caleçon. 

EsTRAiNTURE  :  Actiou  de  serrer 
fortement ,  de  comprimer ,  de  pres- 
ser ;  à^exstringere. 

EsTRAis  (tout  à)  :  Tout-à-rheure , 
sur-le-champ ,  dans  Tinstant. 

EsTRAis  :  Issu ,  descendu ,  sorti , 
tiré  ;  extradas. 

Nous  TOUS  faisoDS  assaroir  qu*il  ne  nous 
convient  pas  ores  à  retraire  qui  nous  somes,. 
se  d*oà  nous  somes  Tenus ,  et  de  queb  gens 
Mêtrair,  car  bobs  cBtcndoBS  bien  que  Mseï 


EST 


54» 


est  sçen  et  conen  entre  tous  ,  et  tî  saTes  €«> 
ment  ce  Itoyaume  nous  est  ésekên.' 

•Asshes  de  Jérusalem,  ekap,>^9^* 

*f   *       •' 
EsTRAiT  :  Redus,.  solitaire,  moine» 

retiré  ;  extractus, 

^TRAMAÇON  «  estramosson  :  Espèce 
d*épée  large  et  tranchante  ;  de  sera-' 
ma  ;  d^où  esiràmaçonnjçr ^  estramas^ 
soner,  se  battre  avec  re.'strâ|àa^ou* 

EsTHAMiER  :  Paille  >  fourrage, 
ùiZMXQit '^  stramentum. 

EsTRAN  :  Couverture  d'une  mai- 
son  ;  de  stramen,   . 

EsTRAN  :  Chemin,  voie  publi^pe  ,. 
grande  route  ;  de  strata, 

EsTRANGE ,  estrangfer,  eftrangne  : 
Éloigné ,  opposé  ,  étranger ,  absent , 
extraordinaire,,  contraire  ,*  de  difficile 
accès  ;  à^extraneus  j  en  anc.  Prov, 
estranhajhë, 

r 

Mais  TOUS  gardes  sur  toute  rient- qœ  trop 
ne  TOUS  liabandonnez ,  de  plus  lui  seres  c«» 
trange  ,  de  tant  serez  plus  de  hii  aimée. 

Boman  de  Gérard  de  Nevers, 

Le  Dae-de  Biex  &Toit  vue  aieane  soeur  ger« 
maine  ,  laqficUe  de  bobtcI  a  esté  moult  piteu- 
sement murtrie  par  une  femme  moult  eserange» 

Même  Roman, 

EsTRANGZMEirr  :  Extraocdinairt- 
ment,  singulièrement. 

Al  tans  Salnistes  le  Taillant 
C*on  tient  à  sage  et  à  poissant, 
A  prou,  à  moult  de  haut  parage. 
Et  à  Clers  estrangement  sage. 

Romande  Trqye» 

EsTRANGSR ,  cstrangier  :  Éloigner, 
écarter,  chasser,  mettre  dehors, 
quitter,  abandonner,  aliéner  ,  fuir, 
s'éloigner ,  se  priver ,  s'abstenir  ;  ej^ 
traneare  ;  en  anc.  Prov.  estranhar. 
Une  femme  avoit  le  visage  plein  d'ul- 
cères ,  et  tout  le  monde  la  fuyoit  : 

Moult  est  Gondrée  mal  Tenue , 
En  Tinté  est  par  tout  tenue , 
Cluscun  la  fuit ,  cbascnn  Vestnmge. 

Gautier  de  Coinsi,lw,  9,  chap,  17. 

■    3  ■ 


^é 


fiSo 


EST 


EST 


EftTAAVGBTK  ,  étrongeié  :  Mer* 
▼eilU  «  nreté.9  nouveauté  >  dioie 
étonnante ,  extraordinaire, 

EftTaAiririaa  :  Drapeau ,  étendard, 
pavillon. 

£sTRA»E,#/lnd^po/f«.*IiOngae  serpe 
attachée  à  on  bâton ,  qui  sert  à  cou- 
per le  chaume  ;  espèce  de  foueiOe 
^ur  arracher  les  br  .«ussaiOca. 

E^TEAi^Ea  ;  Arracher,  scier  le 
chAume  qui  reste  après  la  moisson  ; 
exsdrpture. 

£sTaAuircE  :  Étranger. 

EsTi&AYEaE,  estraycure,  estrajure* 
Voyez  £sTaAliEEE. 

ÉsTEE  :  Hors ,  dehors  ;  éxtrà, 

EsTEE ,  ester  :  Demeurer ,  rester  ^ 
être  stable,  persévérer ,  persister; 
étare* 

Beax  fils ,  ne  pastes-^n  noie»! 
Iià  où  ta  Terras  maie  gent  ; 
8e  t«  i  passes ,  n^ester  pas  (ne  stgif 
Se  tm  estoit  {si  stores)  maz  i  seras. 

Le  Catêoiememt ,  n^  i83«« 

Esnrmx  :  État,  situation ,  condition, 
conduite ,  qualité  ;  cour ,  lieu  fermé , 
place ,  grange ,  logement ,  maison  , 
palais ,  demeure  en  général  ;  voie , 
grand  chemin ,  route  ;  essence ,  sub- 
stance ,  existence ,  nature ,  ficture  » 
façon  »  œuvre. 

L*ordre  ne  hlame  »  ne  lor  estre  (^t)  , 
Mais  por  riens  je  ni  Toldroie  estre  (demanrer) 
Trop  ont  estroit  et  dnr  covln  , 
Chascnn  fet  par  la!  ut  caisine , 
Tait  aanjnent  sol  et  soi  gisent. 

Bikk  Guiot,  parlait  des  Chartreux. 

Mais  s*II  voQi  plest  tous  me  dtfes  « 

Kt  Tostre  TÎe  et  vos  pecbiex 

Dont  TODS  estes  si  enteehiez , 

Je  Toel  savoir  trestont  rostre  e$ere  (eoMbite) 

Fott  sarea  Toîr ,  fait^l ,  doas  Pvestre. 

I^  Chevalier  «k  BvrUei, 

Tantost  IS  xnaJatre  U  ensoi^e 
Un  Bsercier  de  terre  loinglainey 
Je  cuit ,  fet-tl ,  qua  cil  an  a , 
Adooc  Sire  Reniera  i  va 
Son  esire  (titastkiD}  conta  sa 


Et  rîl  li  dial  w 

Qa*îl  n'en  a  paâBt.Mafl  T 

A  oii  épiaier  de  8av(  * 
Q«j  de  vieUfiaa 
Sira  Bcalcva  lest 


) 


lalSeanan 
oè  troaTer  paisse  m*ami 
Mm/rnsM^ 

Car  aiaaî  eoaM  «n  deapiaaat 
li  eoaaanderent  qaH  far  die  » 
Enror  ne  le  crénsse^l  aate, 
Oà  c^ettoit  que  ail  dent  doit  aaw  Cet 
léB  pals  lear  delat  et  TeiOv  (le  Cea}  . 
Et  celot  qol  eafoit  nul  aeaes  , 
Lear  respondi  eom  foracaex  » 
A  Soissotts ,  et  lâ  aie  ■enaa. 

WradedetahenoiecDemtdÊirBmBt  Sk^wee, 

Ma  hafiéa  ne  paoroit  aooffiva 

A  le  voos  réciter  ne  dire 

Qne  ^e  vei  tout  Vàfert  et  Vestrm  (sStaatiea) 

De  ce  l*el  vergier  asaaovi. 

ifeaMsa  de  la  4b«a«  iwen  i4ai« 

Toat  ainsi  voas  di»je  p4ar  Toîr  (rérile)» 
<^ae  le  cristal  sans  décevoir 
Toot  Vestre  du  vergier  accoae  » 
A  celai  ipii  dedens  Teane  mose. 

JloaMB  de  là  Êiese ,  vmn  iS^ab 

EsTax  :  Conduite,  mceurs,  ouh 
nière  de  vivre,  de  se  comporter» 
nature ,  caractère. 

Des  Converses  et  des  Ifooeiae 
Ife  cnit-je  pas  eetre  (es$e)  eerti 
Qae  j*ea  sache  dire  verld, 
lÀ  pins  sage  ea  sont  eagaré 
De  famé  jugier  et  reprendre  ^ 
Por  ee  dout  ie  mont  a  c 
De  dire  lor  vie  et  lor  efCnr. 
Oaqoes  faaaes,  ae  oait  a\>t 
It  as  ne  la  devrait  mestroier  : 
Cil  qni  mica  la  coide  agaaticr» 
It  pert  le  sens  et  la  véna» 
n  méisaaea  li  a  talne 
Cil  qui  eaide  biea  la  tenir  : 
Ifuns  ne  pot  onques  acnaipHr 
Yoloir  de  faïae ,  cVst  folie  » 
De  oherchier  lor  estre  et  lor  vie 
Quant  li  saige  n*i  voient  gonte. 

La  Bible  Gniot,  parUuu  des  Htammaim. 

EsTas  :  Chambre ,  maison,  dé- 
mettre. 

Et  qaànt  aller  voudront  e  nseadde  « 
Carde  ^e  eH  à  lui  u*asseuble , 


EST 

eoridita  ^*a  U  UeoM  à  teioir. 
Qa*eUe  ne  Toit  der  ne  jottr» 
Kt  qs!eUe  cl«e  bien  la  fMmlM 
Et  que  bien  «oit  ombragens  Veitre 

Et  dorroient  et  buis  et  feneitre 
Si  en  eeroU  pbtt  cbavt  lor  étirt. 

Mfmdn  de  Im  Ham . 

EsTRE  :  Vie ,  existence  ,  constitti* 
tion ,  complexion. 

Hais  ne  mell  ptt  or  mètre  paîa* 
A  font  ce  que  je  dî  pronrer, 
QoMit  en  escript  lee  penU  trmurtf; 
Mats  nonobstant  s'il  ne  te  grievc» 
Bien  t*en  puis  par  parole  brieve 
Des  raisons  amener  aocnne, 
G*est  qu*ib  laissent  la  ftn  «omlmc , 
A  qnoi  tendent ,  et  tendre  doivent 
Les  chose  qui  estn  reçoivent. 
C*est  de  tons  biens  le  sonreraiB» 
Qq*Us  appellent  le  primeraia  : 
Antre  raison  i  a  bien  mestre , 
Parquoi  les  malTais  n*ont  paa  étire  f 
Qui  bien  entend  la  conséquence  « 
QQ*il  fie  sont  pas  en  ordonance , 
En  qnoi  tont  lor  ettre  mis  ont 
Trestootes  les  choses  qu*ils  font  : 
Dont  il  s*ensoit  à  eler  véant 
Qne  les  maltais  sont  à  néant. 

Roman  de  la  Rote» 

Hais  pour  ce  qne  sa  forflie  gtrde. 
De  sa  pondre  «  combien  qu'il  tarde , 
Un  antre  Fenix  en  rerient , 
Ou  celai  m^sme  le  devient 
Qne  Nature  ainsi  ressuscite 
Qui  tant  à  Tespece  proofite  ; 
Car  elle  perdroit  tout  son  estre 
S*el  ne  fesoit  cestn?  rennistre. 
Mme  Roman  ,  parlant  du  Pkénût. 

^  £sTBE  :  Excepté ,  à  la  réserve ,  à 
Texception  ;  extra. 

Mais  li  hom  Deu  parrenana  à  cel  mcitoM 
lin ,  dooat  soi  en  une  mnlt  estroite  fosse ,  et 
ai  meiat  par  trois  ans  nient  conns  as  homes , 
estrt  al  moine  Romain ,  Uqneis  loist  à  savoir 
Bomains,  vivoit  nient  lonz  en  un  monstier 
desos  la  revle  del  p«ire  Dendoneit. 

Diai.  de  &,  Grégoire  ,  liv.  2 ,  cA.  i. 

flr  autem  Dei  ad  eumdem  hcum  peree- 
nient ,  in  arctitsimum  specitm  se  eraduù't  et 
tribus  annis ,  excepto  Romano  monaeko , 
hominibus  incognitus  mansit  :  qui  wdelicet 
Romanus  non  longé  m  monasierio  smb  TheO' 
dati  {Jdeodaâ)  patris  régula  tkgtèeiL 


EST  SSf 

EsT&B  :  Tenir,  appartenir.  //  ne 
m'est  rien ,  il  ne  me  touche  point,  il 
ne  m'appartient  pas ,  je  ne  m*en  sou- 
cie point ,  il  m'est  indifférent ,  je  n« 
n'en  emUarrasae  point  ;  il  m'est  égal* 

Paistre  n'est  pas,  mais  meroenairca. 
Car  des  âmes  ne  liest  gaires» 
Ains  s'enfuit  lues  qu'il  voit  le  leu. 

Le  Reclus  de  Moliens, 

EsTEBâs ,  titres,  estrées  :  Tous  les 
coins  et  recoins  d*une  maison* 

'  EsTaicHi ,  estreici,  estreii  :  Serré , 
étroit ,  resserré  ;  strictus;  en  bas.  lat. 
estreciaius, 

EsTExcHixa  :  Étrécir,  resserrer. 

EsTEis  :  Chemin,  grand  chemin , 
route,  départ»  venue,  arrivée  ;  strata* 
U  s'est  dit  aussi  d'une  espèce  d*om* 
blie.  RecneilUr  s^estrée  ,  se  mettre  en 
chemin  pour  s'en  retourner ,  quitter 
un  Heu  ;  comme  on  disoit ,  aceueiUir 
la  voie ,  se  mettre  en  chemin. 

EsTEÉBE  :  Quitter,  abandonner , 
s'éloigner;  extrahere. 

Cornent  le  Seîgnor  se  pent  et  doit  mettre  el 
fié  estrie ,  et  quel  ||trilet  quel  dtmage  a ,  et 
pnet  aroir  eeuû  qui  est  ettrée  son  £é ,  plus 
qne  celî  qui  le  comaide. 

Assises  de  Jénuaiem,  intitulé  en  ekap.  191. 
ESTEÉXE   SOM  tlt   OU  FISF  :   CcSt 

le  remettre  au  seigneur  suzerain. 

Encor  i  a  il  greigneur  péril  à  otlni  qui 
estrée  son  fié ,  que  le  Seignor  qui  ne  tcanC 
mètre  main,  et  ancuno  antre  persone  ••  met  » 
et  le  Seignor  le  tneffre.  Et  se  cfadoi  qui  tat 
mis  là ,  et  tient ,  qmint  celui  de  qni  le  fié  eat  9 
rcTiendra  ou  aucun  de  ses  heirs  après  son  de« 
ces ,  il  couTiendra  que  il  rcquerre le  fié  à  cebû 
qui  saisi  en  sera,  et  celui  repondra  et  plaidera 
eome  saisi ,  et  pourra  BMttre  beaucoup  d'es- 
champées ,  et  avoir  mont  de  fuites  à  cel  fié 
deffendre ,  psrce  que  celui  qni  l'aura  estrée 
Êortt.  longtempe  ebloigné  de  raroir  son  ûé^ 
ou  les  bein  «près  loi,  et  après  lea  raisoas 
avant  dites ,  me  seable  t'il  plna  saura  cboao 
•t  meÛlonn  le  commander ,  qne  Vettréer, 

jéttites  de  Jérusalem  ,  ekap.  19 1. 

EsTEBfoiiXE  :   Serrer  ,    cacher  » 
étreindre;  exstringert. 

4 


SS%  EST 

EsTHEiGiTETs ,  cstregnetz  :  Etren- 
nes  9  pr«3sens. 
EsTREiN  :  Paille,  chaume  ;  stramen. 
EsTREJURE,  rvir^'/e/zz-c*  .*  (^hose  aban- 
donnée ,  biens  qu'un  étranger  sans 
liéritiers  laissoit  en  mourant  ,  et  qui 
appartenoient  au  seigneur  ;  en  basse 
latin,  estrajeria ,  extrahuruy  di^ extra- 
neare ,  crtnihcre, 

EsTRKLAGE  :  Droît  qu'on  levoit 
en  certains  endroits  imr  le  sel  qui  y 
passoit. 

EsTRELiif  :  Monnoie  ,  poids  et 
-valeur.  Voyez  Estellin. 

EsTRBNE  ,  estrine  :  Redevance 
qu'on  exigeoit  sous  le  nom  de  pré- 
aens ,  comme  les  épîces  des  juges  ; 
cadeau  que  Ton  fait  le  premier  jour 
de  Tan  ;  strena. 

En  Tan  que  au  juesdi 
Le»  estrines  si  ront , 
Sera  moult  fort  yver 
Et  graut  gbces  seront , 
£t  secbera  y  vers, 
Nuieut  ni  plouvera, 
Nequedent  eu  la  fia 
Duremeut  negera. 

Fab,duDUdEsichiel, 

EsTEENER  :  Contraindre ,  forcer  , 
serrer ,  presser ,  comprimer  ,  jeter 
par  terre;  erstrin^ere \  enanc.  Prov. 
estrimhëry  estrcniar, 

EsTRËNHKMisNs  :  Rcsserrcmcnt  , 
claquement,  grincement  de  dents; 
de  stringere. 

EsTRKPKMF.ifT  :  DëgÀt ,  ravagc  , 
saccagemcjit;en  b.  \^\.,estr€pamcntum, 

EsTREPKR  :  Déi-aciner,  détruire, 
extirper  ,  d^^-friclier ,  saper ,  rava- 
ger ;  exstirpare;  en  Lang.  estripa, 

Enrore  se  aucuns  me  essille,  ou  estrepe 
ou  csrnc!ie  mes  TÎgnes,  on  coupe  mes  buis, 
ou  essille  mes  arbres  portant  fruits ,  en  tous 
tex  cns  puis'je  fere  demande  de  mes  domages , 
mes  bli>n  se  gart  chil  qui  vieut  fere  demande 
de  blez  essilliës  ,  ou  d'arbres  portans  fruits, 
ou  de  vignes  esrachiées  on  estrepéts ,  car 
^ua  tex  Mt  sont  cas  de  crieine ,  et  lûcn  s^en 


EST 

pv^ent  ^11  qui  «n  tout  a« 
par  gage  de  betaillea. 

(kmtmmt  da  Be€ui0oms,  ckmp»  44* 

EsTRETTE  :  Extrait. 

£sTRE;rERE  :  Bonne  aTentnre  «  a«- 
baine,  casuel.  Voyez  £straaz.eb. 

EsTREE  :  Croix  de  gueule ,  teme 
de  blason. 

EsTRi  (rime)  :  Choc,  mêlée, dé- 
bat ,  querelle ,  combat. 

EsTRic BOIRE  :  Linge  avec  lequel 
on  lave  la  vaisselle  ;  en  Langued. 
esdbUùrë» 

EsTRiCQUE  :  Etui  de  bois  qui  sert 
k  renfermer  le  fer  d'une  faux  ;  de 
stringere, 

EsTRiE  :  Souricière,  piège  pour 
surprendre  les  animaux  ;  en  géDênl 
tout  ce  qui  resserre  ;  de  strùigo, 

EsTRiE  :  FantÀme,  spectre,  sor- 
cière, loup-garou. 

Este  1ER  :  Penser  attentivement , 
réfléchir. 

EsTRiER  :  Poursuivre,  chasser, 
presser,  suivre  de  près,  empêcher 
dVchapper;  stringere. 

EsTRiF ,  cstrix  :  Querelle ,  combat, 
différend  ,  bataille ,  mêlée ,  noise , 
rixe ,  débat ,  choc  ,  dispute ,  discus- 
sion, contestation;  strrpitus.  Barba- 
zan  le  dérive  du  verbe  estriver.  Il 
s'est  dit  aussi  pour,  peine,  chagrin, 
contrainte. 

Puis  après  comment  il  alla  an  feo  soi  chaof- 
fer ,  si  ouist  Vestrif^i  reproche  de  Lisjart  et 
de  la  virillc  («ondrée ,  par  qui  aToit  esté  ainsi 
trahi  et  aroit  sa  terre  perdue. 

Roman  de  Gérard  de  Neifen. 

Ensi  remest  adonqoes  crste  canse  en  tstr^. 
VUle-Hardouin ,  Mu.  y  fol,  3S. 

Certes  je  n*cn  feroies  pour  tout  Tor  d*AfalM. 
Atant  esvos  le  Roy  à  la  mort  du  Baron  , 
Si  home  li  contèrent  Vestrif  et  la  tendon 
De  Tainé  qui  demande  dou  lié  aa  parçon. 

Le  Jugement  de  Saiamotu 

EsTRiKE  :  Présent,  cadeau,  ëtrenne; 
strena. 
£sTRi?ER  ,  estripeir  :  Briser  ,  rom* 


EST 

lire  9  àMntet ,  enlever  ;  erstirpare  ; 
d'où  est  Tenu  le  mot  estrapade, 

EsTRis  :  Grande  mangeuse ,  femme 
de  grand  appétit. 

Estais  ,  esirive ,  estrivement  :  Dé- 
liât, dispute,  querelle,  discussion; 
strepitus. 

EsTEiTÉE ,  escrinée  :  Petit  coffre , 
cassette,  écrin. 

EsTBiYEK  :  Disputer,  contrarier, 
contester ,  débattre ,  quereller ,  aga-* 
cer  ,  contredire ,  poiutiller  ,  inquié- 
ter, aiguillonner,  exciter  à  quereller , 
se  rebeller  ,  résister  à  quelqu'un  , 
combattre  ;  strepere.  Une  note  Mss. 
insérée  dans  mon  Dictionn.  étynu  de 
Ménage  ,  dérive  ce  mot  à*extnvi , 
prêtent  à^extero. 

Doigoes  à  nous  eawê»  que  nous  en  ben- 
▼ont ,  à  caî  reipondi  Moytes ,  pourquoi  estri- 
rtjr-vous  contre  moi,  et  pourquei  temptes- 
^ouA  riottre  •  Seignenr  ? 

hible.  Exode,  chap,  17,  ivn.  a. 

Da  noBh  aqwun,  ut  bibtanus,  quibus  ret' 
poruUt  Moyses  :  QuicZ  jurgamlui  contra  me? 
€«r  tentatis  Dominum? 

Tu  as  «uez  tû  cy-devant 
Et  ne  faut  ja  qu*ele  Vestrive , 
Qui  bien  vouldrt  mourir,  bien  rire  : 
BCais  quant  je  vois  Tenir  la  grive 
Qui  contre  moi  tcnce  et  estrive^ 
Je  fus  tantokt  torné  en  fuie 
Pour  la  riote  qui  m*ennuie. . . . 
Geste  lasse ,  Geste  chetive 
Qui  contre  les  vices  estrive , 
Et  des  mors  a  le  cuer  si  bault. 
Moman  de  la  Rose  ,  parlant  «tjétropos. 

Et  ceuU  qui  tels  sentences  snivent , 
Contre  Dieu  malement  estrivent 
Quant  veulent  si  par  fabloier 
6a  prescience  affoiblicr. 

Même  Roman. 

EsTRivEUR  :  Qui  dispute ,  qui  con- 
teste ,  querelleur  et  lutteur ,  suivant 
Borel. 

EsTRiviERE  :  Petite  planche  qu'on 
mettoit  à  la  selle  d'un  cheval  pour  y 
reposer  les  pieds  ;  ^astrapa  y  qui  se 
trouve  dans  le  Glossaire  d'Isidore  , 
suivant  Borel,  que  cite  Ménage;  on 


EST 


SS3 


dit  encore  dans  plusieurs  provinces 
estrivicrs  pour  étriers.  Barbasan 
pense  que  ces  mots  viennent  du  Latin 
stria^  colonne,  appui  ;  Ménage  les  dé- 
rive ,  avec  plus  de  raison  ,  de  stupa  ; 
en  bas.  lat.  strivarium. 

EsTROBLE  ,  pour  estobic ,  dans  les 
Chroniques  de  Saint  Denis  ;  le  copiste 
s'est  trompé.  Voyez  ësteule. 

EsTROER  :  Percer ,  trouer,  fendre , 
ouvrir ,  mettre  en  pièces. 

EsTROiifSER ,  extroissier  :  Elaguer, 
racourcir ,  couper  proprement ,  ren- 
dre étroit  ;  strùigerc,  Estroinser  un 
arbre  y  c'est  en  ôter  les  branches 
mortes  et  nuisibles. 

EsTROis ,  escrois  :  Fracas ,  bruit 
éclatant,  vacarme,  tapage. 

Estroutoïbr  :  Attaquer, injurier. 

EsTROPoiR  :  Uerse  ,  instrument 
aratoire. 

EsTRos,  à  estrosy  estrous ,  h  es- 
trous  :  A  Tinstant,  sur-le-champ; 
à^extrusuniy  participe  ^extrudere , 
dépécher.  Td/ à  ^jfrof. *Tout->à-coup, 

subitement. 

Car  Cortoisie  Ta  lalssié 
En  mi  le  pré  honteuse  et  mat« , 
S*un  coup  esturt ,  sa  lance  esdate 
Et  s*en  passe,  mes  dure  trous 
Fiert  Mesdit  qui  vient  à  estrout 
Jouster  à  lui  par  grant  despit. 
Et  Cortoisie  sans  respit 
Au  tourner  a  le  branc  nu  tret  « 
Et  lieanme  à  ramposncs  portrct  ; 
Li  porfent  si  qu'en  la  ventaille. 
Si  que  li  acier  qui  bien  taille 
Li  porfent  si  qu'en  la  forcele 
Et  le  fent  si  qu'en  la  cervele. 

Tournoiement  d^Anteerùt, 

Estroteir:  Piquer,  f&cher,  irriter. 

EsTROuEN ,  estrons  :  Stercus  hu- 
manum  ;  struntus  ;  Barbazan  le  dérive 
de  stercora. 

EsTROUssE  :  Droit  seigneurial  dik 
par  ceux  qui  recueillent  du  foin. 

EsTRoussER  :  Adjuger  en  justice  « 
vendre  au  plus  offrant  et  dernier  cn^* 
chérisseur. 


554  EST 

EsTftotJVER ,  extroncer,  estronner  : 
Ebranclier,  ététer. 

£sTAUiRC  :  Enseigner  ^  instruire , 
bâtir ,  construire ,  édifier ,  élerer  , 
achever ,  finir ,  disposer  ;  instru&e. 

Par  chenx  est  li  mondes  destruis 
Par  qui  il  dénst  estre  estruis  , 
Car  ehil  qui  nous  doivent  coudaire, 
TfoQs  mènent  par  estrois  pcrtnis , 
Et  ils  ont  trouTë  an  grant  huis 
Large  n  parent ,  il  vont  déduire  » 
Ou  chose  qui  tant  pui&t  nuire, 
Cliil  qui  ruevent  les  déduis  fuire. 
Sont  chil  qui  qnierent  les  déduis; 
Or  ne  sai  jou  on  me  refuire , 
Chil  qui  doirent  autrui  esCrvire 
Che  tout  chil  u  tous  les  maus  truis. 

Miserere  du  Reclus ,  strophe  3ft , 
parlant  des  Moines. 

EsTAUKENT  :  Barque  ,  vaisseau , 
navire,  outil  d'ouvrier,  d'artisan,  ins- 
trument de  musique  ;  instrumentum, 

EsTRUMENT  :  Actiou  d'instruire, 
de  montrer ,  d'enseigner. 

EsTRUS ,  estruz  (a)  :  A  l'instant , 
sur-le-champ ,  promptement ,  subi- 
teasent,  bientôt. 

Alisandre  à  rus  convertes 
Les  corages  as  stigez  ke  tus  aTCt 
Lor  trespas  et  lur  tort  ostex; 
A  la  gent  raatire  pas  ne  donez 
Ke  mal  passent  parler  de  tus, 
Kar  le  pueple  tôt  à  estrus , 
Quant  mal  de  vus  dire  purreit , 
De  legier  contre  tus  serreit. 

Les  Enseignetnens  etJristote. 

EsTRUSSER  :  Battre ,  rosser ,  étril* 
1er ,  frotter. 

EsTUGE  :  II  convienne. 

EsTuoiE  :  Etude,  soin,  applica- 
tion, attention;  studium;  en  anc, 
Prov.  è'stuzî. 

EsTUDioLE  :  Cabinet  d'étude  ,  bi- 
bliothèque. 

EsTUELLEs  :  Ecuelles  de  bois. 

EsTUER  :  Se  tenir  debout ,  s'arrê- 
ter ,  se  lever  sur  ses  pieds  ;  stare. 

Et  come  M oyses  alhist  al  tabernacle ,  tut  le 
poeple  se  IcTt  et  dic»caD  cstuci  an  riiuis  d« 


ï  s  T 

fOB  paTÎDMB  y  et  ingardar— I  li  < 
ai  la  qaH  foat  mtaé  m  !•  îifr'n 
BiMt,  Èxoie  ,  dky.  33, 

Ciunçue  egreéeretar  Mtftm  < 
him ,  sur^iai  mmwtrm  piêiê  ,  etÊtahai 
quisque  m  ostio  papiBtms  nd,  atpieiêèmH^ 
que  tergum  Mojrsi  ,  dûstee  iMgtedkreaa-  Sm- 
torinm. 

EsTUEET  (s')  :  Se  courbe  »  smTant 
Borel ,  qui  cite  le  Roman  de  PerceraL 

EsTUST  :  Il  faut-,  il  conTÎent ,  il 
est  important ,  il  est  nécessaire  ;  il  se 
tint  debout  ;  stedi. 

C.*est  la  Tie  qui  noua  sonsUcat  » 
Chaseuns  sh tient  tant  comme  il  ~ 


Et  quant  partir  nont  en  mttmet , 
Yoirs  est  que  moult  envia  laa«oig 
Et  nos  avoirs  et  noa  ma2a<ma« 

"^     PtLbL  de  rUnieorm  mi  dis 


ZtL  de  ce ,  dîst  It  Roy,  ae 
Pot  tôt  Tor  qu'on  porroit  es  < 
Ke  Tcrs  tos  ,  ne  vers  antre ,  ne  ^ 

Roman  de  Fhréheede 

'  A  tel  maistre  estutt  tel  valet. 

Ane.  Properhe  dm  zrr*  iâdk 

Quant  fine  amors  me  prie  qne  je  dant. 
Chanter  tù'estuet,  et  je  n'en  puia  biasicr» 
Car  j*i  suis  toux  en  son  cnmmindfinf , 
QuVn  moi  n*a  met  delfense  ,  ne  dongier. 

Chanson  du  Roy  de  lU 


EsTUi  :  Barque ,  boutique  à  con- 
server le  poisson. 

EsTuiAus  :  BoUines  »  ckaussares. 
Voyez  Estival. 

EsTUiDE  :  Application  ,  étiidAi 

n  est  hon  que  Tons  ne  metes  aiea  trop  grtaft 
tans ,  ne  trc^  grant  estuide  en  vona  panr  m 
achesmer.  Enseignemens  de  S»  Xonûà 

Madame  luÊèelie  smJUk. 

EsTtJiDiEE  :  Méditer ,  s'appliquer, 
apprendre ,  s*tnstruire  ;  studere. 

EsTOiEE  :  Serrer ,  mettre  dans  w 
étui,  cacher,  enfermer,  renfermer, 
envelopper  ,  emprisonner  ;  et  étn* 
dier ,  selon  Borel. 

En  tous  le  vaissianx  ii*a  esd^ielle» 
Tant  soit  laide  ne  contrefaite , 
C*<|A  ■•  r*ait  là  endroit  atMîtc» 


EST 


ES  V 


555 


Il  ièroBt  aaz  mon  appoUet 
Âimê  ^*iilM  MÎMi  ëOmUeté 

Gt^Uaiumê  Gnattm 

-'  Qnat  la  Fveek  ot  la  parole 
De  M  were,  <iai  D*lert  pat  foie» 
Son  or  estait,  si  s'en  ra  » 
Onqoes  de  coorre  ne  fina 
Devant  qu'elle  ot  Joiepl^  troT^i 
Donoement  l*a  aretom^  : 
Sîre,  fet-eOe,  or  tenes 
Yoette  or,  et  bmni  drap  me  rendes. 

LariedeJ.C^Uàs. 

8a  femme  et  tea  eniani  metmement  s'en  en- 
nuient, 

Lei  Estrange«  le  moquent  et  les  tiens  le  de* 
fuient, 

Bt  «eut  qui  du  tien  Tirent  le  ramponent  et 
muent , 

Fob  tont  qui  ponr  cela  à  bien  AUfe  t*efllUifi# 
^  caohent). 

CoaicUê  de  Jehan  de  Metmg^ 

EsTuiRS,  estuirre  :  CUmTeBance^ 
conformité j  proportion.  FojczUa- 

SAVOIE.  • 

EtTUZRB  :  A  plaisir,  exprès. 

St  ta  boiche  n*ettpat  vileine, 
«  Aînt  temblc  ettre  taire  à  eHuire, 
Por  tolacier,  et  por  déduire. 

*  Ihman  de  la  José,  *9er$  3470.* 

EfTULB  :  Boule  de  bois. 

EsTQPEE  :  Etouffer ,  suffoquer  ;  de 
^Hupa  ou  de  suffbcare ,  sdon  Barba- 
San.  Fbjrez  T.iTovp'Efi, 

EsTuaoBx  (s*)  :  Se  débarrasser,  se 
dégager. 

£sTuaxMEVT,efA>remeji/:  Meuble; 
joyaux. 

EsTuaxHT  :  Se  mirent  debout ,  86 
tinrent  debout  ;  iteterunl. 

Et  il  esturent  et  ahonrerent  par  let  portes 
èé  krar  tabernacles. 

Bikle,  Exode,  ehap,  33,  '»en.  lo. 

Stabantone  ipri ,  H  adarakani  ùer  firei 
mèentoeuhrum  tuanun. 

EsTvaMBiTs  :  Vaisseaux ,  nariret. 
Guillaume  le  bâtard ,  près  de  liTrer 
bataille  à  Barold ,  harangue  ses  trou- 
pes ,  et  leur  dit  : 

Fuir  poes  tr^  qu*à  la  raeTu 
Hé  poet  plot  aTaot  aler,^ 


'K*«  trorerex  ne  nrf ,  ne  pont. 
Et  esiurmens ,  et  nt'f  faiidront» 
Et  Kn^eis  là  vos  atendront 
Qoi ,  à  honte  tos  occiront  ; 
Plus  bel  Dorrez  en  combatant 
Qne  rot  ne  feres  en  foiant. 

Bonum  du  Bou^fid,  30$. 

EsTVRNXS  :  Etoumeau. 

EsTtJXQUER  :  Heurter,  pousser, 
enlever,  arracher;  exsùrparé. 

EsTUT  :  U  convint ,  il  subsista  ,  il 
se  tint  droit  ;  steùu 

EsTUTAux  :  Sorte  de  chaussure, 
botte ,  bottine. 

EsTU  VK  :  Bain  ;  d*où  ^estuptr  ,  sa 
baigner  ;  et  estuveur  ^  estuperesse , 
baigneur,  baigneuse. 

EsTuviEx  :  Baigneur ,  étuYÎste. 
*  EsTUTDX  :  Soin ,  industrie,  étude. 

EsTUYSR  :  Serrer ,  enfermer  ,  ca- 
cher, mettre  dans  un  étui.  F'oyez 

ESTtJIBE. 

EsTUTBB. ,  subst«  :  Armoire ,  lîea 
où  Ton  serre  quelque  chose. 

EsTTiER ,  eswier :  Ecarter,  dévier; 


EsucALE ,  escuale  :  Ecuette. 

EsniTAiEX  :  Miette,  petit  morceau. 

EsYANTBE  ;  Prendre  l'air  ,  ae  ra- 
fraîchir. 

EsvANTotE ,  esvanteure  :  Bondon , 
trou  d'un  tonneau. 

EsTAHuxE  :  Saisir. 

EsYAuoix  :  Querelle ,  di^mte  « 
criaillerie. 

EsTAxiAE  :  Surprendre ,  envahir* 

Este  ,  eue,  esvie ,  ev€  :  Eau,  ri- 
vière, fontaine,  aqua. 

EsvEiLLSE  :  Exciter,  aigagw. 

Conter  Tont  Tneil  tant  nul  délai 
ITnt  miradet  d*nn  borne  lai , 
Où  n  a  moult  à  merTc^^Uer 
Et  |duttenrt  gent  doit  emfeiUtr 
A  honorer  U  derr  gemme , 
!«  sainte  Vlrge,  U  grant  Dame  . 
La  RoTne ,  rRmpererIs , 
Qui  taoTea  a  Unt  de  péris. 

GnticrdâCoimii,lm.7if€hmp,  tJU 


SSG  E  S  W 

EsvE5ToiîR  :  Eventail,  ce  qui  sert 
à  donner  du  vent. 

EsvERREE  :  Oter,dëtruire  les  vers  ; 
•  de  ver  mes ,  selon  Monet. 

EsvEETiE  :  Epilepsie,  vertige. 

EsvEETiic  :  Epileptîque ,  sujet  à  des 
vertiges  ^  sorte  de  maladie  dont  les 
accès  aliènent  IVsprit.  V,  Adveetin. 

EsvESQUiÉ  :  Evéché  ;  episcopatus» 

Kt  ai  adrlent  cas  qui  appartiennent  à  api- 
rituauté  en  ichanx  Uex ,  la  counoiasanche  ap- 
partient à  TEvesque  ;  mais  il  conricnt  que  la 
ju»tîcbe  laie  que  il  ont  en  cliiau»  liex  soit 
tenue  dou  Comte  de  Clcnnont  dei  liex  qni 
tmuX  en  k  comté  de  Clermont  ou  de  T^Tea- 
que,  ailes  lieux  siéent  en  Yevesquié  At  Bian- 
vais.         Coutume  de  Beaavoisis,  ckap,  ii. 

EsvieÈ  :  S'égarer  ^  sortir  de  son 
«lieniin  ^  mourir  ;  deviare, 

EsviGOEER  :  Renforcer,  prendre 
de  la  vigueur  ;  de  vigere. 

EsvioLAE  :  Violer,  briser ,  enfon- 
aer  les  portes  d'une  maison  ^  de 
violare. 

EsvoLi  :  Etourdi,  inquiet. 

Esvos ,  esvous  :  Voici ,  voilà ,  vous 
▼oici  ;  ecce  vos. 

Esvttt  grant  nombre  de  diables, 
Hucbant  à  toîs  espoentablea , 
Uom  Dieu  maudite  soit  issue, 
£t  ton  entrée  et  ta  Tenue. 

L'Image  du  Monde. 

Tandis  que  cil  paroles  tiennent , 
JEsvos  li  messagiers  qni  vienent , 
Ainz  sont  entrez  delirrement, 
A  pié  descendent  baldement. 

Roman  de  Dohpatos. 

Esvous  la  Roîne  montée , 
Qui  fu  plus  bêle  qu*une  fée , 
Par  esgarder  la  fist  Nature , 
Onque»  si  bêle  créature 
Ht  riront  nul  oil  terrien. 

Roman  de  DoloptUos. 

EswÀED ,  eswards,  eswart  :  Egard, 
attention ,  aspect ,  vue  ,  spectacle  , 
regard  ;  et  règlement ,  statut. 

Eswarde  diliantrement  cum  norales  me- 
dicine^  il  portet,  eswarde  qu^eUes  ne  suât 


ETE 

mies  soleilKBt  fomcnt  ntlea  al  Irait  dl 
teit ,  mais  nra  asai  dekiiaalM  à  l'aiHfr, 
douces  et  soeys  d  gostement. 

Armons  de  S  Bermard^foL  3a. 


Considéra  iClwentiia  qmànt 
mma  portet,  vuk  çuàm  mon  ntodo  pretiotns , 
sed  et  speciosas  attuUrU  metEeinasf  jmk  soinm 
perutUes  ad sanitatis fructum ,  sedetdAetn' 
biies  ad  aspectnm)  et  suaves  ad  gusSmsm, 

EswAEDÂCE  :  L*office  on  le  salaîre 
de  rinspectenr. 

EswAEDEiE  ,  eswarder  :  Regarder» 
considérer,  examiner,  contempler» 
observer.  Voyez  Esgaedee. 


Or  epwtrde  ke  tn  as  esploittct  :  aaSs  or 
tswarde  cum  de  nient  tn  as  peneit  de  totcspart. 

Sermons  de  S.  Bernard, /ÔL  46. 

Age  ergo,  çuid  profeceris ,  imnw  f^bi 
nihti  propeceris  intnere. 

EswAEDEiz  :  Voyez  ,  considérez  « 
regardez. 

EswAEDEUE  ,  estvàrde  :  Survdl* 
lant ,  gardien  ,  inspecteur ,  officier 
municipal. 

Etage  ,  estage  :  Logement ,  de- 
meure; stagium. 

Etaoee  ,  estageir,  estager,  esta» 
gier:  Habiter,  demeurer;  et  serf,  sujet, 
vassal ,  obligé  de  demeurer,  en  tempi 
de  guerre ,  dans  le  fief  on  le  châteaa 
du  seigneur,  pour  le  garder  et  le 
défendre. 

Etançoic  ,  etançot  :  Souche ,  bloc, 
tronc  d'arbre,  ctaie. 

Etangee  ,  etangier  :  Éloigner,  se" 
parer,  écarter,  reléguer,  retarder. 

Etau  (voye  d')  :  Voie  d*arrét  ;  de 
stallum. 

Etaupiniee  :  Tueur  de  tanpes. 

Etaux  (les)  :  États  d^une  ville , 
d'une  province,  ses  assemblées  gé* 
nérales  ;  de  status. 

Eteint  :  De  là  ,  d*ici ,  ainsi  ;  À/nr. 

Eté  LES  :  Copeaux ,  éclats  de  bois» 
Voyez  Estelle. 

Etelon.  Voyez  Estalos. 


ETP 

-    ETsmvx   :   Continael ,   daraUe  , 
éternel  t  perpétuel  ;  a?lr?r/ijw. 

ETERirrE ,  éternise:  Durée  infinie» 
ûdunortalité ,  éternité  ;  œiernitas. 

Pourquoi  haut  Pefé  toot-puissant , 
Dont  Vttemiae  nna  fia  dure. 
Je  demande*  Tengeance  dure. 

TYogédie  de  la  Fengeance  de  /.  C, 

Etsuf  :  Balle  de  paume;  de  stupa. 

ETHiMOLoouEa  :  Homologuer. 

Ethin  :  Sorte  de  p&turage. 

Etincelette  :  Petite  étincelle  j 
êcindUula. 

Etiquee  TESMOiNS  :  Donner  au 
juge  un  mémoire  des  faits  sur  lequel 
il  fout  entendre  des  témoins. 

Etouble,  estouble  :  Chaume,  paille^ 
stipula» 

Etout  ,  itou  :  Aussi ,  avec. 

Et  puis  :  Expression  qui ,  suivant 
les  Notes  de  M.  de  la  Monnoie  sur 
la  Nouvelle  XII*  des  Contes  de  Des- 
périers,  étoit  le  premier  mot  ({u'on 
se  disoit  dans  la  rencontre  ,  et  qui 
étoit  comme  l'ouverture  du  discours. 
Barbazan  dit  avec  raison  qu'U  se 
trompe  ,  et  que  cette  expression  n'a 
jamais  servi  que  pour  demander  si 
Ton  n*«  plus  rien  à  se  dire  ;  que  son 
étyrat>logie  vient  depost,  et  que  dans 
la  Nouvelle  susdite ,  ce  mot  ne  peut 
même  avoir  d'autre  signification.  — 
Un  jeune  homme  nommé  Fouquet , 
fort  espiègle ,  dcmeuroit  chez  un 
procureur ,  et  éloit  chargé  d'ouvrir 
la  porte  à  ceux  qui  venoient  sollici- 
ter ;  un  plaideur  venoit  presque  tou- 
jours l'interrompre  pendant  son 
diner  : 

Quant  il  eut  tabtité  (frappé)  deux  ou  trots 
coups  (à  la  portp) ,  Fouquet  luji  va  ouvrir  ,  et 
«n  allant  b^avisa  de  jouer  un  tour  de  chatterie 
Ji  son  homme,  qui  vient,  disoit-il,  tousjours 
quand  on  di^ne;  et  >e  pensa  comment  son 
maistre  en  auroit  sa  part.  Ayant  ouvert  Thnis  : 
^  puis ,  bon  homme  que  distes-vous  ?  Je 
Toudrois  parltr  à  MoBsieur ,  dit*U ,  pour  non 
procèê. 


£  T  R:  SS7 

n  me  semble  que  ce  mot  ne  âignifio 
autre  chos^ ,  sinon  qu'ayant  ouvert 
la  porte ,  il  lui  dit  ensuite ,  bon  hom- 
me ,  &c.  Dans  l'épigramme  de  Jac- 
ques Peletier,  citée  par  M.  de  la  Mon- 
noie ,  ce  mot  est  pris  aussi  dans  le 
même  sens  : 

Un  mari  frais  encore  en  Tan  et  jour, 
.Venant  dei  diamps  trouva  la  Damoiietto 
Dedans  sa  chambre  à  point ,  et  de  eejour. 
Bon  eoir!  ef  puis?  grand  chère,  ce  dit-elle.' 

Ce  qui  veut  dire  :  Un  mari  étant 
rentré  dans  sa  maison ,  dit  bon  soir 
à  sa  femme ,  et  ensuite  Vi  femme  dît 
qu'un  bon  soir  ne  suffisoit  pas  9  et 
qu'il  falloit  ajouter,  la  bonne  chère. 
Cette  expression  a  le  même  sens  d^ns 
le  Dialogue  des  deux  Amoureux,  par 
Marot;  elle  est  encore  usitée  dans 
plusieurs  de  nos  provinces ,  et  même 
à  Paris  ,  pour  signifier  ,  ensuite  , 
après ;/70Tr.  Thomas  Corneille, dans 
son  Festin  de  Pierre ,  l'a  employée 
fréquemment  dans  le  rôle  du  paysan 
qui  retire  Dom  Juan  de  l'eau  dans 
laquelle  il  étoit  près  de  se  noyer,  et 
ne  l'a  point  entendue  autrement. 

Etraiit.  Fojrez  Entrail. 

Etkaindre  :  Restreindre,  étrein- 
dre  ,  enfreindre  ;  exstringere. 

Etbangs.  yojrez  Est&ahgk. 

Etrangetks  :  Choses  étonnantes , 
inconcevables ,  extraordinaires. 

Etrangiek.  Voyez  Esteaise. 

Eteayees  :  Biens  échus  au  Roi  par 
défaut  d'héritiers. 

£TREiGKEH:Unir,  amalgamer,  lier. 

£TBEiNn&£.  Voyez  Estkaikdre. 

Etbei:«te  :  L'action  de  serrer  for- 
tement ;  d'earstringerr, 

Etremplée,  ettemplée  :  SoufBet 
de  forge. 

Etrif,  étris  :  Débat,  querelle.  Vof. 

ESTRIF. 

Etrille  :  Détroit,  passage  r«s- 
Krré ,  gorge ,  défilé. 


S58  But 

ETROS9  etrous  (à)  :  A  rinsUnt,  sniv 
le-cliainp  ;  d'eœtrusum,  part.  d*êxtru' 
dere ,  dépécher. 

Etrousse  :  Adjadieation  forcée. 

Etroussbr  :  Adjuger  en  justice. 

ETRfJMSR  :  Mvtilert  coaper,  tron- 
quer, abattre. 

Etsi  :  Malgré ,  qi^Mque* 

ETTxrLBK  :  Couper  Im  cône  des 
ariires. 

Etudie  :  Soin,  étude,  attention  ; 
ttitdium, 

Etuteircs  :  Baigneur ,  maître 
d'une  étuTe  ;  de  stubm. 

Eu  :  Au  ;  ad. 

Et  eu  jour  de  samedi  ensieTuiC  Uditte  Ift- 
qneline  se  Toh  getter  en  on  puis. 

JKêrMcfef  tle  S.  Louis ,  i)kmp,  So. 

n  H*ett  mestler  qae  je  discoure  pir  tant  de 
parotea  sor  Capelet  ;  oar  brîefm^ut  «'«Mok  le 
pire  %ak  onqucs  naqaist  eu  monde. 

Boecaoe,  Nouvelle  V^. 

EuBAGES  :  Côtoient  des  recher- 
^dieurs  de  secrets,  c'est-à-dire,  des 
naturalistes ,  parmi  les  anciens  Gau<- 
iois  ,  suivant  Borel ,  qui  cite  les  Etats 
'fl'iÊnipires  du  monde. 

EucHOLooE  :  Rituel  de  l'église 
grecque ,  livre  contenant  tous  les  of- 
fices de  l'église  pour  les  dimancUes  et 
les  fêtes  de  Tannée  ;  à'ivx,*!^  prière, 
et  de  xiyêÇy  discours. 

EuoosES  :  Ancien  peuple  d'une 
partie  de  TAlleniagne. 

Eue  ,  liscE  eve  :  Eau  ;  aqma. 

Se  aucuns  trueve  aucune  chose  en  terre  ou 
en  eue,  le  doit  porter  à  la  joustice. 

j4ncienne  Coufume  iTOriéams, 

EuGE  :  J'eus,  j'ai  eu,  eus-je. 

Pierre  respondi ,  je  ne  tous  en  doi  nul,  car 
cheval  n'eu-ge  onques  de  tous. 

Coutume  de  Beau¥oisis,  ckap.  9. 

EuL  :  (Ril  ;  oculus, 

IX  ùêt  oscnrs  et  eipès,  si  qae  li  «os  ne  pooit 
Téoir  Tautre  des  euls. 

Roman  des  sept  Sages  île  Âorni^ 


stia 

fivLLAGs  :  Remplissage,  màtÊom  êà 
remplir  une  diose  qui  ne  l'eat  pat| 
du  verbe  euÛûr,  ren^ilir  juqa'au 
bondon  d'un  tonneau. 

EuLOGiE  :  L'eucharistie,  pain  héak 
par  le  prêtre  et  distriiNié  aux  fidè» 
les,  choses  bénites;  don,  prêtent; 
eulogia  ;  du  Grec  tvXayiW. 

EuLs  ,  eulx  ,  eux ,  eus  :  Teex  i 
ocuU;  eux,  elles ,  leurs \  ilii. 

Xt  cipccialeiMot  SI  (le  Boy)  doit  A  laftii 
dispenser  à  tous  marchans,  en  emlx  rcuMUMt 
vne  partie  de  ce  que  sien  deTott  etCrt  et  À 
d#it  soigBtneemeot  etdx  ettem  aardwas* 
iiam  deâeadr«.«t  garder. 

iM  SdemsdJriuem^feL  11 ,  W* 

Su^ATOXRE  :  Sorte  de  plante  pur- 
gative, aigremoine;  eupatoria» 

Euphorbe,  eaphorme  .*  Sorte  dt 
bétoîpe  ;  espèce  de  gomme  on  résîtte^ 
eupkorbia,  euphxKrbium. 

EuR ,  evtre ,  are  ,  orée  :  Bord ,  fi- 
mite ,  extrémité  ;  ora,  Eur  de  cœ^ 
tare  :  Sentier  dans  une  terre  laiMurée. 
Eur  du  puis  :  Bord  d'un  pmts. 

Et  eu  jour  de  samedi  ensievaat  iaditCe  Jac- 
queline se  rolt  getter  en  un  puis  qui  est  cb 
rencloistre ,  mes  les  senrs  qui  eatoie&t  Illc«* 
ques  pr^  qui  la  virant  que  «le  avoît  jà  an 

I»ié  sus  Veur  du  puis ,  la  «firent  cbéoMT  eapAi 
e  puis ,  et  la  ramenèrent  à  F— feruietîa  at 
la  Ûereot  en  un  lit  de  fust  ans  cordes,  al  qaa 
de  ne  se  pot  mouvoir. 

Miracles  de  Si  Lêuù,  eke^.  3o. 

Eur  :  Félicité ,  bonheur;  d*honu 

Le  hault  logi^  bien  Testu  est  nommé  ear, 

r»nr  ce  tient-il  trompeté  d^argcnt  ;  et  Taotra 
cdle  de  bois ,  est  mal  eicr. 

La  Douce  aux  Jlveagks. 

Eur,  eure  :  Heure ,  l'espace  de  soi- 
xante minutes  ;  hora»  En  meismf 
eure  :  A  l'instant ,  sur-le-champ ,  à  la 
même  heure.  Bel  dur  :  Le  point  da 
jour. 

F.D  poi  d*€iir  neis  rerersereut 
£t  eu  la  mer  en  afondrertnt. 

Bomon  du  Brm, 


EU  V 

EiTEK  ,  e^,  ewre  :  Trarail ,  œu« 
▼re^  ouvrage;  opus^  operis, 

EuR^s  :  fiteureuse ,  exempte  d'in* 
quiétudes. 

EuRKUR  :  Auditeur,  parleur,  rto- 
cat  ;  ofator. 

EuRKus ,  eureux,  euros ,  eurous  : 
Fortuné,  qui  a  du  bonheur,  sans 
peine ,  aans  embarras  ;  d^hora, 

Mureus  en  jodste ,  eureus  en  marchandUe, 
Advcf  «n  fevuM ,  ettretu  en  jeu  de  dei, 
Eureus  en  eane,  euretu  en  entrepriie, 
Eureus  en  «ens ,  eureus  en  coqiardÎM, 
Eureus  bien  tait ,  eureus  alnx  qn*ii  foit  nés  • 
Eureus  par  tout ,  eureus  à  tons  lea  : 
Par  tous  mojcaâ  tronTerex  des  eureus  , 
£t  d'antre  |>art  autant  de  wuà-eureus, 

Im  Dasice  aux  jévemgiet, 

EoRi»B  :  Détroit  de  mer ,  suivant 
iionet. 

EtJRHEL ,  ernel  :  Champ  inculte. 

Eus  :  (Bufs.  F^o^ez  Eoss. 
-    Eus  9  eujc  >  «M  •  Lm  yeux  ;  oculi. 

Quant  je  ^J^HPi^  porprendra 
Lui  et  n  gH^V^outet  paft, 
Ss  eus  jn«  IW  li  espars 
Des  armes  oà  ri  luire  Vor^ 
Et  de  péor  me  seignai  lor 
Plus  de  cent  fois  en  un  randon. 

Tbumoiement  d^ÂntecHst. 

Eusse  :  Cheville  de  fer  qui  retient 
la  roue  d'une  voiture  ;  axis. 

Eusse  de  l*ueil  :  Uorbite  de  Tœil. 

EusT  :  Le  mois  d*août  \  augustus* 

EuTÀULE  :  Octave ,  espace  de  huit 
jours  ;  octavus  ;  stable  ,  ferme ,  as- 
suré ;  stabilis, 

EuTiME ,  euldme  :  Dernier,  qui  est 
après  les  autres  ;  ulUmus» 

EuvAKT  :  Auvent. 

Eu\£ ,  lisez  ewe  :  Eau  ;  aqua* 

EuvRE  :  Étendue  de  terre  qu'un 
homme  peut  labourer  en  un  jour; 
s'est  dil  ai^ssi  pour  bâtiment  ;  d'où 
payeur  des  euvrcs ,  trésorier  des  bâ- 
timens.  Voyez  Euas. 

EuvBER  ,  outTer  :  TravaîHer,  s'oc- 
cuper, s  appliquer ,labourer^  operari» 


EV  A  S89 

EuTEiA  :  Ouvrir,  £aire  passage t 
percer,  débouch(er  ;  aperire» 

CO  qui  portent  les  sirerets  à  aucans  doa ,  et 
Veuvrent  por  saToîr  qu'il  7a,  doÎTant  x«ca» 
▼oir  paine  d*astl. 

Ancienne  Coutume  tfOrUsuu, 

Ve  par  fis  n*enfle  trop  ses  joes  » 
I9e  ne  restraignent  pas  ses  moes» 
Ja  par  ris,  tes  lèvres  ne  %^euvreni 
Mais  repoignent  les  dens  et  cuefrart. 

Roman  de  la  Moee. 

Eux ,  eut  :  Teux  ;  oculi. 

Je  te  dis  eu  nom  ICostre-Seigneur  Dieu  et 
du  Rot  Saint  Loys  que  tu  faces  tant  que  ta 
Toises  à  Saiat  Dénia  se  tu  ^Is  estra  QMfie  âm 
tes  Ctti  ,  ou  ce  non  tu  les  perdras. 

Miracles  de  S.  Louis,  chap.  %u 

Mort  crie  i  &0Bie,  crie  i  BLeina  ^ 
Diva  toz  estes  dans  mes  mains 
Aussi  le  baàlt  come  le  bas , 
OuTres  TOs  euz ,  ceiagnes  Toa  rèîns, 
Ea^îs  qae  je  tous  pretngne  ans  firaiés, 
Helinand,  Vers  sur  la  Mort» 

EuxxR  :  Sortir,  s'en  aller;  exire* 

EvADâKT  :  Qui  attaque,  agresseur. 

EvAGiNBR  :  Tirer  du  fourreau^ 
sortir  de  l'enveloppe  ;  «au  figuré , 
mourir,  quitter  la  vie;  de  vàgituu 

EvAoUBS  ,  EUagues ,  UUagues^ 
Fuagues  :  Nation  adonnée  au  bri- 
gandage et  à  la  piraterie,  qui  babitok 
les  c6tes  de  la  Grande-Bretagne ,  sui<- 
vaut  le  Roman  du  Brut ,  fol.  4  x ,  V^, 
col.  a  ;  et  fol.  49 ,  R^,  col.  i. 

EvAiN  :  Nom  propre,  Eve,  la  femme 
d*Adam;  Eva;  de  l'Hébreu  Hhavh. 

C*est  bons  ordres  de  mariage. 
Qui  bien  le  garde,  si  est  sage; 
Quar  Diex  mariage  estora 
Quant  E¥ain  à  Adam  doua. 

Fabliau  du  Mariage  des  sepS  Ars, 

EvAvo^LiEa  :  Le  texte  des. évan- 
giles. 

EvARGELiSTAiRS  ,  evangeUsticr  : 
livre  contenant  les  évangiles  dont  se 
servent  les  diacres  aux  grand'mes- 
tes ,  lorsqu'ils  quittent  l'autel  po^r 


56o  E  V  O  • 

allei^  annoncer  révangile  an  peuple  ; 
ù^evûngelianum . 

EvANiMENT,  evanouisson  :  Pâmoi- 
son, évanouissement;  d*evanescere* 
EvAS  :  Chez ,  dans. 
Eve  ,  ewe  :  Eau  ;  aqua. 

Multitude  de  son  de  eve  qui  fu  ti  troblé , 
•e  est,  molt  pueple  soaant  grtnt  freinte  et 
grant  noise. 

Comm,  sur  U  Satitier,  fol,  iSj,  R^. 

EvECTEUR  :  Ravisseur  ;  eveceor. 
EvECTioN  :  Permission ,  enlève- 
ment ,  transport  ;  evectio  ,  evecius. 

EvJsiA  :  Zèle,  envie;  inwdia. 

EvEiAoOE  :  Zélé,  plein  de  bonne 
Tolonté. 

EvËiANSA  :  Envie,  jalousie;  i>?ri^/a. 

EvÎBiAR  :  Envier ,  porter  envie , 
être  jaloux  ;  invidere. 

EvËios  :  Envieux ,  jaloux  ;  invi- 
diosiis» 

EvisLA  :  Ici,  en  cet  endroit. 

EvBLnEziR  :  Vieillir,  devenir  vieux; 
vetustescere, 

EvETïToiR  :  Éventail. 

EvERDUMER  :  Exprimer  le  suc 
d*une  herbe  ou  d'une  plante. 

EvERCETE  :  Bienfaiteur,  rénumé- 
rateur ;  evergetes;  du  Grec  iétfyiriiç» 

EvERRiATEUR  .*  Héritier  qui ,  avant 
d'entrer  en  possession^  étoit  obligé 
de  balayer  la  maison  du  défunt  ;  de 
verrere ,  balayer. 

EvERSioN  :  Décadence ,  renverse^ 
ment ,  chute  ;  evenio, 

EvERTiR  :  Renverser,  abattre,  rui- 
ner; cverterc. 

EvESRE-coMPAiifs  z  Co-adjutcur 
d'un  évéquc.  Voyez  Compain. 

Evincer  :  Déposséder,  renvoyer, 
chasser;  cvincere. 

EvoiG  :  En  vain. 

E  VOL  AGE  :  Etang  bien  empoissonné. 

EvoLE  :  Inquiet,  étourdi,  alla* 
sourdi;  ù^evolare* 


EWË 

Evos  :  Voîcî ,  voilà  ;  eeee. 

Evos  saint  Ettenet  Tenant, 
Et  saint  Climent,  et  saint 
Et  ftaint  Lorent  qui  rosti  fa 
Dedens  un  moult  très  ardent  In, 
Si  qoe  coste  n*i  ot  entir,  y. 

£t  avec  ans  tout  11  martir. 

FabL  de  la  Camrt  dt  PmnÈiis, 

EvuLsioN  :  L'action-  d'arradieri 
d'enlever,  d'extirper;  epuisio. 

EwACE.:  Droit  perçu  sur  les  eau 
ou  rivières  ;  d*aqua, 

EwAL  :  Égal ,  pareil ,  semblable; 
itqualis. 

A  ois  trois  doit  uns  ohaseuns  rendre  ceukc 
lor  (est  dà) ,  et  a  celuy  ki  desor  loi  eat  à  ceky 
ki  desos  luy  est,  et  à  celuy  ki  etvalïai  est. 
Sermons  de  S,  Bemiird,  foL  ix. 

Tribut  ergo  tribus  quœ  sua  ssnu, 
superiori,  redde  infenori,  redde  mtpuH 
que  quad  debes, 

EwARD  ,  estf^arzm^etvaniemait, 
etvart,  ewarz  :  CoiMBLayiSy  regard, 
aspect ,  inspectioajHpictacle,  consi- 
dération ,  examen ,  raison  ,  cause  » 
motif,  décision ,  jugement,  réflexioBf 
résolution  ;  eu  bas.  la  t.  esgunUnm; 
en  anc/  Prov.  esganUunèn, 


Et  nos  sommes  fait  unseKiars  ne 

meut  à  cest  mande ,  mais  nés  assi  as  ena^  et 
as  hommes.   Sermons  dt  S,  Bernard ^fii^ 

Nec  soli  utique  huic  mundo ,  sed  et  as^Ê&p 
et  hominibus  spectacalum/SKCi*  sëunus. 

Deleitaules  est  li  estvare  de  Tome  en  cay 
nuls  péchiez  ne  chiet ,  bien  anreit  snnt  U  9^ 
kel  virent ,  mal»  molt  bant  plus  bien-aarciK 
11  nat  cuer  car  il  varont  Den. 

Sermons  de  S,  Bernard,  JaL  gt. 

DelectabiUs  a^pectus  hominis,  in  quesapec- 
eatum  non  cadit,  et  beeui  oculiqui  viiiermnt: 
sedmuitb  magis  bean  mundo  corde,  quomem 
ipti  Deum  videbunt, 

EwE  :  Eau,  rivière;  aqua, 

EwE  :  Loi,  règlement,  selon  D.  Car- 

pentier. 

EwER  :  Comparer,  égaler,  rendre 

pareil  i  conformer  j  itqttare. 


£XC 

.  Ewms  :  (Buyre  >  travail  ;  opéra* 
£x ,  ex$  :  Les  yeux  \  oeuU. 

De  Tantre  nature  est  merveille, 
Gtr  qoant  il  dort ,  li  ex  Teille  » 
£n.  domant  a  les  e;r  onTert 
Xc  clert  et  luisaiis  et  apert. 

Lb  Bestiaire  parUmi  du  lÀaeu 

ExACTip  :  Qui  exige  injustement. 
■  ExAOB,erai^.*  Balance,  romaine; 
9xagium, 

ExAXK  :  Essaim  d'abeilles;  d*e»»* 
irten;  d'où  exaùier,  essaimer ,  jeter 
un  essaim. 

•  ExAMiiTATioir:  Recherche,  examen, 
perquisition  ;  examen. 

ExAUCToaxR  :  Casser,  briser, dé- 
grader; exauctorare, 

ExAVLCBixa  :  Porter  honneur , 
élerec,  mettre  en  haut ,  respecter  ; 
&exuUare ,  pour  exaudire^ 

Aprèi  dois -ta  sçaroir  qa*il  aftpartient  à 
Boy»  et  grant  Prince»  on  Seignear,  que  il 
iMiBBOure  ses  BaiHiz ,  et  autres  officiers  et  par 
espcelal  ceuix  qui  metteut  «a  I07  i  exécution , 
•t  tons  Religieux  et  doit  exon/cAirr  les  sages 
et  acNiwtit  parler  à  eulx. 

Les  Secrets  ttAristote ,  m^  706a ,  JhL  9. 

ExA^iif  :  Echeyin,  officier  muni- 
eipal  ;  scabinus.  .  . 

ExcALcÉATiow  :  L'action  de  se  dé- 
chausser ;  exceilceatio. 
.   Excixs,  e3cceps  :  Dérégleinent,  dé- 
sordre ^  incontinence  ;  excessus» 

ExcxcviE  :  Saigner  un  marais,  le 


ExcBxsiri  :  Exercice,  usage,  pra- 
tique4  exercUatio, 

ExcxRTER  :  Déraciner  des  arbres  > 
arracher  les  broussailles ,  les  mau- 
vaises herbes  ;  défricher  ;  de  sarrire  i 
en  bas.  lat.  excertare. 

ExcEssiYETK  :  Excès,  dérèglement. 

ExcBoiEE  ,  exchoiter  :  Hériter , 
aaccéder  ,  échoir  ;  de  cadere. 

ExciPEK  :  Prendre ,  arrêter  ;  récla- 
laer,  reprendre ,  excepter  ;  excipcre. 


£  X  B-  S^i 

ExcLAMBE  :  S*écrier,  élever  la 
Toix ,  faire  des  exclamations  ;  exda» 
mare. 

Lors  Entendement  qui  ne  me  voulut  plus 
souffrir  Taclller,  me  hurta  en  disant  :  Tu  ex* 
clames,  et  fab  doléances  saus  aucune  cause 
raisonnable.  Damce  €uix  jÉveagles, 

ExGLUSAioB  :  Permission  de  rete- 
nir des  eaux  courantes ,  on  de  faire 
construire  des  écluses  ;  en  bas.  lat. 
exciusagium, 

ExcoGiTATioK  :  Pcuséc,  dessein, 
projet ,  réflexion  ;  exc€igùat£o, 

ExcooiTBB  :  Présumer ,  imaginer, 
réfléchir ,  préméditer ,  penser  rnùre» 
ment  ;  excogùure. 

ExcoM EBii  :  Méchant ,  mauTais  , 
scélérat;  excommumcaius, 

ExcoMMBBOxicBiiT ,  excommenie  , 
excomméniemem ,  excomnmnimeni  : 
Excommunication  ,  retranchement 
d*tin  particulier  du  corps  d'une  so- 
ciété; tnçcommunicatio. 

Excoriation  :  Écorchure,  brû- 
lure; excùriaùo. 

'  ExcoRTBXBB T  :  Prudemment ,  sa- 
gement,  avec  grâce,  f^o^ess  Govbtox- 

SEXRKT. 

ExcuBiTBtTR  :  Soldat,  sentinelle, 
garde  du  souTcrain  ;  excubitor^ 

ExcnSANcRB  :  Excuse. 

ExcnsBoa  ,  exciuieres,  exciuieur  : 
Qui  excuse ,  qui  pallie ,  qui  justifie. 

ExcnssiOB  :  Discussion ,  secousse , 
agitation ,  ébranlement  f  excussio* 

ExECUTOBXÀL  :  Exécutoire;  d*exe^ 
cutere, 

ExioiTB  :  Versé  dans  la  «denca 
des  lois,  savant,  jurisconsulte  qui 
les  explique;  exegetes. 

SxBX»i|L,  e^mpUr,  Voyez  Es- 
sarter. 

ExBX»x.BR  :  Copier ,  transcrire  , 
doubler  un  écrit;  d*exemplar;  s'exem- 
pier ,  prendre  exemple  ;  exemplare. 

ExixPLXi  :  Dîmes  de  terreini  nour 

B  n 


56a  £  X  I 

Tellement  âëfrîchés;  permtssîoii  âe 
mettre  un  bôî»  en  îai>otir. 

ExEPS  :  Dérégicment ,  désordre  9 
incontinence  ;  e^rcexsaf, 

ExKOUES  ,  ejcequies  :  FnnéTaîlles*, 
conroi ,  enterrement ,  obsèques ,  cé- 
rémonies funéraires  ;  exsequiœ. 

Et  il  vindrent  à  Armim  et  Athid  que  est 
•tUe  outre  Jordan  :  oà  il  celebrerébt'à  grailt 
iiAiir  Xamexeqniei  merreSUottirâient  |rar  «ept 
jours.     Bible,  Genèse ,  ckap,  Sn^'Vfrti  hk    . 

V^nenmtqtte  ad  Aream  A\àâ,  fiUtiiU^st 
trans  JordtMêm  :  uti  jceieknmtes  exmict 
plamefu  nu^o  mtfm  'vehememû,  in^piei^' 
runt  teptem  dies* 

Or  quant  deVant  les  hnîsses  de  la  celle 
•ttoient  faites  les  ceXùtXet  exequts ,  dunket 
Ibst  Cele  saltife  anrme  de  la  dnifr  deriole. 
DUU,  de  S.  Gtégtrlire  >  ^  4  «  chap.  i3. 

Cumque  antè  Jhres  cellufa  eickibere/ttur 
^eefestes  exeqm» ,  t€mcùa  Hta  -m/nma  uamt 
toiuta  e$t» 

Quant  jadis  4n  OaïAe  p«r  HiutitQtlon  des 
Druides  ,  l«*s  Serfs  ,  variets  et  4^>parite«M 
estoi«nt,touU  Tifs  bruslez  aux  funérailles  et 
exeques  de  leurs  maistrrs  et  seigneurs ,  n*a- 
▼oîent-iU  belle  paour  que  ttftfrt  ttt'Htres  et 
s^poeorfe  irioUmss^nt. 

■  •  ^gmbekAâ*,  UviZ^  cht^:Af'pqfimt  d$t 
.  créanciers  qui  craignent  la  mort  de 
leur^  débiteurs, 

ExE&ciTE  :  Armée  ;  €x»rcaus^ 

l>onti^  Hi  tooArc  iWDp  «I  eMt^^tt  tevfti  an 
Prio^é  &I,  Àndrieu.     CknmigHe^Flandrm^ 

'    EtEECiTi  :  l>ominaU0n. 

Ex'E&cirER  :  Exercer, 'é'brjltilertiiie 
armée  ^^iiecoucr;  -exereêtitre, 

ExEVAw T  :  Sortant  ;  A^exirci 

ExïHurr  :  JtrtiîssanCe,  nsilfmit. 

ExIaiEilirnrri  :  Privatidn«,  cfxckL*- 
sion  d'un  héritage  ;  cTh4éredatio. 

Exttiar.R  :  Proâuîi^tles'écrits4ians 
une  affaire  ;  exhihere. 

Exiguë  :  'Demande  juridique  'du 
partage  des  bestiaux  -mis  à  cheptel , 
de  la  part  de  celui  qui  les  y  a  mis  ; 


EXO 

ExfoDjia  :  F^nra  le  ptnrUigc  -3îei 

bestiaux  mis  à  dveptel;  ejeigvm;  cm 
l^ng.  issmgua^  ëissa^a.  Barbaaan 
dit  que  ce  aiot  vient  à^eTfgiuif ,  pttit, 
peu  étendu ,  ficc. ,  et  (jn'aimi  ez»- 
guer,  c*est  proprement  dîmîtitier. 

Exil  :  Ruine»  ravage,  destrnctioD^ 
exitiwmt» 

Exil  :.Bardeftft^  laète,  échaltt, 
petite  planche  propre  à  cowor  lo 
maisons;  ^oMsicaitm^ 

EziLV  :  Menu  «  muice  «    foifale , 
maigre  ,  sec  ;  earilis. 
.  Extx^  :  DéeUcé ,  ea  srauTak  éltL 


n  se  alla  seoir  sur  vu  «offre  ,  «t  »ggitOafca 
Cb^^iert  MX  éummer  de  kâra  aoMi  qai 
moult  estoîent  exiléjtt, 

Birman  de  Gérard  de  ^i 


ExrLca  :  Rompre,  déchmr , 
tre  en  pièce».  ^49fes£Mit.Ka. 

ExiLiTÉ  :  Petitesse,  foibicsae  ,  mai- 
greur ,  sécheresse  ;  ejtilUas* 

ExniETTK:  Brou9saîIlea,nieiiaèaîi. 

Exm  r  Sortir,  8*en  aUer;  esàrt. 

ExiTuaE  :  Issue,  sortie^  saiEEe^ 
fente ,  porte,  ouvertore  ;  ejùiuê. 

h'exiture  de  la  braguette  estoît  k  b  b»- 
gueur  d*niie  eaotte  (eVst-à-Aîre  de  biic  -o- 
pans  00  une  anne  et  demie). 

ExoiiTATEUR  ,  ^aeoùfté  ^  'êbtomerp 
eaeéiféèyti  ^m»muatettfy  ^jcvmiaÊnr, 
exonié,  ^âtomêr,  -emom^mê  .*  Oiai 
qui  hernie  one-eadae  pomr  ^llne  ab- 
sence ;  homme  dispensé ,  excuié«eoaH 
me  inés^ble  et  bôrsid^-éiai  de4aii«  ce 
que  Ton  exige  de  ivi  ;  -de  1*Uleiii* 
sànnky  vtXtsn  Borel. 

Evoflf E ,  eeo/te  .*  'Excme  ,  -euipé- 
cbement  ;  jugement  qui  dupenac  ci 
excuse  un  accusé  de  paroitre,  qui  le 
déclare  hors  d*ét«t  deparottre  en  per- 
sonne ;  en  bas.  lat.  exonia ,  e-teomimm. 
Mettre  en  exoine  de  son  aorps  j  c'est 
maltraiter  jusqu'à  mettre  quelqu'un 
«i-danger  de  mort ,  01&  d-ètre  mutilé. 


qu*un  de  ce  qu'il  ne  compa^oit  pa# 
jen  liutîce  «  «et  mvaqt  fiarlwao  >  4^ 
^rer  .«âo  ithmum, 

E\»f^iwt9ii  Couper  lesordUtt^ 
povtA  4e  s»ppJic«* 

ExPAisi  :  Expatrié  ^  jchftt^  de  «on 
pays  »  de  pagiu.  ' 

Expatriation  :  hhvBStant  >  éloi^^e- 
jnobent  de  9on  pmys  ^  de/7<icm. 

ExPECTATioM  :  £$p4»if  «  «ttftntfL; 

ExPBDxsyciE  :  Délivraocfe,  rédemp- 
tion^ eTpedido, 

Pat»  AB  jonlTri  tr|iliir  et  feodrty 
9|ittt;e,  lier ,  clo«er  et  pejidre| 
Pour  haster  rostre  expedience. 
Test,  et  Jêhtm  de  Meunfi ,  pmrkua  de  J.  C 

ExPEDiENCE  :  Dépêche,  expédi- 
tion, lettre  d'ayî»  j  earpedido, 

ExpELLEE  :  Chasser,  renvoyer, 
mettre  dehors  ^  repousser ,  éçar;ter  ^ 

expellerCm 

ExpiiEUiENT^  expermen^  :  Con- 
noissance  ,  essai  ,  expérience  ;  erpe^ 
rimentum.  Faire  experiment  :  Ffure 
)^n  esj^i,  une  épreuve  ,  un  ^ft* 

Et  jeo  «prît  ptr  expenaumt  k«  Di«ii  me 
•vern  beQeit  por  tOT. 

Bible ,  Gemèse,  chap,  So,  ififnet^^, 

SspÉrioieDto  didiei,  qmm  hettedixerù  mihi 
peus  frppi^riê, 

ExPEEMENTEE  :  Coniioitr&»  ^QH- 
▼er,  essayer,  expérimenter |,tejiter , 
sonder  ;  exp^rjri. 

ExPEET  :  Clair ,  sûr ,  certain  ;  ex- 
peruu. 

Mais  se  tu  veulx  aToIr  recor^cîôn  des  choses 
^xpertfs,  ta  ne  aerns  :poiiit  «sperda  de  ce 
^ue  ta  AS  ony.  Dancc  aufc  /i^eugies. 

Expir-ATiON  :  Vol ,  piUage,  détour, 
soustraction  d'-eiSets  ;  expilado, 

fxPLEOHE  4  Terre  ou  pré  dépouil- 
lé ,  selon  D.  Carpenticr. 

£XK<im  :  Bien ,  lerme:  ,^4onftiDe. 


Exclut  :  Rente  ,  f«Tcnu  à't^ 
terre  ;  en  bas.  lat.  expletfifn  ,  ea^pùt- 
iùtm,  d'ejapiementum* 

ExPLiGiT  :  Mol  Uijtin  ooOA^fxé  dM» 
les  aneienê  Autfurs  François  t  piour 
marquer  U  fin  iià%  ouvrages  on  des 
livres;  jU  s'cKDiployok  au  plimelconroe 
AU  singulier;  cWnà-dire ,  ^i  (m^^ 
finissent» 

JUepUeiiU  pUîdelfîc  de  la  aoa^aC  ile  la 
yUfleUiÊ ,  jtt  ^e  t4Nj|s  aolUves  tf eçUéf  ify^ffipt 
noounés;  j(Ab,  ^ttfis^fit  prdp^é^à  e(  jp  m 
aentement  à  fayde  de  Dieu  et  d*ilaiotus  i>ar 
Sire  /efaail  Froissart  prestre$'et  en'  ee  temps 
^pie  le  dit  lÎTre  U  doj  sus  l'aa  d«  gxaac^  Moatre 

Poétkf  9ùis.deph>ks0rt,  tfP  7aj4  ,fyi.  ^. 

'Ex^i.oicT  ^exploit  :^OTrï$  <]^.fi^rvée. 

ExPLoicTEa9  expipU$r,  expl^der: 
Tra\ ailier ,  agir  «  raifiroli«r  ,  remplir , 
accomplir ,  faire ,  achever ,  exéÀiter  ; 
explere;  en  bas.  l^t.  çxplçfiff^,  Sex^ 
plo/çpr  ;  S'employer ,  se  Repêcher. 

ExpLoicTEUE  :  Moissonneur^  tra- 
vailleur ;  celui  qui  devoît  Vexphici 
pour  la  moisson  ;  expieimr, 

ExpLOEâTEUE  :  Espion^  surveil- 
lant ;  explorator, 

£xptoE«K  :  Examiner  av^ee  Atten- 
tion ,  implorer ,  demander  iftstam- 
jskexit\*èxphrare.  '  ' 

4éçÏMMfg«;  iç^if^ÉK),  ôi'expungere. 

ExpoNiLLE  :  Exposition,  explica- 
tion ,  récit  5  çsposido, 

ExpEESst  {pme)  :  FonàeBep^eiît , 
expressément  ^  positivement ,  cifAtk" 
paient;  expressé. 

Yoos  atvx  fait  de  bien  gràns'mai^  • 
Comni«*  TOUS  in*aTcc  cooftssé/ 
Et  y  a  «as  especftaoU ,  ' 
De  ipioT  j«  «ais  /pi^  ^PKpnMâiét 
Rt  pourtant  gardas  empressé 
QaVnverk  Amours  plus  ne  faîUîeL 
J'.tqne  Dangier  soit  oppressé 
De  .TOUS,  qtialle  part  que  alliée. 

U4i>f/k»tùm  delà  UOeflUe. 
EvPMiKEE  :  Enoncer,  presser,  ex- 


!i6S 


TAC 


Face  :  Fait  ;  faetus. 

Face  ,  facke  :  Fasse  ;  fètiàt* 

Ne  cuit  moine  diuqu*à  Maitiere 
Qui  plus  de  moi  hace  tele  herbe. 
Car  râjA0  6^X  »  tue  et  cn^érbe  , 
Trop  iroleiitiert  reTlMit  tes  plante  » 
Mortel  pechié  Cait  qui  la  plante  , 
AHex  pluftoat  croiat  et  semenee 
Qae  ne  face  bone  semence 

ùautier  de  Coinsi,  Iw,  i^  eha^.  a» 
parlant  de  la  médiiarice^ 

^ACEiRE  :  Inventeur  ,  poète ,  ar- 
chitecte ,  factor. 

Face 5 DE  :  Terré  ^  fértfié ,  métairie. 

tACE-oif  :  Fasse-t*on. 

Fagharia  :  Domaine  inféodé  à 
moitié  frnit^;  àe  fhictueiria  ;  en  bas. 
làl.  fàchèria. 

Facharie  :  Chagrin  ,  colère  ,  dé- 
plaisir ,  regret  ;  àft  fastidire. 

Facbart  :  Ternie  de  mépris  » 
bomme  de  néant ,  fâcheux  «  rustre. 

Fâche  :  Ceinture  de  culotte  ;  de 

Faqhb  !  La  face ,  le  visage  \  faciès^ 

^Ae'  «^«trabhn  lèt  éfaefeox  et  •*êsgratignA 
'^fièàhè^  iX  qtVMè  fà  toate  ensanglantée. 

iMium  desaepiSÊiges  de  Rome, 

Fâche  (terre  en)  :  Terre  en  friche , 
^ui  n*est  point  cultivée. 

FACHENottEs  :  Autféfoi's  lé  pté- 
\a\eT  dimanche  de  cafémé  ,  on  allu- 
môit  dés  feux  nommés  bui'res,  kit*' 
siiite  on  dounoit  des  galansanx  filles, 
ei  on  désignoil  leui^  ifiaris  :  cette  cé- 
rémonie s*appeIoit  /achenoUé  ;  dé 
jache ,  ceinture  de  culotté. 

Fachil  ,  fachigfder  y  fàchilthèr , 

fachihier  y  facinier  y  /aiàhinier  y /àî^ 

taUé  yfhûlié  :  Sorder ,  enchanteur  , 

dcVin ,  diseur  de  bonne  aventuré  ; 

fatiiUcuSm 

Facillage  :  Action  de  faudller , 
de  couper  avec  une  /àucilîel 

Fa61t  :  Fassiez.  Que  vous /kdt  :: 
Que  TOUS  ftsiidtA 


FAÇoisi^'r  :  Faisoient;  facÊéMkt^ 

fàcertnu  Guiot  de  Prorins ,-  ptLrhriit 

des  moinesde  Grammont  où  les  frèretf 

eouVel^  aboient  lé  nipéti6ri(é  taBr  ka 

velîgiëtix  ptétres ,  dk  : 

Et  li  Proroire  et  ^  Prier» 
ir  sont  à  molt  gAnt  dechoÂot» 
Le  n*ent  3  aale  aei^rié^ 
Nul  pokoir,  ne  noèe  baîBM. 
m  n*osent  chanter  au  moatier  ^ 
Ne  nul  aertiee  eoneneier 
Juiipiea  li  conreM  le  eontsaddlnt;. 
Et  p<»r  ice  gairea  n*aaieDdenty 
Ja  n  1         \  ise  n*i  feront  ^ 
Fora  rel  com  il  eoiMiaiMeroaft. 
Li  Priera  au  meatre  demande, 
^lé  dî^ona  nos?  et  il  cottianae. 
Et  ini  autrement  léfacoiemt, 
Ll  cùnVers  moult  bien  les  batoM^I» 
Maistre  et  Seignor  so&t  li  eoavm  » 
Iciit  Ordrea  va  en  travera. 

Bible  Guiott  '*>^rs  i5So» 

Façon  :  Mine ,  visage,  £aee  \/adesi 
en  bas  Bret.  facz* 

Oriante  sa  fflle  à  la  dere^/spaiii 
Me  la  peut  reeonoitre  à  via ,  ne  hfîamm. 

Roman,  de  Beatutéu 

Hendez-moy  Eameres  le  CheTalier  Baron , 
Que  je  puiaaé  raer  aon  cor^  et  aa  foeon. 
Roman  de  Florence  de  MUmte, 

Façoh  :  Manière  y  moyen ,  expé- 
dient, maintien  ; /<ic£co.  0  a *est  dit 
aussi  du  petit  levier  d*un  char. 

Facoho  :  Éloquent;  facMUhdus. 

Faconde  :  Éloquence,  grâce  dans 
le  discours  ;  et  facultés  »  biens ,  rir 
chesses  ;  facundia. 

Si  belle  femme  a*a  an  monde  ,. 
Jeune  fut  et  de  gtiix/ae&ndep 
Sage ,  plaiaant ,  ioieuae  •  et  ooiàte» 
Greale  »  gente  »  triaque  et  acolnte. 

Romande  ia  Roee, 

L*Italien  »  doât  h  fiieenâé 
Pisae  les  ▼nlgahnes  du  monde  s- 
Son  langage  ha  aiusi  ba^ty. 
Eu  disant ,  Dh  àoiàfiUiL 

EpigrammeéeÈlmtotàseâi)ùe^k»^ 

FACQuk  :  Poche ,  sac. 

tàxîttfSx  t.  hïittattkT  ^  ttéÊbSÊr  ; 


FA£  FAI                •S;67 

poète ,  prdenreiir  \factor.  D  ê'eit  dît  FiisiB  :  Féerie ,  spectre,  £ant6me> 

aussi ,  selon  D.  Carpentier,  décelai  enchantement,  sortilège.   Ce  mot, 

qui  appuie  et  favorise  lé  crime*  suivant  Borel ,  vient  de  fée  ,  nymphe 

F.àCTxoif  :  Office ,  emploi  ^facUan.  ou  devineresse  parmi  les  pay eus  ;  de» 

Facture  ,  faiture  :  Air,  mine  ,  là  vient,  dît-il,  le  Roman  des  Champs 

maintien  ,  taille  ;  créature ,  création ,  Faez  :  ensorcelez ,  magiques, 

façon  ,  construction  \  factura^  Faxuuui*!  :  Feuille  ;  droit  de  eou- 

GmiUuHie  Longue  «pée  fo  de  gmit «tiire,  P*'  d«*  branches  d'arbrc*  garnias  de 

C«at  Al  et  IMI  et  de  m«nlr  p9Mt  facture,  leurs  feuiUes  ;  folium. 

Gros  fu  par  les  apoulles,  graille  (^rUcham-  FAFIXttïE  ,  f€iffeuer  ;   Conte   Cn 

J«nbelo«tl;ng«ei.droîteUrg.Uforcheure.  l'air ,  conle  fait  à  pkUir ,   ppur  SUJ- 

Bomandiélou^'/US^'     .  prendre,  tromper;  et  ruse^.fine^e», 

fornettes. 


.  Te  et  «Boa  Dîto, el  Je àim^/aeture. 
Par  toy  produite  en  haïuaine  nature. 

Cémphinte  ée  Ckmûhis. 

Facule  :  Flambeau ,  brandon  ; 
yaciflà  ;  en  anc.  Prov.  fatha. 

Facuno  :  Eloquent  \  facunduu 

Fada  :  FoUe  ;  fatua. 

Fade  :  Dégoûtant,  déplaisant, 
triste ,  désagréable  ;  fasHdiosus. 

Faoiak  :  Assigner,  ajourner;  imi- 
dictre  ^  vudari. 


.. mis  qnaat  fluB«  a  fol  dc^oacr^» 
Et  elle  a  riea  de  lai  i  fere , 
Elle  U  dist  tant  de  b«^Un«»  » 
De  tmfes  et  àtfafeUues, 
Qii*ela  U  fil  à  force  eateudr^ 
Que  U  eitK  ser%  damatD  œudie^ 
Ainsi  gaagne  la  querelle. 

Fabliau  de  la  Dame  oui  fut  trou  tour$ 
enÊDur  le  monsthr. 

Facel  :  Sorte  de  vêtement ,  casa- 
que ,  besace. 
_,  .    .     ,       .  FA<MfE»/ÎMit:  Hétra,  Keu  planté 

dl           LLi"*^   '  ^"^         '  ^"^  ^*  ^^^^  î  At/aeus ,  fagsuan. 

diamsy  vadants,  FAGoiiTEUR,^^«^tottr;  Brouillon, 

Fadkih  :  Frère,  eniknt  né  don  tracassier,  homme  méprisable  5  et  ou- 

même  père ,  ou  d  une  même  mère  ;  ^^^  ^^  ^^  4^  f^J^^ 

•^^'"j     -  .         ^    ,  Faootaills  :    Matériaux   qu'on 

Fae  ,/ae/i^,  /a«  .•  Enchanté ,  en-    ^  j^  y^  ^^  «haussée 


soreelé;  àtfàtuus, 

"F A&^ximtif /hgatuièr  :  Faîaenr.dc  fa- 
gots, bàcheron;  àt/àgÊts  tt/àtoieulus. 
Faoobka  :  llasvaise  odeur  qui 
t'exhale  d'un  Meu  lerm  pm  il  y  a 
iKauooup  de  monde. 

Fai  t  Charge ,  ftirdeau  \fa$cU. 
Faiob  :  Face,  visage ;/0c«W.  Voy* 
Façok. 

FAicaNT  :  Us  iauent,  ils  iaisoient  ; 
àtfac^. 

Faxctis  :  Bien  &ît ,  bien  ajusté , 

FAi  ,  fàeé  :  Inventé ,  fait  à  plai-    arrangé  avec  art,  instnut ,  poli ,  bien 

iir  ;  factus.  éduqué  ,  bien  élevé  ,  bien  appris  ; 

Fael  :  Vassal,  %v!\eX\  fidelU.  fadidus,  I)aA>  le  sçns  d*une  chose 

Faisa  ;  EiKpbaater»  enAOXceks*         artificiel|t  «tdaPAk  am parfait, fait 

4 


Par  mon  ehîef ,  dist  U  Dus ,  Tecs  fSb/OMmfaée  , 
Or  avons  nous  gaitié  toute  eesto  vesprée» 
Pour  atteadrt  François  et  toute  Ur  armée. 

Fie  de  dm  Gueselùu 

De  ce ,  font-îl ,  nVstuet  douter , 
Janiaif  ne  puet  rien  e»couter 
Ile  veoir  en  aule  manière , 
Mors  gist  là  be»  en  lieu  de  bierre 
Kn  «es  foseei  gueule  baée , 
Sacliiex,  se  ce  n*ea  clu»se^i^j^ 
Jaftiais  d Vux  deux  ne  janglera , 
Cet  la  ne  ressuscttera. 

Âornam  de  la  Mfue, 


ses 


FAI 


FAI 


à  plaisir  «  fait  exprès  ;  de  /aetUate , 
telon  Barbazan. 

Le  front  eut  bel ,  poli  mus  fronee  , 
Le*  «oorciU  blmu  et  bien  traltis , 
Et  let  jeof  doulcetz  ttfaieds 
Qui  rioient  taojoan  avant 
Que  la  booche  le  pbu  MmTent. 

Boman  de  la  Rote. 

Faictissimbnt  :  Joliment  y  propre- 
ment, artistement  ;  de/aciitius, 

Faictueeeib  :  Art  magique,  sor- 
cellerie 9  sortilège  ;  factura* 

Faide  :  Droit  qu'aboient  lesparenik 

on  amis  d*un  assassiné  de  yenger  sa 

mort  sur  son  meurtrier  ;  en  bas.  lat. 

/aida;   en  ancien  Vtov.  /aidimen^ 

rérolte. 

F  AIDEE  ,  faidir  :  Agir  comme  en- 
nemi \faidire  /  en  anc,  Vtoy.faidire, 
bannir,  proscrire. 

Faidit  :  Chassé ,  proscrit. 

Fàidu  :  Inimitié  ;  fcddum. 

Faie  ,  faiette  :  Forêt  de  hêtres  ; 
yagium ,  ffigetum, 

¥kii^%yfayé€s  :  Choses  fausses, 
trompeuses,  enchantées ,  ensorcelées. 

n  est  eKript  qae  le  Saige  dominera  aux 
estoiles,  et  rainera  les  iAiote*  fofrées  ;  par 
•insj  fortvne  ne  poet  grever  ne  aydiér. 

hinee  aux  Aveugles. 

Faiee  :  Donner  en  fief,  inféoder. 

Faighk  :  Lieu  planté  de  hêtres. 

Failhance,  drfaiUarux^faUlancey 
/aillanche,faiUe  :  Défaut ,  manque- 
ment ,  faute,  tromperie,  mensonge, 
■  fsiVLSêeté  ; /allaeia  ;  en  ancien  ProT. 
falha;  en  bas  ^vtX^  failhancz.  Sans 
/iùUanche,  sans  faille  :  Indubitable- 
ment, sans  manquer,  certainement, 
sans  mentir. 

Ll  Ministre  snnt  enseneenols  de  la  defiui' 
lance  del  vin ,  et  tu  rueves  à  emplir  les  vais- 
aels  d*«we. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foL  94. 

Jduùstri  sottieki  $unt  de  vini  penoria  et  iu 
dicis  :  ImpUte  hjrdrias  aqua^ 

Hnes ,  TOUS  me  1  Vfieres 
%Qnf  TMtre  loi  fus  rtv«vcS| 


Kt 
Q«ed*ni 
Ares 
U 


rends  to  rai^ncnon  ^ 


VOrdème  de  fJwwifnV. 

Et  don  eombatre  saî-je  bien 
Qne  cens  de  U  n*en  feroM  n«n. . . . 
Ce  poex  bien  savoir  ustuJmBe 
Qu'il  n*en  ont  ore  nol  *^"— » 

Mamamde  la  OsÊorre  de  Troye. 


Jopîter  qni  rené  vos 
Cist  est  li  airs  qni  plaet  et 
Et  Phrbns  qni  tient  la  tonai«« 
CTest   i  solens  senx  wûe/kiOe. 

*  âoman  de  la  Mœe,  'vcry  6879. 


Fâilhaed  :  Hêtre. 

Faille  :  Défaut ,  faute ,  manquer, 
ment ,  tromperie ,  conte  ,  fiiusscté  ; 
falot,  torche.  Joer  à  totcs /aiûes: 
Tromper,  amuser ,  manquer  de  pa- 
'  rôle.  Guiot  de  Provins ,  pariant  des 
Princes  de  son  temps ,  dit'  : 

Cil  Prince  nons  ont  fet  h  figaSé 
En  harp«>,  en  viele  et  en  gîgnn 
En  devroit- en  certes  conter , 
Et  Contters  à  Coort  mander  : 
Trop  nos  ont  le  siècle  boni , 
Chevalier  sont  acniverti 
Pins  qne  cil  où  Ten  fet  let  Uillet; 
Bien  joene  tmt  à  foies /aiOes 
Nostre  Prince ,  nostre  Baroa; 
FaUlent  il  lor  avoir  ?  Il  non. 
CW  faut  qni  ne  fet  oe  qn*3  dotr« 
Fadlie  ne  doit  riens  faire  à  droit; 
^famU  fet  boeTre  qni>UJ^ , 
C*est  pmeve  tfatfaiUis  îètfuffet^ 
Por  ce  die-je  ifuefidlHzfiutt 
Là  on  ses  fes  nnle  rien  raot. 
IVosire  Prince  nos  ootfiùlU, 
Bien  me  tenroie  por  gnrî 
Porqnoi  nasqoirent ,  porqnoî  dorent, 
Et  porqoi  font ,  et  porqoi  forent. 

BiHeGÊàot. 

Failli  :  Lâche,  poltron^  faux, 
traître ,  homme  sans  foi ,  sana  hon- 
neur ,  sans  foroe ,  sans  vigueur ,  qni 
manque  à  sa  parole ,  sans  oœor,  sans 
courage  ;  fcdlaciosus* 

Eiitre  Tons,  Conlongnoia  eontrt  ctySwSar, 
ca  vm»  n\  tut  devigMr  m  fores  dt  nrcn< 


FAI 

contre  de  b<mii  Tenir  jouter.  • Ha  I 

failli  Gentllhoine,  dIte«-Toos  qne  n'en  timei 
nulle.  Moman  de  Jetian  de  Saintré. 

Lors  par  paroles  rassailli 
Gars ,  pourquoi  as  le  ttBwfaiUii 
Qni  bien  veux  estre  du  garçon , 
Dont  j*a7  mauTaise  sonspr çon. 

Roman  de  Iq  Rose. 

Faillir  ,  /ailioir,  falloir  :  Tom- 
ber^ manquer,  tromper,  surprendre, 
séduire ;yii/fere;  en  anc.  Vxoy  .fàlhar. 

Dont  entonr  croist  herbe  menne 
Qui  par  Teaue  Tint  fresche  et  droe  » 
Et  en  yver  ne  puet  tarir, 
Ve  aussi  en  t%\k  faillir. 

Désespérer ,  fais  I  non  ferai , 
Je  ne  ne  désespérerai  : 
8*esperance  m'estoIt^W/onf, 
Je  ne  seroîe  pas  Taillant , 
En  Ini  me  dois  reconforter. 

Âoman  de  la  Rose. 

FiiLLON  :  Fils,  petit  garçon  ;^'/cW. 

Faiw  y  faim  ,fayn  :  Bois  de  hêtre  ; 
fagus  ;  faim  ,  appétit  ;  famés  ;  foin  , 
fourrage  ;  fœnum.  Le  mot  fcùm 
{famés)  n*exprimoit  pas  seulement 
l'envie ,  le  désir ,  le  besoin  de  man- 
ger ,  il  s*appli^oit  en  général  à  tous 
les  besoins  de  Thomme ,  on  disoit 
faim  de  boire  ,  faim  de  dormir. 

Je  le  TOUS  di  toi  sans  gaboie, 
Cestni  mengerë  toute  Toie , 
Si  ftcrai  plus  asonagié 
De  \»fain  dont  je  suis  çharglé. 

Roman  du  Renard,  fol.  24. 

En  la  parfin  François  forent  si  esmen  et  les 
enTalrcnt  si  aigrement ,  que  il  les  firent  fuir 
as  nez  par  force ,  et  aToient  aucun  si  grant 
désir  et  si  grant  foin  de  enls  ocire,  que  il  se 
f croient  en  Tiane  après  euls  jusqu'au  col. 
Annales  de  S,  louis ,  fol.  61. 

Lors  appariUa  un  lien  et  nue  maison  as 
cameU  et  li  mena  en  la  maison  et  apparailla 
le»  camels  et  loar  doua  paile  txfain  et  eawe  à 
la  Ter  1rs  pies  des  camels  et  des  biers  qui  od 
li  Tindrent. 

Bible,  Genèse,  ekap,  24,  iters.  3i. 

Prmparavit  domum ,  et  hcum  eamelis  :  et 
4/Urodiugii  tam  in  katpitimm  :  ûc    ' 


FAI  58g 

eameht ,  deditque  paleas  et  (mavm^'etaquank 
ad  Uwandos  pedes  ejus  ,  et  virorum  qui  iw- 
Herant  cum  eo, 

Faincte  :  Négligence,  fainéantise  ; 
et  représentation  théâtrale  ;  ftcta* 

On  joua  aussi  la  passion  ^  résurrectloia 
trois  semaines ,  ou  euTiron ,  en  la  TîUe  de 
Saulmur,  où  je  Tcy  dVxcellentesyïu/icre». 
Jehan  Boueket,  Âmsudes  d'Acquitaine, 

Faihctise  :  Tromperie,  feinte. 

FAiNnEEB  :  Trompeur,  dissimulé. 

Faindee  :  Dissimuler ,  déguiser , 
feindre,  tromper  ;  ^/i^vr^.  Se  foin- 
dre  :  8e  ménager ,  travailler  noncha* 
lamment. 

Je  fais  porter  ces  chapelets  tons  Terts, 
Bouquets  garnj  de  très  amorenx  Ters, 
£t  en  diantant  maintesfois  la  ^v\xfaindre. 
La  Dattee  aux  Aveu^es, 

Y kvut,  ^  fagne  y  foi  ^faie  y  faign€  , 

fain  y  fau  ,  fauto  ,  fajaniy  fayard^ 

fayne ,  fœulx  y  foin ,  foine  yfoisne  , 

fou  y  fouet  y  fouteau  ,  foyard  :  Le 

gland  ou  fruit  du  hêtre ,  espèce  de 

petite  chAtaigne    dent    on    fait  de 

Vhwle\fagtis  yfagiiui.;  eu  bas  Bret. 

far^fauyfav. 

PrcAgne  dn  pain,  J«  t«bs  créant  y 
Et  qui  Ta  de  bourdes  jongiant, 
A  celui  est  li  pains  destroia, 
Ordement  TÎt  en  flaboient, 
Pers  est,  menjnt^^iîÎM  on  glaat, 
Dt  pain  gonster  n*est  pas  ses  drols. 
Miserere  du  Reclus  de  Mokent,  strophe  iS'j., 

Fainbafce  :  Négligence ,  paresse , 
indolence  ;  segm'ties, 

Faiheeece  :  Servant  an  foin.  Faulx 
fainereee  :  Faucille  à  foin. 

Faikg  ,  impérai.  du  y trhef oindre, 
dissimuler. 

Ce  que  tn  ses  apren  Tolentiers  à  antml ,  et 
ce  que  tn  ne  ses ,  apren  Tolentiers ,  ne  no 
feisig  mie  ke  le  saiches. 

Proverbes  de  Sinèque. 

Faihs  :  Faim ,  appétit ,  désir,  en- 
vie i  famés» 

ÎM  foins  taehact  It  Ions  dn  bols. 

JMcH  Froverte, 


57©  FAI 

FAiifT£M£NT  :  Faussement ,  airee 
dissimuialion  ;  adroitement ,  avec 
prudence. 

FA.INTE8  yfainteisyfaiïUeur^  foins  , 
faintis  ;  de  ftngere  ,  /ictus  :  Trom- 
'  peur  9  dissimulé. 

Car  il  deuMent  premier«iiieiit 
En  eux  meUttea  ja«tic(ery 
Poisqu^on  te  veat  «n  eux  fier  » 
Et  loyaux  estre  et  diligens. 
Non  pas  lâches  et  ueglîgens 
l*fe  coavoiteus,  faalx  ttfamtb 
Pour  faire  droietnre  aux  plaintia. 

Bornait  dû  la  Rotê, 

Faimtise  ,  faintesie  :  Tromperie  , 
dissimulation  ;  /icta.  Voyez  Fail- 
■AircB. 

Quar  eut  la  Tostre  anors  atise 
Ile  doit  aToir  seing  àtfainùse. 

Koman  cTâUs  et  ProfiUas, 

FiiRGE  :  Bouffonnerie  ,  plaisan- 
terie ,  facétie ,  farce. 

FAi&niAux  :  Paquets ,  fardeaux  , 
ballots. 

Faibe  :  Fait,  action;  et  foire, 
marché  privilégié. 

Fai&x  :  Etre  ,  se  porter.  Se  faire 
à  quelqu*un  :  Se  dire  domestique  de 
quelqu'un. 

FAiRK^re  ;  Dire,  parler,  se  servir, 
agir,  finir;  ^efacere,  Fet-il ,f€Ùt'il : 
Dit-il.  i—  Une  femme  emprunte  à  sa 
Toisine  un  cuvier  pour  se  baigner 
avec  son  galant ,  son  mari  revient , 
elle  cache  son  ami  dessous ,  pendant 
ce  temps  la  voisine  envoie  chercher 
le  cuvier: 

Et  la  chamberiere  s*entome  t 

Au  miex  que  ^ot  feC  son  message , 

Tostre  Dame  u*est  mie  sage, 

Fet  celé  qui  li  dist  brie£aient, 

R*ales  li  dire  vistement 

Que  par  mon  chief  trop  se  meffet , 

Je  n*ai  pas  de  ton  emv'frfit. 

Li  Borgois  Tôt ,  n'en  fu  pas  litz , 

Dtime,fee-il,  ça  li  bailliex 

Son  cuTter,  et  al  enjira. 

Et  pttia  al  to«u  le  preat«ra. 


'FAI 

CeU  laa  «aÎM  M  cwfier 

Et  diat ,  ae  laves  qa*d 

▲os  DaiMa»  me  qvll  mim»xfare ,, 

Ci  ares  perdu  «a  heaa  tere  • 

Quar  par  mon  cbîcf  que  que  jf 

Vttk  dâxnXfak  aina  que  le 

WaMum 


Fax  A  S  AGia  :  Se  bien  comporter , 
se  maintenir.  Voyez  Faibb  SAiPOf a. 

FAiaE-A-viout  :  Montrer»  fidre 
▼oir. 

Faiee  confesse  ,  fere  comftsst  : 
Se  confesser  ,  entendre  la  confession. 

Faire  bstee  :  Rendre  ;  réduire , 
fiiire  devenir. 

L*Onmipafeiit  i  non  ^let^ttM»  et  flBîitrt 
Ha  dit  ee  mot  :  A  dltf  déstre  fie  aiedt» 
Tant  qve  f  aaray  renirefraé,  0tfiùs  êttn 
Tea  ennemis  le  acahéta  do  têê  pieJi. 

Marot,  Pseatane  i lo»  in^n.  i  cr a» 
Dixit  Dominoa ,  ete» 

Faiee  de  ^AEisis  Toonirois  :  Ré- 
duire une  somme  ou  une  rente  de 
monnoie  Partsis  en  monnoie  deTonrs; 
par  exemple,  quelqu'un  auroit  dû 
cent  sols  Farlsis  de  rente,  c'est  le 
cinquième  en  sus  du  tournois ,  il 
auroit  fallu  qu*il  payât  7  Ihr.  4  Sôk; 
en  réduisant  cette  somme  en  tôm*- 
nois  ,  il  ne  payoit  plus  que  eeiX 
sols  ou  cinq  livres.  Fojt»  Paeisis  et 
Tournois. 

Faire  folie  nE  soir  coups  :  Se 
prostituer,  faire  infidélité  à  son  mari, 
accorder  ses  faveurs ,  en  parlant 
d*une  femme*. 

Faire  que  fol  :  Agir  étoui£- 
ment ,  inconsidérëment ,  agir  impnk- 
demment ,  agir  comme  un  fou. 

Quant  celé  se  fnst  apena^  ^ 
Laft>e,  fet-ele»trop  sui  haatée» 
Par  mon  clûef  si  ma  fait  quejbie,, 
Le  maistre  le  tient  de  Tescole  « 
Or  porroit  ore  moult  bien  catro 
Qu'eie  a  deaous  muciâ  le  Preatre. 

Fabtkau  du  Cuvier^ 

^  Fai&b  Qiis  «M»  ifairôStige^Af^ 


fligwueiit,  tfftideftiment ,  mstniire» 
rendre  savattt ,  enseigner. 

ICrIs  j*a?oie  d*aatre  paor, 
flâf  Ml  «fttole  en  grtnt  frtor , 
Ve  TÔÉt  «à  4«Tèë  ■MrteilUet* 
Wârm laeHicr  éeklns T«iUi«r, 
Dormex*Toiu»/i/£rc2fCMifl^»  , 
Et  cil  mû  en  ot  bon  oorage , 
Doriai  jitM|tfes  mû  point  do  jot, 

FàbL  M  Bràk%  au  CotâàUtt. 

Wùi  f cr  "Totf  tnè  IcTMiec  ifTer , 
Dé  troii  Mii  ^t^feraie  tmgtf 
Qè*«nu  ne  aot  home  de  to  U^pa^e» 
Se  TOf  porrolent  moolt  Taloir. 

Le  Dict  de  l'OhtUu 

Faire  savoir  :  Agir  sagement, 
prudemBient ,  se  bien  conduire. 

Tant  oom  mon  oon  Tesqoi  el  monde  « 
Ktfte  Tk  msnai  et  monde  , 
Ans  pooree  donai  df  mon  pain , 
S'cl  fietibéVgeaî  et  soir  et  main , 
£f  e^èn  ehaafai  maînt  à  mon  fn, 
Xt  1m  gardai  tant  q«e  mort  fn  » 
Et  le«  portai  à  MJnte  YgKse , 
Vt  de  t>raye«,  ne  de  cbemisély 
ifé  lo^talMai  befOin  avoity 
lie  «ai  or  se  je  yîf  savoir. 

FM.  du  riiain  qui  camqmkt  Pamdis, 

Fairs  scalé  :  MonDler ,  prendre 
nncrâge. 

FiiRK  sÈVK  :  Assurer,  rendre  ter- 
laîn  9  proùiettf e. 

FiAs  ^fatture  :  Façon ,  état ,  stmc^ 
ture ,  ouvrage  \  factura;  fait,  action  ; 
fùctam. 

Fais  ^f aisée  ,faiser,  fedne  :  Fais*» 
éetn,  trousseau,  botte,  poids,  far- 
deau ,  quantité  ,  façon  ,  manière  , 
jtKsiàt  ;  fades ,  fascis. 

Faisables  EU  T  :  Facilement ,  avec 
aisance ,  aisément. 

Faisableté  :  Trés-faisaUe  ,  facile 
à  exécuter  ;  dé  facilitas, 

Faisance  :  L'action  ,  le  moment 
4e  faire  une  chose. 

"F  AiSAV  CE  faisande:  Corvée,rente, 
redevance ,  action ,  exécution  de  la 
loi ,  suivant  Ragueau  ^  qui  cite  la 
Coutume  de  Normandie  >  arl»  497^ } 


FAI  57t 

€*ésl  le  paiement  et  continuation  de 
rentes. 

Famaul  ifùùine  :  Panier  d'osier 
propre  à  ht  pèche. 

Faiseur  :  Poète  i  versificatevr,  in- 

Tenteur  ;  fmctor;  e»'  •noiea  Pra¥«^ 

facèire ,  fazëirë,  .  «h 

Après  Bfiebaat  qui  tant  vôtti  a  aàié. 
Et  qui  estoit  la  0our  de  tontes  fleura  » 
NoMe  poète  txjidsew  renomma 
Pliu  qu^ÛTÎde  remède  d*amoilra. 

&ut,  Desckampt  ,foL  i5o  ,  eoL  3. 

Fais'ierre  :  Ouvrier,  artisan. 

DIez  des  Hlez  dont  ge  oA/tûsierreSp 
Yoitre  père ,  roatre  crierrefe  , 
Et  Toa  «atB«  aiet  eréatnréà. 

*  Ramam  de  la  Boee  ,  Tters  19599. 

Faisil  :  Ôfdilre,  vidange. 

Faisnr  ^/èd$sain  ifhixin ,  feàtin  i 
Fagot  de  boit  très-menu ,  d^  brous- 
flâilles  \  /ag9u  y  fàstiêuhts. 

FAisif E  :  Le  friiit  du  hêtre ,  sorte 
ée  petite  ehàt«igne.  Woxez  FAhr^. 

Faisnieur  :  Gardien  des  tvcf% 
morts* 

Faisse  :  Bande  en  gëA^ral;  bâton , 
faisceati , bande  de  toUe;  terinés  d'ar* 
moiriei  ;  fasda» 

Le  dettzienw  jour  rînt  en  bel  état  le  Conto 
de  Yernick  qui  auMÎ  fiât  mettre  ta  baniere  qui 
estoit  de  gnenle  i  faisie  d*of  à  croitette  et 
erioit  S.  Geotge  Tevaiok. 

Moman  du  petit  Mham  dt  êaintré, 

FaiSsèils  ^fmnins^fùixini  :  Fas- 
cine ,  faisceau,  fogol;  foidé^  fas^ 
ciculus. 

Faisseixe  :  Moule  k  faire  des  fro- 
mages ;  cageron ,  espèce  de  carbeille 
dont  le  Sond  est  d'Osier»  et  le  tour 
d'écUsse. 

Faisser  :  Panser,  mettre  cm  lever 
Tappareil  qui  couvre  une  plaie ,  l'ap^ 
^areiller  ;  fasdare, 

Faissettb  :  Pièce  de  terre  ;  bande> 
de  maillot  ;  fasdaj  en  Espagnol 
fQUsa,faxa% 


571  FAI 

Faissotr  :  B^che,  houe,  instmment 
propre  à  la  culture. 

Faistace  :  Droit  que  f  on  payoit 
•ur  chaque  msiison ',/asiagium. 
'  Faute  :  Sommet  de  montagne ,  le 
idte  ,  le   dessus ,  le  comble  d'une 
inaison  ;  /asùgium. 

Fait  :  Dit  y/aù-îl,  dit-il. 

Bons  ^oîêf/aii'U,  mu  DamoUUx 
Estoit  jadis  rJces  et  biax , 
HoblM  honu  et  de  grant  i»arage. 

Roman  de  Dolopatos. 

Faita&d  f/aùear,/aiteor  :  Lâche , 
paresseux. 

Fait AR  DISE  ^faitardie  :  Noncha- 
lance ,  lenteur,  négligence ,  paresse  , 
fainéantise  ;  âe/acere  et  de  tarde, 

Faiteis  ^faictis ,  faids  ^faitissier, 
feds  :  Feint ,  factice ,  fait  exprès  ; 
gentil ,  aimable,  joli,  agréable,  beau, 
bien  fait ,  bien  proportionné ,  fait  à 
plaisir,  fait  artistement;  factidus. 
Voyez  Faictis. 

Cortoite  estoit  joieose  et  franche 
Le  nés  avoit  long  et  tretis 
Yeux  Ters  ,  rians ,  sonrcils^iVû 
Les  cherenz  ot  et  blons  et  Ions , 
Simple  fa  come  les  coulons. 

Roman  de  la  Rote, 

TkiTnunjxTy/aieiement  :  Fait  adroi- 
tement ,  avec  art,  parfaitement,  heu- 
reusement ;  de  facûtatus. 

Fait  en  chef:  Faits' et  promesses. 

Faiteoe  :  Créateur,  constructeur; 
factor» 

Des  li  pluisor  en  plus  secreie  vie  plaurent  à 
lor  faiUor. 

Dial,  de  S.  Grégoire,  liv,  i,  chap.  i. 

Quorum  plurimi  conditori  suc  in  secretiori 
'vita  placuerunt. 

T kiTEVL y /aiteus  :  Criminel,  cou- 
pable ,  séditieux  ;  factiosux, 

Faiteur  :  Facteur,  commbsion- 
naire  ;  facton 


F  AL 

YkiTtLkxfmiiUa  :  Poison,  cJiaaMi 
magiques ,  enchantemens. 

Faitis  (pain)  :  Pain  bis. 

Faitoua  :  Constructeur»  créileir, 
poète ,  yertificateur  ;  factor. 

FAiT-roLLE  :  Acte  olo^^mplwyqii 
n'est  pas  authentique. 

Faitusl.  Voyez  FaitkuXn. 

Faituee  :  Façon,  mode,  forne, 
figure,  bonne  grâce,  créature,  oq- 
yrage ,  création ,  constmction  ;  /mer 
tura  ;  il  n'est  dit  aussi  pour  malâfioe, 
sortilège. 

Faitueiee  :  Sorcier ,  qui  £dt  des 
maléfices  et  des  sortilèges. 

Faeehiaet  :  Valet  de  chiens,  bft- 
connier. 

Falaeique  :  Espèce  de  dard  aa- 
quel  on  attachoit  des  torches  on  d'au- 
tres matières  combustibles  ,  ponrlui- 
cer  et  mettre  le  feu  dans  une  plsce 
assiégée  ;  falarica, 

Falcaiee  :  Épée  en  forme  de  fimx; 
falcaria. 

Falcrihee  :  Sorcier,  derin ,  en- 
chanteur, qui  fait  des  sortilèges. 

Falcroue  :  Faucheur  ;  /alcoÊor* 

Falcie  :  Fauchée  de  près,  et  ce 
que  la  faux  coupe  d'une  seule  fou; 
de  faix  ,  falcis;  en  bas  BreuySi/b( , 
faux. 

Faldate  yfaldète,/aldoie  :  Japon 
court  ;  en  bas.  làt.  JaJdia» 

Falenie  :  Cruauté,  trahison, msa* 
Taise  humeur. 

¥khi,Kj/ailiryfalir,/aIlîr,/aUoir  : 
Manquer,  tromper  ;  faUere. 

Se  besoîng  aï,  Gerbert ,  en  rot  me  ii  y 
Vous  m*aiderés  ma  gnerre  à  eafauidiry 
Voir  beau  Sire ,  li  Luherens  a  dit« 
Bone  pieça  que  tos  sarez  de  fit 
Qu*à  mon  service  ne  poés^lÊP^ 

Roman  de  Garin  de  Lolœrens,J6L  ia5,^« 

FalguirË5  :  Faux  témoin, paijore. 
Fali  :  Philippe,  nom  d'iiomae^ 
Philippus. 


F  AL 

-  Falibou&de  ,  faligoterie  :  Conte 
en  l'air,  fable,  conte ,  faribole,  folie. 

TAhiSy/aHiz  :  Menteur,  traître, 
,]Ache,  imposteur  ;  ya/^^. 

Falise  :  Bord  de  la  mer  on  d'une 
rnrière ,  montagne ,  lieu  élevé. 

Ea  celé  meisme  soUempnitelt  de  U  Pa»ke 

'  alat  al  lia  âvoc  les  mangleri  coi  il  avoîc  à  soi 

•ppureilhics ,  et  ai  quist  Tome  de  D«ii  par  lee 

fautes  de«  inoaz,  par  l«i  careief  detraz , par 

lea  foMet  des  terres ,  si  lo  trorat  en  une  fowe 

«Upir.        Dial,  dû  S,  Grégoire ,  liv.'k^  ck*  i. 

In  ipta  solemnitate  Paschalieum  aliment 
fuéB  uhi  pturtwerat ,  ad  locum  tetendit,  §t 
*virum  Dti  per  abmpta  montium,  per  am- 
eava  va/iium ,  per  defossa  terranun  quat" 
swk,  eumque  latere  in  specu  reperii. 

Fallacb  :  Ruse  ,  finesse ,  fraude , 
tromperie,  fourberie,  trahison ;/a/- 
iacia  ;  en  anc.  Vroy. falsoza  ;  en  bas 
•  Bpct.  fali. 

Tes  mandemens  las  !  comme  pécheresse 
Ay  transgresses  yn^tfoUace  et  promesse 
De  ce  monde  qui  le»  fols  cuers  attire , 
n'arise  point  à  mes  graos  excès.  Sire.  ' 

Complainte  de  la  Comtesse  de  Charohis, 

Fallagieusevsnt  :  Arec  trom- 
perie, frauduleusement;^i/a£//^r. 

Fallacieux  :  Fourbe,  trompeur; 
/Itdlaciosus,  Ce  mot  étoit  encore  en 
usage  au  commencement  du  xvii^ 
siècle  :  Desportes  s'en  est  serti  ;  et 
dans  l'édition  donnée  par  Malherbe , 
page  6 1 ,  il  y  a  eu  marge  ^foUactetucp 
mauvais  mot,  Ifalherbe  auroit  dû  en 
indiquer  un  meilleur. 

Fallee^:  £nharnaché;/»Aa/rfYyru^. 

Falloie  ,  fallater,  fcdlorder  :  At- 
traper, jouer,  tromper  j/a/Zè/Tp. 

Faloise  ^falise  :  Elminence ,  hau- 
teur, côtes ,  leTée^i  au  bord  de  la  mer, 
dont  le  terrain  est  escarpé  et  taille 
en  précipice  ;  falaise ,  roche  couverte 
de  mousse ,  monceau  de  neige ,  en 
bas.  19t.  falesia.  Ce  mot  a  aussi  été 
employé  pour,  tromperie  9  fausseté , 
«oote  fait  à  plaisir* 


F  A  t  573 

Tant  oirre  qu'à  une/o/ûv 
Où  nns  ne  getat  d*nne  fonde , 
Est  Tenus. 

Boman  de  Perceval ,fol.  343  »  jR*. 

Li  chasteaux  sur  xm^fakÀse 
Fa  fermé  par  si  grant  richesse. 

Même  Roman  de  PereepaL 

Faloise  :  La  ville  de  Falaise  en 
Normandie. 

Falon  ,  fatonie.  Voyes  Félon  » 
Félonie. 

Faloedee.  ye^e%  Falozbe. 

Falot  :  Sorte  de  vêtement. 

Falotement  :  Grotesquement. 

FA.OTS ,  faloie,  faloye  :  Fraude, 
mensonge ,  tromperie  \fiiUacia, 

Falouqoe  :  Bateau ,  felouque ,  pe* 
tit  vaisseau  à  six  rames. 

Faloue  :  Sot ,  inepte  \  àt/alùre, 
suivant  Borel. 

Falouede  :  Faisceau  de  bois ,  fa- 
got pour  combler  les  fossés  des  enne- 
mis. Nicod  le  dérive  de/aix,  lourd  ; 
/ascis. 

Faloueue  :  Conte  fait  à  plaisir. 

Falozee', /a/of^r;  Tromper,  dé- 
cevoir, dupt^r,  se  moquer  ;  faUei^. 

Fals  '^falz  :  Faux ,  trompeur  ^/o/- 
sus;  en  bas  Bret./alsm 

Falsbe  :  Tromper ,  manquer  à  sa 
parole. 

Par  moD  ciès  (tête)  justice  fermi. 
Sa  por  home  o^tnfalserai. 
Or  dites  tos(  dellvrement 
Je  Ypua  ea  pri,  jel*  foos  cornant. 

Boman  de  Doiopatot. 

FALSErEUS  :  Fausseté,  dissimula- 
tion ,  fourberie,  ^/alûias.     . 

ô  tu  malignes  serpent ,  reprise  est  ta  feIo« 
nesce  Toisouteis ,  descorerte  est  phiinement 
iufalseteit: 

Sermons  de  X  Bernard,  foL  8 ,  R^, 

Deprehensa  est,  maUgne  serpens^  *mr^ 
eutia  tua ,  nu^aPa  est  plané  falsitaa  tum, 

Fali;,:  Manque  ;  /à/(tV. 

i  qne  niaat  u*^/ak  de  t(Jtw  eeUs  ébifUê 


574 


FA.H 


ke  not  detirtos  ,  G*«*t  q«  âA  IVitîUteit ,  ne 
del  4cl«>tj  Bc  de  roqriUU. 

Sermons  de  S,  Bemmtd ,  fii.  4x. 

Dr  ntjft//  df  sit  ex  omnibus  quœ  desiderem^ 
tur,  nec  c^mmofbun,  neç  J^iewulum  ,  née 
konestui^i, 

FALfB  :  'Haut-de-cfaausses  ,  garde- 
c)ia]ti8>9ç# ,  ^|ji>k  DÛliM^irf  ;  «t  faute- 
FALTiLHEa  :  Empoisojaneiir. 

FaX^FUSCTÉ.  Fo^fi*  Ff L^VTEtf. 

Fam  :  Besoin ,  faim  ;  fam£$, 

Fam^iBay:  Taçb^9  ordvure,  ffunier. 

FAMmiiisa  :  Battre  des  plaitras 
povr  le*  rédtttfe  en  pouMÎère ,  el  en 
compofe^  «m  mortier  qui  sert  i  &ire 
les  plaiichei«. 

FAM^jii^a  :  Fumer ,  engraîaser  une 
terre ,  l'am^orer. 

F^^i".  :  Femme ,  fiemelle  Ae  toutes 
sortes  d'animaux  \fœtainM.;  et,  répa- 
tatioiQi ,  ^estime  »  «eo^mmée  ;  ftuna. 

m 

Grant  gnerredon  doivent  à  Çfé  ^ien) , 
-QjuBt.il  «i  bien  tout  iMené , 
Et  de  beenté ,  H  de  proeace , 
F^t  àtfanfiSy  c^cAt  ^nipt  richeçe. 

fiomxi^  ^Atifi&tPrji)plias,foi,^\^j,,xiol,  a. 

jp^BIpe  meliit  ^lope  ait  mfôpteyjxnif 
.  \Qui  ont  bon  lof  et  boneJSimr. 

£a  Éantatne  des  ^mioùr$ttx  de  Science. 

f^MÂ  :  Ç^i  ,a  4e  lu  répRl^çii. 

Famkiller  :  Avoir  besoin  ,  ^yioir 
faim  ;  de  fo-meUcu^  ;  .eu  anç,  Prov. 
famëiar» 

Conseille  toi ,  fans  çsfil  eatraîf  ^ 
Qui  dès  t{ue  EKex  te  doint  let  frû% 
De  "Xk  -tftpe  pour  eeid  4oi  repaiitre  y 
Tfi  as  en  -ion  grepier  \K9X  jd^Ij^. 

'ÎLX  t^s  proismea  leii  %  tons  Tuit , 
Qui  n'a  tes  enfant  dont  repaiatre. 
pofit  il  a  sept  PU  huit  al^ai^trei 

'Poji^r  clùeus  fiât  Piex  t^t  de  biep^Q^t^ce» 
Qui  famtiUent  devant  ton  huit , 
Tjqçp  ^n  ^ste  U  p^iidbe  ^aistre. 
Tu  rendra*  raisoB  au  grant  maittre 

-  Qui  U  part  «na  poarea  deatmis. 

iMMerwv  êa  Reckfs  de  Moliens,  4troj4iie  54. 

Fameiimvs  :  Âfiaraé^iiuMi  grande 


Se  tî  riobea  um  avelt  ^w  j««  ciit •  illMI» 
geit  toz  jom  pleintivement  (àfCaiaon),  a^fif 
prea  et  en  aamiz ,  et  li  pourea  qui  a  no^  la- 
dres (Lazare)  en  rErangile  atendeît  tocjon 
à  sa  porte  fameiUevf  et  aDorasB  de  £rcit,  aai 
^Ifiit  i  anreit. 

Con^m,  sur  Ip  Saufier,  /V.  f,  ^7,  ^nfn.  ff, 

.   Favel  :  Le  fer  d*un  jayelot. 

Favilibe  ,  famjdieres  :  A^  \m^ 
liculjer,  eonseiller  intime  ,  ofiieîcrde 
naison  ;  familiaris";  en  Jbas  Bret 
farnUyer. 

Famillaitt  ,  fandUaunt  :  AthjaL 

Bfti  $1  •  ae  detien  point  TabBotB*  drfpotfit , 
9M  deapi»f«  point  le  fmmiUgmmi  abnet  ^  M 
rsq^'oeTe  le  poevres  eu  eafnfteÂac. 

BiUe  ,  Eeelesiatt,  châÊp»  4,  «en.  t« 

Fm ,   ^leemosjrnam  p^upfrU  m»  éffrm»' 

des animam  esurienten  «ar  desfeseerit: 

et  non  exaspères  pauperem.  m  mk^mcmm. 

Famoleitt  :  Qui  a  gra,9d  app^ 

Famulaires  :  Sorte  de  caleçons 
que  portoient  les  moines. 

Fa-h  :  Foin  ,  founage  ;  fœnmmi 
faim  ,  besoin  ;  famés. 
'   Faw  :  Temple  ;  d'où  rient  ftaam 
^  faniofix ,  ^elon  Borel. 

Fak  :  l.e  petit  d'^me  bjche  ;  ^m- 
/ans ,  selon  Bord. 

Fanau  :  Lanterne ,  fanal  ;  /w&om* 
Uwn  ;.en  bf^s.  lat.  fwMorium. 

Faitc  ,  fengos  /ftmgue  •-  Boue  ,]î- 
VUMn  »  Da.nge3  en  bas.  Jat.  fa^i^t 

Pour  d«  «oîr  fruit  du  aaai  Miws 
Donne  mains  bofiie  ff  çfbar  «ft  fppe» 
JBï  PR'  d^seure  Tfkiuç  y^  , 
'  Car  quant  est  montes^  en  Haut  bauCy 
Tôt  est  retrebuchîez  nfime , 
Sourai^  avient  qu'il  voit  .et  çl 
A4ona;s9ir  crier  bav«t. 

Fandace  :  Fente,  crevasse. 

Fahdesteup  :  Mot  fÀté  par  Boiel 
et  Ragueau,  pour  signifier  chaise, 
fauteuil.  Ils  se  sont  trompés  »  ils  de- 
Txùeat  hvfi/au^lesteif,  fauteuil,  trôae. 
Yoyes  Fauobstboii.. 


FAN 

PiVDorts  :  Mndwie  4e  gaerre 
propre  à  jeter  des  pierres. 

JpAvrÂHXK  :  Sonner  de  la  trom- 
pette; et  bondir,  saillir,  sauter.  Le 
P.  Menestrier  le  dérive  êe/acere* 

FAvrsLtTEs ,  fanfreluches  ,  farfe- 
lues p  f ouf  élues  :  Railleries,  moque^ 
ries,  sottises,  bagatelles^  choses  de 
néant. 

FAHoaLiL  :  Couvrir dç Çsnge  onde 
boue. 

Fangirr  ,  fangis   :    Bourbier  , 
cloaque ,  égaut. 

Faitoije  :  3oae,  fange. 

Fanon  ^/enon^  phanon ,  phenon  ; 
Étendard,  bannière,  banderole  d'é- 
toffe ;  manipule  que  les  prêtres ,  dia- 
cres et  sous-diacres  se  mettent  sur  le' 
bras  lorsqu'ils  ôfRcient  ;  depannus; 
en  bas.  lat.y^o.  Cet  ornement ,  qui 
est  à  présent  d'^ofie^  étoit  ancien- 
nement de  toile  fine,  et  servoit  à  es^ 
suyer  le  prêtre  lorsqu'il  éioît  en 
sueur ,  et  à  se  moucber  lorsqu'il  en 
a^oit  besoin* 

Prestres  têt  fanons  qat  raprent. 

Il  n'aritos  nilK '•enseignement» 

F.l  Ker^ïciie  de  Noktre-Seigaoux 

MoMt  graoC  »cn«^Dch<;  aprant  ^ 

An  fanon  qalà  toa  bras  peot, 

Que  jadis  Im  messoBnéftar  'v  .  • 

PwXoœÈtt  ^ÊÈ>\  tm  feetsour^ 

Dont  il  terdolçnt  li>r  sui^ir. 

"Prestres  par  «enf'fiemaat 

Del  tcrsour  as  «a  toii  labour 

ht  fanon ,  ear  toi  ca«oini  jour' 

CoQtieiit  «Bemoiiner  durement,  .  . 

Momam  de  Ckmrité,  strophe  9i  et  82.^ 

Fanovl  ,  fanouH  :  -Le  Imoniil , 
plante  a  romafiqite;yèmctf/if/;i. 

Si  m^en  alai  tout  droit  à  deztre  '  "^ 

Par  une  'bif^n  petite  aente 
Bordée  àefanoul  et  de  ipenthe. 

Homan  de  la  Hosê, 

Fant  :  Enfant  ;  i^o/ir. 
Fantar  :  Enfanter,  eoncevoir. 
Fantasibe  :  J^àofaer,  contnurier^ 
éhagriner» 


F  Aft  S75 

FAKtiftlBOz ,  fanUu,  fantesque  : 
Capricieux ,  bourru  ;  phautasticus  ; 
en  bas  Bret.  fantasjr  »  fantaisie. 

Fantasme  ,  fantiau  :  Fant^ê  ^ 
esprit  follet,  sorcier ^ phantasma. 

FIntastic  :  Idiot ,  imbécille. 

Fantiliaboa  :  Enfance,  premier 
ftge,  au  figuré,  enfantillage  ;  à*ùrfans, 

Fantosme  :  Chose  extraordinaire, 
conte ,  fable. 

Fantosmejue  :  Vision ,  :irapeiir. 

Fanvoumsjvar  :  Faire  Tenfant, 
tomber  en  enfance. 

Faon  :  Nom  qui  se  donnoit  à  tous 
les  petits  des  animaux  ,  quadrupèdes 
et  bipèdes  ;  ^infans* 

Faonehent  ^faonnement  :  Action 
de  mettre  bas ,  cl*étre  en  gésine. 

Faonee  ,  faonner  :  Mettre  bas  , 
faire  des  petits,  croître,  produire, 
pulluler ,  engendrer. 

'    lies  oiseaux  «usS  les  poisaone  » 
Qui  moult  aoat  Jbiaus  à  rci^i»Air  ,  . 
Bien  sarent  mes  règles  garder , 
Et  si  sont  très  bons  escolicrs , 
■Qv^Qs  Iraineut  tous  à  mes  c^ien, 
Touhfaonent  àflour  usages 
Et  fout  joueur  à  leur  lignages, 
Tïe  ne  les  laissent  pas  deschëoâ- 
Dont  c*est  mouk  grantaolas  à  Toir. 

J^o^futndf  la  Mme» 

FAouzUi  ;  Faucille  ;  fùlcula. 

FAKk  :  Terre  à  bled ,  maison  de 
campagjQC  ;  far. 

Far  ACRE,,  fet:aschp  :  Farouche  , 
féroce  ;  bourru ,  Tantasqueu   . 

'"Eté  prIa'Dîez  et  requist 
•Qie  Kai^iaos  an  tuwfenuche  , 
Qu*ele  ot  troré  d*ainors  ^i  flascbey 
Fu^t  asproiez  etieor  un  jor 
«fit  esebaofex  d*aatel  afoer*. 

•*  'SénuM  4h^ia  f(oêe,n>ers  téfilL 

r  ARASSE  :'Torche ,  flambeau,  bran- 
don ,  fanàl ,  fallot  ;  en  anc.  Proy. 
farasso. 
^    Faeât  :  Tiis ,  «mas  de  grain,  trou- 

ptani.^^. 


ô'jS  FAR 

Farcs  :  Garniture  d'habit  ,  four- 
rure ,  ouate  ;  farcimen, 

FiacEiLLER  :  Parer ,  orner,  ajus- 
ter, babiller. 

Qui  deux  à  deux  n'entre  ■compaignent , 
Qui  te farceillent ,  et  qui  se  soignent, 
Qui  s'acesment  et  qui  s*oîgnent , 
Et  envelopent,  et  tpipoudent 
Qui  caosettent ,  et  qui  se  goudent 
As  Chevaliers  aval  les  sales , 
Plus  Tolentiers  rest  robes  sales , 
Que  festives  robes  Ae  facent. 

Gautier  de  Coînsi,  Ih,  2,  chap»  t. 

Fabcee  :  Rire,  plaisanter,  faire 
des  bouffonneries,  ^^s  farces ,  mo- 
quer ,  railler  ;  farcire. 

Or  d*adTenture  je  passé 
Par  une  rue  sur  le  tard, 
Biais  Dieu  sçet  si  j*en  tox  forcé 
Au  vif  :. il  y  eust  ung  coquard 
Qui  m*appeUoit ,  adieu  gaignart. 

CoquUlart,  Monologue  de  la  Boue  de/mn, 

FAEGKaEAU  ,  farceur  :  Qui  plai- 
sante ,  railleur ,  moqueur ,  bouffon. 
Fa&cbeie  :  Plaisanterie ,  raillerie , 
boufifpnnerie  ;  àtfarcirey  farsia. 
J  o  8  B  r  ■. 
Que  TOUS  plaist-il ,  Madame  ? 
La  D  a  m  1. 

Mon  amy ,  veuiltex  approcher 
De  moy ,  et  nous  allons  coucher 
Ensemble ,  tout  secrètement  ? 

J  o  s  1  P  H. 

Qnesse-<y ,,  Madame  ;  comment  ? 
Le  faictes-Tous  ^wfareerie 

Ou  autrement.  \ 

Mjrstère  du  'viel  Testament, 

Farcesque  :  Qui  tient  de  la  farce , 
de  la  plaisanterie  ;  /aratus. 

Fknc'aiv.i.jfaichiel  :  Faucille.' 

Farcholez  :  Espèce  de  bois. 

Faedage  ,  fardaige  :  Fardeau  , 
bardes  ,  bagage ,  équipage. 

Ces  trois  norentlns  qui  à  Trevis  jamais 
tt*avoient  esté,  quant  ili  virent  acourir  tont 
le  peuple  »  afin  de  véoir  celai  corps  saint ,  ils 
H  Mbaliire&t ,  «t  Im  j^t  deur  ^  «Uw  î^ii| 


FAR 

celle  choie  ,  ^t  «prêt  qu«  lenr  JmrdmgÊ  §â 
mis  en  leur  bosteUerie,  Marcbeae  ditt  à  tm 
deux  compaîgnons,  se  nous  allons  réoir 
corps  saint ,  je  ne  vois  manière  comme 
puissions  parvenir  jnsqnes  là.  Li  oa  dV 
contrefit  le  malade. 

Boccaee,  V*  Nowmlte,  ^•Jommié, 

Faedeler  :  Faire  un  paquet,  mel* 
tre  en  ballot. 

Fardelisr  ^fardeleurtVoTtd-hlxi^ 
crocbeteur,  homme  du  commun* 

Fab DEMENT  :  L*action  d'appliquer 
le  fard ,  d'embellir. 

Fardet  ^fart  :  Fard ,  dégaiaement, 
ruse,  subtilité.  Le  poète  conseillant  à 
ramant  pourToir  sa  maltresse,  lui  dit: 

Au  matin  Ta  la  voir ,  ains  qnVIle  soit  levée, 
Ife  que  de  woufardet  soit  ointe  ite  fardée, 

Guiare,  An^Amown,  Mu,,  «*  7615. 

Faedeur  :  Qui  farde,  qui  embellit 
un  discours  d'ojuemens  étrangers  au 
sujet. 
.  Faruoille  :  Conte  fait  à  plaisir. 

1^ kik:¥.^faredol  yfareile  :  Lanterne, 
fanal ,  tour  au  haut  de.laqudle  oa 
faisoit  du  feu  pour  donner  le  «gnal 
de  l'approche  de  l'ennemi  ;  du  Grec 

Fare  :  Sorte  de  filet;  d*oàyâvvi![f 
fore  :  Pécher  avec  ce  filet. 

Farfadet  :  Esprit  foUet  ;  fadas. 

Farce  :  Forge,  atelier;  dtfo' 
brica  ;  en  anc  Prpv.  /arga. 

Fargib  ,  fargter  :  Forgeron ,  tail- 
landier ,  serrurier  ;  /abrtcator  ;  ea 
anc.  VvoTf  ,farghié  ,/argairë ffmjhè, 

F:àROiER  :  Forger  »  travailler  le 
Hv ,  les  métaux  ;  fabncare;  en  aac* 
Vtoy.fewga ,  forgarl 

Faribole  :  Plaisanterie^  calem- 
bour ,  mauyab  jeu  de  mots ,  niai- 
serie ,  et  non  pas  parabole  comme  le 
dit  Borel  ;  une  parabole  est  une  sen- 
tence ,  et  vient  de  petrabola,  Barbi- 
zan  dérive /â/i^/!tf,  du  yerhtfan, 
parier ,  dire  ^  et  de  biUia  p  pedtts 


PAT 

bonteilles  qui  se  forment  lorsqu'il 
pleut ,  et  qui  n'ont  aucune  solidité. 
Dire  unefaribole  :  Dire  une  niaiserie  ; 
d'où  nos  anciens  avoient  fait  houlles 
et  boulier ,  amuser  de  contes  en  Tair 
et  sans  fondement ,  tromper. 

Fahinaoe  :  Droit  de  mouture. 

Fakot  :  Fanal ,  falot ,  .espèce  de 
lanterne.  Fayez  Farb. 

Faer  amas:  Terme  injurieux  adressé 
à  une  femme  prostituée. 

Farrat  :  Manquera  ;  du  verbe 
faillir. 

Et  certe»  je  toi  dl  ke  bî  tos  pîement  l!ape- 
Itiifk'clene  Tosyârrarmies  à  TOttre  besoigne. 
Sermom  de  S.  Bernard ^foL  9a. 

Et  ipeaf  dieo  nnibis,  earissùni,  si  pîè  à 
'vobis  puàata  /uerit ,  non  deerli  neeetsitoH 
'vestr^e*. 

*  Danf  réditlon  de  D.  MabUlon  »  H  7  a  imw- 
trœ;  maie  c*ett  fana  doute  use  erreur. 

Farrb  :  Farine  \farifarris. 

FA&ais  :  Soufflet ,  tape ,  coup  de 
poing. 

Fas:  Ufait,  tu  fais. 

Faschiel  :  Fagot ,  fascine  \fascis; 
en  bas.  \9X,/ascium, 

Fasque  :  Étui,  pochette. 

Fasti  :  Ennui,  contre-cœur. 

Fastigoux  :  Ennuyeux,  fastidieux; 
fastidiosus* 

Fastrasie  :  Vision ,  fantaisie,  folie. 

Fastroulis  ^feutroullCi/atroulle  : 
Fatras,  fadaise,  choses  inutiles,  conte 
fait  à  plaisir,  mensonge  ;  à'où.fatroul- 
leur,  celui  qui  débite  de  semblables 
sottises. 

Fat  :  Destin ,  sort  \fatum.  Ce  mot, 
dans  le  sens  d*un  homme  qui  blesse 
par  ses  airs  ,  vient  de/atuus, 

Fataliser  :  Destiner,  être  destiné; 
de  fataUs. 

Fatiéres  :  Tuiles  en  dos  d*&ne 
qu'on  met  sur  Tarôte  d'un  toit  ;  de 
Xtutigium* 

Fatioatioh  :  Embarras  1  peine. 


F  A  U  577 

Fatiste  ^/actiste  :  Poète ,  versifi* 
cateur;  àefacdtius,  ou  du  Grec pha^ 
tis,  selon  Borel. 

Fatraz  :  Vers  anciens  où  l'on  ré^ 
pétoit  souvent  le  premier  vers  comme 
aux  chants  royaux.  FatrUer  y  c'étoit 
faire  de  ces  sortes  devers. 

Fatrouiller  ,  fatrasser,  fairoil- 
leryfatrouller  :  Niaiser,  s'occuper  de 
bagatelles  ;  être  mal  ajusté  dans  ses 
habillemens ,  être  gâté  ;  chiffonner , 
se  tirailler. 

Mark  ettolt  tout  fittrouiHé  dedent  set  ajas- 
temenf.  Roman  de  Mark  Caion, 

Yela  de  qiioy  servent  les  nnjtx , 
Sommeille  qui  Tooldra  sommeiller. 
On  n*a  point  peine  à  s*abiUer, 
Après  baiser  ttfairoutiler. 
Dire  adiea  par  rJiujs  de  derrière , 
En  effect  vêla  la  manière. 

CoquiUartp  Monohg,  de  la  Botte  defoing, 

• 

Suiyant  la  farce  de  Pathelin ,  c'est 
barbouiller ,  parler  confusément ,  ne 
savoir  ce  que  l'on  dit,  marmoter 
entre  ses  dents. 

n  est  encore  en  resyerîe , 
n  resve,  il. chante,  'AfittroutUe 
Tant  de  langaiges ,  et  barbouille  : 
Il  ne  Tivra  pas  demje  heure. 

FATROUiLLEua  :  Qui  aime  à  se  mê- 
ler de  tout ,  qui  ne  s'occupe  qu'à  dé- 
biter des  niaiseries ,  des  mensonges. 

Fattras  :  Bruit ,  fracas. 

Fatuaire  :  Enthousiaste ,  fou  qui 
se  croit  inspiré,  et  annonce  ses  rêve- 
ries ;  homme  infatué  d'une  chose  ; 
fatuarius. 

Fatuité  :  Stupidité ,  imbécillité. 

Fau  ,  fauteau ,  fayart ,  fou  ^foU" 
teau  :  Le  hêtre ,  arbre  ;  fagus, 

Fauble  :  Discours,  tdhlf^ fabula. 
Voyez  Fabel. 

Faubloier  :  Parler ,  discourir  ^ 
dire  des  contes ,  des  choses  vagues  , 
ennuyer  par  des  discours  tans  suite  ; 
fahuiâri.yojttk FAïAsik*    '    ' 


$78  F  A  U 

Fauçagb  ,  fauchaison  ,  fauchée  : 
Action  de  faucher  ;  de  falcula, 

Fâucer  ffauser  :  Manquer ,  trom* 
per,  surprendre  ;  de/allere. 

Et  se  li  jors  ne  \orfinuistf 
Ke  la  nnia  ai  tos"  ne  véoiit , 
Moulr  fai*teoi  cil  dedent  grevé  ; 
Biais  par  nuit  furrnt  desscuré. 

Roman  du  Rou,fol.  aa5. 

Faucbt  :  Voix  ,  chant. 

Faucb  taisant  :  Failei-lef  Uire. 

Fauceteis  ,  fauceteit  f  fauixtez  : 
Fausseté,  tromperie  ,  fourberie ;/47/- 
laciess  JaUitas, 

Dens  !  kc  noroit  com  norriet  et  aplaigne 
Amors  tons  cenK  ke  se  sont  entaiehié  * 
ï>e /aticetdi ,  ne  de  boise  enpirié$ 
Pouc  puet  prixier  dolor  ke  l'en  «raigne. 

'  Chanson ,  Mss,  A ,  fol.  .^89,  pcart.  2. 

'Fk}Scnk9i^fiiuch{irt  :  Faux ,  gravide 
faucille  ;  de /air  ,  falcU, 

Fauche  ^  fauchée ,fuuç7dée ^ft^ul- 
cye  :  Ce  qu'un  homme  peut  faucher 
dans  un  jour;  de  faix, 

F  Ai:  cHJLMETfT  ^faucheric  :  L'action 
de  faucher,' 

FAVÇKZTyf^uchllc  y  faucqu^t  y  f au- 
quel :  Faucille  ,  faux ,  couteau ,  et 
toute  espèce  d'arme  tranchante.  Fjoire 
Jefaucfirl:  Donner  un  croc  en  jambe. 

Fauchet  :  Crapaud  ,  espèce  d'à- 
Taign<?e  qui  a  de  longiies  pattes.  Fau- 
chcl  s'est  dit  aussi  d'une  espèce  de 
rAteau. 

Fauchon  :  Sorte  d'épée  courbe , 
ainsi  dite,  parce  qu'elle  étoit  en  forme 
de  faucille ,  ou  comme  le  cimeterre 
dès  Turcs  ,  le  heqié  ou  Acinacis  des 
Persans ,  ou  parce  qu'on  en  fauchoit 
la  vie  des  hommes.  Voilà  ce  qu'en  dit 
Borel  d'après  Fauchet ,  et  il  cite  l'au- 
teur du  Pèlerinage  de  la  Vie  : 

On  ley^UM;Aoji  je  te  C€indrt7y 
Ou  je  ta  TÎe  fauchera  j. 

Vais  It  fauçkim  iVoit^  It/aLc  des  Ia- 


*  A  U 

tins ,  et  en  géBéral  tout  ce  qui 
poit  ;  c'étoit  aussi  un  couteaa  ,  «1 
poignard ,  le  croissant ,  ]«  aerpetlt 
des  jardiniers  pour  tailler  les  arbres. 

Ypoeras  ditt  à  son  nies  ,  Je  w&om  mie  boM 
herbe,  cil  s*igénonilla  pour  In  eoeUv,  Tpe- 
cras  (n  envianx,  si  saclin  vok  ftmchon  wêl  Irai- 
son,  et  en  feri  son  neren  parmi  le  clUef»sî 
Tochist  come  manyais  traistre. 

Roman  des  sept  Sages  de  Morne, 

Lk  où  les  presses  sont  pins  dmês  , 
Est  le  cliaple'liut  espées  nues, 
Auêfauehoks ,  ans  coatians  à  poiatet; 
Si  merreilleus ,  que  les  plus  coiatcs 
N'ont  ores  soing  de  Tanteries  , 
Byaumes,haubers,  tacles,  cames  « 
'    Fondent  par  les  grans  copa  et  fraingaent» 
Ames  trenchins  en  sanc  *  se  baingacat. 

GuUàusime 


*  Dans  Dacange ,  Etst.  de  S.  Lonb ,  pag.  i$7, 
H  y  Si  en  chitrs, 

Faucie  :  Appel  d'nn  jugÀent, 
comme  faux  ou  mal  rendu  ;  defalsum. 

Faucilier  :  Faucheur,  et  celui  qui 
dans  la  moisson  coupe  les  grains  atec 
la  faucille  ,  moissonneur. 

Fau CILLEE  :  Faucher ,  couper  atee 
la  faux  oti  la  faucille. 

Faucillon  :  Petite  fanx;  petite 
faucille. 

Faucoviees  :  6acocbes  de  cnir 
pour  mettre  sur  le  cheval ,  que  l'oa 
appelle,  ailleurs  bouges  ,  bougettes , 
suivant  Monet 

Fauconnaob  :  Sorte  de  rederaiice. 

Fauconnerie  ,  faalsonnerie  :  Le 
crime  du  faux  monnoyeiir ,  d'nn 
faussaire. 

Fauçor  yfaucier  :  Faucheur  j/Stf- 
cator.  Voyez  Faucer. 

FÂVCQVUT^faulcquet:  Petitefanx, 
fi^uçille  ;  sorte  d'arme  ,  selon  D.  Cl^ 
pentier. 

Faucre  :  Arrêt  d'une  lance ,  sni- 
vant  Borel, qui  cite  ces  vers  du  Romin 
de  Perce  val  : 

Kt  met  U  lance  e\  faucre ,  et  poîat. 
Stco  au  col»  laaM  êoe/amere. 


F  AU 

Ce  mot  auroit  dû  s'écrire  aiasi  à 
cause  de  son  ëtymologie  fulcrum  ; 
nais  Borel  a  mal  lu  «  U  y  a  f  autre. 
Voyez  ce  mol. 

Faudage  :  Droit  de  faire  par<iaer 
ses  moutons. 

Faudb  ,  faudal ,  faudeau  ,  fau^ 
diere ,  fauide  :  Creux  d*une  chaire  ; 
bergerie ,  étable  à  brebis ,  parc  ,  lieu 
fermé  de  claies  ;  fosse  serrant  k  faire 
du  charbon  ;  creux  ,  cavité  en  gé- 
néral ;  tablier  ,  jupon  d'une  femme  ; 
et  suivant  Borel ,  giron  ;  en  Savoyard 

/ottdar;  en  Langued.   et  en  Prov* 

/audeau ,  faudc. 

Por  ceo  édifies  citex  à  tos  enftimtf  et 
fimdet  et  ettablei  à  rof  owtiiUf*  et  à  tm 
jnmeff  et  emples  ceo  qse  vous  promet*. 

B^h  g  Nombres  ,  chap,  39 ,  iwiv.  24. 

Aùdtficaie  ergo  urbes  parvuUs  Dettris  ,  et 
caubs  et  stabula  ovibus  acjiunentit  :  et  quod 
poUicuiesds  impiété, 

D*an  larron  conte  qui  alla 
Brebit  embler  qa*il  espia 
Dedens  \kfaude  à  nn  vilain  ; 
£nMmble  o  lui  porta  mi  paia , 
An  chien  devoit  le  pain  bailUer 
Qui  \kfaude  deyolt  guaitier. 

Marie  de  France ,  Fable  du  Voleur 
et  du  Loup, 

Faudee  :  Faire  du  charbon. 

Faudesteuil  ,  faudesieuf  y  fau- 
destue  yfaudestuefyfaudestueilyfau" 
destuel  yfaudeteuil  yfaudetuel  :  Fau- 
teuil ,  chaire ,  chaise  à  bras  ,  siège 
royal  ;  fàltistcrium ,  suivant  Borel 
qui  cile  Fauchet;  o\x  faldistorium , 
suivant  Ménage  et  D.  Carpeiitier. 

Qoant  la  Royne  entendit  ce ,  si  te  remet  en 
•a  chambre ,  et  Haadinas  entra ,  et  la  trora 
goste-soa  Ht  assise  en  un/attdestuel,  les  denx 
bras  acoutea  sor  Tapuial  dou  faudestuel, 
■Boult  dolente  et  moult  pensire. 

Roman  de  Tristan, 

Desor  uufaudettue  rojal* 
-Coyert  d*un  porpre  impérial , 
Sist  César ,  et  11  Senator 
Plus  bti  se  Noient  tôt  entor. 

Bioman  de  Dohpatot, 


F  A  tr  579 

De  btstes  I  «t  gmit  concllêy 
Dame  orgueilleuse  qui  fu  com  eiU 
Qui  famé  est  à  Monseignor  noble , 
Li  Dame  ert  de  façon  moult  noble  ^ 
O^ /audestuef  »t^t  les  le  Roi 
Qui  moult  Tuioit  en  bone  fol. 

Mommn  du  HmuuxL 

TkxjTEi.tGm^aufciiiehey/ûu/eluer 
Bagatelle,  frivolité,  babiole. 

Faufeluer  ,/au/eieur  :  Diseur  de 
bagatelles,  de  niaiseries ,  de  babioles. 

Faufeluee  :  Dire  des  mots  vides  de 
sens,  s'entretenir  de  propos  inutiles. 

Faulce  :  Menteuse ,  fausse ,  de 
mauvaise  foi  ;  falsa. 

Faulcet  :  Petit  morceau  de  bois 
fait  en  cheville  pour  boucher  les  trous 
d'un  tonneau. 

Faulcheeie  :  Ruse ,  fraude  ;  fal^ 
sijura. 

Faulcille  (payer  la)  :  Couper  les 
bleds  par  <>orTée. 

Faûlcye.  Voyez  Fauche. 

Faulde  :  Claie,  lieu  fermé  de  claies» 

FAtJLDiE  ,  faude  :  Charbonnière. 

Fauldeoit  :  Manqueroit  ;  du  verbe 
JaiUir, 

Bienheurtl  donques  \m  fauldroit. 
Puisque  seurefé  lui  deffauldrok. 

Roman  de  la  Rase. 

Faulqust.  Voyez  Fauchet. 

Faulea  :  Faillira,  manquera.  Fav/- 
roit  :  Manqueroit  j  du  verbe  faler, 
fallir. 

Fauls  :  Faux ,  fou  ;  falsus, 

Faulsee  :  Altérer ,  falsifier ,  cor- 
rompre \faUere;  en  bas.  Wt.falstire. 
Fauls^  un  jugement ,  c'est  soutenir 
qu'il  est  faux ,  inique. 

¥kJiisn,féaké,féaul$é:  Foi ,  fidé- 
lité ,  hommage ,  féodalité  ;  tribunal , 
cour  de  justice  qui  connoissoit  des 
différends  élevés  entre  les  nobles, 
pour  les  actes  de  foi  et  hommsge. 

Fault^  :  Faculté ,  communauté* 
Jssembler  lafaulté  :  Assembler  les 
babitans  d'une  commune,  d'une  ville, 


58o                 F  A  U  F  A  U 

d*un  YÎllftge ,  les  membres  d'une  com-  fàlsus  ;  d* on /aussonnier,  faax-moiH 

munanté.  noyenr. 

Faulté  y/auteit:  Feudatairc,  qui  Faut  :  Manque,  finit;  du  Terbe 

relève  d*un  fief.  faiUir. 

Faultrace  :  Droit  qu'un  seigneur  ca  n'e«t  pu  Trait  «mu  qui  faut  à  son  «n 

avoit  de  faire  parquer  ses  moutons  quant  U  est  pooref  et  au  beaoîng. 

sur  les  terres  de  ses  vassaux.  Ancien  Proverie, 

Faulture  :  Trou ,  fente ,  (grevasse.  Ce  mot  me  donne  occasion  de  faire 

Faulyeau  :  Gros  bœuf.  remarquer  combien  les  eiq>ressions 

Faunier  :  Bûcher,  endroit  où  Ton  s'altèrent  ;  l'on  disoit  auciennemeii^ 

serre  et  où  Ton  fait  sécher  le  bois.  Montereau-faut-Yonne  ,  et  Ton  dit  à 

Faunon  :  Sobriquet ,  surnom  ;  de  présent,illb#ir^re/iu-sur-yo/fif«;jesab 

fàlsus  et  de  nomen,  parfaitement  que  les  gens  instruits  ne 

Fauront  :  Manqueront ,  finiront,  feront  pas  cette  faute ,  mais  la  gêné- 

Faus,  fais  y  fauls,  fax  :  Faux  ,  ration  présente  l'adoptera.  Cestainit 


fou  ;  fàlsus. 

Mê.\Bfaus  est  qui  se  glorefie; 
Tost  est  une  joie  faillie  ; 
Maie  no  vêle  est  tost  renue; 
Tost  paet  morir ,  qui  autre  tue  ; 
Sorent  contre  son  destorbîer 
Se  sent  cuers  d*ome  esléecier. 

Roman  du  Rou,fol.  a3x ,  f^ 


que  Saint-Germain-^ JSf'ieitr  {aqm>- 
xif^)^.  ainsi  nommé  de  ce  qu'il  étoit 
près  de  la  rivière,  a  été  transformé  en 
Sàint-Germain-/<s^i>tf:r  {yeUu)  ;  que 
Sainte  Marie  V Egyptienne,  a  été  appe- 
lée la  Jussienne ,  et  que  le  marché  de 


\  Apport -Paris  vient  d'être  récem- 

Fauser  :  Tromper.  Voy.  Faucer.    ^jg^  ^  ^^^^  \^  nouvelle  dénoBÛnation 

Faussart   :  Arme  ressemblant  à    j^j  ^^^^  transformé  en  marché  de 

une  faux  ,  poignard ,  épce   recour-    la  Porte  de  Paris ,^c. 

hêe'.faUyfalcis;  en  bas.  lat. /a/-        Fautarle  (homme):  Homme  digne 

carius  ;  en  bas  Bret./a/cA  ,  faux.  ^^  f^i ,  qu'il  faut  croire ,  qui  a  prêté 


serment  de  dire  la  vérité  ,  et  dont  on 
doit  croire  la  parole* 

Faute  :  Défaut,  mauTaise  habi- 
tude \falsitas*  A  la  faute  :  A  l'extré- 
mité ,  au  bout ,  l'endroit  où  qndqne 


Ung  grant  gect  de  dart  d*une  lance  asserée, 
D*un  graiat  faussart ,  d*une  grosse  massue, 
D*nne  gaisarme,  d'une  flèche  ferrée, 
D'ung  bracquemart ,  d*une  hache  esmolue  > 
D'ung  grant  penart  et  d'une  besague, 

D'uDg  fort  espieu  et  d'une  saqut boute,  

De  maulz  briguaus  puissent  trouTer  tel  route  -v^-p  finît 

Que  tous  les  cori)s  fussent  mis  par  morceaulx.  ,r«  •         i  • 

Bofnan  de  la  Chasse  d'Amours  ,  Fauterie  :  Cnme  de  CCUX  qm  SOnt 

fol,  1 82 ,  co/.  X.  les  fauteurs  d'une  faute,d*une  factioiu 
TkvssÉKvn  ^faussen-es :  Appelant        Fautier  :  Criminel,  coupable. 

d'un  jugement  ;  falsarius.  Fautre   :   Garniture   d*nne  seOe 

Fausser  :  Percer  d'outre  en  outre ,  pour  tenir  la  lance ,  et  en  général  tout 

rompre  tout-à-fait.  Fausser  la  cour,  ce  qui  sert  à  appuyer  ;  fuicrum» 

c'est  appeler  d'un  jugement.  ^^^n  au  col ,  Unce  êor/kutr^ 

Fausserie  ,  faussererie  :    Crime  Et  met  la  lance  el/aturv,  et  poîat. 

d'un  faussaire  ;  falsaria.  Roman  de  PereeML 

Faussillier  :  Faucher;  d^oixfaus^        Fautre  ,  feautre  :  Feutre ,  dii- 

silleur,  faucheur.  peau,  couvre-chef;  àefUtrum,  étoffe 

Faussonner  :  Faire  de  la  fausse  de  poils  collés  ensemble, 
monnoie,  tromper; de ,^s^^Se/i0  ou dt       Fautes  :  Matelas  ,  lit  »  grabat. 


F  A  V 

Guiot  de  Provins  parlant  des  moines 
de  Clainraux  : 

Car  n*a  nnl  ordre  en  tôt  le  mont 
Où  ait  mains  de  fraternité , 
S'il  ont  aroir  à  grant  plenté, 
la  por  ce  miez  ne  lor  en  iert» 
Fox  est  qpi  grant  avoir  i  qoiert  » 
lie  que  nnnt  antres  ait  pitié 
D*un  autre  qant  le  voit  chargié  ; 
Li  ans  d*ans  n*a  pitié  de  Tantre 
Qnant  le  roit  gésir  sor  le /autre 
Penaif  on  malade ,  on  deatrolt , 
De  ce  ne  r*ont  il  mie  droit. 

*  Bible  Guiot, 


F  £  A  58i 

Fatoville  :  Petite  fève  *,fabalum  , 
phaseolus;  en  Dauph.  yîi7^o/e. 

Fax  :  Faux ,  fou  \falsus.  Voyez  Fo* 

Fax  :  Faux  à  faucher  ;  /bZr. 

Fa  Y  :  Etable,  écurie;  fardeau. 

Fat  ,  f ayant ,  fayart  :  Hêtre  , 
arbre  ;  fagus. 

Fatx  :  Forêt  plantée  de  bétres  ; 
/àgutal, 

Fate  :  Cape  ou  mantelet  que  por« 
tent  les  dames  Flamandes  et  du  pays 
des  Ardennes. 

Fatne  :  Fouine  ;/£iJe//ia^  suivant 


FAUTEsa  :  Chasser,  mettre  dehors. 

"F xvyY.1^ yfauvaUgfauveUe  :  De  cou-  $aumaise. 

leur  rousse,  fauve,  tirant  sur  le  jaune;  Fattili^  :  Sorcier ,  devin. 

flavus  jfulvus.  Il  y  a  deux  romans  Fazbdoe:  Qui  doit  faire;  du  verbe 

de  ce  nom  à  la  Bibliothèque  Impé-  fazèr,                                  • 

rialct  l'un  du  fonds  du  Roi,  sous  le  Fazsltat  :  Faculté ,  liberté. 

n^^ôSis,  in-folio  ;  et  l'autre  de  Tab-  Fazsmens  :   Vase   d'argile;  fig^ 

baye  Saint-Germain,  sous  le  n^  234^9  mentum, 

anciennement  63 1.  C'est  une  satire  Fazëmeft  ,  fazënda  :  Action  de 

mordante  contre  les  gens  d'église;  £sLire -,  de /acere. 

Fauteur  y  dépeint  l'hypocrisie  sous  la  Fazxr  ,  /aze  :  Faire  ;  facere. 

forme  d'un  cheval  fauve ,  et  il  expli-  Fi  xf^e^féé  :  Fief  ;  foi,  hommage  ; 

que  ce  mot/auvei,  pair /alsum  vélum,  de /ides  ou  de  feudum  ;  en  bas  Bret. 

^ux  voile ,  au  fol.  5 ,  R^.  fe^^  foi.  Par  mafé,  par  ma  foi  ;  par  la 

Faux  :  But,  fin,  terme  ;  defallere,  fé  de  Diu,  ancien  jurement.  Féé  s'est 

Fauxee  :  Faire  déclarer  un  acte  dit  principalement  pour,  enchanté  | 

faux  ;  /allere.  ensorcelé  ;  de  fatuus.  Voyez  FAi. 

,Fauxille  :  Faucille.  F tàXLX^  féal ,  f éeil  ^  f éel  :Yid^e^ 

Faux-semblamt  :  Illusion,  trom-  feudataire;  deyî:V/e/!c>^quineveutpaa 

perie.  dire  que  celui  dont  le  seigneur  parle 

Favaet  :  Sorte  d'armure.  soit  fidèle,  mais  qu'il  est  vassal,  et  pac 

Favele  ,  flavelle  :  Flatterie ,  cajo-  cette  raison  obligé  de  l'être  ;  en  bas 

lerie ,  fable  ;  fabula.  Voyez  Fabel.  Bret.  féal,  fideU  Ce  mot  fait  au  plu-* 

Favelee  :   Débiter    des    fables,  Ti!^féax,féaulx,féaMx.\jes\e\.\xes» 

mentir.  Voyez  Fableie.  patentes  de  nos  Rois  adressées  au 

•Faviau  ,  faisole ,  faseole  ,fasiol,  Partemeat  et  aux  autres  Cours  com* 

fasole  y  faviou  jfayole  :  Fève ,  hari-  mençoient  toujours  ainsi  :  J  nos  âmes 

oot  ;  faba  ,  phaselus  yphaseoUis  ;  en  et  féaux  Us  conseillers  tenons  nostre 

Jjjonn.  fiajola  ,  fiajoule ;  en  Lang.  cour  de  Parlement,  etc, 

et  en  IhtOY.favètOS  ,  fanoous  ,favo  ,  ^^„  enToîerent  qnerre  Jes  plus  tnfSsant 

favos;  en  bas  '^xe\,fa9en,fqff,  etfSMei  ooratiert  de  chéranlz  et  te  hifoi> 

Faviee  ,  faviere  :  Champ  semé  de    verent  des  plus  belles  haqnenées  qui  lussent 
fèves  ;/^ôûnW>   en  ancLangttcd.    *  P*'--  tiomandeJehandeSaimré. 

favëdo  ,  favëiro.  FiAOX ,  féaige  :  Contrat 

3 


582  FÉE 

dation  ,  octroi  ;  héritage  tenu  ou 
donné  en  fief. 

FsAtMSiCT  ,  féahUment  ,  féaul- 
ment ,  féaumcnt  y  féelement  :  Fidè- 
lement, avec  fidélité  ; /?^/àer. 

FÉALTi  ^féaliéeyféanceyféaultéy 
féauté  :  Fidélité  ,  foi ,  constance  , 
attachement.  Serment  de féctuté:  Ser- 
ment qu*un  vassal  faisoit  à  son  sei- 
gneur ;  fidélitas  ;  en  Itoi.  fedelta. 

Car  jt  say  par  quelle  niaon 
Tu  seras  mis  à  garixon. 
Je  te  donerai /éanieé 
Se  tu  te  lléub  à  loyaalté. 
Bom.  de  la  Rase,  édit,  de  Lenglet Dafresnoy, 

FzkSÂJtci*.  :  Réduction. 

Feast  :  Fête  \festum, 

Féaumint  :  Fidèlement. 

Féaux  ,  féaus  :  Fidèles  ,  pluriel 
de  féal, 

Feble  ,  feuble  ,  flehe ,  fteuhle  , 
floible  yfiou  yflouet  :  Foible ,  fluet  ; 
àtflexihilis ,  à  Tabla tif/îftf.w^7<?. 

Feblesse  ;  Foiblesse  ;  fle.ribiUtas, 

Febbe  ,  fehure ,  feh%*re  :  FieTre  ; 
fehrii;  en  Lanp^.  et  en  Vvfiy ,  febrés. 

Fe  BROUS  :  Fiévreux  \febricosus, 

Febve  î  Fève  ,  haricot  ;  faba. 
«  Feuvrb  :  Forgeron  ;  fafter.  Voyez 
Feure. 

'  Fec  :  Feu  ;  focus  ;  en  Laugued. 
Jbc  y  fioc, 

Fecces  :  Tuyaux  de  seigle  ou  de 
bled  ;  fex ,  fecis, 

Fecces  de  aoOea  et  de  blés,, 
OngemeRt  à  oindre  brebia  ; 
Clûeni  en  lalaie ,  colera ,  rlvia. 
Poéiiei  de  Froissart ,  foi.  a^a  ,  c«/,  i. 

.  Fhçoir  :  Houe,  béclie^ioatniment 
à  labourer  la  terre. 

Fsc-siMPLE  :  Fief  héréditaire. 

FED  A  :  Brebis  ;  yo^iur. 

FiE  :  Foi  et  hommage  ;  de  fides. 

Fée.  :  £spcce  de  démon,. femme  à 
Cfui  on  attrtbuoit  un  pouvoir  ex- 
traordinaire ;  fatidèca, 

FiEt  :  Ami,  fidèle  ifi4eUM.   . 


Fkr 

Je  promets  à  toj,  mon  SelgiMinr  Patriafek» 
de  Jérusalem  et  à  tes  successears  caiioncneiit 
entrant ,  dessns  ce  tesmoigne  de  Dieu  tout- 
puissant  et  de  toute  l'Y^se  et  des  Peiiata ,  et 
de  mes  Barons  qui  environ  moi  auat ,  <pie  je 
de  cestuy  jor  en  arant  aérai  toiiyS«l  aidêor  et 
deffendeonr  de  ta  personne. 

Les  Asùses  de  Jéntsmtem ,  ckap,  aS8 , 

serment  du  Box  de  Jérwualem  mm 

Pairiarehe. 

Féer  ifaer  :  Enchanter ,  charmer, 
ensorceler.  Bord  dit  que  ce  mot  vient 
du  Grec  pherni  et  pkatos,  fateor  et 
fatùs;  d'où  vient  prophète. 

Féerie  :  Le  prétendu  art  des  fées. 

Féez  ,  fées  :  Charges  féodales  ; 
faix  ,  fabceau  ;  fascis  ,  feiscia, 

Alex  portes  une  béates,  si  sacrifiez  le  à  la 
passage  Nostre-Seignor ,  si  teignez  ymfitsim 
ysopè  en  sàunk  que  est  en  Pamere  et  eapar» 
plies  de  eeo  anr  la  luminnire  et  mmt  l^n  ce 
Tautre  post. 

Bible,  Exode  y  chap.  la^oiery.  ai  er  as. 

Jte  toilentes  minimal  perfaunilias  ifestrat , 
et  immoiate  Phase.  Fasciculumque  hjrssopi 
tingite  in  soMguine  qui  est  in  iimine,  et  asper- 
gîte  ex  em  super/iminare,  et  utrmmque  pastûm 

F^GiR  :  Figer,  congeler  ;/7^/r. 

FÉiAut,  :  Vassal ,  sujet. 

Feigkas  :  Lieu  planté  de  hêtres. 
Voyez  Yay, 

Feicnexent  :  Feinte ,  prétexte. 

Feigner  :  Feindre,  se  flatter,  men- 
tir ;  y7/î^re  ;  en  anc.  l^OY.fâgTtè. 

FEihLE^fueihe  :  Feuille, feuillage; 
foUuw,. 

Por  lor  humanité  repoindre  « 
Conmenchîerent  lors  à  apoindre. 
Et  à  noer  et  à  lyer 
Ensole/ù^^f  de  figT^v** 
tes  ir  Fillék  Uroy^foL  39,  Jt% cmL  a, 
parlant  d^Adam.  et  Eve, 

Feilliék  :  Feuillée,  amas  de  bran- 
ches garnies  de  leurs  feuilles. 

Fei NASSE  :  Temps  ou  saison  dans 
laquelle  tombent  les  faines  ou  fruits 
des  hêtres  ;  dtfeneus  pris  yonrfagus. 

Feiittise  yfaintise  :  Fdnte  »  rose» 
déguisement  ;  fictio* 


FEL 

Feiab  :  Foire  ,  marché  priTilégîë  ; 
forum, 

Feis  :  Fois.  A  la  feis  :  A-la-fois  , 
quelquefois  ;  de  vids, 

Feis  :  Je  fis ,  tu  ûs  ; /eismes ,  nous 
flmes  ;  feist ,  /eu  ,  il  fit  ;  du  yerbe 
Jeire ,  /ère  ;  /acere. 

'  Ce  qui  est  dessus  dit,  de  nostre  técl  le 
/sûmes  garair.  Ancienne  Coutume  d^OrUans. 

£t  Aus  ckcrlts  dout  lecture  itouà /eûtes 
Vottre  bel  oeil,  à  parler  par  raison. 
Me  voit  trop  mieux  qu'à  heure  que  meTeistea. 

Marot, 

Le  grant  Dieu  /eit  les  planettes  ,  et  nous 
Calions  les  plats  uett. 

Rabelais ,  Hp.i ,  ehap,  5. 

.    Fbit  ,  subst,  :  Fait  ;  /actum. 

¥itiTVKV.^aiture,/éture  :  Facture, 
grâce ,  fa^on  d'une  chose ,  construc- 
tion, forme,  figure,  création,  créa- 
ture ;  /actura. 

Une  ymaige  qui  Vilenie 
ÀToit  nom  ,  reri  devers  destre , 
Qui  estoit  auques  d^autel  rstre 
Corn,  ces  denz,  et  à'tiuteifiture. 

*  Roman  de  la  Rase ,  ifers  i56. 

Et  Toit  on  sans  cooTerture 
Leur  scmblance  et  Xtnv  Jeiture, 

Roman  de  la  Rose, 

Kt  vos  estes  mes  créatures. 
Et  mes  euvres  et  mts/aitwres, 

*  Ronum  de  la  Rote ,  vert  i^3i. 

Feivre  :  Forgeron  ,  ouvrier  tra- 
-vaillant  à  la  forge  ;  ftiber, 

Fel  ,  falon  ,/allon  y/eUe ,  f^llon, 
Jelun y/ens  ,/ol  ,/ojr  :  Méchant,  faui, 
cruel ,  .inhumain ,  violent ,  emporté , 
barhare  ,  perfide  ,  impie  ,  injuste  , 
traître  ,  rebelle ,  infidèle ,  capricieux, 
brutal ,  dur ,  téméraire ,  insensible , 
dangereux ,  à  craindre  ;  /attaof,;  en 
•bas.  lat.  /clo  ,  /ello  ;  en  anc.  PrôV. 
/él ,  /ëlo  ,  /ello,  M.  de  Laravallière 
le  dérive  de/ellones, 

Adooc  sVscric  Fromodin  k  Inull^fon, 
Gerbert,  dtst-ili  moult  as  cuer  it  Jeton, 
IPar  toi  resmuet  la  guêtre  et  la  tençon. 

Jldfluui  de  GarÎHyfol,  199,  f^^. 


PEL  58$ 

TûtaibU  filon  et  il  ne  sercaiia;  "    ;    ' 
Comm,twieSmmtieF,PÊ.^ 
Verte  inplnm  et  non  erit, 

Dementres  que  Vtfil  s^orgoillist ,  Ufii,  t$ 
eé  Aotecris  toa  entiers ,  ce  est  il ,  «I  ai  mem- 
bre ;  quar  tout  ausi  corn  tuit  li  buen  orne  qui 
unt  esté  des  Abel  jusques  ci ,  sunt  une  chose 
en  Crist ,  antre^  sunt  tuit  li  mal  qui  unt  esté 
dea  Gain  jusque  d'niM  chose  e»  Antecrist.  Kt 
quant  il  et  sa  ;mf foiée  s*orgojlUisent  contM 
les  amis  Deu .  et  les  tormenteut,  lors  est  A 
poures  espiritex  embra«ex  et  espurgîea  si 
corn  11  or  en  la  fornelae  ;  impiut  ntmtptot  car 
Il  fil  Titan  juste,  et  \mfihnie  tome  contm 
\et  filons  meismea ,  et  ce  est  ce  qnM  dit  :  Corn» 
prekenduntur  ht  eonsHUs  qmikuseogitant;  ila 
sont  pris  \f  fiions  es  eoosans  où  il  pensent* 
Comm,  Éùrie  Sàutier,  Ps,  101 

Jn  hai  réglise  des  malicious  et  enaemblf  Ifi 
fiUoMs  ne  acraf  mie.  .  . 

Sermons  de  S,  Bernard,  fol,  71. 


Odwi  eedesiam  nmUgnaniium  ,  H  oum  tm- 
pîia-iHN*  seAéo,  C*est  la  rerset  5  dn  Tingt*» 
cinqnième  Pseawne. 

Quant  cil  enrellmeif  cfalés  ki  d*airattt  eitolt 
treuchiez,  serat  repalriex,  et  ne  mie  sens  set 
plus  /allons  eapiris.  Sermons  de  A  Bemtwd. 

Cum  vipereum  ittud  capui,  fuod  prius^ 
qnam/uerit  amputatum ,  non  aèsqtté'srptem 
pcjoribua  spirittbms  te  revertetur, 

Quaut  il  (J.  C.^  par  les  filions  fnt  davpneif 
de  ftnort  et  dé  tres-laîde  mort. 

Mêmes  Strmons,fol.  33. 

Quand»  morte  «  et  morte  tnrpissinm  con» 
demnatus  est  ab  iniqnis. 

AdveniM  1  Diez ,  que  ferai 
Por  sa  très  grant  biaut^^inon^  »    * 
le  le  sai  bien ,  regnon^  tuum , 
Yefs  K  n*aî  pâi  le  eutf/eltM. 

FkhUmu  de  la  Patemostrè  d^amofàrt, 

ViÈj.y/cil  :  Feaillè  d^  pkpier,  feuil- 
let de  livre';  /olium  ,  /oliolum, 

Yn\.%niL%%t.^elùnâssè*:  Perfide,  mé- 
chante; cmeUe  ;  féminin  àe/eT,/elon, 

O  tn  ^filenesse  sjnagoige ,  nos  enfantas  cest 
fil  asti  cum  par  di^  office  de  meire ,  mais  ne 
mies  par  affection  de  mère. 

Sermons  de  S.  Remmrd:,  fit  46. 

tt  ni  fttiikm  ,  impîa  ^rnagtm ,  hwne  no- 
bis  fiHmm  peperisti ,  o/ficio  quidem  mmtris, 
ted  ai»  Éuttk  e0ecttu 

4 


S84  F  £  L 

FBLBNKSfts^cEif  T ,  feloneste-gint  : 
T^ation  perfide  et  traîtresse.  Terre fe- 
lonnesse  :  Terre  qiii  ne  peut  rien 
produire. 

Feli*essement  ,  felonementy  fe- 
lonessement  :  Méchamment ,  cruelle- 
ment ,  avec  trahison ,  avec  outrance, 
liTec  fureur ,  injustement ,  avec  im- 
piété \fallaciter  ;  en  ancien  Provenç. 
felonezamën, 

Cnaie  Abner  fod  retnm^e  e  Tenus  en 
Ebron ,  Juab  le  severad  de  ses  cnnpaignons , 
•i  cuiDe  il  tolsist  privéement  odlui  parler,  e 
cnme  il  furent  i  nne  part  privrement ,  Aboer 
«t  Joab  et  Abisaîses  frerei ,  Joab  sacha  Tespée 
e  £erid  Abner  ens  cl  costed,  «i  l'ucisty^/e- 
meuement  pur  vengier  à  suu  dit  la  mort  sun 
friere  Asaèl. 

Ane.  Traduet.  dti  Uvre  des  Rois  ,lh.^, 
chap.  3 ,  'vers,  «7. 

Cùmçue  rediisset  Abner  in  Hebron ,  seor- 
9tun  adduxit  eum  Joab  ad  médium  portœ ,  ut 
loqueretur  ci ,  in  dolo  -  et  ptrctissit  illum  ibi 
m  inguine  ,  ce  morcuus  tst  in  ukionem  son- 
guims  Asaèl  frairis  ejus. 

Saol  nus  dc»prieu&t  felenessement  por  ço 
al  derum  depricndrc  ces  kl  sunt  de  sun  lignage, 
ke  neia  ni  remaigne  eu  tute  la  terre  de  Israël. 

Ibid,  chap,  %i,  vers.  5. 

yirum  ,  qui  attrivit  nos  et  oppressit  inique , 
"ita  delere  oebemus ,  ut  ne  unus  quidem  resi- 
duas  sit  de  stirpe  ejus  in  cunctis  finibus 
Israël. 

Felenie  ,  faleniey  félonie  :  Per- 
fidie, trahison,  mauvaise  foi,  cruauté, 
méchanceté ,  dessein  prémédité ,  ini- 
quité ,  crime ,  péché ,  brutalité  ,  em- 
portement ,  folie  ,  manie  y  caprice  , 
fstniaiiï^ffa/lacia  ^fallofùe^i  en  a  ne. 
Vroy, /ëloifia.  Ces  mots  se  disoient 
aussi  d*un  vassal  qui  offensoit  son 
seigneur,  ou  d*un  seigneur  qui  se 
rendoit  coupable  de  déloyauté  envers 
son  vassal ,  dans  ce  cas  le  vassal  étoit 
affranchi  dé  sa  mouvance  envers  le 
seigneur. 

Ql  qnî  àTMn  dormis  oà  la  feBiine  de  son 
fils  ,  n^orgam  Tun  et  l'autre  d«  mort ,  car  11 
.  omU  ,tf\Jri  Monie  :  lonr  sannk  soit  sur  eaus. 
Ètbk ,  Levitfquê^  c^us/^^su^ ,  vers,  la. 


FEM 

Si  quis  thrmieru  eum  nuru  sua  ,  ssierqm 
moriatur,  quia  scelns  operaH  suni:  samgÊm 
eorum  sit  super  eos. 

Tant  solement  vous  pri  que  rons  ne  OTera 
ctMte/èlonie  en  cestl  hom  encontre  natvre.  H 
ne  Toloient  oîr  ces  paroles  ,  com  li  bom  eeo 
ont  reuy  il  meaa  hors  sa  conenblne,  et  la 

bailla  à  eux  por  foloyer. 

Bible,  Juges,  chap.  19 ,  n^ers.  24  ei  aS. 

Tantùm ,  obsecro ,  ne  scelns  hoc  eomint 
naturam  operemini  in  viruin.  Aoiebamt  «c- 
auiescere  sermonibus  iUius  ;  quod  cemern 
nomo,  edujcit  ad  eos  coucubinatn  suam,tt 
eis  tradidit  illudendam.  * 

Porquoi  te  glorifies-tu  en  ta  malice  ,  ta  fiî 
puissans  ieê  en  Ul /afenie  ? 

Comm.  sur  le  Soutier,  Ps,  5i ,  "vers.  i. 

Quid  gloriaris  in  malitia,  qui  poternes  m 

iniquitate  ? 

«  • 

Une  autre  3miaige  d*aatel  taill« 
A  senettre  tî  delez  lui; 
Son  nom  desus  sa  teste  lui , 
Apelée  estolt  Félonie. 

*  Roman  de  la  Rose  ,  'vers  iS%* 

Félon.  Voyez  Fel. 

Félonie.  Voyez  Felbhiv. 

Felonnement  ,  feUement ,  felo^ 
nessemcnt  :  Cruellement ,  d'une  ma- 
nière injurieuse ,  déloyale. 

Felonneusement  :  Fortement , 
avec  vigueur  ,  selon  D.  Carpentier. 

Félon N I EE  ,  falenier ,  /elemer , 
felonier:  Tromper,  abuser,  manquer 
de  foi ,  manquer  à  Thonneur»  traidr, 
être  brutal ,  dur ,  inhumain. 

Felouedee  :  Tromper,  abuser , 
décevoir. 

FEMBBOis^/e//i6ro)^  .*  Fumier,  en- 
grais 'y/îmarium. 

Fem E  :  Femme ,  femelle  d'un  anir 

ma)  \femina  ;  en  bas.  lat.  /emeUa; 

en  bas  Bret, /emell;  en  anc.  ProT. 

fëma  y  fëmë ,  fcmï ,  fëmma ,  femtuu 

Fem  EAU  lx  (enfans)  :  Jeunes  filles. 

Femele  yfcmeUe  :  Fer  qui  tient  le 
marteau  d'une  porte. 

Femier  :  lieu  rempli  de  borne  ;  ' 
foAiier ,  ordures  ;  /îauuvun.  Voyti 


/ 


FEN 

EsvsROirf .  —  Un  moine  avoit  pour 
l'argent  un  attachement  extrême;  il 
en  ayoit  caché ,  et  quand  il  fut  mort  : 

Dunket  ne  soit  pas  H. cors  de  celui  mit  «toc 
les  cors  des  frères ,  mais  tXfemier. 

Diai.  de  S.  Grégmre,  liv.  4»  chap.  55. 

Càm  verà  mortuus  fuerit ,  corpus  UHus 
cum  fratrum  çorporibu»  non  ponatur,  sed  in 

et«rqiiilJiiio. 

« 

Feminau  ,  femineau  :  Débauché , 
adonné  aux  femmes  ;  feminatMs* 

FkXXES  TOLES  DE  LEUR  COEPS , 

femmes  de  Joie  ,  de  mal  recapte ,  iie 
pechié  ,  de  vie  ^  foies  femmes  :  Fem- 
mes publiques ,  communes  9  débau- 
chées. 

Ensnrqnetot ,  qui  loera  meson  kfolefimmê 
commmie ,  ou  receTra  bordeaux  en  sa  meson , 
ele  soit  tenue  souder  au  BaiUif  don  leu ,  tant 
comme  U  pension  de  la  meson  vaura  en  nn  an. 

Ordoruumce  de  S.  Louis  dé  xa54. 

Femoeaus  :  Caleçons  «  haut-de- 
chausses  ;  femoralia. 

Fexoeiee  ,  fcmourier  :  Fosse  à 
fumier  ;  àefimarium  ;  en  anc.  Prov, 
et  en  IjaLXig*  fëmouras  ^  foumouras , 
foumourié, 

Fems  :  Ordure,  fumier  \fimus. 

FËN  :  Fourrage  ,  foin  ;  fenum, 

Fenagil  ,  fenassilf  fench  ,  fen^ 
chéCy  fenchie  :  Tas  ,  meule  de  foin 
ou  de  paille  ;  de  fenisecium, 

Fenage  ,  fenaison  :  Le  temps ,  la 
saison  de  faucher  et  faner  les  îfbins  ; 
action  de  les  faucher  ;  droit  et  rede- 
vance sur  les" foins  ;  àe  fenum,  fe^ 
neus,  fenicularium. 

Feu  aie  :  Pré,  prairie;  fenea. 

Fenal  ,  fenail  :  Temps  ou  saison 
de  faucher  les  foins  ;  de  fenicula» 
rium.  Mois  fenal  :  Juillet ,  mois  où 
l'on  fait  les  foins. 

Fbhdace  ,  f endosse ,  fendeure  , 
f endure  :  Ouverture,  fente ,  crevasse, 
déchirure  ;  àtfindere;  en  Langued. 
fendoÊclQ. 


FEN 


58S 


On  sa  fenestre  alors  clonrA 
Quant  ans  gens  parler  tous  orra  » 
Si  guetera  par  ïkfindace. 
Tant  que  tous  serez  en  la  place. 

Roman  de  la  Rose ,  parlant  du  Jahax» 

Ne  clef,  ne  barre ,  ne  redoutent. 
Mais  B*en  entrent  par  l^tfsndaees. 
Par  archieres  ,  et  par  creTasses, 
Et  se  partent  des  cors  les  âmes. 

Roman  de  la  Rose ,  parlant  des  Esprits. 

Fkndon  :  Planche ,  bois  fendu. 

Fenels  (saint  Pierre)  :  La  fête  de 
Saint  Pierre  au  29  juin ,  ainsi  nom*- 
mée ,  à  ca^se  des  foins  qui  se  font 
alors. 

Fener  :  Faner  le  foin  lorsqu'il  est 
fauché  pour  le  faire  sécher  ;^iiare; 
et  flétrir,  dessécher. 

Feneeil  ,  fenerier^  femere  :  lieu 
où  Ton  serre  le  foin  quand  il  est  fané^ 
grenier  àibin  ;  on  prononce  en  Bour- 
gogne le  premier  de  ces  mots  comme 
s*il  étoit  écrit  yi?/tri,  on  fait  sonner 
Vn,  mais  point  le  second  e. 

Fe  If  hSTfiExfenestrage,fenestraige: 
Boutique ,  ouverture  faite  à  une  mai- 
son ,  fenêtre  sur  la  rue  pour  étaler 
les  marchandises  ;  defenestra^fenes^ 
tralis  ;  en  bas  Bret.  fanest,  fenestr* 
Droit  qui  se  payoit  au  seigneur  ou 
propriétaire  d*un  lieu  pour  y  avoir 
boutique  ou  fenêtre  sur  la  rue ,  afin 
d*y  exposer  des  marchandises  en 
vente;  en  bas*  lut.  fenestragium.  Au- 
trefois que  les  boutiques  n'étoient 
point  ouvertes  comme  à  présent ,  on 
vendoit  au  travers  des  fenêtres ,  le 
chaland  restoit  dans  la  rue  et  le  mar- 
chand dans  sa  boutique  ;  aussi  le  livre 
des  Cens  et  Coustumes  de  la  ville  de 
Chartres ,  fol.  55 ,  porte  :  «  Lefenes- 
trage  d'ileuc ,  c'est  k  savoir  pour  chair 
cune  personne  qui  vend  pain  àfenestre 
en  la  partie  que  le  comte  a  à  Chasteaa- 
Neuf ,  vault  quinze  sols.  Le  chapitre 
de  S.  Honoré,  à  Paris,  avoit  fait 
bâtir  des  maisona  autour  de  ton  cloi- 


586  F  £  N 

tre  et  de  son  cimetière  ;  par  un  titre 
du  mois  de  mars  i/^iil  ^\\  tst  dit  que 
les  chanoines  avoient  requis  au  sieur 
Georges ,  receveur  de  révêché ,  d'a- 
voir auxdittes  maisons,  douze  auvens, 
douze  éviers  et  douze  teneslres  à  ven- 
dre denrées,  et  une  saillie  au-dessus  du 
rez-de-chaussée  de  dix  pieds  de  haut 
et  de  pié  et  demi  de  lé  et  de  douze 
toises  de  long  i>.  Et  par  un  autre  acte 
du  20  août  de  la  même  année  141^9 
portant  permission  par  le  receveur 
de  Fëvéché  de  Paris  ,  audit  chapitre 
de  S.  Honoré ,  de  bâtir  des  maisons 
sur  cette  rue.  Esquelles  maisons  qui 
y  seront f  aides  et  éditées  requeroient 
Içsdits  chapitre  avoir  douze  auvem 
ehascun  de  douze  toises  de  lonc  ou  en- 
viron, et  de  trois  piez  de  saillie  en  rue 
assis  au  haut  dupoitras  destlittes  mai- 
sons. Item  ,  douze  fenestres  h  vendre 
denrées,  en  chascune  desquelles  mira 
une  tablette  de  pierre  ou  de  bois  saJH" 
lans.  Dans  le  pays  d'Aunis ,  c*étoit  le 
droit  d'avoir  des  fenêtres  ou  des  ou- 
vertures dans  les  bois  de  haute-futaie, 
afin  que  les  bécasses  et  les  antres 
oiseaux  qui  passoient  dedans ,  se  pris- 
sent dans  les  filets  qu'on  y  tendoit. 

Fewestrr  :  Parquet  du  barreau  , 
du  palais  ;  de  fenestra.  Dans  les  cé- 
rémonies des  tournois  ,  les  cham^ 
pions ,  avant  de  combattre ,  atta- 
choient  a  des  fenêtres  leurs  écus ,  ou 
ëtoient  blasonnéVs  leurs  armoiries , 
afin  de  connoltre  les  combattans  et 
d'empêcher  de  tournoier  ceux  qui, 
par  quelque  mesehief,  se  seroient 
rendus  indignes  dé  cet  -honneur. 

Fknestrelle  :  Petite  fenêtre  5  fe- 
ncstrula* 

Fenestreb  :  Faire  le  galant  à  la 
fenêtre  de  sa  maîtresse. 

Fenestrez  :  Sauf-conduits  où  l'on 
laissoit  en  blanc  le -nom  des  voya- 
geurs. 


FE  N 

Feitesteibe  :  Marcband  forait» 
porte-balle. 

:   Fx vBSTEis  :  OnTertore,  boutique; 
àtfenestra, 

Fbnhsxen  :  Feinte,  dissimulatioB, 

Fën HËa  :   Dissimuler  ,   feindre  ; 
/ingère, 

Fenian  :  Paresseux  y  £tinéant  ; 
composé  du  y erhe  faire  et  de  newU 
(nihil),  dont  les  Italiens  ont  fait  miente. 

Fevievs  :  Finissions. 

Comf  nt  est  cea  k*apoIne»  paet  wùê  âe  tm 
etproveir  quels  U  fruit  soit  d«  ton  oresoo, 
j*ai  soit  ceu  ke  110%  f  entent  et  repatriens  ds 
l'orcson.  Senntons  de  S.  Bernard. 

Quid  enim  est  quod  licet  nttnquam  ah  or»- 
tione  cessenius ,  duc  nunquam  experiri  vi- 
éeatmr  aliquis  nostrum  qtû  sit  antriomis 


Fenikre  ^f encrier  ^fenil :  Grenio' 
à  foin  ;  fenicularium  ,  fenile, 
Fenîr  :  Achever,  fk\\\T\firùre. 
Femis  :  Le  phénix,  oiseau  fabuleux. 

Preudes  femes ,  par  Saint  Deais  , 
Autant  en  est  que  de  Fem». 

Roman  de  la  ilote. 

Fenis  :  Achevé ,  accompli  \/imttts, 
Fe  NI  SON  :  Temps  où  il  est  défendu 

de-mener  paître  les  bestiaux  dans  les 

prés. 

Fenist  :  Il  finit  ;  du  verbe /èaêr, 

achever. 

Icifem'stXe  meldre  estoire 
C*onques  fu  mise  en  mémoire , 
Jo  n*en  sai  plos  et  plus  jaVn  diat, 
Beneois  qui  oest  RomaDs  fiât. 

La  fin  du  ikàtnan  de  TrvQft, 

Feu  OIS ,  fenou  ,  fenoys  :  Le  fe^ 
noufl ,  sorte  de  plante  aromatiqne  ; 
feniculum.  .  . 

'  Fenomie  :  Physionomie ,  ensemble 
des  traits  du  visage  \  physiognomia; 
du  Grec  tpvTtûyvafifia,  - 

Fenoii  :  Manipule ,  fanon ,  partie 
de  l'habit  sacerdotal  ;  et  fourdie  os 
rÀteau  pour  £sner  le  foin, 

Fbhtis  :  Rompu  »  fendu. 


FER 

Fentuee  :  Fente,  -creTasse,  oa« 
Terture. 

*  Féodalité  :  Qualité  de  fief  y  tennre 
d*ua  immeubie  à  titre  de  fief  ;  dey/- 
4eUias  ;  d'où  féodaUment  :  A  titre 
de  fief  ;  fidelUer, 

Féodee  ^fonder:  Grande  cuye  on 
tonneau  à  vin. 

Féoffé  :  Feudataire,  qui  relevé 
d'un  fief;  feudatarius* 

Féoffembnt  ,  féoffmeni  :  Inféo-^ 
dation. 

.    Féoffbe  :  Donner  en  fief,  fieffer , 
inféoder. 

Féopfoe  ,  féoujfour  :  Qui  fieffé  , 
qui  donne  en  fief. 

AuBODe  on  temeur  en  Almoigne  est  tca«»« 
par  divine  ter? iee ,  car  isûne  BritOD  dit , 
fol.   164  /i   Tenare  en  eomone  est  terre  on' 
tenement  donne  a  aumône ,  dont  ascun  service 
n*eiiC  retenu  as  Jéojfor,  ou  donor.     Rastal, 

Féol  :  Fidèle  ;  fidelis, 

Qnar  je  detploicrai  or  dons  fais  deiyîw/ser- 
jant  Den  henoit. 

Dtal,  de  S.  Grégoire ,  liw,  a,  ehap,  So. 

Nom  duo  quoque  ûdtU» /amuli  Dei  bené- 
dicdfacta  nunc  replico. 

Feonbe  :  Mettre  bas,  faire  des 
petits  : 

La  tieree  manière  ensement 
Kst  merTeîUense  eAtraugement , 
Qnc  Dierreillex  essample  done , 
Quar  quant  la  temAXt/eone^ 
lÀ  fions  dUet  «or  terre  mors , 
De  Tie  n*aura  ja  confort 
Dusqnes  li  pères  an  tiers  jbr 
Le  soufle  et  ledie  par  amor; 
£a  tele  maïkiere  le  respire. 

Zff  Betùaire ,  parlmnt  da  làm» 

T%^^/erms  :  Dur,  fort,  ftftte; 
firmus  ;  en  bas  Bret.  ferm. 

Fera,  fara  :  Métairie,  ferme; 
fèriutn, 

Feeable  :  Qui  doit  être  fêté ,  qui 
en  est  digne  \feriatus,  àeferUiri, 

FsEAiif,  fer  aine  ^  feraix,fere, 
ferein  :  Béte  sauvage,  dur,  cruel^  fé- 
roce  ;  fera ,  ferina. 


F  E  R      ^  587 

Yf.^k'LfA^enales  :  Fêtes  lugubres* 
jours  consacrés  à  la  mémoire  dea 
morts  ;  feralia, 

Feeant  :  Frappant ,  piquant , 
poussant;  participe  du  y erhe /erer, 
ferir, 

Feeant  ,  auferant  :  Cheval  d'Afri- 
que ,  cheval  barbe  ;  qfer,  qfricanus  ; 
en  bas.  lat.  aferanus. 

Fer-aemé  :  Homme  armé  à  crud, 
suivant  Borel ,  qui  cite  ce  vers  du 
Roman  de  Doon  : 

Ainçoia  en  y  morront  dix  veSSit  firnirmi, 

n  8*est  trompé ,  il  y  a ,  dix  mil  her9 
arméf  c'est-à-dire,  dix  mille  hommes.* 

Feeaet  :  Seau  à  puiser  ou  à  porter 
de  Teau. 

Feee  :  Béte  sauvage ,  cruelle ,  £6? 
roce;  fera, 

RsTos  nng  fprant  grilYbn  rolant 
Vers  iaus,  les  frères  dirent.  Père 
DeTorer  noua  Tuet  ce%ttfire. 
N'ayez  paour,  dist  saint  Brandin. 

Fie  de  S,  Brandin, 

# 

¥EB.^jferes,ferie  :  Jour  de  repos; 
fen'a ,  feriœ.  Anciennement  TEglise 
nommoit  .ainsi  to^s  les  jours  de  là 
semaine,  à  Texception  du  dimanche 
et  du  samedi.  On  appeloit  le  lundi , 
ta  seconde  y<?/irV!;  le  mardi ,  la  troi-> 
sièmé,  &c.  jusqu'au  vendredi  inclu- 
sivement. L'Eglise  en  usoit  ainsi  pour 
s*éIoigner  de  Tusage  des  I^aiens ,  qui 
dédioient  chaque  jour  i^  une  de  leurs 
divinités,  et  pour  faire  sentir  aux 
(ecclésiastiques  que  tous  les  jours  doi- 
vent être feries  pour  eux ,  quant  aux 
affaires  temporelles ,  ne  devant  s'oc- 
cuper que  des  spirituelles. 

Nos  CresticD  apelona  les  jors  de  la  semeina 
fires,  et  dâsoaa  êwondêfire,  Xxtrtt  fire,  et 
enst  des  autres. 

ConuÊU  sur  le  Satuier,  Ps,  s3 ,  iters,  x. 

Feee  :  Agir ,  fkire ,  dire  \facere^ 
J'observerai  que  ce  n'est  que  depuis 
k  XV*  aiède^'on  aécrit^wv;  il  se 


58B  FER 

trouve  ainsi  très-rarement  aupara- 
Tant  j  ainsi  que  le  substantif y<;^  pour 
/at'ct,  fait. 

Se  la  famé  d'an  homme  on  fa  me^nlefit 
1k  rescoiuke  ,  li  hons  retpont  don  métuatj^t, 
CouOtme  de  Be<invoisis,  chap,  3o. 

Li  premiers  cas  donquel  sainte  Eglise  ne 
garentîst  pas  qui  en  est  repris ,  si  est  de  cheli 
qoi^f  sacrilège  ;  chil^^f  sacrilège  «{ni  emble 
chose  saerée  en  lieu  saiut ,  ou  hors  de  lieu 
MÛnt ,  ou  qui  emlile  chose  qui  n*est  pas  sacrée 
•n  lieu  saiut. 

Chose  sacrées  si  sont  chelles  qui  sont  be* 
nojstes  et  appropriées  kfere  se  serviclie  Nostre 
Seigneur;  donques  quiconques  fst  tex  ma- 
nières de  larrerÎDs ,  La  justiche  laie  la  pnet  et 
doit  penre  eu  Teglise  et  hors  Teglise. 

Coutume  de  Beauvoisis,  chap,  ix. 

Fere  que  sage  :  Agir  sagement , 
avec  prudence. 

Fere  savoir  :  Agir  prudemment. 

Ferein  :  Sauvage  >  cruel ,  féroce  ; 
fera, 

Fereis  ^ferisyferreis  :  Choc ,  com- 
bat ,  cliquetis  d*armes  ,  coup ,  bruit 
des  armes. 

Fereis  ,  feris ,  ferreis  :  Battus  , 
frappés,  poussés,  jetés;  àefcrire, 

Ferement  :  Coup ,  action  de 
frapper. 

Fer^or  ^feréour,  fereur,  ferour, 
/erréor  :  Combattant ,  qui  frappe. 

Ferer.   Foyez  Ferir. 

Ferer  :  Fêter,  chômer. 

Ferette  :  Petite  épée. 

Fereur  :  Celui  qui  frappe. 

Ferez^ons  :  Nom  d*un  peuple , 
d*une  nation  dont  il  est  parlé  dans 
TAncien  Testament. 

Nous  lisons  qtt*au  département 
Bu  peuple  qui  partit  d*Egypte  , 
Que  ceste  paronle  fust  dite 
De  Dieu  pour  sept  des  nascions 
Canauées  et  Ferezéons, 
Et  à  cinq  des  autres  lignées 
Qui  estre  durent  expugnées. 
Eustache  Deschamps ,  fol.  359 ,  col  3 ,  /^. 

Vasiz^erce  ,/ierçiCfficrg^  :  Nom 


FER 

que  portoit  anciennement  la  pièce  da 
jeu  d*échecs  que  nous  appelons  h 
reine ,  mot  corrompu    du    Penan 
farzin ,  selon  M.  Gagnier. 

li  paon  d*esmerandc  Terde  comme  prébcriM, 
Li  autre  de  rubis  vermaux  corne  ardent  fil, 
^'Uffirgie ,  chevalier,  anfin  et  cormi. 

Notice  des  Vaux  du  Paon,JaL  Ifi, 

Li  paon  de  Xtferge  a  fait  arant  aller. 
Et  la  pucelle  tret  errament  sans  muser 
Son  chcTalier  en  dextre  pour  le  paoa  cadilcr , 
Lcf  baudrain  tret  \kferge  por  li  paon  maver. 

Notice  des  Vœux  du  Paon  ,/oL  47* 

Fergier  :  Battre,  frapper ^/enre. 

Feriarle  ,  feriales ,  feriasu  ,  y5s 

riaux  :  Qui  doit  être  fêté  ,  qui  en  est 

digne;  vacations,  fêtes,  Tacanoes; 

/enaiisf/eriaucusdies;  enbasBreL 

ffair^  Jours  et  mois/eriaus  :  Jours  et 

mois  pendant  lesquels  on  cesse  le 

travail.  ^ 

Bien  puet-on  porter  rereremae  à  soi  tcair 
de  plaidier  ez  jors  que  les  lois  qaemeadcnt. 
Li  Empereurs  Valentins  et  Yalerieas  et  Gn- 
tians  disent  à  un  Prévost  Faparre  :  DetenniBS 
les  communes  causes ,  et  celles  qui  appartieB* 
nent  à  le  bourse  as  Empereurs  ,  entre  laissa 
deux  mois  feriaux ,  aoust  et  rendangcs. 
Conseils  de  Pierre  Des/bntaines  ,  ch,  1;. 

FËRiDOR  :  Qui  frappe  ;  /eriem, 

Ferie  :  Jour  de  repos  ;  du  Latia 
feria  ovl  feriœ.  Voyez  Feak. 

Ferie  :  Fêté ,  célébré  ;  feriaius, 

Ferie  NT  :  Us  frappent. 

Ferier  :  CEômer,  fêter,  se  repo- 
ser, prendre  du  repos  ;  feriari. 

Ferigovle ^/trigoule  :  Petit  arbris- 
seau de  lavande ,  plante  aromatique. 

FsEiifAGE  :  Droit  de  mouture  dû 
par  le  vassal  à  son  seigneur  ;  ySvi- 
naria. 

Feeink  :  Farine  ifar. 

Et  comme  elle  enst  mis  les  pîes  hors  de! 
hais  du  celier,  par  lequel  hnisl'enTaàraatrs 
meson,  elle  chei  sus  un  sac  àtjierme  si  ptf^ 
due  en  tout  ses  membres ,  qae  riens  dn  monds 
ne  sentoit  ;  Agnès  ehainorîere  de  bditte 
JeheoBt  la  trouTe  gisant  sor  le  aac  àe  ferme, 

Miraeies  ds  S*Umù,  chip.  53. 


FER 

TKKmy/erer,/ernr  :  Darder,  frap- 
per, jeter,  lancer,  battre ,  heurter , 
toucher,  pousser,  se  jeter,  entrer, 
se  précipiter,  aborder,  piquer^yêTicnr/ 
en  anc.  Prov./ën',  /érù'. 

Et  partant  ke  11  ii«  troTtt  pas  la  verge 
dont  il  poUt  firir,  il  priit  na  escamel  de  deMOs 
les  pîez  »  te  Ufirtt  son  chief  et  sa  face. 

Diai.  de  &  Grégoire,  Iw,  x ,  ckap,  s. 

JEr  quia  virgam  qua  eum  ferire  posset, 
mumùnè  invenii ,  comprehenso  scabeUo  tuppe- 
deuuofaeiem  ei  ae  caput  tatodit. 

Fb&it  :  Précéda ,  suivant  Borel  ; 
mais  il  se  trompe ,  ce  mot  signifie 
frappa ,  du  yerhe ferir.  Le  soldat  qui 
/eriiàiL  couteau  l'image  de  la  Viei|[e, 
me  '^aux  Oues ,  fut  interrogé  par  le 
chancelier  de  Merle ,  et  condamné , 
par  arrest  du  Parlement  du  1 3  juillet 
i4i8,  à  estre  ars ,  préalablement 
batu  de  verge  •  et  il  le  fût  si  yiolem- 
ment ,  que  ses  entrailles  sortoient  de 
•on  corps.  On  Toyoit  cette  histoire 
repréientée  à  S.  Martin-des-Champs, 
à  Paris. 

Ferlin  ^ferling ,  ferlyng ,  fretin  : 
Petite  monnoie ,  la  quatrième  partie 
d*un denier, d'un  as  romain;  mesure 
de  terre  égale  à  dix  acres  ;  en  basse 
lat  ferUngus. 

Veroiemeot  te  dj-jeo  que  tu  ne  iiteras  de 
âHokety  si  la  que  tn  rendes  le  àtrttaxferfyng. 

Bible,  S,  Mathieu ,  ckap,  5 ,  vers.  a6. 

jimen  dico  tibi,  non  exies  indè ,  donec 
Jtddat  novissimum  quadrantem. 

Fbrmal  ,  fermail ,  fermaiUe ,  fer^ 
nuxUlet ,  fermaulx  ,  fermaus ,  fer^ 
maux,  fcrmauz ,  fermtur. ,  fermaz  , 
fermeil,  fermeillet ,  fennillere  yfer- 
millet  :  Agrafe ,  boucle ,  chaîne ,  cro- 
chet ,  carcan  ;  de  firmitas  ;  en  basse 
lat*  fermeilletum. 

Puis  mist  nn  chapean  de  roses  sur  son  chief, 
et  lui  attachèrent  un  firmaii  moult  richemetil 
garaie  de  pierreries. 

Boman  de  Gérard  de  Neven, 


FER  S89 

Fs&MAHCS  :  Soutien,  sûreté,  cau- 
tion, répondant  \  firmitas  y firmitudoi 
•n  anc.  VToy.fërmamayfirmansa, 

FEKMAVSyfïrmans  :  Celui  qui  cau' 
tionne  ,  qui  répond  ;  firmator, 

TEKMAVTyferment:  Serpe,  faucille. 

FjBEMAE ,  y£r/?uf*  ;  Assurer,  affir- 
mer ,  cautionner ,  répondre  pour 
quelqu'un  ;  firmare. 

Ferme  :  Affirmation  faite  en  jus- 
tice ;  firmitas. 

Feexeillb  :  Gageure ,  pari. 

Feemee  :  Promettre ,  affirmer  ; 
fortifier,  assiéger ,  environner,  affcr* 
mir,  rendre  stable  ;  et  fiancer,  selon 
D.  Carpentier  ;  ftrmare.  Fermer  une 
ville  :  La  fortifier. 

Le  Roj  qni  jnge  le^poevres  en  reritée  ,  sa 
tr^ne  serra  fermée  sans  fin. 

Bible ,  Proy.  de  Sahmon ,  ch.  ^g,  vers.  14. 

Bex  qui  judicat  in  veriiate  pauperes , 
thronus  ejus  in  œtemum  firmabitur. 

Fermeté  ,  fermetés ,  fermetez  : 

Fortification,  rempart ,  château,  for* 

teresse  ;  fermeture,  cadenas,  serrure  ; 

et  impôt  sur  les  denrées  ;  firmitas  , 

firmitudo. 

Quant  li  Rois  Gnilbume  le  sot , 
Dolans  en  fn ,  paor  en  ot , 
Bfander  a  fait  bons  CheTaliers 
De  plnsors  terres  soduers} 
Ses  chastiax  ex  fermetez 
Fist  bien  garnir  et  ses  cites , 
Com  cil  qui  moult  saToit  de  guerre , 
Et  bien  son  anemi  requerre. 

Histoire  de  tEstabliss.  de  lafeste  de  la 
Conception  de  la  Vierge,  par  fVace, 

Fermeteit  :  Uenceinte  de  la  ville. 

Feemillet  ,  fermœr,  fcrmoillet  : 
Ornement  qui  pendoit  au  cou.  Voyez 
Fermal. 

Ferms  :  Ferme,qui  ne  change  point. 

Fbeois  :  Ferois-je. 

Henlas  !  chetif ,  et  que  feroie. 
Se  mes  très  bons  amis  perdoie  ? 
le  ne  les  perdroie  à  nnl  foeur. 
Car  c*est  le  joiaul  de  mon  coeur. 
Moman  dm  êecond  Benard,  fol,  S7,  ^. 


5go  FER 

FcEOiT  :  Frappoit,  battoit  ; /icrf , 
il  frappe. 

Feromes  :  Nous  ferons. 

Feronglk  :  Enflure  ,  tumeur. 

Feronnerie  :  Lieu  où  Ton  vend 
le  fer  ;  d'où  la  rue  de  ce  nom  à  Paris. 

Ferpe  :  Ornement,  frange,  faoupe. 

FvRPE  ,  ferperie  :  Fripperie ,  ea- 
droit  où  Ton  vend  de  vieux  habits. 

Ferra  :  Frappera. 

Ferrage  :  Droit  qu'on  payoit  aux 
jurés  des  métiers  ;  en  termes  de  mon- 
noie,c*étoLt  ce  qu*on  payoit  aux  gens 
qui  fournissoient  les  fers  nécessaires 
pour  monnoyer;  de/errum. 

Ferrant  :  Frappant. 

Ferrant  :  Gris  ^  cheval  gris  tirant 
sur  le  blanc.  F,  Ferant  et  Destrier. 

Fer  RARE  :  L'agrimoiue ,  sorte 
d*herbe ,  suivant  Borel ,  qui  cile  le 
Jardin  de  Santé. 

Ferrât  ^ferreux,  y  fenieu  :  Seau^ 
vaisseau  à  tirer ,  à  puber  et  porter 
Feau. 

Ferratier  :Foi^eron,  taillandier, 
ouvrier  en  iev^  ferrarius» 

Ferre  :  Serrurier,  maréchal,  enfin 
tout  homme  qui  travaille  le  fer  \fa- 
her^ferrariusn  Voyez  Feure. 

Ferrite  :  Hoyau ,  houe ,  instru- 
ment à  remuer  la  terre  j  ferrea, 

FERREiN^m/i:  Farouche,  cruel , 
sauvage  ;  férus ,  ferox, 

Ferreis  :  Choc ,  combat ,  bruit 
d^armes  blanches ,  coups  d*épée  ;  de 
ferreus. 

Tekh'ek  ^/em'r :  Frapper,  heurter, 
battre ,  rompre ,  broyer  \ferire;  met- 
tre dans  les  fers,  marquer  avec  un 
fer  ;  ferrure, 

Ferrette  :  Épée  ;  si  ce  mot  vient 
de  ferrir,  frapper,  c'est  la  mach<^ra 
des  anciens  ;  et  s'il  vient  seulement 
de  icv^ferrum  ,  c'est  la  petite  épée , 
le  poignard,  lepugîo  des  Romains. 

Fk&ilx,  Federi,  Fedenc  ,  Fedri , 


FER 

Ferry  y  Fré  :  Frédéric ,  nom  pro|ire 
d'homme ,  par  abréviation  de  Frwk', 
ricus  ;  comme  Merry,  de  Âfedeneas; 
Thierry,  de  Theodon'cus ;  Landri, 
de  Landericus.  Guiot  de  Provins  par» 
lant  des  princes  et  grands  de  son 
temps,  regrette  ceux  du  temps  passé, 
et  sur-tout  TEmpereur  Frédéric  Bar- 
berousse  ;  il  dit  : 

Mar  lor  membre  da  Ro!  Aita^ 
D^AUxandre  et  de  luUu , 
Et  des  antres  Princes  vaillaiis 
Qui  ja  tindrent  les  Con  ai  grtas* 
Quel  cort  tint  ore  Asuréafe  ? 
£le  dora  cent  jors  et  plus  , 
Et  de  l'Empereor  Ferri, 
Vos  pais  bien  dire  qnc  je  ▼! 
Qu'il  tint  une  Cort  à  Maience  ; 
Joe  vos  di-je  fcanz  dontance 
Conques  sa  pareille  ne  fn. 

*LaBièkGaioL 

Ferrier  :  Marteau  de  maréchaL 

Ferriere  :  Vase ,  bouteille ,  flacon 
à  long  col  qu'on  portoit  en  voyage. 

Ferron  ,  ferronier  :  Marchand  de 
fer;  et  forgeron,  maréchal ,  ouvrier 
en  fer  ;  ferrarius, 

Ferronerie  :  Marchandise  de  fer, 
lieu  où  Ton  vend  et  fabrique  des  ou- 
vrages en  fer;  d'où  la  rue  de  la/V- 
ronnerie,  à  Paris. 

Ferrot  :  Ancienne  petite  monnoie. 

Ferrou  :  Verrou ,  fermeture  de 
porte  ;  àefcrrum;  eu  bas  Brct.yîr/r. 

Ferru  ^ferras  ,feru  yferus,fena  : 
Blessé,  frappé;  defen'rc. 

Miex  amaissç  d^un  roide  esi>ié, 
Esire  féru  parmi  le  corps. 

Roman  de  la  Bote, 

Fers  :  Fier,  hautain,  sévère. 

Fers  :  Qui  frappe,  q}i\'hiii\feneits. 

Fert  ,  fiert  :  Il  bat ,  il  irappe  ;  du 
verbe  ferir. 

Ferte  :  Poids  de  deux  onces;  en 
bas.  \2Ll,ferto, 

Ferté  :  Fermeté ,  force ,  courage; 
et  fort ,  forteresse ,  redoute ,  place 


FES 

fortifiét;  àt/inrùias,  à  rahlatif/fr- 
mUate;  de  là  le  nom  de,  la  Ferté^ 
donné  à  plusieurs  villes  et  tîUages  : 
Ferté  -  Aleps ,  ù!Aaiis ,  Jdelahidis  , 
jiom  de  princesse;  Ferté -iiitrain, 
jiwrem  ;.  Ferté-3ernard ,  Bemardi; 
Ferté  -  €>aucher ,  Galteri  ;  Fetté^ 
Loiipière ,  Luperœ  ;  Ferté  -  Miloa , 
Milonis;  Ferté-Vidame,  ViceDotniiài 
Ferté-sur-Aube,  odAlbuUun;  aous- 
Jouarre,  subter  Jotrum,  &e.  &c. 

Feeu  :  Battu ,  ble«sé  ;  du  Terbe 
ferir,  frapper. 

FxmuE  :  Portion  d'héritage  €pi  re- 
tient à  quelqu'un. 

FsEUE  (à  la)  :  A  mesiire ,  à  pro* 
portion. 

Feeulb  :  Bâton  pastoral  \ferula* 

Feeum  :  Gibier,  venaison  ;  àefera,^ 
yerina, 

Fbrvement  :  Ardemment ,  avec 
ferveur. 

¥EKyw.sTi^/èrvestu  :  Couvert  d'une 
armure  de  fer. 

Fàs^/eis  :  Charge ,  fardeau,  poids  ; 
au  figuré ,  peine ,  chagrin  ;  /ascis. 

Poor  chov  «stoit  Ubeo/t  delîs 
Ai  sains  Maitirs  et  as  Confès 
Et  M  bons  Ermites  prefès 
Qui  pour  Din  souffrirent  ^ant^x. 

Miserere  du  Reclus  de  Maliens, 

Fis  ^/eis  :  Fois ,  terme  qui  sert  à 
désigner  la  quantité  et  le  temps  des 
choses  dont  on  parle  ;  de  vicis.  A  la 
fès  ,  quelquefois  ;  de  /es ,  par  fois , 
une  fois.'^ 

Fesaciext  :  Physicien  ,  médecin  ; 
physicus  i  du  Grec  ^Jrtç. 

Fesance  :  Action  de  faire  une 
chose  ;  constitution  ,  établissement , 
corvée,  rente,  redevance  annuelle | 
confection  d*une  affaire  ;  /acdo» 

E  de  ceo  apertement  diielent 
K'a  Réale  majesté  avient , 
£  en  dretnre  le  convient 
EMlm  coMtitntMiaa  avitr. 


E  à  ceo  tans  feîntise  «corder 
He  mie  en  feintlse  d^aparence. 
Mes  dreit  en  aperte^^MUice^ 
Ke  tin  Téienc  et  seiett  certeiat 
K'il  date  Deu  le  saTerain. 
l^  Jùîseignemem  d^Aristote  à  Alisandre. 

Fesiseks  :  Ouvrier,  artisan,  au- 
teur, créateur  ;/aetor.  Voy.  Faiseur. 

Fesne  :  Magie ,  charme ,  enchan- 
tement ,  ensoreèlement. 

Fesne  :  Le  fruit  du  hêtre ,  dont' 
on  fait  de  l'huile.  Fbjez  Faîne. 

Fesse  :  Fasce,  terme  de  blason. 

Fessel  :  Faisceau ,  fagot. 

Fessblx  j/esselie  :  Panier  dont  le 
fond  est  d'osier  et  les  bords  faits 
d*éclisses ,  qui  sert  à  former  et  à  faire 
égoutter  le  fromage.  L'auteur  faisant 
ia  description  des  armes  de  Ribaudie 
et  de  Folie ,  dit  : 

La  machue  bien  11  arînt 

Doot  alloit  départant  la  presse , 

N*i  ad  celui  qui  point  rempresse  » 

Kar  chescon  doute  la  machue; 

Qui  oïst  corne  chascnn  hue, 

M nlt  s*en  risist ,  kar  à  son  coîa 

Ot  une  Terge  de  defoia 

Que  jo  ting  à  merveille  Mie, 

Kar  trois  fromages  en  fuselle, 

I  ot  assis  sur  niceté 

A  un  faux  escueel  listé. 

Qui  ert  purtrett  de  rêverie, 

A  un  label  de  frénésie. 

Toumoiemeiu  ^ Antéchrist. 

Fesse -HAiLLE  :  Usurier,  vilain  « 
avare ,  ce  que  nous  appelons  encore 
fesse-Maàdtu* 

Fessée  :  Poser  des  morceaux  de 
bois  minces  et  longs  qu'on  nommoit 
fesses  y  et  qui  serv oient  à  retenir  le 
mortier  ou  le  plâtre  des  cloisons  des 
anciennes  maisons  qui ,  la  plupart , 
étoient  en  bois  ;  de  facere. 

Fessin  :  Mot  qui  se  trouve  sans 
explication  dans  Borel  ;  il  cite  ces 
vers  de  TEspleigney  : 

Spécialement  sur  les  Damet 
Qui  font  le  sucre  et  \e  fessin 
Qoaiiii  cb  soat  «s  lev  bautea  gamca. 


599  F£  s 

FsssotR  ^fesseur^fessoer^fessooiry 
/essoucTy  fessoulffessour  :  Sorte  de 
bêche ,  de  houe  propre  à  remuer  la 
tefre» 

Fesson  :  Main-d'œuvre,  façon. 

Fessorée  ,  fessoriée ,  fessourée  : 
Mesure  de  terre,autant  qu'un  homme 
en  peut  remuer  en  un  jour  avec  une 
espèce  de  houe  ,  qu'on  nommoit , 
et  que  Ton  nomme  encore  en  quel^ 
ques  provinces  yîp.wo«r. 

Festacle  :  Ornement  d'autel ,  ta- 
pis, rideau. 

Festige  ,  festaige ,  f étage  :  Fête  , 
festin ,  cessation  de  travail ,  droit  sur 
les  festins  ;  de  festum  ;  en  bas.  lat. 
festagium  ;  en  bas  Bret.yî?^/. 

Festage  ^faiste  y  festaige ,  feste  , 
festée  yfestre  y  f  étage  :  Sommet ,  ex- 
trémité, faite ,  comble  d'une  maison  ; 
/astigium  ;  droit ,  redevance  pour  la 
permission  d'élever  un  bàtbnent ,  de 
bâtir  une  maison. 

Festal  ^festial  :  Qui  concerne  les 
fêtes ,  qui  appartient  aux  fêtes  ;  de 
festivitas  ;  en  Prov.  et  en  Langued. 
Jestcnaly  festonaou» 

Feste  :  Foire ,  marché  privilégié  ; 
espèce  de  cordage.  Feste  du  regart  : 
Fiitrevue  de  mariage. 

Festee  :  Amuser,  régaler,  bien 
recevoir,  bien  accueillir ,  faire  fête  ; 
/eriaii  ;  en  anc.  Vto\ ,  festëjhar, 

Festfe  :  Se  reposer,  cesser  le  tra- 
vail ,  être  oisif,  ne  rien  faire  '^ferUin, 

Puis  s^en  repèrent  à  enfer, 
Lor  mestre  truevent  Lucifer; 
Quant  les  voit  venir  si  chargiez. 
Par  ma  fol ,  fet-il ,  bien  Teigniez  , 
Totu  n*aveE  pas  Xos'ior%  festé 
Cist  seront  ja  mal  ustelé  ; 
En  la  chaudière  furent  mis. 

*  Fabliau  de  S.  Pierre  o^  du  Jou^éor» 

Feste  a  :  Couvrir  unX  maison , 
mettre  le  faite  d'un  bâtiment  ;  /as- 
itgiare. 

FEStizuzJXSy/eitiementf/esti'mcns, 


FES 

/estoiement  :  Bon  accueil  9  agvéaUe 
réception  ,  fête  ;  /estivi'tas  ;  en  bu 
Bret.  feft. 

Festiee  ,  festîner,  festoier  :  Faire 
bonne  chère,  régaler,  faire  festia; 

/enari;  en  bas  Bret.  /esia  ;  en  hn. 
lat.  festùiore  y  festivare  ;  il  s'est  dît 
aussi  pour,  jouter ,  combattre  avec 
des  lances. 

Festisseueb  ,  festissure  :  IJwt^ 
d'un  toit ,  et  la  tuile  courbée  dont 
on  couvre  le  faite  des  maisons  ;  de 

fastigiator. 

Festival  ^festive  yfesdvetée  ,/eS' 
tivetez  yfcstivUée  :  Jour  de  fête ,  «o- 
lemnité ,  réjouissance ,  amusement  ; 

festivitas.  Robes  festives  :  Robes  des- 
tinées pour  les  grands  jours. 

Le  premier  jonr  ert  saint  et  M^cspaét  k 
Mutisme  jor  ert  honoraJïle,  de  même  XifO" 
ti^etée.        Bible,  Exode,  ch*  x^'oen.  16. 

Dies  prima  erit  sancta  tUqae  soiemnk ,  tt 
dies  septima  eadem  festlvitate  'venert^Su, 

Testoier j subst*  :  Fête,  divertis- 
sement. 

Festoyer  :  Régaler  bien  qad« 
qu'un ,  lui  faire  bonne  cbère. 

Festus  (rompre  le)  :  Abandonner, 
quitter  une  entreprise,  rompre  ane 
alliance ,  se  brouiller  ;  de  /estyca. 
Celte  expression  est  très- ancienne 
dans  notre  langue  ;  elle  se  trouve 
dans  le  Roman  d'Alexandre  qui  a  été 
composé  par  Alexandre  de  Paris,  et 
Lambert  li  Cors  (le  Court) ,  du  xu* 
au  xiii'  siècle,  expression  fort  juste, 
car  lorsqu'un  fétus  est  ôté  ou  détaché 
de  telle  chose  que  ce  soit,  le  fruit 
se  sépare  et  tombe  bientôt  après. 
Porus  ,  Roi  d'une  partie  de  llnde, 
ayant  manqué  à  la  parole  qu'il  avoit 
donnée  à  Alexandre ,  ce  dernier  loi 
reproche  sa  félonie  : 

Porre,  dist  Alixandre,  qii*est  tes  sent  deYcmu. 
Il  ne  te  membre  mie  de  riaoe  de  Galas  » 
Qusnt  je  i  ving  poignant ,  et  li  cans  fn  Ttiocm, 
Moi  fa  tes  hnjn  d'adûcr  jyitttnlw  tC  nadw^ 


FEU 

Pottt  çoii  que  tu  (îu  hamblti  t  tt  deior  parler 


mas. 


Ta  cnldu  ettre  mort,  et  m  fonrqiift  f^endni, 
Jou  oi  de  toi  pitié ,  si  en  fis  teax  rertns , 
Que  de  toute  ta  terre  fus  illuec  rsTestus, 
Tu  juras  à  tes  gens  par  tes  Dieux  raescreus 
Qn*onques  si  larges  bons  n*aToit  esté  naicus 
Com  estoit  Alixandre  qui  sur  tons  est  cremvs. 
Les  dons  que  t*ai  donné,  ai  malement perdus; 
Ta  t*en  en  ta  contrée,  rompus  est  lijesius. 
Je  ne  t*amerai  mais ,  ne  ne  seras  mes  dms. 
S'en  camp  te  pois  trouver,  mets  ies  et  con- 
fondus , 
Ke  te  porra  garir  ne  haubers ,  ne  escns , 
Que  tresque  as  espaul<>s  ne  soient  porfendns. 

itonum  dAlexcndn  ,fci*  148. 

Fbtied  ^fetars:  Paresseux,  lâche, 
fainéant;  qui facit tardé;  et  non  pas 
ignorant ,  tardif,  comme  le  dit  Borel. 

Fetaedie  ^fetardise  :  Paresse,  len- 
teur, négligence ,  nonchalance. 

YvtwM%VT^fetiement,fetillement  : 
Follement  ,  d'une  façon  ridicule. 
Voyez  Faitemxnt  et  Faitue^. 

FsToi  :  Le  foie  d*uo  animal. 

Fetie  :  Trahison ,  suivant  Borel. 

Fetier  :  Faire  fête,  (éier 'y /eriari, 

Fetis  yfiiictis  y  f eusse  :  Beau ,  bien 
fait ,  agréable ,  fait  exprès ,  fait  arti»- 
tement ,  avec  goût  \  facùdus.  Voyez 
Faiteis.  « 

Ainsi  ce  n'est  pas  chose  vaine. 
Sa  femme  mignote  et  fetits€  , 
I>e  penr  d*eniaidir  en  la  peine , 
Refose  à  dcTenir  norlsse. 

CoquiOart, 

Fétu  (pain)  :  Pain  bb. 
Fetubje.  Voyez  Faituae. 
Feu  ,  feue  :  Défunt  ;  du  verbe 
fiingi,  au  participe /î/iicftff. 

Feu  :  Famille ,  habitation ,  domi- 
cile; de/qcus;  du  Grec pàos. 

Feu  :  Fief,  chef  ;/eudum.  Donner 
à  Jeu  :  Inféoder,  donner  en  fief. 

¥B.vcMtZKZy/eschicref/eucherj/eU' 
chère  :  Fougère ,  plante  dont  on  te 
sert  pour  faire  du  yertf^/iHx, 

Fbumlk  :  Féodale ,  inléoclée. 
I. 


FEU  S93 

Fbudatâiee  :  Vassal  qui  tient  ua 
bien  en  fief,  et  qui  doit  foi  et  hoia- 
mage  au  seigneur  domiifant  ;  /eu" 
dtàorius, 

Feuoe  :  Y\tî\/eudum. 

Feu-dieu  :  liÛade  attaqué  du  feu 
sacré ,  du  feu  ardent  ;  de/ocus, 

Feuoiste  :  Homme  versé  dans  la 
science  des  fiefs;  de/eudum. 

Feuee  :  Fouiller  ;  fodere% 

Feucage  :  Droit  sur  les  bois  ame- 
nés à  la  vUle  ;  defocus.  Voy.  Fouios. 

FEUiLLAEDs,^4?ia//^irtf  ;  Brigands 
qui  furent  ainsi  nommés  d'une  bran- 
die d'arbre  qu'ils  portoient  à  Icura 
chapeaux  pour  signe  de  ralliement , 
ou  parce  qu'ils  vivoient  dans  les  bois  ; 
ditfoUuin» 

Feuilliet  ,  feuillet  :  Bouchon , 
enseigne  de  cabaret,  fagot  de  bran- 
ches vertes  ;  defolium. 

Feuillue  :  Feuillette ,  sorte  da 
mesure. 

Feuilletiee  ,  tarotier,  cartonmer 
(maître)  :  Maître  cartier. 

Feuillxot  :  Branche  d'arbre  gar- 
nie de  ses  feuUles;  dfifoltosa. 

Feuillie  :  Jeter  des  feuilles. 

Feuleux  :  Pierre  à  feu ,  k  fusil. 

Feulin E  :  Falot,  brandon,  torche, 
bouchon  de  paille  allumé. 

Feulle  :  Pioche ,  houe ,  bêche.  " 

Feulpier  ,  feupier  :  Fripier. 

Feue  ,  feurre  ,  fœr,  foeur,  for, 
fuer,  fueur  :  Rôle ,  compte ,  façon , 
occasion ,  manière,  sorte,  taux ,  pro- 
portion ,  fixation  de  prix ,  et  valeur 
que  la  police  met  aux  denrées  ;  /b- 
rum  ;  en  bas  Bret.  feur.  Aufeur  de  , 
à  raison  de;  aufeur  tamplag^ ,  à 
proportion  ;  décliner  feur  {forum 
excipere  ) ,  baisser  le  prix  des  den- 
rées. C'était  aussi  un  lieu  où  l'on 
rendoit  la  justice  ;  de  là  le  for  fEves^ 
que^  k  Paru,  c'est-à-dire,  le  lieu  oii 
l'évAque  de  Paris  faisoit  exiercer  sa 

'P 


5g4  FEU 

juridiction,  il  ëtoit  dans  la  censive 

de  rarcheréché. 

Et  je  11  ^  qne  pour  ce  ne  de^oît-U  pat 
lesftier  :  et  il  me  reipondi  qoe  à  nvi/èur  il  ne 
féroit  le  mariage  jeusq[ues  à  tant  que  la  pex 
fiut  faite. 

JomviUe^  Hist,  de  S,  Louù,  Mu, ^  fol»  347. 

Fkur  :  Hors ,  delior». 

Feue  ,  Jour  ou  formcaioige  :  Ce 
qu'un  serf  pay  oit  à  son  seigneur  pour 
épouser  une  femme  de  condition  li- 
bre, ou  une  serve  d*un  autre  sei- 
gneur, selon  D.  Carpentier;  et  selon 
d*autre8  ,  c*ëtoit  le  mariage  qu'un 
homme  ou  femme  de  condition  ser- 
vile  contractoient  en  dehors  de  leur 
seigneurie  ,  sans  la  permission  du 
seigneur  dont  ils  dëpendoient. 

Feueb  ^/eurre  :  Fourreau,  gaine, 
étui  ;  en  bas.  lat.  forulus. 

TEvnz^ebure ,  feipre,/eur,/êi»re  : 

Ouvrier,  artisan ,  forgeron ,  faillan<^ 

dier,  maréchal ,  serrurier,  coutelier  ; 

faher;  c'est  de  là  qu'est  venu  orfèvre, 

qui ,  dans  le  principe ,  signifioit  sim* 

plement ,  ouvrier  en  or ,  et  qu'on 

substitua  à  celui  d'argentier  ;  auri 

fahtr;  en  Provenç.  et  en  Langued. 

fabrë^  faourë. 

Uns  fèTres  manoit  à  Creeil 
Qui ,  por  battre  le  fer  Termeil, 
Quant  l'aToit  ttet  dn  feu  ardant 
AToit  aloué  nn  serjant. 

FabL  du  Feure  de  Oeil,  n^  7218, 
foL  a3o,  y,  col,  1, 

Ancnn  dient  que  li  orfèvre 
Ont  meillor  me«tier  qne  li^^wre. 
Por  ce  qu'il  font  crois  et  calicei  ; 
Mes  moult  est  ore  fous  et  nices , 
Qui  n'entent  bien ,  et  set  et  Tt>it , 
Qoe  ja  orfpvres  ne  feroic 
Jianap  d'argent,  croia  ne  anel, 
Saos  les  oatie^  et  le  martel 
Qne  Mfevres  lor  fet  avant: 
Por  ce  sénrement  me  Tant , 
Que  UfivtT  ont  senr  els  le  pris; 
19 es  le  sepnlcre  où  Diex  fournis 
Fn  à  cisianz  fez  et. tailliez, 
Qoe  li  fivret  avoit  forgiez. 
n  nV  (î  siede  ai  haut  home  , 
Kéb  rEmpéréor  de  Aom«, 


FEU 

Qol  n'ait  àtfien  grant  mestiery 
Qnar  tiufipn  corient  forgier 
A  lor  cherans  et  dos,  ci  fera; 
Ja  Cheraliers,  Prestres ,  nt  Clers 
Sor  chcTal  ne  pénst  errer 
Se  on  ne  lea  féîst  ferrer. 

Le  DkduFtwt»,  m**  7^18. 

Feueb  ,  y<?ttrrtf  :  Fourreau. 

FBUEEirT,y*ex<x  :  Défunts ,  morts. 

Feueeeib  ^fevrerie  :  Forge ,  ate- 
lier d'ouvriers  ;  fabrica. 
^  Feueeeie  :  Lieu  où  Ton  serre  les 
fourrages ,  grenier,  magasin, 

Feueeb  ^feaml,  /oitre  ,foarre, 
fouare  ffouane ,fuer,fuerre  :  Foin, 
paille ,  fourrage  ,  chaume  ,  litière  ; 
àt  foderagium  f  suivant  Borel;  de  là 
le  nom  de  la  rue  du  Feurre  ,  aujour- 
d'hui la  rue  du  Fouarre,  près  la  place 
Maubert,  à  Paris,  parce  qu'on  j  ven- 
doit  la  paille  pour  étendre  dans  les 
écoles,  et  sur  le  pavé  de  la  place  Mtii- 
bert ,  où  le  poète  Dante ,  dit  Baiha- 
zan ,  fkisoit  ses  actes  publics^  Faire 
barbe  de  feurre  a  Dieu ,  ancienne  ex- 
pression fort  usitée  dans  les  %n*  H 
XIII*  siècles,  pour  signifier,  ne  point 
rendre  à  Dieu  ce  qui  lui  est  dû ,  dm- 
ner  pour  la  dime  une  gerbe  de  paille 
au  lieu  d'une  gerbe  de  bled  ;  barbe 
est  là  pour  gerbe. 

Fe  u  E  E  lE  E  ^fourrier guerrier  :  Four- 
rageur,  marchand  de  fourrages. 

Feues  :  Devis  ou  marché,  traité 
conclu  ;  frais  avancés  pour  l'engrais 
des  terres. 

Feueteiee  ^feutrier  :  Ouvrier  en 
feutre ,  chapelier. 

Feus  :  Méchant ,  cruel ,  huissier , 
sergent  ;  àt  férus. 

Feuses  :  Boue,  £uige ,  fkmier; 
fimus. 

FsusT  :  Bois,  forêt  ;  de  f astis» 

Feusteeuee  :  Atelier  où  l'on  tra- 
yaille  le  feutre. 

Feuté  :  Foi ,  serment  de  fidélité  dû 
par  un  vasialà  $ùa  Beîgnturi/uiëiikts* 


FEZ 

Car  rEmpmres  leur  avoH  mandé  qne  U 
Itroit  Tolentiert  pais  à  iau ,  tll  ôffroient 
chose  oà  U  y  aroit  raison,  tt  qii*il  demou- 
raisseiit  en  la  terre ,  et  il  lor  donroit  encore 
de  la  soie  pour  acroiatre  la  lor ,  mais  qne  il 
•oient  ai  homes ,  et  que  il  U  fâche  homage  et 
feuti.  FtUe  Hardouin,  Mss.Jol.  4x. 

FiUTmArr:  Baimideson  pays,ezilëj 
à^t foras  et  de  tractas  ^  traductus. 

Feùteaite  :  Droit  pour  avoir  per- 
mission d'exploiter  une  mine  de  fer 
située  dans  un  terrein  étranger. 

Frutee  y  feuUre  :  Drap  de  laine 
sans  tissure  façonné  par  Feau ,  le  feu 
^t  le  enivre,  comme  sont  les  clia* 
peanx,  couverture,  bouchon  en  gé- 
néral ,  chapeau  ;  d*où  le  verbe  cal- 
feutrer; àtphiltrum ,  suivant  Borel. 
Fojez  Fautrk.  On  se  servoit  encore 
au  zvii*  siècle  de  ce  mot ,  pour  dési- 
gner un  chapeau  de  castor  ou  au- 
tres poils. 

Et  ton  feutre  à  grtns  hors  ombragé  d*an  pa- 
nache. Botfeau,  Satire  3. 

FEUTEi  :  Revêtu  ,  couvert  de 
'feutre.  Feutrer,  travailler  le  feutre. 

Feuteiee  :  Drapier,  chapelier, 
faiseur  de  feutres. 

Feuwige  :  Cens  ou  rente  due  sur 
une  terre,  au  seigneur  par  un  village 
ou  lin  bourg ,  pour  la  protection 
qu'il  accorde  aux  familles  ;  àtfocus. 

Feuwille  :  Fagot ,  bourrée ,  fais- 
ceau; de  fagùs, ou  àefascis, 

Fbux-boutte  :  Incendie. 

Feux-bootteie  :  Mettre  le  feu , 
incendier. 

Fbvee.  Fojrez  Feoex. 

Feveeuee  yfevrure  :  Forge,  atelier 
de  serrurier,  d'armurier ,  et  de  tous 
ouvrages  en  fer  ;fabrica, 

Fbx  yfex  :  Troupeau ,  assemblage. 

Fetb  :  Le  foie  ;  il  signifie  aussi 
brebis. 

Fetex  :  Foire ^  marché  privilégié; 
forum. 

Fbs  :  Poids,  fardeau,  impôt  \fascis. 


FIA  5gS 

Fbb  :  A-la-foîs ,  qndqù^is  i  una 
fois;  de  vicis. 

Fez  :  Foi ,  hommage ,  fidélité ,  pro- 
messe ,  croyance  \fides;  en  bas  Bret. 
fez  ;  et  action ,  fiùt  historique  ;  de 
factum, 

iMfiM  Jesn  Crtat'a  ahatii  Um  lea  laaa  Dec 
par  tôt  lo  monde ,  et  tunt  fêtes  en  leur  ma- 
hnmeries  les  belea  églises  où  non  de  Jhesa 
Crist  et  en  Teneur  de  sa  douce  Mera. 

Comm,  sur  le  Saucier,  fo/,  201 ,  F^. 

FluANDii  :  Industrieux,  adroit; 
faàens  ;  en  Ital.  fadendiere. 
Fi  :  Je  fus  ;  fui;  dû  verbe  être. 
Fi  ^fie  yfy  •  Promesse ,  foi ,  enga- 
gement ,  parole  donnée ,  assurance  ; 
fides;  en  bas  Brtt./<?s.  Par  fi  ^  je 
rassure  ;  je  le  sçais  de  fx^\e  le  sais 
d'assurance  ; /MIT  ma  fi,  cela  est  vrai  ; 
de  fi,  certainement,  véritablement  ^ 
sans  mentir,  par  ma  foi. 

•Une  de  tes  gou^enaantes  a*<ha  diet ,  {oraae 
sa  j^,  que  de  ce  faire  il  estoit  tant  eoaatwniarv 
qu'an  seul  son  des  pintJics  et  flaccons»  il  eatroit 
en  ecstase.  BaheUùSp  li»,  i ,  chap,  7. 

Dame ,  dist  lî  Emperere  ,  or  indues  de/f, 

qtt*il  ne  sera  mie  longuement  gardes 

Li  Sires  sot  de  y?  que  set  lerriers  ot  ochis  !• 
serpent  pour  son  enfant  tetosre  et  garandîr. 
Moman  des  teft  Sages  de  Morne. 

Ti^fîe  :  Confie  ;  àefidere. 

Fiiblb  :  Croyable  ,  digne  de  foi , 
auquel  on  peut  se  fier  ;  fuLelis, 

FtAcmR^fîachier:  Promettre ,  en- 
gager sa  foi  ifîdere, 

Fiâmbeee  :  Fumer  une  terre ,  la 
couvrir  d'engrais;  deftmttrium. 

FiAMETTB  :  Couleur  de  feu;/Zii//t- 
mea,flammula;  en  Itài.fiametta, 

FiAiiCB  :   Confiance  ,  certitude  , 

espérance, foi,  promesse,  gage,  eau* 

tionnement ,  assurance  ; /Ic/e/ilSki.  A  , 

fiance  :  Avec  confiance. 

Je  prendrai  bons  exequteura 
A  qnij*ai  parfaite  yîoiicie; 
Mes  boni  amis  et  atrritciira^ 
Qui  y  seront  à  mon  abstnee 


696  Fie 

Tant  qse  le  j*ettoie  en  prMcnee, 
Doabte  n'en  faU  «punt  à  ce  point , 
Auiai  grereroient  leur  conscience , 
L*tnK>nr  «u  betoing  ne  fank  point. 

DUdogu»  tlu  Miimdnim, 

Fiancer  :  Promettre,  engager, 
assurer,  donner  sa  foi  \ftdere;  il  s'est 
dit  aussi  pour,  prendre  des  gage». 

Plotieurs  CheTaliert  entement 
Me  fiancèrent  qo'iU  TÎendroient. 

Motnan  de  PereevaL 

FiAVGKA  PEisoN  :  Se  rendre  pri- 
sonnier, être  prisonnier  sur  parole , 
promettre  de  se  rendre  en  prison* 

8i  n*i  aara  nul  Cheralif  r 
Qui  la  (prison)  noas  {»ee.  fiancer,        ^ 
Roman  de  PercevaL 

FiANGiKB  :  Fête  des  fiançailles. 
-     FiAirsAiCE  :  Promesse  de  mariage , 
•fiançailles  ;  fidentia, 

FiANTEUE ,  /lenteur  :  Homme  qui 
est  relâché  du  ventre  ;  et  ce  qui  porte 
le  fumier. 

FiAEN AUD  :  Nom  donné  à  ceux  qui, 
du  temps  des  Croisades ,  revenoient 
de  la  Pailestine. 

FiASTEE  ,  fiUastre  :  Beau-fils  ,  fils 
d^un  premier  mariage. 

F1BATIEES  :  Gens  à  fiefs ,  possé- 
dant des  fiefs. 

FiBEE  :  Le  bièvre ,  animal  ampbi- 
^hie\ /iber;  en  bas.  lat.  viberus. 

Fie AE  :  Espèce  de  falot  ou  lanterne 
fichée  au  bout  d'un  bâton. 

Fiche  :  Fixe^/ucus;  et  fixé,  atta«- 
ché ,  placé. 

Fichée  ,  fichier,  fider  :  Placer , 
fixer»  attacher ,  arrêter,  clouer,  en- 
foncer, appliquer,  se  fourrer  i/igere; 
en  ancien  VroY, /icar;  en  bas  Bret. 

Briement  tops  les  noqnent  et  trichent, 
ToDft  «ont  ribaux,  partout  êe  fichent. 
Si  les  doît-on  auksi  tricher 
lion  pas  fcou  ruer  en  vùm  ficher ^ 
n'i  rcmiiat  graacliM  at  celiers, 


FID 

Ne  lien  si  TaiUaBt  ne  si  cliic^ 
Qne  partout  n^aiBe  se  fichier. 

Mfomam  de  Im 

Presdiierres  ne  doit  fichier 
Son  pié  en  nnle  maie  teidie. 

MùerereduBeclmsdcHoBemt. 

FicMM%o9  ^/fche  :  Inatmnicnt  poiir 
planter  la  Tigiie* 

FicwoïK  y /khoire  :  Tont  ee  qni 
aert  à  affermir,  à  fixer,  à  attacher  ; 
fixorius  clavus. 

Finxi  -  COMMIS  :  Disposition  par 
laquelle  un  testateur  charge  son  hé- 
ritier de  rendre  tout  ou  partie  des 
J>iens  qu*il  lui  laisse ,  soit  en  certain 
temps,  soit  en  certain  cas. 

Fink-JussEUE  :  Caution,  celui  qui 
cautionne ,  répondant  \fidejussor, 

FiDÉ-JussioN  :  Action  de  répon- 
dre ,  de  cautionner,  cautionnement, 
garantie  ;  fidejussio» 

FiDELiuM  (passer  par  un)  :  Aiidea 
proverbe  que  Pasquier  ,  Ht.  Ttn , 
chap.  33 ,  explique  ainsi  :  «  Quant 
au  Ûeu  de  nous  acquitter  de  plnsiemis 
charges  esquelles  sommes  obliges, 
nous  les  passons  à  la  légère,  on  dit 
que  nous  les  avons  toutes  passées 
par  un/idelium.  U  ne  faut  point  frire 
de  doute ,  que  nous  avons  emprunté 
ce  commun  dire ,  des  fautes  qui  sont 
faites  par  nos  curez,  quand  ik  ne 
rendent  le  devoir  qu*ils  doivent  aux 
morts.  Car  comme  il  advient  que  Ton 
ait  fondé  plusieurs  obits  en  une 
'église ,  esquels  par  longs  laps  de 
temps ,  pour  la  multitude  d'iceux  1 
il  seroit  impossible  de  fournir ,  ou 
bien  que  la  négligence  des  ecclésias- 
tiques soit  telle,  nos  anciens  dirent 
que  tout  cela  se  passait  pur  un/ide~ 
lium  y  qui  est  la  dernière  oraison 
dont  on  ferme  les  prières  des  morts , 
voulant  dire  que  l'on  avoit  employiî 
une  seule  messe  des  morts  pour  toutes 
les  autres  :  ausiifut  employé  ce  méiae 


FIE 

proTerbe  en  toutes  autres  affaires  où 
Ton  commettoit  pareilles  fautes  ». 

FiDUGiAiRK  :  Chargé  d'un  fidéi- 
commis ,  d'une  substitution  ;  fidei- 
commissarius. 

Fiducie  :  Vente  simulée,  à  condi- 
tion de  remettre  la  chose  au  vendeur 
auboutd*un  temps  conytnvL\fîducia. 

Fie  :  Fief,  selon  Borel. 

Fie  ^fiétffieie  :  Fois ,  diction  nu- 
mérale ;  vids.  Mainte  fiée  :  Mainte- 
fois  )  souvent. 

A  le  fie  irant  alolt , 
£t  à  leyîe  retomolt. 

Roman  du  Bou,Joi,  aas. 

Toteft  ToIesaaoïneyEfîe  m  ddeîtet-U  oa  «a 
T^r  oa  en  olr. 

Sermons  de  S,  Bernard, /bi,  xix ,  F"^. 

AUqûando  tamen  delectatur  videre  qum 
Jùtnt,  oui  audire. 

Fié  :  lier ,  allier  ,  audacieux , 
plein  de  confiance  en  lui-même; 
férus  ^  ferox, 

FiEBLE  y  fiez  :  Foible ,  débile ,  sans 
courage  ;  fiexibiUs* 

Bou  not  a  fet  maint  mal  et  eneore  nos  menace , 
IToitre  terre  dettinh  et  nos  hommes  decaee , 
m  a  m  fort  ntfieble  qui  à  Rou  coatrestace. 

Roman  dm  Rom,JoL  37. 

I 

FiBBLECHE  :  YoïlàXti^eifiexibiUtas. 

FiECTEUR  :  Qui  fait  des  figures  en 
cire  ;  fictor, 

FiEDuÉs  :  Fieffés ,  ^ens  à  fief  9  pos- 
sédant des  fiefs. 

FiBDE  ^fiez.  VoycE  Fsudale. 

Fiée  ,  fieie  :  Une  fois  9  deux  fois  9 
souvent  ;  vicis;  et  fière  9  hautaine  9 
superbe.  ^ 

FiEF-GHEVEL  :  Eu  chcf  et  doa^ 
nant  ;  caput-/eudî, 

FiEFÉs  9  fiefel  :  Celui  qui  tient  un 
fief,  qui  appartient  à  un  fief. 

FiErFSR  :  Donner  en  fief. 

FiscAED  r  Place  commune  9  publi- 
cité y  Thrière* 


FIE  597 

FisL  :  ¥11 9  filet ,  lacet  ;  fils  ifià'us. . 

FiEM BEBE  9  fimhrer  :  Fumer  9  en- 
graisser la  terre  ;  de  fimarium* 

FiEMBiiT  :  Fief. 

FiEHCBE  :  Promettre  9  engager  sa 
foi. 

FiEif s  :  Boue  9  ordure  9  fumier  ; 

fimus.  On  dit  encore  dans  plusieurs 

provinces ,  pour  eiprimer  que  l'on 

n'est  pas  à  cela  près  d'une  perte  ^  ce 

n*  est  pas  îefiens  de  mes  canes. 

Je  fais  tenir  à  cop  beaoté  mondaine  » 
Et  tonte  odenr  tourner  en  ^iOMOïtfiens^ 
Je  fais  tarir  de  forée  la  fontaine , 
£t  fais  ponrlr  tant  les  gens  que  1m  cUoi. 

JSskJSmu  do  parfaite  ignoraneo 

Est  easev^  sans  dootaaea 

Cner  qal  partont  se  sent  pécheur. 

Testament  de  Jehan  de  Meung, 

FiEHSis  :  Propriétaire  de  fief. 

FiEifSS  :  Ce  qui  est  destiné  à  filtre 
du  fumier. 

FiEifTE  :  Excrémens;  àt  fimus. 

FiEHTEE  ^fianter:  Faire  ses  excré- 
mens ;  et  6ter  le  fumier  des  pieds  des 
ehevaux. 

FiBE  :  Sorte  de  raisin  9  en  Poitou. 

Fiée  :  Fâcheux  9  cruel,  rude,  dur, 
étrange,  extraordinaire  ^ferusj^erox. 
On  prenoit  aussi  ce  mot  pour,  savant, 
brave ,  poli  9  instruit  9  courageux. 

Et  li  PreTox  estoit1>on  Clers, 
Et  de  pfaisors  langaiges/S^TY. 

RiomiOn  deBlanchandin,/bL  i%5,  F^,col.  i. 

Puis  esma  an  grant'eop  et  fier. 
Qui  me  tient  que  je  me  te  fier, 
Dist-il,  orde  girse  ribaulde. 

Roman  de  Ai  Rose, 

Fiée* A- BEAS  :  Nom  donné  au 
Démon. 

m 

FiEEAiir  :  Béte  sauvage  ;/ms, 
FisECE  9  fierche ,  ficrg^e  :  ]Qame  , 
reine  ,  la  seconde  pièce  des*  échecs. 
¥iMMi/ler,fiat:  Je  frappe  ifiert, 

i 


SgS  FIE 

fl  frKppt'f/tereni,  ils  frappent;  da 
▼erbc  /cnr. 

n  y  «a  a  an  an  devant 
Bien  deffeiuable  et  eoMÛTant , 
Denx  de  costë  et  on  derrière  , 
Qui  nt  doute  coup  qii*oii  loi  yî^nt. 

Boman  de  la  BotM. 

Quant  leur  darté  d^aiUeari  aqaiereot , 
Si  le«  rais  do  aoleil  n*\fiertnt. 
Si  qn'ili  lea  pnisamt  encontrer , 
n  n*ont  pooir  de  riezu  moiutrer. 

Eonum  de  la  Bose. 

Fiers  quant  tu  voadras ,  je  soi  celui  qui  la 
mort  oserai  attendre. 

BonuM  de  Gérard  de  Neven. 

FiEBET^  ^eretté  yfieronr  :  Fierté , 
vanité  ,  faste  ,  pompe  ;  f entas.  Bar- 
bazan  dérive  les  inoi%  fier  y  fierté ,  de 
Jerire y  frapper,  blesser.  La  fierté, 
dit-il,  frappe  et  blesse  ;  i  moins  qu'on 
ne  Taîme  mieux  ;  àefcrocitas, 

FiEasTTEXEirT ,  adv,  :  Fièrement. 

Fiée,  eike  ,  ocy,  ocy  :  Sons  ono- 
matopés  représentaiit  le  chant  du 
rossignol  (répétés  plus  bas  dans  une 
chanson). 

Taadii  que  le  Cheralier  se  plaignoit  ainsi, 
SI  j  aToit  an-dessus  de  Iny  uog  chewM  .sur  le- 
quel aToit  lug  rossignol  qui  chantolt  très- 
sièlodieusement  et  cryoit  ainsy  que  tout  en- 
desré  et  /ter,  frr,  oçf,  ocy,  sitôst  que  le 
Chevalier  Touft  ainsi  démener ,  il  se  print  à 
courroucer  et  dist:  Rossignol  ores  rt  antresfoû 
tu  ra*as  grevé  et.  nuj  ,  ne  cuîde^tu  que  celle 
qui  iie  m^adaigne  et  qui  tant  j'aime  ne  t*oje 
bien  dire  ocpr,  oejr,  fier,  for.  Vrajement  tu 
as  tort,  tu  lui  endurcjs  son  coeur,  n*est-ce 
pas  pitié  si  luy  Tenoit  aucune  teudreur  au 
cnenr  qui  me  pust  reconforter ,  si  le  retray- 
ruit  elle  par  ton  dnr  chanter. 

Boman  de  Peroe-Forest,  i)o/..6,  /ô/,  99  , 
F^,coi.%.    ... 

FfEEOB  :  Frappe,  atteint. 

Les  Chapelains  adecertes  qui  moontent  à 
BoBtre  Seignor  soient  seintifiex  que  jeo  ne  lea 
forge.      Bible,  Exode,  chap,  19,  trers.  aa. 

Sdcerdotés  ^oque  qui  aeeedunt  adùàmt- 
Mum,  âmteetfoèntiw,  /le'percntiit  eoi. 


FIE 

Fismasa  :  Frapper;  et  donner, 
aboutir  ;  yêfiine.  ffattcuns  homifiert 
aUre  :  Si  un  homme  en  frappe  un  au- 
tre. Lapourte  quefiert  susloupraid: 
La  porte  qui  donne  sur  le  petit  pré. 

Fiées  :  Espèce  de  raisins  appdés 
fumés  ;  on  les  nomme  figers  en  Poi- 
tou ,  parce  qu'ils  ont  la  douceur  des 
figues  ;  et  à  Monta  uban ,  raisins  goAt 
de  figue.  Dans  Rabelais  on  trouve  le 
nom  des  raisins  suivans ,  fiers ,  pi" 
ne€uix,muscadeaujrMcane,foirards. 

FiEET  ,  fiere ,  fiers  :  Il  frappe  ; 
ferity  fertn 

FiEETE  ,  fiertois ,  fiertre  ,  fiestre , 

fietre  :  Châsse ,  reliquaire  ,  cercueil, 

brancard  ;  àtferetrunt  ;  en  bas  BreU 

fiertr. 

lAfortre  ait  tant  ça  et  la. 
Que  Tint  à  Cristilieira, 
Une  vile  de  grant  renon , 
Mais  «n  Roumans  n*en  sai  le  non. 

Gautier  de  Coimi ,  liv.  a ,  chap.  9. 

FiEETÉ  :  Forteresse ,  cbàteau. 

FiEETON  :  Petite  monnoie  d'ar- 
gent ;  certain  poi.ds. 

FiETE  :  Outil  de  tonnelier. 

FiEU ,  fex  ,  fieus  ,  fieuje  ,  fiex , 
fil  y  fius  :  Fils  ,  enfant  ;  fiUus,  Me 
fieji  :  Mon  fils. 

Mort  sont  li  père ,  petit  furent  M  fil. 
Si  com  Testoire  le  nos  tesmogne  en  dût. 

Boman  des  Loherems. 

Chltrfous,  li  première  cose  qne  je  t'en- 
seigne ,  si  rst  que  tu  metes  tout  ton  cner  en 
Dieu  amer.  Les  Enseignemens  de  S.  Louis  à  ton 
fls  Monseigneur  Pkeiipom. 

Aasenrer  le  fist  li  Dvs , 
Dea  Barons  que  plus  a  créiu  s 
Et  puis  fist  les  Princes  mander, 
^Si  leur  a  fait  à  tous  jurer 
^  Que  cU  sien  fau  aoroit  aa  tîere, 

Philippe  MousÂe  ,foL  4116. 

£n  icel  vaissel  se  lieberja  li /Seur  Diex ,  et  si 
nasqui  tant  saincemeiit  ke  onkes  la  Tirginlté 
ne  fut  enfreinte  ne  à  Tentrer ,  ne  à  Tisair  ; 
aaais  aussi  comme  li  rais  don  solcH  luit  parmi 
la  clere  ère  et  parmi  la  ▼«nicrt  aina  atl 


FIL 

netre,  et  alniS iiai  \9fex  Oies  ds  vtntra à  U 
{Michèle  taiu  mal  mètre  le  pacelage. 

Roman  de  S.  Graal ,  pariant  de  la 
SaintB  Fierge, 

FiEYEE  :  Laisser  en  fief ,  donner 
en  fief. 

Fieyeotb:  Petite  fièrrej/e^rrcirila. 

Fiez  :  Fois ,  diction  numérale  ; 
vids. 

Ensearketnt  MTer  deres 
Ht  ki  mengîer  e  costmnei , 
£  doiuySex  le  jor  uuu  dnteiiee , 
Si  se  retient ,  en  ara  nntance  ; 
Atui  ki  ke  est  acostumier 
Une  fiex  le  jnr  •niement  mengîer 
£  puis  s'il  mengae  dons  fiez , 
Ceo  lui  narra ,  bien  U  sacies. 
Par  Sun  estomac  par  le  tretpaa^ 
La  Tiande  defire  ne  pnet  pas. 

Les  Enseignemens  dArisMe. 

FioEE  ^figher  :  Figuier ,  arbre  qtd  ' 
produit  des  figues  ;  àe  ficus;  en  ane. 
Prov.  J^gër,  figarëda. 

Et  les  arbres  distrent  al  arbre  àt  Jîgfr: 
Tien  et  si  pren  le  règne  snr  nooa. 

BibU  ,  Juges ,  ckap,  9 ,  'vers,  xo. 

Dixerunt  ligna  ad  arborem  ficnm  :  Feni 
tt  super  nos  regnum  accipe, 

FiGHE  :  Figue,  fruit  du  figuier* 
Ficvn  ^  figuette  :  Foi  5  /ides.  Par 
ma  figue  :  Par  ma  foi  cela  est  yrai. 
Ce  terme  est  encore  en  usage  dans  la 
Bourgogne  ;  en  bas  Normand  «  ma 
foingue ,  ma  fongue  ;  dans  d'autres 
endroits  on  dit  inafique  ;  enfin  daqs 
les  provinces  méridionales,  mafigua, 
ma  fiqua. 

Ma  figue  Tons  estes  nn  beau  fattetir  d*en- 
fant ,  TOUS  m'en  aTÎes  fait  un  qol  n^eost  eu 
qa*une  oreille. 

Despériers,  Otuième  NoupeOe. 

FiGUEEAiE  :  Lieu  planté  deiiguiers. 

FiGULiHE  :  Art  du  potier  de  terre , 
poterie  ;  figuUna, 

Fil  ^fjr  :  Sorte  de  maladie -qui  at- 
taque les  borofs ,  esp^  de  laj^H^rie. 


FIL  599 

Fil  :  Fils ,  en£ant  ifib'Us.  ▼.  Fibu. 

Car  nul  plus  proisnt  n*i  pn«t  Boa  bom  Telr, 
Après  le  père ,  et  croia-je ,  de  utmfiL 

Âùman  de  Garin  le  Loherens,/ol.  ia3,  F^, 

YiL k'mcK%yfilandre  :  Sorte  de  filet. 

FiiAirnEE  :  Frange ,  sorte  d'orne- 
ment ;  et  sorte  de  filet; 

Fil  AEDE  AU  :  Jeune  brochet ,  bro- 
oketon. 

FiLAEEESSB ,  ftkresse  :  FUeuse. 

Filas  :  Filet  à  prendre  des  oiseaux| 
à^filum;  en  bas.  Wu  filadum. 

Fii^kT  :  Congre ,  poisson. 

FiLATSEE  ,  filaterés  ,  filaihiert,^ 
filadere^  filature ,  fUatrie  :  Reliquaire 
en  forme  de  croix,  bandelette  sur 
laquelle  les  Juifs  écpvoient  les  pré- 
ceptes du  Décalogue  ;  philacterium» 

Et  a*aTint  pnîs  pur  ime  gaerre 
Qtt*arie  et  destruiy  fn  U  terre» 
La  Virge  donc ,  Sains  et  Saintea 
Fihueres  f.Tt\\t^t%  maintes 
De  U  Tille  forent  ostées  ^ 
Il*en  Tondrent  pas  faire  toatëcs/ 

Qautier  de  Coinsi,  Uv,  a,  çhap,  2, 

S*il  font  cniTrea  qai  bonss  soient, 
C*eat  poar  ce  que  les  sena  les  Toieat , 
heun  filatieres  eslargisseat , 
Et 'leurs  fimbrre  agrandissent. 
Et  des  sièges  aiment  as  tablea 
Les  pins  baats ,  lesj>las  boBortUes, 
Et  les  premiers  4^  sinagogaes ,      • . 
Com  Sires  orgueilleux  et  rogues. 

Roman  de  'la  Rose ,  parlant  des  Bjrp^^ 
erkes  et  des  Pharisiens, 

Ciek  Dystanns  qpant  aprochie , 

Voit  la  galie  à  ope  arebie , 

Au  maistre  de  la  fiertre  escrie  : 

Maistre  Bnesard,  ne  dormez  mie, 

Jà  m*aTea-TO0a  eonté ,  btaa  frère, 

Qnt  Tona  portes  ira  fiiatere. 

On  des  cheTialx  à  liostre  Dame  ; 

Senr  Dieu  tous  citant ,  et  seur  m*aBi0 

Se  Tos  Ters  ans  la  Toles  tendre 

Tont  maintenant  sans  plus  étendre  9 

Perdn  aront  tout  leur  pooir. 

If e  ja  ne  Toseront  Téuir, 

Au  grant  besoing  preudons  se  pmero» 

Son  cmer  a  repris  maistre  Bnere , 

tafladerw  k  dcasasMiiiipreat, 

4 


6oo  FIL 

Si  .cma  U  Uîs  hbm  li-^praity' 
Vers  les  UlUgaes  Ta  tendu , 
.    Et  ptiif  si  lor  a  deffendii; 
Qu  fl  ne  lor  face  rilenfe. 

Gautier  de  Coinsi,  Uv»  % ,  chap.  8. 

La  Tierge  excita  une  tempête  fu- 
rieuse qui  fit  naufrager  la  galie  en- 
nemie :  celle  où  étoit  ^filatierc  arriva 
au  port. 

FiLATEE  ,  fîlastre,  fîlhastre ,  fi" 
VAStre  yfiliatre  9  fUlasire,  filliastre  : 
Gendre  ,  bru ,  beau- fi  U ,  belle-fille  , 
enfant  né  d'un  premier  mariage ,  /!" 
lius  alterius  ;  comme  parastrc  ,  mor- 
rostre;  beau-père ,  belle-mère. 

Et  Toi  ja  après  trois  jours  (mois)  H  deauii* 
cterent  à  Judas,  et  distreut  :  Thamar  ttkJUiastre 
ad  fait  fornication ,  et  son  ventre  Ta  engros- 
aanat.  BiBie,  Genèse,  ch.  38 ,  'vers,  24. 

Ecee  atUempost  iresmenses  nundnverwu 
Judœ,  dieentes  :  Fornicata  est  Thanusr  nunu 
tua,  et  videtur  utérin  iUim  intumescere» 

FiLBTE  ,  fillette  y  fouillette  :  Me- 
sure de  vin  appelée  feuillette  ^  en 
Langued.  fouiùete. 

FiLiETi  :  Petits  enfans  ;  filioli, 

FxLii  :  Beaucoup  ,  suivant  Borel. 

FiLioLACK  ^filleurage  ,filloUage  : 
Présent  d'un  parrain  à  son  filleul. 

FiLiouL  :  Filleul. 

FiLLAGHBEE  :  Mercier,  marchand 
de  'fil ,  dont  la  profession  s'appeloit 
fiUacherie ,  àtfilum, 

FiLLAOE  :  État  d'une  fille  qui  vit 
dans  le  célibat  ;  àtfiliola. 

FiLLANDiBKE  :  Filcusc  ;  fttacissa. 
On  nomraoit  ainsi  aux  xv*  et  xvi* 
aiècIeSf  les  Parques,  parce  que,  selon 
la  Mythologie ,  elles  étoient  chargées 
de  filer  les  jours  des  humains. 

FiLLARDEAu  :  ^rochctou. 

FiLLATisaE  :  Filet  plein  de  nœuds 
que  nous  appelons  cordelière. 

FiLLATEE ,  filliastre,  V.  Filatrb. 

Fille  se  bast  :.  Fille  illégitime , 
bâtarde. 


PIN 

Fillette  jfiUete  :  Priearé  dépen- 
dant d'une  abbaye ,  et  jeune  fiOc. 
Fillette  de  pis  :  FÛle  de  joie.  Ce  not 
a  signifié  aussi,  petit  baril ,  caque. 

Filleule  :  Linge  qui  sert  à  coa- 
Trir  le  calice  pendant  la  messe. 

FiLLEUx  :  Filleul ,  enfant  que  l'oa 
nomme  au  baptême;  jeane  honuM 
gai ,  gaillard ,  fin ,  rusé. 

Reffus,  dangîer ,  denx  antrea  branchca 
De  ce  faux  pcchié  orgueilleux  , 
Ont  toujours  toutes  plaines  maiieea 
De  dars  mortels  et  périlleux. 
Or  sont  il  si  très  caTîUenx  , 
Que  là  où  ils  Toient  doux  regard. 
Certes  ces  deux  gentils  yîflSraix 
Sont  incontinent  celé  part. 

La  Qmfission  de  la  heOeFUi. 

FiLLOSOFASTE  :  SaTSiit  do^t  lei 
maximes  sont  dangereuses  ;  jMùsth 
phaster, 

FiLLouER  :  Corderîe. 

Filou  :  Petit  bâton  dlyoire  ;  to- 
ton ,  <:ube  marqué  sur  chaque  hst 
comme  un  dé ,  et  qui  sert  à  jouer. 

Filou E ,  filouse  :  Quenouille  ;  de 
filum. 

Fils  nE  bas  ou  bast  :  Bâtard ,  fils 
illégitime.  Fils  de  lisce  :  Fils  d'noe 
femme  publique. 

FiLTAUAiRE  ^fUvadottr:  Qui  chéiît 
la  vie. 

FiMBRiE  ,  fimbries  :  Bordure  , 
frange  qu'on  mettoit  au  bas  d'un  yé- 
tement  ;  fimbria. 

Fin  nE  YEHT  :  Respiration,  haleine. 

Fi  ME  :  Fumier  ;  ftmum, 

FiMETÉs  (cams)  :  Terres  fumées , 
engraissées  ;  defimttm. 

Fin,  finoterie  :  Ruse,  adresse, 
finesse  ;  definitio. . 

Fin  ,  fins  :  Borne,  Umite  «  fron- 
tière ;  finis  y  fines  ;  en  bas  Bret.  fin. 

"Fiin ,  fins  :  Entièrement ,  parfiû- 
tement.  On  s'en  sert  encore  dans 
quelques  proTÎoces  parmi  k  meMi 


FIN 

peuple  ;  son  grenier  etitoui  un  plein 
debied. 

iMTWfjÊ»  la  pror  met  ans  talost  les  aïtlei , 
L'homme  ne  sçait  o&  t'oifiur ,  ne  courre  : 
Si  en  enfer  il  K^t  quelques  nourdlei 
De  la  leurtt,  auy&i  font  il  te  fourre. 

Maroip  Dixain  am  Roy, 

SI  TOUS  Tonlex  en  donner  .une  bonne, 
Sarex  cornent  Bfarot  raeceptera? 
J)*auftsi  bon  cueur  corne  la  ûenna  il  donne 
JLn  fii  premier  qui  la  demandera. 

Màrotf  Epigramme  au  Rojr  de  Nan^arre, 
en  iui  demandant  une  bonne  haquenée, 

Fiir  :  Rusé,  adroit,  dissimulé ,  ré- 
servé ,  feiïit  ;  fînctui. 

Fin  ,  fine  :  Poli  9  sincère  9  yrai  , 
fidèle ,  sage ,  parfait ,  accompli ,  en- 
tier  \fimtus  ;  en  bas  BreL/în. 

Quaaft  fine  amour  me  aeniOBt 
MuB  me  pUit  et  agrée , 
Qn^*est  U  riena  en  ceit  mont 
Que  j*ai  plus  désirée. 

r*  Chanson  du  Roy  de  Navarre. 

Ht  fine  amor  Tient  séance  et  beauté, 
At  amors  Tient  de  ces  deux  autre  si  : 
Tout  trois  sont  un ,  ki  bien  i  a  pensé , 
Ja  ae  seront  à  nul  jor  départi. 

YI*  Chanson  du  Roy  de  Navarre, 

Ha  !  ce  retour ,  Des ,  et  quant  bmrai^e  ? 
Certes ,  Dame  «  de  tos  seule  Tatent , 
Les  TOS  biautés  et  le  yofin  semblant, 
M*l  font  aroir  une  boue  errance. 

TU*  Chanson  du  Roy  de  Navarre. 

TmkBLuwgiVT^naiblemeni:  Enfin, 
à  la  fin  ;  firudis. 

Finabiement  je  les  reas  si  très  durs , 
Qu*ib  ne  craignent  hajes ,  fossés ,  ne  murs  , 
Aîns  leur  senmle  que  ce  qui  n*est  possiUe, 
Leur  soit  à  cop  et  facile  et  loisible. 

.   Jkmce  aux  ^veugks, 

FiHÂGE ,  /înaige,  finaison  :  But , 
fin,  limite,  canton ;/rii<>,/<itei;  et 
droit  4ur  les  bornes,  suivant  Borel. 

FiiTAim ,  fineir,  finer  :  Cesser ,  fi- 
nir ,  terminer ,  mourir  ;  fimre  ;  en 
anc.  ProT.  finard.  Yoyex  FiHsa. 

Fin Aisoif  :  Fin ,  accommodemeaty 
^  tenaÎDC  ci  finit  «ac  affût. 


F.tN  601 

FiiriUD  :  Petit  fin  ;  et  finaude , 
rusée  dans  les  petites  choses. 

FivcQus  ,  lises/îiiic  que  :  Jusqu'à 
ce  que. 

Fiirm  :  Amende,  taxe,  transaction* 

Fin B  :  Vraie ,  sincère ,  fidèle. 

FiVE  :  Foi  \  fideu  Les  paysans  de 
la  Bourgogne  disent  encoreyV  le  /uns 
ma  fine  que  ceo  est  vmï. 

FiHE  :  Finit ,  achève. 

a  fine  li  Komans  du  Moine, 
Des  Pèlerins  de  Tie  humaine. 

Guillaume  de  GuiUeviOe. 

Fini  :  Achevé  ,  fini ,  parfait ,  ter> 
Tûhké  ;  finiius. 

Fiiii  :  Qui  est  forcé  de  quitter  son 
pays. 

FiNSMBHT ,  finieion  ,finissement , 
finition  :  Bout ,  achèvement ,  complé- 
ment ,  fin ,  destruction  ;  finis* 

I>ampaes  seras  teaê  finement, 
S*orendroit  tout  isoelenient 
Tons  mes  commandemens  ne  sais. 
Gautier  de  Coinsi,  Uv»  1 ,  ehap,  itt. 

kn  finement  de  cest  escrit 
Me  nomarai  par  remembranee, 
Marie  ai  nom,  si  sni  de  France. 

9aMe$deMtariede  France,  n*  \%io* 

• 

FiHsm  ,  fineir  :  Achever ,  termi- 
ner ,  compléter ,  finir ,  mourir ,  dé- 
truire, cesser,  user,  trouver  \  finirez 
en  bas.  IsX./ùticûre.  Finer  de  V argent  i 
En  trouver ,  de  U  le  mot  finance  j 
usure ,  intérêt ,  somme  d*argent. 

Li  Abés  Daaiel  eontoit  de  saint  Arsennc 
qui  se  metoit  an  samedi  motin  en  oroison ,  na 
Çk  ntJSnat. {•.chetm)  d*ourer  jusques  à  tant  que 
souctts  estolt  ecouitei.  * 

lMrkdesSSiPires,Sv.%,/A.S6,r^i 

Le  temps  qui  s*en  va  naît  cl  jour 
8aBS  repoa  prendre  et  sans  séjour , 
Et  qni  de  boés  ae  part  at  eabla 
Si  celéemcBt,  qu*il  noa»  semble 
QaH  aooa  aoit  adès  en  un  poiat, 
Bt  il  M  s*i  arrestc  paiat, 
iioa  asjCw  (ocssa)  de  treqiaiiec. 


€o%  FIS 

hon  le  Seigneur  de  5«lBtré  dltt ,  et  Toat 
Madame ,  tom  Moueigneiir  l'Abbé  «  entre 
Boas  gêna  de  Court  Uiasona  à  toiu  faire  lea 
grant  festes ,  et  noua  en  paaaona  legierement , 
b^'en  Tooloos  aucon  peu  de  bonnes  iriandca 
et  de  bous  vius  ,  al  en  poTons  finer,  V^Mre , 
diit  Madame ,  Saintré ,  par  Monaelgnenr  aalat 
Jacques ,  de  tant  en  eatet  tous  à  priser ,  Tona 
•Tes  les  hamoia  de  rostre  corps ,  n*enyEnerrx 
▼ona  pas  bien  encore  d*an  autre  qui  aerriat 
è  ce  Cheralier  que  Téez  ci  là  ,  lui  moastrunt 
acmblable  Cheralier  à  sa  personne. 

Le  Petit  Jehan  de  Saintré. 

Fiif GAET  :  Cheyal  rétif  qui  résiste 
aux  éperons. 

Fi  NCOS  :  Jusqu'à  ce  que. 

FiN-poBTEH  :  Requête  9  demande 
en  justice. 

Fins  ,  finages  :  Pièces  de  terre  se- 
mées ou  plantées  eu  vignes  |  grains , 
légumes ,  bois  ;  fines. 

Fins  :  Saison  où  Ton  partage  les 
terres  labourables. 

Fio  ,  fioc  :  Feu  ,  incendie  ;  focus. 

FioL  ANT,/ro/f /zr  :  Qui  fait  le  brave , 
le  méchant  ;  vioiens. 

Fiole  a  :  Boire ,  se  griser  ;  de 
phicda ,  en  Lyonn.  et  Dauph./îb/a  , 
fioula, 

Yiovn  ^  ftouf  :  Domaine, bien  de 
campagne,  ûd 'y /eudum. 

Fi  QUE  »  fiquette  :  Foi ,  assurance  ; 
/ïdes.  Par  mafique ,  parma/iquette  : 
Sur  ma  foi ,  je  vous  Tassure.  ^oyez 
Figue. 

FiHHER  :  Assurer ,  certifier ,  pro- 
mettre ;  flrmare, 

FiRONKE  :  Agir  en  cachette ,  agir 
secrètement. 

FiRTONNEua  :  Officier  des  monr 
noies  chargé  d'examiner  les  matières 
qui  servent  à  leur  fabrication. 

Fis  :  Foi 9  assurance;  fide$;  et 
certain,  assuré^  fidèle ;^^ic/. 

Dame ,  pour  voua  tenir  me  loîaut^. 
Tous  Toil  proUer  k«  tos  cuer  sois  tona  fis 
De  cbon  que  Toua  est  to  iWaloyuuté  « 
Yoat  ■tsintiww ,  oa^  clieat  yo  grant  pourfis  ; 


FIS 

Et  aachîes  bien  de  cbon  eoî-je  Iwêb  f$ 

K*à  che  IV  od  ares  iro  Noelage, 

8H  me  deroit  coûter  mon  pochtlagt. 

ServamêMs^  tf  sottr  Cktaumu, 
dM  lEelue  dm  Pmn». 

Fis  :  Enfant  mAle ,  fils  ;  fUiat, 

FiscALiN  :  Qui  appartient  au  fiie; 
serf  obligé  de  cultiver  les  bîans  de 
son  seigneur  \fisctUinus. 

FiscBLLB  :  Petit  panier  de  jone; 
fiscella, 

FisiciBN ,  fisecfuen  :  Physicien , 
médecin  qui  consultoit  pour  les  ma-  • 
iadîes ,  et  jugeoit  de  leur  caractère 
par  les  urines ,  mab  qui  ne  soigooit 
pas  les  malades  ;  pt^sicms.  Les  fisi- 
ciens  couroient  ordinairement  le payi 
criant  et  annonçant  leur  professios; 
ils  différoient  des  Mires ,  qui  4t<MeBt 
médecins  et  chirorgiena  ,  c'est^b-dire, 
qui  opéroient  dans  les  maladies  et  lei 
blessures;  ils  crioient  aussi  pour  s'an- 
noncer ;  ils  portoient  avec  eux  une 
boite  de  drogues  et  de  médicaaseu, 
ainsi  que  des  bandages  pour  lo 
plaies.  Guiot  de  Provins  parlant  des 
médecins ,  a  dit  : 

Uns  boina  truana  bien  enpftHa 
Ne  mes  qu*il  soit  un  pou  letreu  * 
Feroit  foie  gent  herbe  peatru  , 
Tuit  êoni fisicien  et  neatre  ; 
Li  uns  de  Tautre  moult  bien  gBÎlc« 
Là  où  il  sont  à  bone  Tîle , 
Que  li  meillor  fisiciem 
Prisent  celui  qui  ne  aet  rien  ; 
Li  mJanres  li  poior  conacnt. 
Pour  ce  ont'il  Tor  et  Turgent , 
'         Et  por  ce  qu*il  U  tiegne  pais, 
Li  rachous  consent  11  pugnaia. 

£n  lor  dje  gargartton  « 
Ce  dient ,  mes  un  craa  chapog 
Ameroie  mies  que  lor  boisteai 
Qui  trop  sont  oourousea  et  moUtea, 
Et  cil  qui  Tient  devers  Suleme, 
Lor  vent  Teastea  pour  bàteivea 
.11  vendent  or  brun  et  ajiifaoiiMi 
Por  espices  de  Babilôin^. 

FisiNisa  :  Forgeron ,  taillandier , 
serrurier  9  ouviier  en  £pr. . 


Tl'Ir 

FisiQUB  :  Science  et  art  de  la  mé- 
decine ;  physica  ;  du  Grec  f  v^»9«  U 
s'est  dit  aussi  de  la  partie  naturelle 
de  la  femme. 

Qui  lea  orroît  d^  coUrîqiM 

Pl«doier,  ou  de  flemnMîqac, 

Li  uns  a  le  foie  eschaufé  » 

Et  U  autref  véentonieté; 

Trop  par  sont  lor  hnerref  repoitct 

Et  lor  parole»  lî  eopostei , 

11*1  a  se  Tiloonie  non , 

Et  par  ce  cotnence  lor  non  ; 

Fiswien  sont  apelé. 

Sans  fi  ne  sont-il  pas  nommé , 

Por  ce  a  fi  où  comencemeat 

Por  le  irilain  defiaement. 

De  &  doU  tûte  lor  hneTre  estre , 

Et  de  fi  éoit  Jitique  nestre. 

Sans  fi  ne  les  puet-on  nommer, 

Ainsine  ne  s*i  doit  nns  fier , 

De  Bffoifue  ,  me  défie. 

Fox  est  qui  en  tel  art  se  fie , 

Oà  il  n*a  rien  qn*U  n*i  ait  fi  : 

Dont  sni-je  fox ,  se  je  m*i  fi. 

^  Bible  Guiot. 

FisQuz  :  Panier,  sac  ;  et  par  figure 
a  désigné  depuis ,  le  trésor  public  ; 
fiseus. 

FisssLiiRB  :  Piège  pour  prendre 
les  putois  ou  les  chats  sauvages, 
qu'on  appeloit  /ïssiaxix;  àt/iscella, 
fissura, 

FissoH  :  Aiguillon ,  baguette  pour 
conduire  les  bœufs  ;  ditfestuca. 

FisTOH  :  Malotru ,  coquin ,  garne- 
ment, objet  d'étrivières,  selon  Monet. 

Fistule  :  Instrument  de  musique, 
espèce  de  fiùte  qu'on  a  nommée  de- 
puis chalumeau  de  la  cornemuse  i 
ftstula. 

Fit  :  Assuré,  certain. 

Fius  :  Fils ,  enfant  ;  filius. 

Je  Taorrot  que  tous  sevasies  bien  penser  u 
«i«Tres  ke  li  Benois  fiut  Din  fist  ponr  nosirt 
raenchon.  E>utign€mensiUS.Lomtà9afliÊ, 

FxvATisa  :  Le  possesseur  d'un  fief. 

FiSABLB  :  Fidèle»  sincère,  confiant» 
qui  se  fie  \fideUs  ;  ei>  anc.  ProTenç. 
fizélffiziuL  m 

FizAUGE  :  £spérancty  foi  ^  fidélité» 


F  L  A  6o3 

sincérité  \fides ,  fideUtas  ;  en  ancîeii 
Pro  Y  •  /izaniat ,  /izèltat ,  /ïzo. 

FizANzoHEN  ,  fizëlmën  :  Fidèle- 
ment ,  avec  confiance,  avec  fidélité  ; 
fiduciaUter ,  fideliter, 

FizoïroMiE  :  Physionomie ,  mine. 

Flabe  ,  f label  y  flahiax  :  Conte  » 
sornette ,  discours  ,  fable ,  fabliau  ; 
fabula  y  fabeUa. 

Flâbbl  ,  fiable  :  Éventail  ;  fla-^ 
bellum, 

Flaboibe  ,  flaboyer  :  Réciter  des 
contes»  des  fables,  des  aventures; 
fabulari. 

Biais  an  fol  que  je  toîs  jonglant , 
Et  qui  ▼•  de  bourdes  jenglant, 
▲  chelai  est  li  pains  destral», 
Ordement  rit  tnjlaboiaru. 

Miserere  tm  Reclus  de  Maliens, 

Flâc  ,  f lâche  ,  flaque  ^flcuche , 
flasque  :  Paresseux ,  l&che ,  mou ,  afr 
foibli ,  languissant  \flaecidus  ;  en  bas 
Bret.flac. 

Fl  Ac  ,  f  lâche ,  flaische ,  flasche  , 
flascon  :  Bouteille ,  fiacon ,  petit  ton^ 
neau  ,  vaissean  à  mettre  du  vin  ;  lieu 
plein  d'eau ,  canal  ;  et  flèche  ;  en  bas: 
ULLfUicOfflasca;  en  Prov.  en  Lang. 
et  en  Espag.  fiasco  ;  en  Ital.y<arco/i^; 
en  AUem.  flasche ,  flesche. 

Par  un  tens  alaiment  nostres  exhilareix  cui 
tu  eonns  couTertlt,  U  fut  «iiroiex  de  aonSanior 
par  ke  U  portas!  el  nonstier  à  Tom  Den ,  dons 
▼aisselex  de  fust  plains  de  TÎn,  kl  del  pople 
sont  apeleit /Koiieiei. 

Diat,  de  Si  Grégoire,  liv,  b,  cK  i8. 

Quodam  quoque  tempore  exhilaratus  nos- 
ter  quem  ipse  couverstun  nostii  tramsmissia 
à  Domino  suo/uerut,  ut  Dei  viro  in  monsU" 
WtnÊom  nmo  pienm  dm  Rgnem  nmsada,  qum 
«N%i^  flaseones  *voeantur,  defnrreL 

Flacabohx  ^'ftae^irgue  :  Brocard , 
insulte ,  calomnie ,  injure ,  satire ,  in- 
vectives. Dana  le  ÎBLoman  de  la  Roset 
Malebouche  qui  est  ia  Médisance ,  en 
parlant  des  femi^es ,  dit  : 

n  n*est  anla  qni  ne  te  .rie 
d*tlc  ot  parler  d«  imiisritt 


I 


6o4  FL  À 

Cette  eit  pute,  eette  te  farde  , 
Et  eette  folement  se  garde  ; 
Cette  est  Tilaine^  cette  ett  foie. 
Et  cette  nicemeat  parole. 
Male-boiche  «{ai  ri  nt  nVtpargne, 
Trenve  ea  chateon  qvifXt^Jlacargne. 

*  Roman  de  lu  Rote,  vert  39x9. 

Dans  quelques  Mss.  on  trouve  hei^e 
an  lieu  de  flacargne;  ils  ont  tous 
deux  la  même  signification. 

Flachk  ^/îac}ùer,flachis,  flaque, 

flaquet  ^flaquit ,  flasque ,  flasquis  : 

Elang ,  eau  qui  ne  remue  point ,  qui 

ne  coule  pas  ;  et  lâche ,  selon  Borel  ; 

flaccida  ;  en  bas.  lat.  flachia. 

FlÂchiLe  d'eye  :  Quantité  d*eau 
que  l'on  jette  tout  d*nn  coup  ;  on  s'en 
Krt  encore  en  Bourgogne. 

FLACBi.hyflachet:  Espèce  de  b&ton. 

ThkcovnzK^flacconerffàuconer  : 
Boire  à  Fallemande. 

Flarl  ,  f/ageau,  flagel  »  flaiel , 
flayel:  Fléau  à  battre  le  bled  ;  traverse 
d'une  balance  ;  peine,  châtiment,  pu- 
nition, tourment,  souffrance  ;/y<i^/- 
hun;  en  anc.  Vxoy,  fi^'hël^fiajhëL 

DoDce  mère ,  faîat  nottre  Sire, 
D^ontre  la  mer ,  d*outre  le  Rio , 
Yenront  partant  li  pèlerin 
De  quoi  apart  Tottre  chapdle 
Faite  tera  plaiaant  et  beDe, 
Et  ponr  ce  qu'en  ti  grant  ponerte 
Cil  de  Soittont  Tont  unt  tofferte 
A  maatalent  m*ont  eteité , 
8*envoierai  teur  la  cité 
Si  grant /fotf/,  tait  crieront» 
£t  tuit  merci  Tout  prieront. 

Gautier  de  Comsi,  Iw,^^  chap.  x6. 


FL  a: 

Flaklee  ^flaeUez  :  Battu ,  lostig^ 
diàtié ,  affligé  ;  fiageUaius. 

Et  cil  «ealjlœhz  que  «Tant  alercat  •••» 
reignet  det  61  Itrael  par  let  deViaouv  de  Pl»> 
raon ,  ditannt  porqnei  ne  par  enpkt  «ta 
let  metoret  de»  teûlea,  ne  hier,  ne  U  d 
corn  aTant  ?    RUle  ,  Exode,  ek.  S  ,  «an.  i(. 


Gautier  de  Cornu,  «ir.  a  »  ehup.  x6.  ■ 

Flâsler  ^flaeller  :  Battre ,  fouet- 
ter ,  fustiger,  châtier,  affliger,  tour- 
menter ,  faire  souffrir  ;  fiageilare. 

honjlaela  Dien  Pharaon  et  m  maîtoon  de 
SMmlt  àtJtaeU  yen  Sarai  femme  Àbram. 

MiNe,  Geaàte,  ekup.  la^iierr.  17. 

I  • 

FlagellaTÎt'  OMitem  Dominât  Pharaonem 
plagia  maximit ,  et  domum  ejut,  propter 
Sarai  uxorem  jièmm» 

I 


Flagellatique  tunt  qui  _ 
fliorum  Israël ,  at  exactoribtu 
dicentibus  :  quare  non  impietî 
laterum  ticut  priât ,  née  keri,  mec 

Flagel  ^flageau  :  Fléau,  terreur, 
épouvante ,  effroi  ;  fUigeUum. 

Flâgsol,  flagel,  fiogeos ,  fia- 
ffsus  ,  flagiel,  flagos  ,  ftajeci,  fia- 
jeos  jftajos  :  Flageolet,  inslnment 
de  musique  à  bec  pour  la  guerre,  et 
pour  apprendre  a  siffler  aux  oiseaux; 
de  flagellum,  petite  branche,  ptr 
opposition  à  la  flûte.  Cette  étyso- 
logie ,  donnée  par  Barbazan ,  est  pré- 
férable à  celle  du  Grec  w^ttyla9>êt^ 
flûte  traversière ,  mot  composé  de 
w?smyiêç  ,  oblique ,  et  d'tîvXar ,  flûle. 
Flajos  de  saus  :  Petite  flûte  de  saule 
dont  les  enfans  se  serrent  i  la  CMm- 
pagne  ;  cet  instrument  est  cité  diai 
le  temps  pastour  de  Guillaume  Ma- 
cbault ,  comme  faisant  partie  de  oeu 
employés  a^ec  l'orchestre.  Ces  mots, 
au  figuré,  ont  signifié,  coûtes t*<K^ 
nettes ,  amusettes ,  railleries. 

Lort  r*oiMiea  trompée  aoder, 

Cort,  taboart,yf«|gintf,  etehtvraUi, 

Et  Teitsiet  d*etpéet  netea 

Gete^  en  dirertet  manîerca 

Braa  enciter  * ,  et  fendre  chierce. 


*  Dana  Tédition  de  l*Hîat.  de  S.  Loait,|tf 
Dooange,  pag.  160,  il  y  a  emtùer,  an  faa 
d*eneiserf  mait  il  a  mal  In  :  c*eat  iaciaer,  cae* 
pars  du  ~    ' 


'  VhkciiOTii^K  jfUtgeoUer ,  fiagoOer, 
ftaJeoler,fla/oUer  :  Jouet  du  flageo- 
let; et  tromper^  mentir,  laii^  èti 
contes  pour  surprendae ,  railler ,  le 
noqoer ,  conter  des  sorneltes.  Dans 


FL  A 

la  farce  de  WUieliv,  ce  dernier  fait 
la  leçon  à  sa  femme  pour  parler  an 
l>|»pier  : 

Eéhél  ce  ii*eil  |Mf  maioMiiiiit 

S^erex  toiu)^iii1  iault  rigoUer, 
t  le  me  lalutz  JlageoUir , 
Ctr  îl  ii*eD  aura  antre  chose. 

Ls   DmAfisa. 

n  CB  Tient  tont Tenant, 
]l*a  paa  la  moyti^  d*ttn  quart  dlieore  ; 
DelÀTres  moy  i  Oea ,  je  demenre 
Beaucoup.  Sa ,  tant  ^suJlagoBer, 
Mon  argent. 

GUII.X.XMSTTX. 

Eb  I  uuu  rigoUer 
n  n*eat  pat  tempe  que  Ten  rigoUe. 

Flâgboleux  y  flagoUeur ,  ftajo" 
'êeuas  :  Joneur  de  flageolet  ;  et  men- 
taar,  contenr  de  fornettes ,  de  men- 
fongeS)  trompeur  ;  vicieux,  mécliant, 
criminel;  le  flagiùosus  des  Latins.. 

FLiGEaADB  :  Espèce  d'arme  of- 
CensiTc. 

Flaoixule  ^flagieuUe  :  Le  gosier , 
le  larinz ,  la  glotte ,  le  gosilion. 

Flaoollxhkiit:  Action  de  jouer  du 
flageolet  y  et  le  son  de  cet  instrument. 

Flaoobkbe  :  Parler  à  Toreille  , 
£ûre  sa  cour  aux  dépens  des  autres , 
dire  des  inutilités ,  bayarder ,  conter 
•des  sornettes.  Dans  la  farce  de  Pathe- 
lin ,  Guillemette  contrefait  Taffligée , 
et  dit  au  Drapier  : 

HéUiISire, 

Chacun  n*a  paa  ti  faim  de  rire 
Comme  Toni,  ne  àitflagomer, 

Flagobhbbib  :  Tromperie,  subtili- 
té, mensonge,  mauvaise  plaisanterie. 

Flaoobnbub  :  Rapporteur ,  ba- 
Tard ,  conteur  de  sornettes ,  homme 
qui  impatiente  par  des  discours  inu- 
tiles et  méchans. 

Flaoossb  (poire)  :  Poire  molle ,  ce 
mot  est  encore  en  usage  dans  la  Bour- 
gogne. 

Flabutbub  :  Joueur  de  flùta  et 
d'instromeos  à  vent  \  fUtulator, 


FLA  «o5 

Flaibl  ,  flajel  :  Fléau  à  battre  la 
bled  ;  châtiment ,  peine ,  punition  ; 
JUagelium. 

Flaikx  :  Taie ,  enveloppe  d*oreil* 
1er  ;  dans  quelques  provinces  il  signi- 
fie lit  de  plumes ,  matelas. 

Flaiolbb  ,  lisez  flqjoler  :  Causer  » 
jaser,  dire  des  sornettes. 

Voua  ne  pores  de  lui  partir , 
Tousjour»  entttàblejiof'oietf 
Ne  m1  que  roua  entrcTOules. 

Moman  tk  la  Rotê. 

Flair  ub  vent  :  Respiration  ,  ba- 
leine. 

Flaxeeue  ,  fiair,  fUùror  :  Odeur, 
saveur.. 

Lea  roeea  lelooc  les  ortlei , 
l*Ie  perdent  mie  lor  biantë  , 
Ne  lorJlaUw,  ne  lor  bonté. 

Bible  Guiot, 

Flairie  ^out /raine  :  Confrérie, 
association  pieuse. 

Flaieier  :  Rendre  une  odeur. 

Flais  :  Fagot  de  menu  bois  pour 
pécber  ;  d'oii/laitieur,  celui  qui  s*eM 
sert. 

Fi^ascuE ,  /iasAe  :  Bouteille,  ton- 
neau, vase  à  mettre  du  vin.  F.  Flac. 

FLàM^/ïambe  :  Flamme  '^/ÎUunma^ 
en  bas  Bret.  fiant. 

Flai^ange  :  Flamande. 

Flahahs  ,  flamant  :. Ardent ,  em- 
brasé, allumé,  flamboiant;^/2a//imâiw. 

«    He  Btez  !  en  quel  tant ,  en  quel  lin 

Se  prouirerent  diii  doi  amant 
«    Coffl  e»toient  lor  cutr^fiamant. 

Et  dealer  aprèa  Diuu  haitlu. 

Misertn  du  Meebu  de  Molùns,  strophe  «7. 

F1.AMBÂVT  :  Oiseau  pbcenicoptèro 
qu*on  nomme  flammant ,  i  cause  de 
la  couleur  de  son  plumage  d'un  rouge 
vif  et  comme  flambant  ;  cet  oiseau 
varie  en  grandeur,  en  grosseur  et  en 
couleur,  suivant  son  Age  ;  dans  l'état 
parfait,  il  a  plus  de  quatre  pieds  de 
longueur  du  bout  du  bec  à  celmi  de 
la  queue. 


to6  F  L  A 

FLAXBiftD  :  Flambeau,  morceau 
de  bois  desséché  et  fendu  par  le  bout, 
pour  qu'on  puisse  rallumer. 

Flâmbaes  .Jlambart:  Feux  volant 
ou  follets,  qui  paroîssent  sur  les  eaux 
à  la  fin  de  Fautomue  ,  autrement  le 
Feu  de  S.  Elme  ;  bâtons  enduits  de 
cire  que  Ton  portoit  aux  funérailles , 
torches  ou  tortis  de  paille  ;  morceaux 
de  bob  qui  se  trouvent  dans  le  char- 
bon et  qui  n'ont  pu  se  brûler ,  ce  que 
Ton  nomme  à  Paris  fumerons,  et 
dans  quelques  provinces  flamerons  : 
dans  la  ville  de  Dreux  ,  on  appelle 
flamharsàt%  morceaux  de  bois  séchés 
au  four  ;  anciennement  les  liabitans 
de  cette  ville  les  porloient  enflammés 
le  soir  de  la  veille  de  Noël  dans  tous 
les  carrefours  et  le»  rues  de  la  ville, 
«n  criant  :  Noël  y  Noël. 

Flambe  :  Flambeau  ;  àeflamma  , 
flamellum, 

Flavrfr  :  Reluire,  faire  de  la 
flamme,  étinceler,  jeter  des  flammes  ; 
flammare, 

Flambkkge  :  La  bonne  épée  de 
Regnault  de  Montauban. 

Flambxter  :  Flamber,  passer  légè- 
rement sur  la  flamme. 

Flamkchb  ,  flamechécy  flamme^ 
che  :  Bluette,  petite  flamme,  étincelle 
de  feu  qui  s'élève  en  l'air  et  qui  se 
convertit  en  cendres ,  parcelle  de  co- 
ton qui  tombe  de  la  mèche  d'une 
chandelle,  lorsqu'on  est  trop  loirg- 
temps  sans  la  moucher  ;  flammula, 

Flamengant  ^fUimenge ,  flamcn- 
géant ,  /îamengue ,  /lnmwga/ie,//a- 
minjantyflairdnjuc  :  Flamand  ,  habi- 
tant de  la  Flandre,  né  en  Flandre; 
Flamingus. 

FLAMEif GEL  ,  flotnenjcl  :  Conteur 
de  fleurettes ,  doucereux.     ' 

Flahenghebie  :  Le  pays  de  Flan- 
dre ,  chose  fuite  eu  Flandre  \  de 
^Flandria, 


Flaxee  :  Ou^ir  avec  rinstnnm 
de  chirurgie  appelé  fUummeOe, 

Flam  EaoH ,  flameroles  ,  flammt- 
rôle  :  Chandelle ,  lampe ,  lumière, le 
feu  S.  'Slmt\/lammeoiMU,/iammi^. 

Flam icHE ,  fltunique  :  Espèce  de 
gâteau  ou  de  galette  qu'on  fidt  caire 
en  chauffant  le  four. 

Flammaht  :  Flamboyant,  brélait, 
embrasant  \/lammans. 

Fl  Air ,  flamuse ,  /ïamusse,  /kme , 
flanchet  ,  flandrelait  ,  fUmdreUt, 
flanet ,  /lange ,  flans  ,  flaom,  ^ fiait' 
niard^  flauson ,  flausou^  fUuatm, 
flawon ,  fUm ,  fïoun  .*  Sorte  de  ^- 
teau ,  pièce  de  pâtisserie  qui  se  ùk 
avec  de  la  farine ,  du  beurre ,  du  hit 
et  des  œufs;  en  bas.  lÊLt,/lado,/kM' 
to.  Barbaxan  pense  que  ce  mot  de 
ftan  j  soit  gâteau  ,  soit  les  flancs  de 
l'homme  ou  des  bétes,  vient  du  Latbi 
flaius ,  vent ,  souffle  ;  les  gâteau , 
ajoute-t-il ,  ne  sont  que  du  vent; les 
flancs  respirent  et  aspirent  toujotn. 
Dans  la  première  acception  de  ce 
mot ,  son  nom  auroit  pn  venir  de  sa 
couleur  jaune,  et  formé  de/lavem. 
Borel  rapporte  que  oe  sont  die  petites 
tartes  dites  ausiifàuuireleir,  on  phi- 
tôt  flans  de  lety  pour  avoir  été  inven- 
tées en  Flandre.  Or,  dît-il ,  elles  sont 
faites  de  lait  et  d*œufs  mêlés  ensemble 
et  mis  en  pâte:  On  les  cuit  aussi  sous 
le  même  nom  entre  deux  plats.  Tes- 
time ,  continue  Borel ,  qu'on  appdoit 
ces  gâteaux/2ffo/if,  et  on  l'a  prononcé 
£ans,  comme  on  dit  pour  faons,  fans; 
paon,  pan;  Laon,  Lan;  et  cequi  le  coa- 
firme ,  c'est  qu'on  les  appelle  en  Lang' 
de^flaones  yflounes  ,flausous^flaih 
■sones.  On  appelle  aussi  vniflausou, 
.un  homme  fort  délicat  et  mignanL 

Par  trcitor  \^%  mIox  que  IVn  proie, 
S'il  ne  »e  deffent  de  lamproie , 
De  lax,  de  aaumon,  ou  d'angiJlle., 
S*eBlt  putC  trorer  en  la  TîUe, 


FL  A 

irtM,  on  à»fiaom» 
romaget  en-flaoM. 

M  MaTent  tabrodi**  • 
,  brooeU  et  m%  po!MO0i , 
/fojii,  et  oiui  |K>chet , 
rix  en  to«t«e  MÛfoni. 

Meurtrière,  canonnière, 

,  petite  embrasure  prati- 

TépaUseur  d'un  mur  pour 

ennemi. 

ET  :  Flanc ,  c6té. 

[AU s  :  Couverture  et  orne- 

ndeaux  d'un  lit;  àt/lan- 

[EUE:  Armure  qui  cou vroit 

ps. 

[R  (se)  :  Porter  la  main  au 

té,  le  serrer  avec  la  main. 

flond  :  Rouge ,  vermeil , 

de  feu  ;  àtflamma. 

Les  c6tës,  les  flancs;  de 

selon  Barbazan ,  de/latus, 

oyne  Hellef pontine , 
i  le  cliamp  Troyen  fu  net , 
ta  et  moottra  kigne 
acte  Vierge  sacrée  : 
le  sa  digne  pourtée , 
•ulx  Jhestu  en  %t%  fiant, 
latiT  cent-soixante  ans. 

Le  Miroir  des  Danus. 

Pièce  de  métal  propre  a 
,  àtflando  y  selon  Borel. 
flaquais^f  laquée  :  Grande 
'au  que  Ton  jette  tout  d*un 
nruit  qu'une  chose  fait  en 
:anal ,  petit  braa  de  ri- 
e  d*eau  ,  eau  dormante. 

:  Jeter  de  l'eau  à  la  figure 
un  ;    lancer ,  jeter  avec 

,  :  Odeur,  sentiment  ;  d'où 
verbe  y/«//Tfr. 
»,  flasconet  ,  flafcou  : 
'âsa  il  beire  ;  d'QÙ/las^oU" 


F  L  A  «of 

iet,  petit  flacon  ;  àt  fiasco,  fUucula, 
petite  bouteille. 

Flasque  :  Vain ,  mou ,  lAche  ;  Bar- 
bazan le  dérive  à^flatus,  plein  de 
vent.  Voyez  Flac* 

Flassadier  :  Ouvrier  qui  fait  les 
flassades  ou  couvertures  de  lit. 

Flassaib  :  Lourdaud  «  gauche  , 
nigaud. 

Flassar  :  Couverture  de  chevaux» 

FLASTim ,  flastrer  ^flastiir  ,fUiiir, 
fUurer,/hunr,fiestrir,fleutrier:  En- 
foncer, plonger,  engloutir,  jeter  avee 
violence,  abattre,  faire  plier  ,dompter« 
assujétir ,  laacer ,.  frapper ,  ponsaer\ 
faire  tomber,  marquer  d'un  fer  chaud; 
fUtccescere^fiMCCtre  yflectere;  en  ba» 
Bret./Zeurina  /  en  Lang.  flatri.  De  là 
le  terme  du  palaia ,  ftaiuir  d'un  fer 
chaud  un  criminel.  Flastrer  un  ckitn  : 
ht  marquer  d'un  fer  chaud  lorsqu'il 
est  mordu  d'un  autre  chien ,  de  peur 
qu'il  ne  devienne  enragé.  Cette  der- 
nière cérémonie  se  faisoit  à  S.  Denis^ 
de-la-  Chartre. 

Les  petit  eafiM  prenoient  par  lee  ptez  et 
les  fiatissoient  aiu  ruches. 

GuilUuone  de  Tyr^fol  968 .  i?'. 

Or  escontcs  com  je  fnd  font. 
Et  esperdn^,  et  entrepris, 
Ke  un  plain  bacin  dVwe  pria  » 
E  sur  le  perron  ïkfiati  : 
Maia  si  le  cid  ont  bien  glati 
Et  euToié  fbdres  en  terre , 
Lors  dabl%  la  noiae  e  la  guerre. 

Toumoiememt  d'jÉMuen'ttL 

Le  sanglier  te  rerencba 
Com  ilere  et  orgncHlensc  beste  » 
Contre  Adonis  escont  la  teste  ,    . 
Ses  dens  en  Taine  Ufiati, 
Son  groing  estort,  mort  fabati. 

Roman  de  la  Rote. 

FiASTEiB  :  Sorte  de  mesure  poujt 
les  liquides. 

Flat  :  Coup ,  soufflet ,  Upe  ;  de 
flaHiU. 

Flativ  :  Couteau  de  podie  pliant 
et  tEunanchi  àm  •cm* ,  ainsi  apptié 


6o8  F  L  A 

du  nom  de  Tinventeur ,  coutelier  de 
Saint>£tienne  en  Forez. 

Flatte  :  Bouse  de  boeuf  ou  de 

Tache. 

Flâubbr  :  Rosaer,  battre,  étriller; 

flectere, 

FLAucHEua  :  Babillard  »  bavard 
perpétuel  ,  qui  cause  à  tort  et  à 
travers. 

Flauniaede  :  Sorte  de  pâtisserie , 
flan. 

Flâustb  ,  flaute  :  Flûte ,  instru- 
ment de  musique  ;  fisiula. 

Flaustebe  yflastewr,  flausteur  , 
flauiere  ,  /ïautcur  :  Joueur  de  flûte , 
au  figuré,  flatteur ,  trompeur  comme 
un  chasseur  qui  siffle  les  oiseaux  pour 
les  surprendre  dans  les  lacs.  Barba- 
san  dérive  ces  mots  de/laiitf ,  vent , 
ou  de/istula.  L'auteur  du  Roman  de 
la  Rose  observant  que  les  vieilles 
femmes  sont  plus  trompeuses  et  ru- 
sées que  ne  le  sont  les  jeunes ,  dit  : 

Que  ne  lont  lei  tendres  pncelle» 
Qui  des  «gais  point  ne  se  doutent , 
Quant  les  fiauteurs*  e»coutent,    *  aliai 

Jlauteres 
Aini  croient  que  barti  et  guUe 
Soit  aofsi  Trai  com  CTangile, 
Car  onquef  n>n  furent  eachaudéea  ; 
Ifais  l(*i  durea  vieillef  ridées , 
Malicieuses ,  et  recuites , 
Sont  en  Tart  de  barat  si  duites. 

Roman  de  la  Rose, 

Flautele  :  Petite  flûte ,  flageolet. 

Flauzon.  Fojrez  Flait. 

FlavaÀ  :  Jaune,  de  couleur  jaune; 

Flavk  :   Foible  ,    pusillanime  ; 
flexibilis. 

Biais  nos  Teons  mainx  poures  cnj  cm  n*en 
«troTeroit  mies  de  tlflapê  cner  et  si  tristes ,  si 
cnm  roi  ne  doverotent  mies  estre ,  et  roi  de 
ciel  s.*il  Trajre.poncrteit  avoinit. 

Serm.  de  S,  Bernard, /oL  14. 

Fîdemwt  autem  pintpetet  aliquos,  qui  si 
dw/wn  habêrentptmptHtUnné  non  tidÊO  pa^ 


FL  A 

taianimea  {mênirentur  mt  tfktÊ» ,  mi  fttè 
reges ,  et  reget  eedi 

Flavbl  y  flaveteau  :  Cet  mots  se 
signifient  pas  une  sonnette  conme  le 
portent  plusieurs  Glossaires,  maii 
bien  un/lagel,/à^ely  flageolet  {For* 
Flaceol)  ,  par  le  changement  très- 
ordinaire  du  g  en  V'  Si  leurs  autean 
avoient  lu  attentivement  ce  passage 
qu*ils  ont  rapporté  ,  ils  auroient  la 
qu'on  n'avoit  jamais  fait  de  sonneUei 
en  bois. 

Puis  prent  sa  mus«  et  ai  traTaîlle 
Et  WOTX  Jlavel  de  comoaille  « 
Et  espringue  et  sautf-Ue  et  baie  y 
£t  fiert  du  pie  parmi  la  sale. 

Roman  de  ta  Rose,  'vert  2969. 

Dans  rédition  de  l'abbé  Lengkt  Du- 
fresnoy,  le  second  vers  est  ainsi  : 

Aux  inscrumens  de  comonaOle. 

Dans  l'édition  gothique  de  Nicolas 
Desprez ,  sans  date ,  il  est  le  même. 
Dans  mon  Mss.  de  ce  Roman  «  il  7  s: 

Et  son  /iajos  de  comoaile. 

Et  dans  le  texte  de  M.  M***. 

Puis  prent  sa  muse  et  ae  traTaiUe 
As  esUves  de  comoaHIe. 

Fers  1x553. 

Flavel.  Fojrez  Fabbl. 

Flavblace  ,  flavele  ,  flaxftUafe^ 
ftavelle  :  I*lalterie ,  mensonge ,  sor- 
nettes ,  contes  en  l'air,  discoiirs  pour 
tromper,  pour  surprendre.  Baibt- 
zan  pense  que  ces  mots  peuvent  venir 
àtfasfilla,  étincelle,  vapeur  ,  Ifeée. 
Borel  dit ,  d'après  le  Roman  de  li 
Rose ,  que  flasteles  «ont  certains  oi- 
seaux ,  que  les  Latins  appeloient  i«* 
beculœ;  Û  se  trompe,  et  pour  le  prou- 
yer ,  je  rapporte  plusieurs  citatîoiii 
de  ce  Roman  où  ce  mot  est  employé. 
Ce  qui  paroit  l'avoir  induit  en  erreur, 
c!est  le  passage  que  j*ai  rapporté  aa 


FLE 

mot  caUndrt,  où  il  paroit  signifier, 
assemblée ,  multitude. 

C*est  ceUe  aas»i  qui  les  trîcbeim 
Fait ,  et  caïue  les  faux  plaideurs , 
Qui  maintes  fois  par  iewrJiaveUes, 
Ont  aux  TarleU  et  aux  pnceUes , 
Leurs  droites  héritez  tollues. 
thman  de  la  Rose,  parlant  de  la  eowoitUe, 

Ha!  Bd-acueill  je  sai  de  Tolr 
Qu'ils  tendent  à  tous  deceroir» 
Et  faire  tant  par  leur^/lore/Zv^ 
Qu*îl  TOUS  traient  à  leur  cordieDe. 


Et  maint  par  tel  barat  plorerent, 
Qui  onques  par  amour  n*amerent , 
Aios  deceroient  les  pucelles. 
Par  leurs  pleurs  et  par  Xtnrt  fUwelUs. 

Roman  de  ta  Rose, 

Flâtbur  :  Odeur. 

Flatau  ,  flayel:  Fléau  à  battre  le 
bled  ;  barre  de  fer ,  traversier  d'une 
balance  ;  flagellum, 

Flebe  ,  fleble  :  Foible ,  débile  i 
qu'on  peut  plb jer  ;  flexihiUs. 

Flbbile  :  Qui  est  digne  d*étre  re- 
gretté ,  d'être  pleuré  \flehiUs. 

Flschibr  ,  flegier  :  Ouvrier  qui 
fabriquoit  des  flèches  et  des  arbalè- 
tes ;  en  bas.  \aX,flechanus,flechiarius, 

Flechieees  ,  yZeciierex  ;  Branches 
d*arbres  entrelacées  ;  àeficctere* 

Flechissable  :  Souple ,  flexible , 
pliant ,  ployable  \fLexihiUs. 

Flechissableté  :  Flexibilité,  sou- 
plesse ;  flexibiUtas, 

FliLchissaument  :  En  ployant ,  en 
fléchissant  ;  flexihiliter. 

Flée  ,  flect,  flet ,  flict  :  Endroit 
que  la  mer  couvre  et  abandonne  dans 
aon  flux  et  reflux  ;  /ieium. 

Flébe  :  Battre  avec  un  fléau. 

Flegaed  ,  fUgart  :  Lieu  public , 
grand  chemin ,  marché. 

8e  aocun ,  pique ,  fouit ,  ou  houe  an  fond ,  et 
•B  la  terre,  onJUgard  d'aucun  Seigneur  féo- 
dal ,  on  empesche  iedliflegard  en  le  doant  on 
appropriant  à  lui  sans  le  congié  dadit  Sei- 
gneur,  il  commet  amende  de  is  s<^. 

AnàenmCoutÊomêaBomkmoîs. 
1. 


FLE  6oQ 

Flbmmb  :  Flamme  \fUunma. 

Flerb  :  Espèce  de  coutil. 

Flboit  :  Ruisseau ,  fontaine ,  pe- 
tite rivière,  fleuve  \fluTntn^flus4ola  i 
on  prononçoit  ce  mot  comme  s'il  eût 
été  écrit  yZffiiPo/i. 

Glorieux^teoii,  glorieuse  ère, 
Qui  tairai  ce  qu*Adam  et  £▼• 
Ont  par  leur  pechié  ordoié  ; 
Tu  tronras  au  gastel  la  fera , 
Et  met!  en  bûche  seiche  sève , 
Par  les  mots  qui  sont  desploié 

Sur  toi • 

Testament  de  Jehan  de  Meung, 

Flbpxbe  :  Fripier;  etfîesperie^ 
friperie ,  habits  ou  meubles  raccom- 
modés. 

Flesg  :  Mot  imitatif  du  bruit  que 
fait  un  fouet  en  claquant. 

Flesque  :  lieu  plein  de  boue ,  de 
fange ,  mauvais  chemin.  Foyez  Flac. 

Flestb  ,  flestre  :  Fistule ,  maladie 
de  la  fistule  ;  morhus  fistularis* 

Flestee  :  Flétri ,  pourri ,  livide  » 
corrompu;  àtflectere ,/îacccscere. 

Tes  damages  est  trop  apers, 
Td  norris  un  tov%  jtestre  et  pers  , 
Un  ort  oisel  y  Tas  couTant, 
Tu  seras  riande  de  vers. 
Quant  seras  en  terre  couTert. 

Le  Reclus  de  MoSens,  fol  ^RT. 

YvKT%  ^  fletie ,  fleute  :  Bateau  » 
nacelle ,  barque  longue  et  étroite;  du 
Grecpled,  je  navigue ,  dont  on  a  fait 
pUkèSf  nom  Grec  du  poisson  que  les 
Latins  ont  nommé  y7M/€i. 

Fleum  :  Rivière  ,  fleuve  \ftumen. 

Fleuhatique  :  Flegmatique,  abon- 
dant en  pituite  ;  froid ,  tranquille , 
plein  de  sang-froid ,  difficile  à  émou- 
voir. 

Fleum  B  ^flume  :  Flegme ,  pituite  ; 
tranquillité ,  sang-froid  \flegma;  du 
Grec  ^xiyftm  ;  en  bas.  lat.  fleuma  ; 
en  bas  Bret.  fUm, 

Fleubette  ,  florette  ,  floureUe  : 
Espèce  d*étoffe  mouchetée  ;  sorte  de 
monmne  qui  valoit   vingt  deniers 

Qq 


6io  F  L  O 

toamois  on  seize  deDiers  parisis  ;  de 
/lo$  y  floriê. 

TLhVKii%w.  9 /lorûme  :  Passion, 
manie  des  fleurs. 

FLEtaoTTEE  j  fleuronner  :  Jeter  , 
pousser  des  fleurs ,  couronner ,  gar- 
nir ,  orner  de  fleurs ,  fleurir. 

Qoant  Mt  éa  Cfjrp*,  my  e»t  i|iie  itiuJii  l'as , 
Bfaift  de  ton  brait ,  où  janaît  ■*«■!  frirole , 
Maiigré  tciD  dmrd ,  partout  le  mtmAw  il  vole 
Toiujoar»  croMcaut ,  commit  Ir»  t^ifitmrxmne. 
Marot,  compkâttte  à  la  Jtort. 

Fjleuste  :  Lamproie ,  poisson  qui 
a  des  trous  \fluta, 

Fleiste  :  Flûte,  instrument  de 
musique,  à^flao,  je  souffle,  ou  de 
futula. 

DeTant  la  DamoîacUe  alolt  ang  IwnuDc  tout 
chann ,  a jant  longae  barbe ,  qui  en  m  main 
tcnoît  nng  tamborin  monk  grant ,  et  une 
fieuiU  d*ot.  Dance  aux  Aveugles. 

Fleve  ,  flewc  :  Foible  \flexibiUs, 

Flic  ,  fUch  ,  fUche  ,  fUque,fUs  : 
Flèche,  arbalète  ;  tranche  de  lard 
coupée  en  long.  D.  Carpentier  dit  que 
c'étoit  aussi  une  sorte  de  redevance 
payée  en  flèches  de  lard ,  ou  par 
abonnement  en  argent.  L'on  est  assez 
partagé  sur  Torigine  de  ce  mot.  Bo- 
rel ,  d'après  Ménage ,  le  dérive  de 
rAllem./ZfVi  ,/à'tsch  ;  le  Père  Labbe , 
de  flexa  ;  d'autres  à^flexus  ;  enfin 
d'autres  le  tirent  àefloccus,  à  cause 
du  petit  flocon  de  plumes  qui  est  au 
bout. 

Flieve  :  Lancette  de  chirurgien  ; 
phlebotomum, 

Fnif  :  Pierre  de  foudre.  Monet 
dit  qu'elle  servoit  à  aiguiser  les  épées. 

PYo  :  Nombre,  troupe,  multitude, 
affluence ,  grand  nombre  ;  le  gros 
d'une  armée  sur  terre  et  sur  mer  j 
fluctus, 

Crestieni  leur  ncbtelet  dreceat , 
\jt  flo  d*eu8  auk  crrBîaus  les  plante. 
Là  en  i  a  pini  de  toi)»satite  , 
f^%  aicDçoBgea-fti  n'aeneilioas , 


FL  O 


Serjacf  qn 


Hé*  de  gnaijlo  ^  i^i 
lert  la  rire  tôle 
Parcoi  Fnncboi*  aa 
Entrent  en  batiaos  et  cm 


cols  les  lai 


Floc  ,  /iocke  ,  flochèe  ,  fl 
au  pluriel  fiocdatut  .*  Houpp 
cou ,  chose  velue,  velontée ,  ce 
de  duvet ,  d'un  poil  fin  ;  /! 
froc  ,  habit  de  Bénédictin  \/l 
dit  aussi  pour  mare. 

Flochee  ^flochetter  :  Tom 
former  en  flocons  ,  conme  le 
neige  ;  en  bas.  la  t.  fîoccare, 

Flocs  :  Flot ,  agitation  de 
fluctus. 

Mais  Ten  reroit  «ti  terre  ancane 
Fiocs ,  et  sont  de  mer  inridrat 
Fz  lîeuz  où  !bc  tont  presideni  : 
Ce  puet  réoir  cbascnn  et  cfaaao 
*  Codieile  de  Jehan  de  Mnmg,  t 

Floflotee  :  Etre  agité  con 
flots  de  la  mer,  faire  on  rem 
bruit  pareil  à  celui  d'une  ri 
d'un  fleuve  battu  par  la  ter 
d'une  chose  qui  frappe  conti 
autre. 

Floixtuee  :  État  florissan 

Floiee  :  Fleur,  bouquet  ;/ 

Floirituee  ^fioriture  ,/1om 

Parterre,  jardin  rempli  de  \ 

florandum;  et  gloire,  état  d*an< 

florissante. 

Floive  :  Foible ,  débile  ,  la 
sant  ;  flcrihiUs, 

Qaant  voit  qne  mon  •!  le  ioapn 
Ke  qu'à  nului  pitié  n^n  preaty 
Ainx  là  gete  toz  li  nona  puer, 
Mniilt  gr:iDt  ilolor  a  à  son  cner. 
Se  meffais  gehist  et  recorde  , 
Et  blasme  aoi  et  sa  rie  orde  : 
k  floive  Tois,  piteuse  et  bcuac. 
Requiert  et  prie  Kostre  Dame, 
Que  sequcure  m  lasae  dame  , 
Moolc  teartmeat  plwira  «t  sao^ 


FLO 

Et  rorlton  comcace  k  dire 
C'otée  ftToit  si  longnemeat. 

Gautier  de  Coinsi,  Iw.  i ,  chap»  3o. 

Flon  ,  flox  :  Flux  de  ventre  ;  flu- 
xio  ;  en  bas  Bret.  flucz* 

Flon  E  ,  f tonne  :  Bouqnet  d'aulx 
ou  d'oignons. 

Floquer  :  Flotter. 
Fhok  ^/iour:  Fleur,  bouquet  y/tos, 
yioris  ;  eu  bas  Bret.  flour. 

En  mai  la  ronaée ,  que  neit  la  fior^ 
Quf!  la  rose  est  bêle  au  point  du  jor. 

Parmi  celé  arboie, 

Cil  oiselon  sVarouent 

Kt  maincnt  grant  baudor , 

Quant  j*oï  là  leur  joie , 

Por  rien  ne  m*i  tendroie 

D*amer  bien  amor. 

XU^  Chanson  du  Rojr  de  Navarre, 

Floraux  (jeux)  :  Jeux  institués  en 
rhonneur  de  Flore,  déesse  des  fleurs. 

Florence  :  Florin,  sorte  de  mon- 
noie  d*or. 

FLORENci  ;  Fleurdelisé,  marqué 
d'une  fleur  de  lys,  suivant  Borel. 

FLOREiréK  DE  TERRE  :  Espace  de 
terre  qui  rapportoit  un  florin  de  re- 
venu f  comme  la  denerée  rapportoit 
un  denier. 

Florete  :  Petite  fleur. 

Floreti^  :  Semé  de  fleuri ,  peint 
de  fleurs  ,  selon  Borel. 

Flori  yflorié ,  f  loris ,  flouri  :  Qui 
est  en  fleur,  brillant,  émaillé;/7o/'â/i//. 

Moult  est  biaus  M  fions  sens , 
Ne  pert  pas  c*on  doire  Téoir 
De  flour  si  blanche,  fruit  si  noir, 
Corne  il  est  aprè»  devenus. 

Le  Reclus  de  Moliens. 

Flori w, //ott/Y/i .-  Petite  monnoie 
qui  avoit  diverses  valeurs  ;  de/lore- 
nus;  car,  dit  Borel ,  le  florin  d'or  va- 
loit  21  sols,  et  celui  d'argent  i5  sols. 
Monet  les  met ,  en  France ,  le  premier 
à  3o  sols ,  et  Tautre  k  iT,  sols.  Il  y  en 
avoit  en  Allemagne,  continue  Borel, 
de  35  et  40  soU;  ils  ont  ce  nom,  ou 


FLO  611 

k  cause  de  la  fleur  gravée  sur  iceux , 
ou  à  cause  de  la  ville  de  Florence ,  où 
Ton  flt  cette  monnoie  ;  les  premiers 
y  furent  frappés  Tan  1 25o. 

Flori R ,  ftourir  :  Fleurir,  être  en 
fleur  \florere;  et  au  flguré ,  blanchir 
de  vieillesse. 

Tantost  corn  U  homs  naîst,  U  commence  à 

morir, 
Pou  pnet  forte  et  jooesse  en  home  seignorir, 
A  trente  ans  ou  quarante  prent  sa  teste  à 

florir, 
£t  d*ilec  en  avant  ne  fet  que  langurir. 

•  Test,  de  Jehan  de  Meun^,  vers  x65- 

Floriture  :  Moyen  de  fleurir , 
suivant  Borel  ;  et  gloire ,  splendeur, 
état  d'une  chose  florissante,  selon 
D.  Carpentier. 

Floron  :  Fleuron. 

Flos  :  Chaume ,  pâturage,  pacage, 
terre  inculte. 

Flossade  yflossaie^flossoie  :  Cou- 
verture. 

Flot  ,  /lœe ,  flotte  :  Troupe ,  af- 
fluence ,  foule  de  peuple ,  troupe  de 
gens  armés  ;  fluctm;  en  b.  Isit.flota. 

SoTçiit  s*aloient  amassant 
Les  Jones  gens  en  ceie  place, 
▲  U  pelote  et  à  la  ohaoe , 
Un  jor  i  ot  une  grant yZo/V, 
De  clerçonciaus  à  la  pelote , 
Devant  les  portaus  del*  Iglise 
Où  celc  ymage  estoit  auise. 

Gautier  de  Coinsi,  liy,  t,  çhap*  1%, 
Fonds  de  la  Fallière, 
Jadis  une  simple  vieiUote, 
Une  querele  li  sourvint , 
Dont  à  plait  aler  li  «ouTÎnt  : 
La  vieille  qui  pas  ne  radote , 
Fist  à  Dieu  prière  derote , 
Car  Dius  ot  rolentiers  tele  note; 
Au  jor  de  son  plait  à  court  vint , 
De  paonrs  tos  ses  cuers  li  flote , 
Car  contre  soi  vit  nnefiote. 
De  plaidéours  près  iusqu*à  vint. 

Roman  de  Charité,  strophe  14* 

Flot  et  ket lot ^/louct et rrflouct: 
liC  flux  et  reflux  de  la  raer;  flot  s'est 
dit  aussi  pour  train  de  bois. 

Flotte  :  Paquet ,  écheveau  de 
laine.  Mettre  en/lotte  :  Resserrer. 


6i?  FLU 

¥hov yflouet y  flous  :  Doux,  ten- 
dre,  délicat,  moUet,  suaye 'y fluidus» 
Peindre  flou  :  Peindre  d*une  manière 
tendre  et  légère. 

n  Tooj  a  les  yenlx  endormis. 
Ronges ,  et  le  corps  tant  maussade , 
Penchant  devant ,  la  couleur  fade , 
Les  jambes  aussi  menuettes 
Comme  fuseanlx ,  les  jon«s  retraîctes , 
n  est  si  tendre  et  ùjloutt, 
Qu^il  semble  à  le  Téoir  bien  souvent , 
Qu'il  eust  besoing  d*ung  coup  de  fouet 
Pour  le  faire  tirer  avant. 
CoquiUart,  MonoL  de  la  Botte  de  f oing, 

Flouette  :  Girouette  principale 
â*un  chàteam,  d'un  manoir;  àtfluctus, 

Flouin  :  Vaisseau  léger. 

Floup  :  Fouet  de  charretier. 

Flovk  ^iourée,flur:  Fleur,  plante, 
bouquet  yflos ,  floris,  Flour  de  ma- 
noyé  :  Coin  pour  frapper  et  emprein- 
dre la  mon  noie. 

Por  Terdurc ,  ne  por  prée , 
lïe  por  feuille ,  ne  -^or  flour 
Ifnl  chançon  ne  m'agrée. 

Chuns.  de  Gosse  Brûlez ,  Mss.  fonds 
de  Can^,  BibUot,  impér, 

Flouri&b  :  Farine ,  fleur  de  farine. 

Floubettk  :  Monnoie  qui  valoit 
1 6  deniers ,  et  qui ,  à  cause  de  son 
mauvais  aloi ,  fut  réduite  à  quatre  ; 
de  flos. 

Flou&issaihe  ,  fleuriste  :  Qui  a 
soin  des  fleurs ,  qui  les  aime ,  les  cul- 
tive ;  jardinier  fleuriste. 

Flou&on  ,  flouronc  ,  flourons  : 
Clou ,  furoncle,  &hcèi;fla'uncuius, 

FLOus^/7oi/x:Treffle,  sorte  d*herbe; 
trifolium. 

Floux  ,  flos  y  flox  :  Oiseux ,  pa- 
resseux ,  musard  ;  de  fluxus, 

Floyel  :  Fléau  à  battre  le  grain , 
fouet  de  charretier  ;  flageUum  ;  et 
affliction ,  chagrin ,  selon  D.  Car-» 
pentier. 

Fluânce  :  Influence,  écoulement, 
action  de  QQ\x\ev)/luxio,flu€ntia* 


FLU 

Flu^ttubr  yfluer  :  Couler^  t'éeoB- 
1er,  se  répandre ,  s^épancber,  balan- 
cer, chanceler,  être  dans  rîrrésols- 
tion  ;  fluere ,  fluictuare. 

Fluctusux  ,  fluctuos  :  Abondaat 
en  flots  ;  porté,  entrainé  par  les  flots; 
fluctuosus. 

Flue  ,  flues  ,  fluet ,  fbiet  :  Eau, 
rivière  y  fleuve  ;  fluwus  ,flumem* 


Quant  il  ces  choses  ot  dit ,  mânes  soi 
en  orison ,  et  li  oz  del  Duc  c j^dcvant  dit  par 
enhel  cnrs  parvint  âljluet  Valtariimm  par  w». 
DiaL  de  S.  Grégoire,  U»,  i  y  eh^.  x 

Quibus  dictis  protinus  se  im  ormùonem 
dédit  ;  cursu  autem.  rtuaido  prtedicti  inàs 
exercitus  pervenit  ad  flavium  qui  iwoaAr 
yulmmus. 

Flue  ,  flues ,  fluet ,  fluez  :  Écou- 
lement ,  inondation  ,  débordement , 
flots  d*une  rivière,  de  la  mer  \fluxui, 
fluxio. 

Or  ke  encor  plus  criés  chose  cet  qoaat  ge 
tnrbleia  des  f^tvoMmiez  ani  porteis,  ainsoa- 
kc  poisse  ja  véoir  To  port  coi  je  ai  bissiet. 
Diai,  de  5.  Grégoire ,  Ar.  i ,  dL  i. 

Quodque  adhitegravius  est,  dam  imunaaa 
flnctibus  turhatusjeror,  vix  jom  portsam  tï- 
dere  v€Ueo  quem  reliquL 

FhmVyfluem  ,fluins ,  fluis^flmxy 
flum  y  flume  ,  flun  ,  fluns  :  £aa , 
fleuve  ,  rivière  ;  flumen  ;  eo  ancien 
Vroy»  flum  y  fum;  en  Ital. /? amo. 

Fontaine  de  douçor  yflttns  de  miaéricorde , 
Ne  daingne  consentir  qu'à  nul  pechîé  n*amorde. 

FabLn^  7ai8,y!>/.  19a,  JPyCoL^. 

Lors  leva  David  e  tuit  li  poplea  ki  od  lu 
estoit ,  et  passèrent  le  Jlum  Jordan  jesqi*il 
ajurnad.  Le  livre  des  RoiSy/ôL  6a,  F^yCoL  1. 

Laiens  une  fontaine  nest , 
Qu'en  qutitrtfiuins  derisée  cet. 
Dont  li  uns  d  iaux  Foison  à  non 
On  Ganges  ,  ensi  Tapele  on. 

L'Image  du  Monde  ,  parlant  du  Paradas 
terrestre, 

Fluste  :  Instrument  de  musique 
à  vent ,  dont  nos  aïeux  avoient  plu- 
sieurs espèces  \fi$tula.  Fluste  de  Bre- 


FOC 

hmiffM  yfluste  de  Brehedngne  :  Petite 
flûte  de  Bohème.  Fluste  traversine  : 
Flûte  trayersière.  Boreldit  :  «  Je  mets 
ce  mot  pour  remarquer  son  origine , 
que  j'estime  avoir  très-bien  trouvée  ; 
car  il  y  a  toutes  les  apparences  du 
monde  qu'elle  vient ,  non  àt/istula , 
comme  on  tient,  mais  de/Uiita,  c'est- 
à-dire  ,  une  lamproye  (ainsi  dite ,  à 
Jluitando  in  fluviis) ,  parce  que  la 
/iuste  est  longue  comme  la  lampro  je, 
et  a  plusieurs  trous  comme  ce  pois- 
son ,  qui  en  a  le  col  gamy  de  part  et 
d'autre  ».  Si  la  conjecture  de  Borel 
ëtoit  vraie  ,  il  pourroit  s'ensuivre 
que  tout  ce  qui  a  des  trous  pourroit 
être  une  fluste.  Les  anciens  se  sont 
toujours  servi  àt/istula  ou  de  dbia, 
pour  désigner  cet  instrument. 

jin  miAi,eaniando  'victus,  non  redderet  iUe  , 

Quem  mea  cttrminibus  meruiuec  fiituU  ca- 

prum?  Virgile ,  Eglog.  3. 

Noti  hominet  blando  nimium  sermone  prO' 

bore , 
FiftuU  dulcè  eanit,  volucrum  dum  decepU 

anceps,         Caton ,  27«  Dist.  du  Ut.  i. 

Flux  :  Certain  jeu  de  cartes. 

Fo  9  /oge  y  foui ,  foulz ,  fox  :  In- 
sensé ,  extravagant ,  étourdi ,  mal 
avisé;  de  voliteire.         . 

FoAR  E  ^oarrCffoereffoerreffoeure, 
foire^fouare  yfouarre  :  Paille ,  four- 
rage ,  litière  pour  les  chevaux  ;/âr, 
farraceus  ;  en  bas.  lat.  fodrum  ,  fo^ 
derum;  de  là,  la  rue  àuFouarre,  près 
la  place  Maubert ,  où  se  vendoit  la 
paille  pour  les  écoles  et  pour  étendre 
dans  la  place  Maubert ,  où  se  don- 
noient  des  leçons  publiques.  Voyez 
Saint-Foix  ,  tom.  i,  pag.  127. 

FoAssE  :  Pain  cuit  sous  la  cendre , 
galette ,  gâteau;  en  bas.  lat./bcacia. 
Voyez  Fouace. 

Foc  ,  fec ,  fioe ,  focx ,  fou ,  fox  , 
fu  y  fuec  :  Foyer,  feu ,  lumière ,  in- 
cendie ,  flamme ,  chaleur  ;  focus  ;  du 


FOE  «iS 

CtTtcphos,  lumière  ;  en  bas  Bret.yî). 
A  foc,  à  foc  :  Cri  pour  le  feu. 

Foc  ,ybiic  ;  Troupeau  de  moutons 
ou  d'autres  animaux. 

Ne  deyreit  pois  entar  ek  repairler, 
Hom  qui  ne.fiut  de  ânknii  leal  mettîer, 
Nune  eoteodre  fort  sul  à  Den  préier, 
A  \iMxfi>e  garder  e  joatiser. 

Boman  des  Romans,  strophe  iii^ 
parlant  des  Prêtres, 

Focal  :  Sorte  de  bonnet  ou  de  ca- 
puchon qui  couvroit  la  tète  et  le  col  ; 
focale, 

FocAEiEua  :  Qui  fait  le  feu ,  qui  le 
souffle  ;ybcafmr;  en  anc.  Provençal 
foucar, 

Foci  jfœc  :  Droit  établi  sur  cha- 
que feu  ou  chaque  famille  ;  de  focus. 

FociLLATEua  :  Qui  fomente,  ré- 
chauffe la  vigueur,  qui  augmente  les 
forces  ;  focUlatpr. 

FoDiNATEOR  :  Mcutcur ,  laid ,  dif- 
forme 'yfœdator, 

FoDiiTE  yfodenie  :  Mensonge  «  lai- 
deur, difformité  \fœduas. 

FoÉE  :  Droit  dû  au  seigneur  sur 
chaque  feu. 

FoEK ,  foens,  foUen  :  Fourrage  J\ 
foin  ;  fenum. 

Kt  lo  sacrement  de  ceft  changemeat  celé- 
brèmes  nos  lo  jor  de  la  Nativiteit  quant  U 
parole  la  laite  cliar,  et  tote  char  si  ft/6ens. 
Sermons  de  S.  Bernard, /bl,  70. 

Et  hujus  quidem  mutationis  sacramentum 
die  natmtatis  celebratum  est,  quando  'ver-^ 
bum  earo  faetum  est,  eum  sit  omnis  caro 
fcniam. 

FoEB  xfoere,foerre,fouere  :  Paille  »  , 
fourrage  \farracius  ,  far, 

Qoant  son  ceral  a  abur^ 
Et  êon/bere  U  a  doné , 
Si  com  cil  qui  moolt  Tama , 
De  son  esuble  Tnis  ferma , 
8*ala  dormir  quant  il  fu  tans. 

Boman  de  Dolopatos. 

FoBE  :  Prix,  valeur;  deforum* 
FoiEBssB  :  Forteresse. 

3 


6i4  FOI 

FocftiE  :  Afflucncc  de  monde  com- 
nae  à  une  foire  ;  àt  forum, 

FoEBTES  :  L<**  deux  os  du  bras. 

TohitOVy/uison  :  Abondance, quan- 
tité, fçrand  nombre;  de/uuo, 

F«ii  :  Foyer,  feu  \focux. 

Fat'LE ,  foiel ,  foU ,  fuel ,  fuelh , 
fuilc  y  faille  :  Verdure ,  feuille ,  feuil- 
lage ;/b/r*tf  m;  en  anc.  Prov./î/é/A. 

FauLx  :  lA^Xxt\fagus, 

FauRZ  yfœurre.  Voyez  Foare. 

FoKx  :  Foyer,  feu ,  lumière  \focut, 

FoGHiËNs  :  Enflammé ,  qui  brûle, 
qui  est  en  feu  ;  focillatus, 

'Fociui.^^fourëjkiar  :  Fouir,  fouil- 
ler, creuser ,  bêcher  ;  fodere ,  fofU" 
cure  ;  en  bas  Brel,  fur ffhein. 

Foi  AL  ^fêal  :  Fidèle. 

Foi  BL AGE  ^foihleté  :  Débilité ,  foi- 
blesse ,  lan[ifueur  ;  fle.Tibilitas, 

Quant  haios  Patrice  fu  fincx, 
£t  à  fea  iiii  duu  toat  alfz. 
En  cel  église  un  priour  ot , 
Qui  par  le  grant  Igr  qu'il  ot , 
Cun  tont  seul  dent ,  mais  plus  n*aroit , 
En  moult  ^nat  /biù/efé  estoîr. 
JUarie  de  France  ,  Purgat.  de  S,  Patrice. 

FoiBLEiR  ,  foibloier  :  S*amollir, 
Ibiblir,  fléchir  ;  adflejribilem  ttatùm 
venîre  ,  fleclcre, 

FoiBLEiTRMKirT  :  Débilemcnt,  foi- 
blement  ;  fle.rihiUter, 

FoiDELE  :  Constant,  sincère,  Adèle; 
fldelis. 

Foie  :  Promesse ,  patole  ,  assu- 
rance ;yFrf«;  en  bas  Brel./riz. 

Foi^E  :  Fois ,  diction  numérale  ; 
'vicc;  ni*  s'est  pas  dit  pour,  autrefois, 
elirriy  comme  le  rapporte  Lacombe. 

Foi  et  hommage  ^fides  ethomma- 
gium  :  Soumission  que  le  vassal  fai- 
soit  au  seigneur  du  fief  dont  il  rele- 
voit ,  pour  lui  marquer  qu'il  éloit 
son  homme  d£  cor]>s  ,  son  hnnnne 
lige,  qa*il  lui  étoit  entièrement  dé- 
voué ,  et  qu'il  pouvoit  compter  sur 
sa  fidélité. 


FOI 

FoicirÉB  :  Redevance  ea  foin; de 
fenum, 

FoiLLARS  :  Certainr brigands  ainsi 
nommés ,  ou  d'une  branche  d*arlire 
qu*ils  port  oient  au  chapeau  pour  se 
reconnoitre ,  ou  parce  qu*iU  se  rcti- 
roient  dans  les  bois. 

FoiLLK  ^foelle  :  Fenille  ,  feuillage  ; 
foliuin. 

Là  tient  Ul  Joëlle  tonte  flestre 
Li  rosiers,  qui  ^cr»  deu%t  estrr. 

Roman  de  la  Bote, 

FoiLLER,/b////>.-  Pousser  des  fenîl- 
les ,  feuiller  ;  de  foUum  ;  en  bas.  lat. 
foliare  ;  en  anc.  Vvoy.fother* 

Ce  fa  cl  tems  qu'arbres  fioriiseat , 
Foiflent  boscageb  et  prés  rcrdÎMcat  » 
Que  cist  oi»el  eu  lor  latin 
Dolccment  chantent  al  matin. 

Commencement  du  ilpitfa 
iTErec  et  Enide, 

FoiLLiE  :  Sorte  de  gâteau. 

FoiLLOLEE  :  Faire  de  folles  dé- 
penses ,  prodiguer  ce  que  l'on  a. 

FoiLLu  :  Touffu,  garni  de  feuilles; 
foliosus, 

FoiMEifTEUR  ,  foimentiy  lise»  /îm- 
mcnteuryfoimenU:  Traître ,  parjure, 
déloyal.  Dan;i  une  chanson  d'Auboin, 
rapportée  dans  les  Poésies  du  Rov  de 
Navarre ,  pag.  1 84^  il  y  ^fos,  mentis; 
l'éditeur  a  mal  lu  le  Mss. ,  ou  son 
exemplaire  étoit  fautif;  il  doit  y  avoir 
foimentis, 

FoiMt^TiE ,  lisez/bZ-zwe/f/ie  :  Infi- 
délité, manquement  de  foi,  déloyauté. 

FoiMEîCTiR ,  Ihezfoi- mentir  :  Man- 
quer de  foi,  manquer  à  sa  parole,  à 
ses  engagemens  \fidem  menttri, 

FoiNDRE  :  Dissimuler,  feindre, 
faire  semblant  ;y?»^<r/ie. 

Liquciz  maligne  espirs  quant  il  ja  arrspri- 
sant  lo  jor  ,  véoit  la  hore  secrcie  des  houes , 
et  foifoindant  estre  alcun  estrange  comeo- 
xat ,  enTÎron  aie ir  les  estreies  de  la  citeit. 

Dial,  de  &  Crégoirt,  U^,  i ,  chap,  lo. 


FOI 

Qui  maiignus  tpm$us  ekm  'Vêspermteênte 
jam  die  secretam  ab  hornimibua  ht^tun  c^mê^ 
ret,  ptrcgrinum  quempiam  esse  se  simnltot, 
cireuire  eœpit  cmtatis  piaieas, 

FoiNGNiER  :  Marchand  de  foin. 
Foîa  :  Échapper,  fuir,  éviter,  se 
soustraire ,  s'évader  ;  fugere. 

Et  eocor  4ist  Celsiu  que  li  Siret  qui  eoToia 
ton  serf  en  la  province ,  et  empreA  qntnt  il 
oï  dire  que  cil  estoit  mort,  et  qu'il  TaToit 
franchi  en  son  testament,  et  il  fu  remis  eu. 
celui  office  et  se  menoit  pour  franc ,  il  n*eit 
pas  fuitis ,  quant  il  fit  ce  sans  consoil  de/bïr, 

Mss.  de  la  Biblioth,  Imp.,  n^  8407,^^/.  89. 

Foireux  :  Homme  aans  cœur  ni 
honneur,  selon  D.  Carpentier. 

FoiRiKB ,  foirer  :  Fêter,  chômer, 
cesser  le  travail  ; /Ir/ort  ;  cependant 
dans  le  Fabliau  du  Vilain  Mire  ,  on 
XVQMVt  jours  foiriez ,  pour  jours  ou- 
vriers 'yfoirier,  subst.  a  été  pris  pour» 
gouverneur  d'une  foire. 

FoisiL  ,  fuisil  y  fusil  :  Briquet  , 
pierre  à.  briquet;  defoculus;  en  bas. 
lat.  fugilius* 

FoisNB  :  Faine,  espèce  de  gland 
que  porte  le  hélre. 

FoissELE  ,  faisselle ,  faisselle  : 
Sor^e  de  panier  ou  corbeille  dans  lar 
quelle  on  m^gt  le  laitage  pour  former 
le  fromage ,  espèce  de  cageron  ;  fiS" 
ceUa ,  fLsceUum. 

Li  saut  à  grans  gors  la  cer? eU , 

&i  comme  fait  de  Wfa'useh 

Le  lait  quapd  o}ï  fait  le  fropiage. 

Oyide,  Mu.  cité  par  BoreL 

F oissov^f oissou  :  Instrument  à  lar 
bourtr  la  tcrce  0  la  main ,  houe. 

FoiT  :  Promesse ,  parole ,  foi,  aasur 
rance  ;  fïdes  ;  en  bas  Bret.  feiz. 

Ne  te  menreiUes  mies  de  ceu  ke  ju  ai  dit , 
ke  par  îa  foit  fut  aùneie  li  parole  à  la  char. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol,  53. 

Nec  mireris ,  qubd  ^e  ejus  mediante  uni' 
tant  dixerim  ver  hum  cornu 

FoiTABLE  :  Homme  vrai,  de  bonne 


FOL  61S 

réputation ,  qu'on  doit  croire.  Foyez 
Fautable. 

FoiT  nB  MAL  :  Largeur ,  profon- 
deur d'une  plaie. 

Y  ois  ^  fou  :  li&txe;fagus. 

FoLAOE  ,  folaige,  folastrerie  ,  fo^ 
leur,  folia^  ^foliaige  ,follastrerie , 
follieterie  yfoïoiyfolors^folour  :  Ac- 
tion folle ,  sottise ,  folie ,  entreprise 
extravagante ,  témérité ,  étonrderie. 

¥oi.kC%M^Tnjfolastrement:  D'une 
manière  extravagante,  inconsidéré- 
ment ,  follement  ;  en  ancien  Prov. 
follamëns. 

FoLàiER  ^foler  y  folier,  follaier  y 
folleryfoUoieryfoloiery  folojer  :  Se 
tromper,  s'égarer,  extrayaguer,  sor- 
tir du  bon  sens ,  faire  le  fou  ;  faire 
injure ,  se  conduire  mal  ;  de  volitare. 

D*autre  part  je  voy  que  tou  Bom» 
A  interpréter  par  escole, 
Donne  nom  à  fot  et  à  fote  ; 
Ces  deux  viegneat  de  Xoj  foGt^ 
V^ifoleur  qui  aux  deux  se  lie. 
Fait  entreprendre  y^/nen^ 
Fol  et  foie  communément  ; 
Les  maurais  fais  dont  'dtfoBent, 
A  mort  d^àme  et  de  corps  te  lient 
'   Trop  aoureiit  pour  leurfolier. 
Fout  leurs  corps  a)i  gibet  lier, 
£t  rç^oifent  mort  nasjhlaige, 
'Lors  dîent  pour  qu  Aifoliatge, 
Eustaeke  Desehatmps  ,/ol,  670 ,  col.  9. 

Se  aucuns  ne  set  que  fl  soit  comii  du  mort , 
^iJôlip  une  foia  en  Cet ,  autre  fois  eu  droit , 
et  s*il  «et  qu*il  apic  franc  ,  et  set  de  qui  11  est 
nex,  'd  folie  en  oroit  quant  il  ne  set  qu'il  tient 
les  biens  en  coslgnagè  ;  ou  se  aucun  est  geté , 
et  ne  aet  de  quel  pais  il  est ,  et  sert  à  aucun , 
tt  cuide  que  il  soit  terf ,  lifolaie  plus  eu  fait 
que,  en  droit ,  et  te  aucun  set  que  la  sesine  dea 
biena  soit  portée  k  antre ,  et  û  ne  set  pas  qu^ 
le  tens  de  la  sesine  des  biens  est  paasée,  il 
fôlaic  en  Cet. 

Mss*  de  la  Bibh  Imp,  no  S^ojyfil.  gS. 

FoLC  ,  fol  :  Troupeau. 

FpL  cuiDiBR,yb/  quidier  :  Pré- 

iomption  y  témérité. 

Pourti  hom,  je  teVueil  Toidîer» 
Ton  eorage  de /o/  cuidier. 

ioman  de  Charité, 


( 


<i6  FOL 

FoL«  FiMS  :  Femme  folle  de  fton 
corps ,  fille  de  joie,  femme  pablique. 

FoLE  LARGESSE  :  DissipatioD,  pro- 
digalité ,  grande  dépense. 

DoDcqaet  II  loons  notts  que  U  soît  large ,  en 
telle  manière  que  il  puist  te  large«ce  mainte- 
nir sans  «oy  apeticicr,  et  que  il  le  gart  de 
foie  largesse ,  car  li  fous  large  jette  U  aien 
pocr  ;  chJl  si  est  fil  large  qui  le  sien  depent 
folement  sans  prea ,  et  sans  honeor ,  et  qai 
maine  vie  lequelle  il  ne  pnet  maintenir  au  par 
•1er  de  die  que  il  a ,  et  aucunes  fois  aTient-il , 
quant  li  Jbus  larges  a  tout  despenda ,  11  de- 
vient autres  que  bons,  ne  ne  li  ciiaut  dont 
•▼oirs  li  Tiengne ,  mes  que  il  puist  se  foèe 
largesse  maintenir. 

Coutume  de  Beauvoisis,  chap,  i. 

FoLE  MISE  :  Folle  enchère. 

FoLEKE ,  foliere  :  Feu  de  joie  ,  de 
réjouissance  ;  focularium, 

FoLE&Kz  (moulin)  :  Moulin  à  fou- 
ler les  draps. 

FoLEsuTE  :  Jeu  de  ballon  ,  de 
paume  ou  de  pelote. 

FoLEUE  ^foladon  yfolcLstre  yfoleté, 
foleton  ,  folletan ,  folUurj  folowr  : 
Extravagant,  fou ,  sot ,  hébété ,  témé- 
raire ,  étourdi  ;  voladcus. 

FoLEU  & ,  foléorj  /oUor,folloyy  fo- 
loy  :  Cuisson ,  ardeur,  feu ,  chaleur  ; 
mensonge,  folie  ;  en  anc.  Vxoy, folëza. 

Fol  HAEDEMEiiT  :  Imprudence , 
témérité ,  entreprise  téméraire. 

Garde-toy  ^tm\itt\\àxefolhardemetU,  par 
col  tu  nVnchiées  en  mauvaise  conardie. 

Properbes  de  Sénèque. 

Folichon  :  Badin ,  folâtre ,  jovial, 
plaisant;  au  (ém.  folichonne  ;  d'où 
folichoner,  badiner,  folâtrer,  plai- 
6anter. 

Folie  desloial  :  On  distinguoît 
chez  nos  aïeux  deux  espèces  de  folies. 
Tune  simplement  extravagance ,  dé- 
raison ,  qui  ne  faisoit  tort  qn*à  celui 
qui  en  étoit  entaché;  mais  Ibl folie 
desloial  étoit  un  crime  qui  faisoit 
tort  au  prochain ,  comme  la  fréquen- 


FOL 

tation  des  femmei,  le  toI  ,  la  dân»- 
che,  les  injures,  &c. 

Et  tout  einaiae  qui  apcleroît  «ne  finae  p«> 
tain  on  Uronesse,  on  d*aueiuie  antre  ^fir 
desloial,  sVle  s*ett  plaignoit ,  al  l'en  leroil 
l'en  droit ,  si  corne  nos  aTOOs  dit  cy-dessns. 

Les  EtubSsseme/u  de  S.  Louis,  U».  x,  ck,  ilfii 
on  peut  encore  tfoir  ce  même  chapitre  i 
le  Mss,  de  la  Bihliotk.  Impér,  n^  9Sn7. 


Foliée, yb/er  .•  Extravaguer, 
des  folies,  mener  une  vie  débaudiée, 
dire  des  injures  ;  railler  ,  badiner, 
folâtrer. 

FoLiEUSE  :  Femme  débauchée. 

FoLiEUx  :  Fon,  insensé,  imbéciUe. 

FoLiNGUEE ,  folingier,  forUnguer, 
forslinguer  :  Injurier,  maltraiter  de 
paroles ,  se  répandre  en  iavecdves  ; 
de  foras  et  de  lingua, 

FoLLAGE  :  Droit  de  mouture  àk 
au  seigneur  d*nn  moulin. 

FoLLAN  yfollain  :  Cocon  on  coque 
de  ver-à-soie. 

Fol  labge  ^fous  larges  :  Disvpa* 
teur,  prodigue ,  dépensier. 

FoLLEiR  :  Fouler,  accabler,  en- 
foncer; de  fullo. 

Folle  a  ,  follier,  foUmer,  foloi&, 
foloyer  :  S'égarer,  se  perdre,  être 
fou,  dire  ou  faire  des  extravagances. 
Voyez  FoLAiEE. 

Follie  ,  follesse ,  folleur  ,  fol' 
loiance ,  foUnance  :  Tort ,  lante , 
extravagance,  déraison,  égarement, 
inconduite,  folie,  sottise,  étonrderie. 

FoLLoiEE  yfoloier  :  Agir  comme 
un  fou ,  se  tromper,  s'égarer. 

FoLNATRE  :  On  croit  que  ce  mot 
a  pu  signifier  archi-fou. 

L*an  mil  deus  cens  et  trente-quatre  , 
Quant  tenu  se  fit  pour^^  mure  , 
Pierre  de  TËwre  desua  dite» 
Espousa  U  Rois  Bfarguerite , 
La  fille  du  Comte  de  ProTence. 
Guill.  Guiart,  parlant  de  Pierre  de  Mamclertm 

FoLOT  :  Esprit  follet. 


FON 

FoLVAz  :  Ce  mot  se  trouve  dans 
la  Coutume  de  Beauvoisis ,  chap.  34» 
pag.  177  de  rédition  de  la  Thau* 
massière;  il  auroit  dû  écnTeVqfolure, 
qui  signifie  blessure.  Fojr.  Affolée. 

Si  est  ftaasint  comme  te  Ton  me  preitoit  mu 
cheral  sain  de  tous  membres,  et  il  affoloit 
aTant  que  je  le  rendisse,  11  damage  de  la^!»- 
btre  doit  estre  rendo  avec  le  cheyal. 

FoLz  :  Oiseux ,  paresseux ,  qui  ne 
fait  rieu ,  qui  n*a  rien  à  faire.  Folz 
se/or  :  Congé  d'un  soldat,  temps 
qu'on  lui  accorde  pour  aller  dans 
son  pays ,  afin  de  se  reposer  de  ses 
fatigues. 

FoxBS  :  Nous  faisons. 

FoNG  :  Ce  mot  se  trouve  dans  la 
Coutume  jde  Beauvoisis ,  au  ch.  i  a , 
pag.  7a.  La  Thaumassière  devoit 
écTire  fouc  ,  troupeau. 

FoNÇAiLLES  :  Barres  de  bois  qu'on 
met  en  travers  d'une  couchette  pour 
soutenir  les  matelas  ;  de/undum, 

FoHGE ,  /oncet,  fonse,  /bnset, 
fonsset  :  Espèce  de  petit  vaisseau , 
grand  bateau. 

FoNCHEiNE,yb/ic^//ie:  Instrument 
pour  la  pèche  ;  fuscina, 

FoNCHiE&E  :  Fond,  creux. 

FoKD  :  Fondant ,  dissolvant ,  cou- 
lant ; /<i/i£/e/u.  Voy.  Teesfohd. 

FoHDALiTi  :  Droit  de  directe  sur 
un  héritage  ,  qui  appartient  au  sei- 
gneur foncier. 

FoNUATiF ,  fondadve  :  Primitif , 
fondamental,  principal ,  capital  ;  de 
fundare. 

'Maison  d*Uraèl,  qa'as-tu  fait, 
Quant  ton  pilier  le  plus  parfait 
As  fait  chéoir  par  malice  rije , 
Ta  Traye  pierre  fondiuive, 

Tragéd,  de  la  Vengttmce  de  /.  C» 

FoNUATioN  :  Procuration, pouvoir 
donné  à  une  tierce  personne,  pro- 
duit des  fonds  ;  fundatio. 

Fonds  ^/unde  :  Fronde  k  jeter  des 


FON  61^ 

pierres  ;  funda  ;  corde  qui  chasse  le 
trait  dans  une  baliste  ;  et  suivant 
Joinville ,  Mss.  de  l'Hist.  de  S.  Louis , 
fol.  I  o3 ,  c'est  le  fond  d'un  engin  , 
d'une  machine  de  guerre ,  la  culasse. 

Dont  Teiftsiei  de  totes  pars 
Envoier  gavelos  et  dars , 
Qoariiix  et  sajetes  voler, 
Kt  al  fondes  pierres  jeter. 

Roman  du  Brut, 

Fonde  :  Bourse ,  paimetière  d'un 
berger. 

Fonde  ,  funde  :  Fondement ,  fon- 
dation ,  abondance  ,  établissement , 
principe  ,  assurance  ;  fundamen  ;  en 
anc.  Prov,  fonzamën  ^fozamën  ;  en . 
bas  Bret,/undus.  Ces  mots  ont  encore 
signifié,  bourse  des  villes  commer- 
çantes, dépôt  public  de  marchan- 
dises ,  douane ,  magasin ,  réservoir. 

Rome  qui  deust  estre  de  nostre  foi  la  fonde  , 

(le  fondement) 
Simonie ,  avarice ,  et  tous  mans  y  abonde , 
Cil  sont  plus  concilié  qui  deus»ent  estre  monde. 
Et  par  mauvais  essample  ont  banni  tout  1« 
monde.       La  Fie  du  Monde ,  strophe  8. 

Et  grant  donmage  nous  firent  au  partir,  èm 
ce  que  il  boutèrent  le  feu  en  la  fonde  là  où 
toutes  les  marchéandises  estoient ,  et  tout 
ravoir  de  pris  (et  dans  Tédition  de  1761  , 
avoir  de poit), 

Joinville,  Mss,  fol»  8a,  et  de  rimprimé,  p,  35. 

FoND^  :  Chargé  de  pouvoir,  de 
procuration  ;  et  savant,  très-instruit  ; 

fundatus, 

FovDKi»  f/ondetsse  :  Fonte  de  mé- 
tal, fonte  de  neige;  ce  qui  est  de 
fonte ,  tout  ce  qui  est  fondu  et  coulé 
au  moule  ;  de/ttndere  ;«maisons  dé- 
truites dont  il  ne  reste  que  les  fon- 
dations; fond,  vallée;  en  basse  lat, 

/bncia, 

FoNUELLx ,  fondée  ,  fondeffe  , 

frondrfle  :  Fronde,  machine  de  guerre 
propre  À  jeter  des  pierres,  canon» 
deux  bouches  ou  jumelles  ;  de/ttndi- 
buium;  soldat  armé  de  Lu  fronde; 

/undiàaiista. 


5iS  FO!f 

FovDïEEtSE  ^fondetresse  :  Fonda- 
trice, institutrice  ;/î//u/a//û:. 

If  mtre  trèt-redonbt^e  Dame ,  tous  ftorez  U 
très-bien  Tenue ,  en  rostre  niaiM>n ,  bien  &ome» 
trè>-liez  et  joieux  quant  Dieu  noua  a  donné 
la  grâce  He  tous  j  vtoir  comme  nofctre  pa- 
trône  tt/bnderesse. 

Ronuut  du  petit  Jehan  de  Saintré. 

FoTf  DE  U  R  ^fondercSyfondierCyfon" 
dierres  y  fondour  :  Créateur,  inven- 
teur, fondateur  ;  funda$or. 

Or  t'af  eftdairci  renommée , 
^'e  acea-tn  qne  Homme  oommée , 
Fot  de  hon  fondeur  Romulus. 
Eustache  Deschamps ,  fol.  55o,  col,  i. 

FoiiDic  :  Magasin,  douane,  dépôt. 
Vojez  Fo50E. 

Foirooi&K  :  Fond ,  creux ,  vallée. 

Fosf  notas  (vilains)  :  Constructions 
qui  ont  besoin  de  réparations  ,  soit 
en  murs  ,  charpentes  ,  châssis  ,  vi- 
trafjps,  &c. 

FoMPBE  :  Bâtir,  fonder,  édifier, 
étal>lir  à  perpétuité  ;  fundare  ;  en 
«ne.  Vro\.fonzar. 

Foîf  DRE  ^fonilrcr  :  Abattre ,  tom- 
ber, enfoncer,  ruiner,  renverser  de 
fond  en  comble ,  saper,  rompre ,  dé- 
molir, répandre ,  couler  \fundere» 

Ou  le  benearé  fila  de  Dieu 
A  voulu  souffrir  mort  et  paine, 
Pour  la  rédemption  humaine , 
Ji-i  fondre  ton  précieux  sang. 

Roman  de  la  destruction  de  Jérusalem, 

FoHnaiLLEs  :  Lie,  vase  qui  te  forme 
dans  toute  sorte  de  liqueurs. 

Fondue  oedens  (maixon)  :  Maison 
ruinée ,  et  que  le  propriétaire  pauvre 
se  peut  faire  reconstruire. 

FoirroiriE ,  fonfonis  :  Musique  , 
fanfare ,  symphonie  ;  sjmphonia;  du 
Orec  nftÇitfU. 

Fovc  (uDg)  :  Les  fonts  baptismaux  ; 
fontes  baptisrnaùs. 

FoifCEs  :  Potirons;  défunts,  Bo- 
rel  le  dérive  de  boleti ;  d'où  vient, 
dit-il ,  qu'on  les  appelle ,  es  monta- 


gnes  de  Langnedoc,  des  boulets;  «e- 
pendant  boUù  signifie ,  cluunpigiKiB, 
mousseron. 
FoH  T  :  UsdisentFoii/-<Zr  :  Disent-fls. 
Tonr^foniaineanLc  ,/6niaineaMx , 
fontaineieiiej  fontaintUe  ,/6iUantUit, 
foMtonieu  yfontamex  y/bniamez,foih 
teine,fonienauyfontene,/6nUne€uur, 
fontenclcte  y  fontenelle  ,  fontenettty 
fontenie ,  fontcnieus ,  fonterûer  ,/on- 
tefdl  y  fonlenille  yfontewiis  yfonUcniz, 
fonUHtie  :  Source,  ruisseaa,  fontaine, 
petite  fontaine ,  marécage ,  lieu  ma- 
récageux; fons  y  fonticulus  ;  en  bas. 
\9lX.  fcntana  ;  en  anc.  ProY^founta' 
mouyfountarùoio;  en  ItaL/bitttuielia; 
en  bas  ^vnU  fentariy  font. 

Car  quant  je  Tueil ,  à  elle  vo*s 
Kl  la  preua ,  et  Tacolle  at  baiae , 
Dont  puis  miex  tooffrir  ma  mcuiit , 
Maia  cil  ne  poroit  avoir  celle 
Qu*il  Toioit  en  la  fontenelle, 

RomuH  de  la  tUae, 
Vne  fontaine  sordoit  en  on  cliaaip  et  coroit 
aa  voie  contreval  par  plaaort  cliana.  Li  prev* 
don  cui  ettoit  ctU' fomioine  la  fiât  aler  par  tdt 
«on  champ  pour  lou  abuvrer ,  cil  qui  atoeat 
les  champs  desoz  en  alerent  encontre,  et  di- 
tuient  qu'il  ne  le  pooit  fcre  ;  et  droit  di<t 
qu'il  le  pot  bien  fere  ,  car  maie  cboae  seroit 
ae  li  ciian»  où  U  fontene  sort  moroit'  de  aoif, 
et  li  autres  euMent  à  boivre  ,  et  quant  il  ra 
aora  aasex  beu  ,  si  tonge  la  fontome  aa  roie. 
Mss,  de  la  Bihl  Imp,  n**  8407  ,fi>l.  14S. 

FoitTAiXE  (faire  ses)  :  Sorte  de  jea 
qui  se  faisoit  le  quatrième  dimanche 
de  Carême. 

FovTBiXE  (livrer)  :  Expression 
assez  burlesque  pour  désigner  qu'une 
femme  accorde  ses  faveurs. 

Fo!f  Tuas  :  Fonte ,  raction  de  fon- 
dre ;  creux ,  enfoncement. 

Foiiz  :  Fond ,  la  partie  la  plus 
basse  de  ce  qui  contient,  ou  peut 
contenir  quelque  cbose  \fundus. 

Tôt  muet  Den  mtïfanz,  an  caer  Mon  ;  met 
BOiire  Sire  cttormit  si  à  la  fête  Xnfmz,  qaH 
en  fet  ferme  terre. 

Comment,  sur  le  Sauticr,  fol.  laS , 
r».Px.  44f  'V€rt,  7. 


FOR  FOR                  619 

Pool  :  Soufflet.  banni  :  Exilé ,  banni,  rejeté  ;  en  bas. 

FoB.  :  Marché  ,  place  publique  ;  lau/orbaniutus. 

Jhrum;  en  bas  Bret. /or.  Y o^'^hx  ^forhaniâsement^  forban-' 

Foa   :  Juridiction,    tribunal   4e  nie ,forbanmssement jforbanniiîori: 

justice;  àe  forum,  Barbazan  dérive  Exil,  exclusion,  bannissement  ;  en 

ce  mot  du  Yerbeytfri>  parler.  bas.  \àX,  forbaniâo. 

Fox  :  Four,  endroit  où  Ton  cuit  Forbanieb  ^forbanir,  forbattnir. 


le  pain  ;  yî/r/zKJ. 


forhenir^  fourbannir.  Faire  forbim  : 
Exiler,  bannir,  renvoyer,  cbattser, 
reléguer,  rejeter;  en  bas.  lat./br- 
bannirc;  en  anc.  Vtoy.  forobandi ; 


Se  Monu  doit ,  et  il  ne  paet  et  ait  asa 

For  :  Courageux ,  vaillant,  vigOU-'     ne  véaut  paler  et  l'enfoit,  te  Tcn  le  doîl 

122  •  fortis*  ^  bénir,  et  ren  dît  que  non ,  sr gont  droit  c 

F^l    ^,/«  *.  TT..r.    A^y^rxr^^  AM^rtn\^S  gont  la  costume  d'Orlieni.  Empr^  dem 


En  vendangea  qoierent  le  TÎn , 
On  ne  roit  enjfor,  ne  en  jnoltn  , 
Où  nt  pende  un  de  lor  aaolioz, 

La Bikh  Guiot  »  parituu  des  Momôi-  en  bas  Bret,  forbannein* 

de  S,  Antoine, 

Se  anonu  doit ,  et  il  ne  puet  et  ait  asse  %  et 

doitj^r- 

foras •  rat,  OU  omecide ,  on  membre  tolu,  ou  rober  ic» 

Forage  :  Redevance  d^e  au  sei-  out*llaprjtdclautruiàforce,on  s^ilne  vit.nt 

ffneur  comme  ayant  le  droit  de  fixer  •▼"«?<»"  donner  trîve»  et  il  •Wnit ,  sariDir 

P         .     j         .     •'         ^-v^     .. .    ^  se  IVn  le  ào\x  farhentr  et  l'en  dit  oïl,  «wr 

le  pnx  du  vin  aux  cabareuersj  en  ,,1  ,,,^,,  .p^/^^^  .  dampnemeut  de  cort  et 

bas.  \2X,  foragtum.  à  perdre  pardnrable  salut. 

FoRAGiER  :  Homme  qui  a  le  droit 

de  couper  du  bois  dans  une  forêt.  Forbanissaht  :  Qui   exile  ,  am 

Forain  :  Etranger,  qui  est  de  de-  jj^nnit 

bow;  àt  foras;  possesseur  d'héritige  Forbarr^  :  Privé ,  dépouillé, 

qui  ne  réside  pas  dans  son  bien,  mais  FoRBEu,/o/vo/e  ;  Hors  de  la  voie; 

qui  y  laisse  un  fondé  de  pouvoir.  ^^  f^^^  ^t  de  via. 

Rue  foraine  :  Rue  écartée  ,  détour  For Rius  (mettre)  :  Envoyer  en  eica. 

née,  qui  est  bor»  de  la  ville  ,  du  Forborc ,/b^ii-,/or^i£fy,/a/t. 

"^^^if^*  bourc  :  Ce  qui  est  bors  d'une  vill  e , 


Mss.  dé  la  Biblioth,  Imp,  n?  8407. 


Or  oîez  que  li  boucUi^rs  fiât , 
SI  coiement  un  montou  priit , 
Qne  li  |ialstret  ne  s*en  pnrçut 
Bien  Ta  cngignié  et  déçut  : 
Maintenant  à  son  col  le  rue. 
Parmi  une  foraine  rue  , 
Retient  à  Vuit  le  prestre  arrière , 
Qui  moult  fn  fel  de  gnint  manicrc , 
Si  corne  il  dut  dore  sa  porte. 
Et  cil  qui  le  mouton  aporte , 
Li  dist,  Sire ,  cil  Diez  tous  saut, 
Qnl  sor  toz  homes  puet  et  Tant , 
li  Doiens  son  sain  U  rent. 
*  Eustache  d Amiens ,  PahL  du  Boucher 
d^Abbeviile, 


qu'on  appeioit  anciennement  bore, 
foras  urbis  ;  et  faubourg ,  endroit  où 
finit  la  y'û^\faUii  urbs. 

Je  pense  encore  li  fere  tant  qne  je  demflnre 
un  an  après  tous  et  bée  à  despeadre  tons 
mes  deniers  à  fermer  U/oribourc  d*Acre. 

JoinvUÎe,  Hist,  de  S,  Louis, 

Foeboutbr  :  Cbasser,  reuToyert 
suborner  ;  foiras  pulsare. 

Forbv  (estre)  :  Être  exilé,  renroyé* 
FoRÇAOB  :  Droit  qtf'on  payoit  an 


seigneur  pour  la  construction  ou 
FoRAiHSMEiiT  :  Au  dehors ,  étran-    l!ontretien  de  son  cbAteau ,  de  sa  for- 
gement  ;  de  foras.  tercsse  ;  en  bat.  la  t. /bncu^ûun  ,  for^ 

FoiLUàM  y  forbani  pforbammi,  four-    tagistm. 


620  FOR 

FoAÇics  :  Ce  qu'une  pièce  de  mon- 
noie  pèse  de  pins  que  le  poids  fixé 
par  les  ordonnances  ;  en  basse  lat. 
foreagium. 

Forçai  aE  ^forcé  y/orcere^forsai, 
forsere  ,  forsicr  :  Galérien ,  détenu , 
forçat. 

FoRCB  j/orceh  ,/orche  :  Fourche , 
instrument  fourchu  ^/«rca;  en  bas 
BreU /brch  ,  /orh. 

As  forces  fist  pendre  le  eort , 
Près  de  U  rHle  par  defon. 

Romande  Dohpatos. 

FoACE  :  Pays  fortifié  et  garni  de 
forteresses. 

FoacBL  ^/orcele  ,/brcelie,/brchel, 
fourcely  fourcele ,  fourcelle  ,  four-- 
chelle  yfurcelle  :  L*estomac ,  la  poi- 
trine y  le  ventre  ;  furcilla, 

IVoblc  Dame  liaolte  atonmée , 

Dame  Florence  rescomée , 

A  longtie  etchine ,  piite /orcef le , 

Allant  de  nuit  tnr  û  Tespréc  -, 

Prlncet»e  de  batte  contrée , 

Et  preste  à  clierauclier  sans  selle. 

CoquiUeuri ,  a*  tesmoing  de  son  ençueste. 

A  TApostoile  en  est  renne , 
Qui  moult  est  liez  de  sa  renue , 
Tout  en  plorant  Ten  meine  celé 
Derant  Tautel  d*nne  chapelc  ; 
Loés  droU  li  chiet  as  piez  pasmée , 
Au  revenir  s*est  moult  blaâmée  f 
Son  pis  débat  et  vè.  forcele , 
Lasse ,  lasse ,  lasse ,  fet-ele  , 
Com  Teuvre  fu  pesme  et  emmere. 

Gautier  de  Coinsi,  Iw,  i ,  chap.  9. 

FoRCELAGK  :  Chosc  recelée ,  ca- 
chée ,  détournée ,  fausse  déclaration. 

FoRCELER  ,  /brceller,  forsceler  : 
Becéler,  cacher,  frauder,  détourner, 
aliéner;  àe  foras  et  de  celare, 

FoRCELEUR  :  Qui  cache,  qui  cèle, 
^i  recèle. 

FoRGEHABLE  ,  forccné  y  forsené  : 
Qui  fait  perdre  le  sens  et  la  raison , 
qui  a  perdu  le  sens  et  la  raison ,  fou , 
furieux ,  colère ,  emporté ,  extraya- 


FOR 

gant;  àe/onu  et  de  sensus;  en  aac 
FroY. /ors^ionSf/orsénas;  en  ItalicB 
/aor  di  scnno,  - 

FoRCEiTER  yfonener  :  Etre  en  co- 
lère ,  en  fureur,  être  hors  de  sens; 
en  anc.  Vroy. /orsé^for. 

Force  KE  R  lE , /onctf/i^in«if,ybrcot- 

nementy  forcenuement ,  forsaigmt , 

forsenaigey  forsenancCy  /arsenemamt, 

forsenement  yforsenerie,  forsenncrie, 

forsenure  yfarssenerie  :  Folie,  fureur, 

extrayagance ,  emportement;  de/b- 

reu  et  de  sensus;  en  ancien  ProT. 

forsënaria* 


9  $ire«  ce  dist  U  Salmittet,  ne 
%Mi  fonennerie, 

Serm.  de  S.  Bernard,  foL  a»6.  C*etf  le 
commencement  du  6*  pacanoMy  As- 
mme ,  ne  in  furore  Uto 


Tu  marcheras  la  terre  en  finewlnini ,  U 
esbahiras  le  gens  en  XSi/orcenerie. 

Bible,  CanL.  tTHabacuc  ,  chap.  3 ,  tftrs  11. 

Infremitu  conctdcaàis  terram;  m  fvoft 
obstupefacies  gentes. 

FoRCERET  :  Petit  coffre,  cassette; 
petit  fort.  Voyez  Forcbier. 
.  Forces  :  Tort ,  dommage  ,  d^ât 
Faire  forces  :  Mettre  empêchement 
à  quelque  chose ,  faire  violence,  s'em- 
parer de  force.  SigFier  forces  :  Don- 
ner main-forte. 

Forces  ,  f  arches  y  forcesces ,  for- 
ghes  :  Grands  ciseaux  de  tondeur  de 
draps  et  de  moutons  ;yb/ri^x, /or- 
fices, 

FoRCESAiHTE  :  Bouclc,  agrafe  de 
ceinture ,  ou  coffret  à  reliques. 

FoBCETTES ,  forchettes  :  Petits  ci- 
seaux ;  forsiculœ. 

FoRGHARouAGE  :  Droit  pour  la 
réparation  des  chemins  qui  ont  été 
endommagés  par  les  voitures. 

FoRCHAT  :  Bâton  fourchu. 

FoRGHB  :  Vigueur,  énergie ,  force, 
violence  ;  fortitudo. 

Fo&cHx  yforchette  :  Fourche ,  in*- 


FOR 

trament  fourchu,  proprement  la  par- 
tie du  fer  divisée  en  plusieurs  four- 
chons ;  furca. 

FoECHE  :  Ciseaux ,  tenailles ,  pin- 
cettes ;  forceps^ 

Fo&CBELB  ^forceUyfordieUeyfor' 
€heure  :  La  poitrine ,  Festomac  ;/iir- 
cilla.  n  s'est  dit  aussi  de  celui  qui  ne 
paye  pas  au  jour  marqué  le  cens 
qu'il  doit. 

FoacHELBa  :  Celer  ce  qu'on  doit 
déclarer  ;  de  foras  et  de  celare  ;  d'où 
forcheler  les  droits  y  les  frauder,  les 
dissimuler,  les  cacher  par  fraude. 

FoacHiEK ,  forcier,  forsier,  four^ 
euTyfoursier  :  Cassette,  écrin,  coffre- 
fort;  en  bas.  lut, /brsarius. 

FoaciEEB  :  Carpière  pour  l'al- 
vinage. 

Fo&cLORB ,  /orclorre ,  forcloure  : 
Exclure ,  empêcher ,  gêner  ,  mettre 
hors  d'état,  interdire  l'entrée  d'un 
lieu  ,  déclarer  une  personne  non  re- 
ceyable  en  justice ,  faute  de  s'être 
présentée  avant  le  terme  marqué; 
de /bras  claudere. 

Au  Diea  d'Amours  et  à  Yenos , 
Qui  mVarent  aidlé  mielx  qne  niu, 
Pals  à  tous  les  Barons  de  l'ost 
Lesqoels  jamais  Diex  nefirciast. 

Roman  de  la  Rose, 

"Forclos  y  forcions  ;  Éloigné,  ren- 
voyé ,  exclus ,  empêché  \ foras  clusus, 

Ont-Ils  toof^s  voies  espérance 
Et  de  baisier ,  et  d'autre  chose , 
Dont  Tcsperance  m^til  forclose. 

Roman  de  la  Rose, 

FoBCLosT  :  Empêche ,  exclut,  ren- 
Toye  ;  foras  claudat, 

FoRGLUS  :  Exclus ,  empêché ,  hors 
d'état,  àlé*j  foras  clusus. 

FlorldanetEUinde  n*estoIent  mie  tlforcluSy 
De  prÎTex  du  doox  et  agréable  regard ,  ne  de 
gracieuses  devises  de  l'ung  et  de  Tautre,  qu'ils 
ae  parlassent  et  dflTÎsassent  ensemble. 

Roman  de  Floridan» 


FOR  621 

Amy ,  de  cet  joyes  mondaine! , 
Ne  me  chault ,  et  m*en  tlensy&relBf  .* 
Car  ce  sont  plaisauces  soudaines  » 
Qui  sft  passent  et  ne  sont  plus. 

Dialogue  du  Mondaim, 

Forclusion  :  Empêchement,  éloi- 
gnement ,  exclusion. 

FoBçoiER  :  S'efforcer,  exercer  ie$ 
forces ,  en  acquérir  de  nouvelles  ; 
fortescere. 

FoRGOMAHOBUR  :  Uiurpateur,  qui 
dépouille  le  légitime  possesseur. 

FoRCONSBiLLBR  ,  fowconsUUer  : 
Mal  conseiller,  priver  de  conseils,  en 
donner  de  mauvais;  de  foras  et  de 
consilium;  en  bas.  làl,  forisconsUiare. 

FoRçoTBR  :  Éprouver,  exercer  sa 
force  avec  quelqu'un. 

FoRçuRB  :  Exaction ,  droit  injuste 
et  exigé  par  force. 

FoR^  :  Dehors ,  qui  est  dehors  ; 
foras, 

FoRBiHS  :  Intérieur,  reculé,  éloif- 
gné ,  repoussé ,  extérieur. 

Et  comme  il  (M oyse)  cliacereit  ion  Ibuk  m 
^Xiuforeins  lieux  del  désert ,  il  vint  à  It  moun- 
tagne  de  Horeb. 

Bible,  Exode,  cfutp,  3,  iwrf.  i. 

Cùmque  minasset  gregem  ad  interiora  de^ 
serti,  'venit ad  montem  Dei  Horeb. 

Et  les  fib  du  règne  seront  engetex  ea^  tenr» 
hre^foreins,  oà  sera  pleurs  et  grinohemens 
de  dens.   Bibh,  S.  Mathieu,  ch.  8,  vert,  la. 

Filii  autem  regni  eficientnr  in  tenebras 
exteriores  :  ibi  entjletus  etstridor  dentium* 

FoRBL  :  Conduit,  canal,  fourreau  ; 
deforabilis  pour  foramen. 

FoREpRiSB  :  Excepté ,  hormis. 

Forer  ^fourer  :  Fourrager,  rava- 
ger, piller,  gâter,  percer,  trouer» 
fourrer,  pousser  \furari.  Aller forerz 
Marauder,  aller  à  la  petite  guerre  ^ 
dérober. 

.  FoRBscApT  :  Droit  d'un  seigneur 
sur  les  choses  trouvées  dans  ses  do- 
maines. 

For  EST  :  U  paroi t  que  ce  mot 
a  voit  encore  une  autre  significatioA 


6n                 FOR  FOR 

que  celle  qu'on  lai  donne  aujour-  qn'û  e«t  Gavloîf  ;  Ména^  It  déme 

d'hai  9  soÎTant  Du  Tillet ,  pages  i43  de  la  basse  laûnllé /bresia  ,/btattt; 

et  iii4;  Pasqnier,  IW.  ii ,  chap.  i5,  Vossias»  de  rAliemand  /brtf  on  de 

col.    126,  tom.  1,  cl  Monet,   qui  foris  ;  quia  sjrh-a  foris  est ,  sive  ejrln. 

en  ont  parlé  d'après  cet  auteur;  il  urbem  et  agros  ;  d^autres  ait  foras  y 

désîgnoit  encore  un  droit  de  rÎTiêre ,  foris  et  de  store;  et  Ockam ,  àt/era- 

et  le  droit  d*y  pécher.  Voici  comment  rwn  statio;  celle-ci  me  paroit  la  plai 

s'exprime  Pasquier  :  «  Je  tous  diray  juste ,  les  bétes  sauvages  n^habitnil 

av<ec  le  greflier  Du  Tillet,  au  lieu  par  pas  ailleurs  que  dans  les  forêts. 

m€iT  préallegué ,  qu*en  vieux  langage  Forestace  j/bresia/ge  :  Droit  qie 

frajiçois  le  motdeybrej/  convenoit  le  foresûer  ou  inspecteur  des  bois 

aussi  bien  aux  eaux  qu'aux  forests,  d'un  seigneur  lui  pajoit  chaque  aa- 

qu'ainsi  le  voyons  nous  estre  use  par  née  à  titre  de  redevance  ;  en  tas.  lit. 

nofltre  Roy  Childebert ,  en  sa  fonda-  /orestagium. 

tion  de  l'abbaye  Saint -Vincent ,  de-  Foresteaie  ^/rosten'e  :  Office  de 

puis  nommée    Saint  Germain-des-  forestier,  garde  et  inspection  des  bois 

Prez,  quand  il  luy  donne  son  domaine  d'un  seigneur,  d'une  comniune;en 

d'Isiiy,  avecques  la  pescberie  de  Van-  bas.  IstL/orestana, 

▼es,  et  autres  choses  qui  estoient  en  F'oa e stie r  ,ybr^û>r  .•  Inspecteur 

la  ri  vière de  Seine, depuis  le  pont  de  des  forêts,  garde  de  bols;  en  hii. 

la  cité,  jusques  au  ru  de  Seine  (il  Izi./brestan'us.  Forestier  le  roi:  Guàt 

devroit  y  avoir  ru  de  Seurc,  alias  de  des  forêts  royales. 

Seuir^e  3  ou  Savre  y  c'est-à-dire,   la  ^          «•  1     j  r.  t  i.      j   t       -j-j. 

^^       '  .    . .          1      o  •  Comme  Hicikard  dit  Laban  de  Lcrvi  da  d«e> 

petihî  n> iere  de  Sevrés  j ,  entrant  ^.^  ^^  Soîsnoo»  .  a.  cinquante  an*  et  de  pL>. 

dedans  la  rivière,  telle  que  Miforest  fu»t  ^itcz  forestier  le  Boi ,  en  la  ferr»t  à- 


nOStiV    Roy   CharleS-le-Chauve  ,  luy  grienimt  en  la   chrTillette  du  pie  dettre  ft 

donna  par  l'un ,  la  seigneurie  de  Ca-  «'<»"''  ^^^  1'^»  »  ^  »«^  <^"*  <^*  donque»  tw 

vorh  p  en  Thierarche     avec  la  forest  i'^"  ^'^  ^^^  *^'°'  ^*  ^"*^"^*  *ï°'  '*  '^  **'***' 

des  pesches   de  la   nviere  de  Seine  ;  cloclia  par  trois  aoz  ou  par  quatre  ,  et  portolt 

par  l'autre,  la  terre  et  seigneurie  de  on  ba»ton  endit  tent  en  m  main  poor  wà/fs. 

Ruel  (alias  Reuil  )  ,  et  la/o/W/  iVeau,  »oute..ir  .oi ,  et  les  autre,  forestiers  nctoi^al 

,  .^   ,         •    •  •         J      o   •  tus  âuuit  Richart  que  il  tt  tnirnoît. 

depuis  la  rivière  de  Seine ,  jusques  w-     #    ^  o  r     •       .        o 

au  lieru  amplement  designé  ;  pareille-  ^ 

ment   qu'en  Tabbaye  Saint-Benigne        Yif^Tki^.n.^forfeireyforfereyfour^ 

de  Dîgeon  (Dijon,  Divio)  ^  il  y  a  voit  faire,  fourfere  :  Comnittlire  uncnmr. 

un  ai  litre  tiltre  par  lequel  le  inesme  mal  faire  ,  insulter  quelqu'un,  lai 

Roy  (lonnoit  aux  Religieux,  Abbé  et  faire  tort,  soit  par  paroles  ou  par 

couvent  (couvent]  de   ce   lieu,  sa  actions,  faire  du  mal,  nuire,  man- 

/firejrrrfe^/?c;/>fo/w  de  la  rivière  d'Ais-  quer  à  quelqu'un,  perdre  son  bien, 

clie  (alias  à*Ousche)  ».  Si  ces  titres  sou  honneur,  sa  vie,  par  un  crime, 

ont  existé  ou  existent ,  ils  seraient  une  mauvaise  action ,  par    impru- 

bons  .à  examiner.  Quant  à  l'étymo-  dence  ou  par  témérité,  encourir  la 

logie  de  ce  mot ,  Du  Tillet  prétend  confiscation  de  son  bien ,  de  ses  mar- 


FOK 

èhandises  ^  en  manquant  enirers  le 
Boi  ou  son  seigneur  ;  et  suivant  Mo- 
net ,  tacher 9  souiller  ;  àt  forais  et  de 
Jncere  >  agir ,  faire  contre  la  raison* 
Fotfaire  son  m€iriage  :  Violer  renga- 
gement que  l'on  a  contracté  ;  de/oras 
et  de/acere;  d*où  les  mots /orfaict , 
foïïfaictureyforftdty  forfaiture  y  forfety 
forfeture  :  Crime  ,  mauvaise  action , 
prévarication ,  saisie ,  amende  pour 
un  crime  ,  tort ,  blessure  ,  insulte , 
perte  de  son  bien ,  confiscation  ;  en 
anc.  Vroy,  forfait  elforfesour,  for- 
sots  y  malfaiteur,  accusé,  condamné, 
mauvais  sujet. 

Et  oonie  tous  jonez,  ne  TOiUr«  ettre  fait 
tmtes  com  les  ypocritrs,  car  IXforfont  lour 
faces  qu'il  aptergent  as  homes  junantx. 

Bible,  S.  Mathieu,  chap.  6,  'vers.  x6. 

Ciim  autem  jejmnatis  ,  noUte  fieri  sicut 
fypocntœ  tristes  :  exterminant  enim  faciès 
tuas ,  ut  appareant  hominibus  jejunantet» 

Qui  art  mèsoa  à  essient  il  doit  estre  pen- 
dns ,  exforfet  tout  le  sien  en  la  manière  dessna 
dite.  Coutume  de  Beauvoisis,  chap,  3o. 

FoKFAMiLiER  .'  Emanciper. 

FoRPAN TE  :  Fourbe,  hâbleur,  char- 
latan ,  menteur  ,  d'où  forfanterie  , 
fourberie ,  charlatannerie. 

FoaoAGE  yforgagementfforgaige  : 
Rachat ,  action  de  retirer  son  enga- 
gement ,  de  racheter  un  gage ,  ou  ses 
effets  engagés  ;  de  foras  et  de  vagina, 
suivant  Barbazan. 

FoRGAOsa ,  forgagier,  forgaigery 
forgaigier  :  Racheter  un  ga'ge ,  se  dé- 
gager, se  délivrer,  retirer  ses  gages , 
retirer  son  engagement. 

FoaoAGN  El  a,  ybr^u^er^  fourga- 
gner  :  Confisquer,  reprendre  au  fer- 
mier le  bien  qu'on  lui  avoit  affermé , 
faute  de  paiement.  Voyez  Gaagner. 

Forge  :  Fabrique ,  construction  ; 
d^oikforgement,  fabrication  des  mon- 
noies;  defabrica, 

FoaoEEET  :  Petit  coffre  >  écpin. 
Voy^z  FoacHixa. 


FOR  65i3 

FoaoïBa  :  Coffre  ,  cassette. 

FoaciERE  :  Inventeur,  fabricateur, 
qui  complote ,  qui  machine  contre 
quelqu'un  \  forgeron  ,  artisan  ;  di$ 
fabricator,  suivant  Ménage. 

FoRHu,/bMiix  :  Cri  des  chasseura 
avec  le  cor. 

FoaauEa  ;  Appeler  les  chiens  à  la 
chasse.  Voyez  HuBa. 

FoRiSRE  :  Terre  destinée  à  la  pâ- 
ture des  bestiaux  ;  de  fodrum  ,  fo- 
drium, 

FoRiET  ,  forieture y  lisez  for/et, 
forfeture:  Actiod  de  sortir  en  dehors, 
d'être  hors  d'alignement,  d'aller  hors 
du  droit  chemin;  injustice,  bannis- 
sement, exil. 

FoRiETER  ^forietter,  lisez  forfetery 
forjetter  :  Sortir  de  la  droite  voie ,  de 
l'alignement  ;  chasser,  bannir,  exiler; 
de  foras  et  de  j'actare. 

FoRiiiGié  :  Chassé ,  banni ,  exilé. 

FoRiKOiER  :  Exclure  de  la  garde 
et  de  la  protection  publique,  réduire 
à  l'état  d'étranger  ;  bannir,  chasser. 

FoRioLEux  :  Qui  a  le  ventre  libre. 

FoRiscAPi  :  Le  droit  des  lods  et 
ventes. 

FoRJousTER ,  forsjouter  :  Vaincre 
à  la  joute,  se  distinguer  dans  les  jou- 
tes.  Voyez  FoaiETRR. 

For  JUGÉ  :  Jugé  par  contumace  ; 
confisqué. 

FoRJUGEMBNT  :  Scntcncc  de  ban- 
nissement ,  où  sont  rapportées  les 
raisons  qui  ont  fait  bannir  ;  assez 
souvent  on  forcoit  le  condamné  d'at- 
tendre  ses  lettres  de  forjugement. 

For  JUGER ,  forfugier,  forsjugeir  y 
forsjuger,  forsjugler  y  fortjuger  :  Dé- 
laisser ,  abandonner,  renoncer,  ex- 
clure ,  condamner  au  bannissement , 
vendre  ,  aliéner,  juger  injustement, 
juger  par  contumace,  débouter  d'una 
demande  par  jugement  \  foras  jurare* 

F«»aJuaKMBiiT,/o7ii/'  :  Paijunt  9 


633  FOR  F  O  B  I 

I     { 

<|ue  celle  qu'on  lui  donne  aujoar-  ipi'il  est  Ganloii-  eaHm;àt  \  c 
d1iui ,  suivant  Du  Tiilet ,  pages  i43  de  la  basse  lat*  ^  autre  chose  1  i 
et  I A  4  ;  Pasquier ,  liv.  ii ,  chap.  1 5 ,    Vossius ,  de  ^  ^au,  la  séroùtr ,     1     ] 

col.    126,  tom.  I,  et  Monet,  qui  forù^qm  l'on  appelle  encore     \    j 

en  ont  parlé  d'après  cet  auteur;  il    uràem  adie, la  Picardie rt\e 

di's  ignoit  encore  un  droit  de  rÎTière ,  /oris  naïgue  ,    maige ,  a  éi« 

et  1  e  droit  d'y  pécher.  Voici  comment    ntr  onmenéè^  parce  que/ow 

s'exprime  Pasquier  :  «  Je  vous  diray   j-  ^  j,^^^  mUuré)  ^ifors  mentr 

a%  .ec  le  f;reffier  Du  TUlet ,  au  lieu  par  ^„are )  signifieat ,  chas«r, 

me  »y  préallegué ,  qu'en  vieux  Unga^ .  ^j^^r  ^  renvoyer.  On  disoU  in- 
frajiçois  le  mot  de /oresi  conveP.  .cnnement  âge,  aige,  pour  eau. 
ail  SM  bien  aux  eaux  qu'aux  for  ^„^  .  ^t  le  mot  fromage  n'est  aulte 

q  u 'amsi  le  voyons-nous  estre  •  ^^  chose  que  le  LaLtïn/oras  missa  aqua, 
nofltre  Roy  ChUdebert ,  en  '  ^^^^  ou  foras  mustum.  Si  l'on  parle  d'un 
tion  de  l'abbaye  Sauit-V  yorfurer  fromage  dont  la  masse  n'est  point 
puis  nommée  Sauit  C  :;  quitter;  séchée,  dont  hi  sérosité  n'est  point 
Pre  7.,  quand  il  luy  doP  ^.^^^r.  exprimée ,  on  dit  du  fromage  mou . 

d  Isî»y,  avecques  la  '  \!-;^,V«nt  Borel.      caseus  mollis,  musieus,  comme  dans 
ves ,  et  autres  çh^  ,  y  |h?génëration  ,    Pline. 

.       •    i      •  y^»'(i  aise  habitude;         Mans  coagulattu ,  mons  pînguîs  ue  qnid 

la  Cl  te  f  jUSq**  '^^'l^^,  suspicamini  montet  coagtilatos?  Mods  c«;Urt 


^f/^'fLs  race  ,  son  ongme  ,  Seîgueur,  qui  norrît  !»•»  slmpic»  gen*  qui  *ont 

-^^^fj^it;  sortir  de  la  droite  <1«  !»«?'**  **"*  >•  coo»«  1«  1"  uorrit  le.*  rafAus 

^^iaiill  ;  de  foras    et   de  **  àey\enX fromaiges,  et  ferme  xiandc^aci 

V^  {^^^  •'  qui  bont  plus  fort,  et  iIc  greigntur  catendc- 

«^         -Jf"  ment.  Com.  jur/e  Sautier,  Ps.  67,  vrri.  16. 

^       ^^3"»*  M^^^g^^^y  forlon-         ^a  procession  achcTee  comme    pronH^n- 

fi^i^Uger^forslongner^fordoin-  ment  et  exercîlation  salubre,  ils  *c  reliruioïkt 

g^fv^^flOg'iCl^  '  Eloigner,  laisser  «n  lf«r  refectoir,  et  deisoubs  les  tables  «« 

f^^'-H^re  soi,  écarter,  retarder,  "««oient  à  genoUi,  s^appuian»  U  poictriue 

rr^ett^  et  estomach  chascun  «os  une  Uuterue.  IuIl 

*J^,  renvoyer  a  un  autre  temps  ;  ,,i.„,  ^^  ^.^^  ^^1^,1  ^  ^n^^^it  ung  grant  Esclut , 

#^^^  et   de   elongarCm  ayant  une  fourche  en  main,  et  la  les  irjirrmc 

^^%kOY.  ^  formaige  ,   fourmage  ,  »  h»  fourche;  de  sorte  qu'ils  coTnmeneoJfBt 

!Z»ee,   fromaigv    :    Fromage,  l«r  repas  ptr /ormfl,;^*^,  et  Tache  voient  par 

A^**^»-   :    •'  .,"  ,  monstarde  et  laiciue. 

r^  de  laitage  caiJ le  et  egoutte  ;  en  RaMais ,  AV.  5 ,  chap.  1 7,  parlant  .fr 

r!  ]gi.  formaticum ,  fonnago  ,  /ro-  /"«/e  </«  Esclots  et  de  l'Ordre  dn 

v^;  dérivés   Reforma,    suivant  Frères  Predons, 

IféDage  et  la  Monnoie;  en  bas  Bret.        Formatât  :  Bled ,  froment ,  grain } 

fyftrmaich.    Barbazau    pense    qu'il  yr£i//it7i/i/;?ï  ;  beaucoup ,  grandement, 

^ient  de  foras  et  de  aqua  ;  il  est  cer-  fortement ,  violemment  ;  fortitcr, 

tain ,  dit-il ,  que  l'on  ne  donne  le  nom         YofiVik^ikot.^feurmanage ,  forma' 

de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse  riaige ,  forsmariage  ,  fourmariage  : 

toul-à-fait  coagulée,  et  même  séchée,  Alliance  d'un  serf  avec  une  fenune 

dont  on  a  ôté  l'eau ,  le  pclit-Iait ,  la  libre ,  sans  la  permission  et  hors  de 

sérosité.  Papias ,  cité  par  Ducange  :  la  terre  de  sou  seigneur,  ce  qu'il 


FOR 

>ur  cela  ;  mariage  contracté 

^oi,  ou  sans  le  consente- 

ns  ;  mariage  entre  deux 

'gale    condition  ;  de 

^nium;  en  bas.  lat. 


«!' 


■•actcr  un  ma- 
^ton  de  son 
■contracter 
.té. 


^nt  il  te  marient 
^uet  ils  ont  etchiet  à 
"^  '  et  hiretaget ,  car  chil 

il  convient  que  il  finent  à 
tgneur. 
jitume  de  Beauvoisis ,  chap.  45. 

AM^E  :  Service  pour  les  morts  ; 

suivant  D.  Carpentier,  lettres  sccl- 
es  du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
ettre  une  sentence  à  exécution. 

FoAMENER  ^/ormaînery /ormeneir, 
surmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi- 
r,  maltraiter,  égarer,  écarter,  ren- 
3yer,  expulser,  chasser,  mettre  de- 
ars  ;  de /bras  et  de  winare, 

FoKUiLVt^/brmens  :  Grandement , 
rancoup  ,  rudement ,  fortement , 
iolemment,  rigoureusement  ^ybrft'- 
r;  en  anc.  Prov./b/Tne/i/. 

Bcnart  entent  bien  au  parler 
Qtt*il  est  moult  darement  blechlez, 
Forment  en  est  esl^esciez , 
Qne  nuûntefoiz  li  ot  fait  mal. 

Boman  du  Benard,f6L  x3a,  F^. 

FoAMBNT  ^formens  :  Bled ,  grain , 
t>ment  ;  frumentum. 

li  ami  an  Vilain  alerent 
An  Chevalier,  et  demandèrent 
8a  fiUe  por  le  palsant , 
Qni  tant  avoit  or  et  argent, 
VXtvXi  forment  et  planté  draa  : 
n  lor  donna  isnel  le  pas, 
Et  otroia  cest  mariage. 

Fabliau  du  Vilain  Mire, 

FoEMZTEE  ^formettre  yforsmettre  : 
laisser,  renvoyeriexpulserj  àtfortu 
t  de  miuere. 


FOR  6i5 

FoAMETTB  ^formete  :  Petit  banc , 
escabelle  ,  stalle  de  chanoine  ;  de 
/orma» 

ToviMi  y /ormis,/romi y /romis  :  La 
fourmi,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  formica, 

Fo&M  IEEE  ^fonrUlUereyfrofnUicre  : 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmb,  et  où 
Ton  suppose  qu'elles  mettent  Tété 
leurs  provisions  d'hiver. 

FoRMis  ^forsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé  ;  de  /oras  et 
de  missus. 

For  MORT  :  Droit  d'un  seigneur  sur 
les  biens  des  bâtards  ou  autres,  après 
leur  mort  ;  tïoii/ormoture  ei/ormor" 
tare,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoRxosiT]^  :  Beauté,  grâces,  éclat  ; 
formosiios. 

FoRNAGE  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  cenx  qui  faisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

Fo^v ÂSiEHj/omassier  :  Tuilier  , 
fabricant  de  tuiles  ;  boulangfer  ;  /or^ 
nacarius  ;  en  bas.  ÏBX.forruuerius* 

FoKV kx^/omel  :  Fournaise ,  four, 
foumetiu  y /brnax , /iimus  ;  en  bas 
Bret.  /om. 

Tolentiers,  dlit-O,  en  non  DIen, 
Lors  met  les  eiterlins  an  gieu , 
Amîs  »e  sont  au  tremerrl. 
Loi  et  saint  Pierres  tm/bmel. 

FabL  de  &  Pierre  et  du  Jougléor, 

FoRHiGAREssB  :  Femme  débauchée. 

FoKVick't%v^<ifomicaste  y  fomica» 
toire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  % 
luxurieux  ;  forrdcator. 

Un  autre  filosoplie  i  ot , 

C*ane  parole  esprouvé  Tot 

Qne  sovent  o!t  affermer , 

Chascune  famé  est  yôrmctfiDP, 

Se  celer  s*en  pnet ,  n*est  pas  chaste. 

Et  pensa  pnisqu*il  fu  ainsi , 

Dont  Tettoit  m  mère  autresi. 

L'image  du  Mandi» 

M,  W 


6a4                  FOR  FOR 

mensonge;  abandon  volontaire,  re-  Caseus  dictas  quod  careai  sero;àB 

nonciation.  même  formate   n'est    autre   diose 

Fo&JuaEB  ,  forsjurer,  fortjurer  ,  qu'une  masse  dont  l'eau,  la  sérosité ^ 

fourjurer  :  Manquer  à  sa  parole ,  se  le  petit-lait ,  que  Ton  appelle  encore 

parjurer,  quitter,  abandonner,  re-  dans  la  Normandie ,  la  Picardie  et  le 

noncer,  aliéner,  se  dessaisir,  dédire ,  Limousin  ,  maigue  ,    maîge ,  a  été 

récuser,    rejeter  le   témoignage  de  f orsmise , forsmenée,  ^rce  qat fort 

quelqu'un  ;  foras  jurare,  Forjurer  mettre  {fortis  mitteré)  eXfors  mener 

son  hoirie,  abdiquer  son  héritage;  {forets  minare)  signifient,  chasser, 

/brfurer  unjuge flerécnaeT'y/orfurer  expulser,  renvoyer.  On  disoit  an- 

^^j  rne^i/or^^  récuser  ses  créanciers,  dénuement  âge,  aige ,    pour  eaoy 

déclarer  qu'on  n'a  pas  de  quoi  les  iiqua  ;  et  le  mot  fromage  n'est  autre 

payer ,  faire  banqueroute  ;  forjurer  chose  que  le  Latin ybroj  missa  aquOf 

sa  foi,  renoncer  à  sa  religion ,  deve-  on  foras  mustum.  Si  l'on  parle  d'an 

nir  mauvais  sujet,  vicieux  ;  yb^'urer  fromage  dont  la  masse  n'est  point 

son  mestier,  son  talent,  le  quitter;  séchée,  dont  la  sérosité  n'est  point 

jurer  à  faux,  refuser,  rejeter.  exprimée,  on  dit  du  fromage  mou, 

FoRLiEz  :  Quitta ,  suivant  Borel.  caseus  mollis,  musteus,  comme  dans 

Fo&LiGNEMEiiT   :    Dégénératiou  ,  Pline, 

mauvaise  action,  mauvaise  habitude;  Mons  ctHiguUuus,  mons  plnguis  ui  qmi 

de  foras  et  de  linea.  sitspicamini  montes  coagultUos?  Mon»  câMn 

FoKhiGvn, forsl/gner,fourligner:  «°™"»*'  *"»  *'*«?'»;«  |«"»"«  <!''  eafromaigiez 

-r^f    ,    i          11          1           j                     A  (alias  en /orwa//3Vz)  tôt  est  bucn,  li  1«  et  U 

Dégénérer  de  la  valeur  de  ses  ancè-  )^^g/,  .^nefie  1.  miséricorde  a«  Nostre- 

très  ,  démentir  sa  race  ,  son  origine  ,  Seigneur,  qui  norrit  les  simplet  gen*  qui  sont 

agir  contre  le  droit;  sortir  de  la  droite  <1«  petit  sen,  si  come  lî  le»  norrit  les  enlkiis, 

ligne  ,  du  chemin  ;  de  foras   et   de  **  deylcnt/romaiges ,  et  ferme  viande^àçus 

fP                                  f         ^  qui  sont  plus  fort,  et  de  greigneur  enteDoe» 

uneare.  ment.  Com.  sur  le  Soutier,  Ps,  67,  ^vers,  16. 

FORLOGNER,  forlongicr ,  forlon^  ^  procession  achevée  comme   promené- 

gnerforslonger,forslongneryforUoin'  ment  et  exercitation  salobre.  Os  s«  retiroient 

gnier,  fourlogner  :  Eloigner,  laisser  en  leur  refectoir,  et  dessouhs  les  tables  se 

loin  derrière  soi,  écarter,  reUrder,  ««"«««^^  à  genoik.  «^appuians  U  poicuin» 

3. tri                              «                ^      ^  et  estomach  chascun  sus  une  lanterne.  Kolx 

différer,  renvoyer  a  un  autre  temps  ;  ^,j.„,  .„  ^,,^  ^^,^,^  ^^^^.,  ^  ^^^  E^^^^ 

de  foras  et  de   elongare,  ayant  une  fourche  en  main ,  et  là  lea  traictolt 

Formage  ,  formaige  ,  fourmage  ,  »  1*  fourche  ;  de  sorte  qu'ils  commea^oiest 

fourmaige,  fromaige  :    Fromage,  î^°;;.3^' ^1;^^^^^' ""^  ^'*'''"'™*"'P" 

sorte  de  laitage  caillé  et  égoutté  ;  en  °*''"*''*!fla3^L«'r//J.'5,  ckap,  17,  payant  de 

bas,  \aX*formaticum  ,  formago  ,  fro^  Tisle  des  Eschts  et  de  F  Ordre  de» 

mago  ;  dérivés   àt  forma,    suivant  Frères  Fredons. 

Ménage  et  la  Monnoie  ;  en  bas  Bret.  Formant  :  Bled ,  froment ,  grain  ^ 

fourmaich,    Barbazau    pense    qu'il  yrume/i/i/m  ;  beaucoup ,  grandement, 

vient  àe  foras  et  de  aqua  ;  il  est  cer-  fortement ,  violemment  ;  forùter, 

tain ,  dit-il ,  que  l'on  ne  donne  le  nom  FoR^kniAG^^  feurmartage , forma' 

de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse  riaige ,  forsmariage ,  founnariage  : 

tout-à-fait  coagulée,  et  même  séchée.  Alliance  d'un  serf  avec  une  femme 

dont  on  a  ôté  l'eau ,  le  petit-lait ,  la  libre ,  sans  la  permission  et  hors  de 

sérosité.  Papias y  cité  par  Ducange:  la  terre  de  son  seigneur^  ce  qu'il 


FOR 

payoit  pour  cela  ;  mariage  contracté 
contre  la  loi  9  ou  sans  le  consente- 
ment des  parens  ;  mariage  entre  deux 
personnes  d'inégale    condition  ;  de 

foras  et  de  matiimonium;  en  bas.  lat. 

forismaritagium. 

Forma &IB&  :  Contracter  un  ma- 
riage sans  la  participation  de  son 
seigneur  ou  de  ses  parens,  contracter 
un  mariage  disproportionné. 

Qoant  il  se  maerent  on  quant  il  M  marient 
en  fraacheft  famei ,  quanque»  ils  ont  eichiet  à 
leur  Soigneur  maebles  et  hiretagei ,  car  chil 
qui  %t  formarient ,  il  convient  qae  il  finent  à 
le  Tolenté  du  Seigneur. 

Coutume  de  Beaupoisis,  chap»  45. 

Formée  :  Service  pour  les  morts  ; 
et  suivant  D.  Carpentier,  lettres  scel- 
lées du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
mettre  une  sentence  à  exécution, 

Fo&MKNER  ^fomudnerfformeneir, 
fourmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi« 
ter,  maltraiter,  égarer,  écarter,  ren- 
voyer, expulser,  chasser,  mettre  de- 
hors ;  àe  foras  et  de  tninare, 

TonM'K.vT^/ormens  :  Grandement , 
beaucoup  ,  rudement ,  fortement , 
violemment,  rigoureusement  ;/b/tk- 
ter;  en  anc.  ^roy. forment. 

Mcnart  entent  bien  au  parler 
Qu*il  est  moult  durement  blechlez. 
Forment  en  est  esl^esclez , 
Que  maintefois  li  ot  fait  mal. 

Jtoman  du  Renard ,  fol,  i3a,  F*. 

Forment  yformens  :  Bled ,  grain , 
froment  ;  frumentum, 

Li  ami  au  Vilain  alerent 
Au  Chevalier,  et  demandèrent 
8a  fiUe  por  le  paisant , 
Qui  Unt  avoit  or  et  argent, 
Plenté  y^rmenf  et  planté  draa  : 
n  lor  donna  isnel  le  pas, 
£t  otroia  cest  mariage. 

Fabliau  du  FUain  Mire» 

Formetre  ^formettre  yforsmettre  : 
Chasser,  renvoyeri  expulser;  àtfor€u 
et  de  mittere. 
z. 


FOR  6i5 

FoRMSTTX  ,  formete  :  Petit  banc , 
escabelle  ,  stalle   de  chanoine  ^   dei 
forma. 

'Fonutyformis,fromi,fromîs  :  La 
fourmi,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  formica, 

FoRMiERE  yfonmlliereyfromiUere: 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmb ,  et  où 
Ton  suppose  qu'elles  mettent  l'été 
leurs  provisions  d*hiver. 

FoRMis  jforsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé  ;  de  foras  et 
de  missusm 

For  MORT  :  Droit  d'un  seigneur  sur 
les  biens  des  bâtards  ou  autres,  après 
leur  mort;  à^oiiformoiure  ^t formai^ 
ture,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoRMOsiT^  :  Beauté,  grâces,  éclat  ; 
formositas» 

FoRiTAGE  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  ceux  qui  faisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

FoRNASiER  jfomassier  :  Tuilier  , 
fabricant  de  tuiles;  boulangfer ; /ôr- 
nacarius  ;  en  bas.  hx.fomaserius. 

FoRir Ax  yfomcl  :  Fournaise ,  four, 
fourneau  ;  fornax ,  fumus  ;  en  baa 
Bret.ybiTi. 

Tolentiert,  dlit-Il,  en  non  Bien, 
Lors  met  lea  esterUns  an  gieu , 
Assis  se  sont  au  tremerrl, 
Loi  et  saint  Pierres  wnfomeU 

FabL  de  &  Pierre  et  du  Jougléor, 

FoRNicAREssE  :  Femme  débauchéc. 

FoRiriCATXUR,/b/7Uca^/ie ,  fomica» 
toire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  » 
luxurieux  ;  fomicator. 

Un  autre  filosoplie  i  ot , 

C*une  parole  esprouré  TOt 

Que  soTent  o!t  affermer , 

Chascnne  famé  est  y^rAicaiflff, 

Se  celer  s*en  puet ,  n*est  pas  chaste. 

Et  pensa  pnisqu*il  fu  ainsi , 

Dont  Tefloit  m  mère  autresL 

L'Image  du  Mandi, 


6a4  FOR  FOR 

mensonge;  abandon  volontaire,  re-  Caseus  dictus  quod  careat  sero;éB 

nonciation.  même  formage  n'est    autre   diose 

FoRJU&ER  ,  forsjurer,  fortjurer  ,  qu'une  masse  dont  Teaa,  la  sérosité) 

fourjurer  :  Manquer  à  sa  parole ,  se  le  petit-lait ,  que  Ton  appelle  encore 

parjurer ,  quitter,  abandonner,  re-  dans  la  Normandie ,  la  Picardie  et  le 

noncer,  aliéner,  se  dessabir,  dédire ,  Limousin  ,  maigue  ,    maige  ^  a  été 

récuser ,    rejeter  le   témoignage  de  forsmise  yforsmenée ,  psLTce  queyôrr 

quelqu'un  ;  /oras  Jurare.   Forjurer  mettre  {Joras  mitteré)  el/ors  mener 

son  hoirie ,  abdiquer  son  héritage;  (/bras  minare)  signifient,  chasser, 

/brfurer  un  Juge ,  le  récuser  ;/orfurer  expulser,  renvoyer.  On  disoit  an- 

ses  creditors ,  récuser  ses  crésLnciers  j  dénuement  âge,  aige ,   pour  eaa, 

déclarer  qu'on  n'a  pas  de  quoi  les  aqua  ;  et  le  mot  fromage  n'est  anlre 

payer ,  faire  banqueroute  ;  forjurer  chose  que  le  IjaLXin  foras  missa  aqua, 

sa  foi,  renoncer  à  sa  religion ,  deve-  ou  foras  mustum.  Si  Ton  parle  d'an 

nir  mauvais  sujet,  vicieux  ; /br7'ttrer  fromage  dont  la  masse  n'est  point 

son  mestier,  son  talent,  le  quitter;  séchée,  dont  la  sérosité  n'est  point 

jurer  à  faux,  refuser,  rejeter.  exprimée,  on  dit  du  fromage  mon, 

Fo&LiEz  :  Quitta ,  suivant  Borel.  caseus  mollis,  musteus,  comme  dans 

Fo&LiGNEMKNT   :    Dégénératiott  ,  Pline, 
mauvaise  action,  mauvaise  habitude;       Mons  coagulatus,  mons  pinguis  ut  qmi 

de  foras  et  de  Unea,  sitspiciumni  montes  coagulatos?  Mons  càiBa 

FoKLicv^Ti,forsligner,fourligner:  fo™"»^  *"'  *'^'?^':*  î*^"'"^  **»V  «'^/'^^•«î 

-.,..         jf         ,  j  ^.  (âhas  en /orrmzi/^x)  tôt  est  buen,  li  lezetU 

Dégénérer  de  la  valeur  de   ses  ancé-  ^,^  .^nefie  la  miaerlcorde  de  Wctrt. 

très  ,  démentir  sa  race  ,  son  origine  ,  Seigneur,  qui  norrlt  les  simples  gens  qui  MNtt 

agir  contre  le  droit;  sortir  de  la  droite  ^e  petit  sen,  si  come  11  le»  norrît  les  eaCua, 

Hffne,  du  chemin;  de  foras    et   de  «t  devient//iomm;^«,  et  fenneTiande.àçt-s 

fP  '  ^  qui  sont  plus  fort,  et  de  greigoeur  entende- 

uneare,  ment.  Com,  sur  le  Soutier,  Ps,  67,  vers.  i6. 
•   FOELOGNER,  foHongier ,  forlon^         ^  procession  achetée  comme   pn>me«- 

gnerjbrslonger,forslongneryfordoin'  ment  et  excrcitaUon  salobre.  Us  se  retiroieat 

gnier,  fourlogner  :  Eloigner,  laisser  «n  leur  refectoir,  et  dessoobs  les  tables  se 

loin  derrière  soi ,  écarter,  reUrder,  «««oient  à  genoik,  s^appoians  U  potctoi«e 

..^,  ,  ^      ^  et  estomach  chascon  sus  une  lanterne.  F^dx 

différer,  renvoyer  a  un  autre  temps  ;  „j^„,  ^^  ^^.^  ^^^^  ^  ^„^roit  ung  grant  Esdot , 

de  foras  et   de   clongare.  ayant  une  fourche  en  main ,  et  là  les  traicteit 

Formage,  formaige  ,  fourmage ,  »  1*  fourche;  de  sorte  qu*iU  commeiKOÎevt 

fourmaige,   fromaige   :    Fromage,  le«»r  tcpas  ptr /orma^,  et  rachevoient  par 

•^  j     1   .  .11.         ,  I  moustarde  et  laictue. 

sorte  de  laitage  caille  et  égoutté;  en  Rabelais,  là'.  5,  chap.  17,  paràuudc 

bas,  lui.  formaticum ,  formago  ,  fro^  Tisle  des  Esclots  et  tU  F  Ordre  dts 

mago  ;  dérivés   He  forma,   suivant  Frères  Fredons. 

Ménage  et  la  Monnoie  ;  en  bas  Bret.         Formant  :  Bled ,  froment ,  grain  ^ 

fourmaich,    Barbazau    pense    qu'il  /rKmc/ift/m  ;  beaucoup ,  grandement, 

vient  àe  foras  et  de  aqua  ;  il  est  cer-  fortement ,  violemment  ;  fortiter, 
tain ,  dit-il ,  que  l'on  ne  donne  le  nom         Fovm km AGiL^feurmariage,  forma» 

de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse  riaige ,  forsmariage ,  fourmariage  : 

tout-à-fait  coagulée,  et  même  séchée.  Alliance  d'un  serf  avec  une  femme 

dont  on  a  ôté  l'eau ,  le  petit-lait ,  la  libre ,  sans  la  permission  et  hors  de 

sérosité.  Papias ,  cité  par  Ducange:  la  terre  de  son  seigneur^  ce  quil 


FOR 

payoit  ponr  cela  ;  mariage  contracté 
contre  la  loi,  ou  sans  le  consente- 
ment des  parens  ;  mariage  entre  deux 
personnes  d'inégale  condition  ;  de 
jToras  et  de  mairitnonium  ;  en  bas.  lat. 
Jbrismaritagium, 

FoRMA&iER  :  Contracter  un  ma- 
riage sans  la  participation  de  son 
seigneur  ou  de  ses  parens,  contracter 
un  mariage  disproportionné. 

Qoaat  n  te  muèrent  ou  quant  il  te  marient 
en  fraaches  famei ,  quanques  il»  ont  eichiet  à 
lenr  Soigneur  muebles  et  hiretages ,  car  chil 
qoi  %tJormarient ,  il  convient  que  il  finent  à 
le  Tolenté  du  Seigneur. 

Coutume  de  Seawoisis,  chap,  45. 

Formée  :  Service  pour  les  morts  ; 
et  suivant  D.  Carpentier,  lettres  scel- 
lées du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
mettre  une  sentence  à  exécution. 

For  M  K  N  E  R  ^fomuUner,  formeneiry 
fourmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi- 
ter, maltraiter,  égarer,  écarter,  ren- 
voyer, expulser,  chasser,  mettre  de- 
hors ;  de /bras  et  de  minare, 

FofkUTLVT f/brmens  :  Grandement , 
beaucoup  ,  rudement ,  fortement , 
violemment,  rigoureusement  ; /brtî^ 
ter;  en  anc.  Prov./b/Tne/ir. 

Mcnart  entent  bien  au  parler 
QttMl  est  moult  durement  blechlex, 
Forment  en  est  esléesciez , 
Que  maintefois  li  ot  fait  niai. 

Jtomandu  Renard, /ÔL  i3a,  F*. 

FoRMEHT  ,/ormens  :  Bled ,  grain , 
froment  \/rumentum, 

Li  ami  an  Vilain  alerent 
Au  Cheralier,  et  demandèrent 
8a  fiUe  por  le  paisant , 
Qm  Unt  avoit  or  et  argent, 
V\en\é  forment  et  planté  draa  : 
n  lor  donna  isnel  le  pas, 
£t  otroia  cest  mariage. 

Fabliau  du  FUain  Mire, 

FoRMETRE  ^/ormettre,/orsmettre  : 
Chasser,  renvoyer  icxpulser;  de/oras 
et  de  mittere» 
z. 


FOR  6i5 

FoRMSTTR  ^formete  :  Petit  banc , 
escabelle  ,  stalle   de  chanoine  ;   de 
forma. 

¥otLMï^/ormis,/rorm,/rorms  :  La 
fourmi,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  formica, 

FoRMiERE  yformiilîere,/romiliere  : 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmb,  et  où 
l'on  suppose  qu'elles  mettent  l'été 
leurs  provisions  d'hiver. 

FoRMis  yforsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé  \  de  foras  et 
de  missus, 

FoRMORT  :  Droit  d'un  seigneur  sur 
les  biens  des  bâtards  ou  autres,  après 
leur  mort  ;  d'oùybrxnoxiire  ^tformoT" 
iure,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoRMOsiTi^  :  Beauté,  grâces,  éclat  ; 
formositas. 

For  NAGE  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  ceux  quifaisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

FoRNAsiER  ^fomassier  :  Tuilier  , 
fabricant  de  tuiles  ;  boulangfer  ;  fi^^ 
nacarius  ;  en  baft.  liX.fomaserius. 

FoRir Ax  ^fomcl  :  Fournaise ,  four, 
fourneau  ;  fornax ,  furmts  ;  en  bas 
Bret.  fom, 

Tolenttert,  dlit-Il,  en  non  Dlen, 
Lort  met  lea  eiterUnc  an  gieu , 
Aasis  ae  sont  au  tremerel. 
Loi  et  saint  Pierres  ênfomel, 

Fabl,  de  &  Pierre  et  du  Jougléor, 

FoRHicARESSE  :  Femme  débauchéc. 

ToKViCÂTZVH  ^fomictiste  ffonuca- 
toire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  % 
luxurieux  ;  fomicator. 

Un  autre  filosoplie  i  ot , 

C*une  parole  esprouTé  TOt 

Que  sovent  oît  affermer , 

Chascune  famé  est  y&mictfiDP, 

Se  celer  s*en  pnet ,  n*est  pas  chaste. 

Et  pensa  puisqu'il  fu  ainsi , 

Dont  l'eftoit  aa  mère  antresi. 

L'Image  du  Mandi. 

M,  W 


6a4  FOR 

mensonge;  abandon  volontaire 9  re- 
nonciation. 

FoRJUEER  ,  forsjurer ,  fortjurer  , 
fourjurer  :  Manquer  à  sa  parole ,  se 
parjurer,  quitter,  abandonner,  re- 
noncer, aliéner,  se  dessabir,  dédire, 
récuser ,  rejeter  le  témoignage  de 
quelqu'un  ;  /bras  Jurare,  Forjurer 
son  hoirie,  abdiquer  son  héritage  ; 
forjurer  un  Juge ,  le  récuser  \  forjurer 
ses  creditorsy  récuser  ses  créanciers , 
déclarer  qu'on  n'a  pas  de  quoi  les 
payer ,  faire  banqueroute  ;  forjurer 
sa  foi  y  renoncer  à  sa  religion ,  deve- 
nir mauvais  sujet ,  vicieux  ;  forjurer 
son  mestier,  son  talent,  le  quitter; 
jurer  à  faux ,  refuser,  rejeter. 

FoELiEz  :  Quitta  ,  suivant  Borel. 

FoELiGNEMKNT  :  Dégénératiou , 
mauvaise  action,  mauvaise  habitude  ; 
àe  foras  et  de  linea, 

Foa  LIGNEE  yforsUgneryfourligner  : 
Dégénérer  de  la  valeur  de  ses  ancê- 
tres ,  démentir  sa  race ,  son  origine  , 
agir  contre  le  droit;  sortir  de  la  droite 
ligne ,  du  chemin  ;  de  foras  et  de 
Uneare. 

•  FoELOCNEE ,  forlongier ,  forlon^ 
gner,forslonger,forslongner^fortloin' 
gnier,  fourlogner  :  Eloigner  ,  la  User 
loin  derrière  soi,  écarter,  retarder, 
différer,  renvoyer  à  un  autre  temps  ; 
àe  foras  et  de  elongare. 

FoEMAGE ,  fonnaige  ,  fourmage  , 
founnaige ,  fromaige  :  Fromage  , 
sorte  de  laitage  caillé  rt  égoutté  ;  en 
bas.  \aX.  formaticum ,  formago  ,  fro- 
inago  ;  dérivés  àe  forma,  suivant 
Ménage  et  la  Monnoie  ;  en  bas  Bret. 
fourmaich.  Barbazau  pense  qu'il 
vient  àe  foras  et  de  aqua  ;  'û  est  cer- 
tain,  dit-il ,  que  l'on  ne  donne  le  nom 
de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse 
tout-à-fait  coagulée,  et  même  séchée, 
dont  on  a  6té  l'eau ,  le  petit-lait ,  la 
sérosité.  Papias ,  cité  par  Ducange  : 


FOR 

Caseus  dictut  quod  caretU  seyi>;àB 
même  formage  n*est  autre  chose 
qu'une  masse  dont  l'eau,  la  sérosité  » 
le  petit-lait ,  que  l'on  appelle  encore 
dans  la  Normandie ,  la  Picardie  et  le 
Limousin  ,  matgue  ,  maige ,  a  été 
forsmise  ,forsmenée ,  parce  queyôrr 
mettre  {foras  mittere)  et  fors  mener 
(foras  minore)  sign^ent,  chasser, 
expulser,  renvoyer.  On  disoit  an- 
ciennement âge,  aige ,  pour  eaa, 
€uiua  ;  et  le  mot  fromage  n'est  anlre 
chose  que  le  lAlïn  foras  missa  aqua, 
ou  foras  mustum.  Si  l'on  parle  d'an 
fromage  dont  la  masse  n'est  point 
séchée,  dont  la  sérosité  n'est  pomt 
exprimée,  on  dit  du  fromage  mon, 
caseus  mollis,  musteus,  conune  dans 
Pline. 

Mons  coagulatus ,  mons  pinguis  ut  qmi 
suspicamini  montes  eoagulatos?  Mons  câsSkn 
comme  lez,  Tautre  lettre  dit  en  fromai^in 
(allas  en/onnaigUx)  tôt  est  buen,  li  les  et  U 
/romains  senefie  la  miséricorde  de  Nostre* 
Seigneur,  qui  norrit  les  simples  gens  qui  soet 
de  petit  sen,  si  corne  li  les  norrit  les  eahUf 
et  devient fromaiges ,  et  ferme  viande, à çaas 
qui  sont  plus  fort ,  et  de  greigocur  entende- 
ment. Corn,  sur  le  Soutier,  Ps.  67,  'vers.  16. 

La  procession  acbevée  conune  promene- 
ment  et  exercltation  salubre,  ils  ae  retiroirat 
en  leur  refectoir ,  et  dessonbs  les  taUes  se 
mettoient  à  genoilz,  s*appuiana  la  poictriae 
et  estomach  chascun  sus  une  lanterne.  Eolx 
estans  en  cest  estât,  entroit  ung  grant  Esdot, 
ayant  une  fourche  en  main,  et  là  les  traictoit 
à  la  fourche;  de  sorte  qu'ils  commea^îent 
leur  repas  ^%x  formaige,  et  TacheToîent  par 
moustarde  et  laictue. 

Rabelais ,  llv.  5 ,  chap.  1 7,  parùuît  de 

fisfe  des  Esches  et  de  f  Ordre  des 

Frères  Fredom, 

Formant  :  Bled ,  froment ,  grain  9 
frumcntum  ;  beaucoup ,  grandement, 
fortement ,  violemment  ;  fortiier, 

FoHM  AR I AOE  ^feurmariage,forma' 
riaige ,  forsmariage ,  fourrnariage  : 
Alliance  d'un  serf  avec  une  femme 
libre ,  sans  la  permission  et  hors  de 
la  terre  de  son  seigneur  ^  ce  quil 


FOR 

payoit  pour  cela  ;  mariage  contracté 
contre  la  loi,  ou  sans  le  consente- 
ment des  parens  ;  mariage  entre  deux 
personnes  d'inégale    condition  ;  de 

^oras  et  de  matrimordum;  en  bas.  lat. 

ydrismaritagium, 

FoEMAEiER  :  Contracter  un  ma- 
riage sans  la  participation  de  son 
seigneur  ou  de  ses  parens,  contracter 
nn  mariage  disproportionné. 

■ 

Qaant  H  se  muèrent  on  quant  il  te  maritttfe 
«n  franches  famés,  qoanques  iU  ont  e«chiet  à 
lear  Soigneur  muebles  et  hiretages ,  car  chil 
qnl  %tfarnuuient ,  il  confient  que  il  finent  à 
le  Tolenté  du  Seigneur. 

Coutume  de  Beaupoisù,  chap,  45. 

FoEMÉE  :  Service  ponr  les  morts  ; 
et  suivant  D.  Carpentier,  lettres  scel- 
lées du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
mettre  une  sentence  à  exécution. 

FoEMENEE  ^formainer,formeneir, 
fourmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi- 
ter, maltraiter,  égarer,  écarter,  ren- 
voyer, expulser,  chasser,  mettre  de- 
hors ;  de /bras  et  de  minare, 

¥oKU%HT^/ormens  :  Grandement , 
beaucoup  ,  rudement ,  fortement , 
violemment,  rigoureusement  ; yb/t^- 
ter;  en  anc.  ^oy»  forment, 

Ranart  entent  bien  au  parler 
Qu*il  est  moult  durement  blechlez, 
Forment  en  est  esléesciez , 
Qne  maintefoiz  li  ot  fait  mal. 

Roman  du  Renard,  fol,  i39,  F*. 

FoEMEiTT  yformens  :  Bled ,  grain , 
froment  \  frumentum, 

Li  ami  an  Vilain  alerent 
An  Cheralier,  et  demandèrent 
8a  fille  por  le  paisant, 
Qni  tant  avoit  or  et  argent, 
Vienté  forment  et  planté  draa  : 
n  lor  donna  isnel  le  pas, 
£t  otroia  cest  mariage. 

Fabliau  du  FUam  Mire. 

FoEMBTEE  ^formettre,forsmettre  : 
Chasser,  renvoyeri  expulser;  àe foras 
et  de  mittere. 
I. 


FOR  6a5 

FoEMBTTK  jformete  :  Petit  banc , 
escabelle  ,  stalle   de  chanoine  ;  de 
forma, 

FotiMijformù,fromi,fromù  :  La 
fourmi,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  formica, 

FoEMiEEE  yfomuUiereyfromiUere  : 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmis ,  et  oà 
Ton  suppose  qu'elles  mettent  Tété 
leurs  provisions  d*hiver. 

FoEMis  ^forsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé  ;  de  foras  et 
de  tnissus, 

FoEMOET  :  Droit  d'un  seigneur  sur^ 
les  biens  des  bâtards  ou  autres,  après 
leur  mort;  à^okformoture  ^iformor^ 
tare,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoEMOsiTii  :  Beauté,  grâces,  éclat  ; 
formosûas. 

FoENAGE  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  cenx  qui  faisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

FoENAsiEE  ^fomassier  :  Tuilier  » 
fabricant  de  tuiles  ;  boulan^r  ;  /br- 
nacarius  ;  en  batt.  ldX,fomaserius. 

FoEiTÀX  ^fomcl  :  Fournaise ,  four, 
fourneau  ;  fornax  ,  fumus  ;  en  bas 
Bret.ybm. 

Tolentlers,  dift-n,  en  non  Dieu, 
Lort  met  ka  etterlins  an  gieu , 
Assis  se  soiat  au  tremerel , 
Loi  et  saint  Pierres  mi^fifmei. 

Fabl  de  &  Pierre  et  du  Jougléor. 

FoEKiCÀEESSE  :  Femme  débauchéc. 

FoENiCATXUE  ^fomiccLSte  y  fornica» 
taire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  % 
luxurieux  ;  fomicator. 

Un  antre  filosophe  i  ot, 

C*ttne  parole  esprouvé  TOt 

Qne  soTent  oit  affermer , 

Chascune  famé  est  y^rnicoiflr. 

Se  celer  s*en  pnet ,  n*est  pas  chaste  « 

Et  pensa  puisqu*il  fu  ainsi , 

Dont  l'eUoit  m  mère  autresi. 

L'image  du  Mandi, 


6i4  FOI 

FoERiE  :  Affluence  de  monde  com- 
me à  une  foire  ;  àt  forum, 

FoEBTES  :  Les  deux  os  du  bras. 

FoKsoN ^i//a'o«  :  Abondance, quan- 
tité, grand  nombre;  de/uu'o, 

F<Bu  ;  Foyer,  feu  \focux. 

Fibule  ,  foiel ,  foU ,  fuel ,  fuelh , 
fuile  y  faille  :  Verdure ,  feuille ,  feuil- 
lage ;ybffwm;  en  anc.  Vroy *fuèlh, 

F«uLx  :  lAéXr^'yfagus, 

FiBUKE  ^fœurre.  Voyez  Foarb. 

FoEx  :  Foyer,  feu  ,  lumière  \focus, 

FoGQiENs  :  Enflammé ,  qui  brûle , 
qui  est  en  feu  ;  focillatus. 

FociHÈK  ^fourtyhiar  :  Fouir,  fouil- 
ler, creuser,  bêcher ',  fodere ,  fodi" 
cttre  ;  en  bas  hteX.  furghein. 

Foi  AL  'tféal  :  Fidèle. 

FoiBLAGE  yfoibletp  :  Débilité ,  foi- 
Messe ,  langueur  ;  flexibilitas. 

Quant  haîas  Patrice  fu  fines, 
£t  &  «a  fin  duu  tout  aie z , 
En  ccl  église  un  priour  ot , 
Qui  par  le  grunt  igc  qn*il  ot, 
Cun  tout  seul  dent  «  mais  pins  n*avoit , 
En  moult  granty^i^/rre  estoir, 
Marie  de  France  ,  Purgat.  de  S.  Patrice, 

FoiBLEiR  ,  foibloier  :  S'amollir, 
Ibiblir,  fléchir  ;  adflexibilein  statiim 
venire  y  flcctere, 

FoiBLEiTEMENT  :  Débikment ,  foi- 
blement  ;  fle.ribiliter, 

FoioELE  :  Constant,  ftÎBcèreyfidèle; 
fîdelis. 

Foie  :  Promesse ,  pak*o]e  ,  assu- 
rance;//Vf  w;  en  bas  Bret./r«3. 

Foii^E  :  Fois ,  diction  numérale  ; 
Dice;  ne  s'est  pas  dit  pour,  autrefois, 
^Um,  comme  le  rapjKïrte  Lacombe. 

Foi  et  hommage  ^fidès  et hontma" 
gium  :  Soumission  que  le  vassal  fai- 
soit  au  seigneur  du  fi<?f  dont  il  rele- 
Toit ,  pour  lui  marquer  qu*il  éloit 
son  homme  d£  cor|>s ,  son  Jinmme 
lige  9  qu'il  lui  étoit  entièrement  dé- 
Youé ,  et  qu'il  pouvoit  compter  sur 
sa  fidélité. 


FOI 

Foickiêe  :  Redevance  en  foin;  de 
fenum, 

FoiLLARs  :  Certainr brigands  ainsi 
nommés ,  ou  d'une  branche  d*arbre 
qu'ils  port  oient  au  chapeau  pour  se 
reconnoitre ,  ou  parce  qu*ils  se  reti- 
roient  dans  les  bois. 

FoiLLK  yfoelle  :  Feuille ,  feuillagt  ; 
folium. 

Là  tient  i^/oel/e  toute  fl^^tre 
Lt  rosiers ,  qui  ^tn  deu»t  estre. 

Roman  de  Ut  Bute. 

VoiiA.t.ji, faillir:  Pousser  des  feufl- 
les ,  feuiller  ;  de  folium  ;  en.  bas.  lit. 
foUare;  en  anc.  Pro v./bM^r. 

Ce  fu  el  tems  qu*arbres  florissent , 
Foillent  boscages  et  prés  rerdUcent , 
Que  cist  oisel  eu  li>r  latin 
Dolcemeiit  chantent  al  matin. 

Commencement  du  homam 
iTErec  et  Enide, 

FoiLLiE  :  Sorte  de  gâteau. 

FoiLLoLEa  :  Faire  de  folles  dé- 
penses ,  prodiguer  ce  que  l'on  a. 

FoiLLu  :  Touffu,  garni  de  feuilles; 
foliosus, 

FoiwEWTEUE  ,  foimenùy  lise*  /o/*- 
mrntcury  foi- menti  :  Traître ,  parjure, 
déloyal.  Dans  une  chanson  d*Auboin, 
rapportée  dans  les  Poésies  du  Roy  de 
Navarre ,  pag.  1 84,  il  y  a/oj,  mentis; 
réditeur  a  mal  lu  le  Mss. ,  ou  son 
eicemplaire  étoit  fautif;  il  doit  j  avoir 
foimentis, 

FoiMET^TiE ,  lisez  foi-mentie  :  Infi- 
délité, manquement  de  foi,  déloyauté. 

FoiMENTia ,  lisez  foi' mentir  :  Man- 
quer de  foi,  manquer  à  sa  parole,  à 
ses  engagemens  \fidem  mentiri. 

FoiNDRE  :  Dissimuler,  feindre, 
foire  semblant  ; /?/7^ere. 

Liqut-iz  maligne  espirs  quant  il  Ja  arcspri- 
sant  lo  jor ,  véuit  la  hore  secrète  des  homes, 
et  {01  foindàat  estre  aicun  eitrange  comen- 
Mt ,  enTÎron  «ieir  les  estreiea  de  U  citeit. 
Dial,  de  S,  Crégoirt,  tip,  i ,  chap,  10. 


FOI 

Çm  maiignui  iptriêus  eia»  vetpermtcêmtâ 
j'am  die  secreCam  ab  komimiàut  ht^tun  c^rm^ 
ret,  ptregrinmn  auempiam  esse  se  timuUns, 
cireuire  ceepU  ctwlatù  piaieas, 

FoiNGNiEE  :  Marchand  de  foin. 
Foîa  :  Échapper,  fuir,  éviter,  se 
soustraire,  s'évader  ; /n^rr. 

Et  eocor  ditt  CeUiu  qne  U  Sires  qui  eoToia 
son  terf  en  la  province ,  et  emprès  quant  il 
oi  dire  qne  cil  estoit  mort,  et  qu*il  TaToit 
franchi  en  son  testament,  et  il  m  remis  ca 
crlui  office  et  se  menoit  pour  franc ,  il  n*eat 
pas  fuitÎK ,  qnant  il  fit  ce  sans  consoil  defitr, 

Mss.  deiaBiblioth,  I/np.,  n^  84o7,yb/.  89. 

FoiBKUx  :  Homme  sans  cœur  ni 
honnenr,  selon  D.  Carpentier. 

Foi  r I  e  a ,  foirer  :  Fêter ,  châmer , 
cesser  le  travail  ^  ymort  ;  cependant 
dans  le  Fabliau  du  Vilain  Mire  ,  on 
iTOxuye  jours  foiriez  9  pour  jours  ou- 
vriers \foirier,  subst.  a  été  pris  pour» 
gouverneur  dyune  foire. 

FoisiL  ,  fuisil  y  fusil  :  Briquet  , 
pierre  à  briquet;  defocuius;  en  bas. 
lat.  fugil/us, 

FoisNS  :  Faine,  espèce  de  gland 
que  porle  le  hélre. 

FoissKLE  ,  faisselle  ,  foisselle  : 
Sorte  de  panier  ou  corbeille  dans  lar 
quelle  on  met  le  li^it^ge  pour  former 
le  fromage,  espèce  de  cageron  ; /Sx- 
ceUa ,  fiscelUim, 

Li  »aut  à  grans  gon  la  cervele , 

5i  comme  fait  de  ï^foij^/ieie 

Le  lait  quand  ofi  fait  le  fropiage. 

Ovide ,  Mss.  cité  par  Borel. 

Foissov ^foissoii  :  Instrument  à  lar 
bourcr  la  terce  à  la  main ,  houe. 

FoiT  :  Promesse ,  parole ,  foi,  assur 
ramce  y  fïdes  ;  en  bas  Bret. /iris. 

Vf.  te  merreiQes  mies  de  ceu  ke  ju  ai  dit , 
ke  par  ênfoit  fut  aiiaeie  li  parole  à  la  char. 

Sermons  de  S,  Bernard,  fol,  53. 

Nec  mireris ,  quhd  t^e  eius  meiliaate  unir 
tum  Mxerim  'verbum  ctimi, 

FoiTABLE  :  Homme  vrai,  de  bonne 


FOL  6x5 

réputation ,  qn'on  doit  croire.  Foyez 
Fàutablb. 

FoiT  ns  MAL  :  Largeur ,  profon- 
deur d*une  plaie. 

Fol  y  fou  :  Hêtre  ;  fagus. 

Fol  AOE  ,  folaige,  folastrerie  ,  fo^ 
leur,  foliage  ,  foliaire  ^foUastrerie  , 
folUeterie  yfoloi,folorSffolour  :  Ac- 
tion folle ,  sottise ,  folie ,  entreprise 
extravagante ,  témérité ,  étonrderie. 

¥oi.AC^MEVTjfoUistrement:  D'une 
manière  extravagante ,  inconsidéré- 
ment ,  follement  ;  en  ancien  Prov. 
follamëns. 

Fol  AIE  R  ^foler  ,  folier,  foUaier , 
foller,  folioter,  foloier,  foloyer  :  Se 
tromper,  s^égarer,  extravaguer,  sor- 
tir du  bon  sens ,  faire  le  fou  ;  faire 
injure ,  se  conduire  mal  ;  de  volitare. 

D*antre  part  je  voy  que  ton  aom» 
A  interpréter  par  escole, 
Donne  nom  à  /ol  et  k  foie  ; 
Ces  d«>ux  TJegnent  detoj  JhSe^ 
V.tfo/eur  qui  aux  deux  se  lie , 
Fait  entreprendre  y^//i«/it 
Fol  et  foie  cQQununem«nt  ; 
I>s  mauvais  fais  dont  'dr/oUent, 
A  mort  d^âme  et  de  corps  se  lient 
'   Trop  toureat  pour  Uurfolier, 
Font  leurs  corps  a^  gibet  lier , 
Fa  re^oifent  mort  ^zr  folaige  , 
Xors  dîent  pour  qu  ^tfo/iaige. 
Eustaehe  Desehamps  ,fol.  570 ,  col,  9. 

Se  ancnns  ne  set  que  il  soit  comu  do  mort , 
1^  folie  une  fois  en  fet,  autre  fois  en  droit , 
et  s*il  set  qu*il  M>it  franc  »  et  set  de  qui  il  est 
nex,  W  folie  en  oroit  quant  il  ne  set  qu*il  tient 
les  biens  en  cosignagè  ;  on  se  aucun  est  geté  ^ 
et  ne  a#t  de  qa^  pais  il  est ,  et  sert  à  aucun , 
tt  caide  oue  il  soit  serf,  Wfolaie  plus  eu  fait 
qne,  en  droit ,  et  te  aucun  set  que  la  sesine  dea 
bien&  soit  portée  à  antre  -,  et  il  ne  set  pas  qna 
le  tens  de  la  sesine  des  biens  est  paasée,  U 
fola^  ta  fet. 

JtfM.  de  la  BibL  Imp.  n^  8407,^0/.  gS. 

FoLC  ^folk  :  Troupeau. 

FpL  cuiDiER,yb/  quidier  :  Pré- 

iom{>tion ,  témérité. 

Pourea  hoîa ,  je  te  Vneil  Toldier  ^ 
Ton  corage  de  A»/  cuidier. 

iomanile  Charité, 


f 


6i6  FOL 

FoLE  PiMz  :  Femme  folle  de  son 
corps ,  fille  de  joie,  femme  publique. 

FoLE  LARGESSE  :  Dissipatlon»  pro- 
digalité ,  grande  dépense. 

Doncqaes  li  loons  nofis  que  U  soît  large ,  en 
telle  manière  que  il  puist  se  largesce  mainte- 
nir sans  soy  apeticter,  et  que  il  te  gart  de 
foie  largesse ,  car  li  fans  large  jette  li  sien 
puer  V  chil  si  est  fol  large  qui  le  sien  depent 
folement  sans  preu ,  et  sans  honeur ,  et  qui 
maine  vie  lequelle  il  ne  pnet  maintenir  au  par 
aler  de  che  que  il  a ,  et  aucunes  fois  arient-il, 
quant  li  fous  larges  a  tout  despendu ,  H  de- 
vient autres  que  bons ,  ne  ne  li  chaut  dont 
AToirs  li  yiengne ,  mes  que  il  puist  se  foUt 
iargesse  maintenir. 

Coutume  de  Beauçoisis ,  ckap,  x. 

FoLE  MISE  :  Folle  enchère. 

FoLEKE ,  foliere  :  Feu  de  joie  ,  de 
réjouissance  ;  /oculanum, 

FoLEREz  (moulin)  :  Moulin  à  fou- 
ler les  draps. 

FoLEsuYE  :  Jeu  de  ballon  ,  de 
paume  ou  de  pelote. 

FoLEUR  ^/oladon  ,/olastre  ,/oleté, 
foleton  y  folletan ,  folleur  ^  folour  : 
Extravagant,  fou ,  sot ,  hébété ,  témé- 
raire ,  étourdi  ;  voladcus, 

FoLEUR  ^foléorffollor,foUofy/6~ 
îoy  :  Cuisson ,  ardeur,  feu ,  chaleur  ; 
mensonge,  folie  ;  en  anc.  Vroy. folëza. 

Fol  hàrdement  :  Imprudence , 
témérité ,  entreprise  téméraire. 

Garde-tOT  à^tm^ttixàrefolkardement,  par 
coi  tu  n*enchiées  en  mauvaise  cootardie. 

Proverbes  de  Sénèqtte. 

FoLicHoir  :  Badin ,  folâtre ,  jovial, 
plaisant;  au  îém,  folichonne  ;  d'où 
folichoner,  badiner,  folâtrer,  plai- 
santer. 

Folie  desloiàl  :  On  distinguoît 
chez  nos  aïeux  deux  espèces  de  folies^ 
l'une  simplement  extravagance ,  dé- 
raison ,  qui  ne  faisoit  tort  qu'à  celui 
qui  en  et  oit  entaché;  mais  Ibl  folie 
desloiàl  étoit  un  crime  qui  faisoit 
tort  au  prochain ,  comme  la  fréquen- 


FOL 

tation  des  femmes,  le  toI  ,  la  défatu- 
che ,  les  injures ,  &c. 

Et  tout  einsine  qn!  apeleroît  une  home  po- 
tain  on  laronesse,  ou  d*anciine  antre  iUr 
deshial ,  s*ele  s*en  plaignoit ,  si  Ten  (evtùk 
l'en  droit ,  si  come  nos  avons  dit  cy-dctsva. 

Les  EtahHssemens  de  S.  Louis,  liy.  i,  ck.  146; 
on  peut  encore  tfoir  ce  même  chapitre  dam 
le  Mss,  de  la  JBihlioth.  I/npér.  n^  99^7. 

FoLiER, yb/^r  ;  EitraTaguer,  faire 
des  folies,  mener  une  vie  débauchée, 
dire  des  injures  ;  railler  ,  badiner, 
folâtrer. 

Folie  USE  :  Femme  débauchée. 

FoLiEux  :  Fou,  insensé,  imbécîDe. 

FoLiiTGUER ,  folingier,  forlinguer, 
forslinguer  :  Injurier,  maltraiter  de 
paroles ,  se  répandre  en  invectives  ; 
de  foras  et  de  lingua. 

FoLLACE  :  Droit  de  monture  dà 
au  seigneur  d'un  moulin. 

FoLLAN  ^foUain  :  Cocon  ou  coque 
de  ver-à-soie. 

Fol  large  ^fous  larges  :  Dissipa- 
teur, prodigue ,  dépensier. 

Folleir  :  Fouler,  accabler,  en- 
foncer; de  fullo, 

FoLLER  ,  follier,  folloier,  foloier, 
foloyer  :  S'égarer,  se  perdre,  être 
fou,  dire  ou  faire  des  extravagances. 
Voyez  FoLAiER. 

FoLLiE  ,  follesse ,  folleur  ,  /b/- 
loiance ,  fokUance  :  Tort ,  faute , 
extravagance,  déraison,  égarement, 
inconduite,  folie,  sottise,  étourderie. 

FoLLoiER  ,foloier  :  Agir  comme 
un  fou ,  se  tromper,  s'égarer. 

FoLNATRE  :  On  croit  que  ce  mot 
a  pu  signifier  archi-fou. 

L*an  mil  deus  cens  et  trente-qutre  , 
Quant  tenn  se  fit  pour^!»/  notre  , 
Pierre  de  TEwre  deiut  dite, 
Espou&a  li  Rois  BCarguerite, 
La  fille  du  Comte  de  ProTcnce. 
Guill,  Guiart,  parlant  de  Pierre  de  Staudcrt» 

FoLOT  :  Esprit  foUet.  * 


FON 

FoLums  :  Ce  mot  se  trouve  dans 
la  Coutume  de  Beauvoisis ,  chap.  34  9 
pag.  177  de  rédition  de  la  Thau« 
massière;  il  auroit  dû  écrïreV  qfolure, 
qui  signifie  blessure.  Fojr,  Affoler. 

SI  est  aussînt  comme  te  Ton  me  prestoit  m 
chcTal  Min  de  toas  membrei ,  et  il  afibloit 
«Tant  que  je  le  rendisse,  li  damage  de  là/b' 
hire  doit  estre  renda  avec  le  cheyad. 

FoLz  :  Oiseux ,  paresseux ,  qui  ne 
fait  rien,  qui  n'a  rien  à  faire.  Folz 
sejor  :  Congé  d'un  soldat,  temps 
qu*on  lui  accorde  pour  aller  dans 
son  pays ,  afin  de  se  reposer  de  $e» 
fatigues. 

FoMEs  :  Nous  fabons. 

FoNc  :  Ce  mot  se  trouve  dans  la 
Coutume  de  Beauvobis ,  au  ch.  1  a , 
pag.  72.  La  Thaumassière  deyoit 
écrire  fouc ,  troupeau. 

FoRÇAiLLES  :  Barres  de  bois  qu'on 
met  en  travers  d'une  couchette  pour 
soutenir  les  matelas  ;  de/undum. 

Fonce,  /oncet,  /onse,  fonset^ 
fonsset  :  Espèce  de  petit  vaisseau , 
grand  bateau. 

FoNCHEiNE,yb7ic^i/ie:  Instrument 
pour  la  pèche  ;  fascina, 

FoNCHiEEE  :  Fond,  creux. 

Fond  :  Fondant ,  dissolvant ,  coyxr- 
lant  ;/undens.  Voy.  Tresfoicd. 

FoHOALiTiÊ  :  Droit  de  directe  sur 
un  héritage  ,  qui  appartient  au  sei- 
gneur foncier. 

Fojx  DATiw  j /ondiitipe  :  Primitif, 
fondamental,  principal ,  capital  ;  de 
fundare, 

IfaUoB  d*Israèl,  qn'as-ta  fait. 
Quant  ton  pilier  le  plus  parfait 
As  fait  chéoir  par  malice  vÎTe , 
Ta  yraje  pierre  fondatMe. 

Tragéd,  de  la  yengtance  d«J,C 

Fondation  :  Procuration, pouvoir 
donné  à  une  tierce  personne,  pro- 
duit des  fonds  \fundatio. 

Fonde  ^funde  :  Fronde  à  jeter  des 


FON  61^ 

pierres  ;/unda;  corde  qui  chasse  le 
trait  dans  une  baliste  ;  et  suivant 
Join ville ,  Mss.  de  THist.  de  S.  Louis , 
fol.  I  o3 ,  c*est  le  fond  d'un  engin  , 
d'une  machine  de  guerre ,  la  culasse* 

Dont  Teissiez  de  totes  pars 
Envoicr  gavelos  et  dars , 
Qnariax  et  sa  jetés  Toler, 
Kt  ot  fondes  ylem»  jeter. 

Roman  du  Brut, 

Fonde  :  Bourse ,  pannelière  d'un 
berger. 

Fonde  ^funde  :  Fondement ,  fon- 
dation ,  abondance  ,  établissement , 
principe  ,  assurance  ;  fundamen  ;  en 
anc.  Prov.  fonzamën  yfozamën  ;  en 
bas  Bret./undus,  Ces  mots  ont  encore 
signifié,  bourse  des  villes  commer- 
çantes, dépôt  public  de  marchan- 
dises ,  douane ,  magasin ,  réservoir. 

Rome  qui  deust  estre  de  nostre  foi  la  fonde, 

(le  fondement) 
Simonie ,  ayarice ,  et  tous  maus  7  abonde , 
Cil  sont  plus  concilié  qui  deus»ent  estre  monde. 
Et  par  mauvais  essample  ont  banni  tout  la 
monde.      La  Vie  du  Monde ,  strophe  8. 

Et  grant  doumage  nous  firent  au  partir,  d« 
ce  que  il  boutèrent  le  feu  en  la  fonde  là  où 
toutes  les  marchéandîses  estoient ,  et  tout 
Taroir  de  pris  (et  dans  Tédition  de  2761 , 
m^oir  de  poit), 

JoinviUe,  Mss, foi.  B2,  et  de  t imprimé,  p,  35. 

FoNDiÊ  :  Chargé  de  pouvoir,  de 
procuration  ;  et  savant,  très-instruit  ; 

fundatus, 

'Bo'K'D^u^fondeisse  :  Fonte  de  mé- 
tal, fonte  de  neige;  ce  qui  est  de 
fonte ,  tout  ce  qui  est  fondu  et  coulé 
au  moule  ;  de/undere  ^«maisons  dé- 
truites dont  il  ne  reste  que  les  fon- 
dations ;  fond ,  vallée  ;  en  basse  lat. 

/bncia. 

FoNDELLs ,  fondée ,  fondeffe  , 

frondtfle  :  Fronde,  machine  de  guerre 
propre  à  jeter  des  pierres,  canon  à 
deux  bouches  ou  jumelles  ;  de/undi-- 
buluin;  soldat  armé  de  la  fronde; 

fundibaUsta. 


5i5  FON 

FoVDEAissE  yfondetresse  :  Fonda- 
trice, institutrice  ;////ic/ar/YX. 

Noftre  trèft-redoobt^e  Dame ,  tous  soy ex  la 
très-bien  Tenue ,  en  Tostre  niai&on ,  bien  somes 
trè»-liez  et  joieux  quant  Dieu  nous  a  donné 
la  grice  de  tous  y  T«oir  cooime  no^tre  pa- 
trône  ttfinderesse. 

Roman  du  petit  Jehan  de  Saintré, 

Foif  D  F  u  R  ^ fonderas  y  fontliere,  f on- 
dierres ,  fondour  :  Créateur,  inven- 
teur, fondateur  ;  funda$or» 

Or  t*ay  esdairci  renommée , 

?ie  aces-tu  que  Homme  nommée, 

Fut  de  hOu  fondeur  Romului. 

Etutache  Deschamps ,  fol.  55o,  coL  i. 

FoRDic  :  Magasin,  douane,  dépôt. 
Fojez  Fonde. 

FoNDoiRK  :  Fond ,  creux ,  vallée. 

For  DoiB s  (vilains)  :  Constructions 
qui  ont  besoin  de  réparations  ,  soit 
en  murs  ,  charpentes  ,  châssis  ,  vi- 
trafjes,  &c. 

FoHOBE  :  Bâtir,  fonder,  édifier, 
établir  à  perpétuité  ;  fundare  ;  en 
«ne.  VvoY.fonzar, 

FoRDRE  ^fondrer  :  Abattre ,  tom- 
ber, enfoncer,  ruiner,  renverser  de 
fond  en  comble ,  saper,  rompre ,  dé- 
molir, répandre ,  couler  \fundere. 

Où  le  benearé  fils  de  Dieu 
A  voulu  souffrir  mort  et  patne , 
Pour  la  rédemption  humaine , 
ILx  fondre  son  précieux  tang. 

Roman  de  la  destruction  de  Jérusalem, 

FoNDRiLLEs  :  Lie,va»e  qui  se  forme 
dans  toute  sorte  de  liqueurs. 

Fondue  dedens  (maison)  :  Maison 
ruinée ,  et  que  le  propriétaire  pauvre 
ne  peut  faire  reconstruire. 

fou  FOR  lE ,  fonfonis  :  Musique  , 
fanfare ,  symphonie  ;  symphonia;  du 
Ofec  ^vftÇoffitt, 

FoRc  (uDg)  :  Les  fonts  baptismaux  ; 
fontes  bapùsmatis. 

Forges  :  Potirons;  defun^^,  Bo- 
rel  le  dérive  de  boled ;  d'où  vient, 
dit-il ,  qu*on  les  appelle ,  es  monta- 


FON 

gnes  de  Languedoc,  des  boulets;  ce- 
pendant boléti  signifie  y  cliaiD|M§naB, 
mousseron. 
Fort  :  Wsdwut, Font-ils  :  Disent-Jls. 
'Foft'T^foniaincauLr,/6ntaine€uut^ 
fontaineleUe  i  fontaineUe  ,fontaneUe; 
fonianleu  yfontanîex  y/orwtaniez^foth 
teineyfontcnauyfontcne^fonUnemtx^ 
fontenelcte ,  fonte nelle  ,  fontenette, 
fonteni'e ,  fontcnicus ,  fontenîex  ffon- 
ienil ,  fontcnille ,  fontcnis ,  fontena , 
fontoine  :  Source,  ruisseau,  fontainf , 
petite  fontaine,  marécage,  lieu  ma- 
récageux; fons  y  fonticnlus  ;  en  bis. 
\9X,fontana;  en  anc.  Vvoy.founta- 
niouyfQuntamolo;  en  \\ja\,fontaneUa; 
en  bas  hn^ufentanyfonL 

Car  quant  je  ruetl ,  à  elle  vois 
Kt  la  prewt ,  et  TacoUe  et  baiae , 
Dont  puis  miex  souifrir  ma  OMaaiic, 
Mais  cil  ne  poroit  avoir  celle 
Qu*il  Yoiolt  en  la  fontenelle. 

Roman  de  la  Rose. 

Vne  fontoine  sordoit  ea  un  cliamp  et  coroit 
•a  voie  contre  val  par  pinson  chans.  Lipm- 
dou  cui  estoit  ch\q  fontoine  la  fiât  aler  par  t6c 
son  champ  pour  lou  abuvrer ,  cil  qui  aToest 
les  champs  desoz  en  alerent  encontre,  et  éi" 
suieot  qu'il  ne  le  pooit  fcre;  et  droit  diat 
qu*il  le  pot  bien  fere  ,  car  maie  choee  sevoit 
se  li  chans  où  W  Jontene  sort  moroit  de  soif, 
et  li  autres  eussent  à  boîvre ,  et  quant  il  pb 
aura  assez  beu  ,  si  tenge  la  fontoine  sa  roie. 
Mss,  de  la  BibL  Imp,  n<*  8407  ,/6l.  liS. 

FoKTAi^R  (faire  ses)  :  Sorte  de  jfQ 
qui  se  £aisoît  le  quatrième  dîmaadM 
de  Carême. 

FoHTEiXE  (livrer)  :  Expression 
assez  burlesque  pour  désigner  qu'une 
femme  accorde  ses  faveurs. 

FoNTUHE  :  Fonte ,  raction  de  fon- 
dre; creux,  enfoncement. 

FoRz  :  Fond  ,  la  partie  la  plus 

basse  de  ce  qui  contient,  ou  peut 

contenir  quelque  chose  \  fondus. 

Tôt  muet  Den  kufmz,  an  caer  félon  ;  mes 
aoitre  Sire  eatormit  si  à  la  feie  lefms,  qaH 
en  fet  ferme  terre. 

Comment,  sur  le  Sàutier,  fol.  i  a8 , 


FOR  FOR                  619 

FooL  :  Soufflet.  banni  :  Exilé ,  banni,  rejeté  ;  en  bas. 

Fom.  :  Marché ,  place  publique  ;  \AUforbanmUis, 

J^orum;  en  bas  Bret. /br.  IBo'Êihkfi  ^tforbaniêsemeniy  forban» 

Foa   :  Juridiction,    tribunal   4e  nie yforbannissement yforbannUîon: 

justice;  àt  forum.  Barbazan  dérifre  Exil,  exclusion,  bannissement  ^  en 

ce  mot  du  verbe/évr,  parler.  bas.  ItX.  forbanido. 

Fom  :  Four,  endroit  où  Ton  cuit  Foebaicier  ^forbanir^  forbtuvnir. 


le  pain  ; /î/r/uf  j. 


forbenir^  fourbtmnir,  FcUre  forban  : 
Exiler,  bannir,  renyoyer,  chasser, 
reléguer,  rejeter;  en  bas.  lat./î>r- 
bannirc;  en  anc.  Vroy ,  forobandi  ; 


En  ▼endanges  qu'ierent  le  TÎti , 
On  ne  voit  Bnjfvr,  ne  en  jnolm  , 
Où  ne  pende  on  de  lor-uclua.  - 

La  Bikk  Guioi ,  parkmt  des  Moinêi-   en  bas  Bret .  forbonncin* 

de  S,  Antoine. 

Se  ancmu  doit ,  et  il  ne  puet  et  ait  aite  %  et 

Foa  :  Courageux ,  vaillant,  yigOUr     ne  Téaut  paler  et  s'enfuit ,  «e  Ten  le  doitj<»r- 
reux  *  fords  m  bénir,  et  ren  dit  qtie  non ,  sogont  droit  et  se- 

Fo'a ,  adi'  :  Hors,  dehors ,  hormù  j>  «»"•  ^.  tZTlî'^l^'"'^  ^"•"fJ^T'l!* 

'  '  '  'laitatltfolt  met  uu  mnrtre ,  ou  larrean ,  on 

foras,  rat,  on  omedde  »  ou  membre  tolu,  ou  rober  ic, 

Foa  AGE  :  Redevance  dfte  au  sei-     ou  s*ll  a  pris  del  autrui  à  force ,  ou  s*il  ne  vil  :Bt 

ffneur  comme  ayant  le  droit  de  fixer  "^^  V<»^  ^onaer  trives  et  il  s'enfuît ,  sav,^ir 
r         .     j         .     "^         _v ^éi 1   ->-     »«  l^n  1«  doit  fôrèenir  et  l'en  dit  oïl,  <Mir 

le  pnx  du  vm  aux  cabareliers  J  en  ,,,  ,,.^,^  .p.^/^,  .  dampnement  de  cort  et 
bas.  lut.  foragium, 

Foa  AGI  EE  :  Homme  qui  a  le  droit 

de  couper  du  bois  dans  une  forêt.  Forbaicissaht   :  Qui   exile  ,  oui 

FoEAiN  :  Etranger,  qui  est  de  de-  jj^nnit 

hors  ;  dt  foras;  poisesseur  d'héritige  Foebaeeé  :  Privé ,  dépouillé, 

qui  ne  réside  pas  dans  son  bien,  ma»  FoEBEu,/o/vo/e  ;  Hors  de  la  voie; 

qui  y  laisse  un  fondé  de  pouvoir.  ^^^.^^^  ^^  ^^  ^.^ 

Rueformne:  Rue  écartée  ,  détour-  FoEBtus(mettre):  Envoyer  en  enil. 
née,  qui  est  hors  de  la  ville  ,  du  YoKEo%c,fobour,forbour^,fart-^ 
''™"if^'  bourc  :  Ce  qui  est  hors  d'une  vill  e , 

qu*on  appeloit  anciennement  bore, 
foras  urbis  ;  et  faubourg ,  endroit  où 
finit  la  ville  ;  faiUt  urbs. 


k  perdre  pardnrable  salut. 

Mu.  de  la  Bibiioth.  Imp»  n^  8407. 


Or  oïez  que  li  boncbi«rs  fist , 
Si  coiemeut  un  moutou  prist , 
Que  li  |NÛstres  ne  s*en  parçul 
Bien  Ta  cngignié  et  déçut  : 
Maintenant  à  son  col  le  rue. 
Parmi  nnefiraine  rue  , 
Eevieat  à  Tuis  le  prestre  arrière , 
Qm  moult  fu  fel  de  grant  maniare , 
Si  eome  il  dut  dore  sa  porte. 
Et  cil  qui  le  mouton  aporte , 
Li  dJftt,  Sire ,  cil  Diex  vous  sauf, 
Q«i  sor  toK  hoiu^s  puet  et  vmtit , 
li  Doiens  son  sain  li  reat. 

*  Eustaehê  d'jitniens ,  FahL  dm  Boëtehtr 
d'AbbevUle. 


Je  pense  encore  k  fere  tant  que  je  demenra 
nn  an  après  vous  et  b^e  à  despeadre  tons 
mes  deaitrs  à  fermer  Xtforthourc  d*Acre. 

Joinvilie,  Hist.  de  S,  Louis, 


FoEBOVTKE  :  Chasser,  renvoyer  t 
suborner  ;  foras  pulsare, 

FoRBU  (estre)  :  Etre  exilé,  renvoyé. 

FoEÇAOE  :  Droit  qtf'on  payoit  au 

seigneur   pour  la  construction  ou 

FoEAiVEMEN T  :  Au  dehors ,  étran-    Tentretien  de  son  chAteau ,  de  sa  foi^ 

gement  ;  de  foras,  teresse  ;  en  bas.  ÏMUfbrcagium  ,  for^ 

FofiUAM  iforbani f/orbaMMi,/MU^    tagitum. 


620  FOR 

FoEÇàGi  :  Ce  qu'une  pièce  de  mon- 
noie  pèse  de  plus  que  le  poids  ûxé 
par  les  ordonnances  ;  en  basse  Ut. 
/orcagium, 

Fo RÇAi  RE  ^  forcé  y  forcere ,  forsat , 
forsere ,  forsicr  :  Galérien ,  détenu  » 
forçat. 

Force  ^forceh  ,forche  :  Fourche , 
instrument  fourchu  ^/îr/ra;  en  bas 
Bret.  forch ,  forh» 

As  forces  fist  pendre  le  eort , 
Près  de  la  ville  par  defors. 

Roman  de  Dolopafos, 

Force  :  Pays  fortifié  et  garni  de 
forteresses. 

FoacEL  ^forcele  yforcelleyforchely 
fourcely  fourcele ,  fourcelle  y  four-- 
chelle  y  furceUe  :  L'estomac  ,  la  poi- 
trine ,  le  ventre  ;  furcilla. 

Tïoblc  Dame  haulte  atoom^ , 

Danie  Florence  Tescornée , 

A  loDgue  esclilne,  plate  y^rev/i!?. 

Allant  de  nuit  tar  la  Tespréc  } 

Princesse  de  basse  contrée , 

Et  preste  à  clieTanchcr  sans  selle. 

Coquillart ,  a*  tesmolng  de  son  ençueste. 

A  rApostoile  en  est  venne , 
Qui  moult  est  liez  de  sa  renne , 
Tout  en  plorant  Ten  meine  celé 
Devant  Tautel  d'nne  chapele  ; 
Lues  droit  li  ohiet  as  pies  pasmëe , 
Au  rerenir  »*est  moult  blasmée  ^ 
Son  pis  débat  et  Ui/orceie, 
Lasse ,  lasse ,  lasse ,  fet-ele  , 
Com  Teuvre  fn  pesme  et  emmere. 

Gautier  de  Coinsi,  liy,  i ,  ckap.  9. 

F0RCELA6K  :  Chose  recelée ,  ca- 
chée ,  détournée ,  fausse  déclaration. 

FoRGELER  ,  forceller  y  forsceler  : 
Becéler,  cacher,  frauder,  détourner, 
aliéner;  àe  foras  et  de  celare. 

FoRCELEUR  :  Qui  cache ,  qui  cèle, 
qui  recèle. 


FOR 

gant  ;  àefortu  et  de  sensus;  en  toc 
¥TOV.forsénans,farsénas;  en  Italien 
fttor  di  scnno.  ' 

FoRGEHER  ^forsener  :  Etre  en  co- 
lère ,  en  fureur,  être  hors  de  sens; 
en  anc.  Vvov .  forséf^ar, 

FoncKHifLiY,^  forcené fnent,fonat' 

nementy  forcenuement ,  farsaigm , 

forseniuge,  forsenance,forsenemaMt, 

forsenement  yforseneriej  forsennerie, 

forsenure  yforssenerie  :  Folie,  fureur, 

extravagance,  emportement;  defo» 

ras  et  de  sensus;  en  ancien  ProT. 

forsënaria» 

f  Sire,  ce  dist  11  Salmistes,  ne  m^argaes  m 
ta  /hrsennerie. 

Serm.  de  S.  Bernard,  fol,'  aa6.  C*cst  la 
commencement  du  6*  paeanme,  1^ 
mine  ,  ne  in  furore  Cuo  orgMOt  «e. 

Tu  marcheras  la  terre  en  firemlaaaiu ,  ta 
esbahiras  le  gens  en  tti/ôreenerie. 

Bible ,  CanL  etUabacuc  ,  ckap,  3 ,  iftrs  1». 

Infremitu  conculcabis  terram  ;  m  luroif 
obsUtpefacies  gentes. 

FoRCERET  :  Petit  coffre,  cassette; 
petit  fort.  Voyez  Forchieh. 
.  Forces  :  Tort ,  dommage  ,  dégit 
Faire  forces  :  Mettre  emp^bement 
à  quelque  chose ,  faire  violence,  s^em- 
parer  de  force.  Signer  forces  :  Don- 
ner main-forte. 

Forces  ,  forches  y  forcestxs ,  for- 
ces :  Grands  ciseaux  de  tondeur  de 
draps  et  de  moutons  ;  forceps,  for^ 
fices, 

FoRGESAiNTE  :  Boucle,  agrafe  de 
ceinture ,  ou  coffret  à  reliques. 

FoRCETTEs, /brcAellicj  :  Petits  ci- 
seaux ;  forsiculœ. 

FoRCHAROUACE  :  Droit  pour  la 
réparation  des  chemins  qui  ont  été 
endommagés  par  les  voitures. 

FoRGHAT  :  Bâton  fourchu. 

FoRCHE  :  Vigueur,  énergie ,  force, 
violence  ;  fortitudo. 

Fo&cHx  ^forchette  :  Fourche ,  ins- 


FOR 

tmment  fourchu,  proprement  la  par- 
tie du  fer  divisée  en  plusieurs  four- 
chons ;  furca. 

FoRCHE  :  Ciseaux ,  tenailles ,  pin- 
cettes ;  forceps, 

Fo&CHELE  ^forceleyfordieUe^for' 
theure  :  La  poitrine ,  l*estomac  ;/î<r- 
eiUa,  11  s'est  dit  aussi  de  celui  qui  ne 
paye  pas  au  jour  marqué  le  cens 
qu'il  doit. 

FoECHELBa  :  Celer  ce  qu'on  doit 
déclarer  ;  àt  foras  et  de  celare  ;  d'où 
forcheler  les  droits,  les  frauder,  les 
dissimuler,  les  cacher  par  fraude. 

FoRCHiEE ,  forcier,  forsier,  four-^^ 
deTyfoursier  :  Cassette,  écrin,  coffre- 
fort;  en  bas.  Isit.forsarius. 

FoRCiEES  :  Carpière  pour  l'ai- 
▼inage. 

FoECLOEE ,  forclorre ,  forcloure  : 
Exclure,  empêcher,  gêner,  mettre 
hors  d'état,  interdire  l'entrée  d'un 
lieu  ,  déclarer  une  personne  non  re- 
cevable  en  justice ,  faute  de  s'être 
présentée  avant  le  terme  marqué; 
de  foras  claudere. 

Au  Diea  d* Amours  et  à  Tenus , 
Qui  m^eurent  aidié  mielx  que  uns , 
Puis  à  tous  les  Barons  de  l'ost 
Lesquels  jamais  Diex  nt  forclose, 

Romqn  de  la  Rose, 

FofiCi^os yforclous  ;  Éloigné,  ren- 
voyé ,  exclus ,  empêché  ;  foras  clusus. 

Ont-ils  tou|^  voies  espérance 
Et  de  baisier,  et  d'autre  chose. 
Dont  Vespennce  m'eût  firchse. 

Roman  de  la  Rose, 

FoEGLOsT  :  Empêche ,  exdut,  ren^ 
▼oye  ;  foras  claudat, 

FoECLus  :  Exclus ,  empêché ,  hors 
d'état,  6ié\  foras  clusus. 

FloridanetEUinde  u^estoient  mie  aÀjorclus^ 
ne  priver  du  doux  et  agréable  regard ,  ne  de 
gracieuses  devises  de  Tung  et  de  l*autre,  qu'ils 
me  parlassent  et  devisassent  ensemble. 

Roman  de  Fhridan, 


FOR  621 

Amy ,  de  ces  joyes  mondaines , 
Ke  me  chault ,  et  m*en  xXentforcbuT 
Car  ce  sont  plaisances  soudaines  , 
Qui  *h  passent  et  ne  sont  plus. 

Dialogue  du  Mondaim, 

FoECLusioN  :  Empêchement,  éloi- 
gnement ,  exclusion. 

FoEçoiEE  :  S'efforcer,  exercer  ses 
forces ,  en  acquérir  de  nouvelles  ; 
fortescere, 

FoEGOMAiroBUE  :  Uiurpateur,  qui 
dépouille  le  légitime  possesseur. 

FoECONSEiLLBE  ,  fourconsUUer  : 
Mal  conseiller,  priver  de  conseils,  en 
donner  de  mauvais;  de  foras  et  de 
consilium;  en  bas.  \BX,forisconsiliare, 

FoEçoTSE  :  Éprouver,  exercer  sa 
force  ayec  quelqu'un. 

FoEçuEE  :  Exaction ,  droit  iiyuste 
et  exigé  par  force. 

FoE]i  :  Dehors ,  qui  est  dehors  ; 
foras, 

FoESiNs  :  Intérieur,  reculé,  éloip- 
gné,  repoussé,  extérieur.. 

Et  comme  il  (Moyse)  chacereit  son  fouk  aa 
^Xuaforeins  lieux  del  désert ,  il  Tiut  à  U  moun- 
tague  de  Horeb. 

RiMe,  Exode,  ckap,  3,  'vers,  i. 

Ciunque  minasset  gregem  ad  interiora  dû^ 
serti,  venitadmontem  Dei  Horeb, 

Et  les  fils  du  règne  seront  engetez  ea  ténè- 
bres y&rvmi,  où  sera  pleurs  et  grindliemens 
de  dens.   Bible,  S,  Mathieu,  ch.  8,  vers,  la. 

Filii  autem  regni  ejicienttir  in  t&iebras 
exteriores  :  1^1  eritfUtus  etstridor  dattium, 

FoEEL  :  Conduit,  canal,  fourreau  ; 
deforabilis  ^ourforamen, 

FoEEPEiSE  :  Excepté ,  homoa. 

FoEEE  ^fourer  :  Fourrager,  rava- 
ger, piller ,  gâter ,  percer,  trouer, 
fourrer,  pousser  \furari.  Aller forerz 
Marauder,  aller  a  la  petite  guerre  , 
dérober. 

«  FoREScApT  :  Droit  d'un  seigneur 
sur  les  choses  trouvées  dans  %e%  do-^ 
maines. 

FoEEST  :  U  paroit  que  oe  mot 
avoit  encore  une  autre  signîficatioA 


ÔM                 FOR  FOR 

que  celle  qu'on  lui  donne  aujour-  qn*il  est  Gaulois  ;  Ménage  la  dérrrc 

d*liai  9  suivant  Du  Tiilet ,  pages  i43  de  la  basse  IsLïinité /bresta  ,/6resiù; 

et  i/i4;  Pasquier,  liy.  ii ,  chap.  i5,  Yossius,  de  TAUeniand  /brsi  ou  de 

col.    126  ,  tom.  I ,  et  Monet ,   qui  foris;  quia  sylvaforis  est,  sive  extra 

en  ont  parlé  d*après  cet  auteur  ;  il  urbem  et  agros  ;  d'autres  de  foras , 

désignoit  encore  un  droit  de  rivière ,  foris  et  de  stare;  et  Ockam ,  àtfera- 

et  le  droit  d*y  pécher.  Voici  comment  rum  statio;  celle-ci  me  paroit  la  pins 

s'exprime  Pasquier  :  «  Je  vous  diray  juste ,  les  bétes  sauvages  n'habitent 

av<ec  le  greffier  Du  Tiilet,  au  lieu  par  pas  ailleurs  que  dans  les  forêts. 

TOoy  préallegué ,  qu'en  vieux  langage  Forestage  ^forestaige  :  Droit  qne 

frajnçois  le  mot  de  forest  convenoit  le  forestier  ou  inspecteur  des  bois 

au  ssi  bien  aux  eaux  qu'aux  forests ,  d'un  seigneur  lui  payoit  chaque  an- 

qu'ainsi  le  voyons-nous  estre  usé  par  née  à  titre  de  redevance;  en  bas.  lât. 

nostre  Roy  Childebert ,  en  sa  fonda-  forestagium, 

tioii  de  l'idibaye  Saint-Vincent,  de-  Foresterie  ^frosterie  :  Office  de 

pui  s  nommée    Saint  Germain-des-  forestier,  garde  et  inspection  des  bois 

Pre  z,  quand  il  luy  donne  son  domaine  d'un  seigneur ,  d'une  commune  ;  en 

d'Isîiy,  avecques  la  pescïierie  de  Van-  bas.  Isit.forestaria, 

ves,  et  autres  choses  qui  estoient  en  P'or estier  ,  ybr^ttVr  .-  Inspectenr 

la  ri  ?ière  de  Seine,  depuis  le  pont  de  des  forêts ,  garde  de  bob  ;  en  bai. 

la  cité,  jusques  au  ru  de  Seine  (il  Isii.forestarius,  Forestier  le  roi:  Gudt 

devroit  y  avoir  ru  de  Seitrc,  alias  de  des  forêts  royales. 

Saur.e,  ou  W^  c'est-à-dire  ,  U  Comme lUdurd dit  Lab.»  de Unû d. d,.. 
petit*?  rivière  de  Sevrés  )  ,  entrant  ^^,^  ^^  SoUsoas .  dt-  cîuquanie  an»  et  de  pi», 
dedajis  la  rivière,  telle  que  ssl  forest    fu«t  filtrsi  forestier  le  Jtoî ,  en  U  forest  àr 

est.  lEt,  dit  encore  Du  Tiilet,  avoir     Boen,  environ  U  feste  de  la  Pnriliaitioa^rii 

Tcu  .deux  anciens  tUtres  de  l'abbaye    1"  >'o,tre  seigneur  mii.  ««  i.x  et  xth., 

Tx      •  T-  1  •',       et  il  chaçoit  aucuns  qui  emportoient  bot»  g< 

Sain  t-Denis  en  France ,  par  lesquels    ^  forest  ;  et  com  il  Millist  un  fossé,  il  se  hier* 

nOStI«   Roy   Charles-le-Chauve ,  luy     griément  en  la   chtrviUette  du  pie  destn  rt 

donna  par  l'un ,  la  seigneurie  de  Ca-    «"'<»"''  «tl  lieu,  et  »e  dolut  dès  donque«  toï 

^nch  p  PII  Thierarche  avec  la  forest  i"^"  ^°  ^^*  ^*°*  j*  ^"**"^*  ^ï"*"  '*  "  ^""^ 
Tocn  e  en  luierarcne ,  aycc  lajoresc    ^j^^  ^^^^  ^^.^  ^^  ^^^^^^  ^.  ^^  ^  ^^  ^^.^^^ 

des  pesches  de  la  rivière  de  Seine  ;  clocha  par  trois  auz  ou  par  quatre  ,  et  portoH 
par  l'autre,  la  terre  et  seigneurie  de     on  basiton  eudît  tens  en  sa  main  punr  BÎex 

Ruel  (alias  Reuil  ) ,  et  Xn.  forest  d'eau,    «««t^'^r  •»«!  >  «t  l"  «"J^es  forestiers  mêtoif m 

.  .^1        •    •  «         1      o   •  sus  audit  Rlciiart  que  u  &e  fnfDoU. 

depuis  la  rivière  de  Seine ,  lusques  i#-     7    j  c  f     •       r       • 

r,.  ,  1,  •       /  «Il  Miracles  de  s.  Lotus ,  cÂop.  38. 

au  licru  amplement  designé  ;  pareille-  ^ 

ment   qu'en  l'abbaye  Saint-Benigne  Yo^vkX'KY.^forfeire yforfercyfour^ 

de  Digeon  (Dijon,  Divio)  ^  il  y  avoit  /iK>t*,/oi///i'/Tp:  Commettre  un  crime, 

un  ai  litre  tiltre  par  lequel  le  inesme  mal  faire  ,  insulter  quelqu'un  ,  lui 

Boy  (lonnoit  aux  Religieux ,  Abbé  et  faire  tort,  soit  par  paroles  ou  par 

convint  (couvent)  de   ce  lieu,  sa  actions,  faire  du  mal ,  nuire ,  man- 

foresV  des  poissons  de  la  rivière  d'Ais-  quer  à  quelqu'un ,  perdre  son  bien , 

che  (alias  d'Ouschc)  ».  Si  ces  titres  son  honneur,  sa  vie,  par  un  crime, 

ont  existé  ou  existent ,  ils  seroient  une  mauvaise  action ,  par    impru- 

bons  .à  examiner.  Quant  à  l'étymo-  dence  ou  par  témérité,  encourir  la 

logie  de  ce  mot ,  Du  Tiilet  prétend  confiscation  de  son  bien ,  de  ses  mar- 


FOR 
,  m  manquant  enven  le 
Bai  ou  ion  seignear;  et  suivant  Ho- 
net,  tacher,  souiller;  àe forai  et  de 
Jhcere ,  agir,  faire  contre  la  raison. 
Foifairt  son  mariage  :  Violer  l'enga- 
gement que  l'on  a  contracte  ;  Ae/orat 
Bi  Aefacere;  d'où  les  mott/oifMet, 
foifaicture,farfeut,  forfaiture,  forfet, 
foifeture  :  Crime  ,  mauvaise  action , 
prévarication ,  saisie ,  amende  pour 
tin  crime,  tort,  blessure,  insulte, 
perte  de  son  bleu,  confiscation;  en 
anc.  Prov.  forfait  etforfesour,  for- 
tatr,  malfaiteur,  accusé,  condamné, 
mauvais  sujet. 


r  il  Jhrfont  I 


ttîMu  com  Ir* 

ff!6le.S.Aathieo,chaji'.6,vtn.  i6. 

Càm  aillent  jtjanaia  ,  noliie  ptri  tient 
Iffpocnix  rrittes  :  »tcrniasot  enùn/acùi 
tuai,  bf  appv^ant  kontinitus  jejiauintet. 

Qui  srt  mèim  ■  tttical  il  diiît  «Ira  pen- 
dni,  it^^ttoDt  leiiFn  ïdU  minirrc  dïuai 
diti.  Coutume  de  Bettuvoîiii,  chap.  Zo. 

FoHFiMiLiEa  :  Émanciper. 

FoartNTE  :  Fourbe,  hâbleur,  char- 
latan  ,  menteur,  Xo\i  forfanterie , 
fourberie,  cbarla tannerie. 

FoBOAGE  ,forgageinent  iforgaige  : 
Hachât ,  action  de  retirer  son  enga- 
gement ,  de  racheter  un  gage ,  ou  ses 
effets  engagés  ;  deforas  et  de  vagirta, 
suivant  Barbazan. 

FoROACEB  ,  forgagier,  forgaiger, 
forgaigier  ;  Racheter  un  ga'ge,  sed^ 
gager,  se  délivrer,  retirer  ses  gages, 
retirer  son  engagement. 

Foacxantii. ,  forgagner ,  fourga- 
gner  :  Confisquer,  reprendre  au  fer- 
mier le  bien  qu'on  lui  avoit  affermé , 
faute  de  paiement.  Voye*  GiiOHEa. 

FoHCE  :  Fabrique ,  construction  ; 
d^ohforgeinent,  fabrication  des  mon- 
BOies;  defabriea. 

FoaozaET  :  Petit  coffra,  écnn. 
f^ojrtt  FoBCSiin. 


FOR  (i>3 

Foaeisa  :  Coffre  ,  raiselte. 

FoaciBaB  :  Inventeur,  fabricalcur, 
qui  complote ,  qui  machina  conttr 
quelqu'un  ;  forgeron  ,  arliian  ;  (la 
fabricaior,  suivant  Ménage. 

FonKv,  formas  :  Cri  des  chatseura 
avec  le  cor. 

Foaacsa  :  Appeler  les  chiens  à  la 
chasse.   Voyez  Hueb. 

FoaiBaB  :  Terre  destinée  à  la  pft- 
ture  des  bestiaux  ;  de  fodi-um ,  fo- 

FoaiBT  ,  forieture ,  lisez  forjet , 
foijeture:  Actiod  de  sortir  en  debors, 
d'être  hors  d'alignement,  d'aller  hors 
du  droit  chemin;  injustice,  bannis- 
sement, eiil. 

FoRiBTBR,/of7e«er,  lises  faijeter, 
foTJeacr  ;  Sortir  de  la  droite  voie ,  de 
l'alignement  ;  chasser,  bannir,  exiler; 
de  foras  et  de  jactare. 

FoaiKGiÉ  :  Chassé ,  banni ,  exilé. 

FoatNoiBB  :  Exclure  de  la  garde 
et  de  la  protection  pnUiqne,  réduire 
à  l'état  d'étranger  ;  bannir,  chasser. 

FcatoLBux  :  Qui  a  le  ventre  libre. 

FoEfscspi  :  Le  droit  des  lods  et 
ventes. 

FoBJOvsTEB  ,  forsjouter  :  Vaincre 
à  la  joute ,  se  distinguer  dajis  les  joit- 
tes.   Voyez  FoaiETEB. 

FoBjDGÉ  :  Jugé  par  contumace  ; 
confisqué. 

FouDCBMERT  :  Sentence  de  ban- 
nissement ,  où  sont  rapportée*  les 
raisons  qui  ont  fait  bannir  ;  ast<« 
souvent  on  forcoît  le  condamné  d'at- 
tendre ses  lettres  de  forjugernent. 

FoaiDGEa,  foijugier,  forsjugeir, 
for.sjugrr,  forsjugier,  fortjuger  :  Dé- 
laisser ,  abandonner,  renoncer,  ex- 
clure ,  condamner  an  bannissement , 
vendre  ,  aliéner,  juger  injustement, 
juger  par  contumace,  débouter  d'un* 
demande  par  jugement  ifwntjMrare- 

S»WMXMKMJ ,  forf""  ■  P'rjiu«i 


633  FOR  F  O  F 

que  celle  qu'on  lui  donne  aujonr^  qtt*ii  est  Gaulois       Jeai  uro;^ 

d*hui  9  suivant  Du  Tiilet ,  pages  i43  de  la  basse  lar'       ^^  i^tre  chose 

et  X /|4  ;  Pasquicr,  liv.  ii ,  chap.  i5,  Yossins,  d  .d'eau,  la  léroàté, 

col.   126,  tom.  I,  et  Monety  qui  /ons;ç'     '     «e  Ton  appelle  encore 

en  ont  parlé  d'après  cet  auteur;  il  when  tandic ,  la  Picardie  elle 

dcsignoit  encore  un  droit  de  rivière,  for  ^  maigue  y   maige,  a  èié 

et  1  e  droit  d'y  pécher.  Voici  comment  r  .forsmenée ,  parce  que  /orf 

s'exprime  Pasquier  :  «  Je  vous  diray  fj^^as  mitteré)  et  fors  menir 


av.ec  le  greffier  Du  Tiilet ,  au  lieu  pp^  .       ^  minore)  signifient ,  chasser, 
nii>ypréallegué,quenyieuxUii^r    *  ^puiser,  renyoyer.  On  disoit  an- 
frajiçois  le  motde/orrrrt  con^  /        dennement  âge,  aige,   pour  eau, 
au  ssi  bien  aux  eaux  qu'aux  r     ^^    ^^^^,  ^^  j^  ^^^  fromage  n'est  aulit 

^*^:!i""  ^^Jîl?  m"*""^"*  ^^       ^"^^^    ^®*«  q^«  ^«  lAiin/oras  rnissa  aqua, 

])arle  d'an 
*cst  point 

* — ~-    ,_^^  ir  (|uiLicr^     strvuvp,  uoni  lo.  scrusiie  ii*est  pout 

PrcK, quand illuj  y^Trejeler.  exprimée,  on  dit  du  fromage  mou, 

d  Isîiy,  avecqne^,.>y]j,,iYa,,t  Borel.  caseus  mollis ,  musteus,  comme  dani 

Tes,  etautrer^ijf^.  D^g^n^t^alion,  Pline. 

la  nyierea^i^l^^y^aise habitude;  Mons  eoaguUuus,  mons  pinguis  ut  qwd 

la  Cl  lé  ,  *  L^/y^Hnea.  suspicainini  montes  coagulatos?  Mons  caîUrt 

devroî»    j^Z*'    fhrsliffner.  fourliener :     comme  le«,  laulr*-  lettre  dit  enfromai^ûz 


SoMârk       ^Tuf*.         1  j  EL  (alias  en /ôn/iaf/jiex)  tôt  e»t  buen,  li  lei  et  U 

«^     <S^  /a  valeur  de   ses  ancè-  )^^i^,  .enefie  la  mî^^ricorde  de  Rostre- 

A  **'&'*''*'  **  ^^^^  '  ^^^  Origmc  ,  Seigneur,  qui  norrit  le»  simple»  gen»  qui  ioirt 

^JyJJJp  le  droit;  sortir  de  la  droite  «*«  petit  sen,  si  come  li  lex  non-ît  les  enfiin», 

'       J/^tf  chemin  ;  de  foras   et  de  «*  devient fromaiges ,  et  ferme  viande, à  ça« 

iFf^  •***  f  ^  qm  ^QQi  pigg  fdirt,  et  de  greigncur  enteudt-- 

t^Lt»  ment.  Corn,  sur  le  Stiutier,  Ps,  67 ,  vers.  lù. 

J^^tOCVT.K  ,  forlOftgier  ,  /or/o/l-         ^a  procession  acbeTée  comme    prom.nc- 

'^forslongerjhrslongnerffortloin'  ment  et  cxercltation  salubre,  ils  6c  ntirolwrt 

i^f.  fourlogner  :  Eloigner  ,  laisser  en  leur  refectoîr ,  et  desaoubb  les  taklfi  »e 

/^derrière  soi,  écarter,  retarder,  «««oient  à  genoUx,  s*appuians  !«  poictrior 

1^'*  ,  ^      ^  et  estomach  chascun  sas  une  lanterue.  F.oix 

0értr,  renvoyer  a  un  autre  temps  ;  „j^„,  ^^  ^^^  ..^^^  ^  ^^j^^i^  „„^,  g^^^^  j-^1^^  ^ 

^  foras  et  de  elongarc»  ayant  une  foarclie  en  main ,  et  là  Irs  traiclnit 

FonUAGE,  formaige  ,  fourmage ,  •  1»  fourche;  de  sorte  qu'ils  commeDroîfDt 

fourmaigey  fromaigv  :    Fromage,  1^"^3*  ^^1;^^^^*'''^''' ^' ^ 

sorte  de  laitage  caille  et  égoutté;  en  """^  ^Va^laÙ^'X'.  5 ,  chap.  17,  parlant  de 
Jjas.  \dXm  formaticum ,  formago  ,  fro-  Tislc  des  Escfots  et  de  l'Ordre  dts 

niago  ;  dérivés   de  forma,    suivant  Frères  f redons. 

Mcuage  et  la  Monnoie;  en  bas  Bret.         Formant  :  Bled,  froment,  grain} 

fourmaick,    Barbazau    pense    qu'il  yru//2r/irf///z;  beaucoup,  grandement, 

vient  de  foras  et  de  aqua;  il  est  cer-  fortement ,  violemment  ;  fortiicr, 
tain ,  dit-il ,  que  Ton  ne  donne  le  nom        VoiiMkKîkor.,feuF'mariage,  forma" 

de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse  riaige ,  forsmariage ,  fourmariage  : 

tout-à-fait  coagulée,  et  même  séchée,  Alliance  d'un  serf  avec  une  femme 

dont  on  a  6té  l'eau,  le  petit-lait,  la  libre,  sans  la  permission  et  hors  de 

sérosité.  Papias ,  cité  par  Ducange  :  la  terre  de  son  seigneur ,  ce  qu'il 


■» 

•k 


%"> 


FOR 

'^onr  cela  ;  mariage  contracté 

\  loi,  ou  sans  le  consente- 

\rens  ;  mariage  entre  deux 

* 'inégale    condition  ;  de 

*rimomum;  en  bas.  lat. 

'Contracter  nn  ma- 
Hcipation  de  son 

Nvens,  contracter 
^  lionne. 

j  quant  il  te  marient 
nuques  ili  ont  eschiet  à 
A>Ics  et  hiretages ,  car  chil 
,nt ,  il  confient  que  il  finent  à 
.d  Seigneur. 

Coutume  de  Beauçoisis ,  chap,  45* 

Formée  :  Service  pour  les  morts  ; 
t  suivant  D.  Carpentier,  lettres  scel- 
les du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
lettre  une  sentence  à  exécution. 

FoEMKNER  ^/ormainer, /ormenetr, 
yurmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi- 
itj  maltraiter,  égarer,  écaiter,  ren- 
oyer, expulser,  chasser,  mettre  de- 
ors  ;  de /bras  et  de  minare. 

Vokwlut ^/ormens  :  Grandement , 
•eaucoup  ,  rudement ,  fortement , 
iolemment,  rigoureusement  ;  yb/ti- 
?r;  en  anc.  Vrov»  forment. 

Binait  entent  bien  au  parler 
Qu*il  eit  moult  durement  blechiez, 
ferment  en  est  esléetciez , 
Qn«  maintefoix  li  ot  fait  mal. 

Boman  du  Renard,  fol,  iSa,  F*. 

FoRMKiiT  iformens  :  Bled ,  grtin  » 
roment  ;  frumentum, 

11  ami  an  Vilain  alerent 
An  Cheralier,  et  demandèrent 
8a  fille  por  le  paitant, 
Qm  tant  avoit  or  et  argent, 
Vlttiié  forment  et  planté  dras  : 
n  lor  donna  isnel  le  pas, 
£t  otroia  cest  mariage. 

FiMiau  du  Filain  Mire. 

FoEMSTEE  ^/ormettre,/orsmettre  : 
Ihatser,  renvoyeriexpulser;  dt/oras 
t  de  mittere. 
I. 


FOR  6%S 

FoEMBTTK  ,/ormete  :  Petit  banc , 
escabelle  ,  stidle  de  chanoine  ^  de 
/brma, 

FoEMi  y/ornus,/romi  ,/romù  :  La 
fourmi ,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  fonrdca, 

FoEMiEEE  yfonnilliere,frorrdUere: 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmis ,  et  où 
Ton  suppose  qu'elles  mettent  Tété 
leurs  provisions  d*hiver. 

FoEMis  yforsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé }  de  /bras  et 
de  missus. 

FoEMOET  :  Droit  d*un  seigneur  sur 
les  biens  des  bâtards  ou  autres,  après 
leur  mort  ;  d'ojx formoture  «t/ormor" 
tare,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoEMosiTii  :  Beauté,  grâces,  éclat  ; 
formosUas. 

FoENAGB  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  ceux  qui  faisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

FoENAsiEE  ^fomassier  :  Tuilier  » 
fabricant  de  tuiles  \  boulan^r  ;  for- 
nacarius  ;  en  bat.  WL/omaserius. 

FoENAX  yfomcl  :  Fournaise ,  four, 
fourneau  ;  fornax  ,  furrms  ;  en  bas 
Bret.  /om. 

Tolentîert,  dlst-Il,  en  non  Dlen, 
Lors  met  ka  etterUns  an  gieu , 
Assis  se  sont  au  tremerel , 
Loi  et  saint  Pierres  mafomel, 

FabL  de  S,  Pierre  et  du  Jougléor. 

FoEificAEEssE  :  Femme  débauchée. 

FoENic  ATBUE  y/omicaste ,  fomica» 
taire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  % 
luxurieux  ;  /orrdcator. 

Un  antre  filosoplie  i  ot , 

C*ttne  parole  esprouTé  TOt 

Qne  soTent  oït  affermer , 

Chascune  famé  est  ^r/iicaifitf. 

Se  celer  s*en  puet ,  n*est  pas  chaste  « 

Et  pensa  puisqu*il  fu  ainsi , 

Dont  l'etloît  ••  mère  antresi. 

L'image  du  Mandi. 


6a4  FOR 

« 

mensonge;  abandon  volontaire 9  re- 
nonciation. 

FoEJUEER  ,  forsjurer ,  /ortfurer  , 
fourjurer  :  Manquer  à  sa  parole ,  se 
parjurer,  quitter,  abandonner,  re- 
noncer, aliéner,  se  dessabir,  dédire , 
récuser ,  rejeter  le  témoignage  de 
quelqu'un  ;  foras  jurare,  Forjurer 
son  hoirie,  abdiquer  son  héritage  ; 
forjurer  un  Juge ,  le  récuser  \  forjurer 
ses  creditorsy  récuser  ses  créanciers , 
déclarer  qu*on  n*a  pas  de  quoi  les 
pSLjer ,  faire  banqueroute  ;  forjurer 
sa  foi  y  renoncer  à  sa  religion ,  deve- 
nir mauvais  sujet,  vicieux  ;  yb/yiirer 
son  mestier,  son  talent,  le  quitter; 
jurer  à  faux ,  refuser,  rejeter. 

FoELiEz  :  Quitta ,  suivant  Borel. 

FoELiGNEMKNT  :  Dégénératiou , 
mauvaise  action,  mauvaise  habitude  ; 
de  foras  et  de  linea. 

FoELiGNEE  ,forsligner,fourligner  : 
Dégénérer  de  la  valeur  de  ses  ancê- 
tres ,  démentir  sa  race ,  son  origine  , 
agir  contre  le  droit;  sortir  de  la  droite 
ligne ,  du  chemin  ;  de  foras  et  de 
lineare. 

•  FoELOCNEE,  forlongier ,  forlon^ 
gnerJhrslonger,forslongneryfortloin' 
gnier,  fourlogner  :  Eloigner  ,  laisser 
loin  derrière  soi,  écarter,  retarder, 
différer,  renvoyer  à  un  autre  temps  ; 
de  foras  et  de  elongare, 

FoEMACE ,  formcùge  ,  fourmage  , 
fourrnaige ,  fromaige  :  Fromage  , 
sorte  de  laitage  caillé  et  égoutté  ;  en 
bas.  XaX*  formaticum ,  forrnago  ,  fro- 
niago  ;  dérivés  de  forma,  suivant 
Ménage  et  la  Monnoie  ;  en  bas  Bret. 
fourmaich,  Barbazau  pense  qu'il 
vient  àe  foras  et  de  aqua  ;  il  est  cer- 
tain ,  dit-il,  que  l'on  ne  donne  le  nom 
de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse 
tout-à-fait  coagulée ,  et  même  séchée, 
dont  on  a  6té  l'eau ,  le  petit-lait ,  la 
sérosité.  Papias ,  cité  par  Ducange  : 


FOR 

Caseus  dictas  quod  caretU  sero;i/B 
même  formage  n'est  autre  choie 
qu'une  masse  dont  l'eau,  la  sérosité, 
le  petit-lait ,  que  l'on  appelle  encore 
dans  la  Normandie ,  la  fîcardie  et  le 
Limousin  ,  maigue  ,  maige ,  a  été 
forsmise  ,forsmenée ,  parce  que/Jw» 
mettre  {foras  mittere)  et  fors  mener 
(foras  minare)  signifient,  chasser, 
expulser,  renvoyer.  On  disoit  an- 
ciennement âge,  aige,  pour  eaa, 
aqua  ;  et  le  mot  fromage  n'est  antre 
chose  que  le  Iaûh  foras  missa  aqua, 
ou  foras  mustum.  Si  l'on  parle  d'an 
fromage  dont  la  masse  n'est  point 
séchée,  dont  la  sérosité  iCest  point 
exprimée,  on  dit  du  fromage  mou, 
caseus  mollis,  musteus,  comme  dans 
Pline. 

Mons  coagulatus ,  mons  piaguis  ut  qmi 
suspicatnini  montes  coagulatos?  Moos  eilÙm 
comme  lez,  l'autre  lettre  dit  en  fromaigies 
(alias  ea  formaigiez)  tôt  est  buen ,  li  les  et  K 
fromaiges  senefie  la  miséricorde  de  Ifostr^ 
Seigneur ,  qui  norrit  les  simples  gens  qni  sort 
de  petit  sen,  si  corne  U  lex  norrit  les  eaCus, 
et  devient  fromaiges ,  et  ferme  viande,  à  çaas 
qui  sont  plus  fort ,  et  de  greigncur  entende- 
ment. Corn,  sur  le  Sauner,  Ps,  67,  'vers.  16. 

La  procession  acbcTee  comme  promene- 
ment  et  exercitation  salubre,  ils  ae  retiroient 
en  leur  refectoir ,  et  dessoobs  les  tables  se 
mettoient  à  genoilz,  s'appuians  la  poictriae 
et  estomach  chascun  sus  ane  lanterne.  Enlx 
estans  en  cest  estât,  entroit  ong  grant  Esdot, 
ayant  une  fourche  en  main ,  et  là  les  traîctoit 
à  la  fourche;  de  sorte  qa*ils  commençoieat 
leur  repas  ^àrformaige,  et  rachcToientpar 
moustarde  et  laictue. 

RabeUùs ,  liv,  5 ,  cktsp.  1 7,  parUuU  de 

risle  des  Esclots  et  de  f  Ordre  an 

Frères  Fredoru, 

Formant  :  Bled ,  froment ,  grain  9 
frumcntum  ;  beaucoup ,  grandement, 
fortement ,  violemment  ;  fortiter, 

FoHMAR  I AOE  ^feurmarrage,forma' 
riaige  ,  forsmariage  ,  fourmariage  : 
Alliance  d'un  serf  avec  une  femaie 
libre ,  sans  la  permission  et  hors  de 
la  terre  de  son  seigneur  ^  ce  qu'il 


FOR 

pajoit  pour  cela  ;  mariage  contracté 
contre  la  loi,  ou  sans  le  consente- 
ment des  parens  ;  mariage  entre  deux 
personnes  d'inégale  condition  ;  de 
foras  et  de  matrirnordum;  en  bas.  lat. 
fonsmarit€igium» 

Forma aiER  :  Contracter  un  ma- 
riage sans  la  participation  de  son 
seigneur  ou  de  ses  parens,  contracter 
un  mariage  disproportionné. 

Quant  il  ce  moerent  oa  quant  il  M  mariait 
en  franche*  famés,  quanquec  ils  ont  eschict  à 
lenr  Seigneur  maebles  et  hiretaget ,  car  cbfl 
qui  %e  formarient ,  il  confient  qoe  il  finent  à 
le  Tolenté  du  Seigneur. 

Coutume  de  Beauvoisis,  ckap,  45. 

Formée  :  Service  pour  les  morts  ; 
et  suivant  D.  Carpentier,  lettres  scel- 
lées du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
mettre  une  sentence  à  exécution. 

FoRMKNER  ^formainery  formeneir^ 
fourmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi- 
ter, maltraiter,  égarer,  écaiter,  ren- 
voyer, expulser,  chasser,  mettre  de- 
hors ;  de  foras  et  de  ininare. 

FoRMKNT,/br/7i^/if  :  Grandement, 
beaucoup  ,  rudement ,  fortement , 
violemment,  rigoureusement  ; /brft- 
ter;  en  anc.  FTOY,/ormènt, 

Ranart  entent  bien  au  parier 
Qu*il  est  moult  durement  blechlez, 
Forment  en  est  esléesclez , 
Que  maintefoîs  li  ot  fait  mal* 

Boman  du  Renard,  foL  i3a,  F**. 

Forment  ^formens  :  Bled ,  grain , 
froment  ;  frumentum, 

Li  ami  an  Vilain  alerent 
Au  Cheralier,  et  demandèrent 
8a  fille  por  le  palsant, 
Qni  tant  avolt  or  et  argent, 
Plenté  ^rm^nr  et  planté  dras  : 
n  lor  donna  iinel  le  pas, 
£t  otroia  cest  mariage. 

Fabliau  du  FiUùn  Mire. 

Formetre  j/ormettre,/orsmettre  : 
Chasser,  renvoyer,  expulser,  àe forât 
et  de  miuere. 
z. 


FOR  6a5 

FoRMXTTS  yformeU  :  Petit  banc , 
escabelle  ,  stalle   de  chanoine  ;   de 
forma, 

Yo^isi^formis yfromi yfromis  :  La 
fourmi,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  formica, 

Formiere  yformilliereyfromiUere  : 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmis,  et  oh 
Ton  suppose  qu'elles  mettent  l'été 
leurs  provisions  d'hiver. 

Formis  ^forsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé  \  de  foras  et 
de  missus, 

FoRMORT  :  Droit  d'un  seigneur  sur 
les  biens  des  b&tards  ou  autres,  après 
leur  mort  ;  à*oiiformoture  ^iformor^ 
iure,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoRMOsiT^  :  Beauté,  grâces,  édat  ; 
formosiias» 

FoRHAOE  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  ceux  quifaisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

FoRNAsiER  ,/bm0Uir<>r  .*  Tuilier  » 
fabricant  de  tuiles  ;  boulanger  ;  for^ 
nacarius  ;  en  bas.  Wl.fomasenus. 

FoRHAx  ^fomcl  :  Fournaise ,  four, 
fourneau  ;  fornax  ,  fumus  ;  en  baa 
Bret./b/7i. 

Tolentiers,  dIjt-U,  en  non  Bien, 
Lors  met  lea  eaterL'ns  an  gieu , 
Assis  se  sont  au  tremerel. 
Lai  et  saint  Pierres  wa/omel, 

FabL  de  &  Pierre  et  du  Jougiéor, 

FoRificAREssE  :  Femme  débauchéc. 

FoRir  ic  ATXUR  ,/b/7uca^^e  yforrdca» 
toire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  % 
luxurieux  'yfomicator. 

Un  autre  filosoplie  à  ot , 

C*nne  parole  esprouré  TOt 

Que  soTent  oït  affermer , 

Chascune  famé  est  ^rmcof fi?  y 

Se  celer  s*en  puet ,  n*est  pas  chaste  « 

Et  pensa  puisqu*il  fu  ainsi , 

Dont  l'cftoit  aa  mère  autresi. 

L'ùnage  du  Handt, 

m  Jt 


6%e  F  O  A  f  O  R 

FoRHiCÀTioH   :  Libertinage  ,  dé-        Poaab  ,  feuîfû  :  Paille ,  fbnrngè. 
bauche ,  luxure  ;  fomieatiù.  Forr*  ,  /orna  :  Doublé ,  fourré , 

Home  ne  pot   m  femme  lesiier  que  par  enveloppe. 
Jomication,  et  por  lèpre  non,  et  mesel  m  Foreiee  :  tourner,  foorrageati 

pœnt  marrer.  soldat  qui  va  au  fourrage  '^fanrrÎMSf 

Lh^re  dé  Jostiee  et  de  Pht,foi,  loo.  forraior. 

FoEiriER  ,  foumier  :  boulahger  ,         Forrieré  :  l^âturage  des  bestiaux. 

pâtissier  ;  tuilier,  fabricant  de  tuUes  ;  Mener  alforriere,  en  Pi<:ardie ,  c*es( 

/arnaritts.  conduire  chez  le  juge ,  des  bestiaux 

FoEOis  :  Bois ,  forêt.  trouvés  pâturant  dans  une  terre  eù- 

FoEPÀïsEE  :  Mener  paître  les  bes-  Mmeiicée  :  ces  bestiaux  ne  sont  ren- 

tiaux  au  loin ,  hors  de  Ictlr  finage  dus  au  propriétaire  qu'après  aroir 

ordinaire.  payé  Tamende  à  laqueUe  on  Ta  con* 

VoKPÀ.ï$EKj/orpaisser,Jbrpajrser,  damné. 

fàrspaUet  :  Dépayser ,  s'expatrier ,        FoEm-niL  :  Très-crael ,  «léchant. 

quitter  sa  patrie^  son  lieu  natal  ;  dé        Foas  :  Usages,  coûtâmes  d*un  lien. 

forât  et  de  paçàt,  Foas  :  Yigouireux ,  fort ,  muscnr 

A   .        •     r    #  •.  .  Icux  ;  fortU  ;  four   de  boulanger  ; 

Ceste  «Mise  fu    ftite  etpeciaument  pour  ^        '  •'  «»     ' 

icéms  qui  tToIent  dei  héritages  an  royiiune  fomaceus* 

de  Jérusalem ,  car  quant  la  terre  ettoit  en  FoES  :  Dehors  ;  excepté  ,  homÛS , 

.  inauTais  point ,  ai  aUoit  outre  mer ,  et  on  afoit  j|  Texceptiou  ;  foras  ,  faris  ;  en  anc. 

joindedeffendrewterre.etquantibMvoiem  ^roy./oros.  Estre  de  fors  :  Êtie  dc 

bonec  noreles,  ti  reyenoient,  et  pour  ce  fu  **^»«y»^^»  *^*'^  ^%^  jvw*  .   «m«v  w 

catabU  an  et  jour  ^ et  torna  raisUe  at  dehors ,  d  un  autre  pays. 


heritaigea:  et  fe  cefad  qui  eit  fùrspeùU  en 
Téaot  requerre  recort,  ou  conoiasaBce  Aé 
court  «  aroif  le  peut. 

As$ise$  de  Jérusalem,  chap.  37. 

FoaFÂSSsa  :  Outre-passer,  dépas- 
ser, aUer  plus  loin  que  le  but.     . 

FoEPÀTSÉ  :  Hors  de  son  pays ,  ex- 
patrié ,  dépaysé. 

FoEPEX  :  Fripier;  d*QÙ /orperie , 
friperie ,  habits,  meubles  raccommo- 
dés ;  lieu  où  ils  se  rendent. 

FoEPEESsEE ,  forspresser  :  Expri- 
mer, tirer  dehors,  faire  sortir;  de 
Xorasei  de  pressas j  part,  depremere. 

FoEPEisE  :  Tribut,  impôt  sur  des    tement ,  par  contrainte,  forcément; 
terres  étrangères  ;  en  b.  IsLt./brprisa,  fardter, 

FoEPEix  :  Cher,  de  grand  prix,        FoesâgE  :  Violence  ûutè  à  qûd- 
bors  de  prix  ;  eiception  ;  de /bras  et    qu'un, 
de  pretium.  Foasiic  :  Vigoureux  ,  fort  mas- 

F0EQUISE  :  Chose  prise ,  demandée    culeux  ;  fortis, 
ou  exigée  injustement.  Èoesâe  :  Renforcer ,  prendre  des 

FoEEAE  :  HAler  un  chien ,  le  faire    forces ,  se  rétablit  d'une  nïaladie  ; 
piller  par  d'antres.  foriêscere. 


Imus  a*ea  eat  parmi  la  porté  ; 
Mais  tant  aadiies,  an  «Ère  tout, 
Qn*it  n*enporta  nit  tant  fl^aToif 
Dont  on  presiit  qnatt^  featss  « 
Fors  les  aras  qn^  «folt  Tteitnt: 
£nsi  »e  met  tout  aena  en  ycic  , 
Que  nus ,  fors  Dieu ,  ne  le  conroie» 

Le  CheyaKer  au  ÊarM, 

Éors  et  ens  souTent  le  Téoicat 
Ceulz  qu*il  amoit  et  qui  racBOÎeal}  | 

Biais  la  Magdalaine  fa  prîm« 
Qui  le  dîst  i  ceulz  qui  estoîc&t 
Reposti,  fiour  ce  qn*ils  se  dodbtoicat 
Des  félons  Jaijfs  {dains  de  crione. 
*Co€UcUe  de  Jehan  de  3£etmg,  'vers  819.       t 

FoesàdamIên  ,  forscdgamèn  :  For-     I 


FOR 

FoESCtoiCEA  ,  forschadèr  ,  Jbrt- 

chaucer  :  Bannir ,  diasser ,  exiler , 

écraser ,  opprimer ,  fouler  ^  vexer , 

tourmenter;  de/6ras  calcare  et  de 

quassare, 

lÀtors/bnchaueetXoûert, 

Sermons  de  S.  Bernard, 

boncvAcit /briior  minus  fortem. 

FoBSEN  ,  forsenage  ,  forsenerie  : 
Violence,  colère,  folie,  extravagance  ; 
àe foras  et  de  sensus» 

Mal»  «oîenff  oi  cantifieit ,  chier  frelre ,  et 
apparîHîet  j  apparilliet  soieiic  ni  que  nos  os- 
tiens  de  nos  lo  somme  de  la  nuit  et  santlfieit  « 
assi  com  al  jor  de  la  noctumal  yTroigme ,  enai 
^ae  nos  refreniens  \z.  forsenerie  de  tos  perrers 
cufises.       Sermons  de  &  Bernard  ,  fol,  38. 

Sanctifcemur  ergo  hodie,  et parati  simm , 
porati  çuidem  hodie  nocturnum  excudendo 
toporem.  ^  porro  sanctificati  nihilo  minus  tam- 
fuam  in  die  ab  ebrietate  noctuma,  cj/pidUnk 
noxia  frenando  fororem. 

FoRSSiii ,  forseon ,  forson  :  Vio- 
lenl ,  emporté ,  fou  ,  extravagant , 
hors  de  sens  ;  à^  foras  et  de  sensus. 

Ta  es  desloîaux  et  caltire  ; 
La  plus  dolente  riens  qui  Tire , 
Ta  es  crcaxuTt  Jbrsenée , 
Et  hontose  et  malénr^. 

Roman  de  DokugÊu. 

FoasEVER,  forsoyer:  Etre  naP  du 
sens ,  de  la  voie ,  extra  vaguer,  s'em- 
porter, égarer,  mettre  en  colère  ;  de 
.foras  et  de  sensus* 

FoEsÈRaK  :  Forgeron,  ouvrier  en 
fer. 

FoESiXTEia  ^forsieter,  Wsezforsfe^ 
ieir,  forsjeter  :  Rejeler ,  chasser,  vt- 
hnXtr ', foras  jactare ,  eficere. 

Et  cîl  de  maintenant  sont  /orsjeteiz  del 
regard  de  Pharaon. 

Bible,  Exode,  cTut'p,  lo ,  'ifers.  1 1. 

Statimque  ejecti  sunt  de  conspectu  JPXo- 
tnonis, 

FoESPAÎsi ,  forspaysié  :  Qui  est 
hors  de  son  pays,  soit  volontaire- 
ibènt  du  par  bannissement. 

FoK$<iOKjforstantque  :  Sinob  ifat^ 


fr  b  il  Sàj 

bori^is  que ,  k  moins  qae  \  excepté 
que;  de  foras,  Forsque  tantsiaucùm  : 
Sinon  cependant  ^t  si  quelqu'un. 

Foêssélle:  Fourchette  ou  ciseauk. 

FoRST ALLEE  :  Frâudcr  les  droits 
du  souverain. 

FoESTEEGBiEE  :  Eulcver,  arracher 
par  force ,  saisir  violemment. 

FoET  :  Difficile ,  pénible ,  mal-ai$é  ; 
defortis.  Fort  chose,  chose  difficile , 
fatigante  ;  fort  à  croire ,  difficile  à 
croire  ;  fort  à  faire,  difficile  à  faire; 
fort,  au  demeurant,  au  reste,  au 
%Tkrç\xks\  au  plus  fort,  au  pis-aller; 
un  fort,  un  double  denier  ;  forte 
monoye,  ce  nom  se  donnoit  à  toutes 
les  monnoîes  qui  avoient  plus  de  va- 
leur que  la  mohiioie  ordinaire;  !• 
denier  Parisis  étbit  ybrr?  monôye  , 
comparativement  au  tournois.  S^ 
vaut  Borel ,  qui  cite  FrodoarS.  et  Rà- 
giieau ,  ^5  forts  sols  valoient  4o  sols». 
On  trouve  dans  plusieurs  titres ,  soU 
fdvemois  forts,  sols  tournois  forts  , 
mais  personne  n'explique  cette  âil- 
férence. 

FoÊTÂBLSMBirT  :  Par  forcé ,  àvëa 
violence. 

FoETAGB  :  Ce  qu'on  paye  an  sei- 
gneur pour  tirer  des  {)ièrres  dé  grès 
siir  sa  terre. 

ÈoETE-HEuÉè  :  Malheur,  malheu* 
reux.  Ne  à  forte-heure  :  Né  sous  un* 
ma^eureuse  étoile. 

FoETELESSB.  :  Fortcrcsse,  chÀteau. 

FoETELET  :  Un  peu  fort ,  qui  com- 
mence à  prendre  des  fprces. 

FoETELET  :  Fort,  forteresse;  de 
fortaïiiium ,  fortalitas  ;  et  en  ancien 
Prov.  fortia,  fortalissa, 

FoETf  uisEE ,  fortfuire  :  Faire  da 
liruit,  causer,  parler  à  Toréillé. 

Je  TOUS  ouys  tantost  le  cry 
De  petites  souris ,  pîpt 
Jbr^MMiu  à  m«UL  oreille» 
Pânniçe  fovK^  «*eftoit  mgfjf^^ 
CofmttarS,  Wtonol,  3h  fdaottt  Uê/omg, 


Flambihd  :  Flainbi»au,  morceau 
de  bois  desséché  et  fendu  par  le  bout, 
pour  qu'on  puisse  l'aJlumer. 

Flambàrs  ^/ïambart:  Feux  volans 
ou  follets,  qui  paroissent  sur  les  eaux 
à  la  fin  de  l'automne  ,  autrement  le 
Feu  de  S.  Elme  ;  bâtons  enduits  de 
cire  que  Ton  portoit  aux  funérailles , 
torches  ou  tortis  de  paille  ;  morceaux 
de  bois  qui  se  trouvent  dans  le  char- 
bon et  qui  n'ont  pu  se  brûler ,  ce  que 
Ton  nomme  à  Paris  fumerons,  et 
dans  quelques  provinces  flamerons  : 
dans  la  ville  de  Dreux ,  on  appelle 
flambarsdes  morceaux  de  bois  séchés 
au  four;  anciennement  les  habitans 
de  cette  ville  les  porloient  enflammés 
le  soir  de  la  veille  de  Noël  dans  tous 
les  carrefours  et  les  rues  de  la  ville, 
«n  criant  :  Noël,  Noël. 

Flambe  :  Flambeau  ;  àtflamma  , 

flamellum, 

Flambf.r  :  Reluire,  faire  de  la 
flamme,  étinceler,  jeter  des  flammes  ; 

flammare, 

Flambeboï  :  La  l>onne  épéc  de 
Begnault  de  Montauban. 

Flambkter  :  Flamber,  passer  légè- 
rement sur  la  flamme. 

Flamecmr  ,  flamechée,  flamme^ 
che  :  Bl nette,  petite  flamme,  étincelle 
de  feu  qui  s'élève  en  l'air  et  qui  se 
convertit  en  cendres ,  parcelle  de  co- 
ton qui  tombe  de  la  mèche  d'une 
chandelle ,  lorsqu'on  est  trop  long- 
temps sans  la  moucher  ;  flammula. 

Ylaujlvg  kVT  9 /tamenge  ,  flamcn- 
géant ,  flamengue,  flamingant,  fia- 
minjantyflarninjuc  :  Flamand  ,  habi- 
tant de  la  Flandre,  né  en  Flandre; 

Flamingus. 

Fl  AMER  GEL  ,  flomenjel  :  Conteur 

de  fleurettes ,  doucereux. 

Flamenoherie  :  Le  pays  de  Flan- 
dre ,   chose  faîte   en   Flandre  j   de 
^Flandria. 


Via   K 

Flamer  :  Outrîr  avec  rinstromail 
de  chirurgie  appelé  flutnwiette^ 

Flameron  ,  flameroles  ,  flammt' 
rôle  :  Chandelle ,  Umpe ,  lamière ,  le 
feu  S.  Ylmt\/iammeohu,fiammigv. 
Flamiche  ,  fUunique  :  Espèce  de 
gâteau  ou  de  galette  qn'on  ^BUt  cuire 
en  chauffant  le  four. 

Flamhant  :  Flamboyant,  brilant, 
embrasant  \flammans. 

Flan  ^flamuse  yflamusse,  flanc  ^ 
flanchet  ,  flandreUùt  >  fiandrdet, 
flanet ,  f lange  ,  flans  ,  flaon  ,fUu- 
niard^  flauson ,  flausou,  fleuiSM, 
flawon  ,  //o/ï,  floun  :  Sorte  de  gâ- 
teau ,  pièce  de  pâtisserie  qui  te  fût 
«Tcc  de  la  farine ,  du  beurre ,  dn  lait 
et  des  œufs;  en  bas.  \At./lado,flaM' 
to.  Barbazan  pense  que  ce  mot  de 
flan  y  soit  gâteau ,  soit  les  flancs  de 
rhomme  ou  des  bétes,  vient  du  Latk 
flatus,  vent,  souffle  ;  les  gâteaux, 
ajoule-t-il ,  ne  sont  que  du  vent;ki 
flancs  respirent  et  aspirent  toujours. 
Dans  la  première  acception  de  ce 
mot ,  son  nom  auroLt  pu  -venir  de  $& 
couleur  jaune ,  et  formé  de  fkaaa, 
Borel  rapporte  que  ce  sont  die  petites 
tartes  dites  zxk&ûflandreletr,  ou  pla- 
tài flans  de  let,  pour  avoir  été  inven- 
tées en  Flandre.  Or,  dit-il ,  elles  soat 
faites  de  lait  et  d'œufs  mêlés  ensemble 
et  mis  en  pâte:  On  les  cuit  aussi  sous 
le  même  nom  entre  deux  plais.  J'es- 
.time ,  continue  Borel ,  qu'on  appeloic 
ces  gâteaux//<zo7zx^  et  on  l'a  prononcé 
£ans,  comme  on  dit  pour  faons,  fans; 
paon,  pan;  Laon,Lan;  et  cequilecoa- 
îirme  ,  c'est  qu'on  les  appelle  en  Laog. 
desflaonesyflounes  ^flausousyfîiUH 
^ones.  On  appelle  aussi  unfïausoë, 
.un  homme  fort  délicat  et  mignard. 

Par  trettor  l^s  mIox  qu**  IVn  proie, 
&'iï  ne  te  deffent  de  lamproie , 
De  lui,  de  Mumon,  ou  d'angiiiUe, 
$*cnl«  puet  trOTcr  en  la  iSut, 


FLÀ 

Oa  de  fromages  en  -glaont. 

*  Momum  de  la  Mose ,  v,  ifti85. 

BoBf  TÎae  MaTcnt  nthrathn , 
Smlcet  »  brooeU  et  gns  poluooi , 
Ttrtet,  iCiuu,  et  omi»  poeheit 
Et  pefdrix  en  tonlat  MÎloat. 

Fl4n  :  Meurtrière,  canonnière, 
barbacane  ,  petite  embrasure  prati- 
quée dans  Tépaisseur  d'un  mur  pour 
Urer  sur  Tennemi. 

Flanchet  :  Flanc ,  cAté. 

Flaugbiaus  :  Couverture  et  orne- 
ment des  rideaux  d'un  lit  ;  àe/ian- 
ckia,  Arange. 

Flanchieee:  Armure  qui  couvroit 

tout  le  corps. 

Flâncbie  (se)  :  Porter  la  main  au 
flanc  ou  côté,  le  serrer  avec  la  main. 

Flànd  ,  /iond  :  Rouge ,  -vermeil , 
de  couleur  de  feu  ;  de/iamma. 

Flans  :  Les  côtés,  les  flancs;  de 
/lamen ,  et  selon  Barbazan ,  de/Uaus* 

Sibnie  Boyne  Hellespontine , 
Qui  dans  le  chemp  Troyen  fa  net , 
Prophétisa  et  monttra  signe 
De  la  Mîncte  Tierge  lacrée  : 
Parlant  de  ta  digne  pourtée , 
£t  dn  doidx  Jhefut  en  êtêjlans, 
Arant  qoatn  eent>toixaDte  ant. 

Le  Miroir  des  Dames, 

Flaon  :  Pièce  de  méul  propre  à 
monnoyer  ;  de/iando ,  selon  Borel. 

FhÂqvn^/UufuaiSy/Uiquée  :  Grande 
quantité  d'eau  que  Ton  jette  tout  d*uu 
coup ,  le  bruit  qu'une  chose  fait  en 
tombant;  canal,  petit  bras  de  ri- 
Tièrèl^mare  d*eau  ,  eau  dormante. 
Fcyjrez  Flac. 

FLAQuam  :  Jeter  de  l'eau  à  la  figure 
de  quelqu'un  ;  lancer ,  jeter  ayec 
Tiolence. 

FLAaxum  :  Odeur,  sentiment  ;  d'où 
est  venu  le  y erhe  flairer, 

Flasgons,  flateonet  ,  flateou  : 
BouteUle ,  Tmsc  i  bekre  ;  à"wfUu€ou^ 


FLA  l$of 

iei,  petit  flacon  ;  d^/latco,  fkucula, 
p^te  bouteille. 

Flasque  :  Vain ,  mou ,  lAche  ;  Bar- 
bazan le  dérive  de /lotus,  plein  de 
vent.  Voyez  Flac. 

Flassaoier  :  Ouvrier  qui  fait  les 
fUusades  ou  couvertures  de  lit. 

Flassaib  :  Lourdaud ,  gauche  , 
nigaud. 

Flassae  :  Couverture  de  chevaux^ 

FLASTia ,  flastrer  ^flastrir ,  f lotir, 
fUurer,/hurir,flestriry/îeutrier:  En- 
foncer, plonger,  engloutir,  jel«r  avec 
violence,  abattre,  faire  plier , dompter, 
assujétir ,  lancer ,. frapper ,  pousser, 
faire  tomber,  marquer  d'un  fer  chaud; 
/l€Kcescere,fiaccere  ,flectere;  en  baa 
Bitet./lastra  ;  en  Lang.  flatri.  De  là 
le  terme  du  palais ,  yZeûi/tir  d*un  fer 
chaud  un  criminel.  Flastrer  un  chien  : 
ht  marquer  d'un  fer  chaud  lorsqu'il 
est  mordu  d*un  autre  chien ,  de  peur 
qu'il  ne  devienne  enragé.  Cette  der- 
nière cérémonie  se  faisoit  à  S*  Denis^ 
de-la-  Chartre. 

Les  petls  enfant  prenoient  par  lea  pîez  et 
les  Jiaiissoient  sus  ruches. 

Guillaume  de  Tyr,fol  968 /i?'. 

Or  escontez  com  je  fad  fous. 
Et  esperdus,  et  entrepris, 
Ke  nn  plain  bacin  d''ewe  pris , 
£  sur  le  perron  \AJlati  : 
Maïs  si  le  ciel  ont  bien  glati 
Et  enfoU  fndres  en  terre , 
Lort  dttbU  la  noise  e  la  guerre. 

Tournoiement  <tjint»eritL. 

Le  sanglier  se  reTencha 
CoD  fiere  et  orgneillense  bette» 
Contre  Adonis  «scont  la  teste , 
^%  dent  en  Taine  li  Jtati, 
Son  groing  estort ,  mort  Tabatl. 

Roman  de  la  Hose. 

Flastrik  :  Sorte  de  mesure  pour 
les  liquides. 

Flat  :  Coup ,  soufflet ,  tape  ;  de 
flotHis. 

Flatin  :  Couteau  de  poche  pliant 
et  «flunanobé  de  eorne  ,  ainsi  appelé 


y 


608  F  la: 

du  nom  de  Tinventeur ,  coutelier  de 
Saint-Etienne  en  Forez. 

Flattb  :  Bouse  de  boeuf  ou  de 
Tache. 

Flaubbr  :  Rosser,  battre,  étriller; 
flectere» 

FLAUcHEua  :  Babillard ,  bavard 
perpétuel  ,  qui  cause  à  tort  et  à 
travers. 

Flauniâ&db  :  Sorte  de  pâtisserie , 
flan. 

Flaustb  ,  flaute  :  Flûte  y  instru- 
ment de  musique  ;  fistula. 

Flaustebe  ^  flasteur  y  flausteur  y 
ftauiere ,  ftautcur  :  Joueur  de  flûte , 
au  figuré,  flatteur ,  trompeur  comme 
un  chasseur  qui  siffle  les  oiseaux  pour 
les  surprendre  dans  les  lacs.  Barba- 
tMXi  dérive  ces  mots  àtfUuns ,  vent , 
ou  de/û'tula.  L'auteur  du  Roman  de 
la  Rose  observant  que  les  vieilles 
femmes  sont  plus  trompeuses  et  ru- 
sées que  ne  le  sont  les  jeunes ,  dit  : 

Que  ne  sont  les  tendres  pncelles 
Qui  des  agais  point  ne  se  doutent , 
Quant  iti/lauteurs*  escouteat,    *  allas 

Jïauteres 
Aina  croient  que  baras  et  gnile 
Soit  aussi  rrai  com  eTangîle, 
Car  onqnet  n*en  furent  eschaudées  ; 
Hais  les  dures  Tieilies  ridées , 
Malicieuses ,  et  recuites , 
Sont  en  Tart  de  Ifarat  si  duites. 

Roman  de  la  Rose. 

Flautelb  :  Petite  flûte ,  flageolet. 
Flauzon.  Fojrez  Flan. 

Flavar  :  Jaune ,  de  couleur  jaune  ; 
flavus, 

Flave  :  Foible  ,  pusillanime  ; 
flexibilis^ 

Biais  nos  véons  malnx  poures  cnj  om  s'en 
atroveroit  mies  de  %iJUwe  cner  et  si  tristes ,  si 
com  roi  ne  doveroîent  mies  estre ,  et  roi  de 
cftfcl  a*il  vraye.poucrteit  avotent. 

Sernu  de  S,  Bernard,  fol,  14. 

Fukmm  oMOem  pùt^eres  aiiçuas,  qui  si 
9f$ram  hahêrentpmnp^rmtn^»  noté  mhQ  pai 


FL  A 

laïaaimea  in^nâvitur  et  tfiêUê ,  mt  f§ê 
reges ,  et  reges  emlL 

Flavel  ,  flaveteau  :  CSes  mots  ne 
signifient  pas  une  sonnette  comme  le 
portent  plusieurs  Glossaires,  mais 
bien  nn/lagel,/2q/el,  flageolet  (For» 
Flaceol)  ,  par  le  changement  très- 
ordinaire  du  g  en  v.  Si  leurs  auteun 
avoient  lu  attentivement  ce  passagt 
qu'ils  ont  rapporté  ,  ils  auroient  Ta 
qu'on  n'avoit  jamabfait  de  sonnettes 
en  bois. 

Puis  prent  sa  mnae  et  ai  traTaiOe 
£t  êon  Jiavei  de  comoaille , 
Et  espringue  et  sauteile  et  baie , 
Et  fiert  du  pie  parmi  la  sale. 

Roman  de  la  Rose,  -vers  3969. 

Dans  l'édition  de  l'abbé  Lenglet  ûa- 
fresnoy,  le  second  vers  est  ainsi  : 

Aux  instrumens  de  conuniaflle. 

Dans  l'édition  gothique  de  ICicolas 
Desprez ,  sans  date ,  il  est  le  même. 
Dans  mon  Mss.  de  ce  Roman  )  il  7  s; 

Et  tWLflajos  de  oomoailc 

Et  dans  le  texte  de  M.  M*"*. 

Puis  prent  sa  muse  et  se  travaille 
As  estives  de  comoaille. 

Flavel.  Foyez  Fabkl. 
.  Flavel  ACE ,  fiavele  ,  fiavtUagjty 
/tavelle  :  Flatterie ,  mensonge  ,  sor- 
nettes ,  contes  en  l'air,  discours  ponr 
tromper,  pour  surprendre.  Barbs- 
zan  pense  que  ces  mots  peuvent  venir 
àtfavilla,  étincelle,  vapeur  ,  l^éf. 
Borel  dit ,  d'après  le  Roman  de  Is 
Rose ,  que  flaveles  sont  certains  oi- 
seaux ,  que  les  Latins  appeloient  rv 
beculœ;  il  se  trompe,  et  pour  le  prou- 
yer ,  je  rapporte  plusieurs  citatkmi 
de  ce  Roman  où  ce  mot  est  employé» 
Ce  qui  paroit  l'avoir  induit  en  errenr, 
c'est  le  ptisage  que  j'ai  rapporté  aa 


FLE 

mot  caiendre,  où  il  parolt  signifier) 
assemblée  y  multitude. 

C*e8t  celle  anssl  qui  les  tricbeort 
Fait,  et  caïue  les  faux  plaidears* 
Qui  maintes  fois  par  UvtrJlai^UêS, 
Ont  aux  Tarlets  et  anz  pnceUes , 
Lears  droites  hérites  toîlnes* 
Homan  de  la  Rose,  parlant  de  la  comoitUe. 

Ha!  Bel-aeneil!  je  sai  de  Tolr 
Qn*iU  tendent  à  tous  deeerolr, 
£t  faire  tant  par  lear  Jlaii^Ue, 
Qnll  Toos  traient  à  leur  cordieDe. 


Et  niaint  par  tel  barat  plorerent  » 
Qui  onqnes  par  amour  n*amerent , 
Aios  deceroient  les  pucelles , 
Par  leors  pleurs  et  par  lenn  flagelles. 

Roman  de  la  Rose. 

Flaveur  :  Odeur. 

Flatau  ,  flayel:  Fléau  à  battre  le 
bled  ;  barre  de  fer ,  traversier  d'une 
balance  ;  flagellum. 

Flebe  ,  flebU  :  Foible  ,  débile , 
qu'on  peut  plbyer  ;  flexihilis. 

Flebile  :  Qui  est  digne  d'être  re- 
gretté ,  d'être  pleuré  \flébiUs. 

Flechiee  ,  ftegier  :  Ouvrier  qui 
fabriquoit  des  flèches  et  des  arbalè- 
tes ;  en  bas.  \aX,flecJiariuSyflechiarius» 

FiéTLCUtEKES  j /lederes  :  Branches 
d'arbres  entrelacées  ;  de/lcctere. 

Flechissable  :  Souple ,  flexible  » 
pliant ,  ployable  \flexibiUs. 

FlechissabletA  :  Flexibilité ,  sou- 
plesse ;  flexibilUas, 

Fl^chissaument  :  En  ployant ,  en 
fléchissant  ;  flexibiliter. 

Flée  ,  flect,  flet ,  fUct  :  Endroit 
que  la  mer  couvre  et  abandonne  dans 
âon  flux  et  reflux  ;  fUtum. 

Fl^ee  :  Battre  avec  un  fléau. 

FLEGAan  ,  flegart  :  Lieu  public , 
grand  chemin ,  marché. 

8e  aocnn ,  pique ,  fouit ,  ou  hone  an  fond ,  et 
«a  la  terre,  ou  fle^ard  d'aocun  Seigneur  féo- 
dal ,  on  empesche  leâlt/iegard  en  le  doant  ou 
appropriant  à  lui  sans  le  congié  dudit  Sei- 
facnr,  il  commet  amende  de  la  sob. 

Ancknm  Couimne  dm  Bomhnoù. 
z. 


FLE  6oQ 

Flemme  :  Flamme  \flamma. 

Flehe  :  Espèce  de  coutil. 

Fleov  :  Ruisseau ,  fontaine ,  pe- 
tite rivière^  fleuve  ^flumen^fluviola  ; 
on  prononçoit  ce  mot  comme  s'il  eût 
été  écrit  /leuvon. 

Clorieurfleon ,  glorieuse  ère, 
Qui  laras  ce  qu*Adam  et  Ere 
Ont  par  leur  pechié  ordoié  i 
Tu  trouvas  au  gastel  la  fere  , 
Et  meta  en  bûche  seiche  être , 
Par  les  mots  qui  sont  desploié 

Sur  toi 

Testament  de  Jehan  de  Meung, 

Flepxee  :  Fripier  ;  et  flesperie  y 
friperie,  habits  ou  meubles  raccom- 
modés. 

Flesc  :  Mot  imitatif  du  bruit  que 
fait  un  fouet  en  claquant. 

Flesque  :  Lieu  plein  de  boue ,  de 
fange ,  mauvais  chemin.  Voyez  Flac. 

Flestb  ,  flestre  :  Fistule ,  maladie 
de  la  fistule  ;  morbus  fistuUirU. 

Flestee  :  Flétri ,  pourri ,  livide  » 
corrompu;  àt/tectere^flacccscert. 

Tes  damages  est  trop  i^ers, 
Td  norris  un  tort  flestre  et  pcrs. 
Un  ort  oisel  7  vas  couvant. 
Tu  seras  viande  de  vers , 
Quant  seras  en  terre  couvert. 

Le  Reclus  de  Maliens,  fol,  4,  A*. 

Fletb  ,  fUUe  y  fleute  :  Bateau , 
nacelle , barque  longue  et  étroite;  du 
Grec /»^d^  je  navigue ,  dont  on  a  fait 
plAtès,  nom  Grec  du  poisson  que  les 
Latins  ont  nommé  fluta. 

Fleum  :  Rivière  ,  fleuve  \flumen. 

Fleumatique  :  Flegmatique,  abon- 
dant en  pituite  ;  froid ,  tranquille , 
plein  de  sang-froid ,  difficile  à  émou- 
voir. 

Fleume  ^flume  :  Flegme ,  pituite  ; 
tranquillité ,  sang-ft*oid  \flegma;  du 
Grec  ^xiyfus  ;  en  bas.  lat.  fleuma  ; 
en  bas  Bret.  flem, 

Fleueette  ,  ftorette  ,  flouretle  : 
Espèce  d'étoffe  mouchetée  ;  sorte  de 
monnoie  qui  valoit   vingt  deaieri 


6io  F  L  O 

tournois  ou  seize  deniers  parisis  ;  de 
/Los ,  floris, 

Fleu&isme  9  florisme  :  Passion  , 
manie  des  âeurs. 

Fleur  ONE  a  ,  fleuronner  :  Jeter  , 
pousser  des  fleurs  ,  couronner ,  gar- 
nir ,  orner  de  fleurs ,  fleurir. 

Qaant  ect  du  corps ,  rray  eit  que  mturdri  Tas , 
Hais  de  son  bruit,  où  jamais  n*ent  frivole, 
Maugré  ton  dard ,  partout  le  monde  il  vole 
Tousjourk  croissant ,  comme  lys  qatjlcuronne. 
Marot,  complainte  à  la  Mort. 

Fleuste  :  Lamproie ,  poisson  qui 
a  des  trous  \fluta» 

Fleuste  :  Flûte ,  instrument  de 
musique;  àtflao,  je  souffle,  ou  de 
fistula. 

Devant  la  Damoîaelle  alolt  ung  homme  tout 
chanu ,  ajaut  longue  barbe ,  qui  en  sa  main 
tenoit  ung  tamborin  moult  grant ,  et  une 
fleuste  d'os.  Dance  auxj4v€u^es, 

Th'EYJL ,  flewe  :  Foible  ;  flexihilis. 

Flic  ,  fUch  ,  fliche  ,  fliquc,fUs  : 
Flèche  9  arbalète  ;  tranche  de  lard 
coupée  en  long.  D.  Carpentier  dit  que 
c'étoit  aussi  une  sorte  de  redevance 
payée  en  flèches  de  lard ,  ou  par 
abonnement  en  argent.  L'on  est  assez 
partagé  sur  l'origine  de  ce  mot.  Bo- 
rel ,  d'après  Ménage ,  le  dérive  de 
VAWem./à'ts  ,/ittsck  ;  le  Père  Labbe , 
dejïejca;  d'autres  de  y/extt^  ;  enfin 
d'autres  le  tirent  de/loccus,  à  cause 
du  petit  flocon  de  plumes  qui  est  an 
bout. 

Flieme  :  Lancette  de  chirurgien  ; 
phlebotomum^ 

Flin  :  Pierre  de  foudre.  Monet 
dit  qu'elle  servoit  à  aiguiser  les  épées. 

Flo  :  Nombre,  troupe,  multitude, 
affluence  ,  grand  nombre  ;  le  gros 
d'une  armée  sur  terre  et  sur  mer  ; 
fluctus, 

Crestiens  leur  etclileles  drecent, 
LeyZo  dVus  au&  creniaus  les  plante  9 
Là  en  i  a  plus  de  soissante  , 
âe  mençoBget-ei  nViOttcilioaf , 


FLO 

Serjana  qn^enrcDt  aus  etckillons, 
Conrans  comme  aprè»  sourîa  cbatef. 

Gui/!aume  Guiart 

Mes  de  grant^  de  gent  armée, 
.  lert  la  rive  tote  peuplée. 
Parcol  Franchoîs  an  cols  lea  taises 
Entrent  en  batîaus  et  en  barges. 

GuUleutine  Gtûart. 

Floc  ,  floche  ,  flochée ,  floidiet , 
au  pluriel  fiocciaux  :  Houppe  ,  flo- 
con ,  chose  velue,  veloatée ,  couverte 
de  duvet ,  d'un  poil  fin  ;  floccus  ; 
froc  ,  habit  de  Bénédictin  ;  fioc  s*est 
dit  aussi  pour  mare. 

Vlocw&k  j  flochetter  :  Tomber,  se 
former  en  flocons  ,  comme  lorsqa*il 
neige  ;  en  bas.  lat.  fioccare, 

Flocs  :  Flot ,  agitation  de  l'eau  ; 
/lucius. 

Mais  Ten  revoit  en  terre  ancane  y 
f/ocs ,  et  sont  de  mer  incident 
Ez  lleuz  où  ïlz  sont  président  : 
Ce  puet  véolr  chascnn  et  chasQone. 
*  CodicUe  de  Jehan  de  Meung-,  v.  1497. 

Flofloter  :  Etre  agité  comme  les 
flots  de  la  mer,  faire  ou  rendre  qa 
bruit  pareil  à  celui  d'une  rivière, 
d'un  fleuve  battu  par  la  tempête, 
d'une  chose  qui  frappe  contre  nac 
autre. 

Flointure  :  État  floriasant. 

Floiee  :  Fleur,  bouquet  ;J7os. 

Floiriture  ^fioriture  j/tourùure  : 
Parterre,  jardin  rempli  de  fleurs; 
florandum;  et  gloire,  état  d'une  chose 
florissante. 

Floive  :  Foible ,  débile ,  languis- 
sant ;  /lejribilis, 

Qaant  toit  qne  mors  ti  le  aonj^t^at, 
He  qu*à  nalul  pitié  n^en  preat , 
Ainz  là  gete  toz  11  moas  puet-. 
Moult  grant  dolor  a  à  »on  cuer. 
Se  meffais  gehist  et  recorde  , 
£t  blasme  soi  et  sa  rie  orde  : 
Aflowe  vois, piteuse  et  baace, 
Keqaiert  et  prie  Mostre  I>aioe, 
Qne  aequenro  aa  laan  dame  » 
Moolt  ttnrvBiMt  ptqpn  at  ««aspirer 


FLO 

Et  rorifon  comeiic«  à  dire 
C'iuce  «ToU  ftl  longaemeat« 
Gautier  de  Coinsi,  Iw.  i ,  ehap,  3o. 

Tlov  j/iojs  :  Flux  de  ventre  ;/?«- 
jeio  ;  en  bas  Bret.  flucz. 

Flohe  ,  f  tonne  :  Bouquet  d*aulx 
ou  d*oignons. 

Floquee  :  Flotter. 

Fhoky/hur:  Fleur,  bouquet  j/los, 
yioris  ;  en  bas  Bret.  flour. 

En  mal  la  roasée ,  que  nest  la  flor^ 
Qae  la  rose  est  bêle  «a  poiut  dn  jor. 

Parmi  celé  arboie. 

Cil  oiseloQ  »*enToUent 

Et  mainent  grant  baudor  » 

Quant  j  Vi  là  leur  joie  , 

Por  rien  ne  mU  tendroie 

D*amer  bien  amor. 

XU^  Chanson  du  Roy  de  Navarre, 

Floraux  (jeux)  :  Jeux  institués  en 
rhonneur  de  Flore,  déesse  des  fleurs. 

Florence  :  Florin,  sorte  de  mon- 
noie  d*or. 

FLOREnci  i  Fleurdelisé,  marqué 
d'une  fleur  de  lys,  suivant  Borel. 

Florenée  de  terre  :  £space  de 
terre  qui  rapportoit  un  florin  de  re- 
venu^ comme  la  denerée  rapportoit 
un  denier. 

Florete  :  Petite  fleur. 

Floreté  :  Semé  de  fleurs ,  peint 
de  fleurs  ,  selon  Borel. 

Flori  ^florié  yflorisy  flouri  :  Qui 
eat  en  fleur,  brillant,  émaillé^/?o/Y£fii#. 

Moult  est  biaus  )à  fioris  sens. 
Ne  pcrl  pas  c'on  dolte  véoir 
De  flour  si  blanclie ,  fruit  si  noir , 
Corne  il  est  après  devenus. 

Le  Reclus  de  Moliens, 

Floki'h  j/iourin  :  Petite  monnoîe 
qui  avoit  diverses  valeurs;  de/iore^ 
nus;  car,  dit  Borel ,  le  florin  d'or  va- 
loit  21  sols,  et  celui  d'argent  i5  sols. 
Monet  les  met ,  en  France ,  le  premier 
à  ao  sols ,  et  l'autre  à  i  !%  sols.  Il  y  en 
avoit  en  Allemagne ,  continue  Borel , 
de  '35  et  40  sols  ;  ils  ont  ce  nom ,  oii 


FLO  6zi 

à  cause  de  la  fleur  gravée  sur  iceux, 
ou  à  cause  de  la  ville  de  Florence ,  où 
Ton  flt  cette  monnoie  ;  les  premiers 
y  furent  frappés  Fan  1 25o. 

FLORiR,/'/!Ôif/Tr:  Fleurir,  être  en 
fleur  \florere;  et  au  flguré ,  blancbir 
de  vieillesse. 

Tantost  com  11  homs  naist,  il  commence  à 

morir , 
Pou  puet  forée  et  jonetse  en  home  seignorir, 
A  trente  ans  ou  quarante  prent  aa  teste  à 

florir, 

£t  d'ilec  en  avant  ne  fet  que  langurir. 

*  Test,  de  Jehan  de  Meun^,  'vers  i65^ 

Floriture  :  Moyen  de  fleurir , 
suivant  Borel  ;  et  gloire ,  splendeur, 
état  d'une  chose  florissante,  selon 
D.  Carpentier. 

Floron  :  Fleuron. 

Flos  :  Chaume ,  pâturage,  pacage, 
terre  inculte. 

Flossaoe  j/lossaie  ,flossoi€  :  Cou- 
verture. 

Flot  ,  fiote ,  flotte  :  Troupe ,  af- 
fluence ,  foule  de  peuple ,  troupe  de 
gens  armés  ;  fluctus;  en  b.  lat.//oto. 

SoTçiit  s'aloient  amassant 
lies  jonet  gens  en  celé  place, 
A  la  pelote  et  i  la  ohace , 
Un  jor  i  ot  une  gnatflote. 
De  derçonciaus  à  la  pelote , 
Derant  les  portaus  dei*  Iglise 
Où  celc  ymage  estoit  assise. 

Oautier  de  Coinsi,  Uv,  x,  ckap*  xa, 
.  Ponds  de  la  raiiière. 

Jadis  une  simple  vieillote. 
Une  querele  li  sourvint , 
Dont  à  plait  mler  li  convint  : 
La  vieille  qui  pas  ne  radote , 
Fist  à  Dieu  prière  dévote , 
Car  Dius  ot  volentiers  tele  note; 
Au  jor  de  son  plait  à  court  vint , 
De  paonrs  tos  ses  cuers  li  flote , 
Car  contre  soi  vit  wxt  flote. 
De  plaidéours  près  iusqu*à  vint. 

Roman  de  Charité,  strophe  14* 

Flot  et  KEri^or ^/louct et refiouct: 
liC  flux  et  reflux  de  la  mer; /lot  s'est 
dit  aussi  pour  train  de  bois. 

Flotte  :  Paquet ,  écheveau  de 
laine.  Mettre  en/lotte  :  Resserrer. 


6n  FLU 

Thov ^flouet y  flous  :  Doux,  ten- 
dre ,  délicat ,  mollet ,  suave  \fluidus* 
Peindre  flou  :  Peindre  d*une  manière 
tendre  et  légère. 

Il  TOtu  a  lei  jevXx  endormis. 
Ronges ,  et  le  corps  tant  maussade , 
Penchant  devant ,  la  conlear  fade , 
Les  jambes  aussi  menuettes 
Comme  fuseaulz ,  les  joues  retraîctes , 
Il  est  si  tendre  et  ùjloiiet. 
Qu'il  semble  à  le  véoir  bien  sonrent , 
Qu*il  enst  besoing  d*ung  coup  de  fouet 
Pour  le  faire  tirer  ayant. 
CoquiUart,  MonoL  de  la  BoUe  de  fbing, 

Flouettb  :  Girouette  principale 
d'un  château,  d*un  manoir;  àefUtctus. 

Flouin  :  Vaisseau  léger. 

Floup  :  Fouet  de  charretier. 

Flou  a  yflourée,/lur:  Fleur,  plante, 
bouquet  ;y/o5,  f loris,  Flour  de  mo- 
noyé  :  Coin  pour  frapper  et  emprein- 
dre la  monnoie. 

Por  verdure ,  ne  por  pr^ , 
If  e  por  feuille ,  ne  j^orfiour 
Ifnl  chançon  ne  m*agree. 

Chans.  de  Gosse  Bridez ,  Mss.  fonds 
de  Congé,  Bibîiot.  Impér, 

Flourée  :  Farine ,  fleur  de  farine. 

Flourettk  :  Monnoie  qui  valoit 
1 6  deniers ,  et  qui ,  à  cause  de  son 
mauvais  aloi ,  fut  réduite  à  quatre  ; 
de  fias. 

Flourissâiee  ,  flouriste  :  Qui  a 
soin  des  fleurs ,  qui  les  aime ,  les  cul- 
tive ;  jardinier  fleuriste. 

Flouron  ,  flouronc  ,  flourons  : 
Clou  ,  furoncle,  abcès  \furunculus. 

FLous^/7oiix:Trefïïe,  sorte  d'herbe; 
trtfolium» 

Floux  ,  ftos ,  flox  :  Oiseux ,  pa- 
resseux ,  musard  ;  de  fluxus, 

Flotel  :  Fléau  à  battre  le  grain , 
fouet  de  charretier  ;  flageUum  ;  et 
affliction  ,  chagrin ,  selon  D.  Car* 
pentier. 

Fluànce  :  Influence,  écoulement, 
action  de  oovXtr'^fluxiOffluentia* 


FLU 

Fluctuer  ^fiuer  :  Couler,  s'écou- 
ler, se  répandre ,  s'épancber,  baka- 
cer,  chanceler,  être  dans  rirrésolii- 
tion  ;  fluere  ,^ftuctuare. 

Fluctueux  ,  fluctuos  :  Abondant 
en  flots;  porté,  entraîné  par  les  flots; 
fluctuosus. 

Flub  ,  flues  ,  fluet ,  fluex  :  Ean , 
rivière ,  fleure  ;  fluwus  ,fïumem. 

Quant  il  ces  choses  ot  dit ,  mânes  soi  donaC 
en  orisoQ ,  et  li  oz  del  Duc  cy-devant  dit  par 
enhel  cnrs  parrint  tAjluet  Vulturimim  par  non. 
DiaL  de  S.  Grégoire,  Up.  z  ,  eka^  a. 

Quihus  diclis  protimu  se  ût  oraùoaem 
detut  ;  cursu  outem  rapido  prϣeti  iaeit 
exereiius  perpenie  ad  fluTimn  qui  voctUitr 
Fultumus, 

Flue  ,  flues ,  fluet ,  fluez  :  Écou- 
lement ,  inondation  ,  débordement , 
flots  d*une  rivière,  de  la  mer  iflujriUf 
fluxio* 

Or  ke  encor  plus  grtés  chose  est  quant  gc 
tnrbleiz  des  ^vunuez  soi  poitels,  ainsim- 
ke  pois-je  ja  Téoir  To  port  coi  je  ai  laissiet. 
DiaL  de  S,  Grégoire,  lip.  i^cLi. 

Quodque  adhuegrttvius  est ,  daun  imnêeiuù 
floctibns  turbattts  firor,  VLX  j4im  partum  vir 
dere  inUec  quem  reliquL 

TijVIV  jfluem  ,fluins ,  fluis^flmx, 
flum  y  flume  ,  flun  ,  fluns  :  Ean , 
fleuve  ,  rivière  \f  lumen  ;  en  ancteu 
V ton,  flum  y  fum;  en  \VaiL  fiumo. 

Fontaine  de  douçor  ^JUtns  de  miaéricorde , 
Ne  daingne  consentir  qn*à  nul  pechié  n*amoTde. 

FabL  n^  7218,  foL  19a ,  iP^coLi. 

Lors  leva  David  e  tait  li  p<^lea  ki  od  lai 
estoit ,  et  passèrent  le  Jlum  lurdan  jesqa*il 
ajumad.  Le  Livre  des  JRoiSfJbL  6a,  F^yCoL  i. 

Laiens  une  fontaine  nest , 
Qu'en  quatre  fiuins  derisée  est , 
Dont  li  uns  d  iaux  Foison  à  non 
On  Ganges  ,  ensi  Tapele  on. 

L'Image  du  Monde  ,  parlant  du  Paradis 
terrestre. 

Fluste  :  Instrument  de  musique 
à  vent ,  dont  nos  aïeux  avoient  plu- 
sieurs espèces  ifatuia.  Fluste  de  Bre- 


FOC 

hmigne  ffUute  de  Brehaîngne  :  Petite 
flûte  de  Bohème.  Fluste  traversine  : 
Flûte  trayersière.  Boreldit  :  «  Je  mets 
ce  mot  pour  remarquer  son  origine , 
que  j*estime  avoir  très-bien  trouvée  ; 
car  il  7  a  toutes  les  apparences  du 
monde  qu'elle  vient ,  non  àtfistula , 
comme  on  tient,  mais  àtflutUif  c'est- 
à-dire  y  une  lamproye  (ainsi  dite ,  à 
Jluitando  in  fluvus) ,  parce  que  la 
J'Uiste  est  longue  comme  la  lamproye, 
et  a  plusieurs  trous  comme  ce  pois- 
son ,  qui  en  a  le  col  garnj  de  part  et 
d*autre  ».  Si  la  conjecture  de  Borel 
étoit  vraie  ,  il  pourroit  s'ensuivre 
que  tout  ce  qui  a  des  trous  pourroit 
être  une  fluste.  Les  anciens  se  sont 
toujours  servi  àefistula  ou  de  tibia, 
pour  désigner  cet  instrument. 

jin  mihi,eantando  'victus,  non  redderetiUe, 

Quem  mea  camûnibus  meruisset  fistolm  ca- 

prum?  Virgile,  Eglog.  3. 

NoU  hominet  hkmdo  nimium  sermone  pro- 

bore , 
Flstala  dulcè  conte,  voiucrum  dum  decepU 

anceps.        Caton ,  27^  Dût.  du  Ut.  i  . 

Flux  :  Certain  jeu  de  cartes. 

Fo ,  /oge  y  foui  y  foulz ,  fox  :  In- 
sensé ,  extravagant ,  étourdi ,  mal 
avisé;  de  volitare,         « 

Fo  AR  E  ^oarre,foereffoerre,foeure, 
foire  yfouare  ,fouarre  :  Paille ,  four- 
rage ,  litière  pour  les  chevaux  ;/ar^ 
farraceus;  en  bas.  XàX.  fodnun  ^  fo- 
derum;  de  là,  la  rue  àviFouarre^  près 
la  place  Maubert ,  où  se  vendoit  la 
paille  pour  les  écoles  et  pour  étendre 
dans  la  place  Maubert ,  où  se  don- 
noient  des  leçons  publiques.  Foyez 
Saint-Foix  ,  tom.  i,  pag.  127. 

FoAssE  :  Pain  cuit  sous  la  cendre, 
galette ,  gâteau;  en  bas.  ÏAUfocacia» 
Voyez  Fouace. 

Foc  ,  fec  y  fioc ,  focx ,  fou  ,  fox  , 
fu ,  fuec  :  Foyer,  feu ,  lumière ,  in- 
cendie ,  flamme ,  chaleur  ;  focus  ;  du 


FOE  «iS 

Grec  phos,  lumière  ;  en  bas  Bret./b. 
A  foc  y  à  foc  :  Cri  pour  le  feu. 

Foc  ,/oifc  :  Troupeau  de  moutons 
ou  d'autres  animaux. 

Ne  devrelt  poU  entnr  ek  repairier , 
Hom  qui  ne  futt  de  anknn  leal  mestier , 
Kunc  entendre  fort  sol  à  Den  préier, 
A  luryS»c  garder  e  jottiter. 

JRomuH  des  Momans,  strophe  m, 
parlant  des  Prêtres, 

Focal  :  Sorte  de  bonnet  ou  de  ca- 
puchon qui  couvroit  la  tète  et  le  col  ; 
focale. 

FocAEiEUE  :  Qui  fait  le  feu ,  qui  le 
souffle  ;  focarius  ;  en  anc.  Provençal 
foucar, 

Focé  ^foec  :  Droit  établi  sur  cha- 
que feu  ou  chaque  famille  ;  àt  focus. 

F0CILLATEU&  :  Qui  fomente,  ré- 
chauffe la  vigueur,  qui  augmente  les 
forces  ;  focillatpr, 

FoDiNATÉoa  :  Menteur ,  laid ,  dif- 
forme \fœdator. 

FooiiTE  yfodenie  :  Mensonge,  lai- 
deur, difformité  \fœditas. 

FoÉE  :  Droit  dû  au  seigneur  sur 
chaque  feu. 

FoEN ,  foensj  foUen  :  Fourrage  y\ 
foin  ;  fenum. 

Et  lo  saerement  de  eest  changement  eele- 
bremes  nos  lo  jor  de  la  Natlriteit  qnant  li 
parole  fu  laite  cîiar,  et  tote  char  «i  têifoens. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foL  70. 

Et  hujus  quidem  mutationis  sacramentum 
die  naenâtatis  ceUhratum  est,  quando  ver^' 
hum  caro  faetttm  est,  cum  sit  omnis  caro 
faraam. 

Yo^^yfoereyfoerrCyfouere  :  Paille  » 
fourrage  \farracius ,  far, 

Qnant  ton  ceral  a  aburé 
Et  êonfiere  li  a  doné  » 
Si  com  cil  qui  nioolt  Tama , 
De  ton  ettable  Taif  ferma , 
8*a]a  dormir  quant  il  fn  tau. 

Roman  de  Dohpatos, 

FoxA  :  Prix ,  valeur  ;  dt  forum* 
FoiRxssx  :  Forteresse, 

3 


6i4  FOI 

FoERiE  :  Affluencc  de  monde  com- 
me à  une  foire  ;  àe  forum, 

FoEBTES  :  Les  deux  os  du  bras. 

¥oY.sov ^uison  :  Abondance,  quan« 
lilé ,  fçrand  nombre  ;  dc/asio, 

Fœiî  :  Foyer,  feu  y/ocus. 

TmvLE ,  foiel,  foU ,  fuel ,  fuelh  , 
fuile ,  faille  :  Verdure ,  feuille ,  feuil- 
lage ;ybAi/m;  en  anc.  VroY.fuèlh. 

Fœulx  :  Hêtre  ;  y<7gT/.y. 

F<BURE  ^fœurre.  Voyez  Foaki. 

FoEx  :  Foyer,  feu ,  lumière  \focus. 

FoGHiËîf  s  :  Enflammé ,  qui  brûle , 
qui  est  en  feu  ;  focillatus, 

"FociVLÏLK^fourëfkieir  :  Fouir,  fouil- 
ler, creuser ,  Wcher  ;  fodere ,  fodi- 
C€£re  ;  en  bas  Brel.  fur^iein. 

Foi  AL  tfMl  :  Fidèle. 

Foi BL ÂGE  ^foiblefé  :  Débilité ,  foi- 
blesse ,  langueur  ;  fle.ribilitas. 

Quant  i>ains  Patrice  fu  fines, 
£t  à  «a  tin  duu  tout  alez, 
F.n  cel  i'i^lise  uu  priuur  ot , 
Qui  par  le  gnint  âgr  qii*il  ot , 
Cun  tout  seul  dent ,  mais  plus  n^avoit , 
Kn  moult  çrznt  /bibleté  estoîr. 
JUarie  de  France  ,  Purgat.  de  S,  Patrice. 

FoiBLEiR  ,  foihloier  :  $*amollir, 
Ibiblir,  flécliir  ;  adflexibilein  statiim 
ventre  y  flectere. 

FoiBLEiTRMENT  :  Débilemcut ,  foi- 
blement  ;  fle.Tihiliter, 

FoioELE  :  Constant,  sincère, fidèle; 
fldells* 

Foie  :  Promesse ,  parole  ,  assu- 
rance ;  y/rf^j  ;  en  bas  Bret./r«. 

Foi^E  :  Fois ,  diction  numérale  ; 
vice;  ne  s'est  pas  dit  pour,  autrefois, 
tilim,  comme  le  rapporte  Lacombe. 

Foi  ET  HoytTg ÂGE  y  f ides  et  hontma- 
gium  :  Soumission  que  le  vassal  fai- 
soit  au  seigneur  du  fief  d^nl  il  rele- 
voit ,  pour  lui  marquer  qu*ll  éloit 
son  homme  de  cor]>s ,  son  homme 
lige,  qu'il  lui  étoit  entièrement  dé- 
voué ,  et  qu'il  pou  voit  compter  sur 
sa  fidélité. 


roi 

FoiCNÉB  :  Redevance  en  foin  ;  de 
fenum, 

Foillâks  :  Certains' brigands  ainsi 
nommés ,  ou  d'une  branche  d*arbre 
qu'ils  port  oient  au  chapeau  pour  se 
reconnoître ,  ou  parce  qu*ils  se  reti- 
roient  dans  les  bois. 

FoiLLs  y  f celle  :  Feuille ,  feuillage; 
folium. 

Là  tirnt  tkfoeVe  toute  flettre 
Li  rosiers ,  qui  Ters  deust  estrr. 

Roman  de  la  Rose. 

FoiLLER,yb////r;  Pousser  des  feuil- 
les ,  feuiller  ;  àc  folium  ;  en  bas.  lit. 
foUare;  en  anc.  Vvoy.folfier, 

Ce  fu  el  tems  qu*arbrea  florissent , 
Foiilent  boscages  et  prés  rerdlMeat , 
Que  cist  oisel  eu  lor  latin 
Dolcement  chantent  al  matlii. 

Commencement  du  Romem 
d'Erec  et  Enide, 

FoiLLiE  :  Sorte  de  gâteau. 

FoiLLOLEa  :  Faire  de  folles  dé- 
penses, prodiguer  ce  que  Ton  a. 

FoiLLu  :  Touffu,  garni  de  feuilles; 
foliosus. 

FoiMETCTEUR  ,  foimenti ^  lisez  /w- 
mcntcur,foimenU  :  Traître ,  parjure, 
déloyal.  Dans  une  chanson  d'Auboin, 
rapportée  dans  les  Poésies  du  Roy  de 
Navarre ,  pag.  1 84^  il  y  a/oj,  mentît; 
réditeur  a  mal  lu  le  Mss. ,  ou  son 
exemplaire  étoit  fautif;  il  doit  y  avoir 
foimentîs, 

FoiMET^TiE ,  lisez  foi-mentie  :  Infi- 
délité, manquement  de  foi,  déloyaul*^. 

FoiMENTiR ,  lisez foi-mentir  :  Man> 
quer  de  foi,  manquer  à  sa  parole,  à 
ses  engagemens  ;fïdem  mentiri, 

FoiNDRE  :  Dissimuler ,  feindre , 
faire  semblant  ; ///?^é'/Te. 

Liqu<Mz  maligne  espirs  quant  il  ja  avcspri- 
sant  lu  jor ,  véoit  la  liore  secreie  des  lioinet, 
et  toi  foindaat  estrc  alcan  estninge  comen- 
ut ,  enviroa  «Irir  les  estreiea  de  la  citeîL 
IHal,  de  S»  Crégoirt,  Uv,  i ,  chap.  lo. 


FOI 

Çm  mahgnm  iptrinu  citm  vêtpsnucêmtâ 
j'am  die  sécrétant  ab  hommihus  haram  etm^» 
ret,  peregrinum  quempiam  esse  se  cûnnUmt, 
cireuire  ceepit  civiuaù  plateas, 

FonroNiEB.  :  Marchand  de  foin. 
FoîE  :  Echapper,  fuir,  éviter,  se 
soustraire,  s'évader  ; /ii^re. 

Et  eocor  dîst  Cclsos  qne  U  Sire»  qui  enTQÎa 
•on  serf  en  la  province ,  et  emprès  quant  II 
oi  dire  que  cil  estoit  mort,  et  qn^il  TaToit 
franchi  en  «on  testament ,  et  il  fn  remis  c& 
celui  oCGce  et  se  meuoit  pour  franc ,  il  D*eat 
pas  fuitU ,  qnant  il  fit  ce  sans  consoil  àefoîr, 

Mss,  de  la  Biblioth,  Imp,,n^  S^o^ffol.  8g. 

FoiRKUx  :  Homme  sans  cœur  ni 
honnenr,  selon  D.  Carpentier. 

FoiRiKK  ^  foirer  :  Fêter,  chômer, 
cesser  le  travail  j /mon  ;  cependant 
dans  le  Fabliau  du  Vilain  Mire  ,  oa 
XTQM^t  jours  foiriez ,  pour  jours  ou- 
vriers ifoirier,  subst.  a  été  pris  pour» 
gouverneur  diine  foire. 

FoisiL  ,  fuisil,  fusil  :  Briquet  , 
pierre  à  briquet;  defoculus;  en  bas. 
la  t.  fugillits, 

FôisxB  :  Fainç,  espèce  de  gland 
que  porte  le  hélre. 

FoissELE  ,  faisseUe ,  foisseUe  : 
Sor^e  de  panier  ou  jcorbeille  dans  la- 
quelle on  met  le  If^itage  pour  former 
le  fromage ,  espèce  de  cageron  j  fis* 
ceHa ,  fiscellum. 

Li  saut  à  grans  gors  U  cerrele , 

Si  comme  fait  de  W/oi^eit 

Le  lait  quand  o;i  fait  le  fropiage. 

Oyide,  Afsi.  cité  par  BoreL 

ToissQv^faissoti  :  Instrument  à  lar 
bourer  la  terce  à  la  main ,  houe. 

FoiT  :  Promesse  ^  parole ,  foi,  aasur 
rance  ;  fides  ;  en  bas  Bret.  feiz. 

If  e  te  merveilles  mies  de  ceu  ke  ju  ai  dit , 
ke  par  ^zfoit  fut  aimeie  li  parole  à  la  char. 
Sermons  de  S,  Bernard,  fil,  53. 

Nec  mireris ,  qubd  fi4«  ejus  mediante  uni- 
tum  dixerim  'verbum  cami, 

FoiTABLE  :  Homme  vrai,  de  bonne 


FOL  6i5 

réputation ,  qtt*on  doit  croire.  Voyez 
Fautable. 

FoiT  DE  MAL  :  Largeur ,  profon- 
deur d'une  plaie. 

Fox.  ,/otf  ;  Hêtre  ;  f€igus. 

FoLAOE  ,  folaigCy  folastrerie  ,  fo^ 
feur,  foiiage  ,foliaige  yfoUastrerie  , 
folUeterie  yfoloiyfolors  yfolour  :  Ac- 
tion folle ,  sottise ,  folie ,  entreprise 
extravagante ,  témérité ,  étourderie. 

FozxCEMZVT y  foiasirement :  D'une 
manière  extravagante ,  inconsidéré- 
ment ,  follement  ;  en  ancien  Prov. 
foliaméns. 

Fol  AIE  a  ^foier,  foà'er,  foliaier , 
folier,fQlloier,foioier,  foloyer  :  Se 
tromper,  s'égarer,  extra  vaguer,  sor- 
tir du  bon  sens ,  faire  le  fou  ;  faire 
injure ,  sç  conduire  mal  ;  de  voUtare. 

D*antre  part  je  voj  qne  ton  nom, 

.    A  inteipretcr  par  escole, 
Donne  nom  à  fol  et  à  file  ; 
Ces  deux  viegnent  àetojfiHg^ 
V.tfileur  qui  aux  deux  se  lie , 
Fait  entreprtndre  fileinent 
Fol  et  file  conununement  ; 
Les  mauvais  fais  dont  IXrfiHent, 
A  mort  d^âme  et  de  corps  se  lient 

'  Trop  aourent  pour  Uurfolier, 
Fout  leurs  corps  ap  gibet  lier , 
JBt  reçoivent  mort  pAT  filaige  , 
'I<ors  dient  pour  qu  Ms/oliaige, 
EÊUiaehe  Desehamps  ,fiL  570 ,  eoh  9. 

Se  aucuns  ne  set  que  il  soit  cosin  du  mort , 
^ifiliiB  une  foia  en  fet,  autre  fois  en  droit , 
et  s*il  set  ^u'il  soit  franc  »  et  set  de  qui  II  eat 
nez ,  W  folie  en  droit  quant  il  ne  set  qu^il  tient 
les  biens  en  cosignagè  ;  ou  se  aucim  est  geté  , 
et  ne  «et  de  quel  païs  il  est ,  et  sert  à  aucun , 
Çjt  cnide  que  il  soit  serf,  Wfolaie  plus  eu  fait 
qnc^èn  droit ,  et  te  aucun  set  que  la  sesine  des 
bîena,  soit  portée  à  auH^  ^  et  il  ne  set  pas  qn^ 
le  tens  de  la  sesine  des  biens  est  paasée ,  il 
foiaifi  en  Cet. 

Hss,  de  la  Bibl  Imp,  no  S^oj^fil.  gS. 

FoLC  ,  fol  :  Troupeau. 

FpL  cvimzwij  fol  quidier  :  Pré- 

«omption,  témérité. 

Pourea  hom,  je  te  Vneil  Tuidier^ 
Ton  congé  àtfil  cuidier. 

ioman  de  Charité, 


I 


«i6  FOL 

Fols  pxmx  :  Femme  folle  de  son 
corps,  fille  de  joie,  femme  publique. 

FoLE  LARGESSE  :  DissipatioDi  pro« 
digalité ,  grande  dépense. 

Doncqaes  11  loons  noQs  que  3  soit  large ,  en 
telle  manière  que  il  puitt  se  largesce  mainte- 
nir sans  soy  apeticier ,  et  que  U  se  gart  de 
fhh  largesse ,  car  li  fous  large  jette  11  sien 
puer  ;  chil  si  est  fol  large  qui  le  sien  depent 
folement  sans  preu  ,  et  sans  honeur  ,  et  qui 
snaine  vie  lequelle  il  ne  pnet  maintenir  au  i)ar 
aler  de  cite  que  il  a ,  et  aucunes  fois  arient-il , 
quant  li  fous  larges  a  tout  despendu ,  il  de- 
Tient  autres  que  bons ,  ne  ne  li  chaut  dont 
avoirs  li  viengne ,  mes  qne  il  puist  se  foie 
iargesse  maintenir. 

Coutume  de  Beauvoisis,  chap,  i. 

FoLE  MISE  :  Folle  enchère. 

FoLERE ,  foUere  :  Feu  de  joie  ,  de 
réjouissance  ;  focularium, 

FoLEEFz  (moulin)  :  Moulin  à  fou- 
ler les  draps. 

FoLEsuTE  :  Jeu  de  ballon  ,  de 
paume  ou  de  pelote. 

FoLEUR  ^foladon  yfolastre  yfoletéy 
foleton  y  folletan ,  folleur  y  folour  : 
Extravagant,  fou ,  sot ,  hébété ,  témé- 
raire ,  étourdi  ;  volaticus, 

FoLEUR  ^foléoryfoUoryfoUoyyfo- 
Joy  :  Cuisson ,  ardeur,  feu ,  chaleur  ; 
mensonge,  folie  ;  en  anc.  Vvoy.folëza. 

Fol  har DEMENT  :  Imprudence  , 
témérité ,  entreprise  téméraire. 

Garde-toy  à'em^Ttnàrtfolkardement,  par 
col  tn  n*enchiées  en  mauvaise  cooardie. 

Proverbes  de  Sénèque. 

Folichon  :  Badin ,  folâtre ,  jovial, 
plaisant;  au  îéra»  folichonne  ;  d'où 
foUchonery  badiner,  folâtrer,  plai- 
santer. 

Folie  desloial  :  On  distinguoit 
chez  nos  aïeux  deux  espèces  de  folies, 
l'une  simplement  extravagance ,  dé- 
raison ,  qui  ne  faisoit  tort  qn'à  celui 
qui  en  étoit  entaché;  mais  Ibl folie 
desloial  étoit  un  crime  qui  faisoit 
tort  au  prochain ,  comme  la  fréquen- 


FOL 

tation  des  femmes,  le  toI  ,  la  dâMu- 
che ,  les  injures ,  &c. 

Et  tont  einsinc  qui  apeleroit  une  lame  p«- 
tain  ou  laronesse,  on  d^aucone  autre  /Ûir 
desloial,  s>le  s*ett  plaignoit ,  ai  l'en  ftrok 
l*en  droit ,  si  come  nos  avons  dit  cy-dessos. 

Les  Etablissemens  de  S.  Louis,  Uv.  r,  eh,  ilfii 
on  peut  encore  nfoir  ce  même  chapitre  dam 
le  Mss,  fie  la  Biblioth.  Impér,  n^  9SA7. 

¥oi.iv,ii y  foler  :  Eitravaguer,  faire 
des  folies,  mener  une  vie  débauchée, 
dire  des  injures  ;  railler  ,  badiner, 
folâtrer. 

F0LIEUSE  :  Femme  débauchée. 

F0LIEUX  :  Fou,  insensé,  imbécille. 

FoLiNGUER ,  folingier,  forUnguery 
forslinguer  :  Injurier,  maltraiter  de 
paroles ,  se  répandre  en  invectives  ; 
de  foras  et  de  lingua, 

FoLLAGE  :  Droit  de  monlnre  dà 
au  seigneur  d*un  moulin. 

FoLLAN  ^foUain  :  Cocon  on  coque 
de  ver-à-soie. 

Fol  LARGE  ^fous  larges  :  Dissipa- 
teur, prodigue ,  dépensier. 

Folleir  :  Fouler,  accabler,  en- 
foncer; defiiilo. 

Folle  R  ,  follier,  foUoier,  foloier, 
foloyer  :  S'égarer,  se  perdre,  être 
fou,  dire  ou  faire  des  extravagances. 
Voyez  FoLAiER. 

Follie  ,  foUesse  ,  folleur  ,  fol" 
loiance  y  foloiance  :  Tort ,  faute , 
extravagance ,  déraison ,  égarement , 
inconduite,  folie,  sottise,  étourderie. 

FoLLoiER  ,  foloier  :  Agir  comme 
nn  fou ,  se  tromper,  s'égarer. 

FoLif  ATRE  :  On  croit  que  ce  mot 
a  pu  signifier  archi-fou. 

L*an  mil  deus  cens  et  trente-quatre  , 
Quant  tenu  se  fit  jpourfol  matre  , 
Pierre  de  TËwre  desus  dite, 
£spousa  U  Rois  Marguerite, 
Ja  fille  du  Comte  de  Provence. 
GuilL  Guiart,  parlant  de  Pierre  de  Oattcierc» 

FoLOT  :  Esprit  follet.  * 


FON 

FoLumx  :  Ce  mot  se  trouve  dans 
la  Coutume  de  Beauvoisis ,  chap.  34 9 
pag.  177  de  Tédition  de  la  Than* 
massière;  il  auroit  dû  écrire  Viifolure, 
qui  signifie  blessure.  Fojr*  Affoler. 

Si  «st  aassint  comme  se  Ton  me  prestoit  va 
cheral  sain  de  tous  membres,  et  il  affoloit 
avant  que  je  le  rendisse,  li  damage  de  \k/6- 
btre  doit  estre  rendu  arec  le  cheral. 

FoLz  :  Oiseux ,  paresseux ,  qui  ne 
fait  rien ,  qui  n'a  rien  à  faire.  Folz 
sej'or  :  Congé  d'un  soldat,  temps 
qu*on  lui  accorde  pour  aller  dans 
son  pays ,  afin  de  se  reposer  de  ses 
fatigues. 

FoMxs  :  Nous  fauons. 

FoNc  :  Ce  mot  se  trouve  dans  la 
Coutume  de  Beauvoisis ,  au  ch.  1  a , 
pag.  7a.  La  Tbaumassière  devoit 
écrire /ouc  y  troupeau, 

Foif  CAILLES  :  Barres  de  bois  qu'on 
met  en  travers  d'une  coucbette  pour 
soutenir  les  matelas  ;  de/undum. 

Fonce,  /oncet,  fonse,  fonset^ 
fonsset  :  Espèce  de  petit  vaisseau , 
grand  bateau. 

TovcB^ivEy/onchine  :  Instrument 
pour  la  pécbe  ;  fuscina, 

FoNCHiEEE  :  Fond,  creux. 

Fond  :  Fondant ,  dissolvant ,  cou- 
lant ; /î(/z</e/i^.  Voy.  Tresfond. 

FoNDALiTi  :  Droit  de  directe  sur 
un  béritage  ,  qui  appartient  au  sei- 
gneur foncier. 

FoNDATiF ,  fondadve  :  Primitif , 
fondamental,  principal ,  capital  \  de 
fundare^ 

liaison  d*Israël,  qo'as-tu  fait, 
Quant  ton  pilier  le  plus  parfait 
As  fait  chëoîr  par  malice  rije , 
Ta  Traye  pierre  fondatwc, 

Tragéd,  de  la  yengeamce  dt  /.  C* 

Fondation  :  Procuration,  pouvoir 
donné  à  une  tierce  personne,  pro- 
duit des  fonds  ;  fundado. 

Fonds  yfunde  :  Fronde  à  jeter  des 


FON  61^ 

pierres  ;  funda  ;  corde  qui  cbasse  le 
trait  dans  une  baliste  ;  et  suivant 
Joinville ,  Mss.  de  THist.  de  S.  Louis , 
fol.  1  o3 ,  c'est  le  fond  d'un  engin  , 
d*une  machine  de  guerre,  la  culasse. 

Dont  Teissies  de  totes  part 
Envoîer  gavelos  et  dars , 
Quariax  et  sajetes  rolcr, 
Kt  ol  fondes  pierres  jeter. 

Jtoman  du  Brut, 

Fonde  :  Bourse ,  pannetière  d'un 
berger. 

Fonde  ,  funde  :  Fondement ,  fon- 
dation ,  abondance  ,  établissement , 
principe  ,  assurance  ;  fundamen  ;  en 
anc.  l^roy ,  fonzamën  f  fozamën  ;  en 
bas  BreU/undus,  Ces  mots  ont  encore 
signifié,  bourse  des  villes  commer- 
çantes, dépôt  public  de  marchan- 
dises ,  douane ,  magasin ,  réservoir. 

Rome  qui  deust  estre  de  nostre  foi  \k  fonde  , 

(le  fondement) 
Simonie ,  ararice ,  et  tous  mans  7  abonde , 
Cil  sont  pins  conchié  qui  deus»ent  estre  monde. 
Et  par  mauvais  essample  ont  banni  tout  la 
monde.      La  Vie  du  Monde ,  strophe  8. 

Et  grant  donmage  nous  firent  au  partir ,  àm 
ce  que  il  boutèrent  le  feu  en  la  fonde  là  oà 
toutes  les  marchëandises  estoient  y  et  tout 
Taroir  de  pris  (et  dans  Tédition  de  1761  , 
avoûr  de  poiz), 

JoinvUk,  Mss, fol.  8a^  et  de  t imprimé,  p,  35. 

Fond^  :  Chargé  de  pouvoir,  de 
procuration  ;  et  savant,  très-instruit  ; 

fundatus, 

FofiD%Uf/ondelsse  :  Foute  de  mé- 
tal, fonte  de  neige;  ce  qui  est  de 
fonte ,  tout  ce  qui  est  fondu  et  coulé 
au  moule  ;  de/undere  ;«maisons  dé^ 
truites  dont  il  ne  reste  que  les  fon- 
dations i  fond ,  vallée  ;  en  basse  lat. 

/oncia, 

FoNUELLx ,  fondeffle ,  fonde^e  , 

frondrfle  :  Fronde,  machine  de  guerre 
propre  à  jeter  des  pierres,  canon  à 
deux  boudies  on  jumelles  \  defundi^ 
bulum;  soldat  armé  de  la  fronde; 

fundibalista* 


«iS  F  O  IT 

FovDEAESSE  ^fondetresse  :  Fonda- 
trice, m%t\i\\\.v\ctyfundatrix, 

Nottre  très-redoubtée  Dame  ,  yous  soyer.  la 
très-bien  Tenue ,  en  Tostre  maison ,  bien  somet 
trè»-liez  et  joieux  quant  Dieu  noua  a  donné 
la  grAce  de  tous  y  T«oir  comme  nobtre  pa- 
trone  etjhnderesse. 

Romem  tiu  peut  Jehan  de  Saintré. 

Fo  w  DE  u  R  ^/onderes,/ondiere,/on' 
dierres  y /ondour  :  Créateur,  inven- 
teur, fondateur  ;  /umktfor. 

Or  t*ay  csdairci  renommée , 

He  acez-tu  que  Romme  nommée , 

Fut  de  sou  fondeur  Komulus. 

Eustïiche  Deschamps ,  foL  55o,  col.  z. 

FoNDic  :  Magasin,  douane,  dépôt. 
Fojez  Fo50£. 

FoNDoiaK  :  Fond ,  creux ,  vallée. 

Fo If  Doins  (vilains)  :  Constructions 
qui  ont  besoin  de  réparations  ,  soit 
en  murs  ,  charpentes  ,  châssis  ,  vi- 
trages, &c. 

FoNOBE  :  Bâtir,  fonder,  édiOer, 
établir  à  perpétuité  ;  fundare  ;  en 
anc.  Vroy.fonzar, 

Fondre  ^fondrer  :  Abattre  ,  tom- 
ber, enfoncer,  ruiner,  renverser  de 
fond  en  comble ,  saper,  rompre ,  dé- 
molir, répandre ,  couler  \fundere* 

Ou  le  beneuré  fils  de  Dieu 
A  Toulu  souffrir  mort  et  paîne , 
Pour  la  rédemption  humaine , 
'Sa  fondre  son  précieux  sang. 

Roman  de  la  destruction  de  Jérusalem» 

FoH  DRILLE  s  :  Lie,Ta«e  qui  se  forme 
dans  toute  sorte  de  liqueurs. 

Fondue  dedens  (maixon)  :  Maison 
ruinée ,  et  que  le  propriétaire  pauvre 
Be  peut  faire  reconstruire. 

FoMFOHix ,  fonfonis  :  Musiq[ue  , 
fanfare ,  symphonie  ;  sjmphonia;  du 
(rrec  w^tifitt, 

Fovc  (uDg)  :  Les  fonts  baptismaux  ; 
fontes  hapùsmads. 

FoiiGEs  :  Potirons;  àe/ungus,  Bo- 
rel  le  dérive  de  boUti ;  d'où  vient, 
dit-il ,  qu*on  les  appelle ,  es  monta- 


FOIf 

gnes  de  Languedoc,  des  boulets; 

pendant  6o/^ft  signifie ,  cbaHipignoB, 
mousseron. 
Font  :  IlsdisentFonMTf  :  Disent-9i. 
FovT  ^fontaêneautr  y/ontidnetaut , 

fontaineleUe,  fonUiineUe  yfoiUantUtty 

fonUmleu  yfontaniejr  y/bmaniezyfoth 
teine,fontenaii  yfontene  ,/6nteneatLr, 

fontenclctc ,  fonte nelle  ,  fontenetiCy 

fontenie ,  fontcnieus ,  fonteniex  yfon- 
tenil  y  fontenille  yfontenis  yfontcnizy 

fontaine  :  Source,  ruisseau,  fontaine, 
petite  fontaine,  marécage,  lieu  ma- 
récageux ;  fons  y  fonticidus  ;  en  bas. 
\tit. fontana  ;  en  anc.  ProY.founta- 
nioUffountanioto;  en  ItaL  fonianella; 
en  bas  Bret,  f enta n,  fo/il. 

Car  quant  je  Tueil ,  à  elle  vois 
Et  la  preus,  et  l'acoUe  et  baise. 
Dont  puis  miex  souffrir  ma  mesaiae, 
Mais  cil  ne  povoit  «Toir  celle 
Qu*il  Toiolt  en  la  fontenelle. 

Roman  de  la  Rose, 
Vnt  fontaine  sordoit  en  an  cbamp  et  corort 
sa  Toic  contreval  par  plusors  clians.  Li  preii- 
don  cul  estoit  ct\c  fontaine  la  fist  aler  par  tM 
son  champ  pour  lou  ahuTrer ,  cil  qui  atoeot 
les  champs  desuz  en  alercnt  encontre,  et  df> 
foient  qu'il  ne  le  pooit  fere  ;  et  dixiit  dist 
qu'il  le  pot  bien  fere  ,  car  maie  chose  seroit 
se  li  chans  où  ïi/ontene  sort  moroit'de  soif, 
et  li  autres  eussent  à  boivre  ,  et  quant  il  m 
aura  asser.  beu  ,  si  tenge  la  fhntoine  sa  Toie. 
Mss,  de  la  Bitl,  Imp,  n**  8407  ,fol.  i  \t. 

Fontaine  (faire  ses)  r  Sorte  de  jeu 
qui  se  faisoit  le  quatrième  dimandM 
de  Carême. 

FonTEiNE  (livrer)  :  Expression 
asse^  burlesque  pour  désigner  qu'une 
femme  accorde  ses  faveurs. 

FoNTUBE  :  Fonte ,  l'action  de  Ibn- 
dre  ;  creux ,  enfoncement. 

Foif  z  :  Fond ,  la  partie  la  plus 
basse  de  ce  qui  contient,  ou  peut 
contenir  quelque  chose  \fundus. 

Tôt  muet  Den  saifonz,  an  caer  Mon  ;  nèi 
Aostre  Sire  cstormit  si  à  la  feie  ^fint,  qa*3 
en  fet  ferme  terre. 

Comment,  sur  le  Soutier,  fol.  laS, 
^.Pi.44,  vtrs.  7. 


FOR  FOR                  619 

FooL  :  Soufflet.  banni  :  Exilé ,  banni,  rejeté  ;  en  bas. 

Fom.  :  Marché  ,  place  publique  ;  hit, /orbanmttts. 

Jhrum;  en  bas  Bret. /br.  Fo^EJkV  ^/orbamssemeni,/orè€m» 

Foa   :  Juridiction,    tribunal   4e  nie yforbannissernent yforbiutnUton: 

justice  ;  de  forum.  Barbasan  dérire  Exil ,  exclusion  ,  bannissement  ;  en 

ce  mot  du  yerbeyîarE,  parier.  bas.  \mX.  forbanido. 

Foa  :  Four,  endroit  où  Ton  cuit  Forban ier  ^forbanir^  forban-nir. 


le  pain  ;  yî/r/uij. 


forbemr,  fourbtumir.  Faire  forhan  : 
Exiler,  bannir,  renvoyer,  cbattser, 
reléguer,  rejeter;  en  bas.  lat./%ir- 
bannirc;  en  anc.  Vtoy,  /brobandi  ; 


En  Tcndanges  qaîereat  le  vîn , 
On  ne  voit  tnjfor,  ne  en  jnoUn  , 
Où  B«  pende  un  de  lor  moIhox. 

La  Bible  Guiot ,  parkau  des  Mmnôtr   en  bas  Bret.  forbanncin. 

de  S,  AntoinCm 

Se  aacuu  doit ,  et  il  ne  puet  et  ait  atM  x  et 

Foa  :  Courageux  ,  vaillant,  vigOUr-     ne  ▼éaut  pajer  et  t'tnfuit,  se  Ttn  le  doitj^y/^ 
reux  '  fords  ^  bénir,  et  r«n  dît  que  non ,  srgont  droit  et  ae- 

Fo» ,  adi'.  :  Hors,  dehor. ,  hormU  }  S"'  ^.  ^'Tlt'°f"t:  ^"'"î'  *'^1Î* 

'  *  '  'laii,ailaik  met  toa  omrtre ,  ou  larrecin  ,  ou 

foras,  rat,  on  omecide ,  on  membre  tolu,  on  rober  ie» 

FoalGE  :  Redevance  d'àe  au  sei-     ous*Ilapri»delautmiàforce,on  t*ilne  Tlitat 

ffneur  comme  ayant  le  droit  de  fixer    ■^°*  P<«^  ^^^^  î'-î^f»  «*  î>  a'enfuit ,  aaTi:>ir 
1        -:     j         •«  .v«.^«:.»i^^   — ,     "  1*"  1«  doit  Awàewir  et  l'en  dit  oïl,  Awe 

le  prix  du  vm  aux  cabareliers-,  en    ,,1  „,^,,  ,p,^|^  .  dampnement  de  cors  et 

bas.  \dX,  foragium. 

For  ACIER  :  Homme  qui  a  le  droit 
de  couper  du  bois  dans  une  forêt.  Forbawissaht  :  Qui   exile  ,  oui 

Forain  :  Etranger,  qui  est  de  de-    iia„nit 
how;de/omx;  possesseur d;héritâge        Forbarrê  :  Privé,  dcpouiUé. 
qui  ne  réside  pas  dans  son  bien,  mais        FoRBEu,/on.o/e  ;  Hors  de  la  vo  ie; 
qui  y  laisse  un  fondé  de  pouvoir.    ^^  r^^^  ^^  j^  ^i^^ 
Rue  foraine:  Rue  écartée,  détour- 
née ,  qui  est  bor§  de  la  ville  ,  du 
village. 


apartieut  à  daropoement 
à  perdre  pardnrable  salut. 

Mu.  dé  la  Biblioth,  Imp,  n^  8407. 


Or  oïez  que  li  bonchîers  fiât , 
SI  colemeut  nn  mouton  pfiat , 
Qne  li  iwistres  ne  s*en  pnrçut 
Bien  Ta  cngignié  et  de5^  : 
Maintenant  à  son  col  le  rue, 
Parmi  une  foraine  rue  , 
llevi«Bt  à  Tuis  le  prestre  arrière , 
Qni  moult  fn  fel  de  grant  mani«rc  y 
Si  come  il  dut  dore  ta  porte , 
Et  cil  qui  le  mouton  aporte , 
Li  dist ,  Sire ,  cil  Diez  tous  sanl , 
Q«i  sor  toa  hoiues  puet  et  tmU  , 
li  Dolent  aon  tain  U  rent. 

*  Eustache  tt  Amiens  ,  PabL  du  Boucktr 
d^Abbevdle, 


FoRBius  (mettre)  :  Envoyer  en  ei  cil. 

FoRBORC  ^fobouTy  forbourg y  fart- 

bourc  :  Ce  qui  est  bors  d'une  vill  e , 

qu'on  appeloit  anciennement  bore, 

foras  urbis  ;  et  faubourg ,  endroit  où 

finit  la  y'ûït\faUit  urbs. 

Je  pense  encore  A  fore  tant  qne  Je  demenr* 
nn  an  ^»rèa  roua  et  bée  à  deapeadre  tons 
mes  deaiars  à  fermer  Itfortbourc  d*Acre. 

Joinyille  ,  Mist.  de  S.  Louis. 

FoEBoOTBR  :  Cbasser,  renvoyer  9 
suborner  ;  foras  pulsare» 

FoRBU  (estre)  :  Etre  exilé,  renvoyé* 
FoRÇAOK  :  Droit  q4'on  payoit  an 


seigneur  pour  la  construction  ou 
FoRAiHRMEif T  :  Au  dehors ,  étran-    l'entretien  de  son  cbAteau ,  de  sa  for- 
gement  ;  de  foras,  tercsse  ;  eii.baa.  Ut.fbrcagium,  foT" 

FoABAV  fforbani  fforbamm,  fomr-    tagistm. 


620  FOR 

Fo&çiGX  :  Ce  qu'une  pièce  de  mon- 
noie  pèse  de  plus  que  le  poids  ûxé 
par  les  ordonnances  ;  en  basse  lat. 
/orcagium. 

Fo RÇAi  aE  ^  forcé ,  forcere ,  forsat , 
forsere  ,  forsicr  :  Galérien ,  détenu , 
forçat. 

FomcE  ^forceh  yforche  :  Fourche , 
instrument  fourchu  ^/îi/ra  ;  en  bas 
Bret.  forch  ,  forh. 

As  forces  fitt  pendre  le  cors , 
Près  de  la  rille  par  defors. 

Ronuat  de  Dolopatos, 

Forge  :  Pays  fortifié  et  garni  de 
forteresses. 

FoiCEL  ^forcele  yforcelle,forchelf 
fourcel,  fourcele ,  fourcelle  ,  four^ 
chelle  ffurcelle  :  L*estomac  ,  la  poi- 
trine ,  le  ventre  ;  furcilla, 

Tïoble  Dame  liaulte  atoomée , 

Dame  Floreace  retcornêe , 

A  lougue  eschine ,  "pX^ie  f>rcelle  , 

Allant  de  nuit  sur  la  Tesprée  } 

Princesse  do  basse  contrée , 

Et  preste  à  cheTauclier  sans  selle. 

CoquiUart,  T.*  tesmoing  de  son  enqueste, 

A  r Apostoile  en  est  renne , 
Qui  moult  est  liea  de  sa  venue , 
Tout  en  plorant  Ten  meine  celé 
Devant  Tautel  d*nne  chapele  ; 
Lues  droit  li  chiet  as  piex  pasmée , 
Au  revenir  s*est  moult  blasmée , 
Son  pis  débat  et  tAforcele, 
Lasse ,  lasse ,  lasse ,  fet-ele  , 
Com  Teuvre  fn  pesme  et  emmere. 

Gtmtier  de  Coinsi,  liv,  z  ,  chap.  9. 

FoRCELAGE  :  Chosc  recelée ,  ca- 
chée ,  détournée ,  fausse  déclaration. 

FoRGELER  ,  forceller  y  forsceler  : 
Becéler,  cacher,  frauder,  détourner, 
aliéner;  àe  foras  et  de  celare. 

FoRCELEUR  :  Qui  cache,  qui  cèle, 
qui  recèle. 

FoRGENABLE  ,  forccné  ,  forsené  : 
Qui  fait  perdre  le  sens  et  la  raison , 
qui  a  perdu  le  sens  et  la  raison,  fou , 
furieux ,  colère  »  emporté ,  extrava- 


FOR 

gant;  àtforeu  et  de  sensus;  en  ane. 
Vroy.  forsënans,forsènas;  en  Italien 
fuor  di  sçnno,  - 

FoRGENER  ^forsener  :  Etre  en  co- 
lère ,  en  fureur,  être  hors  de  sent; 
en  anc.  Vtoy  »  forsë^^ar, 

FoKCfLni.KJiL^forcenentent,forcah 

nementy  forcenucment ,  forsaigme  , 

forsenaige,  forsenancCyforsenemani, 

forsenement  yforsenerie  ,  farsennerie, 

forsenure  yforssenerie  :  Folie,  fureur, 

extravagance,  emportement;  de/ô- 

ms  et  de  sensus  ;  en  ancien  ProT. 

forsënaria» 

f  Sire,  ce  dist  li  Salmlstes,  ne  m*arg«et  en 
ta  farsennerie. 

Serm.  de  S,  Bernard,  fol,  ai6.  C'est  k 
commencement  du  6*  paeaome,  /^ 
mine ,  ne  in  furore  Coo  arguas  me. 

Tn  marcheras  la  terre  en  fremlsaans ,  ti 
esbahiras  le  gens  en  X^farcenerie, 

Bible ,  Cant.  dUahacuc  ,  chap.  3  ,  'vers  1%. 

Infremitu  conculeahis  terram;  in  forors 
obstupefacies  gentes. 

FoRGERET  :  Petit  coffre,  cassette; 
petit  fort.  Voyez  Forcbier. 
.  Forges  :  Tort ,  dommage  ,  dégât. 
Faire  forces  :  Mettre  empêchement 
à  quelque  chose ,  faire  violence,  s*eiii- 
parer  de  force.  Signer  forces  :  Don- 
ner main -forte. 

Forges  ,  forches ,  forcesces ,  for- 
ces :  Grands  ciseaux  de  tondeur  de 
draps  et  de  moutons;  yb/Yr^x, /or- 
fices, 

FoRGESAiNTE  :  BoucIc,  agrafe  de 
ceinture ,  ou  coffret  à  reliqpies. 

FowiC^TrES  <,  forchettes  :  Petits  ci- 
seaux ;  forsiculœ. 

FoRGHAROUACE  :  Droit  pour  li 
réparation  des  chemins  qui  ont  été 
endommagés  par  les  voitures. 

For  G  H  AT  :  Bâton  fourchu. 

FoRGHS  :  Vigueur,  énergie ,  force, 
violence  ;  fortitudo. 

Fo&cHx  ^forchette  :  Fourche ,  ins- 


FOR 

tmment  fonrclia,  proprement  la  par- 
tie du  fer  divûée  en  plusieurs  four- 
chons ;  furca. 

FoECHK  :  Ciseaux ,  tenailles ,  pin- 
cettes ;  forceps, 

FoECHELE  ^/orcele,fordieUe,/or' 
cheure  :  La  poitrine ,  l'estomac  yfur^ 
cilla,  n  s*est  dit  aussi  de  celui  qui  ne 
paye  pas  au  jour  marqué  le  cens 
qu'il  doit. 

FoECHELSE  :  Celer  ce  qu'on  doit 
déclarer  ;  àt  foras  et  de  celare  ;  d'où 
/brcheler  les  droits,  les  frauder,  les 
dissimuler,  les  cacher  par  fraude. 

FoECHiBE ,  forcier,  forsier,  four^ 
deTyfoursier  :  Cassette,  écrin,  cofifre- 
fort;  en  bas.  lut,  forsarius, 

FoECiEEE  :  Carpière  pour  l'al- 
vinage. 

FoECLOEE ,  forclorre ,  forcloure  : 
Exclure,  empêcher,  gêner,  mettre 
hors  d'état,  interdire  l'entrée  d'un 
lieu  ,  déclarer  une  personne  non  re- 
cerable  en  justice ,  faute  de  s'être 
présentée  avant  le  terme  marqué; 
dt  foras  claudere. 

Au  Dieu  d*Amoiirs  et  à  Tenus , 
Qui  Di^eurent  aldié  mielx  que  nus. 
Puis  k  tou«  le»  Barons  de  l'ost 
Lesquels  jamais  Diex  nefirclost. 

Roman  de  la  Rose, 

Forclos , forcions  ;  Éloigné,  ren- 
voyé ,  exclus ,  empêché  ;ybrax  clusus. 

Ont-ils  toutes  Toies  espérance 
Et  de  baisier ,  et  d'antre  chose , 
Dont  Tesperance  m" e%%  forclose. 

Roman  de  la  Rose, 

FoECLOsT  :  Empêche ,  exdut,  renr- 
Toye  ;  foras  claudat, 

FoECLus  :  Exclus ,  empêché ,  hors 
d'état,  àxé'yforas  clusus, 

FloridanetEUinde  n*estoieut  mie  tiforclus^ 
ne  prirez  du  doux  et  agréable  regard ,  ne  de 
gracieuses  devises  de  Tnng  et  de  Tautre,  qu'ils 
se  parlassent  et  devisassent  ensemble. 

Roman  de  Fhridan, 


FOR  6si 

Àmy ,  de  Cêt  joyes  mondaine! , 
Ne  me  chault ,  et  m*en  XÀetufor^iu: 
Car  ce  sont  plaisances  sondalnet , 
Qui  se  passent  et  ne  sont  plus. 

Dialogue  du  Mondain. 

FoECLusioN  :  Empêchement,  éloi- 
gnement ,  exclusion. 

FoEçoiEE  :  S'efforcer,  exercer  ses 
forces ,  en  acquérir  de  nouvelles  ; 
fortescere, 

FoEGOMANDEUE  :  Uiurpateur,  qui 
dépouille  le  légitime  possesseur. 

FoECOHSBiLLBE  ,  foHrconsUlicr  : 
Mal  conseiller,  priver  de  conseils,  en 
donner  de  mauvais;  de  foras  et  de 
consilium;  en  bas.  \al,forJtsconsiliare. 

FoEçoTEE  :  Éprouver,  exercer  sa 
force  avec  quelqu'un. 

FoEçuEE  :  Exaction ,  droit  injuste 
et  exigé  par  force. 

FoEii  :  Dehors  ,  qui  est  dehors  ; 
foras, 

FoEEiNs  :  Intérieur,  reculé,  éloi^ 
gné,  repoussé,  extérieur., 

Et  comme  il  (Mojse)  cliacereit  son  fouk  ■• 
^Xoêforeins  lieux  del  désert ,  il  ▼int  à  la  moun- 
tague  de  Horeb. 

RiUe,  Exode,  chap.  3,  'vers.  x. 

Ciunque  minasset  gregem  ad  interiora  d»» 
serti,  'venit  ad  montem  Dei  Horeb. 

Et  les  fils  du  règne  seront  engetex  ea  ten^ 
hretjhreins,  où  sera  pleurs  et  grindiemena 
de  dens.  Bible,  S.  Mathieu,  ch.  8,  'vers,  19. 

FilU  autem  regni  ejicientnr  in  tenebras 
exteriores:  ibi  erUfUtus  et  stridor  dentium» 

FoEEL  :  Conduit,  canal,  fourreau; 
de  forabilis  -pour  foramen, 

FoEBPEiSE  :  Excepté ,  hormis. 

ToKiLK^fourer  :  Fourrager,  rava- 
ger, piller,  gâter,  percer,  trouer, 
fourrer,  pousser  ;furari.  Aller  forer: 
Marauder,  aller  à  la  petite  guerre  ^ 
dérober. 

.  FoEEsciPT  :  Droit  d'un  seigneur 
sur  les  choses  trouvées  dans  ses  do-^ 
maines. 

FoEEST  :  Il  paroit  que  oe  mot 
avoit  encore  une  autre  signîficatioa 


621                 FOR  FOU 

que  celle  qa*on  lui  donne  aujour-  qn*il  est  Gaulois  ;  Ménage  le  dérirc 

<l*hi4  9  suivant  Du  Tillet ,  pages  i43  de  la  basse  latinité /bre^/a  ,fortsds\ 

et  iA4;  Pasquier,  liv.  ii ,  chap.  i5,  Vossius,  de  T Allemand  forst  ou  de 

col,    126  ,  tom.  I ,   et  Monet ,   qui  foris;  quia  sjlvaforis  est,  sive  tJirk 

en  ont  parlé  d*après  cet  auteur  ;  il  urbem  et  agros  ;  d'autres  de  fortu , 

désignoit  encore  un  droit  de  rivière ,  foris  et  de  stare;  et  Ockam ,  àtfera- 

et  le  droit  d*y  pécher.  Voici  comment  rum  statio;  celle-ci  me  paroit  la  plus 

s'exprime  Pasquier  :  «  Je  vous  diray  juste  ,  les  bétes  sauvages  n'habitent 

av<ec  le  greffier  Du  Tillet ,  au  lieu  par  pas  ailleurs  que  dans  les  forêts, 

moy  préallegué ,  qu'en  vieux  langage  Forestace  yforestaige  :  Droit  qac 

frajiçois  le  mot  de  forcst  convenoit  le  forestier  ou  inspecteur  des  bois 

au  ssi  bien  aux  eaux  qu'aux  forests ,  d'un  seigneur  lui  payoit  chaque  aa- 

qu.'ainsi  le  voyons  nous  estre  usé  par  née  à  titre  de  redevance;  en  bas.  lat. 

nosttre  Roy  Childebert ,  en  sa  fonda-  forestagium, 

tlon  de  l'abbaye  Saint-Vincent ,  de-  Foresterie  ,  frosterie  :  Office  de 

puis  nommée    Saint  Germain-des-  forestier,  garde  et  inspection  des  bois 

Prez, quand  il  luy  donne  son  domaine  d'un  seigneur ,  d'une  commune;  en 

d'Isîïy,  avecques  la  pescterie  de  Van-  bas.  lat./orestaria, 

ves,  et  autres  choses  qui  cstoient  en  Forestier  y/oretier  :  Inspecteur 

la  ri  vière  de  Seine,  depuis  le  pont  de  des  forêts ,  garde  de  bois  ;  en  ba*. 
la  cité,  jusques  au  ru  de  Seine  (il    IsLi./brestarius,  Forestier  le  roi:  GuTàt 

devroil  y  avoir  ru  de  Seitre,  atias  de  des  forêts  royales. 

Saune,  ou  Savre ,  c'est-à-dire,  la  i^i     j4»t  u     j  t        j  j 

'  .    . ,          j      o  '           \           .        ..  Comme  racliard  dit  LabaD  de  Lenu  dm  of o» 

petitiî  nviere  de  Sevrés),  entrant  c«c  de  Soisson. ,  cU- cinquante  an*  et  Je  ploi, 

dedaiis  la  rivière,  telle  que  sa/orest  fu»t  ^wcsl  forestier  le  Boi ,  en  la  forr»i  d« 

est.  îEt,  dit  encore  Du  Tillet,  avoir     Bocn»  euvirou  )a  feste  de  la  l*nrificatiuo,«n) 

Teu  .deux  anciens  tiltres  de  l'abbaye     l'»n  Rostre  Seigneur  mil  ««  i.x  et   xtiii, 
.  .  ,  •'et  il  cliaçoit  aucuns  qui  fjfipnrtoient  boik  d* 

Sam  t-Denis  eu  Prancc ,  par  lesquels    i^  f^re^t  ;  et  com  il  williit  un  f^tsè,  il  te  blér* 

nOStl^e   Roy   CharleS-le-Cliauve  ,  Iny     griémeut  en  la   clievillette  du  pîé  de^tre  (1 

donna  par  l'un ,  la  seigneurie  de  Ca-    «niour  cel  lieu,  et  se  dolut  dès  donque»  to» 

^csrh  p  in  Thierarche     avec  la  forcst    i°""  ""^  ^^"^  ^~'  ^*  ^"**'^*  "ï"*"  '*  '^  '*''*°*' 
vocn  e  en  inierarcne ,  &\cciajores[    ^j^^  ^^^^  ^^.^  ^^^  ^^^^^.  ^.  ^^  ^  ^.^  j^.^^^^ 

des  pesches   de   la   rivière  de  Seine  ;  clocha  par  trois  aux  ou  par  quatre  ,  et  portolt 

par  l'autre,  la  terre  et  seigneurie  de  on  baston  eudît  tens  en  sa  maîu  ponr  nin 

Ruel  (alias  Reuil  )  ,  et  X^forest  d'eau,  »o"»^»;f  -oi ,  et  les  autres  foraticrs  metoicut 

1  .^   ,         •    •  •         ji      o   •  •  ftus  audit  Richart  que  il  «e  fntfuoit. 

depuis  la  rivière  de  Seine ,  jusques  ,#•     /    j   c  r     •       r       o 

^,.  ,  1  »  •       /  «Il  Miracles  de  s.  Louu .  cAap.^9. 

au  hcru  amplement  designé;  pareille-  ^^ 

ment   qu'en  l'abbaye  Saint-Benigne  Yo-rtjlïke  ^/orfeire ,/orfere,/our^ 

de  Digeon  (Dijon,  Divio)  ^  il  y  a  voit  /«>«', /oi///i^/Y?;  Commettre  un  crime, 

un  ai  litre  tiltre  par  lequel  le  mesme  mal  faire  ,  insulter  quelqu'un  ,  lui 

Boy  donnoit  aux  Religieux ,  Abbé  et  faille  tort,  soit  par  paroles  ou  par 

€onv(!nt  (couvent)  de   ce   lieu,  sa  actions,  faire  du  mal ,  nuire ,  roan- 

/oresV  des  poissons  de  la  rivière  d'Ais-  quer  à  quelqu'un ,  perdre  son  bien , 

che  (alias  A'Ousche)  ».  Si  ces  titres  son  honneur,  sa  vie,  par  un  crime, 

ont  existé  ou  existent,  ils  seroient  une  mauvaise  action,  par    iiupru- 

bons  .à  examiner.  Quant  à  l'étymo-  dencc  ou  par  témérité ,  encourir  la 

logie  de  ce  mot ,  Du  Tillet  prétend  confiscation  de  son  bien  y  de  ses  mar- 


FOR 

ehandises  9  en  manquant  envers  le 
Boi  on  son  seigneur  ;  et  suivant  Mo- 
net ,  tacher,  souiller  ;  de/oras  et  de 
facerey  agir,  faire  contre  la  raison* 
Forfaire  son  mariage  :  Violer  l'enga- 
gement que  Ton  a  contracté  ;  àe foras 
et  àefacere;  d'où  les  mot%  forfmct  y 
forfaicture 9  forfait,  forfaiture  y  forfet, 
forfeture  :  Crime  ,  mauvaise  action , 
prévarication ,  saisie ,  amende  pour 
un  crime  ,  tort ,  blessure  ,  insulte , 
perte  de  son  bien ,  confiscation  ;  en 
anc.  VroY.  forfait  etforfesouTy  for^ 
S€Us,  malfaiteur,  accusé,  condamné, 
mauvais  sujet. 

Et  come  tous  juneK,  ne  yoillea  estre  fait 
trate«  com  les  ypocrites,  car  iXforfont  lour 
facet  qu'il  aplergent  as  homes  junaotz. 

Bible t  S.  Mathieu,  chap,  6,  'vers,  16. 

Ctim  autem  jcjmnatis  ,  noUte  fieri  sicut 
fypocritœ  tristes  :  exterrainaut  enim  fades 
suas,  ut  appare€uit  hominibus  Jejunantes, 

Qui  art  mèson  à  essient  il  doit  estre  pen- 
dus ,  eX  forfet  toat  le  sien  en  la  manière  dessoa 
dite.  Coutume  de  Beauyoisis,  chap,  3o. 

FoEFÂMiLiER  :  Émanciper. 

FoEPÂNTE  :  Fourbe,  hâbleur,  char- 
latan ,  menteur  ,  d*où  forfanterie  , 
fourberie ,  charlatannerie. 

FoEGAGE  ^forgagement,forgaige  : 
Rachat ,  action  de  retirer  son  enga- 
gement ,  de  racheter  un  gage ,  ou  ses 
effets  engagés  ;  de  foras  et  de  vagina, 
suivant  Barbazan. 

FoEGÂGEE ,  forgagier,  forgaiger, 
forgaigier  :  Racheter  un  gk^e ,  se  dé- 
gager, se  délivrer,  retirer  ses  gages , 
retirer  son  engagement. 

YoKCkcvjLiK^forgagnery  fourga- 
gner  :  Confisquer,  reprendre  au  fer- 
mier le  bien  qu'on  lui  avoit  affermé , 
faute  de  paiement.  Voyez  Gaagnee. 

FoEGE  :  Fabrique ,  construction  ; 
à^onforgementy  fabrication  des  mon- 
noies;  àtfabrica. 

FoECEEET  :  Petit  coffre  ^  écnn. 

Voy€Z  FOECHIEE. 


FOR  6e3 

FoEOiBE  :  Coffre  ,  cassette. 

FoEGiEEE  :  Inventeur,  fabricateur, 
qui  complote,  qui  machine  contre 
quelqu'un  \  forgeron  ,  artisan  ;  d<s 
fahricatoTy  suivant  Ménage. 

FoBinu ^forkus  :  Cri  des  chasseur» 
avec  le  cor. 

FoEHUEE  :  Appeler  les  chiens  à  la 
chasse.  Voyez  Huée. 

FoEiSEE  :  Terre  destinée  à  la  pâ- 
ture des  bestiaux  ;  de  fodrum ,  fo- 
driunu 

FoEiET  ,  forieture ,  lisez  forjet , 
forjeture  :  Actioii  de  sortir  en  dehors, 
d'être  hors  d'alignement,  d'aller  hors 
du  droit  chemin;  injustice,  bannis- 
sement, exil. 

FoEiETEE,ybnett'er,  lisez  fo/yeter, 
forfetter  :  Sortir  de  la  droite  voie ,  de 
l'alignement  ;  chasser,  bannir,  exiler; 
de  foras  et  de  j'actare, 

F0EIHGIÉ  :  Chassé ,  banni ,  exilé. 

FoEiNGiEE  :  Exclure  de  la  garde 
et  de  la  protection  publique,  réduire 
à  l'état  d'étranger  ;  bannir,  chasser. 

FoEioLEUx  :  Qui  a  le  ventre  libre. 

FoEiSGAPi  :  Le  droit  des  lods  et 
ventes. 

FoEJOusTEE ,  forsjouter  :  Vaincre 
à  la  joute,  se  distinguer  dans  les  jou- 
les.   Voyez   FOEIETEE. 

FoEJUGÉ  :  Jugé  par  contumace  ; 
confisqué, 

FoE JUGEMENT  :  Scnteuce  de  ban- 
nissement ,  où  sont  rapportées  les 
raisons  qui  ont  fait  bannir  ;  assez 
souvent  on  forçoit  le  condamné  d'at- 
tendre ses  lettres  de  forjugement. 

FoEJUGEE  ,  forjugiery  forsjugeir  y 
forsjuger,  forsjugier,  fortjuger  :  Dé- 
laisser, abandonner,  renoncer,  ex- 
clure ,  condamner  au  bannissement , 
vendre,  aliéner,  juger  injustement, 
juger  par  contumace,  débouter  d'un* 
demande  par  jugement  \forasjurarc* 

F«»uuEEMEiiT ,  forjur  :  Parjura  » 


6a4                 FOR  FOR 

mensonge;  abandon  volontaire,  re-  Caseus  dictus  quod  careai  sera;  ai 

nonciation.  inéme  formage   n'est    autre    chose 

FoRJUEER  ,  forsjurery  fortjurer ,  qu'une  masse  dont  l'eaa,  la  aérosité, 

fourjurer  :  Manquer  à  sa  parole ,  se  le  petit-lait ,  que  Ton  appelle  encore 

parjurer,  quitter,  abandonner,  re-  dans  la  Normandie ,  la  Picardie  et  le 

noncer,  aliéner,  se  dessaisir,  dédire ,  Limousin  ,  maigue  ,    maige ,  a  été 

récuser,    rejeter  le   témoignage  de  /orsmise,forsmenée,  pa^rce  que /on 

quelqu'un  ;  /oras  jurare,   Forjurer  mettre  {foras  mitXeré)  elfors  mener 

son  hoirie  y  abdiquer  son  héritage;  [foras  minore)  signifient,  chasser, 

forjurer  un  juge  y  le  véc\xstT\  forjurer  expulser,  renvoyer.  On  disoit  an- 

^^^  cr^ri^/Vorj 9  récuser  ses  créanciers ,  dénuement  âge,  aige ,    pour  eau, 

déclarer  qu*on  n'a  pas  de  quoi  les  aqua  ;  et  le  mot  fromage  n*est  autre 

payer ,  faire  banqueroute  ;  forjurer  chose  que  le  Latin ybroj  missa  aqua^ 

sa  foi  y  renoncer  à  sa  religion ,  deve-  ou  foras  mustum.  Si  l'on  parle  d'an 

nir  mauvais  sujet,  vicieux  ;yb/7'urer  fromage  dont  la  masse  n'est  point 

son  mestier,  son  talent,  le  quitter;  séchée,  dont  la  sérosité  n'est  point 

jurer  à  faux,  refuser,  rejeter.  exprimée,  on  dit  du  fromage  mou, 

FoELiEz  :  Quitta ,  suivant  Borel.  caseus  mollis,  musteus,  comme  dans 

FoELiGNEMEifT   :    Dégénératiou ,  Pline. 

mauvaise  action,  mauvaise  habitude;  Mons  coagulatus,  mons  pinguis  vt  qaid 

de  foras  et  de  linea.  suspiaunini  montes  coagulatos?  Mont  o^Uet 

FoKhiGvt^K, forsligner,fourà'gner:  ^o,?™"**  '"»  *'«'?»*:«  ;««>•«  «*»V  tafroma^ûs 

_.  ,    .    ,         j     1          ,          j             ^      ^  (ahas  en  Jonruuffiez)  tôt  est  buen ,  li  les  et  U 

Dégénérer  de  la  valeur  de   ses  ancè-  )rromaiges  senefie  la  miséricorde  de  Tfott«- 

tres  ,  démentir  sa  race  ,  son  origine  ,  Seigneur,  qui  norrit  les  simples  gens  qui  »<nt 

agir  contre  le  droit;  sortir  de  la  droite  ^e  petit  sen,  si  corne  ii  lex  norrit  les  enfu», 

licne  ,  du  chemin  ;   de  foras    et   de  «*  deyient/romaiges ,  et  ferme  Ti«nde,àç«s 

,.                                      '          •  qui  iont  plus  fort ,  et  de  greigneur  entende- 

Itneare,  ment.  Com.  sur  te  Sautier,  Ps.  67,  'vers,  16. 

FOELOCIIER,  forlongier,  forlon^  ^  procession  achevée  comme   promené- 

gneryforslongeryforslongneryfortloirtr  ment  et  exercitatîon  salubre,  ils  se  retiroient 

gnier,  fourlogner  :  Eloigner,  laisser  en  leur  refectoir,  et  dessoabs  les  tables  se 

loin  derrière  soi,  écarter,  retarder,  nettoient  à  genoik,  s^appui.»  U  poic^iae 

^.^,                               ,                ^      ^  et  estomach  chascun  sus  nue  lanterne.  Laix 

différer,  renvoyer  a  un  autre  temps  ;  ^j^^,  ^„  ^..^  ^^^^  ^  ^„troit  ung  grant  Escloi , 

de  foras  et  de   elongare,  ayant  une  fourche  en  main ,  et  là  les  traictoit 

YoKNLkOt.  ^  fonnaige  ,  fourmage  ,  ^  la  fourche;  de  sorte  qa'ils  commen^oieit 

fourmaige,  fromaige  :    Fromage,  î^^3*  P^i^^eîT*^' *"' ***'''"*^'''"''^ 

sorte  de  laitage  caillé  et  égoutté;  en  "°"*  ^^ RahelaÙ\^U^[  ^ ,  chap,  17,  parlant  de 

bas.  IsLi.formaticum  ,  formago  ,  fro-  Visle  des  Esclots  et  de  t Ordre  in 

niago  ;  dérivés   àe  forma ,    suivant  Frères  Fredoru, 

Ménage  et  la  Monnoie;  en  bas  Bret.  Formant  :  Bled,  froment,  grain ^ 

fourmaich,    Barbazau    pense    qu'il  /refmr/z/£/m  ;  beaucoup ,  grandement, 

vient  àe  foras  et  de  aqua  ;  il  est  cer-  fortement ,  violemment  ;  fortiter, 

tain ,  dit-il ,  que  l'on  ne  donne  le  noni  VoKVAtiikGn ^feurmart'age yformo' 

de  fromage  absoluté ,  qu'à  une  masse  riaige ,  forsmariage ,  fourmariage  : 

tout-à-fait  coagulée ,  et  même  séchée.  Alliance  d'un  serf  avec  une  femme 

dont  on  a  6té  l'eau ,  le  petit-lait ,  la  libre ,  sans  la  permission  et  hors  de 

sérosité.  Papias,  cité  par  Ducange:  la  terre  de  son  seigneur  ^  ce  qu'il 


FOR 

payoit  pour  cela  y  mariage  contracté 
contre  la  loi,  ou  sans  le  consente- 
ment des  parens  ;  mariage  entre  deux 
personnes  d'inégale  condition  ;  de 
foras  et  de  matrimomum;  en  bas.  lat. 
/ortsmariiagium, 

FoRMARiER  :  Contracter  an  ma- 
riage sans  la  participation  de  son 
seigneur  ou  de  ses  parens,  contracter 
un  mariage  disproportionné. 

Quant  H  fe  muèrent  on  quant  Q  te  mariait 
en  francheR  famct ,  quanquea  iU  ont  efchiet  à 
leur  Seigneur  muebles  et  hiretaget ,  car  chil 
qni  %t  formarient ,  il  eonTient  que  il  finent  à 
le  volenté  du  Seigneur. 

Coutume  de  Beawoisù,  chap.  45. 

FoiMÉE  :  Service  pour  les  morts  ; 
et  suivant  D.  Carpentier,  lettres  scel- 
lées du  sceau  public  ou  royal ,  pour 
mettre  une  sentence  à  exécution. 

FoaMENER  ^/ormainer, /ormeneir, 
fourmener  :  Fatiguer,  émouvoir,  agi- 
ter, maltraiter,  égarer,  écarter,  ren- 
voyer, expulser,  chasser,  mettre  de* 
hors  ;  de  foras  et  de  ininare. 

FoKWEvr^/brmens  :  Grandement , 
beaucoup  ,  rudement ,  fortement , 
violemment,  rigoureusement  ; /b/ti- 
ter;  en  anc.  FroY./orment, 

B«nart  entent  bien  au  parler 
Qu^il  est  moult  durement  blechlex, 
Forment  en  est  esléesclez , 
Que  maintefois  li  ot  fait  mal. 

Jtomandu  Renard,  fol,  z3i,  F*, 

Forment  j/ormens  :  Bled ,  grain , 
froment  ;  /himentum. 

Li  ami  au  Vilain  alerent 
Au  Cheralier,  et  demandèrent 
Sa  fille  por  le  paisant, 
Qui  tant  avoit  or  et  argent, 
Vlenié  forment  et  planté  dras  : 
n  lor  donna  itnel  le  pas, 
Et  otroia  cest  mariage. 

Fabliau  du  Filain  Mire. 

FoRMBTRE  yformettreyforsmettrt  : 
Chasser,  renvoyer}  expulserî  àt foras 
et  de  mitterc. 


FOR  6a5 

FoRXETTE  ^formete  :  Petit  banc  « 
escabelle  ,  stalle   de  chanoine  ;   de 
forma, 

¥owiui,fomus,fromi,fromis  ;  La 
fourmi,  espèce  de  petit  insecte  qui 
fait  ordinairement  sa  demeure  sous 
terre  ;  forrnica, 

FoRMiERB  yfonrdlUere^fromiUere: 
Lieu  où  se  retirent  les  fourmis ,  et  où 
Ton  suppose  qu'elles  mettent  l'été 
leurs  provisions  d'hiver. 

FoRMis  ^forsmis  :  Renvoyé ,  exilé , 
banni ,  chassé ,  expulsé  ;  de  foras  et 
de  missus. 

FoRMORT  :  Droit  d'un  seigneur  sur 
les  biens  des  bâtards  ou  autres,  après 
leur  mort  ;  û!oviformotatre  Qtformoi^ 
ture,  héritage  qui  arrive  par  mort. 

FoRMOsiTii  :  Beauté,  grâces,  éclat  ; 
formosiias, 

FoRNAOE  :  Droit  que  dévoient  au 
seigneur  ceux  quifaisoient  cuire  leur 
pain  à  son  four  banal. 

FoRHASiER  jfomassier  :  Tuilier  , 
fabricant  de  tuiles  ;  boulangfer  ;  for^ 
nacarius  ;  en  bais.  îail.fonuuerius. 

FoKV AXjfomcl  :  Foumabe ,  four, 
îonmeau  \  fornax ,  fumus  ;  en  bas 
Bret.  font, 

Tolentîers,  dlst-H,  en  non  Bien, 
Lors  met  les  eaterlins  au  gieu , 
AmU  m  s<»t  au  tremerel , 
Lai  et  saint  Pierrea  Bufomei, 

FabL  de  &  Pierre  et  du  JougUor, 

FoRNicAREssE  :  Fcmmc  débauchéc. 

FoRHicATEUR  ^fomic€Ute  ^forrdca» 
taire  :  Libertin ,  débauché ,  paillard  % 
luxurieux  ;  fomicator. 

Un  antre  filosoplte  i  ot , 

C*une  parole  esprouTé  TOt 

Que  sovent  o!t  affermer , 

Chatcune  famé  est  y^r/iicaifip. 

Se  celer  s*en  pnet ,  n*ett  pai  chaste  « 

Et  pensa  puisqu^il  fu  ainsi , 

Dont  reHoit  m  mère  autresi. 

L'image  du  Monds, 


ê±S                 FOR  f^  O  R 

FoAHiciTioSr   :  Libertinage  ,  dé-  Po&m  ,  femrre  :  Paîlîe ,  Ibnrngè. 

bcuche ,  Ininre  ;  fomiauio.  Fommi ,  /onrx  :  Doublé ,  foniré , 

Home  ne  pot   m  femme  leMÎer  que  par  enveloppe. 

Jomication,  et  por  lèpre  son,  et  me«cl  •€  FoaaiEa  :  Fourrier,  foiirrageiir« 

poeot  marier.  «oldal  qui  Ta  JLu  fourrace  'jforrrnBtj 

Livre  de  Jostiee  eî  de  Pîet,fai.  loo.  famUor. 

FoEsriER ,  foumler  :  Boulahger  ,  Fo&mixai  :  t^âtnrage  des  bestiaux. 

pâtissier  ;  tuilier,  fabiîcânt  de  tuHes  ;  Mener  al/brrîere,  en  Picardie ,  c'est 

/urnaritts.  conduire  chez  le  juge  ,  des  bestiaux 

Foaoïs  :  Bois ,  forêt.  trouvés  pâturant  dans  une  terre  en- 

FoEPÀïsEa  :  Mener  paître  les  bes-  anwmcée  :  ces  bestiaux  ne  sont  m- 

tiaux  au  loin ,  hors  de  leur  finage  àvA  au  propriétaire  qn*après  aToir 

ordinaire.  P^7^  l'amende  à  laqneUe  on  Ta  con* 

FoaPAîsE a ,  forpaïsser^forpaysery  damné. 

forspaXser  :  Dépajser ,  sVxpa trier ,  FoRa-uAL  :  Trèt-cruri  ,  médiaiit. 

quitter  sa  patrie^  son  lieu  natal;  dé  Foas  :  Usages, coutumes  d'un  lira. 

forai  et  de  ptigtès»  Foas  :  Vigoureux ,  fort  «  muscu- 

/.   .        .     r    iu-.                     .  leux  ;   fortU  ;  four  de   boulanger  : 

Ceste  atsiM  fa    faite  eipeciaument  pour  r 

césot  qui  aboient  des  héritages  au  royâorne  yOlTMfcea/. 

de  Jénualem ,  car  quant  la  terre  estoit  ea  FoRS  :  Dehors  ;  excepté  ,  bonais , 

.  Buinraji  point ,  si  aUoit  outre  tn^r ,  et  on  aroît  ^  Texception  ;  foras  ,  foris  ;  en  anc. 

•oSnde  deffendresaterre   et  quant  iUsavoient  proy. /orfl/.  Estrt  de  fort  :  Etre  de 

booes  noreles,  si  reTenoient,  et  pour  ce  fn  *»vT.yw«#.  m^%,^  «M^yur*  .   a^uc  ««. 

cstahli  an  et  joar« et  toraa  Panise  ai  dehors,  d  un  autre  pays. 


heritagea  :  et  te  celai  qm  est  fortptÛMi  en 
Téant  reqoerre  recort,  on  conoûsanee  Ae 
court ,  avoir  le  peut. 

jtssises  de  Jérusalem ,  chap,  37. 

FoaPAssER  :  Outre-passer,  dépas- 
ser, aller  plus  loin  que  le  but. 

FoRPAYSÉ  :  Hors  de  son  pays,  ex- 
patrie ,  dépaysé. 

FoBPEX  :  Fripier;  d^on/brperie , 
friperie ,  habits,  meubles  raccommo- 
dés  ;  lieu  où  ils  se  Tendent. 

FoRPRESSER,  forspresser  :  Expri- 
mer, tirer  dehors,  faire  sortir;  de 
foras  et  de  pressas,  part,  depremere. 


Issus  s*ett  est  parmi  la  porté  ; 
Mais  tant  sachiez,  an  ^re  Toir, 
Qu*Il  n^enporta  nis  tant  d^avoif 
Dont  on  piesist  quatre  festsa , 
Fors  les  dras  q«*n  tToh  Teitnt: 
Ensi  se  met  tout  sens  en  Toic  , 
Que  nus ,  J^rs  Dieu ,  ne  le  conroie» 

Le  Chei^Uer  au  ÈarûtL 

Fors  et  ens  sonrent  le  Woîcnt 
Ceulx  qu^il  anMit  et  qui  l*amoi^t| 
Mais  la  Magdalaine  lu  priai* 
Qui  le  dist  i  ceulx  qnl  estoicnt 
Repostfe,  pour  ce  qn*ila  se  doobtaicat 
Des  félons  Juijfs  plains  de  criame. 
*CodicUe  de  Jehan  de  Meumg,  'vers  819. 

FoRSADAMJcH  ,  /orsoigotnên  :  For- 


FoB PRISE  :  Tribut,  impôt  sur  des    tement,  par  contrainte,  foroément; 
terres  étrangères  ;  en  b.  IsLt./brprisa,  /brtùer, 

FoRPRix  :  Cher,  de  grand  prix,        Forsage  :  Violence  tàîte  à  quel- 
bors  de  prix;  exception;  de  foras  et    qu'un, 
de  pretium.  Forsaic  :  Vigoureux  ,  fort  mos- 

FoRQUisE  :  Chose  prise ,  demandée    culeux  ;  fortis. 
ou  exigée  injustement.  Forsâr  :  Renforcer ,  prendre  do 

FoRRAR  :  Uâler  un  chien,  le  faire    forces,  se  rétablit  d'une  nïaladie; 
piller  par  d'antres.  fonescere. 


FOR 

FoRSCliACEiR  ,  forschàeiér ,  /brs^ 
chaucer  :  Bannir,  chasser,  exiler, 
écraser ,  opprimer ,  fouler  ^  vexer , 
tourmenter;  de /bras  calcarè  et  de 
quassare, 

lÀfon/brschaucetXoBiert. 

Sermons  de  S.  Bernard, 

Conculcaty&rDfbr  minus  fortem, 

FoBSEN  ,  forsenage ,  forsenerie  : 
Violence,  colère,  folie,  extrayagance  ; 
àt  foras  et  de  sensus, 

IVUlii  Aoienf  ai  santifielt ,  chier  firelre ,  €t 
apparillîet  ;  appartUîet  toiem  m  que  not  os- 
tiens  de  nos  to  tomme  de  la  nuit  et  santifieU , 
aui  corn  al  jor  de  la  noctumal  ynToigae ,  enai 
que  not  refrenien*  ^forsenerie  de  toi  perTera 
coTitet.       Sermons  de  S  Bernard  ,  fol,  38. 

Sanctifcemur  ergo  hodie,  ei parati  ûmut , 
parati  quidem  hodie  nocUirnum  excudendo 
ùjporem  r  porro  sanctificad  nihilo  minus  taok' 
quam  in  die  o^  ebrietate  noctuma,  eifpitBniê 
noxiœ  frenando  farorem. 

FoasxMi ,  forseon ,  forson  :  Vio- 
lent ,  emporté ,  fou  ,  extravagant , 
hors  de  sens  ;  de/bras  et  de  sensus» 

Tu  et  dettoiaox  et  caltlre  ; 
La  plot  dolente  riens  qui  ▼!▼• , 
Ta  et  creAtuTt  Jbnenée , 
Et  hontote  et  malénrée. 

Boman  de  DokuJÊÊp, 

FonszvEfij  /orsojrer:  Etre  nSp  du 
sens ,  de  la  voie ,  extravaguer,  s'em- 
porter, égarer,  mettre  en  colère  ;  de 
.JToras  et  de  sensus. 

FoESEREE  :  Forgeron,  ouvrier  en 
fer. 

FoESiKTBiE  ^/orsieter,  lisez/ors/e- 
teir^  forsjeter  :  Rejeter ,  chasser,  Tt-- 
huter  \/oras  jactare  ,  eficere. 

Et  cil  de  maintenant  tout  Jbrsj'etieiz  del 
regard  de  Pharaon. 

Bibïe,  Exode,  chap,  lo,  nfers,  ii. 

Statimque  ejectî  sunt  de  conspectu  Phd- 
raonis. 

FoESPAÎsé ,  forspaysié  :  Qui  est 
hors  de  son  pays,  soit  volontâire- 
ibènt  du  par  bannissement. 

¥oti$Qjjz,/orstanique  :  Sinoii  <fne. 


fr  b  k  6^7 

>  ri  I  ■  ■ 

horihis  que ,  à  moins  que  ',  excepté 
que;  de/oras,  Forsque  tant  n'àucuns  : 
Sinon  cependant  ^ue  si  quelqu'un. 

Foesselle:  Fourchette  ou  ciseaux. 

FoESTALLEE  :  Fràudcr  les  droit* 
du  souverain. 

FoESTEEGBiBE  :  Enlcver,  arracher 
par  force ,  saisir  violemment. 

Fort  :  Difficile ,  pénible ,  mal-aifté  ; 
Aefortis,  Fort  chose,  chose  difficile , 
fatigante  ; /brf  à  croire,  difficile  à 
croire  ;  fort  àfmre,  difficile  à  faire; 
fort,  au  demeurant,  an  reste,  au 
surplus;  au  plus  fort,  au  pis-aller; 
un  fort,  un  double  denier  ;  forie 
monoye,  ce  nom  se  donnoit  à  toutes 
les  monnoies  qui  avoieat  plus  de  va« 
leur  que  la  moniioie  ordinaire;  1« 
denier  Parisis  étbitybrfe  monoye , 
comparativement  au  tournois.  Sui- 
vant Borel ,  qui  dte  Frodoard  et  kà- 
gueau ,  2,^ forts  sols  valoient  4o  sols». 
On  trouve  dans  plusieurs  titres ,  sois 
nivemois  forts ,  sols  tournois  forts  , 
mais  personne  n'explique  cette  dit*- 
férence. 

FoÈTABLEMBHT  :  Par  forcé ,  àtèo 
violence. 

FoETAOE  :  Ce  qu'on  paye  an  sei- 
^eur  pour  tirer  des  pierres  dé  jg^rès 
sur  sa  terre. 

t^oEtk-HEukÊ  :  Malheur,  malheu- 
reux. Né  à  forte-heure  :  Né  sous  âne 
ma^eureuse  étoile. 

FoETELEssB.  :  Fortcrcssc,  château. 

FoETELKT  :  Un  peu  fort ,  qui  coni- 
inence  à  prendre  des  forces. 

FoETELET  :  Fort,  forteresse;  de 
foriaiitium ,  fortcUitas  ;  et  en  ancien 
Prov.  fortia,  fortaUssq, 

l?*OETrnissE ,  fortfuire  :  ^tàte  du 
hfuit,  causer,  parler  à  Toréillé. 

J«  TOUS  oujt  tantott  le  Ctj 
De  petitet  tourlt ,  pipi 
Wortfuisans  à  mon  oreille» 
Parmi  ce  iowa%  «'estoit  mggifljÛm, 
CofétUSnl,  Whnol  £  ti  Botte  dê/omg. 

a 


628 


FOR 


FonTiEA  :  Garde  de  bois.  Voytz 

FOEXfTIEm. 

Fo&TimEsss  CHAHFirmE  :  Château 
oa  petit  fort  Uolé  daDS  la  campagne  ; 
en  bas.  lat.  forterida, 

FoRTaiiaB  yfortUre  :  S*ëloigner  de 
la  voie ,  da  bon  chemin,  enleyer  par 
force,  s*emparer  par  finesse,  séduire, 
anbomer;  Toler,  détourner  quelque 
chose  par  yoies  indirectes ,  faire  quit- 
ter certaines  habitudes ,  débaucher  ; 
fortu  trahere*  Dans  les  Miracles  de 
Notre-Dame ,  par  Gautier  de  Coinsi , 
il  7  a  un  chapitre  intitulé  :  D*une 
famé  qui  haoU  (haîssoit)  une  autre 
famé,  parce  qu'elle  luy  fortraioit  son 
baron  (mari),  eî  que  Nostre-Dame 
raccorda  (reconcilia). 

FoETRAiT  :  Enleré  par  force ,  par 
finesse ,  volé  \  détourné  du  bon  che- 
min ;  forcLS  tractus, 

FoKTRESCHB  :  Fortification  i  ce  qui 
•ert  à  fortifier  et  à  défendre. 

FoRTUHABLE  :  Puissaut ,  fort ,  ro- 
]>nste. 

FoRTTNAL  :  Furieux  ,  orageux  , 
qui  fait  courir  risque ,  inconstant. 

Fortune  :  Orage ,  grand  vent , 
tempête  ,  accident  ;  hasard ,  chance  ; 
épayes,  trouvailles  sur  terre,  ou  dans 
la  terre  et  sur  mer.  Fortune  de  guerre  : 
Peste  occasionnée  par  les  maux  de  la 
guerre  \fortuna  ;  en  bas  BreU/ortun. 

Ifons  tx'a./oreune  d'or,  te  il  nVtt  Rois,  et 
%it%  fortunes  d*argf  nt  sont  an  Baroo,  et  a  ceux 

eni  ont  gnnt  jontise  en  lor  terre 

fortune  si  est  quant  elle  est  trovée  dedans 
terre ,  et  terre  en  est  affondrée. 

Eitabliss,  de  S.  Louis,  chap.  88,  intitulé  , 
de  trouver  aucune  chose  ^n  fortune. 

Fortuné  :  Malheureux,  accablé 
de  peine ,  de  chagrins ,  sujet ,  exposé 
aux  variations  et  aux  caprices  de  la 
fortune;  àe  fortuncaus. 

Je  hex  mes  jours  et  ma  TÎe  dolente , 
Kt  al  ■awdia  i*fare  fut  j«  fus  nts. 


FOS 

Tf  ■lianftliMHfmff  I 
Poor  les  touitas  do«t  je 

Eust.DeschtÊa^,j9L\^jeûL%, 

FoRTUNEL  :  Arrivé  par  hasard  « 
non  médité. 

FoRTUNER  :  Prospérer  "yfortunarti 
en  bas  Bret.  fortunya,  Dana  la  cita- 
tion précédente,  estre fortuné ,  c'est 
être  malheureux. 

FoRTUNEUSEXEVT  :  Par  accident  » 
par  malheur. 

FoRvÊTU ,  forspétu  :  Homme  véta 
d*un  habit  aurdessus  de  sa  conditioa, 
qu^on  veut  faire  passer  pour  riche; 
de  foras  vestûus. 

FoRvoiER  ,  fourvoier  :  S'égarer, 
se  tromper ,  agir  mal  ;  de  foras  et 
de  via. 


Et  porceo  Seignor,  tu  chasties 
f^nKfient  par  parties ,  et  dont  il  péccfaerat 
admonestes  et  aresonez ,  que  léessée  le  loar 
Dialice ,  il  créent  Seignor  en  toj. 
BiUe,  Sagesse,  ehap,  i%^ 

Ideoqueeos ,  quœexemn/L, 
ripis  :  et  de  quitus peccant , 
queris  :  ut  reUcta  maiidâ ,  credasu  im  le 
Domine, 

FossAiREs  :  Officiers  d'égUae,  dont 
remploi  étoit  de  faire  enterrer  les 
maHl  ;  fossaru, 

AssE  :  Prison  ,  lieu  obscur  ,  ca-> 
chot.  Fosse  cme ,  latrines  ,  privé , 
garderobe  ;  jeter  la  clef  sur  la  fosse, 
c'est  renoncer  à  un  héritage  qu*oa 
croît  chargé  de  dettes  \fossa  ;  en  bas 
firet.  fos. 

Moult  est  grîès  chose  d*eschiiir  Tabysme 
des  rices  et  ItM  fosses  des  criminals  pcdiiet* 
Sermons  de  S  Bernard,  foL  i33,  V*, 

FossiER  :  Entourer  de  fossés. 

FOSSER  UNE  VIGNE  :  CultivCT ,  Ie- 

bourer,  fouir  la  vigne. 

Fosserée  :  Autant  de  terre  qu'on 
homme  peut  en  fouir  dans  un  jour. 

FossEU  R  yfossierey  fossoer,fossour: 
Pioche ,  houe ,  instrument  à  remuer 
la  terre. 


FOU  F  O  U                 619 

FossET  :  Fossoyeur  ,   pionnier  ;  de  faire  dés  recherches  dans  la  terre. 

fossor.  Fou  AILLE  :  Curée  que  Ton  fait  aux 

FossiEE  :  Celui  qui  fait  des  fossés;  chiens ,  ainsi  nommée  parce  qu'elle 

tt/bssoierie ,  Faction  de  les  faire.  se  fait  sur  le  feu. 

Fou ,  fous  :  Fontaine  ;  /ons.  Fouâillee  :  Fouetter ,  fustiger  ; 

Fou  ^fouSffouteau  ,foux  ;  Hêtre  9  flagellare, 

arbre  'y/agus,  Yojez  Fel.  Fouâillee  :  Bûcher ,  lieu  où  l'on 

Fou,  fuec  :  Feu,  àtre ,   foyer  j  serre  le  hois  ; /ocuiarium, 

ybcus.  Voyez  Foc.  Fou  âne  :Gaule,houssine,  baguette» 

Gîerei  H  hom  ki  rit  U  cercle  de/on,  ki  vît  Tov kWiOV  Jouasse  :  Espèce  de  pain 

let  ftngelet  abîment  repalrans  tl  ciel,  sens  blanc,  gâteau.    Voyez  FoUÂCE. 

douoce,  il  ne  pot  pat  ces  choses  Téoir  se  en  Fouâree.  Voyez  FoÂEE. 

la  lumière  de  Deu  non.  -n            y*              r         '  r     1.      r     t 

DiaL  de  S,  Grégoire,  li^.  a ,  chap.  35.  ^^^^  '/^'"^^  '  fouejouk  ,  foule  , 

rvergo  Dei,  qui intuens glohum  ignenm,  /^«(*  •'  Groupe,  assemblée,  troupeau. 

angehs  quoque  ad  cœlum  redeunusvidebat,  Barbazau  dérive  ce  mot  de  Julare  , 

htec  procul  dubio  cernere  non  nisi  in  Dei  réunir,  appuyer,  fortifier;  ce   qui 

iunùne  pourat,  confirme  son  opinion ,  c*est  que  dans 

Yonkc^^fouackeffouaissey/ouaS"  le  xii*  siècle  on  disoit  herde  pour 

se,  foucace y  fougasse  :  Pain  cuit  sous  troupeau,  que  ce  mot  vient  d*hœrere, 

la  cendre  ;  espèce  de  bouillie  faite  réunir ,  joindre ,  unir,  et  que  plu- 

avec  de  la  farine  et  des  jaunes  d*œufs:  sieurs  personnes  réunies  sont  plus 

c'est  dans  ce  sens  que  ce  mot  a  été  fortes  que  divisées  et  dispersées, 

entendu  par  Rabelais,  liv.  l,  ch.  11,  Pastours  sarrindrent  et  les  getterent  :  et 

lorsqu'il  dit  que  Gargantua  mangeoit  Moyses  salera  et  les  pnceles  défendues  abe- 

aa /bxMXce  sans  pain: /bcK/a:  en  bas.  ▼«»"*  lour^w^. 

1^/  y.         •     ^       •      /                   T  Biole,  Exode,  ehap,  9 ,  'vers,  17. 

lAt.  focaaa,foacia,foassa;  en  Lang.  #    — r     »            / 

fougasso  ,  foujhasso.  Supervenei^  pastores ,  et  ejeeerunt  eas: 

^^^ui^iL*^o%j  ,JuuJ,éf4^9^J.  surrexitque  Mcyses  ^  et  defensu puelUs ,  ad- 

FouÂCiEE  :  Marchand ,  ou  faiseur  aquavit  oves  earum, 

de  fouaces.  Prestres ,  soies  fors ,  6ers  et  fers ,  (fenne) 

Fou  ÂGE ,  fouaige ,  foucage  (droit  Q«i  lî  l«n»  p«'  «»  toi  ne  saille 

de)  :  Permission  de  couper  dans  une  ^^/^/  «*  ^«  >*-  *'  ^»  '^«"' 

^     « .  1     «     •        »                 f  Que  dois  mener  es  pastis  rers 

forêt  le  bois  nécessaire  a  sa  consom-  d„  ^y^^  ^  ^^  j.  n^  Ç^j^nt  faiUe. 

mation  ;  tribut  imposé  par  le  seigneur  Boman  de  Charité^,  strophe  M. 

sur  cliaque   feu    ou  ménage ,  pour  Et  Abraham  establît  sept  agnens  femellea 

jouir  de  cette  permission.  On  com-  P»  ^e  la  del>&«i.  Genèse,  chap.  ax,  v.  a8. 

prenoit  sous  le  nom  de  feu  ,  une  ^  ''«««^  Abraham  feptem  agnas  gregU 

famille  qui  avoit  au  moins  un  revenu  '**'^*"'*' 

de  dix  livres  tournois  en  fonds  de  Fouchieee  :  Fougère, 

terre  :  ce  fut  sous  Charles  vu  que  ce  Fouchok  :  Espèce  de  couteau  de 

droit  fut  changé  Jocagium,  dtfocus;  c^"*«-  ^^^^^  Fâuchoii  . 

en  anc.  Vtoy .  fougajhé ;  en  bas  Bret.  ^  ^ou  délit  :  Volupté ,  délices  ;  au 

foaich,  figuré,  gorges  chaudes,  mauvaises 

FouÂGE  :  Manière  de  préparer  le  plaia*nteries. 

cuir,  en  le  mettant  dans  la  fosse  ^  Uqueile  (Sara)  rist  priTéement,  disamit 

depms  que  je  suis  anncienne ,  et  mon  Seigoor 

au  tan.  ^^^  TeilUrd,  jeo  donroy  entente  kfou  délit, 

FouÂiOE  :  Fouille,  l'action  de  fouir»  Gçnèm,  ehap,  xS,  nftrt,  xs. 

3 


63o 


FOU 


Qtiœ  risUoeeultè ,  tUcens  :  post^iuan  eon- 
Sêmtij'eedàmùius  meus  vetulusett,  Voloptat! 
opeNtni  dàbo. 

Fou  DOT  :  Vol ,  rapine. 

FouDRiBR  ^fouldrier  :  Foudroyer, 
épouvanter,  effrayer;  de /ui^re , 
ablat.  de/uigur^  en  bas  Bret.ybe/- 
drein ,  foueltra, 

FouÉE  :  Droit  d'entrée  sur  le  bois 
de  chauffage ,  et  sur  chaque  feu  ;  de 
focus.  Faire  fouées  d* autrui  :  Acquit- 
ter les  charges  d'un  autre. 

FouEB  :  Chauffage, bourrée,  fagot. 

Fouies  :  Fouilles,  racines  d'arbres 
mbandoninées  k  celui  qui  les  coupe. 

FouEiL  :  Fou ,  insensé.  Voyez  Fo. 

FouEL  :  Troupe,  assemblée;  curée 
qu'on  fait  à  la  chasse  au  sanglier. 

FouEH  :  Fontaine  ;  fons;  foin  , 
herbe ,  fourrage  ;  fenum. 

^ouER  :  Mettre  le  cuir  dans  la  fosse 
au  tan  ;  fossare, 

FouERRES  :  Marchand  de  paille  et 
de  fourrage. 

FouERsis  :  Forces ,  ciseaux. 

FouEUR  :  Fossoyeur,  laboureur  , 
homme  qui  fouille  la  terre,  qui  fouit , 
pionnier  \  fossor, 

FovEzihy/ouissis,Jbuisson  :  Fusil, 
morceau  d'acier  qui  sert  à  faire  du 
feu  en  le  battant  avec  un  caillou. 

Fou FOUNi  AIRE  ,  fonfounioire  i 
Joueur  de  cornemuse;  symphoniacus» 

FouGAGE.  Voyez  Fouace. 

FouGER  :  Séduire,  suborner  ;  fouil- 
ler comme  fait  le  cochon. 

FouGiER  :  Fouir,  creuser,  labourer 
\aLleTTtyfodicare,fodere, 

FouGiiER  :  Refuser,  par  foibleue, 
de  faire  quelque  chose. 

FouGOif ,  fougqne,  fougoux  :  La 
cuisine  d'un  vaisseau ,  d'une  galère. 

FouifiR,/bu/er:  Feu  de  cheminée, 
àlre,  îovLTnedM'yfoeus;  et  cendrier» 
qui  çarçte  le  {ojffi/ocanusJ 


FOU 

Ifaît  pour  ce  que  tn  es  «I  fl^t 
lït't!  ttèt-pourement  restas  , 
Feras  le  feu  sous  la  chaudière. 
Yolentiers ,  fet-U,  par  Saint  Pierre, 
Qoar  de  chaufTcr  ai  grant  iBcatier  - 
Atant  s'aslst  lès  \c /buter  , 
Si  fet  le  feu  dellvrement , 
Et  chaufe  tout  à  son  talent. 

Fabliau  de  S,  Pierre  et  dm  Jbu^éor, 

Fouille  :  Espèce  de  pioche,  de 
fourche. 

Fouiller  :  Barboter,  fourgonner^ 
déranger,  brouiller,  boul\erser;yb- 
dicare  ;  en  bas.  \9X,  fodiculare* 

Fouille  USE  ^fouillouse  :  Sac,  po- 
che ,  besace  ;  folUculus. 

Fouiner  :  S*enfuir,  échappexw 

FouiNETTE  :  Petite  fourche. 

Fouir  ,  foijre  :  Creuser,  labourer, 
bêcher,  retourner,  remuer  la  terre  ; 
fodercy  fossare. 

Foulage  :  Droit  de  mouture  dà 
au  seigneur  d'un  moulin  ,  par  ceux 
qui  sont  obligés  d'y  moudre  leurs 
bleds.  Vin  de  fort  foulage  :  Viu  de 
première  qualité ,  bon  ,  excellent. 

Foulas  y/olas  :  Extravagant ,  fou. 

Foule  :  Tourbe  à  brûler. 

Fouleir  :  Feu  d'artifice  ;  en  bas. 
la  t.  /biicularta. 

Foulerez  (moulin)  :  Moulin  à  fou- 
ler les  draps. 

FouLETÉouR  :  Esprit  follet. 

FouLEURE  :  Imbécillité ,  sottise. 

FouLLE  :  Offense ,  blâme. 

FouLoiR ,  fouler  :  Opprimer,  sur- 
charger, fouler,  empêcher,  nuire;  de 
fuUo;  et  lasser,  ai>attre  ,  vaincK, 
mettre  hors  de  combat. 

Les  clievanlx  à  nos  geus  estoient  fris ,  et 
les  cheTaolx  aus  Turs  estoient  \k  foulez, 

JoinviUef  Mss.fol.  94. 

FouLOH  :  Folie  ,  extraTagance  , 
étourderie.  ^ 

FouLz  :  Foudre,  tonnerre  ifulatri 
en  bas  Bret.  fouUr. 


FocHDv  :  Fondé ,  copié»  dMMé  sus 
un  modèle  ;  àt,/undare, 

FouifoiNEUx  :  Terrein  rempli  de 
champignons  \  funginus. 

Foupi  :  Percé ,  troué ,  creusé. 

Foupia  :  Oter  le  lustre ,  délustrer» 

Four  :  Pain;  à^far, 

FouRAOK  :  Toutes  sortes  de  Ueds, 
de  foins  et  autres  herbes  coupées  et 
mêlées  ensemble  ;  farrago, 

FovKÂQ^K  i/ourrager  :  Ravagev, 
détruire ,  enlever,  ruiner,  dévaster, 
saccager  ;  de  farrago. 

FousAisLKiiEVT  :  Déhvrance  des 
choses  promises,  exécution  d'un  mar- 
ché, d'une  stipulation. 

FouRBANsxR  ^fowrbir  :  Éeurer,  po- 
lir, nettoyer  la  vaisselle ,  les  armes  ; 
d'où  le  mot  fourbisseur. 

Cj  gist  François ,  qai  la  Lice  en  Campalfoe , 
GfaiWes  trenchftni,  et  hamois  bien  fburbu, 
Xjmm  trop  plus  qae  somptueux  habite. 

Mont ,  Cimetière  de  François ,  Dauphin 
de  France, 

Lors  T^iisiex  haubers  rouUJer  comonoBifliit , 
Becinets  esdaircir ,  et  fourbir  genton^eat , 
Et  tê^ti  fourbir  dont  II  aciers  resplent. 

Vie  de  du  Guescfin. 

FouEBiNNia  :  Bannir,  exiler,  pros- 
crire ,  expatrier  ;  en  bas.  lat.  forùr- 
bannire, 

FouRBEUR  :  Fourbisseuc. 

FouRc  :  Angle  aigu,  l'endroit  d'un 
arbre  d'où  sortent  deux  branches  qui 
font  la  fourche;  àe  furca  ;  et  boUe 
en  Langued. 

FouacxLx,  fourceUe,  fourchette  : 
Le  creux  de  l'estomac,  la  poitrine, 
le  ventre.  Voyez  Forcbl. 

FouRCELXR  ,  fourceUer  :  Cacher, 
celer  en  fraude ,  tromper,  frauder  ; 
tondre  avec  des  forces  ou  des  ciseaux. 

FouRCHAGE  :  Nouvelle  dinastie  ou 
Branche  de  famille  ;  defurca, 

FouRCHE-rixRRx  :  Sorte  d'anne 
offensive  et,  défensi^K^ 


FOU  «9 

quiere  :  Fourche  à  long  manche  pr9v 
pre  à  mettre  les  gerbes  sur  un  chariot. 

FovRCKBL  :  Fourche ,  bâton  four* 
chu. 

FouacHBLLxa  :  Tromper,  frauder. 

FouRCHisL,  fourchlery  fourquier  : 
Fourche ,  bâton  fourchu. 

FonRCii.Lss  :  Petites  fourches  pa- 
tibulaires placées  sur  les  grands  dà^ 
mins  pour  effrayer  les  mallaiteurs  ; 
furciUœ. 

Fo^^cioRK  :  RenvQjer,  bannir, 
exclure  ;  ybror  claudere* 

FouRCLos  :  Eenvx>yé ,  banni ,  eai* 
cl  us  ;  foras  clausus, 

C*est  doaques  bestialité 

De  tant  désirer  une  chose , 

Qui  n*eit  finale  utilité  ; 

Ains  passe  comme  fleur  de  roM  i 

Et  par  elle  TAme  t*ï fourcha 

D'aToir  de  Paradis  1  entrée , 

A  quel  fin  elle  fuat  créée. 

La  Dance  aux  ÂêW^iêi, 

FouRCOKSiLLUR  :  DoBOBTun  mau- 
vais conseil. 

FouanouBLBT  :  Revanche ,  répa- 
ration d'un  manquement. 

FouREL  :  Gaine,  fourreau d'épée* 

Gérard  tira  Ven^Jhurelf  hors  du  si  assène 
à  celui  sor  la  ooefCe  d*acier ,  un  cop  si  grant , 

Se  une  oreille  et  la  moitié  du  menton  U 
atit  sus  U  poictrine. 

Homan  de  Gérard  de  Nevers. 

FouRÉs  :  Bob ,  forêt. 

FouRBSTAGE  :  Droit  d'usage  dans 
vcoft  forêt ,  redevance  due  pour  ce 
droit  ;  tlfourestiery  celui  qui  fait  cette 
redevance. 

Four  F  AIT  :  Forfait ,  crime. 

FouRCAONEMBBT  :  Confiscation 
d'un  héritage. 

FouBJUGiER  :  Priver  par  jugement 
ou  sentence  une  personne  de  quelque 
diose. 

FouBJUB  {îtJTe)ifour/urer  :  Décla- 
i;er.  en  justice  et  pi^:  serment  ,^qu'oa 

4 


6\o  FOU 

Qmœ  risitaeettUè ,  tlieem  :  pottftuan  epn- 
S€nui,'et'dbTmHtts  meus  vetuws'êst,  Voloptati 
opefûnidàbo, 

FouDOT  :  Vol ,  rapine. 
FouDRiBR  yfouldrier  :  Foudroyer, 
épouTanter,  effrayer;  de  fui^re , 
ablat.  àe  fulgur;  en  bas  Bret,/be/- 
drein ,  foiieltra, 

FouKE  :  Droit  d'entrée  sur  le  bois 
de  chauffage ,  et  sur  chaque  feu  ;  de 
focus.  Faire  fouées  <^ autrui  :  Acquit- 
ter les  charges  d'un  autre. 

FouÉE  :  Chauffage, bourrée,  fagot. 
Fouies  :  Fouilles,  racines  d'arbres 
mbandonnées  à  celui  qui  les  coupe. 
FouEiL  :  Fou ,  insensé.  Voyez  Fo. 
FouEL  :  Troupe,  assemblée;  curée 
qa*on  fait  à  la  chasse  au  sanglier. 

FouEN  :  Fontaine  ;  fotu;  foin  , 
herbe ,  fourrage  ;  fenum, 

^ouER  :  Mettre  le  cuir  dans  la  fosse 
au  izxL'yfossare, 

FoÛERRES  :  Marchand  de  paille  et 
de  fourrage. 

FouERSis  :  Forces ,  ciseaux. 
FouEUR  :  Fossoyeur,  laboureur, 
homme  qui  fouille  la  terre,  qui  fouit , 
pionnier  ;  fossor, 

Foxj'EZih ^/buissis f /buisson  :  Fusil, 
morceau  d'acier  qui  sert  à  faire  du 
feu  en  le  battant  avec  un  caillou. 

FouFouNiAiRE  ,    /onfouniaire  : 
Joueur  de  cornemuse;  symphoniacus. 
FouGAGE.  Voyez  Fouace. 
FouGER  :  Séduire,  suborner  ;  fouil- 
ler comme  fait  le  cochon. 

FouGiER  :  Fouir,  creuser, labourer 
la  iexTtyfodicaref  fodere, 

FouGNER  :  Refuser,  par  foiblesse, 
àt  faire  quelque  chose. 

FouGOTf ,  fougonCf  fougoux  :  La 

cuisine  d'un  vaisseau ,  d'une  galère. 

FouifiR,ybii/er  .*  Feu  de  cheminée, 

âlre,  fourneau ;/bci/f;  et  cendrier, 

qui  garde  le  foyer ',/ocaHus.' 


FOU 

IÇilt  pour  ce  que  tn  et  «1  n^ 
Ét'tS  tr^poarement  Veitus, 
Feras  le  feu  sous  Li  chaudière. 
Yolentiers ,  fet-U,  par  SaLut  Pierre, 
Qaar  de  chaufTer  ai  grant  mcatier  - 
Atant  s'aslst  lès  \t /buter  , 
Si  fet  le  feu  deltrremenl , 
Et  chaofe  tout  à  ton  talent. 

Fabliau  de  S.  Pierre  et  dm  JamgjUor. 

Fouille  :  Espèce  de  pioche,  de 
fourche. 

Fouiller  :  Barboter,  fJourgonner^ 
déranger,  brouiller,  boulverser;yb- 
dicare  ;  en  bas.  latt,  /oiUcuiare, 

FouiLLEusE  ^/ouillouse  :  Sac ,  po- 
che ,  besace  ;  /olUculus. 

Fouiner  :  S'enfuir,  échappeiw 

Foui  NETTE  :  Petite  fourche. 

Fouir  ,  /oijre  :  Creuser,  labourer, 
bêcher,  retourner,  remuer  la  terre  ; 
/odere ,  /ossarc. 

Foulage  :  Droit  de  monture  dA 
au  seigneur  d*un  moulin  ,  par  ceux 
qui  sont  obligés  d'y  moudre  leurs 
bleds.  Vin  de  /ort  foulage  :  Vin  de 
première  qualité ,  bon  ,  excellent. 

Foulas ,yb/Ar  :  Extravagant,  fou. 

Foule  :  Tourbe  à  brûler. 

Fouleir  :  Feu  d'artifice  ;  en  bas. 
la  t.  /oiicularta. 

Foulerez  (moulin)  :  Moulin  à  fou- 
ler les  draps. 

FouLETÉouR  :  Esprit  follet. 

FouLEURE  :  Imbécillité,  sottise. 

FouLLE  :  Offense ,  blâme. 

FouLoiR  ^/ouler  :  Opprimer,  sur- 
charger, fouler,  empêcher,  nuire;  de 
/uUo  ;  et  lasser ,  abattre  ,  vaincre , 
mettre  hors  de  combat. 

Lea  clievaulx  à  nos  gens  estoîent  frès ,  et 
les  chevaolx  aus  Turs  estoîent  \t./outez, 

Joinville,  Mss./bl,  94. 

Foulon  :  Folie  ,  extraTagance  , 
étourderie.  , 

FouLz  :  Foudre,  tonnerre  ^/ulgur; 
en  bas  %et.  /aulùr. 


FocvDU  :  Fondé ,  copié*  dMSfé  suv 
un  modèle  ;  de^/umUire. 

FouKGiNEUx  :  Terrein  rempli  de 
champignons  { /unginus. 

Fou  PI  :  Percé ,  Ironé ,  crensé. 

Foupia  :  Oter  le  lustre ,  déhistren 

Fou  a  :  Pain;  dt/ar. 

Fou  a  ÂGE  :  Toutes  sortes  de  bled», 
de  foins  et  autres  herbes  coupées  et 
mêlées  ensemble  ;  farrago. 

FovukQZK i/ourrager :  Ravager, 
détruire ,  enlever,  ruiner,  dévaster, 
saccager  ;  de  farrago. 

FouaAisLKJiEirT  :  Délivrance  des 
choses  promises,  exécution  d*un  mar- 
ché ,  d*une  stipulation. 

FouaBÂNSEa  ^fourbir  :  Écurer,  po- 
lir, nettoyer  la  vaisselle,  les  armes; 
d*où  le  mot  fourbisseur. 

Cj  gitt  François ,  qui  la  Lice  en  Campaîgne , 
Gbiret  trenchana,  et  harnois  hten  fiurbu, 
AyBM  trop  plus  qae  somptueux  hahita. 

Mont ,  Cimetière  de  François ,  Dauphin 
de  France, 

Lors  TQÎaaiei  hanbers  rouiller  coBanémeiit , 
Bacinets  esdaircir ,  ^t  fourbir  gentiment , 
Et  tê^ti  fourbir  dont  li  aciers  resplent. 

Vie  de  du  Guesclin, 

FouaasKNia  :  Bannir,  exiler,  pros- 
crire ,  expatrier  ;  en  bas»  lat.  forisr' 
bmtrùre. 

FouRBEua  :  FourbisseuB. 

Fou  a  G  :  Angle  aigu,  l'endroit  d'un 
arbre  d*où  sortent  deu%  branches  qui 
font  la  fourche;  de  furca  ;  et  boUe 
en  Langued. 

FouacBLx,  fourcelle,  fourcheUe  : 
Le  creux  de  Testomac,  la  poitrine, 
le  ventre.  Fojrez  Foecel. 

FouacELEE  ,  /burceller  :  Cacher, 
celer  en  fraude ,  tromper,  frauder  ; 
tondre  avec  des  forces  ou  des  ciseaux. 

FouacBAGB  :  Nouvelle  dinastie  ou 
Branche  de  famille  ;  de/urca, 

Fou&cHS-FiBERE  :  Sortc  d'axoie 
offensive  et  dé&nsiiK^ 


FOU  tt9 

quiere  :  Fourche  à  long  mancha  prQv 
pre  à  mettre  les  gerbes  sur  un  chariot. 

FovECKEL  :  Fourche ,  bÀton  four- 
chu. 

FouacEBLLBE  :Tromper,frauder. 

FouacHiBL,  fourchiery  fourquier  : 
Fourche ,  bâton  fourchu. 

FouaciLLBs  :  Petites  fourches  pa- 
tibulaires placées  sur  les  grands  ch^ 
mins  pour  effi'ayer  ^  mallaiteurs  ; 
furcillœ. 

Foi^]|GioEB  :  RenvQjer,  bannir  ^ 
exclure  ; /bror  claudere* 

FouacLos  :  Eenvx>yé ,  banni ,  eaft* 
clus;ybrar  clausus. 

C*est  donquet  bestialité 

De  tant  désirer  une  chose , 

Qui  n*eft  finale  utilité  ; 

Ains  passe  comme  flvur  de  roM  s 

Et  par  elle  Time  etX  fourckifû 

D*aToir  de  Paradia  1  entrée , 

A  quel  fin  elle  fuat  créée. 

La  Dance  aux  Àvêu^^» 

FouEcoHsiLLua  :  DoaoBr  un  mau- 
vais conseil. 

FouanouBLET  :  Revanche ,  répa- 
ration d'un  mancptement. 

Fou  BEL  :  Gaine,  fourreau  d'épée. 

Gérard  tira  Vet^/^urel;  hors  dn  ai  asê^e 
à  celui  sur  U  coefTe  d*acier ,  un  cop  si  grant , 
que  une  oreille  et  la  moitié  du  menton  U 
abatit  SOS  b  poictrine. 

Boman  de  Gérard  de  Neyers, 

Fouais  :  Bois ,  forêt. 

FouBESTAGE  :  Droit  d'usage  dans 
uiy  forêt ,  redevance  due  pour  ce 
droit  ;  ttfourestier,  celui  qui  fait  cettt 
redevance.  ^ 

FouBFAiT  :  Forfait ,  crime. 

Foubgâgmexbmt  :  Confiscation 
d'un  lîéritage. 

FouBjuGiEB  :  Priver  par  jugement 
ou  sentence  une  personne  de  quelque 
(^ose. 

FouBJua  {(âlrt)  ^/ourfurer  :  Déclft- 
ner  en  jnstice  et  j^  acmient^qu'oa 

4 


63% 


POU 


ftbandonne  et  qu'on  renonce  à  une. 
chose. 

FouRLAssEVR  :  Fourbissenr. 

FouELOKOiTBE ,  /orilgner  :  Dégé- 
nérer. 

FouaM AGE  i/ourmaige  :  Fromage  ; 
et  /ourmagier,  celni  qui  les  vend. 
Voyez  Formage. 

Fourme  :  Siège ,  banc  placé  dans 
le  chœur  d*une  église  pour  les  chan- 
tre» \  forma  ;  en  bas  Bret.  fourm. 

Fourme  ,  d^ourmé  :  Bâtard. 

FouRMEif  ER  :  Battre ,  mallrtiter. 

FouRMEMTAL  :  jQuî  concemc  le  fro- 
ment. Fuere  fourmental  :  Paille  de 
.froment.  ^ 

FouRMENTEL  (vin)  :  Vin  de  cens 
et  rente. 

FouRMENTEL,  Froidmantel  :  La 
rue  Froidmanteau ,  près  le  Louvre  ; 
elle  est  appelée  dans  les  anciens  titres 
de  S.  Honoré ,  via  Frigidi  MantelU. 

Fourveuterie  :  Marché  au  bled. 

FouRMBVTE  :  Escabelle,  petit  banc. 

Fourhont:  Sorte  d'outil,tenailles. 

FouRMORTURE  :  Droit  qu'a  voit  un 
•dgneur  sur  les  biens  des  bâtards  et 
autres,  après  leur  mort. 

Four  NAGE  ,  foumiage  :  Droit  de 
cuisson  de  pain  dans  les  fours  hsi,- 
Ji9iVLX 'y  de /brnoji^ , /umus  ;  en  basse 
Jat.  /urnagium  ;  en  Lang.  foumajhë. 

FouRiiEHEifs  :  Ce  que  l'on  est 
obligé  de  fournir  tous  les  ans. 

FouRNER  .fouméer,/ourmer  :  En- 
fourner, faire  cuire  au  four,  snivlnt 
la  coutume  d'Anjou  et  ceUe  de  Poi- 
tou ;  au  figuré  ,  commencer  un  ou- 
Trage.  Nous  voilà  aussi  avancez 
^u^oncquespuis  nefournéasmes  nous: 
19'ous  voilà  aussi  avancés  qu'au  com- 
mencement. 

Après  en  eat  nng  anltre  Tieolx  toaMenx , 
sommé  maistre  Jobelin  Bridé ,  qai  luj  lent 
Bttgutîo,  Greciune,  le  Doctrinal ,  lea  Parts.. . 
et  U  Donm  Sccurè ,  pear  les  featea.  Et  quele- 


POU 

OBoa  anltrea  d«  scnKUUe  fariae  :  m  la  lectvt 
deaqneh  il  deriot  anaai  aaige  qa*Micqnca  pais 
ne  jfouméasmes  noua. 

Rabeiais,  iiv,  i ,  ehap.  14.  Yovez  emetf 
le  iiv.  3 ,  cJùip,  aa ,  tbt  mémmmmtemr. 

Fourni, ybicr/ii7.*  Lieu  où  est  aitué 
le  four  banal  ou  particulier,  où  Toa 
pétrit  ordinairement  la  p4te  et  où 
on  cuit  le  pain  ;  fumiUutn* 

FouRNiER  :  Celui  qui  tient  un  four 
banal ,  boulanger  ^fumarius. 

Fou B NIL ,  fourmlle  :  Menu  bois 
propre  à  chauffer  le  four  ;  il  se  dit 
aussi  du  bâtiment  où  est  le  four. 

Fournir  :  Exécuter ,  produiie , 
venir  à  bout. 

FouRNiRON  :  Garçon  boolangfr. 

Fournissement  :  Séquestre  d'une 
chose  contentieuse  en  matière  pos- 
sessoire. 

FouRON  ,/ourou  :  Archer,  goujat, 
domestique  ;  fur. 

FouRQ  yfourcq  :  L'endroit  où  quel- 
que chose  se  partage  en  deux. 

FouRQUE  :  Chemin  fourchu,  l'en- 
droit où  il  se  partage. 

FouRQUE  :  Bande,  troupe;  four- 
che ;  furca. 

Four  QUE  FILE  :  Arme  qui  avoit  la 
forme  d'une  fourche  ;  furdUa, 

FouRQUEs  :  Gibet  exposé  sur  kl 
grands  chemins. 

FouRQUET  :  Porte-balle  ,  colpor- 
teur, marchand  forain. 

FouBQuiER  :  Grande  fourche  ; 
fourquiUon,  petite  fourche. 

Fourra  :  Fouira ,  fossoyera  la 
terre;  àtfodere. 

Four R AGIR R ,  fourrier  :  Fourra- 
geur,  pillard. 

Fourre  :  Fourrage.  Voyez  Foark. 
Skinner  dérive  le  verbe  fourcager , 
àe  foras  agere,  parce  qu'on  va  cher- 
cher les  fourrages  à  la  campagne; 
mais  il  vient  deyomo^.  V,  Fouraokr* 

Fourre  :  Fourreau,  étui* 


FQU 

FouRABR  :  Fossoyer,  creuser,  ou- 
Trir  la  terre,  fourrager,  piller  ;/iw- 
sare^fodere;  en  bas.  lat.yb^rore; 
en-anc.  VTOY./ourëjhiiw. 

FouRRiE  :  Écurie ,  étable. 

Fourrière  :  Rembe  pour  le  bois 
de  chauffage. 

FoiTRsciLs  :  Vagabonds ,  bandits , 
vauriens ,  scélérats  ;  de  furcifer. 

FouRSEH  :  Fossé  sec. 

FouRSEMi ,  foursenné  :  Hors  du 
sens  ,  extravagant  ;  de  foras  et  de 
sensus.  * 

FouRSENER  ,  foursenner  :  Extra- 
vaguer,  être  hors  du  sens. 

O!  dancet  désordonnées , 
Donlcement  empoisonnées, 

Adonnées 
A  perdicion  entière  I 
Vos  notes  passionnées 
Font  œuTres  mal  maçonnées , 

Foursennées  , 
Dont  Tient  mortelle  litière, 

La  Douce  mux  jiveugfes, 

FouRSOTEMEMT ,  fouTvoitmtnt  : 
Égarement ,  inconduite  ,  extrava- 
gance ;  de  foras  et  de  via, 

FouRTOT  :  Petit  fort ,  petite  for- 
teresse. 

Fourtrâtre  :  Tromper,  séduire. 

Four  VOIR  ,  fourvoyer  :  S'égarer, 
sortir  de  la  voie ,  courir,  cà  et  là  ; 
foras  viare. 

Père  Aristote  en  la  philosophie 
Et  de  tous  ars  et  naturelle  vie , 
Kn  tons  les  faitz  se  sobmitt  à  raltoii , 
Par  quoy  scient  fat  sans  compamlson  ; 
€^  par  icelle  enquerant  Terité 
Magnifia  vertus  et  équité  ; 
Et  doit  marcher  sur  l'homme  et  le  CArdcr 
De  trop  menger,  parler  et  broearMr, 
Et  refréner  sa  Toa]«nté  mobille , 
He  fourvoyer  au  champs  et  à  la  TiUe  , 
Pour  non  tomber  au  danger  des  brigant 
Ténébreux  lieux  du  sonde  latitans. 
P,  Gringoirt ,  Mmuu propos,  Mtrt  9999. 

FouscARiR  :  Soleil  p&le. 
Fouttiis  :  Fossé,  retranchement^ 
/ossa. 


FOT 


633 


FonssBLEA  :  Fossoyer,  fabre  dea 
fossés  ;  fossare, 

FoussouER ,  foussoir  :  Houe  ,  in- 
strument à  labourer  la  terre  à  la  main. 

FouTi  :  Fidélité.  Foy.  FiALxi. 

FouTBAu  :  Arbre  de  haute  futaie , 
hêtre  ;  fagus.  Voyez  Fou. 

FouTELÂiB  :  Lieu  planté  de  fon- 
teaux  ou  de  hêtres. 

FouTJBTRB  :  Fossoyeur,  foiseur 
de  fosses. 

FouTouBRS  :  Machine  de  guerre. 

FouTAAiRB  :  Foudroyer. 

Foutu  :  Parjure,  qui  a  manqué  à 
•on  serment  de  fidélité. 

Foux ,  fouxs,  fox  :  Soufflet  d« 
forge  ;  foUiculus, 

Fovx^  fosce,  fox  :  Cruel,  fou, 
méchant.  Voyez  Fo. 

Fox  fu ,  par  Saint  Thomat  rap6ti«  , 
Dex  qui  de  tos  fist  son  ap6tre , 
Petit  i  eonquesta  d'anor. 
Fahl,  de  Pierre  ttAnfot ,  ou  du  FiOam 
qui  conquisi  Paradis  en  plaidant. 

FouTER  :  Casanier  ,  qui  garde  la 
maison  ;  le  foyer,  l'àtre  d'une  che- 
Ainée  ;  de  focarius  ;  et  imposer  un 
droit  sur  chaque  feu. 

Foute R,/otf^tf  .-  Certaine  chasse 
qui  se  fait  au  feu. 

Foutre  :  Fourche. 

FouTR  :  Fuir,  se  SAuyer  ;fugere» 

FoT  :  Serment  de  fidélité  qu'un 
vassal  doit  à  son  seigneur  féodal. 
Homme  defoy ,  vassal. 

FoTAL.  Foyez  Féabls. 

FoTAULBs  :  Sincère,  vrai,  fidèle; 
fidelis. 

Mais  si  nos  feoonoissons  et  regeissona 
Bos  pechies ,  j*ai  li  yaissel  de  pnrifiement  a« 
deffaront  as  rrais  gens ,  car  Deas  ttxfoyauks, 
%1  nos  pardonrat  nos  pechies  et  ki  de  tol« 
nalrestiet  nos  nattierat. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foi»  94. 

Quàdsi  eonfiteamur  peeeata  notira  ,  mm 
deerunt  veris  j'udteis  purifictuioms  fydrûe  : 
quoniam  fidelîa  est  Deus,  qui  dimittet  nokis 
p9^mm,  m  smsutdfitÊQêéié  amni  imifuim^ 


634  F  E  i. 

FoTkVrà  :  Fidélité,  sincérité.  Foy, 

FoTiss  D^AUTRUi  (faire)  :  Acquit- 
ter les  charges  d*un  autre. 

FoTEMEHT  :  Exécution  testamen- 
taire ;  fidèlement,  sincèrement  \fide- 
Mter. . 

FoTME  :  Fouine ,  petit  animal  qui 
mange  les  poules  ;  et  fourche ,  espèce 
d*arrae,  instrument  de  fer  à  plusieurs 
fourchons  pour  prendre  le  poisson. 

FoTifEÂULx  :  Goujat ,  terme  de 
mépris ,  comme  si  on  disoit ,  destiné 
à  remuer  ou  vider  le  fumier  d*une 
étable. 

FoTS NETTE  :  Petite  fourche. 

FoYON  ;  Taupe  ;  de  fossus, 

FoTR  :  Creuser,  fouir,  labourer  la 
terre  ;  fodere ,  fossare, 

Fozisa  :  Éclair,  foudre  ;  fulgur. 

Fhacon  :  Petit  houx ,  arbrisseau. 

FaACTEua  :  Infracteur,  celui  qui 
xompt  un  traité ,  une  convention. 

Frael  :  Balle  ,  caisse. 

FaAOUXXR  :  Fraisier  ;  fnigaria , 
/ragus. 

Frai  :  Frêne ,  arbre  de  haute  fi# 
taie  ;  fraxinus. 

FaAi  :  Eompu  ,  brisé  ;  fractug, 

Fraiàus  :  Cabas,  panier  de  jonc; 
/îscella. 

Frais  :  Union  ,  jonction ,  action 
de  ^\ïç\tT  ^  fraie  y  fraies ,  œufs  de 
poisson. 

pRAii  (estre)  :  Etre  constitué  en 
frais. 

'Ekâiia^  frayer  :  Fournir  aux  frais 
et  à  la  dépense  de  quelque  chose, 
de  quelqu'un.  Barbazan  dérive  ce 
mot  à^frangere  ;  c'est ,  dit-il ,  avec 
la  dépense  que  Ton  rompt  tous  le^ 
obstacles.  Fraier  un  chemin,  c'est 
rompre  tout  ce  qui  embarrasse  et 
nuit ,  afin  de  le  tendre  praticable. 

FaAiBRss  :  Fraises  ;  fraga  ,  fra^ 
gorum. 


FaÀ 

Fraijov  :  Petit  hpax ,  arbmsMa. 
Frails  :  Frêle,  fragile,  menui 
délicat  ;  fragLUs, 

Car  nos  tomes  legîer  por  desoirsa,  Ént 
por  OTrer  et  firmile  por  rcsteir. 

Sfrmani  d/i  ^  Bernard ,  foL  t|. 

Nom  et  faciles  sumus  ad  s^dmeemdiÊm,  f$ 
débiles  ad  operandum ,  et  fragile^  ad  #«»- 
tendwn, 

Frain  ,  frains  ,  frairUe  ,  freims, 
frtins,  freinu,  frinte  :  Brait,  dis- 
corde ,  fracas ,  rupture ,  tumulte  que 
font  plusieurs  gens  assemblé^  ;  y}ae- 
mitusi  frein ,  bride  ;  freuunu 

De  U  TîUe  issent  à  grantyWuJtOr, 
Là  iToit  mainte  bnce  painte  « 
£  mainte  ensoigne  de  cendé , 
Haint  esOH  d*or  d*asar  bendé. 

Le  Toitrapiemetu  itjinteeknst. 


Frainghar  :  Sorte  de  mesure  de 
bled. 

Fr  ÂiNi^aa,  freindrCffreitÊer:  Rom- 
pre ,  casser,  piler,  tourner,  enfrein- 
dre, briser,  mettre  en  \i\^ci^,\  frat^ 
gère;  en  a  ne.  Prov. ^onAër.  Suivant 
l'auteur  du  Glossaire  des  Chansons 
du  Roi  de  Navarre,  et,  après  loi,  Lt- 
combe  ,  ces  mots  auroient  signifié, 
récompenser,  reconnolirç  ;  mais  ils  se 
sont  également  trompé^ ,  et  oe  les  ont 
]pas  entendus. 

Perrjeres  et  traies  et  moUons» 
Et  engins  de  plntsors  façons. 
Firent  faire  ,  et  al  mor  hurler , 
Por  Ip  mur  fiaiadre  et  elTondrer. 

Roman,  dm  BruU 

Fraint  ^frait,fraite,/reii,  fret  : 
Rompu ,  cassé ,  mis  en.  pièces ,  ori^ , 
renversé  ;  fractus. 

Frainte  :  Bruit, tumulte, querelle. 

Frai  RE  :  Frère  ;yrai^r.  Cousinfrai- 
reur  :  Cousin  issu  de  germaio* 

Fraier  :  Affoihli,  débile. 

Frairie  :  Fraternité  ,  allîajify  ^  li- 
^ue ,  association  pieuse  ,  cqpfKéne , 
conventicule  ;  assemblée  défend^  à 


/F  R  A  F  R  4                  63Si 

eertaînf  corp&  de  métiers  ;/hi((f/7iiw;  anz  seigneurs.  Il  y  aToit  àe^francs" 

en  anc.  Prov.  frairia,  aleus  nobles  et  d*antres  roturiers  ;  ces 

FaAiscHE ,  froissé  :  Frêne  9  arbre  derniers  se  partageoient  comme  tous 

de  çharronnage  ;  fraxinus.  les  autres  biens  roturiers ,  excepté 

FaàisETTE   :  Gland  ,  bouton  en  dans  la  Coutume  de  t^aris.  où  ils  se 

forme  de  fraise  ;  àe/ragum^  partageoient  comme  fiefs ,  quand  il  y 

F&ÂisiL  :  Cendre  du  cbarbon  de  àyoit  justice  censÎYe  ou  fief  qui  en  re- 
terre. IçToit  ;  Xtsfrancs^îeus  nobles  se  par- 

FaAisoif  :  Faute,  trahison,  lâcheté,  tageuient  comme  tous  les  autres  biens 

Fraissengue  :  Truie  qui  a  mis  bas;  nobles,  {^o/.  Ragaeau  et  Ducange.  Il 

àfi  fragiurn,  y  ayoit  aussi,  sâon  la  Note  de  M.  de 

Frâitk  :  Ouverture,  brèche,  fente  ;  Laurière  4ur  Eagueau,  des  coutumes 

.^Yzctcb;  canal,  réservoir, bras  d*eau;  où  \e /riuic-aleu  étoit  possédé  aans 

fretum  ;  et  rompue  ;  àtfracta,  selon  titres,,  comme  à  Auxerre ,  Chauicont 

Borel.  en  Bassigny  et  autres,  dans  lesquelles 

Feâitis  tfraity  :  Friche ,  terre  qui  tous  héritages  étoient  réputés  franc^ 

n'est  pas  cultivée ,  pâturage.  s*il  n*y  avoit  point  de  titres  ;  au  con- 

Feâitueâ  j/raitora  :  Disette ,  be-  traire ,  di^ns  d*autres  coutumes  il  n*y 

soin ,  nécessité ,  fatigue.  i^voit  point  defrancs-aleus  sans  titres, 

Feâitueie  :  Avoir  besoin,  être  parce  qu*il  étoit  de  règle  générale 

dans  le  besoin.  dans  le  royaume  ,  qu*il  n'y  a  nulle 

Fbaitueo  ,  fraiturians  :  Qui  est  terre  sans  seigneur.  Cependant  de 

dans  la  peine ,  dans  le  besoin.  Laurière  cite  un  Arrêt  du  parlement 

FaiLATEa  :  Transvaser  du  vin;  d^  Pariai,  du  17  mars  1606,  qni  a 

d*oùyra/(a/^/7ie/t/,  action  de  transva-  jugé  qu*ii  ne  pouvoit  y  avoir  de 

ser  du  vin.  On  dit  à  yésent /re/aler,  franc-tUeu  sans  titres.  Ainsi  conoume 

pour  exprimer  le  mélange  que  font  les  terres  ont  été  données  à  plusieurs 

les  cabaretiers  de  différens  vins.  Bar-  particuliers  par  les  Rois  et  les  Sei- 

bazan  pense  que  ces  mots  pourroient  gneurs ,  ils  ne  les  ont  données  qu*à 

-venir  de  fraus ,/rauduieFUus ,  tronk',  condition  de   certains  cens,  rentes 

perie  ,  trompeur.  et  redevances,  expliqués  par  les  titres 

Feameille  :  Boucle ,  agrafe.,  p^n-  de  concession ,  ou  donation ,  ou  ajié* 

deloque.  Voyez  Feemal.  nation  ;  et  s'ils  en  ont  donné  quel* 

Feau c  :  Noble ,  libre ,  qui  ne  paye,  ques  -  unes  gratuitement ,  soit  par 

point  de  taille,  de  cens,  ni  d'autres  récompense  6u  par  considération, 

impôts  ;  monnoie  de  France  vi^nt  ils  ont  eu  grand  soin  d'insérer  dans 

20  %xA% \  francus ;  en  ancien  Prov.  le  contrat  cet  affranchissement,  et 

franx.  Au  plus  franc  :  Jeu  que  non^s,  c'est  ce  qu'on  appelle  franc -aieu* 

nommons, franc  du  quarreau ,  selon  Quant  à  l'étymologie  du  mot  aleu  , 

D.  Carpentier  ;  franc  s'est,  dit  aussi  Ducange  rapporte  celles  de  Budé ,  dai 

pour,  étable  à  pourceaux.  Cujas,  de  Ragueau  et  autres,  sans  en 

FsAirc-ALEU  ou  j^LUE  (tcrrcf  en)  :  adopter  aucunes ,  et  propose  la  bass^ 
Terres  libres  qui  ne  pay  oient  pointée  latinité  aiodium  ,  aUodium  ;  Barba* 
cens ,  héritages  ,  domaines ,  posses-  zan  le  fait  venir  d*aiiocatio.  Ce  qui 
sions,  biens,  en  général,  qui  sont  pos-  le  détermine  à  la  proposer,  est  le  pos- 
sédés sans  payer  aucunes^ i^edêvancfs  sa^.  s^^.ant,  cité  par  Ducansî  :  Ptt* 


636                 F  R  A  F  R  A 

rique  è  docHoribus  exisdmant,  7>oeem  Feancameht  :  Fnincliemeiit, 
esse  primigeniam  gallicam  velFrun-'  déguisement ,  sans  détour. 
cicam,  quœprœdium^  ac  remproprie"  FaAMC-AacHiBES ,  francs-arekim 
tario  jure possessam  dénotât;  et  que  (troupe  des)  :  Ce  fut  le  premier  cofpi 
&aUocaùo  on  a  pu  faire ,  par  le  chan-  réglé  d*infanterie  françoise,  mais  <{h 
gement  àxïc  endy  aUodatiOy  placer,  n*étoit  pas  soldé  par  le  RoL  Charles  tu 
constituer,  accorder,  soit  franche-  leur  accorda  plusieurs  exemptions, 
ment ,  soit  quittement ,  ou  soit  à  et  comme  ils  tiroient  de  Tare ,  ils 
condition  de  certaines  redevances,  furent nommésyrâncx-onrAiV/r; et oa 
ou  cens,  ou  rentes.  Celle  que  je  pro-  leur  donna  ensuite  le  somom  de 
pose  ne  sera  peut-^tre  pas  trouvée  la  francs-taupins ,  parce  que  la  plupart 
meilleure ,  mais  au  moins  définit-elle  étoient  villageois  et  peu  excirés  à  la 
hien  la  chose  ;  je  dérive  donc  €Ueu  guerre.  Ce  corps ,  composé  de  sdxe 
du  Grec  eleutherosy  libre,  maître  de  mille  hommes,  tomba  dans  Tavilis- 
soi.  Des  savans  qui  m'honorent  de  sèment,  et  fut  supprimé  par  Louis  n. 
leurs  conseils,  pensent  que  ce  mot  Y^kvck^TiL ^  franchar  :  Sorte  de 
est  composé  d*â  privatif,  et  de  iodum  mesure  pour  les  grains, 
ou  loilium,  qui  est  exempt  de  lods  FaANc- bâtir  :  Droit  de  prendre 
et  ventes ,  et  franc  de  tous  droits  ;  ou  du  bois  dans  une  forêt,  pour  b&txr  oa 
de  leudis  et  d*a  privatif,  dont  on  a  entretenir  les  b&timens. 
fait  aleudis ,  non  vassal.  Frah c-bourgade  :  Bien  de  rota- 
Or  Téon.  quîex  usages  ne  rUent  pas  qoaat  "«^^  P^^''  ^^T^^^  «n  ne  doit  que  qud- 
li  Sires  Toit  aucun  de  ses  songiex  tenir  hire-  ques  redevances  OU  rentes  au  sei- 

Cages,  desquiex  il  ne  rend   à  nuluî,   cens,  gneur,  et  qui  est  exempt  de  tOUteS 

rentes ,  ne  redebrauces  nulles  .  li  Sires  i  puet  charges  féodales  :  c'cst  CC  Qu'on  ap- 

jeter  les  majns  et  tenir  conme  sieues  propres  ;  ut         vu                 •  • 

car  nus  selonc  nostre  coustnmc  ne  puet  pas  P«''«  franche  bCfurgeoiSie. 

tenir  des  alues,  et  on  appelé  alues  ce  qne  FrANC-DEVOIR  :   Abonnement  oa 

on  tient  sans  fere  nule  rederance  à  nuUui;  abrègement  de  fief,  rachat  de  dom- 

etstliQuens  s'aperçoit  arant  que  nus  de  se.  redevance  annuelle, 

•ougier.  que  tel  tiùies  soit  tenus  en  sa  contée,  /^     ^                                  '■^  ««««««., 

il  les  puet  penrc  cône  siens ,  ne  n'en  est  Charge  OU  redevance  que  les  hommes 

tenus  à  rendre ,  ne  à  répondre  fi  nus  de  ses  de  condition  libre  dévoient  ponr  pt- 

sougicr  pour  che  que  il  est  Sires  de  son  droit  CSLS^  ,  panaffC  ,  usa^e  de  bois  ,  &C 

«t  de  tout  che  que  il  truere  en  aiues,  et  s«  ^^^  .'  ^„  .  T  ;k-^     ««--^      !_•       t^ 

un  de  se.  soug2x  i  aroit  jette  les  main. ,  si  ^  ^R  AU  CE  :  Libre ,  affranchie  ;  fraa- 

ne   li  doit   pas  demonrer ,    se  U  ne  pmere  Che ,  naïve ,   smcere. 

que  che  fu  de  son  fief ,  ou  de  che  qui  deroit  Franceis  :  François, né  en  France; 

éslre  tenu  de  li ,  que  il  a  trouvé  concelé  on  Francus 

cfbrancliié,  et  se  il  ne  le  puet  prouTcr,  U  <Uues 

doit  demourer  au  Conte  ,  ne  chil  qui  en  idues  0°  nom  de  b  Sainte  Trinité ,  L07.  pir  h 

le  tenoit ,  ne  se  puet  aidier  de  lonc  usage,  et  g«ce  de  Dieu,  Roy  des  Franceis, 

pour  che  loc-je  bien  à  chaux  qui  en  tele  ma-  Âne,  Coutume  ttOHéans, 

niere  tiennent  que  avant  que  U  Quens  i  mete  Fr  ANC-FIEF  :  Fief  tenu  noblemeot, 

les  mains,  il  en  viegnent  fere  houmage   an  ,     .  «   j*                                           .               ' 

Conte  ou  rendre  auome  redevance  ,  au  gré  cest-a-dire,  sans  aucune  redevance; 

dndit  Conte ,  et  en  tel  cas  se  il  le  fout  ins-  de  nos  jours  on  entendoit  par  là, 

sint,  il  ne  devront  pas  perdre,  ainchoisTen  une  taxe  OU  finance  qu*on  exîgeoit 

doit-on  bon  gré  savoir  quant  il  esclarcissent  j^,  roturiers  qui  avoicut    acheté  dcS 

les  choses  que  leurs  antecesseurs  tinrent  or-  /.  ^         ,  ,          2     w         » 

bernent.  uefs  noDles'y/eudum/rancum, 

Coutume  de  BeauvoUis,  chap.  24.  F&ANC-CAUTJER  :  Homme  de  plai- 


FR  A 

sir,  qui  aime  et  qui  mène  la  TÎe 
joyense. 

De  toiu  etUts  le  pins  entier 
Et  qui  me  rerient  à  menteiUet , 
C*est  U  TÎe  à^  franc-g€aiti$r , 
Qtti  Tît  entre  ses  pastooreDes  : 
An  chant  des  ojseaulz  soubs  les  fueillet , 
Ayans  pain  bis  et  gros  fromage  « 
GL'c  de  jambon  et  de  boteilles , 
Tels  gens  ont  bon  temps  et  font  rage. 

Dialogue  du  MomUun. 

Franche  y/raneise,  subst.  :  Fran- 
cliise ,  bonne  foi ,  sincérité. 

Ains  ne  Tenil  fors  ce  qu'elle  Teah, 
Virre  on  monrir  faire  me  pnet, 
€*est  tout  ;  or  en  face  à  sa  guise , 
Car  tout  snis  mis  en  êm  francise. 

Le  Dict  du  Lyon, 

FAA2rGHB*AUMOifE  :  Fpnds  qn*un 
seigneur  détacboit  ^ansVé^erve  de 
aet  domaines ,  et  qu'il  donnoit  pour 
bâtir  une  église ,  un  cimetière  ou 
d'autres  établissemens  pieux ,  dont  il 
ne  lui  restoit  que  le  droit  de  pa- 
tronage. 

Franche-dogub  :  Terme  d'injure 
d'un  Anglois  à  un  François ,  comme 
cbien  de  François. 

Pranche^gue  dist  un  Anglois , 
Tous  ne  faites  que  boire  Tin  ; 
Si  faisons  bien ,  dist  li  François , 
Biais  TOUS  buTez  le  lieneqnin , 
Bonx  estes  com  pel  de  nastin. 
Elui.  Deschamps ,  foi,  aa4 ,  col.  3. 

FAANCHiE  :  Valeur  de  la  monnoie 
appelée  franc,  ou  ao  sols. 

FaAircHE-piTE  :  Marcbé  exempt 
de  droits ,  et  qui  se  tient  le  jour  de 
la  fête  du  patron  d'un  lieu. 

FaAircHÎAz  ^  franchies  ^franchiez  , 
franchileche  :  Exemption ,  franchise , 
privilège,  immunité.  f^.Faiifc-ALEU. 

Feakchim  Air  :  François  qui  habite 
par-delà  la  Loire ,  et  qui  parle  natu- 
rellement bon  françois,  sans  accent 
désagréable. 

FaANCHia  ,/mi/icAi>  :  Affranchir, 
rendre  libre;  fiancer.  Franchir  une 
nr/ilr  ;  S*eu  délivrer  en  la  rachetant. 


F  R  A  637 

Feavcbis  :  Libéral,  généreux;  li- 
bre, affranchi ,  maitre  de  ses  actions. 

Franchise  :  Libéralité,  largesse, 
générosité. 

Franchise  si  est  vertu  brge  (grande  enrie) 
de  bien  faire ,  ceste  rertu ,  ce  dist  Senekes , 
tut  en  doner  et  en  guerdonner.  Premièrement 
ai  tu  doues,  garde-tei  de  faitement  doner,  kar 
maintes  gent  snnt  ke  si  Ten  Inr  demandie ,  il 
fîmt  laide  clûere,  et  toment^lors  testes  d*autro 
part,  et  fnnt  senblant  k*il  soient  de  antr* 
cbose  en  b^oigne. 
Mttraiitez,  Mss,  fonds  de  fEgiise  de  Paris. 

TKkncmvK^francisey/ranquiesnte  : 
Asile ,  lieu  privilégié  pour  les  cri- 
minels ,  où  la  justice  perdoit  ses 
droits  ;  sincérité ,  naïveté ,  bonne  foi , 
véracité  ;  exemption ,  franchise  ;  sei- 
gneurie ,  puissance  ;  en  basse  latinité 

franchimenium,  àefrangere;  en  anc. 
Prov.  frcmkëza  ,  fmnkëtat.    Tenir 

franquiesnies  :  Tenir  en  franchise. 

Quant  celé  feste  fu  finée , 
Li  Rois  départit  rassemblée 
Des  Rois ,  et  dea  Ducs ,  et  des  Contes , 
0  Dont  esioit  assez  grans  li  contes,  (nombre) 
Des  autes  gens  et  des  menues 
Qui  a  la  feste  sont  Tenues  ; 
Moult  lor  ont  doué  brgement 
Cerax ,  et  armes ,  et  argent, 
Dras  et  pailes  de  maintes  guises  ; 
Pour  ce  qu*il  ert  de  gnnt  francise. 
Et  por  Eres  qu*il  ama  tant , 
Htti  mais  porres  oir  avant. 

Roman  étErée  et  étEnide. 

Faamchissembiit  :  Extinction  on 
rachat  d'une  rente. 

FEANCHoiE,yra/icAM>  :  François , 
nom  d*homme;  et  François ,  habitant 
de  la  France. 

Li  Rois  manda  an  Duc ,  que  par  la  soe  amor. 
Face  tant  az  Pranchoiz,  ^pe  son  nies  ait 

Tonor , 
Et  qn*il  le  recongnoissent  à  er  et  à  Seignor. 
Boman  du  Rou,fol.  5g. 

Fbahc  homme  :  Homme  libre  de* 
meurant  dans  un  fief. 

Feancin  :  Sorte  de  vélin  ou  de 
parchemin. 

Frahciss  :  Franehise. 


638                  F  R  JL  ^kk 

FaiilrcisQVjfe  :  Arme  faite  éh  taçon  B&rbaresctue  ,  &c.   dont  se 

de  lon^,*ue  hache  ,  dont  se  servôient  les  Européens  dans  les  ÉchelTes  iSt 

les  anciiens  François.  Clovis  fendit,  Levant. 

avec  ^là.  francisque  y  la  tète  du  soloat  FrâmqîtiemÈ  ,  /ra/i^ioexiRe  ;  Pn> 

qui  a  voit  gardé  le  viasé  de  Soissohs.  yilége  ;  terre  exempte  de  tous  droits. 

Voyez  .Avçoif .  F&aitquise  :  Franchise  ,  titre  et 

FEASrcNEBOURG ':  Franckenberg ,  qualification  des  nobles. 

Ville  de  la  Haute-Hesse  ;  Francoberga.  Frans  ,  Fransis  :  François  ;  franc , 

Featiçoier  :  t^arler  f^ançois,  agir  libre,  affranchi,  maître  de  soi. 

à  la  fraiiçoise,  selon  D.  Carpentier.  FEAifTAUPàiNS  :  François  des  AI- 

T^kV'COnkirB,  ^  frangomatc  y  fran^  pes,  selon  Borel  et  Ménage  ,  on  laa- 

homate  :  Libre,  affranchi,  esclave  pes,  parce  qu'ils  fossoyoient  la  terre; 

qui  a  ob  tenu  sa  liberté.  d'autres  auteurs  disent  que  c*étotent 

$e  le  Sftîgnor  des  céaof  Tîlalhs  ou  rilaînei  ^      ^         \r    •         v     ««        t. 

les  làondé  querre  (tue  Ton  ne  leâ  doit  «retter,  I*  E  A^ÀIL  ,  frappOlJ  :  BoIlCheS  lEE- 

ne  garantir  pour  reschaison  de  la  paine  que  liles. 

lor»  ne  court;  et  pour  céaua  quî  saroûent  FeAPE  :  théine,  punition. 

pour  JTon.nmaees ,  ou  esclat  fraiiâîs ,  il  doi-  r?                  ^             ..     • 

îent  port^  lettres  celée,  don  Tîscdnte  .  où  f  ^^^ON  :  Coup  ,  tape, 

don  BaUli    de  la  contrée  en  quoi   il»  sont,  FeapoUEUE  :Quifrappefortement. 

cornent  ils  sont  frans  à  c«  que  Tou  ne  les  Feaeachaqe  ,  jprarerge ,   fraraS" 

puisse  arcff ter .  chage,  frarechoge,  frareche  ,  frarts- 

''"""%^^:J^%^"^'  cï^e , /rareuseté  Jrerage  :  Partage 

entre  frères  et  sœurs ,  héritage  com- 

Feattc-ôeine  :  Libt*e    et   noblt  mun  entre  frères  et  sœurs;  en  bas- 

d'origine.  la  t.  frcwagium ,  fratriagium  ,  formé 

Fe ANC  -  T AuriN s ,  fraucs-  taupins.  de  f rater  et  ^hœres. 

Voyez  Fhakc-aeghiees.  p.  ^vx^^^  .•  -.•           ...  #  ., 

^                                         11- f  •  l!<t  se  h  liom  costumiers  arott  loils  annc  oa 

FeaNC  TENEMËNT  :  Héritage  pOS-  fiUe,  et  il  en  enst  auUnt  à  Thostel,  et  U  d«iiaa- 

sédé   noblëinent  ,   sans  charge  rotu-  dassent  partie  es  eschéetes  à  cettx  qui  of  »^- 


nururi 


rière  ;  usufruit ,  bien  dont  on  n'a  que  ''^^f  °'  P?*  '^^^]^  •  «^^  5^  «"^  «ont  pas  « 

I      :«„:.,ft*,n»  ne  le  pueentTeer  par  droit  partie.  Mè»  il  «B. 

ta  jouissance.                            v,         , ,  Tiendroit  ans  autres  que  chaacun  aportast  ce 

Tous    ces   mots  franc  ,  franchir  y  qu*il  auroit  en  tafrtrcige,  fust  terre ,  fo*»eol 

franchise  ,  affranchir  y   affranchisse'  maisons  ,  fusseut  deniers ,  ou  antres  meubla; 

ment  y  viennent  defhaneere.  **  •*  '^.  r*'"*''*  *t"*  *"^;?°*  ,^«  «"  *««'»' 

T   '        "^st        ^  •  •  2.^-      •  -       «T»  -  amende  leur  partie  que  1  en  leur  eust  Um, 

*  E AKHEllfe»  ,  franh^menta  :  Frac-  pesons  ou  plants ,  vignes ,  toit  cU  amendewnt 

tion ,  Taction  de  rompre;  fragment ,  retorneroît  %xxfrerage. 

morceau  ;  fractio  ,  fragmtn ,  frag-  tes  Ecahliss.  de  S,  touis,  /«V.  i ,  chap.  lîo. 

ihemum.        é                  ^  .         ^  Feaeachagee  ,  frarager ,  fran^ 

Fe AicHER  :  Rompre ,  briser  ifran^  cher^frar^er^rarescher^rareschier, 

^S:                        o-      ,      .      ^  frerachieryfrerageryfreragierzV^ï' 

Feanhomate  :  Simple ,  ingénu. ,  tager  avec  ses  frères  et  sœurs  :  diviser 

Feane-almoigwe.  Fojr.  Feanche-  ^vfrerage,  et  partager  un  hcriui|« 

AUMozfE.  -en  égales  portions. 

Fearque  (langue)  :  Jargon  formé 

de  divers  patois ,  François ,  ItaUen ,  ,,  „  ."  ^^'^Ta  *^*  ****"  «onstjimier  ait  enfi», 

ï?                X   L                 1    y,"              -    ^"  »  et  il  1  en  ait  de  sages  et  de  bien  «aaincnsu. 

Espagnol,  Provençal,  Grec  moderne^  «t  i  a  «ust  on  fol  et  UTcmicn ,  «  juear  ai 


FR  A 

des  qal  t^en  futt  «lés  par  lè  j^ ,  iï  U  peret 
•e  morust,  etU  fox  l'oîtt  dir« ,  et  il  IrêTén&t 
frerag^y  fl  ntroit  totant  et  flkeiililet ,  et  ea 
la  terre ,  teomme  un  des  eatreA  frères ,  et  en 
aaroit  autant  par  droit ,  comme  cil  qui  lea 
aaroit  aidiéa  à  gaaigner ,  et  tôt  antrëai  nbe 
des  tnera ,  se  ele  •*en  eatoit  aléè  en  meacbin- 
■age  (  on  en  antre  len  ailletart  pour  soi  jonery 
ai  /rerageroit-fXLt  par  droit  aiec  lea  ântrei 
lîreres  corne  li  font. 

Ixs  Mtabhfs.  de  S.  Louis,  lw>  x,  chap,  i38y 
dejrerages  de /bus  enfans. 

Faa&achauz  yfraraschaux^frare^ 

éheurs  ,  fraresches  ,   fraresateurs  , 

frcurescheux^frareurs/frareux:  Gens 

qui  possèdent  des  biens  en  partage  et 

par  indivis  ;  cohéritiers. 

F&ARtE  :  Fraternité,  consangui- 
nité ,  société ,  confrérie ,  association 
pieuse  ;  fraterrùtas. 

Y^kiiiix^frarine:  DepeudcYaleur, 
petit ,  menu ,  effilé. 

Diex  qni  lonfriitea  c{ne  Longina  a 

Li  nouTeanx  fioU  ,\^  fituwt , 
Tona  feri  el  cora  de  la  lance , 
Qni  n*estoU  pas  bêle  ne  blanche , 
i^ne  li  sana  Teu  vint  jusc*aua  poina 
Qtte  II  tenoit  enaamble  Joins. 

fabl  Mss.  n*  j^tÈfJbL  104. 

k(  pour  ce  ne  trootast-on  galre 
Mnaitora  qni  oaaat  meffiilre, 
K è  Tltoleut  mie  de  rapine  i 
l^e  greroient  la  gent  frarint  *  , 
Tôt  laboroient  liëment 
Et  Soient  apurement. 

Èotkan  de  ÈohpaUi. 

*  lltnn  pcnplè ,  pânrrea  gêna. 

FmAEiN  :  Infortuné  ,  misérable. 
Temps frarin  :  Mauvais  temps,  triste 
sabon  ^  temps  variable. 

là  oiael  qni  ae  snnt  téo , 
^fwaX  com  n  ont  le  froit  éa. 
Et  le  tema  direra  txjrarin , 
^nt  en  may ,  por  le  tena  aerin  , 
01  liv.  ••••••• 

*  Roman  dé  iaitott,  'Vers  67. 

TtkSAin  :  Frêne,  sorte  d'arbre; 
de  frêne ,  qui  est  de  frêne  \fraxintus. 
Faasbs.  Voja  FaAiBaxs, 


F  R  A  éSg 

Faasmbl  :  Rejeton  ciefirènè;  jeune 
frêne. 

Fkiil^irz  ^frasquêé  y  f naquit  i  t>is- 
pute ,  querella ,  débat  \fracUo. 

Feâtsa  :  Jeune  efaimrgien;  bar- 
bier. V. 

Fkatui  :  Fraction ,  violence  1  ef- 
tection  ;  /ractio. 

FaiTtSTi:  Dur,  mdè  à  l'oreille. 

Featee  :  Frère ,  enfant  du  même 
père  ou  de  la  même  mère  \f rater. 

FeateIc ELLES  !  Hérétiqucs  âé  la 
fin  du  xiti^  siècle. 

Feâtein  :  Fraternel. 

Feateisee  :  Fraternisei' ,  ViTre  ten 
frèM ,  être  de  bon  accord  ;  de/rater, 
/ratris. 

Fèau  yfraus,/rawt  ,/htthes,Jroe, 

fros  y  froty  frou  yfrotù ,  frouA  yfrox  : 

Terre  inculte ,  en  friche ,  lande ,  lietl 

stérile,  déèert,  chemin  tn  mauvais 

étAt ,  route  tompue  ;  en  bas.  latin. 

froccus  y  friscum ,  de  frangere. 

FEAtiDovàEMEHT  :    FraddulëuSe- 
ment ,  avec  fourberie  ;  fmudàtenter. 
Èeatèî..  Fo/ez  FàAUtrs. 

Featee  :  Effleurer  ,  toucher  k 
peine. 

FBATEASTEi  :  Beau-frèrc  ;  àe/ra-* 
temus. 

Featsse  :  Frêtie,  sorte  d'aigre; 
fraxinus  ;  truie  qui  a  mis  bas. 

FEAzi  :  Uni,  poli,  découT^rt,  sé- 
paré ,  pelé.  Borel  l'expliqùepar  potelé 
dé  fraise ,  et  cite  Coquillart  ;  je  crois 
qu'il  ti'a  jamais  eu  cette  signification, 
même  au  passage  des  Droita  nou- 
Tëanlx  qu'il  fapporte  : 

Ung  aain  d*aaaex  bonne  haoltéiir, 
Ung  œil  de  fiere  regardure , 
Ung  aourcilz  de  tÎtc  paintnre. 
Une  gorge  blanche ,  tx/hué^, 
Ung  ria  getté  à  TaTenture, 
Ung  maintien  de  femme  maée. 

CoqmUarty  Droiu  noureaulm. 


64o 


FRE 


Qa'dlc  coa^BOÎMoit  le 
Et  qae  c^eitOft  nng  beaa  rOMaU, 
Fnoc ,  frab  yfraM  comme  oag  oigw» 
VEmqmette  de  CoqmBaru 


FRE 

FaiGOV  :  Petit  houx, 
fourgon ,  nslouile  de  f o«r. 
Feciit  :  Bride ,  lien  ^/remaam» 
Frju y  DUK  :  Faire  dn  Iwoît^'iLign', 


/ 


Et  ne  a«i*^  pM  kiea 
Qui  caydofe  estre  si  rosé, 
D'sToir  e*f  é  *i  refusé , 
Mot  qui  uûb  i^orgiat  migao» , 
FnMte ,  tnit^fraiê  coome  ■■ 

Cofuiilart,  MtmoL  dm  Puys, 

Feâzeure  :  Ce  qui  sert  à  broyer,  à 
mettre  en  miettes. 

Fa£  :  Frein ,  ligament  ;  frtman, 

FfifLàsJsEf/reasce  :  Sorte  d*imp6t , 
de  droit. 

Fe^âu  :  Cabas ,  panier. 

Feee^oue  ,  /rebor,  frébexour  : 
Fourbisseur  ;  àtfervere. 

Fezc  9  frect  :  Beau  ,  frais ,  neuf , 
bien  ajosté ,  agréable  'y/rigus;  pays, 
canton  \frecum. 

YK%c.jLVkCY,^rectngée  :  Droit  qu'on 
payoit  en  porc  frais  ou  jeune ,  et  sou- 
Tent  en  argent  ;  friscinga, 

FaiciiziE  :  Fléchir,  plier, céder; 
fiectere. 

Feedàin E  :  Moquerie ,  suirant  Bo- 
rel  qui  cite  le  blason  des  Faidces 
Amours  ;  fanfaronnade ,  action  de 
Tanter,  suivant  D.  Carpentier. 

Feede  :  Peine  pécuniaire  qu'on 
payoit  au  fisc  pour  avoir  donné  quel- 
que atteinte  à  la  paix  \fredum. 

Feedélus  :  Frileux  ,  qui  craint  le 
froid  ;  frigidulus. 

FaEDm  :  Battre ,  maltraiter. 

Feéem  bnt:  Furieusement;yîi/70/^. 

Fe^sue  :  Peur ,  frayeur ,  effroi. 
Barba zan  le  dérive  de  fragor,  bruit 
tumultueux  qui  excite  la  crainte ,  la 
terreur  ;  ou  ûefrangere. 

Sire ,  por  Dîen  priez  por  mî 
Fet  li  enftf ,  j'ay  itUfréeur 
Et  tele  dounce ,  et  teie  paenr , 
Que  me  fremient  tuit  li  membre. 

Gautier  de  Cointi,  Uy.  t ,  chap,  zS. 


le  pi«  et  b  eue,  et  Toa 

Ta  à iMire , ea U Buierv coB 

tJcat  Boift  ea  u  Bùa,  et  les  froie  Fn  à  r 

Miraeia  de  S.  Limis,  ck^  %. 

Fezivdee  :  Casser ,  fendre ,  rom- 
pre ,  briser ,  craquer ,  faire  le  bmit 
de  quelque  chose  qui    se    rompt; 
frangere. 

Feeihte  ,  frémissement  :  Bruit , 
**P«g«»  îrmc^s'yfremitiu. 

Feejschx  :  Terre  en  frkdie,  pâ- 
turage. 

Feeisqite  ,  /risque  :    Gai  ,  vif, 
éveillé  y  alerte. 

Feeitox  :  Petite  monnoie  d'argent 
q;ui  avoit  cours  au  xii^  siècle. 
Feeits  :  Yvoiàj/ngus,  /ngidus. 
Feejâu  :  Pierre  dure  et  froide. 
Feejoue  :  Fraîcheur ,  froideur. 
Feelampiee    :    Frère     lampier , 
homme  de  néant  ;  homme  chargé  dn 
soin  des  lampes  ou  lanternes  dune 
communauté,d'un  lieu  public;  et  char- 
latan, suivant  Borel.  Ce  mot  éloit  fort 
en  usage  à  la  fin  du  siècle  de  Louis  xrv, 
on  disoit  un  grant  frelampier ,  pour 
un  homme  dérangé ,  un  homme  de 
peu  de  conséquence  ,  qui  ne  dit  pas 
beaucoup,  homme  inutile  ;  c'est  l'avis 
de  M«  Brossette ,  dans  ses  notes  vêt 
la  X*  satire  de  Boileau. 

Feelâtee  :  Transvaser  ,  frelater, 
falsifier  ;  de/roits. 

Feele  :  Foible  ,  fragile  »  mince , 
menu ,  déWé'Jragilis;  à"oix/rele,  jeune 
fille  ,  jeune  demoiselle  ,  et  freler^ 
rendre  menu,  délié  ;  plier,  détendre. 
Feelin  :  Sorte  de  monnoie,  la  qua- 
trième partie  d'un  denier. 

FaELOQUE  :  Ornement  en  forme  de 


FRE 

]u)iipe  ;  d'où  freloquié  ,  ce  qui  a  cet 
ornement. 

FaELoiiB  :  Perdu,  gâté  ;  d*où  estre 
/relore,  être  traversé ,  contrarié ,  dé- 
rangé dans  nne  partie ,  dans  un  pro- 
jet. —  Pathelin   Toulant   se    IcTcr 


PRE 


641 


Sam  rîea  ftire  qui  à  pltitîr  •ortitit  » 
Et  des  olsemnlx  le  chant  mâodleiUL' 
8e  changeroU  en  erf  frénéskux. 

Complainte  sur  la  mort  de  la  Comtesse 
deCharohis, 

FaERETA  ,  /rennier  :  Ouvrier  qui 


^Z      \  '?'!f-.  *     "•""■  «•»  •°"'  '  "    Taux  ;  ép«onnier  ;  deAnum. 
femme  lui  dit  :  1?  *        r    • 

FaBiroisiBussHBirT  :  Avec  furie , 

en  fureur,  avec  frénésie. 

F&ioa  y/réour , /réours  :  Frayeur^ 

crainte,  peur,  effroi.  FojrezFKi^VK. 

Bt  11  dm.  Anglea  lAtn  ettoicn^ 
Pins  que  solans  n*est  en  esté  ; 
L*abéesse  a  grant  pièce  esté , 
Dt  la  clarté  en  gnnt/réour. 
Or  n*alex  mie  de  péonr» 
Fait  nostre  Dame ,  bêle  amie. 

Gautier  de  Coinsi,  liv.  i ,  ckap,  xx. 

Fbbppbrib  :  Friperie ,  habits  ou 
meubles  raccommodés. 

FâBQUBircB  :  Nombreuse  assem-* 

blée,  concours  de  modde,  multitude  , 

foule ,    abondance ,  fréquentation  , 

habitude  de  faire    quelque  chose  ^ 

frequeïïUia* 

Ke  faittt  TOt ,  ke  Toa  or  li  offres  asa^f 
cst-U  dons  Bois?  où  est  li  roials  sales  et  là 
sièges  roials?  où  sont  les  cours  et  li  roiala 
fréquence?  Est  dons  sale  estaole?  siège  U 
maingerre?  cors  \x  fréquence  de  Joseph  et  do 
Harie. 


Je  ne  sçay  s*il  reviendra  pobct; 
Ilenny  dea ,  ne  bouges  encore  ; 
If ostre  fait  serait  toutfrehre  ,  ■ 
S*il  TOUS  trooToit  leré. 

Farce  de  PutkeHn, 

Frelu  :  Vaurien ,  larron ,  Tolenr. 

Fbbluches  :  Bagatelles. 

Feeluqce  :  Bouquet,  flocon ,  petit 
paquet  de  cheveux  ;  à* oix  freluquet , 
homme  qui  n*a  pour  tout  mérite  que 
sa  parure. 

Car  aujonrd*huy  de  àeax.freluques 
De  chereulx,  d*ung  petit  monceau^ 
Ilvemble  qn^il  y  en  ait  jnsques 
An  collet ,  et  plaln  nng  boisseau. 

CbquiUart, 


Sermons  de  Si  Bernard,  foL  76 ,  parlant 
des  Mages. 


Feem  :  Ferme ,  solide  \firmus. 

Feem  :  Fermement  ;  firmiter. 

Feem  ,  freme  :  Infirme ,  malade  , 
languissant;  infirmus, 

Feemadb  :  Femme  mariée. 

Feem  AIL  ,  f remaille,  f remaillet  s 
Agrafe,  boucle,  fermoir,  cadenas. 
Voyez  Feemâl. 

FnRMAiLi.R  •  Pari    Mff«ure     défi.         Q^idfaeiùs.quod et  aurum  offert?  Ergo 
TEEMAILLE  .  l'an ,  gagCUrc  ,  oen.    ^^  estipse?  et  ubiauUregia,  uHtkroniu? 

Feemae  :  Frémir  \f réméré  ;  en  bas  uhicunœ  regalis  frequentia  ?  numquid  auU 

Bret.  frémi.  est  stabubun  ,  thronus  pnesepium  ?  curiœ 

Feemi  :  Fourmi ,  insecte  \  formica;  fr»T>M^  ^^P^  «'  Maria  f 

on  prononce  encore  ainsi  dans  la  Feeeage  ,/rerexcAe  ;  Partage  de 

Bourgogne.  succession  entre  frères  ou  co-héri- 

Feemure  :  Fermeture,  serrure.  tiers;  àef rater;  d'oùfreragier,  faire 

Feen AIE ,  frenajre  :  Lieu  planté  ce  partage. 

de  frênes  \fraxinea.  Frerastre  :  Beau-frère,  frère  d'un 

Y^ifii.iit.vx^freneUsieuXffrena'  autre  lit;  en  loLtig.  frairtute. 


sieux  :  Hors  des  bornes ,  que  rien  ne 
retient,  frénétique. 

Les  âémens  par  laps  de  temps  joyeulx , 
De  son  tre spa»  scroienl  trop  socieux 

I. 


Feerb-bouet  :  Frère  lai ,  frère 
conyers  ;  on  appeloit  aussi  de  ce  nom 
celui  qui  faisoit  Taloir  la  métairie 
d*un  monastère. 

•  s 


64fl  F  &  £ 

F&Emx  DK  BAST  OU  DE  EAf  :  Bâ- 
tard ,  frère  né  hors  de  mariage , 
adultérin. 

Feere  en  lât  ou  Feeee  en  lot  : 
Beau-frère. 

Feeee  meNoe  :  Frère  mineur  « 
cordelier  \f rater  minor;  en  Langued. 
J'raire  mënous, 

Freees  âle  sacs  :  Religieux  dont 
l'iiabit  ressembloit  à  un  sac. 

Feeees  des  asnes  :  On  nommoit 
ainsi  les  Mathurins ,  parce  qu*its 
Yoyageoient  ordinairement  montés 
sur  des  ânes. 

Feeees  pyes  :  Religieux  ^étus  de 
noir  et  blanc  comme  les  pies. 

Feeeeux  (cousin)  :  Cousin  issu  de 
germain. 

Feëeieco  :  De  fer,  qui  est  de  fer; 
ferreus. 

Feeeot  ^f rerotin  :  Petit  ou  jeune 

frère. 

Fn^ÊSkvcuY^/raissengue^/resange, 

/resenge  ,/resse/ige  :  Jeune  porc ,  et 
droit  de  porc  dû  eu  certains  lieux  par 
les  fermiers  de  la  glandée ,  aux  maî- 
tres des  eaux  et  forêts  ;  en  bas.  lat. 

/rescenga,  /rîscinga  ,  friscengqglum* 

Item  compete ,  et  appartient  aodit  Seiçuear 
en  laditf  baroonie  un  autre  droit  appelle  le  droit 
de  \%/ressenge ,  à  cause  dnqnel  il  a  droH  de 
prendre  et  percevoir  par  chacun  an  à  chacune 
fekte  de  "Noël  aur  tous  et  chacons  les  manani»  et 
habitans  demeurans  au  terrouer  du  Boiscontati» 
•Tant  pourceanx  et  truves  jusques  ao  nombre 
de  trois  (les  pourceaux  de  lait  exccptéa)  dei». 
sols  tournois  ;  et  ceux  qui  cachent  ienra  pour^ 
ceaux  pour  frauder  ledit  droit  «  doivent  audit 
Seigneur  .soixante  suis  tournoi»  d'amende. 

Charte  de  i553,  citée  par  Ragueau. 

Fresaxgeau  :  Jeune  ]»orc. 

Feesâuoe  ':  Sorcière ,  enchante^ 
resse,  magicienne. 

Feesas  :  Fèves  dépouillées  de  leurs 
cosses;  en  bas.  \%\.,/reza, 

Feesays  :  Oiseau  ;  ainsi  dit  du 
Latin  prœsaga,  parce  qu*il  étoit  de 


FR£ 

mauTais  augnie ,  on  parée  qu'il  a 
une  frèbe  au  cou.  Voyez  Ménage. 

Feescehgaoe  ^fresengage  :  Droit 
qu*on  payoit  en  p<»rc  frais ,  et  sou- 
vent en  argent. 

Febsche  :  Rente  dâe  av  seigneur 
d*un  fief  par  des  co-héiitiers  soli- 
daires ;  friche  ,  terre  incnlte. 

FEESCHEMEaT:Arinstant,d*abord. 

Feescbette  :  Fraicheur  de  teint , 
coloris;  àe/rigidms* 

Comiae  la  rose  ca  sa?  fres^e  et  Temeille, 
En  un  jour  sa  grand*  fresckette  pas^ , 
Cette  beauté  qa*OA  dit  lai  WHapareillf , 
Pour  nne  fièvre  qui  voaa  poÎDCt  et  travcillei 
Las  pensés  biea  qoVUe  est  cantcMt  changée. 

Triomphe  des  tkjwêet, 

FfijEscouE  :  FraUdieur. 

Feesh  :  Friche ,  terre  inculte. 

FE£SiAL,au  ^urieljresiaiijr.  Borel 
dit  qu*il  croit  que  ce  mot  signifie 
fraîche ,  et  cite  ce  vers  de  Gauviin  : 

Les  Damoiselles  êont  JresioMtx. 

Indépendamment  que  Borel  a  mal 
lu,  cette  citation  est  trop  courte  poor 
autoriser  la  signification  de  ce  mot; 
il  doit  être  ainsi  écrit  : 


Les  OamoiseUef  s*o«t  (ai  ont), 

ce  qui  veut  dire,  attaches,  rubans, 
bandes,  et  vient  de /ressus ,  brise, 
parce  que  les  bandes  sont  des  mor- 
ceaux coupés. 

Et  Pavoit  miaa 

En  Tescn  par  grant  alliance . 
Un  blanc  penoncel  à  sa  lance , 
Attache  Medame  Amisté , 
A  quatre  Jresiaus  de  pitié , 
Que  blanchi  ot  confesaion 
£»  larmes  de  coupunction. 

Tournoiemene  ifAnieehnst, 

Fa  ESI  NE  :  Affranchie. 

Feespeeie.  Fofez  Feeppxbie. 

Feesque  :  Soudain,  subit.  Cas  de 
fresque  :  Querelle  survenue  sur-le- 
champ  et  sans  dessein  prémédité. 


FRE 

,    FassQuzT  :  Froid ,  frai». 

Fasssiau  :  Joli  y  agréable ,  mignon. 

FaEssouoiR  :  Poêle  à  frire. 

Fa  ESTE  :  Ouverture ,  brèche ,  pa»- 
sage. 

FaF.sTEL ,  /resteéuilx,  fresùaulx , 
frestiaujc  ,  fretel ,  freûaux  :  Flûte  à 
sept  tuyaux  collés  ensemble  et  Cou- 
pés en  forme  d*orgue,  le  premier 
plus  long  et  plus  gros  que  le  second , 
et  ainsi  de  suite  en  diminuant  jus- 
qu  au  dernier  ;  la  syrinx.  des  Latins. 

Là  8*a6s!st  Pan  le  Dnx  des  béates , 
Et  tint  mxfnuel  dé  roaiaux , 
Si  chalemeloit  li  dan&iaox. 
Philippe  de  Vittj ,  Méuun,  tT Ovide,  Mss* 

FaKSTELé  ,  fretelé  :  Sali  y  crotté  9 
taché,  marqué. 

Feestelee  ,  refresteler  :  Jouer  du 
frestel ,  de  la  flûte. 

FaESTEE,yi!*^/r^  ;  Faite, comble  de 
maison;  de/astigium, 

Feet  :  Rompu  ,  ca&$é  i/iractus, 

Fret^il  :  Soliveau. 

FaKTE  :  Espèce  de  flèche. 
.    Faetel.  Foj-ez  Feestel.  . 

Feeteler  :  Salir,  crotter;  rompre» 
briser,  déchirer. 

Mais  begnins  à  grana  cliapperons , 
Aux  chîerei  basses  et  alizés^ 
Qoi  ont  ces  larges  robes  grises 
Tonttê /retefées  de  crote». 

Roman  de  la  Rose,  vers  ia663. 

TmtTT.Lie.r  y /retillet  :  Petit  bassin 
fait  en  losange. 

Feetee  :  Croiser,  entrelacer.  Fré- 
ter un  navire ,  le  poisser,  l'apprêter. 

FRETïcfiEs.  Fofez  Feau. 

Feetil  :  Friche,  terre  inculte. 

Feetillans  dedIjITs  :  Plaisfrs  vifs. 

Un  cœur  haut  et  chrestien  jamais  ne  s'aban- 
donne 
jLvxfretillans  déduits  que  le  inonde  Ini  donne. 
Tr€igéd,  de  la  Guiiiade ,  parP,  Matthieu, 

Feetiit  :  Les  bleds  et  grains  qui 
sont  sur  le  bord  des  champs  'yfretum; 
d«  là  eé  nom  est  passé  au  menu  pois- 


F  R  I  643 

aon  qui  se  tient  sur  le  bord  des 
rivières  ;  Rarbazan  le  dérive  de/ran- 
gere ,  /raclas.  De  ce  mot  sont  venus 
frétillant  et  f replier,  faire  des  petits 
mouvemens  et  fréquens. 

¥ketiv  y /reton  :  Petite  monnoie 
d'argent ,  feuille  d'argent. 

Feette  :  Ouverture,  brèche ,  ]>as- 
sage. 

Freulb  :  Mince  ,  frêle  ,  grêle  ; 
friabiUs. 

Frevol  :  Foible,  infirme. 

FasvoLJBSA  :  Foiblesse ,  infirmité. 

Fréveibe  :  Mois  de  février  ;  yê« 
hruarius* 

Feezaitce.  Voyez  Feesaugbe. 

Feiavuee  :  Etre  friand  ,  délicat, 
manger  des  choses  délicates. 

FaicANnEEiE  :  Friandise. 

Frichette.  Voyez  Fretil. 

Feicqcemewt  ,  frisquement  :  A. 
l'instant,  d'abord,  lestement. 

Frie  :  Terre  inculte ,  friche. 

Feiektx  :  Rruit ,  tumulte ,  sédi- 
tion ;  fremitus. 

Feier  :  Frire,  cuire  dans  une  poêle. 

Et  pren  à  toi  nn  pael  de  fer  por/ner,  et  tu 
la  mettras  en  un  mnr  de  fer  entre  toi  et  la 
citée.     Bible ,  Ezéchiel,  chop.  4,  *ven.  3. 

Et  tu  sume  tibi  sartaginem  ferream ,  et 
pones  eiÙn  in  murum  firreurn  inter  le  et 
inter  eivitatem: 

Faixas  :  Frères,  moines ;/>'a/reT. 

Fries,/)76z  :  Confins,  alentours. 
Terre fries  :  Terre  en  frifche ,  inculte. 

FaïauL  :  Poêle  à  frire. 

Frieuleus  :  Fpileux ,  qui  souflfra 
du  froid.;  à^fiigidulm. 

Frioalxe  :.  Se  frotter,  gratter; 
fricare. 

Qui  pour  galer  exfrigaler. 

Tient  galeux,  n*est-il  pas  bien  fol? 

Blason  des  Fausus  Amùurs. 

Frzgaster  yfrigedierffngtfieryfri' 
gésier  :  Refroidir,  devenir  froid  ;/n- 
gesc€r€ifrigefacere,fiigses  inducere. 


644  F  R  I 

FmiGcn%,/ringoter:  Oianter  com- 
me an  pinson;  de/n'gilla  ,/rùigiUa  ; 
•ontrefkire  le  geai ,  la  pie  ^/ligulare. 

Tay  oaî  cfaaMcr 

MoÊêmAetf 

QmJriMgotoit, 

Qui  s^eoToUoity 

Qak  tnrlmoit , 

Ar«c  ener  gai , 

La  haut  ua  été  etpîaM. 

jinden  JfoëL 

FaiLLEE  :  Avoir  froid ,  trembler 
de  froid  ;  y«]gvre. 

FaiLLousETi  y/rilUuiHé:  Sensibi- 
lité au  froid  ;  frigorosUas  ;  d*oà  /h7- 
iouiementyfriUeusementy  froidement. 

FaiHBE  :  Geler ,  faire  froid  ;  d'où 
frimas. 

As  td  teBpt  que  je  toU  frimer 
Let  ari»ret  et  blanchoier. 

Gosse  Brûles. 

FaivcnEa  :  Sauter,  danser,  s'agi- 
ter en  dansant ,  prendre  des  libertés, 
un  ton  qui  ne  convient  pas,  avoir 
des  manières  évaporées  ;  fricare. 

Bfon  amy ,  tu  te  rompt  la  teate , 
Et  noiu  debattoiM  follement  ; 
Car  ne  dettre  qa*ettre  en  feste 
Et  de  TÎTre  joyenaement  : 
Aroir  noarel  abillement , 
Saillir,  %KQXtx y  fringuer ,  danctr. 
Et  paaaer  le  temps  plaiiamment. 

Dialogue  du  Mondain. 

FaiPE-LiPPE  :  Goinfre,  glouton, 
dépensier. 

Fkivkk  , /ripper  :  Dépenser,  ava- 
ler, manger  gloutonnement  ;  chiffon- 
ner, salir,  souiller. 

Tf e  fenit  Jnuo  que  detionbx  l'arc  céleste 
Avec  son  Duc  tendoit  à  la  pipée  : 
On  laj  eost  faict  ung  toar  si  très-moleste 
Que  de  touts  poincta  elle  eust  ité/ripée, 
Rabelais,  liv.  i ,  chap.  9. 

FaiPEua  ,  fripéour.  :  Homme  qui 
fripe  et  gale  tout ,  brouillon  ^  fri- 
volarius. 

FaïQUE  Criquet,  f risque  ff risquât  : 


FRO 

Menu ,  léger,  alerte,  dâîcftt ,  nûgaoBt 
joli,  agràble,  beau,  galant ,  «Ado- 
feux,  leste,  élégant,  faica  «juté; 
frais,  neuf. 


Peimie  toot  confit  ca  ÔMages  , 

ParUits oarrîcrs,  graaa  laîtriae  l4^— , 

Toa)oars  pensans ,  TcSana, 

A  bastir  qadqaes  haalx  ovTrages. 

CofmiBan,  DroêU 


FaïQVEVSLLB  :  Coi|aette,  jeune 
femme  galante. 

FaïaE  :  Trembler,  firémir,  frisson- 
ner de  peur  ;  fngere. 

FaiscinGATiQUE  :  Droit  qu*en  Bre- 
tagne on  levoit  sur  les  porcs  ;  en  bas. 
lat.  /nscengagium» 

FaisouM  :  Boucle  de  cbereux  frisés. 

FaiSQUE  :  Joli,  mignon,  vif,  éveillé, 
alerte ,  poli ,  galant ,  qui  a  bonne 
grâce  ;  d*où  /nsquemeni,  agréable* 
ment ,  galamment ,  avec  grâce. 

FaiSTOFr  :  Frechtroff ,  anciesue 
abbaye  de  religieux  située  dans  la 
Lorraine-  Allemande ,  près  Bonzon- 
ville. 

Fristorpb  ,/wto  .-  Petit  fief  et  sei- 
gneurie sur  le  terreinde  laquelle  on  a 
bâti  le  château  de  Frescati ,  qui  ap- 
partenoit  aux  évéques  de  Metz, et 
qui  est  situé  proche  de  cette  ville. 

FaiT  :  Penchement  d'une  muraille 
en  dedans,  selon  Borel. 

Faite  LET  ^frttelet  :  Écusson ,  or- 
nement fretté  ;  bassin  fait  en  losange. 

Frivole  :  Plaisanterie,  raillerie^ 
frivola, 

Frivoleux  :  Qui  est  de  peu  de  con- 
séquence ,  frivole ,  inutile. 

Frivoht  (estrc)  :  Faire  froid. 

Frixoir  :  Poêle  à  frire. 

Frixure  :  Friture. 

Fro  ,  froc ,  froé  :  Terre  inculte , 
chemin  public  près  d'une  ville. 

FaoaxaoE  :  Siibre,  épée^  ksplvs 


PRO 

«stimées  te  fiûsoient  i  Cologne; 
froberga. 

Fhoc^ /rot  :  Lieu  rompu,  mauvais 
chemin;  de/ractus. 

F&ocoLXT.  Voyez  FasTELST. 

Frosr  :  Briser,  mettre  en  pièces. 

FaoïDxua, /ro/^ur  :  Froidure, 
froid  ;  frigus  ,  frigorU, 

FaoïDuasux  :  Frileux,  craignant 
le  froid  ;  froid  glacial. 

4 

L*aii  Tingt  et  «cpt  febrrler  U/rvidumue, 
Eiut  la  saison  plas  claire  et  disposée 
Que  marz  ii*apTrJl.  Marot. 

FaoïER ,  froer,  froyer  :  Frotter , 
gratter  ;  /ricare  ;  rompre  ,  broyer , 
pulvériser,  briser,  hacher  ; /rangera. 

Faoïs  :  Frais ,  humide  ;  coloré ,  de 
bonne  santé ,  robuste  ;  /rigidus. 

Faoïs  :  Rompu,  émié,  pulvérisé, 
brisé ,  haché  ;  /ractus;  d*où  ai/rois  , 
orfrès,  broderies  des  paremens  d'au- 
tel ,  de  croix  et  chapes  ;  aurum/mc- 
tunty  et  non  aurum  phrygium,  comme 
le  disent  Ménage  et  Borel  ;  ce  dernier 
cite  ces  deux  passages  du  Roman  de 
Perceval  : 

D'orfirès  samit  estoît  Testaë , 
Qui  tu  à  lymceauj^  tlessuëé 

J*observe  que  dans  Texemplaire  (de 
ce  Roman)  dont  je  me  suis  servi ,  le 
second  vers  est  ainsi  : 

Qui  fu  à  lionceaux  tissue. 

La  deuxième  citation  est  ainsi  : 
Une  croix  dorfroii  y  aTOÎt. 

Frôler  :  Toucher  légèrement. 

From  AGii  ^/romagieZf  /romaigiez, 
/roumigiez  :  Lait  caillé  dans  lequel 
on  émie  du  pain..  Voyez  Formaice. 

Fromentace  :  Droit  sur  les  terres 
a  froment;  àe/rumentum. 

Fromentée  :  Farine  de  froment 
pour  la  bouillie  ;  ragoût  fait  avec  de 
la  farine. 


FRO  ^45 

:   'FtiOUUAitz^/roument,/h)tuimans, 
/rumens  :  Bled ,  froment  ;/rumentum. 

De  U  forett  te  départi. 
Mont  a  bonne  terre  trouée , 
HtJrommanZy  d^aToînechargiée» 
Si  comme  en  une  abaie 
On  de  Cligni  on  de  Citiax. 

Roman  de  Perceval, /oL  aig. 

Frovc  :  Le  front,  le  haut  du  vi« 
sage  ;  /rons. 

Fronce  ^/ronche,/roncis,/ronse^ 

/ronsure  :  Ride,  pli  ;  de/rons,  suivant 

Borel,  parce  qu*on  le  ride  volontiers  ; 

de  là  le  yerhe/roncerj/ronser,  rider, 

plisser. 

Et  (la  chemise)  n*ettoit  polnety^vu^^  car 
la  fronsure  des  chemises  n*lin  esté  lUTcntée 
ainon  depuis  que  les  lingières  ,  lors  que  U 
poincte  de  leur  agueiUe  estoU  rompue  »  ont 
commencé  beaongner  du  cul. 

BahelcM,  U9,  i ,  éhap.  8. 

Frovche  y/roncle  ^/rongjle  :  Clou  , 
abcès,  tumeur  aboutissant  en  pointe; 
/urunculus;  ce  mot  est  encore  usité 
eu  Bourgogne. 

Fron  CHERiRonfler,  dormir,  rêver. 

Fronchighe  ;  Instrument  servant 
à  la  pèche. 

Froht  (faire)  1  S'opposer. 

Frohtal  y/ronieau ,  /rontei  ,/ron» 
tier  :  Bandeau ,  ornement  pour  cou- 
vrir le  front  ;  de  /rons. 

Frontalier  :  Qui  habite  les  fron- 
tières, les  limites  d'un  royaume,  d*un 
territoire  ;  d^on/rondèrey  ce  qui  nous 
est  opposé,  ce  qui  nous  résiste  en 
face;  en  bas.  lat.^^momi^  formé  de 
/rons  et  de  terra, 

Arbaleitriers  r^a  k%  frontières  , 
Derrière  eus ,  et  es  deua  costierea  , 
Pour  traire  c*on  ne  leur  mefface , 
Gdies  les  siTent  par  trace , 
Où  maint  bon  seijant  se  retarde  , 
Celea  aont  en  l*arriere-garde. 

Guillaume  Guiart. 

Frovtxlst  :  Bandeau  de  reli* 
gieuse. 

3 


Faovtisbb  :  Façade,  frontis|$îce 
d*un  édifice  ;  ornement  du  front. 
FuowTOYER  :  Côtoyer. 
FRONTUEusEUEiiT    :   Hardiment , 
avec  effronterie;  âe/rons, 

Froxx  :  Troupeau. 

¥ROQVT.VK^Jroquier  :  Homme  qui 
répare  les  chemins  rompus ,  voyer  ; 
en  bas.  \tkX,frocanus. 

Fa  os ,  fios  y  frocs ,  frasques  ,  frot , 
frots,froit,frouSyfrou.TyfrouZj  froxy 
froz  :  Vide ,  vacant ,  qui  n*est  point 
rempli  ;  ftoscus ,  frostus  ;  terre  in- 
culte, pâturage ,  lieux ,  chemins  rom- 
pus ;  àafrangere.  Voyez  Frau. 

FKo&st^^frosseiryfrossier  :  Creu- 
ser ,  faire  un  fossé  ;  fossare  ;  bâtir 
sur  un  terrein  public  et  inculte. 

Frostkrie  :  Redevance  pour  avoir 
la  permission  de  couper  du  bois  dans 
une  forêt  -,  d'où  frostier,  celui  qui 
doit  celte  redevance. 

Frou.  Vo/ez  Fros. 

Froiichine  :  Servante  de  cuisine, 
domestique. 

Frouer  :  Rompre,  briser,  émier; 
frangere, 

Frou  M  AGE  :  Fromage. 

Froumigerie  :  Espèce  de  bouillie. 

Frouncir  ,  frounzir  :  Froncer, 
sourciller,  rider  le  front. 

Frountau  :  Bourrelet  d'enfant  ; 
de  frons. 

Frouste  y  froustis  y  froux  :  Terre 
inculte ,  pâturage. 

Froustés  :  Inculte ,  en  friche  ; 
frustratus. 

Froustoirement  ;  En  vain,  vai- 
nement ,  inutilement  ;  frustra, 

Froyre  :  Meubles,  ustensiles. 

Frucuerie  :  Fruiterie ,  endroit  où 
l'on  serre  les  fruits  ,  marché  aux 
fruits  ;  fructuarius. 

Frdcticoseux  :  Qui  jette  ,  qui 
•pousse  plusieurs,  rejetons  '^ructuosus, 

F&uiEE£:Chaume,fourrage,paiUe* 


FRir 

FRnissER:Froisser,rompre,  briser^ 
Fruit  ,  fruiz  :  Usufruit ,  posses- 
sion, jouissance  à  vie. 

FauiTAGE  :  Fruit  ;/rtfcfitf;  en  bas 
BreUf rouez. 

Car  le  prunier  qui  porte  honfruiloffe 
Yaot  mieux  que  cil  qui  ne  porte  qne  fleurs. 

MaroL 

Fruiterie  :  Office  chez  le  Roi  qui 
fournissoit  le  fruit  et  la  chandelle; 
fructuaria. 

Fruitier  :  Usufruitier,  jouissant, 
possesseur,  qui  a  le  revenu. 

L'en  dit  que  terTJse  de  Tome  en  fruix  tû, 
lessiez  ,  doit  sivre  ites  los  de  hi  tenéure  par 
où  cil  Festabli ,  Ipie  î  ostroier  et  Tusage  et  le 
fruit,  quar  l'en  ne  doit  pas  Toier  an  fruitier 
par  grâce  de  prandre  Itêfhti*  ,  ce  n'est  paa 
•errise  ,  quar  berrise  ue  pcust-étre  déa  aa 
fruitier  solement ,  me  s*!l  est  déu  à  La  tentore, 
ïi  fruitiers  en  usera. 

3fss.  de  la  Bibl.  Imp.  ,  m®  8407. 

Fruition  :  Jouissance  ,  posses- 
sion; defructus. 

Tontes  avoient  sous  vesture  aecrette 

Un  tein  Temieil,  une  mine  safrette  ,  (msé<^ 

Sans  point  avoir  d\mourfrnttion, 

Marot. 

Frusie  :  Humeur  disgracieuse , 
mauvaise  mine  ,  hiide  contenance , 
grimace  \f rumen.  Frumcfaire  :  Faire 
mauvaise  mine. 

De  biaus  mos  conter  et  retrelre 

Ne  se  doit-on  mie  retreire , 

Aiuz  doit-on  volentiers  entendre 

Biaus  mos ,  quar  on  i  pnet  apprendre 

Sens  et  cortoisie  en  Toir  ; 

Dont  bien  se  doivent  esjoïr 

Li  bons  «  quar  c'est  drois  et  cooatiiiiie  » 

Mais  li  mauves  en  font  \aifnune 

Esranment  que  il  dire  Toeut. 

*  Le  Lar  tTArîstote. 

Frumeht  :  Rled  ,   grain ,  fruit  ; 
frumentum. 

De  ce  est  ke  Jeroboal  TÎt  Tangle  quant  il 
batoit  \ofrument. 


FUE 

Frumentjuae  :  Marchand  de  bled; 
frumentarius, 

Frusquif  ,  frisquin  :  Bien ,  for- 
tune ,  patrimoine,  ce  qu'on  possède; 
de/rtistum.  On  àîl  mon  saint frusquiriy 
pour  dire ,  tout  mon  bien ,  tout  mon 
avoir. 

Fruste  :  Ce  qoi  reste  de  quelque 
chose  ;  frustum, 

Frusti^  :  Effacé ,  rajé ,  raturé  ; 
frustratus, 

FauTÂGE  :  Fruit,  revenu,  produit. 

FauTTUÂiRE  :  Usufruitier. 

Fu ,  fuc  y  fue  ,  fuec ,  fuoc  ,  fus , 
fuu  y  fuus  yfuz  :  Feu ,  flamme ,  cha- 
leur, ardeur,  incendie,  embrasement; 
focus  ;  dans  le  Quercy/èc;  en  bas 
Bret.  fu. 

FucE ^fucyfuie  :  Fuite,  évasion, 
soustraction  ;  fuga, 

Fuoos  :  Le  feu  de  la  Saint- Jean. 

FusDALH  :  Émouchoir ,  chasse*" 
mouche. 

¥\ii.t,^foées  :  Feu;  il  s'est  dit  prin- 
cipalement d*un  grand  feu  ou  d'un 
feu  clair  à  la  cheminée. 

FuELLE  :  Jeune  fille  ;/iÀa;  feuille 
d'arbre  ;  /oUunt. 

FusLLES  :  Épines  ,  broussailles  , 
menus  bois  ;  espèce  de  pioche. 

FuER  y/uere  yfuerre  :  Prix ,  taux , 
valeur,  estimation,  proportion;  de 
forum.  Voyez  pour  ces  mots,  Feur  , 
FoÂRR ,  For. 

Au  si  com  li  un  le  bien  loent , 
Kt  Tont  la  bone  geot  loant. 
Le  despisent  U  mesdisant , 
Quant  U  pis  ne  lor  puéent  fere , 
Quar  envie  est  de  lor  afere  , 
Qu^ele  maint  tout  adès  cl  ca«r 
A  cens  qui  sont  mît  en  %f\fiÊtr\ 

Le  Lajr  dÀriitoU, 
Aliance  qni  est  fête  contre  le  quemun 
potirfit ,  li  est  :  quant  aucune  manière  de  gent, 
fiancent ,  ou  créantent ,  on  courenaneent ,  que 
il  n*ouTreront  mais  (tranûttcroatpas)  à  fi 
htihfuer  coume  devant,  ains  croissent  Xt/uer 
dé  Icnr  autorité ,  et  s*acordent  que  il  i^ouvre- 
ront  por  meina.  Coût,  de  MtamfoUiSp  cA.'3o. 


FUE  64} 

Fv%fL^fuere,fuers  :  Hors,  dehors  ; 
foras  y  forts  y  chose  de  rien ,  qui  mé^ 

rite  d'être  mise  de  côté.  J  nulfuer, 

en  aucune  manière ,  nullement  ;  mis 
fuers  ou  defuers,  mis  hors  d'un  lieu, 

chassé,  expulsé;  à  mafuer,  à  ma 

manière. 

Quant  rOiator  (rautour)  a  prisé  sa  proie 
Tantost  à  son  Seignor  Testoie , 
Et  ses  Sire  le  cuer  t*en  donne  ; 
Geste  senefiance  est  bonne , 
Por  ce  li  done  t'il  le  cuer 
Et  giete  les  entrailles  ^«r, 
Qa*il  le  preigne  autrefois  plnstost  » 
Et  qu'il  rerjegne  an  Seignor  tost  « 
.    Les  entrailles yiitfr  en  rue 

Qu*il  ne  reut  que  Tautre  char  pue  : 
Ceste  raison  est  bien  aperte. 

Le  Folucratre, 

FoEE  :  Chasser ,  expulser ,  fuir , 
s'enfuir  ;  fugare, 

FuEE  :  Cacher,  fouiller,  fouir ^ 
fodere. 

FcER  ^fuere,  fuerre  :  Étui ,  four- 
reau d'épée  ,  de  couteau ,  enveloppe 
de  telle  chose  que  ce  soïi\  forulus , 
furellus. 

La  nein  destre  aiat  à  Tepée, 

Si  la  fors  àxx  fuerre  gitée , 

Àcesme  soy  por  ax  férir. 

Or  sAnt  anques  près  de  morîr.  « 

ttom,  de  Floire  et  Blancheflor, 
foL  204,  /?**,  col.  i. 

FuEE  :  Fois  ,  diction  numérale , 
manière ,  occasion. 

Tousjours  à  paradis  descrire  , 
Et  chascune  langue  puist  dire  , 
L*entention  de  chakcun  cuer  , 
Ne  pourroit  il  jà  à  nxAfuer 
Conter  en  parole  nVn  rime , 
De  la  grant  joie  Ir  milisme 
Que  H  plus  pourfs  i  aura  ; 
Honuis  soit  qui  U  ne  sera , 
Car  cil  qui  est  en  paradis , 
Ne  Todroit  pas  estre  à  toi  dis 
De  tout  le  monde  Rois  poissans. 

L'Image  du  Monde, 

Fusa  ^fuerre  :  Paille  ,  fourrage, 
foin.  Fojrez  DxsçAxiiiiES. 

4 


FuEa&«  :  En  troupe ,  tous  à-la- 
fois  y  ensemble. 

Pierre  de  Doaay  et  Renîers  de  Trît  et  Aa- 
•iaiu  de  Chaca ,  et  plosieors  antres  Cheratlers, 
0*enTindrent  derastPhinepople  tokfiierre^^ovr 
les  fourrierf  garder,  dont  gardent  dcTant 
iaas ,  fi  ont  les  Blas  Coisis  qui  toat  i  erent  ea* 
talenté  de  lor  faire  anui  et  pesance. 

Filk'Hardouin. 

FuBRS  :  Excepté ,  hormis ,  à  la 
réserve. 

Mais  nais  o jls  ne  vit ,  fuers  ti ,  Sires ,  co- 
dent tu  t*ajansis  à  romain  cors  dedens  i*es- 
troît  rentre  de  la  Yirgine. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol.  3i. 

Sed  tamen  oculiu,  Deus,  non  vûfiirabsque 
te ,  quomodo  te  intra  vir^mei  ventru  angus» 
uns  numano  corpori  conjunxistL 

FuET  :  Il  cache ,  il  fouille  ;  fodit; 
du  verbe /i/cr. 

¥ïjzr y/uete  :  Menu ,  (oihlt 'y/uiilis. 

FuETE  :  Autant  de  terre  qu'un 
liomme  en  peut  labourer  ou  fouir 
dans  un  jour. 

FuixÉ ,  féauté  :  Serment  de  fidé- 
lité d'un  vassal  envers  son  seigneur. 

FuEua  (à)  :  Au  fur  et  mesure. 

FuGiERE  ^/uchere,./uchiere  :  Fou- 
gère ,  herbe  qui  vient  dans  Jes  bois , 
plante  dont  on  fait  le  verre. 

Yoirre  ne  fo  mie /ugere. 
If  i  fugere  ne  fu  pas  roirre. 

Roman  de  la  Rote, 

Dans  d'autres  manuscrits  on  trouve 
fuchere  tt  fougère. 

Fui  :  Je  fus  ;  fui. 

Fuie  ,  fuye  :  Volière  ,  espèce  de 
petit  colombier  qui  n'est  point  à  pied  ; 
il  n'y  avoit  que  certaines  terres  titrées 
qui  avoient  le  droit  de  colombier 
à  pied. 

Fuie  ^fuye  :  Fuite ,  évasion  \fuga. 


PUI. 

QniàbyiMf  mmtametm 
O  TAposUt  dt  Daodete 


Si  bien  le  (S.  Lonis)  fait  celé  bataiUe , 
Qu*à  force  comment  qa*il  en  aille , 
La  presse  des  ennemis  route  ; 
Iiors  n*a  nn  tcnl  contre  U ar  ronte , 


FviL ,  \\%KLfw4l:  Fnt-il. 

Soies  pour  Diea  et  nns  ^ 
Soies  ponr  Diea  poor  ttA  teava  : 
Pour  fol  fwàl  tenos  pour  toi 
Pour  toi  en(-il  faim  et  soi  (  aotf). 
Gautier  de  Cûinû ,  Iv.  z^cka^iM, 

FuiLE ,  futile  :  FeuiUe  «  bourrée , 
fagot  ;  foiium. 

FuiLLié  :  Gâteau  feuilleté^/ô&tfw. 

FuiLs ,  fuis  ,  fuiz  :  Fils  ;  fUitu. 

Fuie  (se)  :  Se  réfugier. 

FuiaET^yicÂno/i  .*  Furet;  d*où  est 
venu  fuireteuTy  pour  gardien  de  mé- 
nagerie ;  fitro, 

Fvuzkvs  y  fttisel  :  Morceaux  de 
bois  ;  defusuf;  m&t  de  Taisseau  ;  de 
fiistis, 

Nasclens  TJt  sur  le  lit  trois /iiûeasii,  INn 
estoit  parmi  le  fost  qui  estoit  del  lonc  del  lit , 
et  diantre  part  derrière  en  celé  partie  c*oa 
apiele  Tesponde  aroit  un  autre  ^use/ichië  et 
encherillté  sur  les  deus  autres. 

Roman  du  S.  Grmal. 

FuisiciEH  :  Médecin  ;  physicus. 

FuisiL  :  Fusil,  briquet,  morceau 
d'acier  qui  sert  à  faire  du  feu  en  le 
battant  avec  un  caillou  ;  d'où/iiûi^ 
iery  faire  du  feu  de  cette  manière ,  ou 
faire  des  fusils  ou  des  briquets. 

FuisiQUE  :  L'art  de  la  médecine. 
Voyez  FisiQUE. 

FuisoN  :  Foison, abondance  \fudo. 

Fuit  :  H  fut ,  il  étoit.  Que  fuit: 
Du  temps  passé. 

Fuite  E  :  Mettre  en  fuite. 

FviTir y  fuids  yfurtis  :  Fugitif  ;/«- 
giûpus;  en  IjàTkgxitA,  fujhidis. 

L'en  demande  à  Procnlns  de  celi  (de  Tes- 
dare)  qui  s*atapt  en  la  méson  por  s*enfoIr  ;  et 
il  dit  qu'il  eêtfmtù. 

Lettre  de  Jottice  et  de  Fiet,/ôi.  89. 

FuLcia  :  Fournir,  garnir,  remplir. 
FuLia.  Voyez  Fuu.Lxi« 


FUR 

FoLomuoixm  :  Foudroyer,  anéan- 
tir, pulyériter;  fulgunre.  » 

FuLsiR  :  Affermir,  assurer ^if/airv» 

FuMAiOB  :  Redeyance  sur  les  che- 
minées. 

FuM^AU ,  fumeUe  :  Femelle  ;  fe- 
mella. 

Fvuiz  yfumiere  :  Colère ,  vapeur  ; 
fumus;  en  ancien  VroY^fuins;  d'où 
fumer  y  fk\xT^et\fumare;  tX.  fumeux, 
sujet  à  la  colère  ;  de  fumus» 

FuMKiRon  :  Charbon  à  demi-con- 
sumé,  fumeron. 

FuMEKT  :  Fournil ,  le  lieu  de  la 
maison  où  est  la  cheminée  ou  le  four. 

FuMiEEK  :  Fumier,  trou  à  fumier; 
fumée  ;  fumarium, 

FuMUEz,  fumueus  :  Rempli   de 
fumée  ,  fumant  ;  fumosus. 
FuN  :  Fumée  ;  fumus, 

Lî  CheTsdîers  la  maUon  rit 
Toiu  famoex ,  ti  s*e»bahjit , 
Por  \tfun  noir  qu*eMir  en  roit» 
Arrettex  «*est ,  ne  rolt  mouToir. 

Marie  de  France ,  Purgatoire  de  S.  Patriae, 

FoHAMBnLB  :  Danseur  de  corde , 
Toltigeur  ;  funambulus. 

FuNCHiDx  :  Mare  d'eau ,  trou  à 
fumier. 

FuNBBEEux  :  Triste,  effrayant, 
noir,  funèbre  ;  y^/ie^nV. 

FuNEBB  :  Proche  parente  d'un 
mort ,  ou  femme  qu'on  louoit  pour 
'  pleurer  aux  enterremens ,  et  pour 
faire  les  lamentations  usitées  en  pa- 
reils cas  ;  pleureuse,  chez  les  Romaina 
et  les  Gaulois  ;  funera, 

FuvicuLE  :  Mesure  de  six  coudées; 
àitfumcula. 

FvNNB  :  Lieu  où  l'on  £ùt  les  cor- 
des; àtfurUs. 

FuB  ^fure,fur^€mplage  :  Estima- 
tion, prix ,  mesure.  Afure,  à  mesorc. 
Voyez  FuEB. 

FwE  jfure.  Voleur  ;  fur. 


FUR  649 

FuaoxLLx  :  Le  creux  de  Testomac, 
le  Ycntre,  la  poitrine  ;yîirci/2a.  Yoy. 

FOBCEL. 

FuBDAucHAiVE  :  Éyénemeut  sou- 
dain et  fâcheux ,  qui  arrive  tout-^- 
coup,  qui  surprend  et  qui  épouyante, 

FuBELiQUE  :  Petite  monnoie  noire. 

FuBEB  :  Dépouiller,  dérober. 

FuBOEB  :  Fourgonner,  attiser  le 
feu ,  remuer  avec  une  perche.  Furger 
Us  ongles  :  Les  couper,  les  nettoyer. 

FuBOov  :  Fourgon,  ustensile  pour 
remuer  le  bois  dans  le  four ,  et  en 
retirer  la  braise. 

TvtamovD^uribondeuje:  Furieux  ; 
furibundus. 

FoBiLLEB  :  Fureter,  regarder, 
examiner  avec  soin  ;  àefurojfurectus. 

FuBiNB  :  Sorte  de  maladie  du 
cheval. 

FuBioBiT]^  ifuriosité:  Fureur,  fo- 
lie, transport  ;/îirra. 

FuBMENT  :  Grain,  bled,  froment', 
seigle  ;  frumentum. 

En  tant  de  feim  kant  anres  à  fer* , 
Si  com  arient  en  chierei  annëet , 
Kant  defante  est  par  let  contrées , 
Ke  postes  par  ton  porréer , 
Ta  gent  aider  kant  uns  mester. 
Entent  de  botoigne  de  ykHf  taces 
Ke  socore  coTÎent  à  tes  cites  ; 
Tôt  celiert  donket  OTerer  de?es, 
£  par  ton  règne  et  let  cites 
Fere  crier  et  pupUcr 
Forment,  et  greint  par  rettorer» 
Ceo  grant  cortite  TeireaMot 
£  parréance  al  règne  entement. 

Les  Emeignement  d^Aristote, 

FuaxEnT  :  Vigoureusement ,  cou- 
rageusement ;  fordter. 

FvKOh jfuroie,furolie  :  Feu  fol- 
let ,  feu  volant ,  feu  S.  Elme. 

FoBBELiQUB.-Petitemonnoienoire. 
FuBT  :  Vol ,  larcin  ;  furainna* 

FuBT  :  En  cachette ,  à  la  Aérobée  « 
secrètement  ;  furtivè, 
FMTvms.  Vax€*  FomfvmB. 


65o  FUS 

Fos  :  Feu,  flamme,  incendie  \focus. 

En  une  graot  cambre  c«lé« 
Fu  fais  il  fus  à  cliemince , 
Et  ce  esto?t  le  mois  de  maj. 
De  ce  dire  pas  ne  mVsmaî , 
Car  ftovent  fait  en  mai  froidure 
La  naît,  par  droit  et  par  nature  : 
Qui  de  ceralcier  est  lassez 
Plus  Tolentiers  »e  cauffe  assez, 
Car  li/cij  la  dolor  H  oste. 

Roman  de  Dohpatos, 

Fus  :  Bois  ;  de  fustis  ;  et  fuseau 
pour  filer  ;  fusus. 

Et  les  piez ,  et  le«  jambes ,  et  les  ciiisies 
cstoient  au»!  come  se  ce  fusent  deua  fus  sèa 
a»eur  un  tronc. 

Miracles  de  S.  Loais ,  chap,  39. 

FusBKRTE  :  I/épée  de  Renaud  de 
Montauban ,  qui  passa  à  son  cousin 
Maugis.  Voyez  £sp£e. 

Renaud  accourt  en  brave  cheyalier. 
De  sa  fusberte  il  frappe  en  vain  l'acier. 

FusciAU ,  fusel  :  Fuseau,  le  bois 
d'une  flèche  ;  fusus. 

Fusée  :  Sorte  de  bâton  de  défense, 
ainsi  nommé  à  cause  de  sa  forme. 

FusKLiKR  :  Faiseur  de  fuseaux. 

Fuser  :  Se  répandre  ^  de  là  les  mots 
fusion,  effusion. 

FusiHiER  :  Armurier. 

Fusil  :  Briquet. 

Le  Varlet  ja  sachant  que  Ton  dormoit  par- 
tout ,  adyisa  que  temps  et  lieu  ettoit  d'accom- 
plir son  désir ,  ou  de  S07  donner  Toye  arec 
«ntre  cause  de  adrancer  la  mort  que  il  desi- 
roit ,  si  fist  d*une  pierre  et  d'un  fiail  qu'il 
portoit  avec  soi  un  pou  de  feu  à  bnchettes 
«nsouffrées,  touchées  à  la  mesche  esprinse 
par  le  feu  àa  fusil. 

Boecace ,  V*  Nouvelle  ,  3*  Journée. 

Fusionnaire  :  Qui  procure  l'abon- 
dance; de  fusîo. 

FusiTiEK,  fusitain  :  Physicien", 
médecin  ;  pkysicus» 

Fusse  :  Soufflet ,  tape ,  coup  de 
jnain  sttr  la  joue.  Voyez  Buffe. 

FusT  yfustuge  :  Morceau  de  bois, 
manche  de  lance ,  trgnc  et  corps  d'un 


yus 

arbre ,  bûcfae ,  perche ,  b&toii  ferré, 
tonneau ,  barrique ,  banc  de  bois  sur 
lequel  on  s'assied  ;  fusùs  ,  fustum; 
d'où  le  mol  fustaie^fustaye;  il  signi-, 
fie  aussi  un  navire,  un  vaisseau;  en 
anc.  Vroy.fustyfusta, 

L'autre  met  en  xxïkfust  sa  TÎe, 
Et  s'en  fuit  par  mer  à  uavie. 

*  Roman  de  la  Rose  ,  'vers  i638i. 

Dieu  li  coroanda  et  diat  maaugaés  de  ches« 
cunes  fiut  de  Paradis  ,  si  ne  maungés  acertcs 
àefust  de  science  de  bien  et  de  mal. 

Genèse ,  chap.  a ,  'vers,  16. 

Prœcepieque  ei  dicens  :  ex  omni  ligno  pa^*; 
eUsi  eomede  :  de  ligno  autent  scienikt  fo« 
£t  mali  ne  oomedas, 

FusTAioE  :  Querelle ,  débat. 

FusTAiNE  :  Sorte  de  vêtement, 
apparemment  parce  qu'il  étoit  de 
futaine. 

FusTAL  ,  /listage  ,  /tistailie,  fus- 
toile  :  Boiserie ,  vase  de  bois  à  l'usage 
de  la  table ,  bois  ouvragé  ou  non  ou- 
vragé; tonneau,  barrique  à  mettre 
le  vin  ,  le  cidre ,  &c.  ^fusticulus;  en 
anc.  Vtoy,  fustalio. 

Fustâu  :  Bois  de  baule  futaie; 
fustum, 

FusTE  :  Poutre,  soliveau,  pièce 
de  bois ,  bâton  ;  et  vaisseau ,  navire , 
selon  Borel. 

FusTÉ  ,  fuster,  fustier  :  Charpen- 
tier, menuisier  \fustuctrius* 

FusTsiL ,  fusté,  fustel,  /usuié  : 

.Arbrisseau  dont  les  teinturiers  se  ser- 

voient  pour  teindre  en  couleur  de 

café  ou  de  feuilles  mortes  ;  de/us" 

ticulus, 

FusTER  :  Ravager,  dévaster,  piller, 
voler;  battre  de  verges,  fustiger;/i(f- 
tarcMpisfusté:  Bois  dégradé,  dévasté. 

A  graiit  honte  puissent-iU  vÎTre,  , 

Et  leur  pechié  ort  et  terrible 
Leur  soit  dolourenx  et  pentJMe , 
^iff  pkr  tôUa  llenx  fuster  les  faoe  , 
Kt  (pi*on  les  voie  enmi  la  place. 
Roman  de  la  fiotc,pm4as9t  des  Sosbmites, 


6  A.2L 

FusTF.RKAU  :  Nacelle,  petit  bateau  ; 
fustuarius, 

FusTERiB  :  Bâcher,  chantier,  en- 
droit où  ron  serre  le  hon\fustuarius; 
atelier  de  charpentier ,  menuiserie  ; 
fustaria  ors. 

FusTES  :  Petits  meubles  en  bois  ; 
de  fustum. 

FusTiER  :  Charpentier, menuisier^ 
fustuarius, 

FusTivE  :  Qui  est  de  bois. 

Fut  à  fut  :  Mesure  rase ,  trèsr 
pleine. 

FuTERWE  :  Bâton  noueux  ;  fut- 
tema,  Borel  prétend  que  c'est  la  fu- 
meterre. 

FuTis  :  Bois ,  bûche  ;  fustis. 

Lors  alerent  eosemble  et  rlndreot  al  Hep 
que  Diea  lut  out  monstre,  enquel  édifia  uik 
•utier  et  i  mJst  lejutis  dessus. 

Bible ,  Genèse ,  chap.  aa ,  noerset  9. 
Et  venerunt  ad  hcum  quem  ostenderat  et 


G  A  A 


G5t 


Detitj  m  qruo  œdificaivit  altare,  et  detuper 
ligna  eompo$»ùt, 

FuTuaiTioN  :  Destinée,  ce  qui  doit 
arriver  ;  yii/i/rriiib.  . 

FuxiKHT  (ils)  :  Us  fussent.  Ne 
fujnierU  mie  :  Ne  fussent  pas. 

FuTÂÏaE,yî(^ar«2Ar  :  Lâche,  pol- 
tron ,  fuyard  ;  fu^tor. 

FuYE  :  Colombier  dont  les  boulins 
▼ont  jusqu'à  terre.  Voyez  Fuik. 

FuTNB  :  Fourche  ;  yi/xc//ia. 

FuTS  :  Hêtre  \fagus. 

Fuz ,  fusi  y  fuUz  :  Forêt ,  bois. 
Voyez  FusT. 

FuziK  :  Bâton  de  défense  très-long, 
ainsi  nommé  à  cause  de  sa  forme  ; 
fusùs, 

F  Y  :  Espèce  de  lèpre ,  maladie  des 
bœufs  ;  terme  d'aversion  et  de  mépris. 

Fyeux  :  Qui  est  attaqué  du  fy. 

F  Y  PI  (mestre)  :  Vidangeur,  cureur 
de  latrines. 


G 


ijrnBLiER  ;  Receveur  d'impôts  ;  de 
la  bas.  \^Ugablum,gabella,  gabalum, 
rente ,,  impôt ,  tribut ,  prestation  ;  de 
vcctigaly  selon  Barbazan.  La  gabelle 
est  fort  ancienne  en  France;  on  se 
servoit  de  ce  terme  pour  désigner 
toute  espèce  d'imposition  sur  les  deiï- 
rées ,  et  ce  n'est  que  très-postérieu- 
rement qu'on  l'a  appliqué  seulement 
à  l'impôt  sur  le  sel.  La  gabelle  n'étoit 
accordée  par  les  États  que  dans  les 
pressans  besoins  du  royaume  ;  elle  le 
fut  en  i358  après  la  prise  de  Poitiers 
par  les  Anglois ,  et  fut  continuée  en 
1 36o  après  la  bataille  de  Bretigoy , 
pour  servir  à  la  rançon  du  Roi  Jean  ; 
mais  Charles  v,  squ  fils,  ordonna  que 
le  droit  de  gabelle  seroit  réuni  an 
domaine  et  levé  dans  tous  les  temps , 
ce  qui  a  été  exécuté. 


GjLàOHiBLS,  gaagnage,  gaagneriey 
gaagnesie,  gaaiezy  gaaignage,  gaai- 
gnauld  y  gaaignauie  y  gaoingy  gaaùt' 
gnagcy  gaamy  gagnable  y  gagrutge  y 
gagnerie,  gagnerisygaignagey  gasam, 
€^J'^^  >  K^f^^S>  gtfûi/i  :  Ferme ,  mé- 
tairie ,  maison  de  laboureur,  labou- 
rage ,  terre  labourée  et  ensemencée 
où  vont  paitre  les  bestiaux ,  terre 
labourable,  bien  à  la  campagne  ;  gain, 
profit,  utilité,  avoir,  profitable,  qui 
peut  être  acquis;  en  bas.  lat.  wana- 
gàtm,  ganagium,  gagnagium,  gaa- 
gnagium»  Ce  mot  n*a  jamais  signifié  , 
prés  fauchés ,  pâturages ,  comme  le 
dit  Borel. 

ViguM  i  est  et  gaaigiutges, 
Graus  rÎTierea  et  grans  boachagea. 

Roman  de  Perceval. 
Lt  flalgnew  epà.  mat  «n  sa  main  le  fief  teaa 


65!i  6  A  A 

de  lut ,  aaqnel  A  y  a  des  terrât  embUvéct  par 
«acun  fermier,  est  tenu  de  lui  rendre  et  rettt- 
taer  ses  feurs  et  semences ,  s*xl  vent  avoir  lea 
gaaignages  des  terres. 

Coutume  de  Pans,  art.  38. 

GâÀGKK  :  Le  gain  d*un  procès. 

Gaagwe-Paik  :  Gagne  -  denier , 
homme  qui  nettoyoit  les  vases  d*ëtain 
et  raccommodoit  les  hanaps.  Foyet 
Gaighe>pâin8. 

Gaackee  ,  gaitgnier ,  gaaigner  , 
gcuiingner  f  gamngmer  y  geuiugner , 
gaegner,  gaegniery  gagner,  gaigner, 
gaingner,  guagner,  guaingner,  ivaa» 
gner,  waigner  :  Cultiver,  labourer , 
donner  à  moitié  profit,  semer,  plan- 
ter, moissonner,  recueillir,  acquérir, 
gagner,  profiler ,  faire  valoir,  pren- 
dre, enlever,  surprendre,  dérober, 
escamoter ,  faire  toutes  sortes  de 
gains ,  soit  en  marchandises  ou  au- 
trement. Je  soupçonne  que  ce  mot  a 
eu  dans  le  principe,  une  signification 
qui  n'emportoit  pas  seulement  Tac- 
quisitîon  d*une  chose,  puisqu'on  dit 
encore,  gagner  une  maladie. 

Joseph  et  Marie  gaagnoient 

De  quoi  liens  et  renfant  TÎToient, 

Joseph  estolt  bons  charpentiers , 

Ce  estoit  bien  loyans  mestiers  ; 

Marie  bonne  cousturiere , 

L!  voisin  Tavoient  moult  chiere  » 

Aus  poures  laboroit  por  Dieu, 

Kt  an  riches  por  aucun  preu , 

Cortoisie  point  ne  prenoit 

Se  loyaumeot  ne  gaagnoit , 

De  soie,  de  fil  d*or  ovroit, 

^  ule  autre  dame  n>n  cremoit , 

Ainsi  gaagnoiene  endui 

Lor  vivre  par  dongier  d^antrui. 

Fie  de  la  Vierge,  Mis,  fol,  5o. 

D*un  marchéant  qui  par  la  terre , 
Aloit  marchéandise  qnerre  , 
£n  sa  maison  laissoit  sa  famé. 
Qui  de  son  ostel  estoit  Dame; 
n  gaaignoit  à  grant  mesaise , 
Et  ele  estoit  et  bien  et  aise  , 
Quant  il  ert  alex  gaaingnUr, 
Et  ele  se  faisoit  baignier 
Avec  un  Clerc  de  grant  franchise , 
Où  ele  avoit  s*entente  mise. 

FabHau  du  Cavier, 


GA  A 

Se  Iv  veof  bbowcr  em  t€rre« 
Virgile  doit  lire  et  enqaerrcs 
Chil  te  aara  bien  enaigaîcr 
Qaes  terres  ta  dois  goagnitr, 

Trad,  des  DisL  de  Catom, 
de  QttiemeX' 

GAAcmBES  ,  gaagnierres  ,  gam"- 
gnere,  gaaingnere ,  gaigneuTy  ged- 
gnier,  gaingnere,  gangnierres  :  Labou- 
reur, fermier,  vigneron,  cultivatenr. 

Lî  premiers  cas  est  quant  famé  bailc  à 
moitié  à  gaaigmere  les  terrea  qne  die  tiot 
en  donaire  ;  car  en  cel  cas  se  rie  moert  aia* 
chois  que  li  biens  soient  deapouiUiés ,  li  ge^ 
gmeres  emporte  sa  moitié ,  se  il  n*cat  aiad 
que  li  hoirs  vnellent  rendre  «n  gaapderts  les 
coost  raisnables  qne  il  j  «  mis. 

Coutume  de  Beaut^oisis ,  cAap^  i3. 

Gaaig,  cahedg,  goagne,  gaatgue, 
gaaing,  gaangen'e,  gaanz,  gagneures, 
gahaig,  gaians ,  gaignagc ,  gaims, 
gumanty  saons,  saiant ,  wahin  :  En- 
lèvement ,  prise  ,  proie  ,  capture , 
butin ,  pillage  ;  gain  ,  profit  ;  saison 
où  Ton  recueille,  l'automne.  Foya 
Gaagnable. 

Les  dez  et  la  taverne  amoît , 
Tout  son  gaaing  i  deapendoit. 

Fabliau  de  S.  Pierre  et  du  Jouglear, 

Gaaignaule  :  Terre  laissée  ou  don- 
née à  ferme. 

GkAiv^guaingne:  Rente,  bénéfice, 
émolument ,  revenu  ,  le  gain  d^oa 
procès  ;  d'où  gaaùtgnier,  gagner  son 
procès.  Fojrez  Gaagnable.  Ce  mot 
et  les  précédens  viennent,  suivant 
Barbazan  ,  de  vindicare.  Vïndicen 
sibi  aliquidy  suivant  Cicéron,  c'est 
s'approprier  une  cbose,  se  l'attribuer 
ce  mot  n'est  pas  éloigné  de  THigùuu 

G  A  AI  NE ,  guaine  :  Étui ,  fourreau, 
gaine;  vagi/ta. 

Le  paistre  prist  le  pan  de  se  coteDe ,  si 
couvri  le  teste  dn  sangler  «  puis  ai  traist  Is 
contel  de  sa  guaine, 

Roman  des  sept  Sages  de  Rome, 

Gaant  ,  gaens  ,  gaùuu  ,  gajatt , 


G  AB 

fi«Xms>  jayam  :  Géant;  gigat,  gi'- 
gantîs;  eu  bat  Bret.  gan  et  geani. 

Jhû%  revlniit  à  Karlon  norîele,  (U  noQTcUe) 

Qa«  à  IVadref  (Ardret)  m  chité  blele , 

Kitoit  tm  grans  galons  rtntn  , 

Si  avoit  à  noo  Flernagoa , 

Si  not  tiemognent  lea  somea ,  (lea  antenra) 

11  aroit  force  de  vingt  homei. 

Phii,  MousÂes  ,foL  i5a. 

Gab,  gabanCy  gabe,  gabeiz,  ga- 
bericy  gabie,  gabiere,  gaboi,  gabois, 
foboxt,  gabs,  gap ,  gus,  gust,  gaz  , 
gàab,  goep  :  "Plaisamime j  raillerie, 
moquerie  ;  en  basse  lat.  gabbatina , 
de  cavilla;  en  Ital.  gabbia ,  gabba; 
en  anc.  ProY.  gab,  querelle  9  bruit, 
tumulte. 

Gâbân  :  Manteau  de  feutre  ou  à 
longs  poils ,  que  l'on  portoit  pour 
se  garantir  de  la  pluie  ;  espèce  de 
capote  qui  couTroit  le  corps  et  la 
tête;  de  capui.Yoyez  Galvâeoiiib. 

A  «on  col  tourne  aa  cornette. 
Sur  son  col  met  un  grant  gabam* 

Satires  Chrétiennes, 

Gabakt  :  Moquant ,  raillant ,  plai- 
santant. 

Anieoae,  yent  en  tu  plat, 
Fet  3ymon«  qui  la  ra  gabant. 
Bien  a  abatu  ton  beubant , 
Sire  Hainf  par  ceste  mealée. 
Fab,  de  sire  Hains  et  de  dame  jinieuse. 

Gabae  :  Faire  du  bruit ,  causer  da 
tumulte. 

Gabaeb  :  Nacelle ,  sorte  de  bateau 
plat;  cabarus* 

GABAmiEE  y  gabarrier  :  Batelier, 
conducteur  de  gabare  ,  porte-faix , 
homme  qui  servoit  à  charger  et  dé- 
charger les  gabares. 

Gabatink  :  Fourberie,  ruse,  su- 
percherie; en  basse  lat.  gabbatina. 
Voyez  Gab. 

Gabkl  :  Sarment  de  vigne. 

Gabblbb  ygabeller,  gaveier:  Lever 
rimpôt  sur  le  sel,  distribuer  le  sel, 


GAB  65!) 

le  mettre  dans  la  gabelle ,  qu'on  ap- 
pelle à  présent  grenier  à  sel,  le  fair« 
sécher.  D.  Carpentier  dit  qimgabeier 
s'est  dit  aussi  pour,  payer  Timpôt 
appelé  gabelle. 

GAhELiiLfi^gabeliaieur,  gabeitator, 
gabeiieuje,  gabeUier,  gabloux ,  ga^ 
vêler  :  Officier  de  gabelle  ou  de  l'im- 
pôt sur  le  sel  ;  homme  qui  le  fait 
sécher ,  et  celui  qui  est  sujet  au  droit 
de  gabelle.  Voyez  Gaablier. 

Gabelle  :  Impôt  sur  le  sel ,  lieu  011 
Ton  garde  et  distribue  le  sel  ;  ferme , 
bail ,  ci  toute  espèce  d'impôt. 

Gabee  ,  gabber,  gabeler  :  Railler, 
se  moquer;  d'où  gaberie,  dérision, 
moquerie  ;  caviUari;  en  Ital.  gabbar. 

Com  il  alloit  par  U  rôle ,  dea  petita  enfla^ 
iatjrent  de  U  cité,  et  le  gobaient,  disants 
monte  chaut ,  monte  chana. 

if^g  ZJy.  des  Rois,  ckop,  9,  'vers,  a5. 

Ciunquù  oscenderet per  viom  ,'pueri  porvi 
egressi swa de  ciyitote,  «rillndebant  et,  di- 
ventes  :  oscende  calve,  ascende  cai^e, 

GABv,VKygabelei,  gabeor,  gabeour, 
gableur :  Railleur,  moqueur,  plai- 
sant; cavillator;  en  bas.  lat.  gabator; 
en  Ital.  gabbalore. 

Gabiav  :  Oiseau  de  rivière,  plon- 
geon. 

Gabie  :  Hune ,  ce  qui  est  au  haut 
d'un  mât  de  vaisseau  ;  de  cavea,  cage  ; 
en  Ital.  gabbia, 

Gabiole  :  Cage ,  prison  ;  caveola. 
Voyez  Gaiole. 

Gables  ,  gàbeler,  gayeUr  :  Éten- 
dre du  sel  pour  le  faire  sécher ,  et 
homme  qui  lève  les  impôts. 

Li  malreh  hom,  li  a  Ter,  li  gabier, 
Kncuféor,  mal  plaidif ,  e  loaenger,       * 
Cil  unt  rareir  e  maineut  le  danger , 
Biais  prodome  ne  se  set  dunt  aider. 

Roman  des  Romans ,  strophe  7 1 . 

Gabois  ,  guboùe  :  Raillerie ,  plai- 
santerie, dérision,  tromperie.  F.  Gab. 
Gijioa  :  Tapeur }  vapor. 


654  G  ^  F 

Gabitsea  ,  gabttzer  :  Railler,  trom- 
per, tourner  en  ridicule.  Fojrez  Ca- 

BUSE&.    • 

Gâbuserib  :  Imposture,  tromperie. 

Gâbusecb  :  Railleur ,  trompeur. 
Voyez  Cabuseub. 

Cache  :  Quartier ,  partie  d'une 
Yille  ;  et  suivant  Borel,  en  lAn^edoc, 
c'est  le  regard  d*une  borne. 

Gacre  :  Aviron ,  rame  de  bateau  ; 
en  bas.  lat.  gachum ,  morceau  ou 
lame  de  fer  qui  sert  à  emboîter  le 
pêne  d*une  serrure. 

Gâcher,  gachier  :  Gros  drap  à 
l'usage  des  paysans. 

Gacheb  :  Ramer  ;  et  broyer,  dé- 
layer, détremper  ;  on  dit  encore  gâ- 
cher du  plâtre ,  et  de  là  gâchis  >  eau 
répandue  avec  des  ordures. 

Gâchette  ,  gachil  :  Guérite ,  for- 
tifîcatîon. 

Gachiebe,  gacheres  y  gacquiere ^ 
gascheresy  gaschierey  gaskiere,  gas- 
quierey  gauftiere,  gucuquieres ,  gues^ 
quieres ,  jaschierc  :  Jachères ,  terres 
qu'on  laisse  reposer  après  avoir  été 
labourées  et  avoir  produit  pendant 
deux  ans  ;  sillons  tracés  par  la  char- 
rue ,  sillons  d'un  champ  qui  n'est  pas 
encore  semé;  dejacere. 

U  alla  son  chemin  errant 

Par  prez ,  par  v igiies ,  par  gachieres  , 

Par  monts ,  par  vaus  et  par  rivières. 

Roman  de  PercevaL 

Gadah  :  Lien  pour  attacher  les 
Ixeufs  à  la  charrue. 

G  a  DE  :  Chèvre;  capra. 

Gadoue  :  Ordure ,  fumier ,  im- 
%nondices. 

Gaeng.  Voyez  Gaaig. 

i^kv^ gaffe  :  Croc, crochet,  crochu, 
bâton  armé  d'un  croc.  Ce  mot  arbi- 
traire me  paroit  avoir  été  formé  par 
)es  gens  de  rivière ,  de  ce  qu'il  imité 
en  quel(}ue  sorte  le  liruit-  qu'on  fait 


GAG 

lorsqu'on  accroche  pour  remonls 
une  rivière. 

Gaf  :  Impair,  suiTUit  BoireL 

Gafftellbiibht  :  Colle  «  enduit 

Gafn E  :  Sentier  étroit ,  tortueux. 

Gage,  goye  :  Le  geai,  oiseaa; 
garricus. 

Gage  :  Butin ,  ce  qa*on  a  pris  sur 
l'ennemi.  Gage  de  la  loi  :  Amende 
qu'on  paye  au  bas-justicier. 

Gageaille  :  Enjeu  ,  pari ,  gage. 

Gagées  :  Bétail  trouvé  en  délit| 
et  duquel  on  fait  un  rapport. 

Gagemekt  ,  gtigeure  ,  gaffe,  gor 
giere ,  gaigemcnt ,  gaigiere,  gajaillt  : 
Acte ,  promesse ,  engagement ,  alié- 
nation ,  saisie  ;  rapport  d'un  garde 
champêtre  sur  un  délit  commis  ;  prise 
â  gage ,  héritage  réputé  meuble  en 
ce  qui  touche  la  liberté  d*en  disposer 
par  trstament  ou  entie  vif>,  et  le 
droit  d'y  succéder,  en  retenant  sa 
qualité  d'immeuble  en  ce  qui  regarde 
l'hypothèque;  en  bas.  lat.  vadium, 
guadium, 

Gaoe-pleige  ,  goige-plege  :  As- 
semblée de  vassaux  relevant  d*0A 
méiuc  fief  pour  élire  un  prévôt,  et 
reconnoitre  les  rentes  dont  chaque 
vassal  est  redevable  ;  et  caution  y 
sûreté. 

Gagée  :  Saisir,  engager,  aliéner, 
Couver  quelqu'un  ou  quelque  béte 
en  délit  champêtre  ,  et  en  faire  le 
Rapport.  Gager  regret  y  c'étoit  exercer 
un  recours  de  garantie;  en  bas.  lat. 
Dadiarey  gagiare;  Barbazan  le  dérive 
de  vagina  ou  de  vadimoniuin. 

Kt  quant  le  terme  passera , 
On  vieudra  ,  oa  uuus  gagera  , 
A^uanques  aTOos  nous  sera  oté. 

PatheHn. 

Gagée   :  Prendre  des  ga^es  par 

sentence  du   jnge;  vadiare.   Gager 

t  amende  y  la  payer;  gager  servit  e, 

déclarer  à  son  seigneur  qu*OQ  lui  rc- 


GAG 

ftise  les  devoirs  de  fîef  »  josqu^à  ce 
qu'il  ait  fait  droit  à  ce  qu'on  lui 
demande. 

Gaobee  :  Saisie  et  exécution  de 
jBMubles  qui  deyiennent  le  gage  du 
créancier;  ^Isie  faite  par  les  messiers 
sur  les  personnes  trouvées  en  délit 
dans  les  champs  ou  dans  les  bois  ;  en 
bas.  la  t.  gageria.  Gagere  par  ordon- 
futnçe  du  juge  ^  saisie  avec  établisse- 
ment de  commissaire  ;  gagere  luxem^ 
^urgeoise,  vente  à  faculté  de  rachat* 

Gâgbee  :  Engagement ,  et  bien 
engagé. 

Gages  :  Ce  qu'on  saisît  pour  preuve 
d*nn  délit  champêtre ,  et  pour  sûreté 
de  l'amende  ou  de  la  réparation  du 
dommage;  vadium» 

Gagie  :  Aliénation ,  engagement  ; 
gageure. 

Gagier  :  Saisir, engager;  vadi€tre. 

Gagie E  :  Exécuteur  testamentaire, 
dépositaire  des  gages. 

Gagiere.  Voyez  Gagement. 

Gagnagk  :  Terre  labourée  et  en- 
semencée ,  les  fruits  dont  la  terre  est 
couverte.  Voyez  Gaagnable. 

Gagneaue  ,  gaignaux,  gaignéaux, 
gaiméauxy  gainéaujc,  gainiaujCy  gay* 
tnauxy  gaytnéauxy  genaux  y  guey^ 
tnauxy  guimaux  :  Prés  ,  prairies  en 
rapport.  Prés  gaignéaux  :  Prés  qui 
se  fauchent  deux  fois  par  an ,  diffé- 
rens  des  prés  pâture  qui  ne  se  fau- 
chent qu'une  fois ,  après  laquelle  ils 
sont  abandonnés  pour  la  pâture  des 
bétes. 

Gagner  ,  gagnier  :  Venir  à  bout 
d'une  chose,  la  finir. 

Gag5iage  ,  gagnierie.  Voyez  Gaa- 

bVABLE. 

Gagnon  ,  cagnoHy  caignony  gai'- 
gnon  :  Un  chien  mâtin ,  un  chien  de 
basse-cour;  canis ;  signifie  aussi  un 
petit  de  .toute  es|>èce  de. bête;  de  là 


GAI  655 

et  mot  a-  servi,  au  figuré,  pour  ex- 
primer un  méchant  homme,  un  mau- 
vais garnement. 

Truif  pastor  coie 

Kl  vert  gardcMt  m  proie 

Seule  iADs  compaignoa , 

N'ot  od  U  for»  uo  gaignon 

Loiet  de  »a  coroie. 

Li  leus  saat  d*ua  butitoa. 

Se  li  toit  an  noton 

Quiconque  na«  le  vola. 

GhUbert  de  Bcrneville,  Mss,  dès  Poètes 
Jrtmeais  ayant  x3oo,  ft>m.  a ,  />.  94 1. 

R  est  vne  lettre  qui  gruifi^ne , 
Toi  jors  sa  felouie  eograigne  p 
Sans  &  ne  pnet<-on  nomer 
Alclie  maures ,  ne  renomer 
Les  uiauvestiez  de  son  vil  cos  : 
Quant  li  guigrtons  veut  rungier  Tos, 
S*uns  antres  chiens  li  vent  reprendre, 
Sans  R  ne  li  peut  deffendre , 
Tout  antresi  com  li  chiens  reiUe, 
Voit-on  li  maures  riche  engresle» 
Si  doivent  estre  compaiifuon 
Li  manrès  riche  et  li  gaignon. 

Rois  de  Camàray,  de  la  sîgnifiance  de 

Gagui  ,  gaguie  :  Gros ,  gras ,  po-   , 
telé.  Grousse  gaguie  :  Bonne  grosse 
femme ,  grosse  dondon  ;  ces  mots  se 
sont  dits  aussi  pour  cuve ,  et  quel- 
quefois pour  cruche. 

Gahin  :  Uautomne,  saison  où  Ton 
cueille  les  fruits  appelés  gains. 

Gai  :  Malheur  ;  va?. 

Gaia5  ,  Gaianien,  Gaien  :  Nom 
propre  ;  Gaianus,  Gaetanus. 

Gaiche  :  Aviron.  Voyez  Gâche. 

Gaiet  :  G2L\^}ojc}rL'y  gaieté  y  gaiette, 
gaie ,  joyeuse  ;  gaudens. 

Gai  F  :  Chose  perdue  ,  égarée ,  et 
qui  n'est  réclamée  par  personne. 

Gaigaille  :  Gageure ,  pari. 

Gaioe  ,  gaige-ieige  :  Gage ,  sûreté, 
caution  qu'on  peut  exiger  par  la  loi  ; 
vadium.  Voyez  GagE-pleige. 

Gaigement  :  Gage,  nantissement. 

Voyez  GAGEME5T. 

Gaigikr  :  Marguîllîer,  exécuteur 


656 


GAI 


testamentaire  ;  de  vadiare.  Voyes 
Gagiez. 

Gâichace  :  Droits  sur  les  fruits 
d*ane  terre  ;  ferme ,  métairie.  Pays 
de  gaignage  :  Pays  ennemi ,  que  le 
droit  de  la  guerre  autorise  à  piller. 

Gaicha&t  :  Escroc ,  voleur. 


GA  I 


Aatres  dancent ,  trîpent  et  balleut 
Et  vont  à  St.  Marcel  aux  tripes; 
Ife  ne  prisent  trésor  deux  pipes, 
AlnçoJs  despendent  en  tayerne 
Toute  leur  gaigne  et  leur  espergne. 

Roman  de  la  Rote, 

Gaiche-pains,  gagne-pain  :  Partie 
d'une  armure ,  sorte  d*épée  propre 
aux  tournois. 

Dont  i  est  gaigne-pairu  nomm^. 
Car  par  li  est  gagniés  li  pains. 

Pèlerinage  du  Monde,  par  GuignevUle, 

GAIG5KR  :  Cultiver, labourer,  faire 
valoir,  gagner.  Gaigner  l'amende , 
ÏA  ^SLjer 'y  guigner  gro^  gaiges,  avoir 
de  forts  appointemens. 

Gaignieb,  gaignerre  9  gaigneur , 
gaigniere,  gaignierres  :  Laboureur. 
Vojez  Gaagiiiere. 

Gaigkon.  Voyez  Gagnon. 

Gaillarde  :  Sorte  de  petite  mon- 
noie. 

Gaillerie  :  Galerie  ;  galeria, 

GAiLLOFRE:Rosse,mauvais  cheval. 

Gaim E5TER  ,  guementer^  guermen- 
ter,  quemanter,  quemcnter  :  Se  plain- 
dre ,  se  lamenter  ;  demander,  cher- 
cher, quêter;  queritari ;  Barbazan  le 
dérive  de  gemens,  gemitus, 

Ponre  gent  et  malade  et  sain , 
Tindrent  léens  trestult  à  plain , 
Cbascnn  la  plaint  et  la  gaimente, 
Come  se  lor  fust  mère  ou  tante. 
Anris  seroit  à  retrere, 
Qui  couteroit  toutte  Tafere. 

>  Rtuebeuf,  Fie  de  Sainfe  Eiitabeth, 


Gaihchir  y 
àr,  geuchir,  guechir,  guencherj  _ 
chiTy  guencir  :  Détourner,  aller  de 
côté,  de  travers ,  fléchir,  pendMr. 

Et  ceux  à  cheval  Tinrent  fcoaS  ées  «pt- 
rons,  et  n*oêerent  asceoibler  BmMm  gaal  1 

Eted,  tàm^oU  gainehireni  j^mTwntxt  eax,  cC 
\  cavalerie  vînt  donnant  det  caperona,et  n*oa 
point  s'attaquer  aoz  noftrea  ,  mats  ib  it  |fi»* 
•erent  par  dtvers  enx. 

JoimnOe ,  iiiu.  de  Si  Lmb. 

Gains,  géhenne  :  Gène ,  questioa, 
tourment,  torture  ;  ^^irim. 

Gainc  ,  gaaing  :  Aatomne ,  saison 
où  Ton  recueille  les  fruit  de  la  terre» 

Gaingnaoe.  Voyez  Gaaohabli. 

GâiNCNER.  Voyez  Gaiovka. 

Gaiolb,  cajole  f  gaioUe ,  gmok, 
e^yoley  gayoUcy  géole,  géoUe,jaiok, 
jéole  :  Cage ,  prison  ;  ca%*ea,  caveoUt; 
en  bas.  la  t.  gabia,  gabioia,  gajoia. 

Gaioler  :  Caqueter,  babiller,  jastf 
comme  un  oiseau  en  gaioU  (en  ca^)* 

Gaiolier  :  Geôlier,  garde  des  pii- 
sons. 

Gaie  :  Garçon,  jeune  homme  «pii 
n'est  pas  encore  marié;  vit,  à  TaUit 
viro, 

Gairdaii  ,  gairdainy  gairde  :  Cm- 
dien ,  garde ,  sentinelle  ;  en  bas.  lat. 
warda.  Voyez  Gait  et  Guicoua. 
'Gai RE  ,  guairey  guayre ,  gueres, 

Siaire  :  Peu,   guère;    avare;   ca 
inguedoc.  gaïre. 

Bon  est  dVnpranrc  à  faire 
Dont  Ten  pnet  à  chief  traire , 
Ce  dit  Salemons  ; 
Qui  pechié  charge  gaire  , 
Tnit  bien  li  sont  contraire  , 
Marcol  li  respont. 

Roman  de  ÂÊarcoui  et  Saiemum, 
foL  1 17, co/.  I,  A*. 

Gairoits.  Voyez  Gaie. 

Gairse  :  Fille,  fosne  gairse  :  Jeune 
fille. 

Gais,  gattis  :  Patrouille;  gué, 
passage  de  rivière  ;  vadum» 

Gaisti  y  gaisde,  gaston,  giasUm , 


GAI 

gtaûU,  guatdon,  guedde ,  gwde, 
guesde  ,  gueade  ,  vouede  ,  waide , 
tvaùde,  wede  :  Espèce  de  pUnie  ter- 
Tant  s  U  teinture  ;  c'eit  celle  qu'on 
nomme  À  Parii  et  en  L«ngnedoc , 
paatel.  Du  Bartas  l'a  appelée  herbe 
I<auragaise  ;  en  basse  Ut.  giajtum , 
gaida ,  gaisda ,  guaisdittin  ,  guailum. 
El  fiult  «staodre  qu  U  dicta  herlia  mm- 
tatt  glailoa  td  una  berba  KrTani  à  tiisc- 
tnm ,  tjêat  lu  fuciU»  qnKt  cana  photin 
•lia  ticlioade  deux coultUei  ou pU*, mmuiWa 
b  dicla  harba  par  Dùcorldai ,  GalcDO*  at 
aultrci  tocicai  iialir,  ai  es  liagua  Intuiojt» 
oa  galUquT  ^uof^fi  OB^Of  fon,  nulntenaDt  par 
bMgBa  iing  pni  comuDpna  ndgairaiBaiu  nos* 
l'appallou  guesdt  (I  a(t  ■ 


Kern,  de  Percefonst,  v.  i,fil.  t,  F", col  i. 

Il  a  été  dit  plus  haat  que  l'herbe  aos^ 
mét^atton  teignoit  en  couleur  bleue 
céleste  on  axurée ,  tirant  sur  le  noir. 
GiIT,  gaite ,  gaitle,  gayte,  gîtait, 
guéet ,   guei'l,     gueite ,  guet,  gffti 
guele,  WMsdier,  waite  :  Sentinelle  , 
qu'on  posoit  en  faction  dan*  le  don- 
jon on  le  beffroi  d'un  chtleau ,  afin 
de  découvrir  renoemi ,  et  de  tonner 
l'alarme  avec  un  petit  cor  d'airain 
dont  elle  étoit  pourvue;  on  a  désigné 
aussi  de  cette  manière  toute  espèce  de 
garde,  de  soldat,  d'archer  o u  d'espion; 
corps-de-gardc ,  embtiscade ,  quar- 
tier d'une  ville.  Ces  mots  ont  été  for- 
més ,  selon  Barbatan  ,  de  videre ,  on 
de  cancre,  dont  on  a  fait,  dans  la  bat. 
lai.  wacta  ,  gaetuin  ;  en  anc.   Prov. 
et  en   Lang.  gach ,  gâcha,  gaehio , 
gaici,  gaita  ,  gaito  ,  gheïlo. 
Facs  un  laul  ehitl  rt  à  calluT  rend» 
Droit  d'ob»r  >Br  mort  d'acciiian, 
KkddKi  gutt,  cilra  rubouna  ddîob  , 
Bien  obrir,  luioïc  rictoira  doont. 

EiuC.  Desckamps,  fol,  a^y,  eol.  a. 
Mai*  Irop  rit  malemiat  j.nglara, 
Malabciuchc  li  Niutni-r  : 
Jlloiuia  la  fait  la  gaîu  i 
Can  cil  qui  trctloni  dooi  aflaitr. 

Homan  it  la  Ken. 


CAL  65? 

Girrz  ■ ,  gailier,  gaitur,  gueter,  guet- 
ter, aiaiter,  waiiier:  Garder,  faire  sen- 
tinelle, guetter,  observe r  ,  veiller , 
épier,  défendre,  préserver,  se  gar- 
der, ne  pat  faire  une  chose  défendue; 
de  cavere  on  de  videre ,  selon  Barba- 
un;  nuis  je  croirois  plutôt  qu'ilt 
viennent  A'aeiiere;  en  ancien  Prov. 
gaitia,  gâcha,  VojYZ  Acaitbk. 

El  iTlrontimint  at  gueuruni  ii  camitia 
lai  guptt.  qui  TOnt  antor  la>  mort ,  Ratant 
leur  cité.  Coaim.  sur  le  Samtitr,  Pi.  Si  ,  V.  ■], 
fol.  Il»,  K'. 

Girdei  qua  tu  ne  maiparlei,  ta  oa  uii  qiù 
ta  ga/tei ,  mat  garde  à  ta  boucto ,  laala  tra 
lan-ai,  fait  à  ta  jangue  nn  doiitrc  de  lileoca. 
Miroir  du  Chreiden. 

Gdtibr  ,  sttbst.  :  Espionnage , 
r^ard ,  examen, 

Gaitebux  :  Pauvre ,  misérable. 

G&m  :  Egarée,  perdue.  Chose* 
gaivet  ;  Choses  perdues  et  non  récla- 
méet. 

GtixoH  :  Son  où  il  f  a  encore  de  U 
farine. 

GiL,  gaiel,  gau.T:  Pierre,  cail- 
lou; calculas i  du  Grec  chalix;  ea 
bas  Bret.  gai,  cal;  bois,  forêt,  cer- 
tains poids  de  laine ,  et  enfin  un  coq  i 
galtiu  ;  en  Langued.  et  en  Prov.  gal^ 
gai ,  gaôu,  jhall,  coq. 

Galictofiob  ,  galactophage ,  ga- 
lactopote  :  Qui  se  nourrit  de  laitage; 
galaclopata,  galactophagus  ;  du  Grec 
<yti»M  et  de  f'V*- 

GiljlSkb  :  Gai,  joyenx ,  réjoui; 
du  Grec  gelao,  suivant  Borel.  Fayn 

GlLEIt. 

GtLtncB  :  Garance. 
Gii.AHciBK:Églantier,arbritseau. 
GiLinn ,  galons,  galarU,  galland, 
gallant ,  guallant  :  Galon ,  parure  de 

GtLAKnEK  :  Orner,  parer,  ga- 
lowier. 
'  ÇttARDt  :  C<  qui  garantit  el  met 
à  couvert. 


658  G  A  L 

Gâlavck  ,  galangue,  giUa^fe,  ga^ 
Uoigne,  gaUange  y  garingal  :  Espèce 
d*épicene. 

Galans  (frisques  ou  frixet)  :  Sol- 
dats distingués  par  leur  valeur. 

Galahs  o£  feuilléb.  Foy.  Feuil- 

Z.AaD9. 

Galahtise  :  Galanterie. 

Galantisea,  ^a/tfi/fûr  ;  Faire  le  ga- 
lant ,  courtiser  les  daines  ;  de  gallare. 

GalIpevtih  :  Épéei  sabre. 

G  AL  AT  AS  :  Le  lieu  le  plus  élevé 
d'une  maison  ;  d*où  on  a  fait  galetas. 

Galatui  E  ,  galantine  f  galentine  : 

Gelée ,  oaube  ,  sauce  ,  ragoût  fort 

épicé  ;  en  bas.  lat.  galatina. 

Se  Tos  Tolex,  tos  poez  apeler  portes  de 
mort  les  cinc  «eos  donçoort.  Ce  font  U  yene 
par  oà  U  TanHes  doa  tiède  et  la  coTeitite 
entrent  en  Tame ,  Voit  par  où  Ten  ot  lea  folies 
«t  les  legeries  ;  11  gostcnaent  qui  fait  désirer 
les  bons  Tins,  les  bones  gmatitus,  et  les 
bonnes  saulces  ;  li  odorement  par  où  entrent 
à  Tame  les  douces  odors  où  U  cors  se  délite  ; 
li  atoichement  par  <{ni  Ten  atoicbc  U  où  on 
ne  devroit.  Comment,  sur  le  Soutier. 

Aosinc  com  fet  11  bon  lechierres 
Qui  des  morsiax  est  connoissierres. 
Et  de  plasors  vieiides  teste 
En  pot ,  en  rost ,  en  sonst ,  en  paste. 
En  friture  et  en  galentine. 
Quant  entrer  puet  en  U  cuisine. 

*Âoman  de  la  Rose,  vers  aao55. 

Galayart  :  Glouton  ,  vaurien  , 
gros  réjoui ,  sans  souci  ;  de  l'Espag. 
galavardo. 

Galays  ,  galois  :  Epaves ,  cboses 
trouvées  que  personne  ne  réclame. 

Galbanouee  :  Terme  des  vitriers 
qui  nettoyent  les  vitres  sans  les  dé- 
placer. 

Galbe  :  La  partie  du  devant  du 
pourpoint. 

Galcheur  :  Moulin  à  fouler  les 
draps. 

Gale  ,  galle  :  Joie ,  réjouissance  , 
bonne  chère ,  banquet ,  plaisanrerie , 
divertissement  ,  fête  ,  gaieté  ,  mot 
plaisant*  l^ojrez  Galee* 


GAL 

Soit  r«v«te«  h<mm 
Bire ,  plorer ,  coammx  ,  oa  gmte, 
Atain  C^àÊTtier,  fivrv  dtg  qmmtre  ~ 

Galéace  ,  galéasse  ,  gaiée  ,  gch 
iiace  ,  gaiie  ,  gaUé^  gaUée,  goQiace  : 
BAtiment  de  mer,  galère ,  espèce  de 
▼aisseau  long ,  et  qui  prit  ce  nom  de 
la  forme  de  sa  proue.  M onet  Fexpli- 
que  par  Ttissean  long  dont  les  bords 
sont  plats  ;  de  gaiea  ,  casque ,  a  cause 
du  creux  et  du  vide  qm'ils  avoient 
l'on  «t  Fastre  ;  ea  bas.  lat.  gmieatia, 
gaierus;  en  bas  Bret.  galead. 

Son  bojs  est  bon,  on  coiypé  cm  cacier; 
SU  est  cooppé,  hors  àm  ton  bem  sentier. 
On  en  fera,  on  nnYÎre,  oa  galim. 
Pour  nariger  dessns  U  iBfer  saBée. 
Marot,  £figrmmme  de  auulamoiseilÊ  ém  Pia, 

Les  mariniers  escrierent  :  Sa  la  ffdie, 
pour  le  Roj  reqneilUr,  mais  de  quatre^- 
aes  qne  le  Roy  avoit  là,  fl  n*i  oc  onqar* 
gaiie  qni  de  là  s*aprochntt,  dont  2  im< 
moult  qne  sage  ;  car  fl  aroit  bica  Irak  ceiu 
persones  en  la  nef  qui  tons  fcnssent  saiUi  c» 
galies  pour  leur  cors  garantir,  et  ainsi  1» 
cnssent  effond^s. 

Joiiwille  ,  Hist,  de  S.  Lams. 

GALiAiEES ,  gaUaires  :  Soldats  d(S 
anciens  Gaulois;  suivant  Bocbard, 
gaiearii,  galiarii;  et  suivant  Vcgèce, 
valets  qui  portoient  les  armures  des 
soldats. 

Galecbe  ,  gatescke ,  gaSesche  : 
Cuirasse  légère ,  sorte  d*armure. 

Galecte  :  Gâteau  plat,  galette, 
ainsi  nommé  de  sa  forme.  Foy,  G  al. 

Gal^e  :  Sorte  de  vaisseau. 

Galefretbr  ,  gaUefreter  ,  galle' 
fretier  :  Calfeutrer,  boucher,  garnir, 
étouper. 

Galbmae,  galimard,  gaUmart: 
Etui  à  mettre  des  plumes  pour  écrire 
et  qui  fait  partie  d'une  écritoire  ;  ca- 
larnéirium. 

£t  perçoit  ordinairflBent  «ng  gros  cscrip- 

toyre  pesaut  plus  de  sept  mille  quintauh» 

duquel  le  galimart  estoit  anssi  gros  et  graad 

que  les  gros  pilUers  d^Enajr  (abbaye  à  I«yiia}< 

MmUhit,  ià^.  x,  ckap.  i4* 


ï 


GAL 

G&Lxv,  GaUen  .-  nom  propre, 
fî«lieii  le  médecin  ;  Galemiu. 

GAi.BirDBK  :  Orner,  ajiuier,  en- 
tourer; de  la  bas.  Ut.  goUandut. 

Galbhtihe  :  Sauce, ragoit, gelée 
de  Tiaode  on  de  poÎMon.  fbjret 
GiL&fixi. 

Si  uhu  hoBi  im ,  «t  û  pirfui , 
Qbb  il  misoît  (la  i'tm^  aa  tnr*, 
KiHilt  ptiutoB  eercUtr  *t  ^bot* 
Aioi  qiw  ironm  fn  li  panu  : 
Pot  for>  pcurfci ,  ne  par  ana 
n«  iKmr  mengicT  (on  galmditti , 

GoHlitr  d*  CoÎMii,  b.  T  ,  ei^.  t. 

GiLBK,  galter  :  Danser ,  sauter , 
M  réjoiùr,  rire,  t'amaier,  célébrer 
une  fête;  du  Grec  gflao,  iniTUit 
Borel ,  mai*  il  «îeot  de  -voeUlart. 

DntpCD  1  raiaOB ,  chail  aiToln  , 
Car  chîl  qaï  gait«nC  lar  avoint 
Qnanl  i]i  a'oal  maii  qua  gakr, 
EmUm-  Ici  fait  buota  aier. 
Adam  de  Gaitiuy ,  Trajact.  dti  Dût. 
de  OuM. 

GALBxicrLB ,  galerieolit  :  Perru- 
que de  femme  ;  gaiericulum. 

GaIiEbib  :  Réjouissance  ,  diTcrtii- 
tement ,  joie  bruyante. 

G&I.BK1IB  :  Vent  du  couchant  et 
pluvieux;  et  non  la  bise,  comme  le 
di»ent  plusieurs  auteurs. 

GiLBscaB ,  gaUiee  :  Qui  est  du 
pays  de  Galles  en  Angleterre. 

La  t3i  a  dod  qui  rit  dalei 
Eipanuiee,  par  aoa  droit  nos. 
Et  n'tM  pli  d*  ncDor  rooon . 
Aiochoii  Ml  ia  artruoi  i»bl««e«| 


Oûa  la  tniTirt  da  la 

ffuwi  di  Ifeny, 

Galxt  :  Gorge,  gosier.  foj-esGiL. 

G&LBts  :  Ce  sont,  dit  fiorel,  des 
ptcrrea  plates  dont  il  j  a  grande 
^undté  à  CkUîs,  an  lien  dit  la  Gale  • 


GAZ.  659 

fi^;  d'où  quelques-uns  tirent  le 
nom  de  Calais.  De  là  vient  aussi  ga- 
lirœ  ou  petit  gâteau  plat  ;  d'autres 
tirent  galette,  de  gateiel,  diminatif  do 
gAteeu,  et  encore  ceux-cï,  it  pasie; 
mais,  continue-t-il,  je  n'esthoe  pas 
ces  origines;  je  les  tirerois  ptui&t  d« 
ysAa,  lait,  parce  qu'en  certains  pala 
on  pastrit  les  gAteaux  avec  du  lait. 

Galbtkb  :  Galant ,  selon  Borel. 

GttxTKB  ;  Faisceau ,  brassée ,  poi- 
gnée ,  gerbe ,  fagot. 

Quant  lu  Ktjtnt  blrib  an  ton  champ.  aC 
ta  nUiauBl  «Tarai  dagunpi  ta  gmie^itt,  lu  b* 

Bibir ,  DcUtérvBontt ,  ehtif.  •4,  v.  19. 
Qiumda.m 
Mtu,  «aup 
lU  loUai  iUuB 

GujACB,  galée,  gatie,  gafiou  , 
gaUie  :  Vaisseau  long  ,  navire  on  ga- 
lère dont  les  bords  sont  plats. 


Quant  U  visrant  praaqa'eiaai  mm , 
ITd  ligna  Tircm  moule  bbct: 
Uuc  ^îaA'a  da  lelB  Tirent , 
Doat  dnrtDirut  ,'«0  e>l»liIr«Bt, 
Cil  qui  de  1>  nef  plai  until , 

De  la  naficrl  Sirea  et  lUîitr», 
De  U  mn-  laroll  bleu  Ict  aitrai. 
Seignaor,  ftt-J,  »  ceit  galit 
Ht  prlic  TM  DU  tue  ail* , 
Sa  Uin  nel  fet,  ae  U  gaironj, 
Eliirclen'i  li  forilaruDi. 
Com  MMt  UilagBci  «[  Qiliol. 
Chaicuiu  qui  ce  dira  li  oi , 
La  faca  1  toM  lahiM  et  pUie. 

Cdt  joiw  lert  ai  faiMM, 
Si  agn*  et  li  acdr^ , 

Tle  la  pereart  lait,  et  fralniiti, 

Da  fara  aMmi  et  da  Tiurnii, 
De  fura  laitcei,de  iott  capiai. 

Gautier  de  Coinii,  liv.  a,  chMf.^. 

Gâlicz  >Calice,  coupe;  caiixt 
6c  unfMU  de  M  aaliM 
Eut  cb 
CoufeU 


06o  GAL 

GlLixa,  galier,  galUer  :  Se  réjouir, 
s'amuser  9  se  régaler ,  se  donner  du 
bon  temps  ;  vaciUare  ;  au  figuré ,  bat- 
tre ,  étriller ,  tromper ,  surprendre  ; 
galUire., 

GAurax ,  galUfre  :  Grand  man- 
geur. 

De  Toîr  aînû  ee  grand  gaii/rt 
Dtiuer  aux  orgnet  et  «ox  pifrc. 

Satyres  Chrestiennet. 

GiLiMAao.  Fofez  Galemae. 

Galin AT  :  Poulet. 

Galih  é  :  Jeune  coq  ;  galUnaceus. 

GALiHiEa  :  Poulailler;  goUina" 
rium. 

Galiophili&e  :  Giroflée. 

Galiot  ,  gaUppe  :  Petit  vaisseau  9 
petit  bateau  long  dont  les  bords  sont 
plats  ,  barque  ;  et  pirate,  corsaire  , 
armateur  ;  matelot ,  marin ,  batelier. 
Voyez  G  ALI  AGE. 

Gallande  :  Guirlande ,  couronne. 

Gall  Air  DOIS,  GolUmdois  :  Peuple 
de  la  Gotbie. 

Galle  (faire  la)  :  Faire  le  galant , 
se  plaire,  se  réjouir. 

Et  Diea  içet  m  onfiùct  la  galle , 
A  mener  dancer  %t%  bourgeoises; 
Ces  dorelotx,  ces  gorgias, 
Menoient  les  meilleures  Galoîses, 
On  ne  sentott  que  muglias. 

CoquUlart,  MonoL  du  Pujrt, 

Gall^e  :  Compagnie,  assemblée. 

Galleie.  F  oyez  Galiacx. 

Galleudes  :  Sorte  de  parures, 
d*ajustemens.  Voyez  Gaelande. 

G  ALLEE.  Voyez  Galiee. 

Galles  ,  gallez ,  galliéz  :  Battus , 
rossés  ,  étrillés ,  &c. 

Galletiee  :  Boulanger,  pÀtissier. 

Galleue  :  Galant ,  ami  du  plaisir 
et  de  la  joie. 

Gallices  :  Souliers,sortede  chaus- 
sures dont  la  semelle  étoit  de  bois , 
galoches  dont  se  serroient  les  anciens 
Gaulois.  Voyez  GalIiOgbxs. 


GAL 

Gallib.  Voyez  GalMace* 

Gallihace  :  Yieilie  et  grosie 
poule  ;  gaUuuMcea. 

Galuotacb  :  Piraterie,  métier  de 
corsaire. 

Galliots  :  On  nommoit  ainsi  â 
lâlle  de  jeunes  ecdésisistîqiiei  aspi- 
rant au  vicariat  de  l'église  conégiale 
de  S.  Pierre ,  et  dans  laquelle  ils  ser- 
▼oient  sans  rétribution  jusqu'à  ce 
qu'ils  fussent  placés. 

Galliqub  :  Né  en  France  ,  Fran- 
çais ;  gallicus. 

Galliques  ,  galUegues,  galUeqaes, 
gaUîgues  :  Sorte  de  troupes  e^- 
gnoles  ;  babitans  de  la  Galice  ;  de 
GaUœd* 


Les  gaOiegmes  arec  leurs  banlu  bo— Hi  et 
presque  tous  deschaultx ,  tarqnettes  ,  partai- 
sanes  et  parois  en  main  descendirent  dedaas 
Eege. 

Jehan  tf Autan,  Mu,  de  i5o3,  AimÊSn 
de  Louis  XU, 

Gallochee  :  Tracasser,  tourmen- 
ter ,  agir  sans  jugement ,  suiTtnt 
Monet. 

Galloches  ,  galoches  :  Espèce  de 
souliers  ou  chaussures  dont  la  semelle 
étoit  de  bois ,  et  dont  l'usage  étoit 
passé  des  Gaulois  aux  Romains  ;  gai- 
Ucœ  calones. 

Galloge  :  Joyeux  ,  réjoui. 

Galloie  ,  galoie  :  Sorte  de  mesure 
pour  les  grains  et  les  liquides. 

La  sus  m*attent  en  ce  perin 
Je  TOUS  donrai  du  meiÔor  rin  , 
Qui  soit  céens  une  gaioie , 
Par  conrant  que  yengié  en  soie. 

Fabliau  de  la  Borgoise  eTOrUoMS. 

Galloiee  :  Table  très  -  longue  et 
servant  à  jouer  aux  galets  ;  de  ad- 
culus. 

Gallois  ,  gcUeois,  giUloys,  galois  : 
Gentil,  aimable,  galant,  gaillard, 
gai,  réjoui,  plaisant,  divertissant, 
complaisaiiti  afiEdrie ,  joyeux  »  amou- 


G  AL 

reax  ;  gallus,  galiicus  ;  an  Cirec  geiao, 
geloios  ;  en  bas  Bret.  gaU, 

Plonrra  harpes  et  cort  itmiinoli , 
La  mort  Mâchant  la  noble  rethoriqne. 
Bnbebes ,  lenthf ,  Tielle ,  fTphonie, 
Psalterions,  treatona  inatmment  coja, 
Rhotet ,  gniteme ,  flanatea ,  chalemie , 
TraTeraaJnes ,  et  Tona  nymphéa  de  boja, 
Timpanne ,  anaai  mettei  en  eurre  doîa  ; 
Et  le  choro  n*7  ait  nnl  qai  le  réplique 
Faictes  devoir,  plonrez,  gentila  gtàoU, 
La  mort  Mâchant  la  noble  rethorlque. 
Eust,  Deschamps  ,/6i,  a8  ,  eoL  3  ef  4. 

Galloise  :  Femme  de  maayaise 
▼ie ,  adonnée  à  toutes  sortes  de  vices  ; 
étourdie  ,  dévergondée  ;  complai- 
sante ,  affable. 

G4LL0K ,  galoingnie,  gaulon,  ^ait- 
ionée\.goaion ,  goualon ,  jail,jaile, 
jailoiK^  Jalon  •  Mesures  serrant  aux 
liquides  ,  aux  terres  et  aux  grains  ; 
Jaculum;  en  bas.  lat.  gah,  galeta, 
gaUius. 

Céens  a  oatel  k  dévia , 
Qnanqne  Ten  vent  i  trueve  1  on , 
Oatea,  traies  àttoà  jalon, 
Qnar  je  Taim  monlt  fret  et  noTel , 
Leqnet ,  trai  lui  à  plein  tonel 
Tont  pur  foi  qne  voni  mi  deres  ; 
Ea  !  tire  Damoiaiana,  bevez. 

*  Wabt  de  Courtois  ttjirras.  Imitât, 
de  r Enfant  Prodigue, 

Gallon  ,  gallois ,  gallot,  galon  , 
galojrs,  walon  :  Gaulois ,  et  habitant 
du  pays  de  Galles  en  Angleterre;  de 
Gallus;  en  bas  Bret.  GaU. 

Si  cheTaucha  le  Connettable  premièrement 
Bretaigne  Bretonnant,  pourtant  qu*il  la  sen- 
toit  toujours  plni  encline  au  Dnc  Jehan  de 
Montfort ,  qne  Bretaigne  gaUot, 

FrMStart^  li».  i ,  Jol.  438. 

Galois  :  Fort,  courageux,  robuste. 

Galon.  Voyez  Gallon. 

Galonxe  les  cheveux  :  Cétoit  les 
tresser  avec  des  galons ,  des  rubans. 
Galonnersa  barbe,  selon  Borel,  c*étoit 
la  peigner,  y  mettre  de  petits  glands 
au  bout  de  chaque  floquet ,  comme 
font  les  Dames  de  leurs  cheveux.  On 


G  A  L  66x 

faisoit  cela  ausii  avec  du  fil  â*or,  ou 
bien  on  couvroit  la  barbe  de  paillettes 
ou  de  limaille  d'or  ;  et  si  on  étoit  jeune 
et  sans  barbe ,  on  s'en  mettoit  une 
fausse  de  fil  d'or;  mab  cela  ne  se 
pratiquoit  qu'aux  enterremens  des 
grands ,  pour  rendre  la  -cérémonie 
plus  majestueuse  ;  car  la  barbe  a  tou- 
jours marqué  vénération. 

Galopin  ,  happelopin ,  wailopin  , 
walopin  :  Domestique  de  cuisine , 
marmiton  ;  goujat ,  bas  valet. 

Chambre  au  déniera ,  gaîgea  dn  mojt 
Toni  officea  et  k  cenlx  dea  boya 
Quenz ,  Escniera  •  11  Galopin  , 
Chappellaina ,  Noblea  Gêna ,  Bonrg'oya , 
Eacniers,  Qerca,  gardes  tos  loya» 
Fajctea  obeiaaance  au  Tin. 

Eustaehe  Desckampt  ,/bL  486 ,  eoL  s. 

Galos  ,  galot  :  Le  train  le  plus  ra- 
pide ;  galop  d'un  cheval  ;  de  calpare. 
Barbazan  le  dérive  de  calopus,  ani- 
mal de  Syrie  qui  a  de  grandes  cornes 
et  très-véloce  à  la  course. 

Onkea  maia  ne  Téiatea  tant  de  grant  pechéonrs , 
Et  ai  ne  pert  on  monde ,  trc^  eat  de  pechéoura 
Ki  aont  tnit  eibahi  anaai  come  li  onra , 
Et  fnient  en  enfer  lea  galos  et  lea  coura. 

La  Vie  du  Monde,  strophe  6. 

Galose  ,  galoset  :  Dr61e ,  vaurien. 
Galou  :  Coquin ,  de  mauvaise  foi, 
fripon. 

Galounbe.    Voyez  Galonbx  lis 

CHEVEUX. 

Galot  :  Droit  seigneurial  sur  les 
biens  de  ceux  qui  ne  peuvent  tester 
ou  qui  meurent  sans  héritiers  légi- 
times. 

Galots  :  Nom  qu'on  donnoit  à 
certains  gendarmes. 

GALEiGACHE,^>a/n^c^^  galvache, 
garnache:  Espèce  de  vin  blanc  étran- 
ger qui,  en  X  3 1 5 ,  pay oit  3o  sols  d'en- 
trée par  queue  ,  suivant  les  Ordon- 
nances des  Rois  de  France,  tom.  a  9 


66a  G  AM 

Et  en  Tott  Ton  aTOît  taveraes  et  cabaretf 
anstî  plant oreotement  comme  à  Bmcelles  et 
rîa  de  Rein,  de  Poicton  et  de  France ,  gabi- 

fiches ,  MaUoIsilef  et  antret  tûu  estrangea , 
bon  marché.     Froissart,  lip,  ^^  foL  .188. 

Gals  :  Prêtre»,,  eunuques  ;  galU, 

Galureau  ,  gallureau  :  Galant , 
godelureatfr 

Galvaadiice,  caiuardine,  galver- 
dîne  y  guaiverdine  :  Espèce  d'habil- 
lement de  paysan ,  manteau  pour  la 
pluie  ;  en  bas.  la  t.  gaivardina, 

Galyardine  ,  calvardine  :  Perru- 
que; dç  calvaria;  le  sommet  de  la 
tête  ëtoit  appelé  calvaire. 

Or  je  deukaaHe  icy  nng  cas , 
Qtii  ▼ooldi'oU  pour  bonne  cautelle. 
Comprendre  ton»  les  trois  estats 
Xn  une  robbe  bien  nouvelle , 
QneP  robbe  tous  sembteroit  belle , 
Qni  tous  les  trois  estatz  désigne  ? 
Par  Dieu  Je  n'en  s^ay  point  de  telle , 
Que  seroit  nne  gahardine  , 
Le  Bicoquet ,  la  Capeline. 


Or  donc  que  homme  ne  s*adWse, 
£n  festcff,  banqnetz,  et  esbata. 
Si  il  n'a  sa  galvardine  mise , 
D'aller  danc«r  les  trois  estatz. 

Coqui/lart,  Droits  nouveaux. 

GAiiYAUDiBR  :  Poursuivre  une  af- 
faire avec  ardeur  ;  de  caballicare, 

Galvise.  Vojrez  Gagui. 

Galz  :  Poulet  ;  de  gallus, 

Gamache  :  Guêtres  de  toile  ou  de 
laine  que  l'on  mettoit  sur  les  bas 
pour  se  garantir  de  la  boue  et  du 
froid  ,  sorte  de  chaussure  «  espèce  de 
][>ottines  à  Tusage  des  chevaliers 4  de 
campa  ;  en  bas.  la  t.  gamachœ, 

Gamafrer,  gamaffrer  :  Blesser  , 
frapper. 

Qui  gamafre  beste  par  ist ,  et  plaine»  ea 
«st ,  doit  cinq  sols ,  et  rend  le  domage  sans 
loyer.  Ancienne  Coutume  ttOriéans, 

Gambadir  ,  gambater,  gambayer, 
gaihbeler,  gambetery  gambiery  gam- 
hillcry  garnbojery  jambeter  :  Gamba- 
der, sauter 9  courir,  se  divertir,  re- 


rouer  les  jambes,  les  jeter  en  Fair; 
de  campa;  en  bas.  lat.  gamba. 

Moult  Têissies  Aagleîs  tomber. 
Gésir  à  terre  et  gmmheter. 
Qui  ne  se  poent  relever. 

B»mam  du  SUm^fiL  369. 

Gambaoe  ,  gaimbaige  :  Dl^it  éta- 
bli en  quelques  pays  sur  la  bière  qu'on 
y  brassoit;  de  camba;  droit  de  jam- 
bage ;  en  bas.  lat  gambagium. 

Gambaiseure  :  Housse  de  cheval 
garnie  de  laine  ou  de  coton. 

Gak SAISON ,  gabeson  ,  gambais  y 
gambéison ,  gambes,  gambeson,  gam- 
besoun  y  gambison  y  gamboisié ,  gam" 
boison,  ganbessien,  ganbùson,  gau' 
beson,  gatibùon ,  gaubùsony  gohis- 
fon  y  gombesons ,  goubéson,  àambaif, 
wambais ,  wambéison  ,  wafkSais  : 
Pourpoint  garni  et  piqué  qui  se  met- 
toit  sur  la  chair  et  sur  lequel  on  posoit 
le  haubert  ;  c'ctoit  un  plastron  delinge 
et  d'étoupes  qui  empécboit  que  l'ar- 
mure ne  fit  du  mal  et  ne  blessAt  celui 
qui  le  portoit  ;  en  bas.  lat.  gambeso, 
gambiso  ;  de  campa  et  de  summum  y 
selon  Barbazan. 

Que  chascun  ait  costes  à  armer  ,  et  gam- 
bison se  Teaut  ;  et  se  il  ne  Téaut  gambison,  fl 
doit  mètre  devant  son  ventre  une  contre  curM 
de  tele  ou  de  coton  où  débourre  de  Icae^td 
et  si  fort  com  il  voudra. 
Les  Assises  de  Jérusalem,  ck.  io3  ^foL  s^S. 

n  vestera  justice  pour  gmmbesoun ,  et  si 
prendra  -  il  dreit  jugement  por  béalme,  si 
prendra-il  escu  qui  ne  porra  estre  Tcincu». 

TYod,  de  la  Bible,  Sagesse,  ch.  5,  'vers.  ig. 

Induet  pro  thorace  justitiam  ,  et  aeeipiet 
pro  galea  judioitun  certum  ,  sumet  seutum 
inexpugnabUe  teçuitatem. 

On  voit  d'après  ces  deux  citatioDS , 
que  le  gambaùon  n'a  pu  signifier  un 
cabassety  qui  est  une  armure  de  tète, 
et  que  Borel  s'est  trompé. 

Gambardes  :  Tours  de  souplesse. 

Gambaron  :  Jambe  courte ,  sobri- 
quet donné  à  Robert  »  Duc  de  Nor- 


G  A  M 

mandie ,  parce  qu'il  avoit  de  grossea 
jambes  sans  mollets,  et  toutes  rondes. 

GiM BK  ,  cambe  y  gambie  :  Jambe  ; 
campa;  en  bas.  lat.  et  en  Ital.  gamba; 
du  Grec  hampe  ;  en  bas  Bret.  gam, 
gumb, 

Gambbsi^  :  Celui  qui  porte  un 
gambaison.  Voyez  ce  mot. 

Gambbter.  Voyez  Gàmbaoib. 

Gambette,  ganbete  :  Petite  jambe  ; 
canne,  bâton,  béquille ,  petit  couteau 
à  manche  ployant  ;  de  campa. 

GkMBi^nEj  jambière  :  Armure  dea 
jambes ,  chaussure  en  fer,  armes  pré* 
serva  tires  qui  couvroient  les  cuisses 
et  les  jambes  ;  en  bas.  lat.  gamberia. 

Gambillee  :  Sauter ,  danser,  boi- 
ter. FojreZ  GArfBADIlL. 

Gambison  ,  gamboison  :  Tétement 
contrepointé ,  long  et  pendant  sur  ki 
cuisses,  sur  lequel  on  endossoit  la 
cuirasse  et  la  cotte  de  mailles. 

Gambobsieb  ,  gamboisier  :  Garnir 
de  laine ,  ou  piquer  du  eotou  entre 
deux  étoffes. 

Gambroisiv  ,  cambresien  ,  cam^ 
broisin  :  Monnoie  frappée  dans  la 
▼ille  de  Cambrai  ;  cameracensis. 

'Game  ,  gamme  :  Etat ,  situation, 
posture ,  Àprit  ;  de  gamma. 

J*enteDf  la  resolatiou , 
Qui  est  <{ue  vraje  fOuifiMiice 
Est  donnée  un«  fiction , 
Contre  Fortnne  en  pourréance , 
Et  qn*il  convient  avoir  eonêtance, 
Poor  meiipmer  elle  et  ses  tours , 
Et  TÎTre  sans  verser  tousjonrs. 
C*est  ce  qni  tient  en  haidte  game 
Tons  les  assouIBs  de  ce  monde 
Et  qui  prépare  gloire  à  TAme  » 
Car  elle  fait  le  décès  monde , 
Dont  tant  de  bien  enfin  sur  onde. 
Quel  omme  par  ung  tel  csindo 
En  a  acquis  béatitude. 

X>4WMe  aux  jiveyglês, 

Game  :  Pierre  précieuse^  de  gemma. 

Dame  qui  oncqnet  ne  sentis 
Petbié ,  ne  ne  k  conseatit  y 


G  A  «r  663 

Yieiige ,  trèa-précieuse  gttme  , 
Très-^^rieuse ,  très-gentis. 

**  Cod.  de  Jehan  de  Meung,  ifers  i5^. 

Game  :  Voix. 

Car  chascnn  doit  ettre  ententia 
A  toy  loer  à  baulte  game, 

*  Uid.  imn  i6o5. 

GameZi,  gamele  :  Ustensile  de  cui- 
sine ,  sorte  de  vaisseau. 
Gamion  :  Haquet ,  camion. 

Gamites  ,  garmites  :  Espèce  de 
fourrure  de  daim  ;  de  damus;  en  bas. 
lat.  gammuSf  que  Pline  et  d'autres 
naturalistes  disent  être  une  espèiie  de 
cerf,  mais  plus  petit  ;  de  damus  on  a 
fait  gammus,  dit  Barbazan ,  en  chan- 
geant le  d  en  g. 

Après  ce  que  le  Roy  fu  rcTenn  d*ontremer, 
il  se  maintint  si  dcTOtement ,  que  <mques  purs 
ne  porta  ne  vair ,  ne  f^is ,  ne  escarlatte ,  na 
estriers ,  ne  espérons  dorez  :  ses  robes  etoient 
de  cameliii  ou  de  |iers  ;  ses  pennes  (les  four- 
rures )  de  ses  couTertouers  et  de  ses  robet 
ettoient  de  gamites  on  de  jambes  de  lîèrrea, 
ou  d*aignéatidx. 

Fie  de  &  Louis,  par  Joim^iOe ,fol.  140. 

Gammaile  :  Crabe  de  mer  \  gam» 
marus. 

Gamologie  :  Traité  sur  les  noces* 
Gamyisom.  Voyez  Gambaison. 

Gan  :  Profit ,  gain  ^  lucre.  Voyez 
Gaaio. 

Gahagre  ,  ganasche ,  ganasse  : 
Grosse  mâchoire  ;  de  gêna ,  la  joue  ; 
•uiyant  Borel ,  c'est  aussi  la  mâchoire 
inférieure  du  cheval. 

Gakache  ,  ganmche  ,  gasnache  : 
Habit  de  paysan  ,  espèce  de  sarrot , 
habit  long  qui  descendoit  jusqu'aux 
talons  ;  en  basse  latinité  gaunace, 
gaunacum. 

Gahchb  ,  guanche ,  guenche  :  Agi- 
tation des  membres,  adresse  des  memr 
bres,  et  souplesaedu  corps  ;  au  figuré» 
aubtiUté ,  ruse ,  fiataaa  >  détour. 


664  C^AN 

Car  qimt  me  toîI  à  toi  àtàvân , 

Ge  U*  traere  m  «nconbreue. 

Si  greTaine  et  «t  anniciue. 

Que  ge  n'en  pois  à  chief  Tcnîr  : 

H e  ▼ot  t  pni»  à  droit  tenir , 

Tant  me  fêtes  et  tors  et  ganches. 

De  bras ,  de  tramiez  et  et  lianchei , 

Et  tant  Tos  alez  detnertaat. 

ffe  soi  comment  ce  ra ,  fors  tant 

Que  bien  toî  que  ma  drucrie , 

Vt  mes  solax  ne  tos  plest  mie. 

*  Roman  de  la  Rose ,  'vers  goSo. 

*n  parle  d*one  robe  qui  aroit  coftté 
|>e«acoop. 

Biais  la  chose  est  si  mal  partie , 
Qne  Chastée  pert  la  partie , 
Quant  assaut  on  quant  se  rereoche  ; 
Tant  set  pot  de  luite  et  de  guenche 
Qo*Jl  li  covient  ses  armes  rendre , 
Qu*el  n*a  pooir  de  li  deffendre , 
Contre  bianté  qni  trop  est  fiere. 

*  Ibid, ,  'vers  9163. 

Ganchier  :  Gantelet  soit  en  mailles 
ou  en  fer ,  armure  de  la  main  ;  de 
vagina, 

Gi.NGHiEKE  :  Sorte ^e  terroir,  selon 
Borel,  qui  cite  les  deux  ^ers  suivans 
du  Testament  de  Jehan  de  Meung  : 

Par  prés ,  par  vignes ,  par  gaiichieres  , 
Par  montaignes  et  par  rivières. 

Ce  mot  n*a  pas  existé,  ou  Borel  a 
mal  lu ,  ou  il  y  avoit  faute  dans  son 
exemplaire;  il  devoit  lire  gachieres, 
gacquieresy  terres  labourables ,  terres 
«n  jachères ,  qui  se  reposent  ;  quœ 
jacent, 

Ganghir  :  Chercher  à  fuir ,  k  s'é- 
chapper, se  détourner,  s'esquiver, 
éviter  adroitement.  Voy.  Guenchir. 

G AV DiLL-En,  gatnchir y gandir,  gen- 
ekir,  gencir,  guandir,  gtienchir:  Aller, 
Tenir,  tourner,  échapper,  détourner, 
égarer ,  prendre  à  gauche. 

Gane  ,  ganelee,  ganellon,  ganelios, 
ganelon ,  ganéon ,  ganes ,  ganilon  , 
ganillon  ,  gannes  ,  ganrdllon ,  gue- 
nelloTiy  waneloTiy  wanneUon  :  Ces 
mots  passés  eh  proverbes  pour  dési- 
gner, uiiparjuirey  un  traître»  un  per<- 


6  AN 

fide  9  sont  formés  de  celui  d*iin  seâé- 
rat  indigne  da  nom  François;  il  lim 
poor  de  Targent  l'armée  des  François 
à  Marsille ,  Roi  des  Sarraûns,  et  fiit 
cause  de  sa  dé£aite  à  Ronoevaux. 
Charlemagne  aussi  sensible  à  ce  mal- 
heur 9  qu'à  la  mort  de  son  nevea ,  le 
fameux  Roland ,  et  à  celle  de  plu- 
sieurs braves  chevaliers,  envoya  ce 
lâche,  recevoir  le  prix  dû  à  son  forfiit, 
à  Aix-la-Chapelle  ,  où  il  fut  écartdé; 
en  Lang.  ganèlët;  en  bas  Bret.  ganas^ 
ganes.  fiullet  veut  bien  nous  appren- 
dre que  notre  mot  François  dérive  da 
bas  Bret.  ganas,  ainsi  que  le  verbe 
engeigner,  tromper.  £n  travaillant  à 
ses  Mémoires  sur  la  langue  Celtiqae, 
et  sur^tout  à  la  première  partie,  com- 
bien il  devoit  se  dire  : 

Peste,  oà  prend  mon  eiprlt  tonte*  ces  gc»> 
tillesses  ?  jÉmphùnaB. 

Autres!  com  oisel  sVnfnît  deTsnt  faaomi , 
Gaenchissent  entor  lai  les  pnrens  ^«uie&MK. 

Huon  le  Rvjr ,  parhmt  des  7>aùres  et  it 
ChârleS'le-Chattve, 

Cil  Demain«i  qni  molt  ot  seignorie, 

£  de  richesse ,  e  de  chivaUerie , 

S*il  ne  fust  dams  d^orgneil  et  de  ioDie, 

De  cel  lignage  eu  tant  ot  de  bota^e 

Fn  ganelios  qni  par  sa  tricherie 

En  grant  dolor  miat  France  fti  garnie  » 

Quant  en  Espaigne  fist  la  grant  félonie 

Dont  furent  mort  auvec  gent  Paénie , 

Li  XXI  Fer  de  France. 

Oï  avez  dire  en  mainte  chançoa 

Que  de  la  geste  (rhistoire)  qoî  f a  de  ^ 

nellon , 
Furent  atrait  maint  ChcTalier  Baron , 
Fier  et  ardi ,  et  de  molt  grant  renon , 
Tuit  Seignor  fusent  de  France  le  Roion; 
S^en  ans  mist  orgueil  et  traison , 
Biais  por  orgueil  por  voir  le  tos  dison , 
Est  trébuches  autre  maint  haut  hom , 
Einsi  com  furent  (de  Terté  le  sayons), 
Dou  ciel  li  Angel  qui  per  lor  mesprison 
Trébuché  furent  en  Tinfemal  prison , 
Or  il  n'auront  jamais  se  dolor  n*on , 
De  cel  perdh'ent  la  sainte  manaion  , 
Et  ansi  firent  li  paran  ganeUon , 
Qui  tant  eatoleut  riche  de  grant  renom  » 
Se  il  a'ea  lutat  û  pUia  4t  tnâfoa 


G  AN 

De  cd  image  qai  ne  fi»t  tl  ottl  «on 
Fu  U  seconde  jeste. 

Roman  de  Girart  de  Vienne ,  /bi,  i  , 
col,  X  ef  a,  «•  7498. 

Gaice  ,  ganelon  ,  ganet:  Jaune ,  de 
couleur  fauve. 

Gàni&oh  :  Habitant  d*une  petite 
maison  ;  débauché ,  ivrogne  ;  de  ga- 
neo;  en  bas.  lat.  ganeutn.  Y.  Boanx. 

GiNGiiAGK  :  Labourage ,  terres  la- 
bourables ,  profit ,  produit  des  terres 
labourables. 

GANGNEa   :  Cultiver,  labourer, 

faire  valoir. 

Gànonbeie  :  Ferme ,  métairie. 

Gahgnieeee  ,  gangneires ,  gart- 
gnere ,  gangnerre  :  Ouvrier,  artisan, 
laboureur,  fermier. 

Ganguil  :  Bregin  ,  sorte  de  filet. 

Ganive  ,  ganivet  :   Canif ,    petit 

couteau. 

Ganivetee  :  Couper,  déchirer,  la- 
cérer à  coups  de  canif. 

Gau  ivETiEE ,  gantwer  :  Ouvrier  et 
marchand  de  canifs ,  coutelier. 

GAKifEAU  :  Terre  bonne  à  labou- 
rer ,  à  cultiver. 

Gans  :  Ancien  droit  seigneurial. 

Gans  ,  wan,  want  :  Gant,  enve- 
loppe de  la  main  ;  vagina. 

C'est  nom  tvan  castre  \j  a  mil 
En  langaige  de  son  pays  , 
ff^an  caatre  son  nom  de  cuîr  prend, 
Si  peut  Ten  nommer  autrement, 
Kar,  carroy  en  Bretans, 
Pour  ce  quo  il  fut  mesures 
O  la  corroie  et  compassés, 
ilomon  du  Rou,/6l,  53,  F^,  eoL  a. 

Dans  le  même  Mss.  on  lit  tuan  et 
tuan  castre  ,  pour  la  même  signifi- 
cation. 

Gans  :  La  récompense  d'un  valet 
qui  apporte  un  présent.  -^  Ici  un 
valet  amène  un  cheval  de  la  part  de 
sa  maîtresse ,  au  Roi  Perceforest. 

PasMvtnt  ditt  U  X07  »  je  vm  doihi  VM 


G  A  R 


66S 


gans,  mali  ^ar  me  fois,  j'en  .ai  ey  endroit 
plus  que  Tons  Foyez,  mais  tous  tous  trairez  par^ 
dcTers  Nenf-Cbastel  et  me  attendrez  là  et  là 
ferai  enTers  "von»  ce  que  à  Roy  appartient. 

Roman  de  Perceforest ,  vol.  ^^foL  46, 
R*,  col  1. 

Vieng-ge ,  disl-ele  ,  k  point  as  gans^ 
Se  ge  Tos  di  bones  noveles 
Totet  fresches ,  totes  noTeles  7 

*  Roman  de  la  Rose ,  vers  x5ï4o. 

Gahs  ,  ganse  ,  gante  ,  gente  :  L'oie 
sauvage ,  la  cigogne  ;  gansa  ;  en  bas. 
latinité  ganta. 

Gans  a  beoiches  de  fee  :  Gante- 
lets, armures  de  la  main  et  de  l'avant- 
bras ,  gant  de  fer. 

Gant  :  Droit  dû  à  un  seigneur  à 
chaque  mutation. 

Gante  :  Jante;  et  cigogne,  selon 
Borel. 

Gantex  :  Parfumeur  ,  gantier  , 
marchand  de  gants  ;  de  ganterius. 

Gantiee  :  Chantier. 

Gaole  :  Prison  ;  cavea ,  capeola. 

Gaoliee  :  Geôlier  ;  caveolus. 

Gaoug  :  Joie ,  plaisir  ;  gaudium. 

Gaoujhous  ,  gaouchous  ,  gaou- 
chouzo  i  gaoïyhouzo  :  Gai ,  joyeux  , 
aimable ,  enjoué  ;  gaudens  ;  en  bas. 
latin,  gaudiosus, 

GAOVTknjLTygaoutat  :  Soufflet  sur 

la  joue. 

Gap  ,  gt^s.  Voyez  Gab. 

Gap,  gaps  :  Moquerie,  raillerie. 
Foyez  Gab.  Borel  l'explique  par 
louange ,  et  parfois  blâme  ;  il  cite  les 
vers  suivans  du  Roman  de  Perceval  : 

Ne  le  tint  à  gap  ne  à  fils. 

Bord  s'est  trompé ,  il  auroit  dû  lire  : 

Ne  le  tint  à  gaps  ne  k  ria. 

Gae  igard:  Jardin  ;-de  la  bas.  lat. 
gardinum, 

Gaeancxb  :  Couleur  de  cerf. 

Gaeand  (se  mettre  à)  :  Se  mettre 
ea  iurcté,  se  garantir,  éviter. 


666  G  A  R 

GAmAHDE ,  garende  :  Le  gâte  d'an 
cerf.  Voyez  GimEvirE. 

GÀB.ÀnmE  y  ganrentiscy  garandtze, 

garaniage ,  garantison,  garantissage, 
garendie ,  garentage,  garentissement, 
gavantage, ,  guarantage  ,  warantie  , 
ivarandson  :  Garantie ,  protection , 
appui ,  sauve-garde,  refuge ,  sûreté  ; 
en  bas.  lat.  garandia ,  garandisia. 
Voyez  Créance. 

Pour  che  que  ploriex  lettres  sont  fetet,  let 
nnes  pour  garandie  d'hinrtaget ,  et  let  autres 
pour  muebles  et  pour  chatiex ,  nous  devise- 
rons  cj-aprèt  deux  formes  de  lettres. 

Coutume  de  Beauvoisis,  chap.  35. 

Gàrandir  ,  garander,  gararUer, 
garaunter:  Garantir,  préserver,  pro- 
mettre, déposer,  assurer,  affirmer, 
confirmer;  en  bas.  lat.  garandiare» 
Voyez  CRÉAifTEa. 

Gàran DissERE  ,  garandissierre  , 
garanîisseresse  :  Garant ,  caution  , 
protecteur. 

Garanxe  :  Vivier,  lieu  où  la  pèche 
est  défendue.  Voyez  Garen he. 

Garantage.  Voyez  Garanoib. 

Garautter.  Voyez  Garandir. 

Garantigiés  (instrumens)  :  Aotes 
obligatoires  et  authentiques. 

Garas  :  Menu  bois,  broussailles 
propres  à  faire  des  fagots. 

Qnar  si  eom  raeonte  li  livres 
C*uo  jor  estoit  Travers  aies, 
»     A  uns  boftchet  iluec  delez 
}*or  fere  amener  des  garas , 
ExTos  que  Uaimés  et  fiaras 
Aloient  querro  garison, 
S'asenerent  à  sa  meson  ; 
5a  famé  ont  trorée  filant 
Cil  qui  vont  le  siècle  gnilant , 
Dient ,  Dame ,  où  est  toc  Barons? 
Celé  ne  qnenot  les  larrons  ; 
Seignor  ,  flst-ele ,  il  est  au  boz 
Por  fere  amener  des  fagos. 

♦  Pabl  de  Barat  et  Haimet, 

Garât  «  gorot,  garreau,  garreL 
Voyez  Carrel. 

Gaebi  ,  garbe  :  Gerbe  de  Ued. 


CAR 

Garbàgb  :  Droit  de  gerbet,  ci  Tac- 
tion  de  mettre  le  bled  en  ^rbes. 

Garbe  :  Bonne  grace,  adiesse, 
fierté ,  orgueil;  de  l'Ital.  garhato. 

Garbbb  ,  garbejer,  gerber  :  Eogcp- 
ber ,  mettre  le  bled  en  gerbes ,  k 
ramasser,  le  Tecneillir;  de  carpert, 
Garber  s*est  dit  aaasi  pour,  voler, 
emporter  des  gerbes. 

Garros,  garboz  :  Kom  d'une  es- 
pèce de  poisson. 

Carpes,  becqs,  diayennes,  tniTtes, 
So&t  par  eus  prisca  et  de»tr«ites  ; 
Dards ,  gardons ,  garhoz  ,  goiqoas* 
Ables,  loches,  et  Terona. 

Le  Livre  de  la  Diahlerim  ,  par  Dmmerrel. 

Garbouil  ,  garbouîllement  :  Que- 
relle ,  désordre ,  confusion. 

Garbouteau  ,  pour  barbouteau  : 
Petit  poisson ,  diminutif  de  barbeau; 
de  garbola, 

Garçage  :  Droit  seigneurial. 

Garçaille  :  Troupe  d*enfans  de 
Tun  et  Tautre  sexe. 

Garç AILLER  :  Hanter ,  fréquenter 
les  filles ,  qui  anciennement  étoient 
nommées  garces. 

Garce  ,  garceUe ,  garçote ,  gar- 
choife  :  Jeune  fille ,  fille  vierge.  Quel 
contraste  dans  la  signification  de  ce 
mot  !  le  nom  de  jeune  fille  descendu 
aux  prostituées,  tandb  que  le  mot 
garçon  qui,  chez  nos  pères,  désignoit 
en  générât  un  mauvais  sujet,  un  Tan- 
rien ,  est  k  présent  celui  d'un  homme 
dans  le  célibat ,  quel  €{u*ii  soit ,  et 
quelqu'àgé  qu'il  soit ,  il  n*j  a  que  le 
mariage  qui  fait  cesser  d'être  garçon. 
Dans  l'Anjou  ,  le  Maine ,  une  gyure 
6st  une  fille  en  général ,  et  une  gar- 
cette  est  une  fille  au-dessous  de  douze 
ans.  CTest  ce  que  nous  apprend  Mont- 
foucon  Toulousain ,  en  ses  Dm 
fniix,  cités  par  Borel. 

Ainsi  niTeUe  est  le  temps , 

Le  rnatlio  est ^<w  à  fiiatoiMâBs, 


6  À  R 

Et  U  femeDe  est  goret  à  doiii#v 
Sans  ▼enaicon,  et  muis  peloute. 

Borel  dérive  les  mots  garce  tt  garçon 
du  Grec  y«ra(0p«;  et  Juste-Lipse,  de 
garsofuutasium  ,  lieu  destiné  à  Cons- 
tantinople  pour  élever  les  jeunes  en- 
fans  mâles  et  les  faire  eunuques.  Le 
mot  garce  n'a  pas  été  employé  ancien- 
nement pour,  femme  de  mauvaise^ 
conduite ,  comme  le  "dit  Borel. 

S*iU  sont  reprit  (les  etcltTef)  on  les  doit  re- 
mener  an  Seigneur ,  lequel  donnera  pour  U 
troQTeure  de  Tome  quatre  betana ,  et  pour  le 
garçon  deux ,  et  pour  U  femme  grant  troif 
besans  et  pour  U  garce  deux  betans. 

Assises  de  JérusiUem,  chap,  3ii. 

Lors  dit  à  la  simple  garcette^ 
Belle  amie ,  bêle  fillette , 
Sai-tu  qui  soi ,  ne  com  j*ai  non? 
Celc  respont  en  tremblant  non  ; 
Je  snl  la  mère  Dieu  Blarie 


La  pucelle  fu  rassurée  , 

Lors  Tapele  moult  simplement  : 

Hé  !  bêle  mère  Dieu  çoment 

Vos  daingniez  ,  fet  la  pucellette  , 

Aparoir  à  tele  garcette  P 

Bêle  fiUe,  fait  Nostre-Dame, 

Por  ce  que  Tueil  le  preu  de  t*âme. 

Gautier  de  Coinsi,  li¥,  3 ,  chap,  fto. 

Garcerion  :  Jeune  garçon. 

Gàrcbtb  :  Sorte  de  coiffure  de 
femme ,  selon  Borel. 

Garghon  ,  garçon,  gars ,  garson, 
garz ,  ivarçon  :  Jusqu'au  xvii*  siècle 
ce  mot  a  presque  toujours  été  pris  en 
mauvabe  part,  il  signifioit  débauché, 
mauvais  sujet ,  vaurien ,  libertin  , 
homme  de  basse  condition,  de  bas 
emploi ,  valet ,  goujat ,  homme  sans 
aentimens,  sans  mœurs,  sans  cou* 
duite.  Borel  dit  qu'il  pourroit  venir 
de  rEspagnol  varo ,  qui  a  été  formé 
de  viro,  ablatif  de  vir,  et  cela  parolt 
probable. 

Lors  •*apensa  qu*ele  n*atoIt  pst  bien  dit , 
•*en  reprist  soi-méismes ,  et  dist,  je  «i  menti, 
garchon  n*est-il  mies ,  ains  est  bons  Cbe?a- 
Uers  I  et  plus  a-il  encor  ea  lot ,  csf  il  fit 


G  A  R  667 

moult  sagei ,  et  qne  Inj  puet-on  plus  deman- 
der, quant  il  est  biaua  et  bons ,  et  preus,  et 
sagea ,  et  ses  pères  est  espoir  gentieos  liome. 

Boman  de  Mark  duon. 

Faites  buicier  to  frère  ,  Henrj  o  le  cuer  bon 

Et  luj  faites  pardon  ; 
Par  mon  chief ,  dist  li  Roia,  il  a  fait  traUon , 
Je  le  ferai  banir  à  guise  de  garçon. 

Vie  de  du  Guesdin, 

Garchohhivr  :  Fripon ,  vaurien. 

Garcier  :  Débauché,  qui  court 
après  les  jeunes  filles. 

Garcille  :  Jeune  fille.  Foye% 
Garce. 

Garçonerxe:  L'action  de  procréer; 
et  friponnerie ,  selon  Borel. 

Garçonkaille  :  Troupe  de  vau- 
riens ,  de  fripons. 

Garçohnbr  ,  garçoniser  :  Appeler 
quelqu'un  garçon ,  c'est-à-dire ,  fri- 
pon ,  débauché ,  &c« 

Garçohnbrie  :  Action  basse,  mau- 
vaise action ,  friponnerie* 

Gard  ,  gardin  :  Jardin ,  verger. 

Gard  ,  gari:  Pour  garde. 

Dien  gard  sana  fin  le  rosier  et  la  branche , 
Dont  est  sortie  une  tant  belle  rose: 
Dieu  gmrd  la  onin  qui  pour  croistre  Tarrose , 
Dieu  gard  aussi  le  tret-excellent  clos. 
Marot ,  Epigramme  à  Blanche  de  Touman, 

Garde  :  Tort ,  dommage  ;  ferme , 
métairie  ;  tuteur  ;  carde  ,  peigne  à 
carder. 

Gards-bieh  :  Guet ,  garde. 

Garde-bras  :  Partie  de  l'armure 
qui  couvroit  les  bras. 

Gardb-corps  :  Vestiaire ,  endroit 
€m  l'on  garde  les  habits ,  les  robes  ; 
habillement  qui  douvroit  la  poitrine. 

Gardb-huchb  :  Officier  qui ,  chea 
le  Roi,  avoit  soin  du  pain  et  des 
autres  choses  qui  servent  sur  la  table* 

Garde -LEHDB  :  Sorte  d'habillé* 
ment. 

Gardb-vapb  :  Rond  que  l'on  met- 
toit  sous  les  plats  ,  lorsqu'on  le« 
potoît  sur  hi  taUe,  *fin  de  ne  paa 


668  .GAE 

bn^er  ni  salîrla  nappe  ;  il  j  en  avoii 
d'osier ,  de  bois  et  d^étain. 

Garde^mipes  d*estin,MUeres, 
Tenaillet,  pailles,  cremaiUieret. 

Le  livre  de  la  Diablerie  ,'eUé  par  BoreL 

* 

GARDioa  :  Le  gardien,  le  supé- 
rieur d'une  mabon  religieuse. 

Gardée  :  Considérer,  regarder  , 
•voir ,  observer ,  prendre  garde ,  pra- 
tiquer ,  suivre ,  exécuter ,  faire  atten- 
tion, empêcher,  défendre;  en  bas. 
Jatin.  wardiwe.   . 

E»  te  11  mort  avoit  fait  son  testament,  Ten 
le  doit  garder ,  car  noie  chose  n*est  si  grant 
come  d'accomplir  la  rolenté  don  mort. 

Eitablissem.  de  France  ,  ckap.  87. 

An  garder  trestuit  s*acorderent  : 
AdoDC  sans  plos  dire  gardèrent. 
Moult  en  trouvèrent  darement, 
Car  moalt  en  i  a  (des  reliqaes)  Toircmeat. 
Mais  s*en  fu,  et  Totrs  prooTez, 
Qu*adonques  |I  denz  In  trouves 
Qae  Dlex  eust  mu^  en  Tenfaoce. 
Miracle  de  Fa  Benéoite  dent  que  yoostre- 
Seignor  mua  en  f  enfance. 

Garderien  ,  gardier  :  Gardien  , 
concierge ,  portier  \  en  basse  latinité 
gardianus, 

Garder-le-€UEh  :  Tenir  le  chœur 
d*une  église ,  y  présider. 

Garderobikr  :  Officier  de  garde- 
robe  qui  avoit.soin  des  vétemens  et 
des  armes;  en  bas.  lat.  garderoha- 
rius  'y  et  le  trésor  des  Chartres ,  gar^ 
déroba» 

Gardkur  :  Tuteur;  observateur. 

G AR  DiAGE  :  La  banlieue  d'une  ville. 

Garoiateur  :  Officier  chargé  d'em- 
pêcher les  vexations. 

Gardier, ^arr/o/e/i .*  Sujet  au  droit 
de  protection ,  et  celui  qui  est  chargé 
de  veiller  à  la  conservation  des  droits 
de  quelqu'un. 

Gardin  :  Jardin ,  verger. 

Cil  Eleutheres  de  col  gc  ci  dessore  fis  ra- 
laembraace ,  U  Pères  dd  monstier  del  hieB« 


6  A  R 

coros  ETngelîstra  Maïke  ,  i 
dd  bore  de  Spolicc. 

Dial,  de  S.  Grégoire ,  &.  3,db^33. 

b  auiem  emfms  smperiàs  mÊeimorimm  fia, 
MSemtkerim  pater  imaméuteru  htad  EMÊigt- 
iùtmMarci,qmodim^otei 


Tbiqne 

tent.  CanLdetCaMtiqmes,chap.ty'9,il, 


m  hortla,  amêct 

Gardoieh  :  Celui  qui  est  sujet  an 
droit  de  garde  et  de  protection. 

Gardoir  ,  gardouer  :  Réservoir 
pour  le  poisson. 

Gardoner  :  Médire  ,  mal  parler  de 
quelqu'un. 

Gare  :  Prends  garde  à  toi,  érite 
le  danger. 

Gare  :  Cave  ,  souterrain. 

Gare  ,  garel  :  De  diverses  cou- 
leurs. Kien  gare  :  Chien  blanc  et  noii; 
de  virgatus. 

Gareau  ,  garel,  garen  :  Boiteux, 
qui  a  les  jambes  tournées  en  dedans; 
varus. 

Garelox  :  Loup  garrou. 

Garehd  ,  garendissieres  ,  garent  f 
garent,  guarant  :  Témoin,  répondant, 
qui  certifie ,  qui  assure. 

Qoant  celui  qui  a  sra  garents  avodiiea  aac- 
nez  en  la  court ,  il  doit  dire  par  son  coMcl 
an  Seignor  :  Téez  ci  le  garens  de  tel ,  et  le 
Bomé,  que  H  a  amenés  pour  garenàret  q«*3 
a  offert  à  prouver  par  éaos  ;  «t  il  sont  {fféti 
de  porter  la  garentie,  et  faire  que  loiaai 
garens,  doues  lor  conseil  por  lor  parob 
mostrer  de  la  garentie  porter ,  ainai  eom  il  h 
enohargeront. 

Assises  de  Jérusalem  ,  ckap,  76. 

Garbitvb,  varene,  wartne  :  Ce 
mot  s'employoit  pour  tous  les  en- 
droits où  l'on  conservoit  et  entrete- 
noit  des  animaux  ;  il  signifioit  pou- 
lailler ,  colombier,  basse-cour,  étangt 
vivier  où  la  pèche  est  défendue ,  che- 
nil ,  écurie ,  étable ,  &c. 

Garenivb  :  Garde  de  gibier ,  d'é- 
tang, &ۥ 


G  AK 

Gaeew TissKMïHT ,  gorentoge  :  Ga- 
rantie ,  assurance. 

Gàeesis  :  Guérîtes,  vous  ave*  gué- 
ri ;  du  verbe  garir,  remettre  en  santé  ; 
eurapîsti,  de  curare. 

Joseph,  dût  U  DéiJ>LM,  j«  ▼*<>**«*  ^«*  "•^' 
TcUlef  que  Diex  f»i»oît  par  toi  à  Strai, k«  tu 
garesû  Tome  kî  U  brai  sToit  colpé. 

Homan  du  S,  GraoL 

Gàbet,  giteret:  Terre  labourée, 
moissonnée ,  dépouillée  de  ses  fruits  ; 

veteretum. 

GàrAtee  ,  garetier  :  Donner  le 
dernier  labour  à  une  terre. 

Garez  :  Le  temps  de  la  moisson. 
Gaagàillol  ,gvi/]^V/o^^  gargaite, 
gargameUe ,  garganie ,  gargaie  ,  gar- 
geton,  gargouble:  Le  gosier,  lagorge, 
le  col,  la  bouche;  guttur,  gujguUo; 
du  Grec  gargqreon  ;  en  bas.  lat.  gar- 
gaiUus ,  gargalia  ;    en  bas  Breton 
gargaden.  Rabelais  ,liv.  i,  chap.  3  et 
4  ,  s'est  servi  du  mot  de  gargamelle 
pour  exprimer  une  gourmande ,  car 
il  donne  pour  femme  à  Gargantua , 
Gargamelle ,  fille  du  Roi  de  Parpail- 
los,  qui  étoit  très-gourmande  à  tous 
égards ,  ainsi  qu'il  le  dit  au  chap.  4 
du  i**"  livre  ;  de  là  le  moi  gamelle  par 
élision,  pour  signifier  un  ramas  de 
différens  ragoûts ,  et  une  bassine  dans 
laquelle  plusieurs  personnes  mangent 

ensemble. 

GjLTiQjLi%%^^garguesque,  gargitesse, 

gregues ,  greguesque  :  Sorte  de  cu- 
lottes, espèce  de  haut-de-chausscs  ; 
ces  moU  éloient  une  extension  de 
grecques  ,  parce  que ,  disoit  -  on , 
c'étoient  des  culottes  à  la  grecque. 

Gaboaeiton  (dit)  :  Jargon  des 
qnédecins. 

Trpp  tout  priiié ,  trop  iont  une  (les  mé- 

decinf) 
Il  a, gingembre  et  aloë , 
En  lor  dye  gargariton , 
C«  aient,  net  on  crai  ohipOB 


G  A  R  669 

Amerole  miex  que  lor  boittes  « 
Qui- trop  font  conroufei  et  moistet, 
Kt  c3  cpi  Tîeat  devers  Seleme, 
Lor  Tent  Tessiet  pour  lanterne. 

La  Bible  Guiot. 

Gaeoàte  ,    gargete  :  Gosier ,   la 

gorge ,  le  col. 

Or  Téels  ke  nos  n*aTont  paa  leognef  ,  et  et 
parlons  ;  quar  alsi  com  U  disoit  des  regardana 
estre  vent,  ke  jus  trenciés  les  lengnes  dé  U 
racine ,  alsi  com  une  fosse  fu  ouverte  en  ta 
gargote:  et  nekedent  par  vuldes  boches  plaiues 
parolef  astoient  formules  entièrement. 

Dial.  de  S,  Grégoire ,  Uv.  3 ,  chap.  Sa. 

Ecce  videte,  fuia  linguas  non  habemaSret 
loquimur  ;  videàatur  enim  à  respicientibus  , 
utferekat,  quia  abtcissis  radicibus  Unguis, 
quasi  quoddam  harathrum  patebai  in  gnt- 
tnre  :  et  tamen  are  'vacuo  pUna  ad  integrum 
'verba  Jormabantur, 

Gaegau  ^j<d>le  :  Rainure ,  ouver- 
ture d'un  tonneau  ;  de  gurguUo. 

Gaegoile  ,  gargoille  ,  gargole  , 
gargouille,  gargoule ,  garguel  y  guar- 
goule^jarguel:  Égout  d'un  toit,  ré- 
ceptacle d'eau  des  toits,  tuyau  de 
fontaine  ;  gurgulio. 

Gàegonee  ,  gargonner,  jargoner  : 
Parler  du  gosier,  avoir  l'accent  étran- 
ger ,  le  mêler  au  langage  ordinaire  ; 
jaser  comme  les  pies. 

Gaegottxe,  gargouiller  :  Bouillir. 
Gàrguetoh  :  Calendre,charançon, 
insecte  qui  ronge  les  légumes  et  les 
bleds  ;  gurgulio ,  curculio. 

Gaeiement,  gariment  :  Guérison  ; 
garantie;  curatio ,  en  basse  latinité 
garimentum, 

Gaeies  :  déne  ,  arbre. 
Gaeieue  :  Caution,  répondant, 
garant.  Voyez  Garanuissere. 

Gaeixent  :  Garantie ,  suivant  Bo- 
rel  qui  cite  la  Coutume  du  Poitou. 
Gaeingal  :  Sorte  d'épice. 
GAEiE,^W7>r:  Guérir,  vivre  en 
santé,  préserver,  garantir,  se  sauver, 
se  mettre  en  sûreté ,  prendre  soin  , 
laisser  eu  repos  ;  curare  ;  en  bas,  lat. 
garire. 


670  G  A  R 

La  loyanlté  Ytloît  mlex  que  traîr , 
£t  amours  Tent  lea  bons  à  droit  partir , 
Encor  porroi-Je  à  grant  joie  yeiiir  ; 
Mais  piti^  est  en  U  si  endormie  , 
Qu*elle  ne  Telt  me  ocir  ne  garir, 

BlondUuu  de  Nesk. 

Garison  ,  garizon  y  guarison ,  wa- 
rison  :  Garantie,  salut,  prévoyance, 
paiement,  provision  de  vivres  ;  champ 
garni  de  ses  fruits  ;  guérison  ;  curcuio, 

Gaeite  :  Guérite ,  loge  où  se  place 
une  sentinelle  pour  observer  ;  de  W- 
derCf  comme  vedette  ;  d*où  ganter  y 
garidery  garnir  de  guérites. 

Garlanoe,  garlandeizy  garllende: 
Guirlande,  couronne;  partie  supé- 
rieure d*un  bâtiment  ;  de  gyrus  ;  en 
Langued.  gàrlando;  en  bas.  lat.  gar- 
ianda;  en  bas  Bret.  garlantes. 

Qoe  me  rêvaient  ces  gaHkndes , 
Ces  coiffes  à  dorées  bendes. 
Et  ces  diorez  treçoers , 
Et  ers  jTorJns  miroers. 
Ces  cercles  d*or  bien  entaillez , 
Précieusement  esmatUez , 
Et  ces  corones  de  fin  or 
Dont  enragier  ne  me  fine  or  ? 

*  Âoman  de  la  Rose,  'vers  9469. 

Gaelahder  :  Greneler ,  fortifier  ; 
gyrare, 

Garmenter,  dementer,  gaimen- 
tery  garmentiery  gramentery  guarmen- 
ter  y  guementery  guermenter:  Se  déso- 
ler^ s'affliger,  se  lamenter,  se  plaindre, 
gémir,  marquer  du  mécontentement, 
ae  donner  des  soins  ;  de  gemens  , 
gemere. 

Garmites.  Voyez  Gamites. 

Garnache  ,  gamachelle  :  Sorte  de 
vin  ou  de  liqueur  ;  en  bas.  lat.  gar- 
nachiay  vemacium  ;  c'étoit  encore  le 
nom  d'un  habit  long ,  d'une  espèce 
de  manteau. 

Gamache  fanlt  et  gàmackeîle, 
Yîn  Grec  et  du  Tin  muscade  » 
Marvoisie  elle  a  demandé , 
Vergus  renlt  avoir,  rin  gones. 

Ettttache  Deschamps  yfoL  5i6,  col,  i. 


G  A  R 

GARKEKBHTy^armit^ii^  garmde  : 
Garniture  d'habit ,  fourrure ,.  équi- 
page ,  habillement ,  habit  long ,  meu- 
ble ,  ornement ,  parure  ,  vêtement, 
armes,  munitions,  proTiaions^;  en 
bas.  lat.  wamitio  ,  garnîtto  ;  de  cura- 
do.  Quand  on  dit  à  présent  voilà  un 
mauvais  garnement,  c*est  unniauvaU 
meuble ,  un  mauviais  effet. 

Ainsi  fait-on  sonrent  des  menotrés, 
Poor  leurs  habits  les  Toot  maint  boBonal, 
Poure  sont  souvent  appeUét 
Gentilhomme  ,  ce  font  leur  gamemtott 
Un  mal  Tcstn  est  appelle  tniant. 

Eustache  Desehamps  ,  JoL  a6i,  co£  x. 

Garhesture  ,  garnison  ,  ganûise- 
ment  :  Frais  »  dépense ,  rembourse- 
ment ;  nonr  général  donné  à  tout  ce 
qui  est  utile  ;  vivres  ,  tonte  espèce  de 
provisions  de  boudie  et  de  ménage  ; 
ce  qui  peut  servir  à  la  défense  d'une 
ville  assiégée  ;  en  bas.  lat.  gamestÊtra, 
garnisioy  wamfdo. 

Fourmes  ,  bans ,  tables,  tretianlx , 
Escuelles ,  poa ,  paHles ,  f^itiiulT  , 
Il apes  et  touaiUes  de  Un , 
CueTre-chiefs,  gamiton  de  via. 
Eustache  Deschamps  ,  Jol»  44s ,  eo/.  1. 

Gar9i  ,  gamy  :  Prévenu ,  averti , 
assisté,  aidé,  muui  de  conseil,  instruit 
pour  répondre ,  garanti,  préservé. 

Parquoi  otcc  serment  il  la  gnvnta  doacr 
qnecunque  chose  elle  Inj  demanderoit ,  eC  tk 
araunt  garnie  de  sa  mère ,  dist  :  Donc  à  moi 
en  une  escuele  la  teste  Jolian  le  Baptistrc. 
Biàle,  S.  Mathieu,  chap,  14,  vers.  7. 

Untii  cum  juramento  potUcitus  est  et  dvt 
quodcumque  postolasset  ah  eo  ,  at  iUa  pre- 
monita  à  matre  sua  :  Da  mihi,  inqwM,  hkÎB 
ditco  caput  Joaimis  Baptistite. 

Garnir,  gaanùry  gqrnyr,  guarmr, 
warnir  :  Munir,  renforcer,  fortifier, 
ravitailler  une  place ,  garantir ,  pré- 
server ,  prévenir ,  avertir ,  apréter , 
disposer^  instruire ,  enseigner ,  con- 
seiller,  guérir ,  entourer,  accompa- 
gner, assister  >  prendre  garde,  £stre 


G  AH 
garni  ;  Etre  initroit  ;  en  bu.  Ut. 
wantire;  «n  a»c.  ProT.  garmr. 

Et  qac  EgiptCTCitfdrai*(préKrT^)daI« 
f*mini  iin  icpl  au  qml^onl  i  icair,  et  ifo» 
U  Wrra  sa  »it  pu  tnipnis  bb  poscrté. 

Bihit,  G*nitt,clmf.it,vn.i6. 


Pnli  Tint  moniienr  le  Chincdier  . 
Gani^iccunip*fiii)<lcUiittrctd«*r«qBt>tea. 
Martial  fAuvergm,  F-igiki  A  Ciarla  FB. 
S'orei  d»  rict*  floii  p«ri«r , 

Qui  U  Tinrent  Ici  Oriu  jumir  (Mifarcw), 
Et  1«  batùUci  maulcBir. 

Aonuii  de  lyo^tl. 

Gi.BiriMaMEi(T  DK  ȃiui  :  ActioB 
d'appoKt  le*  toetMK. 

GiBOBs  :  Le  temps  de  la  moisson. 

GikORizHs  :  Peuples  d' Aquitaine, 
ainsi  nommés  de  ce  qu'ils  habitoient 
les  bords  de  la  Garonne  ;  Garumni. 

GAKOiigareoi,  garot , garot , gar- 
rau,  garrtau,  gatriau,  gauroi,  guarot: 
Gros  bAton ,  dard  ,  trait  d'arbalète , 
flèche;  pierres  carrées  qne  l'on  jeioit 
dans  tes  villes  assi^ées,  et  qui  se  lan- 
çoienl  par  le  moyen  d'une  espèce  de 
bélier  ;  de  quadratut.  Voyec  CiAaaL. 

GAaon  :  Soroer  ;  gerulphat, 

GiaoDiCB  :  Lieu  de  débauche  o& 
l'on  ne  Ta  que  la  nuit  ou  bien  len 
cachette. 

GiBNa ,  gerpir.  Voyei  GoKKMa. 

GiantaoT  :  Bateau  ;  de  cmraba*. 

Giaa&i  (je)  ;  Je  guérirai  ;  garm , 
guérira. 


GAR  671 

GAKKtz ,  ferra/  .-  Coodierai ,  se- 
lon BoreL 

GiBaa  ,  garreau  :  Vache  on  bœuf 
de  deui  couleurs  ;  de  ■virgaïut. 

Giaax  :  Guerre;  de  l'Hébreu  gara, 
combattre. 

Guaca  (un  yaisscau)  :  Le  cal- 
feutrer, le  boucher  arec  de  la  mousse. 

Gaikics  ,  garrigee  ,  garrigues  : 
Terres  incultes,  bronSMiltes,  landes; 
de  vetentHm,vareetum;  en  bas.  lat. 


f«  TOU  fcToie  hoBii 


et  M  Tetitti  m'en  ditei ,  je  garrei  *iMtre  fiL 
Roman  du  itpt  Saga  de  Bam». 

GiaBAS  :  Fagot  ,  menu  bois , 
bonrée. 

GaakMt ,  camam.  Vojrca  Giaot. 


GAaaici  :  Chêne,  sorte  d'arbre. 
Giaata  :  Remettre  en  aanté;  eu- 
■are.  Voyez  Gaaia. 
Gi&aoïT  :  Garantiroit ,  asinreroit. 

£1  H  U  paiiaet  diicût  qna  U  m*  l'en  croit 


Il  tiertt  partie  drmouiToil  ib  paiina  ioa  Att- 

rtiaMigDor,  ri  liaiDua  II  nmit  «a  pange. 

EtabUu.diS.  Loiiii,  Ur.  i,ckap,  iij., 

GiaftOT  :  Trait  d'arbalète ,  levier, 
^OS  biton  ;  en  bas.  lat.  garrotmi. 

GiaaDS  :  Hous ,  sorte  d'arbre. 

Gtas  ,  garson  ,  garz  :  PupiUe , 
jeune  homme  de  quatorze  ans  et  au- 
dcMons.  Bm«1  dit  que  ce  mot  est  un 
diminutif  de  l'Espagnol  varo,  c'est- 
à-dire  ,  un  petit  homme  ,  alors  il 
Tiendroit  et  ternit  formé  de  viro , 
ahlal.  de  viV,-  mauvais  sujet,  vau- 
rien, débauché;  homme  de  néant  ; 
gars  a  aussi  signifié  mqjeur.  Vojret 
G^acaoït. 

Gia»  :  Fille  de  douae  ans  et  au- 
dessus.  Foyei.  Gabce.  —  Un  procu- 
reur cherchoit  une  domestique  : 

El  Idj  MUTlal  qn'i  Arrjacil,  où  il  aroit 
qaelqoH  «ignei ,  il  ■•ail  vrà  ona  jtuna  jon* 
de  l'aaga  de  16  k  17  Ul  uomm^  CiUalte,  qai 
ettoit  Alla  d'une  panTra  femiM  galpisnl  ■■ 
Tie  à  filer  de  la  laine.  MwU  caria  gtrf  tatoit 
omr*  laoi*  tiaplt  Hslaln,  Komalta  qa'alt* 


67%  G  A  S 

fiut  aisn  bcOe  de  TÛage Mon  proc»- 

Ttmr  Hfiaada  ccste  jeoae  ^onr  i  ta  sere 
pour  dumbiiere.  Despériert ,  X*  Nott^elk, 

Gabsee  :  Aimer  et  fréquenter  les 
filles ,  courir  après  les  filles. 

Et  après  quant  ae  poorpcnsa  , 
D«  «*alenie  aoa  ocl  caaaa 
Dont  il  coosoit  ta  canchcmentc , 
Cil  qui  ai  griement  ae  garsa 
Bfonatre  qnea  mana  en  regart  a, 
Qnaot  pour  on  aooffri  tel  toorment. 

l^iserere  du  Âecias  de  Moiieiu,  strophe  iZ^. 

Garsxe  :  Scarifier ,  piquer  ou  in- 
ciser la  peau  en  plusieurs  endroits 
a^ec  une  lancette. 

Garsktte  :  Jeune  fille  au-dessous 
de  douze  ans. 

Gaasoil  :  Gosier.  Boire  jusqu* au 
garsoii  :  S'enivrer. 

Gauson  :  Valet,  goujat ,  vaurien, 
débauché ,  homme  de  néant. 

GARSoHNEa  :  Appeler  ou  traiter 
quelqu'un  de  valet,  de  goujat  ou  de 
■vaurien. 

Garssohia  :  Bouffonerie ,  plaisan- 
terie. 

Gabt  :  U  garde  ;  caveL 

Gaet-toy  :  Garde  -  toi ,  prends 
garde.  Diex  vos  gart  :  Dieu  vous 
garde. 

Qoi  ne  se  set  de  col  garder»  si  se  gari  de  tous. 

Ancien  Proverbe. 

Gar VACHE  ygarnache  :  Habit  long, 
sorte  de  manteau. 

Gas  :  Ruine ,  ravage ,  destruction; 
Tfostau'o, 

Gas  ,  gabs ,  gaps,  gaz  :  Geai ,  oi- 
seau; risée,  badinage,  plaisanterie, 
moquerie ,  dérision ,  raillerie  ;  ga- 
visus.  Voyez  Gab. 

Qnar  mon  mari  est ,  je  vous  di. 

Bons  mires*,  je  le  vous  au,    *  médecin. 

Certes,  il  scet  plus  de  mécines 

Kt  de  vrais  jagemens  d*orine& 

Que  onques  ne  sot  Ypocras. 

Dame ,  dites  le  vous  à  g€U  ? 

De  gabcr,  dikt-ele,  nai  cure. 

*  Fabliau  du  Filain  Mire, 


GAS. 

Gasgâbs  ,  gasehe  ,  gasckis  ,  gÊt- 
eoms,  gascueii  :  Flaque  d*eaii,  aait 
d'eau ,  mare. 

Gaschb  ,  gaschis  :  Rame ,  aviron  ; 
en  bas.  lat.  guckiun, 

Gascwer  :  Ramer  ,  agiter  Tean. 

Gascviebe  ,  gaschere  :  Terre  la* 
boorée  tout  nonvelleinent,et  non  se- 
mée ,  qu*onlaisse  reposer  on  an;  de 
jacere* 

Si  coame  ae  les  gasekieres  aont  felcs  aa 
▼irant  don  Seigacor»  et  le  dooairc  à  la  Daaa 
11  est  assis  en  terres  vnides  ,  ai  les  gasdùera 
furent  fêtes  don  sica  et  de  aon  Seignenr,!! etf 
bien  raison  qne  die  i  last  mia  li  fat  renia  it 
cbans  qui  enportcat  l«a  gtuckieres  tenties 
£aites.  Comtaume  de 


GAscoHNEa  :  Prendre,  enlever, 
escamoter. 

Gasee  :  Jaser 9  babiller,  gaaouîlkr. 
Voyez  Jas. 

Gaset  :  Jeune  chat. 

GAsiLLiEEzDiscourir,  s'entretenir. 

Gasqueeee  :  Donner  le  premier 
labour  à  une  terre  pour  la  laisser 
reposer  une  année  ;  deyoceiv. 

Gassendi  :  Premier  officier  de  b 
bouche  d'un  prince^  commensal ;ea 
bas.  lat.  gassendus. 

Gast  :  Seigneur  ;  il  s'est  dit  aussi 
pour,  terre  inculte  ;  vastus, 

Gast  :  Ruine ,  dévastation,  ravage, 
dégât ,  dbsipation  ;  vaxiatio.  Faire 
gàst,  mettre  à  gast:  Faire  du  dégât,  ra- 
vager. On  donne  aussi  le  nom  àtgast^ 
gat,  aux  jeunes  garçons  ;  de  vastaior. 
Borel ,  dit  gast  et  garnison  ,  c'est-à- 
dire,  gens  commis  par  la  justice  pour 
faire  du  dégât  et  de  la  dépense  ;  d'oà 
vient  gastadours  y  gens  qui  font  le 
dégât  des  bleds  et  vignes  en  temps  de 
guerre.  J'observerai  que  je  ne  crois 
pas  que  la  justice  ait  jamais  commis 
des  gens  pour  faire  des  dégâts  et  de  la 
dépense ,  mais  bien  pour  les  empê- 
cher ,  et  les  gens  commis  par  la  jus- 
tice n'ont  jamais  eu  le  nom  de  gas- 


G  AS 

aaJourti  il  n'étoit  pai  même  p«nnif 
à  dei  gens  de  guerre  de  faire  dei  dé- 
gAti ,  à  moin*  que  ce  ne  fit  dan»  uu 
paj^s  conquis  que  l'on  vouloit  tacca- 
get ,  et  que  l'on  ne  vouloit  poiat 
garder,  ou  dans  une  TÏtle  prUe  d'à»- 
saut  ;  d'ailleurs  le  mot  garnison  n'est 
nullement  analogue  avec  le  mot  gust. 
GisTiDoca  :  Pillard , destructeur, 
qui  ravage ,  dissipateur  ;  pionnier , 
«jui  aplanit  les  chemins ,  fourrageur  ; 
vattator;  en  bas  firet.  goattadour. 
M.  de  la  Monnoîe  s'est  trompa  lors- 
qu'il a  dit,  dans  se»  Notes  sur  le* 
Contés  de  Despériers ,  que  ce  mot  ve- 
noit  de  l'Ital.  giuutatare. 

.Or  \a  gtuladoun  iooamM  tut  Je  canpi 
1  c»U  CUTI ,  qu'ili  I*  fuctnat ,  ci  quiid  «t 
qniad  cnlcTèrcal  nue  grand  pieca  du  couiei- 

Dtipéritn  ,  A'oureiti  XFt. 

GuTAK  :  Piller,  ravager,  détruire; 

Gàstb  :  Sec,  aride,  stérile,  inculte, 
mauvais,  miné,  estropié;  vaxtodu-; 
cn  Lingued.  gastous;  en  bas.  lat. 
gtutMm,  Gofle  manage  ,  maison  rui- 
née; gaste  tour,  tour  ruinée;  giute 
terre  ,  terre  déserte ,  inculte. 

Gastbboiss  :  Terme  de  la  fabrique 
de»  monnoies. 

GuTi.t.,gastelet,  watet  :  GAtean, 
■orte  de  p&Iisscrie.  Nicod  le  dérive  de 
vatttu ,  quati  vtutellum ,  parce  qu'un 
gtteau  est  de  large  étendue  ;  en  bas. 
hit.  gasteliui  ;  Barbazanletirede^oi- 
tilitui  un  giteau,  dit-il,  à  la  grandeur 
près ,  ressemble  à  une  pastille  ;  et 
d'antrei  auteurs  le  font  renir  de  pat- 
tellum ,  diminutif  àcpastum. 

Gastrlekie  :  Droit  que  payoient 
an  seigneur  ceux  qui  faiioieut  ou 
Tend  oient  des  g&tesuz. 

Gastbi-ikk  :  PAtissier,  bÏMur  on 
marchand  de  gâteauz' 


CAS  673 

GASTB-ifÂisoN  ;  MAsnre  ,  maison 
ruinée  ;  de  vastare. 

Gastbxbrt  :  Ruine ,  dissipation  , 
perte ,  dégit ,  dépense  ;  lieu  désert , 
en  Friche  ;  vastaùu, 

Gastbk  ,  gUJUter,  watUr ,  water  : 
Dévaster,  détruire,  piller,  ravager, 
tourmenter,  incommoder,  fatiguer, 
dépenser,  consommer;  vtutare. 

Qui  gaite  1»  (icui  lOiei,  il  requiert  !•■     ' 
•uttul ,  ipuuit  il  n'a  plu  que  gailer. 

Bnnelto  Latini  ,  lit.  a. 

GiSTBB  ;  Le  ventre  ,  l'estomac  ; 
mot  Grec  qui ,  en  cette  langue ,  a  la 
même  signiTication.  Rabelais  s'en  est 
servi  au  liv.  4  1  cbap.  57,  ainsi  que 
La  fontaine  dans  sa  Fable  des  Mem- 
bres et  de  l'Estomac. 

GsSTEBEs,  ^uffe/Tv,  gatUur,gai- 
lier,gateur,guastier:  Prodigue,  dis- 
sipateur, ravageur,  pillard  et  voleur i 
brigand,  suivant  la  Somme  rurale; 
vastator. 

GssTBsiMts  :  Étoffe  de  soie, 

GisiiBL  ,  gaKeu  ;  Giteau. 


PhiL3îoaiàtt,Jol.  iS3. 

Glstick  ,  gantière  :  Messier,  garde 
champêtre  ;  dans  la  Coutume  d' Au- 
vergne,chap.  3i  ,et  dans  Hagueau, 
ce  sont  ceui  qui  sont  commis  par  la 
justice  ,  i  la  nomination  et  requcsit 
des  habitans  du  lieu  ,  pour  la  garde 
des  fruits  sur  terre  ,  afin  qu'ils  ne 
soient  point  gastez  par  les  bestiaux 
et  volei  par  les  hommes  ;  et  suivant 
l'édit  d'Henry  11 ,  de  l'an  iSSg,  art»> 
de  5 ,  les  gtuiieri  étoient  conjoints 
aux  messiers  pour  la  conservation 
des  vignes  et  de*  autres  fruits. 

GuTtiiK  ;  Désert ,  lieu  aride ,  terre 
inculte,  wUlude.  Fbj-eiGisvt. 


parla 
.  4o« 


674  G  A  U 

Et  Tima  retmes  et  aies  tm  gÊUÙmê 
Toye  de  la  Ronge  mer. 

Bible  ,  Dcutéromome  g  chéip,  i, 

Wos  atuem  reverâimiMi  et  aHu  in 
■era  per  viam  Maris  ruhrL 

G  ASTI  s,  geuture  :  I>éTasUtion  d«t 
biens  de  la  terre,  difformilé  ;  ^HUtaùo. 

Gaston  :  Bâton. 

Gastos  :  Savant ,  sage  «  selon  Bo- 
rel  ;  d'où  ,  dit  il ,  viennent  les  noms 
des  anciens  Gaulob ,  fVisogastus , 
Hiise^astus,  Salegeutus  et  Losogtutus, 
qui  écrivirent  la  loi  saliqne. 

Gatr  ^gatte  :  Jatte,  vaisseau  rond, 
^ande  écuelle  ;  gabeUa, 

Gatoillee  :  Chatouiller,  toucher 
légèrement.  Voyez  Catillee. 

Gau  :  Coq  ;  gallus;  moulin  k  fou- 
ler les  draps. 

Gaubkssoh  ,  gambeson ,  gaubeson, 
goubisson  :  Pourpoint  garni  et  piqué 
qtii  se  portoit  sous  Tarmure.  Voyez 
Gambaison. 

Or  me  advint ,  que  je  troa^at  illec  prêt  an 

gaubeson  d*étoappe< ,  qui  avoit  esté  à  on  Sar^ 

razio  ,  et  je  tonmai  le  fendn  Tert  mot,  et  en 

£•  etco  dn  gaubeson  dont  grant  besoin  m'enst. 

Joinvitte ,  Mss.  Dam  T édition  de  1761 , 

page  5a  ,  ilx  o,  gamboison. 

Gauch  :  La  fleur  nommée  souci 
des  champs  ;  caltha  arvensis. 

Gauche  :  Souci,  chagrin;  espèce 
de  bêche ,  trou  qu'une  bêche  fait  dai^ 
la  terre. 

Gauchiee  ,  gauchir  :  Qui  fait  tout 
à  gauche.  Voyez  Gandillee  etGusv- 

GHIE. 

Gauchoie  :  Moulin  à  fouler  les 
draps.  Gaucher  :  Fouler  les  draps. 

Gaucouete  :  Sorte  d'habillement, 
de  robe  courte. 

Gauo  :  Gai ,  gaillard  ,  réjoui  ; 
gaudens. 

Gaud  ,  gaudcy  gaudine,  gault, 
gaut,  gaux  :  Bosquet ,  bois ,  forêt , 
bocage ,  parc  ,  jardin  de  plaisance  \ 


^6    CiSUtUm 

gttmdina» 


GA  U 

buse  lAtmitc  gaméMS} 


ca 


De 


patrMoM  «c 


deim 


ÂmÊÛ  les  satires  et  les  IIms, 
Soot  modt  dolcss  ca  lor 
Onaat  il  perdcat  par  telles 


Gaddibillaux  :  Tripes ,  bovaai 
de  bœufs  gras ,  gras-double.  Suivant 
Rabelais,  Uv.  1 ,  cbap.  4,  gatuleèù' 
loua:  sont  grasses  tripes  de  coirau 
et  coîraux  sont  bomls  en^ressci  à  la 
crèche ,  et  prez  guimaolx. 

Gaudshcs  :  Réjouissance ,  alé- 
gresse,  jouissance  de  quelque  ûum\ 
gaudium  ;  en  bas.  lat.  gaudentia, 

Gaudi  :  Réjoui,  gai,  gaillard,  anv- 
sant;  gaudens;  et  mocpié,  selon  Bord 

Gaudiv  :  Chanson  gaillarde  « 
joyeuse ,  fable ,  conte  ;  gaudiaiis. 

Gaudiite  :  XHyertissemeat,  plaisir, 
lieu  d'amusement;  bois ,  forèu 

GAuniE,^if<inr,  gaudyr,  gtutidir: 
Se  réjouir  ,  se  divertir  ,  s'amuser  \ 
gaudere;  et  non  pas,  railler,  moquer, 
gauchir,  comme  le  disent  Vigenere 
et  Borel  ;  ce  mot  me  semble  avoir  pris 
naissance  au  xy^  siècle ,  et  c'est  de  loi 
que  vient  notre  mot ^ird>ibi&j^  pour 
choses  gaies  et  plaisantes. 

Monsieur  l'abbé,  «t  noasiear  sod  valet 
Sont  faits  égaux  tous  deux  nomme  ck  drt , 
L*nn  est  grand  fol,  Tantre  petit  folet. 
L'un  Tenlt  railler,  Tantre  goMsdir  et  rire. 
Marot,  Epigram.  de  l'Abbé  eteleson  VétL 

L'on  n*a  pas  telz  biens  sans  lalieur 
Et  sans  dangier,  las!  que  feront. 
Quant  le  leur  lairont  à  douleur; 
A  cenlz  <pii  s'en  gaudissenmt; 
Une  fois  ïeor  en  maudiront , 
Et  leur  remordra  conscience 
Mais  alors  tard  y  porroiront, 
U  a^cit  trésor  ^a  aooffiaanee. 
LtOimhgmê 


G  AU 

Gaudiss^oh,  gaudisour  ,  gmtdis- 
serCf  gaudisseur  :  Plaisant ,  enjoué, 
réjoui,  railleur,  séducteur  de  fem- 
mes; d*où  notre  mot  gausseur,  encore 
en  usage  parmi  le  peuple. 

Or  ftça  ma  Dame  me  parla 

Da  leademain ,  b  choae  est  claire , 

Que  le  gaudiss€ur  y  alla. 

CoçuiUart,  Monologue  de  la  Bette  defoing. 

Gàvdissbeesse  ,  gaudisseuse:  Ré- 
jouie, plaisante,  railleuse,  moqueuse^ 
de  gavistts, 

Gauoisserie  :  Moquerie ,  raplerie, 
plaisanterie ,  réjouissance ,  divertis- 
sement ,  amusement  public; 

GAunissEua  ,  gausseur:  Railleur, 
plaisant ,  enjoué. 

GAunoiEE.  Voyez  Gaudie. 

Gaudy  :  Réjoui ,  moqué ,  raillé  ; 
gavisus. 

Gaugie  :  Juger,  estimer,  penser, 
croire  ;  judicare. 

Gaujoux  :  Joyeux ,  agréable ,  ai- 
mable ,  plaisant;  gaudialis^  gavisus; 
en  bas.  lat.  gaudiosus. 

Gaula  DE  :  Coup  de  gaule. 

Gaule  :  Imp6t ,  taille  ;  ce  qu*un 
•protégé  payoit  à  son  protecteur. 

Gaule  :  Perche,  outil  d'arpenteur  ; 
perche  indistinctement  pour  étendre 
du  linge  ,  pour  abattre  des  noix  et 
autres  fruits ,  pour  faire  des  palissa- 
des, des  bergeries,  des  retranche- 
mens,  des  parcs  pour  enfermer  les 
moutons ,  enclorre  des  terres  ;  de 
cauUs. 

Gaulée  :  Abattre  des  fruits,  des 
noix  ;  arpenter. 

Gaulkue  :  Qui  abat  des  fruits,  qui 
fait  des  gaules. 

Gauliens  :  Gaulois ,  selon  Borel , 
qui  cite  la  Chronique  de  Hainaut. 

G  AU  LIS  :  Taillis ,  bois  où  il  n'y  a 
que  des  brins  de  bois  tendres  et  jeu- 
nes ,  des  petits  baliveaux ,  abattis  de 
taillis. 


G  A  U  675 

Gault  ,  gaus ,  gauty  gantier  :  Fo- 
rêt, jeune  bois,  taillis;  de  caulis, 
branche  de  bois  ;  en  bas.  lat.  gaudus, 
gualdus  ;  en  anc.  Prov.  gaou,  gaout, 
Voyex  Gaud. 

Là  Toot  Tarlets  et  damoUeles 
GoojoJof  par  Tieilles  makerelet , 
Cerchant  prés  et  jardias  et  gmusp 
Plut  reoToisiez  que  papegaus  ; 
Puis  refont  entre  eux  as  estuves , 
Et  se  baignent  ensemble  è«  caret 
QaMs  ont  es  chambres  tontes  prestes , 
.  là  chapclez  de  fleurs  en  testes. 

Roman  de  la  Rose, 

Gaultiee  :  Paysan,  habitant  d'une 
forêt ,  bûcheron  ;  en  bas.  lat.  gual- 
tenus» 

Gaulteee  ,  gaulter  y  geaultrer  : 
Tromper,  voler,  décevoir,  attraper. 

Tousjours  trompeur  aultmj  en  ^eaultre. 
Et  rend  vessies  pour  lanternes. 

FUlon, 

Gaulx  i  Gaulois  ;  GalU. 

Les  Gaidx  avant  cette  perdicion , 
Qnl  d'Enéas  vindrent  en  Italique, 
Afranchlrent  leur  gen^cion 
■    Beignes ,  Selles  et  François  Senonique , 
Conquistre  puis  le  cepCre  Inyperatique. 
JSiùtache  Detchamps  ,foL  a5o ,  ççL  4. 

Gaupe  ,  gauppe  :  Femme  indolente 
et  paresseuse,  qui  se  néglige,  soît 
dans  ses  occupations ,  soit  dans  ge& 
mœurs,  (emjaie  débauchée. 

Gaupiuet  :  Fainéant,  paresseux , 
qui  a  perdu  sa  force ,  qui  a  mauvais 
cœur,  l'esprit  porté  au  mal,  gâté; 
lâche ,  flatteur  ;  de  vapidus. 

GAUPLusii  :  Mal  peigné;  dt gau , 
coq ,  et  de  plume. 

Gauelot  ,  gavreloi  :  Javelot. 

Gaus  :  Bois ,  taillis ,  parc. 

Gaus  :  Le  hibou,  le  gerfaut,  la 
mouette  ;  gavia.  Voyez  Gaud. 

Gausapa  :  Ancien  habillement  des 
Gaulois,  selon  Borel  ;  mante ,  capote, 
sur-tout  d'étoffe  velue  des  deux  cô- 
tés; du  Latin  gausapa,  gaus^q^t , 


676  G  A  V 

gausapina  ;  y oilà  à-peu-prcs  de  quelle 
manière  on  forme  les  mots  Gaulois 
et  Celtiques ,  on  prend  de  bons  mots 
Latins ,  et  on  les  présente  comme 
un  reste  de  la  soi-disant  langue  pri- 
mitive. 

Gausle  :  Machine  pour  tirer  Feau 
d*un  puits;  de  caudicalis. 

Gausser  ,  gaussier  :  Se  réjouir  , 
s*amuser  ,  railler  ;  gaudere.  Voyez 
Gâitdir  et  GiuniR. 

Gausseur  :  Réjoui ,  gai,  railleur, 
plaisant  ;  gavisus, 

Gaut  :  Joyeux,  réjoui  ;  gaudiaUs, 
gavisus.  Voyez  Gaud. 

Gaute  :  La  joue  ,  la  mâchoire. 
Gauteronne   :  Nom    propre  de 
femme ,  le  féminin  de  Gauthier. 

GAUTiER(y>'a/ic)  :  Bon  compagnon 
qui  se  réjouit  bien. 

Gautrer  :   Errer ,  ne  savoir  où 
aller,  courir  les  mers ,  lejpays. 
Gayar  ,  gavarër  :  Buisson ,  taillis. 
Gayardine  :  Sorte  d'habit  de  des- 
sus. Voyez  Garnache. 

Gave  :  Grève ,  sable ,  rivage  ;  ^a- 
rea  ;  droit  qu'on  payoit  à  son  sei- 
gneur pour  avoir  sa  protection  en 
temps  de  guerre. 

Gavel  ,  gavelle ,  gaveu  :  Javelle , 
botte  de  sarmens  de  vignes  ;  de  ca- 
pelluy  diminutif  de  capus  ;  en  bas. 
Isit.  gavella ,  gavelum. 

Gave  LÉ  ,  gabelé  :  Resserré  ,  ra- 
massé ,  rassemblé ,  desséché.  Barba- 
zan  avoit  dérivé  le  mot  gabelle  de 
Tfectigal;  ayant  sans  doute  reconnu 
la  fausseté  de  cette  étymologie,  il  dit 
à  ce  mot ,  le  sel  est  meilleur  quand 
il  a  été  gabelé  ou  gavelé ,  ce  qui  me 
détermine  sur  l'étymologie  du  mot 
gabelle ,  qui  vient  de  cavea,  lieu  sou- 
terrain ,  lieu  obscur  ;  tout  le  monde 
aait  que  les  greniers  à  sel  sont  des 
lieux  obscurs ,  il  seroit  même  dan- 
gereux que  le  sel  eût  de  l'air. 


G  A  Y 

Gayevhe.  Foyez  Gave. 
Gkyiov,  gaî>ieie,  gaviot:  Le  gosier, 
la  gorge. 

Damoiselle  Ad« 

La  fille  le  Roy  est  nuilade  , 
n  a  patte  huit  jort  entiert 
•  Que  ne  pot  boiTre  ne  mengier, 
Quar  une  arette  de  poîasoa 
lÀ  aresta  ou  gavion  .* 
Or  est  li  Rois  si  corocies 
S'il  la  pert ,  ne  sera  pas  lies  (gai). 

FahL  du  Fikdn  Hire. 

Gavriêal  :  Râpe  ;  de  gaurea. 

Gayrelot  :  Javdot. 

G  AT  :  Geai ,  oiseau. 

G  AT  :  Abandonné ,  délaissé. 

Gatable  :  Sabissable. 

Gatar  :  Bâton  ou  perche  dont  le 
bout  est  armé  d'un  croc  de  fer  ;  d'où 
gayer  draps  y  le  suspendre  à  un  gayor, 

Gatard  :  Croc ,  crochet. 

Gâte  ,  gayve ,  gaywon  :  Chose  per- 
due ,  égarée ,  qu'on  De  réclame  pas. 

Gâter  ,  égayer  :  Abreuver,  mener 
au  gué  d'une  rivière,  faire  passer 
l'eau;  d*aqua.  Voyez  Guater.  Les 
blanchisseuses  se  serrent  encore  de 
ce  mol.  Gayer  le  linge ,  c'est  le  laver 
à  la  rivière ,  à  une  fontaine ,  lorsqu  il 
a  été  à  la  lessive  ou  au  saron. 

Je  TOUS  sailly  dedans  le  pays  » 

Qui  estoit  derant  la  fenestre; 

Je  fis  img  grand  flac  dans  Teau  , 

Je  coiday  estre  là  gellé , 

Mais  se  n*eusse  trouTé  le  aean» 

Par  ma  foy  j*estoye  noyé. 

Tantost  après  on  vint  tirer 

De  Teaue  pour  gayer  les  chevanlx; 

Je  ne  sçaToye  où  me  boater. 

Car  je  souffroye  plusieurs  ■»■»»«', 

CoquiUart,  Monologue  du  Pufs, 

Gâterie  :  Joie,  plaisir,  gaieté  « 
divertissement  ;  gaudium. 

Car  pott  i  dort  et  monlt  1  veiDe^ 
Qu*ii  Tait  entre  ses  bras  tenue 
Toute  la  nuit ,  et  tonte  nue , 
Par  sonlas  et  par  gafrerie , 
Toatc  saiii^  et  tonte  gnerie. 

Honuvtdclaiitte» 


Dtea 


GAZ  G  £  H                   677 

Gâtstier  :  Joueur  de  cornemuse.  Ge  :  Pour  je ,  moi  ;  ego. 

^  Gayw  :  L'automne  ,  la  saison  où  Eb  cd  meitme  pont  aUlment  tesmonlat  toi 

Ton  récolte  des  fruits  appelés  gcdns  ;  tToir  reconat  ceat  EtteTeoon  coi  ge  devant  dis. 

bled  de  cens  ou  de  rente.  ^^^  ^  ^  Grégoire  ,lw,i^  chap,  35. 

Gathiee:  Laboureur, CultiTateur.  ^^  eodem  quoque  ponte  hune  quem  prœ^ 
Gatnnerie  :  Le  métier  de  galnier.  j^^^^Suphanmsereeogno^îsie  iestatmest. 

Gayofe  :    Expression  injurieuse  Gealloie  j^a/Zo^^;  Mesure  pour 

qui  répond  à  celles  de  pendard ,  vau-  î**  grains  et  les  liquides.  Foy,  Galoit. 

rien ,  libertin,  &c.  Géaule  :  Prison  ;  caveola, 

Gatole  :  Cage ,  prison  ;  cavea  ,  Gebecier  ,  gibacier,  gibaier^  gi^ 

caveola.  hajrer  ,  gibecier ,  giboier  ^  gibojrer  : 

Gatroier  :  Se  divertir  ;  gaudere  ;  Chasser ,  aller  à  la  chasse  ;  de  cibare; 

ce  mot  est  quelquefois  pris  pour^  et  risquer,  avanturer mal-à-propos, 

n*être  pas  d*accord ,  se  contrarier ,  s'exposer. 

être  d'opinion  opposée.  Q"*  »»roit  quel  péril  est  de  Dieu  coorrecier, 

Gayt  :  Guet.patrouUle.  ror.GAIT.  ^  •*  ^*»''  ainçoit  par  membre,  depêcîer 

Gayver  :  Délaisser ,  abandonner.  Car  à  nul  autre  gle«t%  ife  puet  l'en  Dî 

Gayvet  :  Canif,  couteau.  blecier. 

Gaywon.  Foyez  Gaye.  *  ^«'-  *^  ^^^^^  ^ Meung,  'vers  197. 

GAZAONA,gvva/i^  ;Gagner,  pro-  Gebennes  :  Les  Cévennes  ,  pays 

fiter ,  bénéficier.  de  France  ;  Gebennœ, 

Gazai  :  Métayer  chargé  de  nourrir  Gecter  ,  géeter ,  géiter  ,  geteir , 

et  d'entretenir  le  bétail  des  particu-  gicter,  gieter  :  Calculer  ,  répartir  , 

liers  pour  la  moitié  du  profit.  jeter ,  éviter  ;  de  jactatum,  participe 

Gazai  LLE  ,  gajaiUe  :  Bail  de  bes-  de  jactare. 

tiaux  ,  gageure ,  amodiation ,  bail  à  Géet  ,  ges,  gest,  gez ,  giete,  giez  : 

ferme  à  mpitié  de  fruits  ;  de  gaza;  «n  Lacet ,  filet  et  bordure ,  les  coutu*- 

bas.  lat.  gazalia;  en  anc.  Prov.  et  en  rières  disent  encore  surjet  ;  yoc/ii^. 

Langued.  gazalia  et  gazalio.  Géez  :  Jeton. 

Por  dix  livrei  fu  U  gaf ai/le  Gehaike  ,  géhenne ,  gehine,  ge- 

Sana  faire  nule  repentaUle,  hjrnne,  geine:  Gène,  tourment,  ques- 

Par  tel  convent  que  il  feroit  tion  ,  torture  ;  et  par  métaphore  , 

Tote.  lea  foi.  qai  li  plairoit  ^^f^^  .  g^^^na. 

FabL  du  Chev.  qm  fauou  parler  Us «    ,.           .. 

£t  disoient  lun  à lautre le.  gran. neceMÎtei , 

GktkV^gazanh:  Gain,  profit;  ^SiX.  Et  cornent  on  le.  ot  en  priM>n  démenés , 

Gazer  :  Excuser ,  adoucir  un  fait.  1^*  «»  gehine  mi. ,  et  le.  membre,  tire* , 

Gazi  :  Tesument ,  hériUge  ;  gaza.  5î  ^'*  T  «!"^,*!""  *^'  \"  P»**  ^«*r"' 

^             '              D    '  e  Et  mandisaoïeiit  1  enre  c  on  le.  avoit  menés 

GaziER  :  Tuteur  nommé  par  tes-  Ou  Boyaome  d*£.pagne  ponr  teUes  cniauter. 

tament ,    exécuteur    testamentaire  ;  La  Fie  tU  du  Guesdin. 

gazophylax.  GEHiiiir gîter  ,  gehener,  gehiner: 

GkzovihhkTz^gazouilliz,  gazoulUs  :  Mettre  à  la  question ,  torturer,  tour- 
Gazouillement  ,  ramage ,  chant  des  menter. 
oiseaux.  Gehen  neux,  gehenneuse  :  Gênant, 

Gazouiller,  gaziller  :  Babiller,  gênante , insupportable, 

s'entretenir,  discourir,  parler  à  demi*  GEHiNEz:Mis  à  la  gêne^àla  torture, 

voix  \  garire.  Gehir  9  gehjr  :  ÀYOuer,  confeisev 

3 


678  GEL  G  E  BC 

un  crime ,  déclarer  ;  et  suiyant  l'abbé  Geldieee  :  Espèce  de  lance. 
Lenglet  Dufresnoy,  qui  cite  Jehan  de  Gkley DB^gkeleide,  guelajr:  San^ 
Meung,  reposer,  rester,  demeurer  ;  conduit.  Voyez  Guiâce. 
jnais  cet  auteur  n'a  employé  ce  mot  Gelinace  :  Droit  sur  les  oiteanz 
que  dans  la  signification  d'ayouer,  de  basse-cour,  les  poules  ;^/!ûu^ûfiR. 
dire ,  déclarer  ;  en  parlant  de  la  chut  A  Geline  ,  galline ,  glaine  :  Poule  ; 
-1^  o  «: ,-1  A',»,  .  ^galà'na;  d'où  geiimer,  poulailler. 


Acroapiz  s*est  (le  renard)  en  mi  la  We, 

Moult  se  donte  que  l'en  net  Toie, 

Porpense  soi  que  se  il  saut 

As  geiines ,  et  il  faut , 

n  ert  veux ,  et  les  geiines 

S«  répondront  soi  Tes  espines  ^ 

Si  porroit  estre  tost  sorpris 

Ains  qu*il  eust  gueres  porquia. 

Roman  du  Renard,  fol.  9. 

Gelin OTE  :  Poulette,  jeune  poak. 
Gelle  :  Sorte  de  mesure  pour 
vin. 

Geloingnie,  geloime,  gelonngme: 
Mesure  pour  les  grains  et  le  sel. 


le 


de  S.  Pierre ,  il  dit  : 

Se  Dieu  qui  tout  scet  ponrréoir 
Pi'éust  laissié  cestni  chéotr 
Si  fprandement  comme  il  chëy, 
Il ,  oui  Dieu  donna  son  pooir 
£b  terre,  et  qui  deroit  seoir 
Plui»  hault  qu^onques  homs  n*ot  séy. 
Si  com  Dieu  méismeft  gehjr, 
Fast  tant  les  pécheurs  hay, 
Qu*à  paine  les  daignast  vtoir. 

*  Codieile  de  Jehan  de  Meung,  vers  8o5. 

AjBor  me  fait  amer  et  qui  ne  m*aime  mie» 
Dont  ja  n'aurai  fors  ennuf  et  pcsance, 
Ke  ja  nul  jor  ne  TMerai  gehir, 
Celi  qui  taut  de  max  me  fait  sentir. 

Chanson  de  Gosse  Brûlez,  Gelok ONiÉ  :  Droit  sur  les  bleds  et 

Geindre  ,  gtembre ,  giendre ,  gin--  le»  autres  grains  vendus  au  marche. 

dre  :  Se  plaindre ,  gémir  ;  gemere,  Geloser  :  Jalouser,  envier,  desi- 

Gkir  :  Lgger ,  gîter,  coucher  avec  rer;  de  zelosus ,  zelotes  et  zeiotjrpia, 

quelqu'un  ;jacere,  et  non  pas  de  l'Ital.  gelosîa,  comme 

Geis  :  Répartition  de  deniers.  le  dit  Borel. 

Geistk  :  Gîte,- le  droit  qu'a  un  sel-  Gklosie  :  Envie ,  désir,  jalousie  ; 

zelotypia, 

Kt  quant  la  femelle  a  faon 
Se  femelle  est ,  femelle  seit  ; 
Mes  se  U  pères  aperceit 
Qu*il  seit  malle,  ne  large  gaîrea 
Qui  li  cope  ses  genêt  aires 
G  ses  deas ,  qner  il  ne  velt  mi* 
Et  cui  que  soit  gdhsie 
Que  se  o  ses  membres  tant  crenst» 
Que  le  haraz  saillir  peust. 
Le  Bestiaire,* parlant  de  tAsne  s€u»age* 

Gembe.  Voyez  Gàmbe. 
Gemblbt,  gimbiet  :  Vfille,  foret 
pour  percer  les  tonneaux. 

Geme  :  Poix  ou  goudron  ;  d'où 


gneur  de  loger  chez  son  vassal. 

Gelable  :  Sujet  à  être  gelé. 

Gelàsin s  :  Les  fossettes  des  joues  ; 
de  gelasinus. 

Gélatineux  :  Propre  à  faire  de  la 
gelée ,  qui  y  ressemble  ;  gelahilis, 

Gelde  :  Société,  compagnie;  d'où 
geldon ,  compagnon. 

Gelde,  geldon,  gesde ,  gesdon, 
geude ,  gheude  y  gient,  gieut,  guesson, 
gueude ,  guiele  :  Domestique  »  valet , 
compagnon  ;  paysan  armé  d'une 
fronde  ;  gens  de  guerre  de  la  plus  vile 


espèce ,  les  goujats  de  l'armée ,  gens    gemer,  frotter  avec  de  la  poix. 


de  pied  ;  en  bas.  lat.  gesum ,  gesatus, 

Kar  il  i  ehairent  trente  milie  de  gelde. 
Livre  z''  des  Rois ,  chap.  4 ,  vers.  10. 

Et  eecidemmt  de  Israël  triginta  millia  pe- 
Atom. 


Gkmk , ^/7ti/t^.* Gouvernante  d'une 
jeune  fille  ;  pierre  précieuse;  gemma, 

Geué  ,  gemmtiéf  gemn^é  :  Semé , 
orné,  couvert  de  pierreries;  gem* 
mans  ,  gernmatus^ 


aussi 
ou 


C  E  N  G  £  N  679 

^Gbmbaus  ,  gemeux,  gemmetuix  :        GBirs^TAiRs ,  genetaire  :  Sorte  de 

Jumeaux,  de uxenfans  nés  de  la  même  jayeline  ou  de  lance. 

portée  ;  gemelU,  Gbn bstrb  ,   genestays  :  Genêt  , 

„    ,  11^       .         j^  petit  arbrisseau  dont  on  fait  des  ba- 

TesdeuxiMuneUef  fimt  corne  deux  ^meux  |  .  3       n 

fonnet  de  chewi.  **">  «t  qui  porte  des  fleurs  jaunes; 

Cantique  des  Cttndquet,  chap,  7,  'oert,  3.  ST^uta. 

Duo  uhera  tua,  sicut  duo  kùmuli gemelii  -^  ^^^,^'^'»  g^^'^  d'Rfpagne  :  Sorte 

capreœ.  ^^  petit  cheyal  espagnol  tres-prompt 

^  ,        ,        .  .  *  ^*^  course;  de  TËspag.  ginete, 

Gen  :  Marc  de  raisins. 

Obn  ,  fiV/W  :  Peuple  ,  nation  : /PC/W;  .    PuUl«  passant  par  uocaultre  grand*  «Ue. 

A»  Ko.  B«^»    — »  '*■  "*"■  •**  •■  chawbri*,  rt  retirant  la  poite, 

en  Das  Uret.  gen.  ^^^.^^  (dîit-il)  les  establ<>s  qne  demandes  « 

Grnchie  :  Pencher,  se  détourner.  Toiià  mon  genêt,  ▼oilà  mon  goUdin,  mon  la- 

Voyez  GUENCHIB.  ▼edan,  mon  traquenard. 

Gbndee  ,    générace  ,    géniture  :  Rabelais,  liv.  i^chap.  la. 

Genre ,  race ,  lignée ,  progéniture ,        Gi»BTâiBB  ,  gé^steur,   génete  , 

génération ,  naissance  ;  gêner,  genus,  ^^^aire  :  Sorte  de  cavalier,  suivant 

gemtura ,  generauo.  Gendre  s  est  dit  p^aippe  de  Commines. 

— si  pour,  principal  £:arçon  meunier        ^,  t        ^t  •..  • 

yj^  1  r     o    T  Gbitbtaires  :  Les  génitoires ,  par- 

^    *  ties  nobles  de  l'homme  ;  degenàurus, 

Por  ceo  sacrifie  jeo  à  Nostre-Seîgneor  tote  GBHiTHLiAQUB  :  Tireur  d'horos- 

chose  de  mascnlin  gendre  que  otrre  le  coun ,  1      •  1  j 

«t  totes  les  primea  engendrés  de  mes  fils  n-  COP«  1   a«^*n  »  astrologue  ;  de  gène- 

chate.     Bibie ,  Exode ,  chap,  1 3 ,  'vers,  1 5.  thliacus  ;  du  Grec  y iv  1  lAv. 

MriVri  immo/o  Domino  omne  çuodapeHt      ,  GiHiTHLiOLOGîB  :  Espèce  de  di- 

nfulfom  mascuiini êexuB f  et  omnia primogO'  vination  astrologique,  par  laquelle 

nita  fiUorum  meonun  redimo,  OU  prétendoit  connoitre  par  TéUt  du 

Genurbr  ,  générer  :  Engendrer,  ciel ,  à  la  naissance  de  quelqu'un ,  ce 

concevoir,  produire,  procréer,  met-  V^^  ^«»  ^«^^'^   ^'•"^er  pendant  le 

tre    au    monde;    causer,   exciter;  coursdesavie;duGrecyifiéAi«Aeyi«. 
generare,  Grhetin  :  Nom  d'un  vin  blanc  qui 

Génitaux  ,  genaux  :  Astrologues ,  ▼ient  d'Orléans,  ainsi  nommé  du  rai- 
tireurs  d'horoscopes;  de  genethliaci.  «^  avec  lequel  il  se  fait. 

GeAecier  :  Étui ,  coffre ,  gaine  de        Gbkglar  :  Jouer,  badiner ,  fola- 

couteau.  trer,  s'amuser  ;  joculari, 

Geh ELLE  :  Fruit  sauvage  que  nous        Gekglb  :  Raillerie ,  plaisanterie , 

nommons  prunelle;  il  est  petit,  rond,  propos  en  l'air,  babil  ;  yociz/Aûb. 
et  presque  noir.  Foyez  Cbwblle.  GaiioLioR  ,  gengléour,  gengiere, 

G^iÊRÂUMENT  ,    généreaument  :  gengierre,  gengleur  :  Farceur^  raii- 

Généralement,engénéral;^/tera/rVer.  leur,  grand  parleur,  effronté ,  impu- 

GiiiiÉRÂUTÉ  :  Généralité.  dent,  jongleur,  joueur  d'instrumens, 

Generet,  gênerai  :  Repas  de  moi-  faiseur  de  tours  'yJocuUitor  ;  et  selon 

nés  où  ils  avoieut  chacun  leur  plat  ;  Barbazan ,  de  jugulus ,  juguUms. 

J^  '  .  .  _        .  Quar  li  Rois  créoit  Tolentiers 

Genesghibr  ,  gemcier  :  Soraer ,  Et  gengléours  et  nouTcliers. 

enchanteur.  Philippe  Mouskes ,  fol  363. 

4 


68o  G  £  N 

Geholee  :  Mentir,  railler,  fiiire 
des  tours 'y  j'oculari;  et  non  pas  mé- 
priser, comme  le  dit  Borel. 

GENGLEBCEiiKirT  ,  gengleressC'-^ 
ment:  Avec  raillerie ,  en  plaisantant, 
plaisamment  ;/oci//ar/>er;  et  opiniâ- 
trement ,  selon  Borel. 

Gengleresse  :  Femme  de  jon- 
gleur; au  figuré,  railleuse,  babil- 
larde  ;  d'oùrient,  ditBoi'eI,ya/7^u//7^ 
qui,  en  Langued.  signifie ,  crier,  cla- 
hauder  outre  mesure  ;  qui  vient,  con- 
tinue-t-il ,  de  canis  et  de  gula ,  étant 
corrompu  de  changoula, 

Genclerie  ,  gen^ers ,  genglois  : 
Paroles  indiscrètes,  babil,  médisance, 
tromperie  ;  Joculatio. 

Genice  ,  i^oMT  génisse  :  Jeune 
.Tache. 

Gekiciee  :  Sorcier,  enchanteur. 

Genieste  :  Genêt  ,  arbrisseau  ; 
genisfa, 

GÉNiEux  :  Ingénieux  ;  de  genium, 
Genitâires  :  Cavalerie  légère. 

GÉNiTEUE  :  Père ,  qui  engendre  j 
genitor. 

Geicitilles  :  Testicules,  bourses; 
genitalia. 

Géniture  :  Ce  que  Ton  a  engen- 
dré. Voyez  Gendre. 

Genne  :  Marc  de  raisins. 

Genoche  :  Sorcière ,  selon  Borel , 
qui  cite  la  loi  salique. 

Genoiller  ,  genouiller  :  Se  mel- 
'  tre  à  genoux ,  plier  les  genoux  ;  de 
geniculurn. 

Genoilloit,  geloignony  genillon^ 
genoilon  y  genouillé  y  genouillony  ge- 
nouUony  genuillon,  jenellon  :  A  ge- 
noux ,  agenouillé  ;  geniculatus. 

Le  mari  et  la  famé  viodrent 
A  genUlons  lez  li  se  tindreat 
£t  regehlrent  lor  pechié    . 
Dont  Maufez  les  ot  entechië. 

Vk  d€  Sainte  JSUsaàeià  de  Thurimge, 


GEir 

Geitoxls  ,  gênais,  genox  :  Les  ge- 
noux; geniculiy  genua, 

Genoive  :  La  ville  de  Grenève; 
Geneva, 

Genot  :  Terme  injurieux  qui  ré- 
pondoit  à  chien,  sorcier. 

Genou  ,  genouil  :  Race ,  généra- 
tion ,  degré  de  parente. 

En  dépècement  de  marimge  por  parenté, 
Ten  doit  conter  les  genou  deçà  et  deû  ;  Légat 
puet  faire  iiida]|;ence.  Un  clieTaller  se  iwlL 
marié  o  une  que  il  teignoit  ou  cinq^tfiioii,  il 
empêtra  iiidolgence  de  remanoir  o  loi,  et  Lt 
entendant  qne  II  arolt  cnfans  ;  cam  il  n*en  eut 
eu  que  une  fille  qui  estoit  morte,  dont  K 
ETesqne  du  leu  demanda  que  Ten  en  fera ,  et 
Ten  li  dist  que  bien  la  pot  fessier  ensemble. 

Mss,  de  la  Bibl,  Imp,  n?  8407,^0/.  loi. 

GENouraiEEE  :  Giroflée  'y  àe  ca- 
ryophjrllum, 

Genouilliee  :  Armure  des  ge- 
noux ,  genouillère  ;  de  genuaîia, 

Gevs  ^gent,  gente,  gentiès ,  ge/i" 
dex,  adject.  :  Joli,  aimable,  beau, 
poli ,  gracieux  ,  agréable  ;  gentUîs; 
en  bas  Bret.  gen, 

La  nuit  fu  fait  li  lis  moult  gens. 
En  la  chambre  qui  moult  iert  gente; 
Li  clers  qui  mise  eut  grant  entente 
En  amer  la  gente  pjicelle 
Qui  moult  estoit  mignote  et  beUe 
Moult  désira  Paler  gésir. 

Gautier  dt  Coinsi,  iiy,  z  ,  ehap.  is. 

Gensemil  :  Jasmin,  fleur;  gelst" 
minum,  , 

Gent  ,  gente,  subst.  :  Nation ,  fa- 
mille, peuplade  de  gens,  nations, 
peuples  étrangers;  gens  ;  génies. 

Toute  Tostré  gent 
Sont  li  pins  joli  du  toamoiement. 

Ckans€m  de  €daei. 

Et  li  Dus  quant  none  sona 
Fist  provende  as  ccTax  doncr 
Et  au  soir  iist  sa  gent  monter. 

Roman  du  Rou  ,J6i,  227. 

A  cel  tens  soleient  alégier , 

La  gent  de  truage  paier , 

K  as  marchans  grâce  soleient  fere 

Ke  con  versèrent  ca  celc  terre  > 


GEO 

D«  lor  rentes  parties  releMerent 

K  lur  mon ,  e  eus  gardèrent 

E  défendirent,  dunt  d*înde  le  nnn, 

PopUé/inat  est  par  celé  raisnn , 

Marchans  par  tut  i  acnrcnt , 

£  la  gent  de  la  terre  les  honorent 

£  receÎTent  e  gainent  citéins 

Riches  e  poures ,  e  les  foréins 

£  de  ceo  ▼ient  en  Térité 

Ke  la  rente  le  Rei  est  enoité. 

Enseignemens  ttAristote,  parlant  des  Mois, 

Gente  :  Oie»  oison  ;  jante  de  roue; 
canthus.  Voyez  Gins. 

Gentkmeitt  :  Joliment ,  agréable- 
ment ,  poliment ,  gracieusement. 

Gen TiEU ,  gentil,  Jentieu  :  Noble , 
poli ,  gracieux ,  qui  a  les  manières 
nobles  ;  gentills. 

Vous  ne  me  ferez  jamais  compaignée  tant 
que  vous  aymerea  par  amours  :  car  du  gentii 
au  Tilain  est  trop  mauvaise  la  mesiée  ,  si 
allez  vostre  chemin. 

Roman  de  Perceforest,/ol,  xio,  V^,  col,  a. 

Gentilesse,  gentiiîce ,  gentilise  , 
gentillesse  :  Noblesse  ,  foi  de  gentil- 
homme, privilège,  titre  des  nobles; 
gentilitas. 

Gentilfam E,  gentifemme  :  Femme 
noble;  de  gentilis, 

Gentilbommerib  :  Qualité  de  gen- 
tilhomme. Gentilhommière  :  Petite 
maison,  demeure  d*un  gentilhomme. 

Grntilitk  :  Les  Païens ,  les  Gen- 
tils ;  Gendles  ;  paganisme  ;  gentilitas. 

Gentillastre  :  Gentilhomme. 

Genuler  :  Se  mettre  à  genoux; 
geniculare» 

Genure  :  Plus  jeune ,  cadet ,  puî- 
né ;  junior;  et  race,  génération;  ^/tu^, 

Geo  :  Je ,  moi  ;  ego, 

Géoir  :  Giter,  coucher  ;  jacere, 

Geolage,  geolige,  geoUage  :  Droit 
du  geôlier  pour  la  garde  de  chaque 
prisonnier.  D.  Carpentier  dit  que 
c>st  le  droit  du  seigneur,  sur  ceux 
qui  sont  mis  en  prison;  de  caveola. 

Geôle  ,  gaiole,  geolle  :  Prison  , 
lieu  de  détention  ;  cayea ,  caveola. 


G  £  R  68iL 

Barbazan  dérive  ces  mots  et  geôlier^ 
de  gazoph^'lacium  et  gazophylax , 
trésor,  garde  -  meuble ,  lieu  où  l'on 
garde  des  hommes  ;  une  prison  n'est 
autre  chose  qu'un  lieu  où  l'on  garde 
soigneusement  les  détenus.  Gazo- 
phylax,  dit-il ,  est  un  trésorier,  un 
garde  de  trésor;  un  geôlier  garde  des 
hommes,  d'autant  que  nos  anciens 
ont  dit  gaiolier,  gcaolier. 

GioMANCE  :  Art  de  deviner  par 
la  terre;  geomantia ;  du  Grec  yy^ 
terre  ,  et  de  fM^^r lU^  divination. 

Gepte  :  Taille ,  impôt. 

Gbr  ,  gcirs ,  gers ,  jars  :  Oison , 
petite  oie ,  grue  ;  du  Grec  geranos  ; 
en  bas  Bret.  garan, 

GERBAncE  :  Droit  de  gerbes. 

Gerbaige  :  Levée  des  gerbes  d'un 
champ  ;  de  germen;  en  bas.  lat.  garba. 

Gerb^e  ,  garbée  :  Botte  de  paille 
de  froment ,  dont  le  grain  est  ôlë. 

Gerber  ,  garber  :  Ramasser,  met- 
tre en  gerbe.  Faire  gerbe  defuerre  k 
Dieu  :  Mal  payer  la  dime ,  donner  la 
plus  mauvaise  gerbe ,  celle  dans  la- 
quelle il  n'y  a  que  de  la  paille. 

Gerberie  ,  gerbier  :  Grange ,  en- 
droit où  l'on  serre  les  gerbes ,  amas 
de  gerbes. 

Gerbie  :  Sorte  de  lance  courte. 

Geruin,  gardin,  gerding  :  Jardin. 

Gbrbt  ,  goret  :  Jarret. 

Gbrfault,  girfaus,  gri^auSjguer- 
faut  :  Espèce  d'oiseau  de  proie  et  de 
leurre, faucon;  en  bas.  \9X,gyr(falco, 
gyrofalcusy  de  gyrare  et  àt/alco. 

Rencontrèrent  deux  Damoyselles  montéea 
sur  deux  chevaulx  blancs,  fort  Tcstnes  et 
chascnne  dVUes  un  petit  manteau  d'escarWtte 
à  la  Françoise ,  portans  sur  leur  poing  et  Tune 
et  Tautre  un  gerfault  prest  à  voler  :  toutes 
fois  ils  ne  pcnreat  juger  de  leur  beauté,  parce 
qu^elles  avoient  les  visages  coarcrts  d*nn  taf- 
fetas noir  pour  le  basle. 

Roman  de  Florès  de  Grèce  ,Jol,  io3 ,  r*. 

GxmoiAiE.'Mauvaise  herbe,  ivraie. 


68s 


G  £R 


Gergokke  ,  jargonner  :  Parler  k 
demi-Yoix ,  barbouiller,  mal  parler , 
marmotter  entre  les  dents,  chanter 
doucemept  comme  le  geai  et  la  pie. 

Gbrconnb  ,  girgonne  :  Gorgon  , 
nom  d*homme. 

Gerlânde.  Fojrez  Gàrlâhde. 

Geeme  :  Jeune  brebis ,  qui  n*a  pas 
encore  porté  ;  gennen.  , 

Germinanz  ,  gernùnaunts  :  Qui 
pousse ,  qui  produit ,  qui  germe  ; 
germinans, 

L«t  filz  Uraèl  crtutrent  et  coin  germinnunis 
■ont  multipliez  et  afforcex ,  trop  raeinplerent 
la  terre.    Bible,  Exode ,  chap,  x ,  'vers.  7. 

PiUi  Israël  ereverunt ,  et  quasi  germinaiitefl 
muliiplicati  sunt  :  ac  roàorati  nimis ,  imph' 
eerunt  ierram. 

Geemikee  :  Croître ,  augmenter, 
germer ,  produire ,  peupler  ;  ger^ 
minare» 

Geroit  :  Sein ,  giron  ;  grendum, 

Geronniée  ,  gueronnée  :  Ce  qu*un 
tablier  peut  contenir,  ce  qu'on  peut 
y  porter. 

Geroumet  :  Garçon  marchand  , 
courtaut  de  boutique. 

GEROUSYAiDE,^roi/ffa{V/^:  Rouet, 
dévidoir  ;  de  gyratus, 

Gerper  ,  gerpir  :  Abandonner  , 
laisser, quitter,  renoncer;  en  bas.  lat. 
werpire. 

Ge  R  R  A  :  Couchera  ;  jacebit;  gerray, 
co\xcYitT2À^jacebo;  gerrez,  coucherez. 

Lors  s'en  ira  chez  reitOTler, 

Mes  jà  ne  cuve ,  ne  cuvier 

Par  aTcnture  n*i  querra , 

Mes  o  son  ami  se  gerra. 

Se  n*eit  por  ce  qoe  bon  lor  «emble 

Que  baingnier  se  doivent  cnsembl<*. 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  14819. 

Gerre  :  Genre,  espèce ,  nature  ; 
genus  y  generis» 

Gerreu  :  Abcès ,  apostume. 

Gerromet,  groumet :  Serviteur, 
l^arçon  de  marchand  ou  d'artisan. 


CES 

Ges  :  Je  les.  Ges  prenrai  :  Je  les 
prendrai. 

Ges  ,  géets,  geis,  gies  >  giez  :  liens 
pour  attacher  les  oiseaux  de  proie; 
de  jactus  ;  Barbazan  le  dérirc  de 
jaeere ,  jacio. 

Ges  ,  gez  :  Gai ,  joyeux  ;  jocoau; 
s*est  dit  aussi  pour,  je  les. 

Haï!  comme  cil  Dieu  aoat  fort. 
Un  Dieu  porquoi  ne  me  aecort , 
n  m*est  avis  qoi  n*ont  pooir  » 
Pneint  il  riens  nenil  porvoir  , 
Puisque  ges  apel  tos  et  pri  , 
Et  de  moi  n*ont  nule  merci. 

Roman  de  Narcisse ,  Joi,  lao »  il*,  coL  3. 

Car  je  tîs  en  Conatantiaoble 
Qui  tant  ert  bêle,  riche  et  noble. 
En  moina  d*an  et  d'autre  et  demi. 
Quatre  Empereres ,  pnîa  les  ▼! 
Dedans  le  terme  tos  morir 
De  YÎl  mort  ;  car  gez  tî  meordrir. 

Bible  GtuoL 

On  disoit  aussi  gis  ei  ges,  pour,  point 
du  tout. 

Gksant  ,  gesante  :  Couché ,  ren- 
versé ,  gissant ,  reposant  ;  jacens. 

Gese  :  Espèce  de  dard,  pique, 
lance  ;  gesum ,  gœsum  ,  gessus, 

Gesine  :  État  d*une  feaune  en  cou- 
che ,  accouchement  ;  gesina, 

A  Madame  la  Danphlne 

Rien  n*assigne  : 
Elle  a  ce  qu^îl  fault  avoir  : 
Mais  je  la  voudrois  bien  voir 

En  gesine. 

Marot,  Estrene  à  Madame  ia  Dampkine. 

GcsiR,  gehir,  giser,  gisir  :  Etre 
couclié ,  en  couche ,  accoucher,  en- 
fanter; être  malade,  être  mort;  ha- 
biter avec  une  femme,  ou  une  femme 
avec  un  homme  ;  reposer,  être  gis- 
sant ;  dormir,  rester  en  place,  sé- 
journer ;yûceré».  Gesoitj  éloit  couché, 
Tt^osoii  \  jacebat.  Gesaieni,  étoient 
couchés  ;  Jacebant. 

Une  nuit  gesoit  en  son  lit ,  si  s*apensa  et 
estodia  cornent  il  porroit  aroir  cel  trésor,  lois 
apela  son  fil  aisné ,  et  li  dist  :  Va ,  si  prea  im 


G  E  T 

pîc ,  «t  je  en  avrai  un  antra ,  ti  nos  en  irons 
en  la  tor  du  croissant ,  si  ferons  tant  qnc  noiu 
aurons  del  trésor  del  Emperéoor. 

Boman  dts  sept  Sages  de  Rome. 

GssiR ,  subst*  :  Action  de  se  cou- 
cber  ;  lit ,  coucher.  La  Coutume  de 
Beauvoisis ,  chap.  1 4  »  quî  traite  du 
Douaire ,  dit  :  Qu'une  femme  après 
la  mort  de  son  baron  (mari) ,  peut 
])rendre  une  robe.  «  £e  son  lit  tel 
coume  elle  l'avait  accoustumé  plus 
communément  pour  son  gésir. 

Geskerech  :  Le  mois  d*aoùt. 

Gesmï.  Voyez  Gsmb. 

Gessàte  ,  gesate  :  Gaulois  qui  se 
louoit  pour  servir  hors  de  son  pays  ; 
gessata,  gœsata. 

Gesse  :  Espèce  de  légume  ;  gout- 
tière. 

Gessiite  :  La  cérémonie  et  le  fes- 
tin des  releyailles. 

Gessoriaque  :  La  ville  de  Boulo- 
gne en  Picardie  ,  département  du 
Pas-de-Calais;  Gcssonacupi. 

Gest  ,  giés  :  Lien,  bande,  attache. 

Geste  :  Jayet,  espèce  de  bitume 
noir  et  luisant  ;  gagates. 

Geste  ,  giste  :  Logement;  de  ja^ 
cere  ;  action ,  mouvement.  Gens  de 
geste  :  Notables  ,  gens  de  consé- 
quence. Chanson  de  geste  :  Chanson 
historique, dans  laquelle  on  célébroit 
les  hauts  faits  des  guerriers  ;  la  geste, 
l'histoire  ;  de  gestus  ;  en  bas  Bret. 
gest. 

Aussi  avons-nous  des  François 
La  conqneste  et  geite  des  Hois , 
Dont  notre  mémoire  est  iostmite , 
Depois  la  graot  Troye  destruite, 
Jusqoes  à  ce  temps  qui  ores  est. 
Eustache  Deschamps,  foL  54S,  col,  t. 

Gestre  :  Sorte  de  bob  des  Indes , 
ébène. 

Get.  Voyez  Gks. 

Getânt  :  Jusques  à  quand ,  jus- 
qu*À  tant;  de  usque  ad. 


GET 


683 


Poî  arons  gent  et  ne  por  quant 
De  bataille  ferrus  senblant  » 
Getant  que  veura  au  ferir. 

Partenopex  de  Bhis ,  foL  x33,  r*,  col.  i. 

GsTsiR  :  Garantir,  vanter,  exalter; 
jeter,  lancer  ;  Jactare  ,  dejicere. 

Gbteis,  gecteisy  getteis  :  Action 
de  jeter  ;  jactus. 

Quant  les  deux  osts  s*entrencootrerent , 
Par  grant  fierté  s*entremeslerent , 
De  dars  j  ot  grant  lancers, 
£t  de  pierres  grant  geteis , 
Et  de  lances  grant  bouteis 
Et  d*espée8  grant  chapleis. 

Roman  du  Brut ,  fol,  19,  V^,  eol.  s. 

Geter  ,  gecter,  getier,  getter,  gie^ 
ter,  giiter  :  Jeter,  calculer,  supfTuter, 
compter  ;  mettre  dehors  ,  lancer , 
lâcher  ;  jactare,  Geter  Jus  :  Mettre 
k  bas  ,  jeter  bas. 

Si  U  demanda  par  grant  joie, 
Aporteajjtti  riens  ?  par  fol  oie , 
Fet  cU  fu  enide  que  ce  feust 
Son  frère  qui  parlé  eoat. 
Or  tost ,  dist-il ,  gete  le  jus  , 
Mes  coustiaus  est  bien  esmolns , 
Jà  aura  copée  la  gorge. 

Fabliau  ttEstula. 

Getoieb  ,  gettoire  :  Pelle  de  bois. 

Geton  :  Rejet ,  rejeton  ;  jactus. 

Gettaison  :  Action  de  jeter. 

Gette  :  Taille,  impôt,  redevance; 
gettes;  chantiers  de  caves,  morceaux 
de  bois  qu'on  met  sous  les  tonneaux 
pour  les  empêcher  de  pourrir.  Geter, 
faire  la  répartition  d'un  impôt  ;  getter 
canon  ,  tirer  le  canon  ;  getteur,  per- 
ceveur  des  tailles  ou  impôts. 

Getteis  :  Assaut  à  coupjs  de  pier- 
res qu'on  jetoit  avec  les  frondes; 
pierrières,  selon  Borei. 

Gbttoers  ,  getoier,  getouoir  :  let- 
tons à  jouer  et  à  compter  ;  dejacere^ 
jacio ,  selon  Barbaian ,  qui  rapports 
qu'on  disoit  à  Paris ,  et  que  l'on  dit 
encore  en  bien  des  endroits ,  jetter 
pour  compter ,  et  que  sur  cela  il  su 
dit  encore  un  quolibet  :  //  sait  Utê^ 


684  O  £  U 

et  écrire  y  et  jetter  des  pierres.  Cette 
ëtymologie  est  aussi  appuyée  par 
Ménage. 

Ils  sont  frîngans  da  bols  levez. 
Et  pois  poor  haoter  entre  gens , 
Leur  boarce  plaine  de  gettoers , 
Pour  dire  qn^ilz  ont  de  i^argent. 

Coquillart ,  MonoL  des  Perrucques ,  parlant 
des  Dtipeurs. 

Getz  :  Filet ,  embûche ,  engin  ;  de 
jactus.  Voyez  Gest. 

Geu,  lisez  geu:  Couché,  il  a  cou- 
ché ,  a  accouché  ;  jcicuit. 

Maïs  se  aucuns  a  geu  par  force  à  Tierge , 
ou  à  uouata ,  ou  à  yeure  »  sont  punis  de 
peine  capital. 

Anciennes  Coutumes  ttOriéans, 

Ele  ala  chez  le  prestre  de  Saint  Ypolite ,  où 
il  aToit  une  yielle  fenune  qui  la  conoissoit; 
car  ele  estoit  assez  plus  près  de  Téglise ,  que 
de  la  mèson  on  ele  aroit  geû  Tautrf  nuit. 

MiracfM  de  S.  Louis  ,  Mss, ,  chap.  54* 

La  Royne  qui  noveUement  elR>It  relcTë  de 
Dame  Blanche  dont  ele  aroit  ^îi. 

JoinviUe  ,  Mss. 

Geu  ,  lisez  gcii  :  J*eus ,  j'ai  eu. 

Certes  le  devant  di  Probo  et  altres  religions 
bornes  racoutans  ,  conu-ge  les  choses  cui  geu 
cure  d^ensengier  del  honorable  père  Stevenon 
es  omelies  de  révangile. 

DitU.  de  S.  Grégoire ,  /<V.  4  >  chap.  xg. 

Prœdicîo  etenim  Probo  aliisque  retigiosis 
narrantibus  viris ,  agnovi  ea  quœ  indicare 
audientibits  de  'venerabili  pâtre  Stephano  in 
homiliis  evangelii  curavi, 

Geu  :  Lien ,  joug,  attache  ;  y i/^//m. 
Geu   :  Juif  ,   Israélite  ;   Judœus  ; 
*     au  plurier  Geus ,  Juifs)  Judœi. 

lions  arainons  céoi  ki  Trai  geu  sont  »  céos 
qui  sunt  semence  Abraham. 

Sermons  de  S.  Bernard,  fol,  57. 

D^arant  ceu  ke  nostre  Sires  fust  morz,  offri- 
rent li  geu  mortes  béestes,  mais  or  vif  ju ,  ce 
dist  nostre  Sires ,  ne  voil  mies  la  mort  del  pé- 
chéor,  anz  voil  anzois  k*il  se  conrertisset,  et 
k*il  vivet.    Sermons  de  S.  Bernard,  fol.  xo5. 

Morituro  Domino  Judaeus  mortuas  kostias 
offerebat  :  sedjam  nunc  vivo  ego ,  dicit  Do- 
minus,  nolo  mortem  peccatoris  ,sed  ntagis  ut 
convertatur  et  vivat. 


GEU 

Geu  :  Amusement ,  jeu ,  action  de 
jouer ,  divertissement  ;  Jociu.  —  La 
Vierge  demandant  à  une  jeune  fiDe  si 
elle  vouloit  la  servir,  et  la  jeune  fille 
ayant  répondu  que  oui  : 

Dunkes  prist  mânes  de  celei  commasde- 
ment  ,  k*eie  jamaia  ne  feaist  noie  Icgière 
chose,  ne  alcune  chose  des  meachines,  k*dt 
aoi  tenist  de  ris  et  de  geus, 

Dial,  de  S.  Grégoire  ,  liv,  4,  chap.  17. 

Ab  eaprotinus  mandatsun  aecepit^utMUid 
uta^  levé  etpuettare  ageret.  etàràuety^ 
abstmeret, 

Geune  :  Abstinence  ,  jeune  \  je- 
junium* 

Geuneie,  geuner  et  gevneir,  lises 
geuneir  :  Faire  abstinence  ,  jeûner  ; 
jejunare. 

Et  qnant  au  très-saint ismea  satmedî ,  en  en 
tôt  li  petit  enfant  gevnent,  ge  ne  pont  pas 
gevnez ,  si  comencai  à  defalir  plus  de  tristor, 
ke  de  enfermeté. 

Dialogues  de  S.  Grégoire  ,  Iw.  3 ,  ck.  33. 

jEr  chm  sacraiissimo  sabbato  ,  in  fuo  im- 
nés  et  parvuii  pueri  jcjnnant  ;  ego  jejmtare 
non  possem ,  ccepi  plus  inœrwre  quàm  ù^' 
mitate  defecere. 

Geuse  ,  geuses  :  Gorge ,  gosier; 
guttur;  c^  là,  dit  Barbazan,  notre 
mot  gueux ,  sur  lequel  plusieurs  au- 
teurs ont  discuté.  Un  gueux  n'est 
autre  chose  qu'un  homme  qui  n*a 
que  sa  gueule ,  son  gosier  (guttur)  en 
recommandation  ;  il  ne  travaille  et 
ne  demande  que  pour  manger;  sa 
gueule  ,  continue-t-il ,  est  son  Dieni 
c*est  un  dévorateur  de  tous  biens. 

Mais  nostre  Sire  ne  lor  volt  mie  soffrir 
qu'il  Tinnocent  devor^sent,  qui  par  s«  graot 
pitiet  delivret  assi  de  lor  gettscs  céoa  misaes 
qui  ne  desserrent  mies  qu'il  delîvreit  soîeut. 
Sermons  de  S.  Bernard  ,foL  141. 

Sed  non  patttur  ab  eis  innoxiam  deporari, 
qui  ab  ipsis  eorum  faucibus  eam  digntaUet 
eripuit  etiam  eripi  non  merentenu 

Plus  douces  sont  tes  paroles  à  mes  geuses , 
ke  mies  ne  aolt  à  ma  boche. 

Jdem,foL  13^ 


GHI 

Quàm  Julcia  Craclbiis  meis  ehpUa  tua, 
super  mel  ori  meo,  (  C«  font  lef  p«roUs  àa 
Pb.*xi8,  t.  xo3.) 

Geust,  geut  :  Couclia  ;  j'acuit,  fut 

couché. 

Et  son  per«  eat  à  non  Mal-fait 
Qui  fu  si  Iildenx  contrefait , 
Qa*onqaes  aTeeqnet  raison  ne  geuf. 
Mais  de  voir  Honte  en  conccat , 
Qui  puis  enfanta  diasteté. 

Roman  de  la  Rose» 

Gbyeline  :  Jayeline. 

Gewir  ,  gexeir  :  Etre  enterré ,  re- 
poser, être  situé ,  être  placé  ;  Jacere» 
Gexeir  iV enfant  y  accoucher. 

Gex  ,  gez  :  Lien ,  attache  ;  de  yo- 
cere  y  jacio,  selon  Barbazan. 

Geyndre  :  Garçon  meunier  ou 
boulanger. 

Gets,  gis  :  Plâtre;  gypsum. 

Gez  :  Je  les. 

Car  je  Tis  en  Gon^antlnoble, 
Qni  tant  ert  bêle,  riche  et  noble. 
En  moins  d*an ,  et  d*autre  et  demi 
Qoatre  Empereres ,  puis  les  ▼! 
Dedans  le  terme  tos  morir , 
De  TÎl  mort  ;  car  gez  vi  m«nrdrir. 

Bible  Guiot. 

Graseeree  :  Labourer. 

Gheune  :  Poule;  galUna;  g^U- 
nette ,  petite  poule ,  poulette.  Foyez 
la  citation  d'OsToa. 

Ghencbie  :  Se  détourner,  éviter, 
esquiver. 

Gheenoit  :  Barbe ,  moustache. 
"Foyez  Geenon. 

Gheepie  :  Délaisser,  abandonner. 

Gbeeebdonner  :   Récompenser. 

Voyez  GUEEDONNER. 

Gheudié  :  Société  ,  compagnie  , 
corps  de  métier. 

Ghiesquieee  :  Jachère ,  terre  non 
ensemencée. 

Grile  ,  ^Ue,  ghitthe,  gile,  giUe  : 
Tromperie,  subtilité,  fourberie,  men- 
songe, supercherie.  Foyez  G\itLL%. 

Adonc  Salehadina  a  ris 

St  dût  à  •embUm  d  oamt  lié  : 


G  I  B  68S 

Vont  tTez  moût  bien  coumcncliié , 
Si  TOUS  donrai  trestoat  sans  ghUe 
De  bons  besans  chinquante  mille. 

Ordêue  de  Chtmlerie, 
Guii^mvKjgmeur:  Trompeur.  Foy, 

GUILLEUE. 

Gris,  ghise  :  Guise,  façon,  air, 
manière;  de  visas;  en  bas  Bret.  guis. 

Ghisaeme  :  Sorte  de  lance  ou  de 
pi§ue.  Fojçffi  GuiSAEME. 

Ghisele  :  Otage. 

GflizAjRs  :  Permission  d'entrer  et 
de  passer  dans  un  pays.  F.  Guiagk. 

GiAMAÏ  :  Jamais  ;  de  jam  et  de 
magis, 

GiAEEE  :  Jarre,  cruche  où  Ton 
conserve  de  Feau. 

GiBAciEE  :  Bourse  de  cuir  large 
et  ornée  qu'on  portoit  devant  soi , 
gibecière ,  non  pas  de  gibbusy  bosse  , 
comme  le  dit  Borel ,  mais  de  ciba- 
rium  y  comme  le  prouve  Ménage;  en 
l^s.  lat.  giberia» 

GiBBAE  :  Borel  dit  que  dans  la 
Xaintonge  «  ce  mot  signifie  une  ba- 
leine ,  et  qu'il  vient  de  gibbus,  parce 
qu'elles  sont  comme  bossues. 

GiBBE ,  gibéudtgibe  :  Sorte  d'arme  ; 
instrument  propre  à  reniuer  la  terre, 
à  arracher  les  herbes ,  à  labourer. 

GiBBEE  :  Se  débattre. 

GiBE  :  Sorte  de  paquet ,  ballot. 

GiBECBE ,  gibéery  gibeier,  gibeyer, 
giboer,  giboier,  giboyer  :  Chasser, 
aller  à  la  chasse;  de  cibarium ;  en 
bas.  lat.  gibicere,  gibostare. 

Tant  <|ue  un  sool  Cberalier  Tît, 
Qui  gibecoit  d*un  esperrier , 
El  pré  devant  le  Cheralier. 
Roman  de  Gam^ain ,  cité  par  Borel, 

Et  quant  elle  est  en  terre  fidiée , 
Diable  n'y  piwt  jvroie  gecter, 
Ne  giboer,  ne  fureter , 
G^  croix  ne  puet  estre  enforcée. 

Testant,  de  Jehan  de  Meung, 

GxBiLsz,  gibtlety  gibiet,  gimbeUr, 


686  .    G  I  É 

gioblety  gmmbelet ,  guinblei  :  Gibier  ; 
cibarium;  en  bas  Bret.  gîboez. 

Cil  amaînent  pocios  en  roit. 
Oisons  noTeax  et  gibrlet 
Tôt  entremetlé  de  poulet. 
*  Bataille  de  Karestne  et  de  Chômage, 

GiRKR  :  Se  débattre  des  pieds  et 
des  mains,  s*agiter,  \\kWe.x.  Aller  en 
giber  :  Chasser  aux  oiseaux. 

GiBKT  (atour  du)  :  Coiffure  aKisi 
appelée,  parce  que,  selon  le  Chevalier 
de  la  Tour,  «  elle  estoit  levée  sur  lon- 
gues espingles  d'argent  plus  d*une 
couldée  sur  la  teste  ». 

Gibet  :  Gros  bâton,  espèce  de 
fronde  ou  d'arme,  selon  D.  Car- 
pentier. 

GiBoiKUS  :  Abondant  en  gibier. 

GiBOLKRs  :  Giboulées,  pluies  froi- 
des et  passagères  ,  qui  sont  souvent 
mêlées  de  grêle  ou  de  neige. 

GiBouT  :  Bossu;  gibbus ;  instru- 
ment de  labour;  de  la  basse  latinité 
gibetttm,  bois. 

GiBOY v,v K  ^ gibojrer :  Chasseur;  de 
cibarium, 

GiBK'E^ gibrée  :  Bruine,  brouillard. 

GiE ,  gié,  gi:  Je,  moi  ;  ego;  j'ai, 
j'y  ai.  L'aurai-gie,  l'aurai-je. 

lie  furent  paa  tu  coing  fera 
Dont  les  monoles  sont  ioiaz , 
Les  forges  furent  desloiax 
Ce  cuit ,  où  il  furent  forgié , 
Se  Dicx  mVit ,  eocor  cnit  gié 
Que  li  ouvrier  furent  malvaû. 


Tiex  mil  se  fout  lisicien  , 
Qui  n'en  seveut  Yoir  ne  que  gié 
Li  plus  mettre  sont  moult  cliargié 
De  grant  envie,  nil  n*est  mettiers 
Dont  il  soit  tant  de  mençongiers; 
11  ocient  uioult  de  la  gent , 
Il  a*ont  ne  ami  ne  parent 
Cui  il  Yonuissent  trouver  sain 
De  ce  resont*il  trop  vilain. 

Bible  Gdfot, 

Gii  :  Source ,  jet  d'eau,  rejeton; 
jacttts. 


GIE 

-     GiEV  :  Gdée;  gelu, 

GiBFFEOT  ,  Qe€^roi  ,  Gerfroj , 
Giffroy ,  Giuff'roy  :  Diminntifi  de 
Godefroy ,  nom  propre  d'homme  ; 
Godefridus. 

GiEMDEE,  geindre  f  giendre  :  Pleu- 
rer, gémir,  se  lamenter  ;  gemert, 

Cner  qui  de  dolonr  est  forés 

Qui  pour  set  péchiez  gient  et  plocre, 

Et  talent  n*a  que  il  recoarre 

Au  vrai  confez  rencoulonres 

Et  eo  Dieu  amour  raaiourcz. 

Miserere  du  Reclus  de  MoUens,  strophe  aS6. 

GiEN  (en)  :  En  biais. 

GiEVHois  :  Monnoie  du  comté  de 
Gien;  Giemurn,  Giennum, 

GiBRÂUGiE  :  Hiérarchie,  les  cboran 
ou  ordres  des  anges. 

GisEE,  gierre,  lisez  ^iere,  g^ient: 
J'élois ,  je  serai  ;  eram  ,  ero. 

Dont  Ta  fi  Sire%  respondue , 

Par  foi,  fet-il,  ce  crot  ge  bien. 

Or  vous  estuet  fere  on  rien  : 

Au  matin  quant  gVerre  levea , 

Et  vous  aurez  les  us  (portes)  fermex, 

Ketes  semblant  de  hors  issir. 

Si  la  lessiez  sole  gésir. 

Le  Dit  étYmett. 

GiERES  ,  gierres  ,  adv.  :  Donc , 
alors ,  ainsi ,  partant  ;  igitur.  Ce  mot 
est  très -fréquemment  employé  dans 
les  Dialogues  de  S.  Grégoire,  qui  ont 
été  écrits  dans  le  xii^  siècle. 

Gieres  li  Diakenes  prist  li  enfaBSOus  reme* 
nat  al  Veske.         FoL  76,  liv.  x,  chap.  xo. 

Susceptos  itsiifae  puendos  Diaconms  udEfia- 
copum  reduxit. 

Gieres  quant  cez  choses  furent  fiaeies. 
Idem,  foi,  77,  AV.  i,  chap.  10. 

Mis  igitnr  expieds, 

Gieres  despitiez  les  estuidea  des  lettm. 
laissié  la  maison  et  le»  cliosea  de  son  peirc,  al 
soul  Deu  desiranz  plaisir. 

Idem  ,  liv,  a  ,  chap.  i. 

Despectis  itaque  litterarum  scudiis  ,  reiicU 
domo  rebusque  patris,  soU  Deoplacert  et- 
êiderans.  "  *  * 


GIE 

Gixf ,  gfety  gietz,  gie»  :  lien ,  lacs , 
filet,  attache,  •onrroie  pour  attacher 
les  oiseaux  de  proie;  }tt;jactms. 

L*etpr«Tier  qui  Tit  de  loin  l*Alo«te  te  bâtit 
dettiu  le  poing,  Gérard  UîMa  les  gitz  û 
laltta  l*e«preTier  aller. 

Moman  dt  Gêrmrd  tU  Nèvêrt, 

GiEs,  gieux  :  Jeu,  amusement. 

Sa  batailla  nVst  mie  giêmx. 

Bomam  de  PeremmL 

GiBST  :  Taille ,  imp^ ,  taxe. 

GiET  :  Ordure ,  mousse ,  ce  que 
jette  la  mer  sur  le  rivage;  jeton , 
compte ,  calcul.  Frayez  Gss. 

GiBTER.  Fbjrez  Gbtxx. 

GiETs,  geu,  gies,  gieu,  gieux , 
giex ,  giez ,  gu  :  Juif;  Judœus;  jeu , 
jocus, 

S VI  ne  vof  rent  amer» 
Toit  aurea  ploB  bêle  mie , 
Et  s*el  c'est  de  toi  partie , 
D*aatre  tel  giem.  li  joes  » 
Si  Tos  en  partes. 
Car  bien  ▼oi ,  ja  n*en  jorrea. 

Poet.  Franc,  avant  x3oo,  tom,  4*/>*  14^5. 

Li  gieut  engendre  estrif  et  ire. 

BrumeUo  Latini,  £r.  s. 

Stê  peuples  mie  ne  le  crent , 
Des  gieux  ainoois  Tesprerent , 
Et  pois  le  prirent  et  le  lièrent , 
DeTsnt  Piiate  le  menèrent. 

Le  Bestiaire ,  parlant  de  /.  C, 

GiETz  :  Saillie,  avance,  jet,  bosse; 
gihba ;  action  de  jeter,  de  lancer, 
chute  ;  jactus. 

Se  ancnn  geta  nn  antre ,  don  pont  en  Tean , 
Cekns  dist  :  S*il  perist  par  cckt  giet,  on  dt 
maintenant  est  nées,  ou  est  Taincn  par  la  force 
de  Tean,  il  est  tenus  de  ceste  loi,  avsint 
comme  se  aucuns  eust  fem  un  enfant  contre 
ime  chose. 

Lw.  de  Justice  etdePlet,/ol  55,  il*. 

GiEVAUcHE  :  Hiérarchie  ,  chœurs 
des  anges. 

Giis  :  Le  seuil  d'une  porte» 


G  I  L  687 

GirrAXDX  :  Joufflue*  qui  a  de 
grosses  joues,  servante  de  cuisine. 

Chascnne  se  paint  et  se  farde  « 
If  *i  a  torche-pot  ne  giffarde^ 
Tant  ait  dessous  poTre  fardel. 
Qui  n*ait  cuerrechiff  et  hardel. 
Et  qui  ne  Tueil  estre  fardée. 

Gautier  de  Cùinsi,  iw,  i^  chap,  33. 

GiFFE,  giffîe  :  Joue ,  et  en  langage 
populaire ,  un  soufflet. 

GiGANTE  :  Truffe, pomme-de-terre; 
de  gignenda, 

GicE  ,  gigue  :  Sorte  d'instrument 
de  musique  à  vent 

GiGE  ,  gigue  :  Espèce  de  danse. 

GiGB,  gigue  :  La  cuisse  ;  d^ischium, 
suivant  Borel  ;  d*où  est  venu  gigot. 

GiGiMBaAT ,  gimgemhr€U  :  Gin- 
gembre. 

GiGouT ,  Gengouls  (sainct)  :  Saint 
Gengoù. 

GiouiouB,  gigueur  :  Joueur  de 
l'instrument  appelé  gigue  ou  gige» 

GiGUEB  :  Courir,  sauter,  gam- 
bader. 

GiGVBS  :  Fille  gaie ,  vive ,  égril- 
larde, réjouie. 

Gii  :  Jeudi;  dies  Joçis. 

Gii ,  giif  :  Les  Juifs;  Judœi. 

n  se  conTertimnt  li  gii  an  Tcspre ,  en  la  fin 
deu  siècle,  cant  il  Terrunt  <|Q*i]  auront  foie- 
ment  musé. 

Comment,  sur  le  SoMstier,  foL  z  z8 ,  f^  ^, 
Ps,  58 ,  "verset  7. 

GiLBÀTHÂB  :  Le  détroit  de  Gi- 
braltar. 

Lear  propos  feut  dn  trou  de  Sainct  Patrice, 
De  GÙbathar,  et  de  mille  anltres  trous. 

Baèeiais,  lie,  t^  ehap,  s. 

GiLBB  :  Instrument  de  labour,  et 
espèce  d*arme. 

GiLOB.  Voyez  GuBUDi. 

GiLioB  ,  giUere ,  giliere  :  Oiarla- 
tan,  faiseur  de  tours,  bateleur,  bouf- 
fon; fourbe,  manquant  de  bonn^ 
foi ,  trompeur,  voleur.  F.  Ghillos. 


688  GIN 

Gii^zi^^  ghille,giie,  gilleriey  guiUe  : 
Tromperie ,  supercherie ,  mensonge  « 
fourberie  ;  d'où  giler,  gillery  guiller, 
tromper,  duper,  mentir,  attraper. 
iToyez  Guile. 

GiLLEa ,  subst,  :  Attrape ,  embû- 
che, trébuchet. 

GiLOFER  :  Girofle;  caryophyllum, 
GiLoux  :  Jaloux  ;  zelosus» 
GiMBELET   :  Vrille ,  foret ,  per- 
çoir  en  général. 

Gi M  BE ET ,  gingerd :  Persil,  cerfeuil  ; 
gingidium. 

GiMBLAs  :  Gaule,  houssine. 

GiHPLE  :  Guimpe,  partie  de  Tha- 
billement  d'une  femme,  espèce  de 
Toile  qui  cachoit  le  visage.   Voyez 

GUIMPLE. 

Gin  :  Racine  d'ellébore  ;  degignen- 
tia.  Dans  certaines  provinces  le  gin 
est  un  ^îllou ,  un  espace  de  terrein 
que  chacun  suit  pour  conter  les  ba- 
liveaux dans  les  bois. 

GiNFs  :  Fers ,  liens ,  entraves  pour 
mettre  aux  pieds  ;  de  gehenna. 

Et  cil  vtndrcnt  outre  le  passage  de  la  méer 
en  la  regioun  des  Erassens ,  et  un  home  corust 
contre  lui  Issaimt  de  la  Q«ef  en  an  ord  eipe- 
rlt ,  lequel  ont  sa  mansioun  en  monument ,  et 
nul  nel  pooit  lier  de  cheines ,  car  cil  sourent 
lié  de  gines  et  de  cheines ,  out  debrisë  lea 
cheines  et  les  gines,  tX  nul  ncl  pooit  daunter. 
S.  Marc ,  ckap.  5 ,  'vers,  i . 

JSt'venerunt  trans  fretum  maris  in  regûh- 
nem  Gerasenorum  ;  et  exeunti  et  de  navi , 
statim  occtuTÏt  de  monumentis  homo  in  spi- 
ritu  immundo,  qui  domicilium  habebat  in 
monumentis  ,  et  neqne  catenis  jam  quisquam 
poterat  eum  li^are  :  quoniam  sœpè  rompe- 
djbus  et  catenis  Dinctiu  ,  dirupisset  catenas , 
et  compedes  comminuisset ,  etnemo  pourat 
eum  domare. 

GiNET  :  Peu  à  peu ,  petit  à  petit. 
GiirGAssE  :  Fiche ,  petit  clou.    - 
GiNoioLE ,  glngéoule  :  Le  jujube , 

fruit  de  couleur  rouge  qui  a  la  forme 

d'une  olive  ;  de  ziziphum. 


GI  R 

Giif  GRES ,  ginches  :  Gilles  ,  nom 
propre  d'homme;  (Egfdius. 

GiiroivEs  :  Gencives  ;  gingivœ. 

GiNcuBT,  ginguetis  :  Chose  foible; 
petit  vin  fort  aigre ,  foible  ,  de  mia- 
vaise  qualité  et  fort  verd  ;  babit  qui 
n'est  point  ample,  où  on  épai^ne 
l'étoffe. 

GiPE  ,  gipon  ,  gipoun  ,  gipptm  : 
Jupon ,  culotte ,  partie  de  l'habiDe- 
ment,  souquenille;  de  l'Arabe ^'Mo; 
en  bas.  lat.  gipo,  g^^po  i  en  Italien 
guippona. 

Furent  deux  hommes  tempeates  dont  Tai 
fut  tué  tout  mort ,  et  sea  aoidicra  et  ses  chaas- 
aes ,  son  gippon ,  fA^at  toat  desairez,  et  d 
n^aToit  le  corpa  entamé  et  rentre  hoone 
fut  tout  affolé. 

Journal  de  Paris,  sous  Ckaries  riet  VU, 
page^, 

GippoNNiBR  :  Tailleur,  faiseur  (k 
jupons. 

GiRAiE  :  Gérard ,  nom  d'homme. 

GiRBON  :  Petite  motte  de  gazou. 

GiREE  ,  giroier,  giroyer,  gyrer, 
gyroier  :  Virer,  tourner,  pirouetter; 
gyrare  ;  en  bas  Bret.  ^ra. 

GiRON  :  Sein,  poitrine,  ceintnn, 
le  ventre  ;  de  \k  on  appelle  les  vèle- 
mens  qui  sont  dessus,  un  giron; de 
gremium.  Giron  s'est  dit  aussi  pour, 
tour,  circuit ,  enceinte  ;  partie  d'une 
tente  ancienne. 

GiRONVEE,  g7o/?7?ee .' Autant  qu'un 
tablier  ou  giron  peut  contenir. 

GiRouETTERiB  .'  Légèreté  d'un  es- 
prit inquiet  et  incertain ,  semblable  à 
une  girouette  qui  tourne  à  tout  vent; 
gyratto, 

GiROUETTEus,  giroueticuse ,  gr- 
rouetteux:  Léger,  volage,  inconstant; 
gyrosus, 

GiRRÂ  :  Habitera ,  couchera. 

Cil  gnî  girra  OTesques  jumente ,  il  mom 
par  morr. 

Bible,  Exode,  chap,  jàa,  'vers.  19. 
Qui  coîcrH  cum  jmmemÊO  marêi  moriamr.     j 


GIS 

GiR&BZ  :  Reposerez  »  coucHerez  ; 
jacebis. 

Par  cheste  caucheinente  noire , 
C*atjex  tout  adèB  e%  mémoire 
La  mort ,  et  la  terre  où  girrez  , 
Dont  Tenlstes  et  o&  irex. 

Ordene  de  Chevalerie, 

GiRYiB.  Voyez  Gis  arme. 

GiSÀiTT  :  Couché  par  Icàuse  de  ma- 
ladie ;  malade ,  reposant  ;  au  féminin 
gisante ,  accouchée  ;  jacenSf 

Et  cil  ki  gisant  pabt  lea  Engiti  nos  at  en* 
oommenclet  à  taneir  et  si  nos  sanerat. 

Sermons  de  S.  Bernard,  Jbl.  6. 

GisARME,  gizanne,  guisarme  :  Hal- 
lebarde, pique,  hache,  arme  ancienne. 

GiSARMiER.  Voyez  Guisarmxbr. 

GisGLET  :  Loquet  de  porte. 

GiSB  :  Façon ,  §^uise,  manière. 

Giss  :  Aiguillon  pour  piquer  les 
bœufs ,  les  chevaux ,  les  ânes. 

GiSE  :  Soit  couché ,  qu'il  repose  ; 
subj.  de  gésir,  gisir,  jacere. 

Li  cuer  est  tous  tans  en  paonr  et  en  an* 

Soisse ,  encore  ^e.  li  cors  tons  les  dras  dores 
e  soie  y  li  cors  repose  petit. 

Jfirocr  du  Chresiien, 

GisiR  :  Reposer,  demeurer,  hale- 
ter, résider,  être  couché  ;  jacere, 

GiST  :  Situé,  déposé;  du  verbe 
gésir,  gisir,  jacere  ;  il  est  encore  en 
Tisage  dans  les  épitaphes ,  cygist,  hic 
Jtteet;  et  consiste ,  dépend. 

Tant  grate  chieTre  que  mal  gist, 
Zn  In  langue  gist  la  mort  et  la  rie. 

Anciens  Proverbes, 

GiSTE  :  Demeure ,  habitation ,  en- 
droit où  Ton  couche  ;  gislum. 

GiSTSR ,  giter  :  Assigner  un  gîte , 
une  place,  un  logement  ;  jacere;  giter 
s*est  dit  aussi  pour,  faire  la  réparti- 
tion d'un  impôt.  Gitter  de  ruine  un 
pré  :  Le  remettre  en  valeur. 

GisTERNE  :  La  guitare,  instrument 
de  musique  à  cordes;  dthara. 


GL  A  689 

Gîte  :  Jette ,  lance. 

Giie  ta  pensé  en  lui ,  et  H  te  nurrira. 

Sermons  de  S  Bernard,  foU  40. 

Jacta  in  ewn  oogitatum  iumn,  et  ipse  te 
eniitnet, 

Giteis  ,  getteis ,  j'ect,  fectement. 
Voyez  Geteis. 

Giter  ,  giûer  :  Jeter,  lancer  ;  jac- 
tare ,  jacere. 

Cil  qui  escoutent  et  n*entendent 
Qu*espfjidu  sont  folement 
Lour  dis ,  U  où  n*es  entent 
Come  qui  giteroit  mbis 
Entre  pors  où  entre  berbis. 

Bible  Guiot^ 

GiTTE.  Voyez  Gette. 

Giv  ^gius  :  Juif,  Israélite  ;  Judœns, 

Del  enfant  à  un  giu  çui  se  crestiena, 
A  Bohorges  ce  tmis  lisant 
D*nn  giu  Terrier  mesdisant , 
Or  entendes  fines  merretlles- 
Pie^  n'oïstes  ses  pareilles. 

Gautier  de  Coinsi,fol,  'jS,  col.  i. 

Gir ,  gius  :  Jeu ,  action  de  jone^  ; 
jocus,  Giu  parti,  pour  jeu  parti ,  al- 
ternative. 

dus  de  dei  est  chis  mons  ponr  Toir, 
Car  quant  on  a  d*aToir  tel  tas , 
Qu*on  cuide  qn*on  ne  puisse  caoir. 
Dont  Tint  la  mort  par  son  pooir 
Qui  tost  toruê  le  sis  en  as. 

Le  Despisement  du  Corps. 

GfULiQUE  :  La  ville  de  Juliers  ; 
JuUacutn, 

GiuLiQuois ,  guliquois  :  Habitant 
de  la  ville  de  Juliers;  JuUacensis, 

G^usTE  :  Sorte  de  mesure. 

GivÉEiFlotte  de  bob,  train  de  bois. 

Giz  :  La  négation  pas ,  point  ;  plâ- 
tre, chaux  ;  gypsum;  du  Grec  gypsos; 
en  bas  Bret.  gyp. 

Glacer,  glacher,  glachier,  glacier, 
glaçofer,  passer  :  Glisser,  couler, 
passer,  tomber,  écouler;  détourner 
un  coup ,  Téviter  ;  de  glacies. 

Paour  Tescn  getta  encontre 
Qui  saîatmcBt  le  coup  rencontre, 

X  X 


690 


G  L  A 


Si  ne  Ini  gréra  de  ooiaiit , 

Le  c©p  e^iA  pu  ea  giofoiamti 

Et  Paoor  tel  coap  m  loi  àoame 

Snr  Teseo ,  qoe  tonte  TettoiiBC  ; 

Moult  t'en  fanlt  que  pon  ne  TalTole, 

S'e»pée  oa  too  esca  lai  Tole 

Dct  poiogft ,  tant  foraent  Ta  heartc. 

Roman  delà  Rose,  'vers  x64a5. 

£■  soi  corrir  net  ton  estnîdc 
Paor,  et  Tescii  gîete  encontre. 
Qui  taigement  le  cop  eaeoBtv*  : 
Si  oe  li  gréra  de  noiant , 
Le  cop  chiet  jus  en  glacoiant. 
Et  Paor  tel  cop  U  redone 
Seur  Tescu ,  que  trestot  retfone. 
^Méme  Roman  et  tnéme  citation,  v.  16044. 

Glachou  :  Sorte  d*habit  militaire. 

0\.kcoi^^glaçofiier,glaçouer,gUu' 
souer  :  Garde-robe ,  latrines ,  caaal , 
égout ,  coiiduit  9  évier,  gouttière  \  de 
giaciare, 

Glacok  :  Partie  de  Farmure;  c*étoit 
aussi  une  sorte  de  toile  très-fine. 

Glaçoyeb  :  Glisser,  courir  fUr  la 

glace. 

Gladiatiok  :  Bataille  »  combat. 

GLADiAToiaK  (main)  :  Maim  meur- 
trière, terrible  dans  les  combats;  de 
gladialura. 

Glagejl  :  Répandre  des  fleurs  ou 
des  herbes  odoriférantes  sur  un  che- 
min ,  comme  on  faisoit  dans  ces  der- 
niers temps  le  jour  de  la  Fête-Dieu. 

Glâi  ,  glaiaire  ,  glaie  ,  gUdeul , 
glaiolai,  glaisy  glaiz,  gtajoktis,  giau, 
g^Jy  ^^y^  y  ê^y^^^  '  Sorte  de  fleur 
qu'on  nomme  à  présent  iris,  qui  étoit 
fort  estimée  chez  nos  aïeux;  ils  la 
plaçoient  dans  toutes  leurs  descrip- 
tions de  lieux  qu'ils  Youloient  rendre 
agréables.  Nos  romanciers  et  nos 
chansonniers  n'auroient  pas  écrit  sur 
le  printemps,  sans  parler  des/îors  de 
glay.  Comme  ses  feuilles  sont  longues 
et  étroites,  on  forma  les  différent 
noms  qu'on  lui  donna ,  de  gladitts  et 
de  gladiolus  ;  en  bas.  la  t.  glaioius  ; 
en  Langued.  gUUéJhoous. 

Glaiv,   gltdne ,  giape,  giesve , 


GL  A 

^li^fe -•  (^arre ,  épée  ,  sabre  ,  contritt; 

gUuiiMs;  en  anc  ProT.  gUazi;  ea  faïf 

Bref.  gUt^» 

Gi,AiHB:Glaiie»  épismnaMés  tprà 

la  moisson  »  dont  on  Cût  des  pdito 


GLAurxa,  Cerner ^  giesner  :  Giaaer, 
ramasser  les  épia  laiasés  dans  ai 
dbuunp  ;  oe  mot  rient  de  gUt^u,  dont 
on  a  fait  grondée,  giander  et  ^^oMr, 
ramasser  du  gland  ;  signiflcatioa 
tfu'en  a  dmt  la  mût e  ntlaptée  à  l'ac- 
tion de  ramasser  te  grain  resté  da» 
un  champ  moissonné.  Ce  mot  est 
très-andoi  dans  notve  langue;  le 
lUelns  de  M oliaM  Ta  ea^ployé  ti 
zn^  aiàde  ,  dans  son  BiMaan  de 
Charité. 

GLAiaiva  ,  ghrteur  :  Glancir, 
eeloi  qui  nusasse  les  épb  sqpvès  U 
moisson. 

GLAiyaLOT»  gUùneioi  ,  gkM>ebi: 
Petit  sabre,  eonrie  épée;  jaT^ot; 
gkuUoùts. 

GLAirnaai ,  glandée  :  Abondance 
du  gland,  récoite  da  gland;  à^gkm; 
droit  de  mener  les  porcs  dans  one 
forêt ,  pour  qu'ils  y  mangent  les 
glands  ;  en  bas.  lai.  giandugittmu  Oa 
comprenoit  sous  ce  nom  tons  les 
fruits  d'une  forêt. 

GLÂirnuai  :  Espèce  d'omemeat 

Glane  (avoir)  :  Avoir  permitsioa 
de  glaner ,  de  recueillir  les  épis  qvi 
sont  restés  épars  daaa  un  diamp  d»Bt 
on  a  enleré  la  récolte. 

Glàithb  (ayoir  quelqu'un  en  tt)  : 
C'est  en  être  le  maître ,  l'avoir  à  a 
disposition,  lai  faire  faire  tout  ce 
qu'on  veut. 

Glaon  ,  glouon  :  Glayetd ,  espèce 
d'iris. 

0«  donei  rotet  TcrmeOIeCes , 
PrimerolM  oa  '  Tioletet , 
Ob  h'mx  gioùtu  cm  Is  sticoo  : 
£b  ^mx  éom  n'a  pM  àasreàtom. 
'*  MomeM  ée  ta  Rot€,  vef$  $iiS. 


Ce  sont  aussi  de  petiu  brins  de  bois 
propres  à  faire  des  paniers ,  et  dans 
lesquels  on  mettoit  les  fromages  pour 
les  égoQtter. 

On  Vc  tartM  oa  de  ibons , 
On  de  froaagea  en  giaons. 

*  MM.  if€n  II  1(9. 

Glap,  glaps,  gUu,  gUUy  i^tUst- 
ment  :  Aboiement  d'un  cbîen. 

GLfPEa,  clapper,  ^ofier,  glapir, 
glappier ,  -gtappir  ,  ^tir  :  Crier  , 
aboyer  ;  catillare  ,  glaeitare  ;  en 
Langned.  giaii. 

Li  cen  t^enfuit ,  )i  eîep  gkuùêtni. 
Par  les  bot  apr^  fc  flatii^at. 

Roman  du  Bou  ,fd,  246,  il*. 

Glas  :  Couleur  blcu«;  f^Uun  ; 
K^Ace ,  glaçon  ;  gUtcies, 

Glas  ,  giajr  ;  Cri  conlus  de  joie. 

Glas  ,  clars ,  elas ,  glaù ,  glars  , 
glass  y  ^Lassés,  glat,  giajr,  giés  :  Soa 
des  docbes  pour  annoncer  la  mort 
de  quelqu'un  ;  ces  mots  dîlléroient 
suivant  les  pays  dans  lesquels  on  les 
employoit  ;  dans  les  uns ,  c'étpient  les 
cloches  qu'on  nommoit  ainsi ,  et  dans 
les  autres,  ce  n'étoit  que  le  son 
qu'elles  rendoient  ;  de  classieum,  sui- 
'▼ant  Ménage  ;  de  clamor,  selon  fiar- 
bazan  ;  et  selon  d'autres ,  de  cUmgor; 
en  bM-  l^t.  glasus ,  glassus  ;  en  bas 
Bret.  ^^ ;  glas  veut  dire  aussi, 
glaive ,  poignard  ;  gUuiius. 

Glasok  ,  glazon ,  guazon ,  voazon , 
tvatow  :  Gazon ,  terre  couverte  d'her- 
ht ,  motte  de  terre  herbue  et  taillée 
cntsarré  ;  ce  mot  vient  peut-être  du 
Grec  glaukos ,  verd  ;  Ménage  le  dé- 
rive du  Latin  cespes, 

Glasoveux  y  glazonneits  :  Lieu  9 
endroit  où  il  croit  beaucoup  de  ga- 
fton  ;  de  glaucùuu. 

ChAÈêoiw^  fglassou^.  T.  Glaço». 

Glati»  ;  iiioyar  ooawit  font  les 


G  L  A  691 

chiens  ;  d'où  gUuissement,  le  cri  du 
chien. 

Glau  ,  glajr  :  Glayeul ,  espèce 
d'iris.  Voyez  Glai. 

Glacoiol  :  Sorte  de  poisson , 
calmar. 

Glafs  :  *Herbe  au  lait ,  sorte  de 
plante  ;  glaux. 

Glave  ,  glavelot,  glavlot  :  Lance  , 
petite  pique  ;  de  gladius  ;  glave  s'est 
dit  aussi  pour,  homme  armé,  cava- 
lier armé  d'une  lance. 

Glat  :  Cri ,  chant ,  ramage ,  ga- 
zouillement des  oiseaux  ;  clameur  , 
douleur  ,  plainte ,  bruit  ;  joie ,  féli- 
cité ,  honneur ,  gloire  ;  de  clasticum  ; 
et  glaive ,  puissance ,  autorité ,  avan- 
tage; de  gladius. 

Sondainement  en  mon  lit  m'etreSUj, 
Car  à  amonrf  Todt  rendre  mon  saint  ; 
Ifaif  d*ojtel  n'oy  diaaf on  ne  glaj  (chant) 
Vora  tenleÉieni  qne  le  chant  du  cucn. , 

Eiutaehe  peschamfSf  foL  iS;,  co^  z. 

Prinçaà  c«i«rt  aont  cenU  qne  nosiiné  Tout  af , 
Communément  qui  j  mtinent  grand  gUtjr , 

(bruit) 
Qui  ot  banni  traachite,  amour  et  grâce. 
Bien  et  honeur ,  vaillance  et  ion  etiay, 

Id€m,J6L  5a,  c»/.  4. 

Aatrea  gens  n*ont  en  ce  monde  le  ^iof  (boi^ 

neur), 
Uf  ont  passé  d*abAndance  les  lices , 
D*or  et  d'argent  ont  tant  que  je  ne  scay. 

Idem,f6L  290,  col  i. 

Car  nulle  justice  ne  scaf 
Que  Seigneur  sur  le  pajs  face , 
Coureurs  et  robénrs  ont  le  f^ajr  (sTantage) 
Sur  les  cbaiapt,  rhaKmi  te  poorchace 
Ln  plas  ^rt ,  le  pins  folUe  7  chace. 

iitm^fol*  554«  çoL  9. 

Glat  ,  glu ,  gluau  :  Verdure  ;  de 
glaudmts. 

GuLYjgiatiuement:  Glapissement, 
aboiement  de  chiens. 

Glat  (mener  son)  :  Faire  sa  pra< 
tiqua,  sa  menée. 

Glats  :  Instrument  de  musique , 
espèce  de  cloche;  de  clasdcmn, 

2 


691  G  L  O 

Le  Roy  de  Tkmet ,  le  Rof  de  TVtmeMaA 
et  le  Roy  de  Bo^e ,  ▼indrent  devant  ACfiriqao 
em  leurs  eonirois,  seloBC  Icv  coattame,  à 
tout  lean  DMpicrcs  «  ubonn ,  cyaballet  y  fre- 
téanx  et  gla^  présentèrent  U  iMtalIle. 

Hit  t.  de  Lojrs  UI,  Dme  de  Bomrbom,  p,  a^ 

Gl^  i^f  ^iton  :  Le  loir,  sorte  de 
petit  rat,  petit  quadrupède;  ^, 

Glèbe  :  Terre,  territoire,  héri- 
tage ,  terre  assignée  pour  une  dot , 
principalement  d'une  église  ;  gleba  ; 
en  bas  Bret.  gleb. 

Glehres  (faire  wc%)  :  Glaner. 

Glekok  ,  gleu,  gUU  :  Botte  de 
paille,  de  foin,  de  légumes  ;  de  gleba. 

Glesb ,  gàse,  glize  :  Église,  cler- 
gé ;  ecclesia  ;  en  Langued.  glèio, 

BIjûs  sodainement  totet  les  portes  ensemble 
de  Deu  dehenrteis  et  firant  son  ottTrircnt 
totef  lei  dosores  de  la  ^ise, 

Dial,  de  S.  Grégoire, 

Glete  :  Ordure ,  corruption. 

Glic  ,  gUcq  :  Nom  d'un  jeu  de 
cartes  des  anciens  François. 

Gliceâu  :  Pelote ,  peloton  de  fil , 
de  laine  ;  gleba, 

GLicHouEaE ,  glissoire  :  Endroit 
frayé  sur  la  glace  pour  glisser,  et 
conduit  pour  écouler  l'eau.  Fqjret 
Glâçoie. 

Glight  :  Plate-forme. 

Glictoe  :  La  pivoine ,  plante  qui 
produit  une  très-grosse  fleur  rouge  ; 
glycyside, 

Glinsee  :  Glisser ,  couler. 

Gliseue  :  Marguillier,  chargé  de 
l'administration  de  la  fabrique  d'une 
église. 

Glisse  :  Grarier,  sable,  glace. 

Gloe  ,  gloc  :  Poutre ,  bûche ,  pièce 
de  bois. 

Gloict  ,  glos,  glote,  gloton,  glous, 
gloiu,  gloute,  glouxfgloz  :  Glouton, 
friand ,  gourmand ,  ayide  ;  àtgUao; 
en  Langued.  gloui* 


GLO 

Glami  n'csgardc  moj  em  d«an 
Ghmitel  tria-<Mt  plain  d^am^y. 

Le  eeeamdMfemmni,/6L  4>,  t». 

Glof  :  Boiteux  ;  clamdms* 
Gloeb  ,  gtoriatiom  ,  gfoHe,gfonnr 

seié  :  Gloire,  dd,  firmament  ;  renaoi, 

réputation  ;  giona. 

Ô!  ta,  dMittre  cbars kclcrasti, 

•H  avient  qate  ta  de  c«ctc  «fane,  aoycsbei- 
tcie  ayere  et  jagieie  à  non  di^ae. 

Strmomde  Si  Bermard ,  foL  l^ 

Gloribr  :  Chercher  9  aimer  k 
gloire  ;  ghriari;  en  anc.  Proreacal 
gloiëiar, 

Gloeibttb  :  Prison  ;  gioneta;  pe- 
tite maison  de  plaisance  ,  cabinet  de 
Terdure  ;  petite  retraite  ménagée  11- 
dessus  du  four  d*an  boulanger. 

Gloeiolette  ,  gioneuss^é  :  Ytm 
gloire  ;  de  gionola,    , 

Gloeios  ,  glonoux  ,  giariax  :  Gb- 
rieux;  glonàsus. 

Glose  :  Écriture ,  explication, in- 
terprétation de  quelques  mots  ol»- 
ours  d'une  langue  étrangère ,  par  des 
termes  plus  connus  et  plus  intelligi- 
bles ;^^xa. 

Se  novs  dUt  Gerbera  en  sa  gloee 
Qne  cU  qui  de  cett  aiede  part, 
Emporte  molt  petite  part 
De  ton  aToir,  ainçois  le  luasa  : 
Id  fenltt  Gerbere  m  lalaae. 

*  LeDietdeGroignetetfaiL 

Glosée  :  Apostillée  ,  notée. 

Glossateue  ,  glossographe  :  Cdoi 
qui  compose  une  glose  ou  un  glos- 
saire ,  commentateur  ;  gtossogHqJus. 

Glossement  :  Cri  des  poules; 
bruit  qu'une  liqueur  fiait  en  tombsnt 
goutte  à  goutte. 

Glossee  :  Faire  du  bruit  conune 
les  poules ,  et  comme  Tean  quand  dk 
tombe  goutte  a  goutte  ;  glacire, 

Glossinb  ,  Glodsinde  (Sainte): 
Sainte  Glossinde;  Glodessinâù. 

GLOTSim  f  ^oierme,  giotome: 


GLO 

Gourmandise ,  intempérance ,  Tora* 
cité. 

Tnît  cîl  TÎndrent  en  one  flote» 
Biais  malt  i  ot  bêle  complote , 
Quant  Lecherie  Tint  apr^, 
Lecherie  inivoit  de  pi«t 
Clotemie  aa  tIm  tuer» 
Un  Cheralier  de  trop  grant  ener 
Outrage  le  fia  gioiermâ. 

Tint  aprèa 

Tournoiement  ttAnteeritt. 

GLOTBaoK ,  glouteron  :  Bardane , 
plante  qui  produit  des  petites  pelotes 
comme  les  chardons,  et  qui 's'atta- 
chent aux  habits. 

GLOTia  y  giotttir  :  Avaler,  abaisser, 
descendre ,  faire  descendre  ;  gludre, 

Glotohin  :  Libertin ,  débauché  ; 
gluto, 

Glouon  :  Mesure  pour  les  grains, 
et  qui  contenoit  à-peu-près  un  sep- 
tier.  Voyez  Glaon. 

Gloupe  :  Grorgée  ;  de  giutus, 

GLoupEa  :  Couler  goutte  à  goutte, 
tomber  goutte  à  goutte,  dégoutter. 

GLOuaiETTE  :  Ètuve  de  boulanger, 
endroit  où  l'on  pétrit  le  pain.  Fo/et 
Gloaiette. 

Glous  :  Égout ,  canal  par  lequel 

s'écoulent    les    immondices    d'une 

» 

maison. 

Glous,  gloie,  gloui,  gioute,  glous, 
gioz  :  Gourmand,  glouton,  ayide, 
-vicieux,  débauché,  ivrogne  ;  giuto; 
en  bas  Bret.  gioust,  gioici ,  gioui , 
gluûi.  Gioz,  giout paroie  :  Injure, 
reproche  offensant ,  glorieux,  vain, 
présomptueux. 

Hol  trop  î  a  fora  anémia, 
8*11  n*î  aToit  que  M ale-boiche  ; 
C*eat  cil  qui  plna  an  cner  me  toiche. 
C3  a  lea  antres  eaméns , 
Jà  n*i  énate  esté  sens , 
Se  li  «ba  ne  chalemelatt. 

*  Boman  dt  la  itofe,  n^en  745o. 

La  nielle  qni  Bel-acneil  garde 
Serres  auaine ,  que  malnen  Tarde  ! 
Antel  fetea  de  Jalousie , 
Que  softre  Sire  la  awadîe  \ 


GO  B  593 

La  dolerenae*  la  savraige 
Qui  tos  jors  d'antri  joie  enmige , 
Qn*ele  eai  ai  cmense  et  si  ^oU  , 
Que  tel  chose  Tnelt  avoir  tote. . . . 

*  Ibtd,  'vers  7589. 

Si  snnt-eles*,  roir,  presque  totea 
CoToitenses  de  prendre,  etghtes 
De  ravir  et  de  derorer. 

*  Ibid.  vers  847  3. 
*  Lea  femmes. 

Glouteenie  :  Débauche  ,  liber- 
tinage. 

GLOUTOififi^  :  Gourmandise. 

Gloutoyee  :  Manger  goulûment  ; 
gluitre. 

Glu,  glui  :  Fourrage,  paille  de 
seigle  triée  pour  accoler  les  vignes  et 
lier  les  gerbes  de  bled  ;  ces  mots  sont 
encore  en  usage  en  Bourgogne.  Selon 
D.  Carpentier,  ils  ont  été  pris  aussi 
pour  dbaume. 

Gluiee  ,  gluyeter  :  Trier  la  paille 
pour  en  former  des  liens  ;  ramasser 
du  chaume  et  le  mettre  en  botte. 

Gluy  ,  gluyon ,  gluyot  :  Gerbe  , 
botte  de  paille  de  seigle  ;  d'où  ^if/o- 
toge ,  remploi  du  gluy. 

Glutee  :  CoUer,  joindre  ensemble. 

Ghac  :  Coup  de  dents. 

GifiEE  ,  guigner:  Qigner  les  jeux, 
les  fermer  à  moitié  ;  coUineare, 

Ghostiqub  :  Savant,  éclairé;  ^tiox- 
ticus. 

Gif  ui  :  La  nuit;  nox;  nuée,  nuage  ; 
nubes. 

Gobait  :  Gaieté,  belle  humeur. 

GoBBiH  :  Petit  bossu  ;  de  gihbus* 

Gobe  :  Vain ,  fou ,  plein  de  vanité, 
enflé  de  gloire ,  d'ostentation ,  rempli  ' 
de  lui-même  ;  et  gai ,  poli ,  officieux. 

Li  bois  recueTTcnt  lor  Yerdure , 
Qui  sunt  sec  tant  com  jver  dure  | 
La  terre  méismes  s*orgoiUe 
Por  la  ronsée  qui  la  moille. 
Et  oblie  la  porerté 
Où  ele  a  tôt  Tyrer  esté. 
Lors  derient  la  terre  si  gohe, 
Ql*el  velt  aToir  noTele  robe. 

*  Bitmtui  d$  la  Motê ,  inerySS. 

3 


GOD 


694 

Mon  est  etie  qui  rniwat  hft. 
Tout  p«Bt  U  mort  tt  tovt  atrape  ? 
Tex  U  porte  mmu  •■  ehspo , 
Qui  le  etfSde  aroir  aioBlt  saia  , 
Tex  U  porte  dédens  ton  sein , 
Qui  moult  eit  fiers ,  cointe  et  gobe. 
Gauûer  de  Coimi  ,  Iw.  i,  ckap.  a8. 

GoBEAU ,  goblet  :  Verre  à  boire , 
coupe  ;  de  cupa  ;  et  par  diminutif , 
cupella;  en  bas  Bret.  gob,  goblet. 

GoBELiN,  bobelin  :  Démon  fami- 
lier ,  lutin ,  esprit  follet ,  le  diable  ; 
en  bas.  lat.  gobelinus. 

GOBELOT    DE    GLAND  :    Petit    TtSt 

dans  lequel  le  fruit  du  chêne,  le  gland 
est  emboitë. 

GoBELOTEE  :  Boirc  avec  excès. 

GOBELOTEUE  :  BuTCur. 

GoBEE ,  gobiner  :  Prendre ,  saisir, 
avaler  tout  d*un  coup ,  boire,  te  met* 
tre  eu  débauche;  cupare, 

GoBET  9  gobete  :  Coup  de  cloche 
donné  arec  le  battant  et  par  inter- 
valle. 

GoBiN  :  BodiWy  gibbus. 

GoBissoir ,  gaubesson  :  Pourpoint, 
espèce  de  vêtement  qui  alloit  jus- 
qu'aux cubses.  Voyez  Gambaisoit. 

Goc^oN  :  Sorte  d*habit  de  guerre. 

Gocés  ,  gocet  :  Espèce  de  pupitre. 

GoGET  :  Colonne  de  lit  qui  repose 
sur  des  roulettes ,  et  non  pas  petits 
chiens  qu'on  mettoit  au  pied  du  lit , 
comme  le  dit  Borel  ;  en  Langued.  goût 
et  gousset,  chien. 

lie  lit  fn  sbr  gocés  àiiis , 
Et  U  gocetêut  quatre  rooét. 

Roman  de  PereeeàL 

GoDALE  :  Mauvais  vin ,  mauvaise 
boisson ,  petite  bière. 

GooALE  :  Popiuace,  canaille. 

GoDALiEB ,  godûiUer:  Terme  d'in- 
jure ;  boire  avec  excès. 

Go  D  AN  D  AET,  godcudac,  godendasy 
godendaz ,  godenhoc  ,  goudendart  : 
Espèce  d*arme  tranchante,  longue 


GO  D 

jardifit ,  capèe»  de  bâtoft  firré;  ce 
mot  vient  d'outie-mer.  Un  de  nos 
anciens  poètes  en  donne  la  dcMrip* 
tion  et  Tem^i  en  ces  tenncs  : 

A  grans  haatOBf  peasat  ferres» 
A  un  loBC  fer  aga  devant 
Voot  ceux  de  France  reeeraat. 
Tiex  hastOBi  q«*il  portent  en  gÊÊftt, 
Ont  voii  goâaiidae  en  U  terre. 
Godtndmc ,  e*est  boa  joor  à  dire  • 
Qui  Qp  François  le  reut  deacrire; 
Cil  baatonf  sont  lotta  ei^Crailis, 
Poar  ferir  à  «Icoa:  niinn  Caitis  ; 
Et  qaant  Ten  en  fanc  au  descendre , 
SI  cil  ffsà  fiert ,  7  reat  entendre, 
Kt  il  en  tache  bien  onvrer, 
TantMtpnet  wdo.  cop  reenvrar. 
Et  ferir  shu  •*«ler  moqonnt 
ÏHi  boat  dcTant  en  eatoqoant 
Son  eneml  parmi  le  t^efitre. 
Et  11  fers  est  agna  qni  entre 
Legierenwnt  de  pUiinc  ssaiete  » 
Par  tons  les  lieas  où  Ton  en  gietc , 
S*arméitres  ne  les  détiennent. 
Cil  qui  les  grans  godtnAu  tiennent, 
Qai  Toiit  à  dcBX  poinga  eftpoigBea, 
Soat  iiB  po«  des  resnea  ealoignea  ; 
De  bien  ferir  ne  sont  pas  lascbes  » 
Car  les  bnces  dVos  esloigmea , 
Les  godenécu  et  les  coigniea 
Mettent  à  mort  es  herlierjagca  « 
Chevaliers ,  escoiers ,  et  pages. 

GuiNaume  Guart. 

GoDDOii  :  Homme  ridie  qai  pffiâ 

toutes  ses  aises. 

Gode  ,  godine ,  goudine  ,  goudi- 
nette  :  Fainéante ,  paresaeiise ,  feiMM 
de  mauvaise  vie  ;  aituiiite ,  mnltreisft 

GoDKLKaKAu  :  Fainéant ,  qni  s'a- 
muse  à  faire  le  joli  cceur  auprès  da 
femmes. 

GoDEMARE  :  Gros  Tentre. 

GoDiGHOH ,  Godiehone  :  Clande , 
'  Claudine ,  noms  propres. 

GooiN  :  Beau ,  mignon  ,  joli. 

GoDiN  :  Jeune  taureau. 

GoDiirs ,  gode  :  Brebis  qm  ne  peot 
plus  porter,  et  qni  n*est  bonne  quâ 
engraisser  pour  tuer.  Voyez  Gode. 

GbDtHà  :  Pillards  et  bandits  qni  ra- 
vageoientle  Nivemoia,  en  i365. 


GO  G 

GoDov ,  godoRe  :  Go«maiid»  gou^ 
lu  ;  diminutif  du  nom  propre  Qaadej 
Claudius, 

GoE  :  Serpe  à  tailler  le  bon  et  ptiur 
cipalement  la  vigne. 

GoEBiv,  ghoerin,  goreton,  goriUet^ 
goriUon,  gorin,  gorre,  gorretf  gouret, 
gourre  :  Porc,  cochon  ;  goretus* 

GoBaK ER  :  Gouverner,  conduire , 
maîtriser^  gubemare* 

Gois ,  goet  :  Sorte  de  raisin  Uanc 
dont  le  grain  est  oblong. 

GoFFE  ,  gqf  :  Mouillé,  tiemy^» 
grossier,  selon  Borel  ;  et  de  peu  de 
façon,  de  peu  de  grâce,  maussade, 
mal  composé ,  mal  rangé ,  selon  Mo* 
net.  Antoine  Duverdier  dit ,  en  par- 
lant, de  Ifarot  qui  loue  les  (Bavres 
de  Villon  : 


lit  je  m'esmerreillfl  eoiUM  U  •  éèé  ioMr 
«B  ihmî  goffk  OQviimr  et  oaTrt^,  et  faire  eae 
de  cç  qni  ne  Ttut  rien  ;  quant  à  moi ,  je  n*j 
ai  trouvé  chote  qui  Taille. 

GoppEMEiTT  :  Grossièrement,point 
solide  ;  misérablement.  Duverdier 
parlant  de  Rabelais ,  dit  : 

n  me  déplaît  grandement  qu'il  me  faille 
mettre  en  eette  bflblioteqne  ptatienn  anteure , 
4o*t  les  mu  ont  etcrit  et  goffwiment ,  aaemis 
impudiquementy  et  en  toute  lasâTeté,  autrea 
hérétiquement. 

GoEPEB  :  Golfe  ;  il  s*est  dit  aussi 
pour  gauffre. 

GooAiLLB  ,  gogue,  goguette  :  Sot- 
tise, bagatelle,  plaisanterie ,  raillerie , 
amusement ,  joie ,  plaisir ,  réjouis- 
sance ;  gaudium» 

GoGATEE ,  gogojrer,  goguayer,  go- 
guer  :  Moquer,  plaisanter  ;  prendre 
de  tout  en  abondance ,  se  réjouir  ; 
de  guiidere. 

GoGUE  :  Raillerie ,  plaisanterie. 

GoouES  :  Sorte  de  farce  ou  de  ra- 
goût ,  composé  d'œnfs ,  de  lard , 
d*herbes  et  de  fromage  mêlés  d'épioes, 
et  du  sang  de  mouton ,  que  l'on  met* 


G  G  L  695 

toit  cuire  dans  une  panse  de  cet  ani- 
mal ;  faroe  pour  faire  du  boudin  ;  de 
botuius,  selon  Monet. 

GoHATEEEAU  .'  Goitreux ,  celui  à 
qui  il  vient  une  grosse  tumeur  à  la 
gorge. 

GoHEEiAUx:Cliarrette,tombereau. 

GoiAET,  goî,  goi/arty  goios,  goious, 
gois,  goity  goiis,  goujart,  gojrari  : 
Gai,  joyeux,  enjoué,  plaisant,  agréa- 
ble ;  de  joculanusj  jocosus. 

GoxAET,  gode,  goity  goiot,  gois , 

Eisie,  goisset,  gouet,  gouy  ^  goj  : 
pèce  de  faux ,  serpe  à  main  ;  outil 
pour  remuer  la  terre  ;  serpe  emmaur 
chée  d*un  long  manche  pour  couper 
les  buissons  et  les  longues  bran- 
ches d'arbres  hors  de  la  portée  d'un 
homme. 

GoiE  :  Joie  ,  plaisir,  réjouissance  ; 
g€Uidium, 

GoiGNON  :  Cheville  en  fer  ou  de 
bois. 

GoiLAET  :  Sorte  de  monnoîe. 

GoiNOK ,  goignon  :  Porc,  cochon. 

GoîE ,  gotur  :  Jouir,  réjouir,  badi- 
ner, plaisanter;  jocari,  gaudere, 

GoiTEOK  :  Gorge, gosier;  et  goitre, 
goitrie,  grosseur  de  gorge. 

Goiz  :  Sorte  d'épée  ou  de  sabre. 

GoLE  ,  goUe ,  goltée  :  Bouche  , 
gueule ,  gosier,  gorge  ;  gula  ;  en  bas. 
lat.  goterium;  en  anc.  Proy.  golairoi, 
gosier;  ces  mots  signifloient  encore, 
le  haut  ou  l'ouverture  d'une  tunique, 
d'un  habit. 

GroLENiE,  goUenée  :  Mesure  de 
graine  fort  petite. 

GoLioN  :  Sorte  d'habit  de  guerre. 

Golf AEiN  :  Terme  d'injure ,  sui- 
vant Borel. 

GohikKOygoUiardi  goutard:  Bouf- 
fon ,  gourmand ,  glouton ,  méchant , 
mauvais  sujet,  terme  d'injure ,  mau- 
vais plaisant  ;  en  bas.  lat.  goUardus  ; 
an  anc.  Prov.  gouiar,  Fojrez  Goiaet. 

4 


6g6  GOM 

GoLiAmmE  :  Fan»seté ,  tromperie. 

GoLOT  :  RaTÎn ,  chemia  creux. 

GoLPiL  :  Renard;  de  vulpes. 

GoMBETTE  :  Loi  composée  par 
Gondebaud,  Roi  et  Législateur  des 
Bourguignons ,  au  xi^  siècle. 

GoMDEBODiHCES  :  Nom  qu*on  don- 
noit  aux  personnes  soumises  à  la  loi 
gombette. 

GoxER  :  Chose  de  petite  valeur , 
peut-être  une  petite  monnoie.  Du- 
cange  explique  ce  mot  par,  paquet , 
sac  de  laine;  sardna-lanœ,  (Voyez 
Ducange  au  mot  Goxeeia.)  L'au- 
teur du  Supplément  au  Glossaire  du 
Boman  de  la  Rose ,  dit  que  c'est  le 
Jïaccifacto  des  Latins  ;  idem  quod 
nihil  facio, 

D'ajmer  po?re  homme  ne  \uj  chaflle , 
n  n*ett  riens  que  poTre  homme  ▼aille , 
£c  fttt-il  Oride  ou  Hommer 
Ile  Tauldroit-il  pat  uog  gomer; 
JCe  ne  luy  cbaille  d^aymer  hoste , 
Car  ainsi  comme  il  met  et  oste 
Son  corps  en  divers  hebergéages , 
.Ainsi  leur  est  le  caeur  volages. 

Roman  de  la  Rose,  édit.  de  Leng^t 
Dufrenoy,  'vers  14^90. 

Dans  les  différens  Mss.  que  j'ai  par- 
courus, j'ai  trouvé  : 

D*amer  ponre  home  ne  li  chaïUe , 
n  n*e8t  riens  que  ponre  home  vaille , 
Se  dit  Ovides  et  Homers, 
rCe  les  prise  Teo  deux  deniers. 

Enfin ,  dans  rexcellente  édition  que 
prépare  M.  M  *  *  *,  il  y  a  : 

D*amer  povre  home  ne  li  chaïUe , 
Qu*il  n*est  riens  que  povres  bout  vaille  ^ 
Se  c'iert  Ovides  ou  Omers, 
19  e  vauroit-Il  pas  deux  gomers, 

*  Ibid.  'vers  i4o65. 

Les  anciens  changeoient  souvent 

le  V  en  g,  et  vice  versd  ;  ce  dernier 

pense  que  la  véritable  signification 

du  mot  gomerti  gortùvy  est  vomir,  et 

goTnisscmerU  y  vomissement  ;  de  vo- 

rnerc.  On  n'étoit  pas  difficile ,  dans  ce 

temps-là,  sur  le  choix  des  expressions; 

gqmir  et  gomissement  sont  même  en- 


coir 

core  ea  usage  dois  filttnevn  de  aoi 
provinces. 

GoxME  :  Paquet,  ballot  ;  coffire  oà 
Ton  conserve  le  poisson  ,  et  le  troa 
au-dessous  de  la  roue  extérieuc. 
d'un  moutip. 

GoHB,  gonele  ,  goneBe  ,  gonne, 
goftneUey  gauney  gouneile,  gtutele  : 
Habillement  d'homme  et  de  femne , 
manteau  de  prêtre ,  robe  de  moine  ; 
casaque  on  longue  cotte  qu'on  net- 
toit  sur  l'armure ,  et  qui  desceodoit 
sur  les  mollets.  Les  goneles  étoieat 
en  soie  ou  en  drap ,  et  étoient  bit- 
sonnées.  Geoffroy ,  fils  de  Foulqaes- 
le-Bon,  grand  Sénéchal  de  Franee, 
eut  le  surnom  de  GHse-Goneiley  ptne 
qu'il  portoit  ordinairement  sa  casa- 
que de  couleur  grise;  en  bas.  ItL 
gaunaca  y  gaunacum  y  gonna  ,  guwa; 
en  anc.  Prov.  gonëla ,  gonèUa;  ei 
Anglois  gowne, 

GoNFALON  ,  cotrferton  y  gqfamm, 
gomphalon  y  gonfanon  ,  gonfemm, 
gontfalon  y  gontfanon  ,  gottfaony  goë- 
Janon,gouffanonygoi^enon  :  Écharpe 
ou  bandelette  terminée  en  pointe  t  et 
dont  les  chevaliers  or  noient  leon 
lances  ;  oriflamme,  étendard  ,  ban- 
nière ,  enseigne ,  drapeau  différent 
Anpennon  on  pannon,  parce  qu'ils 
étoient  en  drap  ;  depemnus.  Les  Rob 
portoient  quelquefois  eux-mêmes 
le  gonfalon  au  bout  de  leurs  lances 
près  du  fer. 

If  *I  a  riche  homCt  ne  Baron 
Ki  n*ait  lès  lui  êon^gonfiiiton , 
U  gonfanon,  u  autre  enseigac 
U  U  se  maisnie  reatrai^e. 

Roman  du  Rou  ,Jol.  as6. 

GoNFALONNZEE ,  goirfolomery  gon- 
farder,  gonfanordery  gottfarmiery  gw 
/anomer,  goufanounier  :  Porte-en- 
seigne ,  porte-étendard ,  porte-dra- 
peau ;  celui  qui  portoit  le  pennon 
d'un  seigneur,  la   bamiière   d'osc 


GO  K 

église,  selon  U  Ravallière^/imoj  id 
est,  vexiUum, 

Faûoît  TcTetqae  de  Nordrich  derant  I117 
porter  les  armes  de  TegUte ,  la  bannière  de 
À.  Pierre ,  comme  gonfiAmier  àa  Pape ,  et  en 
ion  pennou  estoient  «et  armes. 

Proissart,  voL  9 ,  ckap.  a35> 

GoNiN  :  Maître  fripon;  ce  mot 
Tiendroit-il  du  Grec  Aoinos,  com- 
mun? rien  ne  l'est  tant  que  cette 
espèce  de  gens. 

GoNOLOGiB  :  Généalogie  ^  genea- 
logia, 

GoouRET  :  Une  bonle.  Dans  plu- 
sieurs provinces  de  la  France ,  quel- 
ques hommes  s'assemblent  pour 
jouer,  l'un  tient  une  petite  boule 
qu'il  lâche ,  et  elle  a  le  nom  de  goret; 
chacun  pousse  ensuite  sa  boule  après 
le  goret,  et  celle  qui  en  approche  le 
plus ,  gagne.  Cette  boule  s'appelle 
ailleurs  le  cochonet  ;  et  en  ce  sens 
goret  vient ,  suivant  Borel  et  Barba- 
zan  y  de  currere.  Rime  en  gorjrety  rime 
non  riche,  suivant  Borel,  qui  cite 
l'ancien  Art  de  Rhétorique ,  par 
Fabri. 

GopiL  ,  gopils  y  gorpilz  ,  gorpis  , 
goupil,  goupis ,  gouplz,  goiupil, 
gourpis ,  verpil ,  vourpil,  vourpis  , 
werpily  werpis 9  weipiz  :  Le  renard^ 
vu^es. 

Prenez  à  nous  toqs  petiz  gopiU  letqnens 
destroJent  lea  visnes ,  car  nottre  Tisne  floritt. 

dmeique  des  Cantiques  ,ch.^,  vers.  i5. 

Capite  nobis  Tolpct  parvuias,  qtuedenfO' 
b'imtw  vineasf  nom  vmea  nostrafloriàt. 


Goupil  en  fais ,  et  mattin  en  courage , 
LyeTre  an  deMouht ,  Ijon  a  ton  dessni. 
Chas  agaitans ,  tigre  chire  et  sanyage  » 
Bngles  songans ,  ours  rudes  et  Teins. 

Eustacht  Deschamps  ,  fol.  38,  coL  1. 

GoaD,  gors,  gort,  gorz,  guort, 
regord  :  Espace  d'une  rivière  où  on  a 
placé  des  pieux  pour  la  pèche,  pê- 
cherie ;  de  gurges;  en  bas.  lat  gordus. 


G  G  R  697 

GoatoiN  :  Stupide,  hébété,  niais. 
GoanoiEa  :  Maltraiter,  engourdir. 

n  a  tant  mal  que  il  n*énst 
Mestier  de  pis ,  s*il  vos  pl^t  : 
Or  ne  Taies  plus  gordoiant. 
Que  vos  nU  gaigneres  noiant. 

*  Roman  de  la  Rose,  vers  33a3. 

Goas ,  gorée  :  Truie  ;  goret,  jeune 
cochon  ;  du  Grec  z^^fîy  selon  Borel. 
Voyez  Gro£niir. 

GoaxT  ,  g(>rre  ,  gqrrin  ,  gorron  : 
Desséché,  maigre ,  pauvre,  gueux. 

Goao^As  ,  gorgeres ,  gorgerette  , 
gorgete,  gorgias ,  gorgieres ,  gorgjras  : 
Tour  de  gorge ,  colerette  de  femme  ; 
de  gurges,  Annet  de  gorgete  :  Armure 
de  la  gorge.  Fqyez  Goegias. 

GoaoÉoua  :  Goulu  ,  gourmand. 

GoEGEE  :  Railler,  se  moquer,  in- 
sulter ;  donner  la  pâtée  aux  oiseaux. 

GoEGEEÂiN  ,  gorgere ,  gorgerete  , 
gorgerette  ,  gorgerin ,  gorgery ,  gor- 
gier  :  Partie  de  l'armure  que  nous 
appelons  maintenant  hausse  -  col , 
arme  défensive  dont  on  se  couvroit 
la  gorge;  de  gurges;  en  basse  lat. 
go^ria. 

Bamoiff  d*acier  de  double  trempe ,  batn , 
blanc  et  bruni  ;  tous  accomplits  de  toutea 
pièces  de  heaumes ,  avec  les  pennaches ,  ri- 
sieres,  mentonnières,  et  barbutes,  gorge^ 
rains  ,  jasserans ,  colliers ,  haultes  pièces , 
arant  bras  ,  gantelets ,  hanbers ,  corselets , 
plastrons ,  cuyrasses ,  grereset  esclapes  :  avec 
autant  d*escus  triangulaires ,  dores  et  asuréa 
et  peints  de  diyerses  couleurs  et  figurés  d'ar- 
moiries. Roman  d^Aleetor,fol»  79 ,  it*. 

GoEOEEON  ,  gourgoux  :  Gosier  ; 
gurges  ;  en  bas  Bret.  gory. 

GoEOiAS ,  gorgiais  ,  gorgiase,  gor-^ 
giasse ,  gorgiaz  :  Glorieux  ,  vain , 
luxurieux ,  beau ,  joli ,  agréable ,  qui 
aime  le  faste ,  la  parure ,  les  habille- 
mens  recherchés. 

Ge  TOUS  demande  icj  ung  cas, 
En  matière  de  paction , 
Vog  applfcquant ,  un  gorgias , 
Frisée,  bien  tmpoint,  et  mignm. 


698  GO  R 

Ung  habîUe  hoame ,  nag 
Qui  le  Tcnlt  meUer  4m  daacer. 

CoquiUarif  DroUz  momçeaulx. 

'    A  ce  povoir  et  mes  aigret  dwcon 

Je  submès  tout,  graos ,  Empereon  et  Bojs, 
Princet  et  Ducs,  et  noble*  CheraUert , 
Damea  auMÎ,  et  leurs  nobles  arrojs , 
Damois'elles  rÎTans  à  leor  degoys  ; 
Ces  gorgias ,  ees  gentils  escniers 
Je  fais  courir  par  mes  eatrois  sentiers , 
Boargois ,  Tarlets  toutes  gens  de  meetiers , 
Biches ,  paissans ,  porres  ou  indigeaf , 
Sont  tous  à  moy  et  se  tiemeat  mes  gtaa. 

DmiK9  amx  Aptmglm* 

Goagiâs  ,  gorgiaz  :  Toar  de  gorge, 
fichu ,  fraise ,  mouchoir  de  cou. 


Ung  maintien  de  femme  rus^  , 
Tlng  colet  de  femme  erasée , 
Unes  joues  rondes  et  rermeilles , 
Ung  gorgias  à  pointe  usée 
Pour  faire  tetins  à  oreilles. 

CoçuiMart,  Droiu  mtmvemUx, 

GoRGiASE  :  Sorte  de  danse  bouf- 
fonne ,  selon  Borel. 

GoACiÂSEMENT  .'  Gracicusement , 
joliment ,  magnifiquement. 

CtOBCIaseté  ,  gorgiasd^z  ,  gorgia- 
site,  gorgiasse  :  Beauté  ,  parure  , 
pompe ,  magnificence ,  Tanitë ,  lAe , 
et  chose  plaisante  et  bouffonne,  se- 
lon Borel. 

On  Terra  bien  par  fringnerie , 
Porter  maintz  habits  ehiequetez , 
Trouez,  percez,  fringuelotes, 
Fneilletez  par  joIliTetet , 
Ce  sont  grans  gorgituetez  , 
Par  faulces  de  meschancetés. 

CoçmUart,  Droitz  nouvêaulx. 

OoRCiEBE  :  Ornement  dont  les 
femmes  couvrent  ou  parent  leur 
gorge  ;  hausse-col ,  partie  de  Tarmure. 

GoRGiBEE  :  Coup  de  poing ,  gour- 
made. 

GonoiEs,  gorgiere  :  Hausse -col , 
tour  de  gorge. 

GoRGiEtJB  :  Fanfarop ,  moqueur, 
railleur. 

GoAOOTBB  9  gorgoier  :  Railler,  se 


GOH 

moqner,  iasiilm,  cirer  Taaité,  m 
glorifier. 

GoBGUETTBm  :  Faire  paaaer  la  li- 
queur du  gosier  à  rettomac ,  avaler. 

GomiÉs  :  Geaa  glorîciu  «  bîe»  pa- 
rés ;  gionoti. 

GoaiN.  Fojes  Gobb  et  Gokbiv. 

GoBL^  :  Rmé,  fin. 

GoaLBi  :  Cornet  à  jouer  au  dés. 

Lors  me  ior  m  ••diiqsier 
Qninae  livres  d'etterlina  blaaa , 
Û  g^fez  ftt  ridiea  et  graas 
Kt li  aroir  fm  dedens  asia. 

FaNmu  dm  Prestre  et  tTAHMom. 

GoEMANOia  :  Mander  inuodé- 
rénient. 

GoB  ni  :  Goitreux. 

GoEBB  :  Une  truie,  lu  femelle  du 
cochon,  du  porc;  d*où  gprret,  petit 
eodion,  jeune  porc. 

GoBBB  :  Maladie  dont  on  n'a  pa 
découvrir  les  accidens ,  ni  le  nom  qui 
a  remplacé  celui  qu'elle  aToit  alors; 
luxe ,  vanité ,  pompe ,  magnificencv , 
ostentation.  Favin  ,  dans  son  théâtre 
d'Honn.  tom.  i ,  pag.  714,  donne  le 
nom  de  grande  Gorre  k  Isabeau  de 
Bavière ,  pour  (dit-il  )  se  bobander 
en  habits  à  VaUernande. 

GoBBEAn,^o#7oii .-  Cochon  de  lait 

GoBB  EB ,  gorrier,  gorréere  :  Honuoe 
et  femme  recherchés  dans  leur  toi- 
lette ,  gens  glorieux,  magnifiqnemeat 
parés ,  vêtus  à  la  mode. 

GoBBXB ,  gorrier  :  Se  louer ,  se 
vanter,  se  glorifier;  gioriari. 

GoBBEs  :  Rubans,  Uvréet  des  non* 
veatix  mariés. 

GoBBiAu  :  Collier  de  chevaL 

GoBS ,  gort,  gorz  :  Flot  ,  golfe , 
gorgées,  quantité. 

Si  comme  font  maintes  norricea 
Qai  sunt  si  glotea  et  ai  nicea , 
Qa*el  gietent  Tin  ta  gorge  cmaan 
Tôt  ainaine  comme  en  one  hoeae , 
Kt  tant  k  grana  gorz  en  entonent , 
Qu*el  s*en  confimdent  et  estoncnt. 
*JtonumdeimMom,'V€r9  iSSS). 


60U 

n  signifie  aussi  »  le  courant ,  le  milieu 
d'un  fleuve  : 

Lt  mÉttt  paMtnt  •!  iTant , 
Qa*il  se  Tont  el  pUia^wrflaTMity 
£t  de  Vèêt  qu*il  ont  te  loent  » 
Dout  mintiiic  se  baignent  et  noent. 

*  Tbid,  n>ers  6i5i, 

GosSKT,  gousset  :  Pièce  de  Tar- 
mure ,  laquelle  étoit  tellement  dispo- 
sée ,  que  lorsque  le  gendarme  levoit 
le  bras  pour  frapper,  elle  remplissoit 
le  vide  de  Faisselle. 

GoTE  :  Goutte  de  quelque  liqueur; 
guUa. 

Et  en  cette  m^Bme  neif  ne  chait  ae»  et 
«9e  gote  de  ploje. 

Dimi.  de  S»  Orégoire  ,  Irir.  3 ,  ckap.  1 1. 

GoTC  :  Auprès  ,  à  c6té  ;  jttxtà. 

Gothique  ,  gotgique  :  Ce  qui  est  à 
la  manière  des  Goths,  des  anciens 
François ,  et  tout  ce  qui  a  rapport  à 
eux;  Gothictts, 

Goths  :  Peuples  qui ,  primiti-^e- 
ment,  habitoient  le  nord  de  l'Europe, 
et  firent  des  incursions  dans  le  midi 
de  la  France ,  y  conquirent  beaucoup 
d'états,  et  fondèrent  plusieurs  royau* 
mes  ;  Gothi. 

GouÂis ,  gouajs,  goué,  gojrs  :  Es- 
pèce de  raisins  ;  et  nom  qu'on  donnoit 
à  certains  séditieux ,  ainsi  nommée 
parce  qu'ils  étoient  armés  d'une  sorte 
de  serpe  qu'on  appeloit  gof. 

GouBKÂUT  :  Godet ,  petite  tasse , 
gobelet ,  verre  à  boire. 

GouBELET  :  Espèce  de  pâtisserie. 

GouBEE  :  Conduire  ,  gouYemer , 
braver;  gubernare. 

GouBissoR  :  Robe  ,  habit  contre- 
pointe  ,  long  et  pendant  jusques  aux 
jambes ,  et  sur  lequel  on  endossoit  la 
cotte  de  mailles.  Fo^ez  Gambâisoh. 

GouQE,  gmtckê,  gaudkêi.  Voyez 

GOSSET. 

GouDALi  :  Bière ,  boiiSQU  ;  d*où 
goudtUùr,  brasseur. 


G  O  U  699 

GovoENDàET  :^Pique ,  longue  ja- 
veline ,  bâton  ferré.  F,  Godaitsart. 

GouDEE  :  S'accoster,  fréquenter  ; 
d'oûgouilinej  femme  de  mauvaise  vie. 

GouDESQUE  :  Gothique  ,  suivant 
Borel. 

GoODEÂir  :  Goudron ,  poîJL  ;  de 
l'Arabe  kUran. 

GouE  :  Grotte,  caverne. 

Goui ,  goue  ,  gouet  :  Serpe  de  bû- 
cheron, serpette,  couteau,  instru- 
ment propre  à  tailler. 

Goue  E  e  ,  gouerre,  gougère ,  gouîere, 
goyere  :  Sorte  de  pâtisserie ,  gâteau. 

GouPÂNON  :  Drap ,  lange ,  en  cer- 
taines provinces  ;  étendard,  drapeau. 
Fojrez  GoKFALoir. 

GoupEL  :  Gond  de  porte. 

GouppoET,  ^i^^irrr,  gouffront , 
goifourt:  Instrument,  machine  â  lan- 
cer des  pierres ,  sorte  de  bâton  ferré, 
javelot  ;  gas^rlotus, 

Goupi,  gOHffiy  goifie,  gomlfi  : 
Bouffi ,  enflé ,  orgueilleux. 

GoupLE  :  Golfe ,  du  Grec  kolpos  , 
en  bas  Bret.  gfv^» 

GouFEB ,  goinfre  :  Gourmand. 

Gouge.  Fojrez  Go  Y. 

GouoE  ,  gouine  :  Fille ,  femme ,  et 
particulièrement  femme  de  mauvaise 
vie,  prostituée ,  femme  de  bas  et  da 
vil  état ,  servante  ;  du  Grec  koinos  , 
commun  ;  en  Lang.  goino.  Y.  Goui* 

Et  en  son  ëage  vtrilé  eapMUâ  Gargamelle^ 
fille  dn  Roy  det  Parpaiilos ,  ^niiiegougstt  de 
bonne  troigae.    Rabelais,  Uv.  i ,  chap.  3. 

GouoiAS,  goujon,  gofarî  :  Gen- 
darme ;  ce  nom  étoit  donné  aux  va- 
lets qui  portoîent  les  armes. 

GouGoir  :  Cheville  de  fer  ou  de 
bois ,  instrument  de  menuisier. 

GoouovEDB  :  Courge ,  citrouille  ; 
cucmrbita, 

GoujÂET,  goujat,  gouger  :  Homme 
qui  s'attache  aux  gouges  ou  filles  de 
joie,  el  qui  les  fréquente. 


700  G  O  U 

GouLÂF&E  :  Qui  veut  tout  en- 
gloutir, qui  est  avide. 

GouLAftDiSE:Raillerie,plaisa]iterie. 
^GouLK ,  goulée.  Voyez  Golc. 

GouLR  :  Bourse  ,  gibecière  ;  il  si- 
gnifie aussi ,  le  commencement ,  le 
premier  jour  d'un  mois  ;  et  collet,  la 
partie  de  Thabillement  qui  joint  le 
cou  ;  de  gula, 

GouLi&E  :  Ris  démesuré,  sottises 
proférées  sans  ménagement  ;  de  gulcu 

Goulet  :  Ruisseau  ;  le  cou  d'une 
bouteille,  ou  de  tout  vase  dont  le  cou 
est  étroit  ;  de  coUum, 

GouLLàED,  govillefre  y  gouh^re  , 
gouUi^re ,  goUliaret  :  Gourmand , 
homme  avide  de  manger,  débauché , 
de  mauvaise  vie  ;  de  gula» 

Déftble  sont  tovt  detroîé, 

Toat  fors  del  êen%  ,  tout  (vanoti , 

Tout  esçar^ ,  tont  etperda , 

De  ce  qa*il  ont  testai  perdu 

Qa*avoient  pris  et  engoolé  ; 

Bien  sont  bonis ,  bien  sont  bonté  « 

lÀgoulafre,  li  recbignië. 

De  ce  que  ainsi  TaToient  pris  ; 

Bfa  pncele  de  grant  pris 

Coi  tons  li  mons  aenre  et  prise 

Lear  a  rescousse  ceste  prise. 

Gautier  de  Comsi,  Iw.  i,  ehap.  i. 

GouLiÂRDEE  ,  goularder  :  Manger 
avidement  et  avec  gloutonnerie. 

GouLiiEnEusEMEHT  :  A  la  façon 
des  gourmands ,  des  débauchés ,  des 
gens  de  mauvaise  vie. 

GouLiAEDiE^  gouiliardise,  goular^ 
dise ,  gouliardisey  gouliardise  :  Gour- 
mandise ,  gloutonnerie ,  avidité  ;  dé- 
bauche ,  inconduite  ;  de  gula, 

GouLiÂEnois  :  Bouffon,  bateleur. 

GouLiAEET  :  Débauché ,  libertin , 
coureur  de  femmes  de  mauvaise  vie. 

GouLiEEE  :  Poche,gousset,bourse. 

GouLouE ,  gouléeur  :  Arpenteur , 
mesureur. 

GouLocs  :  Gourmand  ,  vorace  , 
goulu ,  glouton  ;  gulasus. 


GO  U 

GouLOvs ,  gauloËOc:  Envieiix,  oon- 
▼oiteux ,  jaloux  ;  zelosus, 

GouLonsE  :  Jalousie  «  envie  ;  ai 
bas.  lat.  gelozàas, 

CrOULousi  :  Envié ,  désiré. 

GooLonsEE  :  Jalouser,  envier,  dé- 
sirer ardemment ,  convoiter.  Barba- 
zan  dérive  ce  mot  de  gula. 

Li  Doiens  pense  qa*jl  dit  voir  (rnu), 

Qa!  molt  gotilouse  mntroî  «Toir  : 

Miex  aime  ans  mors  que  quatre  via  (tinm), 

Dist  ainsi  comme  0  m*est  mvia  ; 

OO  certes  molt  Tolentiers. 

*  PabUiui  du  Bouehier  ttAhhevSBk. 

GouLPETE  :  Tromperie,  finesse, 
subtilité;  de  vulpes. 

GouLTÉ  {y'vci)  :  Vin  qui  sort  de  h 
cuve  par  le  seul  affaissement  du  rai- 
tin,  et  sans  qu'il  soit  foulé. 

GouLx  :  Raisins  appelés  gauU ,  et 
qui  furent  proscrits  des  vignes  du 
pays  Messin,  en  i338. 

GovME,  pour  gomme  :  Paquet, 
ballot. 

GouVELE,  gouneUe.  Voyez  Govi. 

Goupil  ,  goupieujc  ,  goi^nlle  «  ^oa- 
pis  y  gqurpis ,  verpil ,  ivoupil  :  Le 
renard  ;  vulpes;  de  là ,  dit  Barbazan, 
le  mot  goupillon  ressemblant  à  U 
queue  d'un  goupil,  d'un  renard.  Fay, 

GOPIL. 

Por  le  mont  de  Sion  que  perist  «  les  gompUt 
entrèrent  par  dedens.  •  « 

Bille,  Prière  de  Jérémie ,  'vers.  18. 

Propter  montem  Sion  quia  disperiit,  Tolpes 
ambiùaverunt  in  eo. 


Les  goupils  ont  fossées ,  et  les  otséals  des 
ciels  lour  nies ,  mais  le  fil  del  home  ne  ad 
oà  redine  soun  cbief . 

S,  Mathieu,  chap,  8,  ifers.  so. 

Ynlpes  fovèas  habent,  et  tfobteres  etti 
nidos  :  fiUus  autem  hominis  non  habet  eH 
caput  reclinet. 

Gou PILLAGE  :  Tromperie,  subti- 
lité ,  finesse  ;  de  vulpes. 

Goupillée  :  Se  cacher,  fuir,  £ûre 
le  poltron^  on  a  dit  depuis  comiUr, 


G  ou 

GounLLEU&  :  Fuyard ,  lAdie  ;  et 
celui  qui  fait  la  chasse  aux  renards  ; 
vulpecuUUor. 

Gouebâut  :  Goinfre,  glouton;  es- 
pèce de  chien  de  chasse. 

GouacK  :  lieu  couYert ,  rempli  de 
buissons  f  buisson  épais. 

GouED ,  gourde  :  Lourd ,  pesant , 
étourdi ,  sot ,  engourdi  ;  gurdus  ;  en 
bas  Bret.  gourdd;  d'où  gourdin,  un 
gros  bâton. 

GouEDAiiTB ,  gourdanne  ,  gourelz  : 
Engin  pour  pécher  ;  nom  d'une  an- 
cienne prison  de  Paris;  espèce  de 
barque ,  ainsi  appelée  à  cause  de  son 
gros  ventre  en  forme  de  courge  » 
qu'on  nommoit  gourde. 

GouEDKE  :  Prendre  quelqu'un  à 
la  gorge ,  la  lui  serrer* 

GouaniNB  :  Courtine,  voile,  ri- 
deau ;  il  signifie  aussi ,  grotte ,  lieu 
retiré. 

GouEBLz  :  Filets  à  pécher. 

GouEFouLEE,  gourfoler  :  Gâter  « 
détruire,  déraciner;  maltraiter,  bat- 
tre fortement,  meurtrir. 

GouEGEEiT  :  Ornement  dont  les 
femmes  couvrent  et  parent  leurs  gor- 
ges ,  ou  la  partie  supérieure  du  sein. 

GouEOiE  :  filed  d'automne,  tardif. 

GouEGoif  :  Trait,  dard,  flèche; 
peut-être  de  gurges. 

CfOVtiGos%it^.j  gourgouler,  gourgou^ 
ser  :  Murmurer ,  parler  du  gosier  , 
de  la  gorge  et  entre  les  dents,  mar- 
quer du  mécontement ,  gronder  ;  de 
gurges. 

GouECOE  :  Querelle ,  dispute. 

GouEGUE  :  Endroit  ou  tombe  l'eau 
après  avoir  fait  tourner  un  moulin; 
conduit,  tuyau  de  plomb  ou  de  bois  ; 
de  gurges. 

GouEMAKciEN  :  NécromaucieB  9 
devin,  astrologue. 

GouEMANUBif  ENT,  gourmondcne  : 
GoumaadiK)  gloutonnerie. 


G  O  U  701 

GovEMANDEE  :  Larder  uuc  volaille; 
manger ,  gronder  durement ,  tour- 
menter, maltraiter. 

GouEMAiTDEnE ,  gourmandetessc , 
gourmendeur  :  Gourmand ,  gour- 
mande. 

GouEMB  DE  CHÂMBEB  :  Nom  d'un 
bas-officier  des  Ducs  de  Bretagne. 

GouEMET  :  Commissionnaire,  voi- 
turier,  garde  de  vin  ou  d'autres  mar- 
chandises, pendant  qu'ils  sont  en 
route. 

Gouaif  AL ,  goumaut  :  Espèce  de 
poisson  de  mer. 

GouEPiLLE  :  Renard  ;  vulpes» 

GouEEE  (la)  :  Mal  de  Naples. 

GouEBEE  :  Voler,  tromper. 

GoUET,  gort,  goust  :  Pêcherie; 
voleur,  trompeur;  stupide,  lourd, 
hébété ,  sot ,  niais.  Court  à  gqurt  : 
Gré  à  gré.  Voyez  Goubd. 

GouspiLLEE  :  Gâter,  abîmer;  man- 
ger avec  avidité ,  gaspiller. 

Gousset  :  Partie  d'une  armure  qui 
se  mettoit  sous  les  aisselles. 

GousTEMENT  :  Goût ,  sEvcur,  ac- 
tion de  goûter,  d'essayer;  mets, 
viande;  gustatio. 

GovsTKK ^  goutoier  :  Sentir,  es- 
sayer, souffrir  ;  gustare. 

GouTE  :  Point,  nullement,  rien. 

n  n«  mVo  dumlt  pu  d'un  nîqaeC 
De  la  mort ,  et  ne  U  crainf  goûte. 
Fort  dVttre  print  mu  tretbochet 
Tout-à-conp  que  point  ne  m*en  doute. 

Diaiogue  du  Mondain, 
Sire,  por  Dîen  âles-Toat  ent , 
Certef ,  je  n'ij  goûte  d'arsent. 

FabL  de  S,  Pierre  et  du  JougUor. 

GouTE  ,  goutereUe  :  Gouttière , 
égout,  chute  d'eau. 

GovTE  blavche  :  Suif,  graisse. 

GouTE  FEitOHNEslE  :  Épilcpsie , 
mal  caduc. 

GouTiis  :  Dégoût ,  répugnance. 

GouTELETTE  :  Petiu  goutte  d'eau  ; 

tUÈtiltL  •    m»Êt—Êt^ 


7oa  G  O  U 

GofJTETfT  :  Trempé,  mouîUé , qui 
tombe  goutte  à  goutte  ;  de  gutta. 

GouTEEAT,  gouterei  :  Goattîère, 
divte  d'ean. 

GouTEBON  :  La  fourche  qui  est  au- 
dessous  de  la  gorge ,  et  la  partie  de 
l'armure  qui  la  couvroît. 

GocTROir  :  Goudron ,  yleux-oing , 
d*oà  goutrenntr,  graisser  avec  du 
goutron. 

Gouttière  ,  goutiere  :  Penfe  d'un 
cîel  de  lit ,  la  courtine  d*un  parillon , 
d'une  lente. 

GouvERNAircE ,  gouvcrnc  :  Juri- 
diction à  laquelle  préside  le  gouver- 
neur de  la  ville  où  elle  est  établie  ; 
manière  de  virre ,  dépense  ;  guber- 
natio  ;  en  Langued.  gouvër, 

GouvEENAUS  :  Gouvernail  de  vais- 
seau; de  gubernatio. 

En  ces  ntifs  de  Marseille  a  deax  gouvemam 
qnîtont  attachiez  à  deux  tîaons  si  in«rTeI]]eu- 
•ement  que  %i  tott  coome  rcn  aoroit  tourné 
UD  roncÎD,  Tea  peut  touraer  la  nef  à  dettre 
et  à  senestre.       JoinviUe ,  Hist,  de  S.  Louis. 

GouvEavÉ  :  I^^ourri ,  entretenu  ; 
gtibernalus. 

Gouvernée  ,  gouvicmer:  Giuser, 
parler,  entretenir,  nourrir,  alimen- 
ter, abreuver  ;  gubernare. 

GouvERMERESSE  ;  Gouvernante , 
femme  qui  gouverne  ;  gubematrùr, 

GouvERROUE ,  gouverncres  :  Gou* 
vemeur  ;  gubernator.  Gouyemour 
^un  monastère,  procureur. 

Sains  Brandios  dist  ^  seiguenra  ealiiai, 
lie  travaHlex  paa  foleuient , 
Diex  est  gowerneres  de  tous , 
Laissiez ,  u  nous  menra  bien  tous. 
Fie  de  S.  B  rondin  ,  Imt^ge  du  dÊomde, 

Gouvioif ,  goyan  :  Goujon,  espèce 
de  petit  poisson  ;  gobio, 

GouxE  :  Crorze ,  petite  ville  située 
à  trois  ou  quatre  lieues  de  Mets  ; 
(iofzia. 

GouTAULx  :  Morceau ,  reste  "de 
pâte  qu'on  gratte  dans  le  pétrin. 


6R  A 

GouTBR ,  gojr  :  Sorte  de  aerpt . 

GoTBHTB ,  gouverne,  jo^eme  :  ici- 
netse  ;  juvenia. 

GoY,  gokie,  g^mn,  geje  :  Boi- 
teux; claudus;  petite  serpe,  petite 
bêche ,  iBitniment  de  berger  poor 
creuser  la  terre,  Caucilie,  sorte  d'arme 
en  forme  de  terpe,  ^pée;  glediMs, 
YojeB  Di. 

GoTBR ,  gouièr  .*  Gelm  qui  s'atta- 
che à  une  feipune  de  mauTaiac  vie. 

GoYBRB  :  Espèce  de  tarte,  gèteia. 

GoTMBRBx  :  Ceux  qm  devoicatdci 
corvées  auxquelles  ils  satisfiÛMMat 
en  travaillant  avec  la  serpe,  qii*oa 
aommoît  goy- 

GoYNE  :  Femme  dëbavchée. 

GoYB  :  Jouir,  être  en  possession; 
d*où  gojrvre,  jouissance;  de  gaïklere. 

Gra AILLER,  grediiier,  gréeiUtr: 
Brèler,  griller^  r«Vtir  ;  de  craëcule. 

Graal,  graille,  gréai;  au  plnrid 
graux ,  gréaux  :  Bâton  d*augure ,  hà- 
tôn  pastoral,  crosse  d*ahbé,  d'/évèi|Re. 

Graal ,  gréai;  au  pluriel ^foout, 
gréas  ,  gréaux  :  Vase  à  boire  ;  grand 
plat ,  grand  bassin  creux ,  propre  à 
servir  des  viandes ,  et  non  pas  vsis- 
sean  de  terre ,  terrine ,  coome  le  dit 
Borel;  quand  il  étoit  de  terre,  on 
dîsoît  un  graal  de  terre  ;  qaai^  il 
étoit  d'argent,  on  dîsoit  un  gréé 
d'argent;  et  quand  il  étoit  d*amtre 
matière ,  on  en  ajontoit  le  nom  an 
mot  graal;  de  crater,  craierm  ;  et  aoa 
pas-,  comme  k  pense  Borel ,  de  grmt, 
parce  que  ces  vaisseaux ,  ajoute4-îl, 
sont  de  grès  cuit;  et  qu'à  Talote, 
Moiitanbiin  et  Gistres  ,  on  af^pelle 
sdon  lui ,  une  terrine  un  grasal,  une 
grasale.  Ce  mot  grais  ne  s*«st  jamais 
écrit  ainsi ,  mais  grés,  grez  ;  Monet , 
à  ce  sujet ,  dit ,  ^^^  ^res,  espèce  de 
pierre  de  roche,  ftpre,  graveleuse, 
îgros  grain  et  raboteuse,  servant, 
entre  autres  usages ,  à  paver  les  ràt%^ 


4 

■4 


I 


G  R  A  G  a  A  7o3 

idis  aux  Romains ,  à  pa\er  et  bor-  m  ont  beaucoup  parlé ,  et  ont  autant 

les  grandes  voies  militaires.  Les  Tarie  et  discuté  sur  sa  forme  et  sur 

r  se  rencontrent  de  deux  sortes ,  aon  emploi ,  que  les  théologiens  des 

lurs,  ou  tendres  ;  ces  derniers  ser-  xm'  CFt  xrr®  siècles  sur  l'espèce  du  bois 

t  de  blocaille  à  la  maçonnerie ,  et  de  la  vraie  croix  ;  si  je  donne  un  peu 

lurs,  de  carreaux  aux  pavés;  parce  d'estension  k  cet  article,  c'est  que 

Ton  fait  des  pots ,  des  cruclies  et  non-seulement  il  pourra  faire  suite  à 

res  vases  de  grès ,  il  ne  s'ensuit  la  savante  Dbsertation  de  M.  Millin, 

que  les  graaux  ,  gréaiut,  fussent  membre  de  l'Institut  et  conservateur 

\  de  cette  matière.  Un  passage  des  des  Antiques  du  Cabinet  Impérial , 

ises  de  Jérusalem ,  où  il  est  traité  sur  le  Santô  Catino,  qui  n'est  autre 

Offices  et  des  Officianx  du  royau-  que  le  Saînt  Graal,  mais  encore  parc« 

et  premièrement  du  SénédiaJ,  ne  qu'il  prouvera  que  l'on  accorda  long- 

era  aucun  doute  sur  le  mot^mo/^  temps  à  plusieurs  villes  «  l'honneur 

éddera  que  c'est  un  vase ,  en  géh  de  posséder  ce  vase  qui  devoit  être 

il ,  et  de  quelque  matière  que  unique. 

oit  :  Borel  dit  qu'il  a  voulu  débrouiller 

.     ,  _^  »  •        V      _^       ^*  confusion  qui  étoit  en  la  connois- 

lor don coroiiêmeBC,ieSeoeichiii peut tt     ^^   ^    ^  ^.      ^         i.  .  ,, 

>rae>er  le  nuiDgier  don  joiu-,  et  ^iit    »"^  f  «  ^  ™0'  >  «*  expliquer  récUe- 
rrira  celui  joor  en  la  manière  que  méant    ment  SI  c'étoit  un  vaisseau  OÙ  fut  reçu 

ihlera , et  qnant  le  ftoj  anra    le  sang  de  J.  C.  (qu'il appelle  tantôt 

'i doîtleSen^tnmangier,  et    sang  «ffl/,  royal,   et    tantôt   sang 

I  les  escneles  et  lef  «mutf  en  qne  il  anra         ^  «.■   %  •    i..      i  «     «     ,.    .  ^ 

le  cor.  don  Roy  àSa  premier  met  (ter-    agréable)  ;  mais  bien  loin  de  dissiper 
doîTent  eitre  touet  (tiennef)  plaiaM  de    les  doutes ,  il  les  augmente ,  et  n'est 

iande  com  le  oon  don  Roy  anra  ctté  pas  lui-même  très-déeidé  sur  ce  qu'il 

cebi  Jonr.  àoit  croire  de  la  sic^nification  de  c© 

'    "^    ^  mot  ;  quant  a  moi ,  qui  crois  avoir 

le  peut  supposer  que  nos  Rois  démontré  assez  clairement  dans  l'ar- 

înt  servis  le  jour  de  leur  sacre ,  tide  précédent  ce  qu'on  entendoit 

§toit  celui  où  ils  déployoient  le  ^argroai,  je  vais  rapporter  ici  lliis- 

de  magnificence,  avec  de  la  vais-  toire  du  saint  vase  d'aplrès  nos  an- 

et  des  vases  de  grès ,  et  Ton  ne  cieiu  romanciers ,  et  prouver  ensuite 

amera  pas  davantage  qu'ils  eu»-  par  un  extrait  de  la  Chronique  de 

fait  présent  à  leurs  Sénéchaulx ,  Louis  xix ,  par  Jehan  d'Autun ,  qu'il 

ilats  et  vases  du  premier  service ,  n'est  autre  que  le  Santo  Caiino. 
avoient  été  d'une  matière  aussi        Joèeph  d'Arimathie ,  qui  étoit  un 

nune  et  d'un  aussi  bas  prix.  disdple  caché  de  Notre  -  Seigneur 

SAAL  (Sainct)  :  Vaisseau  dans  (S.  Mathieu,  chap.  27,  vers.  57.),  se 

û  J.  C.  tnangea  l'agneau  pascal ,  saisit  de  œ  vase ,  le  garda  soigneuse- 

[u'il  fit  la  cène  avec  ses  Apôtres  ;  ment ,'  et  s'en  servit  pour  recueillir  le 

en  forme  de  calice  qui  servit  à  sang  et  l'eau   qui  découlèrent  des 

eîUir  le  sang  et  l'eau  qui  décou-  plaies  de  J.  C.  ;  suivant  nos  roman- 

it  de  ses  plaies,  et  qui  dans  la  ders,  il  emporta  ce  vase  nommé  le 

fut  nommé  saint,  à  cause  de  5S«Mtf  Graoi  dans  la  Grand*- Btelagne, 

primitif  usage  et  des  miracles  et  s'en  servit  pour  eoatvarkix  las  peu* 

opéra.  NogKndtnsraaancierf  plat  à  la  Foi. 


7o4  G  R  A 

Robert  de  Rouron,  Burons  ou  Roi- 
ron ,  a  composé,  dans  le  xiii*  siècle, 
nn  Roman  nommé  le  Saint  Graai , 
dans  lequel  il  donne  cette  notice  sur 
Joseph  : 

Aa  jor  ke  li  Mlreref  del  monde  toffrî  mort, 
fa  mort  destmite ,  et  nostre  Tie  restqréc  :  ai 
cel  jor  «Ktoieot  monlt  poi  de  gent  ki  créU«eD( 
en  lui ,  mais  il  était  un  Chevalier  kl  mroit  à 
nom  Joseph  de  Arrinuchie,  (ce  estoit  nne 
chités  en  la  terre  de  Aromate  ki  moult  biele 
estoit.)  Kn  cde  chité  estoit  Joseph  nés,  mais 
jl  estoit  venus  en  Jherusalem  ni  ans  derant  ce 
ke  nostre  Sires  fu  mis  en  crois  et  aroit  raehaté 
le  créanche  Jhesu-Crist,  mais  il  tktn.  osoit 
faire'  saroblant  por  les  félons  Jnis ,  il  estoit 
plaint  de  sapienche;  il  estoit  nés  (  net  »  non 
sonîlié,  mundus,  )  dVnrie  et  d'orguel,  il  se- 
couroit  les  poures ,  totes  ices  bontés  estoient 
en  lui ,  et  de  lui  parole  le  primier  salme  del 
gantier  :  Boin-enreus  ki  ne  s^acordent  mie 
M  consaus  dos  félons.  (  Beatus  vir,  qui  non 
abiit  in  consilio  impiorum,  Ps.  1,7;.  i.)  Gl 
Joseph  estoît  en  Jlierusalem  entre  lui  et  se  feme, 
et  sen  enfant  ki  avoit  à  non  Joseph ,  passa  le 
lignage  son  père  outremer  ki  ore  (  à  présent  ) 
est  apielée  Rngleterre,  et  devant  estoit  apielé 
la  Grandc-Bretaigne  et  le  passa  sans  aviron 
an  pan  de  sa  chemise.  Moult  ot  grant  duel 
Joseph  de  la  mort  Jhesu-Cri&t,  et  se  pensa  k*il 
Tonnorroit. 

Enfin  Joseph  avoit  été  dans  la  maison  où 
J.  C.  avoit  fait  la  cène  avec  ses  ApAtres ,  il  7 
trouva  Vescuelle  ou  lefiex  Dieu  atfoii  mengié, 
si  s'en  sesist,  il  la  porta  chez  lui  et  il  s'en  ser- 
Tit  pour  ramasser  le  sang  qui  coula  du  c6té , 
et  des  autres  plaies ,  et  celle  escuelle  est  appel' 
iée  le  Saint  Graal. 

Boman  du  S.  Graal,  foL  4 ,  V^ ,  col.  a , 
Mss,  de  l'Eglise  de  Paris ,  «*  7. 

Celui  Lucau  fut  fils  de  Joseph  d*Arimathie 
duquel  descendit  le  grant  Lignaige  par  qui  la 
Grant  Bretaigne  fu  puis  enluminée  ,  car  ils 
apportèrent  le  Sainct  i^aal  et  convertirent 
les  mescréans  à  la  foy  de  Nostre  Seigneur. 

Roman  de  Lancelot  du  Lac ,  tom,  z, 
foL  36 >  R*,  col,  1. 

Le  Sainct  Grasd  est  le  même  que  le  saint 
vaisseau  en  forme  de  calice ,  qui  n*estoit  de 
metail ,  n*y  de  bois ,  n'y  de  corne ,  n'y  d*oa, 
et  dans  lequel  fost  mis  le  sang  de  Nostre 
Seigneur. 

Même  Roman ,  tom,  a  t/bL5i,  V^,  col.  2. 

Le  Sainct  Graal  le  méesme  que  le  sainet 
Taissel  dont  on  lit  ici  Thystoire;  Itt  doote 


GR  A 

Apottres  j  aTment  mangé  Taignel  le  jidi 
abaoln  (le  jeudi  aaint)  et  il  fast  conservé  a 
Angleterre  dans  nœ  tour  bactie  exprès  s 
Coftenlcy.     Rosmande  Perce/ârest^toKLÙ, 

JoL  lao,  V^col.%. 

Un  autre  roman  décide  sans  répli- 
qne  que  tous  les  anciens  ont  enteoda 
par  le  Saint  Graai  an  vase  qui  iToit 
servi  à  recueillir  le  sang  de  J.  C.  aprèi 
sa  passion.  D'autres  romanciers  font 
Tojager  Josephd'ArimatMe,  et  lefont 
séjourner  dans  la  Grande-Rretagae, 
où  il  trouTe  un  seronrges  (beau-frîm) 
qui  se  nommoit  Broin ,  Bruns,  leqid 
avoit  douze  enfans  qu'il  vouloit  ëU- 
blir  ;  il  consulte  Joseph  qui  les  dit 
venir  devant  lui  ;  onze  consentent  à 
se  marier ,  mais  le  douzième 

lie  ê'i  acorda  mie  «  aînçoîa  dist  qne  fl  icrsic 
Tirges  tout  son  aage  ,  et  aerrlroit  à  la  tsUt 
dn  Saint  Graal  et  garderoit  à  If  ostrc  Scia- 
gnour  sa  virginité  ;  quant  Joseph  07  le  pr«p«- 
•ement  de  Fenfant ,  11  rebondi  :  B^ostre  Sei- 
gnor  si  te  tiengne  en  ceste  volenté  et  iWNit 
me  plest  que  tn  soies  serjans  (acrvlcns)  et 
meuistres  du  saint  vessel»  et  pour  ce  qwr  ta 
bées  à  servir  si  ententivement  je  te  Ub  ù 
grant  honnour,  que  je  t'en  otroic  la  garer 
après  ma  mort. 

Roman  de  Tristan  le  Ltonois  ,  n*  69^6, 
fd.  I,  F",  composé  par  Ltsces,  Ck- 
valier  du  Chastel  du  Gat,  près  dt  Se- 
litières  {Salisburyy, 

Enfin  ce  vase  que  trois  à  quatre 
villes  d'Angleterre  crurent  posséder  > 
se  retrouve  (dans  les  Annales  de 
Louis  xii)  en  1 5o2  y  à  Gènes ,  où  sui- 
vant le  Mss.  il  a  été  apporté  direct^ 
ment  de  la  Terre-Sainte.  Voici  comme 
on  en  parle  dans  le  cbapitre  intitulé: 
QoTDmjàniïe  SainctGraal  îust  monstre 
au  Roy  à  Gennes ,  et  conunant  fut  là 
aporté  par  les  Gennevoys  TGénob): 

Le  jour  ensuivant  qui  fut  uag 
lundy  XXIX  jour  du  moys  d'aonst 
feste  de  la  Decollacion  de  Sainct  Je- 
han Baptiste ,  le  Roy  fut  oqyr  messe 
dedans  une  chappelle  dudict  Sainct 
enréglÎM  de  Samct  Laurens ,  qui  est 


G  R  A  G  R  ▲  7o5 

:  domme  et  cathedralle  eglize  Jheriualem  comme  la  pi  as  honnora- 
es ,  où  fut  par  les  chanoynes  ble  partye  des  troys  9  et  pour  mona» 
rès  la  messe  monstre  le  riche  trer  de  qnoy^  toutes  les  grandes  portes 
i  smaragdin  ;  c'est  assavoir  le  de  la  saincte  cyté  prindrent  et  firent 
t  plat  ou  quel  Nostre  Seigner  mener  à  Pize  ;  lesquelles  ancores  y 
ist  mangea  avecques  ses  Ap-  sont  restuées  deux  que  les  Florentins 
le  jour  de  sa  ceine,  et  est  celuy  depuys  leur  ont  toUues  et  ostées;  pour 
*on  appelle  le  Sainct  Graal,  retenir,  toutes  les  forteresses,  places, 
:elon  le  dire  commun  de  Gen-  chasteaulx  leur  furent  baillez  •  et  la 
e  que  j*en  ay  yen  par  lectre ,  possession  de  la  seigneurie  mise  entre 
)porté  pas  les  Gennevoys  en  les  mains ,  laquelle  ilz  gardèrent  par 
e  cent  et  ung,  et  fut  priz  en  la  force  contre  le  Souldan  longue  espace 
cyté  de  Jherusalem  en  la  ma-  de  temps  et  d'icelle  jouyrent  paisi-* 
le  vous  orrez  en  Tan  susdict  blement  ce  que  leur  fut  ,  et  eust 
at  et  ung.  Les  Pizans  qui  lors  esté  à  jamais  ung  tiltre  d*honnorable 
:  comme  Roys  en  mer  avec-  louange  si  les  meschans  maleureux  ne 
\  y  enissyans  et  Genneroys  ,  l'eussent  par  leur  avarice  vendue  aux 
»utre-mer  à  tout  grand  navi-  infidelles ,  ce  qu*ilz  firent  ;  donc  com- 
presse armée  et  conquesterent  myrent  crime  tant  dampnable  que 
Furcz  et  sur  le  Souldan  plu-  poar  ce forfaict  furent  forclux  de  toute 
islles ,  isles  et  cbastéaulx ,  et  grAce  de  bien  faire,  et  de  toute  cure 
itres  prindrent  Antiocbe  et  de  profficter  en  vertus  tant  que  onc- 
iero,  et  occirent  tous  les  infi-  ques  seigneurie ,  mais  sont  toujours 
li  là  rencontrèrent  où  gaigne-  venus  en  deschéent  de  bon  loz  et 
lesses  innumérables  et  incom-  d*eureuse  prospérit^or  après  qu'ilz 
.  trésors.  eurent  ainsi  choisi  e^ris ,  les  Venis- 
\  celle  prise  de  Jherusalem ,  siains  suyvirent,  et  come  convoiteulx 
i  fut  entre  les  conquerans  du  de  denaré ,  embourcerent  Tor  et  Tar- 
appoincté  entre  eulx  pour  ce  gent ,  et  prindrent  pierres  précieuses  , 
estoyent  troys  contendans ,  vaisselle ,  joyaulx ,  draps  d*or  et  de 
troys  partyes  seroit  divisé  ;  soye  et  de  laine,  et  en  somme  tout  ce 
avoir,  la  seigneurie  et  dom-  de  vallenr  que  emporter  peurent  ; 
>ur  une,  les  trésors^  meubles  restue  seullement  le  sainct  vaisseau 
ises  pour  Tautre ,  et  le  pre-  lequel  demeura  pour  le  partaige  des 
atd*esmeraudepour  le  tiers;  G<ninevoys  qui  dedans  leur  ville  de 
!S  choses  furent  ainsi  divisées  Gennes  af^rterent ,  qui  ores  y  est 
es.  £t  pour  ce  que  les  Pizans  comme  je  say  pour  Tavoir  véu  ainsi 
estoyent  les  plus  forts  et  avan-  que  cy-après  racompteray . 

les  troys  bendes ,  et  ausi  que         _.        .    .       ,    .>   .       ^ 

'     . .         'Il'    *r*.j       •    .         Description  au  àamct  Graal  fie 
lent  travaille  et  faict  de  mises  ^       ^ 

iictes  conquestes,  fut  accordé  ennes, 

Ix  que  iceulx  Pizans  auroient        Celuy  très-precieulx  vaisseau  dont 

des  partyes,  et  que  premiers  j*ay  parlé  par  avant ,  est  une  esme- 

entlamainaubutin,lesquelz  raulde  faicte  et  entaillée  en  manière 

'oir  sur  ce  advisé ,  prindrent  d*ang  grant  plat  en  largeur  de  deux 

Ix  la  terre  et  seigneurie  de  palmes  que  nous  Françoys  appelions 


j^oG  G  R  A 

espans  de  si  irès-reluyftant  lustre  et 
tant  verde  couikur  que  toute  autre 
esmeranlde  auprès  d'elle  est  obscur- 
cy c ,  effacée ,  et  de  nulle  monstre  sans 
vertus ,  et  contient  en  ront  au-dessus 
du  plus  large  six  palmes  en  quadra- 
ture; au  fons  dudict  plat  est  ung 
autre  petit  ront  faict  au  compas  sçe- 
Ion  la  porpodon  de  sa  grandeur  et 
dès  le  bort  de  celui  rondeau  uicqnes 
au  liault  du  plat ,  sont  six  quaréures 
faictes  à  la  ligne ,  et  pour  soustenir 
celuy  plat,  au-dessouliz  sont  deux 
ances  de  mesme  pierre ,  larges  assez 
pour  là  passer  la  main  d*ung  homme, 
ce  qui  est  ung  ceuvre  merveilleux  à 
regarder,  et  faict  par  artifice  tant 
sumptueulx  quemyeulx  semble  mira- 
culeux que  manuel ,  ansi  est- il  sçelou 
le  dire  de  plusieurs  et  Tymaginer  de 
chascun  ;  car  Nostre  Seigneur  Dieu 
au  jour  de  sa  ceine  come  desprovëu 
de  riche  vaisselle  pour  menger  Faî- 
gneau  pascal,  et  voulant  aux  humains 
son  pouvoir  <^in  magnifier ,  fist  mi- 
raculeusement de  terre  ville  celle 
précieuse  pierre.  O  bon  alquemiste 
oncques  n'en  fut  ne  ne  sera  de  tel , 
ores  ont  les  Gennevoys  ce  precienlx 
joyau  que  plus  chier  tiennent  que 
tout  l'br  du  monde ,  et  de  vray,  c'est 
bien  ung  trésor  d'incomparable  ri- 
chesse et  d'inestimable  préciosité,  le- 
quel est  dedans  le  sacraire  du  grant 
domme  de  Sainct  Laurent  de  Gennes 
soigneusement  gardé.  Cromques  de 
Loys  XII  y  par  Jehan  (fAuttm,  an- 
née i5o2,/b/.  III  d  lia,  /t^97or. 
Les  passages  cités  par  Borel  ne 
prouvent  pas  moins  que  c'étoit  un 
vase ,  un  vaisseau ,  et  que  lorsqu'on 
a  écrit  sangréal  ou  samgnuU,  on  a 
voulu  désigner  le  vase  de  Joseph 
d'Arimathie ,  et  non  pas,  comme  il  le 
dit ,  le  sang  royal  de  J.  G.  Borel  n'a 
douté  que  parce  qu'il  ne  les  a  pas  en* 


GR  A 

tendus ,  et  cependant  les  passages  ci- 
tés par  lui  sont  très-clairs  : 

Sënëfioît  que  II  gréaus , 
Qui  Unt  est  beaux  et  prcelcax , 
Que  le  saint  sang  giorifeux , 
D«  Roy  des  Rois  j  fa  reccos. 

Roman  de  Percepal  ciiê  par  Bord. 

Un  Gréai  trcstont  descouvert. 


Xt  plis  apporta  un  gréi 

Tout  plein  da  lyerrea  precicoses. 

Même  SoMuau 

Et  por  ce  Tappelon  nos graml ^lï'SL.  ^m 
as  prodes  homes.  En  cest  vestel  gîst  le  sasf 
de  Jestts-Christ.  Roman  de  MtrSm. 

Ce  qui  signifie  :  et  nous  appelons  ce 
vaisseau ,  ce  vase ,  parce  qu'il  pisit 
ainsi  aux  gens  sensés ,  le  Saini  Grad 
parce  qu'U  renferme  le  sang  de  J.  C 
L'autre  passage  n'est  pas  moins  clair: 

Et  fis  dîstrent ,  et  porrons  dire  du  tomI 
qne  nos  Tétaies  ;  et  eoaiaa  le  daneroa  b« 
qui  tant  nos  grée ,  cil  ^  ly  roadront  ciswr, 
ne  mètre  non  à  nos  esciens  ,  le  cUmerut  le 
mal  qai  tant  agrée:  et  quant  cil  Toynit.k 
olent,bien  doit  avoir  nonciatreaséaux^nacr. 

Ce  qui  ne  veut  dire  autre  chose,  si- 
non qu'il  leur  plait  de  nommer  a 
vase ,  ce  vaisseau ,  Saint  Graal  («âne- 
toin  craierram  )  j  et  cela  parce  qu'il 
renfermoit  le  sang  de  J.  C. ,  que  a 
vase ,  ce  graal  leur  plait  beaucoup, 
et  qu'il  mérite  d'être  nommé  saint 
Rabelais,  qui  se  moquent  de  tout, 
parle  de  cette  prétendue  relique  dans 
son  V*  livre,  chap.  lo. 


Li  (en  Tisle  de  Cassade)  auaaîi 

Mog  iasque  de  saqg  gréai  choaa  dîvîM  d 
peu  de  gens  oooone. 

Le  Ducfaat  a  donné  dans  les  méoMS 
idées  et  les  mêmes  doutes  que  Boitl. 
qu'il  cite ,  et  ce  qu'il  y  a  de  certaia, 
c'est  qu'aucun  des  manuscrits  (bon 
les  Chroniques  de  Louis  zii)  n'a  dit 
de  quelle  matière  étoit  le  Séèini  GrmaL 
QKAAjKTZ^^gnuutntcr  :  Fromettre, 


Glt  A 

accorder,  a^éer,  satisfoire.  Voyez 
Craanter. 

Graats  ,  graauts  :  Agréable,  gra- 
cieux, satisfaisaot. 

Grabatâike  :  Malade  alité. 

Grab^au  :  Choix ,  examen. 

Grabeleur  :  Qui  choisit ,  qui  exa- 
mine. 

Grabeller  ,  grabuger  :  Discuter, 
éplucher,  choisir;  disputer,  brouiller. 

Grabéughx  ,  grabéuge ,  grabouU  : 
Différend ,  bruit ,  querelle. 

Grâce  ,  gratuité  :  Reconnoissanee , 
gré ,  volonté ,  faveur ,  pitié.  Avoir  en 
grâce  :  Accorder  ses  bonnes  grâces , 
aimer,  protéger  \gratia  ;  en  bas  Bret. 
graec.  Grâces  îles  Lombards  :  Jeu  de 
dés. 

Gracelxtts  :  Diminutif  de  grâce. 

Rose  merreill«tt« 
£|WB  ta  dooceor 
Poar  me  reinlre  teur 
De  u  gracehi^, 

Poésies  de  Loys  ie  Ciuvn,fol,  63,  f^, 

O^kciJLiXygracxejCf  grassiex:ï}ouXf 
lionnéte ,  gracieux  ;  gratiosus. 

Gracier  ,  grasseler  :  Gratifier , 
obliger ,  rendre  service ,  faire  grâce  ; 
remercia,  rendre  grâces  ;  graùtare. 

Gracilité  :  Fréle,  grêle ,  maigre; 
gracilis;  msklgreur^  gradiitas, 

Grael  :  Graduel ,  livre  d'église. 

Graer  ,  gréer  :  Agréer ,  gratifier, 
remercier;  graiitare, 

GtiAwwiJx^K^gri^gner,  graphiner^ 
gfjffigner  :  Egratigner  ;  de  graphium, 

Graffinurs  :  Jhlgratignure. 

Graffiok  ,  grc/ion  :  Sorte  de  ce- 
rise qui  ressemble  au  bigarreau. 

Graffon  :  Croc ,  pointe ,  crochet. 

GRAFiERE:Bnrin,stylet;^rapAt«m. 

Graice  :  Grâce,  faveur;  gratia, 
Per  la  graice  de  Deu:  Par  la  grâce  de 
Dieu. 

Graier  ,  grajrer,  gntjrer ,  verdier: 
Propriétaire  d'une  partie  d'nn  bois, 


GR  A 


'O^ 


garde* forêt  ;  de  vfridia  ;  d*où  graie^ 
rie,  grairie,  propriété  d'une  partie 
de  bois. 

Graione  :  Graine ,  sorte  d'épice- 
rie; granum, 

Graion  rur  ,  graindier,  graimlre, 
graingneur,  gregneur,  grcgnor,  gréi^ 
gner,  gréigneur,  gréignor,  gréignour, 
greindre ,  grennor ,  grénour ,  gréy^ 
gneur^  gréjrnur,  griener,  grignéour, 
grignor ,  grinieur,  grinour,  groignet  : 
Plus  grand  ;  grandior;  ces  mots  plus 
communément  se  prennent,  non  dans 
une  idée  de  grandeur ,  mais  dans  une 
de  convenance ,  de  mérite ,  de  prix. 

Et  «e  \i  ûtf  etcliéoit  en  celé  année  que  11 
fief  est  de  graigneur  valeur,  et  H  ne  seroît  pas 
réson  qoe  li  Sire  empotUst  chelle  année. 

Coutume  de  BeoBvoiais^  chap,  a;. 

Qui  autel  vie  avoir  porrolt ,      • 
De  aeilku'  Uen  ae  a4^erroit« 
Qtt*il  n*est  nul  grOgmor  Paradis 
Qu^avpir  amie  à  «un  devis. 

**  Roman  de  Im  Rote,  'vers  1S07. 

Lores  m*en  prist  si  grant  envie 
Que  ne  lassasse  por  Pavie, 
Jfe  por  Paris  que  ^e  n*alasse 
Là  où  ge  ri  la  griignor  masse. 

*  Ihid.  n>ers  1699. 

Grant  sens  est  d^amis  faire,  et  gréigmeur  du 

gwrder. 
Mes  pou  ea  fait  et  farde  qui  les  Toclt  «»- 

charder. 
Test,  de  Jehan  de  Meimg,  iters  817. 

Gbail  :  Grille;  de  çrutiada. 

Graile  ,  graele  ,  graille,  gtaisle,  . 
gréU,  greilie,  grelle,  gresle  ,  grislc  : 
Mince,  menu ,  délié  ;  on  donna  ce 
nom  à  un  instrument  de  musique 
dont  le  son  étoit  fort  aigu  ;  gracÙis, 
à  Tablatif  gracile;  en  Lang.  grailé, 
hautbois. 

Il  n*ot  plus  belc  Caofie  el  moadt  ; 
Briefment  el  îu  jonete  et  hloade , 
Sade ,  plaisant ,  aperte  et  cointe, 
Grasacte  et  gresU,  gente  et  jointe. 

' Rometn  de  la  Rose,  vers  10x9. 

Graille  :  La  corneille  noire ,  le 
pcai  ;  de  graculus. 


7oS  GR  A 

Graillee  :  Crier  comme  la  cor- 
neille ,  comme  le  corbeau  ;  caqueter 
comme  une  poule  ;  gracillare;  et  gril- 
ler, rôtir  ;  de  craticula. 

Toutes  les  fols  qae  le  Roy  tortoit  de  ton 
logis,  trois  corbeaux  se  Tenoient  présenter 
devant  lui ,  lesquels  voletoient  à  Tentour  de 
lui ,  graillant  et  croaissant  de  telle  sorte ,  que 
le  pauvre  Prince  avoit  la  teste  rompue. 

Roman  d'Enutus. 

Grain  :  Morceau ,  fragment. 

Grainoier  :  Accroître  ,  augmen- 
ter ;  grandire. 

Graindre  :  Plus  âgé. 

Graine  :  Mal  de  tête  appelé  corn* 
munémeut  migraine  ;  la  cochenille , 
teinture  d*écarlate  ;  de  granum. 

Grainer  ,  egretniller ,  gramer  <, 
greiner,  gremer,  gremiUery  gremir, 
grenef,  grenier  :  Prendre  la  meilleure 
pâture  des  bois  ,  ramasser  le  grain  , 
égrainer,  récolter  ;  de  granum  ;  et  au 
£guré ,  écraser,  mettre  en  pièces  ,  ré- 
duire en  poudre. 

Gr  AI  n  GE ,  grainccy  grance:  Grange , 
ainsi  nommée  des  grains  qu*on  y  ser- 
re ;  de  granea, 

Grainjette  :  Petite  grange. 

Grairie  :  Droit  que  le  roi  exerçoit 
sur  les  bois  particuliers,  afin  d*empé- 
cher  que  les  propriétaires  ne  les  fissent 
entièretnent  abattre. 

Graisle  :  Menu ,  délicat ,  fluet  ; 
gracilis* 

Graisler  :  Cuire  »  rôtir ,  griller  ; 
de  craticula. 

Grais-temps  :  Jour  gras ,  le  car- 
naval. 

Grajal  :  Auge ,  baquet  ;  grajalet , 
petite  auge ,  petit  baquet. 

Grajhëlants  :  Ralliant ,  plaisan- 
tant ;  garriens. 

Grajhjêlar  :  Railler,  plaisanter,  se 
moquer ,  badiner  ;  ganire. 

Graloier  :  Jouer  de  Tinstrument 
nommé  graile.  Voyez  ce  mot. 


GR  A 

Gramazi  :  Écrivain,  greffier. 

Grambile  :  Bière  ,  boisson* 

Grame:  L*herbe  appelée  chiendent; 
gramen, 

Gramenter  ,  garmenter,  gronder, 
gramir ,  gramoier  ,  gmmojrer  :  S* 
plaindre ,  se  lamenter ,  se  cbagrioer. 
être  mécontent. 

Quant  tant  ai  eu  chant ,  si  me  font  refroi£er, 
Lora  me  font  en  celé  ère  rerser  et  trebndiier, 
Si  me  corient  trambler  et  la  color  cliangirr; 
Cil  «ont  de  moi  méiamea  qui  me  font^rooMirr. 
Cil  PrOTOt  ett  mon  caer  qui  maine  tel  teapitr 
Mi  dui  œil  «ont  li  autre  qui  font  le  destoi^ier. 
Fabliau  de  Gautier  itAupais,  n^  7118. 

Grammeht  ,  grandimeni  ,  gnuo- 
ment ,  graumerU  :  Grandement ,  am- 
plement ,  beaucoup  ;  grandiur, 

Grams  ,  gredms  :  Fàcbé,  en  colère^ 
abattu  ,  affligé ,  chagrin ,  triste. 

Et  quant  il  Ta  01 ,  a*en  fa  graims  *  et  irîn 
Du  liufi  qu*ot  de  Caudace  en  a  vers  cosaïa- 

ciez. 
Bien  fçz  et  bien  rimex ,  bien  dis  et  bien  ditio, 
Encor  sera  don  Conte  Henri  moult  biea  loin. 
La  Vengeance  ttj^tejcandre  ,  par  hkm 
li  Nivelons, 
*  Aliàa  grams. 

Grange  ,  granche  :  Grange ,  en- 
droit où  Ton  serre  les  grains  aTint 
qu'ils  soient  dégagés  de  le«r  paille; 
de  granum. 

Une  famé  de  la  NueTe-Ville  en  Hex  dist  à  n 
Bourjois  en  semblant  d*eatre  conrroncée  ci 
preaence  de  bonne  gent ,  roua  me  tolcs  u 
terre ,  et  mettes  en  Toatre  granche  che  qae 
je  deuase  aroir  et  roua  n'en  jorrex  jâ ,  car  j« 
Toua  enroieray  en  vostre  granche  lea  roo^ 
carpentiers.  Ne  demeura  paa  demi-an  que  b 
feu  fu  bouté  en  chete  granche  ,  et  ne  teot  nu 
qui  Vj  bouu,  maia  la  presontion  qui  estoiî 
contre  la  famé  par  les  manecbea  deaans  dites, 
ele  fu  prise ,  et  li  demanda  Ten  du  fet,  ele  ait 
le  fet  et  lea  maneches  et  quant  lea  mancdie« 
furent  provées,  elle  fu  jngiée  à  ardoir,  et  ù 
fu  arse ,  et  par  chelui  jugement  puet-on  ta- 
Cendre  le  péril  qu*eat  en  manecliler. 

Coutume  de  Beeutvoisis ,  chap,  6,  p.  307. 

Granche  (jeu  de  la)  :  Sorte  de  jes 
de  dés ,  pour  jeu  de  U  chance. 


GR  a: 

GrA5cax5ELle  :  Nom  d'une  an- 
tienne de  rOffice  de  la  Nadvité  de  la 
Sainte  Vierge. 

Grand-coup  :  Beaucoup. 

Grande-sglise  :  Cathédrale. 

G^kiHDtscE^grandesse:  Grandeur, 
arrogance ,  énormité  ;  granditas. 

Par  la  grandesce  del  pardon,  paet  apar- 
zoWre  la  grandesce  de  la  Tenjance. 

Sermons  de  S.  Bernard,  foL  198. 

Ge A N  Di  E R ,  graindier  :  Augmenter, 
grandir ,  croître  ;  grandire. 

Grands  -  jours  :  Grands  plaids. 
yojrez  Plaids. 

Granequin  ,  cranequin  :  Sorte 
cl*arbalète. 

Granes  :  Élevures,  Tessies ,  boules 
d*eau  qui  viennent  sur  la  peau  ;  de 
granum, 

Granoéage  :  Droit  sur  les  granges. 

Grange  RIE ,  grangéage  :  Ferme , 
métairie.  Grange  d'ainelz ,  étable 
d*agneaux.  Voyez  Grange. 

Grangier  :  Métayer,  fermier. 

Granier  (le  fust)  :  La  trémie  d'un 
moulin. 

Graniiant  :  Long-temps,  selon 
D.  Carpentier. 

Granmeht  :  Beaucoup.  Foyez 
Gramment. 

Grans  ,  grarUy  granz  ,  grauni  : 
Grand  ,  ample ,  vaste  ;  grandis, 

Grans  fa  la  noÎM  et  la  cri^ , 

Nos  hom  11*1  pooit  autre  entendre. 

Parole  oîr  ne  raison  rendre. 

Roman  du  Hou ,  foL  a3o,  V\ 

Gransoner  :  Murmurer,  gronder. 
Voyez  Groger. 

Grant  :  Gré ,  volonté,  désir.  Foy, 
Créant. 

Grant  :  Grandeur  ;  graruUtas, 

Granter.  Foyez  Créanter. 

Grantey  :  Paiement  de  ce  c[u'on 
a  eu  à  crédit.  Foyez  ÇiiiAiici. 


G  R  A  709 

*  Grahtoe  :  Donateur. 

Grant-pieça  :  Long- temps  aupa* 
ravant.  • 

Grants  :  Dons,  cessions  de  bien. 

Grant-sire  :  Beau-pèae. 

Grant-terre  (seigneur  des  cbetifs 
ou  de  la)  :  Chef  d'une  société  de 
jeunes  gens  appelés  les  ckettfs  ;  de 
captivare, 

Granue  :  Croc,  crochet. 

Granuler  :  Verser,  répandre  petit 
à  petit  dans  de  l'eau  froide ,  un  métal 
en  fusion  ;  et  égrainer  ;  de  granum. 

Graou,  gravas,  gravo  :  Gravier, 
sable  ;  port ,  rade ,  baie  ;  de  gradus, 

Grap  ,  grape ,  grapin  :  Outil  d'ar- 
tisan ;  partie  d'une  lance. 

Grape  R  :  Cueillir. 

Et  dei  etpis  dei  Mes  frotoient , 
Et  de«  rottini  et  chan»  grapoient, 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  8565. 

Grapeteur  ,  grappeteux  :  Grap- 
pilleur. 

Grapher  :  Grever ,  surcharger  ; 
gravure. 

Graphie  R  :  Greffier,  écrivain. 

Graphigner  :  Se  gratter,  égrati- 
gner,  jouer  de  la  main;  faire  des 
tours  de  filoux  ,  prendre  par  force , 
voler ,  enlever  ;  de  graphium  ;  de 
l'Hébreu  garaph ,  suivant  Borel. 

n  (  Gargantua  )  lenr  mordoît  lea  aareîUet 
(aux  chiens),  îU  lui  graphimoient  le  net,  il 
leur  «ouffloit  au  cul ,  Uz  liiy  letchoient  les  ba- 
digoince».  Rai^iais,  liv,  i^chap,  ii. 

Grapier  :  Ce  qui  reste  du  froment 
après  qu'il  a  été  vanné  et  nettoyé. 

Grapis,  grapoisy  grapris  :  Sorte 
de  poisson  de  mer. 

Grappe  :  Ulcère  qui  commence  à 
sécher,  qui  est  en  croûte. 

Grappbr  :  Grappiller,  vendanger, 
cueillir  le  raisin. 

Grappe UR ,  grappeteur  :  Grappil- 
leur, vendangeur. 

3 


710  GRA 

GftAmux  :  Gros  vlUiii ,  sale ,  dé- 
goûtaoL 

GaAED,  Guerard  :  Gérai^f  i^i^ 
d*homine. 

Gaaaik  ^  Certain  droit  qu'on  a 
dans  le»  bois  d*on  autre. 

GftASAL  :  Jatte ,  sorte  de  plat. 

GaASELKR ,  grasier,  grasseler,  gra- 
tier  :  Faire  grâce  ,  pardonner,  faire 
accueil ,  caresser  ;  remercier,  rendre 
grâce  ;  gratias  agcre.  Voy.  Geacike. 

Dont  a  prî!!  congié  à  ITmper^rîf ,  et  de 
grasie  moitlt  dcl  bonnoar  qu'il  lui  avoit  faite. 

yiûe-Bardouùt, 

Gbâset  :  Huile  ,  graisse. 

Gr  As-Houc ,  grasbouc  :  Veau  gras  ; 
r.Vtoit  aussi  le  cri  des  bouchers  de 
Paris. 

GaAS-HVMi  :  Bouillon. 

Mais  li  Tilaîn»  por  garison , 
Aroitle  koir  prise  poiion:  (breorage) 
Taiit  ot  mcagté  bon  baef  ans  aas , 
Kt  doo  gr<u-humé  qui  fu  cbans. 
Que  la  paoce  ne  fu  pas  mole , 
Alna  li  tend  com  corde  à  cleole. 

Fabliau  du  Pet  au  Filam, 

Gr  iss^  A  T ,  grassai  :  Baquet  de  bois. 

Gras  sKRUKrvr  :  Gros  jurement. 

Grat  :  Goût  ,  gré ,  fimtaisie  ; 
gratunim 

Grat  (de)  :  Gratoîtement;  gratis, 

Gratkine  7  Souricière,  ^tière. 

Geatieusee  :  Faire  accueil,  bien 
recevoir,  caresser.  Foyez  Geaciee. 

Geatisse  ,  graeuùe,  gratuisseur  : 
Bourre ,  espèce  de  mauvaise  laine. 

Geatue  ,  gratuse  :  Poinçon ,  r&pe , 
ustensile  de  cuisine  ;  de  gmphùun, 

Geatuit  :  Ce  qui  concerne  Tesprit 
ou  l'ame  ;  de  gratuitus, 

Geatuitk  :  Don ,  présent. 

Geatuese.  Voyez  Geatisse. 

Geatusee  :  Râper,  gratter;  de 
radere. 

Geauce  :  La  corneille  noire  ;  gar^ 
rula.  Voyez  Ge  aille. 


G&E 

GEATMEvr.  Voyez  Gi 

GEAUJiTEa  ,  graaitier  ,  gréamia'  : 
Donner,  permettre ,  eéder,  accorder, 
promettre,  s'engager,  destiner;  de 
crtiiere.  Voyez  Ceéavtee. 

GEATACE,gf»pr/,  graveUe  :  Sable, 
gravier;  gravarûun,  gravella. 

Le  peuple  d'Israël  estoît  uusaî  graad  mm* 
brc,coauBede^n»ie/r  de  mer. 

BiNe 


Je  benrstrai  à  toi ,  et  ai  moltiplierai  ta  le- 
0CBce  alsî  con  les  eutoiles  du  cid  et  abi  tam 
b  grat^ek  qui  cit  eu  la  riw  de  la  aer. 

Moraies  de  S.Cngoirt, 

Geave  :  Lieu  situé  sur  le  bord  des 
rivières  on  il  y  a  du  sable;  deglûm, 
selon  Barbazan. 

Geatelot,  gapreioi  :  Javelot. 

Geateluee  :  Dlsconrs  libre,  dé»- 
bonnéte. 

Geavfeeux  :  Celui   qui  lève  la 
impôts,  percepteur. 
'  Geaveeie  :  Charge,  fardeau,  ser- 
vice ,  corvée  ;  grafitas, 

Geave u,  grave  :  Officier  coBuaifr 
dant  les  troupes  d'un  seigneur;  pro- 
posé aux  corvées  ;  de  gravis  ;  en  bas. 
lat.  grasdo.  La  qualité  de  grave  étoit 
moindre  que  celle  de  Comte;  les  gra- 
ves formoient  une  juridiction  ,  et 
leurs  terres  étoient  titrées. 

Geavkuee  :  Fente,  crevasse,  ou- 
verture; gravitas. 

Gravuxk  :  Tridenne,  tiretaine,et 
autres  étoffes  de  laine  grosaières. 

Grat  :  Gros ,  gras  ;  crassus. 
,  Geatee  :  Garde  des  eaux ,  des 
étangs  d'un  seigneur. 

Geazal  r  Jatte ,  sorte  de  plat* 

Gëlè  ,  grés  :  Degré ,  marche  d'es- 
calier ;  grès  ;  gradus;  en  anc.  Prov. 
gra,  graza. 

Geé  ,  grée  :  Vouloir  ,  volonté, 
grâce ,  récompense  ;  graium.  Rendre 
gré,  remercier,  savoir  gré,  rendre 
grâce  ;  /aire  gré,  payer  ,  satisfaire  à 


6  a  B  GRE                  711 

ee  que  Ton  doit  »  s'accorder  dans  une  Ga^sm  :  Agréer.  Voyez  GmAsm. 

chose  litigieuse.  Gabfb,  gr^e ,  gr^ez^  grerf^  9 

Gee  ,  Grégéisy  Grégeois ,  Grégois,  gre^ur,  grtrfix  :  Sorte  de  stylet  on 

Grès ,  Grcii  :  Grec ,  né  en  Grèce  ;  poinçon  dont  les  anciens  se  serroient 

Grœcus.  Voyez  Geku.  pour  écrire  ;  alêne ,  petit  couteau , 

Ger  :  lia  Grèce;  Grœcia.  espèce  d'outil  pour  greffer  et  enter 

Gré  AGE  :  Droit  sur  la  coupe  et  sur  les  arbres  ;  graphtum  ;  en  bas  Bret. 

les  ouvrages  de  bois  ;  en  basse  lat.  gre/f. 

greaglum.  A  la  parfin ,  conme  ledit  Jehan  et  Margne- 

Gai&AlfTEB  :  Promettre^  s'engager;  ritte  Tcoisseiit  audit  tomliel  en  teaieme  jonr  « 

credere;  et  non  pas  remercier,  Comme  «î  '«'>"'  '**•»  î«*i*  ^^"^  ?"fî**^?"v  ^ 

1      , .      '      ,        ^  riere  sont  le»  atsêettet ,  il  ni»t  la  bottche  de 

Je  dit  Borei.                       >  Teafant  sut  le  tombel ,  et  U  pueele  cria  «ftfi 

GeÉAKTISE  :  Promesse  ,  éilgage-  comète  ele  fott  pointe  d^one  grmjje. 

ment ,  assurance.  Miracles  de  S.  Loms,  ckap.  6. 

Grecanisee  ,  greciser  :  Mêler  dans  Geeffatte  :  Noix  anguleuse  qui  est 

ses  écrits  des  mots  tirés  du  Grec ,  en  fort  petite ,  et  dont  la  coque  est  ex- 

hérlsser  la  langue  Françoise ,  comme  trémement  dure, 

le  faisoicnt  Ronsard, Baïf,  Rabelais,  Geefpeeib  :  Office,   cbargo   àe 

et   autres  auteurs  du  xyi*  siècle  ;  greffier. 

grœcarL  Geefts  :  Grief;  gravis, 

Gr^e  :  Vieille.  Geefvemeht  :  Grièyement  ;  gra^ 

Geeel  :  Graduel,* livre  d'église;  viter, 

grciduale  ,  de  gradion   Borel  dit ,  Greftes  :  Le  gras  des  jambes, 

d'après  Ménage,  que  les  graduels  Gbbftbs  ,  ^mVe^  graiveire,  gre^ 

sont  certains  pseaumes  dits  à^gradt"  fttes,greve,grevetie,greviere:him\at 

bus,  parce  qu'ils  vont  en  montant  de  de  jambes. 

ton.  Si  c'étoit  par  cette  raison  que  O^totit^  Grégeois  y  Grégois  :Grte^ 

les  pseaumes  sont  ainsi  nommés ,  il'  qui  est  de  la  Grèce  ;  Grœcusm  Voyez 

f audroit  toujours  monter,  ou  hausser  Gb  é  u . 

le  ton  en  les  chantant  ;  et  par  ce  Gbboibb  :  Faire  tort ,  fndomma- 

moyen,  il  y  a  tels  pseaumes  où  il  fau-  ger,  blesser,  incommoder,  tourmen- 

droit  monter  quelques  centaines  de  ter,  fatiguer,  grtreri  gravare. 

gammes  ou  octaves;  d'ailleurs,  en  les  Geboubs,  greguesques  :  Hautnile- 

chantant ,  ne  descend-on  pas  aussi  chausses ,  eulottes  dites  à  la  grecque, 

bien  comme  on  monte  ?  Ces  pseaumes  Barbazan  croit  que  ce  mot  vient  de 

graduels  ont  été  ainsi  appelés  parce  braies,  bragues;  en  Latin  braceœ,  le 

qu'on  les  chantoit  en  mardiant  ^  en  b  changé  en  g;  parce  que  pour  fiaire 

faisant  la  procession ,  et  ils  viennent  sortir  quelqu'un  d'un  endnnt ,  <m  lui 

de  gradior,  gradi.  Le  graduel àtW  ^aaii^ tire êesbragues,tùre tes greguesm 

messe ,  qui  se  chante  entre  Tépltre  Gebi ambit  :  Aigreur^clîoM  d'irrî^ 

et  l'évangile ,  est  ainsi  nommé  à  gror  ter  ;  acrimonia, 

dibus ,  parce  qu'il  se  chantoit  ancien-  Geeicn ailie  :  Toute  espace  de 

nement  dans  le  Jubé ,  et  qu'il  falloit  graine  ;  de  granmn. 

monter  pour  le  chanter.  Voyez  le  Ga^toii eue  ,  gréi^ifor,  gréignour: 

Traité  historiique  du  Chant  ecclésiai-  Plus  grand ,  plus  considérable  ;  gran- 

tique,  par  l'abbé  Lebenf.  dior.  Voyez  Gbuobbub. 

4 


7iâ  GR£ 

GÊEiL  ,  gresile  :  Grille,  gril;  cra- 
ttctila;  ponssc,  rejeton  d*un  arbre; 
jatte  ,  sorte  de  plat,  f^ojrez  Graili. 

Greille  ,  gresle  :  Instrument  qai 
rend  un  son  aigu.  GreUoier  :  Sonner 
de  cet  instrument, 

Greillets  :  Boucles  d*oreilles , 
boutons,  sonnettes. 

Gkeillon.  Voyez  Greil. 

Grein  :  Fâché ,  affligé. 

Greinder  :  Grandir,  élever,  de- 
Tenir  plus  considérable  ;  grandire» 

Gre INDRE  :  Plus  grand ,  très- 
grand  ;  aîné ,  plus  âgé  ;  grandior. 

Et  diU  la  grtindrt  al  maÊndre  ;  DOttre  piere 
est  vieux ,  et  nulai  des  bien  n*est  en  terre  re- 
mis qae  nous  puissent  entrer ,  just  la  manere 
de  tute  terre  :  enjTrons  li  de  rin ,  et  od  li 
dorméons ,  que  nous  poussoms  garder  semail 
de  nostre  pivr*?. 

Bible,  Genève,  ckap.  19,  vers.  3i. 

DixUque  major  ad  minorent  :  pater  noster 
senex  est,  et  nullus  -virorum  remansit  in  terra 
fiti  possit  ingredi  ad  nos  juxtà  morem  uni- 
virsœ  terrœ  :  'veni,  inebriemus  eum  vino,  dor- 
ihiamusque  cum  eo,  ut  servare  possimus  ex 
Dotre  nostro  semen, 

Greindres  de  nessauhge  :  Nota- 
bles ,  principaux  du  peuple. 

Marchent  les  greindres  de  nessaunce  et  les 
juges  del  lian  de  la  caroigne ,  les  espaces  des 
citez  qui  suot  par  cnriron. 

Bible ,  Deutéronome ,  ckap,  ai ,  vers.  2. 

Egredientur  majores  natu ,  etjudices  tui,  et 
menentur  à  loco  cadaveris  singularum  per 
circuitum  spatia  civitatum. 

Gr^ingneur.  Voyez  Griêigneur. 

Greins  :  Grandement  ;  grandiier, 

Gréis  :  Gré,  volonté,  plaisir; ^tf- 
tum  ;  il  s'est  dit  aussi  pour  cresselle. 

Grel  :  fiourgeon ,  rejeton  ;  de 
gracilis. 

GaiLE ,  greîius  :  Menu ,  mince  , 
délié ,  délicat  ;  gracilis. 

Grêlé  de  pierreries  :  Parsemé 
de  pierres  précieuses;  granulatus. 

Grenaille.  Voyez  Gaexgnaillb. 


GRE 

Grenét  :  Grenat,  pierre  prédeaie. 

Grenete  ,  grenette  :  Mardié  au 
grains  ;  de  granum. 

Grbnetiea  :  Offider,  commb  da 
grenier  à  sel. 

Grenier  :  Glandée  ,  saison  des 
glands,  par  corruption  de  grananum; 
il  s'est  dit  aussi  pour,  banne ,  'pièce 
de  grosse  toile. 

Grenon  ,  gemon ,  ghemon ,  guer- 
non  :  Poil  de  la  barbe,  moustache; 
en  bas.  lat.  granus ,  greno. 

Et  la  mesenge  a  empotngnié 
Plaîn  son  poing  de  moase  et  de  foîUc  ; 
N*a  talent  que  besier  le  Tollle  , 
Les  grenons  H  commence  à  terdre. 

Roman  du  Renard,  fit  71. 
Droitement  en  enfer  entra , 
Moolt  estoit  bien  appareUlex , 
Barbe  ot  noire ,  grenons  trechicz , 
En  enfer  entre  tôt  secrez. 
*  FtdUiau  de  S.  Pierre  et  du  Jougfêor. 

Grepe  :  Crèche;  mangeoire,  n- 
telier. 

Grès  :  Degré,  marche  d'escalier; 
pas ,  allure ,  démarche  ;  gressus,  gra- 
dus.  L'église  de  S.  Etienne-des-Grà 
ne  fut  nommée  ainsi  ,  que  parce 
qu'elle  étoit  élevée  anciennement  de 
plusieurs  degrés;  elle  est  désignée 
dans  les  anciens  titres  Latins,  par 
Sanctus  Stephanus  à  Gressibus. 

Grésillons  :  Menottes ,  liens,  at- 
taches ,  fers  que  l'on  met  aux  mains 
des  criminels. 

Henry  de  Malhetet  fut  mené  par  le  bonr- 
rean,  Us  grésillons  es  mains  et  lea  fers  es  pieds. 
Mémoires  de  Peuis,  an  i344. 

Gresle  :  Trompette  ou  cor  dont 
le  son  étoit  fort  aigu ,  et  dont  on  se 
sçrvoit  pour  annoncer  les  repas;  de 
gracUis.. 

Mi  sire  Rez  a  fait  sonner 
Un  gresle  pour  Tere- donner. 

Boman  de  Perceyed. 

Celte  coutume  de  corner  l'eau  pour 
laver  les  mains,  et  d'annoncer  les 
repas  avec  un  instrument ,  est  fort 


GRE 

ancienne;  elle  est  encore  obsenrée 
dans  les  grandes  maisons.  Nos  pères 
a  voient  choisi  le  cor,  parce  qu'il  étoit 
réputé  rinstrument  noble ,  et  on  laia- 
soit  aux  moines  et  aux  vilains,  à  se 
servir  de  la  cloche.  Ce  n*étoit  point, 
comme  Ta  pensé  Borel ,  un  yalet  qui 
présentoit  à  laver,  mais  une  damoi" 
selle.  Voyez  Geailk. 

GaEssE  :  La  Grèce; GrtraV?; graisse, 
corps  gras  ;  crassitudo  ;  et  grâce  ; 
gratia. 

BaampUe  seit  incarne  ai  eom  de  tain  et  de 
grtsse. 
Comm.  sur  le  Soutier,  fol,  117,  V^,  Ps,  65. 

GaxssiH  :Toute  marchandise  grais- 
seuse. 

Gréu  ,  Gréeux ,  Grefs ,  Grégeois, 
Greis ,  Grézeis  ,  Grézéoîs ,  Grézots, 
Grieu,  Grieujr^Grie.r ,  Grifons ,  Gri- 
géois ,  Grigois  ,  Grijéois  ,  Grijois  , 
Griots ,  Griphon^  Gris ,  Grisois,  Griu, 
Grius  y  Griuu ,  Griuz  :  Grec ,  qui  est 
né  en  Grèce;  Grœcus. 

Gréuge  :  Perte ,  dommage  ;  gra- 
vitas, 

Gredllon  :  Instrument  à  cerner 
les  noix ,  à  les  ouvrir. 

Greunier  :  Grogner;  le  cri  du 
pourceau  ;  de  grunnire. 

Gréuse  :  Plainte,  aflfliction,  mé^ 
contentement. 

Gebyable  ,  grevant,  grevens  :  Fa- 
tigant, nuisible;  gravis,  gravons; 
eu  anc.  Prov.  grëu,  grëou. 

Gardes  que  tei  paroles  ne  soient  gremUes  à 

autrui 

Ti  ris  sans  asprece ,  ti  pas  sans  noise. 

Prov.  de  SeneAe,/bl.  3ao,  F*,  col.  1. 

Grevain  :  Lourd,  pesant;  triste, 
affligeant ,  fâcheux  ,  incommode  ; 
gravons, 

Grevance  :  Tort ,  peine ,  injure , 
chagrin ,  afflictiou  ;  gravitas,  grova- 
tio  ;  en  anc.  Prov.  grëujhë. 

Grkyaz  (Saint)  :  Le  mardi  gras  ^ 


GRE  7x3 

nommé  ainsi  parce  que  les  gour- 
mands mangent  à  crever. 

Grève  :  Péril ,  suivant  Borel;  lieu 
plein  de  sable  et  pierreux,  sur  le  bord 
des  rivières  ;  d*où  la  Grève,  place  pu- 
blique à  Paris. 

Grève  :  Espèce  d*arme  préserva- 
tive.  Ducange , au  mot  greva,  dit  que 
ce  sont  des  bottines  de  fer,  armure 
des  jambes. 

Grève  :  Cheveux  longs  et  parta- 
gés sur  le  haut  de  la  tète ,  ligne  qui 
les  sépare. 

Quant  nous  fumes  à  Poytiers,  je  t!  nn  Che- 
valier qoi  avoit  non  mon  Seignenr  Gyeffroy 
de  Rançon ,  que  pour  un  |p«nt  outrage  que  lo 
Conte  de  la  Marche  U  aroit  fait ,  si  comme  l>a 
disoît ,  et  avoit  juré  sur  Seins  que  il  ne  seroît 
jamex  roingnez  en  guise  de  Cheralier  »  mèa 
porteroit  grève ,  aussi  comme  les  femmes 
fesoient  jusques  à  tant  qne  il  se  Tcrroit  rengié 
du  Coûte  de  la  Marciie ,  on  par  lui  ou  par  au- 
trui. Joinville ,  Histoire  de  &,  Louis, 

Grève  :  Peine ,  ennui ,  chagrin* 
Voyez  Grevahge. 

Grever,  griever  :  Chagriner,  tour- 
menter ,  inquiéter ,  courroucer,  in- 
commoder, affliger,  nuire ,  faire  tort, 
fatiguer,  fâcher;  gravure;  en  bas 
Bret.  grei*a. 

Je  prendmy  bons  eséqntevn 
A  quy  j*ai  parfaicte  fiance , 
Mes  bons  amys  et  serviteurs, 
Qui  j  feront  à  mon  absence 
Tant  que  se  jVstoye  en  presenoe» 
Doubte  n*ea  fail ,  quant  »  ce  point , 
Aussi  greverojreiU  lei^  co^pience  , 
L'amour  au  besoing  ne  fault  point. 

Dialogue  du  Mondaim* 

Grevette  :  Bottine,  armure  det 
jambes. 

Grevbussbumbht:  Avec  dommage. 

Greveux  ,  greveus ,  grevous  ;  au 
féminin  greveuse,  grevouse  :  De  man« 
vaise  humeur,  fâclfeux ,  désagréable, 
lourd ,  pesant;  gravis,  gravatus;  en 
anc.  Prov.  grèugat,  grëujhot, 

Grevier  :  Égout ,  canal ,  fosië , 
conduit  d'eau. 


714  GRI 

Gresale  :  Baquet ,  jatte. 

GaiACB  :  Droit  qu'on  a  dans  les 
lK>is  d*nn  autre. 

GaiBouiLLB  :  Marchand  de  petits 
meubles ,  qui  »  suivant  Borel ,  vient 
du  Grec  yfvmwmXtiç  ;  d*où  vient,  dit- 
il  ,  fariboles ,  et  frivole  ;  outre  que 
ces  deux  mots  ne  viennent  point  de 
là,  gribouille  est  un  mot  forgé  pour 
désigner,  un  sot ,  un  benêt ,  un  idiot, 
un  imbécille  ;  le  petit  peuple  dit  en- 
core ,  il  fait  comme  gribouille ,  il  se 
cache  dans  l'eau  crainte  de  la  pluie. 

Geik  ,  gnecke,  gnes,  griet,  griez: 

Fâcheux  ,  incommode ,  inquiétant , 

grevé ,  vexé ,  tourmenté  ;  gravatus  ; 

en  anc.  Prov.  griévai;  en  bas  Bret. 

griez. 

Kn  c«le  saison  méismcs  ariat  qii«  celui  rail- 
lant  homroe  Raimont  lî  Cnens  de  Toalouse 
acoQcha  d*aiie  maladie  griez  et  perillouse  ,  et 
Tost  erroit  toutes  roies  et  le  portoit  Tca  en 
litière.        Guiffaume  de  Tyr^fol  3a ,  V, 

Grieche  ,  grief,  grief ve ,  gricit , 
griesche  y  griesté,  griety  grieté  :  Af-. 
fliction  ,  peine ,  chagiîn ,  tourment , 
incommodité ,  charge  ,  redevance  ; 
pesanteur  ,  accablement  ;  gravaUo , 
gravitas, 

Griément  :  Dangereusement,  griè- 
vement ,  difficilement ,  péniblement  ; 
graviter;  en  anc.  Prov.  grëoumen , 
grëumën. 

Se  tu  as  promis  à  un  nome  que  tu  seras  ad- 
vocas  en  se  «use  ,  et  devant  çon  tes  fiex  s'a- 
couche  malade  grieinent^  ce  n*est  pas  contre 
Toffice  de  ta  foi,  ne  contre  vérité,  f^e  tu  ne 
lais  çon  qn«  tn  dois.  Brunetto  Latini,  Uv.  2. 

Griesche  :  Borel  explique  ce  mot 
par  y  grecque  ;  d'où  vient  qu'on  dit , 
une  pie-griesche ,  et  de  Vortie-gries- 
ehe  ;  et  quelquefois  ,  ajoute-t-il ,  il 
Teut  dire  sauvage  ;  de  itgria,  Borel 
s'est  évidemment  trompé;  nos  an- 
ciens employ oient  ce  mot  comme 
substantif  et  comme  adjectif;  comme 
substantif ,  il  signifie ,  incommodité, 


CRI 

désagrément,  ennui, chagrin  ;  charge, 
fardeau  ;  et  comme  adjectif,  incom- 
mode, désagréaMe,  pénible,  en- 
nuyeux,déplaisant,onéreux,  f&cfaenx. 
Rutebeuf  a  composé  deux  pièces  in- 
titulées ,  l'une ,  ia  Griesche  éPesié^  et 
l'autre ,  la  Griesche  d^yver,  dans  les- 
quelles il  décrit  les  incommodités  de 
ces  deux  saisons  ;  en  parlant  de  la 
dernière ,  il  dit  : 

Mon  dit  commence  trop  d'jrer 

De  poure  estoire , 
Ponre  sens  et  ponre  mémoire 
M*a  Diex  doné  li  Rois  de  gloir* 

Et  |>oure  rente  , 
Et  froit  au  cul  quant  bise  Tente, 
Si  vont  mo  rient,  U  vent  me  vente 

£t  trop  souvent. 

Dans  celle  d'été,  il  dit  qu'il  a  trop 
chaud ,  et  que  la  poussière  l'incom- 
mode. 

D*anbe  espine  nous  font  rosier. 
Et  d*ortie  griesche  fenoil. 

Gautier  de  Coinsi,  Uv.   i  ,  chap.  2, 
parlant  des  Hypocrites. 

Ce  qui  vent  dire  que  l'ortie  est  désa- 
gréable, incommode,  parce  qu'elle 
pique  ;  on  dit  xoLe pie-griesche^  parce 
que  c'est  un  oiseau  dont  le  jargon  eA 
désagréable ,  disgracieux  ,  et  ce  n  &t 
pas  parce  qu'elle  est  de  Grèce;  aassi 
Ducangc,  au  mot  griescha,  l'explique 
par  onus ,  gravatio  «  et  il  a  raison .     1 
ce  mot  venant  de  gretwire.  Monet  Ta     j 
mal  défini ,  quand  il  dit  que  griesckt    | 
signifie,  bigarré  comme   une  pie.     [ 
comme  une  perdrix  ;  ainsi ,  suivant 
lui ,  tout  ce  qui  seroit  d'une  même 
couleur  et  qui  seroit  bigarré ,  seroh 
gfiesche, 

Grisstié  :  Doflunage ,  grief. 

Grixstxr  ,  gfief^^er,  griei-er  :  In- 
commoder, fâcher,  nuire ,  chagriner, 
faire  tort  ,  accabler  ,  tourmenter . 
causer  des  peines  ;  grm»are, 

Grieté  :  Fâcherie ,  pleine  d'esprit, 
chagrin,  diâlcolté. 


GRI 

Gaibu,  grieux  :  L'auteur  du  Glos- 
saire du  Roman  de  la  Rose,  explique 
grieux  par,  peine ,  affliction ,  et  ren~ 
voie  au  vers  1236  du  Testament  de 
Jehan  de  Meung;  mais  il  signifie, 
contre  le  gré ,  malgré. 

Pour  ce  que  jà  le  monde  ett  TÎeulx , 
Tînt  de  «on  ciel  entre  nooe  Dieux  » 
Aussi  comme  en  |mûs  de  guerre  ; 
Biais  pour  ce  que  fut  en  grieux , 
Des  Sarrazins  et  des  Ebrieux , 
Vint  le  Saint  EsperH  en  terre , 
Pour  la  rie  përie  querre. 
Testament  de  Jehan  de  Meung^  édition  de 
Lengiet  Dufresnof, 

Grifaicnb  ,  grifaine  ,  grifaingne f 
griff oigne  ^  griffaingne  :  Cruel ,  mé- 
chant, résolu,  intrépide,  fier,  de  mau- 
vaise humeur,  prêt  à  jeter  les  griffes  ; 
de  gryphus;  du  Grec  gryps;  en  bas. 
lat.  griffus;  en  bas  Bret.  griff» 

Mes  or  soit  posé  que  gel*  praingne , 
A  Jalosîe  la  grifcungne  , 
Qu«  U  porrions-nos  ore  dire  ? 

*  Boman  de  la  Bote ,  ifert  iSiSq. 

Gai  F  AU  :  Oiseau  de  proie  igrt/alco» 

GaiFENT,  griffon,  grifon  :  Croc, 
pointe  ,  crochet  ;  gryphus. 

GaiFFONiE  :  Griffonnage,  écriture 
mal  faite. 

Griffons  ,  Grifons  ,  Grigéois  : 
Grec ,  qui  est  de  la  Grèce  ;  Grœcus, 

GaiFFu  :  Armé  de  griffes. 

J)e  ce  monstre  ^j^^  monstre  trois  fois  testu. 
Par  Charles  nostre  Hercule  autrefois  ahbatu. 
Trag.  de  ia  Guisiade^parP,  Matthieu. 

Gricieue  :  Lépreux,  terme  in- 
jurieux. 

Grigiton  ,  grignette  :  Croûte  gra- 
veleuse du  pain ,  les  tours  et  les  bords 
d*un  pain  ;  d*où  gngnoner,  grignoier, 
couper  les  bords  du  pain. 

Gn.icoïK'E y  Crigore,  Grigorie,  Grin- 
gore  :  Grégoire ,  nom  propre  j  Gre^ 
gorius. 

De^posa  le  Pape  Grigorie  , 
Ce  nos  raconte  li  «store. 


GRI  71S 

Par  oquoîsson  le  misC  en  trappe. 
Pour  çou  que  Grigore  cil  Pappe 
De  son  avoir  ot  acaté 
Le  don  de  TApostolité 
Trois  mile  lÎTres  de  deniers. 

Phii.dtùiuk9$,fiiLiJ!ii. 

Grigois  :  La  langue  Grecque  ;  Un' 
gua  Grœca, 

Gril  :  Criquet ,  grillon;  gryllus. 

Geile.  Voyez  Geai  le. 

Geiletb  :  Grenouille. 

Geimageeie  :  Grimace. 

Geime  ,  grimelin  :  Grimaud ,  petit 
écolier. 

Geivoàlet  ;  Cheval  maigre  et  aler- 
te.  Borel  dit  qu*il  n'a  point  entendu 
ce  mot  dans  Percerai. 

Geincks  :  Plus  grande  ;  de  gran- 
dior;  mais  dans  la  citation  suivante, 
il  parott  signifier, laide,  désagréable. 

Bien  se  feront  à  pon  de  boire  et  de  mengier. 
Mes  qui  ne  se  Tuelt  fere  honnir  ou  ledengier. 
Ou  aroir  gringne  chiere  •  riotes  ou  dangîer, 
Joiaus  ne  belles  robes  ne  leur  face  estrangier. 

*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  'vers  x3i3. 

C'est  ce  que  Ton  appelle  encore  au- 
jourd'hui, une  figure  alongée. 

Geinooeibn  :  Pour  Grégorien. 

GaiNooTEE,  gringuenoter  :  Fre- 
donner, chanter;  au  figuré,  railler, 
se  moquer  ;  de/ringuUire;  d'où  grin» 
gotis  y  chant ,  ramage. 

J*ai  oui  chanter 

llossignolet 

Qui  gringotoit 

Là  bas  sur  ces  espines* 

Aneieiu  Noels. 

Grif  ,  gripe  :  Vol ,  rapine  ;  et  la 
mMn  ;  de  graphos;  petit  bateau  qui 
avoit  de  la  ressemblance  avec  nos  Ini- 
gantins  actuda  ;  de  gryphus. 

Geipee  :  Rapiner,  dérober.    • 

Gais  :  Grées. 

Geis  ,  grisié,  gris  :  Temps  froid  et 
noirâtre ,  couleur  grise.  Petit  gris  : 
Fourrure  grise  très-estimée  ches  nos 
aïeuxfde  dnereus.  Barbazan  le  dérive 


7i6  GRO 

de  varius  ;  en  bas.  Ut.  griseus  ,  gri^ 
$€um ,  grisius ,  gnsittm. 

Gruanche  :  Nom  d*une  grosse 
pièce  de  bois ,  dans  le  Màcoipois. 

GaisARD  :  Le  biseau. 

Grises-dames  :  Religieuses  Ber- 
siardines. 

Grisil  :  Gréle. 

Et  Morte»  tendi  sa  main  et  grisU  ceêtertnt, 
ne  outre  ne  dégoûta  la  ploie  sur  la  terre.  Pha- 
raon adecertei  Toiant  que  la  ploie  cettast  et 
le  grisil  et  le  thonairet ,  il  enoita  pechée  en 
ton  quoer. 

Trad.  de  la  Bible,  Exode,  chap.  9,  v,  33. 

Mojrses  ietendit  nuutus  ad  Donùnum  :  et 
mssaverunt  umiirua  et  grando ,  nec  ultra  stU^ 
lavit plagia  super  terram,  Videtu  autem  Pha- 
rao  quhd  cess€uset  pluvia ,  et  grando ,  et  toni' 
trua,  auxit  peceatum. 

Grisletiê  ,  grivelé  :  Cendré ,  mar- 
queté de  gris. 

Grisopas  :  Sorte  de  pierre  pré- 
deuse. 

Endroit  de  moi  ne  birai  paa 
Que  je  ne  die  dou  grisopas  ; 
Sa  color  samble  jns  de  pors , 
Si  estincele  come  Tort  ; 
D*Inde  rient ,  monlt  eat  précieux, 
Cil  qui  le  porte  e«t  graciens. 

Le  Lapidaire. 

Grive  :  Méchante  ,  mauvaise  ; 
gravis. 

GaivEL^E  ,  grivèlerie  :  Fraude  , 
tromperie  faite  dans  un  emploi  ou 
une  commission  dont  on  est  chargé  ; 
gravitas»  Griveler  :  Commettre  ce  dé- 
lit ,  faire  cette  faute. 

GaivELEUR  :  Trompeur,  celui  qui 
fraude. 

Grobis  :  Plus  grand ,  plus  gi^s , 
une  fois  plus  gros  ;  important ,  fier. 
Faire  le  grobis  :  Faire  Timportant , 
sortir  de  son  état. 

Grocer  ,  gransoner  y  grochier  ^ 
groignery  groignier,  groncer,  gron- 
cher  y  gronder  y  grondeller,  grondeUery 
grondier,  grondillery  grondiry  gron* 
gniery  gronsonnéiry  gronsonnery  grou" 


GRO 

cety  grouchieTy  grouciety  grouuer: 
Gronder,  reprocher,  réprimander, 
murmurer,  parier  entre  st%  dents,  se 
plaindre  ;  grundire,  grunnire  ;  en  bas 
Br^.  grondai  y  gromdter,  grongnal. 

If  Oi  maistrea  noas  et  rarlets  paient , 
Quelque  greTance  qollx  en  aient; 
Grouckier  poerent  et  groueheroat, 
Ja  aultre  ^tose  n*cn  aront. 

Le  seeomd  Renard  ,/i)l.  116. 

Groé  :  Lien,  champ  fermé  de  haies. 

Groenet  :  Fourchette  de  cuisine. 

Groffe  :  Espèce  de  lance  ou  de 
dard  ancien,  suivant  Borel. 

Grog  If  ET,  groignet  :  Sorte  d^arme 
offensive. 

Grohan  :  Nom  d'un  château  à  la 
porte  d'Angers,  qu'on  prétend  avoir 
été  bâti  par  César. 

Groigner.  Voyez  GaocEa. 

Groignette,  groingnette  :  Sorte 
d'étoffe  en  laine  ;  collerette ,  fraise. 

Groihg  :  Cap,  promontoire,  lan- 
gue de  terre  qui  avance  dans  la  mer. 

Groingnet  :  Coup  de  poing,  souf- 
flet ,  gourmade. 

Groirie  :  Bois ,  foret  commune. 

Croisse  :  Grossesse. 

Grolée  :  Certain  repas. 

Groler  ,  groslery  grouiller,  groul" 
1er  y  grufler  :  Remuer,  changer  de 
place. 

Groler  :  Rissoler,  griller.  * 

Grolle  ,  agrailley  graille,  Voyei 
Graule. 

Gromeler  :  Gronder,  murmurer, 
parler  entre  ses  dents. 

Gromet  ,  grometel  :  Serviteur , 
garçon  de  marchand  ou  d'artisan. 

Gromette  :  Gourmette  de  cheval. 

Comme  ung  cheval  doulx  à  Tcstrille 
A  qui  on  met  la  gromette. 

Plaidoyer  de  CoquiUart. 

Gromme  :  Serviteur,  voiturier,  on 
"^arde  des  vins. 


GR  O 

GaoK  :  Giron ,  suivant  Borel  ; 
gremium, 

Geondilham£5s  :  Faux  rapport , 
murmure,  complot,  chuchotement. 

GaoNDiLLEMEifT  :  Murmure,  petit 
bruit. 

_  • 

Gronoiller  :  Gronder  9  mur- 
murer. 

GaoNDiNE  :  Voile ,  rideau.  v 

Gronelle  (terre)  :  Marécageuse. 

Groncee  :  Frapper  du  poing  sous 
le  menton  ou  sur  le  vuage. 

Geonnet  :  Propre ,  bien  net. 

J*ay  réu  qa>stoye  nûgnoonet , 
Chantant  entre  les  damoisellei ,       * 
Ung  corps  fectis,  sade,  gronnet. 
Penses  qu*aTOje  des  pins  belles. 

Coquillart,  Monol.  du  Puys» 

Geons  :  Giron ,  tablier. 

Geonsonéir,  gronsoner,  grouso" 
neir  :  Murmurer,  gronder,  se  plain- 
dre; de  grundircy  grunnire.  Voyez 
Geocee. 

Challot ,  Challot ,  bianlx  dois  amis , 
Vos  estes  ci  à  moi  tramis 
Des  noces  mon  conzin  germain , 
BAais  je  croi  bien,  par  Saint  Germain, 
Que  vos  cuit  tell  diose  doneir, 
Queque  en  doie  gronsonéir. 
Qui  m*a  contes  pins  de  cent  sous 
Se  je  soie  de  Dieu  assons. 

Fabliau  de  Chariot  le  Jmf, 

Geos  :  Poids  très-léger  dont  on  se 
sert  pour  les  matières  d*or  et  d'ar- 
gent. Borel  dit  qu'il  valoit  la  drachme 
ou  huichau ,  la  huitième  partie  de 
ronce,qui  sont  trois  deniers  ou  scru- 
pules; il  ajoute  qu'il  ne  sait  si  de  là 
ne  viendroit  pas  un  marchand  gn^s- 
sier,  qui  vend  en  détail,  et  conmie 
par  gros  :  il  me  semble  que  c'est  tout 
le  contraire,  car  cette  expression  de 
marchand  grossier  signifie  un  mar- 
chand en  gros ,  c'est-à-dire ,  qui  ne 
détaille  point. 

Gros  :  Monnoîe  valant  six  blancs , 
ou  deux  sols  six  deniers. 


GRO  617 

Gros  :  Largeur  ;  le  produit  des 
impôts  sur  une  ville. 

Gros-bois  :  Piques ,  lances. 

Grosele  de  HAYE  :  Groseilles  à 
maquereau.  GroseUs  tremées  :  Gro- 
seilles rouges  et  blanches  qui  sont 
par  troches ,  par  grappes. 

Groslée  :  Repas,  festin. 

Grossairb  :  Secrétaire,  écrivain 
qui  met  en  grosse  les  actes. 

Grossat  :  Grand  baquet. 

Grosse  :  Crosse ,  bâton  crochu. 

Grossement  :  Grossièrement  ;  et 
amplement ,  selon  D.  Carpentier. 

L*une  contrefaict  la  mignotte , 
L*antre  a  la  manière  trop  sotte , 
L*une  parie  trop  grassement , 
Et  Tantre  si  est  ung  peu  torte. 
Et  se  besse  ung  pen  en  avant. 

CoquUlart,  Monol.  du  Pays, 

Grosser.  Voyez  Grocer. 

Grotte.  Voyez  Geaille. 

Geoucer  ,  groucher ,  grouchier, 
groucier:  Murmurer,  gronder,  parler 
entre  ses  dents ,  se  plaindre. 

Groués  (fruicts)  :  Fruits  tombés 
ou  abattus  par  le  vent. 

Grougnaut  :  Le  poisson  appelé 
goujon. 

Grougnois  :  Sorte  de  fourrure. 

Grouiller  :  Remuer. 

Groules,  grottes  y  groulles  :  Sa- 
vattes,  pantouffles.' 

Geouliee  :  Savetier. 

Geoumel  :  L'humeur  qui  coule  du 
nez ,  la  morve. 

Geoumbt.  Vo>yez  Geombt. 

Geous  :  Je  gronde  ;  grundio. 

Geous  ,  graux  y  grouz  :  Gros ,  gras  ; 
de  crassus  ;  gros  chien  de  chasse , 
chien ,  mâtin  de  la  grosse  espèce. 

Fox  est  11  hom  qui  croit  musarde 

S*or  ariies  autant  d^aroir , 

Com  li  Rois  de  France ,  por  voir, 

Se  réussies  abandoné 

▲  une  garce,  et  tout  doué, 


7i8  G  R  tJ 

S'ele  Yoos  t^U  ■«  dttoiu  • 
Plut  TÎl  TOUS  aurait  qn«  im  ^xmis. 
*  FMiau  de  Im  HorttpkÙH  de  sens, 

G&oussiN  :  Petit  bled. 

Ghousseh  9  grouser,  grousoneir , 
groussier :  Murmurer,  se  plaindre. 
Voyez  Grocek.  - 

Groussiee  :  Grossoyer ,  mellre 
au  net. 

Geoye  :  Champ  fermé  de  haies. 

Geu,  grueaUi  gf^^h  gruez  :  Grain 
de  rabin  ;  espèce  d*orge,  fruit  sau- 
vage qui  croit  dans  les  forêts,  comme 
le  fatne  ,  le  gland  ,  &c.  ;  grumus  , 
grutum, 

Geuace  ,  gruerie  :  Manière  d*ex- 
ploiter  et  de  Tendre  les  bois  ;  droit 
sur  les  forêts;  juridiction  dans  les 
eaux  et  forêts ,  pour  les  bois  des  sei- 
gneurs; en  basse  latinité  gruariurn. 
Voyez  Dau. 

Grue  :  Fraise  de  veau. 

Gruel  ,  greu ,  gruez  :  Gruau,  fa- 
rine d'avoine  et  de  froment  ;  de  gru- 
tum* Barbazan  récuse  cette  étymolo- 
gie ,  -et  dit  que  le  gruau  est  du  son , 
que  le  son  n'est  autre  chose  que  la 
croûte  du  pain,  et  que  par  consé- 
quent ce  mot  vient  de  crustum, 

Gruee  ,  pour  grever  :  Mettre  un 
impôt,  surcharger. 

Gruier  :  Sergent ,  garde  forestier. 
Borel  prétend  que  ce  mot  vient  de 
druide ,  habitant  des  forêts  ;  en  bas. 
lat.  gruarius ,  gruerius, 

Gauia  :  Crier  comme  une  grue , 
selon  Monet. 

Gruis  :  Son,  bruit,  tapage. 

Gruler  :  Grelotter ,  trembler  de 
froid. 

Grume  :  Toutes  espèces  de  grains  ; 
bois  coupé  qui  a  encore  son  écorce  ; 
grumus. 

Grumel  :  Pelote ,  peloton  ;  gru^ 
mulus. 


GU  A 

Grvmeler  :  Gronder,  monniirrr, 
disputer.  Voyez  Grogkr. 

Et  cil  qui  Toît  M  femme  aler 
Kn  lieu  de  gibier  à  Tescart , 
A-Û  cause  St  grwmder. 
Frapper ,  on  lui  douaer  sa  part. 

Cofudlart,  DroUz  Jipuwaealr. 

Grcmer  :  Mastiquer  avec  lesdentt, 
mâcher  vite ,  comme  dans  la  crainte 
d'être  apperçu. 

OROMIGELET  :  Petit  peloton. 

Grun  :  Grain;  granum. 

Grupee  :  Part ,  portion ,  prodnit. 

Grupkr  :  Accrocher,  saisir,  em- 
poigner. 

Grus  :  Femme  débauchée  ;  bruit, 
son. 

Grust  :  Espèce  d*orge  propre  à 
faire  la  bière. 

Gruter  :  Garde  ou  sergent  d'une 
forêt ,  celui  qui  juge  en  première 
instance  les  délits  commis  dans  les 
bois  et  dans  les  rivières.  Seigmew 
gruyer:  Seigneur  qui  a  certains  droits 
sur  les  bob  de  ses  vassaux.  Voyn 
Gruier. 

Grtache  :  Certain  jeu  de  dés. 

GuAAiifoirE  :  Émolument ,  rcveou. 

GuACER  :  Prendre  des  gages  par 
sentence  de  juge. 

GuAGEURE  :  Gageure. 

GuACoiir  :  Cochon  de  lait. 

GuAiOE  :  Fente ,  brèche  près  h 
bonde  d'un  étang,  par  où  l'eau  se 
-décharge. 

GvAiGE ,  guaigiere  :  Gage,  sûreté, 
caution ,  nantissement. 

GuAiNE  :  Étui,  fourreau  ;  vagina; 
en  bas  Bret.  gwcdn. 

GuALiE ,  gaUe  :  Sorte  de  vaisseao. 

GuALiNE,  gciine  :  Poule;  galUna. 

GuANivsT  :  Canif,  petit  coutaau. 

GuARAGiioK  :  Cheval  entier,  éta- 
lon ,  suivant  Borel. et  D.  Carpenlier- 

GuARDER  ,  warder  :  Regarder,  se 
garder,  s'observer,  préserver,  conscr- 


G  U  B  GUE                 719 

Ter,  avoir  U  garde  de  quelque  cbose;  Go^cHii  :  Qui  est  louche, 

en  bas.  la  t.  wardare.  Barbazan  dérive  Gukdb,  guedelle,  guesde,  waisde  : 

ces  mots  de  vidert  et  de  curare.  Pastel ,  heribe  moulue  et  réduite  en 

Deeedit.S«k>a>o.u,detot<gmira«.^arA  pâte, ensuite  pulvérisée  pour  la  teiu- 

ton  caer,  car  de  lui  eUt  U  rie»  dnnkes  digne  ture  des  lames.   Fojre%  GaisTS. 

chose  eu  ke  nos  à  U  nmitsence  dele  inteucion  GuiD»a  :  Saouler,  remplir,  faire 

mimée  ae  droites  choses  semblent.  est  encore  usité  dans  le  menu  peuple; 

Morales  de  S.  Grégoif^fid,  4.  Barbazau  le  dérive  de  guttur. 

GuAREE  :  Empêcher,  mettre  oppo-  Gcedousi-b  :  Bouteille  à  deux coU 

^(^QQ^  et  à  deux  fins ,  au  moyen  d'une  sépa- 

GuÂaia  :  Garantir,  avoir  soin,  ration  en  dedans ,  Tune  pour  l'huile , 

faire  le  guet  ;  curare  ;  en  basse  lat.  «^  V^rïXrt  pour  le  vinaigre. 

garire;entLnc,lProy.gachar,gachiar,  GoEraBDOiiKa    :    Récompenser. 

GuABiTE  :  Guérite ,  retraite  prati-  f^ojrez  Guebdoneb. 

quée  dans  Tépaisseur  des  murs  des  GvEiLLEh:QuiSïe$,/tudegueilles: 

endroits  fortifiés ,  pour  se  mettre  à  Jeu  de  quilles, 

couvert  des  poursuites  de  l'ennemi;  Guelb  ,  gueule  :  Couleur  pur- 

curado;  en  bas.  \AX.garUa;  en  anc.  purine,  couleur  rouge,  ainsi  nom- 

Vrov. gachtdo,  gachil,  gaita.  j^ée  de  la  gueule  des  animaux;  de 

GuABBisoM  :  Provision,  tout  ce  ^ir/b;  ce  mot  s'est  conservé  dans  l'art 

qui  est  nécessaire.  héraldique. 

GuABSACHE  :  Bail  à  moitié  des  Guelinb  :  Poule  ;  ^Zr'/m. 

fruits.  GuEMERTEB,  quémander,  quemen* 

GuASTÉiB  :  Ravager,  détruire,  dé-  ter  :  Se  plaindre ,  gémir.  Foy.  Gobb- 

vaster,  ruiner;  de  vastare;  étendre,  mbndeb. 

rendre  vaste.  Gdebabt  :  Denier  blane  à  l'écu , 

GuATTB ,  guaHB  :  Jatte  de  bois ,  ,orte  de  monnoie.                        ' 

seau ,  baquet  ;  gahata.  Gubm aux  :  Gueux  ;  ce  mot ,  dit 

GuATABLE,  guéabU  :  Ruuseau ,  Borel,  a  été  fait  de  Aeux ,  queute, 

rivière  quon  peut  pasMt  à  gué  ;  coquui ,  par  la  raison  que  les  gueux 

ifodosus,  suivent  ordinairement  la  cuisine. 

GuAYEB,  gayer,  guéer,  gueyer,  Guehche,   guancAe    :    Détour, 

guyer:  Passer  un  ruisseau  ou  v^^  finesse,  subtUité,  penchement  ;  action 

rivière  sans  bateau  et  sans  nager;  d'éviter,  inclinaison. 
vadare;  en  bas.  lat.  guadare^ 

GUATEB  :  Chandelle  ou  flambeau  ^  àamp—  De«  ▼ivent.  nient  dm  lut. 

de  cire  ^*  ^^  *"**  *"*  "**  Tirréient  un  jur  j 

'  MoÛ  ptr  dénssent  amer  itel  Sei((nar, 

GuATM   :    L automne,    saison   où  Maiseb  U  funt  la^MncAtf  alchief  del  tur. 

Ton  cueille  les  fruits.  Foy.  Gaaiho.  Roman  des  Homans,  sirophe  aa5. 

GUBEBNATEUR,J?lf^/7Ulléor:GoU<  ^                                         ,.                       .. 

^^^^^^.  ^,,3^^m\!L^  GuBHCHEB  ,  gaucfuT ,  guencfur  ^ 

vcmeur;  guaernator,  ^      r.       j^  i*           n       « 

^„  giêenar  :  Pencher,  décliner,  aller  de 

Saint  Esperit  consoUtenr  ..,     baiiaer     incliner     tomber    a^ 

Nostre  Trai  ^SemoMttr,  V    »  "■"**'^»  inciiuer,  tomoer,  se 

Grâces  te  rendons.  détourner,  esquiver,  tourner,  éviter 

M^tère  des  Jetés  des  Jp^itrts.  OU  coup;  et  non  pas,  aller  droit , 


720  GUE 

comme  le  disent  Vigenère  et  Borel. 

Lt  Preitre  Uere  U  nuçoc , 
Et  Ysengrin  Ta  bien  rêne  ; 
En  la  teste  le  Tolt  ferir. 
Et  Ysengrin  fot  bien  guenchir, 
A  celé  fois  nel*  toucha  mie. 

Roman  du  Renard,  foi.  'jo,  F*", 

Li  lierres  qni  les  chiens  douta , 
Moult  durement  se  desrouta, 
Asseiz  foi  et  longuement , 
Et  cil  le  chaça  durement; 
Asseiz  corut,  asseiz  ala, 
Asseiz  guenchi  et  ça  et  la , 
Mais  en  la  fin  tos  di-je  bien , 
Qu*à  force  le  prirent  li  chien. 

FabL  de  Chariot  le  Juif. 

GuEircHis  ,  gauchis  :  Tourné  de 
côté. 

Quenelle  :  Banderole. 

GuENELON  :  Parjure ,  traître  insi« 
gne.  Voyez  Ganelon. 

GuEiiiPE  :  Femme  mal- propre, 
mal  yétue, femme  de  la  lie  du  peuple. 

GuENivET  :  Canif,  petit  couteau. 

GuENocHE  ,  guenuche  :  Sorcière  , 
enchanteresse. 

GuEPiLLoif  :  Goupillon;  goupil^ 
Ion,  suivant  M.  de  Sainte-Palaye , 
est  composé  de  goutte  et  de  piller,  ou 
depigliarc,  prendre ,  ou  de  pellere, 
parce  qu*il  sert  à  prendre  les  gouttes 
d'eau  pour  les  disperser  sur  le  peu- 
ple. Goutte  ,  dit-Û ,  se  tronque  en 
gou ,  ce  qui  est  ordinaire  aux  com- 
posés dans  toutes  les  langues  oiî  le 
simple  s*abrège  ;  comme  printemps , 
premier  temps  ou  saison  ;  Mont- 
martre, mont  des  Martyrs.  Foj-ez 
Goupil. 

GuEEANCE  :  Garance ,  plante  à 
Tusage  des  teinturiers. 

GuEEABjAT  :  Huissier. 

GuEEB.  Voyez  Gueep. 

GuEEOE  ,  gayde  :  Drogue  pour 
teindre  en  bleu.  Voyez  Gaiste. 

GuERDON ,  gucredouy  guerredon  , 
fpnerredon  :  Loyer,  salaire ,  présent , 


GUE 

récompense  ;   en  ancien   ProTençil 
gazardo. 

La  peine  et  le  gtterdon  se  doit  entretenir. 
Trag,  de  la  Guitiade  ,  par  P.  Manki». 

GvEEDONïTEE  ,  guerrcdonner  :  Ré- 
compenser, faire  un  présent  \  en  anc. 
Prov.  gazardoncur. 

Seneschal,  fist*il,  il  ne  lioas  a  pat  serrl, 
mes  nous  TaTons  serri  quant  nous  raToas  hw- 
fert  entour  nous ,  ans  mnavèses  taches  qae  il 
a;  car  le  Rot  Phelippe  mon  aienl  me  dit  qae 
Ten  deroit  guerredonner  à  sa  mesnie ,  à  Tu 
plus,  à  Tautre  moins,  selonc  ce  que  ils  sermt. 

Joinviûe  ,  Histoire  de  S.  Louis. 

GuEADONiTEUR  ,  gucrredoruiev. 
Bienfaiteur,  rénumérateur. 

GuERET  :  Terre  qui  n'a  reçu  qu  m 
labour,  ou  qu*on  ne  sème  que  toQi 
les  deux  ans  ;  de  vervactttm;  en  bas* 
lat.  warectum;  et  suivant  Barbazan, 
de  vertere  ,  tourner,  retourner.  Tn 
gueret ,  dit-il,  est  précisément  une 
terre  retournée  par  le  soc ,  sans  élrf 
ensemencée. 

GuKRGESSES  .*  Culottes  à  la  grec- 
que. Voyez  Grecues. 

GuERcuE  :  Charge,  office,  dépensf. 

Guérie R  ,  guerréer,  guerrer,  guer- 
riry  guerroyer  :  Faire  la  guerre. 

GuERLE  :  Louche. 

Guerlle  ,  Guêtres  (ly  duchy  de)  : 
Le  duché  de  Gueldres  ;  Gueldria, 

GuERMENDER,  guerncfitcr ,  guer- 
mentery  gucrmenùry  guesrnerUer,  qut-    i 
mander  y  quementerlsé)  :  Se  plaindre.    ! 
s*affliger,  se  lamenter,  gémir,  ctre    • 
mécontent;  se  donner  des  soins,  mar- 
quer qu*on  désire  quelque  chose. 

Tous  les  jours  à  ton  euil  tu  vois , 
Nature  &utr  celle  sente; 
Papes  ,  Prélats,  Princes  et  Rofs, 
Du  contraire  nul  ne  s*eu  Tante  : 
Et  pour  ce  ton  péché  guermente  , 
Ft  dis  en  toj  et  recognoi»; 
Que  de  terre  es  toute  puante  i 
Retourner  t*y  fanlt  uue  fois. 

Exhortation  au  Pescheur  datis  les  Ballades 
de  Bourgogne, 


CtË 

Mal  d'aimer  est  aoalt  ontnfctt  » 
TaBtoat  est  Tamaat  en  aet  jeux , 
Tost  te  plaint,  to«t  m  guernuuUe, 
Une  henre  pleurt ,  et  1  autre  chante. 

âomoH  de  fa  Rue, 

GnBKHÂ&T  :  Trompeur»  qui  cher- 
che à  tromper. 

GuEBifB  ,  veme  :  Aune,  arbre» 

GuBRNiroNii  :  Qui  a  une  longue 
barbe  ;  en  bas.  lat  gernaiadatui. 

GusaKoif  s  ,  grenons  :  Moustaches 
que  portoient  les  soldats,  et  qui  pas- 
sèrent aux  particuliers.  fT^/.Gaaii  on* 

GuE  Ap  ,  guerpie  :  Abandonné ,  ra- 
cant  ;  droit  de  faire  pÂturer  ses  btf 
tiaux  dans  les  prés  d*autruL 

GuBEPiNB  ,  guerpie  ,  guerpison , 
guerpissement,  gu^ine,  gurpine,  guh* 
pison  f  gurpizon  :  Abandonnement , 
délaissement ,  cession  ,  abandon  ;  en 
bas.  lat.'  werpiUo.  Assigner  en  degmei^ 
pissemeM  :  Assigner  un  homme  pour 
être  condamné  à  abandonner  un  bien 
qu*il  possède  indûment. 

GuEHPiR ,  guirpir,  gulpir,  gUFpir, 
tverpir  :  Laisser,  quitter ,  se  séparer, 
céder,  abandonner  ;  et  non  pas ,  sui- 
Tre ,  obséder  quelqu'un ,  le  contrain- 
dre à  s*enfuir,  comme  le  dit  Tauteur 
du  Glossaire  des  Poésies  du  Roy  de 
Navarre  ;  en  bas.  lat.  pperpire.  Vôtres 
Déguerpir. 

Ton*  ses  amis  si  s*enfonirent 
De  moi»  et  du  tont  mt'guerpirent. 
Et  me  firent  trestoas  la  moë 
Quant  il  me  Tirenf  sons  la  roè 
De  fortune ,  envers  abatus , 
Ainsi  m*a  Ponreté  batn. 

Homan  de  la  Ihse, 

Frère  Denize  mont  amerent 
Tuit  li  Frère ,  qui  laians  ierent  ; 
Mais  plus  Tamoit  frère  Symont, 
SoTent  se  metoit  es  limons , 
€om  cil  qui  B*en  ert  pas  retrais. 
Et  il  s*i  amoit  miens  qu*estrais; 
Moult  ot  en  li  boen  limonier  ; 
Vie  menoit  de  pantonier. 
Et  Ot  guerpi  telle  d'Apoitr*  : 
I. 


GUI 


y*» 


It  oele  apriat  aa  pateralMtrt 
Qne  Tolentiers  la  receroit. 

FMiau  4e  Frère  Denise, 

GuEEPissEREs ,  guerpisseitr  :  Qui 
ahandonne ,  qui  délaisse ,  qui  quitte 
un  héritage ,  qui  quitte  la  partie ,  ua 
desâein  ,  un  projet ,  une  entreprise. 

GuBRRBDoir  :  Récompebiè.  Foyet 

GuERDOir. 

GuÈRËXDOHNBa  :  Récompenser. 
Foyet  GûtaDoUl^Êà. 

GûERaxE  ,  pour  garèt'  :  Amarrer. 

GuBRRiÀBLE  :  Sujet  aux  injures , 
aux  malheurs  de  la  guerre. 

GuBRBiB  :  Redevance ,  imp^t. 

Gt7BBBOiBB  >  suksi,  .*  Actiou ,  mé« 
lier  de  faite  la  guerre  ;  gruveuio. 

Jadis  estoit  Renars  en  pais 
En  Ma^ertnÂs  en  son  palaia  ^ 
t«is8ié  aToit  le  gOtrroter, 
h e  Toloit  làaif  de  tel  meiffiér. 

ÎA  Ù^fiisiOH  ée  àiehdtd, 

GuBBEOiBB  :  Faire  la  guerre,  poiir- 
suivre  quelqu'un ,  tourmenter,  com- 
battre \  gravure  ;  en  ancien  ^ovenç. 
I^rëf?ui. 

GuBEROYEUB,  guemeWT  :  Guer- 
rier ,  homme  de  guerre ,  militaire  ; 
gravator. 

GuERBULLEE  :  QueTcller,  injurieri 
de  garruUtas  y  garriùdare, 

GuEsuB.  Voyez  Gaistb. 

GuESTiERE,^/ie^cAiere  :  Sorcière. 

GuESYBE,  guever  :  Abandonner, 
délaisser,  quitter,  déguerpir;  en  bas. 
lat.  werpire.  Voyez  Gubepib. 

GuETABLB  :  Qui  fait  le  guet. 

GuBT-À-PBNS ,  guût-krpensé  :  Des- 
sein prémédité. 

GuETE,^elle:  Sentinelle.  K  Gait. 

GuETEB ,  guetter  :  Voir,  regarder, 
observer,  veiller,  épier;  de  vÙeréon 
de  vigilare,  suivant  Burbaxan. 

Une  guem  l  âTok ,  f«i  là  aUoît  guetuieu. 
Pour  le  gmet  resriUer  alloit  sonrent  criant , 
GaideM  au  pîd  im  amt,  «Des  p»r-tont  guetant, 

rkAdmettUeHtn. 

B  B 


71S 


GUI 


GUI 


GcïrLLB  : 

GrKcsaov  :  Goàt,  qualité  de  la 
diose  que  l'oii  coûte  ;  g'istatio» 

GcEirx  :  Ifom  donné  dans  les  Pa  j»- 
Bas,  tant  ans  protestans  qa'aox 
coctens  da  Gonvemcnient. 


«▼< 


Je  paT<looa«  a  c#« 

Trd^.  4r  is  Cmitimét, 

GccEE  ,  guier  :  Mener,  eoodvire , 
diriger  ;  gubfmare;tX  en  has.  latinité 
gtdarCt  guidarr. 

Gui,  ^ittf,  ^»ûe .-  Façon ,  naniêre , 
mir ,  mine  ;  'msmt  ;  Juif  ,  JoiTe  ; 
Judœus* 

GciÀcm ,  gmdagt ,  gmdmage,  gmio- 
mage ,  wienage,  winage  :  Bref  de  con- 
duite ,  sanf-conduii ,  droit  de  guide 
qii*an  «eigoenr  aToit  sur  ses  Tassanx; 
obligation  où  étoient  les  habitans  des 
bords  de  la  mer ,  de  tenir  des  flam- 
beaux aUumés  pendant  la  nuit  sur  les 
tours  les  plus  élevées,  pour  serrir  de 
fanaux  aux  vaisseauxqni  sont  en  mer; 
giddagium  ;  en  anc.  Pror.  ghiajhëy 
^lizajhé  ,  guiajhè. 

GuiBET  :  Sorte  d*ancieiuie  arme 
qui  étoit  fort  pointue. 

GricB  :  Bourg ,  village ,  quartier 
d'une  TÎIle.  Ce  prétendu  mot  Gaulois 
est  simplement  le  vicus  des  Latins  , 
dont  ils  aToient  fait  le  diminutif  W- 
eulus. 

GuicHA&D ,  guichart  :  Fin ,  rusé. 

GuicBX  :  Endroit  où  se  retirent  les 
poules  et  les  autres  Tolailles  pendant 
la  nuit  ;  dans  la  Puisa  je ,  on  pro- 
nonce guiche. 

GciCHE ,  guige  :  Finesse ,  détour; 
poignée  de  Técu  ou  du  bouclier,  anse 
par  laquelle  on  le  suspendoit. 

GvicBXL,  guichelet ,  guichet:  Ce 
ii*est  pasle  loquet  d*ane  porte,  cornm^ 


dor.  Ou  avoît  aneieime^cxit  d*aataat 
phu  bcsoiu  de  guides  povr  montrer 
les  chemins,  que  la  France  et  l^Arope 
entière  n'étoient  truTeraécs  (  boraii 
les  Toies  Romaines)  que  par  desi 
tiers  tortueux,  et  qnll  fiaUoît 
sairement  bien  connoiti^  pour  ne  pas 
s'égarer:  pour  en  donner  nne  idée,i 
me  suffira  de  dire  que  la  grande  roate 
par  laqudle  Cbarics-Qnint  traTcrsa 
la  France,  naToit  qn'esTiron  liait 
pieds  de  largeur. 

GriDEL.  Vojex  Goan. 

GoEBirÉ  :  Mal  Tétn  ,  déguenillé. 

Guixs^rois  :  Monnoie  de  la  Gnica- 
ne  ;  de  Gmenna ,  formé  d*  dqmtamt 

GcixE  :  Mettre  des  bornes .  des 
limites  ;  aCGrmer  ,  promettre  dei aat 
le  juge  de  ne  point  nuire  à  quelqu'as. 

GciEA ,  guer  :  Mener,  guider,  cob- 
duire  à  la  guerre;  ducere ;  et  con- 
mander,gouTerDer,  gager;  gtAer- 
nart;  en  anc.  ProT.  guizajhê, 

GciEEE  :  Général  d'armée ,  con- 
mandant;  gubcmator. 

GciÉs  :  Droit  de  guet  à  pied  ce  a 
cberal. 

GciCE  :  Anse  par  laquelle  on  pe» 
doit  Técu,  selon  Borel,  qui  cite  œ  ven 
du  Roman  de  Percerai  : 

Et  Tescn  par  là  gmige  pead. 

n  ajoute  que  l'on  appeloît  aussi  cdi 


GUI 

ée%  enannes  ;  or  y  dit-il ,  c*estoient 
des  couiToyes  de  cuir. 

Tristan  •*ariDa  coiement,  aQa  combattre 
contre  le  terpeot  qui  lui  cooniC  sui ,  si  com- 
mença la  bataille  de  eu\x  deux,  forte  et  cmeUe; 
le  serpent  Ini  giette  les  gri/Tes  en  son  escn,  ai 
Kai  rout  la  guige  ,  et  toat  qaanqn*il  ataîjat , 
et  gette  feu  et  flambe. 

Romam  de  Tristan ,  n*  6gS6,/bL  $7. 

GuiGKRNE ,  pour  guùerne:  La  gui- 
tare ,  instrument  de  musique  à  cor- 
des ;  cUhara. 

GuioET  :  Guichet  Voyez  Guighxl. 

GuiGNAiRE  ,  guignateur  :  Qui  cli- 
gne ,  qui  clignote. 

Guigné  ,  guigtné  :  Déguisé ,  con- 
trefait pour  tromper,  pour  surpren- 
dre et  pour  attraper. 

GujGif  EE ,  giûgnier  :  Observer  une 
personne,  en  feignant  de  regarder  ail- 
leurs, afin  qu'elle  ne  s'apperçoive 
pas  qu*on  la  regarde  pour  la  sur- 
prendre; colUneare;  Ménage  le  dérive 
de  TEspagnol  guinar  ;  c*est  propre* 
ment  déguiser  son  regard,  et  non  pas 
regarder  attentivement,  comme  Ta 
prétendu  l'auteur  du  Glossaire  du 
Roman  de  la  Rose. 

Coux  tes  manches ,  tes  cherex  pigne , 
Mes  ne  te  farde ,  ne  ne  guigne. 
Ce  n*apartient  s*as  dames  non 
Ou  à  ciax  de  mauTès  renon. 

*  Homan  de  la  Rose ,  'vers  ax8i. 

19as  ne  la  porroit  eugignier 

Ne  por  parler  ,  ne  por  guignier, 

Qn*il  n*est  barat  quVl  ne  conoiase. 

*  Ibid,  vers  3941. 

GciGNE-&oTTE,^if^e^-rD/e^  ;  Ins- 
trument de  musique ,  la  vielle  d'au- 
jourd'hui. 

Gdignieae  :  Qui  regarde  de  côté  , 
de  travers ,  pour  tromper. 

GuiGNOCHE  :  Sorte  de  bâton. 

GuiGirouN  :  Crocs,  poil ,  mousta- 
che. Fojrez  Geenon. 

GuiGNouA  :  Gardien ,  tuteur  ;  gu^ 
bernaton 


GUI  7a3 

GniLDiN  ,  guilexde ,  gutihedin  , 
gidUedin  ,  guUledrine  ,  guillerine  : 
Cheval  coupé ,  hongre  ;  haquenée  ;  et 
au  figuré ,  une  femme. 

GuiLiiE,  guiler ,  guiller:  Trom- 
per ,  attraper ,  se  déguiser  pour  sur- 
prendre ,  se  contrefaire  ;  vilitare  ;  en 
Lang.  f^ilia  ;  ^^rbazan  le  dérive  de 
velarCé 


Moult  Tont  bien  le  slede  guU 
Par  tôt  le  mont  à  lor  talant , 
Qne  font-il  or  en  Alemaingne? 
Que  conquierent-il  en  Espaingnt  ? 
Moult  ont  le  siècle  .alToleti  ^^ 
Trop  sont  conquérant  et  bardi 
As  tmanz,  as  bien  enparles , 
Acensent.il  les  ETCsquei 
Icil  Tont  partout  préeachtiit  » 
Et  lor  campeneles  sonant. 

*  Bible  Gtuot ,  parlant  des  Moines  de 
S,  Antoine, 

Or  ne  te  Tueil  pfau  comander . 
Car  ans  Dames  Tanrrai  parier  r 
Les  Dames  Torrai  enseingnlcry 
Cornent  porra  engignier 
Mes  hom ,  ne  trahir,  nt  guiller , 
Por  ce  les  tucU  endoctrber , 
Qu*eles  se  sachent  bien  delfendrt, 
C*on  nés  pniat  trahir  et  sonpreadrt. 

Pou  de  Dames  sevent  guiller, 
Ains  Tuellent  loiaument  douer 
Lor  amors,  jel  s*i#s«ns  mentir, 
Qu'adis  se  doutent  don  trair. 

^    L'twt  d Amour. 

GuiLBMiir  :  Monnoie  du  Hainaut  ; 
de  GuUlelmus. 

Guillàoe  ,  pour  aguiUade  :  Ai- 
guillon dont  on  pique  les  bœuib. 

GuiLLB  ,^'/e^  gile,  giUe,  guile , 
guill:  Ruse ,  tromperie ,  supercherie, 
déguisement ,  fourberie ,  finesse,  mo- 
querie ,  mensonge  ;  vilkas;  de  là  on 
a  appelé  guillée,  une  petite  pluie 
soudaine  et  de  peu  de  durée ,  qui 
vient  quelquefois  au  printemps,  et 
qui  tombe  tout  d'un  coup  après  un 
beau  soleil. 

Diex  ne  fiât  onquet  érangile 
C*on  ne  paisse  tourner  à  guUe, 

L'Image  du  Monde, 


/ 


7s4  GUI 

GtnLLmiAVDiXE ,  gmlMaréeau  , 
gmillebedam  ,  gtÊtiieperdon  :  9mrmom% 
donnés  à  des  gentiklMBUBcs  qnidiaB- 
gèrent  de  parti  en  iS6«.  Ces  mots 
sont  tirés  da  patois  de  la  Saintonge , 
et  ib  signifient  déserteurs. 

GuiLLXMiif  s  :  MonnotednHaînant. 

GriiXEVLEus  :  Présent  qu'on  fid- 
soît  aux  jennes  gens  la  reille  de  Tan, 
et  de  certaines  fêtes  de  Tannée. 

GuiLLioE  :  Trompeur ,  fourbe , 
menteur,  qui  est  de  mauTaise  foi  ;  du 
Terbe  guUlêr,  tromper ,  duper. 

GU1I4LEE.  Voyez  GuiLiik. 

GuiLLEEME ,  GuiUattmei,  Guillel-' 
mite  y  GmUemin,  GttUlemine ,  Guil- 
leminot,  GuiUemàe,  GuîHemoi,  Gtdl-^ 
loi,  Gufot,  QuiUei,  QuUlot,  Wil- 
laume ,  TViUemin  ,  WiUerme  :  GuD- 
laume,  nom  propre  d*homme  ;  moine 
de  rOrdre  de  S.  Guillaume  ;  GmiUel- 
mus  ;  en  ancien  Pror.  et  en  Langued. 
GhiUén,  GuiMèn.  Uéditeur  du  Eoman 
de  Jehan  de  Saintré ,  pag.  sgS ,  rap- 
porte sur  ce  mot,  un  fkit  assez  singu- 
lier ,  et  cite  pour  autorité  Bartliius , 
sur  Guillaume  le  Breton  ;  le  nom  de 
Guillaiime ,  dit-il ,  étoit  si  commun 
en  ce  temps-là,  (i3oo)  qu'un  Che- 
Talier  qui  le  portèit ,  s'étant  trouvé  k 
Kouen ,  le  1  o  janvier ,  jour  de  la  fête 
de  ce  Saint ,  invita  à  manger  chez  lui 
tons  les  Chevaliers  qui  portoient  ce 
nom  9^1  s'en  trouva  trou  cents. 

GuiLLOE ,  guiUéor,  guiUéur,  gidlr- 
lon  y  guUour,  villon ,  wiUon  :  Rusé , 
qui  se  déguise ,  qui  se  contrefait  pour 
surprendre ,  trompeur,  fripon  ,  vo- 
leur ;  de  Tfilis  ,  suivant  Borel;  en  bas. 
lat.  guiUaton 

Li  tmans  qui  cowrtn  te  font 
De  Saint  Aotoine,  mais  il  hoat 
Toit  ii  pins  mestre  guiUéor, 
Qui  onqnea  fnsaenc  au»  paor. 

La  MMe  Cuiot,  pta-lant  des  Moim*  dt 


GUI 


GoiLLOT  y  gmttems  .-  Moanoie  4e 
très -petite  valeur  «  que  Jean  xv*, 
Comte  de  Foix,  fit  battre  k  Pamien, 
an  XI  v^  siède  ;  gmiUeiadcms» 

GviMAUX  ,  bimamx  :  Prés  qv'oa 
fouche  deux  fois  l'an  ;  de  bis  im  aano. 

GuiMBELET  :  Foret,  Trille,  perroir. 

Guum.s ,  gimple  ,  guim^fe  ,  gmm- 
peie,  gtmmphe,  gmistÊpietM,  pémfk, 
gujmple,  quisnptle,  quimtpU  :  Espèce 
de  voile  ;  et  que  l«i  reti^eascs  ekI- 
toient  à  leur  meston  et  cftii  •ouiroit 
toute  leur  goi^ ,  mauchotr  ou  icki 
que  les  femmes  mettoîent  sur  leir 
eol;  de  vmculmm. 

Toit  aloient  lasces  lerces 

Et  en  tontes  gmbmpies  frrvtte». 

B&man  dm.  tUm,faL  9)7. 

Et  Tint  sans  guimale  escherdée 
O  nn  filet  d*or  gijuoiiée. 

Pmrtmmpex dt Bhis ,foL  14»,  B*,€aLl. 

GuiNCHBE  ,  guinchir  ;  Penser , 
éviter,  esquiver,  fuir,  détourner  us 
coup ,  baisser,  ^o^^es  Guekchee. 

GuiNDoLE  :  Espèce  de  cerise  noire; 
on  dit  en  Bourgogne ,  guindon  ,  et 
dans  le  bas  Languedoc ,  guindàtt. 

GuiNDOLiEE  ,  guindonier  :  Arbre 
qui  produit  àe%  cerises  k  longues 
queues,  comme  dt%  guignes,  niiîi 
qui  ne  sont  mûres  et  bonnes  k  maiK 
ger  que  lorsqu'elles  sont  bien  noires. 

GuiNGAiNE  :  Bagatelle. 

GuiNGiriGE  :  Terre  labouraMe; 
ferme.  Voyez  GÂAGirABx.E. 

Guingois  (de)  :  De  biais ,  de  tra- 
vers. 

GuivsAL  :  Corde»  lien. 


OUI 

GmifTEBifS.  Voye%  Guitbbnx. 
Guioif  AGE.  Voyez  Guiics. 
GuiOKKâss    :    Condaeteur ,    qui 
mène ,  qui  goureme ,  qui  dirige. 

To  fus  guioneres  et  ameaercs  et  adreoiorat 
de  ftoa  erre ,  de  •on  réaige  en  IVtgardemeiit 
de  lui ,  et  tu  plaota*  ses  racines  ;  ce  est  ses 
cheTetaint s ,  l^es  maistres  cful  les  tutret  tien- 
nent ,  et  de  empli  la  terre. 

Du  itmeriifiûsii  m  cênsp^ctu  0jus  .*  /Am- 
tmâù  rmdiets  ejiu  ,  0t  impU¥it  terram, 

Cotnm,  sur  le  Sauiûr,  Pi,  79,  '90n,  lo. 

Gvios ,  guis ,  guitor.  Voyez  Gui- 
coua. 

GuiPiLLON  :  Goupillon ,  aspersoir; 
en  Bourgogne  et  en  Picardie  on  le 
nomme  asperges.  Voyez  Gnxpu^Loir • 

GuiRAR ,  guirer  :  Aider  »  seoourir. 

GuiEEir  :  Témoin  à  qui  on  a  (ait 
prêter  serment  ;  ytfraft>r. 

GtiiEËxTiA  :  Témoignage  »  déposi- 
tion de  témoins. 

.  Gu is,  guistel  f  guiUaux  :  Juif ,  petit 
Juif,  enfant  d*un  Juif  ;  Judasus.  Voy, 
Giu. 

GuisAEMB ,  gisarme  ,  gumarme  j 
guysiurmc  ,  gjrsarme  ,  Juisarme  $  jur- 
sarme ,  quisarme  :  Pertuisane  9  hache 
a  deux  tranchans ,  espèce  d*arma 
tranchante  dont  on  se  servoit  au  dé-* 
faut  de  répée  ;  arma  acuia,  Skinner 
dérive  ce  mot  de  bU  armMi  et  Barl>a- 
zan ,  d'acuere  ;  en  ancien  Proyenç. 
gfUzarma, 

De  maie -dagues  de  Bourdetux , 
Et  d^espées  de  Clertttont, 
De  dondaiaes  et  de  cttuteaMa. 
D*acier»  qui  à  Milan  ••  Ibnt» 
De  Baiche  à  marte  qnî  confond , 
De  ci*offQe  pois  ^  de  «ei^  ee  BuMe  ^ 
D*arthefaie  <|n*om  jette  et  lance  t 
De  faussars,  efpaphus^gMMmMrA 
Paist-iV  aivotr  pUine.ta  panse 
Qui  ma  requerra  de  faire  armes. 

Eustuche  Desekamps ,  fiL  Vto^€oL  %•  * 

GuTSÂEsrsE  ,  gnisarmer,  guizar- 
wmr  :  Homme  de  guerre  ttnaé  d'une 
guisarrne,  ou  hache  à  deux  trunekaai. 


G  U  L  7dS 

GuifcUABU  9  guiscard  :  ¥in ,  rusé , 
adroit,  ardent. 

GniscHET  :  Guichet ,  petite  porte  ; 
diminutif  d*Aji/f;  ostium. 

Guiscos  :  Artificieux ,  rusé. 

GuiscosiE  :  Ruse ,  artifice ,  piège. 
Fojez  VoisoiE. 

GuisBLEE.'Donner  caution,  sûreté. 

Guisi  :  Qui  y. 

GuiTECLiN  :  Le  Connétahle  du 
Guesclin. 

GuiTEEiTE ,  guinteme  :  Guitare  , 
instrument  de  musique  à  cordes.  U  y 
avoit  des  guitares  de  plusieurs  sor- 
tes, celle  nommée  turlureUe  étoit  aban- 
donnée aux  mendians  ;  ciûuura. 

eus  fosif }  la  Rojne  des  guiternet, 
A  coup  qu*el  me  soit  approucbde. 
Je  s^aj  bien  ^*eUe  est  accoucbéo 
De  Tîngt  et  quattre  gniteméanz , 
BnlMt  de  TaMé  d'Ireméaux, 
Il  me  faut  estre  son  coopère. 

Farce  de  PtUkeim, 

GuiTEBRE  :  Petit  boucher  fort  lé* 
ger  qui  étoit  de  cuir  ;  cetra. 

GniTEEOX ,  guitterretut  :  Ceux  qui 
portoient  des  guiterres,  ou  boucliers* 

GuiYEE  ,  givre  ,    vivre  ,    wivre  : 
Couleuvre ,  serpent  ;  de  vipera. 
,  GuizAEnoN  :  Présent ,  rétribution. 

GuizAT  :  Guidé ,  conduit ,  mené. 

GvLE,  pilety  goule,  gouleron,  gout- 
tât, goulot,  guteron  ,  guHe  :  Com* 
mencement  du  mois,  le  premier  jour; 
collet  d*habit  ou  de  chemise;  bourse, 
gibecière ,  la  bouche  d'un  irase  ;  enfin 
toute  espèce  d'ouverture  :  de  gula  ; 
en  bas  Bret.  gueauL 

Par  ço  k*i}  ont  talSeience  ostén 
Est  coTékiae  en  lur  olMStel  entré*  ^ 
F.  semUe  bien  obose  malheur^ , 
K.*ele  ad  grans  venins  »  et  vient  gule  baëe. 
Bomaa  du  Romans  ,  strophe  laS» 

GvLMA  :  Aiguille  ;  eKulea. 
Gui^mis  :  Cetseou,  aban^n.  Fcj» 
GusanHX. 

3 


7iC  H  A  A 

GcLm  f  gMFpir:  Abandonner,  quit- 
ter, c^er. 

GcoLE  :  Habillement ,  fourrure. 

GuopiLLEUE  :  Celni  qni  cbasse  le 
renard. 

'Gcomconsrc  :  Gibet,  potence. 

GroY  :  Sorte  de  serpe  on  fànoDe. 

GcBCiz  :  La  Géorgie ,  pajs  d'Asie. 

GuEPizosr  :  Cession ,  délais&enient. 

Ggs  ,  gujre  :  Gneux ,  mendiant. 
Pojrez  GcEVAUx. 

GuTCEEL  :  Gorge ,  gosier  ;  guttur. 

GcTE ,  guvette  :  Chonette. 

GuTEVHois.  Voyez  Gcismrois. 

GuTEE  :  Mener ,  conduire.  Voyez 

GUIEE. 

GuTETTE ,  guyete  :  Celui  qui  ûût  le 
guet ,  sentinelle. 

GuTcsoir  :  Blalbenr ,  accident. 

GoTSÀExiEE  :  Celui  qui  étoitarmé 
d'une  guisarme, 

Gdtstern EE  :  Jouer  de  la  guiteme 
ou  guitare. 

Gwae  OE  E  :  Conserver,  garder,  pro- 
téger ,  avoir  en  dépôt ,  retenir  à  son 
profit. 


AB 

.'  Gué,  bas  fond; 


bdebrad 


Feeermmt  ergQ  fin  tsrmet 


€ÙJi 


alfc* 


Gtloue  :  Trompeur,  rosé,  fripoB. 

Lt  fiU  uge  ea  li  ««srigacomt  de  «M  père, 
et  cil  qae  cftt  gjrtomr,  a  ne  <Mftt  poict  ^ût  3 
est  reprU.  Proverbes ^  ekap.  iZ ^  t.  i. 

J^£ms  sapiems,  doetrima  patris  :  fmi 
>r  est,  mom 


Gt^tece  :  lieu  destiné  aux  femafs, 
lieu  où  elles  s*assemblent  ;  gjtnœctmm, 
gygnœceum  ;  du  Grec  yvMusJitf ,  de 
V^,  femme. 

Gteeue  :  Tourneur,  ouvrier  qû 
travaille  au  tour  ;  de  gyrrare. 

GTEOXAKtiE  :  Sorte  de  divinatioa 
qni  se  pratiquoit  en  tournant  aatour 
d'un  cercle  sur  la  circonférence  du- 
quel on  avoit  marqué  des  lettres  oa 
d'autres  caractères  significatifs;  gj- 
romanùa  ;  du  Grec  Ywfç ,  tour , 
cercle ,  et  de  futmim  ,  divination. 


H 


Ju  :  Cette  lettre  a  très-souvent  pré- 
cédé les  voyelles  qui  commençoient 
les  mots  :  cet  usage  a  duré  jusqu'au 
XVI*  siècle. 

Hà  :  Proportion  possessive ,  il  a  ; 
hahet. 

Ha  :  Interjection  ;  ha ,  ah  ! 

Ha!  biaiu  freret,  biant  doux  aintt, 
Yotu  m*arez  liai  e^K>eniëe, 
Onqae*  pois  IVare  que  foi  née 
Ile  fu  mon  curr  plus  à  nulHÛte. 
FabL  dit  Peschéor  de  Pontsur-Saine, 

Haa  :  Terme  employé  ,  selon  D. 
Carpentier,  pour  signifier  une  épée, 
à  cause  de  la  surprise  qu'elle  doit 
causer  quand  on  la  tire  du  fourreau. 


Haage  :  Age;  €e%fttm.  Toyex  Aaci. 

Blatire  de  jea  inent  de  conToitise,  ne  bon 
de  haage  ,  ne  pneC  apeler  autre  de  qnoi  à  E 
joë ,  por  ce  qa*il  pert  ca  digaccé  de  deaaa- 
der  en  ce  qu'il  a  joé  à  li. 

Mss.,  BiU.  Impér.  n^  i^€»j,JbL  197. 

Haastie  :  Oser,  avoir  de  la  témé- 
rité, disputer  la  concurrence  ;  asêare. 

Roelant  Pice  lid  aandoit  qa*il  11  earoiatf 
trente'  Cherallers  pour  cIkmi  qve  Lombait 
•Vstoient  haati  de  Tenir  aonr  l&i  »  ai  coa  û 
faifott  entendre  en  son  eacrit ,  et  que  fl  to> 
loiènt  doa  sien. 

FUte-Marthuin,  Hss^foL  4a 

Habaavs  :  Regardant,  aspirant,  se^ 
Ion  Borel. 


BAS 

HABÀHDosiri  :  libéral ,  g^énémix, 
prodigue ,  livré  à  tout  le  monde. 

Hjbihdohitemeht  ,  habandon  , 
'  kabandoiméemeia:  A  diicrétion,  am- 
plement, en  abondance,  stcc  profa- 
non, à  Tolonlé,  librement ,  entière- 
ment, résolument.  J  kabondon:  A 
volonté,  fojrez  Abardobhembbt. 

Et  pour  es  cnIdrrcDl  niM  durisicn  que 
aotu  rniMîan  plu*  loing  de  l'ÎUe  de  Cnirc  que 

MigDe  Hr  d«ui  la  briiioa,  poir  Ce  finotnfr- 
gar  ktAaadoiiniemtnti  dout  il  »iDI  aiiui  qna 
noiire  aet  hurta  à  uqe  quena  d<  Mblon  qal 

Joiitrillc  ,  Biuoirt  Jm  S.  Ltiuù. 

HiBiRooNREB  ;  Donner abon dam- 
ment,  san*  réierve,  comUer  de  bieni; 
abundanter  dçnare. 

HiBAifDaHHKK(3onliosteI):  Ac- 
cepter qnelqn'un  pour  être  de  m  mai- 
•on ,  l'agréer  pour  £tre  son  chevalier. 

HiBBE,  kable ,  hauaire f  havaire, 
havU ,  havreare ,  hai-rure  :  Havre, 
port,  ouverture;  aprrtura;  en  bas. 
Ut.  havra  ;  en  bas  Bret.  aber,  haar. 


HiBEB  :  Avoir  ,  prendre ,  saisir  , 
s'emparer  ,  garder ,  conserver  ;  ha- 
berei  s'est  dit  aussi,  selon  D.  Carpen- 
lier,  pour  ilétrnire,  démolir. 

Habebbii;:  Sorled'habitit'homme. 

Habebcioe  ,  lisez  kaberjage  ,  ha- 
beij'aige,  haberge,  habergement,  ha- 
bitacU,  habitage,  habilanet  :  Tente, 
habitation,  logement,  maison  ,  éta- 
Ue,  etc.  kabùacutum ,  habitatio. 

HsaEaai.  ^oj'cb  Hebxboe. 

HiBCKOBB ,  habergëir,  habergéoir, 
haber^er,  hidbcrger,  haihtrgier,  har- 
bergier,  hnubtrgéir,  hauberger,  àau- 
ber^'a-,  k^trgtr,  Aetergier,  Majtr, 


H  A  B  727 

herbeper,  herbergier  :  Recevoir  en  sa 
maison;  nourrir,  élever,  retirer,  lo- 
ger, alimenter,  entretenir  de  tontes 
choses;  Aa&Vure  ;  en  bas.  lat.  keri' 
bergart ,  herbergare  ;  en  bas  Bret. 
habitaff,  herberchi. 

HiBKRs ,  kaherz  :  Cuirasse  ,  cott« 
de  mailles. 

Ccnei  Boll  rit  plu  oiIm  ro  U  baUiUt  1! 
ia6er*,  qui  de  fer  eu ,  kc  m  Mil  )i  Tnlnra 
de  lin.         Sermoiu  de  5.  Bernard, /6i.  58. 

Ulilàr  lijuidem  ùi  eoi^Sem  lotit»  fima, 
fuàm  itola  tinea. 

HsBiKB  :  Hallier,  baie,  buisson. 

HiBii.ETEB  ,  habititer,  habilloner: 
Rendre  habile ,  rendre  propre  à  quel- 
que chose ,  être  capable  ;  d'habUit. 

HiBiLLEMBitT  :  Armurcs ,  équipa- 
ges de  guerre  ;  d'Aabitusj  en  bas  Bret, 

HsBiLLBB  :  Apprêter,  préparer, 
ajuster,  rassembler;  panser  des  plaiea. 

Habilleteb  (  s'  )  :  S'armer  eis 
guerre. 

RABiLLOMHEa  :  Rendre  propre  à 
une  chose ,  disposer. 

HtBiT  :  État,  condition;  demeura, 
habitation. 

Xd  icri  tni  quant  ge  r«qai>  lo  momtier, 
sue  vieille  Kedemta  par  nom,  eitiian*  es 
hatit  de  niart  nonaia,  maDoil  en  cru  bore 
ddeii  la  glUe   de  bicn-euroDie  Mark  tOB 

Dial.  de  S.  Grégoire ,  lir.  K,ckap.  iS. 

Xo  mmiHfae  Wnporv  fKo  moiuuierium  pe- 

tii,aniuqiiitdam  Redtnua  nomiite,  in  MmeU 

monù/i*  hab^Iu  eoAititHia,  in  urtt  hac  juxia 

iemUm  Uariie  temper  virgiim  etektiam  nu- 

HsBiTsci.E  ,  habit ,  habitage,  ha- 
bilaige,  /tabitance  :  Maison  ;  loge- 
ment ,  habitation  ;  droit  de  bourgeos- 
sie  ;  à^habitatio.  Vojei  UABRaoscE. 

SlaTOe  «Ue  redempte  en  cel  mi'itmt  htthit 
•ataientdaïudiKiplei,  DDepai  nom  nnmnla, 
e  aaa  allrc  ki  eacor  or  rit ,  bqncile  cerFo  g% 


72g  H  A  B 

If^èffmëkt  ptpoient  Toirmcat  ri«  bMîm  te 
rîebeces  ck  coastiupes ,  maâ  ne^eoent  poore 
<U  choses. 

Diai.  de  S  Grégoire,  fil  liS,  y\ 

Hi^BiTÉ  :  Domicilié ,  établi. 
Habitement  :  Log;ement,  habita* 
lion  ,  demeure,  lieu  où  l'on  habite. 
Habite UR  :  Habitant  ;  habUator. 
Habituer  :  Habiller,  vêtir. 

Le  Roj  fUt  départir  le  tonmoy  et  crier  q|M 
tout  CkevUiert  4*l|oinieiir  TeaîMeot  eo  banc- 
qoet  au  franc  palaia  ;  après  ce  cry  tout  Clie- 
"^diert  se  retrajrent  en  lenrs  logis  ,  eolx 
4esanner  et  habituer  de  nobles  Testemens. 

Romam  dô  Fêrcëfortji,JbI.  i2i, 

Hable  :  Capable ,  expert  ;  hahilU; 
en  bas  Bret.  kàbiè.  Ce  mot  a  aussi  si- 
gnifié ,  port ,  havre  ;  à*ap€rtura, 

Haboiîbb  :  GraB^  quantité,  abon- 
dance ;  abundantia. 

Haboivqe  ,  lîse^  Abunde  :  Nom 
éHine  fée  en  qui  le  peuple  avoit  au* 
trefois  beaucoup  de  confiance  :  ce  nom 
lui  avoit  été  donné  à  cause  de  Tabou- 
danee  qu'elle  procuroit  aux  maisons 
où  elle  se  retiroit. 

Si  recnident-il*  por  roir  lores 
Que  ces  choses  soient  de  fores , 
St  |bi|t  de  tôt  oa  duel  on  feate, 
%\  %9t  postent  dedenx  lor  teste , 
Qi^  lea  cin6  a^z  ainainc  4i9Cû(t 
ft^t  Us  CaQtOf «lea  qn*il  refait , 
Dont  meiates  genz ,  par  lor  foliea , 
CvûdiqFit  ettre  par  naît  eatvief., 
Jtrranx  aTecqaet  dame  Habonde. 
*  Aoman  dl»  la  Aot0,  'P9/9  s8865» 

*  Ceux  qui  réyçnt  çn  dormant. 

Habokbeb  :  A-bonéer,  Fegorgar, 
avoir  en  grande  quantité,  avec  af- 
âuence  ;  abundar&. 

Rendons  grâces  à  Den  par  cnj  po^re  solax 
kabondet  et  acrast. 

Sermons  d&  S.  Bernard,^  74 ,  JT^ 

Gratias  Deoi  per  qu^tmsio  aboadM  ootuo* 
laûo  nostra. 

Habout  :  Teoai^t  et  aboutissant , 
place  »  xttaisoQ ,  gx^ugt  v(4si9«  d'un 


héritafe ,  cdui  qui  en  est  lûnitrophc  ; 
bornes  et  limites  des  fonds  et  hérita- 
ges. Oucange  et  Ragueau  le  dértrent 
de  la  bas.  Ut.  butum  \  et  Barbazao  le 
fait  venir  de  pulsarc^  peUere  »  dont 
on  a  (ait  but ,  endroit  où  Ton  doit 
pousser;  de  là  on  a  fait  bou(  qui  est 
la  même  chose  que  but,  parce  qu'aor 
trefois  Ton  prononçait  Vu  ou.  Ccit , 
continue  Barbazan ,  le  participe />ii^ 
^afus  ou  puisus.  En  effet  les  mots  but 
et  bont  existoient  dans  notre  langue 
avant  la  basse  latinité. 

Hacb  :  Haïsse,  subj.  du  Terbehaîr. 

Hace  ,  haichcy  haische  >  haschc  : 
Hadbe,  instrument  de  fer  tranchant; 
oscîm;  en  bas  Bret.  hach,  h<ûch,hm§» 

Serapbt  ae  bi^t  OMitre  «a  GhevalieT  et  U 
fiert  de  sa  haee  n  maiiia  ai  doreipient ,  ke  B  C 
trei^che  la  destre  caisse  et  Tarçon  de  sa  sdk. 
Roman  du  S.  Qraai  ,Jol.  a3. 

Hacetb  :  Lancette. 

Hache  de  crequk,  danoise ,  lot- 
roise  :  Sorte  d'arme. 

Hachée  ,  hachie  ,  hacie  ,  huschie  ^ 
hasquie  :  Peine ,  Catigue  ,  pénitence , 
suppIice,tourment,peine  imposée  aux 
gens  de  guerre;  hormisauiajy.AMks. 

Çachepit:  Sorte  de  b^ton.,  échalas. 

ïiAcuovybaciar04iihkach€tu,i»' 
chon  :  Petite  haehe. 

Hacquilbutx.  ^oycz  Haqctsbuti 
et  Hocqusbute. 

HA-DàA,^-<2ea;^  ho-din,  àa-diop, 
ha-dya  :  Exclamation  Dieu  !  ahDieul 

BÛnos. ,  hadol ,  fuuioux  ^  hadoz  : 
Espèce  de  poisfooa^  de  mer. 

Ha^vox  ,  bfù^ance  ,  h^ngt ,  ké^ 
hUn^y  hâs  X  h^  •  Hwç  y  inimitié  ; 
Radium. 

Or  sMinea  qaa  V  bon  Dca  hnsileiBent  dn- 
fomat  ses  héMenges^  sLIa  Cacit  lo  tôt  poiatans 
Dans  espoautablenient. 

3iat.  de  S.  Grégoire,  //p.  i,  chap,  %. 

Moxque  ut,  *vir  Dei  ejus  odia  kumilutr 
decHnaifit^  hune  ûmmfo€m^t>emt  îarrihêiiter 


BAI 

Uftf  Kom  attoit  trareslluet  de  muk  peuat 
aDTÎe  d«  son  adreri aire ,  cni  haenges  josket  i 
ce  rampit  fort  que  il  à  celui  oient  sachant 
4onat  Tenin  en  boivre. 

JDiaL  éU  S.  Grégoire,  Ut^  a ,  ckap,  %>}. 

Quidam  ^vif  gnânssima  aditersarii  sut  œ/nm* 
latione  laborabat,  eujus  ad  hoe  usfue  oditiM 
proÉ^pit^  u$  <i  nesçtenii  i»  potu  vênêmum 
daret. 

HàsvocE  :  Haïr  9  délester  ;  odire. 
.    HirvuE  :  Nègre  «  Africaio;  j^er, 

HiouK  :  La  YiU«  de  Hogue  dain 
le  Cotentin  ;  en  bas.  lat.  Hagfia, 

HkoiMhhEVKv. ,  kaguimenlo  ^  ha^ 
guinettes,  fuiguirenlewr,  hoguinettes  : 
Présens ,  ëtrennes  qu'on  donnoit  aux 
jeunes  gens  la  veille  du  nouvel  an ,  on 
de  certaines  fêtes  de  l'année.  Voyet 

ACUILINNEU. 

Hahai  ,  haha ,  hahan ,  hahajr  : 
Peine  y  fatigue ,  travail  ;  cri  pour  ré- 
clamer justice  ou  pour  demander  du 
secours.  F^ojrezAmkfi, 

Et  diiit ,  Siret  Dleoa  aonTeralni , 
Delivret  tes  sera  de  péril»' 
Si  corne  Oarid  Toaist  carir 
Dea  maift  Golia»  aana  ênàéin, 
Svf  délivre  tea  aergena. 

L'Image  du  Monde. 

Haïr  :  Secours ,  aide ,  assistance  ; 
iuffumc/itum  ,  adjutorium, 

Haie-Paibnel,  Haie-Painet^  Hoie- 
Penel  :  Bourg  entre  Alençon  et  Be- 
lesme,  au  diocèse  de  Coutances.  Quel-^ 
ques  écrivains ,  sans  doute  trèa-judi? 
cieux ,  ont  avancé  que  Judas  Iscariot 
étoit  né  de  cet  endroit  \  et  par  ironie 
contre  les  gens  de  ce  lieu,  on  dit 
qu'ils  gardent  los  culottes  9  le»  lyniies 
de  Judas. 

He«pa  qni  W  aot  p«r  «n^oiene  « 

&*ak  adioiM  en  ICoflfUrra, 

&UM  ce  qnMpeMaai  è  fien  tl(Mlrtcà«i^ 

Lotaptiaila  kmÊptmml, 

Por  Saint  Loja  Jean-dtti-Tigaaa, 


H  AI  739 

tes  haies,  dans  une  forêt  ;  à'assider€; 
en  bas.  lat.  htiga,  haia,  haie ,  haies*' 

n  le  kaim  et  eslut  de  e^o  perres  et  plannta 
une  visne  et  édefia  une  tcMir  en  la  meiene  de 
céo ,  et  £efat  nn  prcMour  par  dedeoa ,  et  atendi 
que  ele  fust  grape^,  et  eles  fist  salvagfs. 

Trad,  de  ta  Bible,  haie ,  chap.  5,  'vers.  2< 

Et  sepÎTit  eam ,  et  lapides  elegit  ex  Ula , 
et  plantavit  eam  electam ,  et  œdificavit  air- 
rim  in  medio  ejus,  et  torcular  extruxit  im 
e*  :  et  expeUmfii  ut  faceret  uvas,  et  Jècit 
labruscas. 

Haï^s  :  Haïssiez. 

Car  ce  eatoît  la  femme  que  phia  Tona  hmcs^ 
et  vona  en  menés  tel  deul. 

Joimilià,  Histoire  de  S.  Louis. 

Haicrsm ENT  ,  hagrement ,  hugre- 
ment:  Ardemment ,  fortement ,  vive- 
ment ,  bravement  ;  acriter. 

Haillbr  ,  haii/ier,  hallier  :  Buis- 
son d'épines,  diminutif  de  haie. 

Hain  ,  haim  :  Crochet ,  hameçon 
pour  prendre  du  poisson  ;  hamus, 

Hain  AL  :  Le  Hainaut ,  province  de 
Flandre;  Jffannoma. 

Hain  sa ,  kaîgnéê ,  haignose  ,  hai- 
gna9U€  :  Odîtiua ,  haie  ;  odiosa. 

Si  hoi^  nîl  dt«4  lenmief  »  l^ine  am^  et 
TautreAiiûiÀ,  et  eit  de  celés  engendré  en- 
fâonta,  et  11  ffl  de  Tiliii^iii^primea  engendré 
ne  vttidrâ  depatlir  delà  anbatannce  entre  sce 
|Ua ,  il  ne  povm  IMre  lea  prinea  engeodréa  lils 
de  Tamée  aie r  devant  Lea  fila  del  haigiUe , 
mais  il  connatra  le  prime  engendré  fila  de  la 
haignoase,  et  il  donra  à  11  dea  choaea  que  il 


Jtiàie, 


nu 
suos 


Fr.^  ckésp*  SB  t  mers,  i5. 

^  ...^w^, .  ,^„^  Mjeoree  duos,  mtam  dtlec- 
n,  et  mkeram  odioeam,  geamermtçwe  ex 
UJberos ,  et  Juerkfihiu^  odioaa  ^trimogeni' 
\ ,  'volueritfue  substantiam  mter  fiiwê 
dùndere  :  non  poterit  filium.  dilectœ  fa^ 


tam,  et 


Haisb  »  fwum*,  h^jrtft  .•  Pkntcr  mne 
bftir  y  entourer  de  h^ ,  chasMar  dans 


plicia, 

Rain  xira ,  Jkaineux.  :  Ennemi ,  na- 
tBrelleneat  porté  à  la  çolèM,  en- 


732  H  A  M 

▼ow  ttrts  hMkewÊêmt  gervi 
Soloac  ce  qa'âves  dMcrri. 

Sommn  de  Dolopatos. 

Halteeks  :  Poids  fort  lourd  de 
pierre  ou  de  métal,  qui,  chez  les 
anciens ,  servoient  à  exercer  la  jeu- 
nesse; on  nommoit  haUerUtes  ceux 
qui  s*exerçoient  de  la  sorte  ;  haker, 

Haltesce  ,  kaUesse  :  Hauteur  » 
élération,  grandeur;  aliitudo. 

Si  ja  riwart  en  TaTcnt  cay  nos  célébrons  la 
persone  de  celai  ki  Tient ,  mes  enteadeaicngB 
ne  pnet  conprendre  la  luaitesce  et  la  BMieateit. 
S.  Bernard,  iU*-  Shimon  smr  tjév€iU,JU.  9. 

Ik  athemêu  Domiin  quem  eAkrtum»,  si 

Crsonam  venieneîs  mtuéor,  mom  cmpm  vLtiAr 
itiam  ma^estaiis, 

Haltoues  :  I>roits  de  haute-jus^ 
tice,  rereuus  nobles  et  seîgnemriamx  ; 
d'altui  et  à' aliitudo.      "' 

HiLXAiEB ,  haulxmire  :  Auxiliaire , 
qui  aide,  qui  donne  du  secours; 
^auxiliarius, 

Ham  ,  kmmei ,  hamelei  :  Village  , 
hameau  bâti  au  milieu  des  duimp»; 
de  r  Arabe  Alum,  hhatdh;  en  bas.  la  t. 
ham,  hameUmm  ;  en  bas  Bref.  hameU. 
Barbazan  le  dérrre  du  Latin  amèo  , 
parce  que  rarement  un  hauKau  est 
composé  de  plus  de  deux  maisons, 
ou  bien  du  Grec  hama» 

Hambais  ,  hambeU,  Voye^  Gim* 

BATSOlf. 

,    Hamboueg  :  Sorte  de  bière. 

HAMBEEcé  DE  VBE  .*  Cc  qui  gamift* 
soit  les  gantelets  d*un  chevalier. 

Ham^e  :  Maudie. 

Hamequin  :  Sorte  de  poids  et  de 
m^ure. 

.    Hambve  :  Engin  pour  pMicr,  qui 
diffère  de  l'hameçon  ;  à^harmxtus, 

Hamie  :  Hameçon ,  croc  ;  usten- 
•il#  de  cuisine  ;  kéêmuf,  hmma. 

Hâmoiugnee,  subst,  :  Exécution 
d*iube  entreprise. 

HAMOiNGifEE  :  Amener,  exécuter, 


H  AN 

TOiîr  à  bo<at,  conduire  à  fin  ; 
Barbaxan  le  dértre  de 


Se  Toos  Tolez  crofrc  mon  dît 
De  povreté  toqs  getcraî , 
Et  à  graat  hoatc  metcni 
Cens  qui  me  cnident  eagingnîer. 
Ta  donc ,  pensae  du  hatnoimgmÊr^ 
Fet  Jelians ,  bêle  douce  soer  ; 
M^  je  ne  Toadreie  k  mal  fiier, 
Qn*il  Ittssemi  de  toos  an-dema» 


Ha»e  ,  hante  :  Manche  d^une  hal- 
lebarde ,  d*une  pique  ,  d*nne  hache  ; 
d*ames,  amàù,  perche  ;  c*est  aussi 
la  poitrine  d*nn  cerf,  suivant  M oaet 
Hakafat  :  Mesure  pour  le  miel 
Haitap  ,  hanapier,  hamips,  hojtas, 
hanepée,  hanepel,  heinap,  heinnt^, 
htna^  henap^  hetuu,  hena^  hcnepét^ 
henet,  hennap  :  Vase  à  boire ,  coupe, 
tasse,  ciboire  ;  les  hanaps  se  faisoient 
de  toutes  sortes  de  matières;  les  pre- 
miers furent  d'étain  et  de  coirre, 
ensuite  on  les  fit  de  bronze  émaiilë; 
l'usage, en  cessa  entièrement  au  xtu* 
siècle.  Jean  Laudin,  éouûlleur  da 
Roi  François  i*',  en  a  fait  un  grand 
nombre  qui ,  par  leur  forme  ,  la  cor* 
rection  du  Âessin  et  la  beauté  des 
etfuleurs,  font  l'ornement  des  Cabi- 
nets de  curiosité.  Les  émaux  se  fin-* 
foîent  àlimoges,  lesfaîencesà  Roœn, 
et  les  vitraux  à  Paris»  On  donna  aussi 
le  nom  de  hanap  au  crâne ,  relatiTe- 
ment  i  sa  forme,  qui  ressemble  à 
celle  d'une  coupe  ;d'«[ikeiiec#;  en  bas. 
latinité  euias ,  hanaphas  y  hanapus , 
henaphas;  en  bas  Bret.  hanef.  Bord 
l«dérrve  de  T  AUera.  Ae/i/Mpr^  dcueUe 
ht  oreilles  ;  BariMzan ,  du  Latin  ana, 
portion  ,  potion  mesurée.  Les  méde- 
CM  s'en  servent,  di^4l ,  peur  expri- 
mer de  chaque  ^ose  une  ^nle  por- 
tion, autant  derane  comme  de  l'au* 
tre;  sur  fst  priocipar  îi  ^ut  oandure 
qu'un  htmap  est  un  vase,  use  me- 
sure pour  mesurer,  et  mtee  pesiiPf 


R  AN 

afin  de  ne  pas  donner  d'une  chote 
plas  que  d'une  autre.  L'auteur  des 
racines  grecques  le  dérÎTe  ÔLonapi^ 
neiriy  humer,  avaler. 

Le  hanap  qoe  tos  aves  enbUe  Mt  le  hana^ 
mon  Seignor,  el  qnelil  •oloil  déliter,  aale 
ehoM  areg  lait. 

BibU,  Genèu,  chap.  44 ,  iMrr.  5. 

ScyphuB ,  çuem  furati  estis ,  ipse  est  in 
çuo  bibit  Dotninus  meut,  et  in  quo  auguran 
Moiet  :  pessimam  remfecistis. 

HAHArés ,  hanepée:  Plain  un  vase, 
une  coupe ,  un  gobelet. 

Et  quiconque  donra  à  boire  à  na  de  ces 
meindres  une  hanapée  de  eawe  froide  aoule- 
Sient  •  el  noum  de  un  disciple  ,  il  ne  perdrft 
pa«  aoB  loer.     S.  Mathieu,  ehmp.  10,  ^v.  49. 

Et  quiconque  potum  dederit  uni  ex  mini* 
mis  istis  calicem  mqmœjrimidm  tantàm  m  no- 
mine  €iis€ipuU  :  non  permet  mtreedmn  suém, 

Haïti  PB  L ,  hanepel  :  Petit  hanap , 
petit  vase  k  boire  ;  et  non  pas,  comme 
l'explique  Bore! ,  un  ornement  de 
femme ,  soit  de  tête ,  soit  de  robes , 
ce  que  les  femmes  appellent  aujour- 
d'hui ajustement.  Dans  la  citation 
suivante ,  ce  mot  est  pris  pour,  tête  ^ 
crâne ,  l'endroit  où  est  la  cervelle. 

Plus  font ,  que  sont  les  cornet ,  entor  le  A»- 

nepel. 
Ceignent  eatroit  leurs  testes  d*aB  kt  on  d'an 

drapel, 
Por  leur  front  deHroncier  et  esttndre  la  pel  : 
Diex ,  se  je  mens  ou  non ,  à  garant  en  apeL 
*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  'vers  1*73. 

Haitaperib  :  L'art  de  faire  des 
coupes  et  des  tasses,  des  vases  àboire^ 
en  émail. 

Hanapisa,  hanapUrty  hunepUr: 
La  poitrine. 

Hanapiee  :  Étui  d'un  hanap ,  es- 
pèce de  vaisselier  où  on  le  rangeoit; 
en  bas.  lat.  hanapenum» 

Hance  ,  fuuue  :  Société  et  compa- 
gnie de  marchands  \  réception  dîans 
un  corps  de  marchands  ou  d'arti- 
sans ,  ce  qu'on  paie  k  cette  occasion , 


H  A  N  733 

bien-venue  ;  à!ama ,  lien ,  attache , 
jonction ,  engagement. 

Hahchb  (le  lourde  haute)  :  Le 
eroc  en  jambe  ;  d'où  hanekier,  faire 
ce  tour. 

Handblbe  :  Balayer. 

Haitohouder  ,  handhordeSy  hand- 
houder  :  Nom  qu'on  donnoit ,  en 
Flandre,  aux  officiers  municipaux; 
de  hannonia. 

Hanebanb  :  Maladie  des  poules, 
selon  lHonet. 

Haitbhost  :  Espion ,  délateur. 

Hanepel  :  Coupe ,  vase  avec  anses 
et  pied.  Voyez  Uanapbl. 

Hahbe  :  Labourer,  cultiver. 

Hanbsblin  ,  housselin  :  Sorte  de 
robe  longue. 

Uavex,  hanepei  :  Vase,  coupe. 
Voyez  Hanap  et  Hanapel. 

ËUnouevbllb.  F",  Haouillenne. 

Haviceochb  :  Arme  anciennç , 
sorte  de  croc  servant  à  détruire  les 
murs;  Barbazan  le  dérive  du  Latin 
kamus  y  croc ,  hameçon ,  et  de  crena, 
entaille ,  cran ,  fente ,  hoche ,  erene- 
lure  ;  de  là  on  a  dit  hamcrùche,  pour 
signifier,  un  empêchement ,  une  dif- 
ficulté, un  obstacle  dans  une  affaire. 

Hanne  ,  haruutrt,  hennart,  henné, 
hennot  :  Mauvais  cheval ,  incapable 
de  servir,  mulet  ;  &hinnus, 

Hannepiee  ,  hanepier  :  La  partie 
supérieure  de  la  tête,  le  crikne ,  et  le 
casque  qui  couvre  cette  partie. 

Haniiiee  :  Laboureur. 

Hanmit  :  La  graine  d'ams  ;  ane» 
thum. 

Hannov  :  Le  merlus ,  poisson  de 
mer;  c'est  aussi  le  nom  que  portoit 
la  partie  de  la  charme  que  nous  ap« 
pelons  coquille. 

Hannouaets  ,  hiumoyarU  ,  ha^ 
nouard  :  Porteurs  de  sel  du  grenier 
à  sel  de  Paris. 

HâKHouTBas ,  Htmntçrers ,  Hixj'* 


734  H  A  W 

nuyers ,  Hennuyers  :  Habitans  dn 

Hainaut;  Hannones, 

Hahot  (mettre  une  maison  à)  : 
Cest  détraire  une  maison,  en  6ter 
la  couverture  et  la  charpente  pour 
les  brûler,  en  punition  du  crime  du 
propriétaire. 

Haksr  :  Société ,  compagnie  de 
marchands;  impôt  sur  Tentrée  des 
marchandises.  Voyez  Hance. 

Hanser  :  Recevoir  quelqu'un  dans 
nn  corps  de  marchands  \  et  prendre , 
arrêter. 

Hah STE ,  hampe  ^  hante  :  Bob  , 
manche ,  bâton  de  pique ,  de  lance , 
de  hallebarde ,  de  crosse ,  de  croix , 
manche  de  cognée  et  d'autres  outib  ; 
âmes  amidsy  et  hasta* 

Là  commencèrent  catcnn  lar  chemlx  àferir 
de  hanttes  à  langlentéir  des  eftporon«. 

Dial.  de  S,  Grégoire,  iiv.  i ,  clutp.  2. 

Ibique  equM  suos  cœpenmt  singuU  hastis 
tundere ,  et  calc€uibus  cruentare, 

n  en  Tint  on  autre  (ange)  qui  eitoît  bîaus  à 
Biervetlle ,  et  de  moolt  bicl  aage ,  &i  portoit 
nne  crois  en  une  main  et  ca  Tantre  une  mitre 
tonte  blanche  et  le  hansle  de  la  crois  estoit 
toute  rermeille.  Roman  du  S.  Graal. 

Haute  :  Tante ,  la  sœur  du  père 
ou  de  la  mère;  avita. 

Haute  ,  hantise  :  Fréquentation , 
liaison ,  attachement ,  commerce,  ha- 
bitude; d'habitaiio, 

Hanteleure  ,  hanlelnre  :  Manche 
d'un  fléau  à  battre  le  bled. 

Hanter  :  Fréquenter 'yd^habitare, 
Barbazan  le  fait  venir  â'intus ,  dont 
on  a  fait,  enter  un  arbre,  mettre 
dedans  ;  on  Ta  écrit  anter,  et  on  y  a 
ajouté  la  lettre  h.  Que  signifie,  dit-il, 
hanter  ?  autre  chose ,  sinon ,  d'aller 
dans  un  lieu,  fréquenter,  se  lier, 
s'attacher  à  quelqu'un. 

Hanteria  :  Lieu  qui,  en  1284  > 
étoit  auprès  de  S.  Oportune ,  à  Paris, 
au  -  delà  du  grand  pont ,  dans  la 


H  âQ 

grande  me ,  qui  éioit  U  me  Saînt- 


Hautih,  hantain  :  Onde,  aïeul. 
Foyez  Ahtah. 

HàATia  :  Se  jeter  sur  quelqu'ua, 
Fattaquer. 

Haoir  :  Haïr  ;  d'où  haote  ,  je  haîi- 
aob  ;  haoit ,  il  haissoit  ;  odire. 

Sire ,  il  ot  m  Roi  en  PnîDe  qui  eatoit  uÀo- 
mite ,  n  kaoû  famé  tor  tote  riens ,  tant  fi*3 
enfla ,  et  entra  en  grant  maladie. 

Roman  des  sept  Sages  de  iloac 

Haouer  :  Houer,  essarter,  ôter  les 
mauvaises  herbes  ,  remuer  la  tore 
avec  une  houe  ;  haouée  ,  terre  honée. 

Hape  :  Hache  ;  d'où  hapieite ,  hap- 
piette,  petite  hacbe. 

Hape  LOPIN,  happelopùi  :  Parasite, 
homme  qui  cherche  à  happer  ;  chien 
âpre  à  la  curée.  Voyez  Galopin. 

Hapelou&de,  happelourde:  Chose 
qui  a  belle  apparence  eu  dehors ,  et 
ne  vaut  rien  en  effet;  chose  trom- 
peuse par  les  apparences  ;  faute  que 
l'on  commet  pour  n'avoir  pas  assez 
examiné ,  assez  réfléchi  ;  homme  qui 
paroit ,  par  sa  tournure  et  ses  ma- 
nières, devoir  être  quelque  chose, 
et  qui  dans  le  fond  n'est  qu'un  escroc 

Haplb,  hasples  y  heple ,  hespie, 
hesples  :  Dévidoir;  alabriun;  hapU 
a  aussi  signifié ,  traîneau. 

Happé  :  Pris,  attrapé. 

Happer  :  Prendre,  se  saisir,  enle- 
ver, voler,  se  procurer.  L'auteur  des 
racines  grecques  le  tire  du  Grec  or- 
pazo  y  rapio.  Le  Roman  de  la  Rose 
comparant  la  femme  à  nne  anguille, 
qu'il  est  impossible  de  tenir  quand 
die  veut  s'échapper,  dit  : 

Si  qu'elle  est  tantost  cscliaptpëe , 
Jà  si  fort  ne  l*anrott  happée. 

Haque  :  Qiaval  hongre;  d^cquus; 
on  le  dérive  aussi  de  nacci/s, 

Haqu^suts,  hacquebute,  fiaque- 


H  AH 

butte,  harquebouse,  harquebuse,  har- 
quebute  :  Arquebuse ,  espèce  d'arba- 
lète pour  lancer  des  flèches ,  des  ja- 
Telots ,  et  pour  tirer  au  prix.  On  a 
ensuite  appelé  une  arme  à  feu  à-peu- 
près  comme  un  fusD,  de  ce  même 
nom ,  et  qui  sert  encore  à  tirer  au 
prix.  Barbazan  dérire  ce  mot  d*arcus 
puisus,  pour  pousser  au  but,  au  bout. 
Haquebutibe  :  Armurier,  arque- 
busier ;  >t  soldat  armé  d'une  ar- 
quebuse. 

Je  demanderoii  ronlentiert^ 
Comme  on  diroît  plus  proprement , 
Ua  de  ces  deux  haçuebuturs 
Par  mal  Titer  faut  lourdement. 

Marot,  Epigrammes, 

HiQUENix,  hacquenée  :  Jument 
de  prix ,  cheval  de  parade  pour  les 
dames;  d*equuê, 

Haquet  ,  hacquet  :  Petit  cheval  ; 
et  sorte  de  voiture  pour  conduire  des 
vins ,  des  ballots. 

Sut ,  tut ,  aUez-Tona-en  Jacquet, 
Et  penses  le  petit  hacquet; 
Et  luj  faictes  bien  sa  littiere. 

CoquUUurt,  Monol.  du  Pwfrs, 

^  Haqubtisr  :  Conducteur  de  ha- 
quet. 9 

Har  ,  harcelé  ,  hard ,  hardele , 
hardi.  Voyez  Hae celle  et  Hàbt. 

Hâragsnb  :  Né  en  Arabie,  ce  qui 
en  vient.  Voyez  Arabi. 

Habangaisoit  ,  harangeison,  ha^ 
rangeson,  haranguison  :  Temps  de 
la  pèche  du  hareng. 

Habangueub  :  Marchand  de  ha- 
rengs; à^harengusy  formé  ^harens, 
harescens. 

Habans  :  Troupeau  de  cochons  ; 
de  Iiara, 

Harasse  :  Grand  Bouclier,  espèce 
de  targe. 

Les  Cheraliers  qui  te  combattent  pour 
■leurtre ,  ou  pour  homecide ,  se  doirent  cuB» 
battrt  à  pied  et  saoa  «oilfe  »  et  ettrt  roîf aés 


H  A  R 


735 


à  la  réonde,  et  ettre  restus  de  cottes  vermeil- 
les ,  ta  de  chemises ,  et  aroir  chausses  rer- 
meÛles  de  drap  àestrier  sans  plus  et  une  targue 
que  Ton  appelle  haraue  qui  soit  plus  grant  de 
loi  de  demi^ied,  on  plain  paume. 

jisslset  de  Jérusalem ,  chap.  102. 

Harau,  hareu ,  hari,  haro^  harol, 
harou  :  Cri ,  clameur  pour  implorer 
du  secours  ou  réclamer  la  justice  ; 
invocation  du  nom  de  Raoul  ;  terme 
factice  pour  signifier ,  allez  ,  allons. 
Ces  mots  viennent  deAa^et  àe  Raoul, 
à  cause  de  Raoul ,  i***  Duc  de  Nor- 
mandie ,  qui  se  rendit  célèbre  et  cher 
à  ses  sujets ,  par  son  amour  pour  la 
justice  et  sa  sévérité  à  la  rendre. 
Voyez  son  Épitaphe  rapportée  dans 
le  Journal  de  Verdun,  février  1757, 
page  i3o  ;  en  Langued.  hari,  hary, 
terme  dont  se  servent  les  àniers , 
pour  exciter  les  mulets  à  marcher  ; 
en  bas  Bret.  harao* 

J*aî  mis  mon  coer  en  un  lien  puis  un  pen 
Ma  Dame  dist ,  fuies,  fuies  hareu ^ 
Quant  recorder  je  li  TOeil  mon  afaire. 
Poésies  deFroissart,foL  325 ,  coL  i. 

Harauder  ,  haroder  :  Crier  haro  ; 
au  figuré ,  injurier,  se  moquer,  crier 
après  quelqu'un  en  le  querellant* 
Celui  qui  voyoit  commettre  un  crime 
capital,   étoit    obligé   de   harauder 

S  crier  haro)  ;  s'il  ne  le  faisoit  pas ,  il 
itoit  condamné  k  payer  une  amende  ; 
et  pareillement,  il  lui  étoit  permis  de 
faire  enquête,  s'il  avoit  criéà^ropos; 
si  c'étoit  sans  sujet,  il  étoit  encore 
condamné  à  l'amende  ;  ceux  qui  en- 
tendoient  la  clameur  étoient  obligés 
de  prêter  secours ,  d'arrêter  le  cou- 
pable ,  et  de  crier  ?uiro  avec  les  pre« 
miers. 

Haraux  :  Enlèvement  qu'on  fait 
des  chevaux  de  la  cavalerie  ennemie, 
pendant  qu'ils  sont  au  pâturage  ou 
au  fourrage  j  à*harp€igatus, 

Harballxur.  :  QuertUeor ,  chi- 
caneur. 


^36  H  A  R 

Haacelveie  :  Persécution ,  que- 
relle ,  dispute. 

Hakcblieek  :  Femme  grondeuse, 
qui  persécute  tout  le  monde;  d'arcere, 

Habckllk  ,  harchelle,  hard,  har- 
dele  :  Attache  faite  avec  des  liges  de 
bois ,  dont  on  se  sert  pour  lier  des- 
fagots ou  autres  choses ,  osier  propre 
à  faire  des  liens  ;  Barbasan  le  dérive 
du  verbe  hœrerey  s'attacher,  se  join- 
dre. Ou  a  ensuite  donné  ce  nom  à  la 
çprde,  parce  qu*elle  sert  à  lier,  k 
joindre  ;  et  de  là ,  dit-il ,  la  peine  de 
la  tuird  ou  kart,  prononcée  par  les 
Ordonnances;  hordes  y  habits  qui  se 
rénnissoient  en  un  faix  par  le  moyen 
d'une  hiirdy  une  corde  ;  horde,  herde, 
troupeau  ;  hardeau ,  petit  lien  de 
fagot;  hardeau,  jeune  garçon  non 
encore  formé ,  qui  se  plie  comme  un 
brin  de  jeune  bdis  ;  hardele ,  jeune 
fille  non  encore  formée  ;  harder,  faire 
un  paquet  de  ses  hordes,  les  lier  avec 
une  Iiart, 

Ha&court  :  Qui  a  des  haras  de 
chevaux;  qui  provoque  Tennemi  au 
combat,  escarmouchcur. 

Haruaille,  hardeau,  hardel,  har- 
dot  :  Vaurien ,  hardi ,  fripon  ,  co- 
quin ;  d'ardens, 

Hardk  ,  hairde  :  Troupeau  com- 
munal ;  troupe  de  bétes  sauvages. 
F'oyez  Herde. 

Hardée  :  Fardeau,  charge,  botte; 
€n  bas.  lat.  heredum. 

Hardel  ,  hardiau  :  Partie  du  vê- 
tement ,  habits ,  parures. 

Ces  puUeutes  qui  se  fardent 

Et  qui  a  fuient  ces  Aardiatu , 

Font  des  plus  sages  rebnrdiaus, 

Tele  se  fait  moult  regarder 

Par  son  blanchir ,  par  son  farder , 

Qui  plus  est  lede  et  plus  est  pesme , 

Que  péchiez  mortez  en  quaresme. 

Gautier  dé  Coimi,  //V.  % ,  ehttp,  i. 

Hardel  fAor^frai/  ;  Jeune  garçon  ; 
liardelle ,  jeune,  fille. 


It  AR 

HâanKLlv,  hardie  :  Troupe,  mA- 
titude,  cohue. 

Hardemen  t:  Hardiment;  ttrdenter. 

Hardk  MME  itT ,  hardemanz  ,  har- 
dément  y  hardiemene  :  Courage,  ar> 
deur,  hardiesse,  audace  ;  d'arEfor;ffl 
bas  firet.  hard  ,  hardehiaiit,  hardis- 
der,  hordisdet,  hardison. 

Mont  me  muet  de  très-grant  folie , 
Et  d'ovtrage  et  de  httrdcment, 
Qtiaut  onques  à  nal  jor  eoTie  , 
Me  prist  d*amer  si  hantement. 

Perrin  tfAngecort, 

Amonrs  qa!  toatea  choses  paise 
Me  donoit  cner  et  hardement. 
De  faire  son  commandeinent. 

Homan  de  Im  Base. 

Harder  :  Troquer,  changer,  fain 
des  marchés  ;  dans  le  principe  oo 
n'employoit  cette  expression  qae 
pour  les  échanges  d*habits  ,  mais  en- 
suite on  retendit  à  toutes  les  choses 
mobiliaires. 

Hardi  (li)  :  Petite  monnoie  de  cui- 
vre qui  valoit  trois  deniers  ;  elle  fnl 
ainsi  nommée  du  surnom  de  Philippe- 
le-Hardi ,  qui  la  fit  battre  ;  depuis  par 
corruption ,  nous  Tavons  appelée 
Hard.  Cette  étymologie  ,  donnée  par 
Ménage  et  plusieurs  iavans ,  ne  peut 
être  la  véritable  ;  dans  la  basse  lit. 
on  distinguoit  deux  espèces  de  mon-  j 
lioies ,  argentuin  album  ,  et  argentam 
arsum  ,  argent  noir  ou  brûlé,  jdob-  , 
noie  de  cuivre  ;  on  a  dit  li  ors ,  H 
ards ,  dont  on  a  fait  un  senl  mot; 
origine  arsum,  partie.  à!tirdere, 

Hardiau  :  Coquin  ,  fripon ,  vau- 
rien. Voyez  Hardel. 

Uardicort  :  Escarmoucfaenr,  qai 
attaque ,  qui  défie. 

Hardie  (robe)  :  Sorte  de  vêtement 
commun  aux  hommes  et  aux  femmes. 

Hardie R  ,  hardoier  ,  htirdojer, 
harrier  :  Provoquer  ,  pousser ,  pi- 
quer, presser,  aiguillonner,  attaquer, 
harceler,  enhardir,  eacannouclier , 


BAH 

clurger;  ardere  ^  ardetcere.  Se  Aat- 

€iier,  s*enhardir. 

li  Comaln  et  U  Blae  et  U  Gricu  de  U  terre 
dieraochiereiit  rert  aU  ,  qaar  il  «Toient  mult 

Î^rent  gent,  et  Tiennent  à  Tarriere-garde,  si 
et  commencent  à  kardoUr  mnlt  durement. 

FiUû'Hardomn, 

Ha&diebx  :  Crémaillère  d*inie  che- 
minée de  cuisine. 

n  nos  coTÎent  no  bacon  cnire 
Se  Tot  Tolex  qa*il  nos  remaîngne , 
Celé  alnme  le  fa.  de  iaîngne  ; 
Si  met  de  Tere  en  la  chaadiere , 
Puis  le  pendit  à  la  héuxUere, 

*  Fabliau  de  Barat  et  de  Haimet, 

Hardie EE  :  Grosse  corde ,  ou  plu- 
sieurs cordes  tortillées  ensemble. 

Haedine  :  Sable ,  gravier. 

Haedo  :  Vaurien ,  mauvais  sujet , 
emporté  ;  qui  mérite  le  ^ort 

Hàedoiee.  Fojrez  Haediee. 

Haee  :  Terme  employé  dans  les 
proclamations  qui  se  faisoient  aux 
grandes  foires,  ou  à  rétablissement 
d'une  balle. 

Haeeleux  :  Rebelle ,  séditieux. 

Haeelle  ,  Aarf/«  :  Association  illi- 
cite ,  émeute  ,  sédition  ,  vexation  » 
avanie  ;  suivant  Borel ,  c'étoit  le  nom 
d'une  sédition  qui  s'éleva  à  Rouen 
sous  Charles  vi  ;  en  bas.  lat.  harelia, 

Haeenc  :  Hareng,  petit  poisson 
de  mer  ;  Barbazan  le  dérive  de  haiejs, 

HARENGAisoir  :  Saison,  temps  de 
la  pèche  du  hareng  ;  harengus,  formé 
d^earens,  earescens ,  qui  devient  sec, 
tiré  à^hareo ,  haresco,  qui  s'est  dit  au- 
trefois pour  areOf  aresco,  d'où  le 
proverbe ,  sec  comme  un  hareng. 

Hakengeeie  :  Marché  au  poisson. 

Haeemgiee  :  Marchand  de  harengs 
et  de  poisson  de  mer. 

Haree  :  Exciter,  presser,  pousser, 
tourmenter,  animer,  inciter  contre 
quelqu'un  ;  à'ardere  ;  d'où  l'on  a  fait 
haridelle,  mauvais  cheval,  qu'on  est 
obligé  d^harer,  d'exciter. 


H  A  A  737 

Haree  :Lid)ourer,cultiverla  terre; 
arare.  Voyez  Arer. 

Haretz  :  Bord ,  extrémité. 

11  avéra  denx  haretz  en  l'une  et  Tantre  cos- 
tiere  des  hautesces  qu'il  résignent  tut  en  un. 
Bible  ,  Exode  ,  ekap,  a8,  'vers.  7. 

Duos  oras  junetas  habebit  in  utroque  la» 
Ure  gummitatum  ,utin  umim  retleant, 

Haeeu.  Voyez  Harau. 

Hareusement  :  En  tumulte ,  sédi- 
tieusement. 

Harcan  :  Argent,  monnoie,  métal  ; 
argerUum, 

Harcaus  :  Sorte  de  vêtement,  d'ha- 
billement. 

Je  leur  fis  tailler  cottes  et  hargmu  de  rert. 

Joinville , /oL  243. 

Hargne  ,  home  :  Mauvaise  hu- 
meur, querelle ,  dispute ,  incitation  à 
quereller,  à  disputer. 

Hargiter  :  Quereller,  exciter  à 
gronder ,  à  disputer. 

Hargoter  :  Disputer  avec  opiniâ- 
treté ,  ergoter  ;  d'où  hargoteur,  diffî- 
cile ,  entêté ,  qui  aime  la  dispute. 

Hargouler  :  Prendre  quelqu'un 
a  la  gorge ,  ou  p'ar  la  partie  de  l'habit 
qui  joint  le  cou ,  et  le  secouer  ;  de 
gula;  d'où  hargoulement ,  secousse. 

Haribourras  :  Fatras,  selon  Borel; 
mais  ce  sont  des  colifichets  de  fem- 
mes ,  qu'elles  mettoient  dans  les  plis 
'  de  leurs  coiffures. 

Encore  i  refont-elles  un  grant  haribourras , 
Car  entre  la  touelle  qui  n*est  pas  de  bourras  y 
Et  la  temple,  et  les  cornes  porroit  passer  un 

ras. 
On  la  greigneor  moostoîle  qui  soit  jusquea 

Arras. 
*  Test,  de  Jehan  de  Meung,  nfer$  1269. 

Haridelle  :  Sec ,  maigre. 

Harier  :  Importuner,  presser, 
harceler,  poursuivre ,  exciter,  tour- 
menter ;  et  non  pas ,  arriver,  comme 
le  dit  Borel. 

Je  change  tout ,  je  iotmie*  je  rarie , 
Jt  fiûs  chéoûr,  rtUjff ,  et  ahbatre» 

▲  aa 


738  H  A  E 

Sanê  tTÎser  qui  laigement  charie. 
Je  mors ,  je  poins  i  j*arguë  et  puis  hiwie , 
A  sy  faiz  jeux  me  plaît  tousjotirs  e&batre , 
Et  ne  me  chanlt  qui  t'en  vneille  detbatre. 

Danee  aux  AveuglsM. 

HAaiGOT  :  Petite  flûte ,  flageolet 
fait  avec  les  os  des  pieds ,  ou  tibia  de 
chevreau  et  d*agneau, 

Hârigotbe  :  Terme  obscène. 

Hâriquidam  :  Ce  que  paient  les 
apprentis  d*un  métier  pour  leur  bien- 
venue. 

Harissewaing  :  La  Hasbaye ,  pays 
de  la  Flandre  ;  Hasbania, 

Harle  :  Hâle,  air  chaud. 

Harlee  :  Etre  hâlé, brûlé  du  soleil. 

Harlez  :  Basané ,  séché ,  brûlé  du 
soleil. 

Regardes  qa*ll  eat  fort,  qa'll  a  les  polnga 

carrez , 
U  est  fors  et  polssaiu ,  camns ,  noiri  et  harht. 

Fie  de  du  ÙuescUn, 

Harheré  de  MAUVAiSTié  :  Plein , 
rempli  de  méchanceté. 

Harhikr  :  Brandir,  agiter  forte* 
ment  une  arme ,  la  présenter  à  quel- 
qu'un en  le  menaçant  de  Ten  frapper; 
à^armare, 

Harmin,  Hemiiriy  Hermins  :  Qui 
est  d* Arménie  ;  Hermine  ,  qui  est 
d'Hermine;  Armeniusy  Armenia;  en 
bas.  lat.  Hermina,  UermelUna,  Her- 
mine. 

Harmoniqueur  :  Musicien  ;  d^har- 
monicus, 

Harnas  ,  harneuxy  hameix ,  hcu^ 
^  nois ,  hemex ,  hemeys^  hemois,  her^ 
noix  :  Armure  complète ,  ornement  ; 
meubles  et  ustensiles  de  ménage  ;  ba- 
gage ,  outils  ;  en  bas.  lat.  harnesium. 

Movlt  Tëissiez  harnas  floter ,  « 

Homèfi  noter  et  afondrer. . 

'^oman  du  Rou,fol.  aag,  A°. 

Harne  ,  hergne ,  herne  :  Maladie  9 
descente  des  inî^slins  ;  henda. 
HAaNXGHxua  :^oituri«r. 


HAR 

Harkois  :  Bruit,  tumulte,  traeu; 
et  épée ,  arme  offensive. 

Haro  ,  harolj  harou.  Yoj,  HimAU. 

Harodkb  :  Crier  haro. 

Ha&okdb  ,  harondele,  harofiddU, 
herondelle,  hyrundeUe  :  Hirondelle; 
hirundo^ 

Haroublettes,  h€irouUeUes[fSâsi\  : 
Faire  du  train ,  de  mauvaises  plaisu» 
teries ,  faire  charivari  à  la  porte  de 
deux  époux  mal  assortis,  on  d*^e 
très-diâérent. 

Haroucv  :  Orgueilleux,  chicaneur, 
qui  veut  avoir  la  préférence. 

Et  dkt  H  lions ,  bÎMi  frère , 
Di-moi  par  Tame  de  ton  pera , 
Qni  t*aprist  si  bien  à  partir  ? 
Par  Saint  Estienne  le  Martir , 
Sire ,  nel  toos  cèlerai  ja  , 
Cil  bachelicra  qve  je  roi  là  » 
Qai  si  se  fat  fier  et  kanmee, 
Por  ce  qu^il  a  aumasse  roage. 

Ija  Compaignîe  de  Kenari, 
Harpail  ,  harpaille  y  herpailk  i 
Troupe  ,  troupeau  de  bétes  féroces; 
troupe  de  gueux  qui  se  soulevèrent 
sous  Charles  vu ,  et  qui  voloient  les 
paysans. 

Harpaillsr  (s')  :  Se  jeter  Futi  sur 
l'autre,  se  battre,  se  prendre,  se 
saisir,  voler  ;  hurpagctre. 

HARPAiLLEjaa  ,  harpaiUan  y  har^ 
pailleux  :  Homme  qui  vole  les  gens 
de  la  campagne,  gueux  ,  mendiant, 
vagabond  ;  à^harpago. 

Harpaste  :  Ancien  jeu  de  balle; 
harpastum. 

Harpe  :  Griffe ,  croc ,  harpon  -,  ai 
figuré,  la  main  d*un  voleur. 
Harper  :  Pincer  de  la  harpe. 

Quant  li  hons  est  de  bone  vie  , 
Adonc  harpil  si  bien  et  chante , 
Que  le»  diables  tons  encbante , 
Si  com  DsTid  les  enchantoit 
Quant  pour  le  Roi  Saul  harpoie, 
Gautier  de  Coinsi,  liv,  a,  chap.  14. 
Hakpeur  ,  harpéor  :   Joueur  de 
harpe  ;  harpeur  s'est  dit  aussi  de  celai 
qui  pèche  avec  le  haxpon. 


\ 


\ 


BAS 

HAft»ilLBm ,  harpeTf  harpier,  har- 
pigner  :  Prendre,  ▼oler,  piller  ;  har^ 
ptigare  ;  en  Langued.  arrapa  ;  en 
bas  Bret.  harpa.  Se  luuper  :  Se  pren- 
dre, se  saisir. 

Hàepin  ,  harpis  :  Croc  de  batelier  ; 
iuupago» 

HAaEBBANNB  :  Fille  ou  femme  dé- 
bAuchée. 

Hàrribr:  Molester,  provoquer, 
Texer.  Voyez  Hardibr. 

Harriver  ,  hanier  :  Garnir,  meu- 
bler, fournir. 

Haes  :  Arc  à  tirer  des  flèches  ;  ar^ 
eus  ;  art ,  profession  ;  ars  ;  et  les 
côtes,  les  flancs. 

Harsegaye  :  Arme ,  pique,  demi- 
lance. 

Harsbl  :  Porte  faite  de  branches 
entrelacées  les  unel  dans  lès  autres , 
en  forme  de  claie. 

Hart,  hairde,  har,  harcelé,  hard, 
horde ,  hardel,  hardi,  harte ,  hartei , 
hartelet  :  Corde ,  lien  de  fagot ,  arrêt , 
licol.  Sur  le  hart:  Sous  peine  d*étre 
pendu. 

Harto  :  Grandement ,  selon  Borel. 

Has  :  Enjambée. 

Hasasins  :  Assassins.  F.  Haresins. 

Hasghée  ,  Aarc^>>  haschiere,  has^ 
de  :  Morsure ,  plaie ,  douleur,  tour- 
ment ,  déplaisir ,  espèce  de  punition 
ou  de  supplice  ;  ascia. 

Et  pour  Dien,  poor  choo  m  Toai  mt«s  lit 
grans  haseies,  et  les  grau»  mal-^Uses  qm 
nous  souffrons  là  fors. 

ViUe-Uardouin ,  Mss./bl.  37. 

Et  quint  dame  One 

Se  senti  des  dent  alâschie , 
Dont  souffert  ot  si  grant  kaschWf 
Sagement  trait  à  li  son  col. 
Si  a  bien  regardé  son  toI  , 
Sor  un  diesne  a  son  cors  garl. 

Faèlg  du  Lou  et  de  FOie. 

Hase:  Rustre,  grossier,  âne;  asinui. 
Hase  AU ,  hasel.  Voyez  Harsel. 
Haser  :  Irriter,  piquer ,  f&cher , 
insulter,  aiguillonner. 


HAS  7^9 

Hasesins,  hassesis  :  Assassins  ; 
nom  d'un  peuple  soumis  à  un  Prince 
qu'on  appeloit  le  Fiel  de  la  montagne. 

Haseter  :  Terme  du  jeu  de  dés. 

Un  beHenc  aporte  et  trois  des 
Delea  le  Jougléor  s*asist 
Tout  coiement ,  et  se  li  dist  : 
Amis,  fet-il,  reus-tu  jouera 
Vois  quel  berlenc  por  haseter. 
Et  8*ai  troi  des  qui  sont  plenier. 

Fabl.  de  S.  Pierre  et  du  JougUor, 

Hasoy  :  Hallicr,  buisson,  brous- 
sailles. 

Hasquie  :  Peine ,  tourment ,  sup- 
plice. Voyez  Hascuée. 

Hast  :  r^om  qu*ota  donnoit  a  toutes 
les  armes  qui  S'emmanchoient  au  bout 
d'un  long  b&ton,  comme  la  pique, 
la  lance  ,  la  hallebarde ,  &e.  ;  hasta. 

Haste,  haie  :  Broche  à  rôtir,  lance, 
pique,  aiguillon;  piquet,  b&ton  de 
croix ,  de  crosse ,  manche  à  balai  ; 
haste  s'est  dit  âUssr  pour,  TÎande 
cuite  k  là  broche  ;  hasta ,  hostile  ;  en 
anc.  Prov.  €uta,  —  Un  Yilaiti  ayant 
pris  deux  perdrix,  est  embatrassé  sur 
la  manière  dont  On  les  accommo- 
deroit  : 

Sa  famé  les  fist  au  ttxx  ibetre , 
Ele  l*ea  sot  bien  entretnetre  , 
Le  feu  a  fet ,  la  haste  atome , 
Et  li  Tilains  tantost  sVn  torne. 

Le  DU  des  Pertn's  ou  des  Perdriz. 

Hastklle  ,  hastellet,  hasiUley  has-^ 
tiUon  :  Éclat ,  pieu,  bûche ,  petit  mor- 
ceau de  bois,  petite  broche ,  cheville; 
il  signifie  aussi ,  une  échinée  de  porc 
frais  ;  une  certaine  mesure  de  terre  ; 
hostile,  hastula.  Voyez  Estelle. 

Haste tLiER  :  Ce  qu'on  paie  pour 
sa  bien-venue  dans  une  société  ou 
un  corps  de  métier. 

Haste R  :  Mesure  de  grains  qui  con- 
tenoit  environ  trente  sepliers  ;  sorte 
de  mesure  de  terre;  haster  s'est  dit 
aussi  pour  faire  Une  haie  de  perches 
autour  d'un  héritage. 

Haster  :  FAchcr,  irriter  quelqu'un* 

a 


74o  HA  S 

Hjjmx  A  r  :  Petite  pîcce  4|«'oti  Cnt 
dure  a  la  Uotfe,  r6ci,  tùtAut^ 

Haatebkl,  hagieroi  ,  kateream , 
hateri^l  :  La  umiiue  au  col ,  le  denicrc 
de  la  tèt^i  Tefimt  an  do*  on  de» 

ft'«ae  a'ese  hdU  4tt  rlêa^ 

Et  tiG«C  le  hautrei 
C«r  pi**  «•  MTS  »▼< 

Ee  ftVI  ■*€•!  bde  4e  ▼»•>(<, 
PImIot  doît  t4rB«r,coaMe  >*^* 
5c*  bdc*  tFCCc»,  t4oiir»  cfcâcrc», 
Et  t«C  le  hmierei  derrière»  , 
Qnat  bel  et  bica  trecâé  le 


Sat 


HASTiTKTi  :  THaâté 


Q«e  bisaté  4e  cberdMrc. 

HiSTift ,  Aâ#£»  .-  Br&lé ,  desséché, 
trop  long-temps  resté  à  la  broche. 

HASTEr  A ,  hasder,  hatear,  hatier  : 
H^tisseur ,  cnisÎDier  qiii  a  soin  de  faire 
tourner  les  broches  ;  grand  chenet  de 
cnisine  à  plosîeors  crans  pour  y  re- 
ceroir  des  broches  ;  hastarius  ;  en 
bas.  lat.  hastelator,  hastatorf  en  anc 
ProT.  €utié. 

Uastie,  hastille ,  hastUle  :  Dé* 
pouilles  d*un  porc  dont  on  fait  part 
a  ses  Toisins,  comme  andonîDes,  bou- 
dins ,  et  qu*on  accompagne  de  quel- 
que pièce  bonne  à  rôtir,  a  mettre  à 
la  haste  (à  la  broche). 

Hastif  :  Prompt,  colère ,  emporté, 
étourdi ,  piquant ,  acéré  ,  pointu  ; 
ardent,  actif,  empressé,  téméraire, 
urgent,  pressant. 

Et  m:  le  betoing  est  hasdf,  le  Seignor  pnct 
ferp  ftpmondre  Km  home  a  oorp  motie ,  on 
maint  pnant  mouvoir ,  »eloo  ce  que  il  en  aara 
beftoing  ,  et  se  il  le  Téant  teinondre  eoci ,  le 
aemooéor  le  doit  semondre  si  conie  eat  de- 
Tant  dit.     Assises  de  Jérusalem  ,  chap.  a33. 

lUsTis  :  Vif,  colère,  emporté. 


Hatz.  Voyt^  Hastk. 
Hatzmevuk  :  Côtelette,  édûnce  de 
porc  frais. 

haterel  :  La  nuque  da  cdL 

EaaS  U  toc  poiacan  Dcw  cMoam  In  M»- 
lereica  pcsaéa  4cft  cbanwis  «ivct  le» 
4e  aa  poiaMBce ,  parmci  le»  dfipitif  i, 
dlki  orgaHhoaseni— f  soi  éûàrnaA 
Ica  roMiOT  4e  la  Tcriteit ,  la  Tcritcis 
.wnn  k»  boBleo. 

4e  S.  Origoine  ,  Im.  3,dUyLis. 

Sic  ommipoiem  Dems  eomirm.  e^tas 
Bmm  memtes ,  potetuùt  Si 
pectos  operatm-,  ut^mism^ 
eepta  veritads  se 
tferUas  per  hianiies  premuMt, 

Hatscr  :  Rôtisseur. 

HATiEa  :  Grand  chenet  de  cnismc 
où  Ton  met  plusieurs  broches  à-Ia- 
fois;  de  hasta;  en  anc.  'Pro'v.  asteUé, 

Hatilles.  Voyez  Hastik. 

Hatipel  ,  hadpUu  :  Soufflet ,  coup 
de  poing ,  coup  de  bAton. 

Me»  li  Escnler  qui  serroient  y 
Qai  Tafere  rén  tToient , 
a  doaereat  giaat  kacipku. 


RAU 

Si  qB*fl  le  firent  cbioir  plat» 
Fièrent  en  tette  et  en  l'escÛnt* 

FaU,  du  Prwost  à  rAummh» 

Hâti&  9  JuUer:  FAcher,  irriter,  dit- 
puter,  quereller,  dire  des  injares. 

Hatisser  :  Leyer  nn  bâton  ou  une 
arme  poar  en  frapper  quelqu'un. 

Hativbmbvt  :  Promptement,  Ttte, 
diligemment. 

Hativzt^  ,  hasiivité  :  Diligence , 
promptitude;  acùvitas. 

Hattatkk  :  Querelle ,  dispute. 

Hàttiyéau  :  Fou,  étourdL 

Hatute  :  Amorce ,  appftt ,  allèche- 
ment ,  suivant  Borel ,  qui  cite  le  Re- 
bours de  Mathéolus. 

Hau  :  II*  hait ,  qu'il  haïsse. 

Haubby  :  Haquenée. 

Haubee,  haberc,  hal?ergéon,  ha» 
hergon ,  haberjon  ,  haberz  ,  Jialherc, 
fuuiberc,  haubercot  ,'hauberff,  hau- 
bergéon,  haubergon,  kaubcrs  ^  hau- 
bert^ haubregon,  hauibergéon ,  hiutl" 
bergon  ,  kaulbert ,  haultbergéon  , 
hauUbert  :  Cotte  de  mailles  qui  cou- 
Troit  la  poitrine  jusqu'au  défaut  des 
côtes ,  et  descendoit  jusqu'aux  ge- 
noux :  les  nobles  et  les  chevaliers 
avoient  seuls  le  droit  de  la  porter; 
elle  se  mettoit  sur  le  gambeson  ;  en 
bas.  \at,haisberga,haubergeitum  ;  tu 
bas  Bret.  habrsitvn.  Fauchet,  liv.  ii, 
de  la  Milice  et  des  Armes ,  pag.  5a3  » 
croit  que  ce  mot  vient  du  Lat.  albus; 
car,  dit -il,  albumen  se  tourne  en 
François  aulbin^  albumum,  aubier, 
qui  est  le  blanc  de  tout  bois  ;  alba , 
aube,  et  autres  semblables;  et  celui- 
ci  en  auber,  parce  que  les  mailles  de  fer 
bien  polies,  forbies  et  reluisantes ,  en 
sembloient  plus  blanches.  Barbazan 
le  dérive  du  Latin  albarium,  cou- 
verture ,  crépissure  ,  enduit ,  dont 
s'est  servi  Pline  ,  ou  à^albumum , 
aubier;  et  qu'est-ce  en  effet  que  l'an- 
bier  on  le  ha«bier  ca  iait  de  boiâ  9 


H  A  IT  741 

sinon ,  dit-il ,  ce  qui  couvre ,  envi- 
ronne, garantit  le  cœur  du  bois  ?  mais 
suivant  Ragueau  et  Loiseau ,  ce  mot 
vient  de  haui-ber,  ou  haut  baron 
(aitusvir)y  homme  qui  de  voit  servir  le 
Souverain  on  le  Prince  duquel  il  étoit 
relevant,  avec  pleines  armes,  ou  armé 
de  toutes  pièces.  La  cotte  de  mailles 
a  été  ainsi  nommée ,  parce  que  le 
hautbert,  ou  seigneur  du  fief,  en  de- 
voit  élre  revêtu.  Joinville  le  prouve , 
parce  qu'il  dit  lui-même  qu'en  124^ 
il  ne  l'avoît  pas  vêtu ,  n'étant  pas 
encore  chevalier.  A  la  page  68  de  son 
Hist.  de  S,  Loidx,  il  fait  même  la  dis- 
tinction du  haubert  de  bataille ,  et  du 
haubert  à  toumoier,  c'est-à-dire, 
propre  aux  tournois. 

Et  il  aTÎnt  en  tote  U  citée  de  Jerotolimee 
gentz  montes  estre  Tenz  par  qomrante  jours 
lour  corant  entour ,  éiant  estoUes  endoréea ,  et 
lances  si  com  coœpaigniet  armées,  et  iea 
cours  des  cliÎTaux  ordinex  par  ordre  et  poi- 
gnées, de  maintenant  d'estre  fait  à  moe^e- 
mens  des  escus ,  et  mnltitodes  des  Lalmes , 
brauncs  agns ,  et  launces ,  des  dardes ,  et  res- 
plendissement des  armures  eodorées  et  de 
chescnne  menieres  des  haubergéons. 

Bible ,  //'  £<V.  des  Machabées,  ch.  5,i;. i. 

Contint  muiem  per  universam  JerosofymO' 
rum  cmtatem  'yideri  diebus  qutulraginui  per 
aira  efuiies  discurrentes ,  aurauu  sto/as  ka^ 
bernes,  et  hastis,  quasi  cohortes,  armaios. 
Et  cursus  equorusn  per  orJùus  digestos ,  et 
eongressionesjieri  comiims  ,  et  scutorum  ma. 
tus ,  et  galeaiorum  muUitudmem  gladiis  dis^ 
irictis,  et  telorum  jactus ,  etaureonun  armo^ 
rum  sjdendoremyomnisque  generts  loricarum^ 

Hau  BEE  ,  hault'ber,  hautbert  : 
Grand  seigneur,  haut  baron  ;  homme 
de  haute  taille ,  de  grand  courage  ; 
altus  vir,  d'où  est  venu  hauiercau, 
hobereau,  simple  gentilhomme,  qui 
n'étoit  pas  encore  chevalier.  F,  Bee. 

Haubee,  hauberg,  haubert  (fief  de)  z 
Filf  le  plus  noble  après  ceux  de  di- 
gnité ,  tenu  par  un  homme  qualifié  » 
un  haut  baron,  qui,  suivant  Cha* 
rondas  el  Ragaeau,  rderott  immé* 

3 


74A  H  A  U 

diatemeat  d*un  Prince  souverain. 
Pe  Laurière  révoque  en  doute  cette 
opinion ,  et  cite  Terrien ,  liv.  v,  eh.  a, 
pag.  171,  édit,  de  1 654  9  qui  dit  qu'un 
fief  de  haïUber  peut  être  tenu  de 
baronie ,  la  baronie  de  la  comté ,  la 
comté  de  la  duché ,  et  la  duché  du 
Roi.  Suivant  cet  auteur,  \t  fief  de 
hautberB  serait  donc  seulement  nnfitf 
de  chevalier ,  et  ce  fief  auroit  été  ainsi 
nommé ,  parce  que  celui  qui  en  étoit 
possesseur  étoit  obligé ,  à  vingt  et  un 
ans  ,  suivant  l'ancienne  Coutume  de 
lïormandie ,  Mss.  partie  11 ,  sect.  3 , 
chap.  ^,  de  se  faire  chevalier,  ou  de 
Télir  le  hautberî  ou  la  cotte  de  mailles, 
tqui ,  continue-t-il ,  étoit  une  espèce 
d'armure  dont  il  n'y  avoit  que  les 
chevaliers  qui  pussent  s'en  servir. 

Hauberck,  haubergerie  :  Bâtiment 
destiné  à  Thabitation  ou  à  l'usage  du 
propriétaire.  Voyez  Héberge. 

HAiJBERGENiEa  :  Marchand,  fabri- 
cant dehautàeris  ou  cottes  de  mailles. 

Haubergéor  :  Cabaretier,  auber- 
giste ,  marchand  de  vin. 

Haubergikr  :  Celui  qui,  tenant 
un  (ief  de  hautbert ,  étoit  obligé  de 
suivre  son  suzerain  à  la  guerre. 

Haubercier  ;  Loger,  nourrir.  Foy. 
Haberger. 

TaDt  ont  erré  le  chemin  droitnrrrr. 
Que  de  Saint  Gille  coisirent  le  mostîer, 
JJonl  font  lor  gêna  armer  et  hauhergier, 
Kn  trois  escliieles  les  ont  faites  rengier, 
■    lit  en  ckacui»^e  furent  trente  millier. 

Roman  de  Garin^foL  x8o,  R"*. 

Haubiit  :  Sorte  de  petit  cheval. 
Voyez  HoBiN. 

Haucher  :  Elever,  hausser. 

Haucie  (cliiere)  :  Bonne  mine, 
Tisage  gai ,  joyeux. 

Hauctom  :  Sorte  de  cotte  c|e  mail- 
les ,  partie  de  l'armure  ;  ce  nom  s'est 
donné  à  un  archer,  à  cause  de  la  cotte 
d'armes  dont  iL  étoit  revêtu. 


HAIT 

HinDEm  :  Lasser,  fatiguer. 

Hau  DRAGUE  :  Instrument  qui  sert 
à  couper  et  arracher  les  herbes  qni 
croissent  dans  les  fossés  ou  les  ri- 
vières; d'où  haudragtr  et  haudra- 
gtdery  se  servir  de  cet  instrument  à 
<:et  effet.  " 

Hau^b  ,  havée :  Droit  de  prendre, 
dans  les  nuirchés ,  une  poignée  de  ce 
qui  s*  j  vend  ;  cette  poignée  même. 
Havée  du  boureau  :  La  part  qu'il  svoit 
droit  de  percevoir  sur  les  denrées  ta 
marché.  Voyez  Uavack. 

Hauouehowe  :  Hagnenau,  viDe 
d'Alsace  ;  HtxgentHa* 

Hauiller  ,  hauier,  houiUer  :  Ap- 
peler à  haute  Toix ,  crier  de  tontes 
ses  forces.  Voyez  Huchek. 

Haulagk  :  Droit  qu'on  paie  poar 
étaler  et  vendre  sous  la  JuuiU, 

Haule  ,  kaulée  ,  hauleye,  haulie  : 
Halle ,  marché ,  lieu  couvert  où  Ton 
étale  les  marchandises  ù  vendre. 

Haule  ,  havle  :  Ouverture ,  port , 
havre;  aperiura. 

Haule c A  :  Garde  des  Soudans. 
Voyez  Bahari. 

Haulsaire,  hausaire  y  haussaire: 
Fier,  hautain,  arrogant,  vain,  su- 
perbe ,  bouffi  d'orgueil  ;  à^aiius. 

Haulse  ,  pour  hausse  :  Certùne 
partie  d*un  habit. 

Haulsérage  ,  hauisoffe  .-  Arro- 
gance ,  hauteur  ;  èiolUtudo. 

Haulsier  :  Hausser,  élever. 

Haultain  :  Qui  tombe  du  haut- 
mal  ;  et  grand ,  sublime  ,  élevé. 
-    Haultainn ETé ,  hautaineté  :  Hau- 
teur, fierté,  arrogance;  uoblesse, 
élévation. 

Haultraic  :  Droit  qui  se  levoit,  à 
Paris ,  sur  les  boulangers  et  sur  plu- 
sieurs autres  artisans  ;  il  étoit  de  six 
sols  Parisis  par  an  ;  ce  mot  est  écrit 
haultbanicrs  dans  l'Ordonnance  de 
Philippe  -  Auguste ,  de   Tan  1201. 


H  AU 

Voyez  le  iP  a4  des  pièces  qui  sont  en 
tète  de  Ragueau. 

Haultbket.  Voyez  Haeiu. 

Haultk  :  Hampe ,  bois  ou  est  atta- 
ché le  fer  d'une  javeline  \  hasta. 

Haultemort  :  Espèce  de  chat  sau- 
vage. 

Haultbssk  ,  hauiaineié,  hautetce, 
hautesse  :  Élévalion ,  noblesse  ;  al^ 
ûUido. 

L*aiig  Tenlt  acquérir  bmlt  et  loi  « 
L*autre  honneur,  triumphe  et  hanltm^^ 
A  petit  pot  mettre  deux  groi, 
Et  deux  chienf  qui  ronge  ung  Of , 
On  ne  y  roit  amour  ne  simpleue , 
Si  proneMe  contre  prouet»e 
Se  mect  sur  les  champi  par  rtncuae  « 
Il  fait  bon  redoubter  fortune. 

P.  Gringoire,  Menus-propos ,  Mère  sole. 

Haumant  :  Commandant^  capi- 
taine. 

Haumb.  Voyez  HiAUME. 

Haumbe,  hausmer  :  Ajuster,  ratr 
surer. 

Hauhet  ,  havnet<  Espèce  d*arme 
antique,  suivant  Borel;  il  cite  le  Dit 
de  VOusùllement  au  ViUain;  mais  il 
a  mal  lu ,  il  y  a  hauvet,  qui  signifie , 
un  crochet. 

Hauniee  :  T^é  en  Flandre,  Fla- 
mand ;  Hannonius. 

Haus,  lisez  haûs:  AnoiX  eu;  à^habere^ 

Or  quant  cil  TaÎMéaz  de  Toire  en  cul  attoit 
haus  cil  morteix  boiTrei  solnnc  la  couftume 
attoit  offert  al  aeaqt  peirea  del  mouttier  à 
beneir.  Dial,  de  S,  Grégoire,  Iw»  %,chap,  3. 

Eteùm  "VOS  wireum,  in  y«o  illepestifsr 
potus  habebatnr ,  recumbenti  Pt^i»  ex  more 
monasierii  ad  benedieendum/uisset  ohlatum. 

Haus  :  Maison ,  suivant  Borel ,  qui 
cite  Pontanus. 

Haussace,  haussaige  :  Hauteur, 
fierté,  arrogance. 

Hau  ssAiEB  :  Fier  «arrogant, hautain. 

Haussassis.  Voyez  Has.esins. 

Hausse  :  Presse,  poursuite,  adju- 
dication publique  à  renchère.  jivoir 


H  A  V  743 

hauise  :  Etre  pressé  ou  poursuivi 
avec  violence.  Hausse  de  soulier  : 
Morceau  de  cuir,  bout  de  cuir  que 
Ton  met  sous  le  talon  du  soulier. 
Hausse  pied  :  Machine  de  guerre , 
selon  D.  Carpentier. 

Hausse  BEC  :  Trait  de  raillerie  et 
de  mépris,  en  haussant  le  menton 
devant  quelq;i*un ,  selon  Monet. 

Hauste  :  Bois  d'une  lance  ;  hasta. 

Haut  :  Taxe  de  la  réception  d*un 
ouvrier  k  la  maîtrise. 

Hautain  :  Grand,  sublime,  élevé; 
altus, 

Hautaiitemekt  :  D'une  manière 
grande ,  élevée ,  hautaine. 

Hautaineté.  V,  Haultaimfet^. 

Haut-bah  :  Réserves  faites  par  un 
seigneur  pour  envoyer  paitre  ses  bes- 
tiaux dans  les  forêts,  sans  que  les 
particuliers  qui  ont  le  droit  de  par- 
cours dans  les  mêmes  forêts ,  puis^ 
sent  en  jouir,  à  moins  d'une  permis- 
sion dudit  seigneur;  impôt  que  le 
souverain  percevoit  sur  les  artisans , 
pour  obtenir  le  droit  d'exercer.  Le 
haut- ban  se  paya  d'abord  en  vin; 
mais  en  1201  il  fut  converti  en  une 
redevance  annuelle  de  six  deniers  : 
cet  impôt  a  été  supprimé  au  xv®  siè-' 
cle  ;  fûU-bannum.  Voyez  Bah. 

Haut-bahiee  ,  haut'himnier  :  Qui 
est  sujet ,  qui  est  redevable  du  haut-- 
ban. 

Hautelighb  :  Haute-lice. 

Hautesce  :  Élévation,  hauteur; 
aldtudo, 

La  tierce  science  fi  eat  géométrie,  par  qui 
août  aTOM  les  memiret  et  le»  proportion»  otf 
coftct ,  par  loac ,  par  lé ,  par  hautesee. 

Brune tto  Ladni,  liv,  i. 

Hautes-chausses  :  Haut-de-chans- 
ses ,  culottes ,  calcis  altum  ;  en  bas 
Bret.  hauteu ,  hauieu^moen, 

Hautbues  SEiOHXUEiAi^BS  :  Auto- 
rité des  seigneurs,  élévatioii^c  leur 

4 


744  H  A  V 

«{ualitë  au-destoft  de  celief  de  levrff 
vassanx. 

Hautisme  ,  hauldsme  :  Très-^CTé , 
très>baut  ;  altissimus. 

Je  Touf  conjnr  de  Din  mélsme 
Et  de  M  grftikt,Terto  hauHsme, 
Il  est  bui  jor  qoe  Diex  s'offri , 
Et  que  U  mort  en  Crois  souffri. 

Le  Die  du  Barisel, 

Hauton  :  Le  menu  grain  qui  reste 
après  que  le  grain  est  vanne. 

Hauts-hommes  :  Les  grands  vas- 
eux du  royaume. 

Hauvre DUCHE  :  Le  haut  de  la  tète. 

HAuxAiaE  :  Huissier  ,  sergent  ; 
ostiarius. 

Ha V  AGE  f  havée  :  Droit  de  prendre, 
dans  les  marchés  ou  halles ,  autant 
de  grains  ou  de  fruits  qu'en  peut 
contenir  la  main  ;  redevance  sur  les 
grains  qu*on  mesure;  hauagium , 
hapodium  ;  en  bas  'Rvtion  havaich , 
hauv€igh. 

Ha  V  AIE  s ,  kavréure,  haprure  :  Ou- 
Terlure ,  port ,  havre ,  banc  de  sable  ; 
apertura.  Voyez  Habbe. 

Hâve  :  Maigre,  décharné. 

Havé  :  Je  vous  salue,  je  vous  sou- 
haite le  bonjo,ur  \  ô^ave, 

Hav^e  :  Morceau ,  une  poignée  de 
quelque  chose  ;  hapsus. 

Havel.  Voyez  Havet. 

Havene  :  Port ,  havre. 

Havkr  ,  happer  :  Prendre ,  arra- 
cher, saisir  avec  le  croc  nommé  ha^ 
vet;  iïhabere,  employé  pour  capere, 

Haveaez  :  Vous  aurez. 

Havet  ,  hauct,  havets,  havetz,  ha^ 
4net  :  Croc ,  crochet ,  pioche  pour 
fouiller,  fouir  la  terre  ;  hameçon. 

Lors  mistreat  3s  les  aneus  en  chescone  cot- 
tierei  del  rational^en  Uqaéiie  pendirent  dent 
chéiues  d*or,  lesqoens  ils  enfermèrent  as 
havets  que  apparurent  en  les  angles  del  siip 
perhumeral. 

BiMe ,  Excde ,  chap,  Sg,  'vers.  i6. 

pATTD  OMnuhs  posuenmt  in  utrofue  laure 


HAT 

mtitmaiis,  è  fmUmsjwmtitrvntdmifi 

reœ ,  qwuu  imsemenpamatàaiêt  qm  mti^tr' 

Immeralis  imgmU*  etmmebami, 

Havette  ,  hupette  :  Espèce  de  d» 
peate  à  Tusagedes  hommes  etdesgcas 
de  guerre. 

Hati  :  Desséché^  maigre. 

HÂVia  :  Saisir,  prendre ,  s'appro- 
prier, dessécher,  brûler,  épuiser; 
haurire.  Barbazan  le  dérive  d'oMu, 
aviditas, 

HàviiB'  :  Havre ,  port ,  halle. 

Havoie  :  Pour  avoir  ;  habere, 

Havoh  ,  havot  :  Mesure  de  gnis, 
en  Flandre  ;  en  bas.  lat.  havotus. 

HAYdHGKiE  :  Poignée,  autant qu 
la  main  peut  contenir. 

Hàvos  :  Yoleur,  pillard. 

HAvoTiE  :  Mesure  de  terre  qa*im 
^c'orpeut  ensemencer. 

HAwi  :  Courant  d'eau ,  fosse,  bns 
de  rivière ,  &c. 

Hax  :  Enjambée. 

Hat  :  Ane;  asinus. 

Hat  :  Cri  pour  appeler  du  secooit. 

Hatcee^  :  Garni  d'acier. 

Hâte  :  Haïsse;  oéiiat. 

Or  TOUS  lerez  tost ,  ai  boachies 
Tons  les  pertnis  de  ceate  haye , 
Faites  que  chascnn  ai  toqs  ha/e 
Car  il  affiert  à  rostre  nom 
Que  Tos  faciès  a«  anaî  non. 

Roman  de  la  Rose. 

Hate  :  Mouton^  chèvre;  grue, 
instrument  dont  on  se  sert  pour  ea- 
foncer  des  pieux  dans  un  endroit 
marécageux. 

Hâter  :  Mettre  une  terre  en  dé- 
fense ,  l'entourer ,  la  fermer  de  haies. 

Hatcne  :  Haine ,  ressentiment  ; 
odium. 

Cil  que  coQTe  kqfrgne  decéÎTaUenicnt ,  la 
naUce  est  demostrée  en  conseil. 

proverbes  ,  ckap.  26,  tperr.  36. 

Oui  operie  oàkam/rnndultnter,  revtla^tar 
wuUitia  ejus  incondlio. 


HÉ  A 

Hàt-rât  :  Amende  imposée  sur 
les  gens  convaincus  d'avoir  troublé, 
pendant  la  nuit ,  la  tranquillité  pu- 
blique par  leurs  cris. 

Haynb  :  Panier  à  mettre  de  la  vo- 
laille ;  Henri ,  nom  propre. 

HàTOH  :  Échoppe  portative,hangar. 

HATaoNNiBas  :  Endroit  où  Ton 
élève  les  hérons  ;  d^herodius. 

Hâz  :  Saut,  enjambée.  Je  haz, 
je  hais. 

HizAKOEa  :  Aimer  passionnément 
les  jeux  de  hasard  ;  d'où  hazart,  celui 
qui  a  cette  passion. 

HAZBTsm  :  Terme  du  jeu  de  dés. 

Hazbteur  :  Meunier ,  ânier  ;  et 
marchand  d*huile ,  selon  D.  Car* 
pentier. 

H^AAOK  :  Redevance  due  pour  la 
maison  qu*on  habite.  . 

H^ÀE ,  héîr,  héire,  her,  hère,  hoé', 
hoir:  Héritier ,  en  terme  de  pratique 
on  dit  encore  hoir;  hœres  ;  en  bas 
Bret.  heoTy  her, 

Coostnme  si  ineflfre  monlt  bien  que  chelai 
que  père  et  mère  marient,  ait  pins  qne  il  n*em- 
porteroit  en  m  partie  ;  mes  qne  ce  ne  «oit  trop 
outrageusement  ;  et  chil  outrages  si  doit  ettre 
refrains  par  le  juge  à  le  requeste  des  antres 
hoirs,  après  la  mort  don  père  et  de  le  mère. 

Coutume  de  Beawouit, 

Hé  AS  :  Verge,  bâton,  gaule,  hous- 
sine. 

Heaume,  ^ai///t^^  elme,  héàlme , 
héaulme ,  helmCp  herme^  hiaume  , 
hieltne ,  iaume  :  Casque  à  visière , 
armure  de  tête ,  sommet ,  toit  ;  de 
helmus ,  qui  se  trouve  dans  les  lois 
ripuaires ,  pour  gaiea  ;  en  anc.  Prov. 
èlm.  Barbazan  le  dérive  du  verbe 
amicire f  couvrir,  ou  du  substantif 
amiclus ,  couverture ,  dont  on  a  fait 
aimuda;  aumusse  et  halme,  héalme 
et  heaume,  pour  couvrir  la  tète. 

Percerai  mont  fort  s*amn»ervo«IWy 
Praot  set  armes  et  s'aparoîlk , 


H  E  C  745 

Sam  atargier  le  haubert  vett, 
là  iaume  Uce  sans  nul  arest , 
L*escu  au  col ,  Tetp^  an  les  » 
Besor  son  cheTal  est  montes. 

Roman  de  Pereeval,f6L  a37,  B?. 

Héaumeeie  :  Art  de  fabriquer  les 
heaumes  ;  endroit  où  on  les  fait ,  où 
on  les  vend  ;  de  là  la  rue  de  la  Ecau- 
merie,  k  Paris,  près  S.  Jacques-de- 
la-Boucherie ,  et  donnant  dans  la  rue 
Saint-Denis,  où  l'on  fabriquoit  ces 
sortes  d'armures. 

Hé  AUMiEE  :  Faiseur  de  heaumes , 
ouvrier  en  casques. 

HEsnoM ADiEE  :  Moine  qui  servoit 
ses  confrères  à  table  pendant  une  se- 
maine; hebdomadarius. 

Hebeege,  hébergement,  héberge^ 
rie,  hebergie ,  heberiage ,  heberje , 
^herberge,  herbcrjage,  herberje  :  Tente 
d'armée  ;  mesure  pour  désigner  l'é- 
tendue d'un  héritage  ou  d'un  bien  ; 
logis ,  demeure  ,  hôtellerie ,  maison , 
auberge  ;  logement  en  général  ;  d'Aa- 
biiare,  en  bas.  lat.  heribergium,  her* 
bergaria,  herbergagium  ;  en  bas  Bret. 
herberch. 

Devant  le  tref  le  Roi  nn  héberge  ot  tendue 
Qui  estoit  de  porpre  Inde  bien  Uciée  et  menne, 
L^tntrée  de  devant  fost  tout  à  or  batue. 

Ronuut  des  Vœux  du  Paon, 

Hebeegiee,  héberger  y  heberjier  : 
Héberger,  loger,  nourrir;  et  selon 
D.  Carpentier,  bAtir,  construire ,  ré- 
parer un  édifice.  Foyet  Habeegee. 

Vielz  pechies  fet  novele  honte  , 
Et  si  com  li  proverbe  cootp. 
De  pechié  que  trop  avons  chieri 
Por  ce  nos  devons  chaAtifr; 
Qui  son  pechié  uorit  et  couve 
L*aignel  resemble  qui  la  louve 
Herherge.  La  Vie  des  Pères, 

Heg  ,  heche  :  Porte  coupée  en  deux 
parties ,  dont  celle  d'en  bas  ne  passe 
point  l'estomac ,  porte  qui  clôt  le  bas 
de  la  baie ,  pour  empêcher  les  bes- 
tiaux d'entrer  dans  les  maisons  ou 
en  d'autres  lieux. 


74<^  '  H  E  I 

HxcQUsm  :  Faire  une  pointe ,  ren<» 
dre  aigu  nn  morceau  de  bois. 

Hecquet  :  Porte  de  basse-cour. 

Hedard  ,  hedar^  hederde  :  Vif ,  lé- 
ger, actif;  de  l'Arabe  daraz^  aller  vite. 

Hedaede  :  Vieux  dieyal  usé. 

Hée  :  Haïsse. 

Mais  gart  qaVIe  ne  soit  si  soto 
Pour  riens  qne  clerc  ac  lay  U  note , 
Qae  jà  riens  d^enchantencnt  croie, 
Ne  sorcerie,  ne  channoie. 
Ne  Belenns ,  ne  sa  science , 
Ne  magiqne ,  ne  nigromancc. 
Que  par  ce  pnist  homcesnooToir, 
A  ce  qu*îl  Taiin  par  estonvoir. 
Ne  qae  ponr  loi  nale  antre  hée. 

Roman  de  la  Rose. 

Hésm  :  Pleurer,  gémir,  soupirer  ; 
onomatopée  des  soupirs  que  Ton 
pousse  en  pleurant  ;  les  Latins  avoient 
aussi  rinterjection  heL 

Héee  :  Uaîr  ;  odire. 

Hef  :  Sorte  de  bâton  en  forme  de 
fourchon ,  à  l'usage  des  charretiers. 

Hehousse  :  Le  houx. 

Héilighemevt  :  Mois  de  décembre. 

Héie  ,  heire  :  Héritier  j  hœres. 

Un  fils  de  Fonqnes  démon  ra ,  qui  ot  non 
Thibault ,  et  vint  en  aage ,  et  pois  trere  fn,  et 
le  Daron  fu  rendu  as  cresttens ,  et  Othe  Tint 
«Tant  qui  fu  fiz  de  Pierre  ,  et  reqnist  la  sai- 
sine dn  Darou  com  le  plus  droit  héir  apparant 
de  Pierre  qui  fu  Seignor  don  Daron  et  derai- 
nemeut  en  fu  saisi. 

Assises  de  Jérusalem ,  chap,  64. 

Ft  se  le  fié  estoit  de  plusors  ChcTaliers ,  il 
porroit  partie  doner  pour  partie  dou  serrice  , 
et  seroit  enci  le  droit  heir  deshireté ,  et  ses 
keirs  de  partie  dou  fié.       ibiiL  chap.  i58. 

Heireau  :  Maison  rustique,  bâti- 
mens  qui  en  dépendent. 

Heiree  ,  heirrer  :  Aller,  marcher, 
faire  un  voyage;  ire,  errare. 

Estant  acouté  sur  son  lit  en  oroison  et  se 
repoussoit  sus  sa  courerture,  si  qn^ii  av'int  un 
matin  qu'il  deroient  heirer,  que  cis  qui  dé- 
voient trousser  et  enunaller  les  lits  ,  embrassa 
la  converture  et  la  robe  qa*U  cuidoit  qii«  U 


robt  lÎMt 

c*eatoit 


HEL 

entortflliM  dedcas  U  Ut,  it 


F%e  étismkeae  de  F^vHÊce. 

Hbxet  :  Porte  de  basse-coor. 
Hbl  ,  heii  :  Champ  fermé  de  haies, 
Terger  ;  poignée  on  pommeau  d'épée. 

CbaacaB  de  govreracr  ae  pnÎAo 
An  gouvernail  qui  la  nef  maiae. 
Aval  le  Ae/.  si  court  aenestre. 
Et  sns  le  kei  pour  coorre  adestre* 
RomamduRnu,fi>L  85,  V'^,ed.\. 

HEL£]fOT:Conte^iscours  plaisant. 

Se  TOUS  me  voles  escoater 
Je  TOUS  dirai  bon  helemot , 
lUens  ne  Tant  s«  cfiascnna  me  m*ot , 
Qnar  cil  pert  rnonk  bien  Tanlelnie. 
Qnl  par  un  noiseoa  le  dcalnic  , 
C'est  por  noient ,  m*i  Candrai  mie. 
*  Fak.  de  sire  Hauts  et  de  dame  jÊmkwse. 

HéLipoLE  :  Machine  de  guerre 
énorme ,  et  faite  en  forme  de  tour  ; 
helepoiis, 

Helle  :  Assemblée  séditieuse  ;hir- 
rière. 

Hellebic  :  Droit  qn*on  leroit,  i 
Paris ,  sur  le  poisson  de  mer  qu^on 
y  vendoit. 

Hellequin  :  Lutin ,  esprit  follet , 
fée ,  fantômes  imaginaires  de  cheva* 
tiers  qui  combat toient  dans  les  airs. 

Hellie  ;  heler  y  hetler  ,  heliuer  : 
Boire  beaucoup ,  faire  la  débauche , 
faire  grande  chère ,  se  réjouir  ;  htl- 
luari, 

Preatrta  miez  vient  ta  main  périr , 
Que  ordoier  d*oume  ferir. 
De  fol  tast ,  ne  de  caroler  , 
De  tremeler,  ne  de  hellir, 
Tont  chou  faire ,  est  Dien  meascrvir. 
Qui  on  Toit  tel  mestier  mener 
On  nel  doit  preudome  clamer. 
Mais  pins  en  fait  prestres  à  blasmer 
Qui  n*a  mains,  fors  c'a  Dica  serTîr. 
Prestres  tu  n*as  droit  en  vener , 
Prestres  ta  main  de  chien  mener 
S'ordoie ,  et  de  Toisel  tenir. 

Roman  de  Charité,  strophe  107. 

Helluation.,  helUation  :  Gour- 
mandise \  débauche  \  hcUuaùo. 


H  EN 

Hblluov  ,  heUuion  :  Glouton ,  to- 
race ,  débauché  ;  helluo. 

Helmb.  Voyez  Héaulmb. 

Helmot  :  Vrai  mot,  jugement, 
sentence,  Voyez  Helbmot. 

Helt  :  Poignée ,  pommeau  d'épée. 

Do  bnme  d*acler  tu  helt  d*argeiit. 

Roman  de  Pereeval, 

Hexee  :  Ajuster,  mirer,  viser. 

Hemkeodeomb  :  Courrier  de  ca- 
binet ,  chargé  de  dépêches,  postillon; 
hemerodromus. 

Hem I  :  Demi  ;  hemL 

Hemin  :  Arménien  ;  ArmeniuSy  se- 
lon Borel. 

Hemine  ,  hemmine  :  Mesure  con- 
tenant la  moitié  du  septier.  Cette 
mesure  s'employoit  pour  les  liquides, 
car  S.  Benoit  accorda  à  chacun  de  ses 
moines  un  demi-septier  de  Tin  par 
jour;  hetrdna, 

Hemiole  :  Proportion  que  deux 
choses  ont  entre  elles  ;  hemiola. 

Hextb  :  Grosse  corde,  ou  plu- 
sieurs cordes  tortillées  ensemble. 

Henap  ,  henas.  Voyez  Hahap. 

Henàpieb  ,  hennapier:  Faiseur  de 
Tases  appelés  hanaps, 

Hehdeurk.  Voyez  Helt  et  £v« 

BEADURB. 

Henueue  :  Furieux ,  enragé. 

Heneix  ,  hanap  de  bombarde  : 
AfTût  de  canon. 

Hen EL  :  Pieu ,  bûche ,  morceau  de 
bois ,  pique  ;  hostile, 

Henepiée  ,  hennepée  :  Le  contenu 
d*un  hanap,  d'une  coupe  ;  quelque- 
fois on  dénommoit  ainsi  le  hanap 
lui-même.  Voyez  ce  mot. 

Uf.ngee  :  Fatiguer,  presser;  anr^ 
guriare, 

Aprèt  •ejouma  It  oi  de  Franche  à  Jadret 
fout  cel  hiver ,  et  Mchies  Le  11  caert  des  cent 
ne  furent  mie  à  paît ,  car  adiet  baoit  et  AeM- 
jloftrliwMputie  àchon  qnelioa  dapMbaeat, 


HËR 


747 


et  U  antre  partie  à  chou  que  de  ae  tenist 
•nsanle  («oaêmble). 

FiHe-Bcrdouin ,  Mu, ,  fol,  7. 

Hbhis  :  Anis ,  graine  de  fenouil , 
herbe  odoriférante. 

Hbnnepibb  :  Étui  d*une  coupe  ou 
d'un  hanap. 

Henkbk  :  Incommoder,  dans  Bo- 
rel ,  qui  cite  Pathelin  ;  ce  mot  n'y  est 
pas ,  il  y  a  gehenner, 

Hevnin  :  Coiffure  d'une  hauteur 
démesurée. 

Hekoe.  Voyez  Honor. 

Hbkorbb  :  Honorer,  respecter; 
honorare. 

H^HRZGiBNs  :  Hérétiques  du  xii* 
siècle ,  ainsi  nommés  de  leur  chef, 
qui  s'appeloit  Henri. 

Hent  d'bspiLb  :  La  poignée  d'une 
ép^. 

Hehtzch  :  Clôture  faite  btcc  des 
pieux. 

Henu  :  Chenu ,  chauve ,  qui  a  peu 
de  chcTCux;  canus, 

Hbntaux  :  Pieux ,  bûches  ,  mor- 
ceaux de  bois. 

HéoQUB  :  Sorte  de  filet  pour  pren- 
dre les  oiseaux. 

Her  :  Héritier;  héraut ,  messager. 

HiRABLB ,  heréable  :  Labourable  ; 
arabilis, 

Héraob  :  Race,  lignée,  extraction, 
succession;  hœreflitas. 

Herahoib  ,  herandie  :  Embarras , 
inquiétude,  malheur,  infortune  ;  sou* 
quenille ,  casaque ,  mauvais  habit , 
habit  d'esclave ,  de  bas  domestique* 

Lors  cherancha  grant  aléure , 
Les  grans  trof ,  non  pas  Tamblënre , 
Tant  qu'il  ataint  aea  charretiers. 
Seignor,  dist-il,  or  est  mestiers, 
Que  me  'gardea  mon  palefroi , 
Ma  robe  et  mon  garçon  Joflroy  ; 
Car  il  me  conrient  à  chief  trcre 
D'une  chose  que  j'ai  affere. 
Lora  a  sa  robe  despoillie 


748  H  E  R 

Eit  TetU  VM  heramdt^ 

Qui  ne  Talott  pat  troU  denltn* 

FM.  de  la  Bomne  pleine  de  sens. 

Hebauld,  Harauld,  Harolt,  Hé- 
rault, Hérauz  ,  Herold:  Raoul ,  nom 
propre;  Heraldus,  Voyez  Hàbau. 

Hebaulder  :  Animer,  inciter. 

Hebàuloebie  :  Charge,  office  de 
héraut. 

Herbage  :  Tapisserie  de  verdure, 
l'herbe  d*un  pré  lorsqu'elle  est  cou- 
pée ;  herhaceay  herharia. 

Herbâigeb  :  S*abonner  pour  le 
droit  d*herbage  ou  de  pâturage. 

Herbaire,  Jierhéire  :  Empoison- 
neur ;  herharius. 

Hebban  :  Corvée ,  ou  ce  qu'on  paie 
pour  en  être  exempt. 

Herbaument  :  Gaillardement ,  en 
folâtrant. 

Herbaus.  Voyez  Hebbout. 

Hebbaux  :  Devoirs  et  charges  dus 
sur  les  héritages.  Voyez  Hebiban. 

HEBBKGàOE  :  Droit  de  prendre , 
dans  une  forêt,  le  bois  nécessaire 
pour  construire  ou  réparer  une  mai* 
son  ;  et  droit  sur  le  vin. 

Hebbeilleb  :  Brouter ,  pattre , 
manger  de  Therbe  ;  de  herba. 

Heb  BELER  :  Potion  médicinale  faite 
de  jus  d'herbes;  herbilisy  herhile, 

Hebbeline  :  Brebis  maigre  et  éclo- 
pée ,  qu'on  fait  paître  à  part  dans  de 
bons  pâturages;  de  herbilù. 

Hrbbeb  :  Joncher  d'herbes,  cou- 
per de  l'herbe. 

Hebbbbage  ,  herbergagc ,  herbe- 
riage,  herberge,  herbergement ,  her- 
berjage ,  herbregement ,  herbregerie  : 
Logement ,  habitation  ,  demeure ,  lo- 
gb,  maison ,  bâtiment.  V.  Hebbbgb. 

S^aocans  par  sa  rlcbetce , 
Ta  genz  déshéritant , 
Et  autrui  herberiage 
Par  force  porprenant. 

TiébauU  de  MaUU ,  fol  Ii8. 


HER 

HxiBvmosm,  Ae7fef)^Û9%  herhngtr: 
Loger,  habiter.  Voyez  HABKaGsa. 

Uaa^efl  est  en  Normandie  » 
Qoe  <pû  kerhergieM  est,  qn*il  die 
Fabel  on  chanion  à  ton  oste  , 
Ccate  eottnme  pas  n*ca  oato 
Sire  Jehaos  li  Chaprlaina. 

FaUiuSMtcretmimdÊCbmi 

HxBBBBGxaiK:Anberge,1i6tcUerie. 

Hbbbsbik  :  Scîenee  de  la  couioît- 
tance  et  de  la  propriété  des  planta. 
Rutebeuf,  poète  du  xui«  siède,  a  fût 
un  Dit ,  intitulé  le  DU  de  VHerherk^ 
alias,  JE>i&en>. 

Hbbbieb,  herherie,  herhis  :  liei 
plein  d*heri^s,  pâturage,  prairie; 
herbidus. 

HaBBism ,  herhiere  :  Marrhiad 
d'herbes ,  soit  médicinales ,  toit  po- 
tagères. 

Hebeoliseb  :  Herboriser;  d*A€r- 
iHirius. 

Hebbout,  herbaus  :  Famine,  stéri- 
lité ,  année  dans  laquelle  les  terrei 
poussent  beaucoup  d*herbes  et  rm- 

dent  peu  de  grains. 

On  ae  herbout  deToit  faillir , 

Qui  ai  féist  lea  biena  faillir , 

Qne  gens  de  fain  morir  déaaaeirt 

Por  ce  qae  point  de  blé  n'énaaent  ; 

Tant  en  porroient  retenir , 

Ainx  que  ce  pénst  arenir 

Deaz  ana  derant ,  on  trois,  on  quatre, 

Qne  bien  porroit  la  fain  abatrc 

Toz  li  poeples  gros  et  menns  , 

Quant  U  herbout  seroit  Tennz , 

Si  com  fiât  Joseph  eu  Egipte 

Par  son  sens  et  par  sa  mérite. 

*  Roman  de  la  Rose  ,  'ver*  18097. 

Heb  BU  :  Garni  d*herbes ,  herbeux. 
Hebcenate  :  Arseune  ,  nom  de 
femme. 

Hebci&ob  :  Garçon  de  charroe, 
qui  conduit  la  herse. 

Li  ralles  prant  son  chacéor , 

Et  Ta  là  où  U  hercéor 

H<'rçeoint  les  terres  aréea  (labonrëai) , 

Où  les  aToines  sont  semées. 

Roman  de  Pereevtd  ,fol,  1. 

Hebceb  :  Conduire  la  berse  sur 
une  terre  labourée.  Voyez  HxacHEB. 


) 


H£R 

Hkichb  :  Herse,  machine  armée 
de  pointes,  et  dont  on  se  sert  lorsque 
les  bleds*  sont  semés ,  pour  écraser 
les  petites  mottes  de  terre ,  afin  que 
les  grains  soient  couverts  également. 

HsacBBLLB  :  Brin  d'osier  ou  d*au* 
très  bois ,  lien ,  hart. 

HBacHBa  :  Écraser  les  mottes  de 
terre  avec  la  herse;  au  figuré,  tour- 
menter. Barbazan  le  dérive  à*€ircere, 
empêcher  de  passer  outre  ou  de  s*éle* 
Ter,  ou  de  erciscere^  diviser,  parta- 
ger :  parce  que  la  herse  divise  et 
partage  les  mottes  de  terre  ;  d'autres 
le  font  venir  de  herche  qui  vient  de 
herpex, 

HsaciKiB  ,  La  Forêt  Noire ,  située 
en-delà  du  Ahin ,  près  de  Fribourg 
en  Brisgaw;  Hercynia  Sylva. 

HBacoTBCTOKiQUB  :  Art  de  Tar- 
chitecture  militaire. 

Hbedal  :  Ce  qui  appartient  au 
troupeau  communal ,  ce  qui  lui  est 
destiné ,  chemin  herdal. 

Hbeub  :  Troupeau  communal  on 
aeigneurial ,  troupeau  de  vaches  ; 
réunion  d'animaux  pour  une  foire; 
de  hœrere ,  ou  de  l'ancien  Allemand 
herde;  le  mot  tierd,  pour  troupeau, 
est  encore  en  usage  dans  la  langue 
angloise. 

Quir  à  méîtme  nottrt  nchatéor  fat  dît  de 
légion  ki  Tome  tenoit:  se  tu  nos  gettes  fort» 
CBToie  nos  en  la  herde  des  pors. 

Dm/,  de  S.  Grégoire,  liv.3t  chap.  ai. 

Ijl>si  etenim  redemptori  nottro  à  legione 
quœ  hominem  tenebat^  dictum  est:  si  ej'ieis 
mu ,  mine  nos  in  gregem  porcomm. 

HBEniBR  :  Pâtre ,  berger,  vacher. 

Hbrb  :  Camp ,  armée ,  suivant  Bo- 
rel  ;  ce  mot  signifie  encore,  un  pauvre 
homme  ;  d^kerus  ;  en  bas  Bret.  hear; 
héer.  Barbazan  dit  qu'un />aicp/v  hère 
'est  un  pauvre  héritier,  un  homme 
dépourvu  des  biens  de  la  fortune,  et 
d'une  mauvaise  santé;  il  le  dérive, 
par  syncope, d'/Mrr^</e^  ablatif  d'Xir- 


H  E  R  749 

res,  ou  A' erre,  train ,  équipage ,  étet. 
Pauvre  hère,  qui  est  en  mauvaise 
santé. 

Heebau  :  Maison,  ferme,  héritage  ; 
hœreditas  ;  hereau  s'est  dit  aussi 
d'une  sorte  de  tonneau. 

Hebbban  :  Citation  pour  aller  à  la 
guerre;  en  bas.  lat.  herebannum, 

Heeebout  :  Terme  employé  pour, 
exciter,  animer ,  presser. 

Heeeditablet^  :  Fonds,  héritage  ; 
hœrediias. 

Heeege.  Fojrez  Hbeitb. 

Heeemztazmb  :  Solitude,  hermi- 
tage ,  désert  ;  à'eremus, 

Hbebmite  :  Hermite. 

Iceste  aroit  estele  disciple  de  celé  Héron* 
dlnain  laqneile  railhans  de  grandes  Tertnx  sor 
les  prenestins  monz  astoit  dite  arotr  menelt 
Tie  des  heremites. 

Dial,  de  S,  Grégoire ,  fol.  i45,  T». 

Hbebmps  :  Terre  inculte. 

Hebese  ,  herege  :  Doute ,  opinion, 
séparation;  secte ,  hérésie ,  division  ; 
hœresis,  mot  Grec. 

Des  sept  articles  fondement. 

Se  tn  7  Tois  parfondement , 

Sans  herese  confondement , 

Lors  resonrdront  les  mors  des  fanges. 

De  terre  en  leors  corps  proprement , 

Et  en  leurs  âmes  enscment, 

Dans  Terreur  de  foi  ne  t>nfangea. 

Test»  de  Jehan  de  Meung. 

Hebbsent  :  Désertion  d'armée  , 
déroute  ;  hœresis, 

Hbbesib  :  Sortilège,  sorcellerie. 

Hbebstes  ;  Angles  d'un  mur. 

Heebux  (temps)  :  Temps  froid, 
temps  désagréable.  Voyez  Hbee. 

Hebgaut  :  Habillement  de  dessus, 
à  l'usage  même  des  femmes. 

Heeonb  :  Défaut  que  l'on  peut 
reprocher  à  quelqu'un. 

Ceste  est  Tilaine ,  ceste  est  foie , 
Et  ceste  nicement  parole , 
Bfaleboucbe  qui  rien  nVspergne , 
Treuve  à  cbascune  quelque  hergne, 
Moman  de  la  Rase,  parlant  des  femmes^ 


75/>  H  E  R 

Heicwv  (faomine)  :  Homme  cba- 
grin  j  de  manvaise  humeur ,  d'nn 
caractère  triste  ^  noir,  mélancolique» 

HxRG5ER  :  Se  plaindre ,  se  lamen- 
ter, se  tourmenter. 

Herchecz  :  Homme  malade  de 
hernie ,  de  .descente  de  bo jaux  ;  dif- 
férent d^argneojc  ,  querelleur  ;  de 
hemia, 

Heeibav  ,  tierisban  :  Dans  Borel , 
semonce  ,  convocation  ;  d'où  Tient 
arrière-ban ,  heri-harmus,  H  cite  six 
-vers  de  Guillaume  Guiart ,  dans  ses 
Royaux  Lignages ,  année  1 297,  où 
ce  mot  n*est  point ,  il  j  a  riere  ban  ; 
d'ailleurs,  l'étymologie  est  fausse. 
Quelle  analogie  peut^il  exister  entre 
herif  hier,  et  arrière-ban? 

HEAicisa,  Voyez  Heepee. 

Heeienee  ,  erener  :  Ereinter. 

Heriee  :  Terme  obscène. 

Heriquet  :  Cahute  ,  barraque  , 
boutique ,  échoppe. 

Hérisson  :  Esprit ,  caractère  bi- 
zarre ;  erirmceusy  tûrsuius, 

Heristàl  :  Logis ,  demeure ,  selon 
Borel.  Je  n'ai  jamais  vu  ce  mot ,  et 
je  doute  qu'il  ait  eu  cette  significa- 
tion ;  on  trouve  seulement  dans  la 
Coutume  de  Bretagne,  article  819, 
choses  heritalles  f  pour  biens  aux- 
quels on  peut  succéder. 

Héritable  :  Héréditaire  ;  d'hêtre- 
ditarius.  Biens  héritahles  :  Biens  aux- 
quels on  peut  succéder. 

Heritablement  :  heritaulement  : 
A  droit  ou  à  titre  de  succession ,  par 
hérédité ,  héréditairement ,  par  droit 
de  succession  et  d'héritage.  Ragueau 
dit  qu'il  signifie  viagerement  ^  dans 
la  Coût,  de  Tlsle ,  titre  i ,  art.  34  ^ 
hœrcditariè, 

Heritance  ,  hérite,  heritence,  her- 
nrys ,  hiretage,  hiretez  :  Succession  , 


HER 

Mrîlage;  hœrtdkas;eBL  bu  Rretoi 


Cest  ceik  nui  qw  1m  trichqi» 
Fait,  et  came  les  €uz  plaideurs, 
Qm.  wwintea  fois  par  la 
Oat  aax  Taclcta,  et  au 
Leurs  droites  hérite*  toUÔes; 
Car  moidt  eoortea  et  mo«lt  croi 
Avoit  les  mains  yecDe  image. 

de  Ugûie, 


Hérite  ,  hérétique  :  Traître ,  dé- 
serteur; hœreticus. 

Dolaas  scroie  oltréemenC  . 

Qae  j^ai  escolté  folemeat , 

La  parole  c*ont  vers  moi  dite 

Cil  desloial ,  cil  hérite  , 

Si  sont  detloial  malfaitor , 

Halvais  larroa  et  traïtor  , 

Lor  barat  et  toute  lor  gîllr  (iupfrcber^] 

Conott-on  par  tote  Sexîle  (Sicar) 

Ja ,  par  aus  plaidoica  De  fusse 

Se  lor  mcfiet  tolfert  coase. 

Boman  de  Dohpmtu. 

Hérita  :  Bien  propre ,  succession. 

Hériter  :  Mettre  en  possession , 
faire  jouir  ;  prendre  domicile ,  s^éta- 
blir  quelque  part. 

Hbrlk  (sonner  une  cloche  à}: 
Sonner  le  tocsin. 

Herv,  herme.  Terre  herme  :  Terrt 
inculte  ;  désert  ;  eremus;  en  bas.  lat. 
herrna.  Voyez  Heaume. 

Hermès  (terres)  :  Terres  incultes, 
qui  ne  sont  point  cultivées. 

Hermine  :  Arménien  ;  Jrmenius, 

HERMiifNE  :  Hermine,  fourrure  de 
grand  prix. 

Sor  une  coûte  à  flors  d^argent 
L'ont  asis ,  si  le  desarmerc'iit  ; 
Un  biau  mantel  li  aporterent 
De  drap  de  soie  à  panne  herminne. 

Roman  de  Perceval ,  Jbl,  no. 

Hermitain S  :  Hermite ,  solitaire. 

Hernets,  herneijc  y  hernois ,  her^ 
noix  :  L'armure  ou  équipage  d'un 
homme  de  guerre,  harnois;  meu^ 
blés,  ustensiles  de  ménage. 

Hernoux  :  Pfom  injurieux  qu'on 


HER 

lionnoit  aux  maris  dont  les  femmes 
étoient  iiifidelles  y  on  appeloit  cela 
estre  logé  à  fhostel  S.  Hernoux»  Voy. 
Aenoul. 

Heeobs,  heroez,  heroz  :  Héros» 
grand ,  remarquable  ;  héros  ;  en  bas 
Bret.  haros. 

Et  ne  peotez  qae  U  béatitude  des  heroës  et 
■eml  dieux ,  qui  «ont  par  les  Champs  Elysiens 
aolt  en  leur  Asphodèle,  on  Ambroisie ,  on  Nec- 
tar ,  oomme  disent  ces  vieilles  ici. 

Raàe/ais  ,  Iw.  i,  ckap,  i3. 

Heroide  ,  heroede  :  Héroïne  ;  he^ 
rois,  heroidis.  Ce  mot  s'est  conserré 
dans  notre  langue  ,  mais  non  pas 
sous  la  même  acception  ;  on  appelle 
maintenant  héroide  une  pièce  de  vers 
dans  laquelle  on  célèbre  les  faits 
d'un  héros. 

Heeois.  Voyez  Hkenets. 

Heeonder  ,  herondier,  heromer  : 
Maigre  »  sec ,  décharné  ;  au  féminin , 
heroniere;  à^herodius ,  par  analogie. 

HEROHDiNAiir  :  Ordre  de  religieux. 

Heepe  :  Herse ,  instrument  de  la- 
bour propre  à  concasser  les  mottes 
des  terres  erisemencées  ;  harpago  ; 
en  bas.  lat.  herpix  y  hirpex ,  herpex  ; 
harpe ,  instrument  de  musique  ;  har^ 
pa  ;  en  bas  Bret.  herp ,  hearp. 

Prince  depuis  que  chantés  d'arantura 
Donés  acord ,  pileln  chan  et  fioriture 
A  l*humble  fleur  des  Vierges  espanie , 
Et  TOUS  orréf  à  la  gloire  future 
Herpe  rendant  souveraine  armonle. 

Henri  de  Cre^, 

Heepee  ,  Jiercher,  hierper  :  Herser, 
flaire  agir  la  herse  ;  pincer  de  la  harpe  ^ 
harpagare. 

Herpee,  hericicr^  heruper  :  Frois- 
ser ,  hérisser ,  dresser  les  cheveux  ; 
horripilare.  Ce  mot  s'empioyoit  aussi 
à  l'égard  des  animaux. 

lii  oisiax  sor  Tarbre  sVuTole, 
Qui  eschapez  fu  par  parole, 
Mas  estott  et  tons  hericiez , 
Car  laidement  iert  manoies, 


H  £  S  7$! 

Temit  et  été  contre  laine, 
A  son  bec  la  plume  ramaine. 

*  lÀ  Lais  dé  fOiselet ,  a^  7a  1 8. 

Herr  ATif  Sy  pour  âraj^/te:Sabiière. 

Hers  :  Échafaud,  estrade. 

Hersage  :  L'action  de  faire  passer 
la  herse  sur  les  terres  ensemencées. 

Hersb  ,  hersse  :  Coulisse  en  forme 
de  grille,  qui  servoit  à  fermer  l'en- 
trée d'une  ville.  Vojrez  Herpe. 

Hersoir  :  Hier  au  soir. 

Hertayb  ,  hertojre  :  Terre  inculte 
et  non  labourable  ;  en  bas.  lat.  hertus. 

Hes  :  Mouches  à  miel  ;  apes, 

Hbs  :  Houe,  instrument  de  labour. 

Hesart  9  hessart  :  Destruction  , 
ruine  ;  mais  dans  tous  les  Mss.  il  7  a 
essarfs  ,  broussailles.  Fojrez  Essart. 

Tonsjours  est-il  nng  senl  phenis  , 
Et  Tit  ainçoys  qu'il  soit  finis 
Par  cinq  cens  ans ,  et  an  dernier 
Fait  nng  feu  très  grant  et  plenier 
D*espines  et  8*7  boute  et  s*art , 
Ainsi  fait  de  son  corps  hesart. 

Roman  de  la  Rose. 

Hesbargeoe  :  Maison ,  logement  « 
lieu  où  l'on  habite. 

Hbscaudel  :  Espèce  de  gâteau. 

Hescrjs  :  Écrit ,  acte  ;  seriptum. 

Hese  :  Porte,  espèce  de  barrière 
faite  avec  des  pieux  en  forme  de  claie, 
et  qui  sert  à  fermer  les  cours  de  mé- 
tairie ,  de  chemins  particuliers  ,  &c. 
Voyez  Herse  et  Herpe. 

Hesxer  :  Ajuster,  viser,  mirer. 

Hesperib  :  L'occident,  le  couchant 
du  soleil,  l'approche  du  soir;  vesper, 
liesperusy  hesperugo. 

Ursse  :  Hêtre  ;/«[^itf. 

Hessr  :  Haïsse. 

Retral  ton  pée  de  la  malsoun  de  ton  proei- 
mc,  que  cil  aisassiéepar  aTenture  netny  he$m, 
BihUt  Prorerbes,  ckap.  %S,if.  i^, 

Subtrahe  pedem  tuum  de  dùtno  proximi 
tm,  mequando  satiatus  odcrit  te. 

Hesser  :  Exciter,  animer,  hair, 
avoir  en  haine  ;  odùv. 


75s  H  £  U 

HctTSÂV,  hestiau  :  Banc,  etcabeOe 
de  hêtre ,  table,  étau  où  l'on  étale  la 
marchandise  a  vendre. 

Hestevsiov  :  Montre,  enqnéte, 
TÎsite. 

Hestoudbàu  ,  hetoudeau  ,  hetu-^ 
dtau  :  Poulet  qu*on  destine  à  devenir 
chapon  ;  leptdlaster  des  Latins. 

Het  :  Joie ,  plabir ,  gaieté  ;  A/Zo- 
ritas  ;  et  la  troisième  personne  du 
Terbe  haïr,  il  hait. 

Uetaulx  :  Lieux  à  étaler  des  mar- 
chandises; stalli, 

Hkte  !  keto  :  Hélas  !  ?ieu. 

Heter  ,  heder  :  Caresser ,  flatter , 
louer,  aduler,  idolâtrer;  être  gai, 
joyeux,  gaillard. 

Hetique  :  Inepte,  indigent,  dé- 
pourvu de  tout,  maigre  ,  décharné; 
hecdcus, 

Hetaiiulx  (le)  :  Le  foie;  dans 
certains  pays  on  appelle  encore  hat- 
terets ,  des  morceaux  de  foie  de  porc 
que  Ton  fait  cuire  sur  le  gril.  Voyez. 

UlSTEHElU. 

Heu  :  Hélas  !  heu. 

Heu,  huy  :  Aujourd'hui;  hodie* 

Heu  CE  :  Cheville  de  fer  qui  retient 
la  roue  sur  Tessieu. 

Ueucque  :  Sorte  de  robe  à  J'usage 
d*homme  et  de  femme. 

Heud  :  Mesure  pour  les  grains  , 
en  usage  en  Flandre. 

Heuoeir  :  Laisser  gâter,  pourrir 
un  drap  ou  du  linge,  l'entretenant 
en  une  sale  crouste ,  et  encuirassure 
de  graisse ,  ou  d'autre  chose ,  en  la- 
quelle il  s'échauffe  et  gaste ,  suivant 
Monet. 

Heuer  ,  heuher  :  Fouir  la  terre  , 
la  retourner  avec  une  houe. 

Heuet  :  Houe,  pioche. 

Heul  :  Aïeul. 

HsuLERié  :  Endroit  où  l'on  fait 
de  l'huile. 
_    Heulle  :  Huile;  oleunki  dos  ou 


HEU 

Barteau  d'une  badM  ;  en  bas.  lat. 
kouia. 

HauMiEm.  Voyez  HiauMiKa. 

Hxuquk:  Eqîèoede  robe  à  Tnsage 
des  deux  texes. 

Esua  :  Bonheur,  félicité  ;  da  Latia 
hara, 

Hxums  :  Les  dents  ,  les  'i^fitfft  da 
sanglier,  Ui  tête. 

Heure  :  Heoreox  ;  kettrée^  hea- 
rense;  de  hora,  heure.  On  prit  cette 
dénomination ,  parce  que  les  astro- 
logues laisoient  dépendre  tous  les 
événemens  de  U  vie,  de  Thenre  de  la 
naissance  ;  de  là  les  termes  de  mal 
heure  ,  bonne  heure  ,  pour  mauvaise 
ou  bonne  fortune  ;  en  bas  Bret.  hear, 
heure,  twra;  heureus,  heureux. 

Heure  bisse  :  Le  soir.  Heurt  dt 
ravaler,  l'aprés  dlnée  ;  heure  de  rwt 
ou  de  rissue,  heure  du  goûter  ;  hemt 
tarde,  sur  le  soir,  crépuscule;  heurt 
de  remontée,  heure  de  relevée,  l'après 
dinée  :  cette  dernière  expression  est 
encore  en  usage  eu  Picardie. 

Heurier  :  Chantre  ga^  de  l'église 
de  Chartres. 

Heuros,  /leurous  :  Heureux,  qui 
a  du  bonheur.  -~  Serment  du  Roi 
de  Jérusalem ,  au  Patriarche  : 

Je  deffendni  les  possesaîons  et  les  ffu- 
chîies  de  U  sainte  yglise  de  Jenualem  ma 
mère  ,  de  toutes  les  y gUses  appartenaiu  pria- 
cipsumeiit ,  lesqueOes  ont  accoostome  à  anûr 
jadis  au  tens  des  bons  hewvus  Rois  nés  de- 
vanciers ,  et  que  eles  aqneront  justemcot  ça 
en  avant  en  mon  temps  maintendroîs  et  def- 
fendrois  les  canoni<{nea  et  anciens  pririlefts. 
AssUet  de  Jérusalem  ,  ckàp.  a88. 

Heurs.  Voyez  Heur. 

Heurt  :  Rocher ,  tertre  ,  petite 
montagne ,  angle ,  tout  ce  qui  peut 
faire  heurter,  à  quoi  on  peut  toucher. 

Heurt,  heurteis  :  Choc,  combat, 
dispute;  ces  mots  viennent  du  verbe 
heurter,  qui,  selon  Barbaxan,  est 
formé  du  Latin  hortari.  Que  signifie, 


\ 


HID 

iit-il,  heurter  à  une  porte?  c'est 
exhorter  pour  nous  l'ouvrir,  c'est 
avertir  qu'il  y  a  quelqu'un  à  la  porte 
qui  désire  entrer  ;  heurter  une  pierre, 
c'est  être  prévenu  et  averti  qu'il  faut 
s'en  détourner ,  lever  le  pied ,  l'évi- 
ter 9  et  se  tenir  sur  ses  gardes. 

Heus  :  Sorte  de  navire,  suivant 
Borel;  et  aisse,  cheville  de  fer  qui 
contient  la  roue  d'une  voiture. 

HEn8E&  :  Mettre  des  heuses  ou  des 
bottines. 

Heuses,  heusiaux :  Bottines,  chaus- 
sures.  Foy^z  Hautes  -  chausses  et 

HOUSES. 

U  7  aYoit  un  Grieu  (un  Greo)ki  moult  ettoit 
inl«x  de  luy  que  tous  11  autres ,  et  plot  li  ot 
cnorté  à  faire  la  bataille  contre  let  Franchoia 
que  nos,  cil  Grleai  afoit  à  non  Blarchnflef. 
Par  le  consentement  des  antres ,  un  soir  à  le 
flBÎennit,  11  Empereres  Alexis  se  dormoit  en  sa 
chambre  ;  Marchnfles  et  U  antres  le  prisent  en 
•on  lit  et  le  gleterent  en  une  chartre  en  prison, 
•t  Marchnfles  canclia  les  heuses  vermeilles  par 
Vaïe  et  le  consentement  des  autres  Grienx  ,  et 
fist  de  lui  Emperéour  ;  après  le  couronerent  à 
8te  Sophie.    FiUê-HardouinfMu./oL  i3,  V. 

Heussient  :  Us  eussent. 

Heut  ,  pour  helt,  hent  :  Garde  ou 
poignée  d'épée. 

Heutb  ,  heutich  :  Hutte ,  cabane. 

Heux  :  Cri  de  plusieurs  personnes 
ensemble ,  sur-tout  pour  arrêter  un 
criminel,  àeus  ;  peut -être  ce  mot 
Tient-il  du  verbe  hucher, 

Heuxee  ,  heuxerer  :  Sortir;  exire. 

Hetme:  Grosse  corde,  ou  plusieurs 
petites  cordes  tortillées  ensemble. 

Heze  :  Porte  faite  avec  des  bran- 
ches entrelacées  les  unes  dans  les  au- 
tres ,  en  façon  de  claie. 

HiALME ,  hiaume  :  Casque.  Voyez 
Heaume. 

HiBERif  lE  :  L'Irlande  ;  Hiberma, 

HiBRiDE  :  Rude ,  grossier  ;  animal 
né  de  deux  espèces  différentes ,  com- 
me le  mulet ,  &c.  ;  ibrida, 

HiDs,  hUde,  hyde  :  Mesura  de 


HIL 


753 


terre  qui  contenoit  cent  acres  ;  por-* 
tion*de  terre  suffisante  pour  être  cul- 
tivée chaque  année  par  un  seul  hom- 
me ;  en  bas.  lat.  hida, 

HiDE  :  Frayeur,  effroi,  horreur. 

Mengier ,  ne  bien  avoir  ne  doit  qui  ne  s*alde 
Alns  tieog  de  soyHnélsme  celui  pour  homecide. 
Qui  se  pert  par  peresse ,  que  Clers  daiment 

accide , 
C'«tt  nns  pechié  mortel  dont  pou  de  gent  ont 

hùù,     CodicUe  de  Jehan  de  Meung, 

HiDEVE  :  Horreur,  effroi,  laideur, 
difformités 

Certes  Joseph  le  cuer  me  tremble 
De  ce  que  je  Tois  ci-dedens, 
A  pou  que  je  ye  pers  mon  sens 
De  peur  et  de  hideur  que  j^aj. 

jyagéd,  de  la  Vengeance  de-J.  C. 

HiE  :  Instrument  pour  enfoncer 
les  pavés  ;  d'où  on  a  âiit  fUeur,  pour 
paveur  ;  en  bas.  lat.  lûator,  de  hiart, 
pousser  son  haleine  avec  effort. 

HiEEAEQUE  :  Prélat ,  pontife  ;  hie* 
rarchus» 

HiEES  :  Héronnière;  d'herodius^ 
étable  à  cochons ,  hara;  banc  de  terre, 
et  aire ,  place  ou  l'on  bat  le  bled  ; 
{trea. 

HiEEES ,  hierre  :  Lierre,  plante  qui 
s'attache  aux  vieux  arbres  et  aux 
vieux  murs  dans  les  endroits  hu- 
mides ;  hedera.  Notre  mot  lierre  s'est 
formé  de  ce  qu'on  disoit  /i  /n'erre. 

HiEEOSOLiME  ,  Hi'erosoijrme ,  Hic" 
rusaient  :  La  ville  de  Jérusalem; 
Hierosolyma. 

HiEU  :  Lui ,  elle  ,  pronoms  ;  ille  , 
ilia ,  gémtiî iilius;'et  eux,  illi,  selon 
la  Bible  historiaux ,  qui ,  parlant  de 
la  ville  de  Ramoth ,  dit  : 

Si  envoya  un  messager  à  rencontre  hieu, 

qui  Ittj  dit Donc  enroyerent-ii  à 

hieu,  les  pins  grans  de  la  cité. 

HiLAEiEUx,  hilarious  :  Joyeu», 
gai  ;  hilans,  .  . 

HiLLB  :  Petit  pavillon  qui  sert  à 
couvrir  It  saint  ciboire  ;  il  se  die 

Bbb 


754  H  I  S 

ansii  des  rideaux  qui  sont  anx  c6téf 

de  TauteL 

Huxixa  :  Marchand  d'huile  ;  atea* 
rius;  et  flanc,  côté;  ilia. 

htê  o»  |>ar  les  htUiers  U  taillent. 

Bonuui  de  la  Bote. 

HiLLOT  y  kiilonte ,  hiUou  :  Valet , 
serviteur,  domestique.  Ce  mot  est 
pris  du  nom  que  les  Lacédémoniens 
donnoient  à  leurs  esclaves  ,  qu*iU 
appeloient  heiotes,  ilotes. 

HiEAumx,  hiraverie  :  Casaque, 
souquenille,  mauvais  habit,  haillons. 
Vojez  Heraudie. 

Bfals  quant  il  voit  qoe  la  famÛM 
L*aMant ,  k*il  ne  te  pnet  dcffeadre , 
Si  li  cooTÎnt  sa  rohe  rendre 
Et  cangier ,  coiqne  nos  en  die , 
A  (contre)  nnc  ponre  hiramàm. 

DU  du  Bantei. 

HiEAUx  :  Ceux  qui  récitoient  pn- 
1>liquement  des  fables  et  des  romans. 

HiacosiTÉ  :  Odeur  semblable  à 
celle  que  répand  le  bouc  ;  d*hÙTus  , 
bouc. 

HiEXTi  :  Hérédité, héritage;  fuie- 
redùas, 

HiE05DE  :  Hirondelle  ;  hirundo. 

HiEPE  :  Herse  ;  ^/pear.  V.Heeche. 

HiEPES  :  Espèce  de  «piège  qu'on 
mettoit  dans  un  gué ,  pour  surpren- 
dre et  arrêter  rennemi  ;  hirpex. 

His  :  Sorte  de  casaque  ou  capote 
à  Tusage  des  femmes. 

HisMA^LiciEifs  :  Ismaélites. 

Et  il  y  soi  assiitrent  qa*ils  eussent  manngé 
de  pain ,  si  Toierent  homes  clieminanDts  Hu- 
maéUciens  Tenir  de  Gslaad. 

Bible,  Genèse,  chap.  87,  if€rs.  35. 

Etsedentes  ut  comederent panem,  nfidemnt 
IsmaeL'tas  viatores  'venire  de  Galaad,    . 

HispiDE  :  Sale,  vilain, dégoûtant, 
hideux,  difforme,  affreux;  d*/uspidus. 

Hisse  :  Habit  de  paysan  ,  vête- 
ment fait  d*UQe  étoffa  grossière  ; 
hispidosut. 


HO  B 

HiiTAE  : JFriche  «  terreîii  couvert 
de  halHers. 

HivxEHACKx  ,  hivemmge  :  Bled , 
seigle  et  vesee  mêlés  ensemble,  et  qae 
l'on  sème  aTsnl  l'hiver  :  c'est  ce  qac 
l'on  nomme  en  Picardie  biavédke. 

HrrEEHAGx  :  La  aaison  de  l'hiver. 

Hlodis  :  Looia  ,  nom  propre 
d'homme;  en  Latin  Lmdoidcus;  de 
Clovis, 

Ho  :  Interjection  cpii  sert  à  impoier 
silence ,  ou  à  arrêter  une  action. 

HoiB,  hobette  :  Cage  à  poulets, 
cabane ,  maisonnette  ;  en  bas.  liu 
hoba,  huba- 

HonxuiE ,  hobbiner,  hobeUier,  ho- 
biler,  hobler,  koblers  r  C^alier  qui 
monte  on  cheval  Écossois ,  qu'on 
nommoit  andennement  hobim. 

HoBBE ,  ober  :  Remner,  mouvoir, 
levei*,  changer  de  place  ;  obùr.  Borel 
le  dérive ,  d'après  Nicod ,  du  Grec 
sobein. 

n  MtblentaiOé 

D*aYoir  drap  !  hdnaî  3  se  Âobe.- 

U  n*a  md  besoin  robt, 

Jamab  r*be  ne  vaatim 

Qne  de  blanc;  ne  ne  pnrtim 

Dont  il  est,  qne  les  pieds  deTant. 

PatkeSiL 

m 

HoBEEEAiT  :  Gentilhomme  sans 
fortune  ;  oiseau  de  proie  ;  de  umbe- 
reUus,  suivant  BoreL 

HoBiLEES  :  Soldats  armés  légère- 
ment; archers  qui  combattoient  avec 
l'arc  et  les  flèdies  ;  en  bas.  lat.  Ao- 
beUarii, 

HoBiN,  haubin  :  Cheval  Écossois 
dont  l'allure  est  très-douce.  Philippe 
de  Commines ,  liv.  6,  en  £ait  mention, 
et  en  parlant  de  Louis  xi ,  il  dit  : 

Andit  lien  de  Beaigen  il  reeént  lettres  conuaf 
la  Duchesse  d*Anstriche  eftoit  aorte  d^one 
chéatte  de  cheral  :  car  elle  cfaeTaaciw>it  ira 
Ao^iiiardaat;illafitdiéoir,  et  tomba  snr  «as 
grande  pièce  de  bois. 

MéDâge  prétend  que,  dans  les  haras 


HOC 

dû  Duc  d8  Mantoue ,  U  y  a  niM  race 
de  chevaux  qu'où  appelle  ubins , 
û'ubino,  et  qui  vont  l'amble  naturel- 
lement. Le  Duchat ,  dans  se&  Notes 
sur  Rabelais,  liv.  i ,  chap.  la,  rap- 
porte que  ce  mot  s'est  dit  aussi  pour 
haubuin ,  haulbain ,  qui  viennent 
d'Albanie,  Albania^  nom  que  l'Ecosse 
a  porté  autrefois  ;  en  bas  Bret.  hob* 
bie,  hobbin. 

Hoc  :  Grappin,  croc,  crochet;  eu 
bas.  lat.  hoccus, 

HoGSR  ,  hocher,  hochier  :  Remuer, 
hocher,  secouer  la  téte^  il  s'estdit  aussi 
des  arbres  dont  on  secoue  les  bran- 
ches ,  pour  en  faire  tomber  les  fruits. 

Oncquet  ce  vent  ne  pot  tant  qntrrt, 
Que  le  joing  pentt  etlochier , 
Xfe  por  bouter,  de  pour  hochier. 

Boman  du  second  Htnard^foU,  5 ,  it«. 

HocHs  :  Terre  cultivée  enfermée 
de  haies  ou  de  fossés ,  pièce  de  teixe 
auprès  d'une  habitation;  espèce  de 
jeu  de  hasard. 

HocHEBOS ,  hanqueboSf  hocquebos, 
hokebos  ,  hotrobos  :  Sorte  de  soldats 
anciens  armés  de  piques ,  selon  Frois- 
sart  :  c'étoit  aussi  le  nom  de  la  pique 
elle-même  ;  espèce  de  barque ,  petit 
vaisseau ,  selon  Thièbaut  de  Marueil, 

HocHEBEiDE  :  Chcval  fougueux 
qui  secoue  son  mors. 

H0CE.BTT0UE  :  Trompeur. 

HoGLER ,  hocqueller  :  Faire  des 
difficultés,  vexer  quelqu'un,  élever 
des  disputes ,  frauder  au  jeu  ;  d'où 
hocqueieur,  chicaneur,  fourbe ,  que- 
relleur, trompeur. 

HoGQUE  BUTTE  ▲  ceochÉt  :  Arquc- 
buse  à  croc. 

HocQUEMELLK  :  Empêchement , 
obstacle. 

HoGQUET  :  Houlette ,  bâton  de  ber* 
ger,  fléau,  crochet. 

HocQusTia:  Ébranler  en  seeotiant. 


H  O  G  755 

Honi  :  Lassé ,  fatigué  ;  de  hodos , 
via,  suivant  Borel.  Dans  Monet  il  est 
pris  pour,  las ,  abattu. 

HoDEB  :  Fatiguer,  lasser,  incom- 
moder, importuner. 

HoE ,  haou,  hocl,  hoeie,  hoie , 
houe,  hojau  :  Pioche ,  pic  de  fer,  soc 
pour  remuer  la  terre  et  abattre  des> 
murailles  ;  on  le  dérive  de  upupa  , 
dont  les  Latins  se  sont  servis  pour 
la  même  signification. 

Car  ta  bataille  fist  jusqu*à  tes  murs  aller, 

A  liiquet  et  à  hoes  y  fist  assaut  lirrer; 

Telement  qœ  le  jor  j  fitt  le  mur  troer. 
La  rie  de-du  GaescKn. 

HoE  :  Oui. 

HoET ,  hoed  :  Mesure  pour  les 
grains,  qui  étoit  en  usage  en  Flandre. 

HoEtE ,  hœtu  :  Petite  hoe.  Voyez 
ce  mot. 

HoBuvEE  :  Ouvrage,  affaire  ;  cpus, 

HooE.  Voyez  Hocue. 

HooNEE ,  hoguiner,  tèoigner,  hon^ 
gner :  Gronder,  murmurer. 

HoGUB,  hoge,  hoguette  :  Élévation, 
colline,  hauteur,  entrée,  loge;  de 
faux,  fauds  :  la  lettre  h  a  été  sou- 
vent employée  pour  Vf;  en  bas.  ïat. 
hoga,  hogium,  hogum;  suivant  Du- 
•ange ,  il  vient  de  l'Allem.  hooghoch» 

Ele  ettoit  nue  en  ta  cliemiie , 
Où  la  trace  du  i anc  tVtt  mise , 
Qui  du  CheTalier  degotet  » 
Sor  le  chemin  où  il  Tolet. 
Icel  sentier  erra  et  tint , 
Dec!  ça  une  hoge  rint. 
En  cel  hoge  ot  une  entrer 
De  ce  sanc  fu  tonte  aroser  » 
If e  pot  avant  nient  véoir , 
Dont  cuidoit  ele  bien  saroir 
Que  ses  amis  entrez  i  soit. 
Dedens  se  met  i  graot  esploit , 
Kl  n*i  trouva  nule  clarté , 
Tant  a  le  droit  chemin  erré , 
Que  fors  de  la  hoge  est  issue 
Et  en  uA  moult  biau  pré  vftmt , 
Du  tano  trora  Terbe  moilliée. 

LeDiid'romet. 
Lors  le  fils  BtflJamjB  te  traîttrtat  ensemble 

a 


756 


HOI 


Abner  et  s!  eompaîgnan  et  cttoreat  Mréefflenl 
case  en  eachielle  el  tumet  de  une  hoge. 
II*  Lw,  des  Rois ,  chap.  a ,  *t>ers.  aS. 

Congregati^ne  stmt  fila  Denjamm  ad  Ah' 
ner:  et  conghbati  in  unum  cuneum,  steterumi 
in  summitate  tamuli  unius 

HoGUEXENT,  hoiquemani  :  Com- 
mandant, capitaine. 

HoGUETTB  :  Petit  tonnean. 

HocuiHELLE ,  hoguinele  :  Tronpe 
de  mendians. 

HocuiNEE  :  Fâcher,  molester,  en- 
iinyer ,  suivant  Borel ,  qui  le  dérive 
de  THébreu  hog.  Voyez  HocNEa. 

HoGuiRÉua  :  Raillear,  mauvais 
plaisant. 

Hoi,  hoe  :  Oui;  hoi^da,  oui  vrai- 
ment. 

HoiGHca  :  Étouffer.         * 

HoicT  :  Huit  ;  octOé 

Hoi-djl  :  Oui  vraiment ,  en  vérité. 

HoiGNEK ,  hoingner  :  Foigner , 
gromeler  à  part ,  selon  Monet.  Ce 
mot  est  encore  usité  dans  le  vulgaire  ; 
on  le  dit  principalement  des  chiens, 
selou  Barbazan.  Voyez  Hogn ee. 

HoiQUEMANT  :  Commandant ,  ca- 
pitaine. 

Hoia  :  Héritier  ;  hœres.Yoj.  Ha^e. 

HoiE  :  Or,  le  plus  précieux  des 
métaux;  aurum. 

HoiEiE,  hoirrerie,  horie  :  Héri- 
tage ,  succession  ;  hœreditas.  Avctn- 
cement  d'hoirie,  est  ce  qu*un  père  et 
une  mère  donnent  à  leurs  enfans  lors 
de  leur  mariage ,  et  à  compte  de  leur 
succession  future. 

HoiES  (les)  :  Les  enfans,  les  petits- 
enfans. 

HoiscHON,  hoischeton  :  Paysan  qui 
cultive  ou  possède  une  hosche  y  ou 
pièce  de  terre  fermée  de  fossés  ou 
de  haies. 

HoisEz  :  Houx ,  houssine. 

HoissiEE  :  Jouer  au  jeu  qu'on  ap- 
pelle hoche* 


H  G  L 

HoiSTS  :  Hostie,  la  Satnte-Ea- 
charistie. 

HoEJLBOs  :  Lance ,  pique  ,  suivast 
Borel.  Voyez  Hochkbos. 

HoLEE  :  Petite  monnoie  Allemande, 
de  la  grosseur  de  la  tète  d'un  clou. 

HoLEEiE  :  Libertinage  de  Hiomme 
ou  de  la  femme,  débaache,  mau- 
▼aise  conduite. 

Cil  qpX  «offre  qae  m  famé  face  decpit  H 
■on  inariage  et  est  tenus  à  «offrir  paiae  «k 
aYOtire.  Se  famé  dit  qae  ele  ait  fiit  avoUre 
porce  que  son  mari  est  koUers,  ele  veltale- 
gler  son  meffet ,  mes  tex  aqais  nV*t  pu 
recéos  ;  et  porce  cil  qui  est  accusé  d^avotire 
velt  accuser  le  mari  à  la  famé  que  il  est  hoHen 
il  ne  sera  pas  ois  por  ce  qa*il  fut  arant  accii< 
•ex.  Se  li  maris  accuse  sa  famé  d*aTotire  ea 
comon  juiçement,  Ten  demande ,  se  aUefme» 
ment  de  kolene  mettra  arrière  le  mari  drl 
aocnsement,  et  je  croi  que  nenîL  La  kolaie 
charge  donc  le  mari  »  mais  ele  n*ezcu*e  pas  h 
famé  ;  et  pour  ce  puet  t*en  demander ,  se  c3 
qui  conoit  Tavotire  pnet  enjoindre  aa  mari 
paine  por  la  holerie  ,  et  je  croi  que  oïL  Car 
qoant  Clandius  uns  nobles  hons  accosoit  ta 
fiune,  il  fu  decorers  qo«  il  l'aToit  retenue 
paisqa*elle  aroit  esté  reprise  en  aTontire.  £t  C  ^ 
Empereres  Saroirs  (Sérère)  la  condamna  saoi 
nnlacnséor.  Se  uns  estrange  est  accusez  d'avo* 
tire ,  et  n  oppose  à  celui  qui  Taccose  de  criaM 
de  holerie^  il  ne  •*«liege  point ,  ne  il  ne  soi- 
met  pas  le  mari  à  paine. 

Mss,  do  la  BibL  imp. ,  n?  8407,/^  191. 

HoLiEa,  holeur,  holleur,  hoUier, 
houiier,  houlleur,  houiyer,  houpier  : 
Débauché ,  luxurieux  ,  homme  qai 
hante  les  mauvais  lieux  ,  qui  fré- 
quente les  femmes  de  mauvaise  vie , 
et  qui  les  procure ,  ministre  des  plas 
infftmes  plaisirs  ;  heUuo  ;  en  bas.  lat. 
holeriuSj  hullarius;  en  bas  Bret.  hou- 
iyer; enfin  c'est  quelqu'un  qui  res- 
semble au  conseiller  Bonneau  : 

Et  qu*îi  la  cour  où  tout  se  peint  en  beau. 
Nous  appelions  être  rami  da  Prince  , 
Biais  qu*a  la  Tille ,  et  sur-tout  en  province , 
Les  gens  grossiers  ont  nommé  niaquer.... 

Voltaire. 

Ainsi  sus  deux  niainent  grant  joie  • 
El  deux  kotdigrt  cuni  la  voie  . 


HQM 

Iitîrent  fort  de  la  meMm, 
Font  U  kouUer  Icist  pr«adon  , 
£tt-il  or  nez  de  vostre  Tile? 
Voir,  c*eftt  mon  onde,  ditt  MakQe  » 
Dont  Tooj  aroie  tant  bien  dit. 

FabL  de  Bomm  de  Protnns^ 

HoLLE  DE  TZAAB  :  Mesore  ou  pièce 
de  terre. 

HoLLEE  :  Changer  continuelle- 
mei^t  de  place ,  courir  le  pays ,  aller 
d'une  foire  à  Tautre. 

HoLLiERE,  holiere,  houUere  :  Fem- 
ine  débauchée ,  de  mauvaise  vie  ;  on 
la  nommoit  également  houUer  ;  en 
bas  Bret.  houljreres, 

HoLLOK  :  âninence,  hauteur  j  élé- 
yation  de  terre ,  rideau. 
•   HoLLT ,  hoUeur,  holUer  :  Homme  à 
qui  tout  est  bon ,  qui  vole ,  qui  mène 
une  mauvaise  conduite.  /^.Houee. 

HoLos,  helaz,  holouz,  holoz  :  Holà, 
qui  va  là  ,  &c. 

Hou,  home 9  homs ,  kon,  hons , 
om  ,  omme  :  Honune  ;  homo* 

LI  cr^eres  et  U  Stret  de  totet  chotet  rlat  » 
et  as  homes  Tint ,  et  por  les  homes  Tint ,  et 
home  Tint.  Sermons  de  S.  Bernard. 

C'est  à*fiom  qu'on  a  fait  la  particule 
on,  qui  est  d'un  usage  si  général  dans 
la  langue  françoise ,  on  dit,  on  fait, 
c'est  comme  si  l'on  disoit,  homme 
dit ,  homme  fait.  Malhom,  lisez  mo/- 
hom  :  Méchant  homme.  Barbazan  dit 
qu'il  ne  sait  pourquoi  on  a  écrit  ce 
mot  avec  deux  m ,  n'en  ayant  qu'un 
«u  Latin  homo  ;  cela  vient  prolMble- 
ment  de  ce  que  tous  les  noms  de  la 
troisième  déclinaison  se  sont  formés 
de  l'ablatif  homine,  et  que  l'on  a  fait 
de  l'i  et  de  Xn,  le  second  m;  de  même 
le  mot  femme,  àefemina^  nommer, 
de  noniinare;  &c. 

HoMAG^  :  Ce  qui  est  tenu  sons 
hommage. 

HoMAGziE  :  Celui  qui  doit  lion- 
.mage;  d'homitgiumt 


HOM  757 

HoMBAV ,  komeleis ,  homeitit,  ho^ 
mons  :  Petit  homme ,  homme  de  peu 
de  valeur,  de  peu  de  conséquence , 
non  distingué;  dChomunculus ,  ho^ 
mundo. 

HoMECiDE  :  Homicide,  nom  qu'on 
donne  à  celui  qui  a  tué  un  homme 
ou  une  femme  ;  hominis  cisor» 

Lea  Cheraliers  qui  le  combatent  ponr 
■inrtre  on  pour  homeeide ,  te  doiiKBt  coin- 
batre  à  pië  et  sana  coiffe ,  et  eitre  roignét  à 
U  réonde. 

Assises  deJérus€Uem ,  chap.  10%  ^p,  aSg. 

HoMis,  hommée  :  La  journée  d'un 
homme ,  autant  dé  terre  qu'un  hom- 
me en  peut  labourer  en  un  jour. 

HoMENACE  ,  homenaige  :  Hom- 
mage, engagement  que.  l'on  prend 
envers  son  seigneur,  de  le  servir  en 
toutes  occasions ,  de  combattre  pour 
lui  en  certains  cas ,  de  le  défendre  de 
son  propre  corps  \  en  bas.  lat.  ho" 
magium  et  hominagium;  du  l^tin 
homo,  et  du  verbe  agere. 

Qui  prent  homenage ,  le  doit  prendre  iasmt 
(ainai).  Cil  qui  requiert,  doit  joindre  le»  maina 
et  dire  :  Sire  je  devient  TOttre  home  de  bal 
(bail),  te  c*e.it  bal  ou  dlieritage ,  se  c*tfKt 
beritage  ,  que  ge  foi  et  léauté  Toua  porterai 
cogie  à  mon  Seigaor,  et  devien  roatre  bom  à 
tel  redeTance  come  le  fies  aporte  ;  et  li  Sire 
doit  respondre  :  et  ge  vos  recef  à  home,  que  ge 
foi  Toa  porterai ,  come  à  mon  home  et  Toa 
en  bese  en  nom  de  foi  et  doit  dire  de  bal 
ou  d'herilage. 

ifss.  de  la  BlbL  Imp. ,  n*  8407,^^/.  117. 

H0MICIDE&  :  Tuer  un  homme  ; 
hominem  cœdere. 

Hommage  lige  :  Il  différoit  du 
simple  ou  plein  hommage ,  en  ce  qu'il 
étoit  très-solennel  ;  il  se  faisoit  tète 
nue ,  les  mains  sur  les  évangiles ,  un 
genou  en  terre ,  sans  ceinture ,  sans 
épée  et  sans  éperons  ;  lige  vient  de 
Ugatus. 

Homme  :  Sujet  d'une  terre,  d*nne 
seigneurie,  d'une  abbaye,  vassal. 
Homme  de  corps,  qui  est  de  condi- 

3 


758  H  O  N 

tion  serre  ;  homme  d* estai  ^  qui  est 
de  condition  libre,  qui  est  son  maître  ; 
homme  defoyy  vassal,  qui  doit  foi  et 
hommage  à  son  seigneur  \  homme  de 
froment,  celui  qui  doit  des  rede- 
Yances  en  froment;  homme  mctrtier, 
celui  qui  est  sujet  au  droit  de  monture. 

Homme  d'armes  :  Gentilhomme 
armé  de  toules  pièces  et  à  cheval , 
qui ,  outre  ses  valets  ,  avoit  deux 
écuyers  à  ses  côtés ,  dont  l'un  tenoit 
une  arbalète ,  et  Tautre  un  arc  ou 
une  hache  :  tout  ce  monde  étoit  à 
cheval  ;  ainsi  quand,  dans  nos  anciens 
écrivains,  on  trouve,  il  y  avoit  cent 
hommes  d'armes ,  il  faut  compter 
qu*il  y  avoit  trois  cents  chevaux. 

Homme E  :  Certaine  mesure  de  terre 
plantée  en  vigne ,  autant  de  vigne 
qu*un  homme  peut  en  cultiver  en  un 
jour  à  la  bêche  ou  au  croc. 

HoMOLOGVEiR  ,  emologuer  :  Ap- 
prouver, confirmef  un  acte  par  au- 
torité de  justice  ;  homologare  ;  du' 
Grec  fiomologein  y  consentir. 

HoNGNK  ,  hongerie  ,  hongaerie  : 
Gronderie,  fâcherie. 

HoNGif  EU  :  Gronder,  être  de  mau- 
vaise humeur,  murmurer,  se  plain- 
dre tout  bas.  Voyez  Hogkea. 

HoiTGNRux  :  Grondeur  ,  homme 
de  mauvaise  humeur,  qui  murmure. 
Borel  dérive  ces  deux  mots  du  Grec 
aphônia  y  ohtumescenUa^ 

Hongre  ,  hungre  :  Sarrazin ,  héré- 
tique ,  brigand. 

Si  com  li  hongre  rlnvent  en  cett  paît, 
CLr^fttieneté  ont  malement  Uiëi, 
J'CS  honmef  mort  et  detrai t  le  pajs  , 
Ils  arcent  fijùni  et  atitent  Paris. 

Roman  des  Lokérens, 

HoMiyhoms,  honni  :  Méprisé. 

HoifiR,  honiery  honnir  y  hontager, 
hontiry  houniry  hounnir  :  Mépriser, 
blâmer,  déshonorer,  maltraiter,  dif- 
lamer.  Voyez  Cuscsua» 


HOP 

Lî  qnareime  homt  Paa, 

Et  U  rendredis  la  tetnaint , 

Rt  li  ehapihres  Tordre  « 

Kt  lî  chaillok  le  fnmicr  , 

Et  li  fiiaicn  la  riagac  , 

Et  la  taopele  pré. 

Et  li  lat  roiaeU 

Et  li  «oiael  le  ccmun  » 

Et  la  toi  la  mcaon* 

Et  les  lentes  }ft  chief  ; 

Et  U  menoiaon  les  braies. 

Le  Caneile  ttJpottoSk, 

HoHHssTÉ  :  Honneur,  dignité, 
rang. 

HoviTT  :  Méprisé,  déshonoré. 

HoNOR,  honnors,  honorancey  ho- 
norementy  honour,  hounurance  :  Hon- 
neur, fief ,  domaine;  honor;  en  bas 
Bret.  henor. 

HoN&AGE  :  Seigneurie ,  grand  fieL 

HoHS  :  Homme. 

HoKTAGE  :  Affront»  déshonneur, 
opprobre. 

Droiz  dit  par  réson  escriée 
Que  pois  que  famé  est  mariée, 
Qn*on  ne  U  doit  qnerre  kontmge. 
Pais  qa*ele  est  par  bien  ascenee 
A  oeloi  eni  on  Ta  donée. 

FM,  du  Qerc  de  Wioidrtd. 

Hontager,  honiagéiry  hontagier^ 
kontir  :  Déshonorer,  faire  honte, 
avoir  honte. 

Hontex,  homâex  :  Déshonoré,  mé- 
prisé ,  avili ,  malhonnête ,  infamant 

Cil  ert  ainsi  malTtia  ou  pire  , 
Que  conToitiae  si  est  tiex , 
Qa*ele  fait  maint  koaie  honUjc, 
FttbL  du  C6u¥oitox,  Mss,,  m*  ift3o. 

HoiTTOTER  :  Avoir  honte ,  désho- 
norer. 

Qne  me  reste  -  il ,  chetif ,  poor  hontqyer  m 

race, 
Sinon  qne  me  cacher,  et  dn  TÎIain  licol. 
De  mes  bonreiles  mains  haalt  estraindre  moa 

coL         Trag,  de  Gaapard  de  CotÙgnL 

HooLE  :  Dos  d*nn  couteau. 
HoMTELiER,  hospitalier  :  Ordre 
religieux. 

Porce  qne  templiers  et  kopiieUen  fessoieat 
Bonlt  deman»  poar  lor.prtviliifea,  RMs 


H0& 

•«Ubll  cl ,  qn*!!  ne  recetent  m»  qal  t^eiiftnt 
por  son  feC. 

JJv,  de  Josdct  et  de  Piet ,  foL  198. 

HoppE  :  Houpe ,  bonffette ,  sorte 
d^omement  qa*on  atuchoit  aux  ha- 
bits; upupa. 

HoQUELBEiz ,  hoquette  :  Irrésolu- 
tion ,  chicane ,  fourberie ,  tromperie. 

HoQUELiEEE ,  hoquetteuT,  hoquel^ 
leux  :  Homme  qui  marchande  f  irré- 
sofu ,  qui  ne  sait  ce  qu'il  doit  faire , 
qui  promet  et  ne  tient  pas,  chica- 
neur, fourbe ,  querelleur,  trompeur. 

Et  9*il  vient  aucuns  proBMtierM , 
Soit  loiax  hont,  on  hoqueiieres 
Qui  U  Tueine  d*«mors  prier. 
Et  par  promeMO  afoloîer. 

*  Roman  de  la  Rose,  'vers  14093. 

Hoquet  :  Houlette,  bÀton  de  ber- 
ger; et  l'action  de  lever  l^^menton 
de  quelqu'un ,  en  lui  portant  la  main 
dessous. 

HoQuzTEE  :  Ébranler  en  secouant. 

HoQUETOR ,  auqueton  :  Espèce  de 
chemisette  courte  ;  cotte  d'armes  , 
espèce  de  tunique;  en  Langued./o- 
coutL  Borel  dit  que  de  là  vient  ja- 
quette, robe  d'enfant;  hoqueion  vient, 
selon  H.  Etienne ,  du  Grec  hachùân. 

HoEBÉB  :  Certain  espace  de  temps. 

Honii  j  hordéie ,  hordéis,  hordel, 
hordéus,  hordis,  hort,  ord  :  Salé , 
Mal-propre ,  vilain ,  horrible  ;  horri" 
dus  ;  et  claie ,  barrière  ,  palissade  , 
retranchement;  en  bas.  lat.  horde- 
cium,  hurdicium.  Voyez  Houe. 

Là  porte  firent  cil  de  mèe  erermtsr; 
El  hordéii  firent  cil  de  mit  boater 
Qne  céaux  dedena  ea  conrlnt  atomer, 
Et  cil  de  fora  commencent  à  crier. 

Roman  de  Garin  ,JoL  89 ,  il*. 

HoEDEE  :  Réparer,  fortifier.  Voy. 

HOUEDEE. 

HoEDEE ,  hordir  :  Sorder ,  entou- 
ftF,  environnar  ;  du  Latio  ora,  bord. 


H  O  R  7S9 

rivage ,  selon  Barbazan ,  qui  ajoute  : 
Rien  n'étoit  si  fréquent  ancienne- 
ment ,  que  de  voir  la  lettre  h  ajoutée 
devant  toutes  les  voyelles,  comme  on 
peut  s'en  convaincre  par  tous  les 
mots  de  cette  lettre  h;  d*ora  on  a  fait 
hore  y  hordéù;  et  comme  ancienne-' 
ment  Vh  étoit  presque  semblable  au 
6  >  on  en  a  fait  bord  et  border. 

L'Empertre  Henri  troura  qoelechaatel  ère 
abatn  et  ferma  et  horda  le  mostier  Sainte* 
Sophie  qui  mult  ère  hali  et  biel. 

Fine'Hardoum,Mss.,/oLi6k. 

Hordiciee:  Faire  un  sacrifice  d'une 
vache  pleine  ;  de  hordicidia. 

HoKDi$  y  hordois  :  Palissade. 

HoEDois  :  Saletés ,  ordures. 

HoEB  :  Fille  ou  femme  prostituée; 
honùlà, 

HoEE  :  Heure;  hora» 

HoE^E  ,  eurée ,  horéie ,  horrée  : 
Bourrasque  de  peu  de  duré^ ,  pluie 
qui  ne  dure  qu'une  heure ,  pluie 
d'orage  ;  horaria ,  hora. 

HoEEE  :  Prier  ;  orare ,  Vh  ajouté. 

O7  ce  k*eat  ke  noatre  Sirea  diat  à  U  Pro- 
phète, de  céoa  ki  enai  koreni. 

Sermons  de  S,  Bernard,  foi,  i  ar. 

De  his  qui  sic  orant ,  asuli  quidioqaaturad 
propkeuun  Dominas, 

HoEES ,  ores  :  Maintenant ,  â  pres- 
sent ;  hoc  hora.  On  disoit ,  des  hores 
en  avant;  d'où  l'on  a  fait  dorénavant. 

HoEioK:Meurtrissure,  coup  qu'on 
reçoit  à  la  tête  ;  mot  corrompu  d'orei- 
Ion,  De  boins  horions  :  De  grands 
coups. 

HoEU  :  Monnoie  frappée  en  Bre- 
tagne. 

HoEisTB  :  Qui  examine  les  heures , 
qui  marque  les  heures  ;d*horarium. 

HoEPiL  :  Renard;  vulpes*  Yoyea 

GOPIL. 

HoEE AILLE  :  Partie  d'une  charrue. 
HoEEiBLETi  :  Chose  horrible ,  qui 
fait  horreur ,  qui  répugne. 

4 


I 


760  HO  s 

HoES,  horz  :  Maintenant,  i présent. 

Hors,  hers  :  Échafaud ,  estrade. 

Hors  :  Dehors ,  de  ce  côtérci ,  par- 
la \  horsum, 

i  ,  Merci  cri«r  ne  lî  vant  rien. 

Hors  le  traient  come  nn  mort  dûen» 
Si  Tont  tor  un  fumier  flati , 
£n  la  roeaon  sont  reverti. 

*  PabL  de  la  Borgoise  ttOriiem, 
Hors  :  Oars ,  animal  féroce  ;  ursus. 

L'en  demande  ae  truies  sont  eontenuea  en 
non  de.bestes,  et  Labeon  dit  que  oil;  mes 
chien  n'iert  pas  contenu ,  ne  antres  bestea 
assez ,  si  comme  hort ,  lions ,  penterei  »  oli- 
fanz,  chaméaz. 

Lith  de  Jostice  et  de  Plet,Jol,  54 ,  V^, 

HoRSBORc  :  Faubourg.  Voy*  Boec. 

HoRSBOUTER  :  Mettre  hors  de  cour 
et  de  procès ,  débouter ,  de  horsum 
et  àe pulsare.  Voyez  Bouter. 

HoRSE  PRISE  :  Exception ,  ce  qu*on 
se  réserve  dans  une  cession  ;  hors 
pris,  excepté. 

UoRT  :  Ce  qui  est  tenu  f>n  possédé 
par  plusieurs  ;  jardin  ;  hortus» 

HoRTALESSiE ,  hortolagc  :  Toutes 
espèces  de  plantes  potagères;  hor^ 
tensiœ, 

HoRTELiN  :  Jardinier,  celui  qui 
prend  soin  d'un  jardin  ;  hortalanus. 

HoRZAiN  :  Étranger;  hospiius. 

Ho  s,  hosi,  hoste,  hoz^  ost:  Armée, 
camp  ,  lieu  où  sont  campés  des  sol- 
dats; d'hostis. 

Céo  dist  li  Sejgnor.  dés  Ao|f»  to jez  ,  jéo 
•porterai  sur  ceste  cil^e  tous  les  maux  que 
jéo  parlai  contre  lui ,  car  il  endurcirent  lour 
ïiaterel ,  et  ne  oïrent  point  mes  paroles. 

Jérémie,  chap.  19,  n>eri,  x5. 

Hœc  dicit  Dominus  exercituum ,  ecce  ego 

'mducam    super  civitatem    hane ,    univena 

mafa,  qMte  locutus  sum  adverskm  eam  :  qiuh' 

niam  induraverunt  cerviccm  suatn,  ut  non 

audirent  scrmones  mcos.  . 

HoscELAiN,  hostelaîn,  hostellaine, 
hosteHeiriy  hosteUier  :  Hôtelier,  au- 


HOS 

faergUte  ;  hospes,  hospitaUs;  en  bai. 
lat.  hostaUxrius. 

Je  ne  metl  paa  eneor  me  taire , 
De.  toi  »  très  douce  Mndelaime , 
Car.  tu  foa  de  ai  bone  nITnire  » 
Que  le  fils  Dieu  rouit  de  toi  faire 
Sa  propre  et  prÎTée  hastelame. 

Testament  de  Jeham  de  MemMg, 

HoscKE ,  hoche  :  Étendue  de  ter- 
rein^qu*on  cultive  près  de  la  maison, 
et  qui  £ait  partie  de  ses  aisances; 
d'osca;  et  dent ,  entaille  faite  dans  un 
corps  quelconque  ;  fente  ;  crénean. 

HoscHER  :  Marquer  par  des  hot- 
ches,  ou  entailles. 

HosE  :  Bottine.  P^ojrez  Hovses. 

HosEQUE.:  Funérailles,  obsèques. 

HospiTXS ,  hospiiies  :  Gens  à  qui  un 
seigneur  avoit  donné  des  maisons, 
moyennant  une  redevance  annudle; 
d'hospeÊ^ 

HossiT  :  Écurie  ,  étable. 

HossYS  :  Vieillards  qui  veulent  en- 
core faire  les  jeunes  gens ,  et  qui  les 
contrefont  gauchement. 

HosT  ,  hoste ,  hostée  ,  hostoye  » 
housty  hoz  :  Paysan ,  babitant  de  li 
campagne ,  sujet  d*un  seigneur  féo- 
dal ;  hôtel,  maison  ;  camp  ,  armée , 
service  militaire ,  expédition  à  la- 
quelle on  est  occupé  ;  à!hostis.  V.  Ost. 

HosTAGE  ,  hostetgiéy  htystaige  :  Ksr 
surance ,  gage ,  otage  ;  obses. 

Celé  m*a  greyé  trop  longuement , 

Qui  de  mon  cner  ne  prist  onquea  hostage 

Poisqu*ele  Tôt*  en  son  comnncïemeut. 

Geuse  Brûlez, 

HosTiis,  hosteil,  hosteiile,  hostéit, 
hostelage,  hosteleuge,  hosielée,  hos- 
tels  y  hostiers,  hostieuLr  ,  hostieus , 
hosùex  f  hostiez ,  ostéit  :  Maison ,  lo- 
gis ,  hôtel ,  auberge,  hôtellerie.  Jus- 
qu'au XIV*  siècle ,  on  donna  indiffé- 
remment ces  noms  a  toutes  les  mai- 
sons ,  en  général  ;  mais  ensuite  on 
désigna  particulièrement  ainsi ,  ccUes 


HO  s 

des  grands  seigneurs ,  et  les  endroits 
où  Ton  loge  en  voyage;  hospes,  hos- 
pitalU,  hospida;  en  bas.  lat.  hosta^ 
laria  ;  en  Franc-Comtois  outeau;  en 
Langued.  oustal;  en  Champ,  osié* 

HosTELiÉE ,  hostelage,  hosteilage  : 
Tous  les  gens  qui  habitoient  une 
même  maison  ;  redevance ,  droit 
qu'on  payoît  an  maître  d*une  maison 
pour  son  loyer. 

HosTELEE ,  hostelier  :  Loger ,  hé- 
berger quelqu'un ,  le  recevoir  dans 
sa  maison  ;  haspUari, 

HosTELLAiR,  hosteileîn  :  Auber- 
giste ,  cabaretier,  hôtelier. 

HosTEE  :  Oter,  retrancher. 

HosTiAGB  :  Chagrin ,  querelle ,  dis- 
pute ;  à'hostilitas, 

HosTicB  :  Obligation  d*aller  à  la 
guerre;  d*hosticum. 

HosTiEL  :  Certaine  mesure  de 
grains. 

HosTiEz  ;  hostiéus  :  Maison ,  logis. 

HosTiL ,  hostillement  :  Outil ,  in- 
strument, ustensile;  de  utendle,  selon 
Barbazan. 

Car  qui  «nra  anjourdlioj  plat  d«  Teor, 
Pourra  demain  par  cai  perdre  la  teste , 
Tex  là  comment  toua  met  hostiU  j*apreft«. 

L*omme  fait  de  Ijmon  ril 
Envoyé  où  grant  conrtil , 
Pour  i  ton  trenchant  hottU 
CnltiTer  TJgue  royale. 

Dance  aux  Aveugles. 

Hostilement  :  £n  ennemi,  d*une 
façon  hostile;  hostiliter. 

Hostilement,  hostiUemenz  :  Meu- 
bles, ustensiles,  instrumens  de  labou- 
rage ;  d'où  hostiller,  garnir,  munir. 

Hostise  :  Demeure  de  celui  qu'on 
appeloit  hoste  (paysan) ,  et  ce  qa*il 
devoit  au  seigneur;  hospitium, 

Ho%risikZyhoustià'as  :  Maison  d'un 
bomme  qui  demenroit,  eu  qualité 
d'hôte,  dans  la  terre  d*un  seigneur; 
d*hospùiolum. 


HOU 


761 


HosToiBB,  ^xAf^^er;  Faire  la  guer* 
re;  hosù're, 

U  ne  Tons  dira  mie  rona  futtei  hostoier. 
Et  en  ettranges  terres  Sarrazina  detraochier. 

BomandeThiihautdeMaim^JoL  lao,^. 

HosTouEE  ,  hotoier  :  Autour ,  oi* 
seau  de  proie  ;  astur;  en  bas.  Bret« 
houtonnen 

HoT  :  Troupeau  de  moutons. 

HoTCHPOT  :  Rapport  entre  co- 
héritiers. 

HoTE  (bétes  à).  Fajrez  Chasteis  et 
Chepteil. 

fioTELEE.   Voyez  HoSTELEE. 

fioTELLi  :  Logé)  nourri  dans  une 
auberge. 

HoTXLLiXE  ns  MOMASTBEB  :  Maî- 
tre des  bétes  ;  hospitaUs* 

HoTBE  :  Porter  avec  une  hotte. 

HoTZEÉAiT ,  hoUril  :  La  partie  du 
tombereau  qui  contient  ce  qu'on  vei^t 
▼oiturer* 

HoTiEL.  Fqyez  Hostiel. 

HoTTEEET  :  Petite  hotte. 

Hou  AGE  :  Le  prix  qu'on  donne 
pour  faire  labourer  un  terrein  avec 
la  houe. 

HoiTAME ,  houamei  :  Scélérat. 

HouBiLLEE  :  Traire  une  vache,  una 
chèvre ,  &c 

Houe  :  Hameçon  ;  nom  que  porta 
une  faction  qui  parut  en  Hollande. 

HoucHB ,  houce  :  Robe  longue. 

HoucHiBB  :  Couvrir,  envelopper 
comme  fait  une  houche.  Y.  Hucheb. 

HouB  :  Robe  longue;  brebis  de 
deux  ans.  Marchand  de  houes  :  Yo- 
lenr,  fripon ,  coquin. 

HouB ,  houau,  houel,  houette  :  Ou- 
til dont  les  vignerons  se  serveni  pour 
retourner  la  terre  de  leurs  vignes. 
Fqjrez  Hob. 

HouBB  :  Bêcher  la  terre ,  la  retour- 
ner avec  une  boue; 


76a  HOU 

Car  toml  moa  !»««•  je  ▼««il 
Come  les  labourean  de  terr«, 
La  terre  fouir  et  lumer. 
Et  pois  la  ftemenee  teaier. 

La  Fomuùme  dei  Amomreux. 

HouETTE  :  Chonette ,  femdle  da 
blbou ,  oiseau  de  nuit. 

HouGAH  :  Cette  année  ;  hoc  anao. 

H0UCUINBS9  ^ir^fiûi^/ ;  Partie  de 
Tarmure  qni  couvroit  les  caisses ,  les 
jai|ibes  et  les  bras. 

HouLBE  :  Poosser,  exciter. 

HouLETTEE  :  Sc  battre  ou  badiner 
avec  des  hoalettes. 

HouLiEE  9  houieur,  Yoy.  Holibe. 

HouNEEAULE  :  Honorable. 

HouirouEÉ  :  Honoré,  j^iein  d'hon- 
neur et  de  probité  ;  honoraùu, 

Flre  eft  riche  nuoTais  que  poorrct 


HOU 

▼ard,  leafiart,  fortification,  palis- 
sade;  en  bas.  lat.  hmrdicium,  hatàif 
f  d^ora,  bocd. 


HocrpiéAu ,  houppier  :  OuTrîer  qui 
peigne  de  la  laine ,  et  celui  qui  Tend 
la  laine  peignée. 

HoupiKR,  houppier  y  hupier,  hup^ 
jner  :  Arbre  ébranché  auquel  on  ne 
laisse  que  la  tète ,  la  cime ,  ce  qui 
forme  une  espèce  de  bouquet,  ou  de 
houppe  ;  tètes  d'arbres  dont  on  a  été 
les  branches  ;  baliveau ,  jeune  chènf 
réservé  pour  repeupler  une  forêt. 
Dans  les  eaux  et  forêts ,  on  nomme 
ainsi  un  arbre  dont  la  cime  a  été  cas* 
aée  par  le  vent ,  et  à  qui  il  ne  reste 
plus  que  le  tronc  ;  de  upupa» 

HouppEGAY  :  Terme  employé  pour 
désigner  on  vol  fait  avec  adresse , 
un  tour  de  filou. 

HouppENBiEE  :  Sorte  de  bière  , 
boisson. 

HouQUET  :  Chicane,  dif Acuité. 

HouQUETOK  :  Hausse«col. 

Houe  ,  ^oorr/e ,  hourd,  hourdéis, 
hourdely  hourdiezy  hourdis  :  Echa* 
faud ,  théâtre  ,  loge  pour  voir  le^ 
tournois  ;  claies  pour  fermer  ou  en- 
tourer un  camp,  barricade >  boukir 


TioU  calncs  d'as  roîUcis. 
Si  «m  fira*  M  Aovd^û. 

Romumde 

HouEBAiiXEE,  hourbtaUery  homr- 
dMUer ,  hourdcbilUer  :  Battre ,  trai- 
ter durement,  secouer. 

HoDEO  ^homniCf  kourdoir  :  Choc; 
et  daie ,  barrière ,  palissade. 

Houe n AGE  :  Maçonnerie  grosûère. 

Hoirani  :  Fourré,  garni,  enve- 
loppé ,  bordé  de  fourrore ,  envi- 
ronné ;  d'ons. 

Mettmn  qa*ellat  foat  bîcB,  le  nal  appctiitoa; 
Car  oe  deni-cliiot,  oo  daû-peliaaoo, 
DoBt  elles  Mmt  Aotfni^  aiaai  c^wB  berifMia, 
IiCS  garde  mainte  foU  de  froit  et  de  fiissoa. 
OnSeUe  de  Jehmm  de  MÊemmg. 

HouEDEXEiTT  :  ActiOQ  dc  palissa- 
der,  de  fortifier. 

HouEiiEE  :  Se  fâcher,  selon  Bord, 
et  f;amir  de  claies  ^  selon  D.  Gir- 
pentier  ;  d'où  se  hourder,  pour  se 
renforcer. 

HouEUETEE,  ^icn^cr,  hourdoier: 
JBorder,  doubler ,  entourer ,  renfor- 
cer, maçonner  grossièrement  ;  en  bas. 
lat.  hurdare. 

Dont  fn  bien  U  nazies  atoaraéet  et  hoV' 
déet,  et  rccoeillia  les  Tiandes  des  Pelerôu. 
FiUe-MmnkmiM ,  Mu.,/ôL  i5. 

U  fot  arrêté  «foant  U  fu  umitié  qve  aoiu 
emporterions  les  pierres  dont  ils  se  koardoknL 

Même  JUss,/bi.  x33. 

HouEDiE  :  Palissader,  fortifier,  se 
retrancher,  couvrir,  envelo(^>er. 

HouEE  :  Cri  dont  on  se  sert  à  la 
(fiasse  pour  exciter  les  chiens. 

HouEET  :  Mauvais  chien  de  chasse. 

HouEiEE  ,  hounere  :  Honuae  on 
femme  qui  vit  daus  la  débauche ,  et 
quj^  7  eatraine  les  antres. 

Hoiaisva  :  Débauché,  libertin.  • 


H  OU 

HovaT  :  Échafaud ,  banc ,  siège  ; 
finesse ,  ruse.  Savoir  du  hourt  :  Etre 
rasé  9  fin  ,  adroit  ;  il  8i|;nifie  aussi , 
claie. 

HouaTE ,  hortie,  hourtejre,  hourtie. 
Voyez  HoRD. 

Hous.  Voyez  HucuiMairT. 

HousK  :  Botté ,  guétré. 

Et  sont  housez  parmj  U  vUle , 
Pour  dire  qu*ils  ont  àtê  chcYanlz. 
Côquillarif  Monol.  éti  Perruoques, 

H  signifie  aussi,  souillé,  gâté,  sali. 

Toiu  set  membres  jusque»  au  feste, 
Pies  et  maint,  bras ,  costé  et  teste , 
Furent  tuit  de  sauc  arrousé 
Pour  Uver  m  gent  et  sa  geste , 
Qui  par  leur  coutpe  manifeste 
Estoient  partout  si  houié  , 
Et  si  ort ,  et  si  embouté. 

*  Cod.  de  Jehan  de  Meung,  i/ert  337. 

Housse  ,  houzer  :  Mettre  ses  Aoif- 
ses ,  se  botter. 

HousBS,  heuses ,  houséaux,  hou^ 
séis,  housiaux,  housséaux,  housseries, 
houssetes  ,  houssets ,  kousséys,  hoU" 
zéaulx,  houzéauxy  houzeis,  houzettes, 
houziauXf  houaux,  hueses:  Guêtres, 
bottes ,  brodequins  où  les  souliers 
tiennent  ;  couvertbre ,  étui ,  enve- 
loppe ,  housse  ;  bottines  qui  se  fer- 
moient  avec  des  boucles  et  des  cour- 
roies ,  parce  qu'elles  étoient  fendues 
d'un  bout  à  Tautre  ;  c'est  de  là  qu'est 
Tenu  triguehouse ,  triqueouse* 

Souliers  k  Ists  aussi  houzéaulx. 
Ayez  souvent  fret  et  nouréanlx , 
Et  qu*ils  soient  beaux  et  fetis, 
Ife  trop  larges,  ne  trop  petis. 

Âoman  de  la  Bote. 

U  paroit  que  les  houses  étoient  la 
chaussure  des  Parisiens.  Dans  le 
même  Roman ,  Jehan  de  Meang  par- 
lant de  la  manière  dont  PigiÈialion 
habilla  sa  statue ,  dit  : 

K*ett  pas  de  kousiamx  MtrÎBét, 
Car  ele  n*est  pat  de  Paris  née , 
Trop  par  fust  mde  cancbtatBM 
A  pucelle  de  tcle  jouTcatc. 


H  U  763 

HouspiOHEa  :  Tirailler  quelqu'un 
par  l'habit ,  houspiller. 

HousPouiLLiEE ,  /iousse-paillier  : 
Maraudeur,  goujat.  f^.UARPAiLLEua. 

Housse,  housselin  :  Espèce  de  cou- 
verture à  l'usage  des  paysans,  pour 
les  garantir  de  la  pluie  et  du  froid , 
robe  longue. 

Houssi  :  Maltraité,  battu.  Cheval 
housse:  Cheval  couvert  d'une  housse. 
Voyez  Housé. 

HoussÉAuz.  Voyez  Houses. 

Houss^E  :  Grosse  pluie.  V,  Hoei^e. 

Housse  PAILLER  :  Tirer  quelqu'un 
par  ses  habits ,  les  tirailler,  les  dé- 
chirer. 

HoussBPiLLEa  :  Maltraiter,  vexer. 

Housses  (les)  :  Sectateurs  de  Jean 
Hua,  les  Hussites. 

Houssiz  :  Épais  ,  touffu  ,  gros  , 
grossier. 

HoussiEBE ,  housse  :  Forêt  pleine 
d'arbrisseaux ,  comme  le  houx  et  Avt- 
très  semblables. 

Houssu»:  Épais,  touffu ,  qui  a  beau- 
coup de  cheveux ,  qui  les  a  touffus. 

HoussuEE  :  Housse,  couverture, 
enveloppe.  Voyez  Houses. 

HoussuEEE,  AoirxCpr:  Oter,  enlever* 

HousT  :  Guerre ,  expédition  mili- 
taire. 

HousTAL  :  Maison.  Voyez  Hosti&is. 

HousTE  :  Sujet  d'un  seigneur  féo- 
dal. Voyez  HosT. 

HousTiL  :  Casanier,  qui  reste  tou* 
jours  à  la  maison  ;  à*hospes. 

HouTiLLEMENT  .*  Menble,ustensile. 

HouvEx,  houyer.  Voyez  HouEa* 

HouTxa  :  Gronder.  V.  HoHoiiBa. 

HouTOKs.  Voyez  Hossvs. 

HouzE ,  kouziau.  Voyez  Housbs* 

HoviE  :  Paysan.  Voyez  HiAm. 

Hot.  Voyez  Hu. 

Hos  :  Armée ,  suivant  BoreU 

Hu ,  heu  ,  huchet,  hue,  hus,  huye  : 
Sorte  de  chasse;  cri  employé  dam  la 


764  H  U  B 

chAsse  des  oiseaux.  A  un  1m  :  Toat 
d'une  Yoiv  ;  huée  dérive  de  ce  mot. 
C'étoit  aussi  le  cri  qu'on  étoit  oblige 
de  faire  quand  on  s'apperceyoit  de 
quelque  crime,  afin  qu'on  vint  au 
secours,  et  qu'on  arrêtât  le  criminel  ; 
vocatio;  en  bas.  lat.  huesium,  hute- 
sium.  Voyez  Uugher. 

Li  hus  de  U  noîf  «  fo  •!  grint ,  que  il  tem- 
Vtk  que  terre  foBdiit.  VUie'HanUmm, 

Poarqaoy  ce  n*estoit  mie  chaste  si  chaude  à 
Toe  d*œll  continuée  en  poursuivant  i  cry 
cl  à  ku. 

Bouteillie>'f  Somme  rurale,  Uv.^^tit,  33. 

HuAGE  :  Corvée  par  laquelle  les 
habitans  d'un  Heu  étoient  forcés,  par 
le  seigneur,  à  drier,  pour  tirer  de  son 
réduit  l'animal  que  le  seigneur  tou- 
loit  chasser. 

S*ensDtt  ceux  qui  doîrent  chasser  en  mes 
forests ,  à  toutes  grosses  bestes,  rouges ,  roua^ 
•es ,  noires ,  toutes  fois  que  moi  ou  mes  offi- 
ciers voulons  diasser ,  et  an^  ceux  qui  doi- 
vent le  huaçe  ausdltes  grosaea  bestes  en  mea 
forests. 

Aveu  rendu  par  le  Duc  de  la  Tri- 
,  .mouille,  au  Duc  d'Anjou, en  i473, 
cité  par  Ragueau ,  qui  ajoute  :  Dei*Oir 
huage  y  c'est  estre  obligé  de  faire  heu, 
comme  on  en  trouve  plus  bas  dans  le 
même  titre. 

HuAL.'Rayon  d'une  roue,  jambage. 

HuAKD  :  Criard,  braillaid. 

HuAu,  huan,  huei,  huette  :  Hibou , 
milan ,  cliouette,  à  cause  des  cris  que 
jettent  ces  oiseaux. 

HuBAJOLEE  :  Tracasser,  totur- 
.  menter. 

HuBiLLiER  :  Houspiller,  tirailler. 

HuBiR  :  Venir  à  bout,  achever, 
selon  Borel  ;  mais  selon  Monet,  Nicod 
et  Oudin,  qui  l'écrivent  hubirel  ubir, 
c'est  gouverner  si  bien  une  chose, 
qu'on  en  puisse  venir  à  bout  \  et  bien 
Bourrir ,  en  sorte  que  le  nourrisson 
croisse  et  profite. 


H  WC 

Et  de  faîet  »  aoodainem^t  après  furmiea 
homes  joyeux ,  contents ,  aaioa ,  gaya  »  dms, 
kuèix  ,  viogef ,  alaigrea,  esbaii£x,  gabas, 
galoia,  gailUr^,  g^^^t  Iriaqnea,  migaans, 
poupins ,  brusques. 

Despériers  ,  NoaveOe  XF*. 

Huc^Aus ,  huchéau  :  HuchI,  petit 
coffre  ;  en  bas.  lat.  huchia, 

HucER  ,  huchery  huquer  :  A^wkr 
à  haute  voix  ,  crier  ;  T>ocare. 

Huche  ,  huce ,  huchel ,  luuàet: 
Coffre  à  mettre  le  pain  ,  à  renfermer 
des  papiers  et  autres  choses,  armoire, 
dépôt  de  l'argent  public  ,  garde-man- 
ger; en  bas.  lat.  huchia;  huche  s'est 
dit  aussi  d'une  sorte  de  navire. 

En  lea  dittes  Ordenancea  est  qa*3  ae  pÛN 
troTer  un  le  plna  vray  livre  des  Assise» ,  c*est 
assavoir  dou  Conte  de  lafFe,  et  regarder)* 
par  le  Signor  et  aea  homes  et  correger  le ,  et 
mettre  le  au  trésor  de  ryglise  en  one  kmeht.  Et 
quant  les  homes  seront  emaerex,  leSeigaordois 
mander  faire  ourrir  la  Axice  par  quatre  hooies  et 
(aire  porter  le  dit  lirre  pour  ecUicir  le  dit  cas. 
Préface  des  jéssises  de  Jinudkm. 

Mèa  je  Toi  mie  huche  là  , 
Espoir  aucune  chose  î  a 
Qui  bone  seroit  à  meagier. 

Roman  du  Renard,  J6L  17,  F^. 

Huche  :  Voile ,  couvre-chef,  seloo 
Borel ,  qui  cite  le  passage  suivant  da 
Roinan  de  Merlin  : 

La  Tenmiqne  aToit  semblance  d*homBBe  ca 
sa  huche. 

Barbazan  qui  avoît  lu  ce  Roman, 
n'avoit  pas  trouvé  ce  passage  :  je  n'ai 
pas  été  plus  heureux. 

HuGHÉ  :  Juohé ,  perché. 

HucHÉMENT,  huchag&y  huchéty 
huement,  huerie  :  Qamenr ,  action 
d'appeler  quelqu'un  ;  cri  ,  proclama- 
tion; cri  pour  vendre  du  Tin;  an- 
ciennement les  taver  niera  a  voient  des 
aboyeurs  qui  crioient  à  lenr  porte,  id 
il  y  a  bon  vin  et  benne  chère ,  et  qui 
invitoient  les  passans  à  entrer.  On 
prononce  en  Normandie  et  eu  Picar- 
die )  huquée,  Barbazan  rapporte  qoe 


f 


lorsqu'on  demande  aux  Normands 
B*il  y  a  encore  loin  pour  parvenir  à  tel 
lieu,  ils  répondent  qu*il  n*y  a  plus 
qu'une  petite  huquée,  c'est-à-dire, 
qu'en  criant  à  l'endroit  où  l'on  est , 
on  peut  être  entendu  de  celui  où  l'on 
-va.  D  observe  encore  que  les  Picards 
«t  les  Normands  prononcent  tous  les 
mots  écrits  par  c^  comme  un  k  ou  un 
g;  quevai,  cheval;  carrue,  charrue  ; 
€at,  chat;  quien^  chien;  et  qu'ils 
prononcent  les  mots  écrits  par  un  c 
simple  9  comme  ch ,  chaisinier,  cuisi- 
nier ;  chœur,  cœur,  &c.  vocaù'o  ;  en 
lias.  lat.  httcagium, 

HuGHEK,  huchier,  huchéir,  huer, 
huyer,  veucher,  qu*on  prononçoit  vo- 
€her,  voucher,  huquer  :  Crier,  siffler, 
appeler  ;  proclamer,  annoncer,  citer, 
assigner  à  un  tribunal  ;  vocare;  en 
bas.  lat.  hucciare;  signifie  au^icrieur, 
huissier  ;  de  huis.  Voyez  ce  mot. 

Tôt  partot  prêt chet  om ,  tôt  par  tôt  huchet 
om  ke  Jhetii-CriB  11  fib  de  Den  est  neiz  eu  Bel- 
léçm  Jod«.  Sermons  de  S,  Bernard,  foi,  ai. 

Uhique ,  imquam ,  prœdicatur,  ubique  cU- 
Butur,  quia  /.  C.  nascitwr  in  Bethléem  Judm, 

Soyez  solaciet ,  ce  ditt  Deus  U  Stret ,  ce  diit 
Emanuel  Deas  entemble  nos*  cea  si  huchet 
ti  estantes ,  cea  si  huchet  11  maingeTre  ,  les 
larmes  et  11  drap  ;  11  estaules  huchet  cum  Ta- 
paraUlet  arec  romme  k  sanélr  kl  estoit  cbaùs 
entre  les  lalrons.  lâ  maingeTre  huchet  cnm 
amlnistret  en  lel  la  pasture  arec  cel  borne 
mlsmes  kl  estoit  derenais  semblanz  as  béestes; 
les  larmes  et  11  drap  huchent  qa*il  sont  por 
lavélr  et  por  forbir  les  sanglantes  plaies. 

Sermons  de  S  Bernard,  fol,  Sg. 

Consolamini,  dicitDominns  Deus  Ttester,  di» 
eit  hoc  Emmanuel,  Deusnohiscum,  damât  hoc 
stabuhun  ,eWvaM.ipreesepe ,  tlKmàni  lacrjrmœ, 
elamaot  panni,  clamât  stahulum,  curando 
sese  homini,  qui  in  latrones  incidertU,prœpa- 
rari.  Clamât  prasepe,  eidem  homini,  quij'U' 
mentis  comparatus  fuerat ,  pahuium  minis' 
trarif  clamant  Uscrymœ,  citmAut  p€mni  ejus' 
dem  ipsius  cruenta  jam  vulnera  ablui  et  de- 
tergi,  C*est  l'Imitation  d'Isaïe ,  ch.  4o,  v.  i. 

Yostre  feo  père. 

En  passant,  huehoit hien^  compère , 
Os  ^t  dîMa?  «n  ^e  £fd«*tii  ? 


HU  C 


765 


lis  Tons  ne  prises  un  Testa, 
Entre  tous  riches  ,  poures  boDomea. 

Pathelin. 

HucHEK  :  Ouvrier  qui  fait  des  hu« 
ches ,  des  coffres  ;  d'où  hucherie ,  la 
profession  de  celui  qui  fait  ces  sortes 
d'ouvrages. 

Huchet,  hucquet,  huquet  :  Cornet 
à  jouer  aux  dés  s  de  heus  ;  et  petit 
cor  ou  cornet  de  chasseur ,  qui  sert  à 
appeler  les  chiens  et  à  les  exciter; 
suivant  Monet ,  c'étoit  aussi  le  son 
du  cor. 

HucHiEa  :  Frapper  à  une  porte, 
appeler  ;  vocare» 

Je  sni  assez  plus  coroitense 
Que  TOUS  n'estes  del  comencîer. 
Or  n*i  a  fors  que  del  huchier 
If  os  Toisins ,  certes  ce  n*a  mon. 
PaSL  de  sire  Moins  et  de  dame  Anieuse^ 

Hncouas  :  Cri  simultané  de  plu- 
sieurs personnes  ;  vocatio. 

HucQUÊ  :  Tunique ,  sorte  de  robe 
à  l'usage  d'homme  et  de  femme  ,  se- 
lon D.  Carpentier  et  Êorel. 

Chariot  a  une  Tcrte  hucque. 

Borel  ajoute  qu'il  vient  du  mot  hu-^ 
quéj  qui  signifie  en  Flamand  une  sorte 
de  manteau ,  je  crois  qu'il  s'est  trom- 
pé. Fbjrez  l'art,  suivant. 

HucQUE  ,  heugtte,  houcque ,  kuc- 
quebille,  hucquete ,  hugues ,  huque  , 
huques ,  huquet  :  Sorte  de  bonnet , 
espèce  de  capuchon  auxquels  ont 
succédé  les  perruques;  en  bas.  lat. 
Aifca;  suivant  les  Statuts  de  Marseille, 
de  l'an  1276,  cités  par  Ducange. 

Hnca  eum  caputio  ifel  almussa  cum  pennis» 
Hnca  cum  sendato  et  caputio  uel  at/nussâu 
"Bueti  de  panno  serico ,  ve/de  camelotto  cum 
eendato,  Hucà frelata. 

De  tous  temps  il  y  a  eu  des  hommes 

chauves ,  et  qui ,  pour  suppléer  au 

défaut  de  cheveux ,  avoient  besoin  de 

certaines  coiffures  ;  on  remédia  à cic 

inconvénient  en  inventant  la  hucque^ 

^[uiéto^ttu  capacbonfait  d'étofiies  de 


766  HUE 

différentes  couleurs ,  on  de  peaux  de 
divers  animaux  ,  comme  de  lièvres , 
chats,  loutres  et  autres;  la  hucque  et  oit 
faite  à-peu-près  comme  un  casque,  et 
couvroit  presque  tout  le  visage ,  elle 
ressembloit  assez  à  ces  capuchons  dont 
se  serrent  les  voyageurs  pour  se  ga- 
rantir du  froid  ;  ces  hucques  s'étoient 
conservées  dans  1^  Bourgogne  et  le 
Gatinois  jusqu'au  commencement  du 
xvin®  siècle.  On  les  nommoit  cJuMnes: 

L*ttDg  mengue  le  povre  commnii, 
L^aoltre  porte  état  non  pareil, 
A  lear  parler  tout  est  commun  ; 
Tierrj  dort  tans  tfroir  aommetl, 
Hobin  est  Teatu  de  rermeU , 
Chariot  a  nne  Terde  hmcque^ 
Hector  te  pourmaine  an  soleil     ^ 
Pour  faire  aecher  sa  perrueqne  » 
Richard  trenche  du  Taudelncqne, 
Michault  a  pourpoint  si  caduc<{ue 
Que  le  corps  est  tout  dessiré. 
CoquiUart,  MonoL  des  Perruques , p.  17a. 

Ceux,  qui  ont  tournoie  sous  les  bannières  en 

droit  soi,  sont  Testus  de  pourpoins  pareils  avec 

Aeu^iMi  d*orfaTerie ,  ou  autres  habillemens. 

J<tcq,  Valere,  Traité  d^ Armes  et  de  noblesse, 

Armetx  luisans ,  briquoquetx ,  capelines , 
Hucques  de  pris ,  très-riches  mantelines , 
Tenans  sans  plus  jusqu*au  dessus  des  faudes. 
Octavien  de  S,  Gelais  y  Verger  d^ honneur, 

HuDEL  :  Charette ,  tombereau. 

Hue,  huyc:  Oie  ;  anser.  Voyez  Hu. 

HuK ,  Hues  y  Huet  y^Hugon,  Huon  : 
Nom  propre.  Hue  de  Tabane  :  Hu- 
gues de  Tibériade  ;  Hugo. 

HuECH  :  huit  ;  octo» 

HuE-CHAP^RT  :  Hugues  Capet.  Dans 
la  table  du  Cartulaire  de  S.  Magloire, 
Mss.  de  la  Bibl.  Imp. ,  n®  54i3 ,  c'est 
la  première  chartre  qui  fait  mention 
de  plusieurs  possessions  :  «  laquelle 
Lôthaire  et  Looys  ,  Roys  augustes  , 
confermerent  à  la  resqueste  Hue- 
Chapet,  fondeur  de  nostre  église  », 

Hue  IL  :  (Bil  ;  ocuius. 

HuE-LEu  (  la  rue  du)  :  C'est  celle 
qui  est  nommée  aujourd'hui  du  Hu- 
releur  f  Hurleur,  qui  donnt  dans  celle 


HUE 

S.  Denis ,  vis-à-Tis  celle  du.  Li 
Sauveur  ;  elle  avoit  anciennen 
nommée  du  Hue-Leu,  c'est-àn 
Hugues-le-Loup ,  parce  qu'oi 
leu  pour  loup ,  ce  qui  est  proi 
plusieurs  titres  du  chapitre  de 
noré ,  qui  avoit  une  maison  dai 
rue,  acquise  en  1279,  où  il  este 
le  contract  :  Petrus  dictas  Coi 
JsabelUs  ejus  uxor  asseruenia 
ipsihabehantquamdam  donua 
Parisiis  in  vico  de  Hue-Len;^ 
un  titre  antérieur  ,  il  est  consi 
Hue- Leu  f  Hugue-le-Leu  ,  av 
bâtir  une  maison  en  cet  endr 
qui  donna  le  nom  à  la  rue  adjs 
comme  une  infinité  d'autres 
Paris,  yoyez  THistoire  du  Dio 
Paru  H  par  le  savant  abbé  L 
tom.  I  ,  page  398. 

Hue  a ,  huier  :  Crier  après 
qu*un ,  Tagacer.  Voyez  Huca 
mot  est  entendu  de  tout  le  m 
et  n*est  mis  ici  que  pour  pi 
qu*il  se  trouve  deux  fois  dans 
raan  de  la  Rose ,  édition  pub] 
Tabbé  Lenglet  Dufresnoy,  au 
chuer  qui  signifie  caresser  ,  < 
forme  deux  contre  -  sens , 
vers  4074  » 

C*est  ainsi  comme  de  fortune 
Qui  met  au  cueurs  des  gens  ranc 
Autrefois  les  flate  et  les  hue  ^ 
En  trop  petit  de  temps  se  mue. 

au  lieu  de 

Et  est  ainsi  que  de  fortune 
Qui  met  u  cuer  de  gens  rancune 
Autre  heure  les  appais«  et  chme 
£n  poi  d'heure  son  semblant  mu 

a®.  Au  vers  7770, 

Car  il  fait  bon  le  chien  htier 
Tant  qu'on  ait  la  voje  passée. 

On  voit  qu'il  faut  chuer,  flatte 

resser,  car  cette  dernière  citati 

Roman  de  la  Rose  est  une  imi 

d'un  ancien  proverbe  que  nous 

conservé  :  U  ne  faut  pas  se  m 


HUG 

des  chiens,  qu*on  n'ait  passé  le  Tfllage. 

Hue  aïs  :  Cri  de  plusieurs  person- 
nes ,  ]e  cri  du  roi  boit.  Voyez  Uu. 

Huis ,  hoés,  oés  :  Ayantage,  gain, 
profit ,  satbfaction  à  propos,  ét«t. 

Son  etcuier  appelé  et  hache  , 
Mais  toit  furent  si  enteigné, 
Qne  ja  n*i  ara  gaalguié 
A  «on  hués  Taillant  une  poire  « 
Si  coide  il  bien  et  espoira 
Yraiet  enieignet  en  anra. 

Miex  Tondroie  que  fassiez  rca 
Sans  eve,  la  teste  et  le  col, 
Qoe  ja  n*i  remalnsiit  chcTolf 
Ce  n*apartient  mie  À  rostre  huis 
D*aYoir  gamemens  s*il  n*est  nnët  (neof). 
FabL  de  la  Jla^  'Vêmmile. 

Hvj&s ,  pour  niés  :  Nerea. 

Eusse  ,  hueze.  Voyez  Houses* 

HuBSBE ,  huesier  :  Mettre  ses  hoa- 
aes ,  se  botter.  Fqjrez  Houses. 

HuET  :  Homme  dont  on  se  moque, 
qu*on  hue ,  un  imbécille,  un  sot ,  un' 
niab ,  un  nigaud. 

HuBTTE  ,  huvette  :  Sorte  de  cha- 
peau à  Tusage  des  gens  de  guerre. 

HuEVEE  :  (Buvre  \  qpus. 

Et  qaant  bone  huevre  est  conéne 
Bien  derroit  estre  chler  tenue  ; 
Mais  par  tontes  ces  IxÉffis  Tîles 
Ont  si  espandnes  lor  gniUs , 
Li  gniléor ,  U  mençoagier , 
Que  li  prendons  en  sont  maÎBS  chier , 
Sorent  se  voient  et  assemblent , 
Mais  les  huevres  paa  ne  se  semblent , 
Les  huevres  sont  bien  départies. 

•  BMeGuiot. 

HuBZES.    Vojez  HoUSES. 

HuGE  :  Coffre ,  huche ,  écrin ,  tout 
ce  qui  sert  a  enfermer;  d*où  huchette, 
petit  coffre.  Monstrelet  se  sert  du  mot 
hugeê ,  'pour  navires. 

Et  le  tertre  qui  monte  où  chaste!  ,  est  peu* 
plé  de  grosses  roches  assi  corne  li  huges. 

JoinviUe  ,  Mss, ,  fw.  3oo. 

HuGELAiCGB  :  Espèce  de  nappe , 
linge  dont  on  garoisioit  les  buâfcH , 
les  gardes-mangers. 


H  U  X  767 

HucBS  :  Loges ,  barraqnes  ;  d*of- 

îium. 

HucEEMEVT  :  A  propos.        ^     ^ 
HuGUE  ,  huque  :  Sorte  de  longue 

robe ,  manteau.  Fôjrez  Hucque. 

Mes  gans  et  ma  hugue  de  soys. 

raton. 

HuouBEiE  :  La  Hongrie. 
Hui  ,  huis,  hujr,  hui  c'est jor,  hui 
en  cestjor  :  Aujourd'hui  ;  hodiè* 

Bt  Diex  m'alst  hui  et  demain 
Tans  miracles  me  Tient  à  main 
En  un  grant  Uttc  où  je  les  pois. 
Que  je  ne  sai  ae  je  ne  puis 
Entendre. 

Gautier  de  Càinsi,  Miracles  de  Notre-Dame, 

HuiAU  ,  kufiau ,  hujro  :  Coucou  ; 
cocu ,  mari  d*une  femme  infidelle. 

HuicHiBE  :  Faiseur  de  huches ,  de 
coffres,  bahutier. 

HuisE  :  Siffler,  crier;  vocare, 

HuiGNEE  :  Gronder.  V,  Hogmbe. 
HuiLHAU  :  Éclair  de  la  foudre. 

HuiMAis ,  huimês,  huimez  :  A  cette 
heure ,  ce  jour ,  à  présent ,  mainte- 
nant ;  à^hodiè, 

Huiou  ,  huiau  :  Sorte  de  serpent. 

HuiEiE  :  Cri  de  plusieurs  personnes 
pour  arrêter  un  criminel. 

Huis  ,  nuiz ,  hus ,  uis  :  Porte ,  en- 
trée; ostium;  exclamation  répondant 
à  celle  d*houais;  Vhuis,  le  canton  ,'le 
quartier  d'une  ville.  C*est  d'huis 
qu*est  venu  huissier,  portier  d'au- 
dience ;  valet  de  palais. 

Toute  jor  estoit  ses  hsUs  clos, 
Ji  ne  TonsUt  qoe  uus  entrast. 

Ftiàl.  des  trois  Bocus, 

Et  11  couTenana  teU  estoit  » 
Qne  la  Dame  le  manderoit , 
Quant  ses  Sires  seroit  errex , 
Lors  Tenist  aux  deux  huis  serres 
Du  rergier  qu*el  li  enseigna. 

FahL  de  la  Borgoise  ttOrlienl, 

HunsLET  :  Petite  pointe. 


768  HUI 

Hnif  «vs ,  huiseuse  :  Niais ,  niaise , 
paresseux ,  paresseuse  ;  oiseux ,  fai- 
néant ,  musard  ;  otiosus, 

HtJisEUSE  :  Oisiveté  9  discours  fri- 
Toles. 

Xyhuiseuses  dire  te  gardes,  ne  «oyes  boor- 
deret ,  ne  conteres  de  fables  :  qui  ne  se  garde 
û'htusetue,  U  petit  pechiét  atrait  le  grant. 

Miroir  du  Chrétien. 

HnissEBiB  9  husserie  :  Garniture 
d'une  porte ,  son  ouverture  en  lar- 
geur et  en  hauteur ,  toutes  les  pièceS' 
de  bois  dont  elle  est  formée,  son 
chambranle. 

Huissier,  Àif/fter;  Portier,  gardien 
d'un  huis ,  d'une  porte  ;  pstiarius;  en 
bas.  la  t.  huissorius,  ussierius,  ' 

Huissier  ,  kuisier  :  Sorte  de  vais- 
seau de  guerre. 

Dont  entrèrent  èa  nèa  et  es  hnissiers  tnit  li 
Barons  $  Dlex  cant  huissiers  1  ot  a  11  ceval 
forent  mis.       Ville-Uardouin  ^  Mss.ffoh  6. 

Sî  Tindrent  les  galies  et  tont  li  huissiers  et 
les  autres  nés  qnt  e»toient  demouré  derrière , 
et  prisent  le  fort  par  force  et  rompirent  lé 
harene  kl  moult  estoit  fort,  et  descendirent 
a  terre.  Ibid,Jbl,^. 

HuiSTAGE ,  Gaccy  Guace,  Uisiace, 
Face ,  Fistace ,  Fitace,  Wace^  Wi- 
tace  :  Eustache ,  nom  d'homme. 

Huistace  ot  à  non,  dout  ci  poez  oir. 
De  la  Houssole  fu ,  qu^il  avoit  sans  mentir. 

Fw  de  du  GuescUn. 

Huistre  ,  oistre ,  ouistre:  Huître; 
ostrea. 

HuiTÀULE,  huitiene,  huiuieve:  Oc- 
tave ,  huitaine  ;  d'octo. 

HuiTiEMiER  :  Commis  préposé 
pour  faire  payer  le  huitième  des  vins. 

HuiTiEVE ,  huîtdeve  :  Octave ,  es- 
pace de  huit  jours. 

HuivRE  :  Serpent,  vipère;  vipera. 

Tosjors  dénst  uns  preudons  vivre. 
Se  mors  eost  sens  et  savoir. 
Cil  cust  mors,  si  déust  revivre, 
Ice  doit  bien  cliascun  savoir 
Mais  mors  est  plus  fiere  que  huivre, 
£t  si  pUlne  de  non  savoir. 


HUM 

Qni  de  boeaa  le  siede  dcUvrc« 
Et  au  mauvais  bit  rie  avoir. 

Mutebeuf,  Complainte  sur  U  mort 
dAncelde  tlsk, 

Huiz.  Voyez  Hçis. 
HuLiE,  hulaie ^  huUée  :  Huée, 
grand  bruit  ;  uiulatas:  Voyez  Hu. 

Et  si  tant  penlt  en  aocoser  aneoaea , 
Qu'elles  en  soient  pendues  on  bntéN, 
Les  infernaux  feront  sault  et  JùiBémf 
Cheines  de  fer ,  et  crochets  soaaeroat, 
£t  de  grand*  joye  ensemble  tooseront. 

L'£n/er  de  jfarer. 

HuLLA-HT,  hulant,  huléant:  Cmat, 
appelant;  uUtlans. 

HuMAïf iTé  :  Le  sexe ,  partie  da 
corps  humain  qui  fait  U  différence  du 
mâle  et  de  la  femelle.  Jpoirhumamtè: 
Etre  en  vie. 

HuMEEULE  :  Gouverneur  de  ville, 
l'un  des  treizeétablis  pour  gouverner 
la  ville  de  Badonvillier. 

HuHBLESSE  ,  hurnbieté ,  humilie^ 
ment,  humlesse:  Humilité ,  modesûe, 
honte  ,  humiliation  ;  humilitas. 

Dames  sont  plus  que  nnlle  rien , 
Conduisant  leur  vie  et  sobresse. 
Adressant  leur  conrage  en  bien , 
Et  leur  vie  à  parfaite  kusnblesscy 
A  dévotioiMet  sîroplessey 
Et  à  compassion  piteose , 
Vers  ceuû  qui  vivent  en  détresse 
Par  sort  de  fortune  douteuse. 

Le  Chevalier  aux  Dames, 

Ijo  cuer  qui  est  en  contrition ,  et  en  Jbiau* 
iiement'Dex.  ne  despiras. 
Comm.  sur  le  Seuuier,foL  io3,  Ps.SoyV.i^ 

HuMBRE  :  Ombre  ;  umbra. 
Humecte  :  Sorte  de  jeu  de  cartes. 
HuMLE  ,  humeles  :  Humble ,  mo- 
deste ;  honteux ,  humilié  ;  huinilis. 

Il  estoit  vérités  et  paix  , 
Humle  et  dous ,  plus  et  vrais  , 
Quant  la  verrière  a  trei^>assée , 
Qu*onques  n'en  fn  li  voirres  frais. 

Regrets  de  Nostre-Dame. 

HuMLE^EZfT  :  Humblement;  hvf 
tniliter. 


HU  R 

HuMBLy  pour  huméi  humés ,  hu- 
mez :  Bouillon. 

HuHEBES  9  humeresse  :  Vilain , 
terme  d'injure. 

HuMEUES  :  Potion ,  breuvage  mé- 
dicinal. 

HuMiEE  :  Usufruitier;  à*humus, 
Barbazan  pense  qu'il  a  pu  signifier , 
propriétaire,  qui  a  le  fonds  de  Ifi 
terre.  Foy.  les  Coutumes  de  Namur  y 
art.  iZjt^Stt  56. 

HuMiEEE  :  Usufruit. 

HuMiLES  :  Humble 9 soumis;  hu" 
tmlis, 

\         Aprenes  à  ml  ke  je  tais  taeyt  et  humiles  de 
I      coer.        Sermons  de  S.  Bernard,  foL  104. 

I         DUcUe  à  me,  quia  mitis  sum  et  homillf 
corde, 

i         Hune  :  Câble. 

I         HuoN  :   Espèce  de  vêtement  ou 

d'ornement  ;  et  Hugues,  nom  propre. 
HuQUE  :  Espèce  dé  calotte  qui  a 

donné  naissance  aux  perruques.  Foy^, 

HUGQUE. 

HuQUEE  :  Appeler  à  haute  voix. 

HuEAL  :  Bouffon. 

HuEÀUT  :  Bourru ,  brutal. 

Hue  COITE  :  Espèce  de  houppe  ou 
d'ornement  d'habits. 

HuEE  :  Tête.  Hure  à  hure:  Téte-à- 
téte.  Nos  aïeux  employoient  ce  mot 
pour  désigner  également  les  têtes 
d'hommes  et  d'animaux  ;  hure  s'est 
dit  aussi  pour  signe  de  moquerie  9  de 
dérision. 

Il  estoît  grans  et  merreillex , 
lEt  maufes ,  et  de  laide  hure, 

Fabl  du  Fiiain  de  BaUluel,  'vers  8. 

HuEEBEc  :  Chenille  de  vigne. 

HuEEPi ,  hurepais  ,  hurepez ,  hu^ 
repois,  hurepoix,  hurichez,  hurichîez, 
hurpé  :  Hérissé ,  qui  a  les  cheveux 
hérissés  ;  d*hirsutus,  hericîus,  animal 
qui  ressemble  assez  au  porc-épic. 

Qoar  niu  TÎes  aangUer  hmiehes. 
Quant  des  chiens  est  bien  aticies, 
I. 


HU  S 


7«9 


]l*est  si  cmens  la  lîooesse. 
Si  traistre,  ne  si  feloaetse. 

Roman  de  la  Rase, 

A  rermltflge  rint  hidenx  et  hurepez  , 
La  teste  hurepée  n'crt  pas  souvent  bvée. 
La  ConquesU  et  Outremer. 

HuEiE  :  Cri  pour  appeler  du  se- 
cours. 

HuEONS  :  Nom  qu'on  donnoit  aux 
factieux  de  la  Jacquerie  y  et  ensuite 
un  terme  d'injure  et  de  mépris. 

HuEous  :  Heureux.  Voyez  Heue^. 

HuEQUE  :  Sorte  de  navire. 

HuEEiEE  :  Débauché ,  libertin. 

HuEt ,  hurtage  y  hurteis ,  hurtis  : 
Action  de  heurter,  de  frapper,  choe, 
'froissement  ;  coup  de  cloche  ;  avarie- 
i€ire  ;  en  bas.  lat.  ortare.  On  a  dit 
dans  la  bas.  lat.  hurtus ,  hurtardus, 
hurtadusy  pou^  aries,  Barbazan  le  dé- 
rive ô^hortari. 

Et  ladite  mère  Tentendi ,  et  s*aYertit ,  et  oi 
on  defroissement  et  hurteis  aosi  come  se  les  os 
de  sa  ditte  fille  Imitassent  Tun  contre  Tautre. 

Miracles  de  S,  Louis, 

HuETEPiLLEE  :  Houspillcr,  tirail- 
ler, maltraiter. 

HuRTEE  :  Frapper ,  battre. 

HuETis  :  L'action  de  frapper  à  une 
porte. 

HuETOuoiE:Partie  d'une  charrette. 

Hus,  huz:  porte;  ostium, 

Hus ,  huz  :  Hors ,  dehors. 

Hus  ,  huz  :  Criard ,  qui  appelle  et 
qui  est  appelé. 

Hus ,  huz  :  Cri ,  huée ,  clameur  ; 
vocatio.  Voyez  Huchee  et  Hulee. 

Sonfraite  arons  de  ros  en  cest  pais , 
Et  de  ton  frère  le  rassal  Hemandin , 
Car  Bordelols  ,  Sire  ,'  nous  tienneut  à  vil , 
Soient  nos  cacent  et  à  A  eu  et  à  cris. 

Roman  de  Garin, 

Hus  y  husage ,  huz  :  Habitude  , 
usage;  usus. 

Âncion  de  serrise  de  rile  aviant  à  nos  k 
Tesemple  de  celés  qni  apartiennent  à  husage, 
et  à  frnis,  que  de  reoonnoitsanee ,  que  de 
niance.  Mis,  de  la  Bibl,  Imp,,  n*  84o7,^.  i3* 

c  ce 


770  H  U  T 

Hvsiztiiz  ^huysserieJV»  Huisserie. 

HusTEBiLLER  ,  hwtehiUer ,  hurte» 
billier  :  Chercher  le  mâle;  heurter  , 
choquer  ;  Yarietare  des  Latins.  L'au- 
teur du  Roman  de  la  Rose  s*en  est 
servi  dans  racception  de  jouir  d*une 
femme ,  procréer. 

Qui  f«me  prent  au  mien  essient , 
Tans  la  volt  gardant ,  nVtpiant , 
Et  eutt  dei  iex  nliM  d*an  milier 
Toutes  ce  font  hurtebiller 
n  n*est  garde  qui  rien  i  raille. 

Roman  de  la  Rose» 

HusTEis  :  Choc ,  froissement.  Foy. 

HURT. 

HusTiN  ,  hutiny  huz  :  Bruit,  que- 
relle ,  clameur ,  dispute ,  choc ,  com- 
bat ,  hostilité  ;  hostilitas. 

Moult  ot  en  Romme  elle  nuit  grant  hustin , 
Au  deslogier  de  la  gent  Apolin. 
JL  Tajorner ,  quant  la  nuit  ot  pris  fin , 
Erent  monté  Païen  et  Sarrazin. 

■    Enfance  éCOgier  le  Danois,  fol.  i  oo,  R^,  coL  a. 

Kn  Tordre  des  ehenoines  que  fist  Saint  Augus- 

tins, 
K.i  Tirent  en  pbnté  sans  noise  et  sans  hustins, 
It  lo  qu^il  lor  souyengne  du  soir  et  du  matin , 
X.e  la  char  bien  norrie  porte  à  Vkxnt  venin. 

La  Vie  du  Monde,  strophe  3x. 

HusTiNER ,  hutiner  :  Disputer , 
quereller ,  repousser ,  harceler  ,  se 
battre ,  obstiner. 

HuTE  :  Petite  maison.  V.  Osteis. 

HuTERiE ,  huz  :  Cri,  huée.  V.  Hus. 

HuTiN  ,  hutineux  :  Vif ,  brusque  , 
emporté ,  querelleur ,  obstiné ,  opi- 
niâtre ;  en  bas.  lat.  hutinus  ;  en  bas 
Bret.  hutin»  Bullet ,  qui  voyoit  par- 
tout du  celtique  ,  dit  fort  séneuse" 
ment  y  «  que  sous  le  régne  de  Louis  x 
on  parloit  cette  langue  (la  celtique) 
dans  le  gros  de  la  nation  ».  C'est  à 
quoi  Ton  ne  s*attendoit  guère.  Meze- 
rai  rapporte  que  Louis  x  fut  sur- 
nommé HutiHy  parce  que,  dès  son 
enfance ,  il  aimoit  à  quereller  et  à  se 
battre,  et  que  ce  surnom  lui  fut 


H  YB 

donné  par  allusion  à  uil  petit  maillet 
dont  se  servent  les  tonneliers,  appelé 
hudnet  y  parce  qu'il  £ût  beaucoup 
de  bruit. 

HuTiNET  :  Espèce  de  maillet ,  ins- 
trument des  tonneliers  fait  de  bob  ; 
le  manche  est  environ  de  deux  pieds 
de  long ,  la  cibole ,  la  tête  grosse 
comme  à  peu  près  un  oeuf  de  poule. 

HuTRÉE  :  ChevDle  de  fer  qui  con- 
tient la  roue  sur  l'essieu. 

HuTTiif  :  Emeute ,  sédition. 

HuvE  :  Ornement  de  tête ,  coiSure 
de  femme. 

HnvB  :  La  luette  ,  Tentrée  du  go> 
sier;  uva. 

Hu  VESTE  :  Espèce  de  chapeau  i 
l'usage  des  gens  de  guerre. 

HuvRELAs  ,  huvrcleau  :  Auvent  de 
boutique. 

HuxE  :  Huche.  Foyez  Hui$. 

HuT  :  Aujourd'hui ,  hodiè;  porte, 

ùstium.  Voyez  Hui. 

Beaus  amis ,.  di»t-ele  ,  or  escoute , 
S*a  ceste  amours  ne  pues  ateindre  , 
Car  aussi  bien  puet-il  remaindre  , 
Par  ton  deffaut  com  par  l'aatrut , 
Je  t  enseignerai  bien  autre  hiyr. 
Antres  ,  non  pas  ,  mes  ce  méismes 
Dont  chascnnx  puet  estre  à  méismes  , 
Biais  qu'il  preigne  Tentcuadement 
D'amour  un  pou  plus  largement 
Qu*il  aime  en  généralité 
£t  laist  l'espéciauté. 

Roman  de  la  Rose. 

HuY.  FojrezHviaiE, 

HuYDART  :  La  décbarge  d'un 
moulin. 

HuYER  :  Crier,  appeler  avec  force. 

HuYHo  :  Le  mari  dont  la  femme 
est  infidèle. 

HuYTiLLEs  :  Outils,  ustensiles, 

Huz.  Ployez  Hus. 

HuzE  À  HuzK  :  L'un  à  Tautre ,  face 
à  face.  Voyez  Hure. 

Hyalme.  Voyez  Heaume. 

Hybernales  ,  hyvcm^s  :  Pen- 
dant rbiver^  hiemaUs. 


HTE 

Htbeib  :  Vase  à  mettre  de  l'eau  ; 
hjrdria, 

Htdaofobb  :  Qui  porte  Teau. 

Htdrofobis  :  Fête  de  cenx  qui 
périrent  dans  le  déluge  ;  ^hydropho' 
ria ,  formé  de  deux  mots  grecs , 
kuiidr,  eau ,  et  phoréé ,  j'emporte. 

HToaoupoTB ,  hydropote  :  Buyeur 
•d'eau  ;  hydropotes  ;  du   Grec  »/p«* 

«••Tiff. 

Ute,  hie^  hyez  :  Houe,  boyau ,  in-, 
atrumen  t  pour  casser  les  pierres,  pour 
fouir  la  terre  ;  au  figuré ,  parole ,  vo- 
lonté ,  force ,  puissance. 

C*est  U  Tertneiue  sq[>Ui]ie , 
Ost  U  mistérial  Mpmaine 
Qui  parfaictement  aignifie 
Le  court  de  nostre  Tte  honuûne  : 
Ce  sont  let  sept  dont  de  deiaaine  p 
Dn  Sainct  Esperlt  c'est  la  hh 
Qui  froisse ,  desrompt  et  esmie 
Orgueil  et  yre  où  Dieu  a*est  mie. 
Et  gloatoanie  la  rillaine , 
Losore,  peresce  et  enrie, 


HYR  771 

Et  avarice  Tendurcie , 
Etloate  leur  pourrie  graioe. 
*  CodicUe  de  Jehan  de  Meung,  Ders  97. 

HTMNAïas  :  Livre  qui  contient  les 
hymnes  qu'on  chanteà  l'église  \  hym- 
narium, 

Htnb  :  Jument ,  cavale  ;  d'où  hy- 
nerie,  haras. 

Htpaitte  y  hypapante  :  Fête  de  la 
Purification  de  la  Vierge  ;  la  Présen- 
tation de  J.  C.  dans  le  temple. 

Htpochas:  Breuvage  fort  en  usage 
anciennement ,  qui  étoit  fait  avec  du 
vin ,  du  sucre ,  de  la  cannelle ,  du 
gingembre,  du  girofle,  et  différens 
autres  ingrédiens. 

HTHCI.NINK  :  Quiestdel'Hyrcaniey 
aujourd'hui  Mazanderan  ou  Tabaris- 
tan,  pays  barbare,  situé  le  long  et 
au  sud  de  la  mer  Caspienne. 

Une  femme  ne  t*a  nourri 
Mais  une  tiffresse  Hyreanine,   • 
TYogédie  de  Gaspardde  CoUgnL 


FIN    DU   PEEMIBB    VOLUME. 


ERRATA. 

TOME    PREMIER. 

JTaoi  6a,  coL  a,  Hg.  9  et  lo,  Avmkrfm^t  San  AsvAçonu 

Page  io8,  coL  x*  lig*  iQt  ÂmBrrtMf  ikts  Abotiab. 

Page  i33,  col.  a,  lig.  la,  nfervieU,  liaei  «tnMc». 

Ffege  i36,ooL  i,lig.  ix,  mène  eorre^jâoii. 

Page  t4x ,  col.  a,  lig.  a3,  Bax,  taffrimn  ce  not,  je  raroû  tîié  ds  Mm.  ^  S.  Genaaia, 

n*  i83o,  où  il  a  été  mi»,  an  lies  èm  ^mx,  d*eiix. 
Page  i5o,  ooL  I ,  lig.  x4,  Pietés»  Utez  Pictet. 
Pige  i53,  coL  a,  lig.  a7,  comme  qui  diioît,  âÛRra  e*ert4-«Ure. 
Page  i55,  eoL  i,  1^.  ao,  corrompo  'whigoik^  liées  eofiooipB  d«  ^HMigotk. 
Page  i83,  coL  a,  lig.  i8,  fomer,  àive  fonatr. 
Page  394,  ooL  x ,  «mt-deruèie  ligne,  Sisu  :  oe  verbe  n*a  jamaxa  existé  ;  je  1  ai  pris  d? 

Lacombe,  qoi,  trooTant  dk,  fOur  dit  et  diae,  a  compote  ce  Terbe. 
Pige  418,  ooL  a,  lig.  19,  Dm,  même  obaerration. 

TOME  SECOND. 


Pâak  437,  00I.  a,  lie.  34,  rmêacomemier,  caretier  une  femme,  evpreasion  favorire  de 
Rabelaia,  selon  LfteoouM;  cet  antenr  a'eat  tiompé,  ee  mot  numeoMaciil0r  on  naaconm- 
etUer  ne  te  tfonire  ^Huae  fine  dnne  Rabelaia,  an  liT.  ^,  cbap.  3  ;  et  le  Dvebar,  dan»  aa 
Notes,  rexpliqne  amai  : 

On  appelle  Utctm,  à  Mets,  le  gim  donble,  et  -k  Génère  c*est  nne  pièce  de  TÎrax  cuir, 
de  lltalien  taecone,  qn*Antoixie  Ondin  dit  aignifier  um  bout  à  un  soulier;  mais  ici,  d«af 
le  verbe  rataconnicultr,  qni  signifie  proprement  rapUctr  un  soulier,  il  y  a  nne  alloMon 
on  à  cunnicubu,  on  à  deâx  monosyllabes  c  et  c. 


i